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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 19:23
Black Mountain au Botanique ( Orangerie) - Bruxelles, le 13 avril 2016

Black Mountain au Botanique ( Orangerie) - Bruxelles, le 13 avril 2016

Black Mountain - L'Orangerie du Botanique - Bruxelles - 2016.04.13
Line Up :
Stephen McBean : Guitar - Vocals
Amber Webber : Vocals - guitar
Brad Truax : Keyboards
Joshua Wells : Drums
Jeremy Schmidt : Bass
Setlist :
01.Mothers Of The Sun. (IV -2016)
02.Florian Saucer Attack. (IV -2016)
03.Stormy High. (In The Future - 2008)
04.Druganaut. (Black Mountain - 2004)
05.Cemetery Breeding. (IV -2016)
06.Tyrants. (In The Future - 2008)
07.You Can Dream (IV - 2016)
08.Line Them All Up. (IV. - 2016)
09.Wilderness Heart. (Wilderness Heart - 2010)
10.Defector. (IV -2016)
11.Space To Bakersfield. (IV -2016)
12.Crucify Me. (IV -2016)
13.Don't Run Our Hearts Around. (Black Mountain - 2004)

Tournée promotionnelle du groupe psyché-rock canadien Black Mountain et petit passage par le Botanique, là où je les avais découverts il y a quelques années déjà. Quatrième album en date pour le quintette de Vancouver formé en 2004. Le titre? " IV" . Ça me rappelle quelqu'un... Pas vous? Alors pour ceux qui ne connaissent pas le genre et Black Mountain en particulier, je dirais que c'est Black Sabbath mixé à Pink Floyd première époque auquel on aurait ajouté quelques pincées de Led Zeppelin et de Hawkwind. On a déjà vu pire côté influences. Pas d'interview à vous proposer car malgré un lien "contactez-nous" sur leur site, le management s'est montré plus que silencieux à mon égard et du côté des musiciens, ils ont quelque chose de Claptonesque dans la non-communication avec le public. Dommage. Mais d'un autre côté, le guitariste fait ses soli tout seul comme un grand lui ! Ce n'est pas le claviériste qui les exécute à partir d'un sampling. On a le respect de l'auditeur tout de même du côté des sociétaires de la feuille d'érable (de lapin)...

Nouveau bassiste également puisque c'est désormais Jeremy Schmidt qui remplace Matt Camirand. On ne peut pas dire qu'on se bouscule, et je le comprend, pour l'artiste qui assure la première partie linéaire et soporifique à un point tel que mon voisin photographe et moi nous endormons vraiment, appuyés sur la scène. Avant de plonger moi aussi dans cet état éthéré et semi-comateux, un regard circulaire me fait voir que ça baille à tout va dans l'assistance encore très peu nombreuse tandis que certains nous envient notre place privilégiée. Passons, ça n'a duré qu'une trentaine de minutes. Mais plus jamais ça svp! Promettez-le moi.

Black Mountain is In The House! Eclairages tamisés mais ambiance aux sonorités heavy-électriques. Longue intro au synthé pour lancer les débats avec "Mothers Of The Sun", une sorte d'incantation de la part d'Amber Webber à l'adresse de la mère du Soleil. Pour les plus observateurs, certaines paroles de la chanson flirtent avec celles de "Whole Lotta love"..."Ain't no foolin', back to school..." Gros riffs plombés de Mister Mc Bean et une ambiance psyché à souhait. Ça s'annonce bien. Sans transition comme le disait PPDA, on se retrouve en pleine attaque de soucoupes volantes sur le tempo plus enlevé de "Florian Saucer Attack". Une réelle filiation avec le groupe anglais Hawkwind.
Deux petits détours par la discographie ancienne et retour à l'album "IV" avec "Cemetary Breeding" et son riff de synthé estampillé "Ashes To Ashes" de David Bowie". "You Can Dream " est le quatrième des sept titres de leur nouvel opus joué ce soir. Plus marqué psyché encore. "Wilderness Heart" est malheureusement le seul titre du fabuleux album de 2010, c'est une bombe de puissance. Sublime version de "Defector" et un très long solo de guitare qui reçoit l'ovation bien méritée de la part du public qui doit flirter avec les 300 personnes. C'est le planant et Floydesque "Space To Bakersfield" qui termine le concert avant les deux rappels dont le superbe "Don't Run Our Hearts Around" de 2004. Nonante cinq minutes de Live intense et un stand de merchandising pris d'assaut dès les portes ouvertes. Le 10 juillet prochain, parmi toute la boue sonore des Ardentes à Liège il y aura... Black Mountain pour relever le niveau, si vous n'avez rien à faire...

Mitch "ZoSo" Duterck

Black Mountain au Botanique ( Orangerie) - Bruxelles, le 13 avril 2016
Black Mountain au Botanique ( Orangerie) - Bruxelles, le 13 avril 2016
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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 12:53
Stereo Total à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2016

Stereo Total à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2016

Stereo Total, ça fait plus de 20 ans que le duo déjanté, pratiquant un humour trash qui fait passer Jean-Luc Fonck pour un bondieusard claustral, parcourt la terre pour la nourrir de sa bouillabaisse electroclash, modèle déposé auprès de l'office international de la propriété intellectuelle, qui aurait dû leur valoir la Légion d'Honneur et la Bundesverdienstkreuz.

Françoise Cactus et Brezel Göring viennent d'accoucher d' un nouveau mouflet monstrueux, le bébé a été baptisé 'Les Hormones'.

Comme support, le couple infernal a choisi un deeyéyéjay qui se fait appeler Maurice de la Falaise.

Pendant près d'une heure, Maurice de la Fadaise va nous assommer avec un mix scoubidou/ hula hoop / Pieds Nickelés/ Mademoiselle Age Tendre/ minijupe Courrèges/ choubidou bidou bihoua/ vous les copains je ne vous oublierai jamais ...qui amuse pendant 10 minutes avant de te refiler un urticaire retors.

Ce trip nostalgie kitsch, sur fond d'auto-tamponneuses est servi sans humour, ni amour, le faux blondinet, concentré comme un premier communiant, se contentant de tripoter ses petites manettes pour faire défiler la bande qu'il a peaufinée dans sa jolie petite chambre aux rideaux roses.

Albert de la Grotte, tu n'es qu'un petit branleur de plus dans ce monde du DJing où les besogneux pullulent.

20:58, l'illusionniste ramasse son petit sac, laisse mourir la dernière plaisanterie à petits feux pour céder la place aux amours franco-allemandes.

Françoise, devenue le sosie de Balasko ou de Yolande Moreau, claudique puis ramasse un gadget rouge qu'elle manipule de ses petits doigts aux ongles vernis, ihr Mann, Hartmut Richard Friedrich Ziegler, quant à lui, s'avise de gratter une guitare, 'Cinémania' est sur les rails, Filmgeschichten mit Stereo Total, en couleur, bitte!

Bruxelles, ce soir on vous propose un set essentiellement en français afin que vous puissiez discerner toutes les finesses du verbe.

'Adieu Sophie', je lui ai pris son mec auquel j'ai piqué son fric, du Lio pur jus!

Voici une chanson consacrée au pop-art, 'Pixelize me' , puis Brezel va vous chanter un schlager dans la langue d'Helmut.

Lotti?

Non Kohl, Lanta!

Françoise, mein Liebling, ich habe casser une corde de meine guitare, raconte leur une blague, j'en ai pour 35'.( pas '')

Ach, ich bin désolé, pas de cordes de rechanche, ni de pince-à-linge, je dois te quitter pour aller quérir un autre jouet au nightshop, amuse les!

'Ich Bin Der Stricherjunge', c'est l'histoire d'un mec qui fume trop, t'es là ma grande brioche, o k, je prends mon harmonica, on y va!

La Rotonde, bien pleine, rigole, gigote, pogotte, sue, se fend la pipe, puisqu'on est chez Magritte!

'Fleur de Hollande', non François, personne ne t'a sonné, retourne te coucher!

Dis, mon chou, on leur joue quoi?

'Je m'en fous', un garage aux accents Dutronc.

Ce bricolage est des plus fumeux mais aussi souverainement irrésistible.

' Zu Schön für Dich' , une adaptation libre et suave de 'La plus belle pour aller danser'.

Entschuldigung, ich habe un peu tousser, mille excuses, eines rhume germain, aber je continue, ich bin perfekt dans mon bikini.

On veut voir, Madame!

Obsédés, d'ailleurs voici un pamphlet féministe: 'Die Frau in der Musik' suivi par un petit air romantique et printanier en nippon,'Niwa Dewa'.

Beau comme un cerisier en fleur!

Suite logique, la cover des Plastics, le new wave band de Tokyo, 'I love you, Ono' avant de proposer un nouvel extrait de leur dernier chef-d'oeuvre, 'Docteur Love', l'histoire d'un chirurgien futuriste réparant les coeurs brisés à l'aide d'un tube de Patex.

Le gros tube synthpop ' C'est la mort' n'a pas pris une ride.

Ambiance bal aux lampions sur les gradins, la diva pointe le doigt vers une nana, eh, toi, rejoins-nous on va faire ' L'amour à trois'.

Le spectacle est dans la fosse, une blonde, légèrement exhibitionniste sur les bords, grimpe sur les épaules de son mec, relève le T-shirt, puis son soutif, pour exhiber une paire de mamelles heureuses de s'être libérées de ce carcan.

Ce soir, tous tout nus , avait promis une copine!

Assez ri, un peu de rigueur germanique, 'Exakt Neutral' suivi par un nouvelle sucrerie asiatique.

Dis, Brezel, t'es sûr qu'on joue le même morceau?

Une parenthèse autobiographique, 'Good night, bad morning', ou les surprises du lendemain, c'est qui ce monsieur dans mon lit?

L'heure est au référendum: anglais, allemand?

Deutsch!

'Fur immer 16' suivi du morceau qui a transformé Françoise Vanhove en plante verte, 'Les Cactus' de Jacques Cigare.

Voilà, on s'embrasse, merde, tu piques, auf Wiedersehen....

Bis.

' No Controles' , originalmente interpretada por la banda española Olé Olé.

Il nous faut quatre danseuses sur scènes, Brüsel, elles seront dix à se trémousser sur 'Wir tanzen im Viereck' puis sur la version trash de 'Heroes'.

La Rotonde se voit transformée en chaudron, Panoramix ne sait plus où donner de la tête, ça gueule de partout, les portes sont béantes, personne ne quitte le cirque, il faut qu'ils reviennent!

Second retour.

Les demandes fusent, ce sera 'Jaloux de mon succès' , l'asperge embraye sur un rock bruyant, sa compagne le fixe, l'oeil mauvais.

Je sais pas ce que tu joues, grande bringue, tu fais chier, je me tire... grosse scène de ménage, William rapplique, the taming of the shrew!

Je vais la chercher, wacht een beetje, revenue à de meilleurs sentiments l'irascible Fraulein propose 'Miau Miau'.

Encore une?

D'accord, mais je veux de la reverb énorme sur la guitare, je veux un son cathédrale!

Désir exaucé et Bruxelles a eu son slow qui tue, ' Furore'.

Stereo Total à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2016
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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 14:51
Basia Bulat - The Weather Station à La Rotonde du Botanique -Bruxelles - le 12 avril 2016

Basia Bulat - The Weather Station à La Rotonde du Botanique -Bruxelles - le 12 avril 2016

20:00, 33 personnes dans La Rotonde, Bruxelles ne s'est pas encore remise des attentats meurtriers du mois de mars et justifie pleinement la manchette "ville morte".

20:15 The Weather Station s'installe sur le podium, Michel et ses objectifs seront les seuls à shooter les Canadiens, emmenés par Tamara Lindeman ( Tamara Hope au cinéma), chanteuse et guitariste du projet.

Flanqués du batteur Evan Tighe et de Ben Whiteley à la basse, la timide demoiselle compte nous interpréter plusieurs extraits de son dernier méfait, 'Loyalty', sorti l'an dernier.

Une twangy guitar annonce 'Don't understand' une plage datant de 2014 ( EP 'What Am I Going to Do with Everything I Know').

Un nom te vient à l'esprit en entendant sa gentle voice, Margo Timmins des Cowboy Junkies.

L'alt.country proposée par la station météo séduit d'emblée et impose le silence.

'Dundas St' est à peine moins mélancolique, la voix pure et l'accompagnement musical discret nous prouvent qu'il ne faut pas une tonne d'effets spéciaux pour captiver une audience.

'Floodplain' semble suivre les méandres d'un cours d'eau peu capricieux et 'Shy Women' justifient les comparaisons élogieuses avec Joni Mitchell.

Toujours en demi-teinte, le trio enchaîne sur le folky 'The Traveller' aux intonations Joan Baez.

Retour vers le dernier né avec l'intimiste 'Personal Eclipse' pendant lequel la gentille Tamara lève le voile sur certains détails familiaux.

Les derniers titres du set seront plus nerveux, 'Way it is, way it could be' emprunte un chemin roots rock rocailleux et l'ultime chanson ( untitled yet) démontre une nouvelle fois que Miss Lindeman ne s'est pas entourée de maladroits.

30' hautement appréciables!

Basia Bulat, 31 ans, elle en paraît 22, une petite blonde au sourire malicieux et à la tenue de scène scintillante, se pointe à 21:00, accompagnée par toute l'équipe de The Weather Station plus un guitariste/claviériste. Elle entame le show par 'Fool' une plage de son quatrième CD ' Good Advice'.

On était prévenu, la jolie singer-songwriter a changé de cap avec ce nouveau disque, qui porte la marque de Jim James de My Morning Jacket, son indie folk a pris de sérieuses couleurs pop, “I’m still your fool” s'exclame-t-elle d'un vibrato sucré, qu'elle accentue par des oooh oooh, dignes des petites starlettes en herbe, s'ébrouant devant les caméras pendant une session de The Voice.

Le catchy 'Let me in' est du même acabit tandis que 'Long Goodbye' sautille joyeusement.

'In the name of' n'a rien à voir avec U2, il narre un rêve brisé sur fond de sixties pop que n'aurait pas renié Phil Spector.

L'intro fête foraine de la confession 'La La Lie' étonne de prime abord mais très vite tes pieds battent le sol aux mesures de cet uptempo bien enlevé.

Il est suivi par la valse ' Time.

Basia, c'est gentil de s'inquiéter de notre santé, tout va bien, oui, tu peux reprendre l'acoustique et nous jouer le folky 'Heart of my home', un titre plus ancien que tu as écrit dans une autre vie avant de t'installer à Montréal.

Dommage qu'il n'y avait pas de banjo!

L'alt.country 'Five, four' est tout aussi brillant, merci!

Exit la troupe, elle ramasse l'autoharp pour interpréter, comme une grande, trois titres toute seule.

La suite débute par 'Gold Rush'.

J'ai une question, comme j'ai suivi des cours de français au Québec, parlez-vous cette langue à Bruxelles?

Oui, bien, la prochaine a été composée il y a longtemps, je me prenais pour Johnny Cash, voici 'Before I knew'.

Leonard Cohen est mon artiste préféré, je vous propose son 'Ain't no cure for love' avant de rappeler les copains!

Aucun conseil à vous donner, 'Good Advice' est simplement le titletrack de l'album, il est suivi par l'émouvante ballade 'Tall tall shadow'.

'Wires' la voit quitter la scène pour inviter Katia à danser un rock'n'roll baroque.

La brave dame aura connu son moment de gloire et, l'oeil ému, pourra raconter ses aventures à ses petits-enfants.

La dernière, Bruxelles, c'est promis j'apprendrai le Flemish pour ma prochaine visite.

La setlist mentionne 'Someday Soon' mais c'est 'Infamous' qui clôture le concert avant de la voir revenir en courant, un immense sourire illuminant son visage, pour proposer one more for you guys, au charango, 'le fragile 'It can't be you'.

Sympa, ce concert!

photos: Michel van Rhijn - concert-monkey

Basia Bulat - The Weather Station à La Rotonde du Botanique -Bruxelles - le 12 avril 2016
Basia Bulat - The Weather Station à La Rotonde du Botanique -Bruxelles - le 12 avril 2016
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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 10:05
Giant Sand and Jason Lytle - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 9 avril 2016

Giant Sand and Jason Lytle - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 9 avril 2016

Florian Hexagen

Soirée tout simplement magique hier au Botanique, pour la rencontre/le partage scénique tant attendus entre le leader des Grandaddy, Jason Lytle, et le groupe d'Howe Gelb, Giant Sand.

Rien de plus normal d'ailleurs que ces deux-là copinent ensemble, car c'était déjà Howe Gelb qui avait permis aux Grandaddy d'avoir une meilleure exposition pour la sortie de leur premier album "Under the Western Freeway".

20 ans plus tard, la complicité semble toujours là, et une tournée commune n'est rien d'autre que la suite logique de leur aventure.

On a démarré émotionnellement (très) fort la soirée, avec un Jason Lytle qui nous gratifie dès le début de son set d'un magnifique "Now It's On" en duo, titre d'ouverture idéal du troisième album des Californiens, le génial "Sumday".

D'ailleurs, on va en écouter des tubes du groupe de Modesto ce soir, tellement que l'ancien skater, au bonnet toujours vissé sur la tête, ira même jusqu'à nous donner la primeur d'un nouveau morceau de leur album à paraître d'ici la fin de l'année, qui n'annonce que du très bon, parlant notamment de blonde hitchcockienne et de soirée cannabique.

Le sourire souvent aux lèvres malgré la fatigue du jet lag (première date de la tournée), quelques blagues potaches, et l'assemblée a eu droit à un enchaînement de tubes pop indé lofi juste désarmants de beauté.

Un "El Caminos In The West" tout en douceur, un "The Crystal Lake" déchirant de simplicité, un "Somewhere There's A Someone" mélancolique à souhait, bref, le Jason sait y faire, et a tout donné pour nous faire frissonner de plaisir durant une petite heure qui sera passée très vite.

Lui a succédé sur scène 30 minutes plus tard Giant Sand, soit LA créature du fantastique Howe Gelb, chanteur à la voix divine et homme à tout jouer baladin devant l'éternel. 30 ans de carrière, des dizaines et dizaines d'enregistrements, 60 ans au compteur pour le génie de Tucson, et le temps ne semble avoir juste aucune prise sur lui. Giant Sand, que l'on n'avait encore jamais vu, nous a gratifiés d'un voyage magnifique au sein d'une discographie gigantesque, passant d'envolées chicanos à la Calexico à des touches arty-noise sans oublier quelques passages jazzy, le tout enveloppé dans de l'alternative country à la Wovenhand / Neil Young avec des réminiscences urbaines et électriques à la Bob Dylan / Bruce Springsteen / Lou Reed, nous décontenançant parfois, mais surtout nous enthousiasmant devant tant de variété, de maîtrise, de classe et même parfois d'espièglerie.

Après 1h20 de bonheur passée dans les remous et les espoirs de l'Amérique éternelle, Howe invite Jason à les rejoindre sur scène, pour un mix Giant Sand / Grandaddy du feu de Dieu, et notamment un "Transponder" dont on espère qu'il fera beaucoup de petits à l'avenir.

Conclusion, un voyage de 2h30 dans l'univers de deux des artistes les plus cools et intelligents de la scène rock indé US, celle qui ne triche pas, se fout des modes, et qui continuera jusqu'au bout à nous enchanter par la grâce d'albums et de concerts d'une classe inouïe (quand je pense que l'Orangerie n'était pas même pas sold out, mais en même temps, tant mieux pour nous

.. Bref, vous l'aurez compris, soirée exceptionnelle, pas sûr qu'on aura l'occasion de revivre un tel pic musical avant longtemps, mais fichtre, quel bonheur

Giant Sand and Jason Lytle - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 9 avril 2016
Giant Sand and Jason Lytle - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 9 avril 2016
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:26
Farao, Dralms au Botanique ( Witloof Bar) - Bruxelles, le 8 avril 2016

Farao, Dralms au Botanique ( Witloof Bar) - Bruxelles, le 8 avril 2016

Un message du Bota, la veille: This show won't take place in the Rotonde but in the Witloof Bar.

Peu de préventes, pour une double tête d'affiche prometteuse, étonnant!

Victor, rien à dire?

Être absent, c'est être injurieux.....

Farao et Dralms ont partagé plusieurs dates européennes, les PIAS Nites à Paris ou l'Amalgame à Yverdon-les-Bains, par ex., au Bota c'est Kari Jahnsen, alias Farao, qui se charge d'entamer les débats.

Kari, tu l'as croisée en 2013 au Little Waves à Genk, elle avait rejoint son compatriote Moddi sur la scène limbourgeoise,

Ce soir, la séduisante Norvégienne, désormais résidente londonienne, vient présenter l' album «Till It’s All Forgotten» aux Bruxellois.

En principe, Farao sur scène se bornait à deux éléments, Kari Jahnsen, voix céleste, guitare, Korg, small analog synth et James Field aux drums et mini keyboard, un troisième individu ( synthé) s'est joint à eux pour nous concocter un arty electro pop, majestueux, mystérieux et foisonnant d'idées.

A 20:00 précises, le trio entame le set par ' Lacuna' une plage à l'amorce atmosphérique, ( on suppose qu'il s'agit de 'Till it's all forgotten' , en fait) à laquelle James, de quelques coups de baguettes énergiques, donne rapidement une nouvelle direction moins dream pop, les layered vocals et les arrangements complexes captivant d'emblée.

L'énigmatique donzelle reprend sa guitare pour ébaucher 'Bodies' qui te fait penser à Lykke Li.

La fausse ballade glacée 'Maze' est bourrée d'effets et n'aurait pas dépareillé un album de Björk.

Puis vient une page éthérée, 'Anchor', entamée solo avant l'arrivée de percussions délicates soutenant des entrelacs vocaux d'une limpidité immaculée.

Ok, on jette l'ancre dans ses eaux cristallines, attendons l'apparition de la sirène qui doit nous attirer au fond du lagon.

Elle enchaîne sur 'Fragments' et ses loops vocaux, avant de signaler next one is brand new et de balancer un trip hop aux consonances asiatiques, elle termine ce set de 40' par 'Hunter', baptisé 'Honda' sur la playlist. Après un démarrage tout en douceur, la guitare se fait plus incisive et le morceau prend un ton nettement plus frénétique.

Un timide merci et le trio regagne le fin fond des catacombes après avoir séduit l'assistance.

Dralms

Lire la notice avant usage - Boompa Records " Don’t let the name stump you for too long, Dralms is not so much a word to define as it is a moving and moody force to be felt deeply, in the sublime haze of the twilight hours."

Enregistré!

Christopher Smith de Vancouver met sa carrière solo en hiatus pour former Dralms, il débauche Will Kendrick ( claviers) du groupe Failing et Shaunn Watt ( drums) et Peter Carruthers ( basse) du groupe Siskiyou, ils pondent l'album 'Shook'.

Le trio de musiciens investit la scène vers 21:15 et entame la longue intro de ' My heart in the right place'. Après 120 secondes , Christopher Smith à l'allure affectée, une stratégie de distanciation(?), rapplique en tenant négligemment une bouteille de Beaujolais, entamée, à la main, il la dépose avec grâce pour plaquer un crooning intrigant sur ce fond musical distingué.

Faut il songer à Marc Almond ou à Jimmy Somerville, le fait est que le ton mélancolique et enchanteur de la voix interpelle et lorsque la basse affolante de Peter Carruthers imprime un groove fourbe à la mélodie, tu ne peux empêcher tes hanches de se mouvoir en mesure, tandis que le chanteur sautille tel un poids plume désireux d'éviter les jabs d'un hypothétique adversaire.

C'est bien parti, Manu acquiesce en ajoutant, 'c'est excellent'.

Avant de proposer la suivante, 'Pillars and Pyre' , le feu follet invite le public à s'approcher de la scène.

Démarrage feutré mais, à nouveau, la basse infectieuse t'invite aux déhanchements, l'alchimie est parfaite, un falsetto grandiose, des claviers majestueux, un drumming efficace et une basse hyper sexy.

Un des meilleurs cocktails servi en 2016.

Elle est bien votre ville, annonce-t-il sans rire, Trump la trouve moins sympa, d'ailleurs visez la casquette de Will, vous pouvez y lire BRUSSELS, voici 'Usage' qui ouvre l'album.

A quote ' houses are machines for living', le philosophe canadien apprécie le Witloof et justifie son propos en soumettant 'Domino House' pendant lequel saveurs mentholées et envolées nerveuses se succèdent.

Un des tout grands moments du set suit, ' Divisions of labour' s'avère hypnotique à souhait, le final agressif te refile des frissons.

'Shook' succède à ce sommet.

Avez-vous remarqué que le brave Will a retranscrit la playlist sur un filtre Melitta?

Je vous en prie,veuillez détourner vos regards, je bois à la bouteille, sorry pour cette faute de goût...

Humour en prime, ce band a tout pour plaire!

'Gang of pricks' et 'Wholly present' un jazz track aux saveurs trip hop et aux brisures imprévisibles se succèdent.

Notre tournée s'achève, plus qu'une date, voici le dernier morceau pour ce soir, l'impressionnant ' Crushed Pleats' qui clôture l'album.

Dralms est rappelé, évidemment, et propose un double bis, le grandiose 'If I had a heart' de Fever Ray et 'Gang of pricks'.

Merci à Peter Moustache pour avoir complété la setlist et à Will pour le filtre!

photos: Manu Golenvaux - concert monkey

Farao, Dralms au Botanique ( Witloof Bar) - Bruxelles, le 8 avril 2016
Farao, Dralms au Botanique ( Witloof Bar) - Bruxelles, le 8 avril 2016
Farao, Dralms au Botanique ( Witloof Bar) - Bruxelles, le 8 avril 2016
Farao, Dralms au Botanique ( Witloof Bar) - Bruxelles, le 8 avril 2016
Farao, Dralms au Botanique ( Witloof Bar) - Bruxelles, le 8 avril 2016
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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 17:04
Jennylee - Lawrence Rothman - Botanique ( Rotonde) - Bruxelles, le 6 mars 2016

Jennylee - Lawrence Rothman - Botanique ( Rotonde) - Bruxelles, le 6 mars 2016

Jenny Lee Lindberg, chanteuse/bassiste de Warpaint, se lance dans une carrière solo et sort sous le patronyme Jennylee, en décembre 2015, un premier album, ' Right on!'.

Avril 2016, elle vient présenter l'enfant en Europe, après une escale à Londres, c'est le Bota qui accueille la jeune trentenaire.

Sur le coup de 20:00, salle peu garnie, arrivée sur scène de celui qu'il faut absolument découvrir ( dixit les branchés), l'Angelino Lawrence Rothman!

Un joyeux journaliste, sévissant chez les Inrocks, s'épanche : "Lawrence Rothman fait passer Woodkid pour un minimaliste renfrogné et Antony et ses Johnsons pour Motorhead à la fête de la bière de Munich. "

C'est plus qu'osé !

On a vu un jeune gars, maniéré, arborant une perruque blonde, chaussé des ballerines de sa grand-mère, flanqué d'une choriste, mignonne et dotée d'un joli brin de voix, mais plus statique que l'électricité morte et d'un bidouilleur/sampleur/ homme à tout faire, proposant une dream/synth pop sympathique, chantée d'une voix effectivement pas banale ( un baryton étonnamment noir et dramatique), mais de là à crier au génie, il y a un gouffre que nous nous refusons à franchir malgré toutes les vidéos esthétiques et les collaborations prestigieuses ( Angel Olsen, Ariel Pink, Kim Gordon...). La différence entre la scène et le travail en studio est gigantesque.

Pas de setlist, des feuillets de lyrics traînent à ses pieds, un album est prévu pour 2016.

Un premier titre dansant nous rappelle au bon souvenir de vieilles gloires des eighties, Yazoo, Boy George, Soft Cell ( en moins disco) et de divas moins anachroniques, Antony Hegarty ou Perfume Genius.

La suivante se laisse écouter sans déplaisir, après la troisième, tu consultes ton bracelet-montre en te disant que tu as déjà vu et entendu des choses plus palpitantes sur scène.

Isadora Duncan poursuit son trip, tu as décroché!

Tu veux des titres!

On peut recommander 'Your kiss taste like dope' et son groove synthétique, le downtempo 'Forgive and forget' et les clips 'H' ou ' California Paranoia'.

Après trente minutes, le trio se retire dans les loges, Bruxelles applaudit poliment.

45' à patienter, Jennylee et acolytes doivent se soigner mais pas en ingurgitant des substances reprises par la pharmacopée européenne.. on verra plus tard la native du Nevada et son guitariste éclater de rire sans raison, présenter une certaine lenteur dans la coordination de leurs mouvements et d'autres symptômes pas catholiques...bof, c'est pas vraiment grave, docteur!

We're gonna play the record in full, prévient Miss Lindberg, on l'a fait hier pour la première fois.

Derrière elle, le batteur Norm Block, qui a co-produit l'album, et à ses côtés Wolf Woodcock ( un second bassiste) et un blondinet non-identifié, mais doué, à la gratte.

La playlist reprend ' Right on!' dans l'ordre chronologique, 'Blind ' ouvre, un des seuls titres pour lesquels Jenny maniera la basse.

Un chant bourré de reverb pour ce morceau sombre, lent et lancinant, rappelant Liz Phair.

Elle abandonne son instrument et entame le groovy 'Boom Boom' ayant été remixé par Trentemøller pour les amateurs de boîtes de nuit.

'Never' sera tout aussi remuant avec ce son de basse, légèrement post punk, t'invitant à la danse.

Premier fou rire incontrôlé, suivi d'un sourire de gamine espiègle avant de proposer le downtempo serein ' Long lonely winter'.

'Bully' renoue avec la gravité et les atmosphères brumeuses.

We've got a few more for you, annonce -t-elle après un coup d'oeil à la liste, five songs, in fact.

Countdown, ricane Wolf.

C'est parti pour les sonorités tribales de 'Riot', le morceau le plus allumé du set qu'elle termine à genoux en poussant des cris de hyène malade.

Solide titre!

Retour au calme relatif avec 'He fresh' suivi par 'Offerings' mixant ambiances gothiques et disco squelettique.

Cinq moins trois, il en reste deux, indique l'institutrice, euh, on vend des T-shirts et des sweaters, rendez-vous au merch dans 20'.

Place à l'exalté 'White devil' auquel succède 'Real life', un blues/lament profond qu'elle achève, une nouvelle fois, en position de prieuse habitée.

45' de show, au revoir les amis!

Les rappels..

We'll play a couple of songs of the other band ( c à d Warpaint).

Elle a récupéré sa basse et amorce 'C C', reconnu et généreusement applaudi par les fans.

Le show prend fin avec une version purulente de 'Disco/Very', a bad-ass dancetrack, hypnotique à souhait!

photos: JP Daniels - Concert Monkey

Jennylee - Lawrence Rothman - Botanique ( Rotonde) - Bruxelles, le 6 mars 2016
Jennylee - Lawrence Rothman - Botanique ( Rotonde) - Bruxelles, le 6 mars 2016
Jennylee - Lawrence Rothman - Botanique ( Rotonde) - Bruxelles, le 6 mars 2016
Jennylee - Lawrence Rothman - Botanique ( Rotonde) - Bruxelles, le 6 mars 2016
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 16:53
Nashville Pussy, Worry Blast, Frau Blücher and The Drünken Horses au Magasin 4, Bruxelles, le 5 avril 2016

Nashville Pussy, Worry Blast, Frau Blücher and The Drünken Horses au Magasin 4, Bruxelles, le 5 avril 2016

Une soirée pour esthètes au Magasin 4, t'étais le seul à ne pas avoir sorti ta redingote rose du placard et à oublier de sublimer ton regard de lynx à la retraite en appliquant le fard à paupières que Narcisse t'avait offert à l'occasion de ton 74è anniversaire.

Honte à toi!

Vu que l'établissement s'est vu obligé d'installer un curfew à 22:00,

Frau Blücher et ses Drünken Horses se voient contraints de quitter l'écurie à 19:15 pour venir s'ébattre sur scène.

Poldek Zevlakov ( nom d'emprunt) met le feu aux poudres, les pauvres ceusses venant de quitter leur sofa, sur lequel ils cuvaient la cuite de la veille, sont tirés de leur léthargie par de furieux boum, boum, boum qui annoncent l'arrivée des cavaliers de l'apocalypse, Mathias Sälas: guitars, vocals et Yves Vränckx, bass, flanqués d'une virago qui semble ne pas avoir inclus la chasteté, ni la sobriété, à la liste de ses vertus viriles, Frau Blücher, alias Sainte Véronique, qui comme tout le monde le sait mène une double vie.

Depuis pas mal de temps, ces drôles ont dévoyé un autre écuyer pour semer le trouble sur les scènes nationales: le beau Bruno, Nobi soit qui mal y pense, et son sax.

Donc ils sont quatre à envoyer l'intro 'Blücher Boogie' tandis que la belle Vero peaufine son maquillage discret.

Elle saisit le micro, écoute, fieu, non, pas demain, 'Right now' !

Déjà la mer devient houleuse, t'as déniché un coin sous un rocher où tu t'imagines pouvoir échapper aux ruades et aux averses diverses et odorantes.

Ouf, voilà Michel, on peut rengainer le compact.

Non, ket, c'est pas pour toi qu'elle hurle 'Bastard' ni 'Hey Bitch' c'est sa façon de dire bonjour.

Une nouveauté pour vous Brüsel, 'Mama said no', une plage dépassant les 150 secondes réglementaires prévues par le code punk, une fausse fin en prime.

Retour du sax et une confession, 'I'm drunk'.

Claudine, tu chantes avec moi?

Je suis saoul tes balcons...Mathias mitraille, Tarzan bastonne, Yves assure, le peuple s'énerve!

Une chanson d'amour, 'Scream motherfucker', interprétée dans la fosse.

Qui m'aide à remonter là-haut?

Voici 'Red döll' et puis, pensez à protéger vos arrières, 'PITA' ( Pain in the Ass).

Le voilà, le trou de cul, RickyBilly en personne, c'est malin!

Avant d'aller écluser nos dix Chimay ( bleues), une petite dernière, '1,2,3,4'.

Mission accomplie, le public bout!

Le temps de débarrasser les planches du crottin oublié par les bourrins et voilà

Worry Blast, des petits Suisses ne pratiquant pas le yodel.

Mat Petrucci, Allan Claret, Dann Collaud et Lucas Collaud s'adonnent aux joies d'un rock'n'roll baptisé hard dans les années 60.

Deux full CD's dans leurs bagages, le dernier 'Hit the gas' étant tout frais pondu.

Entrée en matière tonitruante, du rock massif qui tache et remue méchant, Mat le chanteur présente les mêmes intonations que le regretté Bon Scott, la rythmique est balèze et les soli d'Allan Claret font mouche, ce 'Raised by Rock'n'Roll' aligne tous les éléments devant plaire aux amateurs de hard. Enchaînement immédiat ' Break out from hell' , même énergie dévastatrice et un petit exercice d'escalade pour le shouter, ça déménage à l'ancienne.

Ils sortent la guillotine, 'Heads will roll' puis dédient 'Born to lose' aux victimes des attentats avant de proposer le titletrack de leur dernier bébé, 'Hit the gas'.

Seconde incursion dans leur ouvrage plus ancien, 'Bad girl' et pour terminer le set, deux pépites extraites du second album, ' Gone to the dogs' et ' Family Business'.

Finale barnum, le batteur s'avise de braquer un pistolet factice sur l'assemblée, l'arme balançant une pluie de billets de banque, copyrighted Monopoly, sur les premiers rangs.

On leur laisse le mot de clôture: Merci Bruxelles ! Vous avez su nous montrer que le Rock'n'roll ne mourra jamais !

T'avais plus croisé la route de Nashville Pussy depuis les Fonnefeesten de 2008.

Du changement, depuis?

Jeremy Thompson - drums, placide et efficace, Ruyter Suys - lead guitar, sauvage et affolante, Blaine Cartwright - vocals/guitar, bedonnant, coiffé d'un Stetson poussiéreux pour cacher son manque de crin et à la voix soignée au Bourbon, sont toujours là, ils ont recruté une nouvelle bassiste, une rousse pas mesquine mais joliment rebondie, Bonnie Buitrago, qui aurait travaillé avec Jello Biafra pour un tribute à Black Oak Arkansas.

21:00, signal lumineux signifiant faites taire Sandra Kim, nous avons notre propre intro, 'Rawhide' virant 'Ghost Riders in the Sky'.

Après ce cérémonial, les distingués Sudistes décident de saluer l'assistance , are you ready, éructe le petit Blaine avant d'envoyer l'exhortation 'Come on Come on'.

Il s'essaye à un Chuck Berry walk tandis que ta voisine, pas fraîche comme un lardon, scande et postillonne "come on, come on" tout en frappant le sol du talon.

Rien à dire, si ce n'est que sa bière s'est répandue sur les jolis mocassins de Fernand, un tatoué édenté qui s'est mis à blasphémer outrageusement.

'Rub it to death' , 'I'm so high' , 'Pillbilly blues' défilent, un mix de psychobilly, de hard et de Southern rock, absolument imparable.

Jeremy joue carré, la basse tricote en mode sexy, Ruyter fait virevolter ses boucles blondes et aligne des riffs meurtriers, tantôt à genoux, tantôt collée à son époux bourru qui jongle avec son micro devenu un yoyo dans ses paluches pas manucurées.

Tout baigne, quand soudain à 50 cm un mec, bourré comme une huître de Marseille, a dans l'idée d'aller sodomiser ton voisin qui, n'appréciant pas des masses, saisit l'inverti à la gorge avant de l'envoyer rouler sur le plancher.

Où va le monde?

Sur scène Pussy poursuit son périple, 'High as hell' ,'Wrong side of a gun' et sans pause 'Shoot first and run like hell', Ruyter a pointé sa guitare vers un excité lubrique, ce qui a le don de l'énerver davantage.

Un petit coup de Jack Daniels question de se rincer les amygdales, ' Hate and Whiskey' puis 'Going down swinging'.

Légère accalmie pour changer de jouet, puis 'Everybody's fault but mine'.

Un candidat plongeur est repoussé sans ménagement sans avoir atteint le tremplin, la blonde lance, non pas Armstrong, 'Up the dosage', le morceau donnant son titre au dernier album.

'Go to hell' amorcé par un solo de guitare puis le boogie infernal ' Good night for a heart attack' nous conduisent lentement vers le terme de la prestation, maudit couvre-feu!

Présentation des athlètes, je vide la gnôle dans mon galurin transformé en abreuvoir à bestiaux, j'encourage les rescapés, make some noise, avant d'entamer 'Why, why, why'? oui, pourquoi te rouler sur le sol Ruyter, why, why, why, presque du glam rock!

Le chant du cygne...'Go motherfucker go'.

T'as soif, Jan, tiens 20€, va t'en payer une au bar, Miss Suys en profite pour ramasser la bouteille de Jack, l'utilise pour caresser son instrument, en avale une rasade qu'elle crache sur les premiers rangs, se vautre sur le sol, arrache les cordes de son joujou et les refile à un fan, son conjoint se dit que c'est pas une nana qui doit voler le show, il balance un sale coup de guitare au pied de micro pour bien signifier que la fête est finie!

Rock'n'roll is dead, disait un gars, pas à Atlanta!

Nashville Pussy, Worry Blast, Frau Blücher and The Drünken Horses au Magasin 4, Bruxelles, le 5 avril 2016
Nashville Pussy, Worry Blast, Frau Blücher and The Drünken Horses au Magasin 4, Bruxelles, le 5 avril 2016
Nashville Pussy, Worry Blast, Frau Blücher and The Drünken Horses au Magasin 4, Bruxelles, le 5 avril 2016
Nashville Pussy, Worry Blast, Frau Blücher and The Drünken Horses au Magasin 4, Bruxelles, le 5 avril 2016
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 08:20
ARROWS OF LOVE (UK) au Magasin 4 - Bruxelles, le 3 avril 2016

ARROWS OF LOVE (UK) au Magasin 4 - Bruxelles, le 3 avril 2016

Florian Hexagen y était...

There is a new crazy band/gang in town from London called Arrows of Love (les "flèches d'amour", c'est mignon, mais en fait non). Ils se produisaient hier soir au Magasin 4, ont déjà une collection de tubes indie rock impressionnante, mais préfèrent draper en live leurs compos dans des relents noise-heavy-garage juste frappadingues et schizophréniques. Dedans, on retrouve tout ce qu'on aime: The Jesus Lizard, Mclusky et Blacklisters pour le côté noise, PIXIES, Breeders et Lullabye Arkestra pour le côté indie rock de rêve.

Si la drogue et l'alcool ne les bouffent pas (trop), le groupe devrait devenir assez énorme, enfin, énorme, on se comprend, c'est tout le mal qu'on ne leur souhaite pas d'ailleurs...

Leur premier album, "Everything’s Fucked", est un enchaînement de tubes indé comme on en faisait dans les 90's, voir les groupes cités plus haut, en plus varié encore.

“Addict”, “Ships”, "Prescription”, “Conspiracy Podcast”, la ballade tarée "The Knife" ou bien encore la tuerie "Honey", on n'avait pas vu autant de bons morceaux dans le genre foutu sur un seul skeud depuis un sacré paquet de temps.

Et sinon ça joue groupé, ça transe(pire), ça déborde, ça dégueule sa folie sur le public, ça bouscule, ça se parle tout seul, ça hurle, c'est communicatif, et ça te fout automatiquement la banane, même après un dimanche ensoleillé passé à buller.

Bref, plus que prometteur, Arrows Of Love have started a fire, en espérant que les flammes ne les consument pas trop vite, parce qu'on veut l'écouter ce putain de deuxième album et surtout revoir ce quintet de tarés pour le défendre, pour un long qui s'annonce bien plus noise/violent que le précédent au vu de leur prestation d'hier.

ARROWS OF LOVE (UK) au Magasin 4 - Bruxelles, le 3 avril 2016
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 19:26
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016

Coalescaremonium 2016 auBouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016

La route des enfers est facile à suivre : on y va les yeux fermés ( Bion de Borysthène)

Le billet de JPROCK THE DARK FEATHER :

Après quatre années d’existence, la Coalescaremonium est devenu aujourd'hui le grand rassemblement gothique incontournable de la capitale, et tout le mérite en revient à ses organisateurs qui ont su insuffler à cet événement une ambiance dynamique , excentrique et incomparable.
Malgré les évènements terrifiants de ces derniers mois, le public est malgré tout venu en masse à cette quatrième édition et les différents étages de l’ancien monastère situé au 16 place Van Meyel à Etterbeek grouillent de créatures sombres et inquiétantes venues célébrer sur le thème de l’Art Nouveau Noise.
Et cerise sur le gâteau, la météo clémente permet à tout ce petit monde d’envahir aussi le jardin.
Cette année, la chapelle accueille des concerts plus intimes en alternance avec la grande salle, ce qui permet au public de découvrit plus d’artistes dans un cadre magnifique redécoré pour la circonstance et avec goût aux couleurs de la Belle Epoque..
Car ce qui distingue le Coalescaremonium d’autres évènements c’est qu’il allie avec bonheur musique, art, danse et mode s’ouvrant à tous les sous-genres de la culture gothique.
Durant environ douze heures, les pièces et couloirs de l’ancienne abbaye accueillent, artistes, groupes rock, expositions, créateurs en tout genre, shops et un studio photo où la charmante Erika Altreya immortalise pour la postérité avec son objectif ceux et celles qui viennent à sa rencontre.
Et comme dans le milieu de la culture dark tout le monde se connaît ou presque, l’ambiance est aux retrouvailles et aux rencontres dans le salon principal ou à proximité du bar.
Les portes s’ouvrent à 15h, et après la désormais traditionnelle cérémonie d’ouverture en présence des quatre organisateurs Discipulus, La Dutchessa , Nocturne Reflet et Telombre les choses sérieuse commencent avec la prestation d’Hedera Helix dans la grande salle.
Ce groupe flandrien dont le nom ne m’était pas inconnu propose un spectacle visuel et musical sorte de mix entre electro et happening théâtral durant lequel des danseuses jouent avec des petits lapins qu’elles pendent à une corde à linge…
Ca paraît barré ? Oui, et ça l’est et poétique aussi, et malgré les réserves que j’avais à entendre le groupe chanter en flamand qui contrairement à l’allemand n’est pas une langue très usitée dans ce style de musique, je me suis finalement rapidement pris au jeu et sans connaître réellement le répertoire du groupe j’ai pris un réel plaisir à assister à leur spectacle mené de main de maître par leur chanteur et leader Oscar Valerius Kandinsky dont la coupe de cheveux ébouriffés lui donne un air de savant fou.
Derrière lui Maestro Virgule (keys, voice) et Braque (guitare) assurent comme il faut et envoie des beats electro -synthpop-industrial irrésistibles.
S’adressant au public dans les deux langues ( français, néerlandais) le groupe s’offre aussi en français une reprise moyennement heureuse de « La Ouate » de Caroline Loeb à laquelle on préfèrera de loin leurs propres compositions comme entre autres « Elektroshok » , « Col cassé « , l’entêtant « Kolchoze « , « Elektromantra », « Popular » ou « Torment » .
Finalement Hedera Helix fut la bonne surprise de la journée et au final je me suis même payé leur dernier album « Pastiche « qui tourne en boucle chez moi depuis une semaine , et je retournerai sans doute les voir si l’occasion se présente.
Comme quoi, il ne faut jamais avoir de préjugés mais juger sur pièce.
Je ne vous parlerai pas de la prestation assez dansante de S.E.M. dans la chapelle car je n’ai pas eu l’occasion d’y assister en entier car dans ce genre d’évènement il faut faire des choix et le mien s’est porté sur « Pretentious, Moi ? « qui se produit dans la grande salle.
Mais l’heure est tout d’abord aux beautés sombres avec le défilé de mode de Somnia Romantica.
De jolies jeunes femmes évoluent tour à tour sur le podium dans de magnifiques robes romantiques faites de tissus vaporeux, de voiles de crinoline et de dentelles. Un joli moment dark qui néanmoins a engendré pas mal de retard sur la programmation.
Place donc maintenant à « Pretentious, moi ? « les goth rockers britanniques.
A cinq sur scène dont une chanteuse, le groupe ne m’a pas réellement convaincu même si son leader vocaliste semble très heureux d’être là et communique de manière sympathique avec le public.
Mais musicalement c’est du mille fois entendu, bien joué certes, mais ce genre de gothic rock avec une touche de métal se doit de se distinguer via d’excellentes compos, et si certaines atteignent leur but d’autres sont trop faibles pour me convaincre.
Je quitte donc la salle après une demi heure de gig, direction le bar et un verre de rouge bien mérité par cette chaleur.
A la chapelle il y a KNK qui nous envoie son EBM industriel à la face et se paye même un reprise de « My Girlfriend Girlfriend » de Type O Negative en fin de set.

Sympa.
Mais entretemps le retard s’est accumulé et c’est une foule compacte qui s’impatiente devant l’entrée de la grande salle où doit se produire Sirenia. Le groupe était prévu à 21h et on en est à plus d’ 1h de retard.
Finalement les portes s’ouvrent et la foule s’engouffre dans la salle qui est bien remplie et transformée rapidement en étuve.
On ne présente plus Sirenia, les norvégiens emmenés par la jolie et talentueuse Allyn et le guitariste vocaliste Morten Veland vont durant plus d’une heure nous faire une démonstration de métal gothique symphonique assez proche de Nightwish ou Epica.
A coté de moi un type semble quasi en transe dès que la jolie Allyn se rapproche de nous. Visiblement le groupe a ses fans inconditionnels et envoie un set bien ficelé que les fans et les autres apprécient comme il se doit. Du tout bon.
Dès la fin du dernier titre, je me dirige d’un pas rapide vers la chapelle bondée où Max Lilja violoncelliste de son état (ex membre fondateur des excellents Apocalyptica et membre de Hevein) nous fait découvrir en solo les pépites de son dernier album.
De formation classique l’homme se sent plus aujourd’hui musicien que violoncelliste et utilise l’électronique afin de créer une musique hypnotique et magistrale dont les sons émanent de son cello comme unique source.
« Dans le monde du classique beaucoup de gens sont dédaigneux en ce qui concerne l’expérimentation d’autres sortes de musiques, mais heureusement il y a aussi certaines personnes qui pensent différemment et qui comprennent que l’on puisse suivre son intuition et braver les codes de la tradition » déclare-t-il dans une récente interview à nos confrères de Peek A Boo.
Et ce soir le public apprécie hautement le travail de cet artiste hors norme qui expérimente sans cesse entre classique et électronique avec un talent indéniable.
C’est beau, c’est envoûtant, et ce fut pour moi un des meilleurs moments de cette quatrième édition. Et puis sa reprise du thème de Twin Peaks est sublime .
Dans la grande salle c’est Izoloscope qui avec presque deux heures de retard entame son set qui sera suivi par celui de Luminance dans la chapelle.
Malheureusement l’heure tardive et le timing totalement décalé en fin de journée ne m’a pas permis d’assister à ces deux shows, mille excuses, ce sera sans nul doute pour une autre occasion.

En conclusion cette quatrième édition fut une réussite et l’utilisation de la chapelle comme mini salle de concert est une initiative qu’il faut saluer et réitérer lors de prochaines éditions.
Dommage que le gros retard accumulé cette année a légèrement perturbé la bonne suite des évènements, mais je suis certain que pour le Coalescaremonium 2017 les organisateurs en tireront les leçons et que l’édition prochaine sera encore plus réussie que les précédentes .
Rendez-vous donc en 2017 pour le Coalescaremonium cinquième du nom, happening annuel et incontournable de la culture dark-gothique qui est en voie de devenir une véritable institution du genre en Belgique et aux delà de nos frontières.
Un must pour les amateurs du genre !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka THE DARK FEATHER.

Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
Coalescaremonium 2016 au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 2 avril 2016
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 12:11
RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.

RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.

Le CaliClub, aménagé au sein du restaurant « CalicheZap » à Drogenbos, a ouvert fin 2015 et s'est fait très rapidement un nom auprès des amateurs de jazz/funk/soul ou rock.

Le plateau scénique est vaste, la salle, cosy et accueillante, peut accueillir plus de 200 personnes , le parking est aisé (une grande surface proche) et les prix pratiqués ne sont pas exorbitants comme dans d'autres clubs de jazz, tu peux, sans crainte, y amener madame, elle ne sera pas déçue!

20:45', l'hôtesse t'indique une table à proximité du podium, la deejay a choisi un cocktail lounge, style Hôtel Costes, comme fond sonore, il suffit d'attendre le bon vouloir des musiciens en savourant une mousse fraîche.

Devant patienter, tu examines les lieux, assistance réduite en ce samedi soir, la Belgique est-elle toujours sous le coup des attentats de mars ou a-t-elle profité du congé pascal pour aller respirer un air plus sain, des hypothèses plausibles!

21:50', les protagonistes sortent de leur cachette: aux drums, une tête connue, Lionel Beuvens, vu e.a. avec sa soeur Eve Beuvens, Steven Delannoy, Laurent Doumont, Peter Hertmans, Raf D Backer..., au piano, synthé et claviers, Piotr Paluch ( Joshua, Bruno Castellucci, Mariana Tootsie, etc...), à la contrebasse, Monsieur Sal La Rocca, le mafioso le plus célèbre écumant nos clubs de jazz, pas question de remplir 49 feuillets pour citer ses collaborations mais Jeanine tient à mentionner Dani Klein, et enfin, le leader du projet, le guitariste corse Hervé Caparros qui tient à nous interpréter des extraits de ses deux albums, ' The Hard Way' et le tout récent 'Now in the City'.

Le set débute par 'Peter, tell me', un hommage à un ami ( Peter Hertmans?) , une plage dominée par un jeu de guitare proche de Lee Ritenour ou de George Benson.

Pour fervents de smooth/easy listening jazz pop.

Le quartet enchaîne sur le morceau donnant son titre au dernier né, ' Now in the City', un funk blues agité que Piotr décore d'un solo d'orgue juteux.

'Come and see the band' sonne carrément rock, les comparses s'amusent et improvisent à gogo avant de nous emmener sur des routes plus sinueuses avec 'Roads', un titre évoquant en toi des images de Frankie Rose, pas la nana qui a officié au sein des Dum Dum Girls, mais le frangin de Perry Rose, un excellent guitariste, un peu perdu de vue.

Deux ou trois larsens inopportuns viennent troubler the sheer joy of cruising down country roads, des ornières, sans doute, nos chaussées sont mal entretenues!

Piotr alterne l'orgue et le synthé pendant 'The Hard Way', le titre du premier album démarrant en midtempo serein avant de s'enflammer en cours de chemin.

Une invitée, Ingrid Van Hoorebeke, au chant pour 'Asia', un air ayant remporté l' Academia Award for best song in Jazz Accoustic.

C'est mérité, la mélodie est lumineuse, le chant aérien et la guitare fluide.

Toujours en mode relax, 'Brazilian Blues'.

Sal, pas content, fait de grands gestes pour se plaindre d'un bruit de fond agaçant, uniquement perçu sur le podium, en salle, tout baigne.

Le Corse ne s'est pas entouré de pingouins, Lionel Beuvens se laisse aller pendant le sophistiqué '80's dance'.

Puis c'est au tour de la Pologne de se mettre en évidence, Piotr se la jouant Rhoda Scott sur 'Chris and Benji' suivi par la rêverie 'Rainy DayDreams' pendant laquelle personne ne s'est assoupi amid the flowers.

Quoi?

Ah, oui, il pleuvait!

'You better shut up' clôture le nouvel enregistrement et le récital.

Un final démarrant sur fond Celtic rock pour virer jazz fusion incandescent.

Upcoming show in the CaliClub: The Joachim Caffonnette quintet, le 7 avril!

RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.
RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.
RV Caparros Band featuring Sal La Rocca au CaliClub- Drogenbos, le 2 avril 2016.
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