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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:31
Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016

Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) auMagasin4- Bruxelles le 18 février 2016

Pub:

Gum Takes Tooth est une machine à deux hommes cherchant frénétiquement l’hypnose auditive par des arrangements labyrinthiques autant empruntés à Lightning Bolt, Battles, Fuck Buttons que Butthole Surfers.

Désormais trentenaires, les anglais de Total Victory sentent un peu, leurs jobs ont bouffé leurs cellules du cerveau, mais leur ont laissé assez d’énergie et d’inspiration pour enregistrer ‘If You Were There’, nouveau mini album à la croisée de la pop automnale, du rock acerbe, et du post punk strident. Un avant-goût du troisième album attendu l’hiver prochain ?

RRAOUHHH! was born in Brussel City by the meeting of Samantha Chope and Mrs Racaille, july 2014.Their first gig was supposed to be in a crooner's party, but they wasn't really playing like the Sinatra's way, not much as Sacha Distel's.

http://rraouhhh.blogspot.fr/p/music_11.html

Florian Hexagen y était...

Une toute bonne soirée hier au Magasin 4. Pas de grosse claque au final, mais 3 bons sets assurés respectivement par Rraouhhh, Total Victory et Gum Takes Tooth, chacun dans leur genre. On a tout d'abord eu droit à de l'electro-synth déglinguée saveur 8-6 française, celle que l'on aime bien, mais quand même plus quand elle est servie à 2h du mat' qu'à 19h30. Y a ensuite succédé un gang British adepte de post-punk noisy tendu, qui s'est également avéré plus "poppy" qu'attendu, mais bourré de tubes jusqu'à la moëlle. Puis on a enfin terminé sur de l'ethno-electro-noise chelou, comme si John Carpenter, qui aurait fumé trop de weed, s'était perdu dans une jungle luxuriante entouré de primates encore plus pétés que lui. En fait cette soirée était aussi éclectique que bizarroïde, et c'est aussi pour cela que l'on aime le Magasin 4!

Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016
Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016
Gum Takes Tooth (UK) + Total Victory (UK) + Rraouhhh! (BE/FR) au Magasin4- Bruxelles le 18 février 2016
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 22:27
Cyril Mokaïesh, Giovanni Mirabassi à l'Archiduc, Bruxelles, le 17 février 2016

Cyril Mokaiesh et Giovanni. Mirabassi le 17.02.2016 en showcase à l'Archiduc.
(Bruxelles)

Le billet de JPROCK :

C’est en septembre 2015 que je croise musicalement la route deCyril Mokaiesh sur les routes de Bretagne.
A l’écoute de France Bleu Armorique alors que je roule aux alentours de Saint-Malo la radio diffuse un titre atypique, « Poor Lonesome Piéton « une reprise de Philippe Léotard.
La voix grave et affirmée surfe sur un piano jazzy et livre une version brute , hantée et sans artifices de ce titre méconnu, le parti-pris est culotté.
J’ai le coup de foudre et je m’empresse de me procurer la chose chez le disquaire le plus proche en me jurant que si ce type là se produit un jour en Belgique je serai au rendez-vous..
C’est chose faite.
Extrait de son nouvel album « Naufragés « enregistré avec Giovanni Mirabassi au piano, « Poor Lonesome Piéton « partage l’affiche de l’album avec d’autres titres d’auteurs souvent maudits et sous-estimés que Cyril Mokaiesh réinterprète avec talent .
Alors que la mode est habituellement aux reprises de titres connus au but à peine voilé de s’attirer quelques coups de projecteurs médiatiques draineurs de notoriété, l’homme ne choisit pas la facilité et reste intègre.
Et finalement ça lui ressemble bien, car Mokaiesh vient du rock et a fait souffler un vent de révolte sur les productions françaises avec ses deux premiers albums « Du Rouge et des Passions » et « L’Amour qui s’invente « sortis respectivement en 2011 et 2014.

Avec « Naufragés » il aborde un virage à 180 degrés avec une oeuvre artistiquement brillante mais très différente qu’il présente ce mercredi en showcase à l’Archiduc.
Ce soir nous n’entendrons pas « Communiste » , ni « Mon Epoque « , ni aucun autre titre de ses albums précédents.
« Je ne mélange pas... » me confie-t-il avant de monter sur scène.
Devant un public attentif et suspendu à ses lèvres Cyril Mokaiesh va durant soixante minutes passer en revue quasi tout son dernier album et nous happer dans son univers dès les premières phrases de « Ecoutez, vous ne m’écoutez pas ! « de Jacques Debronckart .
Souvent on pense à Leo Ferré, à Brel , et au regretté Allain Leprest aussi dont il reprend « Nu », titre magnifique s’il en est.
Interprète habité et écorché, Cyril ressuscite ces titres oubliés écrits par ces naufragés maudits de la chanson aux destins parfois peu enviables.
Du beau travail, une interprétation sincère et vraie, et des lignes de piano magnifiques.
Que demander de plus ?
Ce 17 février à l’Archiduc nous étions tous des naufragés de la vie réunis autour d’un artiste à qui on ne peut souhaiter qu’une chose, c’est qu’on parle de lui bientôt sans citer son prénom comme on le fait pour tous les grands: Ferré, Brel, Brassens et les autres…
« Tu fais quoi ce soir ?
Je vais écouter Mokaiesh ! «

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK - THE DARK FEATHER.

Cyril Mokaïesh, Giovanni Mirabassi à l'Archiduc, Bruxelles, le 17 février 2016
Cyril Mokaïesh, Giovanni Mirabassi à l'Archiduc, Bruxelles, le 17 février 2016
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 12:15
LAURENCE JONES Band - Spirit of '66, Verviers, le 17 février 2016

LAURENCE JONES Band - Spirit of '66, Verviers, le 17 février 2016

LAURENCE JONES – Spirit of '66, Verviers (BEL) – 2016.02.17

Line up :
LAURENCE JONES : Guitar - Vocals
ROGER INNIS : Bass - Backing vocals
PHIL WILSON : Drums

Setlist :
01.WIND ME UP. (**)
02.THRILL IS GONE. (*)
03.SOUTHERN BREEZE. (**)
04.DON'T NEED NO REASON (***)
05.SOMETHING'S CHANGED. ($)
06.ALL ALONG THE WATCHTOWER. (BOB DYLAN COVER)
07.THUNDER IN THE CITY. (*)
08.WHAT IT'S GONNA BE. (***)
09.TOUCH YOUR MOONLOGHT. (***)
10.GOOD MORNING BLUES. (***)
11.SOUL SWAMP RIVER. (**)
12.GOT NO PLACE TO GO. ($)
13.KILLING FLOOR. (HOWLIN' WOLF COVER)
14.FALL FROM THE SKY. (**)
15.EVERYDAY I HAVE THE BLUES. (PINETOP SPARKS COVER)

Discography :
(*) : « Thunder in The Sky » (2012)
(**) : « Temptation » (2014)
(***) : « What It's Gonna Be » (2015)
($) : Chanson inédite du prochain album à paraître

Mesdames et Messieurs, le voici enfin, Laurence Jones, le jeune guitariste prodige du blues est de retour chez nous et au Spirit of '66 ce qui est encore mieux. Né à Liverpool en 1992, Laurence a déjà trois albums à son actif et sa réputation ne cesse de grandir dans le milieu du blues ce qui est un gage de qualité surtout quand on connaît la difficulté qu'il y a de se faire un nom dans ce milieu là. Les 7 et 8 décembre dernier, il a été invité à se produire sur la scène du prestigieux Carnegie Hall de New York à l'occasion d'un hommage à Leadbelly et ce, en compagnie de musiciens tels que Buddy Guy, Eric Burdon, Walter Trout, Dana Fuchs, Edgar Winter ou encore Kenny Wayne Shepherd pour ne citer que ceux-là.
Nous l'avions découvert le 10 novembre dernier lorsqu'il partageait l'affiche avec Samantha Fish et il nous avait fait forte impression. Laurence Jones, à une façon bien à lui de jouer le blues, même si on sent les influences de B.B. King, Stevie Ray Vaughan ou de Jimi Hendrix, c'est très frais comme approche. On ne s'ennuie jamais comme il arrive bien souvent avec d'autres interprètes qui se la jouent « authentique ». Avec Laurence Jones, on ne voit pas le temps passer et ce jeune gars à toujours le sourire quand d'autres se croient obligés d'être sérieux. Non, Laurence lui, il n'est pas de ce genre là, il est heureux de faire la musique qu'il aime et ce plaisir, il le partage sans retenue, sur et en-dehors de la scène.
Hier soir, il monte sur scène fatigué par onze heures de voyage pour rejoindre Verviers mais une fois qu'il a une guitare en mains, tout s'évapore et il redevient le frontman que nous connaissons.
Parmi les trois Fender qu'il utilise ce soir il y à une toute nouvelle « Aged Custom » avec un manche de télécaster et deux micros P 90 qui ont un son d'enfer. C'est probablement la plus puissante de ses guitares et tous les soli qui en sortent sont tranchants comme des lames de rasoir.
Le répertoire comporte 15 titres tirés de ses trois albums et parmi ceux-ci, deux chansons inédites ($) qui feront partie de son nouvel album dont l'enregistrement commencera lundi 22 février pour être précis et complet. Nous faisons également connaissance avec Phil Wilson, le nouveau batteur, qui a parfaitement intégré le répertoire de son nouveau band. A la basse six cordes, le fabuleux Roger Innis qui n'est certainement pas étranger au fait que le blues de Laurence Jones soit aussi agréable à écouter, le jeu de maître Roger est fabuleux ! Trois reprises dans la setlist de ce soir : »All Along The Watchtower » extait de l'album « John Wesley Harding » de Bob Dylan en 1967 et popularisé par Jimi Hendrix avec un petit clin d'oeil au « Stairway To Heaven » de Led Zeppelin. Ensuite : « Killing Floor » «écrit par Howlin Wolf en 1964 mais qui n'est apparue que deux ans plus tard sur l'album « The Real Folk Blues ». Et pour terminer, en rappel le « Everyday I Have The Blues » généralement crédité à B.B.King mais qui, pour être complet, est en fait un morceau des Pinetop Sparks enregistré en 78 tours à Chicago le 28 juillet 1935. En introduction de « Soul Swamp River » j'ai adoré la touche d'humour concernant le rat dont la taille varie selon que ce soit Laurence ou Roger qui le décrivent...
Un excellent concert du Laurence Jones trio que nous espérons revoir bientôt en Belgique. Quant à Philou (fan belge numéro un de l'artiste) et moi il ne nous reste plus qu'à rentrer chez nous avec du blues plein la tête mais de la joie plein le coeur.

Mitch « ZoSo » Duterck

LAURENCE JONES Band - Spirit of '66, Verviers, le 17 février 2016
LAURENCE JONES Band - Spirit of '66, Verviers, le 17 février 2016
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:06
The Temperance Movement - Factory Brains @ Luxor Musikveranstaltungs - Köln - Sonntag 14. Februar 2016

The Temperance Movement -Factory Brains @ Luxor Musikveranstaltungs - Köln - Sonntag 14. Februar 2016

Lineup Up:
Phil CAMPBELL : Lead vocals - guitar
Paul SAYER : Guitar - backing vocals
Nick FYFFE : Bass guitar - backing vocals
Damon WILSON : Drums - backing vocals
Matthew WHITE : Guitar - backing vocals
Setlist :
01.THREE BULLEITS. (**)
02.OH LORRAINE. (**)
03.MIDNIGHT BLACK. (*)
04.BE LUCKY. (*)
05.MODEN MASSACRE
06.MAGNIFY. (**)
07.PRIDE. (*)
08.AIN'T NO TELLING. (*)
09.THE SUN AND MOON ROLL AROUND TOO SOON. (**)
10.WHITE BEAR (**)
11.GET YOURSELF FREE (**)
12.ONLY FRIEND (*)
13.TAKE IT BACK (*)
14.BATTLE LINES. (**)
15.LOVERS &FIGHTERS. (*)
(*) "The Temperance Movement (2013)
(**) "White Bear" (2016)

14.45 mon pote Ramiro et moi quittons Ciney direction Köln. Nous n'y allons pas pour acheter un stock de cette terrible eau de Cologne 4711 qui embaumait bien souvent les mouchoirs de nos grands-mères mais pour y revoir The Temperance Movement. Ce qui est bien avec les autoroutes belges c'est que même si tu arrives à t'endormir à côté du conducteur, dès que tu passes la frontière qui n'existe théoriquement plus, tu sais quand même que tu viens de quitter ton cher pays parce qu'à cet instant précis, ton véhicule cesse de trembler, tu as l'impression de ne plus toucher la route tellement le revêtement est excellent ! Arrivée sans encombres dans la ville rhénane vers 16.45. Nous avons tout d'abord rendez-vous avec quelques amis à la brasserie Hellers, située au numero 33 de la Roonstrasse. Ron, Cris, Eric, Beate etc... en résumé ça donne : un belge, un portugais, des américains et des allemands qui vont tous voir ce concert sans frontières de langue, d'origine ou de religion.
Notre serveur frise la crise cardiaque dès sa prise de service car au lieu de pouvoir déposer une tournée générale de Kölsch, la bière local en verre de 20 cl , il se voit contraint de prendre une commande qui comprend aussi du thé et des softs, ce qu'il juge inconvenant dans sa brasserie.
Bon il est presque 18.00 et il me faut quitter nos hôtes pour rejoindre le Luxor, implanté au numéro 40 de la Luxemburgerstrasse, commme çà tu sauras tout. J'ai une interview programmée avec Mathew White, le nouveau guitariste de TTM. L'homme est hyper-sympathique et très détendu, on peut donc entrer dans le vif du sujet : la musique. Un bon quart d'heure d'entretien avec Matthew que je découvre au fil des questions.
La voiture est garée à dix mètres de l'entrée, on ne bouge plus de là, il ne reste qu'une trentaine de minutes à patienter avant l'ouverture des portes battantes. Rencontre avec Damon, le batteur du TTM. On échange nos commentaires sur le concert de Courtrai et il me remercie pour mon compte-rendu de la soirée. Je vois que le gars avec lequel Nina et moi avons fait connaissance lors du concert des Rival Sons au même endroit fait toujours partie du service de sécurité et qu'il est toujours aussi désagréable. Faisons comme si on ne s'était jamais vus... 19H05, les portes cessent de battre pour s'ouvrir enfin. Le chaleureux homme qui regardait déjà mon appareil photo comme un lion regarde une antilope se voit contraint de me dire « Links » à regret, dès que je lui annonce que je suis invité par TTM et que je vais retirer non seulement une entrée gratuite, mais aussi un passe-photo et je vois bien qu'il n'aime pas ça. A mon avis, il a un sérieux problème avec tout ce qui touche à l'art ce garçon. Moi, je jubile, intérieurement ! Quand l'objet de ma jubilation est plus grand et plus costaud que moi, je le fais toujours intérieurement, c'est plus prudent.
Nous voici au premier rang, il ne reste plus qu'à patienter jusqu'à 20h00. Nos amis sont arrivés et rejoignent bien vite notre position privilégiée. Et puis voilà qu'on m'adresse la parole en néerlandais maintenant. Il y a deux autres belges ce soir, j'ai fait leur connaissance lors d'un concert d'AC-DC à Berlin il y a quelques années déjà, le monde est petit non ?
Ca y est voici le groupe de première partie qui s'annonce, ce sont les très jeunes suédois de FACTORY BRAINS, un trio originaire de Stockholm qui va nous montrer que le Rock'n'Roll, ils connaissent. Quelle pêche mes enfants. Un guitariste chanteur survolté qui harangue le public et délivre des riffs assassins. On dirait un mélange de Chuck Berry, Iggy Pop et Joe Strummer. Le premier pour la guitare, le second pour la provoc' et le troisième pour sa façon de scander les textes des chansons. Trente minutes de bonheur avec des titres comme « Modern Day », « Factory Brain » ou encore « Coffee Time » extraits de leurs deux albums que sont « Love Like Hours » (2012) et « Hard Labour » (2015). Bravo les gars, c'était tout bon ! Décidément TTM sait choisir ses premières parties. Tout le monde semble d'ailleurs avoir apprécié la prestation trois étoiles du band.


21h00, la porte s'ouvre derrière la scène et les voici nos 5 héros modernes qui prennent position de l'espace. Dès le coup d'envoi de « Three Bulleits » on sent que ce concert ne sera pas comme les autres, il y a ce petit je ne sais quoi en plus qui fait la différence entre un excellent concert et un exceptionnel. A mon avis c'est l'endroit qui fait çà, comme pour les Rival Sons quand ils y sont passés le 26 mai dernier, TTM va délivrer le meilleur de leurs concerts, c'est électrique à mort et Phil Campbell est carrément dans une autre dimension vocale. « Oh Lorraine » précède un « Midnight Black » d'anthologie. Les musiciens sont en état de grâce, le feu peut jaillir à tout moment, de n'importe où. « Be Lucky » nous le sommes, de toute évidence. « Massacre », oui, celui de la Saint-Valentin c'est certain. C'est un nouveau titre au répertoire et le seul qui diffère du concert de Courtrai. Ce soir, The Temperance Movement ne fait pas de prisonniers. Magnifiques versions de « Pride » et de « Ain't No Telling » extraits du premier album. Puissance de feu maximale pour « White Bear » et « Get Yourself Free » et à nouveau un véritable triomphe pour accueilir « Only Friend » et « Take it Back ». Le duo White / Sayer est redoutable, les notes et les riffs arrivent de partout et dégoulinent des hauts-parleurs. Le public allemand est en délire mais après « Battle Lines » il faut déjà se dire au revoir, non sans avoir repris ensemble le chorus de « Lovers and Fighters ». Il est 22h30. Un moment de grâce pour un TTM qui va devenir grand, allez vite les voir, je vous le conseille. Petite discussion avec Damon, Mathew et Phil après le concert et un rendez-vous pris pour une date anglaise. Pour TTM c'est direction Scandinavie et puis Etats-Unis et Canada avant un retour sur les scènes Européennes en automne me confie Mathew. Je serai là , et vous?

Mitch "ZoSo" Duterck

The Temperance Movement - Factory Brains @ Luxor Musikveranstaltungs - Köln - Sonntag 14. Februar 2016
The Temperance Movement - Factory Brains @ Luxor Musikveranstaltungs - Köln - Sonntag 14. Februar 2016
The Temperance Movement - Factory Brains @ Luxor Musikveranstaltungs - Köln - Sonntag 14. Februar 2016
The Temperance Movement - Factory Brains @ Luxor Musikveranstaltungs - Köln - Sonntag 14. Februar 2016
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 08:08
Fest Deiz à la salle d'animation de Pontrieux ( 22), le 14 février 2016

Fest Deiz à lasalle d'animation de Pontrieux ( 22), le 14 février 2016

Un Fest Deiz organisé par l'association Komzou

Programmation spéciale saint Valentin (avec 1/4 d'heure slow et boule à facettes!)

Buvette et petite restauration sur place.

Tu débourses 4€ et tu peux danser breton pendant des heures!

Festoù-deiz , le jour, et festoù-noz, la nuit, si t'es en Bretagne tu te dois d'assister au moins une fois à un de ces grands rassemblements festifs qui abondent dans tous les départements des Breizh Izel et Kreiz Breizh.

En été la fête se déroule en plein air, en hiver, en salle, toutes les occasions sont bonnes pour danser et chanter et ne crois pas que l'exercice est réservé aux anciens, il n'y a pas d'âge pour participer au bal.

Depuis 2012 cette activité culturelle et sociale est inscrite au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Quoi?

Tu ne sais pas danser...

La belle affaire, tu fais comme les autres, tu entres dans la chaîne et tu te laisses entraîner, presque personne ne rira à ta maladresse!

14 février, Saint-Valentin, donc un fest deiz réservé aux amoureux avec des slows, des vrais et des faux!

Au menu:

Frères Cornic

Jayan

Morvan/Paugam

Stal Ganeañ Kawan

Boom klar

14:40' Boom Klar prend place au milieu de la salle, deux clarinettes et une grosse caisse, maniée par Mathias Mantello, un prof de percussions et de vielle à roue, actif à Saint-Brieuc, grand amateur de musique Renaissance.

Lors des fest noz les musiciens proposent moultes danses traditionnelles telles la gavotte, l'an-dro et l'hanter-dro, le plinn, le laridé 6 temps et 8 temps, typiquement bretonnes, mais aussi la polka, la scottish, le cercle circassien, la valse, la mazurka ou la boerendans, car dans nos contrées on a copié ces réjouissances populaires en les baptisant boombal.

Le trio débute par un an-dro, il aura fallu deux mesures avant de voir une quinzaine de courageux prendre possession de la piste et tournoyer en se tenant la main.

Seconde danse, ils battent le sol du talon et sautillent en mesure, le collectif dansant a doublé, on est passé à 30 unités.

Changement de discipline, prière d'évoluer en couple avant de revenir au cercle.

Il est quinze heures, la salle s'est fameusement peuplée, les premiers intervenants ont interprété cinq morceaux, ils remballent l 'article et vont se désaltérer.

Au suivant: Stal Kan Kawan.

Un ensemble pratiquant le chant dans la ronde, il se réunit tous les lundis à Cavan pour pratiquer cette activité vocale à caractère social.

Répertoire?

Zo kentoc'h hini Breizh, e Brezhoneg pe e Galleg, met tu zo da vond pelloc'h!

Ok, tu peux comparer à nos anciennes chorales, mais ce genre d'occupation tend fâcheusement à disparaître dans nos paysages urbains où les citoyens méfiants, stressés et agressifs n'ont plus du tout envie de communier avec leurs voisins qu'ils ne connaissent d'ailleurs pas.

Le multiculturel a tué le folklore indigène, beaucoup en sont chagrinés!

Parmi les morceaux proposés, pointons le philosophique ' Que la barbe m'enfume'

C'est dans 10 ans,

Je chante et je ris

Je bois un coup,

Je me divertis

Le lendemain je jure!

Que la barbe m'en fume!

J'aimerais mieux l'argent dans ma poche,

Et n'avoir jamais fait la bamboche..

Une adaptation cavanaise de 'L'été Indien' de Joe Dassin, un an-dro spécial Saint-Valentin psalmodié en breton, aïe le soliste a oublié les paroles d'un couplet, pas grave, on improvise!

Aucune inhibition, on est ici pour s'amuser, on achève l'aubade par ' La jument de Michao' avant de céder la place à Jayan!

Jayan.

Un trio composé de Yann ETVENARD / Guitare acoustique - Jean-Philippe LE RHUN / Flûte traversière en bois et Mathias MANTELLO, vu avec Boom Klar, au bodhran.

Jean-Philippe Le Rhun fabrique lui-même ses flûtes qu'il vend aux quatre coins de l'Europe.

Une ridée à huit temps ouvre leur set suivie par une valse courtoise.

Tout Pontrieux tournaille avec application si ce n'est quelques assoiffés ayant pris la buvette d'assaut.

Une suite plinn?

D'accord, envoyez la sauce!

Leçon pour novices: hommes et femmes alternés, tenue bras dessus bras dessous, le haut du corps ne bouge pas, coudes tirés vers l'arrière, de la souplesse dans les genoux, un saut à pieds joints, puis appui sur le pied gauche.

En voiture, Simone...

T'as pas reconnu la suivante mais on peut t'assurer que c'était pas un twist.

Comme les autres formations, Jayan nous offre un spécial St-Valentin, une jolie version de 'Nights in White Satin' qui a réjouit les soixante-huitards.

Un cercle-circasien, une scottish à danser selon son humeur, de manière posée, fougueuse, concentrée ou sauvage, en bousculant les couples voisins et, éventuellement, en figures libres, terminent le set.

Vreudeur Cornic

Depuis 20 ans le couple, infatigable de sonneurs, biniou-bombarde, François et Julien Cornic, anime toutes les fêtes en Côtes d'Armor.

D'emblée ils décident de se placer en plein centre du cirque et vont, pendant trente minutes, souffler à en perdre haleine.

Gavotte, plin, fisel, hanter-dro, andro, kas ha barzh, kost ar c'hoat, ridée, larid... se succèdent à un rythme infernal, la confrérie dansante n'a pas le temps de reprendre son souffle. Les moins résistants doivent abandonner, les plus entraînés ( les plus nombreux, d'ailleurs) poursuivent leur gymnastique dominicale sans sourciller.

La chemise canari de Yannick, trempée, lui colle au dos, il n'en a cure, et après s'être épongé front et crâne dégarni, il saisit une dame par le bras pour retourner dans la ronde.

Un slow du Trégor pour fêter le 14 février, unijambistes admis, et une sarabande, façon Haendel breton, clôturent cette prestation enthousiaste.

Il est 17h10', il est temps pour toi de quitter la fête alors que Boom klar reprend place sur le plancher.


Vous partez déjà, monsieur?

C'est l'heure de la messe, chère madame!

Fest Deiz à la salle d'animation de Pontrieux ( 22), le 14 février 2016
Fest Deiz à la salle d'animation de Pontrieux ( 22), le 14 février 2016
Fest Deiz à la salle d'animation de Pontrieux ( 22), le 14 février 2016
Fest Deiz à la salle d'animation de Pontrieux ( 22), le 14 février 2016
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 21:38
Tremplin festival Divers'sons avec The Ditz au Galopin - Guingamp ( Côtes d'Armor), le 12 février 2016

Tremplin festival Divers'sons avec The Ditz au Galopin - Guingamp ( Côtes d'Armor), le 12 février 2016

Le festival Divers'sons 2016 se déroulera à Boqueho le 10 septembre, quelques groupes ont déjà été signés ( Hors Contrôle, Tolérance Zéro, Los Tres Puntos, etc...), différents tremplins doivent permettre à certaines formations de compléter l'affiche.

Ce soir au Galopin, un sombre bar niché à Guingamp, deux groupes doivent en découdre pour une place à Boqueho: The Ditz et Marauder's Memory.

L'affiche annonce le coup d'envoi à 21h.

Donc tu te pointes au café-concert de la fière cité bretonne qui abrite le club de première division En Avant de Guingamp, comptant en ses rangs notre compatriote Nill De Pauw, vers 20:50 pour te commander une Coreff blonde, produit identitaire breton, bien meilleur que la Heineken ingurgitée en masse par les pâles bataves.

L'événement de ce soir est diffusé sur une Web TV locale ayant dépêché deux animateurs sur place.

La longue mise au point pour permettre l'enregistrement s'achève vers 21:10', on tire au sort l'ordre de participation au défi de la soirée, The Ditz est choisi pour ouvrir le bal, tu te dis OK, ça va démarrer instamment!

Boulette, d'abord une interview, puis les groupes doivent se sustenter... un horaire flou est devenu une hantise depuis que tu fréquentes assidûment les salles de concert, le quart-d'heure académique passe encore, mais la décence veut qu'après ce laps de temps les artistes se mettent au boulot.

Viens pas nous chanter, sois cool, mec, bois-en une deuxième, puis une troisième, 70' de retard, ça pue un max, point barre!

22;15' The Ditz!

Un groupe rennais pratiquant un rock énergique, formé par quatre petits ( pas tous) gars qui en veulent, ils ont de la gueule, le sens de la scène et leur cocktail explosif dispose de tous les éléments pour plaire aux foules, ces garnements ont mis le feu au Galopin.

Jourden Stéphane, le plus discret, mais sa guitare pète le feu - le charismatique, Chris Caussines, la voix et guitare rythmique - Jo l'Iroquois ( Jonathan Besse sans i), le formidable batteur et l'extraverti Sébastien Coatanhay, dit "Seb" à la basse Rickenbacker, prennent place tandis qu'une intro héroïque rugit des enceintes.

Quelques coups de baguettes sérieusement appuyés, l'ouragan déferle à Guingamp, 'Hurricane' est sur les rails.

Deux zozos très légèrement givrés ont pris place près de la scène et s'agitent nerveusement, un mec de la sécu, pas chétif, les surveille de près tandis que le frontman au cou tatoué annonce 'Lads', une nouveauté au catalogue.

Ce ne sont pas ces garçons d'écurie qui risquent de calmer les pouliches, derrière toi elles hennissent de plus belle, une jument, moins novice, fait de même et s'ébroue en soufflant.

Ambiance dans l'étable !

Vous connaissez la suivante, 'On est' ( en français dans le texte) se trouve sur l' EP ' The Damage in the Zone', sorti fin 2015.

Amorce sous forme de ballade grandiloquente, accélération subite, ça s'excite vache, Chris exhorte le bon peuple qui tarde à monter sur les barricades ...foutez-moi le bordel...,le costaud tient Jeannot la casquette, un fan des Garçons Bouchers, à l'oeil, il tentait de mettre à exécution la proposition du chanteur.

Pas de fine dentelle, du rock carré, massif, puissant. La chorale locale est priée de reprendre le laïus lazy, lazy, crazy, crazy, ooh, wooh, ooh ... elle ne se fait pas prier et s'époumone.

Toujours sur le EP, 'l'épique 'She knows' aux forts relents Muse.

Jo, pas le copain de Vanessa, Jo le cogneur, s'en donne à coeur joie pendant 'The call' suivi par un morceau de leur premier méfait ( Delivery), 'Saints are alright'.

C'est pas le titre préféré de ma môman confie monsieur Caussines mais c'est manifestement un grand moment de bravoure.

Une acoustique apparaît, allons-y pour une ballade sociale au ton revendicatif ' Génération superficielle'.

Il n'y a pas à dire, le menu est varié ce soir!

Non, Gaston, pas avarié...

Une autre nouveauté, ' Freedom is life' dans le style cher à RATM, c'est brut et brutal et particulièrement jouissif.

Pour Marie-Antoinette, 'King of the castle' , une tranche de rock épique et enfin, il nous reste 53 secondes avant de céder la place au maraudeur, 'Party time 2.0', un OVNI punk décapant.

Il est 23h15', après une conversation avec le manager du combo qui aimerait les voir fouler nos scènes belges, tu décides de filer à l'anglaise pour regagner ton plumard.

Sorry, Marauder's Memory, mais à 23:40 vous n'aviez pas encore entamé votre sermon!

Pour la petite histoire voici ce que The Ditz a publié sur son facebook le lendemain:

INFO FESTIVAL : Suite à la soirée tremplin d'hier soir sachez que vous nous retrouverez le samedi 10 septembre 2016 sur la scène du Festival Divers Sons à Boquého (22)

Tremplin festival Divers'sons avec The Ditz au Galopin - Guingamp ( Côtes d'Armor), le 12 février 2016
Tremplin festival Divers'sons avec The Ditz au Galopin - Guingamp ( Côtes d'Armor), le 12 février 2016
Tremplin festival Divers'sons avec The Ditz au Galopin - Guingamp ( Côtes d'Armor), le 12 février 2016
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:33
La Fête du patrimoine créateur "Bretagne-Québec" avec Le bruit court dans la ville et O'Tomoé - Salle du Bûchon - Trémuson( Côtes d'Armor) le 11 février 2016

La Fête du patrimoine créateur Bretagne-Québec avec Le bruit court dans la ville et O'Tomoé - Salle du Bûchon - Trémuson( Côtes d'Armor) le 11 février 2016

Quatrième édition de ce festival organisé par l'associationQuébeCeltie, s'étant donné comme but de favoriser, organiser et diffuser toutes formes de transmission du patrimoine culturel du Québec et de Bretagne.

Les festivités se déroulent du 11 au 14 février à Trémuson, Plérin et Ploufragan.

L'ouverture de la fête a lieu dans la coquette salle municipale du Bûchon à Trémuson, une fête qui a bien failli ne jamais se dérouler car le destin a voulu que Hervé Guillemer, auteur-compositeur-interprète, grand défenseur du chant de marin et âme de l'association, décède le 22 novembre 2015.

La soirée débute donc par un hommage au disparu, la première à prendre la parole est son épouse Hélène.

L'émotion est palpable pendant son exposé tout en tendresse et sobriété, les élus locaux et enfin les amis se succèdent pour saluer le disparu et toi, qui ne l'a jamais connu, tu ne peux empêcher le ruissellement d' une larme sur une joue.

Le point culminant sera atteint lorsque un trio d'amis reprendra le chant 'L'amitié des marins' que Hervé Guillemer reprenait lors de chacune de ses prestations.

Pour effacer toute cette nostalgie le comité organisateur a eu l'excellente idée d'offrir un kir de bienvenue à l'assistance!

Place à la musique...

O'Tomoé

Un trio né en 2011, comprenant Philippe Richard au violon et à la flûte, Frédérick Navarre à la guitare et au bouzouki et Alain Le Boulanger au bodhrán ou au cajon.

Ne crois pas avoir à faire à des débutants en te fiant à la date de naissance du projet, les gaillards ont des ressources, Frédérick le Vascon a tâté du rock dans sa prime jeunesse avant de découvrir les Fest-Noz pour jouer avec e.a. Gowann, Disul, Ol'Va, ou Alfred.

Alain, le mitron, joue de l'accordéon dans Gowann, Disul ou Alfred, quand il ne narre pas ses contes lors de veillées bretonnes.

Et le pauvre Philippe, questionnes-tu, certains disent l'avoir vu avec Black Stuff ou De Derrière les Fagots, à vérifier!

Le catalogue du groupe est puisé dans le riche patrimoine celtique, jigs, reels, mazurkas, polkas, ballads en provenance de la verte Irlande ou des compositions propres tout aussi influencées par l'univers gaélique.

Une longue mise en bouche judicieusement nommée 'The first of all' ouvre les débats.

La suite débute par une ballade mélancolique bien dans l'air d'une météo assez chagrine en ce 11 février, l'apparition du cajon annonce une accélération sensible, la mélodie s'emballe, ton épouse bat du talon tandis que ses doigts de Mélusine tambourinent le dessus de la table.

Le voyage se poursuit par une seconde suite, 'Autumn Child', entamée au bouzouki, l'amorce personnelle est suivie par une paire de reels énergiques.

Ce scénario se répète lors de 'The day of the poor Larry', au mouvement lent initial succède une manoeuvre plus cadencée.

Difficile de ne pas se lever pour entamer une gavotte débridée.

Changement de registre avec la chanson 'L'ïle d'Orléans' portée par la voix de Philippe Richard, le percussionniste assurant les choeurs.

Apparition d'une flûte pour attaquer 'Solid Man' sur lequel s'enchaîne 'Rose in the garden', le schéma est désormais connu: lento, adagio, allegro, vivace, applaudissements!

Une dernière composition signée par le violon, trois gigues nerveuses, ' Road to Enagh', clôt le récital.

De la belle ouvrage!

Le Bruit Court dans la Ville.

Le Bruit Court dans la Ville (The Buzz Around Town) is an award-winning international trio who play and sing traditional music from Quebec, Acadie, and Franco-American New England.

Deux Québécois, André Marchand ( guitare, chant, stompboard) et Normand Miron ( accordéon, harmonica, chant) et une Américaine, Lisa Ornstein ( violons, chant), ayant tous un passé prestigieux:

La Bottine Souriante pour Lisa et André, Les Charbonniers de l'Enfer pour Lisa, André et Normand, sans compter des collaborations avec Gilles Vigneault pour l'élément masculin, avec Keith Corrigan et Jimmy Kelly pour Lisa, et on en passe!

C'est donc bien une légende que Trémuson verra et entendra ce soir.

Le groupe, qui revient d'une série de concerts donnés dans la vallée du Rhône, participera à tous les événements du festival, avant de rentrer au pays.

Le récital est entamé par une chanson populaire provenant probablement du patrimoine normand, ' Au bois Marguerite', l'assemblée locale assure les choeurs.

Après cette gentille amorce il est temps de passer aux choses sérieuses avec une série de danses du Québec capables de ressusciter un moribond, l'entame ( provenant de Saint-Gabriel-de-Rimouski) est déjà plus que vive, 'La polka du Lac Saint-Jean' déménage sérieusement et le ( la?) reel emprunté(e) à Thérèse Rioux, la violoneuse de Forestville qui pète le feu à plus de 80 balais, voit ta compagne battre la mesure au même rythme que les six godasses nerveuses sur le podium avant de pousser un ouah admiratif à la fin du morceau.

La suivante est dédiée à Kiki, une fille d'Orléans, Normand Miron sous les feux des projeteurs pour l'interprétation de ' C'était un charbonnier' , une chanson enfantine attribuée au Jura.

Au Québec les reels se dansent en brandy frotté, les plus agiles ne sont pas ceux que tu crois, tu peux de retrouver dans la catégorie massive armoire à glace et virevolter avec agilité, voici deux pièces de Louis ''pitou'' Boudreault, 'Le Batteux' et 'Le Petit Cheval Rouge', le violon s'enflamme, Normand a sorti un ruine-babines de son petit chapeau, la cavalcade peut commencer avec des pointes atteignant le 345 km/heure.

Une adresse époustouflante!

Oui, André?

Vais vous raconter l'histoire de 'Papineau' cocufié alors qu'il s'est rendu à la ville.

Drôle et truculente anecdote suivie par une histoire d'amour entre le Québec et l'Irlande sous forme de slip jigs , 'The Foxhunter's jig' ou Mademoiselle chasse renard et ' l'Arachouidine'.

Il a fallu du temps pour que les copains de Champollion déchiffrent l'origine de ce dernier titre, il s'agit de 'The Irish Wedding'.

Fougue, virtuosité et humour se marient à merveille, un tonnerre d'applaudissements ponctue la suite qui précède le dernier titre du concert chanté en adoptant la technique de la turlutte, un chant acrobatique en onomatopées typiquement acadien, 'Reels à bouche acadiens/Maman Danielle' une adaptation de la chanson irlandaise 'Sixteen come next Sunday' au répertoire, notamment, du Bothy Band.

Public debout et un bis!

Deux compositions apprises grâce au violoneux Louis Beaudoin qui a fort influencé Lisa Ornstein, 'Reel à Pépé' et 'Marie sauce ton pain' et pour terminer le medley, une danse originaire du New- Brunswick.


L'événement se termine par un cabaret trad' a cappella, des volontaires se lancent dans l'interprétation de thèmes provenant du patrimoine breton en solitaire ou en formule polyphonique.


Une bien belle soirée inaugurale!

La Fête du patrimoine créateur "Bretagne-Québec" avec Le bruit court dans la ville et O'Tomoé - Salle du Bûchon - Trémuson( Côtes d'Armor) le 11 février 2016
La Fête du patrimoine créateur "Bretagne-Québec" avec Le bruit court dans la ville et O'Tomoé - Salle du Bûchon - Trémuson( Côtes d'Armor) le 11 février 2016
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 12:36
Mustii à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 février 2016

Bruxelles : Rotonde du Botanique le 11.02.2016.
( accréditation Concert Monkey + Concert Reviews)

Le billet de JPROCK :

Depuis quelques mois le nom de Mustii est sur toutes les lèvres.
Fort d’un single « The Golden Age « qui passe en boucle sur de nombreuses radios belges en Flandres et en Wallonie et de son successeur l’excellent « Feed Me » , Thomas Mustin a réussi ce soir le tour de force de présenter son premier EP 5 titres The Darkest Night devant une Rotonde bondée qui s’est rapidement transformée en chaudron incandescent.
Dès son apparition sur scène, vêtu d’une cape de boxeur pailletée, le jeune homme relativement timide à la ville se transforme en performer conquérant et démarre son set pied au plancher.
Entouré de trois musiciens le jeune artiste belge multi-facettes de 25 ans (il est chanteur, auteur, compositeur, acteur et metteur en scène ) arpente la scène de long en large et semble s’étonner de l’accueil incroyable qu’il reçoit de son public.
Pas la peine pour lui de terminer ses phrase lorsqu’il chante, le public connait les titres par coeur. Etonnante communion pour un artiste qui en est à son premier gros concert et qui n’a pas encore sorti d’album.
Indubitablement il y a un phénomène Mustii et on ressent immédiatement l’énorme potentiel qui se dégage de ce gamin au visage d’ange et à la voix exceptionnelle.
Tout au long d’un set d’environ soixante minutes et sans temps mort, Mustii passe de l’énergie à l’émotion avec une facilité déconcertante. Il virevolte, saute, danse et se paye même un bain de foule en descendant dans le public pour la plus grande joie de ses fans.
Et même s’il ne maîtrise pas toujours totalement émotionnellement chaque instant de sa performance, le jeune homme se laisse porter par l’ambiance survoltée ( il en perdra même son micro, mais sans se démonter le récupèrera quelques secondes plus tard) et affiche clairement sa joie d’être sur scène et de nous faire partager son talent.
Car du talent Mustii en a à revendre, et la plupart des titres aux lignes mélodiques imparables et aux paroles souvent sombres interprétés ce soir sont séduisants et accrocheurs.
Fan de Bowie, il lui rend aussi hommage avec une reprise étonnante de « Heroes » qu’il marque de son empreinte personnelle.
J’ai rarement vu un artiste qui à ce stade de sa carrière démontre une telle aisance scénique et un tel potentiel.
Visiblement la préparation du show en résidence à La Madeleine avec Michaël Larivière ( MLCD) porte aujourd’hui ses fruits et on assiste à une prestation lumineuse débordante de talent mais qui suinte aussi le travail.
Car il faut souligner que si Mustii en est là, c'est qu'il bénéficie en amont de l'aide et du travail d’une équipe talentueuse qui l’entoure, en commençant par son producteur Kid Noize, son label Black Gizah Records, son attaché de presse Laurent Walschot, ses excellents musiciens, son agent, et une multitude de personnes dynamiques et talentueuse qui oeuvrent dans l’ombre de ce phénomène hyper talentueux.
Que ceux qui ont eu la chance d’ être présents ce jeudi soir à la Rotonde gardent bien en mémoire cette soirée car un jour sans doute ils pourront dire : j’y étais !
Personnellement je prends le risque d'affirmer que parti comme il l’est Mustii deviendra sans doute bientôt un artiste majeur de la scène electro pop belge et pourquoi pas internationale.
Vous voilà donc prévenus, quant à moi je m’en vais de ce pas réécouter « The Darkest Night » qui tourne en boucle sur ma platine depuis plusieurs jours.

PS : Mustii sera en concert au Cirque Royal le 21 octobre 2016 et prépare un premier album dont la date de sortie n’est pas encore fixée précisément ( rentrée 2016 ou début 2017).

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

à lire pour rappel: SEEKTHEDUKE @ Rock Classic, Bruxelles, le 3 juillet 2014

http://concerts-review.over-blog.com/article-seektheduke-rock-classic-bruxelles-le-3-juillet-2014-124072758.html

Mustii à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 février 2016
Mustii à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 février 2016
Mustii à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 11 février 2016
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:01
LAIBACH WITH RTV SLOVENIA SYMPHONY ORCHESTRA au Bozar, Bruxelles, le 9 février 2016

LAIBACH WITH RTV SLOVENIA SYMPHONY ORCHESTRA au Bozar, Bruxelles, le 9 février 2016

Le billet de JPROCK :

Fort d’une reconnaissance internationale le groupe slovène Laibach se produit ce soir à Bozar dans le cadre du festival de Lubjana accompagné par le RTV Slovenia Symphony Orchestra.
Groupe énigmatique et injustement controversé Laibach est un collectif authentique qui fait partie du Neue Slovenische Kunst ( NSK) une micro nation virtuelle qui rassemble différents artistes, écrivains, peintres et musiciens.
Son parti pris : interpeller en utilisant une esthétique inspirée des régimes extrémistes et nationalistes sans donner de réponses aux questions qu’on se pose et obliger chaque individu à réfléchir et choisir son camp.
En résumé Laibach ne fait aucune concession, ni au niveau musical ni au niveau de son image.
Jouant avec bonheur avec ce qu’on peut appeler le « kitsch totalitaire », dans un style aux influences dadaïstes évidentes, il juxtapose souvent conjointement des symboles d'idéologies politiques opposées.
Laibah bouscule et déconcerte et donc fait réfléchir, et en cela il en devient juste indispensable.
Ce soir dans la belle salle Henry Le Boeuf du Palais des Beaux Arts le groupe accompagné de l’orchestre symphonique de Slovénie revisite ses compos sous la baguette de Simon Dvoršak dans des arrangements du jeune compositeur slovène Anže Rozman.
Et dès le début du spectacle qui débute après les allocutions de quelques pingouins officiels par « Ode an die Freude « on est littéralement scotché par le son d’une pureté absolue.
Le mariage entre l’orchestre classique et l’univers industriel de Laibach apparaît évident et la voix grave de Milan Fras résonne comme jamais.
« Bossanova » sonne comme un véritable électrochoc !
Entre les titres c’est une voix off grave et saccadée qui s’adresse au public avec ironie en utilisant le second degré : « You - are - the best audience, we - love - you « , tandis que le band se tait et reste immobile.
« We - are - very happy - to be here ! «
Et c’est reparti de plus belle pour des titres qui alternent pop songs , chocs electro et arrangements classiques somptueux.
La voix enchanteresse de Mina Spiler s’envole tandis que celle glaçante de Herr Fras lui répond.
Chez Laibach on passe du feu à l’apaisement, du bien au mal, de la lumière aux ténèbres, le tout avec une facilité dérisoire et déconcertante.
« Now You Will Pay » chante Milan extrait de l’album WAT sorti en 2003.
Le groupe se lance alors dans l’interprétation d’extraits de « The Sound of Music »et ses versions martiales des titres issus de la comédie musicale sont tout simplement formidables.
L’aspect visuel du show est aussi omniprésent avec un joli travail sur les lumières et sur les projections 3D.
« We Are Millions and Millions Are One « suivi de « The Whistleblowers « issus du dernier album Spectre sonnent comme jamais, et le set se termine sur « Resistance is Futile «

« Ce que nous sommes, vous deviendrez
Un parasite, absorbant les âmes
On va sucer votre culture,
Cerveau, énergie,
Implanter vos gènes
À notre être collectif

Ne luttez pas contre nous
Toute résistance est inutile...
...Nous sommes Laibach
Toute résistance est futile «

Tout un programme !
A moins que ce ne soit une mise en garde ?
Ou la dénonciation de tout totalitarisme ?
Vous n’aurez pas la réponse.
Laibach n’est pas là pour vous la donner, Laibach veut juste vous bousculer, vous interpeller, vous choquer.
A vous de faire le reste et de vous interroger…ou pas.

Il est 21h45, le public est debout et l’orchestre suivi des membres de Laibach reviennent sur scène.
Encore un extrait de « The Sound of Music « avec « My Favourite Things « .
Je ferme les yeux et retombe quelques instants en enfance en revoyant Julie Andrews dans la mélodie du bonheur, mais mon absence ne dure que quelques secondes car dès la réouverture de mes paupières c’est bien Laibach que j’ai devant moi qui revisite à sa sauce cette chanson bien connue.
Du grand art !
Il ne reste plus au groupe qu’à nous donner l’estocade finale avec l’incontournable « Life is Life » dans une version prodigieuse qui mettra tout le monde d’accord et debout.
Quelques signes vers le public en guise d’au revoir puis les lumières s’éteignent à nouveau pour nous proposer sur l’écran géant le teaser du film retraçant le voyage et les concerts de Laibach en Corée du Nord et qui sortira au printemps.
Une dernière cerise sur le gâteau longuement applaudie .

Ce fut donc une soirée exceptionnelle en compagnie d’un des groupes les plus avant-gardistes de l’histoire du rock et de l’art, un collectif qui entretient savamment une certaine ambiguïté quant à ses réelles positions politiques pourtant pas du tout extrêmes quand on s'y intéresse de près et qu'on sait lire entre les lignes.
Un parcours difficile pour l’auditeur mais qui vaut la peine tant l’univers et la démarche de Laibach engendre questionnements et réflexions.
Et dans un monde où la plupart des propositions qu’on nous sert artistiquement et politiquement s’adressent à un public cible pré-lobotomisé, faire de temps à autre travailler ses méninges relève d’une gymnastique bienfaisante humainement essentielle.
Vous ne pensez pas ?

texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
Ode an die Freude
Eurovision
Smrt za Smrt
Bossanova
Now You Will Pay
Do-Re-Mi
(Rodgers & Hammerstein cover)
Edelweiss
(Rodgers & Hammerstein cover)
The Sound of Music
(Rodgers & Hammerstein cover)
Climb Ev'ry Mountain
(Rodgers & Hammerstein cover)
We Are Millions and Millions Are One
The Whistleblowers
Resistance Is Futile
Encore:
My Favorite Things
(Rodgers & Hammerstein cover)
Life Is Life / Leben heißt Leben
(Opus cover)

LAIBACH WITH RTV SLOVENIA SYMPHONY ORCHESTRA au Bozar, Bruxelles, le 9 février 2016
LAIBACH WITH RTV SLOVENIA SYMPHONY ORCHESTRA au Bozar, Bruxelles, le 9 février 2016
LAIBACH WITH RTV SLOVENIA SYMPHONY ORCHESTRA au Bozar, Bruxelles, le 9 février 2016
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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 13:54
EUROPA BLASPHEMIA 2016: BEHEMOTH pol + ABBATH nor + ENOTOMBED AD swe + INQUISITION us - Trix - Antwerpen - le 7 février 2016

EUROPA BLASPHEMIA 2016: BEHEMOTH pol + ABBATH nor + ENOTOMBED AD swe + INQUISITION us - Trix - Antwerpen - le 7 février 2016

Le billet de JPROCK :

En ce dimanche 7 février 2016 l’ Europa Blasphemia 2016 Tour s’arrête au Trix et personne ne s’étonne , vu l’affiche, que la salle anversoise affiche fièrement sold out.
Début des hostilités païennes à 18h45 avec Inquisition dont je n’ai pu voir que trois titres après avoir perdu pas mal de temps à chercher une place de parking que j’ai finalement dénichée à dix minutes de marche.
Dès qu’un concert affiche complet au Trix un dimanche, et qu’un évènement a lieu conjointement au Sportpaleis, c’est la galère assurée pour garer son carrosse !
Donc, n’ayant pas pu vraiment juger de la performance d’ Inquisition je m’abstiendrai d’émettre un avis sur leur set qui apparemment fut émaillé de quelques petits problèmes techniques.
Place ensuite à Entombed AD.
Fondé en 2014 sur les cendres de Entombed, groupe culte s’il en est, le band emmené par Lars Göran Petrov au chant guttural livre une bonne prestation sans surprises devant un public qui se montre bien réceptif et réserve un bon accueil au groupe suédois.
Du bon boulot et une prestation bien torchée qui ne révolutionne pas non plus la planète death metal.
Juste le temps d’aller s’en jeter une au bar et d’arpenter le stand merchandising pris d’assaut par le public, et on ressent déjà un frémissement dans la foule.
Frémissement justifié, car ce qui va suivre est réellement une affiche de rêve avec Abbath et bien sûr Behemoth.
Une chose est certaine, Abbath est très attendu, et au vu du merchandising écoulé et de l’impatience manifeste qui émane du public le nouveau projet de l’ex guitariste chanteur d’Immortal fait recette.
Dès l’apparition du quatuor sur scène dans un épais nuage de fumée et sous des lights quasi stroboscopiques une chape de plomb sonore s’abat sur la foule.
Abbath n’a rien à envier à Immortal, et je dirais même qu’il navigue encore un cran au dessus.
Entouré par King ov Hell à la basse , Gabe Seeber aux drums et Ole Andre Farstad au lead guitar Abbath Doom Occulta éructe ses textes penché sur son pied de micro . Tel un Lemmy du black metal ( il a d’ailleurs fondé en 1996 un groupe en hommage à Motörhead appelé Bömbers) sa voix rauque fait merveille, et alors que Mister Kilminster chantait la gorge tendue en positionnant son micro plus haut que son visage, Abbath lui semble chanter comme replié sur lui même.
Pendant 70 minutes on a droit à une succession de brûlots incandescents extraits du nouvel album sorti chez Seasons of Mist et aussi à plusieurs titres d’Immortal comme « Nebular Ravens Winter « ,« Tyrants » , « One by One » et « All Shall Fall « .
Abbath communique souvent entre les titres avec son public déchaîné et se paie même une petite gaffe en lançant « It’s good to be back in Holland ! « accueilli par quelques sifflets mais surtout par des rires étonnés. Il se rattrapera quelques titres plus tard avec un « Thank you Antwerp » qui nous rassure un peu.
Mais ceci n’est pas bien grave, car que Olve Eikemo ne soit pas fort en géographie nous importe peu, l’important c’est la musique. Et avec un set 100% pure energy et un black metal de grande qualité Abbath fut incontestablement le premier très grand moment de la soirée avant le gig de Behemoth qui disons le tout de suite a tenu toutes ses promesses.
Dès l’entame de son set Behemoth nous plonge dans une ambiance de grand messe et convoque les démons à sa table.
Qu’ils s’appelant Satan, Lucifer ou simplement nous pauvres mortels à la foi dieux et démons comme le déclare souvent Nergal , cette célébration nous emmène très loin dans l’univers du groupe qui depuis la sortie de son dernier album The Satanist a encore acquis une plus grande dimension scénique.
Musicalement Behemoth est d’une efficacité redoutable et chose rare pour un groupe de ce style il parvient à reproduire parfaitement on stage la maîtrise infernale de ses compos.
Dans un déluge de feu, de flammes et de fumée Behemoth convie le Malin, nous donne la communion blasphématoire et utilise les métaphores dans ses textes qui gagnent à être lus et médités.
Car après sa victoire contre une leucémie qui aurait dû l’emporter et sa totale guérison , on sent que Nergal est aujourd 'hui un autre homme fidèle à ses convictions anti-religions, certes, mais sans doute plus humaniste. Ce qui ne l’empêche nullement de rester sur scène ce performer incroyable qui quatre vingt minutes durant s’investit à fond dans sa musique.
Entre « Blow Your Trumpets Gabriel « qui ouvre le show et « Conquer All « suivi de « Chant of Eschaton 2000 « qui le clôturent c’est une rage black-death qui s’abat sur un public totalement conquis et participatif.
Il est 23h50, pas de rappel, les lumières se rallument et on se dit qu’on vient de vivre un moment particulièrement intense.
Behemoth est sans doute un groupe dangereux, mais pas pour les raisons que l’on croit.
Avec ce genre de band lorsqu’on y goûte on risque fortement l’addiction pure et simple, et de conclure une sorte de pacte démoniaque avec le groupe polonais qui en ricane encore…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist Abbath :

To War
Winter Bane
Nebular Ravens Winter
(Immortal cover)
Warriors
(I cover)
Ashes of the Damned
Fenrir Hunts
Tyrants
(Immortal cover)
One By One
(Immortal cover)
Count the Dead
Endless
Root of the Mountain
All Shall Fall
(Immortal cover)

Setlist Behemoth :

Blow Your Trumpets Gabriel
Furor Divinus
Messe Noire
Ora Pro Nobis Lucifer
Amen
The Satanist
Ben Sahar
In the Absence ov Light
O Father O Satan O Sun!
Encore:
Pure Evil and Hate
Antichristian Phenomenon
Conquer All
Chant for Eschaton 2000

EUROPA BLASPHEMIA 2016: BEHEMOTH pol + ABBATH nor + ENOTOMBED AD swe + INQUISITION us - Trix - Antwerpen - le 7 février 2016
EUROPA BLASPHEMIA 2016: BEHEMOTH pol + ABBATH nor + ENOTOMBED AD swe + INQUISITION us - Trix - Antwerpen - le 7 février 2016
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