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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 09:12

Concert en images: focale 2.8 ( additional words: michel).

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 Lucrèce ' De natura rerum', l'âge du métal succède à l'âge du bronze et connaît un regain à la fin des années 60 ( 1960) pour ne plus fléchir, la preuve à Silly, le Salon accueille un trio, pas hittite, mais gaulois, maniant adroitement l'outillage métallique.

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Mise en bouche, du hardcore fabriqué dans le Tournaisis:  Mingawash!

Batterie : Théo/ Basse: Denis/ Guitare : Quentin/ Guitare: Max/  Chant: Martin et  Clément.

Pas de hauts-fourneaux à  Tournai mais du métal en fusion.

Ces gamins, des habitués du Salon,  bastonnent allègrement, leur hardcore hip hop risque de ne pas plaire à ta tante Agathe, baryton léger dans la chorale Saint- Barthélémy.

'Bienvenue sur la bute' sonne un de leurs titres, le préféré des fans de l'Union St-Gilloise.

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 Unswabbed, du néo métal lillois né en 1996!

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Dernier méfait discographique, un EP sorti en mai: Tales from the nightmares vol.1!

Members, que dit facebook? 

 Seb (Chant) / Charles (Guitare) / Tof (Basse) / Bruno (Batterie).

Deux dates chez nous: Silly et le Garcia Lorca, le lendemain. 

De l'énergie, de la sueur et du savoir-faire, avec plus de cent concerts dans les gencives, les Nordistes savent comment mettre le feu.

Jean-Manu?

Putain de prestation, ces mecs assurent! 

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AqME

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Non, Manon, pas acné juvénile!

Le groupe d'alternative metal parisien a sorti une septième plaque en 2014, ' Dévisager Dieu'.

 La formation des débuts, Thomas Thirrion , Benjamin Rubin , Sophie Chaussade  et Étienne Sarthou a fait place à Etienne Sarthou ( batterie) , Charlotte Poiget (basse) , Julien Hekking ( guitare) et Vincent Peignart-Mancini ( chant).

Efficacité, punch, intensité, riffs en béton armé, rythmique impitoyable, chant rageur, étaient au rendez-vous, les amateurs de hardcore/ melodic death  ont savouré.

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Pour info une setlist de novembre:

 

        Avant le jour

        Lourd sacrifice

        Au-delà de l'ombre

        Blasphème

        Le culte du rien

        Ce que nous sommes

        Luxe Assassin

        Enfants de Dieu

        Pornographie

        Superstar

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et un cliché de celle du jour...

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Published by Focale 2.8 - dans Concerts
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 22:36

 Charles Eloy

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Le Glimps festival  s’est déroulé à  Gand du  11 au 13 décembre 2014 :  70 concerts répartis dans 11 endroits différents et la présence de plus de 300 délégués professionnels.

 

Les artistes des deux communautés (francophones et flamandes) et des groupes internationaux présentent leurs showcases.

 

Votre reporter de Concert Monkey y est également invité afin d’offrir à ses lecteurs une information de première source concernant les tendances musicales en Belgique et à l’étranger.

 

Très bon accueil et des informations efficaces.  La majorité des salles de concerts est regroupée dans le centre-ville.

 

The Spectors (BE) – salle Charlatan

 

THE SPECTORS est un groupe composé de 3 filles (chant/guitare, claviers, batterie) et 2 garçons.  Leur style: shoegaze/dreampop, rock lo fi américain.

 

Les compositions de la chanteuse/compositrice Marieke sont bien construites. Chris Urbaniwics (ex-Editors) y contribue dans quelques compositions par des arrangements en qualité de producteur et des parties de guitare et de synthé. The Spectors se laissent influencer par Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine.

 

Les voix majoritairement d’une couleur mélancolique se mêlent intimement à la musique et ont un effet de donner peu de relief. La chanteuse n’arrive pas à s’exprimer pleinement dans ce contexte

 

La présence scénique du groupe est excellente.  La chanteuse-guitariste porte des tatouages sur les avant-bras.  Le public connaît déjà quelques chansons, dont leur single « Nico ». Cela démontre le sens de la mélodie qui accroche les oreilles.

 

C’est un groupe débutant. Il leur faudra encore quelque temps et vitamines afin de pouvoir canaliser leur énergie d’une manière plus dynamique.. Les effets pédales et autres sont  trop gérés  et donnent l’impression qu’il y a une volonté de respecter un style Je reste dans l’attente que The Spectors oublient le frein afin de montrer leur réel potentiel. The Spectors devraient progresser logiquement dans les mois qui suivent afin de produire un groove plus homogène  et  d’aborder  les festivals de l'été 2015.

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Billions of Comrades (BE) – salle Trefpunt

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Billions of Comrades, c'est du noisy rock mélangé avec des éléments de l'electronica.  Les chansons sont d'un style direct avec des beats qui donnent envie de bouger et de danser. Le public conquis de suite devant la scène ne s'en prive pas.

 

Le groupe indie underground dégage une bonne énergie.  A noter qu'il est signé par un label indie bruxellois, Black Basset Records et qu'ils doivent se prouver sur scène sans les campagnes de marketing dont bénéficient certains groupes qui se revendiquent "indies". Des musiciens dans le coeur et l'âme, pas des marionnettes.

 

La présentation scénique reste à améliorer .

 

Billions of Comrades entame le concert avec la chanson « Robots » qui est  au départ plus expérimentale que les autres, mais  qui nous donne un avant-goût de leur univers musical. Vers la fin du morceau, le ton devient plus rock.

 

Le chanteur a le timbre de voix qui nous fait penser à Robert Smith (The Cure). Il jongle avec son micro et joue sur un Tenori-on, un instrument de musique électronique.

 

Il manipule un écran composé d’une matrice de 16 par 16 Led (diode électroluminescente)  dont les parties activées génèrent une musique évolutive. Quelques références d’artistes qui utilisent cette technologie venue du Japon : Björk, Emilie Simon

 

La chanson »Squadra » débute avec des nappes de synthés, suivi par le chant accompagné par des loops et la guitare y est omniprésente. Une énergie survitaminée amplifiée par une batterie puissante  vibre dans la salle de concert.

 

Un loop de basse de synthé entame la chanson «Altars » et ensuite nous retrouvons des arrangements avec des riffs de guitare électrique incisifs pour terminer avec des nappes de synthé oscillantes.

 

Je crois reconnaître des sons de marimba au départ de la chanson « Panda » appuyé par une batterie.

 

Billions of Comrades utilisent intelligemment (DIY with a little help, le grand mérite de ce groupe) toutes les ressources de la technologie pour nous offrir une musique agréable à écouter et à danser.

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Setlist: Robots, Harders, Sqaudra, Altars, PLKTS, Minor, Panda.

 

 De Staat (NL) – salle Charlatan

 

DE STAAT, un groupe néerlandais formé en 2006 avec 3  albums sous les bras, tournant en Europe se retrouve dans un festival dédié aux showcases.   Cela n’est plus une révélation.

 

Dans le programme de Glimps, il est annoncé la sortie un EP  « Vinticious versions » avec des morceaux réarrangés de leurs albums précédents. C’est comme les harengs à la sauce tomate ou à la sauce citron, cela reste des harengs. Ils ont délibérément voulu ce disque qui reprend des références des décennies précédentes.

 

Ils commencent leur concert avec "Get it  together" avec un tempo upbeat avec une guitare langoureuse. Le batteur a été cherché des inspirations chez Carmine Appice, qui a contribué aux  tubes mondiaux comme  Passion, Do you think I’m sexy (Rod Stewart). Les voix dans « Build that, buy that » se réfèrent aux Beastie Boys. « All is dull », du reggae. Je vous épargne les autres détails. Le résultat final est une soirée agréable passée avec un groupe qui s’exerce à de reprises et veut plaire à un large public. J’espère qu’ils retrouvent prochainement la créativité de leurs trois premiers albums.

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Setlist : Get it together, Build that buy that, Sweat shop, Down town, All is dull, Devil’s blood, Wait for evolution, Input source select.

 

 

Paon (BE) –  salle Minnemeers

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Le groupe PAON est un projet de Ben Baillieux-Beynon et Aurélio, respectivement  issus de The Tellers et Lucy Lucy.  Sur scène nous retrouvons quatre musiciens. Le style s’apparente à du pop- rock californien. Un court intro de clavier organique  de la chanson « Shine » introduit le concert.  Les mélodies pop entêtantes et les constructions prévisibles.Le salle de théâtre a été aménagée en salle de concert.  Paon utilise souvent des réverbérations sur les voix et dont je ne connais pas la raison.   L’usage trop fréquent fatigue l’écoute de leurs morceaux et c’est mon quatrième concert de la soirée. Je quitte pour laisser reposer les oreilles et  écouter un autre groupe. Un concert à voir dans d’autres circonstances.

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Fuck Art, Let’s dance (DE) – salle Trefpunt

 

Le groupe FUCK ART, LET’S DANCE originaire de Hamburg nous délivre une musique synthpop marinée d’accents rocks paisibles. Leur musique est dansante et structurée et répétitive. Initialement c’est agréable à écouter, mais les maigres variations forcent à rester attentif. Fuck Art, Let’s dance. Un slogan des années post-punk imprimés sur les tee-shirts, imprimant l’esprit révolutionnaire musical. Je n’ai retrouvé rien de révolutionnaire ou évolutionnaire dans le groupe.

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Aujourd ‘hui quatre salles de concerts étaient ouvertes. Demain le Glimps Festival propose onze salles de concerts.

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Published by charles eloy - dans Concerts
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 12:01

 L'Ancienne Belgique annonçait Zara McFarlane sold-out!

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Sur place, surprise, complet, oui, mais une configuration inédite, le public est invité à prendre place sur des sièges installés sur la scène à un mètre de l'espace réservé aux artistes.

+/- 180 privilégiés assisteront au concert se déroulant en deux sets.

Démarrage prévu à 20:30'.

Cinq minutes de battement, obscurité totale, puis un mot d'explication de Kurt Overbergh, please welcome, from London, Miss Zara McFarlane!

Zara who  was awarded the title of "Best Jazz Act" at the MOBO Awards en octobre, a, jusqu'ici, sorti deux albums, ‘Until Tomorrow’ (’11) et le récent ‘If You Knew Her’ , "no reaching for easy wins or crowd-pleasing formulae", indique London Jazz, mais "personal lyrics and a rich, soulful and expressive voice  with the accompaniment frequently stripped back to a minimum".

L'auditoire de l'AB a pu constater le bien-fondé de l'analyse, on ajoutera toutefois que les musiciens accompagnant la merveilleuse Zara, n'étaient pas du genre à se contenter du minimum syndical sans chercher  à tirer la couverture... classe, sobriété, virtuosité au service de la mélodie, des cracks ayant pour nom Peter Edwards au piano, Tim Thornton à la contrebasse, Binker Golding au saxophone et Moses Boyd aux drums.

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Le premier set est entamé avec la lumineuse ballade ' Her eyes', la voix veloutée te caresse les pavillons, le caprice subtil au piano séduit les plus délicats.

' Chiaroscuro', apparition du  sax transformant ce smooth soul/jazz en torrent impétueux.

DSC02656.JPGLe timbre ample de Zara, d'un classicisme noble, une seconde fois émerveille, pas étonnant que les critiques citent Dianne Reeves,Cassandra Wilson ou Jill Scott.

Next one is a favourite of mine, it was recorded on my first album, 'More than mine', often called 'The supermarket song', puisque c'est dans un supermarché que j'ai croisé un ex-boyfriend flanqué de sa nouvelle nana.

Le piano répétitif annonce une envolée du sax tandis que la gentille Zara entame le jeu des comparaisons avec la rivale.

Quelques fingersnaps annoncent une nouvelle ballade,' You'll get me in trouble', titre qu'elle avait interprété lors d'un Later... with Jools Holland.

Un fan de la première heure note:  She has a voice that can cut diamonds yet, at the same time, is as smooth as silk, depending on the piece....

Bien vu, Nestor!

Une voix toujours maîtrisée sans exclure la passion et un accompagnement de facture  classique illuminent 'Capture' qui précède la cover de Nina Simone, le profond 'Plain Gold Ring'.

L'acrobatique et fiévreux 'Feed the spirit' achève le premier acte.

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Quinze minutes pour s'enfiler une Jupiler au bar.

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Set 2

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Reprise avec  'Angie La La'.

We don't mind if you want to dance, dit-elle en souriant, le morceau aux effluves latino s'y prête.

Après une frasque de Binker, l'assistance assiste à un colloque drums/scat des plus lestes.

Retour au calme avec 'The games we played' suivi par 'Woman of the Olive Groves' aux fortes saveurs Billie Holiday.

Le récital se poursuit avec 'Love'  une complainte romantique au touché de piano à la Debussy.

Une brise légère effleure nos oreilles attentives.

It was a reggae classic (Junior Murvin), The Clash covered it, this is our version of 'Police and thieves'.

Une introduction à la double bass pour un jazzed-up reggae.

 

 

Un piano mélancolique amorce 'Open Heart', Zara a décidé d'ouvrir son coeur, pas de pleurnicheries débiles, de la sincérité!

La dernière salve de la soirée, le brillant et chaloupé 'Move' donne l'occasion à chaque musicien de se mettre en valeur lors d'un petit laïus radieux, sobriété et élégance pour le piano et la upright bass, finesse pour la batterie et traits géniaux à la John Coltrane pour le sax.

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Un concert éclatant et une file au rayon merch où une Zara McFarlane disponible signe ses disques avec le sourire.

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Published by Michel - dans Concerts
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 05:04

Concert en images: JP Daniels ( additional words: michel)

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Le  Eriksson Delcroix For Ever Tour 2014 touche à sa fin, le 12/12 au Casino de Blankenberge, la date du 13 à Herzele est déplacée vers 2015 et enfin le 16/12, pour finir l'année, au 30CC Schouwburg à Leuven.

Ce 10 décembre, l'écurie Eriksson Delcroix fait étape au CC de Hasselt.

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Deux heures de roots/alt.country haut de gamme, enfanté par des orfèvres, : la voix et les pas de danse (+ omnichord) de Nathalie Delcroix- son partenaire, Bjorn Eriksson aux vocals et à la guitare  + papa Karl Eriksson ( banjo) -Peter Pask (ukulele bass)-Tim Coenen ( guitar)-Elko Blyweert ( guitar) -Alain Rylant ( drums), tous des noms connaissant à fond tous les  knepen van het vak.

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Au menu: des extraits de l'album 'For Ever' ( 'The Valley' de Derroll Adams,  le 'Riding On A Snake With a Bottle of Tequila in My Hand’ sentant bon le bayou,  'Home is where the angels roam' avec la slide subtile d'Elko, 'Nashville Tennessee', bien sûr....), des titres plus anciens datant de la période The Parchesz ou même de l'antiquité Hank Van Damme.

Les harmonies vocales émerveillent, le brio de la troupe étonne, le temps file.

Après la dernière, 'Time is winding up', le public se lève à l'unisson pour réclamer les bis.

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Rappels:

 'Waiting around To Die’ de  John Townes Van Zandt I et le bluegrass traditional   ‘Black Mountain Rag’ written by Leslie Keith.

Home Is Where The Angels Roam,  des titres plus anciens datant de la période The Parchesz ou même de l'antiquité Hank Van Damme

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Published by JP DANIELS - dans Concerts
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 01:43

Concert en images: JPRock

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Zara McFarlane - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 10 décembre 2014

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Magnifique Zara Mc Farlane qui nous a enchantés ce mercredi soir à l'Ancienne Belgique avec un concert en petit comité ( nous étions 182) mais d'une grande qualité. Une voix impressionnante, jazzy, digne des plus grandes chanteuses de jazz et un band formé de musiciens exceptionnels.
Une très belle soirée en compagnie d'une grande dame du jazz dont on n'  a pas fini de parler. 

Bravo !

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JP Vanderlinden aka JPROCK.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 18:44

William George Perks se tape 78 balais, la pension, même à 67 ans, il connaît pas, en passant près de Makro il a aperçu une bande de branleurs brandissant des petits drapeaux rouges et verts s'agiter autour d'un brasero, il a souri.

 Bill Wyman, c'est comme ça qu'il s'appelle quand il chante ( très rarement) 'Je suis un rock star', sourit souvent depuis qu'un beau jour de janvier 1993 il a dit à Mick et Keith, continuez sans moi!

Depuis 1997 il tourne et s'amuse beaucoup avec les Rhythm Kings.

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Cinq albums studio et des tournées dans des salles 'humaines', ainsi il y a des années tu l'as croisé à 'AB, ce soir,

au Depot, il termine a six weeks tour across Europe.

 Avec JP on s'est collé frontstage et on a attendu le coup d'envoi prévu à 20:30'.

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Bill rapplique, alone, après un British good evening , il introduit les cracks constituant son band, dans le désordre,  Frank Mead (sax, harmonica, vocals), l'incroyable Albert Lee (guitar, vocals), un guitariste honteusement sous-estimé, son copain ( à Bill), le petit Terry Taylor (guitar, vocals), le comique de la troupe Geraint Watkins (keys, vocals, imitations en tous genres), Nick Payn ( saxophones, flute), aux drums, le Depot annonçait Graham Broad, Bill a corrigé et introduit Henry Spinetti, un gars au pédigrée impressionnant ( Clapton, Katie Melua, John Kongos, celui de "He's Gonna Step On You Again", etc...), et, enfin, celle qui fête son anniversaire ce soir, la rutilante Beverley Skeete!

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Un jump boogie juteux pour entamer les hostilités, ' Chicken Shack Boogie' ( Amos Wilburn).

Wyman toujours aussi placide tandis que les autres se démènent. 

Terry: any blues fans in the audience?

Ja.

Chicago blues fans?

10846500_1565722170308242_2045591866354239015_n.jpgJa.

Harmonica blues fans?

Accouche!

This is 'Too late' ( Little Walter), Frank à l'harmonica,moi,  je chante ( ndlr: bien). 

Virage soul avec 'Sweet soul music' d'Arthur Conley, joli ballet du duo de cuivres.

You know, we've got six singers in this band, Frank va pousser la chansonnette.

Yeah, it's a tune for the girls, une triste histoire datant de 1956, un mec, pas aimé, qui sort l'artillerie pour régler son compte à la madame, 'Just your fool', un second Little Walter.

Albert Lee a choisi  'I'll be your baby tonight' de Dylan, un rendu impeccable.

Ces mecs passent allègrement du swing, au folk, du boogie au r'n'b, ils pourraient te jouer la danse des canards que ce serait encore parfait!

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She's been a friend for many years, she sang with the Supremes, please welcome  Mary Wilson.

Vachement sexy pour ces soixante-dix printemps, Mary!

Moins virago que Tina Turner et une voix inimitable, un régal que les trois titres  d'un des piliers de la Motown: 'Baby Love'- 'Stop in the name of love' and her favorite track, ' My world is empty without you'.

Pas mal de gamins dans la salle n'étaient pas nés! 

 

 

Exit la mamie terrible, premier numéro de Geraint.

Un impromptu, 'Stop in the name of love' en mode crooning à la Tom Jones, puis une imitation de Tom Waits avant d'amorcer 'I'm a fool to care' de Fats Domino.

Beverley s'attaque à 'Good rockin' daddy' d'Etta James, les projecteurs étant braqués sur Frank Mead qui y va d'un petit solo pas salaud.

10393953_1565721456974980_6452789168709799514_n.jpgAprès Etta, un autre James.

Jesse?

Non, 007, connard!

Elmore James, un as de la slide, 'Talk to me baby', Terry s'y colle.

Albert termine le premier set with a good old rock'n'roll tune, ' Rock the joint' de Bill Haley.

Bill saisit le micro pour proposer a twenty minutes break! 

 

Set deux.

Bordel, vingt minutes, il avait dit, multiplie par deux! 

Départ en mode soul Brother n°1, ' It's a Man's Man's Man's World, formidable Miss Skeete.

Attachez vos ceintures, préparez-vous à devoir ingurgiter une salade  pas niçoise, zont refilé le micro à Monsieur Watkins, un cousin éloigné de Pirette, plus cabot que ce charel, tu meurs.

No more nonsense assure-t-il, tu parles, Charles, il en remet une couche bien grasse en présentant '300 pounds of joy' d'Howlin Wolf qu'il transforme d'abord en valse arabe avant de nous en donner une version swing.

Au fond un show des Bill Wyman's Rhythm Kings, c'est un peu comme Later with Jools Holland, chacun y va de son numéro.

 

 

Le jukebox de ces  routiniers, vieux de la vieille en vadrouille, propose 'Sugar Babe', Frank aux vocals.

Tu dis, Frankie?

Ah, c'est Bill qui a appris tous les dance tricks à Mick Jagger, il s'entraîne depuis 50 ans au gymnase, et tu dois faire pareil pendant 'Sugar Babe'.

Montre!

Pas mal, la marge de progression est énorme, mec!

Albert Lee, les Coasters,'That is Rock and Roll'.

Comme le dira Eddie,  "eerlijke show met Albert Lee als belangrijkste smaakmaker."

 Jackie Wilson, ' Baby work out', Beverley aime le rhythm'n blues, nous aussi!

Elle vient aguicher la horn section qui, du coup,  redouble d'ardeur.

Terry: a Gene Vincent track featuring Albert Lee 's famous guitar licks, ' Race with the devil'.

Albert mitraille joyeusement.

10857988_1565721886974937_8183973769419776479_n.jpgQui a gagné?

Bill, les autres se sont plantés dans le décor, lui tout en finesse et sobriété est arrivé à bon port.

Leuven, you're on tape, le show est filmé, veuillez applaudir Mary Wilson, she's back.

Une nouvelle triplette servie en suprême de volaille, ' Back in my arms again' , puis une nouveauté, I dedicate it to my favorite things: MEN, ' Don't know why' aux saveurs Roberta Flack et pour le gentil  Phil Collins, ' You can't hurry love'.

Un dernier méfait signé Geraint qui a décidé de nous narrer sa vie en noir et blanc avant d'ébaucher ' It's raining' d'Irma Thomas.

En dehors de ses pitreries, ce mec nous sort un jeu de piano classieux et son crooning est irréprochable.

'It's raining' sonnait Fats Domino, voici 'I'm ready' d' Antoine Dominique Domino, le virtuose de New Orleans.

Terry et Albert nous gratifient d'un duel de guitare naviguant dans les hautes sphères.

Incidemment au répertoire des Rolling Stones, ' I just wanna make love to you' de Muddy Waters.

Une grande version, suintante et sexy.

People, we've got time for one more song, ce sera le seul titre chanté par Bill Wyman, a song written by a guy I don't really like, mais il a pondu quelques classiques, ' You never can tell' de Chuck Berry.

D'un regard désapprobateur le bassiste lorgne vers Frank et Beverley esquissant un pas de danse burlesque.

Tous au vestiaire!

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Bis.

Une version intimiste en trio, Beverley, Albert ( aux claviers) et Terry, de la perle des Everly Brothers, 'Cryin in the rain'.

Un gâteau, on n'a pas compté le nombre de bougies, pour la talentueuse chanteuse, retour de  la smala, y compris Mary Wilson, présentation de toute l'équipe technique et une dernière cartouche, 'Dancing in the street', Martha Reeves and the Vandellas!

The party is over!

 

Photos: JP DANIELS

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 21:01

Le billet de JPROCK :

 

A Live Nation event.
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Triggerfinger fait partie de ces groupes belges qui ont acquis une grosse popularité et qui peuvent se permettre de remplir Forest National ( club).
C’est d’ailleurs le cas ce soir pour le groupe anversois qui se produit devant une grosse foule, l’apothéose d’une tournée triomphale
Et pourtant alors que la majorité du public a dû s’éclater , personnellement j’ai trouvé le temps long…

La soirée a commencé avec Big Sugar et son rock blues bien enlevé.

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Le band canadien s’est bien acquitté de sa tâche et a chauffé une salle qui était déjà bien hot avant le début des hostilités.
On a donc tous passé un bon moment avec cette première partie assez plaisante.

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Place ensuite sur le coup de 21h à Triggerfinger.
Le trio anversois de stoner rock a mis le paquet au niveau du lightshow avec une multitude de spots qui forment une cathédrale lumineuse du plus bel effet.
Dès le début du set le son est puissant et chaque musicien donne le meilleur de lui même devant un public tout acquis à la cause de son groupe favori.
1465282_679279955521939_7405246423629716815_n.jpgEt pourtant passé le choc des premiers moments du show, je commence un peu à m’ennuyer, en cause le répertoire du groupe qui personnellement ne m’a jamais réellement transporté.
Pour moi Triggerfinger est un excellent band au charisme indéniable et composé de musiciens talentueux , mais sur la durée d’un concert son point faible ce sont ses compos.
A part quelques titres plus évidents j’ai l’impression d’assister à une répétition de titres tous basés sur le même schéma et qui manquent cruellement de relief.
Sans doute est ce un détail qui ne dérange pas le public du groupe friand d’un son et d’une énergie propre au stoner rock, mais en ce qui me concerne j’attend plus, et le groupe le plus talentueux du monde ne peut pas atteindre des sommets s’il ne sert pas d’excellents titres.
C’est un peu ce qui manque aussi à Slash, que j’ai chroniqué récemment et pour qui j’avais émis les mêmes réserves.
Bref, j’ai assisté à un bon concert d’un groupe éminemment sympathique que je respecte beaucoup, mais après cent minutes de show, au deuxième titre du premier rappel j’ai décidé de regagner mes pénates et de laisser le band et ses fans terminer la fête sans moi.
Le groupe a paraît-il encore joué quelques titres dont un bel hommage à Luc De Vos décédé récemment en reprenant « Mia » , et a gratifié son public d’un deuxième rappel au terme duquel il a repris un titre de Rihanna.
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En résumé Triggerfinger a triomphé à Forest et ce n’est que justice au terme d’un concert généreux de près de deux heures, mais ne m’a pas convaincu plus que ça.
Bizarre, mais parfois certaines choses ne s’expliquent pas…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

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Setlist :
Black Panic
And There She Was Lying in Wait
By Absence of the Sun
Halfway Town
On My Knees
Perfect Match
My Baby's Got A Gun
Camaro
Hunt You Down
First Taste
Let It Ride
All This Dancin' Around
Drum Solo
Is It
Encore:
I'm Coming for You
Off the Rack
I Follow Rivers
(Lykke Li cover)
Mia (Tribute to Luc De Vos)
Cherry
Encore 2:
Commotion
Man Down
(Rihanna cover)

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 18:14

Destination Halle!

Een lezing, witte sint en zwarte piet: traditie of racisme?

Een gebedsgenezing:  Praga Khan in' t Vondel.

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JP, fais gaffe, ne viens pas avant 21h, tu trouveras portes closes.

Suis déjà à Ruisbroek..

J'arrive on ira vider un godet au Blue Note.

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21:35', faut chercher le support.

Un dj a pris place sur un petit podium installé dans la fosse,  Deris, alias Dries Jacobs.

Rien à dire, la bouse techno habituelle, servie par un gamin se prenant au sérieux.

Merde, nous on veut Paris Hilton ou DJ Diva et pas un clochard de seconde zone!

Une heure de soupe fade que l'Armée du Salut refuse de servir.

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Encore 10' de patience avant l'arrivée des éclaireurs du projet Praga Khan, une bassiste ( sans doute Ruth Verhelst) et une claviériste ( Tylaine Van den Broeck), sur l'écran, à l'arrière, quelques images symboliques, deux danseuses ( Evelyne Delameillieure, coupe garçonne et Renée Ruseler uit Schiedam)  entrent en piste, elles sont superbes, moulées dans une tenue mariant le blanc et le noir et cachant le visage,  effet gothique garanti.

La guitare, le flamboyant Erhan Kurkun et les drums, Olivier Adams, l'équipier des débuts, rejoignent les nanas, Maurice Engelen, peinturluré comme tous ses acolytes, est le dernier à débouler.

Que la fête commence...

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L'an dernier Praga Khan avait fêté son quart-de-siècle d'existence, cet été il a headliné quelques festivals et en ce 6 décembre, le roi non -couronné de la Belgian techno/new beat/acid house vient faire danser l'austère Joost van den 10256369_1565433827003743_1627444686651119565_n.jpgVondel et une cohorte de fidèles qui suit le band à la trace.

'We follow the sun' ouvre, une plage du récent 'Soulsplitter'

 Le soleil est pourtant mort, même Nicoletta le chante.

Une techno, certes prévisible, mais redoutablement efficace. Sont déjà vingt à s'agiter derrière toi.

JP nage dans les problèmes, le show étant autant visuel que dansant, sa rétine ne sait que fixer  sur l'objectif.

Il mitraille à tout vent.

Evelyne et Renée nous abandonnent, Maurice prend place derrière le synthé frontstage, Tylaine passe à l'arrière, voici 'Love' de 2000, une énumération et quelques accouplements surréalistes. Lieven, à tes côté connait toutes les associations nébuleuses et s'époumone en même temps que l'ange déchu.

Pour Klaus und Sigrid, '  Tausend Sterne, puis ' Freakazoids' de la new beat pour mutants germaniques , les go go girls, masquées, sont de la partie.

Wunderbar!

Apparition de l'attrayante rouquine  Inja Van Gastel, mama mia, on comprend que les curés rejettent le célibat, ' Luv U still' est sur les rails.

En bas, un zombie imbibé comme une éponge grecque a dans l'idée de se débarrasser du haut avant d'entamer une1512805_1565433343670458_3925831102217586524_n.jpg séance d'aérobics, il glisse sur une peau de banane pas halal et se prend une pelle, pas belle, hilarité générale et remue-ménage furieux.

Pour se consoler il rejoint le bar pour avaler cinq pintjes, cul sec.

Tiens voilà une vestale, 'The Moon', ses mashed up vocals lunaires, sa wah wah plaintive et ses beats industriels, apporte un brin de sérénité dans la fosse.

' Right or wrong' persévère dans la veine midtempo , Maurice en mode synthpop.

Retour aux beats épais après un cri belliqueux, l'escouade a attaqué  l'impétueux 'Picture this'.

Wouah, font Gaston et Leo, effectivement Renée et Evelyne arborent une tenue pour le moins sensuelle tout en se trémoussant comme des nonnettes profitant de l'absence de la mère supérieure pour s'essayer au pole dancing, l'ange Maurice pleure...sometimes I am 'Lonely'.

De plus en plus frénétique et épicé, le vieux 'Isolation' a le don de transformer tes voisins en robots spasmodiques.

Inja au chant, 'Phantasia', les ploucs à la fête (gothique).

Le set normal s'achève par le tube ' Breakfast in Vegas'.

Une messe de soixante minutes.

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Bis et apothéose! 

'I sit on acid' et ça pique et enfin a last song for tonight before you all get stoned and drunk,   'Power of the flower'.

La totale: des ballons géants voltigeant par dessus nos têtes, irruption  d'un Saint-Nicolas à la poitrine généreuse et aux mèches rousses rebelles, lancer de t-shirts, t'as réussi à en intercepter un, bain de cava, la folie totale!

Tu laisses les locaux se dépenser pendant l'after-party, et décides de prendre les petites routes pour éviter de croiser la maréchaussée.

Bye, bye, Halle!

DSC02559.JPGphotos JP Daniels & Michel

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:41

Qui sème le vent récolte la tempête..

The Book of Jonah: " But Jehovah sent out a great wind into the sea, and there was a mighty tempest in the sea, so that the ship was like to be broken..."

Et alors?

Hé, hé, Zorro est arrivé!

Ben, non, la déferlante Kate Tempest  a balayé  le Club, personne n'est sorti indemne.

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Tout a commencé à 21h, pas de support, on était tranquille, peinard.

Accoudés au flipper?

Non, laisse béton, Renaud,  face à la scène à contempler le matos, deux micros, deux sets de batterie ( des drumpads, et quelques éléments d'avant l'ère technologique) et une batterie de synthés.

025.JPGLe club est bourré ras bord lorsque trois musiciens rappliquent, une nana aux synthés, elle remplace le producer Dan Carey, aucun lien de parenté avec Ace Ventura, ni avec ton dentiste, et deux drummers, maybe Liam Hutton et Kwake Bass.

Ce trio nous agresse avec des beats épileptiques féroces avant l'entrée en scène de la choriste, Anth Clarke, vise mon T-shirt 2 Pac, et  de Kate Esther Calvert ( 28 printemps), known as Kate Tempest, poétesse, spoken-word artist, rapper, qui défraye toutes les chroniques musicales.

La jeune dame arbore un no look à rendre malade Jean Paul Gaultier et toute la confrérie des créateurs de fringues pour huppés: jeans difformes, tennis de chez Shoe Discount, un T-shirt à 3 €, des boucles décorant son visage poupon de gentille adolescente.

La musique se tait, la Londonienne démarre par un premier texte en cockney râpé,  'Marshall Law'.

Un slam poétique renvoyant Grand Corps Malade à ses études, d'emblée tu penses à l'immense John Cooper Clarke, les 'modernes' citant Mike Skinner ( The Steets).

Lorsqu'elle est rejointe par l'équipe et la vocaliste, ce hip hop devient implacable, il te secoue, t'oblige à remuer le crâne, à bouger les fesses, tes bras voltigent, elle nous tient,  la bougresse, comme dans la chanson ' Magic Woman 116.JPGTouch' du terrible The Greatest Show on Earth.

 Fond musical et parler se marient à merveille, 'The Truth' fait mouche et tu te mets à scander avec tes voisins..It's true if you believe it


The world is the world


But it's all how you see it.
..

La street poetry de Ms Tempest s'imprègne dans tes cellules et ne va plus les lâcher.

This is the last date of my first European tour, it's the first time we headline gigs, elle est visiblement heureuse de la réaction du public continental, elle avait déjà enthousiasmé Amsterdam et les Transmusicales à Rennes, Bruxelles réagit de la même manière.

Next one is called 'Lonely Daze'.

Un  flow limpide se baladant sur de souples ragga  drum loops.

L'histoire des poulets, tu connais?

'Chickens' ... no frills, no fuss... Kate met en scène des personnages, des paumés, des inadaptés, vous, moi... elle nous tient en haleine jusque terme de son histoire.

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Le single 'The Beigeness' déclenche des cris de jubilation, il est suivi par 'Stink' narrant une relation moins sereine que celle connue par Baudouin et Fabiola..

Ecoute, gars:

 ‘If you love me like you say

You would not push me away

If you love me like you think

027.JPGYou would not make such a stink..

Titre emballé, Kate refile une canette à un gars frontstage avant d'en décapsuler une pour usage personnel.

Les titres de l'album se succèdent, elle amorce 'The Heist', profitant d'un bridge, elle se cache derrière les synthés permettant à la formidable Anth Clarke  de nous faire un numéro torride.

Demain Liam fête son annif,  après un rappy  Happy Bithday, l'équipe attaque le catchy et rythmé 'Circles', la plage convenant le mieux pour les apprentis deejays.

 ..When all you've got is a hammer, everything looks like nails... martelé par la poétesse/forgeron, enfonce le clou profond, ' Hammer' fait mal, très mal.

En plein milieu de son flow, elle vient remplacer  Kwake Bass derrière les fûts pour joindre le geste à la parole.

La machine de guerre est en route, le tribal et sauvage  'Happy end' secoue un max.

Kate et ses complices décident de nous quitter en douceur avec le dreamy  'Hot Night Cold Spaceship' clôturant un set intense de 70'.

 

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Bis

Sorry, le stock est épuisé, vous voulez une jam or a poem?

Les musiciens s'installent à même le sol, Ms Tempest nous assène un extrait de son poème 'Brand New Ancients' qui lui a valu le Ted Hughes Award en 2013.

 

L'Ancienne Belgique lui a fait une ovation, mille fois méritée!

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 12:08

Le billet de JPROCK :
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Annoncé initialement au Cinema à Alost le concert de Death in June est déplacé la veille à Anvers pour des raisons assez floues.
La toile s’affole et la nouvelle se répand vite si bien que nous sommes environ 120 personnes ( à vue de nez) à rejoindre le VZW Emma , Droogdokkenweg 8 à Antwerpen, un bâtiment rose tout en béton situé sur les quais dans une zone semi-déserte.
Un endroit étonnant que certains ont eu du mal à trouver.
Mais voilà en fin de compte le concert a bien eu lieu et on a passé un très bon moment.
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Sur le coup de 21h c’est Die Weisse Rose ( La Rose Blanche est le nom d'un groupe de résistants allemands, fondé en juin 1942 qui s'opposa au régime nazi) qui monte sur la petite scène en fond de salle au son d'une musique de Noël de circonstance.
Le groupe de Thomas Bøjden captive par sa présence et ses morceaux de bravoure scénique.
A ce jour le band n’a sorti qu’ un seul album pas facile à se procurer, 'A Martyrium of White Roses' , mais il jouit d’une reconnaissance underground incontestable.

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Le temps d’aller se chercher une petite bière et de saluer quelques têtes connues et voici que retentissent plusieurs coups de sifflet. Douglas Pearce et Miro Snejdr traversent le public en tenue de camouflage et masqués comme à leur habitude.
Le show démarre en mode Herr Lounge Corps und Miro Snejdr, soit pour ce soir en mode accordéon ( formidable Milo 10805827_677324985717436_3992075183423944100_n.jpg!) et percussions. Et le son est tout à fait correct.
Rapidement le charme agit car les titres de Death In June sont réellement addictifs.
Bien sur la symbolique du groupe dérange et inquiète ses opposants, et certains textes sont sujets à diverses interprétations et polémiques, mais Death In June c’est surtout une approche poétique et intelligente de la musique.
DIJ interpelle, DIJ ne laisse personne indifférent, Death In June fait réfléchir, et ç’est ça l’important.
Douglas tombe le masque, empoigne sa douze cordes et Milo quitte la scène remplacé par un percussionniste.
Le concert se poursuit en une sorte de best of, et Douglas propose régulièrement des « resquest time » qui permettent au public d'entendre ses titres favoris. A côté de moi un grand gaillard qui frôle les deux mètres connait tous les textes par coeur.
Pendant septante cinq minutes Douglas P. nous joue une multitude de titres comme « The Enemy Within » , « He Said Destroy » , « Tick Tock » , « Little Black Angel » , « Death of the West « , « What The Symbols Shatter « « Giddy Giddy Carousel « , « Cathedral of Tears », « Rose Clouds of Holocaust «, « All Pigs Must Die « , « Runes and men » , etc... Impossible de les citer tous. Et c’est avec la main sur le coeur et un large sourire qu’il remercie son public fidèle avant de converser avec quelques spectateurs ( dont votre serviteur) et de commenter ses choix de titres piqués un peu au hasard dans la setlist de ce soir.

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Bref, malgré le changement de salle impromptu, la soirée fut donc une réussite et c’est tant mieux.
Et comme on peut le lire sur un des t shirts accrochés au stand merchandising du groupe : « Keep Calm and Listen to Death In June ».
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A chacun d’explorer l’univers du groupe et d'y faire son chemin suivant sa sensibilité , après tout, tout ça n’est que de la musique et de la bonne musique, n'en déplaise aux donneurs de leçons…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

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