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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 15:06
Lola Colt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 17 mars 2015

Lola Colt au Witloof Bar du Botanique

Cédric Queniart est un visionnaire, bien avant que la presse anglo-saxonne ne colle l'étiquette next big thing sur le produit Lola Colt, il avait prédit sur son blog "J'ai tout lu, tout vu, tout bu" sous la rubrique "Le groupe que les autres écouteront dans un an " - épisode 67: Lola Colt!

Il avait pondu cette bafouille en juin 2012!

De sa description on a retenu:

"Étendues arides, soleil torride, tumulte de chevaux galopant dans la poussière, parfaitement suggérés par des rythmiques tantôt nonchalantes tantôt survoltées et des feedbacks de guitares savamment dosés. Voilà l'univers pittoresque dans lequel Lola Colt évolue..."

Bien vu C!

Tu connais Siro Marcellini?

Ma femme prépare des capellini et n'ajoute jamais de sirop dans son soave!

Le brave Siro a réalisé plusieurs longs-métrages de série B, dont Lola Colt en 1967.

Le rôle de Lola Gate, alias Lola Colt, étant tenu par Lola Fafana, actrice et chanteuse américaine d'origine cubaine, offrant une vague ressemblance avec Angela Davis.

C'est en pensant à ce chef-d'oeuvre en péril que le sextet londonien a choisi d'adopter l'identité Lola Colt.

Leur premier full album 'Away from the Water' est sorti fin 2014.

Des louanges à la pelle, on préfère relever Popped Music " this is a well realised and great sounding record that feels fresh even if it doesn’t break much new ground. Definitely one to get lost in the desert with..".

Beaucoup de références, sans insinuer un quelconque clonage, le mix est brillant et les plus jeunes ne connaissent probablement pas le groupe auquel ton esprit à immédiatement penser après deux morceaux: Jefferson Airplane!

Un Witloof bien garni, pas mal de connaissances: Jean-Paul, Olivier, Vincent M ( sobre), Dominique Klach, Maurine en Maureen, qui comme toi doivent attendre 20:20 avant de voir arriver la Danoise Gun Overbye ( vocals, guitars, shakers, percussion), robe et maquillage post -Woodstock - Kitty Arabella Austen ( keyboards, harmonium, percussion, backings) - Sinah Blohberger ( bass), une songstress d'origine berlinoise - Matt Loft ( guitar) - James Hurst ( guitars, lap steel, percussion) et Martin P Scott ( drums).

Une guitare surf amorce 'Boom Boom Blasphemy', un titre de 2011.

Te voilà d'emblée plongé en plein western, c'est d'abord à Anna Calvi que tu penses avant les premières notes psalmodiées par l'intrigante Gun, une Grace Slick de 20 ans.

Vincent note de sérieuses intonations Siouxsie, il n'a pas tort, mais Vincent n'a pas connu la guerre du Vietnam.

Quoiqu'il en soit, la crypte est prête pour un trip psychédélique intense et magnétique.

'Rings of Ghosts' when The Doors meet Wovenhand et qu'ils ont engagé Patti Smith au chant, ça donne cet hymne dramatique et inquiétant, le côté western spaghetti étant coloré de mouvements postpunk pour varier les plaisirs.

Un grand morceau.

Des vocalises hantées avant de monter sur la 'Highway'.

Effets twang, reverb, chant hanté, virage tribal, le soleil tape sec , plus aucune canette dans le frigobox, le voyage n'est pas de tout repos et cette dingue qui entre en transe...

C'est sous la lune qu'elle se laisse aller, 'Moonlight', "The Doors of Perception", disait Aldous Huxley!

Le petit James en profite pour caresser la lapsteel pour orientaliser le trip tandis qu'un tambourin est patiemment tabassé.

Passe-moi le joint!

Je me consume...'Time to burn'.

'I Get High if You Get High’ et son petit orgue qui te rappelle Manzarek, ton esprit prend les airs, un voisin, du style m'as-tu vu, te ramène sur terre en multipliant les remarques débiles, petit con!

Lola Colt enchaîne sur 'White Horse' et 'Vacant Hearts', il fait de plus en plus moite dans la cave, le mascara de la prêtresse coule en lui dessinant des sillons noirs sur les joues, la communion est totale et on n'a pas encore entendu la plage la plus percutante du set.

Voilà 'Hearbreaker' du Boris Vian sous acide.

Terrible titre!

'Diamonds' sera lent, lancinant, tourmenté.

Miss Overbye grimace son chant, des guitares plaintives sur fond rythmique torturé te lacèrent les entrailles, tes paupières se font lourdes, ta vue s'obstrue, maman pince-moi, j'hallucine.

C'est grave, docteur?

Evidemment, rapprocher Annie Cordy et Lola Colt, vous êtes bons pour Charenton.

La dernière, dit-elle, 'Jaguar', un gospel torturé pendant lequel absolument toutes les têtes s'agitent en mesure.

That's it, un petit salut, les coulisses.

55' de show.

La playlist ne prévoyait pas d'encore, Lola Colt revient pourtant larguer une dernière et épique torpille à la longue intro psychédélique, ' Away from the Water'.

Simplement brillant!


Lola Colt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 17 mars 2015
Lola Colt au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 17 mars 2015
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 15:52
Julianne D + Antoine Hénaut au Salon à Silly, le 14 mars 2015

Concert en images: focale 2.8 ( notes: michel)

Julianne et Antoine sans Derek et Cléopâtre un samedi au Salon à Silly.

Du monde, de la joie, des sourires,...que du bonheur, résume Tonino.

Antoine Hénaut, un hennuyer pas ennuyeux.

Malgré son look d'éternel adolescent ( notons qu'il s'est laissé pousser des poils au menton pour ne plus ressembler à un damoiseau asexué) , foule les scènes depuis 2007, en 2011 sortait l'EP « Quelqu’un de Bien » et en 2012, un premier album, '36000 '( ce n'est pas le nombre d'exemplaires écoulés).

On le retrouve également comme parolier pour Suarez.

Au jeu des comparaisons, certains avancent Mickey 3D, d'autres Th. Fersen ou Benabar.

Antoine propose une marchandise légère, fraîche, ironique ou émouvante à la Amélie Poulain, sympa, quoi!

Pour l'accompagner sur scène, on reprend les notes de facebook: guitare : Max Giordano - basse : Pascal Hauben - clavier : Xavier Bouillon - batterie : Francois Leclercq, le hic, on n'a pas vu d'orgue!

Justine?

J'aime quand il chante ...j'suis qu'un branleur...

Nathalie?

Il twiste divinement!

Julianne D

2008, Julianne Deville, ' La vie n'est plus qu'un jeu', générique de la série "Le Rêve de Diana".

Hélène, toujours en 2008, "elle est trop bien cette chanson."

Julianne, qui avait déjà fait les choeurs pour Philippe Swan, si, si, tu connais, 'Dans ma rue', devient talent RTL, sort un album ' La tête dans les nuages', puis plus rien!

2014, elle revient et se nomme désormais Julianne D !

Pour la seconder Dozzy Njava, un frangin de Pata et Maximin ( Suarez, toujours eux) et Pierre Fontaine, un partenaire des débuts.

Ce soir au Salon, tous les Njava sont venus pour faire la java, et, chers amis, fiesta il y eut!

Silly a pu découvrir de nouvelles compositions pop à la française ( cf Zazie, Olivia Ruiz, Jenifer...) aux mélodies immédiates et fredonnables telles "Ça marche comme ça" ou" Something Strange".

Le public a quitté le salon en arborant un sourire rayonnant.

Un premier concert, une réussite!

plus de photos

Julianne D + Antoine Hénaut au Salon à Silly, le 14 mars 2015
Julianne D + Antoine Hénaut au Salon à Silly, le 14 mars 2015
Julianne D + Antoine Hénaut au Salon à Silly, le 14 mars 2015
Julianne D + Antoine Hénaut au Salon à Silly, le 14 mars 2015
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 21:31
HONEST HOUSE LABEL NIGHT: Frank Shinobi - Benoit Lizen - Taïfun – Umungus @ Rotonde Botanique – Brussels - le 13 mars 2014

Ioana Nica, photos: JP Daniels

HONEST HOUSE LABEL NIGHT: Frank Shinobi - Benoit Lizen - Taïfun – Umungus @ Rotonde Botanique

On March 13, the Liège-based independent label Honest House celebrated its tenth anniversary in Brussels with an exclusive mini-festival featuring four of their signing artists. The Rotonde venue of Botanique welcomed us with smoke on stage, good music and a feeling of being among friends. The party started a little bit later than announced, with Umungus, followed by Taïfun, Benoît Lizen and ended in force four hours later with Frank Shinobi.

UMUNGUS

Umungus, a name worthy of figuring in a Malleus Art gallery, a psychedelic sound with many interesting influences and a young age range, enough elements to raise interest on this group formed back in 2011. But despite the long list of influences, a quite normal fact for any new wave psychedelic bands, Umungus strikes by originality and technicality. Each instrument plays a distinctive part in the whole sound. The transit from blues or jazz to psychedelia and backwards is fascinating. This seems to be one of their strong points, passing from one style to another with effortless undertaking, through long undulating guitar sounds and remarkable smooth changes in the drum sequences. Blues rhythms melt in oriental cadences backed up by harmonious bass riffs, with a special mention of the drumming. Between songs, they were tuning up their instruments in complete silence. One of the songs was composed especially for the Honest House Label 10th anniversary.

Taïfun

Taïfun started their show in plain force. A mix of indie with heavier elements, where the bass work is central in their sound. Although they label themselves as an indie rock band, they incorporate many other elements, knocking at the doors of experimental. Some parts strongly remind of Roger Waters’ style for the screaming vocals and playing bass in a guitar manner. Others are solidly emerged in post-rock elements. The vocalist especially is dealing in emotions. A warm resonance, experimenting reverberation, whispering or using stronger accents, which can match any of the wide range of styles they are covering. Talkative and funny, they dedicated songs, made jokes, thanked to their fans coming from Liege to see them. And they came many and totally loved them judging by their reactions.

Benoît Lizen

Benoît Lizen is definitely something very special. Clumsy, sweet and funny when manipulating stage gear, sharp, focused and dreamy when performing. An out-the-ordinary singer-songwriter of an intelligence that matches his sensitivity. Keywords: authenticity and surrealism. Not only that all his songs are original but he also made up a language for them. Each song was performed on a different instrument, guitars, mandolin, lap steels. He overcame stage nervousness with humor and an open approach. Very much appreciated by the public, he was the sensation of the evening. People were so anxious to express their enthusiasm that they were hardly waiting for the songs to end in order to start applauding. When this happened over the ending of a song, an arrangement of lap steel playing with music box sounds, Benoît Lizen explained with innocent humor: “En fait, il y avait une petite conclusion là, mais c'est pas grave.” In fact, he is so authentic and genuine that he can incorporate anything that can happen at a show in his own performance. He also likes explaining his work. The mandolin was an old instrument restored and adapted by himself. A hand made musical box that brought along faraway sounds was the perfect ending to a performance filled with oriental, waltz and old folk sounds. Being a serious musician, his need for tuning the instruments was important and he let the public choose the background music while he was doing so.

Frank Shinobi

“Bonsoir. On est Frank Shinobi et on a très mal à la gorge. Enfin, la moitié de nous.” This hasn’t stopped this indie math-rock band to perform at high standards, becoming better and better while the setlist revealed itself. The most talkative band of the evening, even talking over each other sometimes, they offered a dynamic show with plenty of interaction and audience approval. With hard rock drumming which made the public clapping along, deep driving bass emphasizing the heavy sound, enthusiastic guitars for a ‘90s sounds and many different rhythms, Frank Shinobi rocked out the Rotonde.

If you have the opportunity, do not miss the next HONEST HOUSE anniversary event, which will take place this week-end in Liège.

photos

Umungus

Taïfun

Benoît Lizen

HONEST HOUSE LABEL NIGHT: Frank Shinobi - Benoit Lizen - Taïfun – Umungus @ Rotonde Botanique – Brussels - le 13 mars 2014
HONEST HOUSE LABEL NIGHT: Frank Shinobi - Benoit Lizen - Taïfun – Umungus @ Rotonde Botanique – Brussels - le 13 mars 2014
HONEST HOUSE LABEL NIGHT: Frank Shinobi - Benoit Lizen - Taïfun – Umungus @ Rotonde Botanique – Brussels - le 13 mars 2014
HONEST HOUSE LABEL NIGHT: Frank Shinobi - Benoit Lizen - Taïfun – Umungus @ Rotonde Botanique – Brussels - le 13 mars 2014
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 17:09
VERONIQUE SANSON " LES ANNEES AMERICAINES" - Cirque Royal- Bruxelles, le 13 mars 2015

Le billet de JPROCK :

AA Productions en accord avec Gilbert Coullier Productions


Ah Véronique Sanson !
Les albums de sa période américaine ( de 1973 à 1979) ont bercé ma jeunesse avec en point d’orgue ce concert à Forest National le 26 mai 1978 entourée d'un backing band composé de Stephen Stills et de ses musiciens from USA.
Un grand concert dont le souvenir reste présent dans mon esprit comme si c’était hier, avec Véronique vêtue d' une veste à paillettes et Stratocaster en bandoulière pour un final épique en compagnie d’un Stephen Stills en pleine forme.
Il était donc inconcevable que je ne sois pas présent ce soir au Cirque Royal pour cette première date belge de cette tournée intitulée « Années Américaines « .

Dès les premiers accords de « Vancouver » je me dis que ce répertoire là c’est du béton, mais néanmoins je n’échappe pas à un petit frisson qui me parcourt l’échine en constatant que sur ce premier titre la voix de Véronique pourtant toujours bien présente est quelque peu approximative.
Manque d’échauffement ? Choix de l’intro a capella un peu casse gueule ?
Sans doute, et aussi sans nul doute l' effet de ce trac toujours présent en début de set car après quelques titres la voix de Véronique se fait plus rassurante et les choses se mettent en place.
Derrière elle on retrouve la crème des musiciens de studio français comme l’excellent Dominique Bertram à la basse, chef d’orchestre de cette tournée, et le très précis Basile Leroux à la guitare qui tous deux ont roulé leur bosse dans une multitude de studios et sur les planches de la plupart des scènes de l’Hexagone et de la francophonie.
Ces deux là sont à la tête d’un band rehaussé par la présence de Steve Madaio ami et trompettiste de ces années américaines et que Véronique Sanson n’avait plus vu depuis plus de trente ans. De belles retrouvailles qui se traduisent sur scène par un évident plaisir de jouer ensemble.
Pendant plus de deux heures Véro va nous enchanter avec ses chansons incontournables et aussi des titres moins connus comme « Harmonies « ou « Full Tilt Frog ». Et bien sûr il y a les classiques comme « Bernard’s Song « rehaussé par la présence de l’amie Maurane , « Alia Souza », « Un peu plus de Noir « , « Besoin de personne » , « Drôle de Vie" et « Le Maudit » qui pour moi reste la plus belle chanson de son répertoire. Autant de petits chefs-d’oeuvre interprétés dans des orchestrations parfois trop lisses et trop propres, et dans un décor plutôt vintage qui nous renvoie au décorum des années 80. Un parti pris certes contestable, mais aussi défendable, question de goûts bien sûr.
Soudain à partir de « Vole Vole Vole « le band durcit le ton et on retrouve enfin ce côté rock qu’on aime dans la musique de Véronique, la reine française du rhythm ‘ n blues comme la présente Dominique Bertram. Et les choses se confirment ensuite avec « Tu Sais que Je T’aime Bien » et « Paranoia » .

Les rappels seront aussi palpitants et bien enlevés avec « Bouddah » , « On m’attend là bas » , « Amoureuse » et « Ma Révérence » chantée au piano avec beaucoup d’émotion.
Mais Véronique ne veut pas nous laisser partir sur une chanson triste, et c’est avec " Bahia" qu’elle clôture un concert qui finalement aura tenu toutes ses promesses.

A plus de trois fois vingt ans Véronique Sanson reste une artiste talentueuse dont l’énergie à revendre fait plaisir à voir.
Elle sera de retour à Forest National le 27 novembre prochain et au Forum de Liège le 28, alors si je peux vous donner un conseil, cette fois ne la manquez pas !

Texte et photos: Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK

photos

Setlist

1 – Vancouver
2 – Féminin
3 – Alia Souza
4 – Un peu plus de noir
5 – Toi et moi
6 – Monsieur Dupont
7 – Je suis la seule
8 – Bernard’s song
9 – Les choses qu’on dit
10 – Le maudit
11 – Full tilt frog
12 – Besoin de personne
13 – J’me suis tellement manquée
14 – Il a tout ce que j’aime
15 – Harmonies
16 – Drôle de vie
17 – Vole, vole, vole
18 – Tu sais que je t’aime bien
19 – Paranoïa
20 – Buddha
21 – On m’attend là-bas
22 – Amoureuse
23 – Ma révérence

VERONIQUE SANSON " LES ANNEES AMERICAINES" - Cirque Royal- Bruxelles, le 13 mars 2015
VERONIQUE SANSON " LES ANNEES AMERICAINES" - Cirque Royal- Bruxelles, le 13 mars 2015
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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 21:58
Pneu + Totorro + La Jungle au Magasin 4- Bruxelles, le 12 mars 2015.

Concet en images Samuel Letecheur et Claude Le Roux ( notes: michel)

Un concert organisé par le Magasin en collaboration avec Kuistax Booking!


Une petite soirée math/noise rock bien sympa entre copains qui s'aiment bien et le prouvent en se caressant et en se faisant des mamours.


Mons, c'est La Jungle!

Dans la jungle c'est plein de primitifs, de sales bêtes, finalement il n'y a que la copine de Tarzan qui vaut le déplacement.

Le duo Doudou ( guitare, batterie et synthés) balance un noise/ math rock binaire propice à la transe.

Ces braves jeunes gens , très propres sur eux, ont sorti tout récemment un cinq titres qui convient très bien comme bande sonore pour un documentaire illustrant la course des gazelles dans les steppes africaines.

Un ronron vachement addictif.

Totorro

Un quartet de Rennes, né en 2008, un EP en 2011, un full album, 'Home Alone' en 2014, non, Macaulay Culkin ne fait pas parie du line-up.

Genre?

Du postrock ne dédaignant ni l'approche heavy, ni les envolées célestes.

Délicatesse et passages musclés ne sont pas incompatibles.

Pneu.

Trois albums, le dernier 'Destination Qualité' .

Le public forme un cercle ceinturant les Tourangeaux ( JB aux caisses, Jay à la guitare).

Un set brutal, intense, mixant efficacité, un brin de provocation et d'expérimentation, le boyau a laissé bon nombre de spectateurs pantelants.

Quentin parlait d'orgasme, Jean-Yves estimait que la Chimay était trop chaude, Henry n'a pas trouvé marrant de se prendre un gobelet en plein citron.

La tournée belge de Pneu s'achève le 14 mars mais le band passe par Lille le 21 ou Metz le 18.

photos de Samuel

photos de Claude:

Pneu

La Jungle

Totorro

Pneu + Totorro + La Jungle au Magasin 4- Bruxelles, le 12 mars 2015.
Pneu + Totorro + La Jungle au Magasin 4- Bruxelles, le 12 mars 2015.
Pneu + Totorro + La Jungle au Magasin 4- Bruxelles, le 12 mars 2015.
Pneu + Totorro + La Jungle au Magasin 4- Bruxelles, le 12 mars 2015.
Pneu + Totorro + La Jungle au Magasin 4- Bruxelles, le 12 mars 2015.
Pneu + Totorro + La Jungle au Magasin 4- Bruxelles, le 12 mars 2015.
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 21:37
NOLWENN LEROY Tournée Acoustique à l'Espace Magnum de Colfontaine, le 11 mars 2015

Le billet de JPROCK :

Nolwenn Leroy est une artiste à part entière.
Belle, sympathique et talentueuse, la jeune femme a définitivement trouvé son style après avoir écoulé des palettes de son album « Bretonne « et confirmé avec son successeur « Ô Filles de l’Eau » tout le bien qu’on pensait d’elle.
Le tout ponctué par une tournée qui fut elle aussi un succès.

Aujourd'hui c’est avec des versions acoustiques et dépouillées de ses titres que la jolie chanteuse revient sur les planches.
Trois dates en Belgique sont prévues, l’ espace Magnum de Colfontaine ce soir, le Forum de Liège le 18 mars et l’Aula Magna à Louvain La Neuve le 31 mars.
Et cette formule accompagnée de trois musiciens lui va à ravir…

Auteur-Compositeur et instrumentiste, Nolwenn Leroy présente en version acoustique essentiellement ses deux derniers albums rajoutant ci et là quelques covers et certains incontournables de son répertoire comme le magnifique « Mon Ange » offert dans une version très touchante où elle s’accompagne au piano.
Les influence celtiques présentes tout au long du show et la sobriété des orchestrations permettent au spectateur de (re)découvrir la voix magnifique de la chanteuse native du Finistère qui de temps à autre joue aussi du violon.
Nolwenn est Bretonne et l’assume, et elle défend avec brio cette culture musicale d’une grande richesse.
On retrouve bien sur dans la setlist beaucoup de titres phares de son répertoire comme entre autres « La Chanson de la Mer » , « Davy Jones » , « Aux Filles de l’Eau » , « Sur mes Lèvres » , « Tri Martolod » et pour clôturer le spectacle « Juste pour me Souvenir » dont la mélodie irrésistible fait se lever toute la salle.
On épingle aussi une jolie reprise de Ed Sheeran qu'elle a rencontré récemment et une chanson hommage aux victimes de l’ouragan Katerina ( un des plus beaux moments du concert ! ) ainsi que plusieurs titres chantés en anglais où la jeune artiste démontre qu’elle possède le niveau des grandes chanteuses pop celtique internationales.
Et puis il y a cette reprise magnifique de « Wild Horses » des Stones livrée en guise d’au revoir et qui trotte encore dans ma tête.

Sublime!
Au final un concert superbe d’une artiste envoûtante qui fait définitivement partie des grandes voix folk de notre époque et qui sur scène atteint l’état de grâce.
Qu’on se le dise…

Nolwenn Leroy : chant, piano, violon, Wurlitzer, percussions.
Kevin Camus : uilleann pipes, fltes, tambourin.
François Delfin : guitares acoustique, stompbox.
Johan Dalgaard : piano acoustique, Wurlitzer 200 A.

Texte et photos Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

photos

NOLWENN LEROY Tournée Acoustique à l'Espace Magnum de Colfontaine, le 11 mars 2015
NOLWENN LEROY Tournée Acoustique à l'Espace Magnum de Colfontaine, le 11 mars 2015
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 19:38
The Subways - Dune Rats @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 11 mars 2015

The Subways - Dune Rats : COMPLET indique l'écriteau.

Quatrième passage des Subways au Bota, l'engouement ne faiblit pas!

Support: Dune Rats, des rongeurs australiens.
On t'explique, toi qui connais le rattus rattus, le rat musqué, le rat de bibliothèque, le rat-chinchilla, le rat-d'égout, le rat massi de crapules, le rat ma dent, et d'autres espèces à vibrisses développées, a dune rat, selon le dictionnaire urbain, désigne a slutty girl that goes to the dunes to ride quads or motorcycles with a group of guy friends. Instead of riding she likes to go behind the bushes, in the toyhauler or even the bathroom and get her insides poked by any guy in the group...t'es pas obligé de les croire!
Le trio de Brisbane ( naissance en 2011) pratique un garage punk sautillant et sommaire qui peut amuser les adolescents mais qui, au bout de trois titres, te laisse de glace.
Finalement malgré leurs simagrées tu ris plus lors d'un récital de Rika Zaraï.
20:00 et des poussières, trois casquettes chevelues radinent, ooh ooh ooh fait le blondinet se chargeant du chant ( Danny Beusa), B C Michaels bastonne consciencieusement, quant au bassiste, Brett Jansch, chouette T- Shirt Black Flag, il ne peut cacher ses origines Aussie, il cabriole tel un marsupial agile auquel on a refilé les mêmes produits qu'utilisait Ben Johnson lorsqu'il a porté le record du monde du 100 mètres à 9,83 s.
Entertaining, disent les critiques, visuellement on leur donne raison, musicalement c'est pas la panacée universelle, le premier qualificatif te traversant le cerveau étant puéril.
Une dizaine de ritournelles en 35 minutes en commençant par 'Superman', l'acrobate à la basse attirant tous les regards.
Ils poursuivent avec l'intellectuel 'Dalai Lama Big Banana Marijuana', un immense succès au Tibet où ils se souviennent très bien des frasques du capitaine Haddock.
Après 'Fuck it' un hit au couvent de Brisbane, ils s'attaquent à 'Blister in the sun' des Violent Femmes, zauraient mieux fait de s'abstenir.
Danny vient de vider sa Jupiler, pas de panique, maman, il a poussé deux petits rots odorants avant de poursuivre le menuet, 'The Balt' indique la playlist, pas retrouvé sur l'album - 'Homesick' - 'Wooo' et 'Lola' le titre le plus ensoleillé et le plus valable du set.
Un quatrième guignol a tournoyé sur le podium pendant toute l'aubade pour immortaliser sur pellicule la performance des rats qui achèvent l'exercice avec 'Funny Guy, 'Dr Dr' et 'Red light green light'.
On adore Bruxelles, Manneken Pis et la bière..
Enfin un groupe qui ne nous bassine pas avec le chocolat et les gaufres!

The Subways
La dernière fois que ta route avait croisé celle du trio de Welwyn Garden c'était en 2009 au Depot, The Subways venaient de sortir 'All or Nothing', leur second LP.
Mars 2015, le Bota les accueille lors de la tournée devant promouvoir le n°4, 'The Subways'.
Tournée ayant failli capoter suite au désistement de Josh Morgan, le batteur, suffering from acute stage fright caused by Asperger Syndrom, une forme d'autisme.
Pour remplacer Josh, Ryan Jenkinson ( Reverend and the Makers) est recruté, ce gars est l'homme de la situation qui aura parfaitement rempli son rôle.
Charlotte Cooper reste Charlotte Cooper, sexy, efficace, souriante et bondissante et Billy Lunn dirige le show de main de maître.
En 2015, après 15 ans d'existence, les Subways n'ont rien perdu de leur fraîcheur, leur présence scénique a gardé ce caractère tonique et vibrant qui à chaque gig enthousiasme un public de tous âges.
Kick off avec l'hymne frémissant ' We Don't Need Money To Have A Good Time' suivi par 'I'm In Love And It's Burning In My Soul', taken from The Subways new self-titled album.
Toujours cet irrésistible indie punk speedé, les kids à tes côtés s'ébrouent nerveusement, tandis que Charlotte scande I'm in love...
D'autres le sont également, on les comprend!
'Shake Shake', un message enregistré et appliqué à la perfection, suivi par une seconde nouveauté ' Good times'.
Le nouveau matériau plaît, ils décident de poursuivre avec le rugueux 'We get around' .
Apparition du premier crowdsurfer.
Un moment de calme with 'Mary', a song for my mother, dixit Billy, sur la lancée un nouvel hymne scandé par la jeunesse,'Alright'.
Ryan le remplaçant amorce 'Dirty Muddy Paws', le tempo reste super élevé, le camion-balai risque de devoir ramasser les laissés- pour-compte.
'Kiss Kiss Bang Bang' un des singles de 'Money and Celebrity' ( 2011) précède le tout nouveau tube
dont émane un délicieux parfum Britpop, 'My Heart Is Pumping to a Brand New Beat'.
Bordel, un gars du voisinage dégage d'autres fragrances nettement moins agréables, une visite chez un diététicien s'impose, fieu!
Le titre des débuts 'I Want To Hear What You've Got To Say' déclenche de gros remous, Jean-François, 89 kilo, se prend une pelle, une gentille petite, 38 kilo, ne peut prétendre repousser les assauts de ces sauvages, on la colle face au podium en faisant barrage.
L'ambiance reste chaude avec ' Rock and Roll Queen' .
I wanna see you go crazy, hurle Billy, ce sera le cas lorsqu'il entonne en français exotique... tu es le soleil, tu es la seule...
Je dédie la suivante to the lady who said Charlotte is better than you, 'Taking all the blame' précède 'Girls and Boys'.
La sangle de la basse de Charlotte rend l'âme, la belle enfant poursuit à genoux, on lui refile un nouveau jouet avant d'entamer 'Celebrity'.
Séquence gestion des foules, tous assis, bitte, Bruxelles obtempère avant de bondir aux premières frappes de Ryan attaquant 'With You'.
Pas de bis, on ne joue pas ce jeu-là, on continue le pied sur le champignon,voici le houleux 'Oh Yeah' et 'Just like Jude'.
La fête se termine par 'It's a party'.
Un élan de quinze mètres, un sprint et un plongeon dans la foule, Billy est revenu sur scène sans se sécher pour achever l'anthem qu'il décore de quelques riffs de Jimi Hendrix.

A powerful gig!

photos: Subways

Dune Rats

The Subways - Dune Rats @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 11 mars 2015
The Subways - Dune Rats @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 11 mars 2015
The Subways - Dune Rats @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 11 mars 2015
The Subways - Dune Rats @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 11 mars 2015
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 03:48
Rumer + The Southern Companion - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 mars 2015

Rumer + The Southern Companion - Ancienne Belgique

Concert en images: JP Daniels ( notes: michel)

Que dit la rumeur?

Rumer: quel plaisir de renouer avec la légèreté de la variété au parfum sixties/ seventies présentant de forts relents Burt Bacharach, Dionne Warwick, The Carpenters...

Son nouveau CD ' 'Into Colour', malgré le U a bien été enregistré aux States où vit désormais la gentille Sarah Joyce, mais il présente toutes les palettes pastels d'un printemps anglais.

The Southern Companion

Ou plutôt Darren Hodson, solo acoustic sans The Southern Companion, le backing band de Rumer.

Deux albums, 'Short Stories and Tall Tales' et le tout récent '1000 Days Of Rain' d'inspiration belge.

Le troubadour barbu à la casquette L'Homme de Picardie puisera dans ce catalogue pour un set attachant d'alt.country/ americana de bonne tenue et porté par une Southern voice caractéristique.

Un ou deux titres?

The Leaving Kind - Drive !

Rumer

35 printemps, un passé: La Honda - Rumer and The Denials - un album sous sa véritable identité, Sarah Joyce, et 3 CD's en tant que Rumer.

Une longue robe d'un blanc cassé scintillant, pour l'entourer The Southern Companion avec Darren Hodson.

Une intro suivie par 'Dangerous', elle n'a vraiment pas l'air violente cette brave dame, du smooth pop que certains comparent à Carly Simon ou Carole King, on peut les comprendre!

De sa voix limpide la native d'Islamabad va enfiler ses titres: ballades délicates, poppy tunes vaguement disco, singalong aimables... le tout entrecoupé d'anecdotes personnelles et de regards amoureux destinés à son compagnon/pianiste Rob Shirakbari.

Le jazzy pop ‘You Just Don’t Know People’ fait effectivement penser à Carole King , 'Aretha', proche de Minnie Riperton ou de Roberta Flack, émeut .

Parmi les reprises, pointons 'P F Sloan' de Jimmy Webb ou le formidable 'I can't go for that' de Hall and Oates.

Françoise, à l'âme romantique, a craqué pour 'Baby come back to bed', Angèle, qui n'avait pas dîné, a préféré 'Pizza and Pinball' et Julien, un fan de Todd Rundgren, a été ravi lorsque Rumer a repris 'Love is the answer'.

Un vent de douceur a soufflé sur l'AB hier soir!

Rumer: photos

Darren Hodson: photos

Rumer + The Southern Companion - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 mars 2015
Rumer + The Southern Companion - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 mars 2015
Rumer + The Southern Companion - Ancienne Belgique - Bruxelles, le 9 mars 2015
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:25
Marmozets + Brutus - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 8 mars 2015

Marmozets + Brutus -Ancienne Belgique ( Club)

Du monde, ce soir, l'affiche est alléchante, un jeune gars boutonneux marque son étonnement, zeg het eens, Quentin!

Ik vond het best wel 'awkward' dat Marmozets moest spelen voor een beetje een 'ouder' publiek. Exacte leeftijd weet ik niet, maar ik ben wel zeker dat er een aantal 30'ers waren terwijl dat de band zelf nog maar rond de 20 jaar is.

Quentin, brave ket, 30 ans, t'es gentil, JP est presque grand-mère, Jean-Marc se tape 50 printemps, Daniel vient de souffler 45 bougies, quant à d'autres la carte d'identité mentionne né en 1950...There ain't no age for rock 'n roll!

Brutus.

20:15, merde, ils vont commencer ces Louvanistes?

Les voilà, Peter Mulders : Bass, Stijn Vanhoegaerden : Guitar et Stefanie Mannaerts : Drums and Vocals.

Quoi, JP?

Tu la reconnais, vue avec The Spectors, t'es une mamie bon pied, bon oeil!

Indiestyle les a bombardés Belgische belofte 2015, après le set enragé donné à l'AB on adhère à 100%.

A fond la caisse dès la première seconde, un mix sauvage de shoegaze, hardcore, math rock décoré de vocalises intellectuelles, 'Lalala' secoue.

Stefanie, à la silhouette Twiggy, frappe comme une barbare tandis que ses vocalises mélodieuses forment un contrepoint poppy au jeu bestial de ses compagnons.

Brutus n'a pas été choisi par hasard comme nom de baptême.

Qu'en pense César?

Tu quoque mi fili.

Le second obus fera encore plus mal, 'Fluch Blossoms' est le titre écrit par Peter sur un sous-bock.

Brutus n'est assurément pas un tendre, faudra penser à acheter une muselière!

Voilà Stefanie soudain transformée en déléguée syndicale hurlant ses revendications, ça rigole pas!

'Justice De Julia II', du métal hurlant pas vraiment symphonique malgré un chant symphonique.

Cette nana éblouit, Peter en tombe à genoux.

'LOL', même scénario, de la férocité, de la rage, du rentre-dedans!

Virage symphonie zoologique baroque avec 'Bearclaws', dans le style Epica, ça cogne.

Sur leur plaque deux titres, 'Major', style les Hauts du Hurlevent, pensez à rentrer le linge qui sèche!

'Horde II' dans le style Peckinpah, de la poussière et de la colère.

Départ en douceur pour ' Dancing on the face of a panther', tout va bien, un temps mort de 2 ou 3 secondes,wham, une déflagration tonitruante suivie d'une secousse sismique, pas le temps d'entamer une prière, on est cuit!

Ouf, fausse alerte, retour au calme.

Le trio achève son trip par 'Horde', la meute sauvage déferle sur le Club, Emile, inquiet, murmure: c'est la curée!

Brutus a conquis la Gaule.

Marmozets ne se présente pas avant 21:20'.

Conditionnement: obscurité totale, sonorités industrielles, le gang de Bingley, qui ne ressemble nullement à une colonie de ouistitis nains, rapplique.

Becca Macintyre (vocals), quelle fille, Sam Macintyre (guitar/vocals), Jack Bottomley (guitar), Will Bottomley (bass/vocals) et Josh Macintyre, malingre mais ô combien efficace (drums), nominated for Best British Newcomer en 2013 et auteur de la plaque 'The Weird and Wonderful Marmozets' ( Roadrunner Records) mettent d'emblée le feu, 'Move, Shake, Hide', titre explicite s'il en est, cingle, flagelle, frappe où ça fait mal.

Loud, raw and raucous rock'n'roll played loud, very loud!

Il y a pas mal de temps qu'un groupe débutant ne t'avait plus secoué comme un prunier dès la première salve.

Derrière toi les kets se pressent pour mater la jolie Becca dont le regard rebelle t'incite à penser qu'elle en a vu d'autres.

"Is It Horrible" dèjà un bain de foule pendant que les petits camarades bastonnent sec.

Un chant screamo, des guitares acérées, une rythmique infaillible, "Weird and Wonderful" ébranle les oreilles sensibles.

'Love You Good' qu'elle dit avant de se coller face à l'objectif du gars de Front View en lui faisant un doigt d'honneur.

Imagine une Joan Jett indomptable , blonde, âgée de 20 printemps, on le souligne, cette nana c'est de la bombe.

Un son de piano samplé, voici "Captivate You", un hymne scandé par une cohorte de fans déchaînés.

Drums et basse annoncent 'Particle', les deux guitaristes en position de mitrailleurs, les rafales se succèdent, ponctuées par un chant virulent...please, don't go, implore Miss Macintyre alors que personne n'avait l'intention de se tirer!

Premiers instants de calme, 'Hit the Wave', pas de bol, la jument se cabre, agite la crinière, cette pouliche sera dure à amadouer.

Ils enchaînent avec la plage ouvrant l'album "Born Young and Free", un postulat.

Josh se défoule derrière ses caisse, la sauvageonne pointe l'index vers un gars repéré dans la foule, puis vient se coller et éructer à 15 centimètres de ton crâne, à ses pieds les canettes de bière posées sur le podium font des bonds.

Pas de compromis semble-t-elle vouloir dire!

Pas de pause, une nouvelle bordée furieuse, "Vibetech" qu'elle va débagouler dans la foule.

Un moshpit s'annonce, Will part en growls effrayants, où est Becca?

Elle refait surface, pas abîmée, les deux dernières prévient-elle: "Back to You" et "Why Do You Hate Me?" .

Josh a décidé de nous montrer sa carrure d'athlète, il se débarrasse du haut, grimpe sur son kit avant de reprendre son travail de forcené.

Grosse bousculade derrière toi, Becca toise la masse, un sourire narquois illuminant son frais visage.

Marmozets will be the next big thing, une quasi certitude!

photos: JP DANIELS

Marmozets

Brutus

Marmozets + Brutus - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 8 mars 2015
Marmozets + Brutus - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 8 mars 2015
Marmozets + Brutus - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 8 mars 2015
Marmozets + Brutus - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles - le 8 mars 2015
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 21:23
Intergalactic Lovers + Nele Needs A Holiday @ Het Depot - Leuven, le 7 mars 2015

Un avis: op 8 maart vieren we internaionale vrouwendag...

Donc le Depot a décidé de placer les madames under the spotlights.

Fort bien, nous sommes ravis, surtout que pour l'occasion l'ouverture des portes se produit à 18:30', pas besoin de poireauter des heures face à l'entrée.

JP est sur place et contemple la performance 'Withoutman', voyant Amber Janssen, Freya Pauwels, Laura Conde Tumbarell et Manon Janssen s'ébattre sur le podium et accessoirement foutre le bordel en l'inondant de mousseux imbuvable tout en le saupoudrant de chips et de pop corn.

Amusant!

Nele Needs A Holiday

Nele Van den Broeck est un phénomène, comme stand up comedian elle écrase ses collègues dont le slip cache un bigoudi, taille évaluée à 9,16 cm au repos et 13,12 cm en érection, selon les derniers sondages en Europe, cette nana délurée réussirait à faire rire un moine tibétain consacrant toutes ses heures à la méditation.

Lorsqu'elle accuse Jo Van Damme du Standaard d'avoir commis une grossière erreur journalistique en décrivant son rire par des hi hi hi de gamine, alors que son hilarité se traduit en BWAHAHAHAHA gras et distingués, tu ne peux qu'applaudir à deux mains surtout si elle exige un erratum.

Cinq fois tu as croisé la route de Nele Needs A Holiday, cinq fois tu as été pris de fous rires incoercibles.

Nele commence le set sans ses Holidays, Lise Boutery ( un heureux événement) est remplacée par Laura au piano, Sielke De Muler aux guitares ou à la flûte, Charlotte Schellen aux drums, Lieselotte Plasqui à la basse plus les cuivres, Mo à la trompette et clochettes et Emma au saxophone.

Un ukulele et un rêve qui ne se réalisera probablement jamais, devenir une star, ' Give up the dream'.

Voilà l'escadron de mini-jupes aux couleurs de l'arc-en-ciel, 'Loser's twist', ma vie est un condensé d'échecs, un fiasco intégral, sur fond de sixties pop bien kitsch, avec un clin d'oeil au 'Do you wanna dance' de Bobby Freeman.

Je tiens à prévenir tous les étudiants en théologie de la KUL que ‘Do you remember Made In Taiwan’ contient des gros mots pouvant heurter leurs chastes oreilles, qu'ils aillent consommer une grenadine au bar.

Un accordéon pour la grande pianiste, 'Ok girlfriend', merde le type que je drague a déjà une petite amie, bof, c'est moche mais ça signifie qu'il n'est pas gay!

'Bla bla'.

Allongez-vous, c'est quoi votre problème?

I'm afraid of human contact, doctor...

Tu parles, Charles!

Une plage dédiée à toutes celles qui ne peuvent plus encaisser leur compagnon sur fond slow à la Roy Orbison, ' I love you but I Google other people'.

Spécialement pour la journée de la femme j'ai omis d'épiler mes jambes, kijk. Le gai luron enchaîne sur le hit 'Red dress song', une sorte de Tiny Tim meets Julie Andrews qui chantent avec l'Armée du Salut..

Un scoop, les frocs de mon ex-petit ami, Benny, sont bien trop longs, quand il se promène en rue il ressemble à un sac de patates.

'I really wish I was a bitch'.

Pardon?

‘I really wiwi I was a kiwi'

D'accord!

Un coup de Stella avant 'Drunk song', c'est moins drôle le lendemain.

Tu dis?

Elle est givrée!

Et pas un peu, la pauvre Cosette!

Après 'What am I to do' , le clown s'éclipse pour revenir en juste-au-corps moulant et attaquer 'Beyonce' non sans avoir sifflé une mousse cul blanc!

That's all folks!

Attente fastidieuse avant l'entrée en scène d'Intergalactic Lovers.

Aux sons d'une 'intro' annonçant leur arrivée, Lara Chedraoui (vocals), Brendan Corbey (drums), Maarten Huygens (guitars, lapsteel), Raf De Mey (bass) et le cinquième élément allemand, Philipp Weies ( gt, keys), prennent place.

'Northern Road', dès l'entame une évidence, c'est Lara qui va attirer l'attention, elle virevolte, mime le jeu des guitaristse, lance les bras dans les airs, agrippe le micro, l'étrangle...cette fille hypnotise comme une jeune Patti Smith.

Une formidable frontwoman!

Après cette première plage, attaquant à la fois ton cerveau et obligeant tes pieds à battre la mesure, le quintette amorce le sombre 'War'.

La suivante est nouvelle prévient Lara, 'F' , ...where do I run if I have no home... un sentiment d'angoisse l'étreint, sa voix prenant des intonations Sarah Bettens.

Avec 'Howl' du premier album on retrouve des ambiances David Lynch... tu la crois quand elle proclame ...I'm dressed to kill tonight...

Certains y entendent du Cardigans, Intergalactic Lovers nous semble plus profond.

Une lapsteel pour 'Someday' sur fond de berceuse.

Lara, secondée par son band impeccable, impressionne.

Le public a droit à un second downtempo, 'Fade Away', ce single des débuts est accueilli avec enthousiasme, il est suivi par la plage participative et printanière 'Islands'.

Si tu pensais aux Walker Brothers en lisant 'No regrets' sur la playlist, tu avais tout faux, ce titre sautille gaillardement.

De superbes lignes de guitare illuminent 'Grea Evader', morceau te rappelant ' Under the milky way ' ( The Church).

Présentation des Lovers avant l'intense et psychédélique 'Bruises'.

Le crowdpleaser arrive sans retard, 'Delay' , tout le Depot tangue.

'Obstinate Heart' clôture cette prestation impeccable.

Bis

Ils débutent par l'hyper dansant 'Shewolf' suivi par l'atmosphérique 'Distance'.

Philip derrière les claviers: 'The Fall', une cascade aux teintes americana. En commençant par la sensuelle juffrouw Chedraoui, les musiciens quittent un à un la piste, laissant le brillant local, le bassiste Raf De Mey, achever la tirade.

Great gig, great band!

Photos: JP DANIELS

Nele Needs a Holiday

Intergalactic Lovers

Intergalactic Lovers + Nele Needs A Holiday @ Het Depot - Leuven, le 7 mars 2015
Intergalactic Lovers + Nele Needs A Holiday @ Het Depot - Leuven, le 7 mars 2015
Intergalactic Lovers + Nele Needs A Holiday @ Het Depot - Leuven, le 7 mars 2015
Intergalactic Lovers + Nele Needs A Holiday @ Het Depot - Leuven, le 7 mars 2015
Intergalactic Lovers + Nele Needs A Holiday @ Het Depot - Leuven, le 7 mars 2015
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