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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 07:21
Meatbodies à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 25 février 2015.

Concert en images: Claude Le Roux. ( notes: Michel)

Evénement organisé par le Botanique et HeartBreak Tunes.

Le support était assuré par le garage band de Tournai, Thee Marvin Gays, un set dynamique qui n'a pas laissé le public indifférent.



Meatbodies.

Une biographie étoffée sur leur facebook:

fast fast fast

loud loud loud

cool dudes from L.A.


Mais encore, Léonore?

Les Meatboadies, pas de la même famille que Meat Loaf, voient le jour en 2012, abandonnés sous une Chevrolet dans un garage californien.

Chad Ubovich, Cory Thomas Hanson (Wand) , Erik Jimenez ( Together Pangea) et Riley Youngdahl débutent sous l'appellation Chad and the Meatbodies.

Chad, c'est le guitariste de Mikal Cronin et le bassiste de Fuzz.

Ty Segall, impressionné par leur mixture, produit une cassette, une babiole dont les Amerloques raffolent, épuisée en moins de deux.

En 2014, un premier album, Meatbodies, et Chad tourne avec de nouveaux copains, Patrick Nolan on guitar, Killian LeDuke on bass, et Ryan Moutinho on drums.

You have to know Meatbodies plays loud, real loud, ça n'a pas gêné Bruxelles, quelques durs de la feuille insistaient...louder, louder...o k, on monte le volume de plusieurs crans, on passe dans le rouge!

Public nerveux, un pogo monstre, une section rythmique sans faille et pour les amateurs de fuzz: joie et félicité au rendez-vous.

L'album y est passé, 'Off achevant' le show avant les obligatoires bis.

45 minutes de sueur et de fureur,

Meatbodies à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 25 février 2015.
Meatbodies à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 25 février 2015.
Meatbodies à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 25 février 2015.
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 14:53
The Decemberists - Serafina Steer @ Ancienne Belgique, Bruxelles, le 24 février 2015

Organisation: AB, Live Nation

Un nouvel album 'What a Terrible World, What a Beautiful World' et une tournée pour The Decemberists!


Le support Serafina Steer était prévu pour 19:45, d'après le facebook de l'AB, la jeune Britannique se présente à 19:30', devant une poignée de spectateurs, qui s'attendaient à la voir s'accompagner solo à la harpe.

On avait tous remarqué l'absence de lyre sur une scène où trônait un deuxième kit de batterie. Question: qui était ce joli minois attaquant le titre ' Drinking while driving' un poème de Raymond Carver ( setlist transcrite au dos de sa main)?

Il s'agissait bien de Serafina amorçant une plage de son album de 2010 ' Change is good, change is good', pas de harpe mais un accompagnement au synthé.

De l' electronic folk gracieux et capricieux, la jeune fille n'a pas choisi la simplicité, elle ose les cabrioles.

Pendant qu'elle achève cette première plage, Sarah Anderson ( violon, shakers, backings..) et Jenny Moore, aux drums et backings, la rejoignent.

En trio, 'Satnav', pas de signal GPS dans la salle, bien trois jeunes demoiselles sachant très bien où elles vont.

Encore une nouveauté, à écouter en demo sur soundcloud,' Walton on the Naze', une station balnéaire dans l'Essex, en backings Sarah et Jenny, les mouettes rieuses, assurent un contrepoint harmonieux au chant récité de Serafina.

'Wilderness' et ses sonorités flottantes peut évoquer le travail de Bat for Lashes, la suivante 'Anglo Saxon Burial Ground' flotte dans un halo dramatico-romantique.

Elle poursuit avec le faussement ingénu 'Dream of you' avant d'entendre Jenny introduire d'un violon celtique le psych folk saccadé 'Tide me over'.

Toujours sur ce tout récent EP vendu lors de la tournée avec The Decemberists, le dernier titre d'un set attachant et original, ' Sexual Jealousy'.

File au merch. pour se procurer l'objet!

The Decemberists

L' indie folk rock band de Portland a entamé un European tour depuis le 11 février, une seule date chez nous: l'AB.

Une marche nuptiale, trompette et orgue, précède l'arrivée du frontman, Colin Meloy, tiré à quatre épingles dans son costard gris, en main une acoustique et une Westmalle, un salut insolent avant d'amorcer 'The Singer Addresses His Audience' ouvrant le septième album 'What a Terrible World, What a Beautiful World'.

D'emblée deux noms te viennent à l'esprit Neil Young et Michael Stipe, des vox féminines se font entendre à l'arrière, deux vocalistes ( Kelly Hogan + Nora O'Connor, ayant déjà collaboré avec Mavis Staples) qui ne se contenteront pas de vocaliser, elles manieront guitare, percussions et touches. L'équipe au complet, Chris Funk ( guitar, pedal steel, banjo) - l'impayable Jenny Conlee ( keyboards, accordéon, mellotron, melodica) - le sérieux Nate Query ( basse, contrebasse) et le jongleur maladroit John Moen ( drums) s'amènent pour achever ce premier titre en fanfare.

Le juteux 'The cavalry captain' suit, comme sur le disque.

Hello, people from Brussels, we are from Portland, Oregon, ce soir on vous servira un cocktail d'old and new songs.

It's nice to see there are some natives in the room among all these Yankees, voici 'Down by the water'.

De l'americana harmonieux, aux consonances REM, Jenny à l'accordéon.

Un titre que je chantais à mon fils, he's nine today, and the absentee dad fait le singe à Bruxelles face à une poignée d'Américains déguisés en Belges, Hank si tu m'entends...eat your oatmeal.. Un plaisantin, Colin, la troupe a amorcé le country rock 'Calamity song' suivi par la superbe ballade 'Grace Cathedral hill' dominée par la pedal steel de Chris et l'orgue liturgique de Jennny.

Ambiance feu de camp avec 'Philomena' sentant ce bon vieux Phil Spector, puis sur le même dernier album 'The wrong year'.

Ils enchaînent avec la fantastique épopée progrock, la suite 'The Island' ( Come and See / The Landlord's Daughter / You'll Not Feel The Drowning), un chef-d'oeuvre digne des meilleurs Genesis.

Pour rire après ce monument, Colin égrène quelques mesures de Mon beau sapin avant d'interpréter l'ode à L A, 'Los Angeles, I'm yours'.

Solo, suppléé par Nora et Kelly, 'Carolina low' aux tonalités British folk.

Un, deux, un, deux, trois, quatre...'The sporting life' sera plus athlétique et sonne carrément comme du Iggy Pop ( 'Lust for Life')..

Une séquence tribale illustre le nerveux 'The Rake's song' qui précède le gentil ' Make you better'.

En pensant à Jean-Claude Van Damme,' The legionnaire's lament' une galopade folle, sur fond 'Dirty old town', datant de 2002.

Durant '16 Military wives', le chef se transforme en prof de musique s'amusant à faire chanter ses mauvais élèves.

'O Valencia' achève un set de 90'.

Bis

Colin en piste.

Pour son fils, 'Wonder', tiré de l'album solo ' Colin Meloy sings live', le groupe au complet termine, bizarrement, avec 'A beginning song'.

Un concert apprécié, un band au sommet de son art!

The Decemberists - Serafina Steer @ Ancienne Belgique, Bruxelles, le 24 février 2015
The Decemberists - Serafina Steer @ Ancienne Belgique, Bruxelles, le 24 février 2015
The Decemberists - Serafina Steer @ Ancienne Belgique, Bruxelles, le 24 février 2015
The Decemberists - Serafina Steer @ Ancienne Belgique, Bruxelles, le 24 février 2015
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 06:58
Roselien @ Thon Music Sessions ( Thon Hotel) - Bruxelles -24 février 2015

Charles Eloy.

Roselien, originaire de Leuven en Flandre, Belgique et ses musiciens se mettent en place dans le bar spacieux et intimiste du Thon Hotel à Bruxelles.

Je remarque de suite l’approche professionnelle de cette jeune artiste. Elle est entourée d’excellents musiciens multi-instrumentistes : Louis Fabre, batteur, genre French lover – Boris Van Overschee, basse et synthé Moog – Wout Gooris, claviériste (piano, orgue, deux synthés).

Roselien prend la précaution d’amener son ingénieur de son afin de garantir une sonorisation correcte.

Roselien prend sa guitare électrique, couleur rouge flamboyante semblable à son rouge à lèvres. Elle porte une courte jupe en cuir noir, des chaussures avec des talons moyens qui a comme effet de rendre ses jambes interminables à la Claudia Schiffer.

Son jeu de guitare est atypique. Roselien joue des arpèges et solos avec les doigts, rarement avec un médiator. Il me semble qu’elle effectue des balayages (strumming) d’accords en grattant ou pinçant les cordes essentiellement vers le haut. Très particulier comme technique et touche musicale.

« Dark times », « You say that you’re true » sont des morceaux avec des couleurs jazzy.

« Truth » : je ressens dans cette chanson (titre de son récent EP) une approche plus personnelle et expérimentale, avec des éléments de musique électronique, donnant une impression d’une artiste en pleine évolution, gagnant en maturité.

Durant d’autres chansons, Roselien enregistre des échantillons de voix en prise directe pour obtenir plusieurs nappes vocales superposées.

Une pause. Roselien nous explique la conception de sa pochette de son EP « Truth » avec les photos de femmes différentes : une de forte corpulence, une athlétique, une de couleur et elle-même.

Roselien ne fait pas une campagne publicitaire pour Weight Watchers, un centre de fitness ou une crème solaire. Elle désire vous communiquer toutes les facettes féminines composant son identité. Un avis personnel, les facettes d’identité peuvent être , en général, plus complexes que les musicales, mais rien n’empêche d' apprécier les deux.

Rhythm under my skin : une composition dépouillée, portée par le jeu de guitare de Roselien et des paroles d’ une sensibilité à fleur de peau vous prenant aux tripes.

« A pure lover », titre tiré de son dernier EP »Truth ».

Le cocktail musical que nous offre Roselien : une voix limpide, expressive dans plusieurs nuances avec une touche de néo-soul, un tempo lent, une ligne de basse percutante et funky. Un arrangement parsemé de notes de synthés et claviers, maîtrisé par le sorcier des sons Wout Gooris.

I wanna be someone: Elle se rapproche plus des productions actuelles dérivées du hip-hop et du rap.

Des artistes étrangers, Robert Francis (2010),Gregory Porter (2014) ont choisi qu’elle fasse leur première partie à l’Ancienne Belgique, Bruxelles. Ce privilège confirme son talent.

Mon collègue Michel Preumont écrit sur « Le Blog des critiques de concerts » lors de sa prestation de 2010 à l’Ancienne Belgique, Bruxelles « A 20h25, une grande et timide jeune fille, armée d'une guitare s'avance vers le micro et semble raconter quelque chose » et «Roselien, une primevère à suivre de près! » .

Quatre années après, Roselien s’est bien épanouie.

Roselien, une artiste qui surprend agréablement. A peine âgée de vingt ans, elle est prolifique avec un répertoire qui se renouvelle par son goût d’expérimentation qu’elle réussit à communiquer au public. Nous la reverrons dans ses futures aventures musicales.

Setlist : Dark times, You say that you’re true, Flipside, Truth, Don’t you worry about a thing, Walking on ice, Rhythm under my skin, Streams, Blood, A pure lover, Looking for the truth, I wanna be someone, I can feel you

Charles Eloy.

Roselien @ Thon Music Sessions ( Thon Hotel) - Bruxelles -24 février 2015
Roselien @ Thon Music Sessions ( Thon Hotel) - Bruxelles -24 février 2015
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 12:55

 Une soirée cerise de premier choix au  Rock Classic: Michael Feuerstack  + The Fire Harvest , soit un vétéran de la scène indie canadienne et un représentant cinq étoiles de la scène slowcore / altcountry / sadcore d'Utrecht.

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21:30, après avoir éclusé quelques Jupiler, l'ennui pousse à boire,  en contemplant les touristes peuplant la sombre taule, tu observes, enfin, du mouvement sur scène.

Contre toute attente, c'est Michael Feuerstack  qui ouvre les débats.

Jusqu'il y a peu, le barbu peu chevelu  se produisait sous l'identité Snailhouse, ne digérant plus ces bestioles à l'ail, il décide ( en 2012) de monter sur scène et d'enregistrer en utilisant son patronyme flambant.

Neuf albums gastéropodes, d'autres avec Wooden Stars, le band tournant avec la merveilleuse Julie Doiron et déjà 3 full cd's sous l'étiquette Michael Feuerstack .

Le qualificatif 'prolifique' n'est pas usurpé.

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Seul à la guitare il entame le set avec 'Tambourine", un titre de l'album 'Tambourine Death Bed'.

De l'indie contemplatif empreint de mélancolie, la sentence ironique ...  Maybe on my deathbed I’m going to worry about my cash-flow... devrait lui valoir le National Bank Award.

DSC05767.JPGLes clients se sont tus et écoutent, le mec a réussi à captiver avec son premier morceau.

Another song about money, ironise-t-il, d'un ton presque désabusé il conte... money won't make a good companion... de l'alt. country/indie folk d'un classicisme tout en retenue et hautement estimable.

Il appelle les musiciens de The Fire Harvest, désormais sur le podium: une batterie, une basse, une guitare, des claviers et quatre Bataves pour accompagner le Canada.

Le set gagnera en électricité et en intensité, et pourtant 'Blue Light' fait l'éloge de la lenteur, à l'instar de certains titres de Codeine prêtant aux songeries.

Le quintet enchaîne sur un autre midtempo, 'Sentimental Gentleman' datant de l'époque Snailhouse.

A modern blues, augure-t-il avant d'amorcer 'Clackity Clack', une plage à écouter sur le dernier album, 'The Forgettable Truth'.

La formule laidback, la voix paresseuse le renvoient vers Lambchop.

Même album, un morceau nettement plus agité, 'The Devil', plus Band of Horses que slowcore.

Clackity clack est terminé depuis longtemps mais c'est maintenant que les enceintes font entendre de sinistres grincements.

La Hollande l'a remarqué, if they start speaking in their Nedertongue it means I fucked it up...

Mais non, fieu, c'est le matos.

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Qui compte les points?

Le 'Scorekeeper', il le fait dans le calme.

Une lapalissade... the winners win and the losers lose.. t'en peut rien, scorekeeper!

Toujours le modèle poésie  paisible, 'Flowers in the city', puis une dernière plage avec les copains pendant laquelle il  pète une corde.

 On lui refile une guitare, il  achève le set en solitaire avec 'I wanted more', a lovesong.

Un concert racé!

 

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The Fire Harvest

Les mêmes protagonistes venus épauler Michael Feuerstack, ils ont tous, sauf le guitariste, changé de rôle.

Gerben Houwer ( lead vocals, guitar) tenait les baguettes avant le break, Jacco van Elst ( bass, backings) jouait de l'harmonium, barbe rousse,  Gibson Houwer, le frangin de l'autre ( drums) tenait la basse, Nicolai Adolfs ( guitar) a gardé sa casquette et son instrument.

Un EP au crédit de la récolte d'incendie et un split avec nos compatriotes Reiziger, ze hebben nieuwe materiaal pour une prochaine plaque.

A noter, ces Utrechtois ont tous un passé, Encyclopedia Germania Inferior a déniché un  Gerben au sein de We vs. Death, le frangin chez Lost Bear, il a tout de l'ours perdu, d'ailleurs, Jacco, pas un papegaai, chez This Leo Sunrise, et Nicolai, pas au Standard de Liège pour garder les filets mais chez Kismet, avec un K pas un V.

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'Working man' ouvre, et, effectivement, les références citées se vérifient, Low, Rivulets, Idaho et même pour ceux qui sont restés coincer en 1986, Crazy Horse, du regretté Danny Whitten.

L'imposant  'In simple solutions' présente de sombres  touches Nick Cave, Jeremy y entend des effluves Black Rebel Motorcycle Club, le petit fond psychédélique, sans doute.

Ce ne sont pas les polders que ton cerveau visualise, mais un paysage désolé, désertique, aride, austère, le chant narratif, presque léthargique te ramène vers les murder ballads de Cave, tandis que les lignes de guitare  lacèrent tes cellules.

D'une efficacité redoutable.

' Priorities', même sobriété, même torpeur, même pouvoir émotionnel, un nouveau morceau imparable.

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Puis vient 'Empire watertree' , une plage que l'on retrouve sur 'After The Storm'  an 18 track charity compilation album  in aid of DEC 'Philippines Typhoon Appeal'.

Remerciements cocasse en français exotique.

Zeg het in 't Nederlands, gueule Bart qui n'a pas emmené son escorte policière, ni la légion étrangère.

Goed, dit is ' All going to hell', une perspective jubilatoire, on va bien se marrer chez l'ange déchu.

'Runner' titre à prendre au second degré, l'étiquette slowcore n'a jamais été aussi bien appliquée.

 Elk nummer is een schot in de roos en doet je heerlijk wegdromen en stilletjes genieten, écrit un journaliste du Nord, ce brave gars, lucide, n'avait pas abusé de la Heineken,

Nog eentje, ' Secret holy place', un morceau obsédant tourmentant ton cerveau bien après les dernières notes.

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Une superbe soirée cerise!

 

 

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 10:11

 Au Depot, après le Vooruit et le Muziekdroom, celui dont toute la presse hollandaise chante les louanges, de nieuwe sensatie: Jett Rebel.

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Alle meisjes zijn dol op die Jelte Steven Tuinstra, au look androgyne accentué par sa tenue vestimentaire ménagère sans bigoudis.

Heureusement, certains hésitent et gardent les yeux ouverts, ainsi Roosbeef:  "En die Jett Rebel geloof ik niet echt. Hij is mij te bedacht...".

A Louvain, à l'issue du concert, t'étais probablement un des seuls à partager l'avis de la chanteuse d'Outre-Moerdijk, Jett Rebel ne t'a pas convaincu, malgré une belle énergie, sa bonne voix et la complicité d'un band valable. Ce gamin de 24 ans est en fait le roi de la récupération, sans vergogne, il pique à droite et à gauche, ses jeunes fans, n'ayant aucune notion de ce qui se faisait avant 2009, tombent dans le panneau pour l'encenser comme un jeune dieu.

Jett Rebel is fake!

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Support:  High Hi!

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Le power pop trio de Duisburg, emmené par une frontwoman ( Anne-Sophie Ooghe) fort agréable à regarder, par contre, a fait plus qu'assurer.

En trente minutes, Anne-Sophie Ooghe -  Gretsch Guitar, Vocals/ Dieter Beerten - Drums, Vocals et Koen Weverbergh - bass, ont éclaboussé le Depot de leur jeune classe.

C'est pas pour rien qu'Indiestyle les catalogue comme Belgische belofte 2015.

Certains disent avoir connu la séduisante et énergique blonde comme espoir du tennis brabançon (B 2.6 ranking), si elle montrait autant de fureur sur les courts que sur scène, elle virevolte littéralement,  le sport belge a perdu un élément de qualité.

Hi ( forcément), we zijn High Hi, et le trio amorce le métallique ' Calm down sir', joué en finale lors du dernier Humo's Rock Rally.

Une longue intro puis un chant mélodieux bourré d'écho sur la voix.

Des langues évoquent The Joy Formidable, on peut ajouter Metric ou nos compatriotes, The Spectors.

La seconde plage est toute nouvelle, no title yet, et présente un caractère hivernal ...I'm freezing... coïncidant avec la température extérieure, la place des Martyrs étant balayée par un vent sibérien.

On n'a pas grand chose à vous raconter, donc on joue.

Excellente perspective!

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'Tommy' n'est ni le chien de ta voisine Berthe, qui chausse du 43, ni un pinball wizzard.

Un fond post punk et un chant dramatique.

Guitare et basse saturées amorcent un titre au chant saccadé et fougueux ( 'Age' ?).

Leur sauvagerie contenue fait plaisir à voir.

Nog twee liedjes, dit-elle: le radiophonique et accrocheur  'You' et enfin 'Fear of snow' qui démarre sur fond alt.country, une voix à la Anna Calvi,  avant une montée en puissance annonçant un mouvement de furie barbare.

High Hi: hautement recommandable!

 

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Jett Rebel

Est très belle avec sa robe tablier canari, ses lunettes solaires, son lipstick discret et son chemisier fleuri, rien à dire, tu 10982477_1592799167600542_2449947844223129912_n.jpgfaisais pareil à 18 ans pour choquer les mémés dans le tram.

Avant son apparition, un comique à l'accent maatjes plus jenever vient présenter de ster uit Den Haag.

Le band, d'après les fiches:   Rick van Wort "Ricky W" (drums), Xander Vrienten (bass, backings), Amber Gomaa (keys et chant), la super séduisante  Jessica Manuputty (chant, claviers) et Lorijn "Lexxus" von Piekartz (gt). Rebel chante, joue du  synthé, de la guitare et, accessoirement, fait du cinéma.

Deux full albums ( Hits for Kids, le dernier) et quelques EP's.

Le show démarre avec le gros mainstream rock ' Pineapple morning', Jett aime les Beach Boys mais gonfle la mélodie au maximum autorisé par la législation  de son plat pays, et quand il adopte les poses guitar hero, Andrea et Jette ( pas de lien de parenté) se mettent à hurler comme les groupies des Beatles en 1963.

Derrière le synthé,' When she's older', tiens voilà Prince, il a grandi, ma foi.

Fake, on avait dit , l'emballage cache un produit contrefait.

Retour sur les plages où se pratiquent le surf, 'Sunshine' , à nouveau la glam star en fait des tonnes mais son groupe1653824_1592800117600447_7717097402895353373_n.jpg est de qualité.

I'm looking for psychedelic people, Leuven, ça existe dans le coin?

Du coup il se prend pour Jimi Hendrix.

Le ridicule ne tue pas!

Une ballade, ' Dance underneath the sheets', un mix Bee Gees/Bryan Adams, au secours!

En nu een liedje voor alle zusjes.

Double sens?

'Sister', tu hésites entre Ringo Starr et George Baker Selection, le morceau forain termine façon cha cha cha.

Même scénario nunuche.

C'est bien beau de se réclamer de Brian Wilson, mais le caricaturer c'est très vilain!

Le pauvre Marc Bolan s'est retourné dans sa tombe en entendant  'Tyrannosaurus Rex', le jeu pathétique continue ' Secret' est pompé sur les Beatles.

T'exagères Jett, zeg waar is Bennie, il singe la suite de Abbey Road pendant 'Goosebumps Galore', un pillage honteux.

Jett, où es-tu?

Le band a commencé le disco 'On top of the world' sans lui, les projecteurs se braquent vers les galeries longeant le plafond, Jett is on top of the room.

Pas de chance, il redescend.

Leuven, zin om te dansen?

Jamais entre les repas, mon grand.

' Sleep overs' un mix Grease/Michael Jackson, un beau solo de guitare  Santana de Lorijn,   il va déterrer Zizi Jeanmaire ou Bill Haley, c'est sûr.

Tiens mais oui, son look, c'est  Brian Molko .

Sur scène le minestrone se poursuit, 'Romance', du simili  funk à la mayonnaise hollandaise.

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' Louise' en duo avec  Jessica sera le titre le plus sexy et le plus concluant du set.

Le rebelle  factice , toujours secondé par l'attractive apparition, enchaîne sur 'Should I have told', singeant tour à tour Lenny Kravitz et Peter Frampton, même gimmick que 'Show me the way', puis il s'attaque au registre CCR meets The Beastie Boys avec 'Tonight'.

Il est 22:50', ils se tirent tous en piquant un petit sprint.

Les gamines s'affolent.

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Bis

Seul au piano, Leuven, on continue  jusqu'au moment où on nous jette à la rue, vinden jullie dat fijn?

Jaaaaaa...

La ballade 'Baby', tout le monde pleure, sauf Finn ..slap nummer...

Finn, t'y comprends rien!

Retour de la troupe, 'Feels like loving to me' , 'Hold you' et 'Gwen'.

C'est qui Gwendoline?

La  BNN-presentatrice Gwen van Poorten, leur histoire est finie, il pleurniche.

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The end, tous sur une ligne avec les roadies et la nounou, 'Harmony' a capella.

 

Encore une heure de route avant de retrouver ton harmonieux chez toi!

 

photos: JP DANIELS & michel

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 16:13

L'écriteau sold-out est à nouveau bien en vue à l'AB qui, ce soir,  accueille Paloma Faith.

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 Le concert était prévu en décembre, il a fait salle pleine en février!

A 19:15 déjà plus moyen de s'installer frontstage!

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Support Jake Isaac!

Pas un inconnu dans le temple bruxellois, le Londonien  ayant assuré l'avant-programme de Lake Street Dive en mai dernier ( au Club).

Un extrait de la chronique de l'époque: "Bruxelles a tout de suite pigé que Jake n'est pas le premier crabe venu".

Impression s'étant confirmée ce soir.

Sur scène: un jeu de guitares acoustiques, un piano électrique, une grosse caisse, à 20:00, long tall Jake prend place derrière les touches, sourit et amorce de sa voix à la fois rauque et chaude une ballade annonçant une séparation..the man you loved is dead... please don't cry those tears..

Dès le premier titre le charismatique gaillard a réussi à obtenir le silence et l'attention du public.

A la guitare, le sec 'The Chaos', en plein morceau le jack fiche le camp, chaos il avait dit, pas de panique,  il refixe et reprend de plus belle, Bruxelles bat des mains.

Un nouvel EP doit voir le jour très bientôt, il est fier de nous annoncer qu'il sortira sur le label d'Elton John.

You know Bill Withers, 'Lean on me'?

Mais oui, Jake!

Même thème, mais un rythme plus soutenu, et de vagues échos Charlie Winston, voici 'Stronger', le malin introduit quelques mesures de Bob Marley ( Three little birds) dans sa composition, la jeunesse locale reprend en  choeur.

Il poursuit par un titre  mélancolique plus ancien à faire pleurer les anges,  ' Everytime we kissed, avec un nouvel emprunt 'I can't make you love me' de Bonnie Raitt, chantonné a capella.

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Next time I'll come back with a full band, promet-il avant d'achever son set par l'entraînant 'Long Road'.

Un gars sympa et décomplexé!

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21:00, des serveurs stylés déposent mugs with hot tea  près des pieds de micro, encore quelques minutes de patience avant l'arrivée de Paloma Faith.

Il a fallu deux signaux lumineux pour que le gaillard derrière les platines ne pige qu'il pouvait mettre un terme à son occupation.

DSC05565.JPG33 ans, des airs de gamine espiègle,  Paloma Faith Blomfield, rousse incendiaire et fougueuse, actrice, humoriste et chanteuse ( trois albums, le dernier 'A perfect contradiction'), une kyrielle d'awards,  est précédée par son formidable band.

Un décor Hollywood avec tapis rouge et escalier menant au drummer le plus haut perché, un costume identique pour tous les musiciens, une robe retro pour la vocaliste et une tenue scintillante pour l'étoile coiffée d'une tiare fleurie, Bruxelles va assister à un show extraordinaire.

Le band: Banks - musical director, programmer, guitar, synths/ Sam Lewis - guitar/ Andrea Goldsworthy - bass, double bass, electronics/ Peter Daley - piano, synths et  Gareth Brown - drums, pas la peine d'essayer d'en sortir un(e) du lot, ils sont tous exceptionnels.

Backing vocals, elle valait le déplacement à elle seule: Miss Baby Sol!

L'intro d'usage, les hurlements de joie, Pamela apparaît et attaque 'Mouth to mouth', du disco soul, un brin kitsch et bigrement énergique.

Tu l'aimes déjà cette femme-enfant.

Andrea à la basse, Gareth tabasse une cowbell, direction Motown avec le soul track sautillant  'Take me' .

Meuci bieaucoup, bonsware,  Brouselles, désolé poue mon miauvais frwansé , I must try to speak French, my boyfriend is French, chantez avec moi s'il vous plaît...

Elle est irrésistiblement désopilante, une bonne humeur généralisée s'est installée des pieds du podium aux balcons, DSC05595.JPG tandis que le band ébauche ' Stone cold sober' qui, en 2009, ouvrait le premier album de la diva.

Une première soul ballad sur fond 'I'd rather go blind', la reprise, impeccablement rendue, de '  The Bigger You Love (The Harder You Fall)' des Sisters Love.

Quelle incroyable voix noire, tu peux la classer aux côtés de Dusty Springfield ou Joss Stone.

Elle s'assied sur les marches et nous balance un second slow imparable, ' It's the not knowing', il serait injuste de passer sous silence les backings immaculés de Miss Baby Sol.

Chat time, avant trois titres de 'A perfect contradiction':   'Beauty Remains' -  'Leave While I'm Not Looking' - 'Love Only Leaves You Lonely'.

De la blue-eyed soul aux teintes sixties évidentes ( Lulu, Cilla Black, Petula Clark, Helen Shapiro...). Du drame, du pathos, une voix déchirante, les yeux cachés par ses paumes, elle implore à genoux, puis couchée, Sam et Banks  au dessus d'elle viennent faire pleurer leur guitare, elle revient à la vie pour achever son lament soul, applaudi à tout rompre en fin d'exercice.

Quelle fille!

Chat time bis... quoi,Albert,  un selfie, à nous deux, mais on est 2000, you think my French is hilarious, je continue en italien, voici 'Ready for the good life' et sa chorégraphie trépidante suivie par un second uptempo, ' Impossible heart'.

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Gros hit, le majestueux  'Picking Up the Pieces' from second album, “Fall to Grace”.

Paloma serre une dizaine de mains tendues puis interprète her first number one hit in the UK, le tournoyant  ' Changing' ,  co-written by TMS, Wayne Hector and Ella Eyre.

'Trouble with my baby' sera encore plus remuant, elle en profite pour se payer un petit tour off stage et tendre le micro vers les auditeurs, sur scène Peter Daley nous montre toute l'étendue de son talent.

Revenue sur le podium, pas calmée, blanca Paloma  grimpe sur le piano pour se trémousser comme une go go dancer  déchaînée.

Merci Belgioum, this is our last song,   'Only Love Can Hurt Like This', une ballade cinématique, belle à tuer!

75' de joie intense!

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Encore.

Une nouvelle claque d'envergure, une reprise de 'River deep, mountain high' de Ike and Tina Turner.

Un grand numéro de  Miss Baby Sol, j'en pleure encore.

Le show prend fin avec le catchy funk  ' Can't rely on you'.

Bruxelles lui fait un triomphe, Miss Faith, en souriant, je suis une contradiction parfaite!

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Chez toi, elle dit, ton visage est radieux, c'était bien?

Héhé, t'as répondu!

 

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Published by Michel - dans Concerts
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 13:51

Concert en images: JP Daniels ( notes: Michel)

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Ce soir au Depot , Macy Gray, une soul diva capricieuse..

Août 2014:  Macy Gray komt niet naar Feest in het Park - 2010: Macy Gray annule son concert au Caprices Festival - Montréal, août 2013:  Macy Gray: événement annulé, remboursement disponible au point d'achat...etc...

 

Une certaine appréhension effleurait les esprits sceptiques.

Pas de faux bond ce coup-ci et une salle bien garnie!

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Support: The Fitz'.

Fitz?

1977360_1592568114290314_9018541491051267200_n.jpgOnline games?  Fitz and The Tantrums? Fitz the cat? Gin fitz?

Ta gueule, fitzton!

The Fitz' = Sven Van Troostenberghe et  Ludovic Nyamabo, uit Antwerpen.

Des producers ayant décidé de monter sur scène pour y balancer leur mixture urbaine concoctée à base de hip hop, rap, nu soul, house, r'n'b.

Nos investigateurs ont retrouvé la trace d'un des prévenus dans la liste de candidats à The Voice van Vlaanderen en 2011 ou 2012, ils ont vu Ludovic Nyamabo s'attaquant à 'Are you gonna go my way?'.

Un collègue s'est mis à pister Sven, il l'a retrouvé au sein de Soul: Funktion, des amateurs de deep tech house.

Tout ça pour t'annoncer que dans le public certains fans de Marvin Gaye, Al Green ou Aretha Franklin ont estimé que  The Fitz' c'était pas leur tasse de thé, ils se sont dirigés vers le comptoir pour avaler quelques verres de Stella.

Duo signifie deux, or la scène était peuplée par une tribu entière, dont une nana pas caca.

The Fitz', ce ne sont pas que des joyeux branleurs tripotant des machines, ils ont manipulé une panoplie complète d'instruments, l'article proposé était agréable aux oreilles.

 'Taller Brighter Man' et ' Hey Sunny' devraient cartonner sur les pistes de danse où  fleurit la lounge.


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Très, très longue attente avant l'arrivée de Macy Gray.

Qu'indiquent ses papiers?

 Natalie Renee McIntyre, 47 ans, huit albums, le dernier 'The Way', 2014.

Avant de se déplacer vers notre riant royaume elle a rendu une visite amicale à Régine qui lui a prêté un truc en plumes, le vert mettant en valeur son teint naturel.

She's backed by  a four-piece band ( drums, bass, guitar and keyboard), à noter les cravates illuminées, congé de carnaval oblige.

Le show présentera des teintes plus proche du disco/funk que de la soul véritable, ce qui n'a guère déplu aux nombreux danseurs se trémoussant frontstage.

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La playlist mélange habilement  popular material from her earlier albums (  Why Didn't You Call Me, Do something, Glad you're here ( très chouette) ...) et des titres du dernier né (  Bang Bang, First Time...) , le tout entrecoupé de bavardages anodins, sans parler des changements de tenue de scène, il a fallu se taper un solo de batterie interminable.

Des covers?

Oui, notamment l'étonnant 'Creep' de Radiohead. 

En résumé, people who love her  gravelly style sont sortis heureux de la salle, d'autres étaient moins ravis!

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Published by JP DANIELS - dans Concerts
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 12:19

Concert en images ( Claude Le Roux et Samuel Letecheur - notes: michel)

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A peine trois mois après leur fracassant passage à l'AB, support de Ought,  Viet Cong réinvestit Bruxelles.

cf. Chronique

Ils choisissent le  Witloof Bar du Botanique, une idée saugrenue, en moins de deux le concert est sold-out et plus de la moitié des clients ne verront rien du show.

Le Witloof c'est OK avec un public restreint, une soixantaine d'individus, de préférence pas plus grands qu' Atchoum et Grincheux, mais si on dépasse le chiffre 100, c'est l'enfer!

Ils étaient nombreux les détenteurs de tickets à maugréer leur mauvaise humeur, rien vu et un son merdique, a-t-on entendu!

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Les Canadiens,  Matt Flegel,  Mike Wallace Scott Munro et Daniel Christiansen, amorcent le set par trois titres de leur fameuse cassette, Throw It Away - Unconscious Melody et Oxygen Feed , les fans de psychedelica estampillée sixties étaient aux anges.

Comme à l'AB ils enchaînent sur 'Silhouettes' et son fond post punk.

'Bunker Buster', dans le bunker on y était et ça canardait lourd.

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'Continental Shelf', le premier titre de leur nouvel album à avoir été lâché sur le net, séduit,  mais la véritable bombe est pour la fin avec les titres ' March of Progress' et 'Death', plus de dix minutes pour ce dernier, mixant post punk et noise.

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Pour ceux n'ayant pu se procurer un sésame, Viet Cong nous rend visite en mai.

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Published by Samuel Letecheur & Claude Le Roux - dans Concerts
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:23

Candy came, Candy  saw, Candy conquered....

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Sold-out au Depot pour assister au premier show de la tournée de Candy Dulfer, une jeune dame née avec un saxophone entre les lèvres, elle avait de qui tenir, papa Hans est saxophoniste professionnel depuis l'âge de 17 ans.

C'est en 1990, que tu croises pour la première fois la blonde Amstellodamoise,  âgée de 20 ans à l'époque, lors d'un Marktrock avec à l'affiche Ten Years After, Nils Lofgren , Blue Blot ou les Kinks, c'est autre chose que K3 ou Marco Borsato...

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  Loumèn ! 

Quatre mois après avoir apprécié l'attractive et talentueuse Bruxelloise en support de Lee Fields, tu la retrouves sur la scène louvaniste où elle  se produit, à nouveau, en formule duo.

Comme à La Rotonde, elle est accompagnée par le subtil Calvin Moneze à la basse semi-acoustique ou à la guitare, le brave homme se charge aussi des backings.

11016088_1592293920984400_5226957819191612195_n-copie-1.jpgPrésentation en vlot Nederlands et sourires attendrissants, salves d'applaudissements, Loumèn a mis Louvain en poche dès les premières minutes de son récital hautement apprécié.

"Whatever Lola Wants, Lola Gets", tu remplaces Lola par Loumèn car son crooning galant a tôt fait d'émoustiller une vingtaine d'éléments masculins, venus se coller à ses pieds.

Une de ses compos, 'Haïti', trouve sa genèse dans le tremblement de terre ayant touché l'île en 2010.

Un gloomy jazz au groove nonchalant, nous permettant d'apprécier le jeu éclairé de Calvin et la voix de velours de la belle Congolaise.

Wat zeg je, Freddy?

Ze kan zingen... c'est le moins qu'on puisse statuer.

Leuven, can you feel the positive vibes décorant ' Live in peace' ?

Loumèn, mélodieuse, féline et câline, nous délivre un message optimiste et plein d'espoir en ces temps où la barbarie, l'obscurantisme et l'intolérance sont devenus monnaie courante.

Accélération conséquente pendant le uptempo 'Running', la voilà  transformée en Merlene Ottey , bousculant tous ces gens dont la vie est une éternelle course contre le temps.

Reprise par la chorale locale, une version minimaliste, débutée a capella,  de 'Material Girl' de  Madonna Louise Ciccone, suivie par une chanson post-Saint-Valentin, ' Love', pour laquelle Calvin a troqué la basse contre une guitare, le couplet en français nous renvoyant vers la regrettée Teri Moïse, décédée bien trop tôt.

Le duo enchaîne sur un Latin jazz chaloupé avant de terminer le set par le titletrack de l'EP ' Upside Down', dédié à tous les personnes ayant survécu après avoir contracté un cancer.

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Comme au Bota, Loumèn se débarrasse de sa coiffe pour arborer une coupe à la garçonne qui lui sied aussi bien qu'à Halle Berry.

L' avant-programme idéal pour Candy Dulfer.

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30' de patience avant de voir arriver  Candy Dulfer's band.

Une intro visqueuse enfantée par un méchant groupe  pour lequel  funk et  groove n'ont plus de secret, à la basse, Manuel Hugas - Ruben van Roon 'DJ Kikke' aux drums et programming - Ulco Bed on guitar - keyboards, Arjen Mooijer et from Minneapolis, Stanley "Chance"Howard aux claviers et vocals impudiques, l'imposant monsieur a fait partie de  The New Power Generation et The Time, associés à Prince Rogers Nelson!

10993448_1592303544316771_8896870074416593597_n.jpgC'est ce brave homme qui prêche , ladies and gentlemen put your hands together for the one and only, Candy Dulfer!

Elle apparaît, blonde, gorgeous, des jambes interminables, une jupe léopard moulante, un top scintillant, et ce sax qui sent le sexe, elle finit l'intro avec les boys avant d'attaquer 'After Tonight', un disco funk dans le moule Kool and the Gang.

Candy et Stanley se relayent au chant, the party has started, elle va se poursuivre pendant près de 2 heures.

' t is hier te gek, jullie zijn helemaal te gek, België is te gek, dankoewel Leuven....

Te gek est son expression favorite, pour d'autres c'est LOL, trois lettres qui te donnent envie de baffer!

'Hey now' présente des sonorités fanfare et est bourré d'effets clinquants... jump, jump, jump ... nous encourage le rondouillard amerloque.

Feelgood funk in Leuven!

Place au titletrack du dernier CD, 'Crazy', une plage autobiographique selon la jolie Candy, qui ne compte pas faire ses adieux.

A crazy sexophone et un petit pas de danse du Barry White lookalike, du show à l'américaine.

Sur le CD on entend la merveilleuse Angie Stone entonner 'For the love of you',  Stanley, tu la remplaces?

Yes, Ma'am!

Superbe slow, beau comme du Bill Withers, un des highlights du set.

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'Daylight', de Bobby Womack, is for the people who like to party et vont se coucher à midi.

La suivante,  'What You Do (When The Music Hits)', n'a pas encore été gravée, elle a été écrite par un duo de deejays.

Ambiance tomorrow carnaval à Rio land, cris d'hyènes, percussions et sax en folie, ça déménage ferme sur le podium et ça ne risque pas de s'assagir avec 'Bass in your face' imaginé par DJ Kikke, un amphibien nourri à la  testostérone.

Candy, escortée par deux bodyguards pas très buildés, imagine d'aller se taper une balade dans la fosse, ainsi vient-elle faire l'aubade à une chaise roulante avant de remonter sur scène et  balancer quelques mesures de 'Tramp'.

A toi, Ulco.

Brillant solo, en nu Ruben van Roon... amuse la foule, menneke, nous on se repose, Leuven transformée en colonie de marsupilamis, ambiance des grands soirs!

Faut calmer le jeu, elle nous sert le titre par lequel tout a débuté, 'Lily wa here'.

Imparable, Ulco et Candy se répondent dans un dialogue de toute beauté.

Un des 20 titres les plus sensuels jamais composés.

Candy Dulfer a pris l'habitude de terminer ses spectacles par 'Pick up the pieces' de l'Average White Band.

Chaque soir le public a droit à une version différente, celle qu'on nous a servie se termine en feu d'artifices.

Ovation immense.

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Un bis

'Gimme some more' aux relents Prince relevés.

Une ou deux anecdotes concernant 'Chance', le tombeur, he has a way with ladies!

Cela se vérifie, quatre ou cinq gonzes, pas difformes, viennent lui faire les yeux doux , puis vient une double leçon de sex/sax appeal avant un final dégoulinant et le salut de la troupe.

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Great show!

 

 

photos: JP DANIELS

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Published by Michel- photos: JP Daniels - dans Concerts
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:20

Charles Eloy

 

J’arrive au  Bonnefooi pour le concert annoncé à 21 h.30  avec un retard de 14 minutes afin d’être certain de respecter le quart d’heure académique.

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Un coup de chance, le quatuor  MELTING TIME , un groupe originaire de Lier, une ville située en Flandre , se met lentement en place. Un contraste avec l’énergie de postpunk explosive que les musiciens dégagent sur scène.

Ils débutent avec leur premier single « Ice ».   La pose de voix du chanteur Niels Elsermans, dans un spectre vocal de ténor/baryton d’un timbre riche et bas, est inspirée celle de feu Jim Morrison (The Doors).  Naomi Bentein, la bassiste a une présence scénique similaire  à Tina Weymouth (Talking Heads, Tom Tom Club) et assure bien la base rythmique avec le batteur. Naomi est toute rayonnante. La même spontanéité, énergie et fraîcheur qu’ Axelle De Spiegelaere, notre supportrice des Diables Rouges (football) du Mundial  au Brésil.  Son groupe a été repéré par un producteur Jean-Marie Aerts (ex-TC-Matic).   Melting Time est l’héritier d’un mouvement musical dont quelques représentants sont Joy Division, Franz Ferdinand, TC Matic, Gang of Four, Savage et  affiche des influences de The Doors.

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Joyless : le chanteur Niels  s’accompagne d’une guitare rythmique et le guitariste soliste Mauro Bentein, le frère de Naomi en profite pour improviser. Mauro, une bête de scène est parfois  obligé de se calmer, car les spectateurs sont collés à la scène,  tout le monde veut vivre l’événement! Le lendemain, Melting Time effectuera une mini-tournée en Grande-Bretagne. Les Britanniques se rappellent bien de l’invasion de leur île par les Normands en 1066. Le groupe belge sera bien observé.

Eyes : la voix du chanteur paraît transmettre un univers pesant, en maîtrisant le phrasé sensuel, expressif et la justesse des notes. Mauro s’en donne à cœur-joie dans des jeux de guitare saturée sur des tempos variés.Une basse percutante, un jeu de batterie plus puissant s’ajoute à un festin musical qui donne envie de danser.

Après le concert, les musicens se mélangent au public dans le café-concert Bonnefooi.  Ils ont tourné aux Pays-Bas, Ils partent en Grande-Bretagne, mais ils restent humbles, ne jouant pas les « local heroes »

 

Leurs attitudes sur ou hors scène les rendent très sympathiques et contribuent à désirer les revoir à un prochain concert.

 

La cerise sur le gâteau en fin de concert, leur nouveau single « Sun »

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Setlist : Ice,  Eyes, Joyless, Tiger, Shadow of an empty dream, Unified, Sea blue sky, Sun

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