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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:04
Wolves aux Thon Music Sessions - The O Bar ( Thon Hotel) - Bruxelles, le 2 juin 2015

Tous les mardis soirs le Thon Hotel, Avenue du Boulevard, organise des free concerts dans son O-Bar.

Détail appréciable, a delicious finger food buffet is offered during the live concerts et, de 17:30' à 18:30', Happy Hour, ce qui rend le tarif des consommations abordable, après, si ton intention est de te beurrer le citron, tu casques!

18:00, direction le cosy lounge bar pour la prestation de Wolves!

Wolves.

Le projet imaginé par Véronique Jacquemein (voice) et Grażyna Bienkowski (piano) est toujours à l'état de nourrisson, les deux amies ont à peine quelques concerts au compteur et présente, comme carte de visite, trois titres sur soundcloud .

Les louves, toutefois, ne peuvent être considérées comme des novices, Grażyna Bienkowski s'ébat en terrain jazz/improvisations au sein de son trio comprenant Quentin Steffen (trumpet) et Amaury Boucher (drums) quand elle ne joue pas avec OSA ou compose des piano works, tantôt minimalistes, tantôt atmosphériques, la voix de Véronique s'est promenée dans différentes entreprises: Daydreamer, The Annarbor ou Dan Miller, un Dan Miller qui viendra prêter main forte au charmant duo féminin en ce début de soirée.

Le cocktail proposé par Wolves s'avère des plus propice en considérant l'environnement, de la lounge music, non pas celle proposée par Stéphane Pompougnac pour ses compilations "Hôtel Costes" ou par le beatmaker Imhotep, mais bien une musique d'ambiance à l'américaine, sophistiquée, basée sur du soft pop rock vaguement bluesy, country ou blue eyed-soul, du smooth jazz, ou du Brazilian jazz.

Le duo démarre par 'Home' un des singles du second album de Sheryl Crow.

Le ton est à la mélancolie, à la désillusion même, que reste-t-il quand l'amour est mort?

La voix de Véronique, exempte de pathos, fait merveille, le jeu de piano est sobre, Grażyna nous confiera après le gig qu'elle préfère pourtant utiliser un vrai pianoforte.

Dan Miller et son acoustique se joignent aux filles pour la bossa nova ouatée 'Misread' de Kings of Convenience, suivi par un second Sheryl Crow, 'Strong enough', malgré l'absence de steel guitar , le morceau atteint son but.

Dédié à Jeff Buckley, voici le profond 'Wolf River' , cours d'eau dans lequel le singer-songwriter s'est noyé.

La suivante, 'Don't leave', baigne dans une atmosphère romantique. En dehors de Sheryl Crow , les noms de Carole King, Carly Simon ou Linda Ronstadt te viennent à l'esprit.

Risqué de s'attaquer à 'Lilac Wine' de Nina Simone, pari réussi, une version sensible et fragile ponctuée par un tonnerre d'applaudissements.

Véronique nous promet un titre ensoleillé, ce sera le classique bossa- nova ' The girl from Ipanema'. Ne me parle pas d'elevator music et encore moins de muzak, c'est tout simplement une des meilleurs chansons jamais composées.

Direction les plaines de l'Ouest pour 'Grace is Gone' du Dave Matthews Band, la première mi-temps s'achevant avec le thème de Bagdad Café, 'Calling You' popularisé par Jevetta Steele.

Emotion garantie!

Pause collation.

Second set.

Il débute par une reprise surprenante de 'Wicked game' de Chris Isaak à laquelle succède le méconnaissable 'New York,' ( Alicia Keys).

Un radieux 'Sunny' chanté en duo ( Véronique, Dan) retourne le couteau dans la plaie, en jetant un coup d'oeil sur le boulevard balayé par des bourrasques furieuses, tu n'es pas le seul à penser que l'été se fait languir.

La suivante, 'Mad girl', une seconde compo personnelle, est inspirée par un poème de Sylvia Plath, une icône du féminisme.

Un jazzy pop tune élégant, suivi par 'Use somebody' de Kings of Leon que Véronique drape d'un timbre rauque à la Kim Carnes.

Le traitement ballade impressionniste administré à ' Street Spirit' de Radiohead est du meilleur goût, c'est Lionel Richie et sa lovesong ' Hello' qui lui succède.

La fête prend fin sur une note frivole avec , 'Get Lucky' de Daft Punk.

Le trio est sur le point d'emballer son mobilier lorsqu'un éclair traverse l'esprit de Véronique.

Flûte, j'ai oublié la request pour l'anniversaire de Stéphanie, son compagnon devait filmer le titre pour l' envoyer vers la Suisse par GSM, on refait 'Grace is Gone'.

Fin d'un concert prisé à sa juste valeur.

Wolves aux Thon Music Sessions - The O Bar ( Thon Hotel) - Bruxelles, le 2 juin 2015
Wolves aux Thon Music Sessions - The O Bar ( Thon Hotel) - Bruxelles, le 2 juin 2015
Wolves aux Thon Music Sessions - The O Bar ( Thon Hotel) - Bruxelles, le 2 juin 2015
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 21:01
CEREMONY FESTIVAL - Past & Present Underground Music - Magasin4 - Bruxelles - le 30 mai 2015

CEREMONY FESTIVAL - Past and Present Underground Music - organisation Fantastique.Nights

The Black Feather’s report :

Rendez vous ce soir au Magasin 4 avenue du Port, pour le Ceremony Festival » Past and Present Underground Music » .
La salle n’est pas remplie mais c’est un public d’habitués qui se masse près de la scène pour assister à la prestation de Geometric Vision qui commence avec plus de trente minutes de retard.
Les Italiens nous proposent un set assez conventionnel et sans surprise dans le style post rock-dark wave-electro. C’est sympa et bien fichu mais déjà mille fois entendu.


Place maintenant aux très attendus Organic from Belgium.
Le band de Raphaël Haubourdin vient de sortir un nouvel album très réussi le bien nommé « Empty Century « et va confirmer on stage tout le bien qu’on pense de lui.
Bonnes compos, gros son, présence scénique incontestable Organic fait le show et on passe un excellent moment.
Certains titres se détachent du lot comme « Hyperbola » et « Police Station « mais dans l’ensemble on est face à une formation qui a réellement un gros potentiel.
Dommage que le light show soit aussi discret et que le band joue dans la quasi pénombre , ce qui n’enchante pas les photographes et réduit le plaisir visuel des spectateurs..


J’ai juste le temps d’aller prendre l’air une vingtaine de minutes et c’est Tying Tiffany qui monte sur les planches .
La sympathique et sexy petite Italienne se démène comme une diablesse et nous offre un show irrésistible 100% pure energy.
Sautillante et totalement habitée par sa musique elle pioche dans son répertoire et notamment dans son dernier album « Drop » qui présente quelques pépites comme l’énergique « One Second » qui vous secoue et vous pousse à danser.
Assurément une des excellentes prestations de la soirée et une artiste que l’on se réjouit déjà de revoir. J’ai eu l’occasion de la rencontrer après le show et en plus d’être charmante elle

est aussi d’une grande gentillesse. Bravo !


Changement radical de style avec l’étonnant Felix Kubin, magicien des sons et musicien clownesque. L’homme ne manque pas d’humour et nous propose un florilège de titres electro déjantés d’une inventivité déconcertante où le second degré est omniprésent.
Avec des titres comme « Donald Duck » , « Der Keiser ist Gestorben » , « Atomium Vertigo » ou The Rhythm Modulator Cont’D « notre homme seul sur scène parvient à fasciner un public qui adore ou au contraire se sent interloqué par la prestation atypique de l’Allemand dont la musique oscille entre scifi pop et electro avec même parfois quelques touches jazzy.
Incontestablement un artiste créatif en diable qu’il est intéressant de découvrir au plus vite si ce n’est déjà fait.


Changement de décor messieurs dames, voici Modern English !
Annoncé comme tête d’affiche de la soirée, le band britannique qui a eu quelques hits dans les 80’s ( remember « I Melt with You » et « Hands Accross the Sea » ) va faire revivre aux nostalgiques de leur heure de gloire un concert en forme de best of de bonne facture, même si leur prestation ne comporte aucune réelle surprise et montre parfois quelques signes d’essoufflement.
Les fans ont dû adorer, c'est le principal pour ma part je reste mitigé.
Désolé pour Perturbator qui est prévu en fin de soirée , mais c’est vers la fin du set de Modern English que je décide de lever le camp.
Finalement ce genre de mini festival a l’avantage de vous faire découvrir des artistes divers , et bien souvent les bonnes surprises ne sont pas toujours là où on les attend le plus.

Texte et photos : Jean+Pierre Vanderlinden aka THE DARK FEATHER.

CEREMONY FESTIVAL - Past & Present Underground Music - Magasin4 - Bruxelles - le 30 mai 2015
CEREMONY FESTIVAL - Past & Present Underground Music - Magasin4 - Bruxelles - le 30 mai 2015
CEREMONY FESTIVAL - Past & Present Underground Music - Magasin4 - Bruxelles - le 30 mai 2015
CEREMONY FESTIVAL - Past & Present Underground Music - Magasin4 - Bruxelles - le 30 mai 2015
CEREMONY FESTIVAL - Past & Present Underground Music - Magasin4 - Bruxelles - le 30 mai 2015
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 16:17
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015

Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015

Au menu:

Howlin' Bill (be) / Rick Vito + the Lucky Devils (usa) / Big Daddy Wilson (ger) / Luke Winslow King feat Roberto Luti (usa) / Layla Zoe (can) / / Gordie McKeeman and his Rhythm Boys (can) / Jimmy Burns (usa).

14:50, dans l'Oldsmobile de Luk, la même équipe rasée de près, Aqua Velva, 4,99€ en solde: Daniel, le caddie et toi, le souffre-douleur!

Puurs, on arrive, mettez la Duvel au frais, bitte.

Déjà du monde, à 15h30', nos héros nationaux,Howlin' Bill vont nous présenter leur dernière galette, 'Hungry'.

Howlin' Bill ( vocals, harmonica) - Uncle T ( Ken Hontelé) aux drums- son frérot Little Jimmy à la gratte et le trésorier Walkin' Winne ( Penninckx) à la basse, ont l'air affuté, les lève-tôt ne vont pas s'emmerder, ni s'endormir: un set bien emballé et emballant.

'I'm hungry' qu'il dit, Luk n'a même pas encore fait son petit rot d'après déjeuner.

Ce renard hurlant est affamé , il le crie en balançant un premier rhythm'n'roots blues aux ingrédients bien assaisonnés.

C'est bien parti.

Een liedje over drinken alors qu'au Duvel Blues on ne compte que des A A's, 'Drink about it, puis ' Hidgway of life' dédié à Steff Peire qui vient de nous quitter.

On vieillit même si dans la tête on est toujours des gamins.

Pas de mauvaise surprise avec Howlin' Bill, ce band qui a un métier fou, reste dans le peloton de tête du blues noir/jaune/rouge.

' Perfect lovers' aux parfums country- ' So close' traitant de la solitude - le swingant 'Bellboy John' - la seule cover de l'album, le superbe 'Get up' emprunté à un Suédois moins connu que Bjorn Borg, se succèdent.

Jeanine est en extase devant le jeu incroyable du petit Jimmy, Simone préfère la carrure athlétique de Bill, la rythmique a ses fans également, tout baigne.

En mode funky, 'Robbin' a bank' en souriant, quoi, Stef, tu veux du blues, voilà, servi chaud, 'A man's got to do what a man's got to do'.

La guitare dégouline, ça colle.

Après le shuffle ' My baby' tu quittes la tente, Gordie McKeeman and his Rhythm Boys t'attendent in de Schuur, faut y aller, la capacité de la grange est réduite.

Bye, bye Bill!

Gordie McKeeman and his Rhythm Boys.

Pas catalogués blues, le groupe de Charlottetown ( Prince Edward Island - Canada) a constitué l'agréable surprise du festival.

Old-time music ( (folk/rockabilly/bluegrass/polka....) qui énerve les mains et les pieds, c'était dur de rester assis en entendant ces diables de Canadiens.

La sauterelle, Gordie MacKeeman - fiddle, vocals/ Peter Cann - guitar, vocals/ Thomas Webb - upright bass, banjo, vocals et Mark Geddes - drums, bass, nous ont faire rire tout en distillant une denrée hautement appréciable.

Ils débutent fort par un instrumental délirant ( King Ganam Style?), Gordie, le spaghetti ambulant, entamant un numéro de claquettes qui a fait passer Fred Astaire pour un canard.

Le ton est donné, la suite sera tout aussi réjouissante, les comparses alternant les vocaux.

Thomas se colle au chant pour un bluegrass puis Peter y va d'un titre extrait de l'album 'Pickin' N Clickin'': 'Working title'.

Le mélancolique fiddler's tune 'Jim's lament' a été composé par Mr McKeeman il y a 10 ans, ils enchaînent sur une gigue vivace voyant le cousin de Jiminy Cricket virevolter agilement.

A love ballad, délicieusement old-fashioned précède un morceau frétillant permettant à tous ces castards de montrer de quoi ils sont capables.

La tournée s'achève, il est l'heure de ' Bring my clothes back home', un tap dance western swing fulgurant.

Attachez vos ceintures, voici un nouvel instrumental speedé et enfin ' Listen to the mockingbird' pour achever le set.

Un second passage est prévu en fin de soirée.

Rick Vito

Retour sous le chapiteau pour Rick Vito qui aura été, malgré sa taille, le grand Monsieur du festival.

Le gars de Pennsylvanie annonce 65 ans printemps , il ne les fait pas, son electric blues, par contre, est ce qui se fait le mieux dans le genre.

Un palmarès éloquent: Fleetwood Mac, Bob Seeger, John Mayall, Jackson Browne, Dolly Parton, Delaney and Bonnie...vous en voulez encore: Roger McGuinn, Bonnie Raitt, Todd Rundgren....

Une formule trio en cette fin d'après-midi, Rick au look Dustin Hoffman + un bassiste ( Marc Inti ) et un drummer ("Big Joe" Cherrygen) qui assurent un boulot formidable surtout si l'on sait que c'est seulement le second gig qu'ils jouent avec Monsieur Vito.

A la slide, 'Meet me at midnight', la voix semble fatiguée, traînante, mais ce laidback blues produit déjà son effet.

Place au boogie 'Mr. Lucky' de John Lee Hooker.

Quoi, Bram?

Il a des ressources, le mec!

Tu l'as dit!

Il attaque un 'Fleetwood Mac boogie' aussi connu sous l'appellation 'Cadillac boogie', ça la fait mieux que Lada boogie.

C'est avec un titre de Peter Green qu'il nous arrache des larmes, ' Looking for somebody' .

Le terme est galvaudé, tant pis: la classe avec un C majuscule.

What a beutiful place you have here, it's kind of paradize, voici le medley ' Rollin' Man/ Bayou Queen'.

Do you mind if I take off my jacket, il la plie soigneusement pour amorcer un de tes titres préféré ,'Black Magic Woman', version Mac, pas Carlos.

Frissons garantis!

A tribute to Elmore James, le nerveux 'Red Hot Gal' puis un nouveau slow blues, 'Love that burns', toujours du Fleetwood Mac époque anglaise.

Some Memphis stuff?

Le fantastique "You Can Run But You Can't Hide"!

Un signe de la table de mix: 10 minutes left.

Ok, on adapte la playlist.

Quoi André?

Oh Well , désolé, fieu, pas ce soir!

'When we do the lucky devil' et cerise sur le gâteau ' Shake your moneymaker', Rick nous a mis K O!

Un bis, vite fait?

La perle 'Albatross'.

Tu dis, Christophe?

Et j'ai pleuré, pleuré...oui, mais l'oiseau marin a pris son envol.

Backstage, Rick fait preuve d'une grande humilité en signant dédicaces et posant avec un trio de Liégeois aux anges, il te refile la setlist et se dirige vers le bar.

Terrible concert!

Trop tard pour la grange, pas grave, tu verras le second set de Big Daddy Wilson, tu restes sous le chapiteau pour Luke Winslow-King feat. Roberto Luti!

Luke Winslow-King è chitarrista, cantante, compositore e scrittore, conosciuto per la sua tecnica “slide guitar” e un grande interesse nel blues ante-guerra e nel jazz tradizionale.

Grazie!

Dernier produit en vente: ' Everlasting Arms'.

Les gens devant accompagner l'élégant jeune homme doivent être Roberto Luti, Matt Rhody, Benji Bohannon, Ben Polcer, Tyler Thompson, Brennan Andes, on n'a pas vu tous ces noms, mais impossible de manquer le brillant guitariste italien Roberto Luti, coiffé d'un foulard bariolé.

Les autres étant, sans doute, Benji Bohannon - drums et Brennan Andes - elec. bass.

'Crystal Water Springs' des eaux claires, un jeu laidback et un timbre à la Eric Clapton.

Une slide agile 'I'm travelling myself' puis 'On my way' et ses touches country/gospel ravissent les amateurs du genre.

Ils poursuivent avec 'Let'em talk' qui une nouvelle fois ravive en toi des souvenirs de Clapton.

A singalong, 'The coming tide' sentant bon la New- Orleans tout comme le swampy 'Louisiana blues'.

Le pre-war blues 'Some Cold Rainy Day' doit dater de 1930, il précède 'Swing that thing' un morceau vachement plus agité.

Solo en picking, 'Fish ain't biting' puis en trio sans basse, 'Never tired'.

Le quartet attaque ' As April is to May' avec de jolies lignes rappelant 'Johnny Guitar'.

Un mix des plus agréables que certains festivaliers boudent, trop propre à leur goût, ils ont décidé d'écouter ça depuis le jardin, Duvel à portée de main.

Sur son dernier CD, le downtempo 'Graveyard blues' .

Un coup d'oeil à la tocante, 20:25, faut y aller si tu veux assister au second set de Big Daddy Wilson, de loin tu entends 'Esther Please' et le shuffle 'Jitterburg swing' .

D'après les gens s'étant pointés tardivement in de Schuur, Luke Winslow-King aurait interprété un titre avant de remercier la foule.

Big Daddy Wilson.

Wilson Blout, par un beau jour, a atterri en Allemagne, il a trouvé le Schweinhaxe arrosé de Reissdorf Kölsch à son goût et s'est établi dans ce beau pays.

Il vient de sortir l'album 'Time' avec un invité de marque, Eric Bibb.

A Puurs, il est accompagné par un duo transalpin, le virtuose Roberto Morbioli (Guitare) et Paolo Legramandi (Basse), le gars de la Caroline du Nord manie les sticks et des shakers divers et roucoule d'une voix chaleureuse tout en souriant comme un premier communiant.

Un premier blues aux accents vaudou te permet d'apprécier ce chant ensoleillé, il poursuit avec 'Time to move' la seconde plage du dernier album.

Si t'entends le chant du rooster you know it's time to go.

Ici, il y avait deux coqs, un Ricain et un autre de Vérone.

Désolé de cracher dans ma serviette, I got flu.

Dirk, wat zegt hij?

Il est flou.

People, we have to catch 'The Intercity Train' , pas un TGV, pas une tortue non plus, la machine circule sur des rails gospel, tes voisins battent la mesure.

Steve Miller Band, 'Fly like an eagle' avant un titre interprété en duo 'Mississippi John' en pensant, bien sûr, à Mississippi John Hurt!

On a composé ' Bullfrog' in the South of France.

Pas étonnant, tous des bouffeurs de grenouilles et ça sent les marais comme chez Dr. John.

A lovesong, now: 'If you were mine'.

Merde, faux départ, on reprend en Percy Sledge crooning.

Ce set apprécié prend fin par un conseil aux jeunes dames, si vous cherchez l'homme idéal, tapez-vous la campagne, Roberto et Paolo sont des ' Country boy'(s), il n'y a pas mieux pour vous rendre heureuses.

Layla Zoé.

Puurs attendait beaucoup de la tigresse de Colombie-Britannique, sans décevoir, toutefois, le show de la rousse tatouée a semblé moins percutant que ce qu'elle a montré à d'autres occasions.

Le concert de la veille au Spirit of 66 et l'after party s'étant terminée aux petites heures est-elle en cause, maybe!

Maintenant la plus grande partie de l'élément mâle déjà plus qu'imbibé ne lui en a pas voulu, certains étant disposés à grimper sur scène pour lui montrer leur affection virile.

Folklore, pas mort.

Première singularité, la basse est tenue par une jolie jeune personne ne ressemblant guère à Gregor Sonnenberg, sinon on suppose que Jan Laacks et Hardy Fischötter étaient de la partie.

Layla se fait attendre, la foule s'impatiente, enfin, les musiciens aboulent, suivis par Miss Zoé fringuée d'une longue robe noire au décolleté scintillant, elle attaque ' I've been down'.

Pour la 9867è fois on entend la phrase the "reincarnate of Janis Joplin".

' Pull Yourself Together' à la Bonnie Raitt déménage méchamment, la chevelure de feu tournoie, ton voisin aboie et te rudoie, un coup de coude, tes orteils écrasés, godv., zatlap, tu nous les casses.

Ik ben gelukkig, accent adapté aux lecteurs anversois, hier j'étais dans mon club préféré, ce soir in Vlaanderen, la vie est belle, voici ' Green eyed lover'. Transformée en Salomé, elle nous fait la a danse des sept voiles, ce qui ne calme pas l'ivrogne à l'haleine de putois.

A song about being a Gemini, des individus ayant un coeur d'artichaut, ' Gemini heart'.

Un second titre jouant sur la corde sensible, décoré d'un interminable soliloque de l'excellent Jan Laacks pas hâtif.

Elle le frôle, se colle sur son épaule, ce flirt énerve au plus point Wim Duvelberg qui envisage d'escalader la barrière pour lui déclarer sa flamme.

Elle l'a remarqué, you want to get funky, 'Give it to me'.

Elle est dingue ou quoi, sa Duvel il refuse de la lui tendre mais il pense à autre chose.

Shake your ass sont les seuls mots d'amour qui lui viennent à l'esprit!

'Why you so afraid' et l'allongé 'Never met a man like you' précèdent une version toute personnelle de 'It's a man, man's world'.

It's an honour to play on the same bill as Jimmy Burns et elle reprend de plus belle ..We're all lost, in the wilderness...Lost in bitterness... avant de prendre congé.

On la repousse sur scène pour éviter l'émeute, solo, a capella 'Let it be'.

Wim est retourné au comptoir!

Le dernier à l'affiche: Jimmy Burns!

Une légende du Mississippi blues, 72 berges, mais toute sa tête, une voix aux accents soul et un jeu de guitare limpide, même s'il laisse les soli plus compliqués à Luca Giordano, car oui, le festival se termine avec ceux par lesquels tout avait débuté, Luca Giordano, Quique Gomez, Pablo Bárez del Cueto et David Salvador Fructuoso constituent le backing band du vétéran.

Assis sur un taboure,t il entame un premier Chicago blues gluant ....5 o'clock in the morning, 6 o'clock, think about you alll the time...24 hours everyday...

Plus de soixante-dix balais et toujours amoureux, pffff!

Il enchaîne sur le standard 'Rollin' and tumblin' ', Quique, blow your harp, menneke!

Oui, papy!

From the 'Back to the Delta' album, this is 'Killing Floor', une version pimentée d'un magnifique solo de basse.

L'équipe italo-espagnole est bien soudée, pas besoin de faire appel à Ancelotti ou à Benitez, le but sera atteint!

Le quintet se tape Albert King, ' Cadillac Assembly Line ' avant d'opter pour Muddy Waters...I woke up this morning... et ta petite amie s'était tirée, le café était froid, les croissants flasques, le chat avait chié dans tes pompes...ouais et plus encore, sans doute!

I had the blues.

On peut comprendre.

Intro cha cha cha.

Luk avance 'Stand by me'.

Merde, je lui dois une limonade!

Tout Puurs chante, enfin pas ceux qui se sont endormis sur les planches, l'émotion est intense.

Plus mouvementé, voici 'No consideration' .

Godv. il assure Jimmy.

Un slow blues avant la fermeture' The sky is crying', heureusement pas encore!

Encore quelques titres dont ' Whole lotta loving' pendant qu'on engage le FBI pour retrouver Daniel.

C'est chose faite , on quitte Puurs, Jimmy Burns vient d'entamer 'Cold as ice' de Foreigner solo.

Un tout grand festival, sans un seul moment faible!

Tu dis, Geert?

Moest een eindje rijden maar 't was wel heel leuk. Schijndel ( NDL)!

T'exagères, fieu, Schijndel, c'est à côté de la porte, Eugène et ses potes sont venus de Libramont!

Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
Duvel Blues 2015 (Saturday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 30 mai 2015
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:46
Electronical Reeds presents 5 Years Hive Audio w/ Animal Trainer, Deneha, Felix Cage & Souldust @ The Wood- Bruxelles- le 29 mai 2015

ELECTRONICAL REEDS PRESENTS:
5 YEARS HIVE AUDIO
■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■
ANIMAL TRAINER (Hive Audio, Stil Vor Talent, Katermukke)
DENEHA (Hive Audio, Upon.You)
FELIX CAGE (Electronical Reeds, Parquet Recordings)
SOULDUST (Electronical Reeds, Straight Music)

Charles Eloy

The Wood

Le label ELECTRONICAL REEDS, la référence bruxelloise en musique électro et faisant l’éloge de la presse musicale spécialisée étrangère, nous a concocté une soirée. Il invite les DJ producteurs du label suisse HIVE AUDIO afin de fêter les cinq années d’existence de ce dernier. A l’instar de Electronical Reeds, Hive Audio organise des soirées mémorables à Zurich, Suisse.

L’affiche annonce quatre groupes/artistes, débutant à 23:45. Je me pointe avec le quart d’heure académique de retard.



DENEHA du label Hive Audio ouvre la série des concerts devant une salle qui commence à se remplir et qu’il échauffe rapidement avec un style qui s’apparente au deep house.

Comme usuel durant les soirées « électro », il mélange des classiques du genre, ses propres compositions, pouvant atteindre plus de 7 minutes, teintées de soul, ambient, lounge. Le musique jouée à un tempo entre 110 et 130 BMP, cumule des tensions en decrescendo et crescendo, créant des climax successifs, auxquels répond le public par des cris d’allégresse et des mouvements corporels.

Nous retrouvons dans les arrangements, des grasses basses ou spirales de synthés , des percussions tribales et une exploration musicale au-delà des rythmes binaires.



ANIMAL TRAINER, de la même écurie de Deneha reprend les rênes. A l’image des produits suisses à l’exportation , la musique est synonyme de soins aux détails dont leur discographie est distribuée via Hive Audio, leur propre label ou Stil for Talent et Kattermukke, des maisons de disque berlinoises.

Nos deux compères aux machines nous lancent « Shane » un morceau avec une voix féminine R ‘n’ B envoûtante, appuyée par une ligne de basse.

Wide » : nous y entendons principalement de la trompette en solo.

« How does it feel (extrait de l’album Wide) » : La voix satinée de Natasha Waters, accompagnant la composition nous prend aux tripes en nous posant la question « How does it feel »

« Keep control » dégage une mélancolie, appuyée par un jeu fluide d’ arpèges de claviers sur un fond des nappes de synthé, tandis que le morceau « Krambambuli » aux phrases musicales hypnotiques de saxophone ranime intensément le dance floor bien rempli de danseurs/danseuses, mais où paradoxalement chacun(e) respecte l’espace d’autrui.



La fête continue. FELIX CAGE, DJ producteur du label Electonical Reeds nous fait (re)découvrir les grooves de deep tech. Le deep tech incorpore des éléments de ragga, hip-hop et également des voix et des grosses lignes de basse qui vous font danser. Il nous rappelle également le lien avec le label Britannique Warp, un pionnier dans la découverte de créateurs futuristes. Felix Cage, né en France, a grandi à Moscou. Il a baigné durant son adolescence dans la musique pop-rock russe des années 90 et il a suivi l’évolution de la musique house et la scène berlinoise ayant beaucoup d’échos dans les pays de l’Europe de l’Est. Dès son arrivée en Belgique, il s’intéresse au milieu de la musique électronique pour déboucher spontanément à la production.

« Secret lover » un single, sorti en janvier 2015. Une musicalité dans la mélodie nous accroche, accompagnée par des percussions partiellement étouffées, sonnant comme des tambours caoutchouteux, une basse profonde et des fragments de cordes synthétiques. Une voix envoûtante avec une certaine mélancolie aux arrangements à la croisée de la Deep tech, House, synthpop. La vision de Felix Cage de bien se sentir sur le dancefloor éveille les sens.« Secret lover » a été remixé par le Berlinois Madmotormiquel.

« Love again » un track qui contient la voix de Lazarusman (chanteur-slammer) et également remixé par Souldust. Cet esprit maison d’ Electronical Reeds, sous l’impulsion de Laurent Hulstaert, label manager, offre un espace d’expression dans lequel les individualités se complètent. Nous retrouvons cela durant tout le concert . Les DJ producteurs sont derrière les manettes d’une façon collégiale et amicale. Le public est interpellé par leur énergie complice.



Pour terminer, SOULDUST, un producteur, ingénieur de sons et DJ.

Durant sa jeunesse, il s’est intéressé à la guitare et la théorie musicale académique accompagnante. S’ensuivent des études d’ingénieur de son à l’IAD, un des principaux instituts officiels d’études dédiées à l’audio-visuel en Belgique. Durant ses études, il était présent à des soirées en qualité de DJ.

Après de multiples expériences concluantes (résidence aux Jeux d’Hiver, directeur artistique Café des Halles), il devient en 2013, responsable A&R de Electronical Reeds et continue en même temps de développer ses activités de mixing et mastering dans son studio.



« Optional feast – Porro (Pablo Kahn remake) » :La rythmique aux accents Tech House est suivie d’ incursions de violons jouant les gammes orientales, sur des modes structurées d’ échelles contenant des intervalles de trois-quarts de tons, propres aux musiques nord-africaines, du Proche et Moyen-Orient. La flûte nous fait souvenir de son usage, amenant les dévots derviches vers un état de transe.

« Deliverance” : cette chanson (vu que le morceau contient des paroles) de O.D. Math nous rappelle que Electronical Reeds sous l’impulsion de Laurent Hulstaert, label manager offre un espace d’expression artistique. Un anthem dancefloor construit autour de vibrations berlinoises « dark » et les cymbales hi hats propulsives de batterie.

When I knew » : Soullust et Deeleegenz, un artiste qui prépare un album en sortie dans les semaines suivantes.



Vers 7 heures du matin, le trio Souldust, Felix Cage et O.M. Math regroupant la dynamique commune du label Electronical Reeds, nous jouent le classique « Der dritte Raum » de Hale Bopp.



Nos DJs producteurs belges et suisses, princes de la nuit, ont marqué durant les premières heures du matin nos esprits avec les remixes et leurs propres compositions. Ils partagent leur enthousiasme et nous font re(découvrir) une musique loin des formats FM proposés par les canaux de diffusion officiels et non-officiels qui suivent les directives, dictées par les majors.

Un événement Electronical Reeds, c’est une expérience aliénante personnelle, selon le vécu et des rêves, propice à élever les émotions à la plénitude.

Electronical Reeds presents 5 Years Hive Audio w/ Animal Trainer, Deneha, Felix Cage & Souldust @ The Wood- Bruxelles- le 29 mai 2015
Electronical Reeds presents 5 Years Hive Audio w/ Animal Trainer, Deneha, Felix Cage & Souldust @ The Wood- Bruxelles- le 29 mai 2015
Electronical Reeds presents 5 Years Hive Audio w/ Animal Trainer, Deneha, Felix Cage & Souldust @ The Wood- Bruxelles- le 29 mai 2015
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 15:27
Duvel Blues 2015 ( Friday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 29 mai 2015

Duvel Blues: épître quinze aux amateurs de 12-bar chord progressions.

Une première, le festival s'étale sur deux jours, toujours dans le cadre enchanteur du Hof Van Coolhem.

Luk est au rendez-vous, on ramasse Daniel à Vlezenbeek, se tape les bouchons du ring, ramasse une sale averse, pour larguer les amarres à 18:45' face au chapiteau, 46 mains à serrer, les 6 autres spectateurs nous étaient inconnus.

Niet te veel volk mais un programme du tonnerre: Luca Giordano feat Quique Gomez (it/sp) / Chris Daniels and the Kings feat Freddi Gowdy JR band (usa) / Carolyn Wonderland (usa) / Nick Moss and the Flip Tops (usa).

Un passage au bar, histoire de se rincer les amygdales avant le coup d'envoi.

19:30 , le maître de cérémonie introduit Luca Giordano feat Quique Gomez!

Luca Giordano avait laissé une excellente impression à Puurs lorsque, en 2013, il accompagnait feu Eric Guitar Davis.

Ce soir, c'est flanqué de l'excellent chanteur/harmoniciste espagnol Quique Gomez qu'il lui échoit l'honneur d'ouvrir le gala.

Le bilan ne pouvait qu'être positif, le virtuose italien, que les grands bluesmen ricains s'arrachent lors de leur passage en vieille Europe, et el gran hombre à la voix incroyable, accompagnés par une session rythmique remarquable ( Pablo Bárez del Cueto et David Salvador Fructuoso) ont d'emblée mis la barre très haut.

Tout débute pourtant mal, une corde à remplacer dès le premier morceau qui vire jam à trois, Luca venant prêter main forte à ses compagnons pour achever ce Chicago blues poisseux.

Que ces gars soient adeptes du Chicago blues est une évidence, ils ont enregistré une plaque dénommée 'Chicago 3011 Studio Sessions' et vont nous en distiller quelques pépites ce soir.

Les éternelles emmerdes avec des gonzes pas sérieuses( 'The Fool' compo signée Luca Giordano/ Quique Gomez) ... I'm crazy about you...but it's time you change your ways... ou le fait de battre les routes comme sur le funky 'Travellin man', des reprises de choix, Little Walter ' One More Chance with You' décoré d'une broderie ciselée par l'orfèvre Luca Giordano.

Un petit Albert Collins?

'If You Love Me Like You Say' pourquoi tu me traites comme un chien?

Le premier slow blues, déchirant, de la soirée sera dédicacé à Eric Guitar Davis,' Don't Ever Leave Me' que Carlos Johnson a enregistré sur 'In and out', il sera suivi par ' Don't start me talking' un Sonny Boy Williamson de 1955.

Pas à dire l' antipasti est succulent.

' Cheaper To Keep Her' se trouve au répertoire de Buddy Guy ou de Johnnie Taylor, à tes côtés Amanda, 59 piges, se dandine en arrosant ses escarpins de Duvel.

Quique sur une enceinte, no mike, il entame le standard 'Ain't Nobody's Business', ce fier hidalgo est doté d'une voix à faire pâlir José Carreras, un petit saut, il enjambe la balustrade pour une balade dans la tente en alternant chant et lignes d'harmonica.

La même Amanda: wouah!

Ce set marquant s'achève par un hommage à Gary Primich, le shuffle 'My Home'.

Grazie, muchas gracias, tous au comptoir!

Seconde entrée: Chris Daniels and the Kings feat Freddi Gowdy JR band!

Connais pas?

Wiki?

Chris Daniels aka "Spoons" born Christopher Williams Daniels on September 30, 1952, is an American bandleader, singer, songwriter, guitarist, and roots musician.

Plus de quinze macarons, le dernier, tout frais sorti de l'usine, 'Funky to the Bone'.

Du monde sur scène, huit bipèdes, facebook précise: le cowboy, Chris Daniels, rhythm guitar, vocals - Colin "Bones" Jones, lead guitar - Randy Amen, drums, vocals - Kevin "Bro" Lege, bass, vocals - Darryl "Doody" Abrahamson, trumpet, vocals - Jim Waddell, alto, tenor sax, flute, vocals.

A première vue on n'a pas vu tous ces Ricains, mais Jan Rijbroek, un fameux guitariste doté d'une voix pas banale, Jim Waddell et Doody étaient au poste, Edwin Wezenbeek était aux keys, Edwin Plooyer aux drums, Dario à la basse et casquette à l'envers, le comique de la bande aux vocaux, Freddi Gowdy!

Ces braves gens nous ont concocté une macédoine/pot-pourri ratissant large: du blues, du funk, de la soul, du latino, du r'n'b et du Charlie Chaplin.

Trop de cinéma selon certains, sans mettre en doute les qualités musicales des saltimbanques.

C'est parti, ' When you're cool', the sun shines all the time, tu parles, mec, le thermomètre indique 11°, un vilain crachin arrose les pissenlits.

Du funk remuant.

Jan au chant pour 'If God was a woman' de Richie Sambora, pas le titre préféré de l'ayatollah.

Sur le dernier né 'Joy' à la Tower of Power, suivi par 'Bad Thing' toujours dans le même créneau.

Paraît que c'est un blues festival, montre leur, petit.... Jan attaque 'Trouble blues' .

Beau.

Freddi, le plaisantin, the spirit of BB King is in the room, un voisin cherche l'esprit dans son godet, sur scène on chantonne 'The thrill is gone'.

Superbe timbre Robert Plant et un jeu qui touche, pourquoi fallait-il que Freddi Gowdy se prenne pour Jim Carey?

Voici 'Nobody knows', une parodie de Carlos Santana avant de revenir au founk, 'I like your shoes', do you like mine?

Non, mais ta casquette pourquoi pas!

Pour amuser la galerie on place play that funky music white boy ( Wild Cherry) dans la comptine puis on passe à une ballade 'Till the end of the day', aussi efficace que quand les zoziaux chantent dans le bois d'Urbanus.

Amanda invite Roel, il décline et va se chercher une Vedett.

'Something you got', le rock à la AC/DC ' Nothing to lose' et 'Funky to the bone' achèvent le récital.

Amusant, pas mémorable!

Carolyn Wonderland

Née en 1972 à Houston , la blues lady a sorti 9 albums, collectionne une série d'awards et se targue d'une participation au dernier album de James Williamson ( The Stooges).

En trio ce soir, Carolyn, vocals, guitar, lapsteel, et deux associés doués, aux keys and bass keys, Cole El -Saleh, aux drums, Kevin Lance.

Carolyn, c'est l'opposé du band précédent, pas de fioritures, pas de vaudeville, mais du blues haut de gamme d'un classicisme serein.

Non, ce n''est pas Ana Popovic ou autres nana jouant de leur sex-appeal, pas pour dire qu'on a à faire à un laideron ou qu'Ana est nulle, ce qui prime avec la Texane c'est le feeling et la musique.

Bref, un show sobre, fort apprécié par les connaisseurs.

'Come together', pas le tube des Beatles, mais un blues written by Carolyn Wonderland and Ruthie Foster, ouvre.

Le titre est suivi par 'She wants to know' dans le style Bonnie Raitt, puis vient le nerveux et nasty 'Judgement Day Blues' qui déménage sec.

Next song is about a bird, ' A victory of flying'.

Some great volatile blues.

A noter qu'aux pieds de la madame on ne distingue pas une armada d'effect pedals, elle se débrouille très bien sans toutes cette technologie, ce que confirme ' Two Trains'.

Puis elle enfile une série de morceaux à la lapsteel, 'Only God knows when' , 'If I Had My Way I'd Tear The Building Down' ( Blind Willie Johnson) et le métallique 'Misunderstood', titletrack d'un CD de 2008.

L'assistance admire et vibre.

Ensuite Carolyn reprend la Telecaster to play a song of one of my heroes, un Johnny Winter qui secoue, 'Still alive and well'.

Certains affirment entendre des tonalités Janis Joplin dans le timbre de Miss Wonderland, maybe, mais pas question de caricature ou de parodie, c'est simplement son registre vocal convenant particulièrement bien à l'environnement blues texan.

En parlant de Janis, voici "What Good Can Drinkin' Do" auquel succède la ballade' Golden stairs' de Robert Hunter et Vince Welnick.

'The palace of the king' de Freddie King met un terme à cette excellente prestation, un mix de raw, rootsy, swampy blues avec même une touche de gospel.

La tournée européenne s'achève, à partir du 7 juin elle se tape les States.

Nick Moss and the Flip Tops.

Nick Moss ( chant, guitare), un costaud, ses poignets ont le même diamètre que la cuisse d'un joueur de rugby, est un adepte du Chicago blues qu'il distille depuis 1990 sur les scènes internationales.

Une dizaine de LP's, le dernier ' Time ain't free' en 2014 a été catalogué one of the 50 best albums of the year par Guitar World.

Le band, Michael Ledbetter, un descendant de Leabelly, guitare et voix black, chaude et puissante - et probablement, Patrick Seals: drums - le jeune et talentueux Taylor Streiff aux claviers et Nick Fane à la basse.

Deux mots pour résumer le set: high energy !

La clique joue sans setlist, n'annonce pas les plages, on suppose que plusieurs morceaux figurant sur ' Time ain't free' ont été interprétés.

C'est Nick qui, d'un timbre JJ Cale, entame au chant un premier soul blues .

Dans son énorme paluche la guitare ressemble à un jouet pour gamin, Puurs est impressionné.

Un long solo introduit 'One more chance with you' de Little Walter suivi par un slow blues kilométrique, le GPS les avait égarés, Ledbetter se colle au chant, "You're Breaking My Heart" d' Otis Rush.

Dehors la t° atteignait huit degrés, faisait bon dans la tente, la Duvel, ça aide, mais les salopards nous refilent des frissons.

Pire qu'Al Capone, ces Chicagoans!

Nick Moss plaisante: take your clothes off.

T'es malade, mec?

Well I mean, ladies, take your clothes off!

T'es plus que malade, toi, il n'y a que trois madames potables ici, remarque un ivrogne!

Assez ri, un petit funk pour faire monter la température, 'Somebody's calling my name' nous rappelle le Band of Gypsies.

Un nouveau slowblues, aux accents soul, porté par la voix incroyable de Michael Ledbetter fait monter la tension.

Après ces instants d'émotion, Nick qui n'est pas le fils de Stirling, ni le grand frère de Kate, un gamin lui a posé la question, décide d'accélérer le tempo pour une pièce aussi musclée que ses biceps.

Tu te déhanchais quand le chauffeur, chaperonné par Daniel, te tapote l'épaule et annonce le taxi est prêt, terug naar Brussel.

C'est de loin que t'endends Nick et sa clique poursuivre leur show.

Tot morgen, Puurs, 't was een fijne avond!

Duvel Blues 2015 ( Friday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 29 mai 2015
Duvel Blues 2015 ( Friday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 29 mai 2015
Duvel Blues 2015 ( Friday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 29 mai 2015
Duvel Blues 2015 ( Friday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 29 mai 2015
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Duvel Blues 2015 ( Friday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 29 mai 2015
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:47
Roxette, The XXX Anniversary Tour - Lotto Arena- Antwerpen- le 29 mai 2015

Le billet de JPROCK :

Organisation: Live Nation.



Ah Roxette !
De 1986 à 2002 le duo suédois le plus célèbre au monde après ABBA est au sommet. Ils ont vendu des dizaines de millions d’albums et sillonnent le monde en délivrant des prestations enflammées.
Puis soudain en 2002 c’est le choc. Marie Fredriksson append qu’elle souffre d’une tumeur cancéreuse au cerveau et on lui donne 5% de chances de survie.
Marie est opérée et connaît les affres de la chimiothérapie mais elle survivra à ce coup du sort qui la laisse aujourd’hui diminuée mais vivante.
En effet elle a perdu la vision de l’oeil droit, souffre de problèmes d’audition à l’oreille droite et de mobilité au niveau de la jambe droite. Marie a dû réapprendre à parler et à compter, mais elle est là de retour aujourd’hui avec cette envie folle de continuer à partager son art avec son public.
Marie Fredriksson est une survivante, une battante, et une artiste aujourd’hui guérie de son cancer qui a souffert au plus profond de sa chair et qui malgré tout reprend la route avec Roxette et donne chaque soir le meilleur d’elle même.
Beaucoup d’autres bands auraient jetés l’éponge , ou pire l’auraient remplacée, mais Roxette c’est aussi une belle histoire d'amitié qui une fois n’est pas coutume nous réconcilie avec le genre humain. Et les Scandinaves ont bien des choses à nous apprendre quant à leur relation à la maladie et au handicap.
Chapeau donc à Marie et à Per Gessle qui a continué à tourner avec son propre band durant ces dix années difficiles.
Roxette, c’est aussi le témoignage de la fidélité d’un public à un groupe d’exception, véritable machine à hits glam rock qui donne tout à ses fans.
Le show de ce soir fut un grand concert, bien sûr de temps à autre parsemé de petites imperfections dont chacun se fout royalement, mais très intense au niveau de la charge émotionnelle.
Le genre de moment qui nous fait apprécier d’être en vie…
En voici le récit.
C’est Eskobar qui ouvre la soirée.
Malgré une bonne volonté évidente, le band suédois de Daniel Belqvist ne parvient jamais à faire décoller un Lotto Arena qui se réserve pour les retrouvailles avec son groupe favori.
D’autant plus que son rock parfois un peu trop calme n’est pas vraiment propice à emballer les foules. Dommage, mais Eskobar est un combo à revoir dans des conditions plus intimistes.


Après 40 minutes d’attente, il est 21h20 lorsque Roxette monte sur scène sous une immense clameur.
Dès « Sleeping in my car » c’est la grosse ambiance dans la salle.
Les hits se succèdent, intemporels, et on se croirait revenu le 15 octobre 91 date à laquelle le groupe avait incendié Forest National, concert que j’ai vécu en compagnie de mon pote Patchouli. N’espérez pas voir Marie danser et arpenter la scène comme avant, elle ne sait plus le faire, mais assise au centre de la scène elle donne le meilleur d’elle même et tout le groupe gravite autour d’elle.
Per Gessle reste lui un showman d’exception et se charge d’aller chercher le public et de mettre une ambiance de feu.
« Spending my Time » est repris en choeur par la foule, « Crash, Boom , Bang » est touchant, « Crush on You » déchire.
La machine à hits est en marche et ne s’arrêtera plus.
Et même si de temps à autre Marie a un peu de mal avec le placement de son chant ( qui chanterait avec des soucis d’audition ?) le band déchire et le public vit chaque moment à 100%.
Un bain de jouvence musical qui rend heureux, ni plus ni moins !
En 95 minutes Roxette a mis le feu au Lotto Arena avec une setlist à couper le souffle et aucun titre à jeter. Et lorsque « Joyride » clôture le set et que le band revient pour interpréter « Listen to Tour Heart » et le génial « The Look « toute la salle est debout et danse.
Un dernier salut au public qui les acclame et les musiciens regagnent les coulisses.
Tous, sauf Per et Marie qui restent quelques instants de plus et profitent de cet accueil qui leur fait chaud au coeur.
Puis bras dessus-bras dessous ils regagnent les backstage sous une immense ovation.

C’est cette image poignante que la foule garde au fond du coeur en quittant le Lotto Arena.
Vivement la prochaine tournée, car qu’on le veuille ou non il va encore falloir compter avec le duo suédois pour les années à venir. Et personnellement je m’en réjouis !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist :
Sleeping in My Car
The Big L.
Stars
Spending My Time
Crash! Boom! Bang!
Crush on You
She's Got Nothing On (But the Radio)
The Heart Shaped Sea
Watercolours in the Rain / Paint
Fading Like a Flower (Every Time You Leave)
How Do You Do!
It Must Have Been Love
Dressed for Success
Dangerous
Joyride
Encore:
Listen to Your Heart
The Look

Roxette, The XXX Anniversary Tour - Lotto Arena- Antwerpen- le 29 mai 2015
Roxette, The XXX Anniversary Tour - Lotto Arena- Antwerpen- le 29 mai 2015
Roxette, The XXX Anniversary Tour - Lotto Arena- Antwerpen- le 29 mai 2015
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 13:24
Condor Gruppe au Soul Inn, Bruxelles, le 28 mai 2015.

Premier concert auquel tu assistes au Soul Inn, le bar, rue Plattesteen, qui doit faire oublier le DNA.

Sur place Yves H. peste, zont pas de Blanche!

Qu'à cela ne tienne, on travaillera à la Maes.

Sur le podium, plus vaste que du temps du punk ou hardcore metal, le matos attend le bon vouloir de Condor Gruppe!

Condor Gruppe?

Une brigade aérienne de l'époque nazie?

Non, la flottille quechua!

Le groupe naît dans une cage au zoo d'Anvers, en 2012. Le guitariste Michiel Van Cleuvenbergen (Creature With The Atom Brain, Dead Stop ..) et son pote bassiste, Jan ex-Barbe Noire Wygers (

Creature With The Atom Brain, Sexmachines, Hitsville Drunks, Mauro Pawlowski and The Grooms...) décident de monter un combo s'ébattant dans l'univers musical des Spaghetti Westerns, ce groupe sera moins expérimental, ou mathrock si tu veux, que MannGold.

Ils embrigadent trois mercenaires qui visitaient la ménagerie, le guitariste Milan Warmoeskerken ( Flying Horseman, Blackie and the Oohoos, Mittland och Leo), l'as de la douze cordes + keys et autres brols électroniques Kris Delacourt ( Monza, Meuris, Papermouth, Remörk..) et le drummer Krist Torfs (White Circle Crime Club) et s'en vont sur la route jouer leurs cinématiques symphonies.

Fin 2014 ils pondent 'Latituds del Cavall', la presse acclame!

Il est 21:15', le coin est bien peuplé, le film démarre mais pas dans une salle obscure, premier chapitre 'Philomena', une madame aimant la surf music pimentée d'éléments psychédéliques.

Michiel vocalise comme une buse à queue rousse voyant pointer l'aurore, ton canasson a choisi le train de sénateur pour suivre la piste poussiéreuse.

Seconde plage, sortez les pelles, ça va suer, 'Diggin for Gold', un morceau bourré d'effets en tous genres, wah wah, reverb, disto, claviers gélatineux... je pousse une pointe à Las Vegas si je déterre une pépite.

Une touche d'exotica avec ' Vocazione' suivi par une cover de Demon Fuzz , un groupe obscur du début des seventies ayant pondu un album devenu culte ' Afreaka!', un sax s'est joint au groupe pour ajouter une touche orientale à la composition.

Pas à dire mais notre valeureux royaume compte quelques cracks au niveau musique instrumentale/soundtracks en commençant par Fifty Foot Combo, puis MannGold déjà cité, Speedball jr., The Left Arm of Buddha ou Kriminal Hammond Inferno... de quoi inspirer les cinéastes en quête de bande sonore pour un road movie ou un western.

John Barry ' A man alone', 1964, tiré de la B O de ' The Ipcress File', un chef-d'oeuvre d'exotica noir.

Le sifflement en duo sur “Ondt Blod” ( un drame danois de 1996) nous renvoie d'office vers Ennio Morricone.

Milan délaisse sa guitare pour épauler Krist aux drums pendant 'Dusty Fingers', un morceau aux consonances Can.

C'era una volta il West?

' Cardinale', aaaah la voluptueuse Claudia sur fond de twangy guitars et de trucages sonores au synthé.

Une seconde apparition du saxophoniste illustre ' Righteous Jam' un morceau plus jazzy.

Anvers s'est déplacé en masse à Bruxelles, Michiel note great to see so many familiar faces, il nous reste deux titres, ' Bismantova' et 'Sabba' de Bruno Nicolai sur l'OST de 'Tutti i colori del buio'.

T'as noté le clin d'oeil s'exclame Yves, trois lignes d''Apache' des Shadows.

On quitte les plaines arides, Yves n'a pas enfilé sa dose de Hoegaerden, cap sur le Central.

Ton chat a sursauté à 3 heures du matin, pour la petite histoire au Central on a croisé l'inévitable RickyBilly , Yeti Popstar, un La Muerte et on a assisté au set de Kord feat. Annie Gylling.

Quoi, combien...

Même pas!

Condor Gruppe au Soul Inn, Bruxelles, le 28 mai 2015.
Condor Gruppe au Soul Inn, Bruxelles, le 28 mai 2015.
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 18:50
Einstürzende Neubauten - 'Greatest Hits' @ Ancienne Belgique- Bruxelles- le 27 mai 2015

Einstürzende Neubauten - 'Greatest Hits' @ Ancienne Belgique- Bruxelles- le 27 mai 2015

The DarK Feather’s report :

Einstürzende Neubauten aime l’AB et l’AB le lui rend bien.
En effet lorsque le groupe passe par la salle bruxelloise il y reste au moins deux jours et lui réserve la primeur de concerts mémorables.
Ce fut déjà la cas il y a cinq ans en novembre 2010 et c’est à nouveau le cas ces 27 et 28 mai 2015 puisque le band présente deux concerts différents, un concert « Greatest Hits » ce soir et l’intégralité de leur dernier opus « Lament « demain soir.
Et bien sûr, l’AB affiche sold out.

Pas de surprise avec E.N. on sait qu’on va passer un bon moment et on n’est pas déçu.
Entouré de ses illustres instruments iconoclastes et inventifs, le groupe allemand est impérial de bout en bout du set même si cette fois on a le ressenti d’un concert moins habité par la folie qu’en 2010.
Blixa Bargeld, pieds nus et habillé d’un costume noir comme à son habitude, se pose en maître de cérémonie respecté par tous.
Dès le premier titre « The Garden « on retrouve la magie propre à ce band d’exception.
Et puis il y a cette musique industrielle basée sur l'utilisation systématique de sons concrets provenant d'objets et d'outils récoltés sur des chantiers additionnés aux instruments habituels que l’on retrouve dans un groupe rock. Et puis il y a la basse impériale d' Alexander Hacke qui vous remue les tripes !
Einstürzende Neubauten envoûte et secoue à la fois et ne le laisse jamais le spectateur indifférent.
Difficile d’ailleurs de recommander un album en particulier à un auditeur néophyte tant la discographie du groupe est constante en qualité.
Et lorsque l’affiche annonce un concert « greatest hits « l’appellation est un peu tronquée car les Allemands n’ont pas eu de réels hits qui passent en radio ou qui se retrouvent no1 des charts ; on devrait plutôt parler de « headlines », de titres majeurs qui ont jalonné l’histoire du groupe.
En tout cas, ce fut un bien bon concert de cent vingt minutes qui nous a redonné l’envie de replonger une fois de plus avec délectation dans la discographie impressionnante de ces Allemands surnommés à juste titre les « dilettantes géniaux ».

Texte et photos : Jean+Pierre Vanderlinden aka THE DARK FEATHER.

Setlist 27/05 :
The Garden
Nagorny Karabach
Die Interimsliebenden
Dead Friends (Around the Corner)
Unvollständigkeit
Youme & Meyou
Haus der Lüge
Die Befindlichkeit des Landes
Sonnenbarke
Von wegen
Sabrina
Susej
Encore:
Ein leichtes leises Säuseln
Redukt
Alles
Encore 2:
Total Eclipse of the Sun

Einstürzende Neubauten - 'Greatest Hits' @ Ancienne Belgique- Bruxelles- le 27 mai 2015
Einstürzende Neubauten - 'Greatest Hits' @ Ancienne Belgique- Bruxelles- le 27 mai 2015
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 15:35
The Chameleons + Der Klinke - Het Depot- Leuven- le 27 mai 2015

A la différence du calamar et du poulpe, le caméléon ne modifie pas sa couleur uniquement grâce aux pigments contenus dans sa peau.

Ah oui... en 1987 The Chameleons rangent leur saint-frusquin, they disbanded indiquent les encyclopédistes.

Ils n'ont jamais changé de couleur mais, en 2009, après une brève reformation en 2000, Mark Burgess et John Lever ( drums) refont apparition sous l'appellation ChameleonsVox , c'est ce groupe qui se produira au Depot vers 21:30' ( détail, ce n'est pas John qui tiendra les baguettes à Louvain, more, later).

Support: Der Klinke.

T'es qu'une clinche, Arnold, un abruti, t'as vu où t'as été placer la poignée, faut grimper sur un tabouret pour ouvrir la fenêtre et je te dis pas pour ma conjugale, une échelle il lui faut...

Der Klinke aus Ostende (einer der bedeutendsten Küstenhäfen Belgiens) s'avère être un combo d'Electro Wave/ EBM/ gothic dark wave ayant opté pour leur identité en pensant au 80's Belgian new wave club known as De Klinke, sis dans la station connue sous l'étiquette "la reine des plages".

Une discographie fournie ( EP's et full CD's), dernière production connue 'The Gathering of Hopes' chez les Allemands de Echozone.

Sont six sur scène, le chef, Chesko Geert Vandekerkhof, non il n'est pas fossoyeur, son look ,malgré les frusques noires, s'apparente à celui des dockers, la photographe Heidi Van Tiggelen et la rouquine Miss Lollirot Deaddoll ( Sarah Parmentier) aux keys, Marco Varotta à la gratte, Sam Claeys à la basse et seconde voix ( terrible), oui ce gars était chez Red Zebra et s'amuse chez MASK ou Elements vu au Depot il y a peu et Hazy Chris De Neve aux drumpads ( Red Zebra, keys chez Elements, et un passé métal).

Trente minutes de set, avec les connaisseurs Fred Cerise et Yves Hoegaerden, on palabre.... pas criant d'originalité ( Poésie Noire, Love Is Colder Than Death, Fad Gadget, The Neon Judgement et même Praga Khan...), de bons faiseurs sans plus!

Elements de Sam Claeys et Chris De Neve étaient nettement plus persuasifs.

'We are here' ouvre, le morceau erinnert an Joy Division note Harald, tandis que sur le mur du fond des visuels attirent notre attention.

Quoi, Benoît?

La gestuelle de Chesko s'apparente à celle d'un chanteur de hard, tu crois?

'Our dance in darkness', le son froid de la batterie électronique, les nappés de claviers et la voix caverneuse de l'homme de la nécropole nous plonge en plein dans les 80's romantiques.

Pour Dante...dans chaque flamme est enveloppée une âme, et chacun de ces malheureux se fait un vêtement du feu qui le consume...' In Flames'. Accessoires: la croix, un corbeau, un recueil d'Edgar Allan Poe.

On quitte le domaine des morts pour l'astral, ' The second sun', les vocaux ténébreux de Sam Claeys produisent leur petit effet.

'Clear mind' aux accents prussiens est le premier titre qu'on a gravé, il est suivi par 'She's lost control' de Joy Division.

Time to dance, préconise-t-il.

Ok, j'invite Barbie.

Klaus?

Enfoiré, 'The Doll', sur fond de B movie.

Le générique de fin accompagne 'Where it ends'.

The Chameleons.

Pendant cette tournée le post punk band de Middleton a décidé de jouer ' What Does Anything Mean? Basically’ ( 1985) dans son entièreté, c'est d'ailleurs la pochette de l'album qui sert de toile de fond.

Le Depot, étrangement vide pendant la prestation du premier groupe, s'est bien garni.

En piste, Mark Burgess - vocals, bass/ Neil Dwerryhouse - guitar/ Chris Oliver - guitar et Yves Altana - drums.

Yves Altana, ça ne sonne pas très British.

Le gars est originaire d'Ajaccio, pépé!

Dès les premières notes de 'Swamp Thing' ( sur 'Strange Times') la cohorte de fans ( allant des cinquantenaires aux jeunes pousses) resserre les rangs pour participer à l'office à proximité des ministres du culte.

Quelle différence avec nos côtiers, authenticité et conviction, c'est parti pour un show intense.

Yves manie fort bien la langue des habitués d' Old Trafford, c'est lui qui d'un one, two, three, four éloquent lance 'A Person Isn't Safe Anywhere These Days'.

Les baïonnettes ont été affutées, ça va saigner.

C'est marrant les inflexions Peter Gabriel dans le timbre de Mark Burgess, on ne lui dira pas!

Avec 'Here Today' le groupe attaque un classique, une voisine tremble.

Son copain interpelle le Corse, ça va Yves?

Ton copain Yves sourit, Hoegaerden en main.

Voici 'Perfume garden' embaumé d'effluves mélancoliques et de lignes de guitares métalliques.

Toujours sur 'What Does Anything Mean? Basically', les reptiles nous proposent le lyrique et écorché 'One Flesh'.

Après le véhément ' As High As You Can Go' Mr Burgess y va d'un constat noir ...we have no future,we have no past ('Caution')..à première vue faut pas le confondre avec le Christ, il n'a rien d'un rédempteur, par contre il connaît Eurythmics, mais les Sweet Dreams deviennent Bad Dreams.

La communion est à présent totale, tu dis Marcel?

Françoise vivait avec nous en symbiose.

Merci, Marcel, c'est qui Françoise?

' Monkeyland' est accueilli avec toute la ferveur requise.

Les plages se succèdent sans qu'un mot ne soit échangé avec l'audience, what's the use of it, anyway, c'est l'épique ' Soul in Isolation' qui s'imprègne dans nos esprits, avec un second emprunt, une ligne d''Eleanor Rigby' pour les fans des Beatles.

Après l'hymne flamboyant 'Singing Rule Britannia' (While the Walls Close In) on arrive au terme du set avec l'obsédant 'Second skin', an audience favourite qu'il décore d'un nouvel extrait des gars de Liverpool en y insérant last night I said these words to my girl ( 'Please please me').

Il est 22h40', ils vont revenir malgré que les playlists aient été refilées aux fans.

Karen pleure, ik wil zijn t-shirt, son mec lui a refilé sa Stella, elle retrouve le sourire avec le retour des sauriens et trois bis: 'Up the Down Escalator' - 'Return Of The Roughnecks' et 'View from a hill'.

Présentation des musiciens, un sourire narquois, bye bye...

Second retour, Leuven, I'm so sad, demain on rentre chez nous, King Burgess finira la dernière de la soirée, 'Don't fall', dans la fosse.

photos Jp Daniels - concert monkey- The Chameleons

Der Klinker

The Chameleons + Der Klinke - Het Depot- Leuven- le 27 mai 2015
The Chameleons + Der Klinke - Het Depot- Leuven- le 27 mai 2015
The Chameleons + Der Klinke - Het Depot- Leuven- le 27 mai 2015
The Chameleons + Der Klinke - Het Depot- Leuven- le 27 mai 2015
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 23:09
VILLETTE SONIQUE 2015 du 21 au 27 mai - Parc de la Villette, Paris

VILLETTE SONIQUE

HeXagen Bxl résume...

FEEDBACKS: de retour d'un long week-end parigot à la Villette Sonique, où on a encore perdu quelques points de vie (mais bon après tout on ne les a jamais vraiment comptés hein!).

Plein de supers souvenirs que l'on ramène de là-bas, que ce soit le fait d'avoir revu plein de potos et des vieilles connaissances pas vues depuis un bail, l'immensité du magnifique parc de la Villette, la liberté de pouvoir y circuler comme tu veux et d'y faire entrer ce que tu souhaites, sans aucun contrôle nulle part (sauf dans les salles le soir quand même), des milliers (dizaines de milliers?) d'amateurs/trices de rock qui se côtoient le tout sans aucune prise de tête, ni galère, un temps juste idéal, ensoleillé mais pas trop chaud, et un line-up vraiment, vraiment tip top.

Les temps forts musicaux pour nous: 1/ la folie Thee Oh Sees dans la Grande Halle le premier soir, ou comment faire imploser une fosse en moins de deux morceaux et transformer une salle énorme en un véritable sauna (n'est-ce pas Clairon Patachon?)

2/ l'émotion de et procurée par les Belges de Wild Classical Music Ensemble, purs moments de grâce (et de fun) lors de leur passage sur la scène du Jardin des Îles ("je suis Rudy!")

3/ la messe noire idéale de Scorpion Violente en fin d'après-midi, qui nous ont fait partir loin, très loin,

4/ la folie King Khan And The Shrines, aka le mec le plus cool du monde, créateurs de bonnes vibes à 300 mètres à la ronde sans que jamais ça ne sonne cheap,

5/ l'intensité phénoménale du set ultra carré et noisy des Irlandais de Girl Band, peut-être notre découverte du festival, clairement promis à un avenir radieux,

6) les sets plus que convaincants des Frenchies de Centenaire, Heimat, guillaume MARIETTA et Cheveu, qui prouvent encore une fois l'actuelle très bonne santé du rock indé hexagonal.

Au rayon déceptions (très) légères, Ought, POW!, Warsawwasraw, Pierre et Bastien et The Gories ne nous ont pas transcendé plus que cela, sans pour autant être mauvais hein.

Bon après on n'a pas pu faire/voir tout ce qu'on voulait, comme d'hab' en festoche, mais une chose est sûre, si l'affiche est de la même qualité l'an prochain, on reviendra avec GRAND PLAISIR!

girl band

girl band

VILLETTE SONIQUE 2015 du 21 au 27 mai - Parc de la Villette, Paris
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