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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 09:42
Purity Ring - Born Gold @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 8 avril 2015

Deux bands de synthpop en provenance d'Alberta (Canada): Purity Ring et Born Gold.

Lien de filiation, ils ont tous deux des accointances avec le projet Gobble Gobble créé par Cecil Frena ( un passé de hardcore shouter, difficile à croire après sa prestation au Bota).

En 2011, Gobble Gobble change d'identité pour devenir Born Gold, peu avant, Megan James et Corin Roddick décident de voler de leurs propres ailes sous l'appellation Purity Ring.

Verdict après le show, Purity Ring a convaincu, Born Gold a rasé une bonne partie de l'assistance.

Born Gold - Faut attendre 20:15 avant l'apparition de Cecil Frena et d'Eric Cheng sur un podium transformé en capharnaüm.

Cecil, un look au croisement Ava Gardner The Barefoot Contessa/ Mick Hucknall, fringué d'un collant ostentatoire, s'agite sur le devant de la scène ou tapote une Maschine MPC , Eric Cheng, style professional wrestler à faire pâlir Mickey Rourke , se charge de la partie sonore en maniant synthetizers, electronic drum pads et guitar.

Après une minute de silence et un faux départ, le duo entame son récital.

Pas de setlist, une accumulation de titres mollement dansant en mode synthpop/indietronica/ futurepop nous rappelant Erasure ou les Pet Shop Boys, au vu de la gestuelle théâtrale et affectée de Cecil , qui a certainement vu 100 fois The Greatest Show on Earth produit par Cecil B DeMille.

' I Want To Guard You From Boredom', un petit air mélodieux enrobé de crunchy synth lines, des bleeps et des bloops, c'est gentil tout plein.

La suivante sautillante et poppy sera tout aussi inoffensive.

Le ton devient dramatique, du coup tu penses à Howard Jones, en sachant que ce dernier a pondu quelques tubes immortels ( 'What is love' e.a.).

Le scénario se répète, la suivante se nomme 'Here we are' annonce le gars heureux d'entamer une première tournée européenne à Bruxelles.

Quoi, Simon?

Creux et vain!

Essaye Mallarmé... Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,

Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!...

Pouvez-vous faire craquer une allumette..c'est pas vrai, ses parents étaient à Woodstock.

'Hyphen' se nomme cette complainte electro.

Dansons ensemble, ' I want to be naked'.

Faut se dévêtir, questionne Bénédicte!

Une dernière, 'Wrinklecarver', achève ce set ampoulé.

Il faut du temps pour ranger l'attirail de Born Gold.

21:15' Purity Ring.

Le duo vient de sortir un second album, «Another Eternity», qui succède à «Shrines» ayant fait l'unanimité.

Purity Ring c'est de l'electro futuriste soignée, visuellement imbattable ( des lanternes un peu partout, des rideaux lumineux, des vêtements dessinés et hand-stitched par la chanteuse) et portée par la voix éthérée de Megan James, tandis que Corin Roddick, caché derrière ses synthés et son incroyable light-up geometric drum set équipé de mini snares attaché à un MIDI controller, qu'il a lui-même conçu, façonne un fond electro sophistiqué et complexe.

Ils ouvrent avec 'Stranger than earth' une plage, aux beats soutenus, du nouvel album dont la phrase "I wasn't thinking about you", répétée et répétée, vient d'emblée s'imprégner dans tes cellules nerveuses.

Une fausse candeur émane de 'Push Pull' , dans la lignée Grimes ou CHVRCHES.

Ils enchaînent sur ' Repetition', et toujours ce chant fluet semblant flotter au dessus d'un arrière-plan electro/clubbing baroque, avant de proposer 'Obedear' un titre du premier CD immédiatement reconnu par les fans.

'Lofticries' et sa petite mélodie asiatique te fait à la fois penser à Bjork et à The Knife.

Avec le féérique et dansant 'Heartsigh' on revient au dernier produit.

Petite pause, Megan enfile une paire de gants et prend place derrière ce que tu croyais être un synthé, pas du tout, ces cylindres produisent un jet de lumière qui se reflète sur l'embout métallique de l'attribut vestimentaire, 'Sea Castle' prendra une teinte mystérieuse et magique.

Pas de Danny Brown pour seconder Megan sur 'Belispeak', l'archétype de future pop bien foutue.

La ballade 'Begin Again', ses lyrics cryptiques, chantés d'un falsetto gothique, et ses nappés de synthés, réunit tous les éléments pour devenir un tube radiophonique.

Miss James quitte le devant de la scène, prend place derrière Corin pour aller frapper de quelques coups de marteau un gong lunaire trônant au fond de la scène pendant la plage suivante, bourrée d'effets de vocoder.

Le set touche à sa fin, 'Flood on the floor' , le paisible 'Stillness in woe' avec un second passage derrière les tubes lumineux et le haletant 'Bodyache' seront les dernières volées d'un show qui a tenu toutes ses promesses.

photos: JP Daniels ( Concert Monkey)

Purity Ring

Purity Ring ( michel)

Purity Ring - Born Gold @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 8 avril 2015
Purity Ring - Born Gold @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 8 avril 2015
Purity Ring - Born Gold @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 8 avril 2015
Purity Ring - Born Gold @ Orangerie du Botanique- Bruxelles, le 8 avril 2015
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Published by Michel- photos: JP DANIELS - dans Concerts
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 17:34
Rival Sons - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 7 avril 2015

Mitch "ZoSo" Duterck

Rival Sons - Ancienne Belgique

Electric Set # 1 :
01.The Good, The Bad & The Ugly.
02.Electric.
03.Good Luck.
04.Secret.
05.All Over The Road.
06.Young Love.
07.Pressure & Time.
08.Manifest Destiny (Part 1)

Acoustic Set:
09.Nava.
10.Burn Down Los Angeles.
11.The Man Who Wasn't There.
12.White Noise.

Electric Set # 2 :
13.Torture.
14.Tell Me Something.
15.Rich And The Poor.
16.Where I've Been.
17.Get What's Coming.
18.Open My Eyes.
19.Drum Solo/Keep On Swinging.

Quand on aime, la venue en Europe des Rival Sons c'est comme le soleil sur les pavés de Paris-Roubaix, une paire de bas-nylons sur une bouteille d'Evian, un film de Kurosawa en v.o. sous-titrée en finlandais, on n'y résiste pas, ça vous démange de partout, il faut y aller. Je fêterai bientôt mon quinzième concert avec les petits gars de Long Beach et croyez-moi, si la santé est toujours de la partie, ce ne sera pas le dernier. Ces gars là ne sont pas bons, non, ils sont excellents! Une vraie division blindée qui entre dans votre jardin pour vous demander si vous avez un peu de place pour mettre leur casse-croûte au frigo!

Ca déménage et pas un peu.
Section rythmique d'enfer avec Dave à la basse et Michael à la batterie, ça me rappelle un peu leurs illustres aînés des 70's John-Paul et John d'un côté, John et Keith de l'autre, les noms? Vous les connaissez, allons-donc!

En background mais très présent, il y a Todd, le petit nouveau arrivé pour la sortie de "The Great Westen Vakyrie" et qui joue du clavier fort à propos. A droite tout l'espace est occupé par mon pote Scott Holiday, rien à voir avec le docteur du même nom. Armé de ses célèbres guitares et de ses effets sans limites, Scott vous emmène toute de go dans son sonic space dans lequel il est aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau.

Et puis au centre, juste devant, Michael, il se dresse, se plie, s'agenouille, se redresse, part et repart, décolle, s'envole, sans fard : Jay. Un vrai chanteur, un véritable artiste, un qui ne fait pas semblant. Une voix comme je n'en avais plus entendue depuis Ian Asbury du Cult.

Jay est de la race des immenses, des frontmen, ceux qui ne jouent pas. Ceux qui vivent leur trip et font le métier.

Il y a du Jim Morisson, du Janis Joplin, du Robert Plant, en lui. C'est le meilleur frontman que j'ai vu depuis des années. Il ne communique pas beaucoup avec le public? Il se justifie en disant que les gens sont venus pour écouter de la musique et pas la regarder ni l'entendre lui, raconter sa vie, alors les bla-bla... on s'en passera. Il est conscient de son impact mais ne se considère pas comme un leader et ne veut en aucun cas en devenir un. Chanter c'est son métier et il fait tout ce qui est en son pouvoir pour le faire le mieux possible. Ce qu'on sait peut-être moins c'est que Jay est également musicien, guitare, mandoline, xylophone, pour ce citer que ceux-là.

Je ne saurais que vous conseiller l'achat de son premier album solo "All Understood" sorti en 2004. Un second album est prêt m'a-t-il confié hier mais il faut trouver un distributeur, d'une part, et une telle sortie voudrait dire mettre les Rival Sons de côté, d'autre part, et ce n'est pas son intention depuis qu'il a rejoint le groupe en 2008. Depuis cinq ans le groupe enchaîne album tournée à un rythme effréné. Dans le groupe, ils chantent tous les cinq ce qui donne lieu à de très belles harmonies et c'est tant mieux pour nous.
Le concert, me direz-vous? C'était à l'image du titre qui ouvre le dernier album : "Electric"! C'est le jeu de l'ombre et de la lumière, une formule difficile à mettre en pratique, sauf pour eux. Et en plein milieu du concert, comme certains ont osé le faire à Earl's Court en mai 1975, un groupe de Rock quitte l'électricité qui le nourrit et vient s'asseoir devant le public pour un set acoustique de toute beauté qui s'ouvre par un super "Nava" instrumental qui a certainement de la famille au Pays-de-Galles, sur les hauteurs de Machynleth... Bron-Yr-Aur si mes souvenirs sont bons. Et pour une fois, même les grandes gueules se sont tués dans le public, c'est comme si on avait débranché toutes les cordes vocales de l'assistance médusée, ou pétrifiée puisqu'on sait les terribles pouvoirs dont jouit la belle à chevelure de serpents. Trois autres chansons complètent le set dont le superbe "The Man Who Wasn't There" et un "White Noise" qui finit sur des accents indiens à peine marqués, c'est beau, c'est très beau même. Il fallait oser. Ils l'ont fait!
Retour au set électrique et un concert fabuleux qui se termine par le hit "Keep on Swinging" qui achève le travail méticuleusement réalisé par les orfèvres de Long Beach. Quand ils sont passés à l'Ab en 2012! Il y avait quelque 500 personnes, hier il y en avait trois fois plus, toutes générations confondues, c'est un signe non?

Bon, c'est pas tout ça, je vais les revoir à Lille le 12 et a Ris-Orangis le 19 ou j'aurai le plaisir de m'entretenir avec Todd. Encore merci à Jay pour la petite heure passée ensemble à discuter de tout ce qu'on aime ou pas, merci à Scott pour son amitié, merci aux Rival Sons d'exister.

See you All Over The Road, guys.

Mitch "ZoSo" Duterck

Rival Sons - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 7 avril 2015
Rival Sons - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 7 avril 2015
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:22
Pourquoi tu ne liras pas le compte-rendu du concert de John Lewis....

Rockabilly, live on stage...le 7 avril 2015 à l'Archipel The Real John Lewis, solo, ajoute-t-on sur le flyer.

L'événement, assez tentant, est relayé sur nos sites pour figurer dans l'agenda.


20:15 rue Marché aux Poulets, pas mal de monde dans l'établissement, le coin scène est débarrassé de ses tables et sièges, au mur l'affiche annonçant le concert à 20h.

Tu sais pertinemment que les festivités ne risquent pas de démarrer avant 20:45', pas de panique, une pils, une seconde, il est 20:40', ta descente est moins rapide qu'au temps de ta splendeur...tu commences à t'inquiéter, aucune trace du comité organisateur, tu apostrophes un serveur, een optreden vanavond?

Il confirme, un troisième houblon.

Encore dix minutes de patience, toujours rien..

Le gars de Penarth (UK) était bien présent au Rockin' Around Turnhout durant le week-end, ce qui aurait pu te mettre la puce à l'oreille était que l'événement bruxellois n'était pas repris dans la rubrique live de son site.

Look:

April

4th – Rock around Turnhout , Belgium. The Rimshots
5th – Rock around Turnhout Solo
18th – RHS Show Cardiff
24th – Penarth Songwriters’ Circle


Voilà un des organisateurs présumés qui confirme qu'il n'y aura pas de concert ce soir, au grand dam du patron et des clients.

Tu parles d'un plan foireux, W. s'est contenté d'imprimer les affiches et flyers, son copain S. a 'arrangé' le concert avec Patrick Ouchène, paraît-il, le hic, Patrick O.était aux States ( Las Vegas) où il se produisait avec Crystal and Runnin' wild.

S. ne s'est jamais montré à l'Archipel, ayant probablement compris que ça sentait le roussi.


Une réaction de Jean-Claude, un habitué de l'endroit, une connaissance de W et S.


"S. is er helemaal niet geweest, in den Archipel, meer nog, John Lewis was er ook niet. Alleen een stel ontgoochelde muziekliefhebbers en leegte, eindeloze leegte en drank, en troost, ja troost; Vriendschap en plezier, afwezigheid van ongemak, diarree en korte scribenties op bierkaarten, nummers en namen. Steelse blikken en heimelijk verlangen, graden alcohol en 100 jaar lady sings the blues. Tranen en loepzuivere blues, jazz die aan je lever kiettelt...."

Ce mec résume parfaitement nos pensées.

Pas mal de patrons de bistrots ont arrêté la programmation de concerts, gratuits ou non, pour diverses raisons souvent liées à l'aspect pécuniaire, le manque de sérieux de certains intermédiaires doit également être pris en considération.


John Lewis?

Pour lui il n'y a jamais eu de concert à Bruxelles, le gars savourait une Guinness au Merrie Harrier pub avec ses potes fans du Cardiff City Football Club.

Moralité?

La prochaine fois tu t'endors en regardant The Voice sur la RTBF.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 11:42
Black Easter Festival - JCC Zappa - Antwerpen- le 5 avril 2015

Le billet de JPROCK :

Ces 4 et 5 avrilLe Black Easter Festival organisé par Body Beats Productions a pris ses quartiers au Zappa à Anvers.
Après une première journée à laquelle je n’ai pas pu assister pour cause de « Fête à Pompon « je ne pouvais pas louper la programmation de ce dimanche pascal qui outre deux grosses têtes d’affiche que sont Qntal et Goetes Erben propose des bands étonnants dont pour certains c’est la première visite en Belgique.
Tout commence avec Lizard Smile, groupe local qui fête déjà ses dix ans d’existence. dans la mouvance Sisters of Mercy, Bauhaus avec un zeste de The Mission. Bref, du gothrock bien puissant comme on aime et qui constitue une excellente mise en bouche avant les sulfureuses Grausame Töchter.
Grausame Töchter c’est un mix d’ ebm , d’industriel , de punk et de classique , le tout dans une ambiance bd sm glauque , parfois pesante mais fascinante.
Les lyrics évoquent la douleur, le désir, l’amour à mort, fouillant au plus profond dans les méandres glacés de la psyché humaine.
Le projet est porté par la personnalité complexe de Aranea Peel divine dominatrice et maîtresse de cérémonie qui transpose sur scène ses phantasmes sadomasochistes dans une mise en scène brûlante portée par des titres dévastateurs.
A la fois possédée douce ou sadique, la chanteuse attire tous les regards lorsqu’elle évolue au milieu de sa cour de musicien(ne)s-esclaves dans un ballet noir qui ravit certains mais risque aussi de choquer ou en dégoûter d’autres.
Arborant païennement des crucifix lors de chorégraphies suggestives, la dame se macule de sang , se dévêt sur scène sanglée de cuir et tourmente sa bassiste soumise avant de se soulager humidement sur celle ci à gauche de la scène.
On ricane sous cape en imaginant la tronche que feront les roadies lorsqu’il viendront changer les câbles baignant dans le divin liquide…( sic ! )
Bref Grausame Töchter n’est pas un groupe pour tous les yeux ni toutes les oreilles et son show interdit aux moins de dix huit ans n’en reste pas moins un grand moment de culture underground et de rock dérangeant.
Et si le groupe allemand a ses détracteurs je fais partie pour ma part de ceux qui l’apprécient. Totally insane but gorgeous, and I like it !
Passé la déferlante Grausame Töchter place maintenant à des vétérans en la personne de The Breath of Life.
Actif depuis 1989 le band d’Isabelle Dekeyser et de Philippe Mauroy de retour dans le groupe, n’a plus grand chose à prouver tant musicalement il se montre très convainquant servi par des titres mélodiques au service d'un darkwave-ethereal gothic rock puissant et mystérieux.
On ressent dans leur musique différentes influences des maîtres du genre et la passion qu’a Isabelle pour Dead Can Dance., et avouons qu’il y a pire comme référence.
Le groupe est donc égal à lui même et s’avère passionnant durant tout un set bien équilibré fortement applaudi par le public présent qui en ce début de soirée se fait de plus en plus nombreux.
Une petite pause pour changer le matériel et c’est à Schneewittchen de monter sur les planches.
J’avoue qu’avec Grausame Töchter, le duo allemand fait partie des bands qui ont motivé mon déplacement de ce dimanche dans la métropole anversoise.
Et franchement je ne suis pas déçu, car pour leur première fois en Belgique Marianne Iser ( chant) et Thomas Duda (claviers programmations, chant) mettent littéralement le feu au Zappa.
Avec des lyrics intelligents et une théâtralité remarquable, servie par des mélodies incroyables et des parties de piano magnifiques, Schneewittchen démontre qu’il est un projet bourré de talent.
Basé sur des structures de titres classiques et auxquelles se rajoutent l’émotion et l’expressivité du chant de Marianne ces deux là offrent un vrai spectacle aux surprises visuelless nombreuses et variées.
Visiblement heureux d’être au pays d’une de leurs idoles, Jacques Brel, le duo ne manque aussi pas d’humour et voir Marianne chanter une hache plantée dans la tête est un grand moment burlesque.
Schneeuwittchen prépare pour mai 2015 un nouvel album qui s’intitulera « Für die Liebe Sterben « ( To Die For Love ) , album financé par une campagne de soutien des fans sur internet qui leur a permis de récolter les fonds nécessaires.
On ne soulignera jamais assez l’importance du net comme vecteur d’aide à la promotion des groupes des scènes alternatives.
Le duo est incontestablement un groupe à suivre et une des révélations du festival.
Je quitte le festival lorsque Qntal s’apprête à monter sur scène avant que Goetes Erben ne clôture la fête en beauté.
Prochain concert : Coalescaremonium Industrial Decadence à Bruxelles ce 11 avril 2015 avec Herrschaft, Schwarzblut et le Candy Coates Circus . Don’t miss it !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Black Easter Festival - JCC Zappa - Antwerpen- le 5 avril 2015
Black Easter Festival - JCC Zappa - Antwerpen- le 5 avril 2015
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 21:58
Red Bull Bedroom Jam - PART two- De Kerk - Gent, le 4 avril 2015

Charles Eloy

La seconde partie de l’après-midi du Red Bull Bedroom Jam nous replonge dans des styles de metal rock, hardcore et similaires.

5. POWERSTROKE - meta. lLe groupe est originaire d’Eeklo en Flandre. Ma voisine s’agite en précisant « la deuxième vague des Vikings arrive ». Quelle culture ! La région d’Eeklo est réputée pour la fabrication des biscuits spéculoos. Je présume que nos Vikings gourmands ont mangé leur butin et le chanteur assurant le spectacle se retrouve avec une voix alternée par la consommation excessive de sucre. Cela est également une technique pour obtenir un certain timbre de voix. Feu Joe Cocker, connu pour ses problèmes d’alcoolisme avait trouvé la formule pour entretenir sa voix. La bouteille était son amie, tenue éloignée par son manager durant la chanson « WIth a little help from my friends » afin d’éviter les excès. Leur musique est un mélange de rock, groove metal, hardcore, stoner rock avec des structures pop utilisées dans les compositions. La puissance sonore ne fait pas défaut et ils nous bombardent de progressions d’accords et refrains faciles à l’écoute. Les guitaristes ont souvent des jambes écartées et régalent les gratteux avec leurs savantes techniques de jeux de jambes et de riffs délirants.

6. CONCEALED REALITY - heavy metalcore

Concealed Reality, un power trio originaire de Bruxelles, est influencé par les groupes australiens et canadiens. Comme tous les groupes précédents, le soundcheck s’effectue rapidement afin de respecter l’horaire. « Distant Past » : un hybride des sonorités lourdes et épaisses, parsemées de quelques solos, forme l’essentiel de la chanson. « OMP » : Nous retrouvons la même théâtralité des groupes metal. Un chanteur avec des tatouages possède une voix d’outre-tombe faisant trembler les squelettes à Halloween. Le batteur est royal derrière son kit. Des rôles surjoués. Ceci n’est pas une critique, beaucoup de groupes ont une performance scénique similaire à fond dans les codes du genre. Ils nous communiquent musicalement leurs émotions avec un chanteur hyperactif, un showman, bougeant tout le temps et mimant avec une gestuelle toute personnelle ses paroles que je ne comprends pas. A observer le public, nombre de spectateurs se reconnaissent au travers des attitudes des musiciens.

7. WOLVES SCREAM – metal post-hardcore

Sont-ils originaires de Namur dans l’état du Wisconsin aux États-Unis. Non, ils sont de Namur en Belgique et ont formé le groupe dans le courant de 2010. Des mutants qui débitent la musique et les paroles plus rapidement que leurs concitoyens namurois qui ont la réputation de respirer entre la prononciation de deux mots. Vous prenez un Namurois qui dit le mot « auto-destruction ». Essayez. Auto (grande respiration) destruction. Il vous donne l’impression que sa voiture est démolie et qu’ il garde le sourire. Quelle philosophie hallucinante ! Les musiciens de Wolves Scream avec leurs attitudes déjantées assument bien le nom du groupe, car ça hurle comme une horde sauvage entre les chants et les cris. Quelques passages plus aérés trahissent leurs racines namuroises. « Brothers » des voix pré-enregistrées, du violon, du piano en guise d’introduction. Après une minute trente, nous passons à du plus lourd avec « Honest heart » avec les guitaristes nous dégoupillant des solos de malade . Le batteur maintient un jeu précis dans plusieurs tempos.

Ils ont sorti en EP «Hurricane » en 2014, contenant des titres « Hurricane » et « Brothers », « Honest heart » repris durant le concert.

8. AGE OF TORMENT – trash metal moderne

Age of Torment, un groupe bruxellois créé en 2009 avec des influences de Metallica, Slayer, Machine Head. Les musiciens obtiennent une wild card pour Red Bull Bedroom Jam. Un chanteur, deux guitaristes, un batteur. Tous, avec des longs shorts jusqu’aux genoux et des cheveux tombant sur les épaules, remuent sur scène. Ils ont réussi une prouesse. Les tifs ne se sont pas entremêlés avec les cordes de guitare. Ils nous présentent trois titres « Love what you fear » « Child of misfortune » et « I, against ». Le dernier est tiré de leur album conceptuel du même titre sorti en 2013.

« Child of Misfortune » : une batterie rapide soutient toute l’énergie de la composition remplie de riffs furieux et des refrains efficaces. « Love what you fear » débute avec de lourds riffs rythmiques. Durant la chanson interviennent des morceaux de solos et un duo entre le chanteur et le guitariste reprenant plusieurs lignes de chant.

L’ édition “Red Bull Bedroom Jam 2015” nous a révélé de nouveaux groupes de notre terroir belge fertile en talents. Les groupes de metal rock et genres assimilés nous ont offert des cloches de Pâques chargées de décibels. Ecoutez « Hell’s Bells » de AC/DC. Les musiciens australiens sont des enfants de chœur comparés à ce que j’ai entendu aujourd’hui dans une ambiance conviviale. Les groupes sélectionnés découvrent un entourage professionnel (organisateur, manager, tourneur, média, producteur) qui transmet le métier d’artiste sur scène et hors des projecteurs. L’aventure des candidats de Red Bull Bedroom Jam se poursuit le 10 mai au Trix à Anvers.

Red Bull Bedroom Jam - PART two- De Kerk - Gent, le 4 avril 2015
Red Bull Bedroom Jam - PART two- De Kerk - Gent, le 4 avril 2015
Red Bull Bedroom Jam - PART two- De Kerk - Gent, le 4 avril 2015
Red Bull Bedroom Jam - PART two- De Kerk - Gent, le 4 avril 2015
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 21:36
Red Bull Bedroom Jam - PART one- De Kerk - Gent, le 4 avril 2015

Red Bull Bedroom Jam- Organisé par DEMOCRAZY et KERK GENT

10 Belgische bands. 10 best kept secrets. 10 try outs. Deuren open om 14h, try outs starten om 15u ! Met in willekeurige volgorde : Alto Cargo, Felix Pallas, Wolves Scream, Age Of Torment, The Girl Who Cried Wolf, Concealed Reality, Ides Moon, POWERSTROKE and Gloria Boateng

Charles Eloy

Le try-out festival « Red Bull Bedroom Jam », se déroulant à Gand le samedi 4 avril, est bien organisé. Les personnes ne courent pas dans tous les sens pour bricoler d’urgence des problèmes techniques de dernière minute. Tomas, responsable de la promotion et de la communication de Democrazy prend le temps de me recevoir et parler de nos projets musicaux respectifs. Les groupes sélectionnés viennent de toutes les régions de la Belgique. Les groupes étant eux-mêmes composés d’individus de régions et cultures différentes, les organisateurs tiennent à cet esprit d’ouverture qui est l’essence même de la création. Vous trouverez plus d’informations sur leur site.

Je rencontre également une jeune dame. Une artiste ? Non, c’est une responsable parfaite bilingue d’un partenaire principal de Democrazy qui a contribué à la réalisation de Red Bull Bedroom Jam. Sa manière de communiquer me renseigne que son quotient émotionnel est égal à son élégance naturelle. Cet avis personnel résulte d’une observation professionnelle se reprochant de l’objectivitéPas besoin d’aller à Cannes voir les starlettes défiler sur le tapis rouge, la Belgique garde jalousement des secrets de perles équilibrées de corps et d’esprit. Quittons les coulisses de l’industrie du spectacle pour revenir à la musique et avoir un aperçu des huit candidats suivants :

1.THE GIRL WHO CRIED WOLF – trip-rock

Cinq musiciens sur scène qui partagent leur passion pour une musique sombre, envoûtante, intimiste et mélancolique influencée par Portishead et la scène musicale de Bristol. The Girl Cried Wolf, originaire d’Anvers a sorti leur premier EP « Ohm” en janvier 2014 et un single « Norway » en 2014. Ce soir, ils nous présentent trois titres « Taken, Ruins, Black Vipers » de leur nouvel album « Ruins » sorti en mars 2015. Les membres du groupe : Heleen Destuyver (chant), Samir Boureghda, Sofie Sweygers, Michal-John Joosen et Bram Van der Stocken. Le mise en place est impeccable. Ils sont habillés en noir. Les chansons mélodieuses offrent de l’espace aux arrangements nous laissant découvrir Sofie Sweygers au violoncelle. La chanteuse a un registre de voix polyvalent qui nous emporte dans l’univers du groupe. Les compositions contrastées suivent une cohérence dans la direction musicale. Le premier morceau « Taken » est lent . Durant le second morceau, le batteur a une frappe puissante et un des guitaristes s’acharne sur un synthé durant le second morceau « Ruins », d’une structure chaotique organisée et titre de leur nouvel album. Le quintet termine le concert avec Heleen aux claviers.

2. IDES MOON – indie alternative rock

IDES MOON (nom emprunté du calendrier romain), autour du chanteur-instrumentiste, est originaire de Gent (capitale de la Flandre orientale). Le groupe, sélectionné à la pleine lune du mois de mars, nous promène dans un univers mélodieux avec références Radiohead, dEUS. Le chanteur a une voix de tête durant les trois chansons présentées dans une ambiance paisible et répétitive.L’accompagnement est aéré avec un battement de batterie en finesse. Des chansons bien produites sont agréables à écouter. La guitariste est parfois accroupi à faire des bruitages.

3. ALTO CARGO - stoner rock

Alto Cargo, un groupe de Bruxelles : un chanteur, 3 guitaristes, un batteur. « Killing time » Une intro assez lourde comme les morceaux longs de 6 à 8 minutes des seventies. Ils mettent du temps à monter vers un climax. Notre chanteur, portant une casquette, alterne avec des voix graves et plus aiguës qui amènent des nuances dans l’interprétation des chansons. Les guitaristes offrent des suites de riffs et solos. « Caravan blues » . Même construction lourdingue que la première chanson. Ils ont de plaisir à construire les chansons. C’est bien une chanson dérivée du blues. Le chant au départ est récité comme le fait parfois David Bowie. Après, comme le cite l’une de mes voisines, c’est l’invasion des Vikings. Les cauchemars du Moyen-Âge nous reviennent à l’esprit. Le chant récité et dépressif est maintenu avec des accompagnements à la limite de hurlement durant le refrain. Le tout est bien équilibré, mais fouette bien les oreilles. « Lucy oblivion » : possède une mélodie entraînante avec des sonorités catchy.

4. GLORIA BOATENG – hip-hop, alternatif rap, rock

La flamboyante Belgo-Ghanéenne a grandi à Gand. Les rythmes et influences musicales se retrouvent dans ses compositions. Elle s’est entourée de musiciens multi-instrumentistes collaborant étroitement dans des compositions teintées de soul, rap, électro, hip-hop, drum and bass. Bien qu’étant âgée début de la vingtaine, elle a déjà été invitée à partager le scène avec Selah Sue, Macy Gray, Nneka. Je regrette d’avoir loupé son concert sur le « European Stage » au Sziget Festival 2014 à Budapest en Hongrie suite à un coup de pompe (possibilité de 400 concerts en une semaine). Sa voix lui permet d’effectuer quelques montées épiques dans les aigus donnant un relief dans l’interprétation de chaque chanson. « Dirty » : Gloria a un contact direct avec le public qu’elle invite à bouger. Une vraie bête de scène qui a un sens inné de l’entertainment, entraînant une partie de public majoritairement de culture plus rock. « Rolling » : encore une chanson relançant le public durant un festival. Nous ne sommes pas à une séance de fitness, mais sa musique fait balancer les fesses. « Bills » : une chanson respirant le naturel à l’image de son look, une coupe carrée à la Grace Jones, mais sans ajoute de laque ou gel pour maintenir sa touffe de cheveux.

Gloria clôture la première partie de l’ après-midi.

Suite dans la seconde chronique.

Red Bull Bedroom Jam - PART one- De Kerk - Gent, le 4 avril 2015
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 20:46
Brussels Rock meets Celtic Music - Cité Culture- Laeken - le 4 avril 2015.

Une organisation Road To Rock Festival et PCLProd.

En ce frileux samedi pascal, tu délaisses Les Pensées, du brave Blaise, traitant de la concupiscence humaine pour dérider ton cerveau, préférant Rabelais, en assistant au

Brussels Rock meets Celtic Music dans la coquette salle de la Cité Culture.

En attendant JP, tu devises avec le comité organisateur mais faut pas s'attarder le premier band est tenu d'entamer les débats à 17:15'.

L'horaire sera strict, le menu est copieux et varié, il n'y avait pas de Normands sur la carte on s'est contenté de Pils ( de l'eau pour JP, l'ascète).

Missiles of Octobre.

Octobre 1962, Nikita, pas la copine d'Elton John, décide d'envoyer du côté de Cuba trente-six missiles balistiques à tête nucléaire SS-4 et deux SS-5, Robert McNamara rit jaune mais s'appuie sur une stratégie de dissuasion.

2012, retour des missiles, en formule atomique, confectionnés par trois dangereux récidivistes, Lionel Beyet: bass, vocals - Bob Seytor: drums et Mathias Salas: guitar, vocals, des séditieux que tu vis au Magasin 4 en septembre 2014.

On n'est pas encore monté sur un podium en 2015, te confie Mathias, le plus salace de la bande, on en veut!

Effectivement, une entrée en matière virulente soulignée par des vocaux hargneux, 'You pray a world of shit', du metal, tendance sludge, abrasif et pervers, fait de riffs dévastateurs posés sur une assise rythmique pesante.

Pas évident à digérer au sortir de la sieste.

Un remerciement poli et une invitation 'Dance with me', t'as décliné, c'était pas un tango.

Solide accélération après une amorce, si pas poussive, du moins modérée, 'Don't panic'.

On a vite compris qu'il ne s'agit pas de confondre les missiles d'octobre avec des giboulées de mars ou des oeufs de Pâques.

Projectile suivant: 'Cheerleaders', fuzz et majorettes.

Après tous ces titres issus de l'album 'Don't Panic', Lionel promet une nouveauté bien huilée, 'Chainsaw'.

Tronçonnage efficace!

'Dead body', merde, le cadavre se rebiffe, on reprend, toujours des soubresauts, le troisième essai sera le bon!

Une basse saturée attaque 'Satisfaction for nothing', une odeur de souffre plane et vient chatouiller les premières boules de l'Atomium, les insatisfaits attaquent le furieux 'Wannabe' auquel succède la dernière salve tout aussi splanchnique ( ouais, ce mot existe, Julie la rousse confirme) ' Problems'.

Un set brutal.

Hooligan

Du street punk from Dublin, sauf que le trio sur scène n'est composé que d'un seul Irlandais, le guitariste/chanteur David Linehan ( un ex - Angelic Upstarts) - le costaud à la batterie, Jean Philippe Morer, est français - quant au bassiste de la soirée ( qui a assuré comme un chef), il a tout du mercenaire embrigadé pour la tournée sur le continent, le gars affichant un T-shirt Motorhead a servi de roadie pour tous les groupes suivants.

Identité?

Défunt, il reposera sous la dalle aux pieds de la Colonne du Congrès.

Le groupe est né en 2009, certains biographes citent quatre EP's.

Pendant 35'/40' il nous a servi un street punk redoutable dans la lignée de Stiff Little Fingers, Angelic Upstarts, Sham 69 ou Cockney Rejects avec quelques écarts vers Thin Lizzy ou 999 .

'Nowhere man' ( EP Prodigal Son') ouvre, quelques accords de guitare héroïques avant de partir au front la fleur au fusil.

Mot d'ordre: pas de quartier, efficience et énergie.

Sans pause ils enchaînent sur le Clashien 'Cops and robbers'.

David in French: ça fait plaisir d'être à Brussels, this is a new song, 'Criminal damage', un mix de punk et de pub rock.

On vous propose une petite chanson irlandaise sentant bon la campagne et les hors-la-loi, l'épique 'Bandit country' et la suivante est dédiée à Joe Strummer, 'Street punk hero'.

Pas question de temporiser, le rythme reste soutenu avec 'Bastards' et le formidable ' No Blacks, No Irish, No Dogs', De Wever se renseigne, il aimerait savoir s'il y a des Berbères.

Pour tous les comiques présents dans la salle, Patrick, Subsonic, Moustique et Cramique, voici l'hymne immortel de Sham 69 'If the Kids Are United'.

Toujours à fond sur la pédale, les vétérans balancent leurs dernières cartouches dont une nouveauté interprétée pour la première fois à Liège, ' Generation on Fire', mais aussi 'Borstal breakout' , le bien-nommé 'Rebel Heart', 'Alternative Ulster' de Stiff Little Fingers et enfin ' Keep the Faith'.

La foi, ils l'avaient!

Dead by Papercut.

Les gars de Zemst ouvraient le Road to Rock 7 en octobre 2014.

Tous les beaux mecs aux cheveux longs et aux corps virils, fringués perfecto et tatoués jusqu'à la moelle, s'accordaient à dire que ce groupe avait du potentiel.

Ils l'ont, une nouvelle fois, prouvé à Laeken, un set dense de hard rock/ heavy metal catalogué de classique.

Pour amateurs de Metallica, Megadeth, Montrose, Def Leppard et autres bands ne travaillant pas dans la dentelle.

Thomas Schuermans (Vocals/Guitars) - Wouter Decoster (lead Guitars/B-Vocals) - Nick De Cocker (Drums) et Marinus Eekman (Bass Guitars) entament leur croisade avec le musclé 'Cops' suivi par 'Dead Men's Quotes'.

La rythmique dessine un arrière-plan costaud, Wouter, le moins chevelu de la bande, nous gratifie de riffs mordants et le chant convaincant de Thomas, look Admiral Freebee, constitue assurément un autre point fort du set.

Il annonce 'Shut the fuck up' qui sera servi saignant, avant de proposer l'instrumental progrock 'The beginning'.

Steve Hackett te souffle: 'pas mal'!

'Unending hate' garde un fond melodic metal et la ballade ' Lady of the house' fait frémir Carla et Josiane.

'When the hand crawls back' et 'Wanderer', deux nouveautés, précèdent 'No control' mettant un terme à cette prestation robuste et appréciée.

Subsonic

Rennes, Ille-et-Vilaine, ses galettes- saucisses, ses maisons à colombages, Laure Sainclair, connue pour le teint laiteux de son balcon, Malika Ménard, Miss France 2010 et Subsonic, un trio power rock subversif et incisif.

N'y allons pas par quatre chemins, d'ailleurs le tracé est rectiligne, Pierre Parys (basse/chant), Frédéric Vogel (guitare/choeurs) et David Rouillard (batterie) ont bousculé l'assistance pendant 55'.

Sans conteste ces irréductibles Gaulois ont donné un des shows les plus chauds de ce début 2015. Point de vue confirmé par JP dont les objectifs ne savaient plus qui cibler, Frédéric l'oiseau à la crinière de lion et sa guitare féroce, le petit David, un Goliath dément derrière ses caisses ou l'explosif P P maltraitant sa basse et vociférant tel un ours blessé quand il ne cabriolait pas comme un mustang fou.

Subsonic, à ne pas confondre avec les cartouches du même nom recommandées sur les stands de tir confrontés aux nuisances sonores, c'est de la bombe!

Pas de setlist, des titres provenant de leur 4 ou 5 CD's ou EP's ( le dernier en date 'Apocalypse Circus').

Pierre arbore un magnifique T-shirt Rage Against the Machine, une influence c'est sûr.

'Hostile', un premier chant revendicatif donne le ton, t'as envie de lever le poing et de te farcir un poulet!

'Dark City' sera tout aussi cinglant et volcanique, un mix Noir Désir/Trust puissance dix, ça fait mal, très mal!

'Atomik Circus'.

Quoi, Brutus?

Des efféminés.

Tu veux une limonade, mec?

Tout n'est pas rose dans notre société donc on remonte sur les barricades.

Grosse baffe avec la reprise incroyable et sauvage de 'Requiem pour un con' du beau Serge.

Sont pas calmés, 'No Way' dédiés aux chômeurs, aux prolétaires, aux indigents... au pied du podium ils sont nombreux à scander "te voilà conditionné".

Les suivantes sont explicites 'Agressif' et 'Asocial' avec son background rap.

On nous promet du rock, 'Dis Moi' ne ressemble effectivement nullement au bruit de fond qu'on te sert chez Carrefour pour t'inciter à acquérir des denrées merdiques.

On va leur mettre dans le cul qu'il dit, Bretons et Grecs même combat, voici ' Babylone Pogo', du punk abrasif.

A la flicaille je montre mon cul, geste à l'appui!

Ce set furieux prend fin avec le bien-nommé 'Le diable au corps'.

Tiens, ket, prends ma basse et achève le morceau.

Radiguet, à l'époque, provoqua un scandale, Subsonic, dans un autre registre, propose l'insoumission.

Un grand concert.

The 1984

Vu l'an dernier lors du même festival.

Le line-up a changé, The 1984 évolue désormais en formule trio.

Exit Nicholas Brynin ( chant)qui semble se consacrer essentiellement à 15 Reasons, il reste Gregory Paternoster (basse), Nicolas Claus (guitare et chant), Gary Divito (batterie).

'The key' un des titres du EP 'Self Made' ouvre.

Un tempo lancinant, un son touffu, on baigne dans l'univers Alice in Chains, Soundgarden, Screaming Trees, soit les meilleurs alt.rock/grunge bands de la fin des eighties/début des nineties.

Un premier ballet basse/guitare campées devant la batterie de Gary nous ressert l'imagerie d'Epinal de l'époque.

Ils enchaînent sur 'Glassbreaker' suivi par le sombre, oppressant et angoissant 'Lovely Bones'.

C'est plus aux pieds de l'Atomium que tu te trouves mais du côté de Seattle, the Emerald City.

Loin des revendications sociales de Subsonic, the 1984 nous plonge dans un milieu stoner lourd et écrasant.

Après 'Compromises' d'une lenteur obsédante, les Bruxellois nous invitent à faire la connaissance de 'Julia', ni celle des Beatles, ni celle de Pavlov's Dog, mais un titre rugueux datant d'il y a quelques années.

On compte prendre une pause pour graver de nouveaux titres, clame Gregory, voici 'Cycle'.

Quelques cris guerriers avant d'entamer 'Are You Gonna Go My Way' de Lenny.

'Saturday' - 'Such a call' et 'Dark passenger' terminent ce concert carré et pro.

The 1984, un band qui déçoit rarement.

22:40' disait la carte, le soundcheck de The Black Tartan Clan s'est allongé, la tribu punk/Palm à volonté/ rock celtique originaire des moors brabançons ne commencera son numéro de music-hall gaélique que vers 23h.

En bas dans la fosse, la phratrie BTC n'a pas abusé de la consommation de Spa Reine, Jacques disait ça sent la bière de Londres à Berlin... à Bruxelles ça ne sentait pas la rose, pour certains ça faisait 8 heures qu'ils éclusaient un liquide jaunâtre jaillissant des pompes, l'oeil était devenu aussi hagard que celui d'un Viking célèbre.

Malgré l'attente interminable, l'armada, aux mollets velus et à la descente vertigineuse, reste relativement calme.

Derniers préparatifs, : Mac Touche: Vocals, Mac Pië: Bass, Mac Marsh: Guitar, Mac Hoze: Bagpipe Mac Aël: Drums, Mac Hoze Jr: Djembe/Snare/Bouzouki/banjo, même identité qu'à Halle en 2010, pourtant plusieurs d'entre eux ont une gueule différente, peaufinent les dernières mesures du soundcheck.

Ready?

Jawohl.

' Toora Loora' les Pogues rencontrent John Wayne, les Apaches se tirent.

Le village s'énerve, les camisoles ont disparu, torse nu, les braves entament une farandole agitée.

Les corps à corps n'ont rien de langoureux, JP, face au podium, se fait secouer comme l'Arche de Noé un jour de déluge, lâchement tu te caches derrière Simone, une matrone se tapant 120 kilos sans soutien-gorge.

'Here we go', 'Belgian Tartan Army', 'Piper Bill', les hymnes sacrés se succèdent tandis que les fidèles, tous presque aussi beaux que Shane MacGowan, poursuivent leur gymnastique athlétique.

Watte, JP?

Je bent weg, bonne route, menneke!

Le clan a attaqué 'Friends until the end', Mac Brol un Ecossais de Ninove ne peut réprimer deux ou trois renvois, sa moitié Mac Boudin rigole et ajoute en dialecte de Gleann Fhionghain " hij is zat".

Les intellectuels poursuivent la lecture de leur répertoire sibyllin, 'We are the clan' - 'Don't walk alone'.

Un cousin de William Lawson a escaladé la scène et s'essaye au plongeon artistique dévoilant un slip rouge emprunté à Di Rupo.

La foule l'intercepte, lui, pas le sous-vêtement.

Sont 25 à se tabasser pendant le moshpit, dont une nana, Mieke, elle jette l'éponge après 37 secondes, Frankie venant de lui écraser les pare-chocs pas tout neufs.

La scène est ouverte, signale Mac Adam, sont 49 à répondre à l'invitation pour gueuler ensemble 'If the Kids Are United'.

Leur credo, ' Beer and women', à volonté, une espèce de valse punk.

Un coup d'oeil à la tocante, tu décides de t'en jeter une dernière avant de regagner tes terres.

Il a fallu enjamber quelques cadavres, du bar tu peux voir Gaston, à peine imbibé, foutre le feu au calebar rubis du buveur de pur malt trafiqué, le clan s'en tape et balance 'Maggots in my haggis' et 'All for one'.

Non, ils n'ont pas joué 'Fire Brigade' de The Move.

'Belgian and Drunk' et 'Standing Strong' sont les dernières salves auxquelles tu assistes, tu laisses les kilts terminer leur fiesta pascale pour retrouver ton tas de ferraille.

Oh Lord, please, no cops on my way home!


photos: JP Daniels @ Concert Monkey

PS:Au fait, le bassiste d'Hooligan s'appele Vince Dekempeneer. Cela fait plus de 20 concerts au compteur avec le groupe, dont une première partie de Sham69 à Belfast.- signale l'organisation!

Brussels Rock meets Celtic Music - Cité Culture- Laeken - le 4 avril 2015.
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 08:36
La Fête à Pompon :: Festif / Happening / Showcases au Magasin4- Bruxelles- le 4 avril 2015

A l'affiche:

The K. + The Experimental Tropic Blues Band + Jock Mc Donalds Brave Hearts (Bollock Brothers) (UK) + Romano Nervoso + Daniel Helin + Pneumatic Head Compressor + Odieu + Needle And The Pain Reaction + La Muerte + Goddog + Les Slugs + Moonshine Playboys + BJ Scott (US/BE) + Baiki

Le billet de JPROCK :

Jacques de Pierpont quitte l’antenne, c’est officiel.
Après des années de bons et loyaux services dévoués à la cause du rock en général et du métal en particulier l’ex animateur de Hell’s Bells a transmis le flambeau à Cyril Wilfart pour la programmation et à Marie Amélie Mastin pour le micro.
Et ce soir au Magasin 4 tous ses amis sont là pour le fêter et lui dire merci pour tous ces instants de bonheur radiophonique, pour toutes ses découvertes et pour tous ces bands qu’il a soutenus et encouragés au fil des émissions.
Certains ont fait une belle carrière, d’autres n’ont pas eu le succès attendu et sont allés mourir au « cimetière des éléphanteaux » comme le souligne Pompon lors d’un premier speech le poing levé devant une salle bien remplie.

Le public a répondu présent , les bands aussi, la fête peut donc commencer.

C’est Baiki qui lance la soirée avec son rock énergique qui alterne titres en français et en anglais. Une prestation bien sympathique qui donne le ton et qui se termine par une chouette reprise de Kermess intitulée « First Cold Pint « .
Puis sur scène ce n’est pas BJ Scott qui montre le bout de son nez, mais les Moonshine Playboys.
Nés des cendres des Greenhorns le trio revisite à la sauce bluegrass ce que le rock a donné de mieux dans les quatre dernières décennies. Ce soir ils reprennent entre autres « Le Freak » de Chic, ( oui oui ça le fait ! ) « Another Brick inThe Wall « de Pink Floyd et « Locomotive Breath" de Jethro Tull.
Une chouette bouffée d’air frais avant l’arrivée sur scène de la grande BJ Scott.
Seule et armée de sa guitare acoustique BJ va nous faire une magnifique démonstration de son talent incontestable à habiter ses chansons et de nous les livrer avec une grâce qui n’appartient qu’à elle.
Sa voix incroyablement bluesy se prête avec bonheur à des reprises de Johnny Cash, de Janis Joplin( à ma demande, merci BJ ! ) et des Animals ( House of the Rising Sun). Elle termine son set avec une chanson française intemporelle « Comme un petit coquelicot » de Mouloudji revisité à sa sauce dans une version à vous arracher des larmes.
Une grande dame, assurément, pour qui j’ai un profond respect.
On change de style ensuite et aussi d’ambiance avec les Slugs.
Du punk wallon , du rock 'n' roll sauvage qui nous fait marrer et diablement bien exécuté par ce trio qui a la patate et nous prouve qu’en Wallonie aussi on sait mettre le feu ( ce dont personne ne doutait d’ailleurs..)
Le band a eu la bonne idée de jeter en pâture au public des feuilles blanches griffonnées au marker sur lesquelles il remercie Pompon pour toutes ces années passées à la radio.
Un bel hommage reçu avec émotion par l’intéressé qui avait pour l’occasion rejoint les premiers rangs.
Le ton se durcit ensuite avec Goddog. Du stoner rock bien lourd qui vous remue les tripes, le chien a incontestablement des dents en métal. Bluffant !
Puis, c’est au tour de ceux que beaucoup attendent avec impatience depuis leur excellent retour sur la scène de l’AB, Ladies and Gentlemen : La Muerte !
Comme je l’écrivais dans ma chronique de leur concert de la rue des Pierres, ce line up est certainement le meilleur que La Muerte ai jamais eu. Tino de Martino et Michel Kirby apportent un réel plus au band et c’est à une véritable déflagration métal que nous assistons ce soir.
Même pour un set qui ne dure que 20 minutes le band a soigné le décorum avec bougies et encens et ce gros coup de poing dans la tronche musical nous laisse KO. Dommage que le groupe joue dans une quasi pénombre car prendre des photos correctes dans ces conditions relève de l’exploit.
Un des meilleurs sets de la soirée incontestablement !
Pas facile après ça de tirer son épingle du jeu même si on s’appelle The Needle and The Pain Reaction. Le band gantois se donne à fond mais ne m’a pas vraiment convaincu, souffrant à mon sens d’un manque de bonnes compos.
C’est bien fichu et ça déménage mais on a déjà entendu ça cent fois.
Le temps de changer le matos et un roadie amène une imposante plante verte sur scène.

Quid ? Pas de panique, messieurs dames, Odieu n’est pas loin.
Et Odieu c’est du talent et de la folie , les deux étant bien sur hautement compatibles.
En marge de toutes les conventions, à la fois punk et virtuose du piano, compositeur et chanteur imparable, Odieu traverse les décennies avec un même bonheur et une inventivité constante qui ravit ses fans.
Toujours surprenant, il nous offre de l’inédit, un set déjanté et inclassable où fureur et poésie se marient au gré de ses humeurs.
Dommage qu’après vingt minutes, timing oblige, il doive quitter la scène car on aurait bien voulu en voir plus.
A revoir très vite pour un concert complet.
Il est 22h40 et je décide de quitter le Magasin 4 alors que la fête continue encore jusqu’au petit matin avec Pneumatic Head Compression, Daniel Helin, Romano Nervoso, Jock Mc Donalds Brave Hearts, The Experimental Tropic Blues Band et The K .
Une chose est certaine, la fête à Pompon fut une réussite où amis, rockers et bands talentueux se sont retrouvés dans une salle bruxelloise toujours prête à accueillir ce genre d’évènements.
Bravo !
Longue vie à Pompon et longue vie au rock, et que les cloches de l’enfer continuent à sonner pour l’éternité !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

La Fête à Pompon :: Festif / Happening / Showcases au Magasin4- Bruxelles- le 4 avril 2015
La Fête à Pompon :: Festif / Happening / Showcases au Magasin4- Bruxelles- le 4 avril 2015
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:08
Lubiana à La Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 3 avril 2015

Flashback, février 2012, The Voice ( Belgique), saison 1: du haut de ses 18 ans,Lubiana a déjà conquis le jury. Grande favorite, sera-t-elle la grande gagnante?

Le 27 mars : élimination.

Avril 2012, vainqueur : Roberto Bellarosa!

Ce ne sont pas toujours les meilleurs qui reçoivent les palmes...

Avril 2015, Lubiana Kepaou sort un premier EP, release party au Botanique.

Une Rotonde bourrée lorsqu'à 20h un gugusse saisit le micro pour annoncer 20' de retard.

Effectivement vers 20:25', obscurité totale, les musiciens fringués tenue d'apparat Standard de Liège se ramènent.

Infortune, une pelle magistrale pour l'élément féminin chargé des backing vocals.

Elle se relève, plus de peur que de mal.

Mickey Boccar ( synthé), Laurent Louis ( basse), Samuel Vetcho ( batterie), le producteur de l'EP, et Serge Morissens à la guitare entament une intro funky, juteuse à souhait nous promettant une suite pas fastidieuse.

Les choristes ( Christelle et Noah ?) se déhanchent, la Rotonde pousse un cri, Lubiana, sourire charmant, coupe afro, démarche féline, sort de coulisses pour entamer un petit pas de danse stylé, elle enchaîne sur ' Am I wrong', an original song, nous plongeant dans un univers nu soul, smooth funk aux relents Erykah Badu ou Sheila E pour les effluves Prince.

Bien, la suite sera encore mieux, une reprise suintante de 'Ain't nobody', nous rappelant que Chaka Khan c'était pas du pipi de chat.

Le groupe et les vocalistes assurent, la jolie Belgo-Camerounaise chante divinement et enchante.

Retour au groove lumineux et rafraîchissant avec 'Baby Blues' avant d'attaquer 'Passion', pas celui de Rod the Mod, non, une ballade pouvant nous rappeler certains titres veloutés de Stevie Wonder ou pour rester sur le versant féminin, quelques compositions fluides signées India.Arie.

Le morceau change de cap pour virer 'African Groove', Miss Kepaou et ses choristes entamant une chorégraphie noire passionnée pour terminer le trip par une séquence participative, à laquelle le public conquis adhère pleinement.

On le souligne, une voix superbe, une présence scénique indubitable, un band à la hauteur, ajoutons-y quelques balivernes racoleuses du style ...êtes-vous contents d'être là?... qu'on est prêt à absoudre, on a déjà entendu pire!

Arrivé à la moitié du set, une impression déjà, Lubiana risque de cartonner dans un avenir proche.

Elle enchaîne sur le slow 'Breathless' suivi par le jazzy 'Never knew', encore un titre repris sur le EP, qui se vendra mieux que des oeufs de Pâques à l'issue du concert.

Serge Morissens sous les spotlights pour une intervention remarquée à la wah wah.

Avant de se produire en quintet avec vocalistes, Serge et Lubiana hantaient la formule duo, ils décident de retâter à cette recette.

Unplugged, dans la fosse ils proposent deux titres pas encore baptisés par le curé, 'Where have you been' aux touches Brazilian jazz et ' Baby Boy' qu'on associe à Selah Sue ou à la nigérienne Aṣa ( Bukola Elemide).

Retour sur scène, au complet, pour une version époustouflante, sexy en diable, de 'Ain't no Sunshine' amorcée par un superbe numéro vocal des choristes.

Le set, plaisant de bout en bout, prend fin avec le radiophonique 'Silly Girl'.

Public enthousiaste et double rappel.

Lubiana prend place derrière les claviers, le bis un sera interprété solo.

Deux secondes, je me déchausse, parenthèse, je fais du 40, voici la romance 'Stay'.

Pour prendre congé l'équipe nous envoie 'It's your love' permettant à Mickey de montrer à Minnie qu'il n'est pas maladroit derrière les touches.

Je vous attends au stand merch.

Très longue queue de fidèles attendant que le servant ne donne quelques coups de clochette pour les inviter à s'approcher pour communier.

Le EP remplace l'hostie.

photos: JP Daniels

Lubiana à La Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 3 avril 2015
Lubiana à La Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 3 avril 2015
Lubiana à La Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 3 avril 2015
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 21:09
Steel Panther + The Lounge Kittens - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 2 avril 2015

Le billet de JPROCK :

Steel Panther + The Lounge Kittens - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 2 avril 2015

Pour sa première venue dans notre plat pays, Steel Panther a été fidèle à sa réputation et au vieil adage Sex, Drugs and Rock n’ Roll.
Nous avons eu droit à une soirée hot hot hot devant un public venu là pour faire la fête et qui s’est bien amusé.

Vers 19h30, devant une salle comble (le concert est sold out) trois jeunes femmes sexy et élégantes font leur apparition sur scène sous quelques coups de sifflet admiratifs qui émanent de la foule .
Trio improbable , ces trois ladies déjantées et glamour obsédées par les chats et répondant au doux nom de The Lounge Kittens reprennent à la manière des Andrew Sisters ( trio américain célèbre des années 40 ) des titres métal avec un talent fou juste avec des harmonies vocales et un piano.
Il ne leur faut d’ailleurs que quelques minutes le temps que l’effet de surprise se soit estompé pour conquérir ce public métal qui leur réserve un accueil plus que chaleureux.
Et il faut bien reconnaitre que ces trois filles from UK, même si l’une d’elles est à moitié française, sont irrésistibles, et les voir reprendre « Gloryhole « de Steel Panther ou « The Beautiful People » de Marilyn Manson avec cette fausse naïveté et une bonne dose d’humour vaut son pesant de Kitekat.
Une belle surprise avant la déferlante Steel Panther.

Sur le coup de 20h40 le rideau tombe et le band apparait sur scène, et dès l’entame du premier titre explicite « Pussywhipped » , Michael , Satchel, Lexxi et Stix lancent le bolide à pleine vitesse.
Steel Panther c’est un condensé de l’essence même du glam. Groupe de métal parodique qui au fil du temps a su se construire son propre univers le band californien est tout bonnement incroyable sur scène.
Solos de guitares enflammés, voix haut perchée, basse trépidante et drums efficaces, ces quatre cavaliers de la sex apocalypse secouent leurs chevelures à tout va et mouillent de sueur leurs torses bodybuildés à la grande satisfaction de leurs fans féminines qui ne se font pas prier pour exhiber dès qu’elles le peuvent leurs poitrines opulentes. Boobs !!!
Il faut dire qu’avec des titres comme « Gloryhole » , « Stripper Girl » , « Fat Girl » , « Asian Hooker, » « 17 Girls in a Row « ou « Party All Day ( Fuck all Night) » ces quatre là s’y connaissent pour faire monter la température dans les jeans et les panties.

Bref, on ne s’ennuie pas une seconde durant un set bien équilibré émaillé de private jokes entre les musiciens, d’un set acoustique bien fichu en compagnie des sexy Lounge Kittens et d’un final impeccable devant une salle conquise.
Du rock, des riffs, des nanas et du glam, c'est tout ce qu’on aime.
Thank you guys !
En un peu moins de 120 minutes d’un set brûlant bourré d’adrénaline, la panthère rugissante nous a griffé au sang. Et on a aimé ça !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist :
Runnin' With the Devil
(Van Halen song)
Pussywhipped
Party Like Tomorrow Is the End of the World
Fat Girl (Thar She Blows)
Tomorrow Night
The Shocker
Hair Solo
17 Girls in a Row
Gloryhole
If I Was the King
Guitar Solo
Ten Strikes You're Out
Acoustic
Kanye
Weenie Ride
(first verse and chorus)
Stripper Girl
(until after second chorus)
Why Can't You Trust Me
(until after second chorus)
Girl From Oklahoma
(with The Lounge Kittens)
Ain't Talkin' 'Bout Love
(Van Halen cover)
Asian Hooker
Eyes of a Panther
Death to All but Metal
Encore:
Community Property
Party All Day (Fuck All Night)

Steel Panther + The Lounge Kittens - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 2 avril 2015
Steel Panther + The Lounge Kittens - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 2 avril 2015
Steel Panther + The Lounge Kittens - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 2 avril 2015
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