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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 11:34
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS-  Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017

 

Seconde soirée au BSF, ton choix s'est porté sur le Magic Mirrors, Place du Musée, comme la veille, il fallait arriver tôt pour espérer pouvoir se faufiler sous le chapiteau, très vite complet!

Deux groupes à l'affiche: Wild Shelter et les Pierce Brothers!


Wild Shelter.

Tu connaissais  l'abri parachute, l'abri de chaume, de feuillages, l'abri appentis, le végétal, l'abri cot, le polaire, l'antiatomique, l'abri oche, voilà le Wild Shelter, modèle déposé par les frères Waeyenbergh!

Un premier EP ( All is bright) sort en 2015, un full album ( Wild Shelter) au printemps 2017.

Ils sont cinq à monter sur le podium du sauna,  Alexandre je me suis viandé Waeyenbergh ( chant, guitare) , Adrien Waeyenbergh ( seconde voix, guitare) , Olivier Detroz ( drums) , Alan Delanghe pas si lange, ex Ladylo ( keys, backings) , Sebastien Collette, le blagueur de la troupe, ex-Noa Moon, (basse, backings).

Ils se cataloguent dream/indie pop band, comme l'album est produit par  Gordon Delacroix, qui n'est ni peintre, ni brasseur, mais membre de Recorders, on les croit sur parole!

Ils ouvrent le bal par le mélodieux 'Time', la basse ronflante se promène sur fond harmonieux , la voix te caresse les pavillons, les guitares et le synthé ont signé le pacte de non-agressivité, c'est joli!

' My very own madness' ignore le sens du mot ska, les tonalités demeurent atmosphériques, vaporeuses.

Alexandre, le plâtre: on est super contents de pouvoir jouer dans la yourte de Las Vegas Parano, les nombreux copains ont applaudi, il a poursuivi en tentant de nous faire croire que chaud se dit hot en bruxellois.

Euh, Bruxelles, si t'as de l'imagination tu peux signer ma moulure après le gig.

' Leaning on you' , ' Sleep in Grace' pour la Belle au Bois Dormant, l'electro pop  ' Crushed', qui sera bientôt clippé, se succèdent, personne ne baille, sauf Nathalie!

Ils caractérisent ' Blood moon' comme une plage rock'n'roll, ' A horse with no Name' d'America, c'est rock?

Reconnaissons qu'il y a eu une sérieuse montée en puissance lors d'un second mouvement.

Slow time dans les brumes de la Forêt de Soignes, ' Mist', beau comme du Dan San.

Une acoustique est refilée à l'handicapé qui annonce ' Horizon', pour une raison peu claire tu songes à ' Lucky Man'  d'ELP.

' Memories' est extrait du premier EP ,  ' I see you alll around', avec son intro ' My Generation', ses effluves psyché, sera le titre le plus sec du set, set qui s'achève en présence d'un invité, Gordon, leur producteur, vient fredonner le tube pop ' Feel the way you do' avec eux!

Sympa, ces jeunes gens!

 

Pierce Brothers.

Jack and Pat Pierce, de Melbourne, sont des stars aux Pays-Bas, la Belgique devrait suivre, ils ont impressionné l'AB en juin et sont passés à Esperanzah il y a quelques jours.

Les deux barbus,( des jumeaux),  issus d'une famille nombreuse, débutent comme buskers dans les rues de Melbourne, ensuite ces adeptes du DIY sortent quelques plaques (  latest EP ‘The Records Were Ours’) et parcourent le monde pour propager leur indie folk pop/rock nerveux.

Après un interminable soundcheck, compensé par un sens de l'humour aiguisé, les Aussies, dont l'un manie fort bien le vocable de Louis Aleno de Saint-Aloüarn qui, en 1772, accoste en Nouvelle-Hollande qui, comme tous les kangourous le savent, deviendra australe, démarrent le combat avec ' It's my fault'.

L'intro à l'acoustique et au  didgeridoo est relativement calme, mais très vite le truc s'énerve, Jack a sorti un harmonica de sa liquette de bûcheron, se met à souffler comme un dératé, son frangin, moins féru de linguistique, accélère le mouvement, tes voisines battent le sol, le mercure du  thermomètre vient de monter à 42!

On a besoin de votre aide, braves gens, vous nous accompagner à ' Amsterdam', une plage fougueuse te rappelant le folk rock des Levellers.

Jack se tape un premier bain de foule, histoire d'encourager la chorale.

' Black dog' a été composé à l'occasion d'un mariage,' Only one' is a quieter song prédit le percussionniste, tout comme la suivante, ' Keep in mind', écrit après le décès du père d'un ami, nous la jouons rarement sur scène confie-t-il!

Cette ballade americana est suivie par leur dernier single ' Follow me into the dark' qui déménage vivement.

C'est pendant 'Overdose' que Jack se démène comme un beau diable, je frappe sur tout ce qui m'entoure, cymbales, caisse claire, djembé, ta gratte, Pat, le plancher, un spot, clac... sabotage, plus de jus, même pas peur, on continue sans électricité.

Un vétérinaire rapplique, opère à vif, le duo achève sa prière.

On va modifier la setlist en espérant que la P A tienne le coup.

' The records were ours' is a hilarious song, kiddies, it's a waltz.

Bras dessus, bras dessous, Bruxelles valse, les frangins fredonnent...I don't care much for you anymore... tu bois trop, tu m'appelles à 3h du mat, c'est fini, bébé!

L'allumé ' Take a shot' rocke  à gogo, il est suivi par un western aborigène, ' Blind boys run', il n'y a pas que les aveugles à galoper, toute la faune de la Terra Australis Incognita cavale à une vitesse à faire pâlir Usain Bolt, ça s'énerve à OK Corral!

Pour faire honneur à la famille, voici le singalong ' Brother'.

John Butler est une influence, l'instrumental ' Ocean' est particulièrement inspirant, on vous en fabrique un du même style!

Gaffe à vos pieds, je viens tapoter  dans la salle!

Sont infatigables en Australie, ils enchaînent sur le furieux ' Golden times' pour achever leur démonstration par ' Flying home' joué en picking.

Comme l'avion était annoncé avec une heure de retard, ils sont revenus pour tirer quelques clichés et balancer un titre dédié à leur frangine,  ' Geneviève'!

On mentionne le commentaire d'une  certaine Sarah  These guys thrive on the stage and the amount of energy they bring to a show is simply amazing.

 

 

 

Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day two - WILD SHELTER et PIERCE BROTHERS- Magic Mirrors- Bruxelles, le 7 août 2017
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 14:33
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017

 

Pour l'ouverture de la 16è édition du BSF , la Madeleine propose Mia Lena et Nouvelle Vague, tandis qu'au Magic Mirrors, Bruxelles peut entendre Octave Noire et Magyd Cherfi.

Un premier sold-out à la rue Duquesnoy oblige les festivaliers à se présenter tôt aux guichets, sous peine d'être refoulés!

 

 

L'honneur d'ouvrir la soirée revient à Mia Lena, une des artistes nationales ayant le vent en poupe, on la voit dans tous les coins de la Wallonie et il y a fort à parier que la Flandre finira par craquer,  après sa prestation au BSF.

Déjà en mars dernier, en avant-programme de Jenifer,  Marie Benmokaddem ( solo), avait frappé les esprits, ce soir, entourée d'un band à la hauteur,  Loukas Avgoustinatos ( vu avec Sttellla) à la batterie/ Olivier Fanuel à la basse ( Julie Compagnon, Annie Cordy,  Mathilde Renault e a...) et, celui qui couve la jeune pousse,  Didier Dessers aux claviers ou à la guitare, elle a confirmé tout le bien qu'on pensait d'elle et  conquis le BSF!

Jolie robe rouge, sourire éclatant, Mia prend place derrière le piano électrique pour entamer ' Come on' .

Guy: ' elle est bien cette petite, Typh Barrow va avoir une concurrente!', tu savais, d'autres voisins l'ignoraient et ont ouvert de grands yeux et acclamé la jeune fille après cette première salve.

Pour le second  chapitre il y a déjà une demande de participation, Bruxelles acquiesce sans rechigner,  ' I don't need you' ,... the city is too small.... gars, ne crois pas que j'ai besoin de toi, je veux décider who I wanna be... elle a du tempérament, la gamine, et si Adele estime devoir faire un long break on peut conseiller Mia Lena pour la remplacer au pied levé!

Elle abandonne le piano pour déambuler sur toute la largeur du podium pendant ' Don't you stop'.

Ce petit bout de femme fait preuve d'une belle assurance pour ses 19 ans.

Les fans du début connaissent ' Pick me up' et accompagnent Mia pour le refrain.

' Free of mind' chante les amours compliquées, et avec ' Back to you' elle fait ressurgir des souvenirs d'enfance, on peut sortir de la maternelle et souffrir d'un coup de blues...

' Bring me down' traite du mal-être, il est suivi par ' Habits', puis en duo, guitare/voix vient  la superbe ballade crépusculaire ' The day after'.

' Middle of nowhere'   et le dansant ' Blind' nous conduisent vers la fin d'un set qui s'achève tout naturellement avec le tube 'Dancing on my own'.

Charme, talent et fraîcheur, Mia Lena sera bientôt incontournable, la Madeleine l'a bien compris et ovationne le groupe!

 

Nouvelle Vague

Les photographes sont contrariés, un seul d'entre eux est autorisé à prendre place dans le pit, JP se tire... trop tôt , car le scénario habituel sera de rigueur, trois morceaux, no flash, il aura manqué le dernier concert de la tournée estivale du groupe que Marc Collin et Olivier Libaux avaient monté comme une plaisanterie en 2004.

Pour leur dernier méfait, ' I could be happy', le duo a décidé d'ajouter des compos personnelles aux reprises, réarrangées façon Rio de Janeiro.

La dernière fois que tu avais croisé le projet new wave à la française, c'était lors du M-idzomer 2013 à Louvain, un tout grand concert!

Et la performance bruxelloise?

Le public a apprécié, tu n'as pas été épaté, un bon moment sans plus, pas de grain de folie, pas d'extase, du travail de fonctionnaire, bien fait, pour lequel il manquait la touche d'enthousiasme, Bénédicte, ta petite voisine, n'était pas de ton avis, elle a adoré.

Les protagonistes: Olivier Libaux ( acoustique), claviers: Marc Collin est remplacé aujourd'hui, une contrebasse électrique, une percussionniste ( Julien Boyé?) et les deux vamps, la rousse, Elodie Frégé et la brune, Mélanie Pain!

' I could be happy' d' Altered Images ouvre, les filles se partagent les vocals, Elodie séduit, Mélanie est à croquer, les arrangements sont policés,  les photographes mitraillent, tout baigne!

' Blue Monday', de New Order, qu'ils avaient inséré sur 'Bande à part', est d'une élégance crasse et ' Love comes in spurts', de Richard Hell, voit Miss Frégé minauder à faire hurler tous les matous en chaleur.

Après Gary Numan, ' Metal', psalmodié par le produit du boulanger, vient 'I wanna be sedated' des Daltons du punk, pour lequel Elodie confie avoir besoin d'une cure, paraît qu'on a des spécialistes dans notre beau pays fédéralisé.

Les Buzzocks étaient à Lessines il y a 8 jours, Nouvelle Vague le savait et, tout naturellement, propose ' Ever fallen in love' avec un individu  qui ne te convenait mais alors pas du tout!

Une version chaloupée de ' No one is receiving' séduit la colonie brésilienne puis Julien tabasse ses engins sauvagement tandis que les félines s'approchent de nous d'une démarche sensuelle et attaquent ' Grey day' , à l'origine un ska chanté par une bande d'aliénés.

Il semble qu'à Paris tous les chats soient gris, et à Bruxelles,?

Cha pue, d'après Baudelaire!

Le grave ' All cats are grey' ( The Cure) précède 'Escape myself' ( The Sound) qui voit Mélanie s'associer à Julien pour martyriser  bongos, casseroles et timbales, tandis que la rousse femme fatale,  après avoir affirmé que son corps est une cage, roucoule son message.

Après une invitation que tu aurais bien voulu accepter, mais le mec de la sécu t'avait à l'oeil, 'Dance with me' des Lords of the New Church, les Frenchies décident de s'approprier Depeche Mode, ' Just can't get enough'.

Bruxelles bouillonne, oui, Godefroy aussi!

Une nouvelle compo signée Libaux/Frégé signifie un premier titre chanté en français, ' La pluie et le beau temps' évoque la délicatesse de Blues Trottoir.

Toujours en vocable roman, voici 'Maladroit' suivi par la bombe des Cramps ' Human fly' .

C'est mieux de voler sans ses pompes, de toute façon j'ai brisé un talon, lance la sexy rouquine avant de se tirer avec toute la smala!

 

Bis

Tuxedo Moon vient de perdre un élément, Mélanie et Olivier, en duo, nous offrent un doux ' In a manner of speaking' et c'est par l'hymne new wave, ' Love will tear us apart', que la messe prend fin!

Sur la pointe des pieds Nouvelle Vague s'éclipse, Bruxelles termine la rengaine, comme d'habitude tu penses à Annik Honoré en fredonnant Joy Division!

 

photos- jp daniels/michel ( concert monkey)

 

 

Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day one- Mia Lena et Nouvelle Vague- Salle de la Madeleine- Bruxelles, le 6 août 2017
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:41
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017

Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017

 

36ème édition du Jazz Middelheim, du 3 au 6 août, avec de prestigieux noms au menu: Randy Weston, Bill Frisell, Mingus Big Band , Tony Allen Quartet, Van Morrison, Charles Lloyd , The Cinematic Orchestra, Joshua Redman ,  Matthew Herbert, Portico Quartet, Dans Dans ou Mark Guiliana...

Une bonne raison pour aller se perdre dans le magnifique parc Den Brandt: château romantique, fontaines admirables et  nymphes formant une ronde, jardins à l'anglaise ou à la française, étendues d'eau et parterres fleuris...le paradis!

On y va, JP?

Ok, voor mij, le vendredi 4, c'est bon?

 

MAIN STAGE
21.30u The Cinematic Orchestra
19.30u Matthew Herbert's Brexit Big Band
17.30u Mark Guiliana Beat Music
15.30u Portico Quartet

CLUB STAGE
23.00u Chantal Acda Big Band
20.50u Chantal Acda  Bill Frisell
18.50u Translation
16.50u Chantal Acda Arc Sonoré

 

Emballé!

 

Le temps de saluer quelques têtes, de siroter une Vedett, de contempler les lieux et d'admirer l'organisation impeccable et on se dirige vers la grande tente, à l'acoustique impeccable, pour le concert de Portico Quartet. 

 Mercury Prize-nominated Portico Quartet have always been an impossible band to pin down. Sending out echoes of jazz, electronica, ambient music and minimalism, the group have created their own singular, cinematic sound over the course of four albums... dit la fiche annonçant leur concert à Bristol!

Rien ne peut mieux définir la musique du combo Londonien.

Nick Mulvey a quitté le groupe en 2011, en cet après-midi ensoleillé, Anvers entendra: Jack Wyllie (aux saxes), Keir Vine (keys, hang), Duncan Bellamy (drums, electronics) et  Milo Fitzpatrick (bass/double bass).

Leur dernier album ' Living Fields', enregistré sous l'étiquette Portico, date de 2015, un nouvel effort, 'Art in the Age of Automation' est prévu pour la fin du mois.

Le set débute par une nouveauté, 'Endless', à l'intro filmique lancinante, les amateurs de downtempo house ou de postrock cuvée  Sigur Rós ne seront pas désarçonnés, les férus de hard-bop un peu plus!

Le hang ajoute quelques touches exotiques à un  soundscape aux motifs irisés de tons pastel délicats.

La contrebasse, en grattant les cordes avec une carte de de crédit, probablement périmée, lance ' Ruins' de 2011, drums et percus le rejoignent en utilisant des baguettes sans connotations bancaires, le sax s'immisce dans le récit et soudain tu te remémores le concert que Bill Laurance a donné à Brosella il y a quelques semaines.

Duncan s'adresse au public, il ne peut cacher des origines londoniennes, annonce les premiers titres et propose ' Current history' un acid jazz/lounge que tu peux comparer à du St Germain.

' Visitor' t'invite au voyage, une aura de mystère plane sous la tente, le timbre doux du hang t'invite aux songeries.

' Clipper' puis l'onirisme de la  suite ' Line'+ 'Rubidium' te laissent toujours divaguer au coeur du pays des songes.

 ' Objects' is another new tune.

Après une courte incursion du côté des Hauts du Hurlevent, à moins que ce ne soit chez René de Obaldia  qui a entendu du vent dans les branches de sassafras, le quartet attaque 'A luminous beam' à la rythmique électro funk.

' Spinner' et ' City of glass' achèvent ce concert envoûtant et énigmatique à défaut d'être palpitant.

 

Tu décides de te passer des concerts de la club stage pour flâner sur le site au cadre idyllique.

 Au Middelheim tu es à mille lieues du festival crado où tu dois éviter les ivrognes qui te crachent dessus et pissent n'importe où, les camés qui te fixent sans te voir, sans oublier les effluves de junk food que la fermière n'oserait pas refiler à ses poules, ici la correction et le savoir-vivre  sont de rigueur.

Quoi, mec?

Sale bourgeois...

On assume!

 

 Mark Guiliana Beat Music

Le batteur Mark Guiliana est artiste en résidence au Jazz Middelheim, la veille il se produisait  avec son Jazz Quartet et dimanche, il jouera aux côtés de Penny Freeman, ce grand copain de Brad Mehldau, feu David Bowie ou d' Avishai Cohen, se présente aujourd'hui avec son projet Beat Music.

Chris Morrissey  ( basse) et le sorcier Jason Lindner ( keyboards and synthesizers) l'accompagnent dans ses chimères improvisées.

Un album est né de ces jams, ' The Los Angeles Improvisations'.

Pas de setlist, évidemment!

Dire que Mark Guiliana est un surdoué inventif est une lapalissade, la technique de ce mec est époustouflante, croches ou triolets d'une rapidité à faire taire Speedy Gonzales, changements de tempo inattendus, agressivité ou subtilité, sa palette est incroyablement riche, il s'est choisi des complices à son niveau, Chris Morrissey peut se vanter d'avoir joué avec The Bad Plus, il allie lui aussi sobriété ou fulgurances, quant à l'exubérant  Jason Lindner , un autre acolyte de David Bowie , il mélange electro groove, audaces avant-garde et doigté, ce n'est pas pour rien que Chick Corea le décrivait  de cette simple phrase "Jason Lindner is a musical universe".

La première plage débute sur fond de vibrations et de crissements , ( 'This is your chance to make things right', sans doute), une voix samplée se fait entendre...this is my belief... de sulfureuses envolées du moog ou du synthé s'appuient sur une rythmique soutenue, on vient de plonger dans un univers electro/fusion où l'on croise des bribes de Soft Machine/ Mahavishnu Orchestra/ Medeski Martin and Wood ou  Paul Bley.

Le trio enchaîne les morceaux sans prévoir d'arrêt pour prendre les passagers leur faisant de grands signes, un tourbillon caoutchouteux t'entraîne vers les profondeurs de l'océan, tu remontes péniblement à la surface pour constater que quelques éléments du drumkit ont lâché prise.

Temps mort, puis la machine reprend vie avec ' Strive' un texte de Meshell Ndegeocello mis en musique.

La célèbre bassiste avait écrit ce poème pour la naissance du fils de Mark Guiliana.

Arrivée d'un premier guest, Jason Rigby au saxophone, à quatre ils nous proposent la ballade ' Johnny Was' de Bob Marley.

Un second guest apparaît, Fabian Almazan au Wurlitzer, comme Jason Rigby il avait accompagné le batteur la veille, à cinq ils nous concoctent une seconde ballade d'un classicisme royal.

Exit les invités, Jason Lindner en vedette pour un rondo ronflant, virant dub.

' Public interest' voit le retour du saxophone. En plein effort, le drummer envoie une coupole, qui traînait sur une caisse, à ses pieds,  il la ramasse pour nous asséner un solo judicieux, sur la bande un politicien débite un discours rasoir, ce n'est pas le cas de l'accompagnement sonore.

Plage achevée, le public se lève pour applaudir le dernier exploit d'un groupe ayant offert un set dense, varié et parfois déconcertant!

 

 Matthew Herbert's Brexit Big Band.

Matthew Herbert c'est le Tryphon Tournesol de la musique contemporaine.

 Doctor Rockit, un de ses nombreux nicknames, ose tout, sampler la vie d'un cochon, enregistrer un album avec comme instruments de ? musique'?, une friteuse, une brosse à dents, un grille-pain, une pomme ou un hamburger, sa dernière trouvaille : le Brexit Big Band qui a vu le jour quand  le UK a fait appel à l'article 50 "Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union" et prendra fin avec la sortie d'un album qui coïncidera avec la sortie des Anglais de l'UE, en 2019.

Cet activiste politico/comique est donc monté sur le podium entouré d'un peloton de musiciens et de choristes plus important que le nombre de parlementaires présents à une séance de la Chambre des Représentants lors d'une journée pluvieuse.

Pour te faire une idée  on te colle le nom des gens ayant participé au North Sea Festival: Maartje Meijer, Peter Wraight, Peter Wraight (conductor); Matthew Herbert (musical director, electronics); Rahel Debebe-Dessalegne, Rahel Debebe-Dessalegne (vocals); Aagje de Vries, Anouk Tuijnman, Arnout van Krimpen, Bianca Stokman, Chrisje Catlender, Christina Kim, Floor de Wit, Gabrielle Waal, Jesse van Mourik, Jessica de Boer, Jet Steen, Kasper Soeters, Koen Smit, Laurita Oleinikova, Lida Meijer, Lotte Sarembe, Luuk van Rosmalen, Manon Nijenhuis, Marit van der Lei, Paul Disbergen, Pepijn van der Sande, Poppea Prenen, Remy van 't Hoff, Rennie Lammerts, Sarel Hamelzky, Simeon Jeliazkov, Susan van Praag, Susanne Blokhuis, Sybren van Doesum, Tineke Meijer, Ton Meijer, Vivienne Preemen, Wakaba Otsu, Willem de Beer (choir); Bo van der Werf, Gemma Moore, Howard McGill, Phil Meadows (saxophone); Amy Roberts (saxophones); Howard McGill, Philip Meadows (alto saxophone); Amy Roberts, Gemma Moore (tenor saxophone); Adam Linsley, Adam Linsley, Alexandra Ridout, Alexandra Ridout, Freddie Gavita, Frederick Gavita, Stuart Brooks, Stuart Brooks (trumpet); Gordon Campbell, Gordon Campbell, John Higginbotham, Lode Mertens, Lode Mertens, Rob Harvey, Robert Harvey (trombone); John Higginbothan (bass trombone); Rachael Johnson (piano); Neil Charles (bass); Espen Laub Von Llienskjold Broderslev-Dr Lund (drums).

En ajoutant qu'à Anvers on a vu Steven Delannoy au sax. 

Les premiers mots prononcés sont clairs.... the only word left is goodbye... 

Goodbye Great-Britain, amusez-vous sans nous!

Matthew va tripoter son brol électronique et confie la baguette de chef, non pas à Herbert von, mais à Pete Wraight qui agite le bout de bois pour amorcer une pièce symphonique dominée par les nombreux instruments à vent.

Les crécelles sont de sortie, the European Union isn't perfect, mais c'est ce qui m'a apporté le plus de satisfactions, confie le savant fou avant d'introduire la fabuleuse chanteuse Rahel Debebe-Dessalegne qui va vous chanter a legal document pretending to be a poem.

Chaque musicien reçoit une copie du Daily Mail ( a piece of shit) avant de déchirer la gazette, le petit Matthew met ce crissement en boucles puis Rahel entame un big band blues suave avant de voir apparaître les New Amsterdam Voices, une chorale menée par la séduisante Maartje Meijer.

Le discours anarchiste se poursuit sous forme de comédie musicale délirante....tell me yes... chante Rahel, tout Anvers, éberlué, se marre et apprécie le savoir-faire du Big Band.

Le maître s'en va tapoter une vieille Remington.

 Après cette intro littéraire, la pièce vire latino, les musiciens/comédiens  revêtissent des masques pas comparables à ceux du carnaval de Venise et poursuivent leur trip smooth jazz.

Présentation humoristique des 159 intervenants, suivie par un gospel, une séquence de scratch et une bossa nova.

Aidé du conductor, le trublion élève un micro à 5 mètres de hauteur, tend la perche vers le public qui est prié de participer à l'electro swing qui suit en criant ' US'.

C'est aussi  irrésistible que la danse de Baloo dans le Jungle Book.

 Une dernière séquence participative clôt ce concert mémorable, digne d'un show des Monty Python!


The Cinematic Orchestra.

18 ans d'existence, à peine trois albums, l'ensemble nu-jazz  de Londres n'est guère fécond.

Sept ans après 'Ma Fleur', Jason Swinscoe annonce un successeur, 'To believe' doit sortir avant la fin de l'année.

Cinématique, le mot est lancé, il convient admirablement aux bandes-son imaginées par le sextet spécialisé en downtempo/chillout music.

Tom Chant (saxophone)-  Larry Brown (guitar, keyboards) - Dominic J. Marshall (piano) -  Oliver Johnson (keyboards)-  Sam Vicary (bass) - Luke Flowers (drums) et  Jason Swinscoe (turntables) sont annoncés, il en manquait un, sans doute Oliver Johnson!

L'opérateur de prises de vue rapplique, 'The man with a movie camera', après une digression orientale du saxophone, les percussions entrent en piste, le rythme s'accélère, quelques ' ya ya ya' samplés décorent cette plage cosmique, tout baigne, si ce n'est que, debout face au podium, un illuminé,  ayant sniffé quelque substance, illicite de ce côté -ci du Moerdijk, se secoue tel un prunier en pleine bourrasque, faut lui refiler un sédatif vite fait, il risque de gâcher notre plaisir!

Deux ou trois braves gens assis derrière lui ont déjà obliqué vers des horizons plus calmes.

' Flite' s'envole, la girouette, prise d'un coup de fatigue, la compo initiale approchait des 10', s'est installée sur un siège, ouf!

Merde, il a sucé une pastille et reprend son numéro, le groupe vient d'attaquer un extrait de leur tout premier méfait, le fabuleux trip hop  ' Channel 1 suite'.

En plein conte des Mille et Une Nuits, tu lévites sur ton tapis magique, en fermant les yeux tu écartes l'image du connard déraillant à dix mètres de ton fauteuil.

Arrivée de deux chanteuses, Bev Tawaih et  Heidi Vogel .

'Reveal' est chanté par Beverly Tawiah ( Mark Ronson, Corinne Bailey Rae...) , et là, le set gagne en chaleur grâce à la voix soul de la madame, l'autre oiseau, Heidi, assure les backings avant de se charger des lead vocals sur ' Familiar ground', une ballade nu-soul  majestueuse.

Tom Chant, sans doute jaloux, se paye un ' Tom sax Loop' en solitaire, Larry refile sa gratte à Bev, le Cinematic Orchestra a embrayé sur ' Lessons' , une pièce prévue pour le nouvel LP.

' Ode to the big sea' et ses climats mouvementés réjouit les fans du début, tout comme ' Burn out' aux sonorités africaines.

Un English à tes côtés... great music for cruising... je lui ai promis d'essayer la prochaine fois que je fais du pédalo à Huizingen.

En 2007, Fontella Bass s'occupait des vocaux sur 'Breathe', ce soir Heidi s'y colle, la magie reste identique!

Un superbe morceau qui précède le final, ' All that you give'.

Ils ont tout donné, ils sont partis, tu es parti, sur la Club Stage, Chantal Acda donne son dernier set!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
Jazz Middelheim - day two - Park Den Brandt - Antwerpen, le 4 août 2017
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 14:55
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017

 Parc en Musique  - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017

 

L'affiche disait: programmation des concerts acoustiques...

 

18h00 : The Pinkertons

21h15 : Mothership Connection

Au Parc du Château Cheneau - 210 Avenue Alphonse Allard!

 

Tu arrives  vers 18:45' sur la plaine derrière le  Château Cheneau, pour la toponymie on te renvoie vers le site BLA ( Braine-l'Alleud, ma commune), comme promis tu distingues: un foodtuck, quelques buvettes, des brocanteurs et deux scènes, c'est pas la grande foule mais l'ambiance est bon enfant.

Un trio improvise sur la scène ouverte, casée sous d'augustes feuillus la protégeant des intempéries.

Qui?

Aucune info, aucune d'affiche, d'ailleurs tout le monde s'en fout et écoute d'une oreille distraite.

19:00 sur le mini-podium bâché situé à 50 mètres, un autre trio va entamer un set acoustique, Chris Willems ( From Kissing)  les présente: Keep Yourself Alive!

On suppose que les petits gars de Braine-le-Comte,  Youri Delmoitiez: singer, bass ( une acoustique aujourd'hui)/ Christophe Blachère : guitar, chorus et Tom Moury : drums, chorus ( au cajon, ce soir) aiment Queen et leur premier single.

Le groupe s'est formé en 2012, il pratique une pop mélodique qui lui a permis de remporter le tremplin de l'Envol des Cités.

Si tu t'aventures sur  soundcloud, tu  peux entendre quelques titres enregistrés lors d'un passage au Bateau Ivre, non, Rimbaud n'était pas à la console.

Pendant 25 ' le trio a diverti la clientèle en proposant une musique ensoleillée sous un ciel gris et maussade. Youri, qui n'a rien d'un cosmonaute, chante juste, ses copains assurent sans faiblesse, si en mode électrique les morceaux tels que ' London town' ou ' Stupid and  Crazy Morons' ( merci Jacques Dutronc et la fille du Père Noël) présentent des teintes Britpop incontestables, sans l'apport des amplis, pédales et cymbales, le cocktail paraît moins robuste.

La mélodie catchy de ' Sweet Valentine' pourrait intéresser les programmateurs de Pure M, Braine a également eu droit à une ballade folk pop et a pu pousser la chansonnette avant d'entendre une version intimiste de ' Stand by me'.

Le 5 août au Ronquières Festival! 

 

Reprise de la jam jazzy sous les frondaisons, Portishead passait par là, puis à 20h, demi-tour pour le Gang des Lapins sur le podium acoustique.

Le groupe est né en 2016, a donné un premier concert à la MJ Le Prisme, a enregistré une démo, est déjà passé chez Annick au Zik- Zak et va faire un tabac du côté d'Agen, si un chasseur fou ne les prend pas comme cible.

T'as des noms?

Euh, ce ne sont pas les lapins crétins: Duracell, Oswald the Lucky Rabbit, Jeannot, peut -être?

Dorian Florent, Esteban Argüelles Garcia et Adrian Argüelles Garcia te confie un cuniculiculteur dont on taira le nom, il lui est arrivé de dépecer des chats!

Quoi de mieux que de se présenter en musique'?

' Gang de lapins' ouvre, le trio aux grandes oreilles poussent une pointe de nez hors du terrier, remue ce fragile organe olfactif et gambade dans la prairie voisine, dans laquelle il laisse des traces de son passage sous forme de crottes dures, car tout éleveur un tant soit peu au courant sait que  les caecotrophes sont signes de mauvaise santé.

Amateur de rock français alliant humour et grosses guitares ( acoustiques aujourd'hui), on te conseille ce Gang qu'on peut comparer à Luke, Dolly ou Blankass.

' Terre promise' confirme les dires précédents.

Dans la Bible, personne n'a hurlé ' A poil', à Braine, si!

 Tout le monde sait que le corps d'un lapin n'est pas couvert d'écailles, donc on n'a pas relevé!

' Meilleure vie' et l'agressif ' Country cookie' se succèdent, les groupies, pas encore mûres pour figurer en page centrale du Playboy, reprennent les lyrics, tu bats des pieds, tu t'amuses!

Ils embrayent sur 'Cette fille' suivi par 'Changer d'air' aux accords Nirvana unplugged, puis vient 'Tueur d'ours', le titre préféré des bergers pyrénéens, pour finir en beauté par 'Le Geek', au second degré salvateur.

Le 4 août aux Apéros Fermiers à Braine-le-Château!

 

Un nouvel interlude est dirigé par un ganjaman local avant le concert de  The Lovecats plays The Cure!

L'an dernier, tu avais eu l'occasion de voir et entendre the obsCURE plays the Cure, à Braine, trois éléments de The Lovecats vont offrir un mini-set de reprises de Robert Smith au maigre public présent.

The Lovecats jouent The Cure depuis 2013, le groupe, un habitué des Soirées Cerises a connu quelques changements de line-up. En 2017 il consiste de: chant et guitare: Eric Marchand/ claviers: Valérie Waterlot/ guitare: Laurent Debeuf/ basse: Olivier Peckels et batterie: Eric Pletinckx.

Ils ne seront que trois sur la scène exiguë, Laurent  Classic 21  à la guitare acoustique ( un pédalier impressionnant à ses pieds), Eric P au cajon et Eric M au chant.

The Cure à la sauce acoustique, une thérapie qui fonctionne?

A merveille, Alice!

Le trio entame le trip par ' Lovesong' , un morceau de 1989 ayant pris moins de rides que Robert.

En principe nous sommes cinq,  dont un élément féminin, du coup on vous propose '  Three Imaginary Boys'.

Une superbe version même en toilette dépouillée.

Question: qui revient d'Amsterdam?

Explique!

Euh, ça sent très bon et ce n'est pas le parfum des tulipes!

Le hareng, alors!

T'as déjà fumé du hareng?

Tu veux savoir pourquoi je te déteste, chérie?

' How beautiful you are' et je déteste tous ces gens qui te fixent!

Seulement quatre morceaux étaient prévus au programme, le tube ' In between days' devait, en principe, achever cette prestation, mais sous l'insistance d'une assistance conquise,  The Lovecats nous proposent le majestueux ' Lullaby' et c'est cette berceuse que tu as chantonnée sur le chemin du retour.

Le 26 août à la Ducasse du Pont à Trivières!

 

 

 

 

 

 

Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
Parc en Musique - Parc du Château Cheneau, Braine-l'Alleud, le 2 août 2017
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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:28
PUNKS NOT DEAD ! - The Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers Cour de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, le 29 juillet 2017

PUNKS NOT DEAD ! - The Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers  Cour de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, le 29 juillet 2017

 

Etrange pari en pleine période de festivals, les organisateurs de Roots and Roses décident d'organiser une soirée regroupant trois légendes  de la British punk scene, les Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers. Encore plus étonnant, la messe punkoïde se déroule dans la cour, des miracles,  de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, un édifice fondé au 13è siècle par  Alix de Rosoit, une mécène, dame d'honneur de Blanche de Castille, dont la nourrice se nommait Sancie Lopez.

C'est donc en pensant à cette nourrice qu'on fît venir à Lessines les punks wallons, bruxellois et flamands, plus quelques égarés, dont les parlementaires ont voté le Brexit, qui se plaignaient de l'absence de pubs à proximité de l'Hôtel-Dieu.

 En déclinant l'identité de quelques individus présents à l'office, Catherine la Grande, Yves H, Vincent H, Jean-Luc B et d'autres Gabbalovers, tu auras facilement deviné qu'il valait mieux éviter les contrôles policiers sur la route du retour!

 

19:00 et des poussières, léger retard, never mind voici  les Bollock Brothers,  emmenés par le toujours sémillant Jock McDonald, un gars dont le tailleur s'occupe également de la garde-robe de Rod Stewart.

A la guitare, from Glasgow, Chris McKelvey, Rick Collins ( London)  à la basse, Pat Pattyn, un ex-voisin d'Arno aux drums et  Morgan Michaux, un cousin éloigné d'Henri qui, tout le monde le sait, a voyagé en Grande Garabagne, aux claviers.

Les amis je vous encourage à vous planquer in 'The Bunker', ça va chauffer ce soir!

Il y a là un mec qui se balade sans froc,  'Count Dracula Wheres Your Troosers', et il balance la tête comme un cinglé, cachez les vierges!

Any Celtic fans in the audience?

Toi, t'es habillé de vert?

Je m'appelle Hulot, monsieur!

On se paye un ciné?

' Horror movies'  est suivi par  le singalong ' Jesus lived six years longer than Kurt Cobain' et pour rester dans le biblique on réunit tous les apôtres pour ' The last supper'.

Comme Pat a joué dans le temps avec Patrick Marina Nebel, on vous balance l'incroyable ' Beats of love', avant un détour dans les ruelles sordides de l'East London pour aller saluer 'Jack the Ripper'.

Sur le podium, l'arrière-petit fils de l'éventreur vient faire un numéro qui n'effrayerait pas ta voisine qui fait des bonds de deux mètres de haut à la vue d'une araignée naine.

Voilà une autre bestiole, 'King Rat', ça cogne joyeusement, tout le monde s'amuse puis Jock accueille Willie Brady, un copain ayant traversé la Manche à la nage ( avec une bouée), le vieillard vient nous chanter un traditionnel écossais que tu peux entendre tous les samedis dans le Celtic Park.

Questionné après coup, l'ancêtre affirme avoir fait partie des Dubliners, on a fait semblant de le croire.

Une soirée punk exige un titre des Sex Pistols: ' Pretty vacant', Chris et Rick s'échangent leurs jouets, Jock part s'en jeter une ( pour commencer), les autres achèvent la berceuse, Lessines applaudit et va s'en jeter une ( pour commencer).

 

File à la buvette, que tu quittes à 20:20' car les Buzzcocks sont prêts à en découdre!

Un jour, en 1976, Pete Shelley ( Peter Campbell McNeish), un romantique, fan de Frankenstein, et Howard Devoto ( Howard Andrew Trafford), décident de concurrencer les Sex Pistols en jouant du punk, ils embrigadent Steve Diggle et John Maher et deviennent les Buzzcocks.

Très vite Howard se tire et lance Magazine.

Quarante ans plus tard, le punk combo de Bolton est toujours sur la route pour prêcher anarchie et désordre, aux commandes: Pete Shelley et Steve Diggle, infatigables, et deux recrues plus récentes, le batteur Danny Farrant ( ex The Alarm, ou Spear of Destiny) et  Chris Remington,  un faux blond, un vrai tueur à la basse.

Il y a trois ans le groupe pondait un 9è album, ' The Way' et cette année Domino a ressorti leur premier EP, ' Spiral Scratch', qui venait de fêter un quarantième anniversaire.

Un pogo se met en place dès les premières mesures de 'Boredom', d'emblée on ajoute que personne ne s'est emmerdé une minute pendant le set agité de ces vieilles gloires, même le placide Yves H rythmait la cadence du talon.

C'est pas avec une Lada qu'ils se sont amenés en terre wallonne, à fond sur la pédale, ils envoient  'Fast cars' , puis 'Love battery'.

 'Orgasm addict' voit 25 kangourous s'adonner aux joies du trampoline sans filet, on observe,  à dix mètres, en protégeant nos pils.

' What ever happened to', quelle basse, mes aïeux, 'Autonomy' et 'Get on our own' défilent, en bas, les petits jeunes fléchissent, en haut, Steve continue à mouliner à la manière de Pete Townsend et Danny à frapper comme une bête, cette machine n'a pas l'air d'avoir été équipée de freins, elle dévale la pente à une vitesse aussi vertigineuse que la descente du brave Robert qui vient d'enfiler sa cinquième bouteille ( 75 cl) de bière artisanale.

' Why she's a girl from the chainstore' et le super excité ' Soul survivor' nous tombent dessus et on en veut plus, ' Why can't I touch it' et ' I don't mind' passent la revue.

Catherine est partie au ravitaillement, ' Sick city sometimes' est annoncé par le barbu, c'est Steve qui se colle aux vocals.

Le bien crasseux ' Nothing left', un morceau étonnamment long pour un groupe punk, et l'uppercut ' Noise annoys' vont nous laisser KO pour le compte, mais les brutes, impitoyables, poursuivent leur martèlement, ' You say you don't love me' puis  ' Love you more' et ses oh oh oh bien putes.

Le terminus est proche, le TGV accélère davantage, faut s'accrocher, ' Promises' est suivi par l'infernal ' What do I get', qui rend dingue un musclé de 36 kilos, bronzé comme un petit Gervais, il nous dévoile un thorax impressionnant puis grimpe sur les épaules de sa petite soeur et  brandit le poing en direction de Steve Diggle.

On a failli rire, le groupe se tire!

Double bis et faux pugilat, alertant un mec de la sécurité, désemparé, ' Harmony in my head' et 'Ever fallen in love' clôturent une prestation impeccable!

 

Il y a quatre ans, lors du Roots and Roots, les Stranglers avaient terminé le festival par un set acoustique qui n'avait pas convaincu tout le monde.

Réhabilitation ce soir, tout Lessines a vibré aux hits immortels que sont ‘Something Better Change’, ‘Peaches’, ‘No More Heroes’ ou 'Golden Brown' et pourtant les ex- Guildford Stranglers se sont montrés relativement distants, peu de contact avec le public, pas de rappel, ils sont partis en coup de vent et entre eux cela ne semblait pas être l'amour fou.

Nous, on s'en fout, ce qui compte c'est l'intensité du set, elle était présente, les vieux titres n'ont rien perdu de leur vigueur, la masse, hommes et femmes à l'unisson, was  singing all the right words avec enthousiasme.

Evidemment il y aura toujours des puristes qui regretteront  Hugh Cornwell ou Jet Black mais Baz Warnes a de la gueule et du tempérament et Jim MacAulay frappe comme un chef.

Après 'Waltzinblack’ les étrangleurs du Surrey enchaînent sur 'Toiler on the sea' , un putain de bon morceau.

Ils enchaînent sur ' Get a grip on yourself', les fans  ont droit à un sec ' Goodnight, Lessines, we're The Stanglers, from England', histoire de ne pas les confondre avec Puggy.

' Nice'n sleazy', avec ce son de basse reconnaissable entre mille, précède 'Relentless' et  le brutal ' Five minutes' ...and you're almost dead... qu'il dit, en regardant un pauvre hère allongé dans sa bière.

Quoi?

Non, pas un cercueil!

' 15 steps', de 2012,  est suivi par  le tube 'Golden brown', un premier titre plus serein qui annonce 'Always the sun' alors que les premières gouttes font leur apparition, c'est pas demain qu'ils vont remplacer Monsieur  Météo!

Orgue à l'honneur pendant le Shakespearien ' MSD' ( Midnight summer dream)   et ' European female'.

Puis c'est au tour de J J Burnel de se trouver sous les feux de la rampe avec ' Norfolk Coast' et ce qui restera une gifle magistrale, ' Peaches'.

Tu dis, Vincent?

Ah oui, l'intro de 'Bear Cage' rappelle ' Baba O'Riley' des Who.

Et pour moi ' Walk on by' c'est une boîte de striptease à Soho, l'effeuilleuse se débarrassait du superflu sur Dionne Warwick.

C'est incroyable le nombre de tubes que ces braves gens ont aligné en 40 ans, voici 'Skin deep', ' Duchess', ' Hanging around' et ' Tank'.

L'euphorie est à son apogée, un oiseau rare est parvenu à se hisser sur le podium  tandis que le quatuor lance sa dernière salve, ' No more heroes'.

On a applaudi, gueulé, sifflé, rien à faire ils ne sont pas revenus, donc on a bu!

 

photos- Philip Verhaege ( Liveacts Belgium/ Keys and Chords/ Concert Monkey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PUNKS NOT DEAD ! - The Bollock Brothers, Buzzcocks et The Stranglers Cour de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, le 29 juillet 2017
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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 09:20
Considérations après le passage d' Ali Farka Touré Band au Sfinks Mixed 2017 - Boechout!

ALI FARKA TOURE BAND de passage en Belgique

 

 

En 2012, le Mali a connu une double crise socio-politique et sécuritaire qui a conduit le pays dans un chaos total, faisant de nombreuses victimes et plus d’une centaine de milliers de réfugiés.

 

Le Festival au Désert de Tombouctou, devenu l’un des événements culturels les plus célèbres d’Afrique ne pouvait plus se tenir à cause de l’interdiction de la musique au Nord du Mali sous l’occupation extrémiste hostile à toute action de manifestation festive.

 

Le bruit assourdissant des armes, et le cri de l’intolérance ne pourront pas faire taire les musiciens. Le Festival au Désert pour survivre à tout cela devient itinérant, en attendant qu’il puisse retrouver son site « d’Essakane à Tombouctou ». C’est pourquoi il est désormais sous la forme de «Caravane Culturelle pour Paix», qui est accueillie sur toutes les scènes du monde par des festivals et des salles.

 

La Caravane Culturelle pour la Paix a emmené cet été Ali Farka Touré Band avec un tour à travers les USA et l’Europe. Ali Farka Touré Band est composé entièrement de musiciens qui ont fait plusieurs fois le tour du Monde avec le célèbre musicien du Blues Malien Ali Farka Touré (Triple Grammy Award) comme son chanteur Afel Bocoum, qui fut son compagnon de route durant trente ans, et le maître de la guitare Mahmoudou Kelly. Pour commémorer les 10 ans de sa disparition, ils se sont retrouvés pour faire revivre son répertoire. Le tour européen est passé par le festival Africa Hertme, Africa Fête à Marseille, le Paradiso à Amsterdam, le Sfinks Mixed à Anvers…

 

Les musiciens en résidence à Gedinne ont donné en bonus une série de concerts intimes forts appréciés dans quelques café-concerts belges. Un passage en Belgique qui a donné une foule d’échanges. Voici quelques mots de Afel concernant le pouvoir de partage de la musique au-delà des frontières.

 

«La musique est une arme nécessaire et pacifique pour rapprocher les peuples. Nous on chante en Tamasheq, mais dans toutes les langues possibles du monde la musique est en soi un langage. Avec la musique tu acceptes l’autre par sa performance. Par la diversité, par l’état d’âme, par le physique, par tout...parce que nous sommes des êtres humains tout court et la musique nous a réunis.»

 

 

Une collaboration de Essakane Productions à Tombouctou et Yelkayé à Namur

 

 Véronique Jassogne - photos: Jean-Marc Schneider

Considérations après le passage d' Ali Farka Touré Band au Sfinks Mixed 2017 - Boechout!
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 11:01
Rival Sons - Suikerrock - Grote Markt Tienen le 28 juillet 2017

Rival Sons - Suikerrock - Grote Markt Tienen le 28 juillet 2017

 

RIVAL SONS - Suikerrock, Tienen - 2017.07.28

Line Up :

Dave BESTE : Bass - Backing Vocals

Jay BUCHANAN : Lead Vocals - Tambourine

Scott HOLIDAY : Guitar - Backing Vocals

Michael MILEY : Drums

Todd ÖGREN-BROOKS : Keyboards - backing Vocals

Setlist :

01. The Good, The Bad, The Ugly (Intro Theme)

02. Hollow Bones (Part 1).

03. Tied Up.

04. Electric Man.

05. Secret.

06. Where I’ve Been.

07. Torture.

08. Open My Eyes.

09. Hollow Bones (Part 2).

10. Keep On Swinging.

Oui, je sais, je vais encore voir les Rival Sons. Est-ce ma faute s’ils sont excellents? Avec eux, je n’ai jamais éprouvé le sentiment de « Déjà Vu » , tous les concerts sont différents. Pourquoi? Tout simplement parce qu’ils jouent avec leur cœur et leurs tripes, avec leurs émotions et leur vécu du moment. Ici, il n’est pas question de répéter inlassablement une chorégraphie insipide étudiée, pas besoin d’artifices, de monstres ou d’effets pyrotechniques. Pas question non plus de reproduire les albums note pour note. Non, les Rival Sons sont des musiciens sincères, ils ne trichent jamais, c’est l’essence même du Rock ‘n’ Roll et c’est ça aussi ce qui les rend aussi attachants.

Départ de Ciney avec mes invités et amis Eric « Speedwagon » et son fils Andy « I don’t care I played a ‘57 Gold Top » venus spécialement de la région de la Hesse en Germanie pour l’évènement. Lorsque j’ai contacté l’organisation du Suikerrock le matin, et en néerlandais dans le texte, afin de savoir à quelle heure les portes du festival seraient ouvertes, la gentille préposée m’a répondu sans hésitation : « Om drie uur Mijnheer », ce qui, traduit en français, donne « À trois heures Monsieur ». Nous prenons donc la route assez tôt pour être présents à l’heure « H » mais non sans faire un petit crochet par Namur, capitale de la Wallonie, et sa célèbre citadelle qui domine le confluent de la Sambre et de la Meuse. Quelques « Really nice, wonderful, amazing et wunderbar » plus tard, que père et fils immortalisent avec leurs mobiles respectifs, nous descendons en ville pour nous plier à la tradition du célèbre « cornet de frites » qui, je vous le rappelle, sont belges et pas françaises, d’ailleurs, les français ne savent pas cuire les frites, c’est connu, prouvé et avéré. Bon, c’est pas tout ça, on a encore de la route à faire pour rejoindre Tienen, Tirlemont pour les francophones.

Sortie « Gembloux / Thorembais » direction « Jodoigne ». Comme d'habitude, c’est ici que ça se gâte. Pour couvrir les quelques 35 kilomètres qui nous séparent de notre destination, il faut tout d’abord éviter le piège des radars qui fleurissent comme des coquelicots le long de la route à deux bandes de circulation sur laquelle se traînent lamentablement, moissonneuses-batteuses, caravanes et autres escargots du genre qui se sont donnés rendez-vous en ce 28 juillet, rien que pour nous embêter. On s’arme de patience et on finit par arriver à destination où un sympathique préposé nous offre un « Sprite » glacé et une casquette que tu ne donnerais même pas à ton pire ennemi.

 En deux minutes, nous sur la très jolie place centrale de Tienen, le « Grote Markt », aucun contrôle, rien, la seule personne qui nous arrête avec un « Hi guys » c’est notre ami Dave Beste des Rival Sons avec qui nous avons une petite conversation amicale. On se donne rendez-vous
plus tard dans la journée et puis je pars aux renseignements pour savoir à quelle heure le site du festival sera officiellement ouvert au public et surtout, où et à quelle heure je pourrai retirer mon précieux passe photo. Après une heure de tergiversations me voilà en possession de mon sésame, mauvaise nouvelle, les portes ne s’ouvriront qu’à 18.00! c’est fou, le premier groupe commence à 18.30, mais on n’a pas d’autre choix que de patienter. Rencontre avec Jay et puis avec Karoline et Ulf nos amis de FB Germany. Nous prenons possession d’une partie de la terrasse d’un établissement donnant directement sur une des entrées du Festival. Il y a beaucoup plus de préposés au contrôle que de spectateurs qui patientent. Heureusement qu’il y a toujours ces petites choses qui émaillent l’existence et nous amusent beaucoup. Andy se rend à l’intérieur de la taverne en quête des toilettes et demande au patron où se trouvent les « restrooms » ce à quoi le brave homme, les yeux écarquillés lui demande, incrédule « vous voulez une chambre? » j’adore! Allez, encore une petite balade au cours de laquelle nous rencontrons notre ami Todd et puis ce sont les autres membres du « Rival Sons Belgian Fans » qui nous rejoignent. Les portes s’ouvrent enfin et, vu notre placement, nous n’avons aucun mal à rejoindre le 1er rang, comme d’habitude, ai-je envie de dire. Il y a très peu de monde lorsque le duo belge « Equal Idiots » monte sur scène. Si j’avais su, je serais entré plus tard…

Et puis c’est le soundcheck pour les Rival Sons, c’est anormalement long et on se rend tout de suite compte que quelque chose ne fonctionne pas, Neil McDonald connaît son métier et doit faire vérifier tous les patches, on dirait que la sonorisation du Suikerrock a « merdé » et Neil cherche d’où vient l’erreur. Pas de concert tant que tout n’est pas parfait, il a raison.

Enfin, les voilà, nos héros de Long Beach sont là. Karoline, Alexandra et moi, les trois photographes représentant FB Germany, France et Benelux sommes noyés dans la masse des photographes professionnels armés de téléobjectifs capables de photographier les déjections d’une mouche sur une feuille de salsepareille à 300 mètres, tandis que nous, on voyage léger. En théorie, nous savons tous droit à shooter au cours des trois premières chansons et sans flash. Je dis en théorie car Tony, le responsable de la sécurité me demande si, en tant que représentant des pages FB des Rival Sons, nous désirons rester un peu plus, c’est à dire, shoot à volonté pendant tout le concert alors que tous les pros sont priés de rejoindre la foule! Volontiers, bien sûr que oui, mille fois oui. Nous tenons encore une fois à remercier Tony pour sa gentillesse et son aide précieuse.

Et les Sons? Me demanderez vous? Ils sont en grande forme, vous répondrais-je. Ce n’est pas encore ce soir que nous serons déçus. « Hollow Bones (Part 1) » et puis « Tied Up » directement enchaîné à « Electric Man » le tueur. Juste le temps de dire bonsoir au public beaucoup plus nombreux et puis nous recevons « Secrets » et le sublime « Where I’ve Been » qui annonce le désormais emblématique « Torture », celui que le public reprend en chœur. Mais ce soir, la version sera plus courte, tout comme le concert qui a pris du retard. Nous serons donc privés de « Pressure and Time » le morceau qui m’a fait connaître le groupe il y a 6 ans déjà. « Open my Eyes » et sa frappe de batterie qui me fait toujours penser à « qui vous savez » me donne des frissons. Nous voici déjà arrivés à « Hollow Bones (Part 2) » le nouveau monstre impitoyable qui dévore tout sur son passage. Et c’est déjà le moment de se quitter avec « Keep On Swinging ». C’est trop court, c’était à eux de jouer avant Iggy Pop!

Encore une soirée de bonheur, un moment fugitif pour les fans. Rencontre avec Michael qui m’offre ses baguettes, Dave et Todd. Ils doivent partir avant la fin du concert de l'Iguane car demain ils seront au « Ramblin’ Man » en Angleterre. On se retrouve mardi à Tilburg. Merci pour tout ces moments magiques, Keep on Swinging Rival Sons!

Mitch « ZoSo » Duterck

Rival Sons - Suikerrock - Grote Markt Tienen le 28 juillet 2017
Rival Sons - Suikerrock - Grote Markt Tienen le 28 juillet 2017
Rival Sons - Suikerrock - Grote Markt Tienen le 28 juillet 2017
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 07:03
Halfoogstfeesten in Bellingen: Tiny Legs Tim + Steven Troch/ Kriminal Hammond Inferno - Café De Bascule- 27 juli 2017

Halfoogstfeesten in Bellingen: Tiny Legs Tim + Steven Troch/ Kriminal Hammond Inferno - Café De Bascule- 27 juli 2017

 

Geen zomer zonder Halfoogstfeesten Bellingen, et ça fait 60 ans que ça dure!

Les fêtes estivales à Bellingen sont synonymes de kermesse,  musique, détente, convivialité,  sport ( des courses cyclistes, randonnées et jogging), de moules à gogo, de steak (cuisson au choix), de frites halal, de flonflon et d' hectolitres de bière.

Le coup d'envoi est donné le jeudi 27, les plus courageux ont sorti leur bécane de l'étable pour s'ébrouer sur les chemins vicinaux reliant Beert et Bellingen avant d'aller attaquer un fût de Stella, à 17h30 démarre l'After Work Festival   prévoyant des concerts sous chapiteau et dans la grange du café De Bascule, récemment repris par des jeunes enthousiastes.

 

 

Après avoir abandonné ta carriole dans un champ voisin, salué quelques Toscans en avalant une pintje, tu te rends dans la remise, transformée en salle de concert, où Tiny Legs Tim et  Steven Troch trépignent d'impatience avant de monter sur le podium.

Les deux compères entament leur set à 20:15.

Les harmonicas du Salvador Dali flamand à gauche, les guitares, le bottleneck  et la stomp bass de Tim De Graeve à droite.

Tiny Legs Tim, après son copain Guy Verlinde,  the hardest working performer in klein Belgenland, a déjà pondu quatre full CD's, le dernier en date étant  'Melodium Rag', sur lequel il est accompagné par un des as du mouth harp performed in de Lage Landen, Steven Fried Bourbon Troch.

La même  association va enflammer Bellingen ce soir en démarrant par l'instrumental ' Victory', baptisé ' Halfoogst liedje' pour l'occasion.

D'emblée tu te trouves plongé dans les plaines de l'Ouest, bercé par un harmonica flemmard et une guitare caressée par un bottleneck glissant.

Le duo enchaîne sur 'Religions serve the devil well', un titre qui restera d'actualité jusqu'à la fin des temps, si l'harmonica se fait liturgique, la slide a pris des intonations diaboliques .

Satan, appuyé contre un mur, a souri tout en reluquant les jambes d'une rouquine effrontée.

' Evil' et la confession ' Happiest man in town' sont deux autres extraits du dernier ouvrage.

Avec Tiny Legs Tim, tu t'enfonces dans le blues des origines, celui que jouait les pionniers du Delta du Mississippi, tels que Charley Patton, Robert Johnson, Bukka White ou Lead Belly, une touche de country blues, des textes introspectifs et l'ombre du diable qui plane partout.

Tim s'énerve, un talon frappe rageusement la planche, il miaule presque,  'Secound round'  vibre et enflamme quelques gars du coin qui décident de déposer leur mousse sur un tonneau pour battre des mains.

Une reprise, mesdames et messieurs, 'Death Letter' de Son House et  une autre, car sans prévenir la playlist subit une adaptation pour interpréter 'Goin down slow' que bien des gens attribuent à Lightnin Hopkins, mais le néo-Gantois nous signale que ce classique est de la plume de James Burke Oden.

Retour au matériau propre avec le narratif ' Down to this' , proche des vieux Dylan, ' A litttle bit of lovin' et le single ' Hard to admit' font monter la température, ça gigote ferme derrière nous, Michel, incorrigible, a remarqué une nana pas ignoble qui l'inspire

Le duo balance ' Melodium rag' un ragtime vantant une marque de micros, puis vient 'Stepping up', avec Steven en cheminot nerveux.

Un joyeux s'est bombardé marchand ambulant, il tente de vendre les CD's et vinyles de TLT  en les poussant sous le nez des villageois hilares et de plus en plus enthousiastes, ils accueillent ' Keep me satisfied' et  'Can't win them all' en poussant des cris, et ce n'est pas 'Standing at the crossroad qui va les assagir.

Le gig se termine aux portes du purgatoire avec 'Walk with the devil'.

La vendeuse improvisée entame une danse lascive en se collant à l'arrière-train de Francine qui a rougi de honte, ou de plaisir, who knows?

Merci, Bellingen...

Pas question de vous laisser quitter le podium, il faudra me passer sur le corps, toujours le même rigolo!

Goed, voici ' Hardcore blues' repris en choeur  par la horde indisciplinée.

Fin d'un concert juteux!

 

Une courte pause avant l'entrée en piste d'un trio inquiétant, un bâtard, né des amours illicites du Docteur Mabuse et de Monsieur Ming, deux êtres caractérisés par leur amoralité,  perversion et  cynisme :  Kriminal Hammond Inferno!

Simon Rigot (Hammond ), Daniel Wang (drums) et Constantin Papageorgiadis (bass, synthi ), quand ils ne se déguisent pas en Fantomas, Diabolik,  Hannibal Lecter ou l'effrayant Docteur Génessier, sévissent au sein des Narcotic Daffodils, Spermicide, Contingent, Nervous Shakes, Trapezoid, The Fabulous Progerians,  de Lorain's Stray Bullets etc...

 Tandis que Kriminal Dan et Diabolix Sim avalent, en vitesse, une coupe de sang de vierge dans les vestiaires, Doktor K.Zoog vient manipuler le synthétiseur analogique pour en tirer des sonorités qui, en 1972, étaient considérées comme futuristes, un peu comme les efforts de Pierre Henry à l'époque.

Les complices rappliquent et optent pour une pose statue de sel qu'ils conservent pendant cinq minutes, ça n'a l'air de rien mais 300 secondes au garde-à-vous quand tu ne fais pas partie des Welsh Guards, c'est éprouvant.

L'intro ' Brain Surgery' imaginée par le trépaneur s'achève, les monstres se sont tous installés derrière leur fourbi, l' orgue vient d 'entamer un thème de Purcell, pas celle d'Orléans, Henry, l'organiste attitré de Westminster. Ce chapitre majestueux vire rondo psychédélique, l'abbé fuit, les hirondelles font de même, Nietzsche décide d'envoyer son sermon, aidé par un des Strauss, ' Also sprach Zarathustra', André Brasseur, revenu miraculeusement sur le devant de la scène, entend son 'Early bird' chanter le crépuscule, au lieu de l'aube, faut pas demander avec quoi il le nourrit.

Le stylé ' Bumpin on Sunset', légèrement maquillé, de Wes Montgomery, retentit puis Sean Connery rapplique, My name is Bond, qu'il dit, Simon Templar n'a pas apprécié, les sorciers ont embrayé sur un 'Goldfinger' caoutchouteux.

 On n'a pas vu les paluches du magicien d'Oz, il était ganté.

'She's not there'  des Zombies est un choix plus logique que ' Vous les pingouins' de Chantal Goya, après une accélération subite, les amateurs de série B attaquent une compo du sieur Rigot, basée sur un morceau de Costa, te confie le capé.

Costa qui?

Costa del Sol?

Johnny Costa, Don Costa, Costa-Gavras, coste à l'os?

On a trouvé que le truc pouvait servir de bande-son pour un remake de Barbarella, si Nicole Minetti n'avait pas connu quelques ennuis avec la justice on l'aurait proposée pour reprendre le rôle de Jane Fonda.

'Les Cornichons' de Nino précède la pièce majeure du concerto, ' In a gadda da vida' d'Iron Butterfly.

Petite digression du batteur, reprise du thème et frénésie derrière toi.

L'OVNI suivant pouvait être un remodelage d'une oeuvre de Morricone puis ils s'attaquent à un autre pervers notoire, Arthur Brown et son classique  'Fire'.

Tu dis, Edmonde.... ça sent le brûlé, ce doit être le moog, il est fragile, ce jouet!

' Ghost Rider' d'Alan Vega termine le set.

Un dessert?

 Les morts vivants nous proposent 'Green Onions' de Booker T pour ne pas quitter la plaine l'estomac vide.

Epitaphe:

 "Sono destinato a stare all'inferno"

 

 

 

 

 

Halfoogstfeesten in Bellingen: Tiny Legs Tim + Steven Troch/ Kriminal Hammond Inferno - Café De Bascule- 27 juli 2017
Halfoogstfeesten in Bellingen: Tiny Legs Tim + Steven Troch/ Kriminal Hammond Inferno - Café De Bascule- 27 juli 2017
Halfoogstfeesten in Bellingen: Tiny Legs Tim + Steven Troch/ Kriminal Hammond Inferno - Café De Bascule- 27 juli 2017
Halfoogstfeesten in Bellingen: Tiny Legs Tim + Steven Troch/ Kriminal Hammond Inferno - Café De Bascule- 27 juli 2017
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 14:38
Closer ( Christophe Pons et Julie Compagnon) au Marché Gourmand- Grand-Place de Nivelles le 26 juillet 2017

Closer ( Christophe Pons et Julie Compagnon) au Marché Gourmand- Grand-Place de Nivelles le 26 juillet 2017

 

Nivelles Village, tous les mercredis de fin avril à la mi-septembre, sur la Grand-Place, le rendez-vous incontournable des saveurs du Brabant wallon,  des foodtrucks, artisans, animations diverses, espace détente, jeux et les terrasses des différents établissements voisins, le soleil en option!

Ce mercredi 26 juillet, à 19h  animation musicale avec le duo Closer ( Christophe Pons et Julie Compagnon)!

Comme souvent l'horaire indiqué est à prendre avec des pincettes, la  circonspection est de rigueur!

Malgré une météo en demi - teinte, les Aclots se sont déplacés en masse face au clocher de la collégiale romane consacrée  à Sainte-Gertrude, la fille de Pépin de Landen et de Itte Idoberge, les bistrots font le plein, des effluences de gaufres, de pizzas, de crêpes cataloguées bretonnes, d' huîtres, de frites, de petits os, de chèvre grillée se marient, avec plus ou moins de bonheur, pour venir chatouiller ton naseau.


Vers 19:30 le duo Closer  décide de prendre place sur le petit podium dressé entre la Bretagne et le Mali.

Miss Machin délaisse ses connaissances attablées au bistrot de la Bourse pour annoncer Closer, c à d, 

la blonde et souriante Julie Compagnon au chant et Christophe Pons à la guitare!

Julie Compagnon, The Voice et VivaCité?

Ja!

L'animatrice n'a jamais eu l'intention d'abandonner la chanson, elle a tenu le premier rôle dans ' Hopes' l'opéra d'Alec Mansion, a sorti un single ' Laisser passer l'été', tourne, e a, avec le projet ' Hong Kong Stars' un tribute to France Gall ou avec ' Closer'.

Le guitariste  Christophe Pons fait également partie du line-up de Hong Kong Stars, ce jeune homme est également le successeur de Thierry Plas au sein de Machiavel.  Frédéric François, Belle Perez, Lara Fabian ou Chris Denerfs ont également fait appel à ses talents de guitariste.

Closer ouvre avec ' Blackbird' un titre de McCartney se trouvant sur le White Album des Fab Four.

Aucun doute à avoir, ces jeunes gens ont du goût, enchaîner sur ' My favorite mistake' de Sheryl Crow, c'est faire preuve de style.

La voix est claire, juste et troublante tandis que le jeu de Christophe combine sobriété, finesse et maturité.

Nous ne sommes pas nombreux face à la scène mais les clients des zincs voisins font entendre  qu'ils apprécient.

Julie et son compagnon sourient avant d'attaquer ' Strong enough' de Cher qui prend des coloris country.

' Take on me' de A-Ha  sans les gimmicks synthétiques tient fort bien la route, cette version épurée sent d'ailleurs moins le daté.

La première grosse claque viendra avec ' The first cut is the deepest' de Cat Stevens qui, déjà en 1967, dans la version de P P Arnold te refilait des frissons dans le dos.

Les Beatles à l'honneur à Nivelles, ' All my lovin' se colore de nuances jazzy, puis vient 'Easy' gros hit pour Faith No More mais écrit par Lionel Richie.

Le premier set se termine en français, ' Ma déclaration', Michel  Berger/ France Gall, un couple immortel!

Le ciel a attendu la pause pour se déchirer, tu n'as que quinze mètres à parcourir pour pénétrer dans le premier bar.

 

20:30', l'équipe revient sur le podium armée d'un mojito et débute en force avec ' You're no good'  de Linda Ronstadt, suivi par une prière plus qu'une description de la réalité, ' Here comes the sun'. Sur la lancée Liverpool, ils balancent le slow ' Oh Darling' qui inspire un couple, ignorant l'acné juvénile, à faire quelques ronds sur la place,...I'll never make it alone... soupire le monsieur, à la fin du morceau il est parti draguer une autre gonzesse.

Oui, Marceline?

 "Inconstance, affreux sentiment, je t'implorais, je te déteste."

' Stuck in the middle with you' est malheureusement trahi par un effet flottant provoqué par la foot stomping bass et quand Julie lance ... I got the feeling that something ain't right...tu partages la même impression.

Aucun problème par contre avec ' Everyday' de Buddy Holly  suivi par un temps mort , histoire de tailler une bavette avec Yvette et un joueur de pétanque, égaré dans le coin.

Dis, Julie, t'as pas changé de coiffure, cette coupe te va bien, et bla bla bla, et bla bla bla...

Ils reprennent le fil avec Steve Miller Band' The Joker'.

A première vue tous les intellectuels de Nivelles se sont donnés rendez-vous face à l'édifice religieux,  cette meute ne carbure pas à la grenadine.

Seconde grosse claque avec ' Life on Mars' de Bowie, tout en retenue, pour ensuite changer de style en choisissant ' Material girl' de Madonna.

Vous êtes chauds, Nivelles, on vous promet que le break sera concis.

 

A cinq mètres, tu entends une voix héler ton nom, Peter le manager de Va à la Plage, accompagné de sa madame te propose de partager leur bouteille de Rosé ( il y en aura trois), c'est le dos tourné à la scène, honte à toi,  que tu entendras la troisième mi-temps du duo.

Après un doublé France Gall, ' Ella' et 'Résiste'  , vient ' You're so vain' le titre qui t'a rendu amoureux de Carly Simon et jaloux de James Taylor, puis 'I got you babe' et ' Hey baby', avant de retraverser les mers pour interpréter 'Amoureuse' de Véronique Sanson.

Merde, un trou, boire, bavarder et écouter, ce n'est pas conciliable, puis vient Whitney Houston ' I will always love you' et enfin ' Million reasons' de Lady Gaga.

Nivelles exige un bis, Closer nous refait le Stealers Wheel.

Non, pas de quatrième bouteille de vin pour nous, Nivelles Village replie tables et chaises, Closer fait de même.

Tu dis, Peter?

Oui, ils étaient bien!

 

 

 


 

 

 

Closer ( Christophe Pons et Julie Compagnon) au Marché Gourmand- Grand-Place de Nivelles le 26 juillet 2017
Closer ( Christophe Pons et Julie Compagnon) au Marché Gourmand- Grand-Place de Nivelles le 26 juillet 2017
Closer ( Christophe Pons et Julie Compagnon) au Marché Gourmand- Grand-Place de Nivelles le 26 juillet 2017
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 08:40
Rival Sons at den Atelier, Luxembourg - le 25 juillet 2017

Rival Sons at  den Atelier, Luxembourg - le 25 juillet 2017

 

RIVAL SONS - Den Atelier, Luxembourg (GDL) - 2017.07.25

Line Up :

Dave BESTE : Bass Guitar - Backing Vocals
Jay BUCHANAN : Vocals
Scott HOLIDAY : Guitar - Backing Vocals
Michael MILEY : Drums
Todd ÖGEN-BROOKS : Keyboards - Backing Vocals

Setlist :

01. The Good, The Bad and The Ugly (Intro Theme).
02. Hollow Bones (Part 1).
03. Tied Up.
04. Electric Man.
05. You Want To.
06. Memphis Sun.
07. Jordan.
08. Face of Light.
09. Torture.
10. Soul.
11. Open My Eyes.
12. Hollow Bones (Part 2).
13. Keep On Swinging.

Voilà, ça y est, c’est le grand jour, nous allons revoir notre groupe chéri après une longue absence. La dernière fois remonte au 3 juin dernier, c’était au Vestrock Festival de Hulst (NL). Oui, je sais, j’en vois qui sourient dans l’ombre, mais pour nous, les vrais fans, attendre 7 semaines, c’est très long!
Le team Belgian Fans au grand complet est réuni et c’est sous une pluie typiquement belge que nous quittons notre base, destination : Den Atelier à Luxembourg, on commence à connaître l’endroit. Vers 17h30 nous sommes regroupés à l’entrée où nous retrouvons Ann, notre coordinatrice danoise, responsable des pages Facebook Rival Sons pour l’Europe. Je sens qu’on va encore être des tonnes d’aficionados ce soir. Et en effet, au fur et à mesure que le temps passe (de toutes façons c’est ce qu’il fait le mieux depuis que le monde existe) les rangs des fans se complètent de nouveaux arrivants. Je salue mon pote Jason qui s’occupe de la sécurité, avec lui, je suis rassuré, tout se passera bien, ce gars connaît son boulot.
19h00 : ouverture des portes, et nous « rushons » en masse vers le premier rang que nous occupons sur une grande partie
de la longueur, c’est l’avantage d’être parmi les premiers.
Comme à Ris-Orangis, la première partie est assurée par le groupe français Last Train. Ouf, c’est fini, il n’y a plus qu’à attendre nos favoris qui montent sur scène à 21h00 sous les acclamations du public venu très nombreux. Je crois que la prochaine fois qu’ils viendront, les Rival Sons auront besoin d’une plus grande salle.
Hollow Bones explose! Tout le monde a compris que ce soir, nous allons assister à quelque chose de spécial, d’unique. Jay s’amuse énormément, tous les cinq sont très relax et ils ont envie de prendre du plaisir. La qualité de jeu est impressionnante, c’est magnifique! Nous saluons le retour de « Memphis Sun» . Ca fait plaisir de réentendre des titres plus anciens. Pour la chanson suivante, la setlist prévoyait « Where I’ve Been » mais Jay nous propose alors de faire notre choix entre ce titre et « Jordan ». Les cris montent de la foule et c’est… Jordan qui remporte le match. Encore une superbe interprétation. Comme si cela ne suffisait pas, « Face of Light » résonne dans les hauts-parleurs, c’est une merveille de sensibilité. Pas de transition entre les chansons, les « Sons » enchaînent avec l’immense « Torture » que le public reprend en choeur. Jay tient la foule au creux de la main et c’est lui qui dirige l’immense chorale de fans déchaînés qui suivent ses moindres commandements. Encore un titre énorme avec « Soul » qui est toujours aussi chargé d’émotions.
Voici ce qui reste pour moi « le » morceau. de ce concert : « Hollow Bones (Part 2) » ce titre est fabuleux, on y retrouve carrément l’inspiration Led Zeppelin. Scott Holiday est en feu, la balance entre ses effets et le son de sa guitare est parfait et à la console de mixage, Neil McDonald fait des merveilles, ce gars-là connaît son travail! Le groupe remercie tout son personnel sans oublier les administrateurs des pages multimédia que nous sommes. Pour le rappel, le groupe ne quitte pas la scène « Keep On Swinging » c’est la folie dans la salle! Après 1h27 d’un concert absolument fabuleux, les Rival Sons s’en vont. Ils viennent de donner une leçon de Rock ‘n’ Roll pur et absolu, un Rock basé sur les tripes, la sincérité et la sueur, un Rock vrai dans lequel il n’y a pas besoin d’artifices pour convaincre. Rencontre avec nos amis musiciens après le concert, on se donne rendez-vous au Suikerrock vendredi. Nous repartons derrière le tour bus des Rival Sons, eux : direction Stuttgart, nous, on rentre en Belgique, dans la voiture, on écoute…

Mitch « ZoSo » Duterck

Rival Sons at den Atelier, Luxembourg - le 25 juillet 2017
Rival Sons at den Atelier, Luxembourg - le 25 juillet 2017
Rival Sons at den Atelier, Luxembourg - le 25 juillet 2017
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