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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 16:46
Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017

Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017

 

Florian Hexagen ging naar Kortrijk...

 

Et donc hier à Concertzaal De Kreun on a pu (re)voir, dans des conditions club idéales, le trio noise rock culte US Shellac.

Situé à moins de 2 mètres des lascars pendant tout le concert, il était effarant de voir la dextérité et le plaisir dont ils font toujours oeuvre à jouer leurs morceaux toujours aussi bizarrement géniaux. On a eu droit à deux petits nouveaux d'ailleurs, qui ont envoyé méchamment du bois. Le sommet du concert pour moi, un "Riding Bikes" complètement métronomique et frappadingue à la fois, du pur délice. Malgré un petit souci technique, force est de reconnaître que le set a été bien monstrueux encore une fois. Bref, Shellac est aussi important en 2017 qu'il l'était il y a 20 ans, on vous conseille de ne pas les rater, comme d'hab'!
A noter que la première partie assurée par les lyonnaises de DECIBELLES a été une mise en bouche parfaite, avec leur noisy pop acidulée et franche du collier. Une énergie et un plaisir déployés réellement communicatifs, et un concert sans temps mort. Bravo à elles, elles ont su séduire une salle qui n'était venue pourtant que pour les papys au départ. On imagine bien la baffe joyeuse qu'elles ont dû se prendre lorsqu'elles ont appris qu'elles avaient été choisies pour tourner avec le trio infernal chicagoan durant plusieurs jours!

Prochaine fois par contre, faudra jouer le morceau "Le seum", merci d'avance les filles, et bravo pour votre dernier album!

Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017
Shellac + Decibelles - Concertzaal De Kreun - Kortrijk, le 30 mai 2017
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:20
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)

 

Retour sous la tente pour le chapter two: Walter Wolfman Washington!

73 piges, mais toujours une élégance de jeune premier, casquette rouge, falzard vermillon, pompes blanches et boucle d'oreille, sans oublier un sourire pub dentifrice, ce mec a attiré plein de madames en première ligne.

Il a emmené une fine équipe dans la plaine flamande: ses Roadmasters devant être  Jack Cruz ( bass, depuis 40 ans aux côtés du guitariste), Wayne Moureau (drums), Steve De Troy (keys),  Tom Fitzpatrick ( sax) et  Antonio Gambrell( trumpet).

Histoire de faire tourner le diesel, l'équipe envoie un instrumental funky, torride, pour commencer le voyage, ils enchaînent sur ' Heatin' it up', ce qui n'est pas malin, la bouilloire vient de siffler.

Le mec a un timbre soul, chaud comme une patate, son croon velouté  évoque aussi bien Al Green que Teddy Pendergrass, ça colle, souffle une madame bien roulée à sa copine.

En souriant, le Wolfman annonce ' Two dollars', un truc qui groove à mort et ne laisse pas les candidats danseurs, aux yeux pas nets et aux mouvements désordonnés, indifférents.

Ils sont une dizaine à se trémousser, une Duvel en main, près de la barrière les séparant des photographes.

Après un nouvel instrumental jazz/funk, on revient à un uptempo mixant funk et disco, les cuivres nous en mettent plein la vue dans un style Tower of Power, basse et drums assurent un rythme démentiel, l'orgue ajoute une note romantique et les bluesy licks de WWW impressionnent les puristes.

' Funk is in the house' disait la playlist, elle n'a pas menti,  la classe, tout simplement.

Je vous sens nerveux, constate Papy qui décide de ralentir le rythme en balançant un soul slow poisseux.

Comme à la grande époque des soul revues, les slows et les titres balancés se succèdent à la plus grande joie des spectateurs, tu veux du James Brown sexy, tiens, et toi, du Percy Sledge, écoute..

Tout doucement le set arrive à son terme, 'Ain't no love in the heart of the city' invite au corps à corps langoureux.

'Please come back to me' pleure-t-il avant d'annoncer aux locaux qui n'ont pas placé tout leur blé dans l'achat de Duvel, we have cd's for sale.

Encore deux bombes, un salut , direction les coulisses où un organisateur les attend pour les repousser sur scène à la plus grande joie du public.

Un set généreux!

 

Dernier passage dans le petit local des copains de Baden Powell pour assister au gig de Matt Andersen.

Le Canadien, dont le nom devient Matt Anderson pour certains, est considéré comme une des valeurs montantes du blues, l'annonceur parle d'un timbre à la Otis Redding,on va lui proposer un coca light, et d'un jeu de guitare époustouflant, il peut reprendre une Duvel.

Le brave gars du New Brunswick collectionne les lauriers , son dernier méfait ' Honest Man' fait l'unanimité chez les blues critics.

It's my first time in Belgium, prévient-il, avant de poser les fesses sur un siège pour entamer  'The gift' , ce qui inspire une madame assise à deux mètres, his voice is a gift.

Joli picking, too!

La seconde, 'I'll make you stay' s'avère plus nerveuse, ce gaillard robuste a des cervicales en caoutchouc, lorsqu'il incline son crâne vers l'arrière, sa chevelure bouclée vient chatouiller ses talons.

Le gymnaste propose ensuite un titre décrivant un de ses amis et sa copine, l'acoustic  blues ' Play the fool for you' le voit slider avec bonheur.

La suivante est la préférée de maman, la ballade ' Quiet company', d'une sensibilité féminine, est effectivement belle à pleurer.

 'Working Man Blues' est vachement plus énervé, Matt épate et combine virtuosité, agilité, vitesse et conviction.

Là où tu l'as moins apprécié, c'est dans sa version acrobatique de 'Ain't no sunshine'.

Trop de gymnastique, pas assez de sincérité, dommage!

Il poursuit ses exercices de jongleur avec ' Come by', mais tu as décroché, l'acrobate te fait autant d'effets qu'un striptease de ta voisine édentée.

Et quand il entame un titre débutant par ...stepping outside into the night...tu suis son conseil pour humer l'air de la nuit tombante avant de te diriger vers le bar.

So long, Matt!

 

Place à l'acte final:  Rick Estrin and the Nightcats!

Rick Estrin, un vieux beau, né en 1949, best harmonica player en 2013, des tas d'autres awards, est une des figures de proue de la scène blues de la  West Coast.

Le gars est accompagné par une solide équipe de chats de gouttière en commençant par le guitariste norvégien Chris “Kid” Andersen , un ours aux pattes de velours, aux claviers, Lorenzo Farrell, il a laissé sa basse aux States, et aux drums, on annonce Alex Peterson.

Il y a trois ans, smart Rick et ses nightcats ont sorti l'album live 'You asked for it', une plaque qui te donne une bonne idée de ce que ces Messieurs délivrent sur un podium, tu y ajoutes que l'harmoniciste ne manque pas d'humour et ,si il est fringué à la Tony Bennett, il bouge mieux que le  grand-père de Lady Gaga.

Pas de playlist, ces gens connaissent leur boulot, leur set est huilé jusque dans les plus petits rouages, même si quelques problèmes techniques ont exaspéré Lorenzo en début de  set.

Des titres tels que 'Handle with care'', le rigolo ' Dump that chump' , ' Don't do it' , 'Never trust a woman' ont mis le feu à la salle. Son jeu d''harmonica, proche de celui de Charlie Musselwhite, les prouesses du Kid à la guitare, le savoir-faire de la rythmique, ont souvent déclenché des cris d'enthousiasme.

Sans compter que tu passes du blues au garage surf,p uis au boogie.

Tu dis, Rick?

Combien de gens ici ont déjà divorcé, 432 mains se lèvent, les deux nonnes  sirotant une pils à la paille sont les seules à ne pas avoir réagi, c'est alors qu'il envoie 'My next ex-wife'.

C'est sur les accents d'un vintage rock que n'aurait pas renié Chuck Berry que tu quittes le chapiteau pour aller en vider une dernière backstage, en te retournant tu vois le Norvégien jouer de la gratte derrière son dos avant de se mettre à bouffer ses cordes, tandis que le playboy nous entraîne... in the danger zone...

Un grand spectacle clôturant un grand festival!

See you next year, Puurs!

 

photos- luk stiens/concert monkey

 

 

 

 

 

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part two)
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 06:41
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017

 

A quelle heure, Luk?

Twee uur, stipt, on y est en 30'!

Sauf quand le GPS déconne et t'envoie dans les bois!

 

 

Seizième édition du festival organisé de main de maître par Gust Meeus et son équipe, et un nouveau changement de résidence, un retour aux sources puisque le Duvelblues retrouve les terrains du Chiro /JH Kabal à Ruisbroek.

Deux scènes: le chapiteau et la salle du Chiro.

Dans le cabriolet du fotoman la température était tolérable, la clim, tu mets un pied hors de sa Rolls asiatique et t'es d'emblée écrasé par la chaleur suffocante, 34°C, les pompes à bière vont avoir du boulot cet après-midi.

 

 

15h30 – 16h30 : Marino Noppe Band (BE)

16h40 – 17h50 : Davina and the Vagabonds (USA)

18h00 – 19h10 : Marc Ford and the Neptune Blues Club (USA)

19h20 – 20h30 : Hat Fitz and Cara (AUS/N-IRL)

20h40 – 21h55 : Walter Wolfman Washington (USA)

22h05 – 23h20 : Matt Andersen (CAN)

23h30 – 00h45 : Rick Estrin and the Nightscats (USA)

 

15h30', pour ne pas déroger aux habitudes, des locaux doivent ouvrir la garden-party: Marino Noppe Band!

Marino Noppe est une sorte de légende vivante du blues national , peux pas te dire s'il a enterré son Maxwell Street né en 1982, mais ce maître du Chicago Blues, sentant bon les swamps flamands, sait s'entourer de musiciens pas cons.

A Puurs, il était accompagné par le guitar virtuoso Arne Demets ( The Blues Vision, Lawen Stark...), Carlo Van Belleghem ( Roland, Stan Van Samang, Shirley Johnson...) à la basse et Bernd Coene ( The Blues Vision) aux drums.

Pendant un peu plus d'une heure, cette fine équipe va nous emmener du côté de Maxwell Street où ont traîné des gens tels que Muddy Waters, Howlin' Wolf ou Little Walter.

Pour ouvrir, un chant de Noël, en été, 'Santa's messin with the kid', puis un virage blues funk remuant 'Hot pants' .

On en a profité pour aller jeter un coup d'oeil dans le jardin, on a remarqué deux ou trois spécimens, pas horribles, en bikini.

'29 ways just to make it to my baby's door', des courageux dansent, le mercure est monté à 46°.

Faudra prévoir une piscine en 2018!

Le premier slow blues arrive' I'm a lover', comme on a à faire à deux fabuleux guitaristes, on se régale.

OK, c'est un peu prétentieux de se prendre pour le cousin de Casanova, mais on pardonne!

Pas de poulets en vue,' Everything I do gotta to be funky', on pousse une pointe, Jimmy Dawkins propose une balade à Broadway, ' Love Somebody'.

Le country blues ' Kokomo' est dédié aux truckers, en attendant le train on vous balance un shuffle, hallelujah, c'est l'heure!

Quoi, un bis, d'accord, remettez la Duvel au frais, on vous balance le Marino Noppe's boogie, comme tout boogie qui se respecte, à pratiquer all night long.

 

Au suivant: Davina and the Vagabonds, dans la salle des scouts en jupe!

Davina Sowers et ses clochards étaient passés à Puurs en 2012, un souvenir impérissable, une révélation!

On n'a pas vraiment compris pourquoi la madame et ses boys ont été placés dans le four à pizza, ta voisine, qui pesait 87 kilos en pénétrant dans le local, est montée sur la balance à l'issue du set, l'aiguille indiquait 79.

En mijn broekje is nat...on veut pas le savoir, madame!

Davina, joli fichu sur la tête, derrière les touches, son époux ( récent), Zack Lozier à la trompette, à ses côtés, Steve Rogness au trombone, à l'arrière, Connor McRae Hammergren, un costaud, aux drums et Andrew Foreman à la doghouse bass.

Tout ce beau monde va nous balader du côté de New-Orleans, le sourire aux lèvres en commençant par ' I'd rather drink muddy water' .

Les cuivres impressionnent, la rythmique assure, Davina, et ses kisses sweet as candy, sue avec élégance.

Aujourd'hui vous semblez encore relativement clairs, il y a cinq années on a joué plus tard, un bon nombre d'entre vous étaient allumés, constate l'enfant avant de proposer Nina Simone , 'I want a little sugar in my bowl'.

Puis vient un Fats Domino sautillant ( une version pas tout à fait conforme de 'Ain't that a shame'), ' Shake that thing' est chanté par Connor, puis on passe au cabaret pour ' Black cloud'.

'Sunshine' is a new song, confie Miss Sowers, qui décide de nous emmener du côté de Bourbon Street en laissant Steve pousser la chansonnette.

Esprit Mardi-Gras près du Rupel, on a cherché les majorettes, en vain!

Beaucoup l'attendait, 'I'd rather go blind', porté par une voix qui vient remuer les entrailles.

Swing time avec 'Lipstick And Chrome' , suivi par un original, coloré Tom Waits, "St.Michael Vs.The Devil", la contrebasse place un solo racé, la diva minaude, la trompette part au ravitaillement et ramène de la Jup fraîche pour tout le monde, sauf pour madame!

C'est ça, l'amour!

J'étais furieuse quand j'ai écrit ' Start running', tu dis, mon chou, tu veux chanter, ok, je t'en prie.

Il choisit le standard 'Four or Five Times' et c'est avec Hank Williams que la clique nous quitte, 'Hey, good looking'.

En sortant du sauna, nous n'étions guère good looking, mais on s'est amusés!

 

 

Retour sous le chapiteau pour Marc Ford and the Neptune Blues Club!

Marc Ford, ex Black Crowes, Gov’t Mule, Booker T. Jones ou Ivan Neville, se tape avec The Neptune Blues Club, une tournée de 33 dates sur le vieux continent, un arrêt à Puurs était prévu.

Le groupe a sorti deux albums, 'The Vulture' date de 2016.

Le guitariste est accompagné par Mike Malone aux keys et harmonica, avec lequel il partage les vocals, la section rythmique se compose de deux mercenaires remplaçant Antoine Arvizu et John Bazz.

Avec ces cocos on s'éloigne du blues véritable pour hanter un Southern rock de haute tenue.

Triste coup du sort, Luk vient de t'apprendre le décès de Gregg Allman.

Les gars n'ont pas de setlist et débutent par trois plages roots rock remuantes, certains parlent de 'Smilin' et 'de ' Ghetto is everywhere' , les mecs improvisent à volonté, mixent blues, funk, et envolées lyriques.

Après ce début nerveux, ils envoient la blues ballad 'Deep Water', ...my heart is heavy.. marmonne Marc sur un fond d'orgue gluant.

Mike Malone se charge des vocals pour un extrait, un blues rock vicieux, du premier album du Neptune Blues Club, auquel succède le sombre 'The Vulture' le titletrack du nouveau produit.

' Shalimar dreams' cogne méchamment puis le quatuor poursuit la lecture d'une playlist inexistante, toujours en mode jam blues rock.

Notons une reprise de Neil Young, 'Look out, Joe' et dans le désordre: le très funky 'Main drain' décoré d'une wah wah tonitruante, le rock à réveiller un moribond, 'Shame on me' , le plus vieux ' I'm free' et ' Go too soon' dans le même moule que 'Shame on me'.

Un set brillant qui n'a pas plu aux puristes blues.

Marc Ford terminera sa tournée européenne par un long périple en Espagne!

 

 

T'as pas pu acheter un éventail, tant pis, direction le haut-fourneau pour Hat Fitz and Cara, des poulains de l'écurie Goodtime Booking.

Hat Fitz est un vieux de la vieille, pas aussi décrépi que Seasick Steve mais il est sur le bon chemin.

Cet Australien maniant la mandoline traficotée et une resonator a, un jour, rencontré une jolie Irlandaise, oui, elle est rousse, Cara Robinson, qui ne boit pas de pils, il l'a épousée et désormais il parcourt le monde à ses côtés pour soumettre un rootsy blues artisanal.

Ils chantent tous les deux, Cara s'acharne également sur un mini-kit de batterie.

Leur nouvel album se nomme 'After the rain', on en entendra plusieurs extraits en ce début de soirée.

Cara: this is the last date of our tour et on commence par un titre dédié au poète irlandais Frank the Poet ( alias Frank MacNamara), le bluesy 'Company Underground'.

Pour la suivante, le barbu se charge du chant, puis le duo propose 'Nobody's fault but mine' de Blind Willie Johnson, chanté en trémolo.

Après le blues, ils passent au gospel, un coup d'oeil à ta toquante, godv., il faut se sustenter, petit à petit, tu te diriges vers la sortie, une file interminable s'allonge face à la friterie/junk food, c'est donc de loin que tu entends des titres comme ' Hold on', ' Black Cat Bone', ' After the rain' ou 'Power'.

Quand, enfin, tu as pu te payer un hamburger industriel, tu as jugé plus prudent d'écouter la fin du set de l'extérieur, après être passé, en vitesse, par le bar pour dénicher une Duvel afin de faire passer la graisse!

 

Fin du premier chapitre!

 

photos - Luk Stiens/concert monkey

 

 

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 11:13
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017

Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017

 

26 mai 2017: Le mercure grimpe, le soleil brillera de tous ses feux dans un ciel tout bleu...

Par contre, la clim, mise en route dans le club, risque bien de te refroidir, heureusement la country proposée par les deux madames, super sexy, se succédant sur le podium va faire monter la température de plusieurs degrés.

 

20:17': Ruby Boots

Une cowgirl, rouquine, tatouée, affublée d'un galurin imposant, se pointe d'une démarche décidée, un sourire carnassier écarte ses lèvres... hello, how are you?... lance-t-elle malicieusement.

Fine, répondent quelques clients, ...I'm fine, too fuse la réplique de la red girl from Perth, based in Nashville, Bex Chilcott ( her real name) racle son acoustique et entame une première chanson prévue pour un forthcoming album.

D'emblée la sassy voice frappe les imaginations, des noms tels que ceux de Loretta Lynn, Tammy Wynette ou Lynn Anderson t'effleurent l'esprit...et quand elle marmonne... leave me with the troubles, baby... tu revois toutes ces country girls semblant soumises, mais capables de tout.

Un micro défaillant ne parvient pas à la désarçonner , elle poursuit sans amplification et s'en tire sans une égratignures.

Le métier ne ment pas!

La tournée européenne avait débuté la veille à Köln, cela nous vaut une anecdote avant le titre suivant, 'Baby pull over' .

Pas étonnant que Nashville lui ait fait les yeux doux, c'est tout à fait le style de la région.

La country ballad ' Middle of Nowhere' , écrite dans l'Utah, se trouve sur l'album précédent, ' Solitude'.

Tu dis, Laurent.

Tu veux bien t'y rendre avec elle dans ce trou perdu, et ta femme et tes six gosses?

I am a libra ( tu lis une balance), je peux pas me décider, a slow one or an upbeat track?

Bruxelles opte pour le titre rythmé où il est question d'un mec l'ayant laissée en plan with three kids.

Une crapule infatuée!

I have a guest to play some songs with me, Alex, le guitariste de Nikki Lane, la rejoint pour un titre composé avec Miss Lane,' Don't talk about it' et non, ce n'était pas le merveilleux morceau de Crazy Horse, repris par Rod Stewart, mais c'était vachement bien aussi!

Un dernier échantillon du prochain album, toujours élaboré en duo, met un terme à ce set rayonnant.

Une madame insinue après coup: een knaller van een opener!

Personne n'a contredit cet avis!

 

21:10 Nikki Lane and Band

En 2016, Nicole Lane Frady ( South Carolina) faisait halte à Bruxelles pour se produire lors d'un set intimiste à la Huis 23.

Mai 2017, retour à l'AB, accompagnée d'un band ce soir: Alex Munoz on guitar, Eric Whitman on bass et Taylor Powell on drums.

La madame a emmené son dernier CD, 'Highway Queen', dans ses bagages.

Le trio mâle, fringué cowboy, lance l'intro, Nikki, longues jambes, boots scintillants, le chapeau de Hopalong Cassidy sur le crâne, a new guitar dans une main, une canette de Jupiler dans l'autre, les suit de près, elle entame d 'une voix country caractéristique son autobiographie déguisée ' Highway Queen'.

Tu la sens, la poussière du désert?

Non, c'est pas une hirondelle que tu vois dans l'azur, il s'agit d'un vautour de Turquie, ignorant!

' 700000 rednecks', ça fait beaucoup!

Old school country, bourré de twangy guitars, et Nikki adoptant la dégaine d'une madame à qui on ne la fait pas.

Une première ballade succède à ces deux upbeat tunes, ' You can't talk to me like that'.

'Man up' est dédié à son ex-mari, désormais quand elle n'est pas sur la route, elle partage ses nuits avec Jonathan Tyler, qui parfois se produit avec elle.

Le précédent se fait crucifier...I am supposed to be your girl, pas ta bonne, bon à rien!

Eric reçoit le micro, se présente en français flou, lance une vanne en direction de Taylor qui ne sent pas l'eau de Cologne, d'où ils arrivent, puis entame 'Love's on fire' avant d'être relayé par la belle.

Slow time pour suivre avec le collant 'Companion'.

Des palabres laissent prévoir un changement de programme, effectivement le calme 'Forever lasts forever' est remplacé par un country rock nerveux, 'Big Mouth'.

Exit les boys, any requests, Brussels?

Un mec lance un titre, Nikki rappelle Alex, et voilà ' Forever last forever'

Alex retourne fumer une cigarette laissant Nikki seule pour un titre écrit après les 30 premiers jours de mariage avec son nouvel époux, une chanson d'amour non exempte de sarcasme.

Une sacrée nana!

Où reste Ruby, elle devait nous rejoindre, don't forget to clap when she comes... la rouquine se pointe pendant 'All or nothin' évoquant JJ Cale.

Fondu enchaîné sur ' Gone gone gone' qui galope gaiement.

' Send the sun' nous rappelle le travail de Nekko Case, ensuite elle prend une pause Jupiler et laisse la place à Ruby Boots qui envoie 'Wrap me in a fever'.

Vous vous êtes amusés, mais la country c'est aussi des chansons tristes, voici 'Out of my mind', le style de truc qui fait fondre les âmes les plus insensibles.

Nikki, you stole our hearts!

Après la cover ' Why You Been Gone So Long', un bluegrass tune repris par Jessie Colter ou Carl Perkins, le band balance l'agité 'Right time' qui ouvre l'album 'All or nothing' , puis achève le set par 'Jackpot' dans lequel elle inclut un ' Viva Las Vegas' effervescent.


Naturellement, Bruxelles les rappelle, deux bis termineront la soirée, pour un fan,a près un faux départ, 'Good man' et enfin une reprise toute personnelle de ' You ain't going nowhere' de Bob Dylan.

Tu as fredonné.

.. Whoo-ee ride me high

Tomorrow's the day

My bride's gonna come

Oh, oh, are we gonna fly

Down in the easy chair !..;

pendant tout le trajet du retour chez toi!

 

 

 

Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
Nikki Lane and band - Ruby Boots - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 mai 2017
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:24
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017

 

Bruxelles vit à l'heure Trump!

Curieusement l'accès au centre ville n'a jamais été aussi aisé, un calme relatif règne de la Place Rouppe jusqu'à la rue des Lombards.

Même scénario sur le boulevard Anspach, mais à 250 mètres de l'AB, devant la Bourse, la manifestation "Trump not welcome"fait le plein!

L'AB avait également un message adressé à Mr Helmet Head: : « Don’t duck for Donald ».

Tu t'étais pas tricoté un bonnet rose à oreilles de chat, tu avais d'autres chats à fouetter, pardon Felix, si tu avais sorti ton tacot pour le larguer à 500 mètres de l'AB, c'était pour assister au concert de Madeleine Peyroux ,dans une salle érigée en configuration théâtre, c à d des fauteuils jusqu'à un mètre de la scène!

Madeleine, a kid ( 43 piges) from Brooklyn, a sorti une septième plaque, 'Secular Hymns', fin 2016, l'album vient 20 ans après 'Dreamland' her debut album.

La dernière fois que ta route avait croisé celle la Peyroux c'était en 2009 dans la même salle.

 

20:30', ils sont trois à se présenter sur une scène décorée sobrement, Madeleine Peyroux, avec à ses côtés une acoustique et un charango, le contrebassiste Barak Mori, déjà de l'aventure il y a huit ans, et un formidable guitariste, Jon Herington ( Steely Dan), même remarque que pour Barak.

The lady is in a joyful mood, elle choisit ' (Getting Some) Fun Out Of Life', que Billie Holiday avait enregistré en 1937, pour entamer ce récital, après quelques remarques sarcastiques visant un président en voyage...it's scary to be in Brussels right now but let's have some fun...

Déjà Mr Herington place un petit solo subtil, Barak l'imite.

Hello Donald, 'Hello Babe' , un premier extrait du dernier né, elle singe une conversation téléphonique avec le milliardaire grisonnant, grimace à la manière d'une guenuche/greluche tout en laissant un espace suffisant à ses musiciens pour qu'ils puissent digresser habilement.

Une tarentelle, Bruxelles?

Oui mais pas une sicilienne, ' Tango Till They're Sore' est de la plume de Tom Waits.

Mai, un peu tard pour sortir les confetti donc on a applaudi!

En français: j'aime toutes les musiques mais je ne chante que trois types de chansons, le blues, l'amour et l'alcool, 'Guilty' de Randy Newman combine les trois thèmes .

Elle a le nez fin, Madeleine, lorsqu'il s'agit de choisir les titres qui conviennent à sa voix exceptionnelle, elle ne se trompe jamais.

Elle reste dans le motif alcoolisé et choisit d'interpréter 'If the sea was whiskey', un blues de Willie Dixon pendant lequel la slide de Jon fait merveille.

A nouveau son arc tire quelques flèches empoisonnées en direction du visiteur envahissant.

Europe is a land of churches like Brooklyn is, le superbe ' Our lady of Pigalle' illustre son propos.

La formule en trio confère une atmosphère intime de réunion familiale au concert. Toujours en mode confidences, la Queen of the unhurried, dixit une Londonienne, propose ' Je cherche un homme' un titre écrit en mode Edith Piaf par la merveilleuse Eartha Kitt.

Après quelques palabres avec ses complices, Madeleine décide de modifier la playlist prévue et enchaîne sur le classique ' I Ain't got Nobody', une adaptation libre, décorée d'harmonies vocales sucrées.

Avec ' Don't wait too long' reviennent les quolibets adressés au Président visiting a hellhole, George Bush n'est pas épargné non plus.

Mais nous sommes ici to cheer you up, annonce-t-elle et le plaisir est synonyme de rock, 'You can't catch me' de Chuck Berry déménage sérieusement.

Après cette poussée d'adrénaline, les musiciens se dirigent vers le bar laissant la madame seule.

Elle interprète trois titres en solitaire, s'accompagnant au charango ou à l'acoustique, 'Easy come, easy go blues' popularisé par Bessie Smith, suivi par la grosse claque de la soirée, ' Voir un ami pleurer' de Jacques Brel, tu n'as pu t'empêcher de verser une larme en sentant la mort omniprésente, et enfin le medley 'J'ai deux amours'/ ' New-Orleans Hop scop blues'/ 'Trampin'.

Elle était suffisamment fraîche la Duvel, les petits gars?

Jon et Barak ont le sourire aux lèvres et reprennent leur place pour un titre du poète Linton Kwesi Johnson, 'More time'.

Pas de spoken-word, Madeleine chante!

Let's go on with a song for the ladies, le gospel ' Shout Sister Shout' de Sister Rosetta Tharpe et spécialement pour Valérie, un r'n'b gluant, 'Everything I Do Gohn Be Funky (From Now On)' d'Allen Toussaint.

Retire les sièges et tout le monde se déhanche!

Samba time pour suivre avec la perle de Carlos Jobim, 'Agua de beber', des flashes d'Astrud et de Georges Moustaki te traverse l'esprit, mais déjà le dernier titre se profile, une perle de plus, Leonard Cohen, ' Dance me to the end of love' qui voit la salle se lever après les dernières notes.

 

Bis.

You were a nice audience, vous méritez un titre radieux, pourquoi pas les Beatles, ' Getting better' pendant lequel elle se permet un jeu de jambes Moulin Rouge en restant assise sur son siège.

Madeleine doit en avoir marre d'interpréter ' Careless love' chaque soir, aussi décide-t-elle de désacraliser l'oeuvre en demandant aux musiciens d'improviser un chant lors de leur solo respectif, celui de Jon sera jazzy, Barak préfère le zézayant!

Un nouveau salut appelle une seconde position debout pour les spectateurs et c'est avec 'This is heaven to me' que s'achève la soirée.

 

PS- si pour beaucoup les termes classy, geweldig, brillant... reviennent souvent, certains clients ont quitté le magasin désappointés ...she looked like an old lady sitting on a stool... AB, your seats suck... concert aseptisé et humour lourdingue...

 

Toi, en regagnant ton tacot, tu fredonnais...dance me to the end of love... en te foutant des esprits chagrins!

 

 

 

 



 

Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
Madeleine Peyroux - Ancienne Belgique - Bruxelles - le 24 mai 2017
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:44
Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017

 Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017

 

Quelque part on a lu:

 With their potential to bring distorted noise to the masses, Afrirampo may end up with an interesting footnote in the history of fucked up rock music.

 

Afrirampo is  Oni (Beppin) and Pikachu (Yasashii).

 The band was active from 2002 to 2010 and reformed in 2016.

 

Florian Hexagen était aux Ateliers Claus...

 

Prestation complètement dingo-géniale des japonaises de Afrirampo hier soir @ Les Ateliers Claus. Après une introduction en forme d'exutoire collectif pour se plonger dans le bain de leur folie contagieuse, on s'est pris pendant une heure non stop des décharges électriques et de bonne humeur dans la face. Il suffisait de voir les sourires à la sortie du concert pour se rendre compte que ce duo-là a quelque chose que peu ont: une énergie et une happy mood tout simplement exceptionnelles.

 Merci les filles, c'était parfait!

Afrirampo @ Les Ateliers Claus , Saint- Gilles, le 24 mai 2017
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 11:24
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.

Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.

 

Raconte, Florian Hexagen:

 

Et encore une foutue branlée garage rock psyché noisy assénée par les éternels Thee Oh Sees hier soir au Botanique. Les années passent, mais le talent et l'énergie sont toujours là, pour notre plus grand plaisir. Ne les ratez pas sur cette tournée, vous allez encore vous prendre une claque, comme d'habitude!

La Jungle a également plutôt bien assuré sur une scène aussi grande, même si leur formule est plus adéquate et radicale quand servie dans des clubs de plus petite taille.

 

Rodolphe du CHAFF confirme:

 

Ce soir j'avais mon ticket pour Chassol. Je rentre à l'avance, installé près de la console, le concert démarre et vraiment hyper classe. C'est juste super. très inspirant, tourbillon de pensées , je pense à Van der Keuken, aux photos que mon père à prises en Inde quand il est parti seul se perdre en sac à dos, j'avais quatorze ans, je me pose des questions sur le montage et le documentaire. Bref, je sors quand même fumer une clope après quarante minutes de ravissement, grosse dose de classe déjà, donc pause. Et je descends les marches du Botanique. Dernier morceau du live des Oh Sees, un délire de plus de vingt minutes, putain la claque. Là... le même sentiment, vraiment que durant un concert de SUUNS. d'être à moment historique, important, qui éclate le cadre et regarde en avant, libre de tout formatage. Une tuerie, mais vraiment une de ces claques énormes, dont on ne se remet pas. Dans la rue un riff de The Fall en tête.

Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
Les Nuits Botanique - Thee Oh Sees, La Jungle sous Chapiteau, Bruxelles, le 21 mai 2017.
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 14:35
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017

Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017

 

Bruxelles:  22e édition de la Belgian Pride, vaut mieux abandonner l'idée du déplacement en voiture.

La Stib te dépose à la Bourse vers 18:50', il y  règne une folle ambiance, d'un pas décidé tu arpentes le boulevard avec dans l'idée de t'en jeter une au café de l'AB.

Surprise, une queue conséquente se dessine depuis les portes, fermées, de la salle de concert, il faut se glisser dans le serpentin.

Tu dévisages les convoyeurs, qui comme ceux de Benoît Mariage, gentiment, attendent , le résultat est sans équivoque, tu participeras à une nouvelle édition de Tintin in de kleutertuin.

L'âge moyen avoisine 16 ans, les  proportions: 80% d'Eve, 20´d'Adam.

On nous laisse pénétrer dans le café, nouvelle file avant l'ouverture de la salle, puis ruée vers les premiers rangs.

 

20:00 Ulysse.

Un trio d'indietronica que tu avais croisé à Bruxelles-les-Bains en 2014.

 Depuis Arnaud Duynstee, Benoit Do Quang et Julien Gathy sont déjà passés cinq fois dans les salles du Bota, ont sorti un second  EP, 'Cashmere Guns', et, tout récemment, le single' Acid' featuring Roméo Elvis.

Si à tes yeux la synth pop d'Ulysse s'avère soignée dans les moindres détails: des vocaux éthérés, des nappes de synthé homériques, de temps en temps une guitare âcre..  le flonflon proposé  montre aussi certaines faiblesses: le produit est trop hygiénique, trop nacré, trop Monsieur Propre.

Reproches rejetés par le public de Warhola qui s'est entiché du trio francophone.

Après une intro synthétique, suivie par un ' Brussel, hoe gaat het' opportun, Ulysse lance une plage dream pop esthétique et ouatée devant être ' Cashmere Guns'.

Un second bel effort linguistique pour introduire ' Witness' témoignant des mêmes qualités que la précédente.

Quelques coups peu appuyés sur un drumpad, trois voix aériennes, un soupçon de hip hop, tes petites voisines se dandinent.

Ulysse aux pays des merveilles a invité un MC pour remplacer Roméo Elvis sur 'Acid' , une apparition brève mais appréciée.

Le plus ancien ' Wounds' a fort plu à Pénélope, et quand le polyglotte de la bande a proposé, maak lawaai, elle a aboyé wouh, wouh, wouh, comme ses copines.

' Many times' is ons laatste liedje, puis on reprend le paquebot nous ramenant à Ithaque.

Niet slecht, a conclu Silke!

 

21:10', Warhola s'est  fait attendre pendant dix minutes, les fans sont restées sages!

Tout ce que touche  Oliver Symons se transforme en or, Bazart cartonne et Warhola, vainqueur du Humo's Rock Rally en 2014, une Ancienne Belgique bourrée en 2016, un contrat en poche pour Werchter cet été, suit le même chemin. Le groupe prépare un premier full CD qui doit succéder au EP 'Aura', le single 'Jewels' a été envoyé en éclaireur.

Quatre musiciens en piste avant l'arrivée de la star, sans doute ( ils n'ont pas été introduits) les deux batteurs  Simon Ruyssinck ( The Father, The Son and The Holy Simon) et Niels Meukens ( X!nk), Daan Schepers aux  keys et guitare et Wouter Souvereyns au synth bass.

Dans une semi-obscurité, ils balancent une intro initialement minimaliste avant l'entrée en action de percussions explosives.

Des cris se font entendre dès l'apparition d'Oliver Symons qui arbore une longue veste/chandail très esthétique, 'Reshape' est sur les rails, les pulsations des synthés, soutenus par les drums, viennent secouer tout ton être tandis que la voix de falsetto du leader te transperce le cerveau, tu y ajoutes un lightshow alternant phases lumineuses éblouissantes et périodes obscures et te voilà transporté vers une autre galaxie.

Le show de ce soir permet d'essayer les nouvelles compositions en public, ainsi la setlist mentionne 'Girl' bourré d'effets de voix et terminé en détonation  puissante.

Les titres du EP, reconnus et murmurés par les fans,  le premier single ' Unravel'  ou 'Aura' , relayent habilement des nouveautés envoûtantes telles que 'Woken' ou ' Sportkar'.

L'incroyable voix du frontman s'autorise des escalades vertigineuses, plusieurs fois, elle côtoie des précipices sans jamais défaillir, il déambule de long en large sur la scène, s'installe de temps en temps derrière son clavier, le tapote nerveusement avant de reprendre ses  pérégrinations.

Pendant une de ces primeurs, tu discernes des coloris psychédéliques tels que Lennon/Mc Carthey en avaient utilisé pour 'Lucy in the Sky with Diamonds'

Une première intervention lumineuse à la guitare réjouit les amateurs de rock, mais c'est lorsque Warhola entame 'Lady'  que les gamines entrent en transe.

Puis la playlist mentionne 'Slide', an electronic dancetrack nerveux, emprunté à Calvin Harris, il précède  ' Promise ' prévu pour le prochain album, l'intro de cette plage évoquant Frankies Goes to Hollywood.

' Red' et son final démoniaque achève le set officiel.

 

Les lycéennes n'ont pas eu à se morfondre des plombes avant le retour de leur idole, Oliver Symons revient, seul, pour interpréter 'Summer' ...is gone... a  classic piano ballad, puis le groupe au complet le rejoint pour 'Jewels', le dernier single en date, qui démarre en mode  funk avant de virer dancetrack affolant.

 

Warhola est prêt pour grimper sur les plus hautes marches du podium!

 

 

Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
Warhola - Ulysse - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 20 mai 2017
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:11
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017

 Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le  20 mai 2017

 

Pierrot et Margaret Destrebecq - King

 

Il y a du soleil sur la route de Bruxelles à Ittre. Mais pas aussi resplendissant que le sourire que nous réserve Annick qui nous accueille derrière son desk trop haut pour elle à l’entrée du Zik-Zak.

Sur le podium, des musiciens peaufinent leur sound check sous l’oreille attentive d’Olivier et pour cela, ils mettent à l’honneur « Pretty Woman » de John Mayall, un de mes artistes favoris de la grande époque du bluesman anglais qui lors de mon service militaire en 1970 a alimenté pas mal ma collection de vinyles.

Ce soir la salle se remplit tout à son aise, il n’y a pas urgence, le concert débute à 20h30 / 20h45 selon notre gentille hôtesse et il n’est que 20h15. Le préposé à l’éclairage de scène joue encore avec ses switches alors qu’en musique de fond, Beth Hart nous met en condition pour recevoir les décibels de « The Lonely Free », un band que je ne connais pas et qui assure la première partie du concert de Bai Kamara Jr.

Alors que sonnent quelque part les trois coups du troisième quart d’heure après vingt heures, les musiciens montent sur scène et entament leur set.

Première étonnement, la voix superbe, qui groove à merveille, de Sophie Kroonen, une voix qui ne « colle » pas au personnage, de prime abord mais qui titre après titre va nous faire vivre d’intenses émotions. Deuxième surprise de la soirée, celle que nous réserve la guitariste, Julie Jeavons. Ce grand échalas filiforme dont la tête semble perdue dans les cintres du Zik-Zak nous déverse des tonnes de notes dans des soli d’enfer et des interprétations très personnelles de morceaux aussi connus que Whole Lotta Love dans un début très bluesy qui bascule en un rock déchaîné sous les vocalises de Sophie, ou un cover de Amy Winehouse, le très célèbre « Back To Black » où Julie laisse libre cours à ses longs doigts sur les cordes de sa gratte. Le troisième à jouer dans les cordes (pas vocales celles-là) c’est Dimitri Evers. Lui, il triture une basse fretless à cinq cordes et pour sûr, ce n’est pas un manche de brosse qu’il manipule. Derrière ses fûts, Stéphane Rossewy n’est pas de reste dans ce band qui nous aura fait passer un très bon moment de rock, nous proposant notamment des compositions intéressantes et qui tiennent la route et des covers très bien revues à leur sauce.

Un petit break le temps d’installer le matos et voilà qu’apparaît le Maître des lieux pour ce soir, Monsieur Bai Kamara Junior. Il débarque seul sur scène et entame sa session par un titre de son nouvel album qui devrait sortir prochainement. Il termine sa chanson et demande aux +/- 50 personnes disséminées dans la salle de se rapprocher de la scène, ce qui change tout de suite l’ambiance et réchauffe l’atmosphère. Il nous annonce une soirée multiculturelle avec tantôt du funk, tantôt du blues, ou encore de la zik hispano et du blues africain. Il est accompagné ce soir de Thierry Rombaux à la basse, d’Eric Moens à la guitare et d'un drummer doué, monsieur Yves Baibay.

La soirée est bien lancée, BKJ danse sur scène et invite le public à en faire de même, ce que ne manque pas de faire un couple âgé qui semble s’amuser follement.

Ceci dit, pour Bai Kamara, la musique n’est pas qu’un amusement, c’est surtout un moyen de faire passer des messages humanitaires, d’alerter le public des dangers du racisme, des problèmes de famine mondiale, du désespoir des réfugiés et j’en passe, ce Monsieur mérite tout le respect du monde tant pour son engagement personnel dans la lutte contre les inégalités sociales que pour ses qualités vocales et musicales.

C’est avec un immense sourire et de la joie dans les yeux qu’il terminera son set, tout acquis à son public, revenant pour un rappel de deux titres avant de disparaître derrière le rideau de scène et réapparaître quelques instants plus tard dans la salle, au côté de Annick qui comme nous a adoré la soirée.

 

Set list de The Lonely Free :

Hoochi Coochi, What It’s All About, I Put A Spell On You, Talking About, Back To Black, Whole Lotta Love,Still Standing, Present Forever To Last, Move over, This World, Songs To Set You Free, / Encore: Rock N’ Roll.

 

Set list de Bai Kamara Jr :

Beautiful People, Going Up The Wrong Way, Misery, It Ain’t Easy, Promise Of Gold, Riverboat Blues, If I Could Walk On Water, Signs, Someday, Got Out Of This, Making Beggars intime, / Encore : Substitute, Fortune.

Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
Bai Kamara Jr et The Lonely Free - Zik-Zak, Ittre, le 20 mai 2017
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 15:02
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017

Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017

 

Si Alex Cameron, your new favourite loser pour paraphraser la presse anglo-saxonne, n'est pas encore la hype du moment, ça commence à y ressembler, ce soir La Rotonde affichait complet pour le concert du bel Alex, aux dernières nouvelles, toujours membre de Seekae, l'experimental electronic band de Sydney.

 

Pour sa tournée européenne, le dandy qui a déniché un fac-simile de la veste à franges que Roger Daltrey portait en 1965, a emmené Jack Ladder comme support.

 

Jack Ladder ( real name Tim Rogers)  n'a vraiment pas besoin d'une échelle pour agripper le micro, cette girafe, également originaire d'Australie, sévit depuis une douzaine d'années dans le monde musical, on lui connaît quatre albums, le dernier 'Playmates' date déjà de 2014.

En principe le crooner se produit accompagné d'un band, The Dreamlanders, il les a laissés Down Under pour se produire solo.

Le fait d'être orphelin doit l'avoir quelque peu ébranlé, pour lui tenir compagnie dans sa loge, l'organisation, n'ayant pas les moyens de lui offrir une call girl, lui a refilé une bouteille de Jameson qui n'a pas fait long feu.

C'est donc légèrement euphorique, mais également passablement paumé, que Jack hits the stage à 20:30'.

Il ramasse une guitare électrique pour attaquer 'Come On Back This Way', un superbe titre pour lequel Sharon Van Etten avait prêté sa voix lors de l'enregistrement de l'album.

La version roots minimaliste proposée à Bruxelles s'éloigne passablement de l'original, il nous la joue crooner désabusé à la façon de Nick Cave, son timbre se rapprochant de celui de Gordon Lightfoot.

Toujours hésitant, le mec avance ...I'll play a new song for you..., alors que son feuillet indiquait ' Cold Feet' un titre de 2011, il lance une boîte à rythme diffusant une musique electro sur laquelle il place son baryton à la manière de Marc Almond.

Retour de la guitare, je vais vous interpréter un titre plus ancien utilisé sur la bande son d'un porno, ce n'est pas vraiment ma  tasse de thé, mais bon, ça m'a donné l'idée de rejouer ' Dumb love'.

Les parallèles avec Nick Cave ne sont pas ineptes, la voix traînante du grand Jack captive, sa démarche gauche le rend attractif auprès de la gent féminine.

Pas de bol, il relance le programming pour la suivante, ce qui nous donne la même impression de playback que lors du concert en demi-teinte donné, il y a peu,  par Barry Adamson dans la même salle.

Merde quoi, c'est pas une émission de télévision où le chanteur évolue en s'accompagnant de bandes, du faux live, quoi!

Le mélancolique 'Hurtsville',  titre d'un album de 2011, nous réconcilie avec le bonhomme, qui n'a vraiment pas besoin d'artifices pour nous faire apprécier ses talents d'écriture et de chant.

Il y a du Johnny Thunders dans son approche musicale.

Référendum: à la guitare ou with backing track?

Avis partagés, ce sera avec les bandes qui amorcent ' Susan', une valse electro aux relents Leonard Cohen pas désagréables.

Jack prend congé en nous proposant a lovesong about acceptance, you know ...be good to one another ... .

Après un petit salut nonchalant, le poor lonesome cowboy regagne l'arrière-boutique, il évite de peu une chute en se prenant les boots dans le câblage.

A revoir avec band! 

 

 

Alex Cameron.

Le temps d'aller écluser un demi avec quelques connaissances, il est 21:35', tu décides de regagner l'hémicycle, il est plein à craquer, Tom Waits s'égosille sur un microsillon, les lumières se dissipent, quatre ombres déambulent sur scène: Alex, gomina et veste en daim, son complice, Roy Molloy au saxophone, et deux mercenaires, Justin Sullivan à la guitare ou à la basse, et un batteur finlandais, engagé dernièrement.

L'histoire a fait le tour du monde musical, son seul album ' Jumping the  Shark ' sort dans l'indifférence générale en 2013, puis  Siberia Records l'imprime en version physique, en 2014, sans plus de succès,  re-release en  2016  chez Secretly Canadian, cette fois, bingo, ouvrez le tiroir caisse.

L'éternel défaitiste gagne au lotto!

La setlist de ce soir comportera pas mal de nouveautés, à commencer par ' Candy May' qui ouvre le bal et pour lequel Alex gratte une guitare...Candy May I think I'm dying... une amorce qui te situe dans quel univers s'ébat le bonhomme, tu aimais le Lou Reed de 'Berlin', tu vas craquer pour les histoires cafardeuses que narrent le  freak australien.

'Happy Ending' la plage inaugurale de l'album succède à l'histoire de Candy May, t'es pas étonné de lire à droite et à gauche des gens établissant des parallèles avec Alan Vega, même minimalisme, mêmes intonations paresseuses.

Le beautiful loser a abandonné son instrument, les mains désormais libres, il oscille mollement sur scène, se retrouve à genoux, tend le fil du micro au dessus de la tête tout en chantonnant  son happy ending pas vraiment enchanteur, quel genre de fin heureuse peut-il débusquer à Chinatown?

 Une pipe,  a handjob, qui dit mieux?

Il est disert, cet Aussie, avant d'envoyer ' Real bad looking',  il nous confie quelques souvenirs de jeunesse, puis il refuse de faire santé au mec qui lui lance une remarque absurde, no cheers with water, chap, it brings bad luck, on se voit après le gig avec une boisson plus décente, this one is called 'The comeback', je la dédie à mon pote Jack Ladder.

Roy aussi a des choses à raconter, son étude approfondie du tabouret, sur lequel reposent ses fesses, valait tous les contes surréalistes imaginés par les spécialistes du genre.

Pour  l'histoire de ma  1988 Cadillac Coupe DeVille, vous écoutez ' She's mine' , un titre dansant  basé sur de  désuètes sonorités 80's.

Tandis qu'il ramasse sa guitare, un illuminé lance un 'Alex à poil' inopportun, le syndrome Cyril Hanouna, sans doute!

Si tu tiens absolument à voir des hommes nus, je te refile l'adresse d'un hôtel à Lexington, tu leur dis que tu viens de ma part.

Le groupe enchaîne sur 'True Lies' qu'Alex nous croone à la manière de Roy Orbison.

Sur fond disco, il propose ' The Chihuahua'  ou comment se sentir puissant quand on est minuscule.

Ensuite vient un des tout grands moments de la soirée, ' Take care of  business'  en version  synth pop/ post punk mordante ( les claviers vintage, invisibles, sont  programmés, le batteur se chargeant d'envoyer les séquences).

Déjà le dernier titre se profile, une ultime anecdote concernant son passé d'investigator à Sidney précède le titre héroï-comique, 'Marlon Brando' .

 

La Rotonde enthousiaste réclame le retour du personnage charismatique et de ses complices, ils reviennent très vite pour nous envoyer ' Politics of love'.

 On doute qu'il s'agisse du titre que Paul McCartney et  Peter Gabriel ont un jour composé pour Amnesty International sans jamais le diffuser.

Alex Cameron poursuit une tournée européenne qui le verra traverser la France, les Pays-Bas , l'Italie et quelques pays plus au nord.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
Nuits Botanique - Alex Cameron, Jack Ladder - Rotonde du Botanique- Bruxelles, le 19 mai 2017
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