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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 13:55
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017

The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017.

 

Depuis début mars, le Blue Note, le légendaire établissement, sis sur la Grote Markt à Halle, est géré par de nouveaux tenanciers, Dirk van Heymbeeck et Jens Luypaert ont convenu d'en faire un pub, ils ont également l'intention d'augmenter la fréquence des concerts. Une excellente nouvelle, d'autant plus que pour le dernier samedi du mois, ils ont invité The Narcotic Daffodils, que tu avais manqué au Prog-Résiste à Soignies.

 

21:00, annonçait facebook, à 21:20, les jonquilles nouvelle formule prennent place pour présenter leur dernier délit, 'Summer Love', pour mal de gens leur album le plus cohérent.

Les vétérans Flupke Declercq (bass), happy birthday tardif, menneke, et Simon Rigot (orgue/sitar), plus les jeunes pousses, rode Maria Van Assche ( guitar), Luna Dop ( vocals, claviers) et Arne Schollaert ( drums) , non, rien à voir avec l'entraineur du FC Nivelles, ont pris place près de la vitrine donnant sur la Basilique Saint-Martin.

Les clients quittent la terrasse pour s'engouffrer dans le zinc, Simon Shankar adopte la position du yogi afin de manipuler l'encombrant sitar, la mignonne Luna s'en va pianoter, Arne et Maria sont concentrés, Flupke se flanque près du comptoir, pas pour fuir l'Agent 15, mais stratégiquement c'est la meilleure place si t'as une petite soif.

Goeienavond Halle, wij zijn de Nar Nar, id est Narcotische Narcissen, nous avons un nouvel album, mais nous commençons le set avec le plus ancien 'Back from Calcutta with Mister Jacky'.

Tout le monde embarque dans le psychedelic spaceship, après une longue intro hindoustanie pour plaire au rajah local, Luna agrippe le micro, Simon la remplace à l'orgue, le Blue Note va planer. Luna avait prévenu.... I put a spell on everything I see, tu ne quittes pas le caniche, assis près du comptoir, des yeux, elle est capable de le transformer en éléphant.

Soudain la plage acide vire rondo infernal pour exploser avant l'atterrissage à Zaventem, y a -t-il un pilote dans l'avion, Mister Jacky?

'Summer Love' tourne déjà sur nos ondes, logique ce titre déménage sérieusement, les choeurs dignes du ' For your love' des Yardbirds ( Clapton n'aimait pas) , le chant névrosé de Miss Doppée, et la vista des autres devraient amener cette plage dans les charts.

Et ce n'est pas le petit souci technique que Luna a connu avec un jack récalcitrant, au secours, Simon, qui aura inquiété Halle.

Le copain de Quick emmanche 'Naturally High', la troupe embraye sur un chant choral aussi beau qu'un titre des Beach Boys. Comme Maria est fan de Ritchie Blackmore, elle décide d'accélérer le tempo, calme toi, petite, retour aux sonorités flower power, puis le manège reprend...I'm feeling high ... déclame Luna, du coup le bolide reprend de la vitesse, la semaine prochaine il compte participer aux 500 miles d'Indianapolis, Stirling Moss est prévenu, il va y avoir du sport.

Jean-luc JHell Berge et Mike Florida, un hooligan notoire, tous deux complices du sieur Declercq au sein des Gabbalovers se sentaient très high, ils ont eu quelques difficultés à refouler le sol pour se commander une bière titrant plus que la pils.

Sur scène ils poursuivent leur trip avec 'You can't get' , Simon and co n'ayant jamais caché leur admiration pour Earth and Fire, nous rappelle au bon souvenir de ces géniaux Bataves emmenés par une Jerney Kaagman impériale, et flanquée e.a. par les frères Koerts, baptisés the Singing Twins.

Réapparition du sitar pour la plage maîtresse de l'album, ' Atomic 53' .

Wat zeg je, Fritz?

Si c'est loin, Katmandou... tu tournes à gauche, tu verras un barbu déguenillé, il vend des pastilles, tu lui refiles 20€, tu en suces une et tu y es, si tu vois George Harrison, tu le salues!

Flupke: après Atomic 53, voici l'Atomium 58, allez, allez, oui, ils se reforment, le morceau s'appelle Bruxelles, une fois!

Encore un tube en puissance, le bassiste, bilingue, se voit confier le rôle de la stagiaire de la STIB, chargée d'annoncer les stations traversées.

Personne n'est descendu avant le terminus!

Un cyclone imminent est annoncé, voici ' Guardians' du garage psych rock tourbillonnant, puis la copine de Pierrot prête-moi ta plume indique que la suivante, 'Hypnotysed', is all about flower pot men.

Les Shocking Blue ont vu un lapin blanc, du coup les Missing Links réagissent ' You're driving me insane'.

Euh, les petits gars, nous sommes en 2017!

C'était mieux avant, entends-tu derrière toi, il faut en convenir, c'était mieux avant!

Voilà, tous les titres du dernier album ont passé la revue, we eindigen met een oldie, ' Go fuck yourself with your cat on the roof'!

Euh, je souffre du vertige!

Tu aimes le psychédélisme, ne reniant ni le punk, ni les préludes ou fugues de Bach, tu aimes les chats, tu te branles de temps en temps... tu vas adorer les Narcotic Daffodils.

 

Les fans et les curieux réclament un dessert, d'accord acquiesce Simon, on vous sert une version mini-jupe de ' Summer Love'.

Twiggy s'est mise à danser, tout ému, t'as commandé une bière, les jonquilles ont remballé leur brol, un second band était prévu au programme.

Vers 23:10', ils commençaient à monter leur matos, t'as mis les voiles!

 

Les Narcotic sont en showcase à la FNAC City 2 le 3 juin!

 

 

 

 

 

 

The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
The Narcotic Daffodils- Blue Note Pub- Halle - le 29 avril 2017
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 13:09
Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017

Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017.

 

BJ Scott et ses talents de The Voice avaient prévu deux concerts, le 29 avril au Spirit ( complet) et le 30 au Reflektor à Liège.

Dis BJ, tu peux pas passer par Ittre, questionne Annick!

A la réflexion, c'est pas con, on squatte la salle toute la journée pour la mise en place du show, faut bien répéter un minimum, et en soirée on fait comme un try-out!

Résultat des courses, les vaches paissant dans les prés de la rue de Tubize n'ont jamais vu autant de bagnoles à côté de leur abreuvoir, le Zik -Zak est plus que blindé pour recevoir la plus belge des enfants d'Alabama.

Le temps de saluer les connaissances, d'ignorer un triste sire, de siroter deux ou trois mousses, c'est pas malin, te voilà, avec Mich  Giacomo Girolamo Casanova aus Hennuyères, coincé à l'extrême gauche du podium, à côté d'une brave dame, qui nous narre ses exploits parisiens, en attendant le bon vouloir de l'équipe à Biijii, une abeille mutine!

20:35', ils et elles arrivent, comme toujours la Voix est entourée de cracks, l'inusable Thierry Rombaux à la basse,  funky Pat Dorcean à la batterie,  Marcus Scheibmaier aux keys et Roberto Cimino, vu dans la même salle lors du Rock Nation festival, à la gratte, pour couronner le tout, deux choristes exceptionnelles: Milla Brune et Carmen Araujo Santamaria, qui avait déjà participé lors du Brosella 2016 au projet Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet, Miss Swamp est la dernière à se présenter.

Les 46 gosses s'étant postés au premier rang l'acclament bruyamment!

Beverly Jo, joviale, lâche: Zik Zak c'est dans le sac, c'est parti.

Dans le bayou, les dames aussi ont des besoins charnels...I'm gonna find someone to love...chante -t-elle d'une voix rocailleuse.

Morceau emballé, elle se tape un petit saut comme quand elle avait 20 ans, et se propose d'interpréter une de ses grandes influences, Janis Joplin, la croqueuse d'hommes, à laquelle elle avait consacré le disque et le spectacle ' Planet Janis'.

' I need a man to love', un vrai, pas un minet.

La wah wah gluante se promène sur une rythmique souveraine, imprimée par Pat et Thierry, les claviers gambadent, B J implore, les petites  adhèrent.

L'héroïne de Bizet, non il n'est pas né à Anderlecht, sous les spotlights, pour une version profonde du gospel 'Something 's got a hold on me'.

Les intonations à la Etta James viennent te chatouiller les entrailles.

BJ récupère le micro et annonce une première européenne, 'Drift away', qu'elle attribue à Dobie Gray, mais dont l'original est interprété par un certain John Henry Kurtz.

Ce soul somptueux invite  à un tour de piste, t'as cherché madame en vain, elle avalait des huîtres au Toucan, too bad!

Sur l'album 'Swamp Cabaret', voici ' Working after midnight', l'histoire d'un  mec travaillant douze heures d'affilée chaque nuit.

Une première invitée surgit, la toute jeune Eva Marx, faisant partie de son équipe The Voice, elle s'attaque à 'Because the night' du Boss.

Avec ton Samsung, t'as appelé Patti, tu lui as dit, écoute, elle a réagi...not bad, at all!

Jeannot, t'es bien agité, kid, il y avait quoi dans ton cécémel?

Les hommes aiment les femmes sauvages, listen to 'Love me wild' .

Toute cette sauvagerie a troublé le jardin d'enfants, l'émeute est proche, il faut les assagir avec une ballade country, 'No kiss goodbye'.

Ensuite Milla Brune hérite du micro, elle choisit d'interpréter ' To know you is to love you' que Stevie Wonder chantait en duo avec Syreeta Wright.

BJ lui donne la réplique, la guitare se fait sensuelle, le r'n'b à l'ancienne, il n'y a que ça de vrai!

Une seconde invitée rapplique au pas de course, Laura Cartesiani, devenue Lili Gin, qui avait remporté l'édition 2016 de The Voice, elle balance son premier single, brûlant,  'Under Fire'.

Tu dis, Michel, quoi  les rousses?

Elles ont le feu au cul!

Tu regardes du porno quand ta femme roupille?

Merci, BJ, c'était trop cool, je t'embrasse.

Ittre, après ce coup de peinture fraîche on revient à une vieillerie, 'Mona Lisa klaxon' de Jacques Higelin.

Funky et torride en diable, dehors les vaches ont ressorti les écharpes, passe- montagnes et moufles, dans la salle, le mercure atteint 35°.

Le prof  vient discourir à propos de la voix intérieure, la seule qui compte, avant de proposer 'Tolling', une plage bouillonnante comme une soupe à l'oignon gratinée.

Elle en a des choses à raconter ce soir, you know, everything in Alabama bites..., merde, BJ, c'est pas ce que mentionnent les guides touristiques, ils citent le jardin botanique de Birmingham, les plages, le  U.S. Space and  Rocket Center, et toi tu viens avec des moustiques, des caïmans, et des araignées monstrueuses... chante s v p !

'Light that torch', ça vous va?

Super!

Une dernière protagoniste de The Voice est invitée à se joindre à l'équipe,  Laura Curado, enthousiaste comme la plupart des Carolos, la blonde enfant a choisi un gospel, 'Spirit in the dark' pour mettre en valeur ses talents.

La chapelle devient plus qu'ardente.

Kids, la boutique est sur le point de fermer, vous allez suer une dernière fois avec nous tous et la sulfureuse Etta James, 'Tell mama'.

De la dynamite, pas vrai,  Alfred!

 

Si j'ai bien compris il vous faut un bis!

' The house of the rising sun', ça vous botte?

BJ a assez vécu pour s'attaquer à ce monument, avec cinq choristes et un band à la hauteur, ce concert ne peut laisser que d'excellents souvenirs!

 

 

 

 

 

 

 

 

Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017
Beverly Jo Scott et ses invités ( The Voice) au Zik-Zak, Ittre, le 28 avril 2017
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 08:08
PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017

PZZLE FESTIVAL #3

 

Pub:

Festival résolument indépendant, curieux et réjouissant, Pzzle est un jeu addictif que l’on est impatients de déballer chaque année. Parmi les pièces à assembler, des concerts, bien sûr, mais aussi des conférences, un indie market, des siestes musicales, une exposition et d’autres surprises.

 

 

  • Vendredi 28 avril

– 18h / Vernissage exposition David Snug

– 19h30 / Trotski Nautique + dj set

– 20h30 / Oiseaux-Tempête + dälek + Beak> / grande salle*

 

Florian Hexagen était à Lille le 28 avril!

 

Comment on s'est régalés lors de cette 3ème édition du PZZLE Festival #3 /// 28-29-30.4.17 /// Mfm!! Bon, on a pu faire que la première soirée, mais quelle soirée! On a commencé tranquillement et dans la bonne humeur au bar "La Bulle" en compagnie de Trotski Nautique, qui nous a tous mis la banane avec ces chansons déglingos aussi fendardes que nostalgiques. Je défie quiconque de ne pas pouffer/s'esclaffer de rire lors d'un de leurs concerts. Bref, parfaite mise en jambes! On s'est ensuite pris une claque bien fat dans la tronche avec le post-rock-jazz-trippant de Oiseaux-Tempête, accompagné sur scène de Mondkopf et G.w. Sok, décollage garanti pour un voyage dans un Moyen-Orient fantasmé, intriguant et aride, mais en tous points magnifique. Leur dernier album, "AL​-​'AN !", est une véritable petite merveille à se procurer absolument. Leur ont ensuite succédé les revenants dälek, qui ont tout simplement sorti le meilleur concert que j'ai vu d'eux depuis leur retour aux affaires il y a quelques années. C'est simple, ça a groové et tabassé pendant 50 minutes non stop, et c'est la première fois que je peux dire ça les concernant. Grande prestation. Et enfin, le dernier groupe à passer, les Bristoliens de Beak>, ont livré comme à leur habitude un set purement hypnotique, véritable ode à la transe, mais avec ce petit goût de noirceur qui fait toute la différence, tout en arborant paradoxalement une bonne humeur rajoutant un côté bizarre à leur prestation plus qu'aboutie. Bref, très grande soirée, où on sera passé par toute une série d'émotions aussi intenses que différentes. Bravo aux groupes et bravo à l'orga', on reviendra avec grand plaisir!

 

PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017
PZZLE FESTIVAL #3 - Maison Folie Moulins, Lille - le 28 avril 2017
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:58
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017

Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017

 

Live Nation en accord avec Zouave!

 

Un concert affichant complet depuis des semaines!

Vianney a d'ores et déjà fixé un nouveau rendez-vous aux Bruxellois, ce concert se déroulera le jeudi 1er mars 2018 à Forest National!

Tu rejoins la Rue Duquesnoy vers 19:20', bien trop tard pour espérer s'implanter frontstage, la salle est déjà pleine à 75%, tu es donc relégué au coeur d'une foule, dont l'élément féminin constitue une majorité, pas trop silencieuse.


20:00, une demoiselle scintillante surgit, Eugénie!

En 2013, Eugénie participe à l'émission Popstars avec le duo Oslo, de cette aventure il subsiste un EP.

En 2017, la jeune fille a quitté la Norvège et débarque avec un nouveau projet, en solitaire, chez Panthéon on croit en elle et un premier single, 'Puis danse', ( plus d'un million de streams sur Spotify) voit le jour.

Un album devrait suivre.

Sur scène, la petite manie une boîte à rythmes pour entamer un electro-pop, bilingue, nous proposant d'arpenter les pavés de Notre-Dame.

Bonsoir, je m'appelle Eugénie, il y a un an Vianney a liké une de mes vidéos, ce soir j'assure sa première partie, c'est formidable!

Un second dance-pop tune réussit à convaincre les fans du Prix de « l'Enfant Prodige de 2016 », le phénix renaissant de ses cendres a lui aussi un pendant anglais, l'oiseau mythique will reborn from its ashes, sur disco beats, pour faciliter son envol.

Bruxelles obtempère lorsque on lui demande de battre des mains, Bruxelles chante le refrain de la reprise de Dusty Springfield, 'Son of a preacher man' interprété a capella, Bruxelles l'acclame après ' Puis Danse', le single caoutchouteux qui voit certains placer l'héroïne de Balzac aux côtés de Christine and the Queens.

Je reviendrai, a promis la jeune artiste!

 

Vingt minutes à patienter, à 20:50', l'obscurité tombe, une vive clameur bruit, Vianney surgit, agrippe sa guitare pour commencer le voyage en douceur par ' Sans le dire' , la plage ouvrant son second enregistrement.

Très vite, tu comprends l'engouement du public féminin, le garçon au look Frank Alamo ( Biche, oh ma biche), dégage un charisme flagrant, il arbore un sourire qui tue, sa voix est caressante et il fait preuve d'une apparente timidité qui fait craquer aussi bien la petite lycéenne que maman, délaissée par un mari préférant une randonnée en VTT qu'une tea-party avec les copines de madame.

' Veronica', si on s'accouplait le temps d'un couplet?

Vianney bondit, met ses accords de guitare en boucle, siffle, sourit, à tes côtés une colonie de dactylos, exaltées et radieuses, accompagne la chanson de la première ligne à la dernière.

' Quand je serai père' est amorcé par une intro bluesy , à tes côtés une voix s'élève, on dirait du Ed Sheeran!

Il est vrai que le rouquin manipule également une acoustique!

Le plus calme ' Je m'en fous' peut évoquer certains titres de Bruel, il est accueilli par des vivats féminins, bruyants et passionnés.

Bon, j'essaie quelques gimmicks à la guitare, histoire de vous calmer, les filles, je sais cependant qu'en Belgique c'est peine perdue!

Sur 'Idées Blanches', voici ' Les gens sont méchants' , fleuri d'une séquence maniement de foule, la minute intellectuelle, confesse-t-il.

Après la leçon de solfège, il achève le morceau et propose le tube chaloupé ' Dumbo';

Bruxelles lui mange dans les mains, il n'en tire aucune gloire et demeure relativement modeste.

S'en suit un très grand moment avec la reprise musclée de 'Caroline' de MC Solaar.

Chers Belges, je dois m'excuser, je ne bois que de l'eau...

Quelques cris de désapprobations humoristiques répondent à cette annonce qui précède ' Je te déteste'.

Pris au jeu , comme tout le monde, tu frappes des mains et reprends le refrain bien pute.

D'un air détaché, Vianney lâche merci beaucoup , dans la salle des voix s'élèvent: épouse-moi, t'es célibataire, tu veux mon numéro....

Merde, c'est une interview ou quoi, faut vous calmer les enfants!

L'amorce arabo- andalouse du 'Fils à papa' , un des titres les plus profonds du set, a effectivement le don d'apaiser les fans.

Superbe morceau.

Non, ne me répéter plus je t'aime, j'ai encore l'âge d'avoir une peluche sur scène, Teddy salue Bruxelles, s'il te plaît!

Avant-propos: l'intro de la suivante fait sept minutes, vous avez le temps de vous commander une bière.

Quand il débute le hit 'Pas là ' ( je suis une cruche..), l'euphorie gagne la salle entière et pendant le refrain ..À vous les cruches, les cœurs en miettes, soyons la ruche,d’un futur en fête... 800 abeilles s'élèvent vers la voûte de La Madeleine.

Un coup, bien, monté par le fan club belge du chanteur.

Le set s'achève par 'On est bien comme ça' , suivi par la présentation de l'équipe technique.

 

Un millier de gorges à l'unisson exigent le retour du double lauréat des Victoires de la Musique.

Il ressurgit, agresse sa guitare à la façon d'un rocker violent avant de s'adoucir pour proposer 'L'homme et l'âme' écrit après l'attentat terroriste ayant frappé le Bataclan.

L'émotion était au rendez-vous.

Il poursuit par ' Je m'en vais', une chanson de rupture bien torchée.

' Tombe la neige' , oublie, tu ne viendras pas ce soir, Vianney n'est pas Salvatore, et le tendre 'Le galopin' nous conduisent au terme d'un concert qui aura ravi fans et touristes !

 

Tu dis, Sylvaine?

Tu as déjà ton ticket pour Forest National, c'est dans un an, mon chou!

 

 

 

Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
Vianney et Eugénie - Salle La Madeleine- Bruxelles, le 27 avril 2017
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 14:18
Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017

Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017

 

L'Ancienne Belgique en configuration flex pour accueillir le bestiaire de Thomas Fersen.

 Ce soir, l'amour n'était pas dans le pré, mais à Bruxelles, rue des Pierres où  l'héritier d’Esope tenait une forme olympique. Pendant plus de deux heures, Thomas l'incrédule, qui, à 54 balais, se tape toujours une dégaine d'adolescent paumé, a fait sourire la Belgique avec ses fables, son apparente nonchalance, sa tendresse  et ses traits d'humour passant du raffiné au gaulois.

Il y a belle lurette que tu n'avais plus savouré, sans retenue,  un concert où l'ironie, le surréalisme et l'esprit français, bien mal en point ces derniers temps, ont régné en maître.

Donc, Thomas Fersen  est venu jouer sur scène 'Un coup de queue de vache', son dixième album, il a choisi de se faire accompagner par une fine équipe: Pierre Sangra, ukulélé, mandoline, banjo et guitare/ Anne Le Pape, premier violon/Aurélie Branger, second violon/ Julien Gaben, alto et Nicolas Carpentier, violoncelle.

A 20:10, la scène est toujours inoccupée, une dizaine d'impatients marquent leur mécontentement en battant des mains, un ou deux cris réprobateurs fusent, il faudra encore poireauter pendant dix minutes et subir  d'autres clameurs avant l'arrivée du quatuor à cordes et du formidable Pierre Sangra, croisé cet été à Paimpol au sein de Red Cardell, pour que les récalcitrants se calment.

Thomas Fersen, vêtu de noir, a choisi le côté opposé de la scène pour apparaître.

Il ramasse un ukulélé, nous fixe avec un sourire narquois et  lance.. sentez-vous la tension mont, puis  attaque ' La chauve-souris' , pas celle de Johann Strauss, non, un chiroptère amoureux d'un parapluie.

Cette première tragi-comédie narrée sur un fond swing-jazz fait mouche d'emblée.

Les fans, ils sont nombreux, se frottent les paumes, c'est bien parti.

 Par une rare conjonction entre Vénus,  Mars et Saturne, mordu par un chien taciturne, j'avais reçu l'extrême onction...  c'est pas du Guy des Cars,  ' Les loups-garous' soutenus par la maestria des musiciens font sourire plutôt qu' effrayer.

Il passe au morceau ayant donné son titre au dernier méfait, 'Un coup de queue de vache', narrant les mésaventures du cousin de Chantecler.

Le Parisien passe derrière le piano  pour relater ' La cabane de mon cochon' , une bicoque dans laquelle vont atterrir tous les objets devenus inutiles.

Le titre préféré de Brice Lalonde!

Il reste derrière les touches pour nous faire part de son 'Testament', un texte sombre apposé sur un menuet courtois.

Les musiciens au repos lors d'un premier monologue malicieux, ' La Martelanche'.

Fernand Raynaud, à tes côtés, était plié en deux!

Puis, il retrouve la guitare hawaïenne et propose le tendre 'Les petits sabots' suivi par ' Coccinelle' une autobiographie imaginaire, ironique et grivoise, en version récitée.

Le banjo de Pierre entame ' Un lièvre'  fort apprécié par Artémis et sa cousine romaine, Diane.

Les musiciens ont souri tout comme nous au texte à l'humour noir , ' Mes amitiés à votre mère' , avant de reprendre du service lors du majestueux et grave ' L'enfant sorcière'.

Après une amorce à la guitare, Thomas attaque la valse funèbre ' Je suis mort' .

Il sourit et se fout gentiment des réparties d'un public enthousiaste...   Ah , mais quel accent.... répétera-t-il sous forme de leitmotiv en se moquant de notre belgitude!

Exit les musiciens.

A présent, nous sommes seuls, constate l'humoriste qui lâche un nouveau sketch , ' Avant'.

Le croiras-tu, avant d'être chanteur, Monsieur Fersen était un blouson de cuir qui a connu pas mal d'avatars.

Le rusé bonhomme s'en va en saluant, il est à peine 21:15', Yvonne, ta voisine, se plaint... pas, déjà, reviens, gamin!

Ce qu'il fait en prenant place face au  pianoforte, mais non sans lancer... j'étais déjà dans la bagnole !

Il attaque ' Felix' l'histoire d'un centenaire, encore vert, que les vioques indisposent!

Bruxelles, et si on allait se coucher, vous m'avez épuisé....

Non, hurle Yvonne.

Il nous fait son Michel Simon  et propose  'Arabesques', drague  ' Diane de Poitiers' qui aime le cognac  et raconte 'La créature du marais', l' histoire nocturne d'un moustique plaisantin.

L'équipe rapplique, Bruxelles va faire la connaissance de 'Zaza', sa chienne qui pue et qui ronfle sur fond folky.

' Tu n'as pas les oreillons' évoque certains titres de Renaud mais aussi des images de  curés pédophiles.

Il a sorti ' La pelle' .

 Oublie l'outil déjà utilisé au néolithique , la pelle est une invention française fort bien illustrée dans le long-métrage ' A nous les petites anglaises'.

 Thomas, il en a roulé des tonnes, on l'a cru et on a ri.

Le pop rock ' Encore cassé',  une adaptation libre d'un conte de Charles Perrault, voit tes pieds battre la mesure, il précède le monologue en vers, 'Orléans', une démystification des aventures de Sherlock Holmes.

Suite logique en pensant à Landru, voici 'Monsieur' .

Le verbe de Fersen est non seulement brillant, il est inimitable, la salle jubile et quand tu entends 'Riton',  une parodie du 'Gentleman d'Epsom', ah, l'immortel Jean Gabin, tu te dis que tous les François Pirette, Jean-Marie Bigard ou l'infâme Cyril Hanouna, peuvent aller se rhabiller.

C'est pourtant Thomas qui entame un strip-tease pendant l'ineffable ' Big Bang' , son petit pas de danse coquin a fait glousser les madames derrière toi.

Il est 22:05, les musiciens nous quittent, le conteur nous invite à les applaudir mais aussi à acclamer les différents objets installés sur le podium, un siège anodin devenant un meuble Louis XVI , ce qui lui permet de raconter ' La révolution de salon' qui clôture ce spectacle haut en couleurs.

 

Rideau!

Après quelques instants, l'artiste ressurgit... vous en voulez une autre, encore?

Un Oui sonore,  retentit d'une seule voix, et si on dansait ' La Pachanga' ?

Les amateurs de merengue et de danses latines ont apprécié, comme les Bretons ont craqué pour le jovial  ' Saint-Jean-du- Doigt'.

Nouvelle sortie pour revenir,  ensuite, interpréter 'Le balafré' , un joueur de scie musicale aimant se balader au parc Monceau, là où,  un jour, des promeneurs ont trouvé une bourgeoise coupée en morceaux!

Sur la lancée,  il enchaîne sur l'éloge à la paresse, ' Deux pieds'  suivi par 'Les malheurs du lion' . Cabot, il se lève pour annoncer...vous connaissez la fin, salut!

Le funambule s'éclipse mais Bruxelles connaîtra la fin de l'histoire, comme Zorro, il ressurgit, achève sa fable, invite tous les copains et  termine ce spectacle exceptionnel par 'Louise' .

 

En rentrant chez toi, madame affalée face au petit écran, constate,  tu as l'air heureux, c'était bien?

Bof, il n'a pas joué 'Que l'on est bête' !

 

 

 

 

 

 

 

 

Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017
Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017
Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 26 avril 2017
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:46
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017

The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017.

 

Marcus King, le nouveau phénomène de la scène blues, a bien évidemment rempli la petite salle du Boulevard Anspach,

Désormais tous les aficionados de soul-influenced psychedelic southern rock savent que le jeune protégé ( à peine 21 ans)  de Warren Haynes ( Allman Bros, Gov't Mule) est la nouvelle étoile de la guitare, une pépite douée d'une maturité invraisemblable, en tenant compte de son âge, à ne rater sous aucun prétexte.

Il fallait arriver tôt pour avoir la chance de se caser en première ligne et de patienter plus d'une heure avant le coup d'envoi d'un concert  pour lequel aucun support n'était prévu!

 

20:35', ils sont là, tous les six: Dean Mitchell - sax / Justin Johnson - trompette, trombone, chœur, tambourin / Matt Jennings - orgue, claviers / Marcus King - guitare, voix / Stephen Campbell - basse  et  Jack Ryan - batterie.

Aucune trace de setlist ( à chaque concert, il innove), le marathon, basé sur les deux albums du jeune homme au galurin décoré de plumes ( Soul Insight et The Marcus King Band) et sur quelques reprises pétries à leur sauce, très confiture, peut commencer!

C'est par un bref, hey, how are you doing, que Marcus salue l'assistance avant d'adresser un one, two, three, four à ses copains et de lancer la machine à fond la caisse.

Les sonorités Southern rock graisseuses (auxquelles s'ajoutent un trombone et un sax noirs)  du premier titre  rappellent aussi bien les frères Allman que le Band of Gypsys de Jimi et quand Matt Jennings vient pianoter son Hohner Clavinet D6, t'as les entrailles  retournées.

Morceau à peine achevé, le gamin implore put your hands together, Brussels. Jack, une bête, imprime un rythme soutenu, toute l'équipe le rejoint  pour 'Ain't Nothing Wrong With That', a soulful track rappelant la grande époque de Stax, la guitare se permet une envolée lyrique du plus bel effet, les cuivres nous renvoient du côté de Memphis, la salle savoure.

You know, it's our first time in Belgium, sourit-il, mais on sent qu'il n'a pas de temps à perdre en racontant des balivernes, il a déjà entamé un downtempo dégoulinant, de sa voix plaintive il marmonne  ... don't cry teardrops... la madame à tes côtés, du coup, sèche une larme récalcitrante!

Next one comes from our first album, l'instrumental ' Fraudulous Wave' mixe groove et Santana riffs, Justin nous place un solo de trompette dans la lignée de Blood, Sweat and Tears , l'orgue se fait jazzy, le sextet jamme à gogo, Bruxelles vibre.

Pas de pause, la plage se fond dans un méchant rock pendant lequel les musiciens improvisent de manière impertinente, après un duel guitare/orgue, le saxophone place une digression juteuse, il n'y a pas à dire, Marcus laisse la porte ouverte et les acolytes s'en donnent à coeur joie.

Sans prévenir le morceau vire 'A change is gonna come' de Sam Cooke, cela suinte de partout, la marée monte et redescend, ce flux et reflux incessant comble les estivants venus profiter de la grève.

Un signe aux copains semblant signifier on joue ça, ok, et c'est parti pour un slow blues , 'Opie' (?) dans la lignée de Stevie Ray avant de revenir au rock sudiste vagabondant entre les cactées et genévriers.

La mécanique est bien huilée, tous les maillons de la chaîne exécutent leur boulot à la perfection, pas de pétarades inutiles, tout tourne à merveille!

On n'avait pas encore eu droit au gospel, ça vient, ' Wade in the water' doit dater de 1901 et se retrouve au répertoire de braves gens comme Bob Dylan, le Golden Gate Quartet, les Staple Singers, Tedeschi Trucks Band ( tiens, tiens) ou PJ Harvey.

Matt nous ressert un solo de Hohner plus piquant que ceux d'Yvette, l'accordéoniste.

Il a à peine fini son laïus que la guitare embraye, puis une trompette jazzy sort ses atouts, sans prévenir la clique a abordé une nouvelle salve rappelant le 'Roxane' de Police, Marcus et Justin se partageant les vocaux.

La température dans le club avoisine à présent  86°  ( Fahrenheit, hein), le cowboy ne s'en plaint pas et repart de plus belle, le voyage offre toujours des paysages roots variés: du blues, parfois heavy,  de la soul, du rock sudiste, de la fusion, du funk, du swamp, du Dixie rock, lorsque tu crois que le morceau va s'éteindre à petit feu, un coup de vent inattendu transforme la dernière braise en flammes vives et le feu reprend de plus belle.

Matt Jennings nous la joue Gregg Rollie, la guitare gémit, le chanteur pleure, le flot de larmes s'interrompt pour faire place à un solo de batterie, sans crier gare, le guitariste revient à la charge, puis les cuivres, le public ne sait plus où porter son regard, ça canarde de partout.

Après ce baroud, Marcus annonce un titre qu'il a composé l'automne dernier suivi par ' So cold'  un r'n'b ruisselant qui est prévu pour le prochain album.

Les jams se succèdent, la suivante permet aux Bruxellois d'étaler leurs talents vocaux grâce à un refrain proposé en singalong.

Tu dis, Marcus?

...I can't waste my time... on l'a bien compris, fieu, toujours sans escale, la tribu  a entamé un passage où les cuivres nous rappellent au bon souvenir des JB Horns du Godfather of soul.

Soudain, l'assemblée reconnaît les mesures de 'Papa was a rolling stone' et se joint aux choeurs ...wherever he laid his hat was his home.... euphorie générale.

En jetant un coup d'oeil à sa tocante, la trompette s'est rendu compte de l'heure: 22:30', heure fatidique signifiant le baisser de rideau.

Il fait signe au chef qui décide d'en placer encore une avant d'aller vider sa bouteille de Jack Daniels, pour la dernière fois le timbre si particulier du guitariste te prend à la gorge , et cet ultime  rhythm'n'blues,  traitant  de la solitude qui tue un homme, achève un set de deux heures qui a laissé le Club K O.

Sans curfew le Marcus King Band jouait jusqu'à minuit!

 

Quasi unanimité dans les réactions d'après concert: two hours of musical bliss!

 

 

 

 

 

 

 

 

The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
The Marcus King Band à l' Ancienne Belgique ( Club-) - Bruxelles le 24 avril 2017
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 15:04
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017

The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017

 

19:15', vise un peu ula file interminable, partant du 110 Boulevard Anspach, tournant dans la rue des Pierres pour s'arrêter à la Grand Place.

T'avais oublié que Loïc Nottet allait présenter un premier show, sold-out en douze minutes, dans la grande salle du temple bruxellois.

Heureusement, un membre du service d'ordre, bienveillant, t'ouvre la porte de service pour gagner le Club où The Monotrol Kid vient fêter la sortie vinyle de son dernier délit: Rain In The Face!

 

Comme il y a cinq ans à Toogenblik, Erik Van den Broeck a invité Lara Leliane pour assurer son avant-programme.

Lara Driessens, is het nu Lara Leliane of Lara tout court, comme semble l'indiquer une nouvelle page facebook, a, elle aussi, sérieusement bossé cet hiver, un nouvel album est prévu pour le mois de mai, il doit succéder à ' Free' datant de 2015.

A l'époque, tu avais assisté au lancement du projet à l'Art Base, Lara était entourée de Boris Schmidt, Nicolas Dechêne et Sep François.

Ce soir, seul l'excellent guitariste Nicolas Dechêne lui prêtera main forte!

Vêtue d'un élégant ensemble pantalon, d'un blanc virginal, d'un chemisier et de baskets tout aussi chastes, Lara entame 'The call' , un extrait du futur disque .

En mode indie folk introspectif, elle se pose quelques questions existentielles, une vie peut-elle se résumer en une lettre de huit pages?

Quelques bribes de Suzanne Vega, de Feist ou d'Aimée Mann viennent effleurer ton cerveau tandis que la jeune dame du Condroz attaque 'Prayer for land', basé sur un poème de Thich Nhat Hanh, un aète vietnamien, en fermant les yeux tu l'entends ce howling wind, mais, tu n'as pas rêvé, le doux sifflement de Nicolas t'a bien transporté vers des terres inconnues.

' I'm your child' au ton grave et poignant te frappe en plein coeur et lorsqu'elle profère d'une voix dramatique ... I surrender to you ... tu as l'impression d'assister à une scène déchirante d'une tragédie de Racine.

Place au solennel ' We are creators', au phrasé proche de Kate Bush ou de Regina Spektor et dont tu as retenu la formule qui ne plaira pas à tous les patrons ...I declare you more free than the birds in the sky... et enfin, en solitaire, en s'accompagnant à l'acoustique, un dernier texte explicite, ' Aleppo'!

Pas de mélodies naïves au programme ce soir, les chansons de Lara baignaient dans une sphère dramatique.

Allez l'écouter le 28 avril à Oupeye!

 

The Monotrol Kid

Rain in the Face war ein berühmter amerikanischer Indianerhäuptling, on te l'annonce dans l'idiome cher à Friedrich von Schiller, car Erik Van den Broeck est un habitué des scènes allemandes.

Après l'EP 'Today was a good day', l'album 'What About The Finches', l’ EP ‘The Merchant’, l'album ' My talk, my song', The Monotrol Kid vient présenter 'Rain in the face' à la pochette rehaussée par un portrait du warchief de la tribu Lakota.

A 21:00 pile, Erik van den Broeck und seine Band, Dries Vanhove , un formidable guitariste/ Bart Strubbe à la basse et Philip Mathuis aux drums se pointent et, après avoir salué un public relativement conséquent, entament ' Mountain me' un roots track proche de ce que faisait Lee Clayton.

Tu dis JP?

Si je suis certain que ce Kid amoureux des monotrol pedals vient bien de Kapelle-op-den-Bos, d'après toi, il nous vient d'un bled perdu du côté des Wichita Mountains, écoute, on ira lui poser la question après le gig car ils viennent d'amorcer 'Call my name', décoré d'effets ebow par le playboy de Napoli.

Les petits soli de Meneer Vanhove, la rythmique solide et le chant aux accents yankee du gars qui ne deviendra jamais adulte, ont le don de te transporter dans un coin poussiéreux où ne poussent ni tulipes, ni muguets. En t'approchant de l'immense organ pipe cactus, fais gaffe de ne pas éveiller un rattlesnake sournois.

Comme il vient de sortir un harmonica de sa poche, tu sens que 'The Rain' va te rappeler Bob Dylan.

' Fine looking lady' est dédié à toutes les madames présentes dans la salle, ce titre mélodieux, orné d'un petit solo lumineux de Dries, évoque les Jayhawks ou les Byrds de Roger McGuinn.

Après quatre extraits du dernier né, Erik revient au CD précédent en envoyant la plage qui ouvre cet effort discographique, 'Misty Morning Song' .

Un soleil blême filtre au travers d'un ciel embruiné, tu retournes dans la cuisine te servir un café brûlant, tu la liras plus tard, la lettre beside the bed.

Bruxelles, we have a guest, et pas n'importe qui, Neeka apparaît et prend place aux côtés du troubadour à la chevelure indomptable.

C'est la première fois que j'ai à mes côtés une dame sans robe.

D'accord, mais elle porte un jeans!

Dries à la lapsteel, c'est parti pour une ballade country, ' The coming down', suivie par ' Clouds' , un titre cotonneux.

' Greenville' date du premier Cd, comme j'ai reconnu pas mal de têtes dans l'assistance, je ne vous raconterai pas l'histoire qui accompagne ce morceau, je ne tiens pas à leur casser les burnes une nouvelle fois.

Beau comme les meilleurs morceaux d'America, ceux qui n'ont pas baptisé leur canasson.

Ready to dance, people?

Un twist, un rock.. désolé, j'ai oublié mes red shoes!

Si ' Tuscan moon' invite à la danse, ne crois pas que tu pourras inviter madame à tournoyer sur une tarentelle, ce country rock nous rappelle Douglas Firs.

Exit Neeka!

Vous avez vu ce porte-harmonicas, il me me permet de souffler dans deux mouth harps simultanément, Dries, tu brodes, pendant que je règle ce truc.

O K, 't is in orde, voici 'From the start' , a slow one que Willie Nelson aurait pu chanter.

Be ready for some drum'n' bass, folks, 'Overnight' et ses effets de guitares postpunk secoue sérieusement.

Là en bas, Loïc Nottet a estimé que ce titre était trop bruyant!

' Stone Skyway' est suivi par 'The writing' pour lequel j'utilise ma quatrième guitare, il faut bien que j'explique à ma femme que j'ai vraiment besoin de tous ces instruments.

Oui, ça prend de la place dans le flat, mais une guitare ne pisse pas sur le sofa!

Après une escale à Broebelgem, l'émotion sans doute, Bruxelles a droit aux deux dernières salves du set 'normal':' Hands touching sound' et pour finir en douceur, le mélodieux ' Your voice'.

 

Bis

'Tous en selle pour ' The horse ride' , suivi par le tout premier morceau composé par le outlaw flamand, 'Almost', basé sur une lettre reçue il y a 25 ans.

 

Un concert ayant enchanté tous les amateurs d'Americana.

Il est grand temps que dans ce petit pays, les promoteurs importants prennent conscience de la valeur du Monotrol Kid et le fassent jouer lors de nos grands festivals!

Sitting Bull, Crowfoot, Black Kettle et Little Hiawatha, eux, sont fans!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
The Monotrol Kid - Lara Leliane - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 22 avril 2017
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:45
Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017

Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017

 

The little ginger cookie from Berkshire a fait salle pleine à l'AB Club.

A 19:15, les premiers rangs sont déjà monopolisés par une cohorte de jeunes filles en fleur, l'une d'entre elles se pavane d'ailleurs dans un T-shirt à l'effigie d' Ed Sheeran.

Hormis quelques parents accompagnant leur progéniture, tu seras le doyen dans l'assistance!

 

20:00 Eli Goffa

Tu as croisé la route d' Elie De Prijcker en 2013, il se produisait à l'époque avec son blues rock trio Band of Eli, le garçon avait, auparavant, déjà participé à The Voice, depuis il a changé de cap et se produit désormais sous l'étiquette Eli Goffa, parfois accompagné d'un band, ce soir il agit en loup solitaire.

En 2015 il est nominé à De Nieuwe Lichting de Studio Brussel, en 2016, sous un ciel étoilé,  'Written in the stars', un premier single voit le jour.

Le jeune homme se tape quelques supports de choix, Hooverphonic,  Bent Van Looy ou Tom Helsen, à l'AB,  il ouvre pour la rouquine nominée au BBC sound of 2016.

Armé d'une acoustique, un tambourin calé sous un pied,  Eli entame un indie folk pop, truffé d'éléments americana, la voix est modulable, le jeu de guitare ciselé séduit, les lycéennes, à tes côtés, lui sourient!

Il enchaîne sur un gospel bien foutu dont on a retenu la phrase ... let me play the blues just to deal with the rain... comme il pleut souvent dans le pays de Waas on suppose qu'il joue le  blues fréquemment!

Après quelques louanges à l'adresse de Sophie Frances Cooke, histoire de se faire bien voir par les gamines, il propose un titre dédié à sa conjugale, qui chaque soir l'attend devant la TV, ' On my way home', a country flavoured ballad.

Une pertinente intro à la Allan Taylor amorce ' When all hell breaks loose' qui suscite des images d'America ou du Zep acoustique.

Nice song, dude!

Il passe à l'électricité, remercie Dave, qui lui a confectionné la light box avec son nom qu'il espère voir accrochée au mur du Fillmore, un jour, et attaque 'Emma's room' au background jazzy.

Oups, j'ai merdé, ça ira mieux si vous pouviez claquer des doigts, ce que fit l'AB!

Comme Louis Armstrong n'était pas disponible, il se tape un solo de trompette buccale pour  achever le morceau, fort apprécié par les collégiennes.

Je savais que j'aurais affaire à un public attentif, je termine par un message d'amour universel: 'How about a little love', démarrant en country rock pour virer groove.

Tiens le truc peut rappeler ' Love the one you're with' de Stephen Stills.

Eli prend congé sous des applaudissements nourris.

 

L'an dernier Frances (  Sophie Frances Cooke) cassait la baraque avec le single 'Say it again' , co-écrit avec Greg Kurstin, déjà responsable de hits pour Adele, Sia, Pink, Ellie Goulding ou Beck..., ce soir la rouquine, découverte par le label Kitsuné,  vient présenter son premier album, 'Things I have never said', sorti en mars.

Avant de la voir arriver, tu pressentais un spectacle en solitaire, un Steinway occupant une position centrale sur la scène du club, pas de traces d'autres instruments.

Effectivement, pas de musiciens, après le Hi introductif, la demoiselle va sagement prendre place derrière les touches pour attaquer 'Grow' , une ballade romantique chantée d'une smooth soulful voice, capable d'attendrir l'être le plus fruste.

N'ayant pas vraiment l'allure, ni le côté glamour de certaines pop stars, Frances fait rêver les jeunes filles simples qui se reconnaissent dans cette jeune personne semblant vulnérable.

Wouah, there's a lot of people here, s'exclame l'enfant  qui annonce ' Cloud 9', un piano pop au fond jazzy.

J'ai besoin de votre aide pendant ' Let it out' , pouvez-vous faire le chorus?

Yeah, répondent simultanément Leentje et Alicia, elles ne seront pas les seules à susurrer oooh oooh oooh!

Toujours en mode mainstream  ' Drifting' et  'Under your feet' défilent.

Elle se souvient de son précédent passage dans la salle bruxelloise ( avant Bastille), regrette que ce soir elle ne soit pas accompagnée par un band puis nous narre sa rencontre avec le sosie de Nile Rodgers à la cantine ( sic) de l'AB, sans doute le bassiste de Ben L'Oncle Soul, bass players are so cool,    et amorce ' Borrowed time'  qui, en version dénudée, n'a plus rien à voir avec le synth pop entendu sur l'album.

Bruxelles, vous n'allez pas me croire mais je n'ai pas encore goûté à une de vos gaufres...

Et Manneken Pis, tu l'as vu, et le chocolat, et les moules et Yvan le Terrible et son célèbre  piétonnier ...?

Je bavarde, je bavarde, mais il faut poursuivre, voici ' No matter', même remarque que pour le titre précédent, à voir et à entendre avec band pour se trémousser!

Demain je me tape Cologne, réaction incongrue et niaise d'un pilier de comptoir, fou rire  puis le tube marshmallow ' Say it again' .

Bla bla, bla..., à Amsterdam il y avait cette gamine qui pleurait, je l'ai revue à un autre concert, why were you crying?

Mon fiancé m'avait quittée mais j'en ai retrouvé un autre..

Tout va bien, la vie est un conte de fées!

' Sublime', ' The last word' , l'histoire de l'Ecossais gâteux  qui lui a confectionné un gâteau, ' When it comes to  us' et le majestueux  'Don't worry about me' , entamé a capella, nous conduisent à la fin d'un show  de 50' fort apprécié par la jeunesse locale!

 

Pas de bis!

 

 

Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017
Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017
Frances - Eli Goffa - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 avril 2017
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 09:41
Saga au Spirit of 66 - Verviers - le 21 avril 2017

SAGA - Spirit Of '66, Verviers (BEL) - 2017.04.21

Line Up :
Michael SADLER : Vocals, keyboards, Bass
Ian CRICHTON : Guitar
Jim CRICHTON : Vocals, Keyboards
Jim "Daryl" GILMOUR : Vocals , Keyboards
Mike THORNE : Drums , Vocals

Setlist:
01.Take A Chance
02.Will It Be You (Chapter 4)
03.On The Loose.
04.Give 'em The Money.
05.Generation 13 (Theme #1)
07.The Learning Tree.
08.Help Me Out.
09.Time's Up.
10.Keep It Reel.
11.What's It Gonna Be?
12.Book of Lies.
13.Careful' Where You Step.
14.Drum Solo.
15.Someone Should.
16.Humble Stance.
17.Scratching The Surface.
18.You're Not Alone.
19.Don't Be Late (Chapter 2)
20.The Flyer.
21.Wind Him Up.
22.Mouse In A Maze.

Fondé en 1977 à Oakville, Ontario, Canada par Jim Crichton et, le Gallois de naissance, Michael Sadler, le groupe s'adjoint les services du guitariste Ian Crichton (qui a également joué avec Asia) et complète sa formation la plus populaire en 1979 avec Jim Gilmour, le natif d'Ecosse, venu remplacer Greg Chad, parti vers d'autres cieux. Le dernier arrivé dans le line-up actuel est le batteur Mike Thorne qui rejoint le groupe pour l'album "Spin It Again" en 2012.

Saga c'est quelque 38 albums studio, live et best of confondus en 40 ans de carrière, pas mal non? Personnellement, c'est la période comprise entre 1978 et 1981 qui reste ma préférée avec les albums "Saga", "Images at Twilight", "Silent Knight" et le live "In Transit". C'est à mon sens la plus riche du groupe et la meilleure au niveau des compos. Je ne dois pas être le seul à penser de la sorte si je m'en réfère à l'applaudimètre qui monte dans le rouge quand un titre des trois premiers albums studio est joué.
Hier soir, Saga était de retour en nos murs pour un ultime concert, en effet, si la tournée actuelle marque le 40 è anniversaire du groupe, Saga a annoncé par communiqué de
presse le 19 janvier dernier que le groupe mettrait fin à ses activités en fin d'année. Malheureusement, voilà encore un grand groupe qui s'en va alors que d'autres qui persistent (non je ne cite plus de noms) devraient raccrocher.
Au niveau vocal, c'est toujours parfait, Michael Sadler reste au top. Avec ses trois claviers, Saga a probablement rebuté pas mal de rockers réfractaires à ce type d'instruments et pourtant, les Canadiens n'en ont jamais fait une overdose. Oui, ils sont présents, c'est indéniable, mais c'est hyper bien géré et jamais complaisant. Pour durcir un peu le tout, on a toujours pu compter sur le jeu tranchant du guitariste Ian Crichton dont la ressemblance avec l'acteur Peter Dinklage (Tyrion Lannister dans "Game of Thrones") est plus que frappante. Ian est le genre de guitariste que tu n'oublies pas de si tôt, spécialiste des harmoniques artificielles, il allie à la fois mélodie et virtuosité sans excès. Ian à également un point commun avec Gary Rossington de Lynyrd Skynyrd. Vous avez trouvé? Tous deux arrivent à jouer un concert entier sans prononcer un seul mot mais surtout sans esquisser le moindre sourire. D'un autre côté, comme on dit chez nous "Ce n'est pas pour voir la marque des vêtements des acteurs que tu vas voir un film porno!" Et tu as raison.
Hier, ça sentait un peu les premières effluves du printemps sous les aisselles, et ne croyez surtout pas que les odeurs étaient exclusivement masculines... Il y avait du peuple au Spirit Of '66. Des Allemands, un des pays les plus loyaux en matière de Rock et aussi des Français, très faciles à repérer même sans accent, ce sont ceux qui parlent plus fort que les autres, même pendant le concert. Mixez le tout, laissez reposer et "Pan", envoyez le concert.
Grosse clameur pour accueillir le band dont les membres dotés d'un micro nous ferons l'honneur de s'adresser à nous en français, ce qui fait toujours plaisir vous en conviendrez. Michael Sadler aura le sourire pendant tout le show car il lui suffit de tendre le micro vers la foule pour entendre des dizaines des gorges chanter ses textes. C'est bizarre tout de même la vie, je me souviens en 1983, alors j'accomplissais mon devoir de milicien en Allemagne, Cologne pour être précis, j'avais vu Saga avec Supertramp et Nena au Mungersdorf Stadion, le stade de foot du FC Cologne emmené par Pierre Littbarski, si tu te souviens. Un stade d'une capacité de 50.000 personnes! Hier, ils jouaient devant un peu plus de 300 personnes...
On s'en tape, après tout, car Saga nous a offert un grand concert avec tous ses "tubes". Pendant 2h05, nous avons pu voir et nous souvenir une dernière fois de ce groupe canadien dont les mélodies restent ancrées à tout jamais, quelque part dans un coin de notre mémoire et ressurgissent un jour.

Thank you guys and...

Don't be Late!

Mitch "ZoSo" Duterck

Saga au Spirit of 66 - Verviers - le 21 avril 2017
Saga au Spirit of 66 - Verviers - le 21 avril 2017
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 14:14
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017

 Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017.

 

A la lecture des noms Magazine, The Birthday Party, Nick Cave and the Bad Seeds, Visage, on pouvait s'attendre à la présence de têtes grisonnantes et de dames d'un âge, qualifié de mûr, dans l'hémicycle de la Rue Royale.

Nos prévisions étaient supérieures à celles des responsables météo sur les chaînes nationales, ce qu'on n'avait pas pressenti, par contre, c'était le chaos expérimenté dans les tunnels bruxellois, il ne pleuvait pas, on était jeudi, aucun sommet n'était annoncé, pas de manifestations au programme et pourtant c'était le bordel!

 

Résultat des courses peu de monde dans la salle lorsque Esinam entre en piste!

Esinam Dogbatse est devenue une des  protégées des programmateurs de la région Wallonie- Bruxelles.

Elle s'est fait les dents en accompagnant, à la flûte traversière, un nombre incroyable de musiciens  issus de tous les univers: jazz, musiques métissées, funk, soul, blues du désert... tu l'as croisée chez Cassandre, aux côtés de Teme Tan, au sein des Elements ou  lors de Focus Amazigh pour fêter le Nouvel An berbère, à chaque fois sa virtuosité a impressionné le public.

Ce soir, elle est seule en piste pour présenter des extraits de son premier EP, 'Kalimba Soul', qui devrait se trouver dans les bacs incessamment.

Rectifions, seule en piste mais entourée d'une loop station, d'une drum machine, de synthés, de sa flûte, d'un  kalimba, d'un tambourin, sans oublier  sa voix!

Après une  longue intro jazzy/africaine à la flûte ( c'est Herbie Mann qui te vient à l'esprit),  que  la séduisante  Belgo-Ghanéenne met  en boucles, elle saisit un tambourin, le tapote, insère les sonorités produites dans le programming puis passe derrière le synthé pour peaufiner ' Dawn' , une plage ethnique aux coloris chamarrés, il ne manquait que les senteurs exotiques pour que le dépaysement ne soit total.

'Kalimba soul', démarré au synthé, est lesté de vocalises lancinantes, le morceau mélange savamment éléments ethniques/techno/fusion et trip hop.

Un must pour les deejays branchés!

La femme-orchestre  poursuit l'exploration en terres vierges avec ' Ari Mo' ( titre à vérifier), une plage construite sur de gros boxing beats, sur lesquels elle greffe un impromptu à la flûte, avant de manier le délicat kalimba. Pour accroître l'impression de voyage aux frontières de l'inconnu, le public a droit à un sample de gazouillis de moqueurs polyglottes, une espèce appréciée par Olivier Messiaen.

Très séduisant, ce soundscape partant en arabesques!

Il est suivi par une mélopée noire baignée dans une sauce électro  et c'est avec 'Birds are flying under a heavy sky' que s'achève ce voyage sensoriel.

T'as scruté la voûte de la Rotonde pour chercher, en vain, le vol des oies bernaches que suggérait cette construction complexe!

A la fin du mois, Esinam participe au Live in Accra Jazz Festive ( Ghana).

 

' I've been called the outsider's outsider' a, un jour,  confié Barry Adamson au Guardian.

Le Bota ne savait pas trop à quoi s'attendre du concert du gars de Manchester  à la carte de visite étonnante: Magazine, Buzzcocks, Visage, Pete Shelley, Nick Cave + Bad Seeds, Iggy Pop, il est catalogué singer-songwriter, composer ( documentaires, spots publicitaires, jeux vidéo, séries TV), filmmaker, photographer, writer of short stories... à 21h, en attendant son bon vouloir, les conjonctures sont multiples, un duo, un trio?

 Sur scène, outre les deux micros et les mini-amplificateurs, on remarque un piano électrique, une basse, une guitare et un pédalier.

Dix minutes plus tard, la réponse: Barry Adamson tourne en solitaire, la musique est pré-enregistrée!

Quelques craintes effleurent les esprits!

Si le gars tourne sur le continent c'est pour promouvoir son dernier EP, baptisé 'Love sick dick'!

Bonsoir, un pied pas tendre écrase la pédale d'accélérateur, un batteur, un ou deux  guitaristes, une basse, tous invisibles, entament 'Still I rise' ( de 1998)  mi-chanté, mi-hurlé, à la manière d'un rappeur excédé, par le brave Barry coiffé d'un seyant galurin.

Après cette prouesse, le gars nous salue puis prend place derrière les touches et envoie ' I got clothes' habillé du même bruit de fond.

Ce chant narratif le rapproche du regretté Bobby Sichran.

' The beaten side of town' un crooning blues évoque aussi bien Tom Waits que Dr. John.

La voix est sublime, mais il te faut clore les paupières pour apprécier le morceau, sinon tu risques d'imaginer te trouver sur un plateau de TV pour une émission de Michel Drucker où l'artiste reçoit un micro pour chanter en playback.

 OK, Barry chante vraiment et plutôt bien, mais le voir gratter une acoustique alors que c'est un piano que tu entends, cela la fout mal, c'est du niveau concert bricolé au bistro du coin!

' Cine city' précède l'abrasif  'Sweet Misery' qu'il décore d'un étonnant solo de guitare exécuté à l'aide d'un Rubik's Cube.

Rien à dire, le mec est doté d'un sérieux sens de l'humour, sa présence charismatique réussirait presque à faire oublier les gimmicks utilisés sur scène, mais cela ne convainc pas tout le monde, une dizaine de ploucs se sont déjà tirés.

Retour au piano désaccordé, sans la cacophonie samplée ce coup-ci, pour 'Claw and wing' qu'il est obligé de reprendre.

Tu dis, Francis?

Billy Joel!

Pourquoi pas Frank Sinatra, en tout cas, sans les artifices, il impressionne le presque pensionné!

Toujours en veine crooning, il propose 'Come hell or high water'  un slow sombre qui te fait regretter de ne pas te trouver installé à une table, face à Kim Basinger,  dans un bar enfumé quelque part du côté de Manhattan.

Et là tu piqueras la phrase du brave Barry, et tu lui souffleras... your  silence is louder than a H bomb!

Il nous lâche quelques images d'une époque révolue où, dans le public, des épinglés se crachaient dessus puis gueulaient go fuck yourself , avant de proposer 'Turnaround' suivi par 'Destination' d'inspiration post-punk, à la fin du morceau il introduit quelques bribes du 'Transmission' de Joy Division,à  la plus grande joie des vétérans, adulant Factory, présents dans la salle.

From punk rock to doo-wop, tout est permis ce soir, voici .'On golden square' .

Comble de malchance, Ruth,  la concierge d'un skyscraper de Harlem a pris place juste derrière nous et d'une voix aussi précieuse que celle d'une marchande de poisson au marché de Setubal raconte sa vie avec force détails.

..what the fuck is going on ... se demande Barry!

Ruth nous les casse et pas un peu, papa!

Tiens, voilà les Memphis  Horns attaquant un r'n'b gluant, 'Civilization'.

Tom Hanks se tire à l'anglaise, pas de bol, l'aigle l'a remarqué et tout en chantant lui lance un 'Goodnight' espiègle.

Comme Tom est revenu, Mister Adamson doit s'excuser, ce qu'il fait en se repentant avant d'attaquer le nerveux ' You sold your dreams', alors que depuis 10', Ruth réclame le diable!

Les deux dernières sont issues du dernier EP, le sombre et groovy 'They walk among us', pour illustrer son propos il déambule de long en large et enfin, 'One hot mess", une plage chaotique et dansante.

 

Si une vingtaine  de spectateurs ont mis les bouts, déçus, les autres, ravis, verront revenir le chanteur qui enchantera Ruth  et lui dédiera un 'Jazz devil' forcément diabolique et vaudou!

A la basse, comme lors de mes débuts, j'achève la soirée par la bombe signée Magazine, ' The Light Pours Out Of Me'.

 

Barry Adamson  n'a pas présenté les musiciens  avant de regagner sa loge!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
Barry Adamson - Esinam à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 20 avril 2017
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Published by michel- jp daniels - dans Concerts
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