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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:50
Green Day - Revolution Radio Tour - Forest National, le 2 février 2017

Green Day - Revolution Radio Tour - Forest National, le 2 février 2017

 

Le billet de JPROCK :

Ce soir Forest National est bourré à craquer, GREEN DAY est dans la place !
Chaque concert du trio punk rock originaire d’Oakland en Californie constitue un petit évènement en soi, et la Belgique ne fait pas exception.
C'est donc une foule dense, surexcitée et impatiente qui garnit le pit et les gradins de la salle forestoise.
Et lorsque résonnent les première mesures de Bohemian Rhapsody le classique de Queen qui annonce l’arrivée imminente du groupe sur scène la salle est déjà en fusion.
Et c'est au son des dernières mesures de " The Good, The Bad and The Ugly " que Billy Joe Armstrong déboule sur scène flanqué de Mike Dimt et Tré Cool, et c’est parti pour « Know Your Enemy » lancé à 1000 à l’heure suivi de « Bang bang » et « Revolution Day « .
Green Day a tout compris de l’héritage de ses grands frères The Ramones en matière de compos qui tiennent la route et se vrillent instantanément dans votre cerveau pour s’en éclipser moins de deux minutes plus tard lorsque le titre suivant commence.
Du beau boulot fun et jouissif !
Et tout le concert composé de trente titres sera du même acabit.
Le band se donne à fond, enchaîne les titres pied au plancher, se démène sur scène entouré d' explosions en tout genre et de flammes incendiaires qui surgissent au bon moment, fait monter des fans sur scène pour chanter ou jouer de la gratte ( la jeune fille blonde repartira d'ailleurs avec la guitare dédicacée en cadeau ), arbore notre drapeau national , fait sauter le public comme un seul homme et prend un réel plaisir à évoluer sur les planches.
Bref tout le monde s’éclate et c’est très bien.
C’était donc le concert parfait me direz-vous ?
Je serais tenté de répondre par l’affirmative mais je vais me forcer à mettre quelques bémols histoire de pinailler un peu.
Le son d’abord, parfois flottant dans l’enceinte forestoise et pas toujours au top.
Et puis si on s’en réfère à la vague punk de la fin des 70’s que j’ai eu la chance de connaître, on se dit qu’avec The Ramones par exemple en 1h tout était dit et que la mentalité de l’époque c’était le « No Future » , on s’éclate on ne prend aucune position politique ou autre parce qu'on s'en tape, juste compte le rock accessible à tous et l’éclate.
Avec les grands messes actuelles de Green Day on est à des kilomètres de ça.
Le band s’affirme politiquement , prêche le peace and love à tout va, propose un show parfois blink blink et joue quasi 2h30 ! Autre temps, autres moeurs.
Je pense que si Sid Vicious et Joey Ramone voient ça de là où ils sont ils se retournent sans doute dans leur tombe. Ahahaha !
Quoi ? Je gâche votre plaisir ? j’ai rien compris ?
Oui oui, sans doute, mais n’oubliez pas que j'ai écrit il y a quelques lignes que j’allais pinailler pour le principe et qu'
hormis ces réflexions de vieux baroudeur des scènes qui a connu l'âge d'or du punk ce concert était presque parfait.
Mais écrire que c’était génial du début à la fin c’aurait été trop simple non ?
En tout cas je me suis bien éclaté du début à la fin avec Billy Joe Armstrong et ses acolytes ( au total ils sont 6 sur scène avec les musicos de tournée) et ce fut un putain de concert de (punk) rock !
Du pain et des jeux ça marche toujours, et ça GREEN DAY l'a bien compris.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER

Setlist :

Bohemian Rhapsody (Queen song)
Blitzkrieg Bop
The Good, the Bad and the Ugly

Know Your Enemy
Bang Bang
Revolution Radio
Holiday
Letterbomb
Boulevard of Broken Dreams
Trouble Times
Longview
Youngblood
2000 Light Years Away
Hitchin' a Ride
When I Come Around
Waiting
Burnout
Amy (Partial)
Scattered
Minority
Are We the Waiting
St. Jimmy
Knowledge (Operation Ivy cover)
Basket Case
She
King for a Day
Shout / (I Can't Get No) Satisfaction/ Always Look on the Bright Side of Life / Hey Jude
Still Breathing
Forever Now

Encore:
American Idiot
Jesus of Suburbia

Encore 2:
Ordinary World
Good Riddance (Time of Your Life)

Green Day - Revolution Radio Tour - Forest National, le 2 février 2017
Green Day - Revolution Radio Tour - Forest National, le 2 février 2017
Green Day - Revolution Radio Tour - Forest National, le 2 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:43
Thorrax au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

Thorrax  au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

 

En 2015, lorsque le groupe est passé au Magasin4 on le connaissait sous l'identité de Thorax, en gonflant les poumons à bloc ils sont devenus Thorrax.

D'autres supputent qu'un obscur thrash metal combo de Prague était furax et a exigé réparation.

Nous, on s'en fout, on est venus pour Bartolomeo La Punzina/ Seb Récupère et David Davister, deux basses, 86 pédales à effets,  et un jeu de batterie, des jeunes gens dont le pédigrée mentionne Highsleep With Sloane, Driving Dead Girl, Thot, Talkshop/Vismets/ Les Panties/Negro Conspiracy/ Dissident/ Thibet/ Electric)Noise(Machine/ Present et quelques autres groupes recherchant l'airplay sur Radio Nostalgie.

 

Un fond noise voit apparaître deux cagoules  et une moustache aux drums, l'entrée en matière doom/sludge est du genre à réveiller Blanche-Neige sans le baiser du Prince Charmant.

Le terme massif est trop badin pour décrire cette première plage, instrumentale,  de près de dix minutes.

Avec Thorrax, pas question de rigoler, c'est la défonce totale.

Des titres?

Ces jeunes gens, aimant l'anonymat, ont pondu un EP 3 titres intitulé '223', ils ont peut-être interprétécertaines de ces berceuses à la Rotonde!

La seconde salve est tout aussi destructrice et angoissante, certains parlent de krautrock, on veut bien mais faut pas t'attendre à du planant  soporifique, par contre le motorik rhythm à la NEU! on est d'accord!

Ils ne nous ont pas salués et sans transition ont entamé une troisième barcarolle, sans paroles, du style abrasif gros grain qui en arrachant tout au passage te laisse les mains en sang.

Ernest un jour se posait une question, pour qui sonne le glas, on n'a pas pu lui répondre, mais le glas a sonné longtemps, beaucoup ont voulu fuir, il n'y avait pas d'issue.

Fichu pétrin!

Sur scène, une des basses se souvient avoir vu Rinus Gerritzen, en 1971 ou 1972, venir coller son jouet contre les enceintes, le son était meurtrier, on se demande toujours comment le gars de Golden Earring a survécu, notre homme a tenté la même chose.

Annick te souffle, ça doit l 'émoustiller sous la ceinture, on ne lui a pas demandé car, soudain, lui et ses potes se sont acharnés avec opiniâtreté pour nous balancer des riffs sabbatiques qui auraient plu à Geezer Butler avant de lever le camp en levant le poing.

 

C'était le show à ne pas manquer lors de cette première soirée!

Thorrax au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Thorrax au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Thorrax au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 15:49
Theo Clark au Propulse ( Public) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

Theo Clark au Propulse ( Public) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

 

2011: un site non-officiel s'intéressant à Ghinzu..."Theo Clark. Un nom qui a priori ne vous dira pas grand chose. C'est souvent le problème avec les paroliers, compositeurs ou autres ingés sons tant qu'ils ne se mettent pas sur le devant de la scène. Theo Clark donc, est un parolier écossais installé à Bruxelles qui s'est rapidement mis à écrire pour des musiciens locaux. Dans son CV on a ainsi des groupes tels que Ghinzu, Montevideo ou Great Mountain Fire."

 

L'Ecossais a récemment sorti un EP, "Blood' , produit par Boris Gronemberger et (re)tâte de la scène, accompagné par son frangin, rouquin comme lui, Gaz ( Bimbo Délice) à la guitare et le trio Charles Perrin ( gt), Nick Berwart (bs), Bryan Ailleur ( Hayart)  (dr).

 

Démarrage en force avec ' Warlords', le petit Théo n'a pas vraiment le look NVA, il s'apparente plutôt à Jimmy Somerville.

Pas musicalement, toutefois, son indie rock baigne dans un univers Britpop qui n'a jamais vraiment disparu.

Sur scène il remue perpétuellement, une gestuelle épileptique abandonnée lorsqu'il agrippe le micro comme s'il s'agissait d'une bouée de sauvetage.

' Jerusalem' secoue encore davantage, tes pieds battent la mesure, autour de toi, ça s'agite nerveusement.

La suivante date, j'ai composé ' Papercuts' avec mon frérot il y a des années.

Les guitares cinglent, la rythmique soutient un tempo enlevé, ces coupures sont du genre tranchantes!

'There must be something' et 'Failing to be mine', dont la guitare évoque George Harrison, sentent bon les sixties avec une avenante pointe de psychédélisme.

Retour au EP avec le titre ' Taste the blood' , comme Miles Kane n'a plus rien sorti depuis 'Don't forget who you are', vous pouvez vous rabattre sur Theo Clark.

On aimerait accueillir Boris, pas une araignée, non, notre producer, du coup il y a deux batteurs sur le podium pour terminer le gig.

' Dots' ( titre incomplet) et l'angoissant 'Terrot terror' nous conduisent au terminus.

 

Le mot de la fin est pour A Supernaut qui doit clôturer la soirée: "On travaille une version doom de papercuts".

Ça risque de faire mal, très mal!

Theo Clark au Propulse ( Public) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Theo Clark au Propulse ( Public) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Theo Clark au Propulse ( Public) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 14:52
(run) SOFA au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

(run) SOFA  au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

 

La première des trois soirées Propulse ouvertes au public débute à 20h, à la Rotonde, les invités ( run) Sofa sont originaires du Pays Noir et comme Indiestyle en dit du bien on peut espérer que leur notoriété dépassera le sillon Sambre et Meuse.

Le groupe serait né en 2014, mais à la commune il a été enregistré sous une autre appellation, Zero tolerance for silence, comme l'album de Pat Metheny.

Comme c'est le papa qui l'a déclaré et que la maman n'était pas d'accord, il est devenu Run SOFA.

Il a depuis pondu le 6 titres 'Shenanigans', produit par Koen Gisen, une référence, et c'est probablement parce que le mec d'An Pierlé s'est également occupé de Robbing Millions, qu'on associe les deux groupes.

Sur scène, c'est également indéniable!

 

En piste:  Antoine Romeo ( voix, guitare) - Julien Tassin ( guitare) - François Hantson ( basse) et à la

batterie, une vieille connaissance,  Fabio Zamagni, croisé avec Sonnfjord, Noa Moon, Typh Barrow et différents projets jazz!

Antoine a dû s'apercevoir que la verrière du Bota était dans un état de délabrement sinistre, il a gardé son K-Way!

Le sautillant, gélatineux et passablement déstructuré 'Champignon' ouvre les débats.

Les amateurs de chansons pop, refrain/couplet/refrain, peuvent oublier, ceux qui ne craignent pas un trip plus aventureux seront ravis.

' Let me stay or let me go' est plus proche de BRNS que des Clash, en prêtant attentivement l'oreille, tu peux même déceler des éléments jazzy voir des touches Frank Zappa, ce n'est pas rien!

C'est cool de vous voir si nombreux, nous sommes Run Sofa de Charleroi, une sorte de Manchester sur Sambre, un cours d'eau dans lequel  on a déjà repêché deux dépouilles en 2017, c'est la Nouvelle Gazette qui le dit.

Bon j'annule mes vacances à Lodelinsart!

Dommage on avait prévu un feu d'artifices, 'Home fireworks'.

Pendant ' Smallville' le Roméo dopé se met à bondir tel un kangourou amoureux, se retrouve parmi nous, enlace Gaspard et Christophe, puis regagne la scène et ses copains  pour  tripoter un gadget.

Vachement animé ce morceau!

' Tough guy' s'avère plus catchy et te rappelle certains morceaux de Blur.

Bruxelles, on aimerait vous voir bouger sur ' Mocassin' , une plage ascenseur, faite d'envolées fantasque et de descentes vertigineuses.

' Jeanine Lecluse', il n'a pas dit ce que cette dame a éclusé mais elle était turbulente.

Un invité pour la suivante, Wilson Rose, Fabio refile lui tes baguettes et va boire un coup, ket!

D'ailleurs ce downtempo introspectif a été baptisé ' Wilson Rose'.

Il est l'heure de reprendre le bus de la TEC pour regagner notre beau pays, on se quitte avec notre tube qui vient de se dépouiller de  sa chrysalide, 'Papillon'!

 

Un mini-concert intéressant d'un band ayant le mérite de sortir des sentiers balisés!

 

(run) SOFA au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
(run) SOFA au Propulse ( Public) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:25
Saratoga au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

Saratoga au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

 

15:45', retour à la Rotonde pour Saratoga aus Québec.

Le duo, chant/guitare/contrebasse : Chantal Archambault et  Michel-Olivier Gasse nous mettra au parfum durant leur set, Google recense 3598 Saratoga, vous risquez de nous trouver au bas  de la page 8.

Rien à voir avec 85 municipalités, du Wyoming à la Nouvelle-Galles du Sud, oublie les navires de guerre, les batailles, le heavy metal ibère, les pipers, les limousines ou les jeux de société,  Chantal et Michel-Olivier, un couple à la ville ou à la campagne, ont créé le projet Saratoga en 2015.

 Ces braves gens ont tous deux un passé, Chantal comme auteure-compositrice-interprète, trois galettes et son copain tient la basse pour Vincent Vallières ou Dany Placard, quand il s'ennuie, il écrit des romans.

Saratoga vient de sortir l'album ' Fleur', qui succède à un EP initial.

Genre?

Du folk intimiste!

 

 

Après un timide bonjour, le duo entame le set par le poétique ' Brise glace' évoquant des paysages de neige, de forêts immenses, de lacs gelés et de hérons huppés.

Beau et gracieux comme les meilleurs  Beau Dommage!

Lui: la Belgique on vous aime déjà - Elle: merci de nous offrir une vitrine de 40'.

' Je t'attends dehors', sur le rythme de gentil va - et -vient d'une  balançoire, Saratoga nous propose une seconde douce ballade, quelques lignes d'harmonica esquissées par la demoiselle justifie l'étiquette folk mais ne t'attends pas à une protest song.

' Jack' sera introspectif et tendre, la suivante est une reprise de Michel Louvain , une star au Québec, en 1965 il a enregistré l'album ' Aloha', on a choisi ' Douce Leilani', une adaptation de ' Sweet Leilani' dont on recommande la version de Bing Crosby.

Pour amateurs de saveurs exotiques et de Paul Gauguin.

Ils enchaînent sur le titletrack de l'album, ' Fleur', embelli d'harmonies multicolores.

Cette ode à la lenteur est à prescrire aux klaxonneurs fous qui pullulent dans nos cités .

Ce mini-concert onctueux s'achève par le titre ' Saratoga' à écouter sur leur premier EP.

Say it, Steve:

  Intimate and effortless folk-tinged songs featuring timeless melodies, thoughtful and intelligent lyrics,  perfect and pleasing  vocal harmonies...

On t'engage, Steve!

 

photos- jp daniels( concert monkey)

 

Saratoga au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Saratoga au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 12:06
Mauvais au Propulse ( Pro) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

Mauvais au Propulse ( Pro) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

 

 

En quittant la Rotonde, t'as un peu plus de cinq minutes pour rejoindre l'Orangerie, c'est faisable, sauf s'il te prend l'idée saugrenue de commander une Affligem au bar .

Avec JP pas d'extravagances, on va sagement s'asseoir sous un oranger invisible.

Vas-y, Johnny:

Les mauvais garçons

S'ils donnent des coups

Ne sont pas méchants

Je vous l'avoue...

 

Quatre peu vertueux rappliquent, sont pas tout jeunes, trois choristes moins abîmées les suivent.

Tu dis, Jean-Louis?

C'est Bécassine, la grande tatouée, que tu préfères, on note, jiièl!

Depuis quand sont-ils mauvais?

Depuis leur naissance sans doute, pas de leur faute, ils viennent de Wallifornie, ils auraient pu plus mal tourner, regarde Romano Nervoso!

Des noms, tu veux, tends l'oreille: chant : Christophe Enclin ( pas de jeux de mots stupides svp) - basse : Calogero Marotta ( oui Sacha Toorop, Jeronimo, Benjamin Schoos, David Celia etc..) - batterie ( aujourd'hui) : Jérôme Danthinne ( Marc Morgan, Jeronimo...) et à la guitare, un pas mauvais recruté tardivement, Marc Van Den Broeck.

Et les filles?

Flore, Marie et Caroline, elles sont mimi tout plein!

 

Trace discographique, l'album 'Pour Toi Je Peux Devenir Gérard Depardieu', prix Nobel de la déconfiture.

Comme Dylan, ils ne se sont pas déplacés à Oslo.

Tu dis: c'est pas à Oslo, c'est à Zottegem, c'est du pareil au même, ils n'y ont pas été!

 

' Jeunes et jolis' ouvre les débats.

Les adeptes du second degré nourris aux Bashung, Jacques Duvall et autres Gainsbourg font fort dès l'entame... C’est une gazelle de magazine

Rêve de magasins, de limousines

Changer le beurre en margarine

Et sortir avec ses copines...

Avec en arrière -plan une guitare flirtant avec Tarantino et les Mauvaises qui susurrent nonchalamment "jeunes et jolis".

Christophe peu enclin à chanter Aline tient à s'excuser, oui, nous sommes Mauvais, désolé, voici ' Boîte Noire' un disco aux couleurs du Bronx, porté par une basse pas poussive et enjolivé de choeurs les Soeurs de Marie à la cour de récré!

Sortez les bermudas, la Nivéa et la planche, direction ' Biarritz' pour un surf basque métallique et pimenté à l'Espelette.

On poursuit avec un titre négationniste inspiré par une poupée abandonnée par Polnareff, 'Non'.

Digne de Benjamin Choos après un séjour à Doel.

Ils font une fixation sur Hallyday, voici ' Johnny' et ses tsoin tsoin kitsch.

Enclin se souvient de ses jeunes années, il est passé au Bota à une époque où Trump jouait de la trompette, avant de proposer ' Trop vite et sans pitié' , une version wallonne de "A la recherche du temps perdu" portée par une guitare métallique digne des meilleurs Chris Isaak.

Une dernière avant de regagner nos terrils, ' Tout Nouveau' un funk, rap, aux allures années 80. Chagrin d'Amour, ' Chacun fait' ( c'qui lui plaît), tu te souviens?

 

Mauvais: un clin d'oeil à une chanson française iniquement cataloguée variétoche, va les voir si ils passent dans ton canton, tu risques d' aimer

 

photos- jp daniels - concert monkey

 

 

 

Mauvais au Propulse ( Pro) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Mauvais au Propulse ( Pro) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Mauvais au Propulse ( Pro) - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 10:20
Rive au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017

Rive au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février.

 

Troisième journée du marathon Propulse, les showcases se déroulant au Botanique ce coup-ci.

Pas le courage de te lever aux aurores pour assister aux premiers concerts, ton parcours débute à 14:15' à la Rotonde qui accueille Rive!

 

En 2013,  Juliette Bossé et  Kevin Mahé se produisaient sous le label Juke Boxes, ils sortent un album ' King Dying', se tapent pas mal de concerts, une  Vlaamssprekende nana assiste à un de leurs shows ( à l'AB) et conclut "een verdienstelijke en aangename show."

Pourtant en 2015, Juliette et Kevin deviennent Rive et décide de chanter en français, un bon calcul, ils sont remarqués lors du concours du F. dans le texte où ils obtiennent le deuxième prix, les lauriers étant remportés par Insecte.

Un premier EP ' Vermillon' est prévu en ce début d'année (Rémy Lebbos aux manettes).

Juliette a tous ses esprits, elle est grande, séduisante, chante d'une voix fragile et éthérée, et manie la guitare, le synthé ou le piano électrique. Kevin est encore plus grand, il a piqué la casquette d'un des clowns sévissant sur le plateau de The Voice Belgium, dont tu as réussi à regarder 10 minutes en semaine, il joue de la batterie, programme et vient parfois aider l'élément féminin derrière les touches.

Genre?

Dream pop/synth pop/ glow pop.

Parallèles?

Daughter, MS MR, SX.. mais chanté en français.

La première plage, délicate, nous rappelle les heures de gloire d'une certaine Françoise Hardy, l'habit sonore ayant été modernisé.

Juliette abandonne sa guitare pour passer derrière un synthé, Kevin a lancé une seconde mélodie d'un romantisme synthétique qui eût pu plaire à Alfred de Musset, s'il était né 150 ans plus tard.

La troisième  plage sera plus saccadée , on a aimé l'association ...toi contre moi et le temps contre nous..

Retour à la guitare pour l'excellent ' Vogue' , le seul titre que tu peux entendre sur la toile et qui te fera rêver d'îles lointaines, de soleil et d'azur étincelant.

Les arrangements, sur lesquels se greffent une voix lumineuse,  se montrent soignés et féconds. Il te prend comme une envie de glisser une main dans l' eau tiède, de la ressortir pour contempler le liquide s'écoulant  lentement troubler nonchalamment la surface de l'étendue diaphane.

Une dernière ballade à l'intro enfantine et au texte poétique évoquant en toi une certaine Sidonie-Gabrielle Colette (... les fantômes de nos étés...tout me parle de toi...) se termine par une délicate séquence de piano à quatre mains.

 

Joli, quoique un peu lisse!

 

photos- jp daniels/concert monkey

Rive au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
Rive au Propulse ( Pro) - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 1 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 09:11
SIRIUS PLAN – Cantine de la Cigale, Paris le 1 février 2017

SIRIUS PLAN Cantine de la Cigale, Paris le 1 février 2017

 



Line Up :
Claire Joseph : Chant, guitare, guitare basse, claviers
Gaëlle Mievis : Chant, batterie et percussions
Skye : Chant et guitares

Setlist :
01. L'autre et son regard.
02.Chiens et loups.
03.L'écho de ta voix.
04.Où est ma maison ?
05.Surprised.
06.Les Voiles.
07.Old Man. (*)
08.La Complainte de la Butte. (*)

(*) uniquement joués en tant que rappels au 3ème set.

Un coup de tête ? Sans doute, un coup de coeur ? Certainement ! Quand mon pote Cédric m'a proposé le trip à Paris pour aller voir le showcase de Sirius Plan, ma seule hésitation a été de savoir si mon planning me le permettait. Rapide coup d'oeil au calendrier et il a dit « Voui !» On part en première classe ? J'ai dit « Voui ! », « Salomon, vous êtes juif ? » mais ceci est une autre histoire. Départ de Bruxelles Midi après un passage par le Thalys Lounge réservé à la catégorie de voyageurs qui ont des billets les y autorisant. C'est cosy, boissons et wifi gratuits et en plus, on ne se les gèle pas à attendre dans les couloirs de la gare, les yeux rivés sur le cadran d'une horloge dont la trotteuse n'avance jamais assez vite au goût de ceux qui attendent le train. A contrario, cette même « grande aiguille » joue à merveille son rôle de sprinteuse capricieuse lorsque vous devez absolument attraper une correspondance lors de votre retour sur le sol natal.
Bref nous voilà installés confortablement en première classe et pour la première fois depuis longtemps, j'ai de la place pour étendre les jambes et pour baisser la tablette fixée au dossier du siège qui précède le mien. Notre plateau repas est servi, let's go ! Je le jure, pour la différence de prix, je ne partirai plus jamais en seconde classe.
Arrivée Gare du Nord, celle de Paris hein, pas Bruxelles Nord, tu suis ou quoi ? On sort à droite, rue de Dunkerke, Place d'Anvers (et contre tous), en 10 minutes à peine nous sommes Boulevard Rochechouart, welcome to Pigalle et Montmartre. Encore cinq minutes et nous « checkingons » (c'est nouveau tout frais pour vous) à l'hôtel Adagio. Le temps de faire le tour du proprio et de se poser un peu, puis, nous « boulevardrochechouartoyons » à nouveau le Céd et moi, direction : la Cigale. Quoi la fourmi ? Eh bien la fourmi, elle est morte cette conne ! A force de trop vouloir amasser de trucs au cas où, elle a crevé sans avoir vécu. Je ne serai jamais une fourmi je te le jure ! Nous voici donc investissant la Cantine de la Cigale où nous retrouvons les drôles de dames et Benoît en plein montage et installation. On se bizouille et on s'échange des nouvelles. Le showcase sera joué trois fois ce soir, 19.30, 20.30 et 21.30. Au programme, 6 chansons sauf pour le troisième set qui en comportera huit puisque nos ladies nous
gratifieront de deux rappels. Nous sommes prêts et il y a du monde qui attend, tant mieux, elles le valent bien nos « drôles de dames ». Beaucoup de problèmes techniques lors des balances et notre Benoît qui, sans jamais se démonter une seconde, va encore faire des miracles pour permettre à ce concert de se dérouler dans des conditions acoustiques parfaites au niveau du rendu sonore. Bravo mec, t'es un chef, un vrai, pas un toqué, non, au contraire, un qui a toute sa tête. Alors qu'on sollicite un peu plus de guitare ici ou en peu plus de basse, ou de kick, là, le magicien du son va encore faire des prouesses alors que bon nombre de techniciens auraient déjà laissé tomber. Il est comme çà Benoît et toujours avec le sourire.
Et au niveau des chansons me direz-vous, comment c'était ? « C'était très bien ! . Par contre vous, on ne vous entend pas, nous reprenons au numéro 17 ! » les afficionados de Louis De Funès auront resitué ce dialogue dans son contexte, j'en suis convaincu. Drôle d'expression : un con, vingt culs ! C'est un peu trivial mais ça tend à prouver qu'il y aurait plus d'hommes que de femmes sur terre. Bon, si t'as pas compris… continue, çà ne te manquera pas.
Beaucoup de nouveautés, surtout au niveau de Claire qui se pose comme la multi-instrumentiste de charme du band. Superbe Tee-Shirt de Def Leppard piqué au frangin, Hooo !
Un nouvel arrangement pour « L'autre et son regard » et le morceau gagne en assurance et en assise « Chiens et Loups » déchaîne les tentatives de hurlements imitant l'appel du canis lupus au sein du public, pour faire bonne mesure, je serai le seul à pousser un gros aboiement à la fin de la chanson. « L'écho de ta voix » et un très beau texte une fois de plus « Où est ma maison » est dédié à tous ces gens qu'on déracine. Skye mène la barque, comme d'hab, elle alterne avec la même aisance humour et ton plus grave, donnant aux concerts de Sirius Plan ce rythme que nous connaissons tous et toutes. Un nouvel opus en anglais avec « Suprised » puis, enfin, ce que tout le monde attendait, un « Move your Ass song » un riff saturé, le frère jumeau du célèbre « American Woman » des Guess Who. Encore un ou deux du même acabit et ce sera parfait les filles. On termine par « Les voiles », une invitation au voyage. Il y aura tout au long de cette soirée de grands moments de complicité avec un public qui va rester présent pour les trois sets et sera récompensé par les deux fabuleux titres que sont «Old Man » et « La Complainte de la Butte » quasi obligatoire vu la proximité de la dite butte. Je me retrouve préposé au merchandising pour changer une fois de statut.
On se quittera finalement vers deux heures du matin, il faut bien fermer l'établissement, et on attend avec impatience de les revoir sur scène. Le nouvel EP sera enregistré à Marseille cet été et puis les dates de tournée vont s'enchaîner. Souhaitons leur beaucoup de succès et surtout de revenir nous voir bientôt. Merci encore pour ces moments de bonheur et grosses bises les filles : Gaëlle « My Sister » , Skye « The Joking one » et Claire « The Female Remi Bricka ».

Merde « Le Moulin Rouge » est fermé ! Bon, on va se coucher alors.

Mitch « ZoSo » Duterck

SIRIUS PLAN – Cantine de la Cigale, Paris le 1 février 2017
SIRIUS PLAN – Cantine de la Cigale, Paris le 1 février 2017
SIRIUS PLAN – Cantine de la Cigale, Paris le 1 février 2017
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 09:06
Epica - Powerwolf - Beyond the Black à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 1 février 2017

Epica - Powerwolf - Beyond the Black à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 1 février 2017

 

Le billet de JPROCK :

Soirée metal exceptionnelle à l’AB avec à l’affiche BEYOND THE BLACK, POWERWOLF et EPICA.
Et bien entendu l’évènement est sold out depuis des lustres.
C’est Beyond The Black qui ouvre les hostilités devant un parterre encore peu garni et leur metal symphonique semble plaire au public présent.
Même si sur le premier titre la voix de Jennifer Haben semble parfois inconstante , les choses s‘arrangent vite et le band allemand s’en tire au final avec tous les honneurs. Hormis Jennifer présente depuis 2014 le groupe possède un nouveau line-up depuis 2016 et semble avoir trouvé sa vitesse de croisière.
On leur souhaite le meilleur pour les années à venir.
Place ensuite à ceux qu’une grosse tranche du public attend impatiemment : POWERWOLF !
Sur scène le groupe teuton n’a plus grand chose à démontrer pour convaincre qu’il est passé maître dans l’art d’occuper une scène et de faire le show.
Entre la présence indéniable d’ Attila Dorn en frontman aguerri et le talent des musiciens qui le composent notamment les guitaristes Charles et Matthew Greywolf on s’époumone à reprendre en choeur les titres accrocheurs d’un combo qui sait indiscutablement écrire des hymnes intemporels. De "Sanctus Dominus" en passant par " Lupus Dei " et " Blessed and Possessed" pour n’en citer que quelques uns Powerwolf est une machine à hits dont l’image et le look finement étudiés ajoutent un plus indéniable à leur immense talent.
Et comme d’habitude leur prestation se termine par une immense ovation.
Pari gagné pour les Allemands qu'on se plaira à revoir lors de leur prochain passage chez nous.

Le temps d’un petite pause technique, et voici sur scène l’arrivée d’EPICA.
Les enfants de Reuver dans le Limbourg néerlandais sont à mon humble avis un des meilleurs band du genre.
Je n’ai jamais été réellement passionné par les groupes metal symphonique au sein desquels oeuvre une chanteuse, j’aime bien Nightwish mais sans plus, je n’accroche pas du tout à Within Temptation et seuls Lacuna Coil et Epica parviennent à me faire apprécier un genre où les bands se bousculent au portillon et dans lequel il faut indubitablement séparer le bon grain de l’ivraie.
Bref, j’étais donc dans l’expectative de découvrir enfin le band dans un full show puisque jusqu’ici je n’avais pu l’applaudir qu’en festival.
Et le résultat fut concluant.
EPICA sur scène a acquis une aisance qui lui permet de délivrer de bout en bout un show varié et efficace doublé d’une habilité diabolique à recréer live des titres d’une complexité évidente. Vocalement, Simone Simons n’a plus rien à apprendre et sa beauté naturelle et son charme font le reste.
Quand aux autres musiciens drivés par un Mark Jansen en grande forme ils déroulent leur talent tout au long d’un set qui pioche dans la carrière du groupe et au sein du dernier album " The Holographic Principle" et nous fait découvrir quelques nouvelles pépites comme l’excellent " Beyond The Matrix" durant lequel Simone invite la foule à sauter et qui deviendra bien vite un classique .
En nonante minutes environ EPICA a clôturé de bien belle manière une soirée qui fut en tous points une jolie réussite.
Des affiches comme celles là à l’AB on en redemande !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER

Epica - Powerwolf - Beyond the Black à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 1 février 2017
Epica - Powerwolf - Beyond the Black à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 1 février 2017
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Epica - Powerwolf - Beyond the Black à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 1 février 2017
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 16:23
Sisters In Crime au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017

Sisters In Crime au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017

 

25' après le passage de CoryFeye, le Studio Un accueille le projet Sisters In Crime!

Non, il ne s'agit pas de l'organisation visant à la promotion de  women crime writers, mais d'un trio constitué de  deux fausses soeurs, deux vraies pestes, deux chanteuses-lyriques s' étant associées à un pianiste gaumais, oui, ça existe, tâtant aussi bien du jazz que du Chopin, un certain Johan Dupont, avec lequel on t'assure il y aura de la joie!

Les Sisters sont la mezzo-soprano  Sarah Laulan et la soprano Julie Mossay.

 

Le spectacle est déjà passé par le Palais des Beaux-Arts de Charleroi et par La Samaritaine, deux endroits où il a fait un tabac.

Les nanas et le broyeur d'ivoire ont décidé de nous plonger dans les années 50 au Sud de Manhattan, il et  elles ont débarqué comme d'autres immigrants, c'était avant le décret de Donald, du côté d'Ellis Island, car les filles ont un rêve, voir leur nom scintiller sur les placards lumineux à Broadway.

Ne t'attends pas à une cantate sacrée ou à un oratorio, ni à une tragédie lyrique, il sera question de cabaret!

 

Un chapeau sort de coulisses pour prendre place derrière le piano, sans prononcer une parole il nous amorce un jazz alerte, soudain, deux voix émanent des tranchées, Sarah et Julie, fringuées Marlene Dietrich époque Années Folles, ont entamé la rengaine qui donne son nom au spectacle, ' Sisters in crime' ... they're just a little sexy... you bet, elles sont terribles.

Arrivées face aux spectateurs, elles font mine de les dénombrer, elles en ont choisi un dans le tas et s'en moquent gentiment, Julie sort un flacon d'une des poches de sa veste, ça ne doit pas être de la grenadine, je m'en tape une gorge et  une autre.  Attention danger, Sarah s'avance vers toi, pas de panique, elle te tend un chokotoff, périmé, d'après le grincheux assis au second rang.

Le ton est donné, le public va s'amuser pendant trente minutes.

Elles viennent d'entamer une séquence de body language délirante avant de passer à un numéro lyrico-burlesque infaillible basé sur 'I feel pretty' tiré de West Side Story.

Le public n'est pas encore revenu de sa surprise que les polissonnes attaquent une séquence tendresse, Julie entame ' Papa can you hear me', une rengaine larmoyante signée Michel Legrand.

Merde, Julie, ça ne va pas la tête, tu viens de plomber l'ambiance!

' We are women' aux effets de voix acrobatiques aura tôt fait de réinstaller la bonne humeur.

Le doute s'installe, Kurt Weill,  'I am a stranger here myself' , aussi fort que la version de Ute Lemper.

Sarah s'affale dans un sofa, rouge, sa copine embraye sur le standard  ' The man I love' des frères Gershwin.

Superbe accompagnement au piano et tonnes d'applaudissements.

La version bilingue ' Mon homme/my man', Mistinguett versus Ruth Etting ,  fait des étincelles, elle engendre une dispute entre les deux mégères pas apprivoisées, anything you do, espèce de dinde, I do it better , ' Anything you can do' d' Irving Berlin tourne en pugilat vocal énergique et termine ce set à la fois drôle, piquant  et pétulant.

Du grand art!

 

 

 

Sisters In Crime au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
Sisters In Crime au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
Sisters In Crime au Propulse ( Pro) - Flagey- Ixelles - le 30 janvier 2017
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