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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 12:30
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017

Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole le Petit Théâtre, Frameries (Bel) – 2017.03.11

 

Jo Burt : guitars, keyboards, vocals

Setlist :

01.Angel Hurricane.

02.Paranoid.

03.King of Fools.

04.Free.

05.Take Me To Heaven.

Ça y est, nous y voilà enfin ! Nous attendions ce concert événement depuis des mois. À l’initiative de Gallows Pole, c’est à une soirée placée sous le signe évident du grand dirigeable à laquelle nous allons participer corps et âme. Tout est bien en place et les nombreux bénévoles sont tout sourire pour nous accueillir dans le Petit Théâtre qui affiche archi-complet avec quelque 500 places qui se sont vendues à la vitesse éclair de sandwiches au jambon en cas de disette. Mon ami Jean-Marie et moi quittons Mons vers 18.00 et à 18.30, nous entrons dans ce qui sera la Mecque du Rock en Hainaut pour quelques heures en cette soirée toute printanière.

C’est Jo Burt qui ouvre les festivités, âgé de 60 ans, le sympathique bassiste de Deborah Bonham a une carte de visite qui ferait baver d’envie n’importe quel musicien, rendez-vous compte, l’homme a joué dans Black Sabbath pour la tournée « The Eternal Idol » mais aussi sur l’album « MR. Bad Guy » de Freddie Mercury, oui, celui de Queen, pourquoi ? Il y en a un autre ? Sans oublier The Troggs, Bob Geldof, Virginia Wolf avec Jason Bonham, le fils de John, ou encore le Tom Robinson Band, excusez du peu ! Pendant une demie-heure, le très souriant multi-instrumentiste va nous faire découvrir une autre facette de son talent puisqu’il va nous interpréter des titres de ses deux albums solo dont « Indestructible », paru en 2013, est le plus connu. Il passe avec autant de bonheur de la guitare acoustique au piano. Sa voix est douce, très mélodieuse et notre Jo va en surprendre plus d’un avec une reprise acoustique du monumental « Paranoid » de Black Sabbath complètement désacralisé pour en faire une version de toute beauté que je vous conseille vivement d’écouter. Une première avec le très beau « King of Fools » que Jo nous interprète au Piano, bravo encore une fois. Trente minutes, ça passe très vite quand on est en bonne compagnie, qui plus est quand le musicien fait l’effort de s’adresser au public en français. Rideau ! Coca bien froid et, hop, c’est parti voici le : Deborah Bonham Band.

Line Up :

Deborah Bonham : Vocals and Acoustic Guitar

Peter Bullick : Guitars, Mandolin and Backing Vocals.

Jo Burt : Bass Guitar, Mandolin and Backing Vocals.

Gérard Lewis : Keyboards and Backing Vocals

Richard Newman : Drums

Setlist :

01.Shit Happens.

02.What We’ve Got.

03.I Need Love.

04.Feel So Alive.

05.Painbirds.

06.Take Me Down.

07.Fly.

08.What It Feels.

09.Grace.

10.Jack Past Eight.

11.Pretty Things.

12.Heaven.

13.No Angel.

14.Rock And Roll.

La revoilà chez nous, en Belgique qui devient petit à petit sa seconde terre d’accueil, au même titre que la France. Debbie Bonham est de retour. Pour ceux qui l’ignorent, la sœur de John Henri « Bonzo » Bonham de Led Zeppelin a une carrière solo déjà bien remplie. C’est avec une grande joie qu’elle a répondu à l’invitation de Gallows Pole pour faire de cette soirée un événement aussi inoubliable que le 20ème anniversaire que le groupe Montois avait fêté dignement en ces lieux mêmes en 2014.

Lorsque nous nous étions vus, fin janvier, à Henin-Beaumont, Debbie sortait de trois mois de silence forcé à la suite d’une infection aux cordes vocales, elle avait d’ailleurs évité l’opération de très peu. À l’époque, elle m’avait confié son inquiétude de ne plus jamais pouvoir atteindre les notes les plus hautes de ses chansons car elle éprouvait d’énormes difficultés à pousser sa voix. Le concert de ce samedi nous a pleinement rassurés, the Voice is back ! Et de fort belle manière. Si on peut encore déceler un léger voile ci et là, ce ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Et la guérison tombe à point nommé étant donné que Debbie et son band vont entamer la tournée anniversaire de maître Paul Rodgers, le légendaire frontman de Free, Bad Company et de Queen.

Notre blonde Britannique est en forme et après une bonne sieste en début de soirée, c’est toute rayonnante qu’elle fait son apparition sur scène. Toujours ce souci d’être proche du public en nous parlant en français, d’ailleurs le « Flemish je ne parle pas, non non » nous confie-t-elle sous les rires du public très vite acquis à sa cause. Le répertoire est classique et c’est dans les longues pièces maîtresses que notre Debbie révèle toute l’étendue de son talent. «Painbird », « Heaven » et « No Angel » sont pour moi les pièces maîtresses de la soirée. C’est toujours un plaisir de revoir des amis tels que ce sympathique groupe. Rendez-vous est pris pour se voir à Londres pour une petite virée entre amis en juillet.

On change rapidement le matériel qui doit l’être et ce sont les locaux de Gallows Pole qui vont mettre le feu pendant près de deux heures pour terminer la soirée comme une cerise sur le gâteau, le sel sur les frites, le baiser avec moustache ou encore Milan mais avec Remo cette fois.

Line Up :

Thierry Lebon : guitars, Mandolin, backing vocals

Franco Cravotta : guitars ans Mandolin

Jacques Estievenart : vocals and harmonica

Emmanuel Gualano : Keyboards

Vincent Nicotra : Drums

Mario Maffeo: bass guitar

Setlist :

01.No Quarter.

02.Ramble On.

03.Heartbreaker.

04.Misty Mountain Hop.

05.Good Times, Bad Times.

06.Gallows Pole.

07.Since I’ve Been Loving You.

08.That’s The Way.

09.Going To California.

10. The Battle Of Evermore.

11.Immigrant Song.

12.All My Love.

13.Black Dog.

14. Whole lotta Love.

15.Stairway To Heaven.

16.Kashmir.

Qu’est ce que je pourrais encore vous dire de Gallows Pole en toute impartialité depuis vingt ans que je les suis régulièrement ?Qu’ils sont bourrés de talent ? Forcément, tu ne peux pas t’attaquer à Led Zeppelin si tu ne sais pas jouer parfaitement de ton instrument. Qu’ils ont compris l’esprit du Dirigeable ? Oui, il faut insister sur ce point précis, Led Zeppelin n’était pas un clone de lui-même qui se recopiait, se déclinait et se parodiait soir après soir devant des foules en délire, non, c’était avant tout un groupe qui jouait avec son âme et ses tripes et cela influait sur les prestations du band, à chaque fois différentes. Gallows Pole joue dans le même état d’esprit, menés de main de maître par leur guitariste soliste et chef d’orchestre Franco Cravotta qui, derrière son petit sourire décontracté, cache une rigueur et une implication personnelle de chaque instant. Un engagement qu’il réclame également à ses troupes. Il a fallu des années pour que ce groupe belge soit enfin reconnu et pourtant il y a encore des gens qui font la sourde oreille préférant privilégier la prestation de clones physiques au détriment du vrai talent et c’est bien dommage car Gallows Pole mérite les plus belles scènes, les endroits les plus réputés pour s’y produire. Alors de ce concert, je ne parlerai que de deux chansons. La première c’est « The Battle of Evermore » pour laquelle Debbie Bonham rejoint le groupe sur scène pour endosser le rôle de Sandy Denny, la défunte chanteuse de Fairport Convention qui apparaît sur la v.o. du quatrième album de Led Zeppelin. Avec un Jacques Estievenart, au sommet de son art, dans le rôle ô combien difficile de Robert Plant, le duo va sublimer la chanson portée par des musiciens en état de grâce qui vont faire de ce moment un instant éternel pour lequel le déplacement à Frameries valait la peine. Nous avons touché au sublime. Merci Messieurs. Le second morceau que je voudrais mettre en avant c’est le très controversé « All My Love » extrait du dernier album de Led Zeppelin, un album qui fait polémique car il est porté à bout de bras par un John Paul Jones pratiquement seul pour assurer le boulot alors que Jimmy Page et John Bonham semblent s’en désintéresser complètement. Mais cette chanson me touche, elle est Belle parce que c’est l'au revoir d’un père à son fils décédé, pas un adieu non, simplement un au revoir, comme une sorte de paix qui s’installerait dans l’âme de Robert. Malgré tout ce qui entoure cet album, le public de ce soir va pratiquement en faire son morceau favori en le reprenant acapela pendant de longues minutes. Que dire encore ? Oui, juste un petit bémol personnel, mais si les gens qui viennent aux concerts pouvaient fermer leurs grandes G****** en signe de respect quand les musiciens jouent, qu’est ce que ce serait bien, pour raconter vos conneries, le bar c’est dans le fond, alors restez-y svp. Il y aurait dû y avoir le fameux « Bron-Yr-Aur Stomp » qui est malheureusement passé à la trappe mais cela ne ternit en aucun cas la qualité de la prestation de Gallows Pole, ni des groupes qui ont fait de cette soirée un instant magique.

Mitch « ZoSo » Duterck

Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
Jo Burt , Deborah Bonham Band, Gallows Pole – le Petit Théâtre, Frameries, le 11 mars 2017
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Published by Mitch Zoso Duterck - dans Concerts
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 21:39
The VON DEAD / The Vectors / Toute nue sous mon PULL au Zik- Zak- Ittre, le 10 mars 2017

The VON DEAD / The Vectors / Toute nue sous mon PULL au Zik- Zak- Ittre, le 10 mars 2017

 

Une co-organisation Zik-Zak/ Symptomatic Agency

 

Toute nue sous mon PULL

Qui se cache sous ce libellé énigmatique?

Sharon Stone, Monica Belluci, Laurette Onkelinx?

A 20:10, on a vu se pointer un duo, sans pulls, comme promis sans bustier, avec une belle casquette pour un des protagonistes portant binocles , et une guitare pour chacun d'eux.

Des noms?

Le voile mystérieux ne s'est pas levé, pas de site, pas de facebook, pas de YouTube, pas de bandcamp...certains affirment avoir reconnu Antoine Canon, autrefois guitariste au sein des Black Bourgeoises de Jane Doe.

Peu étonnant, la batterie de Von Dead = Nicolas Scamardi, qui s'agite derrière les peaux dans le même combo. Julie ( Jane) , sa marmaille et une choriste de mademoiselle Jane se promenaient également dans la salle.

Et l'autre?

Ric Hochet enquête, il est black et possède une voix à la Ed Sheeran.

Et musicalement?

Deux premiers morceaux qui laissaient prévoir un concert chatoyant, deux guitares pour un jazzy dream pop ensoleillé et de délicates harmonies et un phrasé mélodieux, même si l'anglais semblait approximatif, pour le second.

Dès le troisième titre les choses prennent une teinte différente avec l'apparition de samples, on passe à du r'n'b lisse ou hip hop nonchalant.

Agréable, pas essentiel, de la lounge inoffensive.

Remarque: personne n'avait rien entendu mais nous avions omis de supprimer les guitares sur les bandes, con, hein!

La preuve qu'il y a encore du boulot, petit!

C'est fini, annonce l'homme à la voix d'ange, mais, non, il en reste une, répond Tonio, il la joue en solitaire.

On aurait pu s'en passer, cet indie folk hésitant n'était pas du tout au point!

 

The Von Dead.

Le groupe vient de sortir un premier EP, 'Dog Souls Fight', mais il s'agit bien de têtes connues, Elliott Charlier ( chant) et Nicolas Scamardi ( drums) faisaient partie du défunt Von Durden, dont le guitariste Kevin Dochain, désormais détective, déambulait dans le club.

A la guitare, l'habile Ludwig Pinchart ( The Banging Souls) qui sera rapidement trahi par son jeu d'effect pedals/ à la basse Max Tedaldi (Mums and Clowns), la casquette cache-oreilles ce n'est pas pour occulter une calvitie naissante, je crains les oreillons, et enfin, l'élément ayant le plus impressionné les vecteurs wallons, aux claviers: Leila Alev ( The SMock).

Von Durden c'était du rock sans concession, de l'énergie, des torses nus et un brin d'arrogance.

Après la première salve ' Fuckin' tiger' tu constates que si l'élément rock est loin de s'être estompé, il a viré crossover à certains moments, les claviers de Leila ajoute un attrayant élément new wave aux compositions.

' Blackstar miracle' n'est pas repris sur le EP, ' Call out your name' si.

Avec Scamardi aux drums tu sais que ça va secouer sec, la petite Leila apporte une touche féminine séduisante, ce disco/ noise rock ' Call out your name' a tout pour faire un tube.

C'est notre seconde date depuis la sortie de l'EP, on règle un petit désagrément technique ( il ne sera jamais réglé, le guitariste jouera sans disto) et on aborde ' Sail' de Awolnation.

Irrésistible!

Retour au matériau plus ancien, puisque 'The colour of the shape' date de l'époque Von Durden.

Leur carte de visite, saignante au menu, ' We're Von Dead' est suivie par un second Von Durden, ' In the room' , une basse Flea, une guitare psyché, bienvenue chez les zombies, ils ont raison de maintenir cette pièce robuste au programme.

Le clip de ' Bad Noise' est dédié aux cinéphiles, si ton film préféré est 'Ma nuit chez Maud', tu oublies, tu aimes Sam Peckinpah, ça va te plaire!

' Attraction' ( Von Durden) claque comme un fouet et rocke férocement, ' Lazersnake', avec ce son de synthé reptilien et les envolées surf à la guitare, nous envoient des flashes Lynchéens, puis on a eu du mal à reconnaître la cover de David Bowie' 'Afraid of Americans', tant elle cognait.

Ce concert ayant tenu toutes ses promesses, malgré les incidents techniques, prend fin avec ' Raging Boy'.

 

22:45', l'entremets servi chaud mais dur à digérer: The Vectors.

Originaires de Nivelles et alentours, Franck Ravens : guitar / vocals - Nick Thunder : guitar / vocals - Chuck van T : bass et Typhoon Melnik : drums, ont formé The Vectors en 2015, ils se sont déjà produits un peu partout en Wallonie et à Bruxelles et ont déjà acquis tous les mauvais réflexes des pseudo rockstars: un lexique cucul... ' Comment ça va?'- ' Vous êtes chauds', 'Quittez le bar, approchez- vous, on ne va pas vous manger', ces fadaises n'ont guère contrarié les nombreux fans peuplant le Zik- Zak, toi, elles te mettent en boule.

Et musicalement?

On était assez nombreux à estimer le son fort confus et le produit, si pas ridicule, passablement terne.

Après une intro énergique, un des deux chanteurs présente le groupe: salut, nous sommes les Vecteurs, on fait du rock.

Les vocaux sont alternés pendant le power pop ' In 89'.

' Nuke that bitch' et ' Breaking bad' ( oei, l'accent!) sont du même gabarit.

La rythmique, sobre, tire son épingle du jeu, Frank et Nick se la jouent Starsky et Hutch.

Après un instrumental, ils embrayent sur ' Tonight the Wolves' qui après un démarrage lent vire hard FM sympathique.

' Angel of Fire' sort du lot, ' 'Suffocating' ne va pas t'asphyxier.

Changement de tactique, les guitares au repos, je m'allonge sur le podium, si Camille Claudel est sur place elle peut en faire un marbre, drums et basse balancent une jam allégée.

On ne connaît pas son nom, mais 'Grip on my soul' est dédié à la claviériste de Von Dead.

Ils connaissent Tommy Iommi et Klaus Meine.

Les dragueurs du Brabant Wallon enchaînent sur 'Human Bomb', rien n'a explosé, ils ont salué et ont emballé leur camelote.

On a commandé une dernière chope, salué Annick et les autres déesses en leur promettant de revenir pour la soirée Rock Nation!

 

photos- manugo photography/ concert monkey

 

The VON DEAD / The Vectors / Toute nue sous mon PULL au Zik- Zak- Ittre, le 10 mars 2017
The VON DEAD / The Vectors / Toute nue sous mon PULL au Zik- Zak- Ittre, le 10 mars 2017
The VON DEAD / The Vectors / Toute nue sous mon PULL au Zik- Zak- Ittre, le 10 mars 2017
The VON DEAD / The Vectors / Toute nue sous mon PULL au Zik- Zak- Ittre, le 10 mars 2017
The VON DEAD / The Vectors / Toute nue sous mon PULL au Zik- Zak- Ittre, le 10 mars 2017
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 12:45
Sttellla 60 - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 9 mars 2017

Sttellla 60 - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 9 mars 2017

 

Le billet de JPROCK :

Jean-Luc Fonck nous a servi ce 9 mars à l’AB un « gâteux » d’anniversaire orné de soixante bougies qui ne s’éteignent jamais.
Grosse ambiance et fiesta étaient au menu de la salle bruxelloise.
Récit d’une soirée haute en couleurs, saupoudrée de belgitude.

Pour fêter ses soixante ballets Jean Luc Fonck a choisi l’AB.
Le trublion devenu aujourd’hui légendaire se montre toujours aussi hilarant quand il nous sert ses jeux de mots improbables à vous déboîter les zygomatiques .

Il est 20h30, lorsque Jean Luc (coiffé d’un chapeau en forme de gâteau d’anniversaire) et ses musiciens déboulent sur les planches face à quelques 1.600 spectateurs heureux d’être venus participer à la fiesta, certains affublés de costumes colorés et étonnants.
On est à un concert de Sttellla, tous les délires sont permis !
Lorsque Jean-Luc crée Sttellla en mars 1975 avec Mimi Crofilm présente ce soir dans la salle, il ne se doute pas qu’il sera toujours présent quarante-deux ans plus tard pour jouer ses petites chansons devant un public fidèle prêt à reprendre en choeur les paroles de tous ses titres.

" Comment se fait il que vous connaissez les paroles par coeur, et moi pas ? " plaisante-t-il hilare.

Car il faut bien reconnaître qu’entre Sttellla et son public c’est une histoire d’amour qui se transforme en véritable communion à chaque fois que le groupe se produit sur scène.
Avec Sttellla on vient pour faire la fête, et on ne s’en prive pas !

Epaulé par son vieux complice Christian Martin à la basse et aux claviers et entouré de musiciens fidèles, Jean Luc se transforme deux heures durant en juke-box humain et enchaîne une multitude de titres imparables parmi lesquels on peut citer « Nagasaki ne profite jamais» , « Les Tartines » , « Années 80 » , « Nous ne roucoulons pas « , « Allez allez rouillez jeunesse « , « Comment on faisait avant? « , « On ne l’ sait nin » et bien sûr l’incontournable « Torremolinos » repris en choeur par toute la salle dans une ambiance de folie.
Et même si dans la fosse les pogos endiablés d’il y a vingt ans ne sont plus aussi musclés le coeur y est.
Jean-Luc s'amuse, fait monter quelques admiratrices sur scène, improvise une chorégraphie burlesque, balance des calembours dont il a le secret et le public se régale durant près de 120 minutes.
Bref, cette soirée du 9 mars tient toute ses promesses et à trois fois vingt ans notre héros affiche toujours une forme olympique.
Jean-Luc a toujours 15 ans dans sa tête et ce n’est pas le rollator rempli de canettes de bière qu’il a reçu en cadeau qui l’empêchera de continuer à s’amuser comme un gamin pour de nombreuses années encore.
Alors vas-y Jean Luc, continue à nous amuser et à nous donner la banane et rendez-vous dans quarante ans ici ou ailleurs.
Quoiqu'il arrive on continuera toujours à beurrer les tartines avec toi !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Sttellla 60 - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 9 mars 2017
Sttellla 60 - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 9 mars 2017
Sttellla 60 - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 9 mars 2017
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:22
FantØme au Café Central, Bruxelles, le 8 mars 2017

FantØme au Café Central, Bruxelles, le 8 mars 2017

 

Le billet de JPROCK :

Release Party FANTØME - 08.03.2017. Café Central.

Connaissez vous FANTØME ?
Né des cendres de Reverse Strip en 2011, le combo bruxellois, formé de Sam Hugé ( chant et guitare), Olivier Desenfans ( guitare) , Nikolã Dw ( basse) et Felix Trossat ( batterie), nous présente ce soir son premier album « Victoires et Vanités « au Café Central à quelques pas de l’AB.
Après un premier jet annonciateur sous la forme d’un EP intitulé « Dixit Dominus », voici enfin l’heure du premier opus enregistré dans le désert belge du sud de la Belgique sous la houlette des ingénieurs du son Jeremy Trossat et Victor Fernandez Martinez.
Ce premier effort voit le jour ce 8 mars , distribué par Freaksville Records l’excellent label de Benjamin Schoos.
Mais ce soir les quatre musiciens sont là aussi pour en découdre et rappeler à chacun qu’ils sont un putain de bon groupe live et n’ont pas volé leur victoire au concours tremplin des Francofolies de Spa en 2014.
Dès les premiers riffs c’est une belle énergie qui se dégage d’un quatuor qui au vu de ce qu’ils démontrent ce soir possède un énorme potentiel.
La voix de Sam Hugé, géant filiforme au charisme évident, est d’une efficacité redoutable sur des compos qui n’ont rien à envier à celles d’un Bashung ou d’un Axel Bauer dont le groupe revisite le classique « Cargo de Nuit » sur disque comme sur scène.
Tout ça sent bon l’enthousiasme la sueur et le rock, celui qui s’inspire des Ramones, des Kinks , de Trust ou de Téléphone .
Malgré l’exiguïté des lieux, le band parvient néanmoins à se lâcher et nous déroule un set basé en grosse partie sur son nouvel album. La section rythmique , avec un Felix Trossat
déchaîné aux drums, se pose en charpente solide permettant aux guitares de s’exprimer avec rage sur des brûlots comme « Que Nous Cachent les Glaces » , « Ether » , « Par le Feu » , « Venin », « MDMA » , « Bande à Part « ou l’addictif « Rien ne me Raisonne ».
En tout, un peu plus de soixante minutes de concert et quatorze titres d'un rock brûlant et rageur qui ne vous laisse pas de marbre.
Vous voilà donc prévenus, tendez l’oreille et la bonne et courrez les voir en live, car mon petit doigt me dit que ce Fantôme là n’a pas fini de nous hanter…

http://fantome-be.com/index.php?page=home
https://www.freaksvillerec.com/album/victoire-et-vanit-s

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist:
Par le Feu
MDMA
Quand on se Sublime
Venin
Retiens Moi
Cerné
Que Nous Cachent les Glaces
Fantøme
Empyr
Cargo de Nuit ( éprise Axel Bauer)
Sinistre
Rien Ne Me Raisonne
Encore :
Ether
Bande à Part

FantØme au Café Central, Bruxelles, le 8 mars 2017
FantØme au Café Central, Bruxelles, le 8 mars 2017
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 15:18
Helmet + Local H - Het Depot - Leuven- le 7 mars 2017

Helmet + Local H - Het Depot - Leuven- le 7 mars 2017

 

Pour sa longue tournée européenne, Helmet, groupe vétéran du  altenative metal new-yorkais, qui après un hiatus de six ans a repris la route en 2004, a choisi Local H, des copains, comme support.

 

Si à 20:30' , la salle est quasi vide, il ne faudra pas attendre 10' pour que les piliers de comptoir quittent le Foyer pour assister à la prestation redoutablement virile du duo de l'Illinois: Local H.

Derrière les fûts: Ryan Harding, plus bestial que cordial, à la guitare et rugissements, Scott Lucas!

Déjà huit full cd's sur leur carte de visite, cette tournée les voit pour la première fouler notre terreau fertile .

Après une intro noise de chez noise, tu reprends à volonté, une certitude: les plats vont être servis loud, very loud!

Sans pause, les costauds ont embrayé sur ' Buffalo trace' au chant de chèvre frelaté, l'animal doit avoir senti qu'on le conduisait à l'abattoir, ça craint.

La potion flaire le doom/stoner/grunge à plein nez, les mecs sont féroces et efficaces.

' Cty of knives' voit le pauvre Scott, victime d'une rage de dents, pousser des cris d'impuissance affreux. Comme un jour ses parents l'ont envoyé à l'école, il a appris à compter, 1,2,3,4,  il envoie la suivante ' The Misanthrope' que tu peux entendre sur l'album 'Hey killer', la voix est typiquement grunge, forcément tu repenses à Nirvana, Pearl Jam ou Alice in Chains.

Tu me diras qu'on est en 2017, pas eux, leur calendrier indique 1992.

Ils poursuivent la lecture du chapelet, ' Bound for the floor' suivi par ' Hands on the Bible' pour lequel ils sont rejoints par trois membres de Helmet, pas le chef, il écluse de la Budweiser allongé sur un divan.

Si le démarrage se révèle assez lent, lorsque les renforts entrent en action, la Bible passe un sale quart-d'heure!

Toujours accompagnés par les casques, Leuven, it's Dave's birthday, une petite chanson, maybe, ils sortent le bazooka et lancent la roquette suivante.

Puis vient  ' That's what they all say', en formule duo, mais toujours aussi incandescent.

Local H n'est manifestement pas un combo de seconde zone, c'est du sérieux.

Comme tout groupe touchant de près ou de loin au doom, tu sens l'influence du Black Sabbath.

Au  ' Fritz corner' on ne sert pas de French fries sauce andalouse, mais du grunge/punk saupoudré de piment habanero, que les Mexicains auront dur à faire passer aux States désormais, papa Trump a appelé  les maçons.

 Non, pas les francs-maçons!

Ce set dément de  40' prend fin avec 'High-Fiving MF'.

On te signale que MF n'a rien à voir avec les tracteurs agricoles Massey Ferguson, on a entendu Scott beugler à répétition motherfucker!

En JP?

Niet slecht!

 

21:40: Helmet!

Dernière mouture du band:  Page Hamilton : Vocals / Guitar, Dan Beeman : Guitar, Kyle Stevenson : Drums et Dave happy birthday  Case: Bass.

Dernier méfait: 'Dead to the world' ( 2016).

Seul membre d'origine: Page Hamilton, de 1989 à aujourd'hui, ses caractéristiques: de très méchante humeur et quelque peu dédaigneux.

Genre: les précurseurs du nu-metal: Tool, Pantera, Korn, Deftones, Papa Roach etc.... tous ont été influencés par Helmet!

Pour déboucher le flacon, " On Your Way Down", un extrait de 'Monochrome' de 2006, un chant nasal déclamatoire sur un mid-pace background fait de riffs massifs.

Pour la broderie, tu changes d'atelier.

Oui, JP?

T'as vu, Kyle arbore un T-shirt portant l'inscription ' Make America great again', vais pas lui montrer le mien à l'effigie de Rihanna!

Pendant notre conciliabule, ils ont balancé ' Life or death' suivi par le sympathique 'See you dead'.

Un comique, ce Page Hamilton!

' Ironhead' , ' Bad news' se succèdent, ces bricoles sont du genre à t'écraser le cerveau et à te laisser amorphe.

Vont-ils relâcher l'étreinte?

On aimerait répondre par l'affirmative, il est question de butterflies, Page s'est calmé.

Grave erreur, pan, une explosion, finalement le morceau a été baptisé 'Enemies'.

Sur leur dernier crime, voici  ' Drunk in the afternoon', qui a beaucoup plus aux buveurs de Stella et 'I love my guru' qui a botté les loups.

Après la présentation des complices, il nous signale qu'ils seront au Kreun le 8 et au Graspop en été.

Page vient glisser un mot au batteur, qui appelle la basse qui, à son tour, vient souffler un truc au méchant petit guitariste: changement de setlist, ils lâchent 'Exactly what you wanted'.

Puis vient ' Red scare' au message clair...  We want, we take, we need, don’t keep us waiting...

Les amateurs de riffs en béton applaudissent à 'In person' et à la version slow de 'Life or death', ils  terminent le set ' normal' par la tuerie 'Wilma's rainbow' puis ils se tirent, le chef  laissant sa guitare envoyer un larsen terrifiant pour bien nous montrer qu'ils vont revenir.

 

Louvain, anesthésié, est trop stoned pour crier et réclamer le retour de Helmet.

Après quelques minutes, les New-Yorkais repointent le bout du nez, il n'y a plus de playlist, ils enverront sept bis, Page nous faisant admirer un intéressant  jeu jazzy lors de la première salve.

Parmi les titres joués on a reconnu ' Unsung' , ' I know', 'Milquetoast' ou 'In the meantime'...

A noter: la manière dont il s'est foutu de nous en vantant la Budweiser au détriment de nos fiertés nationales, jusque là on rit, c'est de l'humour second degré, d'ailleurs il ajoute ...do you have to go to school tomorrow...alors que le type le plus jeune dans l'assistance affichait 42 piges.

Là où il a piqué une sérieuse  crise c'est lorsqu'un joyeux s'est mis à le narguer, il lui a intimidé l'ordre de quitter la salle sans rire,...get the fuck out of here...  le bonhomme, la queue entre les jambes,  a obtempéré.

Après, l'irascible a continué à insulter le  voisinage en alternant jurons et plages robustes.

A la fin du show, comme pour excuser les incartades du patron, le batteur est venu serrer 39 mains.

 

Tournons la page, monsieur Hamilton!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Helmet + Local H - Het Depot - Leuven- le 7 mars 2017
Helmet + Local H - Het Depot - Leuven- le 7 mars 2017
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 15:28
Amy Macdonald + Newton Faulkner à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 6 mars 2017

Amy Macdonald + Newton Faulkner à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 6 mars 2017

 

Une organisation: Live Nation!

Dans l'après-midi: Some last minute tickets for tonight's concert are on sale again! No time to waste...

Le soir, peu avant 19:00; une file immense sur le boulevard Anspach, comme d'habitude, JP et ses objectifs sont tout devant, toi, tu te retrouves face au Bonnefooi.

 

 

 Newton Faulkner débute à 19:45'

Newton ne gravite pas, Faulkner n'écrit pas, Newton est roux, Faulkner adopte le chignon pour nouer ses dreadlocks.

Newton possède plusieurs guitares et une loop-station, un pied martèle un kick-drum,  Faulkner chante.

Newton est originaire du Surrey comme Faulkner.

Si tu consultes les notes le concernant tu apprends qu'il existe cinq albums, le rouquin nous confiera qu'un sixième est en gestation.

Genre?

De l'indie folk aimable, mais pas criant d'originalité.

Bonjour, ça va, in French, suivi par ' Where to start'.

C'est pas une question, le morceau a été baptisé ainsi.

Voix claire, jeu de guitare ciselé, pas mal!

' I need something' , encore mieux, du pop-folk bienveillant et humble, ...I don't believe in myself... ton voisin, un émule de Sigismond: je reçois tous les soirs de cinq à sept, 50€ pour une 30'!

Il se gargarise, comme Yuri!

 Voulez-vous chanter avec moi?

Non, c'est pas Labelle, le singalong brumeux se nomme ' Clouds' .

Il enchaîne sur la ballade 'Dream catch me' changeant de rythme au second chapitre, l'AB bat des mains.

Pouvez-vous m'accompagner pour ' Gone'?

Why not, répond Simon!

Un bourdonnement atroce se fait entendre, il interrompt son discours, désolé j'ai appuyé sur une mauvaise pédale.

Il reprend, même cinéma, well, I have to sing another song, ' Gone' is gone!

Il attaque le rythmé 'Passing planes' avant d'annoncer une toute nouvelle composition pour laquelle il s'aide d'une guitare électrique, 'Hit the ground'.

Bien, gars!

C'est la merde, un voisin qui tape à contretemps et à mauvais escient, à l'hospice, les vieux!

Sur scène, le folksinger a amorcé ' Against the grain' qui n'est pas un trip hop signé UNKLE.

La dernière, une version cabaret de 'Bohemian Rhapsody' a déclenché l'enthousiasme.

Newton Faulkner vient de sauver la mise!

 

21:00 Amy Macdonald.

Directives pour les photographes accrédités: vous pouvez prendre des clichés pendant 90 secondes pendant les trois premiers titres.

Ils ont ri!

Le band: un bassiste exubérant et doué ( Jimmy Sims) , le mec a tourné avec Bryan Ferry/ aux drums, sans doute  Matt Racher/ probablement, Thom Kirkpatrick  comme homme à tout faire ( keys, guitar, ukulele, mandolin)/ Sam Lewis  ( guitar) et Shannon Harris ( Lily Allen, Rod Stewart...)  aux claviers et free-reed aerophone.

Le dernier album de l'Ecossaise se nomme 'Under Stars', c'est par le titletrack qu'elle entame le show.

Typiquement Macdonald, cet hymne efficace !

Elle enchaîne sur ' Don't tell me that it's over' de 2010, d'emblée tu constates qu'en sept ans pas grand chose n'a changé, sa voix reste un atout, son folk rock énergique, rappelant Texas, t'amène à battre des mains et à secouer la tête sans trop réfléchir.

L'orgue entame ' Spark' tandis que la  gentille Amy,  à l' accent écossais inimitable, salue Bruxelles, après 90'' d'étincelles, les  chasseurs d'images peuvent faire leurs valises et retourner chez eux.

Il y a 15 ans, j'ai rédigé ' Youth of today', avec le recul je constate que le morceau ne reflète plus mon état d'esprit, I am old now!

D'accord, 29 ans, c'est old!

Second crowdpleaser: 'Mr Rock'n'Roll', Bruxelles savoure, ton voisin bat des mains hors de propos, au lit, les seniors!

You are a very smiling audience, buy my album, please, it is verrrry, verrry good, voici le premier single ' Dream on' .

Avant d'entamer le singalong ' Slow it down', une voix mâle s'élève ' Julian, marry me', ce qui déclenche l'hilarité sur scène et dans le public.

Amy: Julian are you going to marry that guy?

J'attends mon anniversaire!

' The 4th of July' prévu comme hymne à la gloire des States est devenu une ballade, only God and Trump know why.

Amy n'est pas comparable aux Monty Python, mais son sens de l'humour est aiguisé.

This one is called ' Pride', il a fallu questionner ta voisine pour être certain d'avoir bien compris.

Le show est bien huilé, le band est talentueux, la fille sympa, son chant impeccable, malgré tout un sentiment de monotonie te gagne, pas de surprises, pas de coups d'éclat!

Les fans s'en balancent et se montrent satisfaits.

D'ailleurs une madame  la prie de chanter ' Flower of Scotland', gentiment, Amy se prête à la requête avant de revenir au programme avec ' Listen to the music' , une chouette cover des Doobie Brothers.

Toujours en mode upbeat, elle enchaîne sur 'Poison Prince' avant de se confier à nous et de relater son horreur de se retrouver pôle d'attraction, devoir tourner des clips la rend malade, toutes les autres joyeusetés inhérentes au statut de pop star ne l'amusent guère.

Ce long discours précède ' Automatic' suivi par le nerveux  'Love Love'.

Si vous achetez 'Under stars' en version de luxe, vous entendrez deux moutures de 'The rise and fall', une acoustique et une plus musclée.

Place aux tubes, 'Run' et l'imparable ' This is the life', un des titres l'ayant conduit vers une renommée internationale.

Elle le fait suivre par un moment de tendresse, 'Never too late' est proposé en duo piano/voix.

Le set se dénoue avec 'Life in a beautiful light'.

 

Bis.

Elle revient seule, I have no kick-drum like Newton, just a guitar, this is 'Prepare to fall', interprété avec les tripes.

Le  band rapplique mais il est 22:30', heure fatidique, le curfew, Amy est déçue, elle avait encore quelques cartouches, elle termine pourtant en force par ' Let's start a band'.

 

Stefaan, lyrique:  Deze Schotse nachtegaal wist met haar geweldige stem  en aanstekelijke glimlach de AB vollédig in te pakken.

 

Amy réagit: Brussels you were amazing! Thank you! Sorry we didn't get to play the full set - we were informed of a curfew during 'prepare to fall'!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

Amy Macdonald + Newton Faulkner à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 6 mars 2017
Amy Macdonald + Newton Faulkner à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 6 mars 2017
Amy Macdonald + Newton Faulkner à l'Ancienne Belgique- Bruxelles, le 6 mars 2017
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 11:43
Blonde Redhead - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 6 mars 2017

Blonde Redhead - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 6 mars 2017

 

Peu avant le concert bruxellois:

French dates behind us and would like to thank you for your passion and support. my eternal devotion to you. the way you spoil me with god's nectar, champagne left me with chronic hangovers. Thank you.

 

C'est rien les petits gars, essayez la Duvel!

 

Kazu Makino, Amedeo Pace et Simone Pace ont sorti Masculin Féminin a scrapbook made from early records en 2016.

 

La setlist de Lille donnait ceci:

 

Falling Man

Bipolar

Elephant Woman

Mind to Be Had

No More Honey

Where Your Mind Wants To Go

Anticipation

Three o' clock

Dr. Strangeluv

Dripping

Spring and by Summer Fall

 

Encore:

Give Give

Pink Love

23

 

Florian a vu et entendu ceci:

 

Si on accepte le fait qu'ils ne jouent plus des morceaux de leur discographie la plus noisy (ou presque, ah ce "Bipolar" quand même) ), Blonde Redhead a toutefois assuré un concert bien classe à l'Orangerie hier soir (même si un peu trop sage). Alors oui, j'aurais adoré voir ce trio il y a 15-20 ans, à l'époque des albums sortis sur "Smells Like Records" et "Touch and Go Records", à mon avis, un concert sous cette mouture devait tout simplement être exceptionnel. Mais leurs tournées sont désormais assez rares pour rater le passage de ce grand groupe, auteur de pas moins de 5 classiques absolus et de 2 autres très bons albums.

A celles et ceux capables d'accepter ceci, on vous conseille vivement d'aller les voir!

Blonde Redhead - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 6 mars 2017
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 13:26
Jenifer - Mia Lena au Cirque Royal - Bruxelles, le 5 mars 2017

Jenifer - Mia Lena au Cirque Royal - Bruxelles, le 5 mars 2017

 

Organisation: Live Nation!

 

Jenifer Bartoli a attendu trois ans après l'album ' Ma déclaration' ( des reprises de France Gall) pour sortir, fin 2016, ' Paradis secret' .

Depuis février 2017, la ( très) séduisante chanteuse et actrice tourne pour promouvoir ce septième album studio, ce dimanche elle le présente au public belge, qui lui voue une admiration sans bornes, dans un Cirque Royal bien garni d'inconditionnels et de quelques fourvoyés.

 

L'avant-programme est confié à la toute jeune et tout aussi agréable à regarder Mia Lena.

Un seul commentaire après la belle prestation de la blonde jeune fille résume l'avis général, dis - nous, Isabelle:

"19 ans et plein de talent. Superbe découverte ce soir ... Bonne continuation belle demoiselle ".

Une voix chaude, juste, une présence scénique déjà confirmée et des textes pas idiots, Mia va casser la baraque, c'est sûr, des personnes moins douées l'ont fait, une certaine Alice par exemple, pourquoi pas mademoiselle Lena?

20:00: Bonsoir, vous allez bien?

Une voisine: c'est qui, celle- là?

Après le show la même personne: elle était bien cette fille!

Mia pourtant démarre avec un souci, aucun son ne sort du piano, problème technique vite réglé, elle lance le programming, tapote les touches et entame le single ' I don't need you', des images d'Adele, Amy, Rihanna viennent hanter les esprits.

C'est du sérieux sur scène!

Dès le second morceau, ' Pick me up' tout le Cirque bat des mains, le gladiateur a réussi son pari!

La ballade suivante confirme le lustre de sa voix... I'm just dancing on my own... chante-t-elle, comme tu danses comme un pied, tu l'as laissée faire, elle a embrayé sur quelques réflexions existentielles avant de proposer ' Bring me down', traitant du mal-être.

' Back to you' est dédié à Benoît, son manager, elle décide de terminer le set par une reprise lumineuse, 'Ils s'aiment' de Daniel Lavoie.

Bravo, Miss!

Mia Lena sera au BSF, aux Francofolies de Spa et au Bel'Zik ( fin mars).

 

Jenifer.

 

21:00, extinction des feux, clameur immense, la Colonne du Congrès, à quelques centaines de mètres de la salle, vacille, demain elle concurrence la Tour de Pise, le Cirque se lève comme un seul homme, les spectateurs du fond affluent vers l'avant, JP, le photographe, est bousculé, tu ne vois plus la scène, tu seras resté assis pendant 18 secondes avant de trouver une place sur la première marche d'un escalier, surveillé par un ex-garde de George Bush, bordel, quel cirque !

Cinq musiciens ont pris place sur le podium, dont Emmanuel Da Silva, à la guitare, qui a écrit plusieurs titres du dernier opus.

Jean Pierre Ensuque officie comme second guitariste, il alterne la lead avec le Portugais, Frédéric Fortuny est aux claviers et congas, Fred Jimenez à la basse et Romain Viallon , de Luke, à la batterie.

Alors, ok, tu peux parler de variété mais avec des musiciens pareils, la variétoche ( valide au scrabble) prend une autre dimension!

Dans une ambiance indescriptible, la jolie madame amorce ' Aujourd'hui' suivi, comme sur le dernier cd, par 'Des idylles'.

La gestuelle de Jen, fringuée d'une longue chemise blanche très masculine et d'un petit short noir, est du genre suggestif.

Un Michel, à tes côtés, susurre pour un flirt avec toi je ferais n'importe quoi, on le comprend!

Chouette wah wah de Manu.

Si Jenifer c'est de la daube, Véronique Sanson, Rita Mitsuka, Etienne Daho, Alain Chamfort, Olivia Ruiz aussi, merde, quoi!

Vous êtes beaux, la Belgique!

Faut qu'on lui montre Anne-Marie Lizin, Maggie De Block ou Herman Van Rompuy, devenu comte!

Funk time avec ' Les jours électriques' et ' Sur le fil' .

Elle aime notre royaume, le pays partage cet amour, 956 coeurs sous forme de drapeau noir, jaune, rouge apparaissent pendant le plus ancien ' C'est de l'or' .

Les cloches sonnent pour annoncer ' Paradis secret', la Niçoise se baisse, tend le micro vers un mec du premier rang, pas de bol, le drôle chante comme une vache, il t'a flanqué la trouille!

Ce fait justifie la suivante, 'Une vie périlleuse', doté d'un solide solo de guitare.

Le public ne s'est pas assagi, Dorothée, 89 kilos, vient de t'écraser trois orteils, t'as pas ri, sur scène ils envoient 'L'altitude' que t'aurais dû prendre pour éviter les hippopotames, puis ' Si c'est une île', un rock insulaire pas piqué des vers.

Après une apologie de la Corse, elle nous propose le tendre 'Un surrisù è natu' en duo acoustique/voix.

L'ombre de I Muvrini plane sur le Cirque.

Trois grosses caisses sont installées sur le devant de la scène, une amorce tribale ébauche 'Au soleil' suivi par ' Ma révolution' qui sera tout aussi nerveux.

Emotions et frissons garantis pendant ' Mourir dans tes yeux' auquel succède le duo Jenifer/Da Silva

' Obrigado', un tango lusitanien.

' Je danse' et Bruxelles aussi, un morceau bondissant comme l'était le ' Macumba' de Jean-Pierre Mader.

Dans la même veine, voici ' Tourner ma page' après lequel elle vient serrer 43 mains tendues, merde, t'étais trop loin!

Retour vers le dernier né avec ' Sans penser à demain'.

Vaut mieux, il va pleuvoir!

Puis une évocation historique, l'aventure a commencé il y a 15 ans, j'ai rencontré le public, on s'est aimé, on a eu de beaux enfants, des rêves et des moments durs, ' Donne-moi le temps' date de ces débuts!

Bruxelles pleure, Jenifer salue, nous envoie 46 bisous avant de fuir tandis que les musiciens achèvent la rengaine.

 

Bis

'Tout devient possible', un beau nocturne, puis 'Folle et amoureuse' au final à rallonges qui a surpris l'ingé son et l'éclairagiste et, enfin, 'J'attends l'amour'.

Cupidon arme son arc!

Rideau!

 

Tu n'as pas eu honte d'avoir passé une belle soirée en écoutant ce que les anglais qualifient plus respectueusement de la soft adult ( bof) contemporary pop music!

 

Gros bémol, le lendemain tu prends connaissance du terrible accident de la route dont Jenifer et son équipe ont été victimes sur l'autoroute les ramenant vers Paris.

La tournée va-t-elle se poursuivre?

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

Jenifer - Mia Lena au Cirque Royal - Bruxelles, le 5 mars 2017
Jenifer - Mia Lena au Cirque Royal - Bruxelles, le 5 mars 2017
Jenifer - Mia Lena au Cirque Royal - Bruxelles, le 5 mars 2017
photos- michel

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 14:16
Jacle Bow + Indian Askin au Zik-Zak, Ittre, le 4 mars 2017

Jacle Bow + Indian Askin au Zik-Zak, Ittre, le 4 mars 2017

 

Jacle Bow à la conquête de la Wallonie!

Si en Flandre, le jeune groupe, désormais bruxellois, s'est fait un nom avec des passages récents à la Lotto Arena ( avant Kensington), à Leffinge ( De Zwerver), un crochet par les Pays-Bas et un sold-out à l'Ancienne Belgique ( ok, c'est pas tout à fait la Flandre), la partie francophone du pays restait à la traîne, malgré les coups de pouce de Classic 21 qui croit fermement en un avenir rose pour la bande à Jonas Bastijns. et programme régulièrement le groupe.

Annick et toute l'équipe du Zik-Zak ont eu la bonne idée de les inviter à Ittre ce samedi, avant que le band ne devienne inaccessible pour les salles plus humbles.

Le Brabant-Wallon a répondu présent!

 

Jacle Bow tenait à avoir les Amstellodamois de Indian Askin comme support.

Malgré la distance, Indian Askin avance 300 bornes, Mappy corrige: 245,897 km, donc +/- 500 km aller/retour sur des autoroutes chiantes, le quatuor, Sound of 2015 aux Pays-Bas et bombardé meest belovende act van 2016 par De Volkskrant, s'est donné à fond sur la spacieuse scène de Virginal et s'est ainsi fait une centaine de nouveaux fans.

Nelson "Chino" Ayala ( le fabuleux chanteur/guitariste extraverti) Ferry Kunst ( un artiste/bûcheron aux drums) , Jasja J Offermans ( une attrayante bassiste blonde) et Bart van der Elst ( guitare et claviers) ont sorti un premier full album, 'Sea of Ethanol, en 2016, l'objet fut immédiatement album van de week chez 3FM ( Nederlandse Publieke Omroep).

Ils ouvrent avec le rock ' Better one', une plage remuante de cette rondelle.

Les deux guitares cinglent, la basse de Jasja pulse sérieusement et, à l'arrière, le gars des Beaux-Arts, pas encore topless, cogne sur tout ce qui l'entoure.

Dans la même veine les tulipes proposent ' Asshole down', sorti en single.

Amorce aux keys pour ' Crazy' à ne pas confondre avec la scie de Gnarls Barkley, ici tu entendras un psyche blues de haute tenue.

La Hollande nous avait déjà envoyé Jacco Gardner, oublie Jett Rebel s t p, désormais il faudra tenir compte de Indian Askin.

Le ton récitatif de ' Island' nous fait penser à Marc Bolan, époque Tyrannosaurus Rex donc avant 'Get it on'.

Sur scène ça bouge grave, il n'y a que Bart qui reste relativement posé, les autres s'agitent frénétiquement.

Ferry attaque ' Really wanna tell you' à l'arrière-plan punky, Jasja tapote un synthé, Chino se retrouve à genoux.

' Pardon me' rocke comme avant la naissance des gadgets utilisés pour la synth pop et ' Answer', qui clôture le set, secoue encore davantage.

Indian Askin a fait forte impression!

 

Jacle Bow

Fin janvier, Jonas Bastijns ( vocals, guitare) - Karel Van Mileghem ( basse, banjo) - Guillaume Lamont ( guitare) et Joris Thys ( drums) avaient étonné l'Ancienne Belgique lors de la présentation du CD 'What's All That Mumble About' , la prestation fournie à Ittre aura été du même calibre.

Ils ont eu du boulot au stand merch, à côté d'une Annick souriante ( elle tient à nous rappeler qu'elle n'est ni coiffeuse, ni chasseuse, ni groupie... dont acte!).

Comme à Bruxelles, Jacle Bow ouvre le bal par ' High for your lover', on adore ce début ...she's my be bob a lula...

Là-haut, Gene gueule: moi aussi!

' Street fight', résultat de cette échauffourée: six points de suture!

Un mix réussit entre Oasis et les Faces, le timbre éraillé de Jonas convient parfaitement à ce rock aux couleurs années 60.

Après ' Run part 1' qui se lit sur les trois écrans de télévision achetés au Kringwinkel, le groupe propose le stonien ' Niki' et, comme le concert est soutenu par Classic 21, on vous en joue un de classique, ' Coming up' de Sir Paul.

Quel est le con qui a avancé que McCartney n'a composé que des mièvreries?

' Suit yourself' était notre tout premier single, il aurait plu à Steve Marriott .

Tu dis, Johnny?

T'as déjà entendu la phrase... I've heard the news today, oh boy... quelque part, étonnant!

Un banjo, une acoustique, un bottleneck, voici le titletrack de l'album: ‘What’s All the Mumble About’.

Ittre est prévenu, il s'agit de roots rock.

Ittre a applaudi à la fin du morceau, un autre mec, là-haut , a dit au Bon Dieu: je redescends voir ce band.

Il s'appelait pas Ronnie?

Place au disco/groove avec 'Lucky' .

Non, ce n'était pas la bande à Jagger/Richards, ce morceau est à nous!

Plus calme, voici ' What about' et vous l'avez compris maintenant, nous plaçons les Beatles en haut de l'échelle, après Macca, il est normal de rendre hommage à John Lennon.

Leur version de 'Cold Turkey' n'est pas vraiment glacée, la dinde était truffée d'explosifs!

Pour les promoteurs immobiliers du coin on a composé ' House for sale', garantie saine, sans cafards, termites, beetles et autres nuisibles!

D'après le programme, le poisseux ' Rightless 'et ses ooh ooh ooh racoleurs achève la soirée.

 

C'était une courte sortie, Elo avait espéré ' C'est ma vie' , ce fut 'Walk on the wild side'.

Jonas a promis de sortir le titre d'Adamo en single!

 

Vite, une dernière pintje avant de reprendre la route.

See you next week Ittre: le 10, The Von Dead - le 11, Hullabaloo plays Muse!

 

 

Jacle Bow + Indian Askin au Zik-Zak, Ittre, le 4 mars 2017
Jacle Bow + Indian Askin au Zik-Zak, Ittre, le 4 mars 2017
Jacle Bow + Indian Askin au Zik-Zak, Ittre, le 4 mars 2017
Jacle Bow + Indian Askin au Zik-Zak, Ittre, le 4 mars 2017
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 19:15
Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017

Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017

 

 

Mitski Miyawaki, alias Mitski:

26 ans, born in Japan, but she grew up all over as her Dad worked for the State Department, déjà quatre albums, cataloguée meilleure artiste de New- York en 2016, son principal avantage c’est son originalité, a -t- on lu quelque part, en septembre 2016 elle passait à l'AB, mars 2017, c'est le Bota qui l'accueille et la Rotonde n'était pas loin du sold-out!

 

A 20h pile, les draperies séparant scène et coulisses s'écartent pour faire place à Personal Best!

Mariel Hemingway et Scott Glenn?

Non, un indie rock/punk quartet mixte ( deux filles, deux gars), originaire de Portsmouth , un album sortait en 2015 ( Arnos Vale), un EP en 2014, un deux-titres en 2016 et tout récemment un split single ( Rollies) avec sur l'autre face une plage du groupe Bruising, de Leeds.

Le chef ( lead guitar et lead vocals) est Miss Katie Gatt, la blonde El Morgan s'occupe des secondes voix, son instrument lui sert de rhythm guitar, à l'arrière, aux drums, Jason Cavalier, il a laissé sa monture aux écuries du tram et, enfin, à la basse, un gars qui vote socialiste, Tom Baker, le boulanger et l'écuyer are sharing vocals where it calls for it.

' Rollies' ouvre, un hymne punky à la Sleater-Kinney ou Green Day en jupons qui, d'emblée, te met de bonne humeur.

Pas question de se prendre la tête avec ces nanas et ces petits gars du Sud du UK, t'as juste envie de battre le plancher du talon et de secouer la tête en suivant le tempo enlevé.

'The tide' est encore plus sautillant et inclut de ludiques éléments garage.

Après un crochet par le bureau de poste, ils nous envoient une sympathique ' Love letter' avant de proposer la toute première chanson composée par le groupe ' Don't let them touch you' aux chouettes accents Phil Spector.

Katie attaque ' What you at' solo, les copains rappliquent après la quote of the day...all this talk is masturbation... on pense aux Breeders, à Magnapop et à d'autres bands with female vocalists des eighties.

Une ou deux vannes, dont une attaque sous la ceinture destinée à Jason, pour briser la glace et on enchaîne sur les suivantes ayant pour nom ' Gone', 'The Mission' , 'If you meet someone in love' et la préférée du boss, ' Love is on your side'.

Mes agneaux, on vous quitte avec ' This is what we look like', on vend nos articles dans le corridor.

Plein de bisous à tous!

Super sympa, ce band!

 

Mitski

Le dernier album de la dernière coqueluche de l'indie new-yorkais se nomme ' Puberty 2', le concert bruxellois fera la part belle aux onze plages de cette oeuvre.

Le premier à quitter les loges est Casey Weissbuch, un batteur barbu au crâne caché par un bonnet, il lance les hostilités tandis que Mitski Miyawaki saisit sa basse et qu'un guitariste, qui ne ressemblait pas à Callan Elizabeth Dwan, on suppose qu'il s'agissait du producteur Patrick Hyland, se poste face à elle, 'Dan the Dancer' est du genre musclé, les effets industriels produits par la pedalboard du guitariste ont fait grincer quelques dents.

La jeune personne semble insatisfaite et va palabrer avec la guitare avant de se décider à entamer le downtempo 'Once more to see you'.

Toujours pas calmée, elle reprend la discussion avec son guitariste, puis attaque ' Francis Forever' un extrait de 'Bury me at Makeout Creek' de 2014.

Si t'aimes la pop unicolore et lisse, tu passes ton chemin, chez Mitski les plats sont proposés crus et n'attends pas un sourire de la serveuse, c'est pas le genre de la maison!

Le fond de ' I don't smoke' demeure rugueux, ' First love/Late Spring' apporte un semblant de calme et si ' I bet on losing dogs' démarre comme une chanson d'amour:

... My baby, my baby

You're my baby, say it to me

Baby, my baby

Tell your baby that I'm your baby... , qui a priori n'a rien à voir avec le titre, il s'agit d'un lament sombre te mettant mal à l'aise.

One, two, one...avec ' Townie' on revient au rock rugueux évoquant une P J Harvey jeune.

Un quidam a attendu la fin du morceau pour envoyer un 'bonjour' humoristique à l'intention de la petite frangine de Soeur Sourire, elle réagit, se présente, puis amorce ' Thursday girl' aux effets de guitare surf.

' Your best American girl' , le premier single de ' Puberty 2', une attaque à peine déguisée de l'American dream, déclenche l'enthousiasme.

En entendant les envolées noisy tu penses autant à Nirvana qu'à Cat Power.

Elle vient de trouver le soutif lancé sur scène par un plaisantin.

' C'est pour moi', elle ramasse délicatement l'objet, le pose sur un ampli, le super efficace Casey a déjà ébauché 'Drunk walk home' d'une frappe martiale. Au jeu enragé des garçons, Mitski répond par des cris tempétueux.

Le set vient de gagner en intensité, la basse rebondit ' I will' est sur les rails et c'est avec l'enivrant ' Happy' qu'elle prend congé des musiciens.

I'm going to do a few songs all alone, comme à mes débuts, elle débute par le profond ' A burning hill' aux accents folky , auquel succède 'My Body's Made Of Crushed Little Stars' qui fait passer Sonic Youth pour des enfants de choeur.

' Last words of a shooting star', un morceau poignant, termine un set de 50'.

 

Elle revient, seule, après un bref détour par les loges, nous prévient: this one is gonna be a bit louder..

Elle n'a pas menti, ' Class of 2013' a sérieusement secoué la Rotonde, ta voisine a eu beau enfoncer ses index dans les oreilles, tu as vu ses cheveux se dresser sur son crâne.

Mitski disparaît après cette attaque sonique, Bruxelles continue à applaudir pendant de longues minutes, l'artiste reviendra pour nous remercier en ajoutant ' I don't think I'll play another song!

 

Personne ne lui en a voulu!

 

photos- jp daniels/ concert monkey

 

.

 

 

Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017
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