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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 06:03
Fête de la Coquille Saint Jacques avec Faut qu'ça guinche/ The Moorings - Port d'Armor à Saint-Quay-Portrieux le 21 avril 2018

Fête de la Coquille Saint Jacques avec Faut qu'ça guinche/ The Moorings - Port d'Armor à Saint-Quay-Portrieux le 21 avril 2018

 

La 26ème édition de la fête de la coquille Saint-Jacques se déroule les 21 et 22 avril au Port d'Armor à Saint-Quay-Portrieux.

Le programme est substantiel:  des balades en mer, dégustation de coquilles, huîtres, moules, de vins divers, de gâteaux bretons, de crêpes, macarons, glaces, bières, etc... des expositions, la diffusion de films sur la pêche à la coquille Saint-Jacques, des démonstrations de sauvetage en mer ou de matelotage et de ramendage, un village d’artisanat et d’art et, bien entendu, des concerts!

Une météo estivale a attiré la grande foule  sur les quais du   1er port en eau profonde de Bretagne-nord, la bière va couler à grands flots, les épidermes, d'un  blanc aristocratique, vont prendre des teintes plus socialistes, les enfants et leurs géniteurs vont faire la fête, tout le monde il est content sauf Germaine, qui râle ...aucun point d'eau gratuit sur le site de la fête. Il faut payer pour en avoir. Inadmissible.Très pratique les 50 marches à gravir pour ressortir. Franchement c'est du grand n 'importe quoi....

Tu dis, Jacques?

Tu vas lui apporter des bonbons... pas des caramels, hein, elle a de fausses dents.

 

Tu t'es pointé trop tard pour Menace d'Eclaircie qui ouvrait les hostilités sur l'esplanade, ton périple commence par la petite scène qui programme  Faut qu'ça guinche et  The Moorings!

 

14:30'  Faut qu'ça guinche!

Le groupe, originaire de Grenoble,  foule les planches  hexagonales depuis une dizaine d'années, il a gravé sept albums, dont un Live, leur dernier méfait a été baptisé « j’ai embrassé un punk », malgré le danger que représente cette entreprise, Faut qu'ça guinche est bien vivant,  le concert multivitaminé donné à Saint-Quay a redonné du tonus à plus d'un local souffrant de fatigue chronique, quelques crânes, glabres depuis la dernière chute des feuilles, ont vu refleurir une toison, certes pas encore touffue,  mais signe de jours meilleurs.

Les protagonistes:  Lucien (La « Movaiz » Graine) au chant, Sébastien ( membre de Gadjenko) au violon et à la mandoline, Florian à la guitare, Justin aux drums, Romain à l'accordéon et Paul à la contrebasse!

Les influences reconnues:   Les Ogres de Barback / Debout sur le zinc / La rue Kétanou / Les Hurlements d'Léo, etc... on a aussi noté certaines similitudes avec l'univers des Barbeaux.

Après une annonce tonitruante, à faire pâlir Achille Zavatta et ses éléphants, le sextet démarre le show avec le festif  ' Mes rimes s'ennuient'.

Tu guinches, me demande Daniel.

T'as failli lui rétorquer, jamais entre les repas, tu l'as regardé, t'as pas répondu, non, désolé, madame!

'Pas de chance' a réagi la clique.

Puis l'accordéon, pas rance, et le violon, pas plaintif, ont amorcé une joyeuse farandole champêtre, 'Le petit paysan'.

Dans une autre vie, Romain enseignait, l'ex-instituteur nous propose un exercice de calcul, nous ne sommes guère doués, pour la danse, ça va mieux, ' Jah des Champs' prône le retour à la campagne où les gratte-ciel brillent par leur absence.

A Grenoble, on déteste les panneaux publicitaires géants, on n'aime pas le 'Superficiel'.

Petit solo de guitare pas spécieux avant d'attaquer la valse anti-militariste 'Ferraille'.

Aimez-vous Brahms, la danse hongroise?

Elle introduit le tournoyant et énervé ' J'ai perdu mes amis' auquel succède 'Caravane' , un titre hispanique qui nécessite une chorale.

Saint-Quay au boulot, la gitane, elle, joue des castagnettes sur la caboche de Lucien.

Après 'Des mots', titre non retrouvé sur une plaque, les gars de l'Isère attaque ' Si proche', une plage d'actualité, soulevant la question des migrants ayant cru que la France ( ça pouvait être la Belgique, la Hongrie, l'Autriche..)  était terre d'accueil .

Je dédie 'Elle criait nue', aux teintes tsiganes,  à un pote volage qui, pas de bol, est tombé amoureux.

Fougue, dynamisme, justesse de ton, humour et/ou texte profond, ces jeunes gens ont plusieurs cordes à leur arc.

Trois gouttes de pluie arrosent les estivants, un mauvais nuage qui ne va pas gâcher la fête, 'Le sentimental' noie son chagrin dans la boisson, une chanson d'amour pour tous les paumés largués par Juliette.

L'amour, des fois, ça fout les boules, 'Ma déesse', elle jacasse trop.

Toujours au comptoir, il y avait ' Jean Guy'  qui ne tenait pas la forme, les dérives de l'amour ça n'a pas de fin, heureusement il y a cette musique gypsy pour t'enivrer quant tes poches sont vides.

'Poèmes' une rengaine béate, l'entraînant 'Gamins'  et la valse 'Toi', virant bourrée, achèvent un show chatoyant, ludique et énergique.

Le 28 avril au Micro Festival en Ardèche!

 

18:00 The Moorings

Du folk Celtic punk pratiqué par un groupe originaire de Sélestat où la boisson locale n'a rien à voir avec le Vichy, par contre, le  Praelatenberg...

Au chant et à la guitare,  DPhil Jelly, barbe rousse, casquette et tatouages un peu partout/ Yves Béraud à l'accordéon,/Nicky Sickboy, à la guitare et au banjo, un pote à Yul Brynner/ Quentin Geissaux drums et Matthieu Renaudet à la basse.

Dernière trace discographique, 'Unbowed' en 2017!

Avant leur arrivée, le deejay nous assène une BO solennelle avec comme lyrics le poème 'Invictus' de William Ernest Henley, les Moorings, au garde à vous, attendent que les dernières notes expirent avant d'amorcer de manière rugueuse a first jig, plus punk que folklorique.

Le plus nerveux étant Sickboy, le plus posé, Yves Béraud.

' Broken hearted man' démarre en forme de ballade avant d'exploser sauvagement.

Un voisin te fait remarquer que le timbre du rouquin ressemble furieusement à celui d'un Irlandais édenté.

'Away from home' est dédié aux touristes;  nombreux  en cette saison culinaire.

Nicky troque son banjo contre une guitare, l'Alsace attaque une chanson à boire ne vantant pas l'Orangina, ' Another drinking wound', la plage exaltée  ouvrant le dernier né.

  Charles-Alexandre, s v p, monte ma voix dans les retours, Saint-Quay, pas trop dure la digestion?

Un petit tour dans un autre port, plus au Nord, 'Amsterdam' de Jacques Brel,  à la mode punk alsacien jumelé avec Dublin, ça tonne!

Ces mecs aiment la boisson;  'Ice cold jar of whiskey' l'illustre.

A Sélestat, il y a peu de matelots, donc pour 'Mutins' ils se sont inspirés  des chants de marins en provenance de Bretagne, d'Irlande ou de Suisse.

Nicolas ( Nicky) est plus marrant que Sarkozy et manie mieux l'instrument cher à Derroll Adams, il démarre l'instrumental furieux 'The Dancy Cargo Hold's Dance'.

Saint-Quay, Captain Watson, ça vous parle?

Et la  Sea Shepherd Conservation Society?

Le titre 'Captain Watson's Gang' évoque la lutte contre le braconnage en milieu marin.

Après une séquence remerciements non dépourvue d'humour, l'ingé-son en prend pour son grade, les joyeux tiennent à nous présenter 'Yvonne', une nana qui est priée de fermer sa gueule, une connaissance de ma femme, sans doute!

Au traditionnel ' Whiskey in the jar' , l'hymne des A A,  succède 'Bro Hymn' chanté par la basse, vite relayée par le divin chauve.

Ce chant de stade est suivi par le singalong  'United we stand' qu'on a déjà entendu ailleurs.

'Friendship' est plus adéquat  au pub du coin et, comme on nous signale que le terminus est en vue, mais qu'il y a toujours des enfants dans le public, on termine ce set par une version édulcorée de 'Encore'.

Elle mouille.... pas de panique,  la proue de mon navire!

 

Un bis?

En Alsacien, alors!

'Auf der Reperbahn', un titre qui fait un malheur à Munich, même si le final choucroute con carne au piment d'Espelette, quelque peu bordélique, peut effrayer les amateurs de schlager.

 

 

Fête de la Coquille Saint Jacques avec Faut qu'ça guinche/ The Moorings - Port d'Armor à Saint-Quay-Portrieux le 21 avril 2018
Fête de la Coquille Saint Jacques avec Faut qu'ça guinche/ The Moorings - Port d'Armor à Saint-Quay-Portrieux le 21 avril 2018
Fête de la Coquille Saint Jacques avec Faut qu'ça guinche/ The Moorings - Port d'Armor à Saint-Quay-Portrieux le 21 avril 2018
Fête de la Coquille Saint Jacques avec Faut qu'ça guinche/ The Moorings - Port d'Armor à Saint-Quay-Portrieux le 21 avril 2018
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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 12:59
The Sheepdogs @ Ancienne Belgique (AB Club) - Bruxelles, le 17 avril 2018

The Sheepdogs @ Ancienne Belgique (AB Club) - Bruxelles, le 17 avril 2018

Line-Up :

Ewan CURRIE : Lead Vocals, Guitar & Keyboards.
Shamus CURRIE : Keyboards, Guitar, Trombone, Tambourine & Backing Vocals.
Jimmy BOWSKILL : Guitar, Pedal Steel Guitar, Fiddle & Backing Vocals.
Ryan GULLEN : Bass Guitar & Backing Vocals.
Sam CORBETT : Drums & Backing Vocals.

Set List :
01.I’ve Got A Hole Where My Heart Should Be. (Changing Colours - 2018)
02.Saturday Night. (Changing Colours - 2018)
03.Downtown. (Future Nostalgia - 2015)
04.The Way It Is. (The Sheepdogs - 2012)
05.Cool Down. (Changing Colours - 2018)
06.Kiss The Brass Ring. (Changing Colours - 2018)
07.Southern Dreaming. (Learn & Burn - 2010)
08.Up In Canada. (Changing Colours - 2018)
09.HMS Buffalo. (Changing Colours - 2018)
10.Esprits Des Corps. (Changing Colours - 2018)
11.I’m Gonna Be Myself. (Future Nostalgia - 2015)
12.Laid Back. (The Sheepdogs - 2012)
13.The One You Belong To. (Learn & Burn - 2010)
14.You Got To Be A Man. (Changing Colours - 2018)
15.I’m Just Waiting For My Time. (Changing Colours - 2018)
16.Let It Roll. (Changing Colours - 2018)
17.I Ain’t Cool. (Changing Colours - 2018)
18.Help Us All. (Future Nostalgia - 2015)
19.How Late, How Long. (The Sheepdogs - 2012)
20.Feeling Good. (The Sheepdogs - 2012)
21.Nobody. (Changing Colours - 2018)
22.I Don’t Know. (Learn & Burn - 2010)
23.Why? (Five Easy Pieces - 2011)
24.Ramblin’ Man. (The Allman Brothers Band cover)

Ce qui est surprenant avec la musique, c’est la manière qu’elle a de vous cueillir, comme ça, d’un coup. On croit avoir fait le tour d’un sujet, avoir entendu et vu à peu près tout ce qu’il y a de bon et d’essentiel avec même, parfois, une bonne dose de « superflu » pour certains d’entre-nous. Et puis boum! C’est l ‘explosion.
The Sheepdogs ! Il y a un mois d’ici, je confesse qu’à part avoir entendu évoquer furtivement leur nom, j’aurais été bien incapable de vous en dire plus, tant au niveau de l’identité des musiciens qui composent le groupe que du genre de musique pratiqué. Et puis c’est arrivé comme ça, d’un coup, un lendemain de concert, lors d’un petit-déjeuner que je transformais déjà en grand-déjeuner, rien que pour me venger de l’heure tellement matinale à laquelle j’avais dû me lever, que ça frisait l’indécence.
Face à moi, de l’autre côté de la table ronde, le regard dans le vague, mon ami Patrick qui m’a gracieusement offert l’hospitalité pour cette trop courte nuit, mâche consciencieusement une tartine à la garniture indéfinie en sirotant délicatement une tasse de thé, tel un roi Arthur moderne tenant le Graal. Que celui qui n’a jamais péché lui Lance L’eau (du lac) ! Soudain, émergeant de sa torpeur, le brave garçon ouvre sa tablette, et, comme habité par une sorte de ferveur parallèle, se met à tapoter nerveusement le clavier de ces mêmes doigts cupides qui tenaient encore prisonnière une pauvre pièce de pain, il a une poignée de secondes à peine. Dans le même élan qui démonte le slogan bassement féministe disant que les hommes ne sont pas capables de faire deux choses en même temps, il actionne la commande « play » de son lecteur multimédia en me disant : « Tiens, tu connais çà? », dissimulant à grand peine un sourire de satisfaction qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Si quelqu’un était entré dans la cuisine à ce moment là, il aurait pu croire que nous étions en pleine partie de « 1...2...3...Soleil » tant mon mutisme et mon immobilisme absolus donneraient le vertige à un mouflon, caporal-chef au troisième régiment des chasseurs alpins. Je venais de faire connaissance avec « Nobody » la plage qui ouvre « Changing Colours » le dernier album en date des Chiens de Berger, originaires de Saskatoon, province du Saskatchewan, Canada. « Nom de D... mais...c’est du Allman Brothers Band pur jus ce truc là! » m’exclamai-je. Et de fait, les Sheepdogs ont ingéré tous les préceptes qui ont fait du groupe de Greg et Duane Allman un must absolu en la matière, harmonies vocales, duels, voire même « truels » de guitares lorsque d’aventure le claviériste Shamus Currie quitte son siège et rejoint son frère Ewan et Jimmy Bowskill dans cet exercice Ô combien périlleux, oui, tout y est. Ewan décrit leur style blues-rock un peu rétro comme une musique pour passer du bon temps. Leur son distinctif a d’ailleurs reçu le nom de guitar-mony en raison justement de ces fameuses harmonies vocales et instrumentales. Quand on leur demande de définir leur style, les Sheepdogs le situent quelque part entre les riffs explosifs de Led Zeppelin et les mélodies harmonisées de Crosby, Stills, Nash & Young. Parmi leurs influences, les musiciens citent également des gens tels que Sly and the Family Stone, Humble Pie, Creedence Clearwater Revival sans oublier The Allman Brothers bien évidemment.

Hier soir à l’AB Club, il y a des fans qui ont fait le déplacement depuis Copenhague. Trois Danois qui ont fait le voyage en avion, rien que pour assister au concert, mais également des Allemands que l’on nomme Germains, même si, dans ce cas-ci je ne connais pas un seul Germain chez les allemands, des Bataves que l’on devrait en toute logique appeler Paysbasiens et, eerst en vooral, des Belges que l’on ne nomme heureusement pas encore autrement. A 20h30 précises, nos sociétaires de la feuille d’érable prennent les planches, ils ne les quitteront plus pendant 105 minutes d’une intensité rarement égalée. Des groupes qui jouent bien, j’en ai déjà vu, des groupes qui jouent très bien, il y en a déjà moins, mais alors là, des groupes exceptionnels, c’est carrément une denrée aussi rare qu’un texte intelligent dans un rap de banlieue. Lorsqu’on voit arriver Jimmy Bowskill revêtu de sa combinaison jaune vif ornée de longues franges d’un rouge vermillon à donner mal de tête à un caméléon adulte, on a tendance à sourire ou même à rire, carrément. Ton premier réflexe est de bien relire le libellé de ton ticket de concert pour être certain que tu ne t’es pas trompé de spectacle. Ouf, nous ne sommes pas au Wild West Show de Buffalo Bill, me voilà rassuré. Même réflexion au sujet du costume brodé d’Ewan Currie. Mais une fois leurs Gibson Les Paul Custom en mains, tu oublies le côté un peu kitsch de la décoration vestimentaire et tu fais : woaw! Du moins quand tu es encore capable de dire un mot. Ta mâchoire inférieure tombe tellement bas que tu te mordrais le nombril en éternuant. C’est époustouflant comme le dirait si bien un ami qui fait de la radio et il aurait parfaitement raison. Il n’y a aucun défaut, tout est sous contrôle et la qualité, tant du son que du volume de la musique diffusée frisent le rêve absolu. Je n’ai jamais vu aucun groupe enchaîner de la sorte et avec autant d’aisance. Tout en étant convivial, je crois que ce concert détient le record mondial du moins de temps gâché en paroles stériles. Au total, je parie qu’on ne dépasse pas les cinq minutes de blabla sans que cela fasse prétentieux. En 24 morceaux fabuleux, The Sheepdogs vont nous donner une leçon de ce qu’est vraiment la musique, un moment de plaisir extrême à partager avec nos semblables et non pas un tremplin servant à délivrer des messages à caractère politique comme certains s’en arrogent le droit. The Sheepdogs c’est déjà incroyable sur disque mais alors là, sur scène... « Y à pas à dire, mais y’a quéqu’ chose!» comme on l’entend dans les Tontons Flingueurs. Je crois que j’ai assisté au concert de l’année, je ne vois que les Rival Sons et Blackberry Smoke pour me démentir. Nous nous sommes quittés aux Southern Accents de Ramblin’ Man...une reprise des Allman Brothers. Hell Yeah!

Mitch « ZoSo » Duterck

The Sheepdogs @ Ancienne Belgique (AB Club) - Bruxelles, le 17 avril 2018
The Sheepdogs @ Ancienne Belgique (AB Club) - Bruxelles, le 17 avril 2018
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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 15:40
1er salon vintage du Trégor Goëlo featuring Dockabilly's - Salle Les Ursulines- Lannion, le 15 avril 2018

1er salon vintage du Trégor Goëlo featuring Dockabilly's - Salle Les Ursulines- Lannion, le 15 avril 2018

 

Après Saint-Quay- Portrieux en février, voici un second salon vintage organisé par la dynamique organisation Ylang des Cygnes, menée par la douce  Dominique Miel. Pour mettre sur pied l'événement prévu à Lannion, l'association a collaboré avec le Rotary Club local qui a décidé de verser les bénéfices du week-end à Handichiens, l' Association nationale d'éducation de chiens d'assistance pour personnes handicapées.

Pendant deux jours, le public qui déboursera deux Euros pour pénétrer dans le hall, va s'extasier devant les frusques, disques vinyles, guitares, véhicules immatriculés entre 1950 et 1960, meubles sortis du grenier des  grands-parents, coiffeurs à l'ancienne, jouets, et autres objets datant de l'époque où les idoles se nommaient James Dean, Elvis, Carl Perkins, Bill Haley,  Marilyn Monroe, Wanda Jackson ou Janis Martin.


Dimanche, après un déjeuner pas trop arrosé, tu sautes dans ta petite automobile pour te pointer vers 14:30' à Lannion, juste à temps pour assister au défilé de pin-ups locales et des candidates au titre de Miss Curvy Bretagne 2018, elles étaient plus de 20, pulpeuses ou mignonnes comme une pomme d'api, avec mention spéciale pour les Misses en provenance des States et d'Australie, Miss Pygmée, par contre, brillait par son absence.

Comme à Saint-Quay, Julien Steamboat Woody Woodpecker avait été engagé pour meubler les temps morts avec son banjo et sa valise de commis voyageur, achetée lors d'un précédent salon à un mec qui prétendait qu'elle avait appartenu au salesman mort dans la pièce d'Arthur Miller.

Le bluegrass à la mode du Trégor a fasciné l'assistance, les amateurs de cascades ont trépigné pendant l'instrumental chutes du Trieux, le barbu a repéré une jolie fille, lui a chanté ' I've got a picture of you'  et balancé trois autres country/hillbilly tracks nerveux avant de céder la place aux curvy girls et autres mannequins en devenir, qui se sont présentées à nous, non sans humour.

 

16:00, le concert:  Dockabilly's!

Un trio originaire de la région de Vannes, pratiquant un rockabilly pur jus en y ajoutant une bonne pincée de doo-wop, de swing et de surf music.

Aux drums, Kevin, un cousin de Jane Birkin/ à la contrebasse, Thierry, mes copines m'appellent Titi, non je ne suis pas un minet/  à la guitare, une magnifique Gretsch, Michel, un sosie de Buddy Holly.

Pour ne pas effrayer le troisième âge, les fans des fifties entament leur prestation en acoustique par le 'Ring of Fire' de Johnny Cah, suivi par un premier Elvis ' Can't help falling in love'  en mode falsetto crooning.

Bon sang, ces rockers ont un léger problème auditif, comment n'ont-ils pas remarqué qu'un deejay distrait continuait à balancer sa soupe dans les enceintes.

Ils enchaînent sur 'Suspicious minds'.

Titi se gratte le crâne, les vocaux sont trop  en avant , à la table de mix: nobody!

Ouf, ils ont réussi à éveiller le plaisantin chargé du fond musical, déjà un inconvénient supprimé.

Michel agrippe la Gretsch et d'emblée le concert prend une autre dimension,'Flip, flop and fly' de Big Joe Turner remue salement, slapping bass lines et escapade jazzy de la guitare, ça décoiffe tous ceux qui dispose encore d'un attribut capillaire.

Nos mousquetaires appréciaient la série 'Happy Days', les drive-ins et les serveuses circulant en patins à roulettes, ils déterrent ' She's the most' des Five Keys.

Leur répertoire est non seulement hautement recommandable mais aussi judicieusement varié.

 Johnny Burnette 'Rock therapy', Carl Perkins 'Matchbox', Dion ' Donna ze Prima Donna' oui ze comme dans ze Voice, un madison ' Stray Cut Strut' des Stray Cats, défilent à la grande joie d'une quinzaine de nanas ayant pris possession de la piste de danse, les garçons se contentent de les reluquer en avalant un houblon local.

On poursuit la descente dans les fifties avec les Del Vikings ' Come go with me' , waouah, waouah, waouah...dam dam dam.... , Elvis, encore, 'Baby, what you want me to do'.

Si vous êtes sages je monte sur la grand-mère de Titi pendant l'instrumental d' Eddie Cochran.

On a été sages, l'acrobate a tenu promesse.

Elvis n°4, 'I need your love tonight' ,  amazing to dance to, susurre Miss Pennsylvanie!

Les Stray Cats ont rendu hommage à Gene Vincent et à Eddie Cochran,'Gene and Eddie' débute avec les premières mesures de be bop a lula, il n'en faut pas plus pour rendre fou  le tatoué musclé qui se tient à ta gauche.

Ils sont chauds sur scène également et pour faire tomber la vapeur proposent 'Sh-Boom' des Chords.

Ze King' I gotta know', Matchbox ' Rockabilly rebel', et revoilà Gene Vincent in love.

Lannion un petit medley instrumental reprenant les thèmes surf de films cultes?

Why not?

OK, on descend parmi vous, ils sont entourés par les danseurs de Trégor Swing qui fourniront une démonstration éclatante de Lindy Hop.

T'as repéré deux nanas pas bidon qui feraient passer Joséphine Baker pour une molle  banane.

On approche du terme, Elvis a toujours la cote, puis viennent les Tokens qui, un jour, ont vu un lion dormir, 'Tonight I fell in love' , ' Tutti Frutti' et ' Johnny B Goode' achèvent une prestation bouillante.

 

Trévor Swing les implore de revenir sur leur décision et de retarder leur retour vers le Sud de la Bretagne, les danseurs seront exaucés, ' Paralyzed'  ( Words and Music: Otis Blackwell/ Elvis Presley) et 'Peggy Sue' seront les dernières flèches tirées  par un groupe qui n'aura déçu personne!

 

1er salon vintage du Trégor Goëlo featuring Dockabilly's - Salle Les Ursulines- Lannion, le 15 avril 2018
1er salon vintage du Trégor Goëlo featuring Dockabilly's - Salle Les Ursulines- Lannion, le 15 avril 2018
1er salon vintage du Trégor Goëlo featuring Dockabilly's - Salle Les Ursulines- Lannion, le 15 avril 2018
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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 20:22
4e Open Music - Voyage musical au temps de Louis XIV au centre de congrès de Saint-Quay Portrieux, le 14 avril 2018

4e Open Music - Voyage musical au temps de Louis XIV  au centre de congrès de Saint-Quay Portrieux, le 14 avril 2018.

 

Après avoir quitté Cultura Langueux, tu reprends la route vers Saint-Quay-Portrieux où Madame, belle-soeur et Belenfant t'attendent pour assister à l'Open Music Festival.

Le soleil brille, deux inconscients, en costume de bain, trempent leurs pieds dans la Manche  sans oser tenter le grand plongeon. Attablés à une terrasse, nous attendons l'ouverture des portes du centre de congrès.

Le festival s'étale sur deux jours, le samedi étant consacré à la musique baroque telle qu'elle était interprétée à la cour de Louis XIV, le dimanche, la scène est  ouverte à tous les musiciens.

 

Le  voyage musical au temps de Louis XIV prévoit deux parties, Annick Renezé-Emery, violoncelle diplômée du conservatoire de Metz, sans son instrument fétiche, compte promener le public sur fond musical,  dans les jardins de Versailles, les appartements, galeries, chambres et salons du Roi Soleil et dépeindre une journée type du monarque, en insistant sur son goût pour la musique.

La seconde partie étant consacrée à un concert de musique baroque donné par Pascal Tufféry (clavecin), Claude Hamon (flûtes alto, ténor et basse), Damien Cotty (viole de gambe) et Hervé Merlin (théorbe ) qui avaient illustré l'exposé de Madame Renezé-Emery d'extraits musicaux.



Léger retard sur l'horaire, bref exposé de la présidente de l’association Open festival et hors-d'oeuvre fancy-fair, trois très jeunes élèves de l’école de musique municipale se font les doigts sur le clavecin, interprétant, le premier, un menuet de Bach, les suivants,  un menuet et une bourrée de Graupner.

Les pianistes en herbe ont du mal à maîtriser l'épinette, le rendu est quelque peu décousu.

 Annick Renezé-Emery a pris place derrière un pupitre, sur l'écran un portrait du 64è roi de France. En préambule: je ne suis pas conférencière, mais conteuse, suivez-moi à Versailles, pour assister au déroulement d'une journée de Louis XIV.

La matinée est historiée par l'ouverture  d'un concerto de Louis-Antoine Dornel, le raffinement et l'élégance du propos invitent au respect.

 Louis de Bourbon aime les arts, tous les arts, il chantait et s'accompagnait à la guitare, il est logique que son quotidien ait été imprégné de musique, un petit tour dans ses appartements, au passage, on salue Robert Clicquot, la Veuve est une parente, née plus tard, et on écoute Michel-Richard de Lalande.

De 18 à 22h, le temps qu'il faut à la chandelle pour se consumer, on assiste avec les courtisans au concert, en  extrait, une gigue signée Michel de La Barre.

Dans la salle de billard on écoute du Lully ( 'L'air des hautbois') avant d'étudier les fastueux et peu confortables habits de cour.

Ainsi nous  découvrirons: l'origine de la mode des talons rouges qui nous vient de Philippe d'Orléans, un noceur notoire, les méfaits des baleines de corsets et d'autres anecdotes croustillantes, pour la musique on aura droit, à  la guitare, à une gavotte de Robert de Visée.

Les usages de la table sur fond de 'Sarabande', puis dodo!

Le lendemain, visite du médecin et quelques considérations sur les origines de la chirurgie avec le "Tableau de l'Opération de la Taille" de Marin Marais comme support musical.

Marin Marais, tu te souviens de 'Tous les matins du monde' d'Alain Corneau, un grand film.

Madame Annick Renezé-Emery ne manque pas d'humour, la salle rit spontanément. Tiens, voilà Couperin, un prélude, puis on se paye une visite dans le Petit Paris, on fait la connaissance de quelques empoisonneuses célèbres (  la marquise de Brinvilliers, la Voisin, la comtesse de Soissons, et même Madame de Montespan...).

Après avoir assisté en compagnie de Madame de Sévigné à l'exécution de quelques unes de ces braves dames, il est l'heure de se promener dans les jardins créés par Le Nôtre et d'écouter ' La cascade de Saint-Cloud' de Jacques Hotteterre.

Fin de l'exposé et applaudissements nourris!

 

Le concert!

  Pascal Tufféry (clavecin), Claude Hamon (flûtes alto, ténor et basse), Damien Cotty (viole de gambe) et Hervé Merlin (théorbe ) décident de rester au 17è siècle et entament le récital par une suite en cinq mouvements composée par Pierre Philidor .

Maîtrise, grâce et finesse s'entrelacent, la gigue finale offrant un bienvenu moment frivole.

Pascal Tufféry a choisi une oeuvre plus récente, la pièce pour clavecin  a été composée sous le règne  de Louis XV  par Jacques Duphly

Marin Marais, le maître de la viole de gambe réapparaît, dans la suite de danse  française proposée: une allemande, une gavotte, une sarabande!

La suite en ré mineur de  Robert de Visée est interprétée avec brio au théorbe ( 14 cordes, madame les a comptées), puis on revient à la formule quatuor pour une oeuvre du grand flûtiste Michel de la Barre, illustration parfaite de la danse à la cour en opposition aux danses villageoises.

Ici pas de sabots, la danse se pratique sur la pointe des pieds.

Les interventions de Claude Hamon se révèlent tout simplement étincelantes et c'est debout que le public réclame un bis.

Cerise sur le gâteau,  le quatuor attaque ' Folia' ( Folies d'Espagne) de Lully, qui inspira probablement Haendel pour sa fameuse  sarabande reprise dans Barry Lyndon.

 

Tu dis, Zoa?

  Louis XIV avait fermé les yeux sur la bisexualité de Jean-Baptiste.

Fort bien, quel est le rapport avec le schmilblic?

 

 

 

 

 

 

 

 

4e Open Music - Voyage musical au temps de Louis XIV au centre de congrès de Saint-Quay Portrieux, le 14 avril 2018
4e Open Music - Voyage musical au temps de Louis XIV au centre de congrès de Saint-Quay Portrieux, le 14 avril 2018
4e Open Music - Voyage musical au temps de Louis XIV au centre de congrès de Saint-Quay Portrieux, le 14 avril 2018
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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 17:40
Déborah Rémy en show-case à Cultura Langueux le 14 avril 2018

Déborah Rémy en show-case à Cultura Langueux, le 14 avril 2018

 

Quel est ton programme, questionna-t-elle?

Tu avais l'intention d'assister au showcase de Déborah Rémy au Cultura de Langueux, elle répliqua, comment vas-tu éviter l'opération escargot promise par les 350 motards en colère qui ne digèrent pas la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, devant entrer en vigueur cet été, la N12 sera bloquée  de Trémuson à Langueux.

Godv., tes origines flamandes refont surface, plan B, destination La Méaugon, crochet par Ploufragan, Trégueux, et arrivée au centre commercial sans avoir à subir de bouchons!

 

A 15h30, Déborah Rémy, de Binic, grimpe sur le podium  pour nous présenter l'album « De terre et d’eau », sorti fin 2017.

Ce 3ème full CD, réalisé après un financement participatif, dépeint la Bretagne sous tous ses aspects.

Pour accompagner l'auteure, compositrice et interprète, pas de musiciens mais des bandes.

Le concert débute par  'Quitter leur terre',  la plage ouvrant l'album.

Déborah trace le portrait de tous les Bretons obligés de partir loin de chez eux dans l'espoir de connaître une vie meilleure.

La voix est pure, douce, mélodieuse, le texte pertinent, quant à l'accompagnement musical, il offre de subtiles sonorités celtiques collant parfaitement au thème.

La frêle jeune dame enchaîne sur ' Juste heureux', un titre prônant l'escapism.

Fuir les grandes villes et leur rythme infernal pour retrouver la nature, la vie authentique!

Le thème n'est pas neuf, peut sembler baba cool, il évoque en toi des images de hippies barbus et de leurs compagnes fringuées Woodstock, venus s'installer en Ardèche ou en Ariège, au début des années 70.

Le tableau impressionniste, sur fond de cornemuses alertes,  'De terre et d'eau', succède à cette belle ballade philosophique, il donne son nom à l'album.

Message: il est peut-être temps de retrouver l'héritage d'antan... et de retourner aux sources!

Un nouveau titre maritime, 'L'effet mer' ( notez le jeu de mots, éphémère, déjà utilisé, d'une autre manière,  par le festival 'Zef et Mer' ) est enluminé par une ligne de guitare lyrique sur laquelle Déborah vocalise.

Jolie poésie bulle de savon avec un clin d'oeil à Joachim Du Bellay et une rime audacieuse, Ulysse/abysses!

Tu écoutes la belle dame réciter ' Ecueils' en contemplant les vagues battre les brisants, puis elle nous invite à l'accompagner et à monter à bord de la goélette, direction le 'Finistère'.

C'est joli ça, te souffle ton épouse à l'écoute de l'extrait, c'est classique et précieux.

Madame a l'oreille fine!

'Feu sacré' invite à la danse, même s'il est un peu tôt pour le Fest Noz , la Coreff ou la bolée.

Le maigre public, quelle honte, rythme la mélodie en battant des mains, Déborah sourit avant de proposer 'Vie de Corsaire' qui ressuscite  Surcouf,  Yves Joseph de Kerguelen, la Tigresse bretonne, Jean Le Breton, « Le Roi de la mer » et René du Guay-Trouin.

Installé à ta gauche, Loïc, le fan numéro un de Déborah Rémy,  assure les secondes voix du récital depuis 30'.

Avec 'En-dro' on revient à la douceur et à la méditation, le violoncelle et le piano soulignant la profondeur du texte.

' Celtitude' : on quitte les flots marins pour s'enfoncer dans les terres, celles des contes et légendes, pour y rencontrer le druide sévissant en Brocéliande.

Merlin?

Lui-même!

La Bretagne et l'eau sont indissociables, ce concert courtois s'achève avec ' Ode à la pluie' .

 

Au revoir, Monsieur, au plaisir de se revoir.

Merci, Madame, vous êtes charmante!

 

 

 

 

 

 

 

 

Déborah Rémy en show-case à Cultura Langueux le 14 avril 2018
Déborah Rémy en show-case à Cultura Langueux le 14 avril 2018
Déborah Rémy en show-case à Cultura Langueux le 14 avril 2018
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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 09:50
Showcase The Celtic Social Club - Cultura Langueux - le 13 avril 2018

Showcase The Celtic Social Club - Cultura Langueux - le 13 avril 2018

 

A 21h, The Celtic Social Club est annoncé à La Citrouille à Saint-Brieuc, avant de terminer un week-end breton à Brest (Le Vauban).

L'enseigne Cultura à Langueux a eu l'excellente idée d'inviter le septet pour un showcace et une séance de dédicaces avant le court déplacement vers la préfecture des Côtes-d'Armor.

L'affiche disait 18h, sur place, elle indique 18:15'.

En moins de temps qu'il faut au bébé de ta voisine pour absorber le contenu de son biberon, le combo franco-britannique a installé son matos et se montre prêt à en découdre.

Le set sera semi-acoustique!

 Manu Masko ( ex -Red Cardell ou John Doe) a réduit ses éléments de batterie au strict minimum, Mathieu Péquéria, casquette prolétaire, se terre à l'arrière avec son washboard et un harmonica, à sa droite,  Richard Puaud à la basse trône derrière Ronan Le Bars ( vu à Plérin il y a deux mois)   et ses ulleanpipes et Pierre Stephan au violon, l'élégant Goulven Hamel, journaliste et romancier, lorsqu'il ne manie pas la guitare, le banjo ou la mandoline, complète l'élément hexagonal de la formation. Manque à l'appel, Jimme O'Neill des Silencers, le chanteur et guitariste du groupe, il est remplacé au pied levé par Martin Kelly, un petit gars de Glasgow, désormais aus Berlin, qui a sorti récemment un EP baptisé 'Fine Love'.

Il le mentionnait sur sa page facebook  "Back in France for some shows with The Celtic Social Club".

Le groupe a sorti un second long playing en 2017 ( A new kind of freedom)  et, avant de le dédicacer à la table de merch, compte en présenter quelques extraits.

 

'When you need someone' ouvre le bal et c'est parti pour un cocktail Celtic folk rock, qui, après l'avoir avalé d'un trait, te descend dans les jambes pour faire frétiller tes orteils et rendre fou tes talons qui battent le plancher sans en avoir reçu l'ordre d'un cerveau médusé.

Evidemment des noms te viennent à l'esprit: The Silencers, forcément, les Levellers, Oysterband, un peu moins les Pogues, avancés par une armada de journalistes rock.

 Goulven a troqué le banjo contre une mandoline, Manu souffle un titre à la compagnie, ' Lucy Wan'.

Une tornade, mademoiselle Lucy, imagine une chanson à boire mâtinée de polka, le genre de truc que tu passes à la troisième mi-temps du match que tu as perdu sept-zéro.

Tout le team tirait la tronche, les survivants sirotaient une septième  Guinness, le deejay a envoyé ' Lucy Wan, en moins de deux, folle farandole et enthousiasme général, qui ne s'estompe pas sur l'enchaînement, en forme de gigue, poussé par un fiddle espiègle et des pipes perverses.

Une basse groovy amorce l'instrumental ' A dub for Black Donald' ,  émaillé de  nombreux changements de rythmes, t'as intérêt à bien caler tes bottes dans les étriers si tu ne veux pas que le canasson fougueux ne te désarçonne comme un vulgaire jockey de seconde zone.

Le mini-set, déjà, arrive à son terme, ' A new kind of freedom'  termine en beauté cet exercice animé et savoureux.

 

 

 

 

 

Showcase The Celtic Social Club - Cultura Langueux - le 13 avril 2018
Showcase The Celtic Social Club - Cultura Langueux - le 13 avril 2018
Showcase The Celtic Social Club - Cultura Langueux - le 13 avril 2018
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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 16:05
FiftyFifty Session | Juicy et Nathy Peluso à l'Atomium- Bruxelles, le 29 mars 2018

FiftyFifty Session | Juicy et Nathy Peluso à l'Atomium- Bruxelles, le 29 mars 2018.

 

Les Fifty Fifty Sessions ont la cote près du public branché, chaque mois, Laetitia Van Hove, attachée de presse, invite deux artistes/groupes à se partager l'affiche lors d'un showvcase privé ( des concours organisés par les sponsors permettent de se retrouver sur la liste d'invités), dans un endroit inhabituel de la capitale.

Pour la séance du 29 mars, le public prendra l'ascenseur ( 12 places, 145 trajets effectués en présence d'un groom qui n'avait rien de Spirou) pour être débarqué dans une des boules de l'Atomium.

 

19:00 indiquait le flyer, l'attente sera longue et pénible ( l'acoustique dans la sphère s'avère désastreuse et très vite un brouhaha épouvantable règne en maître absolu) avant de voir arriver Juicy sur le podium pour un set de +/- 30'.

Juicy, c'est le groupe bruxellois le plus hot du moment,  une nouvelle sensation belge, affirme les InRocks, et pourtant Julie Rens et Sasha Vovk, 51 piges à elles deux, ne sont pas des bleues.

Elles sont passées par le Conservatoire, dirigée par l'immense David Linx,  Sasha Vovkest a collaboré, e a, avec Marty and the Magic Minds,  ExtraSystole et Oton, quant à Julie Rens, ça fait près de dix ans que tu la croises, la première fois avec Brain Snob or Sir, lors d'une Soirée Cerise organisé par Fred Bulté, tu l'as connue Oyster Node, vue aux côtés de Martin Salemi ou lors d'un projet solo au TAG, à chaque fois sa présence scénique, son naturel et sa voix t'avaient épaté, la réussite de ce nouveau plan n'est donc que justice après dix ans de galère!

Le premier EP de Juicy ( Cast a Spell) est sorti le 23 mars, ce soir les nanas le joueront  live.

Elles sortent de coulisses, enveloppées d'une fourrure  à froufrou rouge et d'un chapeau, orné de rubans,  de la même teinte , prennent place derrière les synthés, drumpads et cymbales pour attaquer un premier hip hop insolent et purulent.

Le public opine du bonnet à la question,  eske on est chauds à l'Atomium, les filles suent pire qu'Eugène, se débarrassent de leur pèlerine et embrayent sur ' Mouldy Beauty' , un morceau pour lequel Julie et Sasha ont invité Zwangere Guy sur le clip.

Les fausses ingénues poursuivent leur trip avec l'imparable ' Count our fingers twice' avant de changer de place pour un impromptu instrumental à quatre mains, c'est beau ,du Chopin electro.

Changement de ton avec le tragique ' Something is gone' en mode r'n'b mélancolique.

Les Fugees, cachés près du comptoir,  ont applaudi.

' Didn't knock' n'est pas repris sur l'extended play, on le dédie à Théo Francken, affublé de quelque nom d'oiseau pas charitable.

Ce second nu soul agréable aux pavillons voit  Julie caresser délicatement les lamelles des  chimes.

La suivante traite du GHB, elle est rappée en duo face au public et c'est  par 'For hands on ass' évoquant les agressions sexuelles que Juicy achève ce mini set bouillant.

 

Le 17 avril à La Ferme du Biéreau ( complet), ensuite le Printemps de Bourges, Les Nuits, Couleur Café, Dour, Les Ardentes, Esperanzah ... pas moyen de les rater! 

 

Vingt minutes de patience avant le showcase de Nathy Peluso.

Un gorille, presque aussi sympathique que ma belle-mère, vient faire le ménage et éloigne, sans ménagement, tout ce qui traîne sur le podium: bouteilles, vestes, Nikon et Kodak, caméra et cameraman, la diva est bien secondée.

Quoi, tu ne sais rien  de Nathy?

T'en fais pas, t'es pas le seul, mais la jeune dame élancée, originaire de Luján, provincia de Buenos Aires, désormais madrilène, est une star en Latin America où son EP ' Esmeralda' est encensé par toute la presse musicale.

En janvier, elle était passée au Beurs, ce soir elle vient voir Bruxelles de plus haut.

Un gars, son producteur, prend place derrière les machines, il lance sa purée, une annonce Las Vegas signale l'arrivée imminente de la diva.

La Peluso se fait attendre avant de se pointer dans une tenue hyper sexy, permettant à la foule de constater les bienfaits de l'éducation physique pour conserver un ventre aussi plat et blanc que celui d'un bébé requin.

Sur sa page facebook, la rappeuse avait prévenu:  sono qui per fare hits, elle démarre par 'Oreen Ishi' , un hip hop indolent et poursuit avec le peu belliqueux ' Kun Fu',  toujours dans ce style dirty south rap au phrasé lent.

Après avoir osé une version bad bitch, pas tout à fait convaincante, du classique ' Summertime', elle revient au hip hop et 'Alabame'.

Ton fiston n'est pas convaincu à 100%, tu le comprends, pas moyen de s'éclipser, nos frusques se trouvent sur un siège dans le couloir menant aux loges, boyau obstrué par le garde du corps souriant.

Pour ne pas trahir ses origines latines, Nathy propose un mambo dansé d'une manière peu conventionnelle, un morceau qui lui convient finalement mieux que les simili rap, mous du bide.

Mon dernier single ' La Sandunguera' annonce un nouvel album qui doit sortir en avril.

Oui, Roberto?

Nathy , eres una mujer increíble .

Chacun, ses goûts!

C'est vrai que ses déhanchements félins peuvent séduire.

Brussels, une leçon de salsa, ça vous tente?

Comme tu le sens, chica!

 Direction les coulisses.

Déjà, fini?

Non, la donzelle rapplique pour deux derniers morceaux, un hip hop/ nu soul mielleux et le plus nerveux et sautillant  'Corashe'.

Une sortie hollywoodienne clôture cette prestation mi-figue, mi-raisin

Nathy Peluso sera à Dour en juillet!

 

 

 

 



 

 

FiftyFifty Session | Juicy et Nathy Peluso à l'Atomium- Bruxelles, le 29 mars 2018
FiftyFifty Session | Juicy et Nathy Peluso à l'Atomium- Bruxelles, le 29 mars 2018
FiftyFifty Session | Juicy et Nathy Peluso à l'Atomium- Bruxelles, le 29 mars 2018
FiftyFifty Session | Juicy et Nathy Peluso à l'Atomium- Bruxelles, le 29 mars 2018
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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 13:50
THE TEMPERANCE MOVEMENT - De Zwerver, Leffinge - le 29 mars 2018

THE TEMPERANCE MOVEMENT - De Zwerver, Leffinge (BEL) - 2018.03.29

Set List :

01. Caught In The Middle. (*)
02. The Way It Was And The Way It Is Now. (*)
03. Love And Devotion. (*)
04. Higher Than The Sun. (*)
05. Be Lucky. (&)
06. Ain’t No Telling. (&)
07. Another Spiral. (*)
08. A Deeper Cut (*)
09. White Bear. (€) 
10. Three Bulleits. (€) 
11. Battle Lines. (€) 
12. Know For Sure. (&)
13. Built-in Forgetter. (*) 
14. The Wonders We’ve Seen. (*) 
15. Only Friend. (&) 
16. A Deeper Cut. (*)
17. Backwater Zoo. (*)
18. Midnight Black. (&)

(*) A Deeper Cut (2018)
(€) White Bear (2016)
(&) The Temperance Movement (2013)

Line-Up :
Paul Sayer : Guitar & Backing Vocals.
Phil Campbell : Lead Vocals, Piano, Acoustic Guitar & Percussions.
Nick Fyffe : Bass Guitar & Backing Vocals.
Matthew White : Guitar & Backing Vocals.
Simon Lea : Drums.

Formé à Londres en 2011 par les deux guitaristes Luke Potashnick et Paul Sayer et le chanteur écossais Phil Campbell, le groupe s’adjoint les services de Nick Fyffe, ex-bassiste de Jamiroquai et du batteur Damon Wilson, le plus titré d’entre eux puisqu’il a joué avec Ray Davies (The Kinks) ou encore The Waterboys. En règle générale ils sont tous en première intention, des musiciens de sessions et donc des requins de studio mais ce qu’ils doivent généralement jouer n’est pas leur tasse de thé. C’est la raison pour laquelle ils fondent The Temperance Movement, un nom sans signification particulière « C’est un truc qui sonne bien, comme Creedence Clearwater Water, c’est tout » me confiait Phil Campbell lors de leur première venue en Belgique. Le groupe auto-produit Pride, son premier EP en 2012 avant d’être remarqué et signé par le label Earache Records avec les deux autres fers de lance du rock actuel que sont Rival Sons et Blackberry Smoke. The Temperance Movement leur premier album parait en 2013, suivi de White Bear en 2015 et plus récemment de A Deeper Cut, sorti le 2 mars 2018. Entre-temps, Luke à quitté le groupe pour se tourner vers la production d’albums tandis que Damon, lassé du rythme des tournées, préfère consacrer du temps à sa famille. Matthew White et Damon Lea sont des amis de longue date et c’est tout naturellement qu’ils intègrent la formation, « comme ça, sans qu’il y ait besoin de mettre une annonce » me disait Paul Sayer lors de l’interview exclusive qu’il m’accordait hier soir.

Comme à chaque fois, c’est avec plaisir que je retrouve mon ami Ramiro Jorge qui commettra quelques-unes des très belles photos illustrant cette revue. Et comme à chaque fois, il faut presque plus de temps pour sortir de Bruxelles que pour rallier Leffinge et sa jolie salle De Zwerver. On peut dire tout ce qu’on veut mais au niveau tant des infrastructures à vocation culturelle que de la sélection des artistes, nos amis de la communauté néerlandophone sont bien mieux avisés que nous. Il est presque 18h00 quand nous poussons la porte d’entrée qui sert aussi de porte de sortie à ceux qui vont dans l’autre sens. Un thé (pour Ramiro) et une Geuze plus tard, nous rencontrons Paul Sayer qui nos signale que l’interview aura lieu vers 19h00, juste après son repas, dont acte. Une petite demi-heure très instructive et riche en enseignements en compagnie d’un musicien charmant et bien élevé, ça change de certains sales gamins que j’ai croisé il y a peu...

Le concert de The Temperance Movement a été tout simplement Ex-tra-or-di-nai-re ! C’est le meilleur des six concerts du band auquel j’ai assisté. La nouvelle formation est compacte, soudée comme si les musiciens jouaient ensemble depuis 20 ans et pourtant leur passé commun est jeune comme une petite fille vierge dans un pays que je ne citerai pas! Ca enchaîne sans perdre de temps, un peu à la manière des Rival Sons et pour établir une autre comparaison entre les groupes, leurs deux chanteurs charismatiques entrent dans leur monde bien à eux lorsqu’ils sont sur scène, ils sont habités d’une sorte de présence qui est la marque distinctive des grands.
Ici, on ne fait pas semblant, on a affaire à un groupe franc et sincère, les influences se dégagent avec légèreté comme la pincée de safran qui va donner tout son arôme au plat et transformer votre repas en festin alors que d’autres ne nous offrent que du déjà mâché et digéré. C’est donc musicalement intense et parfait. C’est la tournée de promotion de A Deeper Cut et avec 9 morceaux joués sur les 12 que contient l’album, on a pratiquement tout entendu et on est certains de tenir un album de qualité, c’est White Bear qui est le moins bien représenté tandis que les titres du premier opus de TTM reçoivent encore une fois les ovations d’un public qui en déjà fait des classiques du rock et c’est justifié.

Des invités ce soir en la personne des Wynn, frère et soeur, qui viennent greffer leurs splendides voix de première partie sur celles des gars de TTM pour un morceau à tomber. Et puis un peu plus tard c’est une petite princesse coiffée d’un énorme casque rouge qui la protège des bruits qui fait son apparition sur scène où elle se met à danser sans complexe, comme seuls les enfants peuvent le faire. C’est mademoiselle Campbell en personne qui tourbillonne et s’agite dans sa robe jaune de princesse d’un soir qui vient déjà pointer le bout de son nez, ça promet.

Dans sa conception et son exécution, ce concert est certainement le plus rock de TTM auquel j’ai assisté, ce qui prouve qu’ils ont la faculté de se renouveler. Pas de « Smouldering », pas de « Chinese Lanterns » non plus, la seule ballade est le très beau « A Deeper Cut.» 
L’accent était résolument aigu dans cette leçon d’orthographe Rock’n’Roll à la Temperance Movement auquel on ajoute ci et là, quelques pincées de Free. Il manque très peu à ce groupe pour faire partie des grands noms de demain, peut-être un plus gros label? En tout cas, après avoir ouvert pour les Rolling Stones lors de quelques concerts, c’est pour Deep Purple qu’ils remettront le couvert à plusieurs reprises cet été. Et vous ? Vous serez du festin? The Temperance Movement, un nom à ne pas oublier, une discographie à découvrir de A à Z.

Mitch « ZoSo » Duterck

THE TEMPERANCE MOVEMENT - De Zwerver, Leffinge - le 29 mars 2018
THE TEMPERANCE MOVEMENT - De Zwerver, Leffinge - le 29 mars 2018
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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 07:34
Julia Palombe au Cabaret Mademoiselle - Bruxelles - le 28 mars 2018

Julia Palombe au Cabaret Mademoiselle - Bruxelles - le 28 mars 2018.

 

Le Cabaret Mademoiselle a ouvert ses portes en plein coeur gay de Bruxelles, rue Marché au Charbon, juste à côté du Rock Classic, en octobre 2017.

Du mercredi au samedi , le beuglant présente des spectacles allant des concerts, au burlesque, en passant par des freak shows, des expositions, du cirque, bref un endroit qui devrait faire saliver Patrick Sébastien.

Tu es serré à la ceinture, pas de panique, les consommations restent à des prix abordables, les concerts du mercredi sont free of charge, on te demande simplement de laisser quelque menue monnaie dans le chapeau.

 

Au programme de ce mercredi précédant Pâques: Julia Palombe!

Prends garde, si en automne les oiseaux bleus sont des proies rêvées pour les chasseurs qui rêvent de salmis, Julia Palombe est plutôt du genre Diane Chasseresse, et tu pourrais bien tomber dans ses filets.

Comme Artemis, la fougueuse Parisienne, née du côté d'Aix-en-Provence, a plusieurs cordes à son arc: danseuse, poète, romancière, comédienne et chanteuse.

A son actif discographique, déjà quelques albums, le dernier étant baptisé 'La Nouvelle Eve'.

 

Le concert débute peu après 20:30', pas de batteur, ce soir, le drumming est dans l'ordi, mais trois musiciens chevronnés: Baptiste ( Allard)  aux claviers, Dédé ( Bell) à la basse et Sergio Leonardi à la guitare.

Les garçons entament ' Aqui', elle se pointe, un look mi-gavroche/mi- Lio, à l'époque où elle était effrontée. Elle en jette cette nana, fringuée de blanc: un petit short moulant, une veste courte, des bas résilles et un béret .

Musicalement, tu penses à Rita Mitsouko, à Muriel Moreno, à Dani ou  à Christine Pilzer, en plus lascif.

'Taxi Girl' .

 Cherchez le garçon?

Peut-être, à Bangkok, ces créatures transgenres  pullulent, elles ont inspiré la chanson.

Après avoir quitté sa petite vareuse, elle enchaîne sur ' La fille du zodiac' qui en consultant l'horoscope choisit le signe qui lui  propose la journée la plus fructueuse.

Le titre est repris dans la playlist idéale pour faire l'amour publiée par Santé Magazine.

Y-a-t-il des mères dans l'assistance?

Il y avait Mère Thérésa, elle s'est tirée pour assister à l'office dans un chapelle proche.

Aucune, où va le monde?

Voici 'Mère indigne', inspiré par un bouquin traitant des droits de l'enfant, suivi par un blues féministe:  'La nouvelle Eve'  est insolente, sûre d'elle , indépendante!

Le premier single extrait du dernier album se nommait  ' Si je dis oui' ( je suis une pute...), de toute façon, je me fous de vos jugements, je fais ce que je veux!

'Corps accords' a été écrit après un concert parisien donné face à une cohorte de handicapés enthousiastes, le titre souligne le droit à la différence sur fond rock agressif.

A Paris, toujours, la vente de cravaches connaît un boom et pourtant les amateurs d'équitation n'ont pas augmenté, ' La vieille anglaise' traite de dominants et de dominés et transpire le sexe .

J'ai créé un parti, ' Le jouir ensemble', j'ai brigué la présidence, la France a choisi le fade Macron, s v p ' Votez pour moi' aux prochaines élections.

Son programme est alléchant!

L'amour n'est pas toujours rose, le rock ' Je regrette' illustre le constat.

Bruxelles, c'est l'heure de mettre le cortex au repos, et toi, Hubert, ôte cette doudoune, Gaëtane, débarrassez-vous de votre  petite laine, moi aussi je me mets à l'aise, c'est en soutif qu'elle propose le plus ancien ' Le sex tue' qui prend fin en orgasme collectif.

Baisons, baisons, baisons...

 

 

Mes chéris, on se change et on revient.

 

 

Set deux.

Changement de look, Julia arbore une tenue futuriste.

 Barbarella en latex , couverte d'une perruque mauve, attaque ' Dr Love', un white funk équivoque évoquant Gainsbourg.

' Le mariage' fait-il encore recette en 2018, et pourquoi?

 Casquette noire  Village People/ Portier de Nuit, au choix, pour ' Si j'étais un garçon' de 2014.

Les mêmes fantasmes que ceux de Sylvie Vartan en 1967 ?

Pas tout à fait, à l'époque "ton joli cul posé sur ma queue" ne serait pas passé à l'antenne!

Ras le bol de la violence à la télé, merde... interdit aux  'Moins de 18 ans' pour une partie de jambes en l'air , cette adversaire de la mal-baise ne peut tolérer que les gosses digèrent crimes, horreurs, assassinats et n'ont pas droit à une scène de sexe.

Voilà, on arrive au terme du voyage, c'est l'heure de l'hymne aux vagins, ' J'aime mon vagin' repris en choeur par le cabaret entier.

 

 

Un spectacle haut en couleur ne manquant ni de piment, ni d'humour!

Julia Palombe :à ne pas rater si elle passe dans le coin!

 

 

 

 

Julia Palombe au Cabaret Mademoiselle - Bruxelles - le 28 mars 2018
Julia Palombe au Cabaret Mademoiselle - Bruxelles - le 28 mars 2018
Julia Palombe au Cabaret Mademoiselle - Bruxelles - le 28 mars 2018
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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 15:44
Greta Van Fleet - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 27 mars 2018

Greta Van Fleet - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 27 mars 2018

 

GRETA VAN FLEET - AB Club, Bruxelles (BEL) - 2018.03.27

Set List :

1. Highway Tune.
2. Edge Of Darkness.
3. When The Cold Wind Blows.
4. Talk On The Street.
5. Flower Power.
6. You’re The One.
7. Evil.
8. Mountain Of The Sun.
9. Watching Over.
10. Lover Leaver Taker Believer.
11. Black Smoke Rising.
12. Safari Song.

Line Up :

Josh KISZKA : Vocals - Tambourine.
Jake KISZKA : Guitas -Backing Vocals.
Sam KISZKA : Bass -Organ.
Danny WAGNER : Drums.

Il y a des périodes comme ça, où tout part en sucette et cette semaine-ci en fait apparemment partie intégrante au niveau des concerts.

Le band est formé par le trio Kiszka en 2012, les 3 frères s’assurent les services de Kyle Hauck à la batterie. Celui-ci quitte le groupe en octobre 2013 et laisse le siège devenu vacant à Danny Wagner. Le groupe est originaire de Frankenmuth, Michigan, une ville que l’on surnomme Little Bavaria, comme ça vous avez une idée de qui a fondé la « Stadt ». Particularité de la petite cité : c’est là que se trouve Bronner’s Christmas Wonderland, le plus grand magasin de décorations de Noël au monde. Dans un rayon de deux heures de voiture, deux villes historiques au niveau musical, tout d’abord : Flint. Connais pas? C’est le fief du fameux Grand Funk Railroad! Et puis, un peu plus bas, sur les rives du lac Michigan : Détroit. Et tu y retrouves des groupes comme les Stooges, le MC5, Ted Nugent & The Amboy Dukes ou encore Bob Seger & The Silver Bullet Band pour ne citer que quelques grands noms du Rock. Un peu à la manière de Lynyrd Skynyrd, le groupe à choisi le nom d’une habitante de la ville comme pseudonyme, fin de la comparaison.

Depuis des semaines, on n’entend parler que de ce nouveau phénomène; on aurait trouvé un nouveau Led Zeppelin! On avait déjà dit ça de Diamond Head et de Kingdom Come, hé hé hé! Seulement, le dirigeable il n’y en a eu qu’un et il n’y en aura jamais qu’un. Point final. On s’extasie, on crie au génie et on tombe dans le piège du jeune âge des musiciens, comme c’est attendrissant! A toutes fins utiles, je te rappelle que Mozart et Beethoven étaient encore plus précoces. Alors, étant donné que je les ai découverts avant que tout le monde en parle autant, j’ai eu le temps de me faire une opinion en écoutant leurs divers EP et en visionnant des clips sur la chaîne You (m’en)Tube. C’est vrai qu’au niveau inspiration, tout y est et au niveau gestuelle, j’en connais deux qui ont dû bouffer des heures de vidéos de Page et Plant, fin de la comparaison aussi.

C’est donc en curieux que je prends le train de 15h55 à Ciney, direction : Bruxelles-Central, à un jet de pierre de l’AB. Ce soir, dans la grande salle, il y a Clouseau. Tant mieux pour eux. A 17h30, je me démène comme un beau diable pour avoir mon interview avec les « petits génies ». Le management américain est ok mais le management européen ne répond pas alors, à moi de me démerder. A force d’allers-retours entre les différents points d’accès de la salle, je finis par chopper le band au complet qui descend de son bus de tournée. « Hi guys, may I have a quick word with you? » et là, c’est le choc, pas un instant d’arrêt, ni un mot, ni un regard, ils me snobent carrément et me délèguent une de leurs attachées, une ado bien gentille qui me demande de raconter mon histoire, ce que j’ai déjà fait à quatre reprises mais, bon, je m’exécute. Ce qui est différent de « je me suicide » qui est une vengeance personnelle selon Coluche. 
Cette jeune demoiselle me dit qu’il n’y aura pas d’interview car les pauvres petits doivent manger et faire le soundcheck. Attends, c’est pas à un novice que tu t’adresses là « fifille » les balances, elles sont terminées je le sais de source sûre et officielle, et me dire qu’ils n’ont pas le temps parce qu’ils doivent manger... à ce que je sache, c’est pas à un repas six plats chez Bocuse que vous allez, c’est à la cantine de l’AB, alors essayer de me faire gober que les quatre Hobbits qui te précèdent n’ont pas dix minutes à accorder à un mec qui veut faire une émission de radio sur leur groupe, tu racontes ça à un autre que moi. Il est 18h30 et les petits ne montent sur scène qu’à 21h30. Elle me demande si je ne préfère pas faire une interview un autre jour par...e-mail !!! Ah je te jure un e-mail, en radio, ça donne! Enfin elle prend mes coordonnées et me dit qu’elle revient dans 5 minutes pour m’informer, elle ne reviendra pas, merci et bravo pour le respect et la politesse. Direction, le Pub Irlandais voisin où je rejoins mon pote Carlo et notre Maria-Fina nationale qui cherche à attraper la crève... A peine ma consommation en partance au bar que je reçois un coup de téléphone, le manager du groupe veut me voir. J’avale en vitesse mon café et reparaît devant l’AB, l’homme en question correspond par système audio interposé avec Johnny, le chef de la sécurité et, après dix minutes, le monsieur qui voulait me voir, ne se donnera même pas la peine de venir m’adresser la parole, c’est le service de sécurité de l’AB qui m’apprend qu’il n’y aura pas d’interview. Bravo pour le respect.
Donc, un groupe qui débute se permet d’envoyer bouler des gens qui veulent parler d’eux et les promouvoir alors que des big stars ont du temps à me consacrer, elles, faudra qu’on m’explique un jour!

Bien, venons-en au concert en tant que tel. Musicalement, ça tient la route. Sam Kiszka, le bassiste est, à mon sens, le meilleur élément des quatre, il phrase tout au long des morceaux et ça donne une belle couleur et une solide assise à l’ensemble. Pour la voix, depuis le premier rang, derrière les HP de façade, on l’entend à peine, donc c’est difficile d’être critique, néanmoins, on se rend compte que c’est haut perché. Mais comme on disait dans Astérix « les sauces, le tout c’est de ne pas en abuser » et pour ma part je trouve que dans la tenue de note, ça tourne parfois à la démonstration plutôt complaisante que vraiment utile. Au niveau de la guitare, les postures ne font pas le musicien et si la gestuelle « Pagienne » est bien en place, au niveau jeu, il y a encore du boulot. Ce qui ne veut pas dire que c’est mauvais, entendons nous bien! Certains morceaux comme « Flower Power » ont beaucoup de charme. Ce qui me gêne c’est ce côté déjà entendu mais en mieux. A tel point qu’à certains moments je me suis même amusé à coller mentalement les textes de Led Zeppelin sur la musique « de » Greta Van Fleet et ça tient sans problèmes. Certains riffs sont même immédiatement identifiables. J’ai bien aimé « Evil » tout comme j’ai aimé chaque passage de Sam à l’orgue, ce gamin est vraiment doué.

Au niveau des rapports avec le public, on sent un égo sur-dimensionné chez le trio Kiszka, ils te prennent de haut et quand d’aventure, ils daignent baisser les yeux sur la masse populaire agglutinée à leurs pieds, c’est avec une espèce de regard condescendant, l’air de dire « pauvres pèquenots ». Il n’y a pas un seul regard franc et sincère, mais de l’arrogance ça oui. Vous dites ? Ah, ils ont fait la première partie des Guns ‘n’ Roses? Et alors? J’ai bien fait le Tourmalet en juillet 1972 moi, je n’en chie pas un vélo pour autant.
Dans les premiers rangs, beaucoup de jeunes adolescentes qui hurlent à la moindre parole prononcée par le chanteur et sur les deux rappels c’est le délire. A ce niveau là, on pourrait croire qu’on tient ici, un Tokyo Hotel version Hard Rock! Ils reviennent en octobre paraît-il, j’y retournerai, peut-être, pour une seconde audition depuis un endroit stratégique, pour bien apprécier la voix. En tout cas, pour ma part, si la musique est honnête et tient la route, je ne crie pas au génie, loin s’en faut. Bon, là-dessus, je vais m’écouter les originaux. « Comment? Une interview? Désolé, je n’ai pas le temps! »

Mitch « ZoSo » Duterck

Greta Van Fleet - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 27 mars 2018
Greta Van Fleet - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 27 mars 2018
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