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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:22

Théâtre de la flûte enchantée, à nouveau, bondé ce dimanche, pour les soirées Cerises!

Malheureusement , le plan retard conséquent, suite aux soundchecks interminables, est, une nouvelle fois, d'application!
Il sera 21h10 lorsque le premier groupe foulera la petite scène ixelloise.
Tu comprends, que les students ayant des cours le lendemain , et que les braves salariés, devant montrer un frais visage à leur boss le lundi matin, tiquent. Je te parle pas de la Stib après minuit , évitons les cauchemars!
Pendant 90' le bar ne désemplit pas et le frigidaire suit la courbe inverse.
Fred envoie la cloche en we mogen in de zaal!

Trike
Pas un tricycle , moteur Harley Davidson, mais un joyeux duo mixte canadien , pratiquant le crunchcore electro/synth pop, sexy et sucré.
C'est en mai 2008, que nous avions vu Xania Keane et Stephen Taylor au Garcia Lorca , lors d'une Cheap Thrills Night . Ils n'ont pas vraiment changé : gentils , funny, charmants , un peu fatigués par une longue tournée les conduisant surtout chez les Bataves (non Yves, pas batcave).
Bonjoue taou lé monde , niou som traïk ... 'Prescription' première ordonnance établie par un doc déjanté. Xania, la gitane, y va de son numéro de claquettes et le grand tailleur martèle son keyboard en chantonnant .. I want to suck you.... Le programming ludique ayant été ficelé par un beat-maker à tête de Gouda : Alex van de Meer.
Surpris, le nombreux public ne fait aucune difficulté pour entrer dans le jeu de l'étonnant duo.
'Zombie tragedy' après un temps mort pour régler le programming. Je ne connais pas de blague belge, s'excuse l'exquise Xania.
Quelques lignes de violon country pour ce rap acadien, agrémenté de sauts de kangourous made in Toronto.
Striptease, on enfile un glittering outfit 'Sudbury' de l'electro clash rock'n roll. Kiss à la mode germaine. Xania va tapoter la batterie de the aiM , se couche sur un glockenspiel , avant de marteler une échelle qui traîne dans les parages. Le public bat des mains, comme des gosses au guignol.
...shake your ass... on nous dit, assis c'est dur!
Tout le monde debout pour la 'Trikey' dance! Une danse pelvienne suggestive et obscène. Mozart s'essaie , sans succès , à la Trike beat . Petit break avec voix célestes, hallelujah... put your hands in the air... et on reprend le trikey.
Le curé nous fait signe de nous rasseoir: 'Kaplow' ! Suivi de 'Gumball' air 'triste' virant à l'hystérie.
'Mushy mushy' ein, zwei, drei , fünf et le quatre? Disco fever , avec piano phallique , violé sur scène par l'obscène Stephen. Orgasmique ...
Un violon plaintif classique pour 'Wait', de grandes envolées de claviers . Our last song: 'Let's jog' .
Un jogging, Mozart? Nos athlètes traversent le public , font des étirements , se ramènent en bondissant ..; bim bam boum... mon clavier se prend une pelle , plus de musique....
Y a -t-il un vétérinaire dans la salle? On recolle l'animal et la leçon de fitness reprend de plus belle!
Public debout , Stephen calmé n'a plus la trique !

The aiM

Une autre paire de à balles, le trio franco -belge! Du rock mélodieux , tendance progrock, baignant dans les seventies .Une devise droit au but , style Gerd Müller,der Bomber!
Le chef aus Frankreich , c'est le chanteur /guitariste : Guillaume Corpard! Un Nantais nanti d'un timbre Sting et auteur de quelques albums sous son nom : 'Automnes' 2001, 'A contre jour'le n°5, plus récent(notons la présence sur la pochette du batteur André Ceccarelli).
Estimant le climat belge plus propice à ses talents , il s'établit près de l'Atomium et s'adjoint Nicolas Debois (basse) et Gilles Servais (drums) , deux méchants bruxellois formant une rythmique infernale.
Un CD 'Emergency' en 2008, mastérisé par Roland 'Machiavel' Degreef. Et des tas de concerts à la clé.
Les critiques sont élogieuses!
Un matos imposant, une table Forest National , feu!
'You are the monkey' ode à Darwin !
'Star' Du guitar rock brut , carré , incisif , quelques pointes psychédéliques!... I've got a feeling you're a star , baby... On aime.
'New days' la vibrato pleure , un duel basse /guitare comme en quatorze et un batteur pas coincé. Police en moins reggae et plus alternatif.
'Matches on the ice' solide et catchy à la fois. Petits soli subtils de Wilhelm et un final monstrueux pour ce titre élaboré.
'Going on' pas encore enregistré , du rock qui gicle, pas loin de l'acid rock des sixties/seventies (de Jefferson Airplane au Pink Floyd , en passant par le Grateful Dead , les Yardbirds ou les Artwoods).
'Save us' quelques bruitages tétrapodes à plumes sous l'orage, de majestueux claviers (préenregistrés) pour introduire la prière et on vire progrock, tendance métal. Efficace!
'Where are the spirits' ... will my angel follow me all the time ... voix transformée par chambre d'écho, slide geignante, un David Gilmour taste pas désagréable.
'Are the ummits back?' extra-terrestres en vadrouille, sur fond de chants de gosses hallucinés. Quelques poses guitar hero en prime!



Pour meubler les temps morts servant à réaccorder la gratte, on nous assène des stupidités qui ne seront pas appréciées par le/la manager du band. (on vous rassure , c'était pas ça va toujours Bruxelles, vous allez bien?)
'Coming Youth' du southern rock , Allman Bros Band blend à tendance Dire Straits, époque 'Sultans of Swing' .On passe à la puissance lourde et le public est mis à contribution :ooh ooh ooh ..., la basse pulse et le batteur bastonne dur. Epais et jouissif!
'Springs to come' ballade plus douce , beau comme du Tommy Bolin.
Suivi par un titre plus nerveux 'In Jail', et the aiM termine par 'Emergency' à l'intro de guitare hispanisante, digne de Steve Howe. Cette urgence catalane tourne rock tribal endiablé et chaque instrumentiste a droit à sa performance mise en valeur.
Objectif atteint ,bon groupe, bonne musique.
Hic mineur, l'accent anglais de Guillaume risque de lui fermer l'accès à certaines scènes du Nord du pays .
Il est près de minuit, faut encore démonter the aiM et remonter les Crumbles.
Le public se tire, 5 courageux (ne devant pas se lever à l'aube) resteront pour le set de Crumble Pistoos.
Je n'en faisais pas partie !
On m'a dit que le concert s'est terminé avant l'arrivée du premier tram!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 22:22

Radio Edit ,un groupe d'ados motivés de l'Athénée Absil, organisait en cette soirée de St Valentin (bonne blague commerciale), un festival/concours musical, dans le cadre du programme Mini Entreprise.

Réussite totale: le Garcia Lorca est, pour une fois, accueillant et coquet (les lycéens l'ont décoré judicieusement), l'organisation est impeccable et charmante et le public (de 15 à 18 ans) nombreux.
Chapeau à tous!
Les quatre groupes en compétition ont droit à un set de 20'.
Le gagnant participera à la finale (récompense de 1000€ pour le vainqueur ) et pourra monter sur scène lors d'une prochaine 'Soirée Cerise'. Les Bikinians joueront, en guest, après communication des résultats.
Un jury impartial (pas des politiciens) doit déterminer quel groupe passera à l'étape suivante!
Les critères sont sévères... et, pas question de s'aider en absorbant des litres de liquide à mousse pour noyer sa conscience, c'est une soirée 'sobre' !
Les Nightshops du coin font recette!

Hologram Square

Tâche ingrate pour le tout jeune groupe (des gosses, pas 18 ans de moyenne) de Leuze (Tournaisis) : ouvrir les hostilités!
Greg : guitare/chant - P H : le fougueux bassiste et parfois chant - David :guitare et la fragile et mignonne , Milène , cachée par son énorme batterie. Elle chante également.
Aucun complexe, les kids, ils attaquent 'My Teenage lyrics' avec fougue et conviction....I hate you , I fuck you... Effectivement , teenage lyrics. Du grunge , tendance metal qui décoiffe ,des touches System of a Down ou Nu Metal (Limp Biskit , Korn).
Mylène joue mieux que Meg des White Stripes !
'The Storm' vache de tempête , un indie metal mixant Placebo et les poids lourds :Slipknot, Soulfly.

Du culot et une présence scénique tonique : P H saute comme un wallaby australien et Greg gueule comme un possédé (style Charles Manson sur le point de massacrer Sharon Tate). Ils en veulent,c'est sûr.
'Night Flower' au sixties beat et Mylène (moins conne que la fermière) aux vocaux!
Enchaînement direct 'GFC' , plus British alternative (Arctic Monkeys) , le bassiste décide de nous faire un petit coucou off stage. 'Psychopath II' sera le dernier titre , qui ne chante pas la campagne et le muguet en fleur.
Une basse bien ronflante et un sanglant duel de red shirts chez Garcia le Rouge.
On a bien aimé la spontanéité et la fraîcheur de Hologram Square .


Promoteurs , signez les pour vos festivals , ce band généreux le mérite!

Came into Dust

Un quintet , de pop mélodique , fondé en 2005 à Louvain- La- Neuve.
Alexis De Keyzer: Chant/Guitare acoustique Eve Contempré: Chant Maxime Siroul: Clavier Christophe Lefebvre: Batterie Hugues-Philippe Desrosiers: Basse
'Intro' pour présenter le groupe , keyboards en évidence.
'Don't know anybody' du pop rock choral , moins profond que Bodies of Water. Une joli timbre féminin , des backings mâles badins et le Maxime qui se la joue Rick Davies (Supertramp). Titre entraînant et guilleret.
'Tequila' pas celle des Champs. Du French rock à la Martin Circus , sur rythmes Louisianne 'Laissons les bons temps rouler'. Fun dans la baraque ,et il n'y a rien à picoler . De la tequila on veut!
'Magic World' un slow , variété gentille avec claviers omniprésents.
Came into Dust tire dans tous les sens.
Intro batterie /piano pour 'Today it's not the same time' avec le drummer au chant , les lead singers le relayant bientôt. ... il est question d'un Yellow Submarine et le titre vire twist 2009.
'Y 'en a marre' On sait Yannick Noah a rangé ses raquettes et pousse la chansonnette festive. Même rayon ce 'Y en a marre' , tu classes avec Fatals Picards , Wiggers etc...
Bon petit groupe pour festivals, nos originaires de LLN. Le public a apprécié et le fait entendre.
Un reproche : trop d'éclectisme tue . Une farandole après du shoegaze : c'est pas conseillé!

Hey Yeah

Un trio bruxellois , aux membres plus âgés que les 2 groupes précédents.
Tu oublies Outkast 'Hey Ya' ! MC Pisca (guitare/chant) -BalOo (drums) et Arnaud (le frérot de Yann Luyckfasseel , ex Austin Lace et fondateur de The Album) à la basse (il tient la guitare dans le Big Hat Band!) , pratiquent un British indie rock , sentant le sixties garage.
Un groupe citant Supergrass comme influence ne peut décevoir , nobody was disappointed ...
Ils ont des planches : le bota en octobre 2008, J&S'tival à Dour ... ça se sent!
'Everyone on a Friday'...I wanna play with you ...l'imagerie rock du British boom des 60's (Troggs, Pretty Things, Kinks...).Efficace, concis, carré ...c'est du sérieux!
'Wednesday' vont-ils jouer 7 titres? Très Kaiser Chiefs.
'Ladies right' un hymne de stade, scandé , qui tient la route. Ecoute sur leur myspace! Supergrass , on a dit.
'Waiting' on attend tous le printemps... Yeah!
Un nouveau titre zonder titel , court et punchy.
'High as a kite' pas léger comme un cerf volant , mais percutant comme un vieux Who ou Animals.
Ce groupe est soudé et peut viser haut? Yeah...

Clandestine

Entrée en matière grandiloquente, sur fond de mariage de l'impératrice Joséphine (de Beauharnais) avec Napoleone di Buonaparte (1796).
Un piano transformé en comptoir de cabaret (Julien), Graves 1987 et deux ballons ..., un batteur pyjamaté (Renaud) et endormi sur ses fûts , décorés d'un soutien à balconnet (taille Pamela Anderson ), une guitare cérémonieuse (Mathieu) , avant l'arrivée du Bocuse, clandestin en chef, Simon : compositeur, chanteur, guitare acoustique.
Il te faut 20 secondes pour te dire , il y a un couac , et un gigantesque.. keske ces pros , connaissant la musique, et le business l'accompagnant, viennent faire dans un concours tremplin?
No answer ! D'ailleurs on s'en balance , on va déguster leur show cabaret à sa juste valeur (en sesterces , peux pas te donner d'indications, désolé , Alphonse!)
'La moitié' de la chanson française traditionnelle , redevable aux classiques : Brassens, Aznavour... et à la nouvelle vague, ayant tout piqué à ces derniers (Bénabar, Sanseverino et autres chantres XXI è siècle, de la chanson populaire).
Clandestine vient de sortir un album 'Les Noces de Cupidon' et a écumé les concours , distinctions diverses , le 27 mars , ils seront en finale de 'Musique à la Française' au bota.
'La moitié',valse mythique , est bourrée de clins d'oeil et de farces et attrapes, style ... il est crevé plus moyen de le réparer... C'est irrésistible et bien ficelé.
Petite anecdote , pour introduire 'La boîte à souvenirs' : énumération de tous les brols que tu peux retrouver dans l'armoire de ta chambre (durex usagés inclus). Du gypsy swing franchouillard!



'Dans le placard' un vaudeville bruxellois , basé sur les réunions Tupperware , éléments masculins bannis . C'est pour cette raison, que Simon se planque! Quelques finesses musicales 007 , pour souligner le comique de la situation!
Brassens chez Manneken -Pis , bien foutu, le truc!
'Cupidon' St Valentin oblige! Pour la guilde des archers.
'Le jour du Seigneur' met fin au spectacle Bobino . Aversion du dimanche ... Régine /Simon même combat .
Le jour du Seigneur vire Chinuuse Tango, Lolo, et, tout le Garcia Lorca danse la Java!
C'est pas du Lange Jojo , les textes sont subtils et les musiciens doués ...
C'est évident , en suivant la table de critères , Clandestine gagne haut la main !
Mal à l'aise , les membres du jury !
Clandestine, ce sont des pros , tu peux pas comparer Nadal à ton filleul, qui vient de gagner la finale minime du tournoi de Renipont plage !

Palabres , pas bien longs , tout le monde est sur la même ligne : Clandestine c'est un clandestin , exclu ! Personne ne s'en fait pour eux , avec les bons papiers, ils iront loin!

Vainqueur :
Hey Yeah!



Place aux Bikinians , mais , je me tire, c'est la St Valentin , je vais acheter des roses seconde main !
 
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:16

Un festival sur 2 jours, à Borgerhout, pour célébrer le mariage de deux salles voisines: Hof ter Loo et Trix.

Le Trix peut accueillir +/- 350 personnes et la grande salle un bon millier.
Un vendredi 13, au soir, sur le ring anversois, c'est la merde .... bouchons, nervosité ...si tu connais pas trop le coin, t'as intérêt à avoir un bon con voyeur à tes côtés!
Fred est de cette race, on arrive au Noordersingel, Borgerhout, sans accrocs avant l'ouverture des deuren.
Choix cornélien: White Circle Crime Club ou The Flying Horseman .
Invités par l'agence Bestov! , il est normal d'aller assister au set de leurs poulains, dus:

The Flying Horseman
Le projet de Bert Dockx, un guitar wizard, officiant chez Dans Dans, Work et aux côtés de Marie-Laure Béraud.
20h et des poussières, nous sommes prêts pour 40' de country/blues urbain, mystique et noisy.



De la roots music dont les aguichantes mélodies sont parsemées de bruitages expérimentaux tumultueux, Bertje a une dizaine d'effect pedals aux pieds de sa chaise.
Pour l'accompagner dans son trip: les soeurs Maieu (Loesje et Martha) aux backing vocals aériens. Elles ont amené les Oohoos, le trio qui les accompagne dans leur groupe: Blackie & the Oohoos. Alfredo Bravo: drums et Laurens Duerinck, Milan Warmoeskerken: basse et guitare.
'Bitter Storm' un soundtrack parfait pour David Lynch. Atmosphérique et incantatoire ...My house is where my heart is.... Intrigant!
'Seasons' le bassiste entre en action pour ce country rock tapageur.
Met de zusjes en choir girls 'Nicotine Party' une party abandonnée par Serge Gainsbourg, il y a quelques années! ... learn to fly learn to fly as the picture says it's easy .... pub pour des pastilles de LSD. Du dark americana avec backings angéliques des marquises. Bert amène le titre vers un final postrock agité qui frait frémir Hank Williams.
'There lives a house' Bert et le drummer pour un psychobilly glauque.
Plus calme: 'Love calls' à classer dans le tiroir My Morning Jacket, de la country psychédélique.
'Steel whistle' aussi inquiétant qu'un horror movie theme.
Et on termine par la bombe 'Warm Gun' qui démarre comme le Daydream (Wallace Collection) revisité par Portishead (Glory Box). Du trip hop country/blues rock: incataloguable.
Loesje et Martha répondent en écho aux prières du sorcier Bert: envoûtant. Le titre se termine en feu d'artifice 21 juillet, avec la wah wah grinçante et déchaînée de Mr Dockx. Pas une musique facile d'accès, mais si tu entres dans le monde de notre Pégase flamand, tu planeras dans le firmament.

Blackie & the Oohoos
Loesje et Martha et le trio ayant joué avec Bert. Laurens et Milan passant de la guitare à la basse ou à la contrebasse.
Loesje, la plus grande, qui te fait de grands yeux d'institutrice maternelle fâchée: accordéon, claviers et lead vocals, sa mignonne petite soeur, Martha: seconde voix, ukulele, percussions, claviers et autres brols faisant du bruit: singing little birds ...
En route pour un doux voyage pop/folk bluesy retro en charmante compagnie.
Le groupe se fait un nom in Vlaanderen: vainqueur du Lawijtstrijd (Sint Niklaas), un prix au Frappantpop, il deviendra vite un des chouchous du public.
CocoRosie rencontrant M Monroe, Nancy Sinatra s'essayant au triphop ...
'Love boy' un gypsyrock désuet et charmant. Fragilité et intimité. Joli!
'Devil Child' voit Martha au glockenspiel pour ce titre frêle et sensible.
Tom Waits 'Jockey' aux sonorités Caraïbes. Handshakers et percus a gogo. Un petit cha cha cha made in Antwerpen.
'Over again' Guitare jouée à l'archet, ukulele pour Martha, ambiance Europe Centrale. Les Balkans sur le Singel.




'Alone again' du jazz à deux voix. Acrobaties vocales audacieuses de Loesje et l'air Blue Note vire acid jazz, Bristol Sound. Fort ce titre!
'Silly game' contrebasse au placard, basse électrique! Quelques bruitages documentaire Cordillière des Andes et un phrasé mélodramatique ... I realize your love for me was just a silly game ... Fred veut la consoler, la grande Loesje!
'Charlie' introduit à la guitare, relayée par un orgue eighties (le style 'Peaches' des Stranglers) inspiré du grand Ray Manzarek (The Doors). Morceau court et incisif.
On va vous interpréter 'Love Birds' mes petits moineaux.
Aïe daar komt un mec de l'organisation: Meisjes plus qu'un seul titre! Sniff and tears, caca ... Pas d'oiseaux, elles veulent absolument jouer 'You' une magnifique valse, avec slide cajoleuse, qui devrait faire un hit monstrueux!
Magnifique set, public conquis!

On descend in de grote zaal pour
Mintzkov!

Le groupe de Lier is een begrip in Vlaanderen. En 2000, il gagne le Humo's Rock Rally sous le nom de Mintzkov Luna. Deux albums 'M for Means and L for Love' et '360°'.
Des hitsingles dans de Afrekening, des passages à Dour ou dans des festivals Teutons, une tournée dans toute l'Europe avec Kaizers Orchestra ... le quintet emmené par Philip Bosschaerts (guitare/chant) et Lies Lorquet (basse/seconds vocaux) attire la jeunesse du nord du pays !
'Life after fire' A thousand ways to break everything.... Godv. c'est du Lierske Placebo !
Mélodie imparable, guitares indie, énergie ...
Seconde salve ... same time same place... puis plus de jus ! On recommence same time same place, nos voisines (16 ans) apprécient.
'Return and smile ' des touches dEUS, les morceaux les plus radiovriendelijk de la bande au barman.
Et ça continue dans le même chaudron: des claviers bien dosés, un batteur (Min Chul) boum boum et des riffs de guitare à la Muse, de temps en temps des double vocals catchy.
Simple et linéaire. Les hits se succèdent. Un petit solo de batterie asthamatique, puis une basse qui pompe et on replonge dans l'aquarium Placebo.
Un peu téléphoné Mintzkov et sans panne Proximus!
Een nieuw nummer 'Rising sun, setting sun' : mêmes données !
On aspire au printemps 'Mimosa', quelconque et prévisible ... Bye Bye Mintzkov, 't is niet slecht mais on a dépassé l'âge requis, wij gaan naar boven !
On assiste aux deux derniers titres de
TER HAAR, un méchant band allemand et on regrette de ne pas avoir pris l'ascenseur plus tôt.
Un trio noise, postrock efficace ayant de la gueule!

On reste au club pour:
It's a Musical

Second band du Moutique Ensemble, une agency boutique berlinoise.
Un duo: Ella Blixt, Swedish (vocals ,claviers) et Robert, ich bin ein Berliner, Kretzschmar (drums, xylophone, vocals). Ils sont accompagnés sur scène par Markus à la basse.
Un Cd 'The Music makes me sick'
23h20' l'opérette commence 'What all people know' de la feel good 'Sesame Street' pop sucrée, style the Carpenters.
'Pain song' une petite douleur pas méchante.
'Hollowness' de l'electro pop jardin d'enfants, naïve et ludique. Et, ça continue 'Ball of joy, des douceurs moins indigestes qu'une sauerkraut arrosée de litres de Dortmunder Dab Pils. Un optimisme béat! 'The Music makes me sick' trop de marshmallows, petite?
Refrain? Papapapa papapapa ...Non, je n'ai pas dit infantile, c'est Fred!
'Lazy' pas beau, la paresse! Un petit air de Californie dans les sixties: Mama's & Papa's, the Association ('Windy' 'See you in September' ...) Des harmonies vocales bonbons à la menthe.
'Dudu' un petit tour sur les chevaux de bois au manège, et après je peux avoir de la barbe à papa?
C'est pas par hasard que Crèche Mare arbore un T-Shirt 'The Go-Find', même candeur doucereuse !
Encore un peu de pop Badoit ? 'Bad Day' 'Circus' ! Ouh, un vilain titre 'I want to screw you' !Dans le coin, Ella, mains sur la tête!
'You make me real' et 'Take off your T-Shirt' .
It's a Musical , comédie musicale Mary Poppins/Julie Andrews aus Deutschland!
Un dernier truc assez insipide, orgue de barbarie, fête foraine und Auf Wiedersehn klein, klein kleuters !
Il est temps de mettre le cap sur Bruxelles, le marchand de sable est passé .
On rate
Star Club West, too bad!
 
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Published by Michel - dans Concerts
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 22:01
Concert intime pour l'une des key figures de la scène rock in Belgium : l'enfant terrible , Mauro Pawlowski.

50/60 personnes savaient, et remplissent la petite salle uccloise. Le citoyen de Koersel joue /a joué dans tellement de formations ou projets divers , qu'il serait vain d'essayer de les énumérer. Lui-même a abandonné l'idée. Pour ceux d'entre vous ayant passé une décennie avec Robinson Crusoë , quelques repères : dEUS bien sûr , depuis 2004- Evil Superstars -Mitsoobishy Jacson- Kiss my Jazz - the Love Substitutes - Mauro & the Grooms - Othin Spake...stop !
Tu oublies les collaborations ponctuelles : théâtre avec Ramsey Nasr pour 'Geletterde Mensen' , et le 20 février à l'AB 'Rat Records Event' avec nos meilleurs jazzmen : Teun Verbruggen, Bruno Vansina et le Salvador Dali de la scène indie : Pierre Vervloesem ....
Kortom , Mauro never sleeps!
Ce soir c'est le Mauro à la recherche des racines du rock , blues et de la pop que nous entendrons.
Pas de cinéma, d'expérimentations, d'arrogance ...un mec , avec ses trois guitares (dont 2 somptueuses Ibanez) et une loopstation qui nous jouera et chantera (what a voice!) ce qu'il aime .
Vers 20h20 , il décide de nous envoyer du vieux country /blues enregistré sur son laptop , le ton est donné.
Bart fait vider le bar , iedereen in de zaal.
'Stay inside' bonne idée , météo abominable , vent , frimas , pluie ... on reste ici , une Jup à portée de main et un singer/songwriter on stage. Du folk/blues à la Johnny Thunders , le guitariste des New York Dolls et des Heartbreakers ...you ask me if it's alright if we stay inside... aucun problème, gars...I don't mind at all (with a girl like you , ajoute-t-il!).
'Heartbreak Volunteer' lyrics illuminés .. you can find me in a corner of the bar staring at my beer...Mise en évidence de la chanson et pas de l'ego du performer. Proche du travail 'classic Americana' du band ami de Mauro : Chitlin Fooks (avec Pascal Deweze et Carol Van Dijck e.a.).
'Shiny new bicycles' Mauro en singer/songwriter philosophique lucide ... to be a good citizen the first thing to do is to stay awake... Un rootsy blues épuré.
Hey soundman, fieu , règle ce truc , je ressemble à Barry White, en moins noir ...
'Days to burn' prévu pour être joué avec les Grooms. Du romantisme noir avec loops brumeux.
'What it takes ' même veine , de beaux effets de reverb.
La Engelse sixties pop a toujours été une influence , nous confie la evil superstar : 'One common day' dont l'air est piqué sur les Lovin Spoonful (What a day for a daydream ).Pas très English , le band de John Sebastian est de Greenwich Village.
A nouveau un texte réfléchi ... like a fascist leader on a diet ...
Surprise pour certains , a country track 'Time to fall in love' ... je m'éveille bourré et dégueulasse par un beau dimanche ensoleillé et puis cette pretty blue eyed , age 25 , she appeared out of nothing ...dessaoulé le cowboy!
Un Mauro sage , attachant , charmant , chantant les fondements du rock/blues , loin du dikkenek que certains voient en lui.
Une guitare électrique pour les suivantes : 'Always someone' 'Leaving Montreux' dans la lignée de Leonard Cohen .'Out of the storm' ' du blues pour actionnaires de Fortis, mélodieux et racé.
J'ai toujours éprouvé de l'admiration pour les disques enregistrés chez Stiff : 'Sincerely Average' du pubrock à la Elvis Costello (My aim is true), Ian Dury ou même l'élégant Joe Jackson, époque 'Is she really going out with him'.
'I was never there'. Suivi de 'The distant life' de l'humour second degré , de l'auto -dérision et un downtempo intrigant. Mauro connaît l'oeuvre de Mr Lou Reed.
Une magnifique ballade , introduite par ...days and nights, friend and foe , seasons and systems they come and go... pour finir le set: 'I tried not to hurt you' .
Gentiment la star nous salue et remercie la table .On ne le laisse pas quitter le podium et on aura droit à un triple rappel , valant le déplacement.
'Grown savage' un méchant bluesrock , style The Stooges , chantant le brave schoolboy ayant mal tourné , it feels good to be a savage .
Second bis ,pas prévu au programme,une country song pur jus' .. I 'll write a dirty novel for you...' avec séquence de cowboy yoddling ,à rendre jaloux Dolly Parton ,avant de rater lamentablement la whistling part. Marrant !


Mauro termine par une cover surprenante et magistrale ... I'll protect you from the hooded claw Keep the vampires from your door... ouais 'The Power of love' Frankie goes to Hollywood.
Une nouvelle fois, la maîtrise vocale de l'Anversois te laisse pantois.
Tu te rends compte que tu viens d'assister à un concert magique , Mauro transformé en gars humble, attentif, retrouvant l'essence du rock et de la pop.
Thanks, man!
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Published by Michel - dans Concerts
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 22:06

Configuration assise pour le Witloof ce soir. Ils sont confortables ces divans ! ! Quel bonheur ! Ambiance bleutée sur la scène, une chaise, un micro, une guitare et un banjo… il ne manque que Samamidon pour débuter…

Un beau grand gars arrive, s’assied et débute le set… un set fait de reprises de vieilles chansons américaines, de celles qui se transmettent de génération en génération, de mère à fils (écoutez aussi Johnny Cash qui reprend les cantiques de sa mère ! ! sublime). Ca va du Gospel à la country-folk. Il alterne banjo et guitare, sa voix ressemble très fort à celle de Kurt Cobain, mais le début de set est assez chaotique : Son banjo est mal accordé, il a du mal à jouer juste, il n’arrive pas à rentrer dans son concert…. Nous non plus..

 

C’est alors qu’au beau milieu d’une chanson il dépose son banjo et fait une 20aine de pompe ! ! Le public déstabilisé se demande un peu ce qui se passe. Lui, stoïque ré-empoigne son banjo et continue à chanter comme si de rien n’était (à peine essoufflé)… et il est miraculeusement devenu un autre performer… Il chante et joue bien mieux, les chansons prennent une autre ampleur et commencent à toucher les cœurs. Il enchaîne les magnifiques classiques américains, c’est beau et touchant mais un peu répétitif. Il n’y a rien à faire un chanteur seul à la guitare, au-delà des 20 minutes ça commence à lasser. Sam est bien au clair avec cette difficulté et n’hésite pas à faire des happenings surréalistes en plein milieu de certaines de ses chansons, pour casser le rythme, il va crier longuement, raconter un rêve, changer 3 fois d’instrument (et d’arrangements), c’est étonnant mais finalement bien vu.. Les 45 minutes sont passées très vite et on n’a pas eu le temps de s’ennuyer une seconde.

Il terminera son set par une reprise de R Kelly, « l’artiste de la décennie qui parle le mieux de notre monde » d’après lui… Il faut dire qu’avec un arrangement country ça donne tout de suite très très bien ! !

Deux chansons en rappel dont une a capella pour clôturer une soirée étonnante mais plutôt réussie.

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Published by Lio - dans Concerts
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 22:15

20h déjà pas mal de monde rue du Printemps (mais pas de Michel... et alors manneke ??), On passe par le bar pour une petite Leffe et on attend… on attend… on attend.. 20’.. 40’… 1h… il est passé 21h quand la salle ouvre ses portes… Enfin ! ! Problèmes techniques pour Starving semble-t-il.

 

Tim ARNOLD

Londonien, chanteur de « The Waits » ( ?? Qui connaît ??) tourne en solo avec sa guitare acoustique. Les morceaux en écoute sur son Myspace m’ont incités à me déplacer ce soir…



Il débute par deux morceaux très classiques, pas très enthousiasmants mais qui se laissent écouter. Ce n’est pas de la folk, c’est pas de la pop, c’est pas du rock, c’est un peu de tout ça tout en restant beaucoup trop classique que pour être passionnant. Et la suite ne va qu’empirer, il invite son amie actrice (j’ai oublié son nom, mais c’est vraiment pas grave) pour l’accompagner.. Malheureusement elle ne chante pas très bien (un style vieillot déplaisant) et les deux voix ne s’accordent pas du tout… en plus les chansons sont probablement un clin d’œil aux années 40-50... Mais pfff on joint souvent « gentiment » à « suranné » mais ici on oublie le gentiment, ça sent la naphtaline.

Tim va terminer par une reprise de Piaf.. « non je n’ai rien oublié » moi non plus je n’oublierai pas « le mal qui lui a fait » à cette chanson… Non tout ça ne m’est pas égal.. aaahhhhh quel massacre….


STARVING

Belle surprise que la prestation de Starving. Je n’étais vraiment pas là pour eux mais ils m’ont plutôt bien plu. Le problème technique n’étant pas réglé (problèmes de retour) Claudia la chanteuse tâtonnera tout le set mais la simplicité et l’efficacité du groupe fera un peu oublier tout cela. Leur musique tourne un peu en rond mais les sons électros, le grattes parfois agressives et l’efficacité du beat font passer une bonne heure. Je ne sais pas pourquoi mais ils m’ont fait penser à un vieux groupe belge «  les naufragés du silence » une pop-new-wave chantée en français... Ben justement ils seront bientôt aux soirées cerises … le 19/04… il faudra être là.

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Published by Lio - dans Concerts
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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 22:41

Soirée organisée avec le soutien de Florin7 au Bouche à Oreille. Le justement nommé puisqu'il a bien fonctionné le « Bouche à Oreille » car il y a pas mal de monde ce soir pour le ShowCase de LamieLa.

Branle-bas de combat dans la salle, un autre événement s'est terminé un peu tard dans la journée et la balance n'est pas encore terminée, il y a du stress dans l'air. Ce n'est pas un problème pour le public qui patiente dans la magnifique Orangerie récemment annexée au bar. Cet endroit est vraiment accueillant et agréable.


20H45 les portes s'ouvrent et le concert commence immédiatement. La salle est pleine et la scène aussi : un grand piano, un synthé, des cuivres, une batterie, une basse et des congas. Un total de 5 musiciens et : LamieLa. Une jeune femme née à Paris qui a grandi au Maroc et qui s'est établie en Belgique il y a 5 ans. Elle a enregistré deux albums et le second est entièrement consacré à Joséphine Baker. C'est ce dernier opus qui va nous être exposé pendant toute la première partie du concert. Les musiciens sont excellents et ont un look qui tue ! Le joueur de congas est une carte postale de la Jamaïque à lui tout seul. Mais venons-en au sujet principal : LamieLa. Elle est superbe, elle chante très juste et ondule magnifiquement son corps ... mais ...le premier problème, c'est les chansons ... c'est sympa un morceau de Joséphine Baker ... mais de là à en faire un concert, 45 minutes, non stop ... avec, en plus, une interprète qui surjoue, se prend déjà pour une star, tire les morceaux en longueur pour tenir l'heure et demie prévue dans le contrat ... Pénible ! La première partie se termine avec un Mashup de « J'ai deux amours » et « La petite Tonkinoise » ... marrant mais toujours aussi chiant! Une chanson originale, enfin, « Venus d'ébène » dédiée à devinez qui ... et c'est la déception, on dirait une mauvaise chanson de Rose Laurens (pléonasme vicieux), la vulgarité en plus ...


Bref, on ne restera pas pour la seconde partie, on souhaite beaucoup de chance à LamieLa qui avec sa plastique, son caractère, sa persévérance, son opportunisme et son petit talent deviendra peut-être un jour avec un bon encadrement la vedette d'une comédie musicale ... dédiée à Joséphine Baker ?
 

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Published by Rudi - dans Concerts
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 22:22

Broodje Brussel et l'AB ont repris leurs activités au Music Village. Pour ce premier gig 2009, le choix s'est porté sur le jeune groupe indie/ jazz / pop Kartasan, originaire de Gent.

Un quartet mené par Jan Vandecasteele, pianiste et compositeur, fils d'un guitariste de jazz, qui s'est entouré d'une fine équipe pour son album 'Another Profile'. Mixage: Werner Pensaert (Stevie Ann, Jaune Toujours, Hooverphonic, K's Choice, Rammstein...)
Aux drums :Simon Segers -Son frère, Frederik Segers à la guitare et arrangements et Matthias Debusschere à la basse ou contrebasse.
'Oh my god' débute a capella, et tu établis, immédiatement, un parallèle entre la voix maniérée de Jan et celle d'Antony (+ Johnsons). Une mélodie au piano, d'un classicisme serein, tu sens que tu vas assister à un concert arty.... I believe in some kind of judgment day ... le rythme s' accélère avec l'apport de la basse, guitare et batterie. Oh my God, me souffle Clelia, it's good!
'Faces in the dark' titre mélodramatique, est introduit par quelques effets de guitare. La Canterbury School n'est pas loin (Egg, Caravan, Robert Wyatt...).
'Hidin' girl' Frederik à la slide. Les élégants uniformes à la iLIKETRAINS donnent un cachet particulier au look du combo. Le morceau est bien structuré, la slide lui apporte une touche moderne, et les backings vocals mettent en évidence la somptueuse voix du frontman .
Deux guests pour le quatrième titre : Marc De Maeseneer (deux sax: un baryton, un tenor) et Yves Fernandez (trompette ou bugle).
Pas des inconnus, ils font partie des Magnificent Seven accompagnant Lady Linn, pas des ânes non plus.
'Hey Hey' une valse café-concert, te rappelant les efforts de l'anversois Ken Veerman, leader de Simple Songs.
'An Evergreen' Matthias troque sa basse contre une contrebasse pour cet air jazzy.
Yves est époustouflant au bugle, un break jazz-rock, comme à la grande époque de Blood Sweat & Tears, avant de revenir à la mélodie.
'Trip to Avalon' un truc cabaret style Tom Waits.
Marc et Yves worden bedankt voor bewezen diensten et s'en vont siffloter une Duvel.
' Don't worry' Qui s'en fait? Pas nous.
Belles vocalises du maestro, qui alterne les notes sur piano ou keyboard.
'Better Man' un midtempo, la guitare en évidence.
'Fools like him' retour des souffleurs. Du funk.
'It will never be the same', un jazz theme typique, aussi classe que Chet Baker.
Soundtrack pour un film noir et blanc des fifties : Il est 13h, Humphrey vient de quitter son plumard, pas rasé, clope au bec, il se sert une double rasade de bourbon sec ...le band (des blacks aux pompes Cotton Club) répète pour le night show...
...You make me feel so high... chante le singer. Jolies lignes de guitare et cuivres exotiques. Excellent!
'Blame' pour les complexés. La trompette en vedette.
Les cuivres se retirent définitivement, place à un titre indie atmosphérique ' Twinges of conscience'. C'est du Coldplay, me susurre Clelia.
Remarque judicieuse.
Kartasan finit le set par 'Helen', une ode aux rousses, avec intro voce/piano classique.
Entrée en piste des potes et le truc vire valse/baroque pop.
Sur l'enregistrement, ce titre superbe est habillé de violons et d'arrangements subtils.
De la pop de qualité, dont l'origine remonte à des artistes tels que Colin Blunstone ou à son ex-collègue des Zombies, Rod Argent. Des musiciens au background classique. Rappelons que Rod a sorti un album solo dans lequel il joue du Chopin, Ravel, Bach et Grieg...
Kartasan est de cette trempe. Le groupe a une belle carte à jouer.
Découverte intéressante!
 
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Published by Michel (Photos : Clélia) - dans Concerts
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 22:48

Pour cette première roots night 2009 à Laeken ,ça démarre fort, avec un des meilleurs représentants de l'English blues : The Wildcards.

En 2006 ,15 mordus, à peine, avaient pu faire la connaissance de ce sensationnel combo, chez Philippe Verstraeten. Plus tard, toujours en 2006, les British accompagnent le regretté Gary Primich. Nouvelle halte au Nekkersdal. L'harmoniciste d'Austin décède le 23 septembre 2007.
Un peu plus de monde, pour le troisième passage à Bruxelles des cartes sauvages.
Les afficionados connaissent le parcours sans faute des musiciens.
Vince Lee : lead vocals, guitar (une petite Harmony jaune à 25€...). Ce criminally unfamous bandleader dirigeait ,dans les nineties, son groupe 'Vince Lee & the big combo', qui tournait dans le circuit blues insulaire. Martin Vowles (guitar, backing vocals) et Kevin Crowe (drums, backing vocals) venaient de voir mourir leur fabuleux groupe 'The Nightporters' et sentent en Vince le leader idéal pour un nouveau projet. Tout naturellement, ils s'adjoignent Al Wallis, le bassiste de Vince Lee & the big combo.



Les Wildcards sont baptisés en 2003. Deux Cd's à leur actif 'On Fire' 2004 et 'Raising Hell' (titre adéquat) en 2007. Une live-reputation à faire pâlir les meilleurs bluesbands .
20h35' on attaque un cocktail explosif de jump blues, rockabilly, swing and rock'n roll .
'Angeline' du Uk bluesrock haut de gamme, digne du boom des sixties : Cream, Ten Years After, Fleetwood Mac (avec Peter Green), Chicken Shack, Free ou Taste ...
Enchaînement immédiat 'Big Boy' une longue plage instrumentale juteuse, mettant en évidence le solide interplay des 2 guitaristes, Wishbone Ash te traverse l'esprit.
'Ain't that fine' for sure Vince, that's fine, guy ! 'Drunk' pas besoin de dessin, le doublé de guitares te fait avaler ta chope de travers.
'Hoodoo preacher' pour la papauté réactionnaire. 'Company Man' de Gary Primich, convulsé et sec à la fois.
Martin en vedette pour 'Frankie & Johnny boogie' Retour au débit de boisson 'Brown Derby Liquor', encore un morceau du répertoire de Mr Primich.
Un slow blues vicieux 'Baby please' ...baby please come back home coz I can't take it much longer ....A genoux je te supplie de revenir.... Steven pleure dans son mazout ,il n'y a que lui pour avaler des crasses pareilles.On relance la machine 'Dog' ...treat me like the dog I am ... pas un caniche!
'Hang me out to dry' un rockabilly saignant achève le set.
Kevin et Al restent à l'arrière-plan, mais abattent un boulot de titans, permettant aux deux voltigeurs de nous asséner des riffs tonitruants. Great job!
Les Cd's se vendent bien (20€ les 2, c'est donné!).


'Mellow down easy ' du jump blues ,c'est reparti. Il y aura une suite de quatre titres toniques. 'Look what you done to me' 'Happy hour' (Steven se fait jeter du bar, il croyait pouvoir picoler gratos ...) et 'How do you feel' nageant dans les eaux Stevie Ray Vaugahn. Vince est un killer on the loose, avec sa petite gratte. Des arrangements superbes et des envolées lyriques expressives. C'est pas pour rien que 'Raising Hell' est dans le top ten des blues albums de 2007.
Faut calmer les esprits ,let's slow down a little bit ' Let me go home whiskey' une cover de Asleep at the Wheel, au répertoire d'Amos Milburn. Du whiskey au petit déj. et du whiskey avant le dodo , et en journée?Devine?
Donne -moi le nom du doc qui t'a prescrit cette ordonnance... Feu d'artifice sur scène, ça pète des flammes.
Un petit rock hispanisant , hyper énervé 'Hell' et retour au classicisme 'Ain't lost nothing'. Une pièce maîtresse du set avec toute l'imagerie blues rock. 'Long way from St Louis' et Kevin relance le tempo, tu reconnais les mesures de 'Caravan' .En route pour le désert .Un solo éblouissant de Vince.Je peux te donner un conseil? 'Fool's advice', a vant de lancer un nième blues rock secouant :' I'm on Fire'. Effectivement, on fire, les trois gratteurs quittent le podium et escaladent une table, pour jouer à côté de nos Palm, Maes etc...(Steven avait réussi à sauver son mazout 25).
Une finale tornado. Après cette détonation, un standard revisité 'St James Infirmary'. On a piqué quelques comprimés à l'infirmerie pour faire baisser la tension... Evidemment, le drummer accélère le beat et tu te rends compte que c'est de l'acide qu'on t'a refilé .Volle gas, Gaston. Une version faite pour guérir les paralytiques.
Fin !

Double encore :
'The more I keep on losing' et 'Can't keep from doing wrong' un dernier blues que l'on retrouve sur leur premier effort.
Une wild card pour les summer festivals ?
 
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Published by Michel - dans Concerts
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 22:57

C'est par bouche à oreille, SMS, mails de copains, que tu apprends l'existence de ce concert anti-folk.

La Compilothèque, un peu plus loin que le Kaaitheater, quai des Péniches, n'a pas de site, pas de myspace.
Ce vieux bistrot désaffecté, régi par des gars bossant à la médiathèque, sert de théâtre à des concerts alternatifs pointus.
Le dimanche, faut commencer à l'heure (19:00), voisins obligent ... Qui sont ces voisins? Le quartier est sinistre et abandonné : des poissons morts-nés dans le canal, des zombies, des toxicos squattant un autre pan voué à la destruction?
Fred, Florin, Yves et une cinquantaine d'autres noctambules se donnent rendez-vous in ze compil. On ne sait pas trop à quoi s'attendre, un avant-programme et un topact ? Lisa et les pêcheurs together ?
Surprise : Simon Beins entame le show, seul, à 19h40'



Sur une chaise, une guitare électrique dans les pattes: un folk/blues urbain attachant 'Whole Hearted Blues', aux lyrics criant de vérité ... to a bank with no dough no robbers go... Fortis enregistre! Suivi d'un titre nostalgique 'I go wild' et il termine la mise en bouche par le doux -amer 'Buy me'. Tu peux m'acheter, baby, offre moi tout ce que tu veux .. you gave me flowers ... I gave you back the petals .. tu m'as acheté des ailes, mais la brise m'a ramené en ville...
Le brave Simon sait écrire une chanson. Il y a peu, il faisait partie du groupe the WoWz, un trio new-yorkais pratiquant un weird-folk.

Place à la mignonne
Lisa Li-Lund.
Petite soeur de la famille Herman Düne, comme eux, elle est polyglotte: English, Swedish, Yiddish, German, Français. .. Une citoyenne du monde, apatride, ou plutôt multipatride.
Passe-moi ta guitare Simon. 'Distorsion' une voix douce, fluette. Tu penses à Kimya Dawson, Rachel Lipson ... Fragilité et simplicité. 'Rio' .. there are some monkeys in Rio .... je vais te quitter .. I've dropped you on the ground .. et j'ai écrasé ta photo... My heart is mine.




'Close an eye' titre soft. L'enfant exhale des volutes de gentillesse et de grâce. Beau. Un album en 2006 'Ran Away' !

Je cède la place au trio:
The Fishermen Three.
Simon Beins: guitare/vocals - Raphi Gottesman: drums - et le frère de Jeffrey Lewis, Jack Lewis: bass and vocals.
C'est Jack qui chantera les trois premiers titres.
'David K' this is a louder song dans notre répertoire.
Dès les premières notes, la ressemblance avec le travail d'Herman Düne ou Stanley Brinks est perceptible, ce calypso rock spécifique. Une basse mélodique et une guitare aux résonances hawaïennes.
Le groupe vient de sortir un CD 'Rosina on every balcony'.
La jam se poursuit ' New Years Day' .. You dance your ass off like on New Year's day... un chouette petit rock, à deux voix, style Jonathan Richman.
'Not done hugging you' un titre laidback. Un lazy rock, dans lequel basse et lead jouent les mêmes lignes, termine le premier set.

Deux Hoegaarden, un cidre, une jupiler ...



Set 2: The Fishermen Three avec Simon aux lead vocals.
'Golden Pain' .. I like you more than I should ... jolie mélodie.
'Up up up' du cha cha cha rock sentant les late fifties, le truc que t'entendais en draguant, maladroitement, les gamines à la foire du village. Come on, take a ride with me in the bumper car, Josette!
'Train of time' country rock nonchalant.
Palabres, on joue quoi? Comme tu veux, Simon. Qu'en penses-tu, Raphi? Pas d'idées, mec. Décide-toi, les gens attendent .. 'If you ever return' décontracté et lisse .
Les Fishermen Three sont cool, leur fil est dans le canal, ils sifflotent une Jupiler, va y avoir du soleil et les filles sont gentilles ..... A quoi ça sert de s'exciter?
'Obsession (it ain't love)' Moi , je viens du Kentucky nous balance Simon , from a small town I was dreaming of a big city.... On est entre potes, on se raconte des anecdotes, je vous passe celle narrée par Fred (un mec bourré et trois nanas dans une chambre...).
Jakske, tu chantes? Fine... ' Mexican Blanket' une basse saturée et nerveuse. Un bon rock.
'Danny' toujours le moule Herman Düne and family.
C'est la dernière : ' Light in the wake of love' chanté à deux et joyeusement bordélique. Thank you, Brussels. Demain on part au UK.



Retour de Lisa Li-Lund avec les 3 vissers.
Ils ont répété quelques titres, cet après-midi ,avant le concert.
Simon à l'acoustique, Lisa à la lead. Jack aux mini-claviers, Raphi boum boum...
'In that bar' comment tomber amoureux d'un gars rencontré dans un bistrot.
Avec l'habillage Fishermen Three, les titres de la jolie Li-Lund prennent de l'ampleur. Simon s'avère un as à l'acoustique.
'What to say' 'Same voice as you' du joli folk ensoleillé. Tu te vois sur une plage californienne, entouré de nanas au look Pamela Anderson (euh ,le physique de Lisa est légèrement différent).



'12000 waves' je le joue en D ? en G? Beau duo vocal avec Mr Beins.
Jack récupère sa basse: 'Matzo Balls' un titre entraînant et catchy.
Ecrit au Brésil ' Olinda' , Jack et Raphi switchent d'instruments.
'Bloodface' chanson film d'horreur , à la P J Harvey.
Et la belle enfant clôture le set par ' 12 friends in the city'. A son tour de manier le petit synthé. Gentils bricolages pour une comptine lutine... I'm spitting bubbles in the air... Non, Yves, tu ne dois pas essayer avec la mousse de ta blanche...
Hippie time in Brussels!
Concert bon enfant et sympa!

 
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Published by Michel (Vidéo : Florin) - dans Concerts
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