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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:39
Didier ,le patron du café Montmartre, place de la Petite Suisse à Ixelles , a décidé de fêter son anniversaire en musique.
Il invite trois groupes dans son arrière bistrot, transformé en vraie salle de concert.
Au niveau promotion de l'événement , ça reste artisanal: pas d'affiches,rien dans la presse... le bouche à oreilles et encore, tu ne sais pas à quelle heure débuteront les festivités.
Faut dire que chez ces gens -là tout est gratos ...pas la pintje , y faut pas rêver! Donc pas de pleurnicheries car t'as raté 2 morceaux de RUE HAUTE , ayant démarré son set à 19h35'

RUE HAUTE

C'est là , dans les Marolles , que naît Michel Kuyken (guitare acoustique). C'est ainsi ,en 2003 , qu'il a baptisé son nouveau projet de musique française /jazz manouche . Ce poussin brusseleir n'est pas un novice sur les scènes nationales: du blues, du rock ... Blue Valentine, Big Troble, Blanc Marié (3 CD's). En 1997 ce prof, auteur-compositeur se lance dans les musiques traditionnelles et le gypsy jazz (entraînant dans son sillage , un certain Laurent Bijnens, accordéoniste de son état) , et en 2003 naît : Rue Haute.
Accordéon: Laurent Bijnens, j'ai appris la musette chez Jo Destré.
Contrebasse: David Legley, uit Holland- Violon: Valentin Terechkov : musicien d'obédience classique , originaire de Minsk. Professeur de violon en Pologne et membre fondateur du trio 'Popular Classics' . Il a enregistré quelques albums avec 'The Absolut Orchestra' : un virtuose !


Mais Rue Haute ne serait rien sans Dounia Depoorter au chant et aux pas de danse sensuels .
La belle chanteuse, comédienne et danseuse, née à Kinshasa , participe à l'aventure ubuesque 'Les Frères Brozeur' (elle devait les rejoindre en soirée, pour une performance au théâtre de Poche). Elle a fait partie de la troupe du Magic Land Théâtre, chante pour Gadja ou avec Gwenael Micault et tourne dans quelques films....et elle donne encore des cours de chants polyphoniques!
Slaapt ze soms?
J'ai raté 'Comme une prière' j'étais à la messe et je prends place pendant 'Un jour de chance' : j'ai du bol , ce truc vaut à la fois le coup d'oeil (Dounia a une plastique plus agréable que celle de Laurette Onkelinx) et musicalement c'est loin d'être con. 'Valse Misère' encore une composition originale (il y aura 2 reprises). Une valse musette lutécienne colorée. 'La bouteille' le café Montmartre porte bien son nom ce soir! 'Gilori' un violon tzigane dolent pour cette ode à une petite gitane vendant ses fleurs fanées au marché. Dounia nous gratifie d'une danse bohémienne suggestive et l'élément masculin bat des mains , pendant que la rom tournoie gracieusement. Valentin nous balance une radieuse finale au violon . Nous baignons dans l'univers d'Edith Piaf, Juliette Gréco , Koen De Cauter , Waso Quartet ou celui de Dani Klein (Vaya con Dios). 'Tombé du Ciel' : une ballade nostalgique 'Dans une gare' .... Quand vient le soir je tends les mains vers nulle part... Désespoir profond !
Toujours cette mélancolie qui sied à merveille à la belle. 'C'est à Paris' Un titre te faisant penser à Régine, mais Dounia est méchamment plus sexy et moins imbibée d'alcool.
'Les Chevaux de bois' tourne manège. Titre virevoltant,expressive la môme.
Vous allez reconnaître ...'J'attendrai': une version manouche , coquine et magique. Silence religieux dans la salle, ce soir je fous ma version kitsch de Dalida dans mon sac poubelle brun.
3, 2, 1 start: lance David :'Une vie ensemble' : accordéon et violon allègres , choeur masculin mutin. Paris ,les années après-guerre: Marcel Cerdan va obtenir le titre mondial des poids moyens. Miss Piaf piaffe.
A -t-il des cornes? 'Le chef de gare' belle intro du kuiken des Marolles. Quelques intonations Patricia Kaas , la vulgarité en moins et un violon obsédant.
On doit terminer 'C'est la vie' , tu les voix les amants timides sous la tour Eiffel?

Rappel : Piaf évidemment 'Padam' .. Cet air qui m'obsède jour et nuit Cet air n'est pas né d'aujourd'hui... Peut-être , mais l'immortalité , ça existe.
De l'émotion , de la majesté , de la séduction. On est tous conquis! Nog eentje, pour les femmes mariées : 'La Mariée' un nouveau gypsy jazz enjoué. Ambiance Caf'Conc' ce soir.
Rue Haute a sorti un Cd 10 titres. On recommande.

21h20 John Lauwers Band

Un revenant sur scène à Ixelles Dans les années 60 avec Les Dollars, puis un LP , collectors' item, 'Love & Kisses'. Dis-toi que ta maman ne connaissait pas encore ton papa...

Ce vétéran singer/songwriter , bluesman (chant, guitare acoustique et cravate vert/rouge) est accompagné d'un duo de joyeux vétérans: José Cuisset, j'ai pas maigri, à la basse (si t'es né après 1952 , tu oublies) : Lagger Blues Machine- Dr Downtrip + Rendez-Vous... et déjà membre du John Lauwers Band en 90' . Guy Stroobant, le magicien de la guitare acoustique et , fils spirituel de Derrol Adams, au banjo.Guy a joué avec tout le monde à Bruxelles , il connaît tous les bistrots où les musicos peuvent jouer pour 10 pintjes . Watte ?Namen? Barry Mc Neese, le Duo des Nonnes, Bernard Degrave, Didier Courtmans, David Mc Neil....
On y va , ils ont, au moins, répété pendant 5 minutes avant ce gig: 'Satisfied and tickled too' Taj Mahal joue ce truc. Un country /blues avec fingerpicking guilleret. John a décidé de mettre le volume sonore au plus bas , les clients déjà houblonnés et, racontant leurs exploits d'avant 1963, font un raffut horrible. Ma voisine a beau gueuler 'Shut Up' de manière distinguée , ils ne pigent rien à son accent Oxfordien. 'Take a whiff on me' d'où vient cette fausse note? Dedjeu , c'est ma cravate , elle s'est prise dans mes cordes...'Long Haired country boy' , à toi de jouer, Guy . Arpèges séduisants et le cravaté de chanter ... some people say I'm no good coz I'm stoned in the morning and drunk in the afternoon... Qui sont ces gens méchants?
'Old Joe' de Allan Taylor . 'To see Leslie sing' , la rumeur confuse devient envahissante et le zatlap derrière moi hurle toutes les 2' : on veut du rock'n roll. Folklore Marolles , ça va cogner, je le sens...
'Love & kisses' pour calmer les nerfs, on joue pas trop fort , on vous dérange pas, tout de même. De la Brusselse zwanze.

Banjo time 'The last thing on my mind' Tom Paxton. 'Make me a pallet on your floor'plongeon dans les années 20. 'Acapulco Goldie' direction le Mexique. Très Willy Deville , il est question de tequila et de putas ... accent chicanos de Molenbeek en prime.
'Deep river blues' et 'Oklahoma Hills' de Woody Guthrie. Didier , il fait soif, fieu ! Interlude pour boire un coup , demain c'est dimanche sans voitures. Ils envoient un 'Happy Birthday , Didier' , pas de bol le baas n'a pas payé de tournée générale (son zinc est plein à craquer).
Deux pour le même prix 'The wreck of the old 97' et 'I ain't gonna work tomorrow' : heureusement, car ce serait encore un travail bâclé. Mr Stroobant continue de nous régaler de soli racés.
Kris Kristofferson : 'Me & Bobby McGee' , le grand jeu ! Nouvelle chanson intimiste 'A hole in my shoe' deux acoustiques en duel: une perle, digne du meilleur Lee Clayton.
La dernière, on a besoin de vous : je dis 'clap' tu tapes, je dis 'stop' tu stoppes'. C'est clair ? Pas pour tout le monde, fieu: 'Teddy Roosevelt' du western swing.
65' de blues/folk/country et, le John ne s'est pas démonté devant la grossièreté ambiante. Il a survécu à 46 guerres, le gars ...
Rappel 'My friend Jack' , pas celui des Smoke . Non, un brave gars du Tennesse dont le nom de famille est Daniels, et qui n'aime pas le Spa !

23:15 SPIRIT of the 70's

Tête d'affiche ce soir. (Loli est responsable de la programmation du Montmartre)
Loli=Olivier Decoene :chant,guitare ac. et lignes d'harmonica - Philippe Mobers ,un tueur aux drums- Alain Goutier : basse acoustique et backing vc., consulte l'encyclopédie du rock in Belgium pour voir avec qui il a joué , je te donne un nom: COS -Wim Hombergen (ouais celui de Kleptomania): vocals,guitare acoustique et, ce soir, en guest, Geneviève Dartevelle et ses harmonicas.
Un concert extraordinaire, uniquement des reprises de titres fabuleux.
'Two more bottles of wine ' Wim se rappelle avoir joué ce truc lorsqu'il était membre du John Lauwers Band. Le monde est petit. 'Muddy Waters blues' un joyau , avec Little Gene à l'harmonica. Du blues pur jus. Les bavards la ferment . America: 'A horse with no name' une des perles soft rock des seventies , des harmonies vocales superbes. Un petit solo discret d'Alain à la basse acoustique. Ma voisine ferme les yeux, l'ivrogne derrière moi lui pique son vin rouge... Wim , au galop sur ce canasson sans nom. Creedence Clearwater Revival 'Let the midnight special' un train nocturne, mieux que le TGV. Intro caractéristique de Loli: 'Summer in the City'. Let's go West Coast. Crosby,Stills and Nash , puisque Mr Stills vient nous voir en octobre : 'Helplessly Hoping', album Déjà Vu. Magie vocale pure. JJ Cale: 'Drifter's wife', a laidback Tennessee track.Eric Clapton + JJ: 'Ride the River' du country rock parfait.Clapton, encore 'Let it grow' période post Delaney & Bonnie.461 Ocean Boulevard, God prend congé de l'héroïne...
Crochet 60's: 'I'm a believer' plus nerveux que la version des Monkees , merci Mr Diamond.
An all time favourite 'The Weight' ,The Band. Il n'existe rien de mieux.
Wim enchaîne et rappelle Harmogene 'Lay down Sally' . Geneviève a enfin trouvé un groupe à la hauteur et exprime son talent.
Une improvisation diabolique.
Break de 15' , we hebben dorst.
On recommence par un doublé Beatles 'Norwegian Wood' et 'I saw her standing there' , toute ma jeunesse.
Neil Young 'Ohio' ...Tin soldiers and Nixon coming... , nous on a De Wever et sa clique...
Geneviève, please,on stage: 'Hoochie Coochie Man' une version dantesque de plus de dix ' , Loli à la slide. Ils ont réussi à réveiller les cadavres du cimetière d'Ixelles, situé à 300 m. Ils dormaient tranquille en écoutant le vent. Allez, lance la suivante Miss, 'After Midnight' , tu l'as dit Loli , il est 1 heure. Repos des guerriers, solo ludique de Mr Mobers aux drums. A ton tour Alain...eh , doucement les basses. C'est reparti...after midnight...Petit signe de Philippe: maintenant je le joue rien qu'avec Geneviève. Duo coquin. Slowhand devient slow mouth.
Une bonne femme, la cinquantaine bien entamée et passablement beurrée, entame une danse de Sioux. Ambiance à l'hospice.
Ils n'attendent pas le rappel, another one for the road 'Key to the Highway' . La piste de danse est prise d'assaut , cette clé ouvre les portes de la cure de jouvence. On remercie le Didier et on termine par un boogie 'I just wanna make love to you' . Peuvent encore faire ça, avec tout ce qu'ils ont ingurgité?
Surprise, insidueusement le truc vire 'Gloria' . Le zinc entier gueule G L O R aïe aïe....é , Gloria. La folie.
Les mamies viennent de perdre 40 ans. Fini les teintures et les crèmes anti-rides.
On revient à Love to You , avant de faire revenir Gloria.
Apothéose d'un concert épique.
Il est 1h35'.
On se tire , les irréductibles assoiffés continuent à vider les fûts et à danser sur Jacques Dutronc et son piège à filles.
Bordel , je suis à nouveau en 2008 et je n'ai plus 20 ans!
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Published by Michel - dans Concerts
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:18

Un petit mot sur Freaky Age qui jouait lors de mon arrivée.

Une moyenne d’âge de 17 ans pour ce jeune groupe qui déborde d’énergie (les BB brune belges ??). Cheveux longs, chapeau à la Doherty, ray-bans, slims… une époque qu’ils n’ont pas connu mais qui revient. Ils ont beaucoup écouté le rock de leurs parents... on tout bouffé et le régurgite avec énergie sur scène. C’est pas mal pour des gars si jeune, mais c’est trop peu varié, trop carré. Tout les clichés y passent... mais on leur pardonne, c’est de leur âge. Le public fort jeune a l’air de s’amuser, le groupe aussi… ben je suis probablement trop vieux…

Tout le monde autour de moi parle d’Eve Angeli ! ! Elle était présente ?? Si quelqu’un l’a vue qu’il nous fasse un petit commentaire SVP… ca me ferait très plaisir !

The Bikinians :

Gagnants du Verdur rock, groupe de Bruxelles qui nous la joue 60’s surf-rock à fond la caisse. Ben… belle surprise, je ne m’attendais à rien et je me suis dandiné les fesses de bout en bout. Le chanteur est incroyable, il a une voix impeccable et un beau charisme, le guitariste assure tout comme le reste du groupe : basse et batterie (Seules quelques solos guitares m’ont semblés un peu pompeux…)  La voix est très typée mais très agréable, on pense un peu a Bret Anderson de SUEDE. Tous les morceaux ne sa valent pas, mais la majorité sont  très biens foutus et dansants. 45 minutes surprenantes… le nouveaux groupe belge à suivre… de près.

 

The Diplomat :

Après les décontractés, enjoués et naturels Bikinians, pas facile de placer son rock sérieux. Trop sérieux (prétentieux ?). Leur single qui tourne sur les ondes ne ressemble pas du tout au reste de leur musique. Pour ma part je n’adhère pas du tout… Beaucoup trop serrés dans leurs costumes noirs, leur musique leur ressemble : austère, enfermée, sombre, retenue. On ne peut que penser à Placebo, mais un bon cran en dessous. Leur son lourd ( à la Black Rebel motorcycle club) ne fait pas s’envoler leur musique. Bang Boum, le feu d’artifice des fêtes de Wallonie éclate... le spectacle est ailleurs…

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Published by Lio - dans Concerts
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 21:52

Les Tellers :

J’ai toujours été un fan des Tellers, leur folk-rock nonchalant mais inspiré à beaucoup tourné sur ma platine début d’année (leur cd : « hands full of ink »). On pense évidemment aux Libertines mais nos belges sont bien plus inspirés. Par contre, j’ai pensé que la scène n’était pas du tout leur truc après leur prestation à Dour en 2007 : Groupe pataud, set linéaire, les morceaux qui s’enchaînent et se ressemblent, pose pour les filles hystériques et saluts aux copains… décevant.

En plus, ce soir, ça ne va pas être facile : jouer devant un public plus intéressé par son verre de pecket à 1.60 euros vidé en trois secondes que par le groupe belge ! !

Mais belle surprise, c’est une tout autre prestation à laquelle j’ai assisté ce jeudi. J’écoute un véritable groupe, pas le duo de base qui était juste suivi par une basse et une batterie qui faisaient figuration.

Le tout est cohérent et le band joue parfaitement des morceaux entraînants qui dépassent rarement les 2min30’. L’apport occasionnel de la guitare électrique est, je pense, en grande partie responsable de ce changement de comportement du groupe sur scène, un set pro, pas trop propre et très convaincant. On en redemande…

 

Mais qui est cet homme à côté de moi d’une 50aine d’année, moustachu, avec son blouson en cuir comme on n’en fait plus depuis les années ’80 (Cfr Wham !) qui a l’air de s’ennuyer et de plus regarder autour de lui que du côté de la scène ??

 

Hollywood Porn Star :


Power-Pop.
C’est très Power et très Pop. C’est hyper au point, rodé, pro mais qu’est-ce que je m’ennuie… Trop pop, trop gentil. Le groupe joue très bien (mention spéciale au batteur toujours excellent) mais manque d’âme. Les morceaux semblent trop faciles, trop sucrés, les arrangements costauds n’arrivent pas à attirer mon attention. 30 minutes et je m’en vais.

Seul leur toujours excellent roadie mérite le titre de star ;-)

 

Mon ennui me permet de regarder à nouveau mon voisin moustachu.. il n’a rien bu de la soirée et zieute bizarrement mes autres jeunes voisins entrain de se faire un double feuille de première bourre…

 

Conclusion : je garde mon baril de Tellers contre deux Barils de Hollywood Porn Star… et que la police mette des agents en civil moins voyant svp, ça frise le ridicule ! !

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Published by Lio - dans Concerts
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 21:30
Colbie Caillat : phénomène myspace (23 millions d'écoutes ...), le rêve californien devenu réalité. Blonde, sweet and sunny smile , 23 ans , star après un album (Coco) ....
Sold-out au Paradiso à Amsterdam et salle presque bourrée à l'Ancienne Belgique.
Appréhension légitime : ça va pas être un truc pour lycéennes boutonneuses s'identifiant aux pseudo -vedettes ' Star Academy ' ?
Effectivement, dans le public pas mal de teenagers agités , flanqués de leurs géniteurs , mais aussi des curieux de tous âges.

20:10
Jasper Erkens

Rien ne peut arrêter la marche triomphale du jeune Diestois (15 ans). Prix du public au Humo's Rock Rally, des tas de concerts (dont le Bruksellive) et hier l'AB.
Une assurance surprenante pour un ket si jeune.
En 40' il a conquis Bruxelles. Clelia gueulait comme aux plus beaux jours de sa tendre adolescence.
'Waiting like a dog' démarre le set , chant de clebard haletant. C'est déjà gagné, Jasper dégage une telle aura de sympathie que les fans de Colbie l'adoptent.
'When would you tell' il est so down , sa petite amie has been cheating . 'Dear Diary': son chant a des intonations Billy Corgan et l'amour tient une place de choix dans ses folk songs acrocheuses. 'Needed', il semble avoir amené quelques copines de classe poussant des cris hystériques. Cela ne trouble pas son aplomb juvénile , il n'arrête pas de sourire. 'Elliot'... for you I'm nothing more than smoke ... chante-t-il. Il cherche sa place dans ce monde cinglé. Une voix étonnamment ferme . Nick Drake: 'Black eyed dog' écrit en 1974 , peu avant la mort du folk-singer , à la gloire posthume édifiante. Le ket sait jouer, il nous sort quelques arpèges pas piqués des vers.
'The page's turner' mais pas pour Catherine Frot. Pas du tout intimidé par le public , il poursuit : 'The brighter story' et  'Stay alive' un singalong (Clelia s'avère être la championne des ooh ooh ooh ooh , le ket va l'engager comme choriste).
Pour clôturer le set , sa version de 'Crazy' . Les gamines étaient déjà crazy about him avant ce titre.


Jasper 's gonna make it, for sure !

Colbie Caillat (21:10)

Née à Newbury Park en 1985 - Jeunesse dorée pour cette Malibu dream girl , au look Paris Hilton . Le stéréotype californien des 'Desperate Housewives' . Un père, Ken Caillat, ayant co-produit 'Tusk' ou 'Rumours' de Fleetwood Mac. Enfant, la petite Colbie côtoie Mick Fleetwood, John McVie ou Stevie Nicks ... quoi de plus normal qu'elle devienne singer/songwriter et se lance dans la chansonnette.
A 22 ans, la gloire internationale avec seulement un album (Coco), disque de platine, à son actif. Elle compose et gratouille une six cordes .
Son folk/pop acoustique , tendance blue eyed soul envahit les ondes.
Les lumières s'éteignent , son live-band , 5 musiciens capables , s'amène.
Mike White (jouant en retrait) : basse - Michael Baker: drums - Will Gramling aux keyboards et 2 guitaristes doués : Tim Fagan et Justin Young. Colbie, coiffée d'un little hat, les suit de près . Tight jeans et chemisier blanc , le prototype de la saine et cool nana pratiquant le surf sur les plages ensoleillées de l'océan Pacifique. Elle n'a pas encore susurré une note que la salle est en ébullition.
Will lance la partie aux claviers, la batterie de Michael suit le mouvement , c'est parti pour 'Oxygen'.. I need oxygen ooh baby if I was your lady I would make you happy ...du female pop à la Michelle Branch, Kate Voegele... ou les folk/popsingers des seventies: Karla Bonoff, Nicolette Larson...
Deux guitares acoustiques sucrées. Son timbre te rappelle Sheryl Crow. La nana arpente la scène de long en large et sourit à tout le monde. 'The little things' cela sonne comme les Fleetwood Mac tunes les plus commerciaux (cf l'album 'Tango in the Night'). Une griffe Stevie Nicks/Lindsey Buckingham. Les trucs qui passent à l'émission California Dreaming sur Classic 21. C'est pas ça qui va changer le monde , mais c'est distrayant et le band est skillful.
'Midnight bottle' est plus rock, avec de beaux riffs inspirés de Tim, à la guitare électrique . La boisson a toujours aidé ...I've gotta midnight bottle I'm gonna drink it down...: good song !
Une chanson pour surmonter mon trac sur scène:  'One fine wire' . Toutes les Malibu girls, émigrées à Bruxelles, battent des mains et chantent à l'unisson. Musique idéale pour une série télévisée hautement intellectuelle , style 'Sex in the City'.
'Out of my mind' l'éloignement que tu ressens en tournée . A generic sad song. Heureusement , Tim nous gratifie, à nouveau, d'un petit solo séduisant et les nappés de claviers sont probants, pendant que la pauvre enfant pleurniche .. I'm so in love with you I don't know what to do , this time....Qui rigole dans la salle? Mais , c'est Clelia !Quelle girlish naïveté me murmure -t-elle , je vais me chercher un petit verre de vin! Elle a raison ce truc enfantin est sacchariné à 100%.
La suivante sera plus dansante , Justin s'empare d'un ukulele pour lancer 'Tied down' . Malgré des lyrics légers et prévisibles , tu te laisses séduire par le savoir-faire du band. Will et ses claviers en avant -plan , pour ce titre mixant blues et reggae. Enchaînement immédiat 'Battle, autre titre nerveux , avec batterie solide et claviers American seventies rock . Le groupe rocke ferme , mais la petite s'y met et le ton s'assagit.
On refile une acoustique à la girl. En solo , a song for my friend who had a baby : 'Capri' . (Cest pas fini et dire que c'était la ville de mon premier amour...). Ballade sensible pour jeunes mamans sages.
Si je me suis mis à chanter, c'est grâce à Lauryn Hill (the Fugees) et à sa chanson 'Killing me softly (with this song)' . Baby, cette perle a été créée en 1971 par Charles Fox et Norman Gimbel et, la version à retenir est celle de Roberta Flack en 1973...
Colbie s'y attaque , uniquement accompagnée par 2 acoustiques. Merde , le public bat des mains intempestivement et sabote cette merveille. Dommage, Colbie chante bien.
Nouvelle surprise 'Turn your lights down low' : Bob Marley.
Excellente version , beau duo vocal avec Justin ... I wanna give you some love I wanna give you some good, good lovin...  Que pasa , une gamine (17 ans) tombe dans les pommes à mes pieds ! Ses copines la conduisent au bar , Clelia me lance un regard noir. Je plaide non coupable.
Attention hit... 'Realize' une sucrerie assez écoeurante, mais foule en délire.
Trois guitares acoustiques pour le rengaine monstrueuse 'Bubbly' . Mes voisines ne se tiennent plus , les mamies se joignent à la wave et Colbie vient serrer les mains tendues. Un enthousiasme délirant pour une chanson boy-scout.
Let's dance now ... Jackson Five 'I want you back' , le band s'amuse , et nous, on replonge en 1969, le petit Michael était encore black à l'époque.
La dernière 'Feeling Show' un nouveau mellowcake à te donner le diabète. Belle envolée de Michael aux drums. Les musiciens seront contents quand la tournée sera finie , ils pourront jouer plus sec.
I love you Brussels , bye , bye ...
Encore :'Magic' nouvelle mélodie simple et béatifique... You've got magic inside your fingertips .. wake me up with your lips ... for sure this ain't no Bob Dylan , mais les petites bruxelloises adorent !
Colbie Caillat: à écouter sans se poser trop de questions . Le truc aseptisé pour les stations FM américaines. Plein de bons sentiments,de flashing smiles , mais pas mal foutu !
'You must be female to enjoy Colbie's simple melodies and lyrics'. Qu'en dis-tu Clelia ? Geef mij maar Jasper !
Rabat-joie!
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Published by Michel (photos : Clelia) - dans Concerts
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:24
Un concert intimiste au club , transformé en cabaret jazz hier soir. Tables et chaises et, à 20h, à peine 60 personnes. A 20h30 : 140 curieux pour voir et entendre cet enfant prodige.

Esperanza Spalding, née à Portland, Oregon, en 1984. Sa mère l'envoie , toute jeune, apprendre le violon , la clarinette et le hautbois. A la high school elle s'attaque à la contrebasse. A 16 ans , elle entre au Berklee College of Music de Boston. A 20 ans (!) , elle y enseigne.
A 23 ans elle a déjà joué avec des sommités: Joe Lovano, Charlie Haden, Pat Metheny ....

Pour sa première date chez Quick en Flupke , elle est accompagnée par un trio classe: Otis Brown: drums(actif avec Herbie Hancock, Ron Blake, Marc Ribot, Roy Hargrove ... ou les vocalistes : Jeannie Bryson, la fille de Dizzy Gillespie, Peter Cincotti e.a.) - Leo Genovese: piano et Fender Rhodes. Un fier argentin , également compositeur et arrangeur, il a son projet propre : 'Leo Genovese & the chromatic gauchos' - aux guitares (ac. et él.) : Ricardo Vogt , originaire de Santa Cruz (Brasil). A son palmares , des tournées avec Eliane Elias ou notre Toots national. Un guitariste pour lequel bossa nova et samba n'ont aucun secret.
Nos trois boys assurent des backing vocals élégants au chant racé de Miss Spalding. La demoiselle joue de la contrebasse ou de la basse acoustique et jongle avec ses cordes vocales.
(Ricardo , nous vous remercions pour votre précieuse aide et la setlist.)
'Jazz' titre prémonitoire . Du jazz vocal d'une grande fraîcheur, aux reflets soul. Du scatting et freestyling , digne des plus grandes : Stacey Kent, Cassandra Wilson.. She's blessed with talent , écrit Jeff Winbush . On ne peut qu'être d'accord.'She got to You' sur son second album 'Esperanza' Un titre de facture classique , avec un merveilleux petit solo de guitare, à la Joe Pass, de Ricardo. 'Body & Soul' la chanson jazz par excellence. La version d'Esperanza n'a pas à rougir face à celles de Billie Holiday ou d'Ella Fitzgerald. Le piano de Leo est lyrique et quand la contrebasse embraye , tu es abasourdi par la virtuosité de cette mignonne schtroumpfette se battant avec l'instrument tout en vocalisant. Instant magique:.. my heart is sad and lonely For you I cry...Quelques spectateurs ont la larme à l'oeil.



'Warm Sun' elle est étonnée du froid nordique sévissant dans nos contrées.
Sa voix nous réchauffera et le choeur masculin murmuré est chatoyant. Les lignes de guitare brésiliennes de Richard valent Joao Gilberto . La batterie active le tempo , les copains et la minuscule Esperanza, cachée par la grand-mère,suivent le mouvement.
Ricardo a droit aux notes finales. Les chaises bougent au rythme de la bossa nova.
'Sunlight' écrit par Esperanza pour sa mère. L'enfant le jouera à la basse acoustique. Leo se coupe en deux et pianote le Rhodes et le classique à la fois. Beau!
''Really very small' Autobiographique? Un piano déstructuré et grandiloquent entame cet hymne aux réduits. Belle improvisation du quartet . Le piano gambade sur une rythmique binaire tendue.
De tendres ooh ooh ooh pour finir en douceur et une outro nostalgique aux claviers et melodica plaintif , pour souligner le côté dramatique et cinématographique du titre.
'Wild is the Wind' Attention chef d'oeuvre, une exploration étonnante et ensorcelante du titre de Nina Simone. Love me Love me Love Me Say you do ... Esperanza, we all are in love, darling! Vocals et piano uniquement pour: 'Chacamera' composé par Mr Genovese . Exotisme gaucho , vocalises saccadées et un piano aventureux , sonnant comme du Astor Piazzola, le bandonéiste génial.
On reste en Amérique du Sud 'Ponta de Areia' premier titre de son dernier CD, écrit par Milton Nascimento. Une samba chaloupée irrésistible.
Brussels , this is our last one : ' I Adore You'. Une guitare joviale et une batterie frivole , quelques vocalises amazoniennes .
Break, l'oiseau reprend sa contrebasse , et la pirogue navigue en eaux moins agitées. Très vite, les flots se font impétueux , mais les marins mènent leur embarcation avec dextérité. Port en vue , un petit solo de guitare Bahia pour fêter l'événement. We need you, nous sommes mis à contribution pour un chant forêt sacrée . Bruxelles se débrouille plutôt bien et suit l'adorable enfant jusqu' au terme de l'expédition.
Ovations.
Rappel : Seule à la contrebasse : ' Look no further' (Betty Carter) ...... this is the journey's end... , chante -t-elle , en faisant swinguer son instrument avec raffinement. Elle disparaît.
De longs applaudissements et l'équipe au complet nous sert un dessert subtil : ' I Know You Know' .
Le public , ravi , a conscience d'avoir assisté à un event. La prochaine fois , ce ne sera plus au club qu'elle jouera.
She's gonna be a star!

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Published by Michel - dans Concerts
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 21:24
Encore un dimanche soir à la flûte enchantée (rue du Printemps 18 -XL).
Les habitués au comptoir (Yves et ses Hoegaerden, je le soupçonne d'avoir passé la semaine au zinc de la petite salle).


Peu de monde à 20h, le Fred craint un fiasco.
20:40 salle bien remplie pour le premier groupe amerloque à jouer au mirliton ensorcelé.

LADYCOP

D'où sort cette femme flic, d'un film made in Hong Kong ?
T'y es pas : le trio est originaire de Brooklyn, Long Island.
La bio annonce quatre membres , où ont-ils perdu le n°4 ?
Cliff Rawson (vocals , bass et parfois guitar) et Kolby Wade (drums et programming) sont les instigateurs du projet. Le fantastique guitariste , Josh Riccio, est le cop n°3.
Cliff jouait dans Araby, un cult band de Boston et Josh et Kolby officaient dans The Symphony Case, un band citant Interpol ou Radiohead comme influences.
Une seule date en Belgique pour leur tournée européenne (UK, Espagne, Allemagne, Pays-Bas...), bien vu Fred.
Un seul titre et on a pigé: ce band a tout pour devenir énorme. Des compositions élaborées , un laptop utilisé judicieusement, une voix n'ayant rien à envier à Matthew Bellamy et une guitare inventive: du tout bon.
'Enemy Castle' Josh triture sa guitare avec un coffee whip ou la frotte de tout son bras . Des effets
singuliers , une belle virtuosité vocale. Le public est conquis d'emblée.
'Put down the racers' premier titre de leur EP de 2006. Quelques bruitages , une basse mélodique et un chant Coldplay.
'Weekend' de l'indie subtil , une longue plage atmosphérique. Beaux et efficaces soundscapes.
'Training Bible' Bassiste et guitariste échangent leurs instruments . Du Interpol sans le côté sombre, avec un bridge groovy et délicat à la fois.
'Suburban Fences Neverending' un titre à l'intro plus douce , la guitare , insidueusement, se fait plus lourde et répétitive et la ballade vire à la marche rock. Efficace.
'Dahlia' le band cite des influences aussi diverses que Fugazi, Sebadoh, Massive Attack ou Pink Floyd, mais le Julie Lescaut de N Y a son propre son.
'Words' très sec.
'How it Feels' des touches psychédéliques.
'Robot Sex' un programming surprenant , une guitare jouée avec un Ebow . Les robots sont des tendres , l'acte sexuel n'a rien d'un coït mécanique. 'Cool Runnings,la dernière , entamée par une boîte à rythmes, des ooh ooh ooh lyriques, des loops poignants , la guitare se fait dansante , le tempo monte d'un cran , la batterie entre en jeu , le titre devient hypnotique et lancinant. Un crescendo imparable pour un final explosif.
Nos flics quittent la scène un à un et les loops meurent à petit feu.
Un set passionnant.

Kung Fu 77

Deuxième passage à la flûte pour Jason , Arnaud et Gilles.
Déception : un concert mou , décousu ou, cousu de fil blanc , aussi prévisible que la pluie belge.
A 22h , Gilles lance, à la batterie, une intro style 'Sarabande' de Haendel , et rien ne laisse imaginer que tu vas sérieusement t'ennuyer pendant 45'. La basse est sautillante , la guitare frivole... Nobody knows ... nous chante Jason. Avions -nous pu savoir ...
Le second air sera pop, avec une fausse fin. Comme d'hab ., une partie du public se fait avoir et applaudit tandis que le trio en rajoute une couche. Après ça se gâte, pas de la tarte de passer après Ladycop. Le son est étouffé, les compositions sont faiblardes , bien moins élaborées que les arrangements des New- Yorkais. Il y a de nombreux temps morts , les backing vocals sonnent faux, le jeu de batterie est appliqué mais manque de feeling et Jason ne semble pas en pleine forme.
La délicieuse, Geraldine Buxant ( now, Plastic Thing et ex - membre de Michel Drucker Experience) se joint aux garçons (à la guitare) pour quelques titres plus enlevés , mais très vite on retombe dans la même panade bricolée.
Du sous Lou Reed , époque 'Vicious' ou du Johnny Thunders , tellement stoned , qu'il rate ses accords et chante faux. Du Velvet Underground asthmatique.
.. it's a bad dream... nous envoie Jason , effectivement , ça vire au cauchemar.
Suis-je le seul à ne pas digérer Bruce Lee et sa clique ? Les fans convaincus apprécient , les adeptes de la neutralité confirment mon point de vue: bof, bof , bof ... des arts martiaux pratiqués par les pensionnaires de l'hospice.
Pas de jus , pas d'étincelles , un rock artisanal pathétique , banal et fruste.
Kung Fu 77' nous doit une revanche.
Il joue le 20 septembre au Massif Festival à Braine l'Alleud.
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 21:09
Le Murmure Café, 18 rue du Belvédère (place Flagey): un bistrot sympa , organisant des concerts gratos , avec légère majoration des prix des breuvages servis.
Samedi soir, ça s'annonce mal , le concert de Mom's Belly était prévu à 20:30'. Tu t'amènes pile à l'heure devant le zinc, dag Fred..., mais, bordel, un papier collé à la porte indique: fête privée , concert retardé , commencera à 22:00. Jurons et blasphèmes....
Petit tour place Flagey, on a vraiment pensé à se tirer et se faire un ciné.
21:45, on y retourne pour prendre place face à la batterie , basses et claviers.
Le débit est enfumé, bruyant et nerveux. 3/4 gosses, le plus mauvais âge: 7/8 ans, se sont installés à la batterie et font un raffut tellement horrifiant que tu commences à apprécier Sandra Kim.

22:15 le quartet MOM'S BELLY envoie la sauce.
Un son assourdi , des vocaux peu audibles, heureusement compensés par une belle énergie et un savoir-faire indiscutable.
Pas de guitare dans le ventre de maman : 2 basses jouées par Fabien Claus et Jean -Luc Guyot, les deux premières génitrices, elles chantent aussi. Ces 2 costauds jouaient déjà dans le prédecesseur : Pawnshop. J.L Monster Guyot a participé à l'aventure PPZ30, en tant que guitariste. On a compté 16 effect pedals sous les menus petons du monstre. Aux drums , l'hellénique , Nassos Drouvis, pas un tendre et aux claviers (Korg, Yamaha et electronics) , Hugues Peeters (je pianote aussi chez Thot).
'Captain Dick' clin d'oeil au Thin White Duke et son Major Tom de Space Oddity. Efficace , même si tu ne piges rien aux lyrics , le Murmure café est plutôt le brouhaha staminei.
'Here she comes' , la basse de Jean-Luc sonne guitare et, le mec saute comme un marsupilami, nourri aux amphétamines. Tu as digéré la piètre acoustique et tu entres gaiement dans leur rock , sentant bon les eighties (Stranglers,Stan Rigway et ses Wall of Voodoo...une New Wave tendance rock!)
'Swell' sautillant à souhait, de petites touches de claviers pointues , pas gonflant du tout.... I don't want it anymore nous chante Mr Fab., nous on en veut encore. 'Thumper' les lignes de Fender basse de J L sont phénoménables, tu penses à Gang of Four ou aux Cure de l'époque 'Jumping on someone else's train' Echo & the Bunnymen et Teardrop Explodes rôdent dans les parages, ook.
'Fridge' un titre chaud. Punk/New Wave cachet Buzzcocks.
'Morphine' qu'ils joueront pour ceux qui ont mal aux dents. Marianne Faithfull a beaucoup souffert de ces maux. Stupéfiante cette pastille.
'Bossa' pas nova , l'intro est vachement heavy.
Qui a des couilles? 'Balls 6' zes ballekes à la sauce tomate épicée. Une basse tendue, une batterie allègre et des vocaux catchy, a hell of a song avec de beaux tou tou tou tou, mooi en radiovriendelijk.
'Mondo Disco' il est question que Mom's Belly entre au studio pour le graver , avec Luc Crabbe (Telstar, Betty Goes Green) aux manettes.
Ce truc, dédié à Plastic Bertrand , est brut et juteux à la fois.
La dernière 'Rescue' pas celui d'Echo & the Bunnymen, mais un machin au final Hiroshima . Quelques B52's survolent Ixelles et lâchent de joyeux missiles atomiques.
Tintin , au secours , maman fait une fausse couche.
Mom's Belly jouera au Dada , rue de la Violette le 26 septembre.
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:47
Le 11 11 2008 : Sept ans après l'effondrement des 2 tours du World Trade Center, nous rappelle la native de Gand.
Micheline Van Hautem , une voix et des tripes,une présence scénique théâtrale , comparable à celle des plus grandes : Edith Piaf (1m 46, avec hauts talons) Julie London, Marlene Dietrich ...
The Times: 'Micheline Van Hautem is in a different league. She is , simply, fabulous.'
Et personne ne le sait en Belgique, what a shame....
Merci à l'AB, et à Broodje Brussel, de la ramener pour une date à Bruxelles au Music Village, et ce concert de midi pour pas un kopeck.
Micheline, après un détour à New York , vit maintenant à Amsterdam.

Elle nous présente son CD 'Chocolat' premier vrai solo- album, puisque 'Nostalgia' (devrait bientôt sortir) est constitué de reprises de chansons nostalgiques des années 30 /40.
Et , bien sûr , les 2 albums enregistrés sous le nom de MICH en Scène, le premier consacré à Jacques Brel (Songs of Jacques Brel) et ensuite , 'Madame' sur lequel on retrouve du Brel, du Piaf ou des titres immortalisés par Ella Fitzgerald.
Avant le trip à New York , Mich chantait le blues ou le rock un peu partout chez nous : remember Sable Black 'n Blonde , db & The Groove Quartet , et quelques aventures avec Kloot Per W.
Sur la merveilleuse scène du Music Village , elle est accompagnée par l'excellent guitariste hollandais: Erwin Van Ligten. Pas n'importe qui , il joue avec les Alessi Brothers, Mathilde Santing , Julya Lo'Ko .....
Micheline nous présente son nouveau CD et nous offre des chocolats en guise d'accueil. Diane a, au minimum, piqué 6 pralines , heureusement elle est au régime ! Clelia, tu ne manges pas ton chocolat? Je le prends!
Vêtue d'une magnifique robe de soirée rouge , la diva commence par les friandises 'Chocolate' ... You can eat your chocolate , chocolate is good for you... Diane a capté le message et, entre 2 gorgées de Hoegaerden , elle croque un Leonidas. La guitare acoustique est sucrée et Micheline agrémente le titre de quelques lignes de flûte traversière. Tu te retrouves, illico , plongé dans le monde de ces merveilleuses chanteuses que sont Carole King ou Carly Simon. 'Paris' sur le Cd enregistré avec les Alessi Brothers, on se souvient de 'Oh Lori' et de ces harmonies vocales West Coast superbes .... I know you hate flying but don't you miss that plane ... et je te ferai visiter Paris.
'A Storm' nouveau folk/pop élégant. Michke soulignant la mélodie au tambourin et Erwin nous stupéfiant par sa sobre adresse. De l'intimisme et de l'enthousiasme.
Edith Piaf 'Padam Padam' , émouvant , on chante avec notre parisienne de Gand. Micheline n'interprète pas Piaf , elle rend vie à la Môme. Elle ne l'imite pas , son accent l'en empècherait , elle la transcende . ''Strong Enough' on quitte Pigalle , direction Los Angeles.... Are you strong enough to be my man..., demande-t-elle. Somptueux duo vocal et guitaristique avec Erwin. Départ pour la Louisianne: 'Blue Bayou' en pensant à Roy Orbison et Linda Ronstadt.
Du rock acoustique 'Zimbabwe' , a killer of a song.
Tammy Wynette chantait 'Stand by your man' , Mrs Van Hautem chante' Stand by your own' . Une ballade sensible, non dénuée de passion. 'I do Fine' une voix jeune répond au téléphone chez toi, encore une nouvelle fille .... tu te sens rajeunir, sans doute, mais est-elle assez âgée pour s'occuper de toi? Une chanson de femme trompée , écrite par dirk Blanchart.
'Si un jour' pour un amour de jeunesse, titre plus commercial à la Diane Dufresnes.
Pour suivre la claque, en Zuid Afrikaans 'Moenie Weggaan' = 'Ne me quitte pas' de Jacques Brel. Je ne suis pas le seul à avoir versé quelques larmes. Un chef d'oeuvre d'émotion avec un jeu de guitare hispanisant. Lorsque Micheline nous chuchote les dernières lignes en français, la salle entière sanglote. Jacques, tu es une crapule!
Miss Van Hautem prépare une tournée, avec Bruno Brel , pour célébrer les 30 ans du décès du belge le plus célèbre , après Raymond Goethals .(L'esprit de Jacques).
Piaf encore, 'La Foule' entamé par une danse gitane du plus bel effet. Un tourbillon, une chanteuse sensuelle et aguichante.
Nouvelle ovation.


Retour au calme, on lui refile son bébé (10 mois), Alexandre, sage comme le Grand. Il se laissera photographier sur les genoux de maman , en faisant un clin d'oeil complice à toutes les mamies émues de la salle, pendant que mère Micheline nous chante 'Alexander' . Du pur James Taylor.
On appelle la nounou , une amie , à la rescousse: reprends le, la suivante sera plus violente. Effectivement 'Amsterdam' de maître Jacques en anglais/français, une version dantesque. Tu la sens la morue , ils te pissent dessus les marins ivres... Expressif et coloré : James Ensor ou David Teniers 'Le Roi Boit'. La version de David Bowie , c'est du pipi de chat à côté de ce cri chanté de Micheline.
65' exceptionnelles, public debout !
Clelia hurle , telle une possédée (Diane lui pique son dernier chocolat).
Allez une dernière avant que vous ne retourniez au turbin: 'City of Diamonds' co-écrite avec Frederik Caelen, son accordéoniste.
I'm from the city of diamonds and sin , je ne fabrique pas de diamants mais, les péchés je connais... Tu m'étonnes, Fred , à Anvers, des péchés ?
Une guitare jazzy pour ce dernier titre folk aux relents gospel.
Un tout grand concert , une grande madame: Micheline Van Hautem is haar naam!

Son site: http://www.michelinemusic.com/

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Published by Michel (Photos : Clelia) - dans Concerts
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 21:48

Soirées Philo-Expérimentale aux Halles (dans le bar, sous la grande salle) : « Apaches #21 Free improvisation pour faire attention ».

 

C’est une soirée hybride, entre la conférence et la performance eRikm derrière ses platines et Bernard Stiegler aux commentaires. Peu de chaises, beaucoup de monde (étonnant pour une telle soirée) … des coussins au sol, une petite sono, ambiance cool …

 

C’est eRikm qui commence avec une improvisation d’une quinzaine de minutes.
Ce garçon a travaillé avec  Christian Marclay, Luc Ferrari, Mathilde Monnier et pratique depuis plusieurs années SON instrument. En bon luthier, il s’est « imposé » ses contraintes de jeu : deux platines, deux effets (des Kaos Pad ?), un mixeur et une pile de vinyles, toujours les mêmes. Ca ressemble à un DJ set déglingué, il ralentit ou accélère les platines à l’extrême, dans les deux sens de rotation, freeze ou boucle certains passage et tout cela sans filet (on le soupçonne quand même d’avoir bien rangé ses disques à l’avance, pour ne pas attraper n’importe quoi). Impossible de reconnaître un quelconque morceau, ils sont tellement distordus qu’on n’entend que des sons qui se complètent plus ou moins harmonieusement. Il a une gestuelle parfois un peu exagérée, forcée, limite ridicule … Personnellement, ca m’a plutôt crispé, ennuyé, malgré les seulement 15 minutes de show …

 

Bernard Stiegler enchaîne sur une improvisation verbale sur … l’improvisation … tout un programme !
Ca n’est pas n’importe qui Stiegler : philosophe, directeur actuel du développement au Centre Georges Pompidou, ancien directeur de l’IRCAM, auteur de nombreux ouvrages sur la technique, le capitalisme, la culture, … on lui doit le respect. Pendant un peu moins d’une heure, enrhumé, il va nous entretenir à coup de « Philosophie pour les Nuls ». Heureusement pour moi … j’ai presque tout compris … mais venant d’une telle personnalité, on aurait pu s’attendre à une réflexion plus poussée et moins académique. Il n’empêche qu’après cet exposé, certes un peu léger, il nous a laissé une série de pistes de réflexion et surtout l’envie d’aller LIRE pour en savoir plus … le problème, c’est qu’il ne nous a même pas laissé une bibliographie !

 

On pensait alors qu’eRikm allait prendre le relais et nous refaire une petite impro pour clôturer la soirée … mais non … FIN !

 

Le programme promettait « un dialogue inédit », moi je n’ai vu que deux monologues assez convenus et pas très originaux.
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Published by Rudi - dans Concerts
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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 21:58
La toute grande foule a retrouvé le chemin du théâtre de la flûte enchantée pour cette nouvelle saison des soirées cerises.
Les vétustes sièges, tous occupés , les gradins transformés en places assises additionnelles et, des spectateurs suivront la prestation des groupes depuis les guichets
Au programme: Led Zeppelin ? James Last ? André Rieu ? Sylvie Vartan ? Forget about it... 3 jeunes groupes belges prometteurs.

Brain Snob or Sir

Un nouveau projet de Samir Barris amorce la soirée.
Appelle-moi comme tu veux : snobinard du cerveau ou Monsieur : ça m'est égal. D'accord , madame !
Samir : guitare acoustique, lead vocals et speaker de service. Oui, c'est le brave petit gars qui joue sous son nom ou dans Melon Galia et, a même accompagné Bright Eyes sur scène. Sans compter XX, de l'acoustic French pop. (avec , on en parlera later : Auryn). Cette soirée est une soirée incestueuse !



Trois gentes demoiselles l'accompagnent: Louise Robinson (Zoïa) : lyrics, choeurs et tambourin - Laetitia (Box Story): basse, choeurs - Julie Rens: choeurs, tambourin . Eléments mâles: les 2 François (Legrain et Cronenberg) trombone/bugle/choeurs et percussions.
Le (bon) grain a un background jazz seyant et souffle pour le One More Time Quintet . Julie (ça vient de BX) a un projet chanson française.
En 3 jours Mr Snob et sa smala ont donné 3 concerts , leurs trois premières prestations live ever.
Ils sont sélectionnés pour le Concours Circuit , faut roder la machine.
Répertoire light , normal pour un nouveau né. 'Think of it this way' de la pop acoustique mélodieuse, lorgnant du côté des Mama's & Papa's.
Le Snobbish boy s'inquiète de son accent rosbif : les membres de Rue Royale (ils ont fait leur avant programme) le caractérise de 'cool strong French accent' , style Charles Aznavour chantant 'She'.
'Walk Away', belle voix , un air folk sixties au goût de miel , très Art Garfunkel , époque 'Breakaway'. 'Nice Sigh' (ou sign?) avec cocktail bar shakers. De la bossa-nova , lounge music, idéale pour s'enfiler un Batida de Coco, en reluquant les beautés exotiques déambulant sur le sable fin , cocotiers si tu payes un supplément. Le choeur des girls est divin et le bugle de Franske suave à souhait. 'To &Fro', mais que pasa? Samir ne se souvient plus des paroles , au secours Louise.... On remet le truc en marche et ... ça marche. 'High' et 'Centerboard' achèvent ce délicieux voyage 'sunshine pop', aussi agréable aux tuyaux auditifs que les meilleurs Herb Alpert ou The Association .

Joliet (21h20)

Joliet : a city, Illinois ? No , a Brussels indie band, dirigé par Kristel Lowagie.
Kristel, une mignonne jeune dame mini-jupée , tu lui donnes 19 ans à tout casser (elle en a un peu plus...). Un look petite teenager sage, venant tout juste de refiler ses poupées Barbie à sa jeune frangine. Faut pas se fier aux apparences! L'enfant dirige ses male companions, Vlaamse jongens en Fransquillons, de maîtresse façon. Vise un peu chez qui elle s'est promenée: Skeptical Minds (Gothic metal) ou Valkyre(même créneau).
Le band peut compter sur ses deep female vocals. Aux drums :Dirk Vandenbulcke (7th Circle) -claviers, le tout jeune Laurent Vleminckx (Radiohead Cover - Absolution) - basse: Rémy Issner et 2 guitaristes : son compagnon Kirsten'ik zie er als Billy Pumpkins uit) De Keyser et Xavier Rossey (AmAndA).
Joliet a sorti un EP 'Wandering my Path'
'Mother' une intro sépulcrale aux claviers, des vocaux liturgiques. Le ton est donné, fini les sucreries , on déménage dans un univers mélancolique et ténébreux. Un timbre Tori Amos , souligné par le jeu sobre du ket , mais aussi des riffs de guitares incisifs. Un batteur et un bassiste ne faisant pas de la figuration: du sérieux, quoi !
'I don't give a shit' elle le répète à l'infini, pour les mecs qui n'avaient pas bien pigé. Claviers catchy et boum boum boum annonçant les vocaux... Baby you try you tell me you're gonna save myself ... mais elle n'en a rien à branler...goodbye , I don't give a shit... Impressionnant.
'Jasmina' nouvel hymne aux résonances Kate Bush, Tori Amos. La voix est accompagnée par le petit Harry Potter et son piano, avant l'arrivée des troupes en renfort .. I'm a soldier all alone .. elle chante , mais l'infanterie rapplique , un break instrumental solide.
'Wrong Place' ce sera plus calme , dit-elle. Effectivement , piano et voix pour une composition , style Regina Spektor. Une cover de Bjork 'Venus as a boy.' A nouveau , uniquement, avec Laurent. Emouvant! Retour des copains : 'Wildwood' pas celui de Paul Weller, un titre enjoué de baroque pop , avec onomatopées stimulantes.... All is quiet All is peace..: on quitte la forêt. 'Desillusion' on admire , once again, l'efficacité , très pro, des musiciens . Un roulement de batterie amène le titre vers une chute vertigineuse.
'New Monday' une guitare agressive pour marquer la fin du week-end et, la reprise métro/ boulot/ dodo. Méchant morceau. 'Underground Club' un club vibrant aux sons d'une basse et batterie funky. Les vocaux dark angel transforment le club en gothic groovy place . Ouah!
Last one 'Handsome Machine' : un sécateur électronique? un vibromasseur parlant 6 langues? En tout cas , ça déménage . Le jeu de Dirk est fabuleux et les guitaristes, aussi chevelus que Popa Chubby , nous sortent des lignes imaginatives.
Joliet: jolly good!

Un soundcheck de 50' avant la prestation d'AURYN & the NIGHTINGALES

ou Séverine Cayron et les rossignols . 'Nightingale ' est une superbe chanson de Carole King.
Il est 22:40, on peut envoyer la dernière salve ,elle sera douce, du classical indie.
Auryn , piano et vocaux angéliques, commence le set par un a capella divin.
'Devil of love' voilà les oiseaux : Meg : violon, glockenspiel - Elisa: violoncelle, backing vc.- (les 3 zoiziaux femelles sont rouges vifs ) - Pierre : contrebasse et Jean-Philippe: batterie.
Voix céleste, musique de chambre mélancolique, Benjamin Britten chez Mozart!
'If I cry' sobre mélodie nostalgique, du Tori Amos de Wavre... I lost my soul in your eyes I lost myself in your words.... un coeur brisé , qui va consoler cette jolie jeune fille? Il y a pas mal d'amateurs aux premiers rangs tonight.
'Rise to fame' un classicisme radieux . Tu râles de ne pas reconnaître le thème ,archi-connu, pianoté pendant quelques mesures. Silence magistral dans la petite salle surchauffée.
'Here comes' shakers et piano , mais qu'est ce qui s'amène? The rain . Morceau plus nerveux. 'Trust Me' don't worry , aie confiance ... Un blanc... Je recommence , non c'est pas ça. Une nouvelle fois on remet le couvert , le public, bon enfant , sourit. Un univers intemporel , loin de la fureur technologique ou de la violence urbaine. Une majesté baroque convenant merveilleusement au petit théâtre ixellois.
Le craquement des articulations des spectateurs agenouillés vient s'ajouter, en écho, aux partitions précieuses.
'Between you and me' un menuet désuet charmant. 'Today' 1 2 3 4, battements de mains et contrebasse dansante . Un titre badin , presque gai. Le public accompagne les pulsations manuelles. 'Heaven Bird' grâce édénique. 'Prince' pas celui de Minneapolis , non, en français dans le texte. Beau music-hall tune.
'Neverending' tu rigoles ... elle nous dit que ce titre met fin au set. Quelques touches d'electro et un violon sublime. La mélopée glisse sur la piste lisse. Un monde flou, fait de rêveries et de songes . Une époque pastel , où les dames évoluent avec l'aisance de Marisa Berenson dans Barry Lyndon .
50' de douceur.
Le rappel :
'Over my Shoulder' un violon plaintif, un piano bucolique et une voix ... .
Merci.
On ouvre les yeux , pour être confrontés à la triste réalité: demain (dans quelques minutes) c'est lundi !
Les rossignols chantent , mais pas rue du Printemps à Ixelles !
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