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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 21:59

C’est avec 20 minutes de retard que la tête d’affiche du Pukkel Pop 2008 arrive sur scène, avec comme introduction la musique du film « Le bon, la brute et le truant ». Le groupe de James Hetfield commence d’emblée avec l’excellent  Creeping Death, titre se trouvant sur l’album Ride The Lightning paru en 1984. Suit tout de suite le seul morceau que le public entendra de Reload, c’est-à-dire Fuel. Avec ce second titre les extrémités de la scène s’enflamment sous les yeux ravis des spectateurs. Les effets pyrotechniques ne font que commencer. Le premier tube joué du Black Album est Wherever I May Roam. C’est sûr, les fans sont là, le refrain est directement repris à tue-tête. C’est avec un sourire en coin que James Hetfield attrape sa guitare sèche et entame un magnifique Unforgiven, titre aussi attendu par le public.

Il faudra attendre la sixième chanson pour entendre une nouvelle composition, Cyanide, qui se trouvera sur le futur album Death Magnetic dont la sortie est prévue le 12 septembre. Avec ce nouveau titre, Metallica revient aux sources, revient aux compositions plus anciennes, aux origines du groupe. Le public accueille facilement Cyanide, écoute attentivement et appréce ce retour vers un rock plus rude.

 

Le reste du concert sera fait d’un mélange des albums Ride The Lightning, And Jutice For All, Black Album, Master of Puppets et Kill ‘Em All. Les albums Load, Reload et St-Anger sont complètement passés aux oubliettes et c’est tant mieux ! Même si certains regrettent de pas avoir entendu le très bon Until It Sleeps ou encore plus récemment un Frantic. C’est donc avec des titres phare comme Nothing Else Matters, OneEnter Sandman, Master of Puppets, Sad But True… que le groupe continue à faire vibrer la plaine de Kiwiet, plaine inondée de monde. Durant les 2h05 de musique (20 minutes seulement de rappel), les membres du groupe, ne cesseront de bouger d’un bout à l’autre de la scène. James Hetfield chante d’ailleurs à plusieurs reprises du côté droit de la scène où un micro l’attendait sagement. Kirk Hammett (le guitariste) et Robert Trujillo (le bassiste), vont et viennent de part et d’autre de la scène. Durant les 5 minutes de répis que s’octroie le groupe avant le rappel, c’est un vrai light show qui se dessine sous les yeux émerveillés des fans. Au programme, feux d’artifice, pétards, flammes… et donc pas de répit pour le spectateur.

 

Le groupe salue le public avant d’entamer le rappel, remercie le public belge d’être là et montre qu’il est heureux d’être là et de jouer. Il est difficile de croire que le leader (James Hetfield) et le batteur (Lars Ulrich) ne s’entendent pas dans la vie privée, tellement une fusion entre les musiciens règne sur scène. Le public a pu voir et apprécier que Metallica était là pour jouer, et qu’ils étaient heureux de pouvoir faire leur show. Bonne nouvelle pour les fans, le groupe a annoncé qu’il reviendrait prochainement en indoor.

 

© Samanta Sidérius

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Published by Samanta - dans Concerts
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 21:46

Troisième soirée des « doux vendredis d’août ». Ca n’est toujours pas sold-out mais comme les précédentes semaines il y a foule sur la terrasse du théâtre de Namur.


Ca commence de plus en plus tard … il est 20H15 quand une jolie blonde monte sur scène avec son bloc de feuilles, s’installe derrière son laptop … on dirait une dactylo qui revient d’une réunion et qui va taper son rapport … heureusement les claviers, la Telecaster branchée sur son Vox nous rassurent … c’est bien le début du concert de Tangtype .



Jean-François
et Julie, deux bruxellois forment ce duo électro-pop-expérimental. J-F ne joue pas de la guitare mais joue avec la guitare … en effet, il utilise toutes sortes d’objets (stylos, chiffon, brosse à dents) pour générer des sons inattendus, originaux … Parfois il passe derrière la table et triture les sons sur le Novation et le Korg. De son côté, Julie reste assise derrière son bureau et manipule son paquet de feuilles, fixe l’écran de son Dell … et chante … elle attrape de temps en temps la guitare pour la tapoter … pas vraiment une « guitar-hero », ... La partie électronique est faite de Bleep-Glitch-Scratch qu’on retrouve classiquement dans l’electronica. Personnellement, j’ai trouvé que les textures étaient trop redondantes, pas suffisamment variées. Le chant donnait assez bien mais pas toujours en adéquation avec le reste … Ca sentait parfois la grosse improvisation. Ils ont sorti un disque « Flake Out » qui vaut surtout pour la pochette (dixit Julie). On espère qu’il vaut tout autant pour son contenu musical mais nous ne pourrons en juger car Greg qui voulait l’acheter à la sortie est rentré bredouille car les deux artistes étaient déjà partis.



Je pense qu’ils devraient travailler leur attitude scénique, leur jeu en live, peut-être prendre un troisième membre dans le groupe qui pourrait gérer les samples et permettre à la chanteuse de s’impliquer un peu plus. Avec du travail, ca pourrait devenir sincèrement passionnant. A surveiller sur leur très joli site internet.

 

Doktor Caligari poursuit la soirée. Un combo imposant pour la petite scène du théâtre : deux guitares, une basse, une batterie, un violoncelle, un clavier et un saxo. Cet ensemble instrumental joue des compostions jazz-funk-rock qui feraient belle figure en support dans un film.



Malheureusement, je n’ai pas suffisamment entendu leurs influences (citées sur leur site
) : SigurRos, Archive … ils sont loin d’atteindre la magie, l’atmosphère de leurs maîtres … cependant ca reste plaisant en discutant sur la terrasse avec une petite Leffe

 

Le « top of the bill » ce soir est assuré un groupe parisien au nom pas très français : Syd Matters .
Après « A Whisper and A Sigh » paru en 2002,  « Someday We Will Foresee Obstacles » en 2005, la bande originale de « La Question Humaine », Jonathan Morali est venu présenter « Ghost Days » leur superbe dernier album. On a toujours un peu d’appréhension quand on va voir des groupes pop-folk français encensés par la presse, enchainant succès et éloges … ils sont forcément devenus prétentieux … Détrompez-vous (moi le premier) on a vu ce soir un magnifique groupe, heureux d’être là, enjoué, sympathique, généreux et passionné (même le roadie fredonne les chansons pendant le concert). J’ai quand même regretté qu’on n’ait pas en live les parties un peu électro-lo-fi qu’on retrouve sur les albums. J’ai encore regretté que malgré le petit cours de Jonathan sur les « interactions » avec le public, il n’y en ait eu que trop peu : ils ont juste enchainé les titres les uns derrières les autres.



Mais malgré ces petites remarques, c’était un très beau concert, très apprécié par les namurois qui les ont très chaudement applaudis.

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Published by Rudi (Photos : Lies) - dans Concerts
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 21:00
Brussel Bad - Bruxelles les Bains: an urban seaside resort. Place Sainctelette, le grand large sur le canal ,à l'horizon pas de sable fin ,ni de cocotiers (euh quelques fake ones..) ,mais des bâtiments administratifs aux charmes fédéralistes ou bancaires. Un soleil timide ,3 courageuses allongées sur la 'plage' ,un canard jaune géant batifole sur la nappe aqueuse et tu déambules avec les Bruxellois cosmopolites parmi les échoppes exotiques:sardines grillées et caipirinha....La carte postale étant expédiée ,direction le podium .

18h35 : Godv. les BIKINIANS jouent déjà.
Kèskesè ce bordel : le site et les affiches annonçaient 19h . Quelques connaissances ,membres de l'équipe à Thielemans et Fassi-Fihri ,nous éclairent :c'est tous les jours la pagaille ,du point de vue horaire. Le mec à la table est incapable de te dire à quelle heure jouera le groupe suivant. Les gars de l'atoll ont commencé à 18h10 ( soit 50' avant l'heure prévue). Certains de mes potes, s'étant déplacés pour eux, la trouvent aussi saumâtre que l'acqua du bassin.
Assez pleurniché ,c'est un free festival et, les 9/10 des badauds s'arrêtent par hasard pour écouter les groupes jouer.
Les Bikinians (déjà vus au Fespival, à Kraainem), pendant une 1/2h, ont une nouvelle fois réussi à nous convaincre, c'est le band bruxellois à suivre. Leur indie pop/rock organique fait mouche à chaque coup. L'intro de basse (Hadrien,a new bass player) de 'Come with me' est redoutable.Giac (beau T-shirt 'The Zutons') ,aux drums ,maintient un rythme infernal ,Jean-Yves te sort des riffs bien crades et la présence scénique de Vincent a une touche provocante, à la James Newell Osterberg.
Des titres rentre-dedans ,imparables. 'Limousine Crash, finit le set.
Les ados exigent un encore ,les Bikinians nous en servent un double :à nouveau 'Come with me ' ,suivi de leur single 'Rollercoaster' .On aime les Montagnes Russes.
Tiens voilà Fred: t'énerve pas ,fieu,les Bikinians ont déjà remballé leur matos.
Tu rigoles? Je te paie une Kriek.

19:45 Family Jammin
Groupe originaire de Tubize. 7 sur scène, leur website annonce 9 membres.
Une casquette chantante ,un copain de Blanche Neige : Florian Doucet. Un bassiste black dreadlocké ,drums ,keyboards ,un bon guitariste (Lorenzo?) et 2 cuivres doués :trompette et sax (François et Nicolas?) .
Du reggae, ska, ragga ,hip hop ou rap français véhiculant tous les poncifs du genre.
Lyrics' engagement politique du parfait zonard', matérialiste mais n'ayant pas le pèze pour s'acheter la B M ou les pompes ad hoc.
Il manquait les nanas MTV aux seins siliconés ,dommage.
Un titre plus chaloupé in English ,pour les filles: 'Don't cry' .Du rap urbain ,contrefaçon parisienne, dénonçant Sarkozy et sa politique raciale. Très vite ce souk tourne à la soupe indigeste.
Heureusement que les musicos ne sont pas des manches ,quand le mètre 55 arrête de beugler ,on a droit à quelques intermèdes musicaux dansants de premier ordre.
'Musical Fire' du reggae/ragga passif ,après le rap poussif....
Et puis miracoli :un bon funk 'Lost in the Traffic Jam' avec une chicken guitar et des cuivres Maceo Parker.
Notre dernier morceau :indifférence générale! Une intro de sax orientale, une guitare Hava Nagila ,mais très vite le machin vire au couscous merguez, gras du bide.Un texte intello ,emprunté à Jean Paul Sartre atteint d'Alzheimer...allez midget ,arrête de débiter ces âneries et laisse jouer tes potes...
20h35' terminus :Kingston,tout le monde descend ,le busdriver se roule un joint.

The Only Room - 21h30

On avait vu un showcase des Liégeois à la FNAC ,début mars. Une bonne impression.
La bande à Nathalie Heinen nous a, à nouveau, servi un chouette petit show hier soir .
Nathalie,robe rouge soyeuse, entame le set en solo à la guitare aux effets reverb 'Dirt Cheap Phoenix' .Le band se joint à elle pour 'Gucci girl' ,qui est la new Gucci ? Rihanna? Toujours cet indie rock accrocheur ,sur fond de punk/new wave dansante. Pol est toujours ce guitariste Marsupilami sautillant ,aux riffs noisy .La rythmique, assurée par Jean-François et Tony ,fournit un wall of sound impeccable. Nathalie se charge des vocaux tantôt rageurs ,tantôt émouvants. Elle échange souvent sa guitare contre un tambourin ou des shakers pour accentuer le côté percussif des mélodies.
Un bémol : un timbre vocal assez uniforme. 'This Honey Fights ' au refrain catchy et puis 'Oily water: 'le canal? Du mouvement dans le public clairsemé, quelques gamins houblonnés réagissent de manière cynique, fruste et sexiste aux 'ça va toujours Bruxelles' de Miss Tchantchès. La pils gicle dangereusement.
Le band ignore les malotrus et poursuit son trip à la Throwing Muses, Magnapop ou Siouxsie. 'Sisterhood' 'Death in the Queue' 'Peter Flint' Cat's tongue' pour arriver à 'Punk Star Radio' ,le hit alternatif.
Les compositions dramatiques succèdent aux titres plus légers (et plus faibles) . 'Gina May' et 'Neon Winter' clôturent de belle manière ce concert sympa.
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Published by Michel (Photos : Clelia) - dans Concerts
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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 21:33
Dernier jour des Lokerse Feesten.Traditionnellement la grande foule. Topo respecté, avec enfin du soleil.

Buffalo Tom

Pas encore trop de monde dans l'enceinte: cafés, frietkots et autres junk food étalages font le plein. Tant mieux, on se poste devant l'immense podium.
Buffalo Tom ,patronyme choisi en hommage au band Buffalo Springfield, naît en 1986 à Boston. L'American indie/alternative rock scene est fertile en ces temps: Dinosaur Jr., The Pixies, the Lemonheads, Soul Asylum , sans oublier Nirvana....Le premier Cd sort en 1988. Il y aura en tout 9 plaques (compils inclues).
Bill Janovitz est le frontman, guitariste,lead singer -Chris Colbourn (basse-vocals) et Tom Maginnis (drums) constituent l'équipage, depuis les débuts. Plusieurs hits underground dans les nineties, le genre est ensuite passé de mode. Anyway, Buffalo Tom reste un foutu bon band , qu'on voit rarement sur nos scènes.
'Here she comes across the street but I'm already there downstairs to meet with her....' c'est 'Velvet Roof', du merveilleux album 'Let me come over' ,qui entame le set. C'est clair, Buffalo Tom demeure un power trio fabuleux. 'Summer' le hit de 1995 ,la balance n'est pas optimale, basse trop poussée ,amplis ronflant : dommage. Le mix sera meilleur après quelques titres.
Chris aux vocals pour 'Late at night' une chanson plus soft avec un solo de guitare racé de Buffalo Bill, il n'en sera pas avare, le red Bill, (pas red bull ,crétins!) ...summer's gone chante Chris ,alors que le soleil luit.
'Soda Jerk' retour à la guitare nerveuse ,au son Buffalo typique ,très proche de Pearl Jam.
'Taillights Fade' on sait que John Macis a produit les premiers albums ,est ce la raison pour laquelle Bill chante ... I feel like a dinosaur ... A l'arrière -plan, Tom fournit un travail de drumming titanesque. 'Fortune Teller' un virage heavy. La suivante sera une campfire song , dixit Chris: 'You'll never catch him' un premier titre du dernier album (2007), interprété hier. Un mid-tempo catchy . Le band n'avait plus rien enregistré d'inédit depuis 1998. Le Buffalo n'a pas perdu son flair, dirait-on. Voix puissante, guitare convaincante et rythmique parfaite: nothing has changed.
'Rachael' à nouveau Chris au chant, pour ce titre à la texture Neil Young ,le grandfather du alt.rock.
Petit dialogue avec les fans frontstage: How many people bought our new album? Une dizaine de bras levés, Chris compte :Five ,that's a golden record in Belgium, no? Lol !
Je vais dormir quand tu te lèves='Larry' et enchaînement immédiat le super hit 'I'm allowed' : pas une ride. Bill la chante chapeau sur les yeux , ils ont les derniers rayons de l'astre en pleine poire! On chante tous ...Waited for an answer but I waited for 25 years...et le chorus magique ...I'm allowed..
'Tree House' . Une succession de chansons coup de poing aux lyrics facilement mémorisables .
Une intro lente pour 'Mineral' au refrain You're so green... you're so green ... Je ne me souvenais plus que Buffalo Tom avait composé autant de hits.
''Kitchen Door' je suis le numéro sur ta porte de cuisine ,tragédie familiale.
'Thrown' -'CC and Callas' nouveaux titres. Je m'en vais écouter ce dernier album sérieusement!
Et un dernier pour finir en beauté 'Tangerine' . Tonnerre d'applaudissements dès l'intro . Gaffe de Chris ..I think Antwerp easily outstands all the crowds in the Netherlands .. On se regarde tous , la voix off du speaker local ...we are in LOKEREN ! Fou rire du bassiste.
Le titre démarre et se terminera en explosion.
Bon concert ,assez uniforme il est vrai ... but, it's a trio ,you know!

Il faut attendre jusqu'à 22h15 pour le show d'Alanis Morissette. La tradition veut que la foire se termine par un feu d'artifices. A 22h le ciel de Lokeren scintille aux efforts pyrotechniques des artificiers . Les ooh aah sont partout pareils en cette circonstance.

ALANIS MORISSETTE

Elle se fait attendre la canadienne. Rumeurs réprobatrices. Enfin le 5- piece band ,costard impeccable, pénètre sur la scène : 2 guitaristes ,alternant électricité et acoustique, Jason Orne et David Levita - un keyboard player (nice head,chap) , un drummer derrière plexiglas (avait-il peur de se faire descendre?) et un élégant bassiste black. Waar is Alanis? Une intro grandiloquente de quelques minutes, une voix off stage chantant 'Uninvited'. Très théâtral. Soudain , hurlements de la populace (le site est quasi bourré ) car apparition de la star.
Elle a vachement épaissi Miss Morissette ,15 kilos de surpoids au bas mot. Un petit saut du bassiste et le truc s'énerve ,le titre se clôture par ...I don't think you unworthy I need a moment to deliberate...Le monde d'Alanis :des questions, des conseils, des avis tranchés .'All I really want ' du rock avec la miss à l'harmonica. Les guitaristes s'en donnent à coeur joie ,riffs torturés et ballet avec le bassiste,le titre virant funky. Alanis ,qui a besoin d'exercice ,arpente la scène de long en large, en saluant ses fans. '8 Easy Steps' et 'Perfect' oui, c'est même trop parfait! Un gros son ,un emballage Las Vegas. Tout tourne nickel, pas d'improvisation, des pros. Et toujours ces lyrics maîtresse d'école ...be a good boy, try a little harder ...C'est de l'adult orientated rock ,formaté American FM stations . Comme pour '8 easy steps' on apporte une jolie guitare à la girl (she's 34 now ) 'Citizen of the planet' un titre hypnotique et lourd ,du dernier né 'Flavors of Entangled' . Alanis entame une danse échevelée avec Mr bassman.
Une intro piano classique pour le hit 'Head over Feet' repris par la masse. 'You Learn' nouveau succès monstrueux , le public est heureux de reconnaître tous ces hits ,et chante à l'unisson .Les musiciens sont excellents et pourtant...aucune émotion ,pas de frétillements dans le bas-ventre ,c'est trop propre, du travail de fonctionnaires méticuleux.
'Underneath' (probably!) une guitare acoustique pour David ,chouette titre . Une ballade pour suivre ,et puis un autre smash hit ...I'm broke but I'm happy ...I feel drunk but I'm sober...le fabuleux 'Hand in my Pocket' . Claviers envahissants. 'Versions of Violence' ,un titre chaloupé sur lequel la canadienne nous propose une gypsy dance échevelée.
Le truc que tout le monde attendait 'You oughta know' avec chorégraphie Moulin Rouge des 3 gratteurs.
You're so cute, nous balance celle qui est bien moins belle que Gaby.
'Tapes' encore un titre récent. C'est pas foncièrement mauvais ,il y a de très bons moments comme ce 'Tapes' ,mais on est loin de la folie. Pas vraiment emballant ,le truc!
70' de show soigné.
Un rappel évident 'Ironic' ,c'est le public qui chante . La vie est mal foutue : tu gagnes à la loterie et meurt le lendemain. Tu rencontres l'homme de ta vie ,il te présente sa femme merveilleuse...isn't it ironic ,don't you think! Le band rigole, le bassiste donnant un tendre et ironique baiser sur la joue de Dave ,son pote guitariste.
Et pour nous remercier d'avoir été si gentil ,Alanis nous sert 'Thank You'.
Thank you ,thank you silence..et elle laisse le band achever l'hymne.
Bye bye baby_Bye Bye Lokeren.
No Scabs for me , je dois encore me retaper Brux Hell et je n'ai pas envie de retrouver, nog eens, ma conjugale à 3 plombes du mat.
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Published by Michel - dans Concerts
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 21:23
Premier 'Cherries on the rocks' organisé dans le mini théâtre de la flûte enchantée.


Beau succès de foule ,malgré la concurrence de Rock the City. Bonne humeur et ambiance festive, pour une programmation principalement axée sur le rock indie/power pop. Well done, Fred monsieur Cerise, et son équipe.

Be-Sides

Le quartet de Bruxelles-Grammont ouvre le bal.
Né en 2004.Quelques changements de line-up depuis et, en 2008 on retrouve Pierre aux lead vocals/guitare -Régis: backing vc , guitare -David : basse, backing vc et Nathalie derrière les peaux.
Un Ep limited version en 2006, une Extended version en 2007/2008 . Une participation au Puredemo , une expérience scénique intéressante (Inc Rock Festival, participation au Humo's rock rally, Dragon's Rock Festival, le DNA...) . Be-Sides vaut, du reste, plus qu'une face B.
'Super Natural' un power pop mélodique , tendance Weezer: des guitares métalliques mais aussi de chouettes harmonies vocales. Les titres pop/rock énergiques vont se succéder . Le public ravi,apprécie la cohésion des B-Sides et leurs hymnes Pixiesques qui dégagent .
'Mastermind' 'Colours of Trouble' 'Outside' 'Soon' 'We all disagree' ' Manta Ray': merci Frank Black (très tropical et sélacien) une intro de basse caractéristique et des oo oo oo oo yeah .. nous rappelant que Charles Michael Kittridge Thompson IV a aussi écrit des perles pop subtiles .On poursuit 'If you draw' 'Hide and Seek' 'Nowhere' 'No Party'(le puredemo hit) -une étonnante cover ,second degré de Abba: 'Mamma Mia' ,c'est rigolo et efficace et enfin un dernier indie pop/rock bien léché avec effets larsens et riffs secs: 'So Bizarre' .
Excellente entrée en matière!

The Joggings

Band Bruxellois né en 2007. Quelques ULB students et un chanteur irlandais.
Deux guitaristes Dim :lead et Jé :rythmique -un bassiste:Seb -un drummer: Q(rien à voir avec le Quartermaster ,gadgets creator chez James 007) and the little and charismatic Irish vocalist: Davey Burns.
Troisième place au Emerganza, participation au Matnoir Festival (gagnant du concours), ils joueront aux nocturnes de l'ULB en septembre .
Ils sont magnifiques dressed in black, avec, pour chacun une cravate colorée fluo, c'est l'orange ma préférée. La classe, les petits gars! Really flashy!
'Nearly not Quite' ready pour un parcours dominical matinal ,direction bois de la Cambre ,au son British rock de nos athlètes ,ayant refusé le trip Pékinois pour des raisons politiques.
Un côté pop/rock à la Blur,des envolées garages plus dures (style Big Hat Band) et des touches 'The Strokes', un de leurs groupes chéris.
Diantrement opérant leur cure de rock'n roll.
'Last time' puis,un nouveau morceau 'Schwing' (titre provisoirement définitif) -'Break' (ils jouent au tennis ,too,ces sportifs) - Nothing good happened after 2 AM (tu te rends compte , ils galopent encore à cette heure!) -' Hammond' en hommage à Albert Hammond jr. (ils ne connaissent pas le Daddy Albert Hammond senior. Le mec qui a écrit, entre autres , cette perle 'It never rains in Southern California'). Boum boum boum et handclappings , Davey est un chef pour manier le peuple (il pourrait aisément remplacer Leterme s'il n'était un buveur de Kilkenny), la basse s'y met et les guitares partent à l'attaque: grand morceau! 'You don't think so' du vintage garage 'Alexandra' 'You got me' influence early Kinks ,nous voilà parachutés dans une cave à Soho ,anno 1966. Le jogging n'était pas' in 'à l'époque ,les Mods régnaient.
Oooh, Davey se prend pour la statue de la liberté ,avant de balancer quelques yeah yeah rageurs. Les Mozart freaks apprécient. 'Who am I' : le Dave présente les belgicains du band.
Je vais m'asseoir, après toutes ces courses 'Lost in the Light' ,un morceau moins échevelé ,countrysant même ,une guitare sudiste . Mais ,Dim amorce un changement de tempo ,c'est reparti au pas de course, on sautille ferme. Du Jane Fonda aerobics rock.
'Right or wrong' la dernière salve . Franc succès, public debout!
Fred ,le timing permet-il un encore? Va les chercher ,Michel!
Double rappel, sous les vivats 'Last time ' et 'Break'
Les Joggings ont la santé, quoi de plus normal, Chantal.

Fiveforties (UK)

Une première pour les cerises ,un band from Great- Britain.
Les FiveForties , un quartet de sales gamins originaires de London ou Polegate (East Sussex).
Thomas Hunter, chanteur chez The Ignition , a supplié Fred de les booker,  il les a logés et a payé leurs 'fines' pour désordre public dans les faubourgs de Louvain. Les Fiveforties venaient de terminer une cure de Duvel et de Leffe.
Dan Wallwork, Ed Seymour, Olie Marchant et Chris Squelch se partagent vocals ,guitares, basse et drums.
Le band vient de reprendre ,à la demande des fans ,le nom de 'Fiveforties' . Suite à une séparation puis reformation ils avaient opté pour Hold The Phone (cf affiche du festival)
Le moins que l'on puisse dire est que leur garage /indie rock exhale une énergie furieuse. Ces juvenile delinquents ont fait trembler le vénérable théâtre par leurs titres coup de poing ,à l'accent 'fish'n chips' cockney .Des kiddies déchaînés, qui ont enthousiasmé les gentils bruxellois par leur vigueur et leur savoir faire. 'Take control' ils ont l'ambition de révolutionner ce monde matérialiste, 3 voix scandent ...take control of the world .... terriblement persuasif. Bourgeois, terrez-vous! 'Bucho' tout aussi percutant. Le guitariste passera les 3/4 du show face au wild drummer,dos tourné aux spectateurs. 'Sharks' leur morceau Jaws ,Steven Spielberg ne les connaissait pas ,il aurait confié le soundtrack aux Fiveforties. Volume dans le rouge, à l'abordage!
Les copains d'OliverTwist cassent la baraque.
Des titres enragés de 2 à 3', c'est diablement tonique .'Groupwang' (à vérifier) riffs de guitare frivoles en intro ,avant la volée de coups .Un hymne pour Chelsea hooligans.
'Loves Labours Lost' le bassiste passe aux lead vocals, aucun changement dans le fond sonore .Du rock speedé.
'Play dom' (à vérifier,too) explosif , à consommer frais à doses lilliputiennes .
Une dernière 'Adams Family Guesthouse' , nos vilains semblent sortir de cette famille monstrueuse . Le 'guesthouse ,guesthouse' hurlé sans fin en backing ,agresse sauvagement ton cerveau ramolli. Plus méchant que the Kooks ou autres post-punk revival bands.
That's it ,Brussels .
C'était court les petits gars , only 25' .On n' a pas d'autres titres ,sorry!
On va vous rejouer 'Sharks' . C'est pas des requins ,ces gamins !
S'ils ne se retrouvent pas dans une British jail ,on peut espérer les revoir in Belgium. Ils étaient ravis de leur tout premier gig abroad.
Ils se remettent à la Leffe .Leur sabir est tellement incompréhensible que Marylin leur sert du coca ...Elle a failli y rester. L I F F I ,we want Leffe ,stupid girl!

Lady Shot from a Tree

une médaille pour le patronyme le plus original et, un premier groupe axé sur les mélodies et non le noise ce samedi.Namur à l'honneur !
Sophie Baudelet : claviers,labtop ,vox -Jérémie Mortier : batterie,programming - Pierre Meremans:basse, vox et Damien Rixhon: guitare, vox.
Pas des novices. Dans une autre vie, ils avaient pour nom' Calista'.De l'indie O K, mais des ambiances feutrées ,des titres influencés aussi bien par la new wave ,que par le lo-fi , le quiet post-rock ou des éléments folkloriques tantôt ibériques ,tantôt balkaniques .Deux démos et un full album en 2008. 'Borderline' issu de cette plaque entame le set. 'Wedding song 'guitare hispanisante: c'est du soigné , du délicat. On n' avait plus l'habitude ,après un déferlement de guitares rentre-dedans.
'Princess out' 'White sugar' rien à voir avec les Stones,écrit à Tienen? Rythme tango électrique ,ton esprit apaisé plane ,la quiétude enfin.
Sophie et Damien alternent les vocaux.
'People say' un titre poppy à double vocals.
'She's naked' Britney Spears cherchant à nouveau les headlines? 'The man who'll find a cure to invisibility' hommage à H G Wells?
'Mixed and poisoned' composition élaborée ,environnement vaporeux. 'Sunny' basse en avant-plan ,atmosphère Mojave 3, un downtempo hypnotique.
'Shelley' poésie anglaise, my dear.
Les 3 derniers titres sortent vraiment du lot.
Petit bémol l'accent anglais . Evidemment passer après les native bad boys 'Fiveforties' et leur colourful cockney....

The Ignition

Je n'avais plus vu les gamins et la gracieuse Marie, depuis quelques mois.
Un peu d'appréhension .Malvenue ,vu la suite des événements.Toujours cet enthousiasme délirant et ce dynamisme adolescent.
Thomas Hunter et Marie Gille:chant ,les Joris brothers :Quentin(drums) et Julien ,il doit avoir 17 ans maintenant l'ex-petit (basse) et depuis quelques semaines ,un nouveau guitariste: Tomas Caballero ,un fier hidalgo ,qui freinera les activités scéniques du band en septembre (seconde ses. oblige).
'Black Headlights' Julien a attendu des heures pour faire son show . Il lui faut 30 secondes pour escalader l'ampli et sauter comme un cabri. Odieu ,présent dans la salle, reste pantois devant cette débauche d'énergie. Ce n'est qu'un début.'Hollywood' , pour justifier le titre Juju pique un sprint dans le public ,basse baïonnette. Tous aux abris. Les riffs du petit nouveau déchirent, le cheval a sa place dans l'écurie!
'Psychedelic' annonce Thomas , tout en rivalisant avec Marie. Quentin n'est pas en reste ,ça martèle méchant . 'Radio' suivi du 'Shakin All Over' hymne rock par excellence .La salle tremble sur les riffs de Johnny Kidd et de ses Pirates. La folie.
'Burn the Bridges' the Ignition met le feu aux ponts. Where's the firebrigade?
'Brand new day' un habitué de leur setlist. Vous pouvez chanter avec nous ,le très pop 'Bezu Bezu', dédié à feu big Carlos.
Comme toujours les double vocaux sont au point, Marie a pris de l'assurance . La complicité des frangins est exemplaire et Tomas II est parfaitement intégré. 'A great day to stay inside' avec solo de basse fringant.
Julien toujours à l'honneur ,un nouvel arrangement pour 'Let me breathe' :une intro de basse galopante ,donnant un relief plus rock à ce titre pop. 'Visions of insanity' grand numéro des Joris. 'Never alone' aucun signe de lassitude.
'Masterplan' une nouvelle compo . One, two, three, four lance Julien, qui participe aux vocaux ,Marie prend le relais ,Quentin tape comme un forcené ...C'est reparti ,on sort des tranchées, assaut final, sus à l'ennemi ! Quentin superstar ,plus rien ne bouge. On hisse nos couleurs, bataille gagnée.
Un rappel ,cela va de soi: ' I'm not like everybody else' The Kinks. Merci Ray Davies pour cet hymne à la différence. Julien, jaloux de l'aîné ,tire ses dernières salves. Je joue couché , je rebondis, pique un nouveau sprint échevelé , flanque les pieds de micro par terre , balance ma basse au sol ,ramasse un sombrero qui traînait là et l'envoie dans le public. Salopard , sur ma tronche...La totale . The Ignition has rocked the place down.
Heureusement , Amadeus en a vu d'autre!
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 21:48

Deuxième soirée des doux vendredis d’août au Théâtre de Namur. Il pleut ce soir et c’est difficile de se parquer dans la capitale wallonne. Les flics sont de sorties et verbalisent à tout va … bref, on met une éternité pour trouver une place et on arrive très en retard … Ca n’est pas très grave, on est à Namur … on rate à peine le début du show de Elvy.



Un show minimaliste, il est seul, accompagné d’une seule guitare acoustique. Il a une superbe voix et chante en anglais des chansons indie/folk/pop très calmes et très inspirées. On l’avait déjà vu à l’ABClub il y a quelques mois et j’ai trouvé qu’il avait très positivement évolué. Il est un peu moins timide (il a ouvert deux fois les yeux et a dit au moins deux phrases) et surtout il lorgne beaucoup moins sur ses copions. Ca reste encore un peu monotone mais ca doit être du au fait qu’il est seul sur scène et, forcément, la même voix et la même guitare pendant une heure même si c’est bien joué, ca lasse un peu. Il a en tout cas beaucoup de mérite car au milieu de sa prestation une bande de malotrus (invités ?) ont débarqué dans la salle, se sont rués sur le bar et on fait un potin d’enfer … ces paysans arrivaient à couvrir le son de la sono ! Elvy ne s’est pas démonté et a continué son concert serin, tranquille et a même été gratifié par le reste du public enthousiaste, d’un petit rappel. Vivement qu’il réunisse quelques musiciens pour l’accompagner et il fera un malheur … Au fait, il distribue ses morceaux gratuitement sur son site … profitez-en, ca ne durera pas !

 

Les suivants ont oublié la moitié se leur matériel (pas très pros !). Heureusement, FlexaLindo, toujours prêt, les dépanne et ils peuvent enchaîner rapidement. Le Yéti, c’est le groupe de Thierry De Brouwer, l'ancien leader de Melon Galia, avec Catherine De Biasio (batterie, clarinette, backing vocals) qui sera encore là dans deux semaines avec un autre projet : Mièle. Mais revenons au Yéti qui va nous interpréter en une heure et un rappel son répertoire de chansons françaises très pop.



Les arrangements sont variés (xylophone, trompette, …) et on ne s’ennuie pas … cependant, personnellement ca ne m’a pas touché, ca manque d’un je ne sais quoi … un petit quelque chose qui ne fait certainement pas défaut à la tête d’affiche :

 

Poney Express

 

Ancien bassiste de Louise Attaque, Robin et sa compagne Ana viennent de sortir un magnifique album : Daisy Street. Une pure merveille de pop francophone avec des influences folks anglo-saxonnes.


C’est frais, c’est léger, l’idéal pour rafraichir une lourde soirée du mois d’août. Sur scène ils sont accompagnés d’une mélancolique violoniste et d’un batteur-percussionniste qui joue debout (c’est peut-être un détail pour vous … mais ca doit être un calvaire pour ses lombaires).



Ils ont retravaillé leurs morceaux pour le live (Les femmes de Milwaukee, qui ouvre la bal), préparés des reprises des Violent Femmes (Gone Daddy Gone) et Johnny Cash (Cry Cry Cry) et malgré une sono déplorable, des retours inexistants et des problèmes récurrents avec la basse, ils ont assurés … car comme la semaine passée (Brisa Roché) après onze heure, le « Namurien » (dixit Robin) va se coucher et il ne reste plus personne dans la salle. Heureusement, les fidèles les ont encouragés jusqu’au final en acoustique (Bye Bye Paul) au milieu des derniers rescapés.  Un groupe à découvrir absolument : écouter leur album c’est l’adopter …

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Published by Rudi (Photos : Lies) - dans Concerts
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 21:12
Revoir Stan Webb ...On se retape Lokeren et les routes flamandes où tu fais une moyenne de 22km/h.
Asse , le ciel crache des trombes d'eau, c'est mal barré. On jouit de 3 belles journées et on subit 10 jours d'orages...
Lokeren, terminus : peu de monde ,les intempéries ont refroidi le peuple.

No Mo Trevno
Le groupe gantois est sorti vainqueur du Oost-Vlaams rock concours. Au vu de la prestation énergique donnée hier, c'est mérité.
Une chanteuse musclée et souriante: Cindy Barg (American roots, chante chez Skeemz) -un batteur iconoclaste :Pieter De Wilde, sauvage il l'est-un bassiste :Yves De Mol ,il n'a rien d'une taupe et 2 guitaristes alternant les riffs thérapeutiques: Jakob Haghebaert et David Demaegd ,lui ai pas demandé s'il était puceau.
A l'origine (sans Cindy) le band pratiquait du surfrock instrumental ,depuis l'arrivée de Miss Barg, le registre est plus hétérogène.
'Grass Widow' ,enchaînement immédiat 'Revolt' ,ça cogne sec et les guitares sont tranchantes ,la basse est souveraine .Les vocaux de Cindy te rappellent l'ex-chanteuse de Tripoli, de la New Wave /post punk rageuse . 'Peach Pie 13 Stepping out' (se retrouve sur leur dernière demo) du garage/surf. Vive Link Wray et les films de Tarantino: spectaculaire Bébert! Les guitares ont de la gueule et Cindy se démène comme une diablesse. 'Soul power' il est powerful leur dernier single.
Un instrumental ,cachet du groupe 'NMT Special' + 'Tonight', ça vire fifties rock, let's rumble, baby. Les Shadows 'Frightened City'1961 ,tof!
'Porn Chicken ' ils savaient que Chicken Shack était top of the bill. 'Chris Isaac' hommage au Wicked Game man. C'est mieux que Mireille Mathieu! A last one 'Yeah ,you' ,titre meurtrier . Le sauvage démolit ses cymbales, saute dessus tandis que ses potes mitraillent gaiement.
Pieter doit recoller les morceaux...un rappel :du surf/rock ..mais c'est 'Baby ,please don't go'! Chouette . On termine par une surprise potache, un copain à eux (responsable merchandising???) est invité sur scène. Look futur Benny Hill ,armé d'une fake guitar , il vient faire son show éléphantesque pour le titre 'Boiled in your own piss' : tout un programme, madame.
Oublions cette farce grotesque et retenons que No Mo Trevno a tous les atouts pour percer.

50 minutes avant le set du second groupe! Analyse de la faune régionale: c'est pas vrai, les mêmes mégères que l'avant -veille ,elles ingurgitent leur 28ème godet .Un punk de soixante-dix ans, entouré d'une meute de mouches, est allongé ivre-mort face à la scène et, cette foire dure 10 jours. Steven, sobre comme toujours, n'en croit pas ses yeux. Plus tard, Stan Webb nous dira qu'en Belgique on a du bol, ces fêtes bruegheliennes ,bon enfant , avec concerts gratuits ont complètement disparu du paysage anglais (violence urbaine style Clockwork Orange et politique de fermeté).

The Baboons
Roots/rockabilly/western swing from Turnhout.
4 adeptes de la brylcreem et des cowboy shirts.
Arthur De Winter: vocals ,acoustic gt-Bas(ha ha) VanStaen:double bass -Gust Van Gils:drums et Kristof Koyen :lead guitar.
Ces jeunes gars doivent avoir pris les Seatsniffers comme exemple. Ils nous ont interprétés 23 titres, hier soir. (drieëntwintig, vent!)
Swinguant,bien foutu, mais ça manque un peu de variété .La monotonie guette après 1/2h.
Un voyage au sud des States :Saturday Night Jamboree, Memphis, Nashville, les Honky Tonks, Carl Perkins, the Burnettes , Hank Williams, Johnny Cash of course, Elvis + Scotty Moore ,slapback echo and reverb. Nos Turnhoutois connaissent leurs classiques en y ajoutant quelques compos personnelles.
Gambling songs, drinking songs,train songs ...du blues, de la country ,du rock : tous des titres ne dépassant pas les trois minutes.
'Drinking gasoline'... drôle d'idée....'one Scotch,one Bourbon and one Beer'(J L Hooker ou George Thorogood la joue), message bien capté à Lokeren.
Une cover réussie du 'Green River' des Creedence,j'aurais aimé voir les ..barefoot girls dancing in the moonlight ...mais ici ,il pleut. Un bon rock 'I'm a lover' . 'The Magnificent' un bain fifties. Koen, de Runnin Wild, danse en riant , pintjes en main (il a 2 mains). 'Voodoo Girl' et puis un petit shuffle . 'Lonesome train' de Johnny Burnette.'Bungalow' une nouvelle composition.'Boogie Curse' titre de leur CD. 'Rock your baby right'.etc....Pourquoi pas Chuck Berry? 'Thirty days' et Bo Didley 'You can't judge a book by its cover' .That was it ,folks!
Mais non ,21 morceaux, seulement ..Double rappel :un old school instrumental et 'I got my mojo working' .
Les babouins :niet slecht ,mais un peu d' épices au menu, ce serait mieux!

minuit cinq : Stan Webb's CHICKEN SHACK

1967 le British bluesboom. Chicken Shack: la merveilleuse Christine Perfect (plus tard McVie et donc, Fleetwood Mac) vocals et keyboards-Andy Silvester: bass -Alan Morley :drums et Stan WEBB: vocals, guitars. Les meilleurs albums de white blues anglais sortis chez Blue Horizon (de Mike Vernon). En 1969, bye bye Christine. Tout le monde se tire (chez Savoy Brown par exemple) ,il reste Stan the man.

2008: toujours le grand Stan à la lead et vocals et une fine équipe de routiniers, tous des virtuoses, pour l'accompagner: Gary Davis:guitare ,un second soliste exceptionnel -le chevelu ,un flacon de shampoo par lavage: Jim Rudge: basse (5 strings) et Mick Jones, formidable batteur (Groundhogs ,Debbie Bonham).
Une machine parfaitement huilée ,un bloc soudé.
Gary, Mick et Jim lancent une intro bluesy avant l'entrée en scène du maître (62 ans ,la superforme). 2 notes et la magie est présente ...see see baby, see what you have done...le psychédélique rock/blues scintillant de Mr Webb demeure époustouflant.
'The Thrill has gone' B B King, depuis des années ,un cheval de bataille de Chicken Shack.10' d'extase.
Next one : one, two, three ,four .. so long but I hate to see you go ...le 'Reconsider Baby' de Lowell Fulson, sur le 'From the Craddle ' d'Eric Clapton, une slide démoniaque .Devant la scène ,des vieux de la vieille, pour qui Stan is a cult hero et un ket de 7 ans qui n'en croit pas ses yeux et ses oreilles: 'Mama, ik wil gitaar spelen...'
'I know' nouvelle perle blues/rock. Gary et Stan rivalisent d'adresse et d'émotion .La rythmique est imperfectible. 'Sweetest little thing' une de nos ivrognes, armée de sa pintje, apostrophe le maestro, 'I love you' . A big smile on Stan's face. Il est dans un bon jour et s'amuse ,il en perd le fil de son set. What are we gonna play? La mémoire lui revient, il dédicace le titre à Johnny Cash et reprend quelques lignes de 'Hurt' en imitant le timbre du Man in Black. Une slide lyrique pour reprendre le thème initial. Sobriété ,efficacité, grandeur.. c'est redoutable!
Un sixième morceau de plus de 15' (C S Opera?), permet à chaque musicien de se mettre en évidence .Tu peux chanter leurs louanges pendant des heures,it's useless .Va constater de visu.
This one, special for the girls :'I'd rather go blind' .Il en a pas marre de la jouer? Au moins 14269 x : ça reste un slow blues d'exception.
Il est vraiment de bonne humeur et rapplique vite fait. Steven hurle comme un possédé: 'Daughter of the Hillside' .Message reçu et ce titre issu de 'Imagination Lady' 1973 nous tue carrément.
Du blues/rock aussi fort que le Cream de G Baker,J Bruce et E Clapton. Une wah wah furieuse ,une bombe sonore.
Apothéose d'un grand concert de 85'.
Promoteurs, faites venir Chicken Shack à Bruxelles.
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 21:53

Lokerse Feesten : festival qui se déroule sur plusieurs jours en plein centre de Lokeren.

Bonne ambiance, bonne bière, des échoppes partout et une foire dans la ville…  de quoi passer une belle journée festive.

La pleine ou se déroule les concerts se trouve également en plein centre, pas dans un champ de patate, ne craignez donc pas trop la pluie, vous resterez les pieds au sec.

Belle grande scène, belle organisation en général (bravo aux vendeurs de boissons ambulants, quelle bonne idée ! !).

Triggerfinger

Les anversois ouvrent le bal, rien de bien neuf, rien de bien original sinon l’assurance arrogante du chanteur qui croit sans doute être l’équivalent belge de James Hetfield de Metallica.

Musicalement c’est très basique, parfois lourd tendance métal, parfois plus rock, mais toujours ennuyeux. Ils semblent pourtant plaire a une bonne partie du public présent pour leur set (une place a moitié remplie). Moi les minutes me semblent des heures...  pffuu je fatigue…

Sonic Youth

(Fans de sonic youth passez votre chemin, je ne vais pas faire dans le détail : ni ordre et titre des chansons, je laisse ca a Greg qui va laisser un commentaire avec plaisir pour le côté « technique »que vous attendez)

C’est la première fois que je les vois en live… on me dit que c’est incroyable, inoubliable, etc…

Je peux confirmer que musicalement c’est exceptionnel, les morceaux sont bons (mais ça on le savait) mais le rendu « live » transcende véritablement leur musique… C’est parfaitement maitrisé, c’est très pro tout en gardant une fraicheur inattendue pour un groupe aussi rodé.

Je n’irai pas jusqu’au incroyable et inoubliable des aficionados mais c’est vrai que c’est impressionnant de voir le groupe légendaire et surtout de les entendre « live ». Le son était en plus très bon et la place enfin remplie, on ne peut que prendre son pied.

Un bassiste complète le quatuor habituel qui jouera quelques morceaux de leur dernier album et un patchwork de leurs anciens, les plus propres et les plus pop… Pas trop d’envolées bruitistes, quelques larsens maitrisés mais rien pour effrayer le lokerenois de base (gens forts sympathiques soit dit en passant).

1h30 d’exception musicale.

Note particulière pour Kim toute de blanche vêtue qui a lâché sa basse pour se trémousser magnifiquement sur deux morceaux (Greg donne nous les titres ! !) on en redemande, elle a une sacrée présence qui manque un peu au reste du groupe.

Supergrass

Gaz est cie sont clairement venus présenter leur nouvel album (Diamond Hoo Ha), les chansons se suivent et le public ronge un peu son frein, moi aussi ! Leurs nouveaux morceaux sont certes bons mais on a tellement envie d’entendre « Mary »,  « Grace », «Moving », …

Certes on aura droit à quelques tubes mais le tout noyé dans des morceaux inconnus de la plupart du public. Du coup, on a à peine le temps de s’exciter sur  « pumping on your stereo » qu’on se repose pour écouter des nouveaux morceaux.

Seule la fin de concert sera très bonne, quand le trio de base se retrouvera « libéré » du second guitariste et du synthé. On retrouvera leur chansons pop jouées « garage », pleines d’énergies et de guitares speedées. Dommage que tout n’ai pas été aussi bon.

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 21:34
Le festival 'Fonnefeesten', Oude Vismijn , existe depuis 15 ans. Ce pendant gratuit du grand Lokerse Feesten nous offre un programme alléchant, pendant les 10 jours de la grande kermesse du pays de Waas.
Pas trop de monde en ce mardi soir. A 19h55' il se met à pleuviner ,iedereen sous les immenses parasols Bellevue (merci Vandenstock)

Cloon
Quartet originaire de Gent. Le speaker de service nous le présente comme étant un diamant brut, le secret le mieux gardé de Flandre. Euh ,il aurait pu rester secret...
Le groupe se forme en 2002. Une démo en 2002, une seconde en 2004 et un Ep en 2005. Un full CD ,en préparation. Maarten Flamand: guitar- Philippe De Vuyst:basse -Servaat Steurbout :drums et l'excentrique Tom Claus,frontman et chanteur/gueulard/cracheur/king of postillon.
Look employé de banque, transformé en rockstar paranoïaque.
'Marathon' du metal/grunge aux relents Rage Against the Machine. Basse et guitare sismiques ,batterie pesante et vocaux colériques ,accompagnés de crachats en direction des photographes.
Lokeren n'est pas Bruges, oublie la dentelle!
''The slow moving' même topo.'He who knows' about Jesus,entamé par un rire satanique .C'est du lourd ,style Tool, Nomeansno...
Let's go punky 'Beep Beep' quelques cabrioles allumées de Tom,le binoclard. 'The Doll' titre plus élaboré ,tu te surprends à headbanger sur ce morceau stoner . Next one is about sex , qu'il dit:'Burn Rubber' : un virage Arno /TC Matic avec jeu de batterie humoristique.
Craac Craac... mon micro is naar de kloten, t'as pas arrêté de saliver dessus,fieu! On le remplace, fiston. 'Green on the Red' petit côté théâtral ,vagissements hardcore , phrasé Alice Cooper. 'The Itch' un nouveau morceau.Toujours ces braillements de boeufs en route vers l'abattoir.Effrayant.'Phantomdays' 'Bananas' en hommage aux Pistols, de passage in België il y a 2 jours. Leurs fans sont toujours allongés, dans leur vomi , sur les berges de la Durme.
'Your lungs my air' et le dernier pour ce soir 'Armagedumb' .Le shouter tient toujours la forme,ça pilonne sec.Pas de bol ,je me fais harponner par une indigène de 50 balais, imbibée comme 6 Polonais. Elle s'évertue à me déclarer sa flamme en me léchant les oreilles. Sorry, mevrouw: je suis de l'autre bord....
55' de grunge/metal/hardcore ,pas mal foutu mais pas de quoi hisser les drapeaux.
Un rappel téléphoné(prévu au programme) 'Donut' .
A la douche!

Nailpin
remplace le groupe '10 rue de la Madeleine 'empêché.
Le radiovriendelijk pop/punk band du Waasland a déjà 3 albums à son actif. Les petites flamandes en raffolent.
Entrée en matière originale: batteur seul sur scène pour fixer la punaise ,boum boum ...un à un ses potes s'amènent ,tout en jouant de leurs guitares et basse. Et, apparition du dernier élément de la procession,le tombeur de nos meisjes ,le cute Sean chantant 'Worn Out'
Dès le second titre,pourtant,tu te rends compte que cela ne vole pas bien haut. Du niveau Sum 41, Blink 182 voire Avril Lavigne.
Quelques clichés rock pour amuser la galerie: escalade du drum kit , alles goed Lokeren etc...
Les titres fun/ punk/disco pour little schoolgirls ,venant d'acheter leur première brassière ,vont se succéder.'Shipwreck' (Sean au piano,qui sera hors d'usage plus tard) 'It's allright''Cross my heart' etc...
Offspring et Green Day sont trop vieux ,la relève juvénile est assurée. Du punk pour pucelles ,emballage TMF. Nailpin ,un groupe jardin d'enfants ,me faisant presque regretter les Tellers.
Il nous reste 2 titres.Ouf!
'There goes another heart' et What are you waiting for'. Réponse: la fin de la mascarade, petit!

NASHVILLE PUSSY
la raison du déplacement in Oost-Vlaanderen.
Il est minuit cinq lorsque le quartet, le plus distingué d'Atlanta, monte sur scène. Un hurlement bestial en guise de salut.
La caricature truckdriver ,cerveau au point mort ,Blaine Cartwright : guitar,lead vocals et casquette pour cacher sa calvitie - Jeremy Thompson : batteur / bûcheron et les nanas affriolantes et tatouées : Karen Cuda : basse,red bra , backing vc - Ruyter Suys : la panthère à la lead guitar et backing vocals.
'Say Nasty': let's go ,on envoie la sauce hard /Southern metal. La marmite bouillonnera pendant 65'.
Il ne faut pas 2' à Ruyter, la frisée, pour se rouler sur le podium. Une furie ,elle a le feu au cul.
'Piece of ass' ha ha ha, kiss my ass ! 'High as hell' on sait qu'AC/DC remet le couvert , on verrait bien un double bill avec la chatte de Nashville.
Dédié à Willie Nelson 'Speed Machine' ,Blaine nous trouve un peu mou... ...hello, motherfuckers, we'reNashville Pussy, we can't hear you... Une intro fulgurante de Mrs Suys, un roulement de tambour charge de la brigade légère et, 'Heart Attack' .Face à moi ,Karen prend des poses suggestives ,je n'ose pas mater son décolleté ,sa basse me frôle. 'C'mon C'mon' fuck you . Les hymnes graveleux se succèdent, au grand plaisir de la masse.Fait soif ,signale Blaine:a bottle de Jack Daniels circule ,elle passe de gosier en gosier.'Drunk Daddy' de la suite dans les idées. 'Hate & Whiskey' pour celui qui n'avait pas compris. Les duels des 2 guitaristes sont saignants ,les photographes sont aux anges car le trio de gratteurs prend des poses au devant de la scène. 'I'm so high' (I gotta look down to the sky) un ego surdimensionné. Au second degré ,tout ce truc est impeccable. Le refrain scandé à trois voix est bestial. 'Ain't yer business' t'as pigé ,gars.



Ces pépées pourraient t'envoyer un coup de santiags dans les endroits sensibles et t'achever avec leur jouet. 'She's got drugs' suivi par une version destroy de 'Nutbush City Limits' . Karen et Ruyter jouant à genoux et Blaine haranguant Lokeren, avant de présenter ses acolytes, façon prêcheur illuminé. Un solo de batterie entame 'Struttin' Cock', nouveau titre esthétique au raffinement blasphématoire. On enchaîne illico presto avec 'Go Motherfucker Go' , Mrs Suys se tortillant par terre ,sa guitare partant en feedback éclaboussant .
Brillante finale.
Allez, une dernière 'Goin down Swinging' ,un show Hollywood .Pour bien montrer qu'ils ne remettront pas le couvert, Ruyter arrache toutes les cordes de sa pauvre guitare . Les méchants se tirent backstage, laissant le joujou agoniser.
OK ,les Nashville Pussy n'ont rien inventé ,mais leur show tonique , légèrement vulgaire est vachement savoureux.
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 21:08
Hamme -Oost -Vlaanderen -arrondissement de Dendermonde : tu peux chercher pour trouver la Koning Albertplein où se tient le blues festival local .3 jours de blues pour pas un rond, la huitième édition ,déjà.
Au menu, ce samedi ,3 de nos meilleurs bluesbands.

A 17:00 Jill Hilleger Band
Comment ne pas tomber amoureux de cette séduisante nana, à la soulful voice aussi sexy que son anatomie de cover-girl, qui fait passer Kate Moss pour une planche à repasser.
Willy De Vleeschouwer :un racé guitariste(déjà vu avec Theresa Malenfant , une autre blues lady à l'apparence moins Vogue Magazine)- Harry Van Buel:keyboards (un Yamaha et un Roland VK7),un beau catalogue ,too:Boxcars, Steve Turcksin Band...- Eric De Wolf un loup à la basse et Gerry D'Hayer : drums (qui se souvient de Hubble Bubble de Roger Plastic Bertrand Jouret?) en natuurlijk Miss Jill : sexual thrills and vocals .
A ses débuts , Jill chantait dans Swing Bee, un jazz band , depuis elle a choisi le blues/rhythm 'n blues pour exprimer son talent.
'Nighttrain' quelle voix ! Je saute dans ce train nocturne, dont le voyage est rythmé par un Roland sonnant comme un Hammond d'église. 'Mama told me not come' : Randy Newman,numero uno pour Three Dog Night.Du swing ,tu dois la voir Jill , petites lunettes de secrétaire distinguée, une sexy Tia Hellebaut .Il y longtemps qu'elle n'écoute plus sa maman.
'24 hours a day' ouah ,elle tombe la veste . Tu en oublies presque le jeu tout en finesse de l'organiste. 'My bad luck soul' un bluesrock qui permet à Willy de se mettre en évidence. Dégaine, Eugène! Harry pique une crise de jalousie et lance un petit boogie guilleret. Pas en reste la rythmique assure un max et la belle reprend les lyrics de BB King ... I wanna go home but I ain't got sufficient clothes... Je la verrais bien rentrer en tenue légère, la madame...
'Empty bed blues' Où est ce con , au bistrot? Il laisse Jill seule au lit? Un 12 bar blues , estampillé woke up this morning avec le cafard noir. 'Good rocking Daddy' du jump blues ,avec backing vocals de Eric. Un slow blues d'une lugubre tristesse 'You don't love me no more'. Heartbreaking, tous les mâles présents veulent consoler l'enfant. Ne pense plus à ce salopard , bébé ! 'Deceptively yours', Norah Jones reprend aussi cette immense chanson de Peter Malick. Les mecs...ils te draguent, t'allongent à l'arrière de leur Limousine, pour te larguer lorsque un autre bon coup se présente... Elle nous donne la chair de poule.
Un nouveau bijou, signé Rory Block 'Lovin Whiskey' : une profession de foi ! 'Help the Poor' du female blues parfait, mais,on serait mieux dans une boîte (même enfumée) pour apprécier la lady et son band. Vent, pluies et sono déficiente gâtent notre plaisir. 'Lonesome' jive time,les petits gars. 'Sick and tired' au répertoire de feu Eddie Cochran ...ooh baby what you gonna do ..Well I'm sick and tired fooling around with you...Dernier morceau d'un set varié: du blues/jump/jazz swing /rhythm'n blues...tout bon ,Gaston.
Elle nous revient pour 'Blues lover' suggestif . She's got guts and charms. C'est fini. Non Willy nous assène des juicy licks de sa red guitar ,changement de registre,un swamp blues torride 'Good time Charlie' . Présentation du groupe, avec petits solos et Jill nous gratifie d'une Etta James roaring roulade étourdissante. Mamma Mia ,quelle nana!

Hideaway

Nom choisi en hommage au classique de Freddie King. Le bluesband brugeois existe depuis 1986 . Le blues c'est leur vie!
Ralph Bonte : vocals ,guitars (il les confectionne lui-même). Soul Spirit , un autre de ses projets marche pas mal non plus,merci !-Jean-Marie Herman :guitare ,un champion- Johan Guidée:drums- Geeraard de Groote:saxophone(jadis dans le backing band de Tom Robinson) -Eric Vandekerckhove : basse et Mr Patrick Cuyvers :keyboards ,dommage que ce maestro n'ait pu jouer de son Hammond (problèmes de PA). Ce vieux de la vieille a évidemment d'autres projets : Mr PC & the Uploaders, Jim Cofey , Soul Spirit (met Ralph)...
A 19h10, après un soundcheck interminable, on lance la machine. Un instrumental juteux le 'Hideway' de Monsieur Freddie King . Du blues qui dégouline, des lignes de sax à faire ressusciter James Brown et un orgue Roland époque Ronceveaux. Le gang des chauves chauffe sec.
Funky time: 'You don't know what love is' (until you find somebody to love): ouf...la chaudière tourne à plein régime et , ce n'est pas parce que le rigolo au mixage a foiré les câblages de retour, qu'il y aura baisse de tension. Jean-Marie te pique un sprint guitaristique , cuvée Patrick Sercu 1969. 'Sitting on top of the world' , tu crois reconnaître des accords de Memphis Tennessee .Du steeple-chase jump .Oei ma baby est de l'autre côté du Mississippi et je ne sais pas nager. On enchaîne 'Down to New Orleans' : gris-gris, mardi-gras,jambalaya ,et tous les attributs pour faire la fête .Allons boire un petit verre dans Bourbon Corner Street . Tu danses,petit gars...j'ai soif,Mama... On vire vers Detroit 'Cadillac Blues' Johnny Bassett . Rollin and stomping , la Cadillac ronronne nickel. Blow your horn , man, blow your horn , lance Ralph. Merci Adolphe d'avoir inventé le sax. 'Members Only': Bobby Blue Bland. J'ai ma carte. Un slow blues crapuleux , couples étreints sur la piste improvisée. 'Never been rocked enough' suivi par 'My Blues' : une slide Rickenbacker. Le fantôme des angry and poor niggers, having the blues, plane sur Hamme.'Calling home' hymne au GSM, ça sent bon le Fats Domino. 'I shall not be moved' du gospel ou le blues du Cardinal Danneels.
Assez de bondieuseries , un petit tour au 'Roadhouse' . Mesdames ,on arrive:à boire et des fesses!
Johnny Bassett,encore 'Raise the Roof' ,rockabilly time ,baby.Pourquoi pas un petit boogie 'Party',pas à dire c'est diversifié .Pas le temps de se tourner les pouces.Mais qui voilà: 'Mustang Sally' Mack Rice 1965,mais surtout Wilson Pickett .Wilson transformé en little Flemish boy chauve ..Ride Sally Ride ..Vas-y ,Sally !Pas de gogo girls mais quelques fringantes middle-aged ladies ,dansant comme en 14.Chaud ,chaud le show.
Un rappel,ma belle:'Bluesman for life' le moteur redémarre au quart de tour.
Hideaway ,un band de vétérans connaissant son boulot.Pas question de les cacher ! Godv.,c'est une honte qu'il ne soit pas reconnu abroad!

BLUES LEE

Naissance en 1995 à Hasselt . Le Belgian Blues LIVE band par excellence. Des virtuoses et entertainers capable de tout jouer. Je les ai vus des dizaines de fois , pas une déception!
Dès le début de leur carrière les gars de Blues Lee reçoivent des critiques élogieuses, ils jouent partout: le Benelux,la France,l'Italie mais aussi l'Afrique du Sud ou Curaçao. Normal ce sont des bêtes de scène. Le chanteur de l'époque était aussi fou que Jerry Lewis. A -t-il attrapé la grosse tête , who knows? Les autres l'ont largué, moins de pitreries mais toujours de l'humour et une cohésion parfaite.
Karel Phlix:lead guitar/vocals - Bies Biesmans: sax ,harmonica et vocals - Jan Corthouts :seconde guitare ,backing vc.- Yves Bosmans :drums et beatbox - Bert Stevens :basse.
Trois albums au catalogue ,un quatrième en gestation.
C'est parti, we're ready for a little ball! 'Honey , please don't' .. I came home late one night ..un morceau comedy capers ,plein de oooh 's et aaah's , un passage de Tarzan et du big baboon: ça commence fort.
Numero due,ladies shake your ass 'Lazy Ways' ,ça balance ,Florence. Le son est toujours pourri sur scène, gros problèmes de retours. Des baffles ont rendu l'âme: on s'en fout ,ces gaillards sont des cracks.
'Dolphins swing' instrumental magique, avec un guest au piano , the Joker, alias Patrick Cuyvers. On a droit à un fabuleux mix de rock, jazz, blues , soul music. Un sexy sax te fait oublier la fine Vlaamse regen. 'Earlene': my goddess , my princess , my queen. Un piano Jerry Lee ,une rythmique fifties, je l'aime cette pépée.
'Full time lover' la seule cover du set ,ils ont tout composé.Les Fabulous Thunderbirds reprennent ce truc , qu'on apprend dans les bonnes blues schools. Guitare cachet Stevie Ray.Karel, chauve et barbichette + raybans fait pleurer bébé Gidlin,avec, en prime, poses guitar hero pour les photographes ...Tu veux du rock ' Gotta go' ,je vais faire un Chuck Berry walk.Mr Cuyvers est à la fête,le piano sautille.'Vinnie' a capella .Un gospel démoniaque,un numéro de beatbox hilarant du drummer,tout en faisant un shampoo au chauve guitariste.Assez ri ,l'harmonica lance 'Crime' du bluesrock 5 étoiles,wah wah sudiste pour décorer.On descend le Mississippi river,pas d'escale.
'Rusty Guns' à la slide.'Aristocratic lady' un nouveau titre ,du sexy funk.Clin d'oeil à mon copain Freddie,'Caribbean Cab' son titre favori.Du Santana croisé avec Gato Barbieri. Nuit fraîche à Hamme, caliente sur scène.On rappelle the Joker 'Hillbilly Joe' pas besoin de dessin.'Seven Days' Mr JB (Biesmans) s'empare d'un sax soprano pour ce voodoo track,digne des Neville Brothers.
iiiii iiiii iiii et c'est quoi ces sifflements stridents , nom de tout ce que tu veux ,ces effets larsens vont démolir cette perle.On va lyncher le sound engineer.Pas de panique,ils arrêtent tous de jouer et de chanter ,sauf Mr Yves à sa batterie. Il maintient le cap ,tout seul et au bout de quelques minutes ses potes ont remis le morceau sur les rails. Ces mecs sont des pros. Point.
Mensen , on a un second guest pour ce dernier titre , Geeraard de Hideway au sax,'Cross that line'. Une groovy jam de plus de 10' . Boogaloo ,let's dance,people. Un doublé de sax ,Stax time ,les petits. Du soul funk démentiel .
85' de good music ,de sueur et de fun.
Do you want more?Ja, ja, ja menneke...
'Ooh baby ,that's right' prévu pour le nouveau Cd.
Une slide rageuse ,juicy jive rock et 15 danseuses avec déhanchements sensuels sur le dancefloor.
Rock'n Roll is Sex!Blues Lee is Sex,too!
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Published by Michel - dans Concerts
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