Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 09:14
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016

Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016

Quart de finale de l'Euro 2016: modification du planning de la première journée de la quinzième édition de Hee Tervuren.

Désormais l'horaire de la Secutec night devient:

17u55 Berry Quincy
19u25 Stan Van Samang
21u00 Wales - België
23u15 Natalia
00u45 Dirk Stoops
02u00 DJ Matthias

17:49', pas encore la grande foule face à la Sint-Jan-Evangelistkerk, cinq minutes plus tard, cinq éléments de Berry Quincy prennent place:

Piet Vanbeckbergen( guitar) , Tim nice hat Beernaert ( piano/voice) , Pieter-Jan Van Stockstraeten ( guitar) , Maarten Degeest ( drums) et Tom Sledsens ( bass) balancent une longue intro americana tendance psyché, dominée par un orgue qui avait exigé 300 kilo de reverb.

Comme en 2013 à Haasrode, les Louvanistes impressionnent par leur magistrale maîtrise.

Les mêmes entament une seconde plage et, après 22 secondes, le sixième Berrichon apparaît, Dirk Leemans, le Casanova de la bande. L' extrait du premier album ' For a stranger' avec ses intonations Jim Morrison est le genre de roots rock qui fait du bien et qui tout en chatouillant tes cellules grises voit tes pieds battre la mesure.

Solide doublé de guitare en prime.

Pas le temps de s'arrêter chez Fientje pour avaler un Vieux-Temps, Maarten continue à cravacher sec, 'Chewy's hall' ( album 'Tuesday') est lancé sur la piste.

Le truc secoue à la façon des Rival Sons, les 18 fans du groupe exultent.

Un midtempo pour décontracter la machine, 'Sweet Motel', le tempo s'active lors d'un second mouvement, les plaines du Sud défilent, le soleil luit, la pluie ils ne connaissent pas là-bas.

Make some noiz...on l'a déjà entendue, celle-là, un guest se pointe, Dree Peremans armé de son trombone a quitté les coulisses, le combo a attaqué le plaintif et smooth 'You give me' qui grâce à l'apport moelleux du trombone évoque les slows de Chicago Transit Authority.

Ils poursuivent avec le gospel louvaniste 'Old Man', une nouvelle perle du second album avant le retour de Dree qui nous invite à une excursion de la Nouvelle-Orléans pour un tango blues alangui, 'Lonely roller'.

Dédié aux Diables, un hymne mixant country et rock pompier, 'Victorious'.

On ne divulgue pas le pronostic de Dirk, de toute façon il était à côté de la plaque.

Il est temps de dégainer, 'Sweet Pistol' et sa toile rock secoue salement et 'Never go down' suit la même voie.

Les 5 dernières minutes sont entamées, signale Bourrel, Berry Quincy propose le générique de la série 'Ten Oorlog', le formidable country décoré d'une guitare métallique, 'Denny'.

Une dernière en vitesse, un swing, ' Subtle world'.

Good job, chaps!

Stan Van Samang

Inconnu en Wallonie, adulé en Flandre, l'acteur et chanteur Stan Van Samang s'est tapé cinq Lotto Arena fin 2015 et en novembre il remplira par deux fois le Sportpaleis.

Pas étonnant que l'esplanade ait été submergée de nanas de tout âge après l'annonce d'une Miss locale.

En piste: le jeune premier Jo Cassiers, guitare/ son cousin Carlo Van Belleghem, basse/ Eric Bosteels, drums/ Jo Mahieu, guitare et Bert Gielen, claviers, pas des cons, on te prévient!

Premier meezinger, 'Junebug', le ton est donné, la paroisse va chanter pendant plus d'une heure.

On nous a rappelé que le brave Stan a placé pas moins de six titres simultanément dans le top 50, un exploit digne de Clouseau, d'ailleurs le gars semble attirer le même public.

'Poison', à ne pas confondre avec le tube d'Alice Cooper, est accueilli avec le même enthousiasme.

Les mélodies sont plaisantes, Stanneke est dynamique et sympa, style Milow, sa pop est digeste, elle plaît aux lycéennes et aux ménagères délaissées par leur mecs ne jurant que par AC/DC.

'Summerbreeze', c'est pas le cas ce soir, le ciel est gris!

Tervuren, au boulot, meezingen a u b, ' Second hand life' , un petit saut pour aboutir sur une enceinte, toi, tu te bouges, je plonge, une balade parmi le bas peuple, les gosses adorent et se font entendre, puis retour sur scène en souplesse pour attaquer ' Lucky me', une romance composée pour un film de Filip Peeters.

'One for the road', même si tu as avalé mille pintjes ( stoefer), il y a toujours moyen d'écluser une dernière pour la route.

Une nouvelle ballade, ' Sirens' , voit une jolie voisine sortir un kleenex.

Pour la suivante on lui refile un synthé avec lequel il fait joujou pendant 36 secondes avant d'entamer 'Thieves'.

Les enfants doivent pouvoir s'occuper, tiens Stan, un tambourin, il amorce 'All in my head' puis le techno hit composé avec une autre star du Nord, Regi, ' Hang on'.

Ambiance in 't kot!

'Watcha gonna do' poursuit dans la même veine dansante, ensuite il décide de déterrer un titre de son ancien groupe, Owen, 'Is it over you', mais c'est la suivante qui déclenche l'hystérie 'A simple life' .

Yeah, yeah, yeah, hurlé par des milliers de poumons, c'est impressionnant.

Tervuren, ge zijt de max.

T'exagères pas un peu Mad Stan?

Il vient d'enchaîner sur 'I didn't know' lorsque les cieux se déchirent, merde, merde et encore merde...

Tu fuis pour te réfugier sous un saule rieur pendant la présentation de l'équipe, de loin tu entends ' Scars' et les deux bis.

Ja, Mandy?

Het was echt top!

Je te paie une Jupiler?

Pour Belgium -Wales sur grand écran c'est plutôt mal barré , la pluie a fait fuir pas mal de gens qui préfèrent être confortablement installés devant leur TV plutôt que de braver la drache, tu fais partie de ceux qui ont trouvé refuge sous un auvent pour regarder la débâcle sur un petit écran.

Immense désillusion et il faudra patienter un long moment sous la douche avant le début du show de Natalia Druyts qui a entamé le 'In my Blood' Summer Tour à Deinze il y a quelques jours.

Tervuren assistera à un show à l'américaine dans le plus pur style Lady Gaga/ Madonna.

Un écran géant, des jeux de lumières flashy, deux danseuses pas bidon, deux choristes bien en voix et un band comptant un double drumset, un percussionniste, une guitare, une basse et un claviériste.

Las Vegas, let's go, plusieurs plages de 'In my blood' et quelques titres plus anciens sont prévus au programme.

Entrée en matière théâtrale, une créature, habillée d'un froc de moine, au visage caché par une capuche apparaît.

La foule est abusée car lorsque le capucin découvre sa tête ce n'est pas Natalia qu'on découvre mais une de ses danseuses à la coupe garçonne d'un rouge agressif.

Natalia surgit, vêtue d'une longue tunique noire et d'un ensemble top/short blanc mettant en évidence ses jambes sexy.

Léon à tes côtés lâche un wouah admiratif avant de recevoir un vil coup de coude dans le bas-ventre, son épouse est du genre jalouse.

L'intro a viré 'I've only begun' pour fondre dans 'Overdrive' avec des relents 'Call me' de Blondie.

Visuellement le show frappe les imaginations, musicalement tu t'en fous, tu suis le flow.

Pink, Lady Madonna, Britney Spears, Shakira, le public ne va pas assister à leur spectacle pour le côté intellectuel mais bien pour passer un bon moment et rêver.

Le dernier album contient une série de slows nu-soul.

Tervuren réagit positivement au premier ainsi qu'à ' Leaving with a bang' qui se met à remuer nerveusement après l'amorce posée.

Tu penses à Janet Jackson ou à Rihanna et tu secoues les hanches.

Les lyrics de la ballade ' Sure thing' apparaissent sur l'écran, la chorégraphie Hollywood séduit, tout comme le titletrack du nouvel album 'In my blood' après lequel elle s'éclipse pour revenir sans la veste, la guitare en profite pour placer une intervention exaltée du meilleur effet.

'Glamorous' porte bien son nom, le titre, enregistré avec En Vogue en son temps , interpelle la jeunesse locale qui imite les gestes de la diva pendant les push push push.

Des fans de Tomorrowland dans le coin?

'All or nothing' voit apparaître un danseur mâle et le plus ancien 'Unspeakable' rappelle le phrasé hip hop de certaines starlettes US.

C'est l'heure de la séquence 'Battle of the nineties' mettant en évidence les talents vocaux des deux choristes tandis que les musiciens envoient un groove nu soul/disco musclé.

Retour au matériau récent, avec la belle ballade ' Our last time on earth'.

Sortez les briquets...

Un brave homme lui tend un ballotin de Leonidas, merci Fernand, j'adore les chocolats, puis elle propose le single ' Smoking gun'.

Beau jeu de jambes, remarque Etienne, il est vrai que Miss Druyts n'est pas du genre catcheuse de foire.

Tervuren, ready for some action?

Natuurlijk!

Pas de danse pour tous pendant un r'n'b huilé suivi par un titre extrait de l'album précédent.

Le slow ' I want you back' clôture le set officiel.

Après ce morceau de bravoure, tu t'éloignes des premiers rangs pour te diriger vers la sortie afin d'éviter la cohue.

Près des grilles tu entends encore le premier bis, het is de eerste keer dat ik enkele lijntjes in het Frans zing, zegt ze, avant de lancer 'Razorblade' qu'elle a enregistré avec Lara Fabian.

Après le coup de rasoir, tu salues Natalia et Tervuren!

Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Repost 0
Published by mchel - dans Concerts
commenter cet article
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:41
Album: Malaya Blue – Heartsick

Album: Malaya Blue Heartsick

Quand le CD a abouti dans ta boîte aux lettres la veille, tu n'y pensais plus, aussi en voyant l'élégante pochette tu t'es mis à rêver à une exotique personne gazouillant un jazz lounge souple, puis tu t'es souvenu que l'agent avait énoncé l'étiquette 'blues' et que Malaya Blue de Norwich avait récolté 4 British Blues Awards l'an dernier, qu'elle avait représenté la Grande-Bretagne au plus récent European Blues Challenge et qu'elle se promène depuis peu en étalant le titre de breakthrough artist on the UK Blues circuit.

'Heartsick' succède à 'Bourbon Street' sorti en 2014.

Le line-up indique: Dudley Ross on guitar, Stuart Uren on bass, Andrew McGuinness on drums and Paul Jobson on Hammond organ, plus deux guests pas idiots: Paul Jones ( Manfred Man, The Blues Band, Eric Clapton...) et le claviériste Carl Hudson ( Average White Band, Sister Sledge, Jocelyn Brown...), il n'en fallait pas plus pour titiller tes sens.

Démarrage sur les chapeaux de roue avec 'Heartsick', Malaya clame sa peine de coeur d'une soulful voice, chaude et bougrement sexy, sur fond de blues électrique et nerveux où l'orgue fait contrepoint aux riffs de guitare mordants de Dudley Ross.

A noter, les radieux backing vocals semblant accentuer sa douleur.

Tes valises sont bouclées, t'es prêt à traverser la Manche pour aller la consoler.

L'harmonica de Paul Jones amorce ' Hunny Little Day Dream' un swing juteux nous montrant que l'ex Blues Band reste un grand harmoniciste, Malaya ayant le bon goût de laisser pas mal d'espace à ses musiciens.

On passe au midtempo jazzy et velouté 'Colourblind', montrant une nouvelle facette des talents de la chanteuse.

L'orgue Hammond fait merveille tandis que la guitare embrasse des tonalités tantôt bossa nova, tantôt Carlos Santana.

Un premier slow blues, 'Let's reinvent love', ravira les amoureux de Charlie Musselwhite et de tendresse, la belle dame exprime ses sentiments avec émotion et conviction.

En 7'14" elle aura conquis des milliers de coeur!

Changement de style, avec les ballades ' Acceptance' et ' To remain the same' on baigne dans un univers jazz pop souligné par des cordes somptueuses ou appuyé sur un jeu de piano classique.

Un gospel?

'I Have Arrived' proclame-t-elle, et on la croit, elle a fini par atteindre des sommets la plaçant au même niveau que des compatriotes telles que Jo Harman, Kyla Brox, ou l'ainée Maggie Bell.

'Strand of gold' vogue sur des cours d'eaux sudistes, le morceau présente d'aimables teintes country/soul ( la slide, l'orgue discret) nous montrant une fois de plus que Malaya ne se contente pas d'ébats dans un style restreint.

Un virage funky est amorcé avec la plage suivante, 'Share the love' nous rappelle le Clapton de 1970, époque où il collabore avec Delaney and Bonnie pour sortir une merveille telle que 'Slunky'.

'Hope' a été choisi comme single et mériterait de passer sur nos ondes.

Dr. Boogie? B J? Jean-Yves Louis? Pierre Lorand?

La prière ' Soul Come Back' conclut ce bel album tout en douceur.

La conclusion est laissée à un gars ayant donné son avis sur Amazon:

Malaya Blue is ready to spread her wings and captivate fans from across the musical spectrum....

Si on ne verra pas Malaya chez nous cet été, elle est prévue au programme de plusieurs festivals au UK: Uckfield - Maryport ou Cambridge Rock...

Tracklist:

01. Heartsick

02. Hunny Little Day Dream

03. Colourblind

04. Let's Reinvent (Love)

05. Acceptance

06. To Remain The Same

07. I Have Arrived

08. Strand Of Gold

09. Share The Love

10. Hope

11. Soul Come Back

Album: Malaya Blue – Heartsick
Repost 0
Published by michel - dans Albums
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:53
The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016

The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016

Le lendemain du concert, sur la page facebook du groupe de Turin:

The Uppertones have actually completed a full length show at Bonnefooi in Brussels - definitely thankful that the cops didn't break up the party this time!

Et party, il y eut!

Rien ne laissait prévoir qu'à 21:20', après vingt minutes de spectacle, le café-concert de la rue des Pierres allait être bondé, ni que tous les gens restés au rez-de-chaussée allaient suer comme des bêtes de trait en plein labeur en dansant comme des fêlés au son du Jamaican rhythm 'n'blues/vintage swing/calypso/ska/rock'n'roll proposé par le trio The Uppertones.

On ne remerciera jamais assez Beit Live et le Bonnefooi d'avoir fait revenir Mr.T-Bone (Vocals and Trombone), Peter Truffa (Piano and backing vocals) et Paolo Inserra ( Drums) après les déboires du dernier passage au même endroit, une descente de flics pour tapage nocturne!

Si la discographie des Uppertones ne compte qu'un échantillon, ' Close to the bone', ses membres ne sont pas nés de la dernière pluie, Gigi De Gaspari, a.k.a. Mr. T-Bone, a sorti plusieurs albums en tant que bandleader, il a collaboré avec toutes les pointures du monde ska ( les Skatalites, Rocksteady 7, les Bluebeaters, les Toasters, Casino Royale, les Slackers ) et a joué avec ses propres Young Lions, bref une carte de visite kilométrique.

Au piano, le New-Yorkais trois-quarts italien, Peter Truffa a été membre du New York Ska Jazz Ensemble et des Bluebeaters et enfin, Paolo Inserra, le batteur, a également fait partie des Bluebeaters ainsi que du groupe pop Baustelle.

A 21h tapante, The Uppertones envoient 'I'm walking' de Fats Domino, aucun doute à avoir, Brussels is gonna jive tonight!

Trombone fou, piano frivole et drumming brûlant, ça chauffe, ils embrayent sur un calypso à faire pâlir Mighty Sparrow, suivi par un nouveau blues sautillant sentant bon les fifties...me demande pourquoi ta mère ne m'aime pas et ta soeur non plus d'ailleurs...c'est dingue, t'as vu mes fringues et mes pompes, les mêmes que celles d'Al Capone!

Un autre tube de la fin des années 50, Johnny O'Keefe, 'She's my babe' , voit les spectateurs se trémousser sur un espace réduit.

Piano et trombone alternent les vocaux ou travaillent en communion, les petits soli se succèdent tandis que Paolo imprime une base rythmique d'enfer.

Après un nouvel air aux effluves Trinidad vient l'histoire d'une copine, ' I had a girl' and she was so nice, ouais, mais elle s'est barrée.

Que diriez-vous d'une version spaghetti de 'Got my mojo working' popularisé par Muddy Waters?

Peter quitte les touches d'ivoire, escalade un tabouret et encourage une assistance qui s'époumone pour manifester son allégresse.

Après un numéro à la Little Richard, ' Just a little bit' les transalpins attaquent un 'Travelin' blues' juteux, puis propose une romance aussi désespérée que 'Coeur blessé' de Petula Clark.

Le délire altère les sens d'un black à nos côtés, il se met à serrer toutes les pinces, musiciens inclus, ceux-ci ne se démontent pas et proposent la perle de Louis Prima, 'Angelina'.

Non, Riton, c'est pas Lange Jojo qui est à l'origine de ce chef-d'oeuvre!

Une intro majestueuse nous invite à retourner vers la Nouvelle-Orléans pour une interprétation magistrale du standard 'St James Infirmary'.

Le clown de tout à l'heure envisage un nouveau numéro improvisé, il a fallu toute la force persuasive du barman pour inviter cet olibrius à quitter les lieux, tandis que le groupe amorce un boogie sautillant suivi par une composition de Peter Truffa.

Un petit 'Happy Birthday' instrumental précède le morceau donnant son titre à l'album, ' Closer to the bone'. La suivante, ' No One', est un nouvel exemple de swing sorti des forges Louis Prima, Louis Armstrong ou Louis Jordan.

Pas de cops, on continue avec un original composé par le bistecca au trombone.

L'alchimie est parfaite, l'ambiance n'a pas faibli d'un poil, elle va encore monter d'un cran avec le singalong 'Oh, what a night' qui, momentanément, met un terme à la fête.

You want more, personne n'a fait appel à la flicaille?

C'est parti pour une série de bis débutant par ' Personality' de Lloyd Price, le copain de Sacha Distel. Sur la lancée, ils proposent Elvis et son 'King Creole' qui voit une madame potelée se transformer en vahiné, sans pagne mais en jeans, c'est, forcément, moins carte postale.

Direction la Jamaïque et le ska avec 'Fat Man' un titre repris par les Specials.

Puis vient une note sentimentale pour calmer les esprits, 'Crying over you' de Ken Boothe et enfin la dernière explosion, ' Boogie my bones' qui met fin à 100' d'énergie, de sueur et de jouissance!

Le 02/07 : The Uppertones - Antwerpen (BE) Bagger

The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016
The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016
The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:33
Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016

Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016

STEVE VAI – L'Atelier, Luxembourg (GDL) – 2016.06.29

Setlist :

01. Bad Horsie.
02. The Crying Machine.
03. Gravity Storm.
04. Whispering A Prayer.

PASSION AND WARFARE

05. Liberty.
06. Erotic Nightmares.
07. The Animal.
08. Answers (w. Joe Satriani on video)
09. The Riddle.
10. Ballerina 12/24.
11. For The Love Of God.
12. The Audience Is Listening. (w. John Petrucci on video)
13. I Would Love To.
14. Blue Powder.
15. Greasy Kid's Stuff.
16. Alien Water Kiss.
17. Sisters.
18. Love Secrets.

19. Stevie's Spanking (w. Frank Zappa on video)
20. Build Me A Song.
21. Racing The World.
22. Fire Garden Suite IV – Taurus Bulba.

Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti cette impression là, mais il y à des soirs ou un concert se transforme en un évènement qui vous fait dire et penser que vous venez d'assister à un spectacle exceptionnel. Quelque chose d'encore différent de tout ce que vous avez pu connaître de sublime jusque là, un peu comme si vous aviez été choisis au hasard pour être à la fois acteur et spectateur de quelque chose de divin. Hier à Luxembourg, c'était le cas ! Pendant 2h50, Steve Siro Vai, Né à Carle Place, Etat de New York le 6 juin 1960 nous a ouvert les portes du royaume des cieux et offert le paradis ! Mieux que ça, nous étions carrément assis aux côtés de Dieu , bouche bée , comme des apôtres fascinés par l'oeuvre sublime que le maître absolu livrait sans retenue à nos appétits insatiables.Steve Vai ne joue pas de la musique sur une guitare, non, il est à la fois la musique et l'instrument, la note et la partition, la nuit et le jour, le soleil et l'ombre, l'eau et le feu, il est l'univers à lui seul. Il incarne ce qui pourrait être considéré comme le Graal, l'absolu dans le jeu, la technique et l'expression, la perfection dans chaque note. Chaque son est une couleur au parfum sublimé, un peu comme si chaque son était la plus belle chose jamais entendue, une œuvre intemporelle à elle seule ! Et puis une nouvelle envolée lyrique vous offre encore plus, encore mieux, encore et toujours plus de magie et d'enchantement. Le genre de sensation qui vous laisse en apnée, comme envoûté par une image subliminale fugace qui vous imprègne le coeur et l'âme pour y déposer à jamais sa marque identitaire indélébile et éternelle.
Et ce qui ne gâche rien c'est le capital sympathie que l'homme dégage auprès de son auditoire. Un être humain fait de sourires, d'humour, de gentillesse et d'émotions qui s'étranglent dans sa gorge, laissant parfois suspendus au bord de ses lèvres des non-dits qui relèguent le plus grands discours au rang de verbiage d'amateurs.
Steve Vai est venu célébrer le 25ème anniversaire de son album « Passion and Warfare » qu'il va jouer pour la première fois dans son intégralité. C'est absolument incroyable, d'une variété absolue et sans la moindre faille quel que soit le style de l'oeuvre qui se déroule sous vos yeux qui croient rêver tandis que vos oreilles jouissent de la plus magistrale exécution auditive qu'il vous a jamais été donné d'entendre.
Passage en « duplex » video avec son maître et ami Joe Satriani, même chose avec John Petrucci puis avec le défunt Frank Zappa où on peut voir un Steve Vai âgé de 20 ans aux côtés de celui que beaucoup considèrent comme un génie.
Retour à une autre réalité au cours de laquelle le maître invite deux personnes du public à le rejoindre sur scène pour créer une nouvelle chanson. Il suffit tout simplement de leur chanter une ligne mélodique de votre inspiration pour qu'elle soit jouée instantanément et à l'identique par les musiciens, c'est phénoménal.
On se quitte avec des images des invasions Tartares qui ont changé la face du monde pendant des années, et pendant que la cavalerie de Tarass Bulba charge sous nos yeux, nous disons au revoir au maître de cérémonie qui a fait de cette soirée, un resto du coeur auditif, une merveille inoubliable.

Mitch « ZoSo » Duterck

Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016
Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016
Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016
Repost 0
Published by Mitch « ZoSo » Duterck - dans Concerts
commenter cet article
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 15:26
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016

ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016

ZZ TOP + BEN MILLER BANDForest National, Bruxelles (BEL) – 2016.06.28

Ben Miller Line Up :

Ben MILLER : Vocals, Guitar - Drums
Scott LEEPER : Drums - Vocals
Smilin' Bob LEWIS : Guitars, Bass - Vocals
Rachel AMMONS : Guitar, Violin - Vocals

ZZ TOP Line Up :
Billy GIBBONS : Guitar - Vocals
Dusty HILL : Bass, Keyboards - Vocals
Frank BEARD : Drums

ZZ TOP Setlist :
01. Got Me Under Pressure.
02. Gimme All Your Lovin'.
03. Waitin' For The Bus.
04. Jesus Just Left Chicago.
05. Pincushion.
06. I'm Bad, I'm Nationwide.
07. I Gotsta Get Paid.
08. Rough Boy.
09. Foxy Lady. (Jimi Hendrix Cover)
10. Catfish Blues. (Robert Petway Cover)
11. Cheap Sunglasses.
12. Chartreuse.
13. Sharp Dressed Man.
14. Legs.
15. La Grange / Sloppy Drunk Jam.
16. Sixteen Tons. (Merle Travis Cover)
17. Jailhouse Rock. (Elvis Presley Cover)

Une soirée qui s'annonce chaude et humide comme le climat du Sud des Etats-Unis d'où sont originaires nos hôtes en ce 28 juin. En effet c'est à Forest National que nous reçoivent les artistes, tous barbus si on excepte (heureusement) Mme Rachel Ammons du Ben Miller Band qui compense par une chevelure kilométrique et, chose étrange, Mr. Frank Beard (barbe en anglais) de ZZ Top. Le décor capillaire est planté et nos postérieurs solidement vissés aux fauteuils du second rang derrière la régie de mixage, le spectacle peut commencer.
Une trentaine de minutes de qualité avec le Ben Miller Band, quatuor formé en 2005 à Joplin, Missouri. Ca te dit quelque chose ce nom là ? Oui, cherche... Tu as trouvé ? Non ? Joplin c'est aussi la ville d'origine de Tina Turner, voilà pourquoi tu frétillais des neurones en lisant ce nom. Le Ben Miller Band joue très Roots, avec des instruments traditionnels mélangés à des choses plus modernes. Ca chante comme seuls les Américains peuvent et savent le faire et ça joue divinement bien. Un voyage dans les racines de la musique américaine et ses multiples influences. Quatre multi instrumentistes de talent qui vont nous enchanter. Un retour en notre beau pays est prévu en septembre, si vous voulez du dépaysement de qualité, je vous conseille de surveiller l'annonce du concert du Ben Miller Band.

La pièce de résistance qui a motivé notre déplacement en terre arabo-brabançonne c'est tout de même, ne nous en cachons pas : ZZ Top. Oui, le Top est de retour. Comme d'habitude, me direz-vous puisqu'ils viennent presque tous les ans poser leurs guitares et leur musique sur notre territoire, sur le sol de ce plat pays qui est encore le mien, pour combien de temps … ? Calme toi Jean-Marie, reste assis, pas besoin de te lever, bras écartés en forme de « V » et d'afficher ta gueule triomphaliste de bouledogue français d'extrême droite. Mes propos ne sont pas de ton radicalisme, ils sont réalistes, c'est tout. Pas de complot judéo-maçonnique en vue donc. Allez : couché !
Créé en 1969, ZZ Top, c'est le même trio depuis des années. C'est du texan made in Houston et à eux trois, Billy, Dusty et Frank cumulent 200 ans de vie dont plus de 100 rien que comme musiciens. ZZ Top, c'est une légende vivante, une mécanique huilée et rodée à la perfection. Je connais des grincheux qui ne « vont plus voir parce qu'ils ne surprennent plus ». Moi perso, je m'en tape, le principal c'est ce qu'ils jouent et surtout la manière, parfois un tout petit peu brouillon mais toujours sous contrôle et la façon dont ils le font que j'adore.
Une setlist en forme de « best of » pour un concert en majorité composé de cinquantenaires bedonnants, oui je sais, moi aussi, je ferai régime, mais plus tard. Pour le moment c'est Muuuuusic ! Prononce à l'américaine ou sinon tu auras l'air d'un rappeur de banlieue ce qui serait dommageable pour ta réputation. Des lumières hyper soft et un fond de scène étoilé garni d'une montagne d'amplis « Magnatone » de couleur rose et vert du plus bel effet (voir photos).
Et les voilà qui prennent possession de l'espace, zenitude affichée, il n'y a pas de quoi s'énerver. On sait déjà qu'un concert de ZZ Top ne dure pas une éternité et cette soirée ne dérogera pas à la règle : 1h20 montre en main. Je sais, c'est court mais d'un autre côté je préfère passer 80 minutes où tout s'enchaîne que d'en traîner 120 à me dire qu'on gagne du temps par toute une série d'artifices, non ?
Best of ZZ Top comme vous le constaterez en lisant la setlist qui fait la part belle à l'album « Eliminator » de 1983 et ses quatre hits mondiaux (# 1, 2,1 3 et 14) ainsi qu'au « Tres Hombres » de 1973 avec trois classiques (# 3, 4 et 15). Chose amusante, malgré un répertoire très large réparti sur 17 albums et 9 « best of » notre trio se permet d'inclure quatre reprises dans la setlist. C'est sympa mais j'aurais préféré un titre du superbe « Rhythmeen » par exemple. Mais bon, c'est comme ça, ne faisons pas la fine bouche tout de même. Sur scène, tout est bien rodé, le moindre pas de deux est prévu, répété et exécuté avec précision. Je sais que ça ne laisse pas de place à l'improvisation mais on ne va pas voir ZZ Top pour son côté « folie » non, on y va pour leur musique. Le son de guitare de Billy Gibbons est identifiable entre mille et ce soir, notre William arbore deux guitares Gibson avec un corps de « SG » et un manche et une tête de « Flying V ». Ca sonne d'enfer, c'est gras à souhait. Du côté de Dusty Hill, le clavier a pris autant d'importance que la basse ce qui ajoute encore au côté statique du trio mais ça ne dessert aucunement la performance musicale.
Le concert s'achève par le fameux « Jailhouse Rock » du King. Il n'y a plus qu'à attendre leur prochain passage en Belgique car au niveau des albums, ça fait des années que nous n'avons plus eu un ZZ Top « grande cuvée » c'est malheureusement assez inégal au niveau qualité. Allez, à bientôt ? Hell Yeah !

Mitch « ZoSo » Duterck

ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
Repost 0
Published by Mitch « ZoSo » Duterck - dans Concerts
commenter cet article
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 13:01
Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016

Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016

C'est l'été, personne ne le sait, la cour intérieure de la kasteelhoeve de Dilbeek se transforme chaque mardi en zomercafé pendant lequel un programme varié attend la population: des concerts, des films, des fanfares, un BBQ à thème et à boire...

La première soirée, proposée par le CC Westrand, le dienst cultuur en le bib Wolfsput, nous emmène du côté de la mer des Caraïbes avec un concert de Rootman J and the ZIONYOUTH crew, accompagné de cocktails jamaïcains.

Ganja?

En option!

Rootman J and the ZIONYOUTH crew est mené par Rootman J ( John Bantou) , un brave gars, né au Sierra Leone, qui a atterri dans nos humides contrées en 2002.

Avec le Zionyouth crew le bonhomme a déjà enregistré trois albums, le dernier 'Under Jah Flag' est tout frais pondu, il a foulé pas mal de scènes estivales indigènes ( Fonnefeesten, Reggae Geel, Couleur Café, Mano Mundo...).

A 20:50, ils sont sept à se présenter face au public: John Bantou, sans ses slaches, à la guitare rythmique et au chant - un copain de Brigitte, "Skin Lion" à la basse - le pas maladroit Jelle Becquevort à la guitare ( Peace on Parole) - Tom Schiepers à la batterie - Sam Verryken est annoncé à la trompette ( Bamboo Avenue, Irie Lion) - au sax, sans doute, Jan Lettany ( Irie Lion) et Olivier Ronsse aux claviers.

Dilbeek, ready for some reggae music and funk time?

Ja, bompa, envoie!

Une intro souple à l'after-beat caractéristique, pas moyen de confondre avec le kazatchok, il s'agit bien de reggae.

Ils enchaînent sur la plage intitulée 'Greetings' sur le papelard piétiné par les Adidas de Jan, Zion, Babylone, les Rastafaris, les cool vibrations et la wah wah sont au rendez-vous.

Approchez-vous, nous sommes tous les enfants de Jah, listen to the good vibes, les titres sont fournis avec les réserves d'usage, ' Culture Shock', 'Under Jah Flag' , 'Babylon' s'emboîtent. L'imagerie Saint-Bob refait surface, sortez les cartes postales, le ballon de foot, les dreadlocks, thanks to the brethrins and sistrins musicians for spreading jah music, soyons zen, le reggae vu par un Européen, quoi!

Tout ça est bien gentil, linéaire, téléphoné, les musiciens sont talentueux, l'emballage est soigné, mais où sont les tripes?

Un hommage à Bob pour terminer le premier set ( à peine 25'), 'Revolution'!

Le temps de siroter une Maes, de dévisager tes voisins du troisième âge, peu de jeunesse, et l'équipe rapplique pour la seconde mi-temps.

Le coach n'a effectué aucun changement.

Même introduction, Dilbeek, alles goed, we gaan reggae muziek maken, un roquet répond en glapissant.

Chut, braaf zijn, Furax!

'Holy Trinity' couvre à peine les conversations des indigènes agglutinés aux buvettes.

Accélération timide avec 'Pure Riddim' aux sonorités reggaeton.

Oei, wat was dat, on remet le couvert et on joue tous le même morceau, ' Rasta Youth'.

Le second set se révèle plus incisif, Dieudonné a invité Mariana, ils ont entamé une javanaise cubaine, le band sourit.

A deux mètres, István, 16 Maes ingurgitées, trois ou quatre pétards pipaillés, se sent pousser des ailes et se transforme en planeur affolé.

Les premiers rangs s'amusent.

Direction Kingston, propose le rastaman, 'Stir it up', el mejor reggae del mundo, dixit Lauren!

'Mighty people get ready for Jah Kingdom', Istvan est fin prêt, il grimpe sur scène, saisit le micro de John qui présentait la troupe, improvise un reggae des Balkans, invite une copine aussi givrée que lui, rends-moi le micro lui signifie Rootman J, va te faire voir chez les Grecs, réagit le forcené, le groupe est obligé d'arrêter de jouer pour que le taré daigne se tirer.

Le grand n'importe quoi, aucune réaction de l'organisation, pas de service d'ordre!

' Work to do' à peine entamé, le barjo exhibitionniste remet le couvert, le claviériste le repousse plus ou moins poliment, pas de bol, ce connard s'assied près de ton voisin dont les mains se mettent à trembler en serrant sa bouteille de Maes.

Une copine, prise d'une inspiration subite, entame une version bâtarde de waar is da feestje, le concert tourne au vaudeville.

'Carry on' il dit, pas très malin comme remarque, la grosse merde avait disparu, elle rejaillit et reprend son numéro.

Jef n'est plus ton voisin, il a déserté direction le bar, désormais c'est le connard qui habite à côté de toi, ça craint, maman!

'Falling in love', ça peut mal, il pue.

Zorro a décidé de remonter sur le podium, là Olivier Ronsse la trouve plus que mauvaise et le bouscule sans ménagements.

S'en suit une tirade intellectuelle qui lui vaudra le Médicis... ta gueule, j'ai des couilles... t'as pas attendu qu'il en fournisse la preuve, tu t'es tiré tandis que Rootman and cie attaquait ' Step forward'.

Dilbeek, waar klootzakken thuis zijn, ça ne t'amuse pas des masses, en fait!

Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016
Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016
Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:19
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016

Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016

Tropiscala naît en 2006, disparaît après l'édition 2012 et, tel l'oiseau légendaire, renaît en 2014 avec à sa tête un nouveau staff.

Au menu 2016: de la pluie, du soleil, un arc en ciel, de la bière, du cava, des concerts, un tournoi de beachvolley et des promenades à dos de chameau pour les petits .

Le programme musical est scindé en deux sections: à partir de 15h, trois groupes indigènes et dès 20h, les grands noms!

Il est 14:50', deux parties de je tape la balle au dessus du filet viennent de débuter, sur scène, quatre bougres terminent leur balance.

15:15', Mångata!

Goeiemiddag, niemand!

Zievereir, nous étions quinze!

Sam Spreutels : Drums /Senne Lauwers : Bas /Harald Devriendt : Gitaar et Filip Tollet : Gitaar entament leur campagne.

Le groupe au patronyme qui intrigue (Moo-EN-gata, is a Swedish word that has no simple translation into English. The best result is a "road like reflection of the moon in the water") est né en 2015 et semble se produire épisodiquement.

YouTube? Soundcloud? Bandcamp? Spotify?

Nikske daarvan!

Ils débutent par l'instrumental 'Ambuka', un postrock/shoegaze, pris à la lettre car Filip, le feu-follet, ne quitte pas ses lacets des yeux.

Après cinq minutes, tu dois déjà te réfugier sous une bâche, it's raining again, fucking Belgian summer!

Le plaisantin annonce un singalong sans paroles, le très lyrique ' Il m'a violée' .

Jeff, un mec portant un uniforme bleu, lui a demandé à quelle heure puis a ajouté, signez ici!

Tous les poncifs du shoegazing sont présents, un wall of sound typique, une construction méthodique avec montée en puissance graduelle, ces contemplatifs se débrouillent plutôt bien!

' Age of Space', t'as bien lu, précède le mouvementé et pas suspect 'The Usual', les quinze courageux applaudissent avant d'entendre le chef probable indiquer qu'un jour ou l'autre une demo devrait poindre le bout du nez et que si nous avions l'intention de nous procurer cet objet il faudrait sortir quelques pièces de la bourse afin que la chose soit envoyée par courrier quand BPost aura fini sa grève.

'Harry Trompet' et 'Hetten Des' qui, en fait, est le bis qu'on vous balance sans quitter le podium, terminent le périple!

Pas mal!


Pako Marckx

Il est 16h, un gentil singer-songwriter, doté d'un timbre agréable et fringué proprement, rapplique armé d'une acoustique.

Il débute par un original mélodieux et lumineux, inspiré par sa soif de voyages, 'Waterfalls', avant de s'attaquer à la romance 'She' d'Ed Sheeran.

La petite Sandra, 17 ans: wat zingt hij mooi, Leentje: en hij is zo lief.

Toi, je vais me chercher une bière, Pako: oei, j'ai paumé mon plectrum, Koen: tiens, j'en avais un en poche, Pako: bedankt, voici ' Picture frames', plus rythmé que les roucoulements du brave Ed.

Stevie Wonder, ' Isn't she lovely', juste assez de trémolos pour émouvoir les deux gamines de tout à l'heure, mais s'attaquer à Little Stevie c'est légèrement trop ambitieux!

Idem pour 'No diggity' de Blackstreet.

'You give me something' de James Morrison ne t'a pas vraiment convaincu.

Pako, il reste du boulot!

Une nouvelle compo personnelle, aussi pétillante que du Noa Moon précède la reprise dont on se serait passée, 'Ain't no sunshine' de Bill Withers et puis un bijou que le joaillier du coin a examiné sous toutes ses coutures, 'Diamond' , avant de déclarer, c'est pas du toc mais vous n'en tirerez pas grand chose au Mont de Piété!

The Condors

Des charognards?

Luister, menneke: The Condors is a Belgian grunge/blues/indie/rock band formed by Bastien Damsin, Jaron Cloetens and Tom Stokx, Arno De Ros and Sander Holleman.

Tu comptes cinq, bien vu, aber on a avisé quatre boys et une jeune fille, un coup de fil à Scotland Yard pas encore brexité: Tom ( vocals, guitar, harmonica, raybans et direction artistique), présent - Arno ( drums ou guitar), présent - Sander ( bass), ja!

Wie zijn de anderen?

Tom Husson ( keys et vocals) et une jolie nana au chant, qui pourrait être Idalie Samad.

Ces oiseaux de proie de la vallée de l'Ijse ont alterné le bon, le moins bon et le bancal, leur set fleurait bon l'amateurisme et la boum entre copains ayant décidé de se marrer un coup.

Comme l'indique leur bio, leur champ d'action est étendu, ils débutent par par un indie rock bien ficelé pour enchaîner sur un midtempo pop rock aux teintes Cock Robin. ( What if your world turns black)

Tom, la grande gueule du lot, sort un harmonica d'une poche, la ballade folky 'Lauranne' séduit , puis on a droit à une numéro de femme fatale lors d' une version langoureuse de 'Wicked Game' de Chris Isaak.

La basse bien ronde de Sander amorce un des titres phare du set, un dialogue à trois voix, Tom Husson la casquette/bermuda comme narrateur, Tom Stokx comme interlocuteur, et la nana jouant le rôle de l'allumeuse.

Même si c'était pas du reggae, le truc présentait la même force persuasive que ' Cocaine in my brain' de Dillinger.

Repos pour la chanteuse qui s'en va draguer les claviers tandis que les autres balancent un rock musclé suivi par un downtempo à la Metallica ( Enter Sandman) , ' Evil distraction', pendant lequel guitare et batterie ont switché d'instruments.

Puis vient un blanc embarrassant que le piano meuble en se prenant pour James Last, on change de guitare pour envoyer un boogie décousu, là, ça dégénère, mémère.

Il faudra resserrer quelques boulons pour gravir les échelons et ne pas stagner dans un poulailler pourri.

Slow time, choisissez votre partenaire, ' Cold dark evening' suivi par la scie qu'est devenu ' Seven Nation Army' et enfin 'Rebel' pour se quitter.

Personne n'avait vraiment exigé un rappel, et pourtant il faudra un subir un.

Ils convoquent un copain déjà plus qu'entamé à les rejoindre sur scène pour un sabotage en règle de ' Keep on rocking in the free world' du loner qui égayait le Sportpaleis la veille.

Du potentiel si on songe à éliminer l'infantilisme!

Id!ots

Après la finale du tournoi de volley il faut patienter pendant 90' jusqu'au concert suivant.

Pas très malin, messieurs les organisateurs, une grande partie du public a quitté le site et l'assistance sera des plus réduite lorsque le groupe de Bevergem monte sur scène.

The Idiots, forcément tu penses à Iggy et il est fort probable que le groupe, qui l'avant-veille était hoofdact au Sunbeam, y a également songé.

Sont beaux comme des camionneurs venant de toucher leur paye et subtils comme des débiles, les deux anciens Ugly Papas, Dick Descamps, le bassiste qui sourit presque autant que John Entwistle et Luc Dufourmont, the leader of the pack qui a fait pleurer toutes les Shangri-Las.

Ils ont embrigadé un petit guitariste nerveux et doué, Wouter Spaens, ne connaissant rien au flamenco, et un batteur Tom j'enlève le haut Denolf , qui doit avoir suivi des cours chez Mario Goossens et ont décidé d'arroser la Flandre avec leur old skool rock'n'roll servi raw.

Un message codé pour démarrer, we are all a bunch of idiots, puis vient 'Crossing borders' un garage visqueux que tu peux entendre sur leur second album.

'Pakistan' est tout aussi musclé et nous rappelle les Stones au temps où ils rockaient salement.

Let's go back to caca.

Pardon?

' Backk' , ah, oui, d'accord!

Du punk remuant et concis!

Godv;, où se trouve Overijse?

Une demoiselle timide, ils sont à table, Monsieur!

Ja, een mens moet eten, nous on vous invite à danser l' 'Id!ots dance', et c'est mieux si tu enfiles mes pompes.

En nu, une chanson en français pour tous les clowns du Vlaams café, 'High'.

Une tranche de vie naturaliste affichant un carré blanc.

Approchez, nom de Jahve, vous êtes à des kilomètres, this one is called 'Little birds' et sent bon le Triggerfinger bien odorant.

Ces mecs ont tout compris au rock'n'roll, le taux de sueur émis est imposant, ça gigote, ça cogne, ça gueule, tu t'amuses comme un fou mais la jeunesse locale s'en fout.

Là-haut ils le prennent avec le sourire mais tu sens bien qu'il y a un brin d'incompréhension dans leurs rictus.

Ils poursuivent leur croisade, 'Run run run' est dédié à yoyo man, un brave gars qui secoue son jouet depuis le début du set, la rhapsodie 'Albania' n'est ni du Chopin, ni du Queen, mais une tranche de rock balkanique des plus toniques.

Yoyo zonder banjo, on fait quoi maintenant?

Tu fais comme tu le sens, peï!

OK, voici le rageur ' 60 miles' qui nous incite à visiter a motorcyvle graveyard, suivi par 'Overrated' et ' Bricks to dust'.

Dites, il y a des moustiques dans le coin?

Non, on en a dans nos bagages, 'Mosquito'.

Luc vient taquiner le moustique à la guitare qui n'en perd pas son latin et balance des riffs piquants.

'The Bill' et ' Norton' hurlé dans un mégaphone mettent fin à ce show haut en couleurs!

Top of ze bill débile, merci The Id!ots: De Mens!

De zomer begint, clame Frank Vander linden et effectivement les Vlaamse rockers viennent d'entamer leur tournée des festivals d'été.

Du nouveau?

Non, le dernier album, 'Nooit genoeg', date de 2014 et depuis l'arrivée du brillant David Poltrock, ils sont toujours quatre, puisque le local Michel De Coster manie encore la basse à la manière de JJ Burnel et que Dirk Jans, qui autrefois avait des cheveux, s'agite toujours derrière ses caisses.

Overijse a quitté le resto, la place est bien garnie et est décidée à faire la fête.

Dès l'entame d'un show dégoulinant d'énergie une dizaine de nanas, ayant largement dépassé la quarantaine, ont entamé une danse folle tout en reprenant le rôle de choristes puisqu'il n'y en avait pas sur le podium.

We beginnen met wat dansmuziek voor depressieve mensen, 'Pijn-Dronkenschap-Verdriet', comme le psy était au bistro ils ont embrayé sur 'Dit lawaai' un morceau qui convient parfaitement pour jouer à l'essuie-glaces.

C'est triste, hein, Overijse, vous êtes complètement sourds, personne n'a entendu que ma guitare sonnait faux, allons-y pour une version a capella de 'Irene', une espèce de poupée qui dit non mais en flamand.

Oui, David, place le, ton solo!

Folie totale pendant le new wave track 'Jeroen Brouwers' suivi par 'Angst', un texte que Herman Brusselmans a griffonné chez le coiffeur.

'Sex verandert alles', Josiane si tu ne sais plus de quoi il s'agit, essaye d'imaginer et chante le refrain.

Le hit des débuts, 'Dit is mijn huis', précède la question existentielle ' Haat je mij nog' ( of ben je mij al vergeten) pendant lequel David de Poperinge, admis au sein du groupe dans le cadre de l'intégration des réfugiés, nous place un solo prestigieux.

Un classique, 'Sheryl Crow I Need You So', la romance que tu chantais à 5h du matin quand tu ne savais plus où t'avais largué ta caisse, tu te demandais même si tu avais une caisse, mais bon l'alcootest n'avait pas encore été inventé, puis vient le tendre ' Bemin me later' pour les âmes sensibles.

Embarquez dans l'autocar, direction le pays des tulipes et des coffee shops where smoking marijuana is accepted, ' Kamer in Amsterdam';

Stop, stop..

Quoi, t'as oublié ta brosse à dents?

Non, me suis gouré, een, twee, drie, on reprend, volle gas!

' Zonder verlangen' et 'Nooit genoeg' nous conduisent vers la fin du show et c'est 'En in Gent' qui déclenche l'hystérie.

Ce spectacle ébouriffant demande une suite, un double bis: 'Maandag' et 'Ergens onder weg'.

Mens sana in corpore sano, vite une dernière chope puis un sprint vers ta petite automobile, on oublie Level Six pour regagner la casa!

Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 21:02
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016

Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016

Plazey a connu des hauts et des bas depuis sa naissance en 1992 mais le festival n' a jamais renoncé, ni à l'esprit familial, ni à son authenticité.

Enfants et parents, de toutes les couleurs se sentent bien dans le parc Elisabeth, si toi tu t'y rends essentiellement pour les concerts, d'autres y convergent pour l'ambiance et la convivialité.

Après le déluge de la veille, l'état de la pelouse ne permettait guère la douce oisiveté allongé sur le gazon mais heureusement les éléments s'étaient suffisamment assagis pour assister aux représentations sans devoir se réfugier sous les auvents.

Après une dernière vérification de l'appareillage par quelques techniciens bénévoles, Whocat peut larguer les amarres et débuter son set.

Pendant des semaines le EP 'Blueprints' de Sara Moonen (vocals), Joris Lindemans (double bass), Benoit Minon (guitar) et Davy Palumbo (drums et percussions ) a tourné dans ton lecteur, tu t'étais juré d'aller assister à un live de Whocat dès que l'occasion se présenterait, today is the day!

Ready for some groove, kids?

'Sweettooth' , sweet, c'est une évidence, la voix de Sara vient te caresser l'épiderme dans le sens du poil et tu te sens comme le chaton, assoupi près de la cheminée, flatté par la douce main d'une maîtresse bienveillante.

Pour ajouter du piment à ce gentle tune, Benoit, pas un benêt, décore la mélodie de lignes Santana exotiques.

T'es pas le seul à être conquis après ce premier fait d'armes!

Place au single frétillant 'Fishy Five', à ses sonorités world, à sa contrebasse jazzy et à ses vocalises sucrées.

Le superbe 'Blueprints' qui donne son titre à l'extended play emprunte les lignes de contrebasse de 'Fever' et nous transporte dans un univers gospel/blues/Tom Waits des plus captivants.

Non, Fernand, personne n'a été vérifier si Sara a bien des blueprints on her body!

Elle ramasse une guitare, le groupe amorce le lament 'Speaking is silver'.

Même les gosses écoutent religieusement l'élément masculin travailler en finesse tandis que la voix de juffrouw Moonen, généreusement bouclée, récite son chapelet in peace of mind!

Joli!

'Boogie' est la chanson la plus crade du set, dixit Sara.

Sur fond rockabilly, une twanging guitar, et du swing proche du classique des Aristochats ( 'Everybody wants to be a cat'), Whocat nous emmène faire un tour de toutes les gouttières de la cité.

La performance vocale marie l'exercice acrobatique et le caractère canaille.

Virage latino avec le moelleux 'Haze' puis un morceau dédié aux frangins de la chanteuse, 'All good' tourbillonne nerveusement, le chat semble poursuivre un papillon fou... gare à la casse, planquez la porcelaine!

On n'a pas gardé un excellent souvenir de 'Bournonville' dans le Pas-de-Calais, n'entrons pas dans les détails mais les clients du bistrot n'étaient pas vraiment cordiaux.

Ce downtempo porté par une contrebasse grave exhibe une autre facette de l'univers, éclectique, du groupe.

Ils enchaînent sur le titre ouvrant l'EP, 'Two steps back', près de six minutes de groove élégant mixant Sade et Bill Withers.. oui, c'est possible.

'Liar' démarre a capella pour se transformer en composition syncopée déboulant au galop vers une ligne d'arrivée encore distante.

Au passage Koekelberg admire une nouvelle performance exaltante de l'expressive frontwoman.

Il nous en reste une avant de céder la place au groupe suivant, voici 'Citizens' avec une pensée pour les Britanniques ayant choisi une autre voie.

Le concert se termine en mode funk et c'est des bulles plein la tête que tu regagnes la province où ton chat te fait la fête.

Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:37
Nekrolog: Shelley Moore, Bernie Worrell, Ralph Stanley, Jim Boyd, Wayne Jackson et Pierre Lalonde!

La chanteuse de jazz d'origine britannique, mais ayant émigré aux States au début des années 60, Shelley Moore, est décédée le 23 juin à l'âge de 84 ans.

Sa carrière musicale aura été relativement brève, rapidement elle quitte la scène pour se consacrer à l'éducation de ses enfants. Sur l' album ' For the first time' elle est accompagnée par quelques cracks dont Ramsey Lewis ou John Collins.

Un membre fondateur de Parliament-Funkadelic, le claviériste Bernie Worrell, est parti vers d'autres cieux le 24 juin.

Ce grand copain de George Clinton a également travaillé avec Talking Heads jusqu'en 1991.

Après cette période il tourne e.a. avec Gov't Mule, ou avec son propre Bernie Worrell and the Woo Warriors.

On l'entend sur des enregistrements de Jack Bruce, Bill Laswell ou Fela Kuti.

Avec le Black Jack Johnson - House Band il participe au disque 'The New Danger' de Mos Def.

D'autres projets suivent: Colonel Claypool's Bucket of Bernie Brains, Baby Elephant, SociaLybrium et le Bernie Worrell Orchestra.

Un cancer du poumon a mis fin à son aventure.

Le singer-songwriter Jim Boyd était un Native Music icon mais aussi chairman de la Colville Indian Reservation.

En 2006 son titre "Them Old Guitars" devient song of the year, il collectionne d'autres récompenses, l'album 'Alternatives' de 2002 sera nommé Record of the Year.

Le vice-président de la tribu conclut: "One of our most respected leaders, and talented tribal members is no longer among us. The sheer enormity of our loss has not set in yet, and I doubt that it will for quite some time..."

Le monde du bluegrass pleure Ralph Stanley, décédé le 23 juin.

Cet as du banjo a été emporté par un cancer dans sa 89è année.

Deux de ses groupes les plus célèbres furent The Stanley Brothers et les Clinch Mountain Boys, nés en 1967 et qui ont continué à jouer jusqu'au décès du patriarche. Notons les noms de Ricky Scaggs ou de George Shuffler comme membres du groupe qui a vu défiler une quarantaine de musiciens.

Le dernier enregistrement du Ralph Stanley and Friends, 'Man of Constant Sorrow', date de 2015.

Wayne Jackson a fait partie des fabuleux Mar-Keys et plus tard des Memphis Horns avec lesquels il a accompagné Elvis Presley, Neil Diamond , Al Green ou Dusty Springfield pour n'en citer que quelques uns!

Le trompettiste est décédé à 74 ans ce 21 juin.

Le journal de Montréal: "La chanson populaire québécoise perd une de ses premières grandes idoles. Atteint depuis quelques années de la maladie de Parkinson, le chanteur et animateur Pierre Lalonde s’est éteint mardi soir, à l’âge de 75 ans."

Il nous reste plus de 20 albums et quelques singles yéyé immortels tels 'C'est le temps des vacances' ou 'Ah Vive les Filles' , sans oublier la préférée de ta petite soeur ' Tu n'as pas de coeur'.

Nekrolog: Shelley Moore, Bernie Worrell, Ralph Stanley, Jim Boyd, Wayne Jackson et Pierre Lalonde!
Nekrolog: Shelley Moore, Bernie Worrell, Ralph Stanley, Jim Boyd, Wayne Jackson et Pierre Lalonde!
Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 19:19
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016

Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016

Clôture de saison au Rideau Rouge qui, depuis 12 ans, fait vivre le rock, le folk , la chanson et plus encore dans la picturale vallée de la Lasne.

Une météo cataclysmique était annoncée, le Brabant Wallon n'a pas été épargné, ce qui n'a pas empêché le café-concert d'accueillir une assistance nombreuse, éclectique et enthousiaste.

Le copieux programme proposé et le fait que les formations à l'affiche étaient du coin avaient incité famille, amis et curieux à faire le déplacement.

Gemakkelijk gevonden, JP?

Jamais de problèmes avec JP.

Maintenant, il suffit d'attendre le bon vouloir des matons pour que Le Prisonnier puisse profiter de sa promenade vespérale!

Le Prisonnier

Serais pas étonné d'apprendre que Joey Carl (guitare/chant) - Mathieu Volont (basse) et Arnaud Luyckfasseel (batterie) soient fans de Patrick McGoohan et qu'ils cultivent une sixties mania exacerbée.

Le groupe a donné son premier concert en juin 2015, tu t'en doutes, chez Fred Cerise, et a depuis suivi son petit bonhomme de chemin le conduisant par exemple sur la scène du Woody Woodstock, pour juillet ils ont obtenu un ticket pour Les Fran'Off.

Quoi, tu connais certains noms...

Au moins un, Arnaud peut présenter une carte de visite fournie: The Big Hat Band, Hey Yeah!, Broadcast Island... , la différence est qu'avec Le Prisonnier il se retrouve derrière les cymbales.

Mathieu a un passé chez Mus Seven et certains ont vu sévir Joey chez The Three Legged Stool.

20:45' une musique foraine invite les forçats à prendre place, quelques groupies s'avancent, les incarcérés balancent un premier French garage bien graisseux ( Si tu me Veux) , la petite touche mod les rapproche des tristement oubliés Bijou, des copains du beau Serge.

'La race humaine' trace un portrait peu reluisant de notre espèce sur fond de punk rageur.

Salut les Sixties se poursuit avec 'N'hésite pas', pas dans le moule Lucky Blondo pillant Bobby Solo mais plutôt comme Téléphone et les Punks découvrant le rock des Who et des Stones.

Il paraît que le papa de Nancy détestait le rock, voici la version Sheila de 'Bang Bang'.

Point un: 'Bang Bang' n'a pas été composé par Nancy Sinatra mais par Sonny pour Sonny and Cher.

Point deux, le jeu musclé d'Arnaud a tout du bang bang même s'il a révélé après coup être resté relativement calme.

'Plus rien', si t'es déprimé, bats des pieds, si t'as pas le moral, que t'es chagrin, tape dans les mains.

Judith et Béatrice obtempèrent, Jonathan fait rebondir sa Chouffe, à moitié vide, en mesure.

Toujours aussi irascible, le trio enchaîne sur une leçon philosophique 'Potentialité' puis sur une adaptation osée des Doors ' Des gens étranges ' ( People are Strange) et une ballade rock bien torchée ' Faisons comme si', et enfin 'Tout le reste' , enregistré, mixé, masterisé par Bastien Friquet et Ted Clark et inspiré par 'L'opportuniste' de Jacques Cigare.

Le terminus est proche, un bref retour vers l'enfance s'impose, ' Mon innocence' et pour finir le métallique et mordant ' Instincts Primaires'.

A boire, on crève de chaud, il fait horriblement soif!


The Sunday Charmers

Il y a un mois The Sunday Charmers sévissaient lors des Nuits, ce soir c'est Le Rideau Rouge qui les accueille.

Un second trio en piste, les chemises à fleurs, Etienne et Florian Donnet, respectivement chanteur/guitariste et bassiste assurant les backings, plus Morgan Legrelle à la batterie.

Antécédents?

Transmission, The Donnet's, Recorders...

Genre?

Indie/sophisti pop, groovy et ensoleillé, à classer sur le même rayon que Tahiti 80 ou Phoenix mais tu peux choisir l'étagère juste en dessous où traînent Curiosity Killed the Cat ou Blow Monkeys.

Quoi qu'il en soit, le trio a séduit une assistance qui s'est dandinée pendant tout le set.

Un amorce funky annonce 'West Side Story' , t'as cherché Natalie Wood en vain, t'as pas pensé à Bernstein, t'as trouvé que le groove nonchalant convenait parfaitement à la dégaine des frangins, même si leur liquette pacifique ne montrait pas de pectoraux similaires à ceux de Tom Selleck.

Sans sérénade, le trio emmanche 'Mooonlight', dehors c'est le déluge, la lune s'est réfugiée sous un sapin, ce qui n'est guère approprié lui a soufflé Benjamin Franklin.

On aimait bien le petit fond Prince, par contre!

Fondu sur 'Prowling' avant d'annoncer 'This way' , leur tube aussi cool qu' une menthe à l'eau.

Oui, Thérèse, tu peux commander un Perrier fraise... sur mon ardoise, garçon!

Florian: Un pina colada, svp!

Euh, pas sur ma note, garçon!

Toujours aussi fignolé et chaloupé, ' The day before'.

Quelques inepties jardin d'enfants, on est en famille, avant le fiévreux 'Make this happen' suivi par du dark groove, dixit Etienne, ' Funky rock'n'roll' !

'Wanna say high' prend fin par un sulfureux duel fraternel et tu te dis que la Wallonie a bien de la chance d'avoir un band tel que The Sunday Charmers, ces jeunes gens sortent d'un sentier battu et rebattu depuis des lustres par toute l'écurie Jaune Orange!

La plage 'Next time on', que Marc Moulin n'aurait pas reniée pour Radio Cité, précède un dernier titre non repris sur la playlist ( sans doute 'Sue'), titre entamé sans batterie et décoré de vocalises fragiles.

PS- Le groupe a sorti un EP ' These Golden Summers'.

Solkins - 22:45'

Après le Lion, la curiosité la plus vantée de Waterloo.

Le groupe naît en 2011/2012 , il est constitué de quelques têtes familières: Maxime Honhon ( Lucy Lucy, The Meridians, Electric Chateau, Konoba ou un remplacement chez Black Mirrors ) au chant et à la guitare/ celui qui pétrit la farine, Gregory Bourguignon, aux drums / Thomas Maisin à la basse et Maxime Simon aux claviers et programming (Whylanders, Konoba).

Leur EP 'Gold' jouit d'une bonne presse, résultat les scènes se succèdent , cet été ils sont d'ailleurs attendus à l'Unisound, aux Francofolies, à Scène sur Sambre ou à Nandrin, le Bota doit toujours les accueillir en support de Mystery Jets, ce sera, en principe, en septembre!

Solkins est à coup sûr un des bands les plus intéressants du Sud du pays, leur EP a donc été baptisé 'Gold', ils ont décidé d'apposer l'étiquette Gold Music sur leur produit, pour t'aider on ajoutera que tu peux considérer leur musique comme de l'art pop.

Une amorce atmosphérique, en off, une voix féminine mystérieuse, 'It never comes' est sur les rails.

Une plage majestueuse évoquant les meilleurs titres d'Archive.

Brillante entrée en matière aux arrangements peaufinés, elle est suivie par le baroque 'People want gold'.

Sortez les masques, les capes et tricornes, direction Venise pour les épousailles du Doge et de l'Adriatique.

Gregory flatte le drumpad, 'She's my home' démarre.

Un tableau, de jolies images ...I can read the pages in her eyes...

El secreto de sus ojos?

Tout aussi stylé, en tout cas!

Avec l'electro rock 'Small things' on revient vers l'EP , techno beats et gimmicks futuristes, ce morceau secoue!

Pour ceux qui sont déçus de ne plus nous voir arborer des combinaisons dorées, il y a une explication, on en avait ras le bol d'être comparés aux Power Rangers, on poursuit avec le slow 'Myself' .

Accalmie de courte durée, l'hymne 'Stand up' invite le public sur la piste de danse.

La chaleur devient suffocante, aussi bien sur scène que dans la salle, les bières défilent tandis que les claviers entament 'Ascension'.

Beau bridge percussif et une balade dans le public avant de saluer le lion sur sa butte.

L'absence de romantisme dans les boîtes est indubitable, les filles s'en plaignent, allez, fais un effort, viens sur la piste...'She wants me to dance'.

J'ai l'impression de ne pas être prêt pour la grande aventure à deux!

Une nouvelle compo, Lasne, ' Do it'.

Euh, Gregory, faut qu'on commence tous en même temps, gamin!

Le feu est vert, 'Do it' et sa touche disco nous conduisent vers une dernière ligne droite entamée par l'imposante composition 'Someone to blame' exhalant des senteurs progressive rock à la fois harmonieuses et hypnotiques.

Très grand morceau.

Le titre que tout le monde attendait, 'Old tree' sera servi en bis..

Une version acoustique jouée dans la fosse, un cajon, une guitare, un invité, le beau-frère de Toots Thielemans, à l'harmonica, quatre voix et la chorale du bled, il n'en faut pas plus pour communier et atteindre le nirvana.

Une belle soirée pour la fin de saison du Rideau Rouge!

photos- JP DANIELS/concert monkey

Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Repost 0
Published by michel - jp daniels - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents