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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 15:07
Album - BRUCE - My Latest Popstar Crush

Album - BRUCE - My Latest Popstar Crush

 

Tracks:

1. My Latest Popstar Crush (01:44)

2. Fix my Brains (02:09)

3. Sinful Ink (01:35)

4. Perfect Ladygarden (01:32)

5. Pass På (pigen er aggressiv) (01:08)

6. Treehugger (01:27)

7. Next Time (02:27)

8. Bug me (00:47)

 

Bruce?

Non, ne remue pas les lobes de ton pauvre cerveau perturbé, ne viens ni avec les arts martiaux, ni le Boss, ni Robert de Bruce,  bras droit de  William the Conqueror, ni avec le caniche de ta voisine, Bruce est un garage-punk trio originaire d'Aarschot,  ayant vu le jour dans les mid-nineties.

Le groupe s'est formé sur les cendres des Leftovers qui écumaient les bords du Demer il y  a des lustres.

En 1997, Bruce sortait l'album  ' The Vaticano Trail' , un single ' What Fuzz' a suivi et, en 2016 ils pénètrent dans le High Lake Hill Studio à Brecht pour enregistrer ' My Latest Popstar Crush ', mixed and co-produced ( ils sont également crédités) by Bart van Lier.

On doit la superbe pochette à Katrien Van Doninck.

 

Band members: Wim - Guitar and  vocals / Bart - Bass/ Peter - Drums!

Wim Asselberghs,  Bart Jozef Robeyns et Peter Tielemans te souffle un initié!

 

Tu glisses la rondelle dans le lecteur, pan, une baffe magistrale avec  'My Latest Popstar Crush', comme tout punk track qui se respecte, la plage ne dépasse pas les deux minutes et déménage sérieusement.

Ils se disent influencés par les Cosmic Psychos ou les Saints, le morceau nous rappelle également le ' Substitute' des Who, la plastic spoon, sans doute!

Début furieux!

' Fix my brains' c'est pas la wah wah qui va t'aider à recoller les morceaux.

Cadence combat, riffs qui cinglent, drumming impétueux et cette voix qui mendie ..will someone fix my brain... on peut toujours poser la question à  Rat Scabies!

Pas le temps de souffler, les brutes envoient 'Sinful ink'  , 1'35" de fougue et d'efficience, terminées sur un larsen corrosif.

Carré blanc pour ' Perfect lady garden', pas besoin de passer avec la tondeuse, ni avec le désherbant, je le fais avec la langue!

Madame a dit, je prends une douche, on est passé à   'Pass På (pigen er aggressiv)', un truc encore plus scabreux que la précédente.

Tes pieds battent la mesure, l'écran de l'ordi fait des bonds, une seule solution repasser le morceau en boucles en attachant des boulets à tes chevilles.

Un petit tour à Pairi Daiza?

Ecoute fieu, vais pas caresser les pandas même si on me considère comme a   ' Treehugger'.

Saule n'est pas mon chanteur préféré, Willow, je tolère, à peine!

Ludo Mariman  chantait ' There will be no next time' pour faire comprendre à la nénette qu'elle pouvait se tirer, la nana de Bruce est d'un genre différent, une allumeuse qui se fait payer des verres au bar du coin, so   ' Next time'  invente un autre mensonge et  puis, cherche-toi un autre plouc, bitch!

Les douze minutes de garage/punk s'achèvent sur le survitaminé et concis ' Bug me'!

 

 

How to get a copy of this breathtaking record?

CD: available for 8 euro:
- via FB or email: brucepunk@outlook.be *
- via Bandcamp: https://brucepunk.bandcamp.com/album/my-latest-popstar-crush Including free downloadable digital album + unlimited streaming! *
- During BRUCE gigs at the merchandise stand
*(+ postage costs: Belgium: +2,5 euro, EU: +5 euro, WW: +6 euro)

Digital album: downloadable cd (mp3) for 5 euro: https://brucepunk.bandcamp.com/album/my-latest-popstar-crush (including unlimited streaming)

Free streaming via https://soundcloud.com/brucepunk

 

 

 

 

 

 

Album - BRUCE - My Latest Popstar Crush
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 15:19
Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016

Truckfighters - Deville  -  Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016

 

 The fuzz train is about to come barreling through several cities, le trio infernal tourne en Europe depuis le 23 novembre, le périple doit s'achever le 10 décembre à Brighton!

 

Un event HeartBreakTunes!

Doors: 19.00h

DOT LEGACY: 19.05h

DEVILLE: 19.50h

TRUCKFIGHTERS: 20.45h

Curfew: 22.00h

 

Peux-pas arriver avant 20:45' t'indique Michel VR, le photographe le plus célèbre du Pajottenland!

C'est noté, menneke!

 

19:05 comme prévu:  Dot Legacy!

L'entrepôt est déjà bien peuplé lorsque les rockers parisiens se manifestent.

Un quatuor ayant été baptisé par un curé stoner en 2009, auteur de deux albums, ' Dot Legacy' en 2014 et ' To the others' pondu il y a une semaine.

Damien Quintard - Lead Vocal, Bass /Arnaud Merckling - Guitar, Keyboard, Back Vocals/John Defontaine - Guitar, Back Vocals et Arthur Menard - Drums, Back Vocals ne  sont  pas du genre flegmatique.

A peine arrivé sur scène, le preux Arthur gueule un bon coup, puis une déferlante sonique assaille nos tympans encore engourdis par les premiers frimas hivernaux, ces crapules, partiellement dénudées, n'ont aucun respect pour les traditions, ils négligent le round d'échauffement pour nous balancer ' Rumbera' en pleine poire.

Du blues fuzz accompagné d'un chant de marin ivre, Arnaud a dû apercevoir un rat, après avoir secoué son orgue comme s'il s'agissait d'un prunier chargé de reines-claudes mûres, il escalade une enceinte, et comme le petit se tape 1m98 ( quatre-vingt dix- huit), sa noble chevelure vient épousseter un plafond qui n'avait plus connu ça depuis 1911.

 L'équipe a amorcé ' 211' , l'alpiniste de Paname risque un saut non repris dans le catalogue des jeux olympiques et atterrit à côté de Damien.

Exubérance et savoir-faire ne sont pas incompatibles, Dot Legacy a impressionné le public en moins de deux, un fond Black Sabbath, des envolées Kyuss, de la disto à gogo, un batteur qui brutalise son saint-frusquin, beaucoup de sueur, ces gamins en jettent!

' 5314' du crossover super excité succède à la combinaison précédente.

La plage ouvrant le dernier album, ' Horizon' démarre sur fond bluesy avant de virer RATM.

En bas une madame enthousiaste s'est débarrassée de son soutif 105b, d'un blanc douteux, et l'envoie sur scène, John tout à son jeu n'a rien remarqué, Damien utilise la pièce de lingerie comme foulard et le groupe poursuit sa croisade apocalyptique.

Les deux guitaristes grimpent sur les hauts-parleurs, sans doute pour illustrer leur dernier titre dénommé ' Pyramid'.

Pas content, Ramsès, le second, leur intime l'ordre de redescendre de l'édifice s'ils ne veulent pas nourrir les crocodiles du Nil.

Revenus sur terre, ils achèvent ce set concis ( 30') mais hautement jouissif.

 

Le temps d'avaler une mousse et Deville est disposé à en découdre.

Deville from Malmö, Sweden, pas The DeVilles uit België!

Le groupe s'est formé en 2004 et a déjà accouché de quelques plaques, la dernière 'Make it belong to us'.

Membres:  Andreas Bengtsson, Martin Fässberg,Andreas Wulkan et Martin Nobel ( sont Suédois on t'a dit!)

Pour le rangement?

L'étagère heavy rock/stoner!

Ils ouvrent avec une plage de l'album 'Hydra' ( 2013),' Burning Towers'.

C'est du lourd, du gros rock qui éclabousse avec des guitares mordantes et une rythmique aussi solide que l'acier 12C27, utilisé par Sandvik.

' Lava', l'éruption du volcan Eyjafjallajökull, tu prononces comme tu peux, a laissé des traces dans ce beau pays qui a vu naître Anne Sofie von Otter.

C'est chaud comme les marrons que vendaient Madame Nelly au coin de la Bourse. 

Une nouvelle tranche de stoner nordique, fort inspirée par les Queens, succède à la matière en fusion qui a failli nous brûler les pieds, ' Life in decay' .

Avertissement, attachez vos ceintures, on accélère, voici ' Deserter', avant de revenir au dernier né avec 'Make it belong to me' .

Les braves bruxellois headbangaient en mesure quand soudain en plein morceau, pan, puis plus rien, le magasin est plongé dans l'obscurité, Odin a frappé, seules les enseignes indiquant où trouver les issues de secours éclairent quelque peu le bar qui voit arriver une foule de clients.

La panne se prolonge, 15', 20', 25', ça la fout mal avec un timing déjà fort serré, quand la lumière revient , le public constate que Deville a déserté la scène et que les roadies s'affairent à monter le matos de Truckfighters.

Aucune explication n'est fournie, un nouveau passage au bar s'impose avant le set des autres Suédois.

Tiens, voilà la terreur du Pajottenland! 

 

Truckfighters.

 Fact of the day: Mr.Dango doesn't jump... he moves the earth.

 Dango (Niklas Källgren), le guitariste du combo de Örebro ( formed in 2001) est un malade, un grand malade, ce mec il faut l'attacher à un poteau, pas à une chaise, il la ferait valser avec lui, le qualificatif hyperkinétique a  été inventé, par un grec ancien, pour lui , pendant plus d'une heure il a bondi, explosé, fulminé, sombré, rejailli,  fait tournoyer sa guitare, exsudé,  sorti la langue, grimacé, perdu son froc et accessoirement tiré des riffs incroyables d'une guitare qu'il a maintes fois tendue vers le premier rang afin que les fans s'amusent en tapant dessus.

Mais il ne faut pas croire que les Truckfighters ce ne sont que ses simagrées,  Oskar ‘Ozo’ Cedermalm, le bassiste/chanteur et Mr Taco, le formidable batteur, assurent leur part du boulot, pour faire d'une performance des camionneurs nordiques  un show à chaque fois mémorable.

Le dernier méfait ' V' date du mois de septembre.

Ils ouvrent avec ' Mind control' , la plage initiale de l'album ' Universe', il n'a pas fallu dix secondes avant de voir le kangourou épileptique commencer son cirque, les photographes sont aux aguets.

Lucien glisse à sa compagne, ' ça chauffe, Simone' qui lui répond il y a longtemps que je ne t'ai plus vu faire autant d'exercices, mon gros.

Lucien est parti se chercher une Chimay!

Guitare saturée, basse grinçante, drumming nerveux et voix Ozzy début des seventies, ça décoiffe, sauf les chauves.

'Traffic' dit le papelard caché sous les pédales du guitariste, saturation totale, Dieter, qui s'est tapé Köln- Bruxelles, ajoute: das ist Wahnsinn..

Et la tempête n'a pas encore atteint son apogée, ' Calm before the storm' est précédé d'une courte présentation: we are Truckfighters from Sweden, we are glad to have some power...

La batterie amorce, la guitare tricote façon blues/Southern rock, le chant est lancinant, un chouette desert rock, presque apaisant.

Le fou nous toise: bande de feignants, il est temps de bouger vos fesses, let's pretend it is Saturday, on va mettre le bordel dans le coin, ils attaquent ' The contract' tandis que  face à eux  ça se bouscule grave.

Michel bat en retraite pour protéger ses jouets.

Après un démarrage tout en douceur, la locomotive crache une fumée noire, prend de la vitesse, le magasin tremble, les clients, irrités, s'échangent des coups, un peu plus loin, Christian Barbier voit de grosses vagues mouiller le pont de son antique péniche et s'inquiète de l' envol d'une colonie de mouettes rieuses qui pique-niquaient sur son rafiot.

Va y avoir du vilain, je me bourre une pipe  et vais me coucher.

Sur scène, la toupie folle a repris ses exercices, ' Monte Gargano' et 'Mexico' se succèdent.

Luis Mariano, dégoûté, se tire, le bermuda de Mr Dingo a glissé sur ses talons, pas de panique, Monique, il porte un Dim seyant, il vient de perdre trois kilos, tu peux compter ses côtes, ce que fait Hubert qui lui propose les bretelles qu'il comptait offrir à son demi-frère pour la Noël.

On s'amuse ce soir!

' Atomic' décoré d'une  wah wah nucléaire fait très mal , la setlist mentionne encore ' The Chairman', on est loin d'être sûr qu'elle ait été respectée.

Après 55',  le groupe regagne les loges, ça va pas, non, réagissent les fans, curfew à 22h, il vous reste 10 minutes avant d'aller avaler votre aquavit.

Retour des Vikings pour un double bis turbulent dont l'implacable ' Desert Cruiser'.

Cohue monstre pour les soldes chez Harrods, heureusement que t'étais en retrait, les coups bas se perdaient.

 

Dernière escale au bar avant de quitter le magasin, heureux!

 

photos: Michel van Rhijn ( concert monkey) - michel

 

 

 

Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016
Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016
Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016
Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016
Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016
Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016
Truckfighters - Deville - Dot Legacy au Magasin 4 - Bruxelles, le 30 novembre 2016
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Published by michel- michel van rhijn - dans Concerts
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 14:54
Sara Hartman - Kilian and Jo - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 novembre 2016.

Sara Hartman - Kilian and  Jo - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 novembre 2016.

 

La veille du concert, le Bota signale: Avec votre ticket pour le concert de Sara Hartman et Kilian and Jo à la Rotonde, vous pourrez accéder librement aux concerts du Witloof Bar tout au long de la soirée ! Pas besoin de choisir, c’est cadeau !

 

 

Horaire-

Kilian and Jo (ROT) 20:00 - 20:30

Carnival Youth (WB) 20:30 - 21:00

Sara Hartman (ROT) 21:00 - 21:50

Timeflies (WB) 21:50 - 22:50

Tu fais tout JP?

La SNCB me permet de couvrir trois concerts.

Ik blijf in de Rotonde.

Un duo de producers berlinois, des millions de streams pour leur clip ' Suburbia'

Fort bien et en concert?

On craignait le pire en voyant arriver Kiki et Jojo prendre place derrière leurs machines et pads, encore une techno prévue pour la sphère clubbing à laquelle  le live n'apporte strictement rien!

Après un premier deep house track  sur lequel on peut entendre, sur bande, une voix féminine passablement sexy, le duo accueille un guest androgyne, la star suédoise Erik Rapp ( Swedish Idol, Junior Eurovision Song Contest 2011, il a du métier malgré son jeune âge - 20 printemps).

Le trio frappe fort en envoyant d'emblée l'irrésistible upbeat  ' Suburbia' suivi par trois autres compositions tout aussi raffinées et dansantes, le lézer zézaiement du blondinet ajoutant une touche exotique aux bidouillages electro des deux DJ's.

Après une plage façonnée sans l'apport de la diva, celle-ci rejoint les remixers pour une dernière mosaïque sonore non dénuée de pathos.

Le duo allemand prépare un album, nul doute à avoir si ils incluent certains des morceaux interprétés pendant leur mini-gala ( 27') , la galette risque de cartonner chez les amateurs d'electro / tropical house.

Un détail, Kilian and Jo ont remixé un titre de Sara Hartman, ce qui peut expliquer qu'on les retrouve au même menu.

 

Exode vers le Witloof Bar, tu restes sur place!

 

 Sara Hartman

20 ans,  originaire des Hamptons ( New-York), désormais résidente berlinoise.

 Sara Hartman is on the verge of something big, peut-on lire sur le programme d' Eurosonic, alors que jusqu'ici ce joli minois aux boucles charmantes n'a sorti qu'un EP et quelques singles.

Formule trio au Bota, Sara aux guitares et vocals, Julia aux claviers et backings et un drummer berlinois.

Elle ouvre avec le catchy single  ' Two feet off the ground' , la Rotonde s'immerge dans une univers indie pop, perfect for disco dancing.

On ne va pas se prendre la tête ce soir, la jolie petite Sara se meut dans la même sphère, pleine de bulles multicolores,  que Colbie Caillat, Sara Bareilles,  Rachael Yamagata ou Gabrielle Aplin.

Insouciance et joies adolescentes, youpie!

Après ' I forget to breathe', le batteur d'une frappe lourde entame la cover des Yeah Yeah Yeahs 'Gold Lion', une version tonique.

Quelques réglages et considérations concernant la salle ( cool venue)  avant la suivante, 'Rain song', pour laquelle elle abandonne sa guitare au roadie.

Joli travail de la pianiste!

Une nouvelle séance de rafistolages s'impose puis Bruxelles a droit à 'Unfinished gold', tout aussi radio-friendly que les précédentes.

' Anchor' is a new song, nous prévient-elle.

Fraîcheur, innocence et pureté sont les termes à utiliser pour décrire toutes ces mélodies non départies d'un dynamisme juvénile.

Après 'Buttons' vient une histoire de bubblegum monsters, ' Monster lead me home', qui n'effrayera pas les gosses.

Puis c'est armée d' une acoustique que Sara propose ' From the other side of the world', a song I wrote for my little sister.

' Dance with a ghost' sonne comme du KT Tunstall et peut cartonner dans les charts, elle termine le set par ' Satellite' le titletrack de l'EP.

Les applaudissements ne se sont pas encore tus que la souriante enfant réapparaît, seule, pour proposer la ballade folky ' Someone like me' en rappel.

 

Et maintenant, Sara?

Now to go sample some of that legendary Belgian beer and fries, hi hi hi!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

Sara Hartman - Kilian and Jo - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 novembre 2016.
Sara Hartman - Kilian and Jo - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 novembre 2016.
Sara Hartman - Kilian and Jo - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 novembre 2016.
Sara Hartman - Kilian and Jo - Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 novembre 2016.
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 10:20
The Musical Box – The Black Show au Cirque Royal - Bruxelles - le 29 novembre 2016

The Musical Box – The Black Show au Cirque Royal - Bruxelles - le  29 novembre 2016

 

Le billet de JPROCK :

En 1974 Genesis retourne en Amérique avec un show totalement repensé.
Un spectacle qui serait fait d’une scène baignée de lumière noire et au centre de celle-ci deux grands cercles blancs.
Peter Gabriel a développé une gestuelle précise et des maquillages étonnants parfois même inquiétants et le groupe s’évertue sur cette tournée à jouer des versions plus élaborées et improvisées de leurs titres déjà célèbres.
L’apport de Phil Collins est aussi prépondérant sur ce tour qui ne fut joué qu’aux Etats-Unis et qui est ensuite devenu célèbre en avril 1974 par la diffusion du concert du centre sportif de l’Université de Montréal capté en filmsuper 8 par plusieurs fans amateurs.
C’est précisément ce spectacle que les canadiens de The Musical Box présentent ce soir au Cirque Royal.
Que dire si ce n’est qu’il s'agit d'un véritable enchantement que de voir ces musiciens talentueux reproduire au détail près et avec l’aval des membres originaux de Genesis un show classique et envoûtant devenu aujourd’hui un classique.
Eh oui, le rock comme le jazz et la musique classique est amené à survivre à ses créateurs. Quand une oeuvre est majeure elle traverse le temps sans prendre une ride et continue à enchanter de nouvelles générations tout en rappelant aux plus anciens qu'ils ont vécu l'âge d'or.
Quel bonheur de réentendre des titres de « Selling England by the Pound » , « Trespass » , « Foxtrot » et « Nursery Crime » servis par un son d’époque d’une pureté exceptionnelle.
Rien à jeter donc dans ce concert formidable rempli de nostalgie et qui aura comblé les plus difficiles des spectateurs
présents ce soir au Cirque Royal.
Et un petit « The Knife » de derrière les fagots pour couronner le tout en guise de rappel !
Que demander de plus ?

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK-THE DARK FEATHER.

Setlist:
Watcher of the Skies
(Genesis cover)
Dancing With the Moonlit Knight
(Genesis cover)
The Cinema Show
(Genesis cover)
I Know What I Like (In Your Wardrobe)
(Genesis cover)
Firth of Fifth
(Genesis cover)
The Musical Box
(Genesis cover)
Horizons
(Genesis cover)
The Battle of Epping Forest
(Genesis cover)
Supper's Ready
(Genesis cover)
Encore:
The Knife
(Genesis cover)

The Musical Box – The Black Show au Cirque Royal - Bruxelles - le 29 novembre 2016
The Musical Box – The Black Show au Cirque Royal - Bruxelles - le 29 novembre 2016
The Musical Box – The Black Show au Cirque Royal - Bruxelles - le 29 novembre 2016
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 08:05
Farewell to Hugh McDonald, Craig Gill, Hod O'Brien, Colonel Abrams!

Le guitariste/violoniste australien Hugh McDonald, né en 1954,  a fait partie de plusieurs groupes pas trop connus de ce côté de l'hémisphère.

Sa bio cite The Bushwackers, The Sundowners, Banshee, Redgum, Des 'Animal' McKenna, Moving Cloud ou The Colonials.

Le groupe folk engagé Redgum est probablement celui que les amateurs de musique retiendront, le groupe a classé au moins deux singles dans les charts australiens: ‘I Was Only 19 (A Walk in the Light Green)’ et 'I've Been to Bali Too'.

 Hugh McDonald died of cancer on 19 November 2016

 

 Craig Gill était le batteur des Inspiral Carpets, un des piliers du Madchester Movement.

Il avait à peine quatorze ans lorsqu'on lui a refilé les baguettes.

Le groupe a enregistré cinq albums et si il n'a pas classé de singles dans le top five il a tout de même signé quelques perles dont ' This is how it feels' ou ' Two worlds collide'.

Craig est décédé le 22 novembre.

 

Le bebop pianist Walter Howard "Hod" O'Brien nous a quittés le 20 novembre, victime d'un cancer.

Durant sa longue carrière il a accompagné e.a. Freddie Hubbard, Oscar Pettiford ou Lee Konitz.

Puis il monte un trio et joue régulièrement au New York's Five Spot ou au St. James Infirmary jazz club où il a la possibilité d'accompagner Chet Baker ou Zoot Sims.

On lui connaît une dizaine d'albums comme leader.

 

Colonel Abrams, rien à voir avec Vader Abraham, était considéré comme un des architectes de la house music.

Danseur, acteur, chanteur, l'homme a connu son heure de gloire en 1985 avec le single 'Trapped'.

Sa période de gloire n'aura pas duré une éternité, il  est décédé dans l'anonymat dans une triste  précarité.

Farewell to Hugh McDonald, Craig Gill, Hod O'Brien, Colonel Abrams!
Farewell to Hugh McDonald, Craig Gill, Hod O'Brien, Colonel Abrams!
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 18:36
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016

 Leyla McCalla  - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016

 

Bruxelles, fin novembre, retour des plaisirs d'hiver, marchés de Noël, et autres attrape-nigauds!

En temps normal ( avec Mayeur, rien n'est normal), c'est déjà un cauchemar pour circuler et se garer dans la capitale européenne, avec les 250 stands installés  au centre ville et les 189 chantiers qui ne se terminent jamais, se mouvoir dans un périmètre de 2 kilomètres autour de la Grand Place, c'est le merdier intégral.

François?

Il m'a fallu deux heures pour sortir d'un parking souterrain géré par Interparking....

Le tram s'impose, avec l'obligation de rentrer chez toi avant les douze coups de minuit.

 

Le club de l'Ancienne Belgique affichait complet pour la visite de   Leyla McCalla, guère étonnant,  la presse musicale ne tarit pas d'éloges lorsqu'il s'agit de critiquer le second album ( A Day for the Hunter, A Day for the Prey) de la belle dame aux roots haïtiennes.

 

20:00: qui déboule?

 Harĕhaas, un lièvre que tu as croisé dans la même salle en avril, il assurait le support de Marlon Williams!

Petrovitsj Mys, comme au printemps dernier, a emmené son arbre dénudé et une ampoule que lui a prêtée Thomas Edison, bien protégé contre les bourrasques sous sa plante arbustive, il saisit une de ses deux acoustiques pour entamer le folk astral ' Moon', il bat la mesure de la pointe de son 43 waeslandien et murmure la fragile ballade.

Koen, habillé d'une peau de lapin, le rejoint, ramasse ce qui doit être un charango, le duo propose le délicat  ' Peru' évoquant Devendra  Banhart.

 De la dentelle sans arsenic.

Pour ' Fake China' Koen manie la contrebasse, la porcelaine jaune débute par un sifflement asiatique puis vire alt.folk pointilliste.

Ton cerveau suggère Ray Lamontagne.

Koen est passé chez le brocanteur où il a déniché un zither, le morceau suivant s'intitule ' Sweatheart', Eugène adore,  Petrovitsj, sue aussi, les musiciens n'ont pas eu droit à leur flacon d'eau.

Si le public des avant-postes prête une attention polie aux efforts du duo, à l'arrière les piliers de comptoir pérorent bruyamment en commentant la disparition d'un révolutionnaire cubain.

Place à la fable sautillante 'Little rabbits'.

J'ai vraiment soif...

Gisèle, magnanime, lui refile sa bouteille de Spa Reine, après avoir bu deux gorgées, Harĕhaas décortique les notes du mélancolique 'Child'.

De sa petite sacoche il sort un CD fait maison, sans additifs , 'Mouth and Marrow' est à vous pour 10€, on termine le set par 'Ghost W. Hire', un gospel squelettique chanté d'une voix traînante.

Dank u, Brussel!

 

 

Leyla McCalla

Pas encore membre des fameux  Carolina Chocolate Drops, lorsque tu les vis à l'AB, en 2010, et depuis la violoncelliste les a quittés pour poursuivre une carrière solo.

'Vari-Colored Songs: A Tribute to Langston Hughes' est sorti en 2014, 'A Day for the Hunter, A Day for the Prey' l'a suivi en 2016.

Leyla, flanquée de son conjoint, Daniel Tremblay ( banjo, triangle, guitare), et de  Free Feral ( violon) a hâte d'en découdre, le trio monte sur scène à 20:50', les deux nanas ont abandonné leurs godasses à l'entrée de la mosquée, le barbu est chaussé.

Salutations trilingues pour débuter le premier concert belge de la longue tournée européenne célébrant the release of  'A Day for the Hunter, A Day for the Prey'.

C'est d'ailleurs par le titletrack de ce second album que débute le concert.

Leyla tapote son cello, Daniel fait de même avec son banjo, le proverbe haïtien 'Un jour pour le chasseur, un jour pour la proie' est également le titre d'un bouquin écrit par Gage Averill.

Ouais, un jour tu es le chasseur, un jour tu es la proie.

La grande Leyla et ses comparses impressionnent d'emblée, Bruxelles sait que la prestation de ce soir sera magique.

Elle embraye sur une chanson créole, ' Les plats sont tous mis sur la table' de Canray Fontenot. Daniel  armé d'un triangle semble appeler la compagnie à venir à table, le dîner est prêt, le violon cajun souligne l'invitation.

' Heart of gold' ouvrant le premier album de la celliste est basé sur un poème de Langston Hughes, un des instigateurs de la jazz poetry.

Comme pour les lapins, pas d'eau sur scène, service minimum à l'AB ce soir, pour le pourboire, c'est foutu.

Retour à Haïti avec ' Latibonit' qui tout en traitant de la déforestation, évoque, Cesaria Evora, la Barefoot Diva, reine incontestée de la morna.

Deux banjos illuminent le joyeux ' Mesi Bondye' ( merci Bon Dieu), ensuite Daniel récupère le triangle et le trio attaque un instrumental bien enlevé. .

Audience participation needed during  ' Manman Mwen', l'amusante berceuse  précède le lament créole ' Salangadou' que Leyla a appris à connaître grâce à Sarah Quintana.

Après la valse sombre, le trio nous sert un nouveau poème de Langston Hughes, sous forme de blues poignant, ' Girl' te prend aux tripes.

En mode gospel, Bruxelles savoure ' When I can see the valley' ...we all want to go to heaven, but no-one wants to die.. t'est resté en mémoire.

' Love again blues' est une des seules chansons d'amour prévue au répertoire.

C'est à Papa John Creach que le violon de Free Feral te fait penser.

' Far from your web', Leyla ne peut cacher qu'elle réside désormais en Louisiane, le fond Dixieland le prouve.

Elle décide de nous emmener du côté de Trinidad avec le calypso social ' Money is king' qui reflète bien le résultat des élections aux USA.

Simplicité et profondeur embellissent le bref ' Little sparrow'  suivi par le traditionnel créole ' Pezé Café' , a song about escaping death.

Le set se termine sur une note bluegrass/cajun par l'instrumental ' Bluerunner', Bruxelles danse la gigue et bat des mains avant de voir le trio quitter la scène.

 

Bis.

Leyla sourit et suggère a fun song, 'La coulée Rodair' , un autre hymne cajun composé par le violoniste Canray Fontenot et c'est par une version bouleversante ( à trois derrière un micro, Free ( belle voix) ) à la guitare) du ' Hallelujah' de Leonard Cohen dont le refrain est repris en choeur par une salle entière, conquise, que les artistes prendront congé de l'Ancienne Belgique.

 

 

Ce soir à Bruges, demain à Anvers ( De Roma), puis à Rotterdam avant de mettre le cap vers le Martinique Jazz Festival.

 

photos - jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
Leyla McCalla - Harĕhaas - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 26 novembre 2016
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 13:05
Les 10 ans de Club Plasma:: Part Chimp // Hey Colossus au Magasin4 - Bruxelles, le 26 novembre 2016

Les 10 ans de Club Plasma:: Part Chimp // Hey Colossus au Magasin4 - Bruxelles, le 26 novembre 2016

 

TIMING

» 00:20 Part Chimp

» 23:15 Hey Colossus

» 22:20 Stearica

» 21:25 Yersinia Pestis

» 20:30 Atlas

 

Florian Hexagen après l'apéro ( prolongé) est passé au Magasin4

 

  Et bien au final il était TRAIBON ce concert de Part Chimp hier soir au Magasin 4, avec, comme à leur habitude, ce son lourd, cradingue et progressivement jouissif. Aucune baisse de régime par rapport à leur précédent passage (je dirais même le contraire), et les nouveaux morceaux, dans une veine plus speedy-grungy (carrément un coucou au Nirvana de "Bleach" sur un titre), annoncent un futur album bien tendu pour 2017, qu'on a vraiment hâte de découvrir.

Un "30 Billion People" roboratif à souhait, et en rappel un "War Zone" couplé à un "Bring Back The Sun" so délicieusement 90's, clôturent un set terrassant d'efficacité, de groove et de fun. Un groupe qui s'éclate toujours autant sur scène, avec la patate et le sourire aux lèvres, ça fait toujours plaisir à voir! 

Arrivés trop tard, on n'a pu voir qu'Hey Colossus en sus, et on doit avouer que la nouvelle formule nous a un peu moins plu que la précédente. Concert en dents de scie pour nous, trop basé sur "Cuckoo Live Life Like Cuckoo", le petit dernier, que l'on a apprécié moyennement comparativement aux précédents et excellents "In Black And Gold" et "Radio Static High".

 Reste cependant quelques fulgurances bien appréciables, en espérant que leur prochaine livraison diffère quelque peu de la petite dernière. 

En tous les cas, encore une belle soirée avenue du Port, merci à la team du M4!

Les 10 ans de Club Plasma:: Part Chimp // Hey Colossus au Magasin4 - Bruxelles, le 26 novembre 2016
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 13:43
Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016

Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016

 

 

Charles Eloy.

 

 

La Jazz Station, Centre Vivant du Jazz est connue pour la qualité de sa programmation éclectique et son ouverture à d'autres expressions musicales.

 

Ce soir, La Jazz Station accueille l' ASBL touarègue "Toufouk Ténéré" (Soleil du désert), apportant son soutien aux populations sahariennes du nord Niger, et qui nous a concocté une affiche exceptionnelle avec les groupes IDIRAD et TERAKAFT.

 

 

Le trio Idirad débute la soirée.

 

Les séjours du groupe à Tamanrasset, ville traversée pour une route transsaharienne, ont inspiré la chanson "Amidini". Nous écoutons les sonorités de musique touarègue mélancolique, mais chaleureuse qui parsèment la composition. Dès la première chanson, le public accompagne, entraîné par les pulsations rythmiques du percussionniste kabyle Mourad Mouheb (derbouka, bendir, cajun) qui n'hésite pas à enrichir les rythmes de sa région natale avec des polyrythmiques africains complexes.

 

Idirad, le groupe autour d' Idir Aït Dahmane, auteur-compositeur, chanteur, guitariste, à la mandole kabyle), basé à Bruxelles, reprend la scène après une interruption de deux ans. Il n'est pas passé inaperçu à l'étranger avec une chronique de son premier album "ZIK" dans le magazine digital "World Music Central", une des références majeures aux États-Unis.

 

Idir Aït Dahmane, auteur-compositeur, chanteur a quitté les paysages montagneux de la Kabylie pour parcourir l'Europe et s'installer en Belgique. Azul (traduction française: bonjour) signifie la bienvenue à la famille, les amis et les étrangers. C'est également le titre d'une chanson qui invite à partager la fête er les spectateurs présents au concert ne s'en privent pas.

 

La chanson "Rose du désert", dans laquelle la musique traditionnelle et la modernité s'entretissent, est un exemple de l'ingéniosité du groupe. Nous retrouvons des éléments de la chanson française, du folk et de l'afro-beat. Cette chanson est un hommage aux femmes et mères qui ont transmis la culture amazighe (berbère) de génération en génération et dégage des émotions semblables à celles du conte poétique et philosophique d' Antoine de Saint-Exupéry.

 

Le groupe Idirad a forgé sa propre identité avec un fil conducteur reprenant les influences de la musique traditionnelle berbère, le slam en français, les soli de guitares hypnotiques touaregs, l'énergie du rock, le feeling du blues et la transe du gnawa (un style de musique d'origine marocaine).

 

 

Je profite de la pause pour admirer le cadre de la Jazz Station. La salle de concerts, déguisée en club permet de boire un verre tout en étant immergé dans la musique et je découvre l'architecture de style néo-Renaissance flamande de la Jazz Station, une ancienne gare désaffectée, construite sur des passerelles.

 

 

Je retourne ensuite dans la salle pour le concert du groupe Terakaft.

 

Terakaft signifie "caravane' ' en tamasheq (langue berbère des touaregs). Le groupe fondé par des membres du groupe Tinariwen est la pulsion du rock et blues touareg.

 

Leur dernier album, sorti en 2015 a été produit par Justin Adams, acolyte régulier de Robert Plant (ex-Zeppelin) et également l'un des producteurs les plus prolifiques dans la musique actuelle (Tinawiren, JuJu). Il a collaboré avec Brian Eno et Sinéad O'Connor. Les magazines de référence "Songlines" et "fRoots" citent régulièrement le groupe Terakaft, considéré dans les meilleurs groupes subsahariens.

 

Terakaft passe à la Jazz Station dans le cadre d'une tournée européenne.

 

 

Le public, déjà mis en condition par le groupe Idirad commence de suite à danser sur le morceau "Donya warfaror." La transe dégagée de ce morceau nous donne l'impression de danser sur des sables mouvants. En effet, la première partie de leur concert est consacrée à des morceaux lents.

 

 

Il n'est pas étonnant de retrouver sur scène Olivier Crespel, le guitariste du groupe Idirad. Sa passion et son immersion dans la musique nord-africaine ont fait d'Olivier un musicien avec un doigté apprécié par les ténors de la musique berbère. Ces connaissances du répertoire lui permettent de jouer à l'unisson avec les autres membres du groupe Terakaft. Il maintient des rythmes en ritournelle, joue des soli profonds ou des riffs plus rock 'n' roll.

 

De cette façon, il assure une transition entre les deux groupes et une continuité dans l'ambiance de la soirée.

 

 

Imouhar: c'est le nom que se sont donnés depuis des millénaires les Touaregs. Cela signifie être libre. Leur territoire a été artificiellement découpé en parties intégrées dans l'Algérie, la Lybie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Le titre de la chanson nous rappelle les liens identitaires autour de leur langue et culture.

 

La composition "Ténéré (Alone)", également titre de leur dernier album a des accents d'un rock blues plus langoureux, avec l'omniprésence des guitares, dégageant des ondes psycho-chamaniques.

 

Terakaft termine le concert avec le morceau dynamique "Karambani". On se laisse volontiers bercer par leurs guitares électriques en arabesque, la basse aux accents profonds et le rythme lourd de la batterie.

 

 

Set list: Donya Warfaror, Imouhar, Tafouh tele, Tenere maloulat, Aïma Ymaïna, Oulhin asnin, Awatilan, Imidiwan sag, Karambani

 

 

Je me rends compte que nous avons été les spectateurs privilégiés de cet événement organisé par les Touaregs qui, en connaissance de cause, ont programmé des groupes de la scène actuelle. Les deux chanteurs charismatiques ont contribué à la réussite de cette soirée et nous ont fait voyager des rives de la Méditerranée jusqu' au plus profond du Sahara.

 

"Tanmirt atas" (en tamazight, langue berbère).

 

Traduction en français: merci beaucoup.

 

Que du bonheur!

 

 

 

Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016
Nuit saharienne avec Terakaft et Idirad à la Jazz Station- Saint-Josse, le 25 novembre 2016
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:45
Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016

Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016

 

Fin de tournée et première date en Belgique pour la minuscule et exquise Hazel English!

Lors d'une entrevue accordée à un website, Hazel déclarait  "I wouldn’t call myself shy, more reserved I would say. I like to perform in front of people but I still get nervous. It’s the combination of the two contradicting feelings, to run away and also to confront the thing that I’m afraid of, that I find interesting." et pourtant cette jeune personne de 25 ans, on lui en donnait tout au plus 18, paraissait des plus effarouchées dans les caves du Botanique.

Il aura fallu plusieurs morceaux avant qu'elle ne se débarrasse d'une timidité enfantine.

Discographie: 'Never going home', un EP 5 titres, et deux singles.

 

20h10' - Pas de support, ils sont quatre à se mouvoir entre les piliers du Witloof, Hazel, l'Australienne désormais basée à Oakland, prend place au centre, armée d'une guitare bien trop grande pour ses menues menottes, à l'arrière, un drummer vif-argent, quant au bassiste et au guitariste, ils alternent cordes et touches, disposant tous les deux d'un clavier.

Des noms?

Ask Hazel, elle n'a pas présenté ses copains.

Comme d'habitude tu prends un cliché de la setlist, histoire de ne pas raconter trop de conneries, déjà que 95% du compte-rendu en sont plein, par acquit de conscience tu t'enquiers auprès du batteur, le plus farfelu de la bande, avez-vous tout joué?

Oui, mais les titres inscrits sur la feuille sont bidon, just a private joke, par exemple ' Mother knives' qui entame le set s'appelle en réalité ' Other lives'.

That sucks, man!

T'énerve pas, petit, je transforme le libellé fantaisiste en vrais titres.

C'est gentil, je te paye un godet lors de ton prochain passage au pays de Tintin.

Donc, ' Other lives' engage le gig.

Une voix soyeuse pour un dream pop track au fond musical  onctueux et romanesque.

Certains critiques tiennent à comparer Hazel aux Sundays, le rapprochement est loin d'être sot.

' Make it better' , t'avais lu ' Make a sweater' , tu ne la voyais pas tricoter au bord de l'âtre, un chat allongé à ses pieds, s'avère encore plus satiné, frais, insouciant et jeune.

This song is called ' Fix' annonce l'enfant dont la frange te fait penser à une jeune Pénélope Cruz et c'est les Bangles que tu revois à l'écoute de 'It's not real'.

Un gars lui propose une bière.

Non, merci!

Le batteur lève la main.

Monsieur Sans-Gêne traverse la scène pour lui tendre la Jupiler, Hazel se demande où elle a atterri, elle attend que le mec ait repris sa place pour attaquer le single  ' Control'.

Next one is a cover, ' Come on let's go' de Broadcast pendant lequel la petite esquisse un mignon pas de danse.

' Birthday' remue davantage et nous prouve que les garçons sont loin d'être des faire-valoir.

' More like you' nous rejoue la pop ensoleillée à la mode d'Oakland, Californie, puis, craintive, Miss English ose avouer que la suivante sera la dernière.

Mais non, crient les garçons en choeur, il en reste deux!

' More like you' est entamé solo par quelques accords timorés avant de s'enflammer, puis elle  termine le set par ' I'm fine' , son synthé de Noël, son refrain catchy et son final nerveux.

Un concert plaisant!

 

photos- jp daniels. concert monkey

Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016
Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016
Hazel English au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2016
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 19:07
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.

 Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.

 

 

Où vas-tu, ce soir?

Going nowhere...

Tu restes à la maison, alors?

Therapy?, au Botanique, darling!

 

Une Orangerie quasi pleine pour assister au show du plus illustre enfant de Ballyclare, avec Glen Houston qui dirige le Flute Band, Andrew James Cairns, accompagné par Michael McKeegan et Neil Cooper qui désormais constituent la meilleure thérapie musicale en activité dans ce bas monde!

 

 

Romano Nervoso acoustic set!

Elle est bien bonne, celle-là, quand les loups descendent en ville, cela doit s'entendre, donc pour une veillée boy-scout autour du feu de camp tu n' invites pas Romano Nervoso, le mot acoustique a été banni de leur vocabulaire.

Ce soir, Romano ( Giacomo Panarisi, beau et blanc comme un terril lavé avec Ariel) se retrouve derrière les caisses, comme quand il se produit avec The Holmes, avec  son copain guitariste, ils sont orphelins, le reste de la clique est devant le petit écran, Napoli défie le Dinamo Kiev, faut être fou pour faire le singe à Bruxelles.

Romano est fou!

Ils ont trente minutes pour nous servir les antipasti à avaler avec un  Friulano frais.

Je dépose la plaque La Louvière  en face des zinnekes, pour bien leur faire comprendre qu'on n'est pas de Molenbeek et on engage  ' Viani Dallo Zio' du garage/punk binaire et distingué, suivi par la version wallonne, tempétueuse, de ' Born in the USA' du Boss, ' Not born in the USA'.

Les étalons fougueux enchaînent sur 'Party Time', ces spécialistes de la fausse faim, nous roulent dans la farine.  Pour la troisième fois, Bruxelles applaudit à mauvais escient.

La suivante se nomme 'Maria', les moins bourrés ont reconnu une cousine sicilienne d'Aline, une fille au doux visage souriant.

Pourquoi tu ris, Marie?

Un second downtempo, ' Pussycat', précède l'imparable ' The story', un conte de fées électrique.

2015/2016 années noires pour le rock'n'roll, Romano Nervoso tient à rendre hommage à quelques disparus notoires, un medley débutant par' Ace of Spades' auquel on a collé ' Rebel Rebel'  et pour terminer le pot-pourri acoustique, soyez indulgents, braves gens, c'est notre premier concert unplugged, ' Kiss'.

Non, Sardou, n'est pas mort, il n'ont pas joué 'La folle du régiment'.

L'ambiance est au zénith, c'est l'heure de balancer le tube Miracoli, 'Mangia Spaghetti'.

Ciao, Bruxelles!

 

 Therapy?

 In België houdt de Wood and Wire Acoustic Tour van Therapy? enkel halt in de Warande, De Spil in Roeselare et au  Botanique à Bruxelles, un petit événement, donc!

C'est un concert acoustique but make as much noise you can, prévient le docteur!

Andy Cairns au centre, Michael  Kojak Robert McKeegan à sa droite et flanqué derrière un mini drumkit, Neil Cooper, ex-The Beyond et Cable.

Avec quatorze albums dans l'escarcelle, Therapy? a de quoi occuper la scène pendant un certain temps, après plus de deux heures de show, personne ne s'est plaint de la formule sans électricité, au contraire, malgré le fait que le trio avait les fesses posées sur un tabouret, l'énergie était présente et le manque de volts nous a permis de constater à quel point les chansons des Irlandais tiennent la route et quel magnifique chanteur Mister Cairns est .

'Trigger inside' ouvre les débats, tes voisins battent le sol du talon et gueulent le refrain, tu les imites.

Andy saisit sa canette les hommes savent pourquoi, this isn't a beer, look, it's Eden Hazard, mon joueur préféré, Eden, boy, should we rock this house?

A ta guise, mon duc!

Je te dédie 'Our love must die'.

Après quelques considérations politiques, il n'a pas voté Nigel Farage, Andy propose un extrait de 'Nurse' ( 1992), ' Disgracelands' avec sa fameuse tirade ...Fuck Columbus he was lost...

Le ton  est aux confidences, aux histoires racontées entre potes, Therapy? est heureux d'être là, Bruxelles est ravi de participer à la fête, Bruxelles acclame les musiciens qui, à leur tour, applaudissent le public.

La setlist proposée est impeccable, se succèdent 'Tides', un toe-tapper inspiré par la ville portuaire 

Dún Laoghaire où le frontman avait séjourné un moment -  'Living in the shadow of a terrible thing' qui doit décrire les gueules de bois encourues par Neil, à propos si l'un d'entre-vous pouvait l'emmenner boire un verre après le concert, ce ne serait pas con, essayez de dénicher un bar pas trop éloigné d'un bureau de police - 'Evil Elvis' à qui j'essayais vainement de ressembler pour finalement avoir la tronche d'Elton John - ' Accelerator' dédié à des copains fervents admirateurs de Stirling Moss.

Les anecdotes se suivent, you know, c'est dans cette même salle que Neil Cooper a joué pour la première fois avec nous en Belgique, c'était en 2003.

Ils enchaînent sur ' If it kills me', l'hispanisant 'Opal Mantra', 'Idiot cousin' décrivant la vie à  Ballyclare où nos occupations se réduisaient à couper la tête aux lapins et à sniffer de la colle, avant de proposer ce qui pour mal d'auditeurs aura constitué le point fort du set, une version poignante de 'Gone', à propos d'une amie ayant perdu un enfant et pensant mettre fin à ses jours.

Du très grand Therapy?, du même niveau que le Nirvana unplugged.

' Stories', et son refrain... happy people have no stories..., est repris par la salle entière, les musiciens s'amusent, Bruxelles jubile.

Le clip de ' Turn' a été tourné dans les swamps, nous rappelle le révérend qui embraye sur ' Still hurts'.

J'ai connu une mauvaise passe dans ma vie, my meat loaf years, il ne cache pas son ancienne addiction aux drogues et à l'alcool,  'Lonely cryin only' date de cette époque.

Une pensée pour tous ceux qui ont disparu récemment, la veille du concert, il apprenait le décès de Craig Gill des Inspiral Carpets, mais c'est en pensant aux Ramones qu'il ébauche 'Stop it you're killing me'.

Le set 'normal' se termine avec la suite furieuse 'Nowhere' et' Die Laughing', le public poussant Neil Cooper à accélérer le tempo de manière infernale.

L'allégresse est générale, ils vont revenir, personne n'en doute.

 

Deux minutes de patience, Debbie lance, où étiez-vous, bordel, au bar?

Un clin d'oeil et c'est reparti avec l'irrésistible ' Potato Junkie' et sa ligne magique... James Joyce is fucking my sister ... c'est rien, Andy, Ulysses is  not fucking your mum!

Puis vient un moment  intimiste, ' A moment of clarity', suivi par 'Loose' et la reprise de Hüsker Dü, 'Diane', introduite par la basse acoustique de Michael.

Le final sera épique, deux extraits de 'Troublegum', le virevoltant ' Knives' et 'Screamager' pour lequel nous sommes priés de confectionner le guitar riff.

Une connivence totale avec le public a transformé ce show en événement qu'il ne fallait pas manquer!

 

Comme le remarquait Emilio:

Probably the most unique show I've seen from them.

 

ManuGo photography - concert monkey

 

 

 

Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
Therapy? Wood and Wire Acoustic Tour - Romano Nervoso acoustic set à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 23 novembre 2016.
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