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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 18:07
Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.

Zucchero à  Forest National, le 15 octobre 2016. 

 

Le billet de JPROCK :

Fort de son dernier album particulièrement réussi et intitulé « Black Cat » sorti en avril chez Universal, Zucchero « Sugar « Fornaciari posait ses valises à Forest National samedi dernier.
La salle a fait le plein comme à chacune de ses visites et les spectateurs présents ont pu assister à un show exceptionnel d’une grande intensité.

Il est 20h15 et avec le bluesman italien, on sait qu’on va passer une excellente soirée dans un décor soigné et en compagnie de musiciens remarquables.
Cette année, il nous présente son band comme l’un des meilleurs en activité en Europe, et il n’a pas tort d’autant plus que, cerise sur le gâteau , il se paye les services d’une légende vivante du Hammond : l’incroyable Brian Auger ( ex Trinity, Jimi Hendrix, Rod Stewart, Led Zeppelin, Eric Burdon etc…)
Ce qui va nous valoir quelques interventions de Hammond à couper le souffle durant le set.
Sur scène un écran géant en forme de coeur surplombe les musiciens, alors qu’un micro géant garnit le côté droit de la scène.
Un visuel magnifique qui sert de super bel écrin à des titres devenus pour la plupart des classiques.
La voix rocailleuse de l’Italien, qui est en grande forme, nous
enchante et nous rappelle que maintenant que Joe Cocker est parti rejoindre le paradis des rockstars il reste le seul à pouvoir nous remuer les tripes de cette manière.
Avec plus de trente titres et durant 150 minutes de show Zucchero porte le blues à bout de voix et on frémit à l’écoute de « Partigiano Regiano » , « Hey Lord » , « Love Again » , « Baila (Sexy Thing) », « L’Urlo » , « Long As I Can See The Light « emprunté à CCR, « Miserere » , « Con le Mani » , « Iruben Me » , « Il Mare…, » « Solo Una Sana… » , « Diamante » , l’énergique « Diavolo in Me » , « Senza Una Donna » et bien d’autres.
Zucchero est aujourd'hui au sommet de son art et prend toujours autant de plaisir à nous faire partager son talent et son amour du blues rock en général, et le public conquis et enthousiaste le lui rend bien en l'ovationnant longuement.
En résumé ce fut un très grand concert d’un énorme artiste, il n’y a rien d’autre à ajouter.
Si ce n’est que si vous aimez le blues et la musique rock qui vient des tripes, courrez le voir à sa prochaine visite, pour ma part je ne rate aucun de ses concerts.
Ce " Sucre " là ne donne pas de diabète, il crée juste insidieusement en vous une douce accoutumance dont vous ne vous séparerez jamais...

Texte et photos : JP VANDERLINDEN aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.
Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.
Zucchero à Forest National, le 15 octobre 2016.
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 17:10
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.

La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.

 

Viva la Muerte....Allmovie gave Viva la Muerte four stars.

Lessines gave La Muerte la voie lactée dans son entièreté!

Tout le Bruxelles rock avait fait le déplacement en terre picarde, jamais vu autant de rescapés, toujours capables d'ingurgiter 15 litres de breuvage à base de houblon en moins de 3 heures, réunis au même concert, pourtant Myriam et Fred craignaient la concurrence du Desertfest au Trix et on annonçait Kendji Girac à Trélazé.



Un mot à propos du CC René Magritte qui a subi un lifting, désormais le bar tenu par une limace punk est situé dans le hall et le podium a doublé d'envergure.

 

20:45' : A Supernaut!

Il paraît que Zappa adorait ce titre du Black Sabbath.

Les Bruxellois ont perdu un élément depuis la fois où tu croisas leur route au Propulse, désormais ils sont trois: Nicolas Dekeuster: basse, chant /Jean-François Hermand: batterie, chant  /Thomas Venegoni: guitare, lead vocals.

Ce dernier nous confirme que Thibet est en stand by et qu'il consacre toute son énergie dans A Supernaut.

Il y a trois semaines le gang de rockers servait d'apéritif au gig des nanas de Deap Vally ( au VK), ce soir ils ouvrent pour les petits jeunes de La Muerte.

Une entrée en matière fulgurante ( 'I.C.E.'), Justin, qui ne faisait pas attention, en renverse la Moinette blonde qu'il dégustait calmement sur ses baskets de teinte  indéfinissable, la basse est lourde, le drumming plombé, les riffs de guitare sont bilieux et le chant convulsé.

Bref, c'est pas le genre de cocktail à proposer à ta belle-mère qui ne jure que par Frank Michael.

Une nana échappée de Charenton, on te signale que l'établissement a été rebaptisé hôpital Esquirol, entame, avec son compagnon de fuite, une valse décadente qui t'amène à faire quelques pas en arrière afin de protéger le liquide artisanal stagnant dans un récipient non consigné.

Pardaf, la rousse chute, tant pis pour le bleu, je m'y remets!

Sur scène la clique a décidé de cravacher encore plus sèchement, ' La Menace' se nomme la douce romance.

Le petit Dennis a apprécié.

 ' Shadow' rocke et rolle comme les vieux MC5, pas l'ombre d'un doute à ce sujet!

Le 16 octobre, j'enlève le haut, promesse tenue, monsieur Venegoni exhibe un torse d'athlète nourri à la pils puis, dans l'urgence, attaque ' Xception'.

Le comique du coin réclame un petit reggae, il sera gâté, la suite ' Future'/ 'Birdman' sonne comme du UB40 métamorphosé en Black Sabbath, le rythme est lancinant, la basse vient se frotter à l'ampli, ce qui réussit à faire trembler tout l'édifice, Jay F, inlassablement, cogne sur son attirail, la guitare part en wah wah, Médor aboie, l'amateur de reggae, amoureux, vient déclarer sa flamme à Thomas, lui pique son micro, se rappelle qu'il a vu Ozzy en 1969, pousse la chansonnette, les canards se marrent, le band un peu moins, il a fallu l'intervention de trois techniciens pour réussir à éloigner le drôle, déçu car il n'a pu terminer son laïus.

A Supernaut achève le morceau qui clôture un set viril mais bien trop bref!

 

La Muerte.

Mise en place du décorum, chandeliers munis de bougies noires, encens, écran de fumée, t'as cherché en vain la femme dévêtue allongée sur l'autel, pas de calice empli d'urine de prostituées non plus,  passons, il est 21:45', une mise en condition théâtrale se fait entendre sur bande, une litanie zombie suivie par un surf archaïque, un à un, les adeptes d'un satanisme de pacotille  surgissent:

Dee-J / Didier Moens (guitare), Michel Kirby ( guitare), Christian Z ( batterie) et Tino de Martino ( basse) et enfin Marc Du Marais, la faucheuse en chef,  masquée de sa toile de jute made in Pajottenland, soit la formation qui écume les scènes depuis le retour de La Muerte en 2014.

La messe peut commencer, les fidèles, eux aussi,  sont prêts.

Dos au public, sauf Zorro, c'est pas évident de manier les baguettes dans son dos, ils entament ' I lost my hand' qui sert de séance d'échauffement;

Tous les cabots du coin ont fouillé les alentours, pas un n'a retrouvé la paluche, ça commence fort!

Ils poursuivent par 'Whack this guy', une ballade que tu peux entendre sur leur EP 'Evil'.

Reggaeman, toujours en quête de tendresse, vient caresser le 48 fillette de l'homme cagoulé, il est repoussé sans ménagement.

Une voix: 'I've got six more bullets in my gun' ( Le bon, la brute et un autre), quand tu penses que les autorités ont promulgué, depuis 2006, la prohibition de toutes les armes à feu, tu te dis que ces mecs ne sont pas des citoyens modèles, sinon ils ont entamé ' Black God, White Devil' , cherchez l'erreur dit le cardinal Danneels qui jusqu'ici pelotait une jeune personne qui ressemblait vaguement à Bernadette Soubirou.

Comme les autres, tu t'es aplati sur le sol pendant que ces fous furieux canardaient à l'aveuglette.

Rien ne peut arrêter les monstres, ils ont embrayé sur 'Couteau dans l'eau', un inoxydable, on te signale!

 A Supernaut ne sont pas les seuls fans de Black Sabbath, voici le très lent, très effrayant, très...merde je dois pisser, 'Shoot in your back'.

Le chant issu des ténèbres te glace le sang, t'as promis d'aller te confesser à la première occasion.

Riffs en cascade, growls menaçants, 'Je suis le destructeur', un rouleau compresseur, une machine qui n'épargne rien, ni personne.

Horrible, en reprenant la route vers la capitale t'as dénombré une trentaine de vaches à l'agonie.

Gaia est sur le coup!

Le carnage sonore persévère, des visions de Jheronimus Bosch,  'Le Jugement Dernier', hantent ton esprit, ' KKK', ' I would die faster' au chant trafiqué se succèdent.

Exténué le prêtre défroqué s'assied aux pieds de la batterie, les guitares tricotent pas léger, 'L'essence des chocs' est larguée.

T'invoques le Saint-Esprit, à l'aide ô puissance de la Pentecôte, pas de bol, il est devenu sourd avec l'âge, sur scène les évangélistes apocryphes  entament une fausse 'Prière' ( Ecoutez cette prière) , statique, bras écartés, le meneur laisse ses sujets se démener comme de beaux diables à ses côtés.

Dop Massacre, les yeux exorbités, face à Didier, un vague cousin d'un athlète d'Erembodegem, se tape un solo d'air guitar tonitruant, les furieux l'ignorent, sortent les fouets et alignent  Get whipped' .

T'as jamais été un adepte de la flagellation, tu vas te chercher une pils, les masos du premier rang savourent.

On arrive au terme de l'office, ils terminent en beauté avec leur version démoniaque de 'Lucifer Sam' du Floyd.

Les thuriféraires écrasés et soumis ne pensent pas à exiger un bis, ils savent que c'est bien fini et se consolent en se dirigeant vers le bar.

Deux heures plus tard, ils y étaient toujours!

 

 

 

La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
La Muerte + A Supernaut au Centre Culturel René Magritte, Lessines, le 15 octobre 2016.
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:13
Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016

Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016.

 

Déjà en janvier dernier, People Niooz déclarait: Dua Lipa, la chanteuse à découvrir de toute urgence, quelques mois plus tard, Dua ( amour en albanais),  chanteuse/ mannequin, casse la baraque au Pukkelpop, tu savais qu'il fallait se pointer tôt pour espérer stationner frontstage.

Pas de bol un véhicule en panne à hauteur d' Anderlecht Industrie engendre un bouchon monstre, un vendredi soir, pluvieux, c'est déjà pas la joie, résultat:  plus de 25' à faire l'escargot, c'est râpé pour une place aux premiers rangs.

Sur place, 75 T-shirts à l'effigie de la belle Kosovo/ Britannique se sont agglutinés aux avant-postes, âge moyen: 15 ans, heureusement elles ne mesurent pas plus d'un mètre cinquante, à 20:00 lorsque le DJ met ses platines au point mort, la smala pousse un hurlement à faire pleurer Léo, un trio de hip hoppers, accompagné d' un scratcheur, se pointe: from Dublin: Hare Squead!

Hare Squead are  E-Knock, Tony Konstone et Jessy Rose  and are the best hip-hop act Ireland has produced in a very long time!

Le continent va les découvrir!

Si leur premier rap/ hip hop te fait craindre le pire, gymnastique et harangues habituelles, doigt levé ou tendu vers la masse, dès le second soubresaut, t'as pigé que Hare Squead étale quelque chose de plus que le commun des rappers, non seulement ils font preuve d'une énergie débordante, traversant la scène de long en large, bondissant comme des kangourous, se déhanchant en mesure, mais ils pimentent leur show vibrant d'une généreuse pointe d'humour et d'un sens de la communication évident ce qui rend leur dynamisme communicatif.

Dès le troisième titre toute la salle saute, brandit le poing et reprend les refrains catchy balancés par les Irlandais.

Parlez-vous le français, we speak French you know, listen...what about 300 baguettes, next song is about my mum, on leur a refilé une guitare et une basse et les gars s'éloignent du rap urbain pour entamer un R'n'B/soul de haute tenue.

Les comparaisons avec De la Soul ou Chance The Rapper ne sont pas usurpées, le trio nous envoie encore quelques perles, épiçant l'une d'entre elles d'une pointe de ragga, s'inquiète de notre vie sexuelle ( how many of you had sex in public, comme tes voisines étaient toutes pucelles, elles ont rougi), l'un deux plonge dans le pit réservé aux photographes pour serrer quelques pinces, et enfin la fête prend fin avec leur tube 'If I ask' qui voit l'AB transformée en trampoline géant.

Une acclamation colossale ponctue ce set généreux!

 

20:59, Joske et Kristel ne tiennent plus en place, elles décomptent les secondes en fixant le cadran de leur smartphone, 20:59' 53", l'heure fatidique dans sept secondes, cris sans chuchotements, Dua Lipa s'imprime en lettres fluorescentes sur l'écran, trois musiciens prennent place ( batterie, deux jeux de claviers/synthés, basse, guitares...), l'intro est lancée, une voix émane de coulisses, les cris redoublent d'intensité, la voilà, séduisante, joli minois, jambes affinées, lunettes de soleil bling bling, mini-jupe et bottillons noirs, ' 'Last dance' est sur les rails et déclenche l'admiration au sein du jardin d'enfants qui t'entoure.

Bruxelles, how are you?

Ginette défaille, Ilir brandit le drapeau rouge orné de l'aigle à deux têtes, la diva enchaîne sur 'Dreams' tout en invitant la foule à reprendre le chorus,  149 flashes crépitent...O K , sa pop prévisible et préfabriquée peut sembler légère aux oreilles des amateurs de rock, mais les gosses adorent et il faut reconnaître que le nouveau chouchou de l'univers electro dance ( sound of 2016 selon la BBC) bénéficie d'un  timbre décent et d'une plastique plus qu'intéressante.

On a vu et entendu pire!

Tu dis, Louis?

On ne se risque pas à mentionner les noms que tu viens de citer, quoi encore, non j'ignore qui est Alecia Beth Moore et Lindsay Dee Lohan ne fait pas partie de mes relations.

' Bad together', la voix prend des intonations  graves, style Adele, on aime!

C'est à genoux que Dua entame le soulful 'Room for 2' avant de poser la question "qui veut danser sur scène à mes côtés", ils sont près de 20 à escalader le podium tandis qu'elle attaque 'Blow your mind'.

Quinze selfies à côté de la star , un drapeau albanais lui recouvre les épaules, Ashley, avait laissé  son Samsung Galaxy à sa copine, jalouse,  car restée dans la fosse, et lui gueule "filme tout", le morceau emballé elle embrasse la chanteuse et quitte la scène à regret, lundi toute la cour de récré entendra ses exploits.

' Want you' précède le sensuel ' Thinking about you', une de tes préférées rien que pour le couplet ...I've been working later, I've been drinking stronger I've been smoking deeper but the memories won't stop...

Elle se souvient du Pukkelpop, flatte le public belge auquel elle propose de chanter le hit  ' New Love' en communion avec elle.

' Running' et ' Genesis' nous conduisent vers la fin du show et celle que 95% du public attendait, ' Be the one' en version electro twist.

Elle se tape un bain de foule avant de disparaître derrière les lourds rideaux cachant les coulisses.

 

Une ou deux minutes de patience avant un double rappel débutant par une plage bluesy et sombre, 'For Julian'. Après un ' I love you Belgium' presque honnête, elle termine le show par le bouillant  ' Hotter than hell' !

 

Papa et maman récupèrent leur progéniture, des quadragénaires t'interrogent " et, monsieur, mieux que prévu, non?"

Pas déçu, une bonne présence scénique, une bonne voix, un set bien construit mixant dancetracks et morceaux plus fouillés, Dua Lipa risque de gravir quelques échelons supplémentaires et peut-être de détrôner Ellie Goulding.

 

 

 

Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016
Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016
Dua Lipa support Hare Squead - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 14 octobre 2016
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 20:55
Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.

Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.

 

Le billet de JPROCK :

Crache ton veniiiiiiiiin ! Crache ton veniiiiiiiiin !
L’ambiance est folle dans le chaudron de Forest National où la foule saute comme un seul homme sous les riffs des Insus?
Inouï !

Les années ont passé mais les titres inoubliables de Téléphone ont gardé toute leur saveur et traversé les générations.
Car c’est bien de plusieurs générations qu’il s’agit dans le public qui garnit les tribunes de la salle forestoise.
On croise des tempes grisonnantes fans de la première heure mais aussi beaucoup de jeunes venus s’éclater sur des classiques incontournables.
Sur scène ceux qu'on a surnommé un temps, les Stones français, Richard Kolinka , Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac se démènent comme des beaux diables prouvant si c’est encore nécessaire que c’est dans les vieux chaudrons qu’on fait les meilleurs soupes.
Totalement investis par leur musique ces trois là débordent de joie de jouer ensemble et ne boudent pas leur plaisir.
Bien sûr il manque Corinne à l’appel, mais qui en a cure ?
Source de discorde au sein du band, elle n’a pas été conviée aux retrouvailles et ça ne change rien à la donne. Elle fut une bonne bassiste mais n’a jamais été un rouage essentiel au sein de Téléphone au contraire des trois autres membres incontournables.
Sur cette tournée c'est Alex Angelov qui tient la basse avec brio.
Jean Louis, légèrement plus effacé que lors de ses tournées solo, mène la danse avec ce charisme naturel qui fait de lui un grand performer, tandis que Louis le sourire au lèvres balance des solos incendiaires rythmés par ce headbanging latéral de la tête qui met en danger depuis des lustres sa colonne vertébrale.
Quand à Richard Kolinka, c’est un pur génie de la batterie, un batteur d’exception capable d’insuffler au band un souffle d’énergie incomparable.
A la fois mime, jongleur et entertainer, ce magicien des fûts se donne corps et âme durant les 140 minutes du show.
Pas un moment de répit, une fougue de tous les instants.
Incroyable !
Hormis une petite trêve acoustique où les musiciens se font plaisir en bord de scène, le set se déroule pied au plancher et le groupe aligne les hits repris en choeur par la foule : « Hygiaphone » , « Faits d’Hiver » , « La Bombe Humaine » , « Cendrillon », « Le Jour s’est Levé » , « Dure Limite « , « Argent trop Cher », « New York avec Toi » , « Un Autre Monde » et bien d’autres.

 Sur « Le Jour s’est levé » , Jean Louis assis au piano glissera un petit clin d’oeil discret à Bob Dylan lauréat du prix Nobel de littérature le même jour en reprenant quelques mesures de « Like a Rolling Stone ».
Sympa.

En rappel sur « Ca c’est Vraiment Toi, » Jean Louis et Louis se mettent dos à dos chacun jouant sur la guitare de l’autre.
Un joli moment de complicité où les deux compères prennent visiblement du bon temps et qui se termine par une accolade émouvante.

Le public exige un deuxième rappel et les Insus reviennent pour un « Tu Vas Me manquer » puissant et rassembleur.
Un triomphe.

Bilan de la soirée ?
Téléphone est toujours vivant , il est juste passé à l’époque des ( Insus) portables !!!

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
* Crache ton venin
* Hygiaphone
* Dans ton lit
* Fait divers
* Argent trop cher
* La Bombe humaine
* Au cœur de la nuit
* 66 heures
* Cendrillon
* Flipper
* Métro (c'est trop)
* J'sais pas quoi faire
* Le silence
* Oublie ça
* Le jour s'est levé
* Dure Limite
* Ce que je veux
* New York avec toi
* Un autre monde

* Encore:
* Le vaudou (est toujours debout)
* Ça (c'est vraiment toi)

* Encore 2:
* Tu vas me manquer

Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.
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Les Insus à Forest National le jeudi 13 octobre 2016.
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 13:52
Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016

Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016

 

Le 13 octobre à l'AB, beneden, Arno: uitverkocht - au Club, Amongster: complet!

 

L'assistance est déjà conséquente à 20:15, lorsque le support, Wanthanee, prend place.

 Wanthanee Wadngam ( 21 printemps) , originaire de La Panne, a été une des trois artistes ( avec Clear Season,et Equal Idiots) choisis par Studio Brussel comme étant De Nieuwe Lichting.

Une voix claire et une acoustique, elle entame ' Concrete' en mode indie folk diaphane.

D'autres ont déjà tissé des liens: Mariee Sioux ( bien vu) ou Florence Welch ( moins évident, pas le même univers), par contre Marika Hackman ou Nina Nastasia, pourquoi pas!

' Cold Summers' s'avère tout aussi radieux , le timbre de la voix exhumant des images de la douce Karen Carpenter qui, en flashes, s'impose à ton esprit.

Next one is a cover, 'Lost Stars' d'Adam Levine, une plage destinée aux âmes romantiques affectionnant les fleurs bleues.

Plus poignant sera ' Once there was', la jeune personne, d'origine thaïlandaise, aura réussi à attirer l'attention et à imposer le silence au public venu pour Amongster.

Un intermezzo vocal de moins d'une minute précède le titre qui lui a valu un début de notoriété, le brillant ' Only shadows remain'.

 Wanthanee, une artiste à tenir à l'oeil, voilà  le verdict après ce set concis de 25' qui a semblé bien court!

 

Amongster

Lauréat  De Nieuwe Lichting en 2014 ,  Thomas Oosterlynck, le frontman du groupe gantois a pris son temps pour sortir un premier full CD. 'Trust yourself to the water' ( V2) est dans les bacs depuis quelques semaines, il succède au selftitled EP de mars 2015, le concert de ce soir est considéré comme une release party, famille et fans sont venus en masse!

Le groupe a foulé de belles scènes: Pukkelpop, Het Depot, le Trix, Crammerrock, Absolutely Free Festival, il n'est plus sujet au trac des débutants.

A 21h, ils sont quatre à émerger des coulisses, Thomas Oosterlynck - guitars, vocals/ le talentueux Jasper Maekelberg - bass- guitar- backings ( Faces on TV, Yuko, Douglas Firs...) / Robbe Vekeman ( Bazart) - drums et drumpads/ Tom Soetaert - keys, backings.

Quoi?

Non, il n'a ni joué à Anderlecht, ni à l'Ajax, ni à Genk.

Ils entament les hostilités avec le single ' Teacher' , de la pop lunaire et mélancolique, accentuée par la voix  fragile, les nanas adorent, du frontman.

Oscar and the Wolf casse la baraque, Amongster espère suivre la même voie, ils sont nombreux les groupes à avoir été influencés par Coldplay, Keane ou autres formations confectionnant une pop passe-partout, relativement inoffensive.

' Ranstills', légèrement plus vigoureux, confirme le propos, il est suivi par le titletrack de l'album, 'Trust yourself to the water', le timbre cassé du brumeux Thomas réussi à faire fondre quelques coeurs adolescents, l'orgue, espiègle, ajoute une touche désuète à la plage.

La suivante, 'Over the river', datant du EP, ruisselle par une belle journée ensoleillée  en suivant de  paisibles et pittoresques méandres.

Le programme  se complaît  en mode midtempo, les couplets se révèlent joliment fignolés, lisses et bienveillants, mais ils ne parviennent ni à t'émouvoir, ni à t'enthousiasmer.

Trop grande uniformité engendre monotonie!

La playlist mentionne' Stay awhile', plus intéressant lorsque Jasper troque sa basse pour une guitare, puis 'Bright life' ou encore  le single ' Butcher's boy'  décoré d'un gimmick plaisant et 'Runalong'.

Sur l'album, une violoniste s'entend sur ' War has a song', she's there!

Il s'agit de  Wanthanee qui ajoute quelques lignes de  violon et se charge des backing vocals pour ce nième titre élégiaque.

Le groove discret de 'Leo' rend le titre danceable, mais pas question de transpirer!

We gaan nog twee nummers spelen, le premier s'intitule ' Salrow', secoué par quelques vagues remous et déchiré par la guitare postrock mordante de Jasper, la dernière, avec l'angoisse comme thème, se nomme 'Fear until you leave me' , un des meilleurs morceaux de la soirée.

 

Bis

Thomas solo, 'Welcome to my friends' une ballade folky contrastant avec les autres compositions du Gantois.

Le band est à nouveau rejoint par Wanthanee Wadngam pour 'All I know is you' , une berceuse remplaçant la tisane au miel d'acacia que tu comptais ingurgiter avant le repos nocturne.

 

 

Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016
Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016
Amongster - Wanthanee - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 13 octobre 2016
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 12:37
The Wedding Present à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 octobre 2016

The Wedding Present à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 octobre 2016

 

 

The Wedding Present

David Gedge - singing, guitars Sam Beer-Pearce - guitars Katharine Wallinger- bass, backing vocals Charlie Layton - drums

 

A quote: 

“The boy Gedge has written some of the best love songs of the Rock ‘n’ Roll Era. You may dispute this, but I’m right and you’re wrong!” John Peel.

 

Florian Hexagen était au Bota-

 

 Et donc, 30 ans après avoir débuté, The Wedding Present reste cette perle rock indé électrique que l'on adore déguster de temps en temps, que ce soit sur album (leur petit dernier, "Going, Going...", est une véritable réussite d'ailleurs, penchez-vous dessus) ou bien (désormais on peut le dire) en live. David Gedge, malgré les années qui passent, possède toujours l'une des plus belles voix du rock anglais, en plus d'un charisme indéniable sur scène.

Bref, content de les avoir ENFIN vus!

 

setlist

 

Give My Love to Kevin

 

Come Play With Me

 

Little Silver

 

Birdsnest

 

Spangle

 

Go Out and Get 'Em Boy

 

What Have I Said Now?

 

Rachel

 

Mothers ( cover)

 

Two Bridges

 

Brassneck

 

End Credits

 

Dalliance

 

Dare

 

Bear

 

Drive

 

My Favourite Dress

 

Santa Monica

The Wedding Present à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 13 octobre 2016
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 16:01
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour un!

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour un!

 

Par Charles Eloy.

 

MaMA Event  (Convention et Festival) à Paris, le rendez-vous incontournable des professionnels de l'industrie de la musique et du spectacle. C'est également une opportunité de découvrir les nouveaux talents et les nouvelles productions. Dans le cadre du festival,  Il y a le choix  entre 120 concerts dans 15 lieux du 12 au 14 octobre 2016

Après avoir reçu mon pass presse à l'Élysée-Montmartre, la salle historique de l'angle de boulevard de Rochechouart et de la rue de Steinkerque. rénovée après cinq ans de travaux.  Les salles de concerts se trouvent dans les environs. Nous sommes dans les quartiers Pigalle et Montmartre.  Impossible de vous perdre, le nombre d'enseignes lumineuses sur votre passage vous rappellent les quartiers qui, cette fois, seront chauffés par la musique.

Pour l'entrée en matière, quelques chroniques de concerts de la soirée  vous donne une idée de tendances musicales actuelles.

Mellow Mood (IT) - reggae - La Boule Noire

Les Mellow Mood , un groupe de reggae "made in Italy" divertit bien le public. Aux premiers rangs, les jeunes sortant de l'adolescence, ayant quitté la bienveillance de leurs parents dansent au-devant de la scène.

Nous retrouvons leurs messages militants et engagés avec des mots que nous retrouvons dans nombre de compositions reggae. Le genre musical qui a émergé dans les années soixante s'est imposé comme un style musical comptant des adeptes de toutes les générations et dégage  des vibrations positives en préambule des concerts suivants.

Les jumeaux Jacobo et Lorenzo Garcia, chanteurs et guitaristes animent bien la scène.  Leur look  rasta (dreadlocks) véhicule bien l'image du groupe. Leur prononciation est très claire et permet de suivre les textes, parsemé des 'Yah, Yo, Hey man" et autres clichés de la culture reggae.  Les fans ne manquent pas de reprendre en chœur une  partie de leurs chansons.

Leur tube planétaire "Dance inna Babylon" est l'apothéose du concert.  Les paroles, faisant allusion à la politique et au système sur un reggae servi à la sauce italienne, enchantent le public.

 

 

Nouvelle Vague (FR) - Pop Chill - La Cigale

La formule magique du groupe Nouvelle vague fonctionne depuis 2004.  Les deux musiciens producteurs  Marc  Collin et Olivier Libaux  adaptent des tubes,  essentiellement issus de la new wave

Ce soir, ils sont entourés des chanteuses Elodie Frégé et Mélanie Pain. Elodie Frégé se retrouve souvent dans les magazines people, mais c'est également une interprète talentueuse qui occupe bien le devant de la scène. Mélanie, le seconde chanteuse est plus discrète, avec une image rétro et charmeuse. Elle interprète avec beaucoup de sensualité.

"I could be happy " est un extrait de leur album éponyme, une reprise du groupe culte écossais new wave., Altered Images.   Le public accompagne le groupe en chantonnant le refrain.

"Blue Monday", une reprise de New Order, un groupe  new wave et alternatif de Manchester .  Les musiciens producteurs Marc Collin et Olivier Libaux détruisent et reconstruisent  le morceau sur un flot léger de bossa nova.

Des compositions originales  du dernier album sont jointes à leur répertoire de reprises

 

La synergie des deux chanteuses et les musiciens producteurs nous offre un spectacle musical alliant la bossa nova, autres rythmes latinos, le folk-rock et des touches d'électro.

La perfection des  arrangements musicaux est recherchée, tout en maintenant le côté artisanal.

Cela est leur clé du succès en créant des sonorités identifiables.

Leur  nouvel album 'I could be happy" sera dans les bacs, le 6 novembre.

 

 

Fishbach (Fr) - pop/electro -  La machine du moulin-Rouge/La Chaufferie

A lire, l' excellente rubrique de mon collègue Michel Preumont lors du passage  de Fishbach au Brussels Summer Festival, le 9 août 2016. 

 

Cotton Claw (FR) -  Electro/beats/live  - La Machine du Moulin Rouge - la Chaufferie

Cotton Claw, un collectif constitué de quatre producteurs (Lilea Narrative, Zo aka La Chauve-Souris,YoggyOne et Zerolex), originaires de Besançon privilégient les concerts durant lesquels ils utilisent une scénographie lumineuse.

Ils ont adapté leur concert à l'espace de la Machine du Moulin rouge.   Les quatre musiciens sont rassemblés devant une table couverte d'instruments (synthés analogiques, échantillonneurs) en développant leurs thèmes.

 

Durant le morceau "Leaps and Bounds", le collectif s'agite autour de la table. Chacun des membres contrôle des pads, touches carrées, en caoutchouc, qui lancent des sons lorsqu'on les frappe.

C'est une expérience de les  voir jouer en live, sans séquence préenregistrée.  Les quatre beatmakers synchronisent leur musique, alternent les syncopes, ajoutent des séquences de voix et des arpégiateurs.  Dans la seconde partie du concert, les grosses basses synthétiques envahissent l'espace sonore de la salle.

 

 

Keep Dancing Inc (FR) - Pop indé - Le Bus Palladium

Nos jeunes musiciens Charles, Louis et Joseph ont le look: deux blonds  et un avec  des cheveux bien coiffés foncés. Ils sont les chouchous des adolescentes.

Etant étudiants le jour et musiciens la nuit, ils gèrent leur temps et leur compositions ne sont pas encore tout à fait abouties. Si tout n'est pas encore parfait, ils ont cette énergie créative, qui à mon humble avis, en fera un groupe majeur dans un  proche avenir.   Sur scène, ils chantent, passent de la guitare aux claviers créent des univers distincts, couvrant ainsi bien le easy-listening  que des compositions plus recherchées.

Nos jeunes talent, âgés entre 19 et 20 ans, ont défini leur style cold zouk (zouk pour le côté pop et cold pour le côté cold wave) s'inspirant du surf rock, le punk et la synth pop alternative  (New Order, Blood Orange, Chromatics et The Drums).

Un concert bien animé de cold zouk.  La salle était bruyante,  car Keep Dancing  Inc, c'est un groupe d'amis jouant dans une soirée pleine d'ambiance.

 

Les prévisions de la météo pour demain ne sont pas des meilleures, mais la musique nous réchauffe le coeur.

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour un!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour un!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour un!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour un!
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:05
Steel Panther - Inglorious à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 12 octobre 2016

Steel Panther - Inglorious à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 12 octobre 2016

 

Le billet de JPROCK :

C’est la troisième fois que je voyais les glamrockers de STEEL PANTHER live en deux ans, et à chaque fois j’y prends le même plaisir.
Même si le show est rodé comme une horloge et que l’effet de surprise n’agit plus (on sait sur quel titre le groupe va faire monter les nanas sur scène, que le set va être entrecoupé de multiples moments où les musiciens se vannent et se lancent dans des dialogues tordants qui volent en dessous de la ceinture, que les filles vont exhiber leurs nichons avec un enthousiasme beau à voir ) Steel Panther c’est du lourd et les titres se suffisent à eux mêmes, excellents, et joués par des musiciens doués en diable.
Steel Panther c’est une vieille maitresse qu’on vient voir et revoir alors qu’on connaît son corps par coeur mais en sachant qu’une fois de plus elle va nous emmener au septième ciel en déployant tous ses talents de bitch lubrique qui n’a plus rien à apprendre .
Alors bien sûr on peut faire la fine bouche et reprocher au groupe quelques petits défauts qui pour moi apparaissent comme des qualités, se dire que les temps morts sont trop fréquents et qu’à chaque concert on a une impression de déjà vu, mais en toute objectivité si on se laisse aller à prendre dans la tronche la masse d'énergie qu’il nous donne avec enthousiasme et dans la bonne humeur, on ne peut qu’ être séduits.
De « Eyes of a Panther » en passant par la folie de « Asian Hooker », « 17 Girls in a Row », « Gloryhole », les pratiques sexuelles déclamées avec une fausse candeur sur la ballade entêtante de « Girl from Oklahoma », le magnifique « Community Property » et la déferlante « Death to all but Metal » Steel Panther se montre délicieusement irrévérencieux maniant l'humour comme antidote et sans jamais dépasser les limites de l’irrespect.
Ces types là sont dingues mais tellement sympas, et surtout ils ne se prennent pas au sérieux !
C'est ça le rock et le metal c'est du fun avant tout, et beaucoup de groupes ont parfois tendance à l'oublier .
Bref ce fut un excellent concert, un peu en dessous de la
prestation épique du metal day des Lokerse Feesten d’août dernier, mais fidèle à ce que le band apporte à son public fidèle venu en masse puisque le show affichait sold out.
On attend en tout cas avec impatience leur nouvel album prévu dans quelques mois.
Et puis " Party All Day (Fuck All Night) " comme dernier titre pour clôturer le set c'est un super programme non ?

Ah oui, cerise sur le gâteau, en première partie les mecs d' INGLORIOUS emmenés par l’excellent vocaliste Nathan James ont confirmé tout le bien qu’on pensait déjà d'eux au vu de leur prestation à Lokeren et à l’écoute de leur premier album.
Un band à revoir en headliner.
Une super soirée je vous dis…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
* I Love It Loud (KISS song)
* Eyes of a Panther
* Just Like Tiger Woods
* Party Like Tomorrow Is the End of the World
* Asian Hooker
* Turn Out the Lights
* Let Me Cum In
* Guitar Solo Satchel
* It Won't Suck Itself
* She's on the Rag (Acoustic)
* Girl From Oklahoma
* 17 Girls in a Row
* Gloryhole
* Community Property
* Death to All but Metal

* Encore:
* Fat Girl (Thar She Blows)
* Party All Day (Fuck All Night)

Steel Panther - Inglorious à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 12 octobre 2016
Steel Panther - Inglorious à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 12 octobre 2016
Steel Panther - Inglorious à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 12 octobre 2016
Steel Panther - Inglorious à l'Ancienne Belgique - Bruxelles, le 12 octobre 2016
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 08:51
Au monde ils ont dit un éternel adieu: Angus R Grant, Bored Nothing, Michiyuki Kawashima, Don Ciccone, Eric 'Powa B' Beysens!

Le violoniste Angus R Grant est décédé d'une courte maladie ce 9 octobre, à l'âge de 49 ans, il était le frontman  du Celtic fusion band Shooglenifty, responsable de 9 albums.

Avant cela son violon s'entendait chez Pennycroft et Swamptrash, le prédécesseur de Shooglenifty

 

 Fergus David Edward Miller, from Geelong, Australia, qui se produisait sous l'identité Bored Nothing a mis fin à ses jours ce 9 octobre, il avait 26 ans.

On ne lui connaît qu'un album, le self-titled 'Bored Nothing', du noise pop/shoegaze qui lui a valu un statut de cult artist non seulement en Australie mais également dans d'autres régions anglophones.

 

 

Michiyuki Kawashima était le guitariste/vocaliste de l'electronic band Boom Boom Satellites, un duo, Masayuki Nakano s'occupait des lignes de basse et du programming.

Le groupe a sorti une dizaine d'albums, le dernier, un EP, 'Lay your hands on me', date de 2016.

Kawashiwa souffrait de tumeurs cérébrales depuis des années, il en est décédé le 9 octobre.

 

 

Don Ciccone, aucun lien de parenté avec Madonna, est surtout connu comme membre fondateur des Critters, un groupe pop ayant connu son heure de gloire dans les sixties, classant e.a. "Mr. Dieingly Sad" dans le Billboard top 25.

Don a également fait partie des Four Seasons et du band accompagnant Tommy James: The Shondells.

Il nous a quittés à 70 ans.

 

 

Le Dj, Eric 'Powa B' Beysens, considéré comme un pionnier de la house est décédé des suites d'un cancer, mercredi dernier!

Il a été dj résident de plusieurs boîtes branchées dont le Boccaccio, le 55, la Rocca ou  le Who’s Who’s Land.

Il était également connu comme producteur, on lui doit une série impressionnante de releases ( house, techno, new beat...) pour  R and S RecordsPIAS ou Sony.

 Il a sorti plusieurs albums sous son nom et se produisait live avec son groupe Backlash.

 

Au monde ils ont dit un éternel adieu: Angus R Grant, Bored Nothing, Michiyuki Kawashima, Don Ciccone, Eric 'Powa B' Beysens!
Au monde ils ont dit un éternel adieu: Angus R Grant, Bored Nothing, Michiyuki Kawashima, Don Ciccone, Eric 'Powa B' Beysens!
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:21
Ultimate Painting au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 11 octobre 2016

Ultimate Painting au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 11 octobre 2016

Rendez-vous à l'accueil, t'as bien ri lorsque Michel s'est tapé une palpation corporelle avancée avant de récupérer son passe-photos!

Direction le bar du Witloof, le concert d'Ultimate Painting, prévu à 20h, débutera peu après 20:30'.

The Ultimate Painting, un Dali, un Picasso, un Francis Bacon, une estampe numérique, une esquisse de Fritz De Potsenmaeker ?

Tu n'y es pas, le nom du groupe est associé à une oeuvre de Clark Richert, Richard Kallweit, Gene Bernofsky, JoAnn Bernofsky et Charles DiJulio faisant partie de la communauté artistique Drop City.

Jack Cooper ( BeepSeals, Mazes) et James Hoare ( Veronica Falls, Your Twenties) forment Ultimate Painting fin 2013.

Les deux guitaristes s'entendent à merveille et pondent 4 albums ( dont un live) en trois ans, le plus récent s'intitule 'Dusk'.

Sur scène, Jack and James sont, admirablement, secondés par un batteur ( Bill Roe) et un bassiste ( Will Young).

Ces gars ne peuvent être considérés comme les rois de la communication, un journaliste rapporte que lors d'un concert, Jack aurait proclamé “I feel like we only attract people who want to go home straight after”, sur scène, le duo reste distant en se concentrant sur la qualité des riffs tirés de leur Epiphone respective, les mercenaires fournissant un travail rythmique impeccable.

Good evening, we're called Ultimate Painting, c'est également l'intitulation du morceau ouvrant le set.

Leur concoction sonne particulièrement yankee pour des Londoniens, ce n'est évidemment pas le premier groupe du UK à s'inspirer du psychedelic rock né en Californie bien avant Woodstock, un revival a démarré dans les nineties avec des bands tels que Kula Shaker ou Ocean Colour Scene, plus récemment Lola Colt, Desert Mountain Tribe ou Black Market Karma ont défrayé les chroniques, Ultimate Painting est de la même famille, dès le premier titre, ton cerveau se met en quête de filiation et propose les Byrds, le Velvet ou REM à leurs débuts, l'usage des pédales à effets est réduit au strict minimum, les voix s'associent ou se répondent harmonieusement, la composition dégage une impression de fraîcheur et de nonchalance, bref, un bruit de fond idéal pour s'allonger dans un parc inondé de soleil.

Toujours extrait du premier album, voici ' Rolling in the deep end' présentant les mêmes atouts que la précédente.

'Riverside' achève la trilogie extraite de l'album 'Ultimate Painting'.

We're going to play a couple of songs of the new album ( ' Dusk') murmure Jack, ' Bills' entame la suite, loose-but-biting vibes, écrivait un sujet du pays ayant brexité, c'est pas con!

Can I get some more light, please.

A la table ils doivent être complètement sourds, ils plongent le quatuor dans l'obscurité totale, pas de réaction, ils entament la perle ' Song for Brian Jones' .

Absence totale d'esbroufe, Ultimate Painting se contente de l'essentiel, leur guitar rock est du genre qui ensorcelle en sous-main.

Une plage de 'Green Lanes' pour suivre, le groovy ' I've got the sanctioned blues' qui selon Vincent rappelle Teenage Fanclub.

' Break the chain' s'avère tout aussi mélodique et renvoie sans conteste vers les rois de la pop, les Beatles, époque 'Revolver'.

Aucun album n'est mis particulièrement en évidence, la setlist propose un nouvel extrait de 'Dusk', toujours sans artifices, la ligne claire reste la voie royale pour ' I'm set free'.

Jack: Je me souviens être passé avec Mazes au Botanique, il y a cinq ans.

Réaction d'un gars du premier rang, I saw you in the Ancienne Belgique two years ago, it was the day that Lou Reed died!

Le 27 octobre Mazes était à l'AB au même programme que Parquet Courts.

James passe derrière le piano pour deux titres, la ballade 'Lead the way' et 'Monday Morning, Somewhere Central' .

Il reprend sa guitare pour 'Jane' aussi sweet que celle du Velvet Underground.

Petite remontrance au drummer ayant entamé 'Skippool Creek' alors que Jack s'accordait, on reprend, l'eau est limpide, l'air est doux, un brin d'herbe coincé entre les dents tu contemples un petit nuage laiteux ondulant dans l'azur.

As we never play encores we'll play two more songs before we take place at the merch, this is 'Sweet Chris' mais c'est la dernière ' Ten Street' transformée en jam rock comme le faisait si bien Grateful Dead qui déclenchera l'enthousiasme.

Le meilleur pour la fin, donc, il est normal qu'après un morceau d'une telle envergure il n'y ait pas de rappel.

Merci à Will d'avoir retranscrit la setlist!

photos- Michel van Rhijn - concert monkey

Ultimate Painting au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 11 octobre 2016
Ultimate Painting au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 11 octobre 2016
Ultimate Painting au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 11 octobre 2016
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Published by michel - michel van rhijn - dans Concerts
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