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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 14:03
Ils ont lâché la rampe: Olle Ljungström, Jadranka Stojaković

Ignoré chez nous, le singer-songwriter Olle Ljungström jouissait d'une belle popularité en Suède.

Avant de débuter une carrière solo, le chanteur/guitariste a fait partie du New Wave band Reeperbahn, 3 albums avant le split en 1984.

Peu après, Olle fait partie du duo Heinz and Young qui pond l'album 'Buzzbuzzboys', après cet épisode il sort huit albums solo, le dernier 'Släng in en clown' en 2013.

L'artiste a été retrouvé sans vie ce 4 mai.

Jadranka Stojaković, elle aussi fait partie de la caste des auteurs-interprètes.

Née à Sarajevo, encore yougoslave en 1950, elle se lance dans la musique dès l'âge de 16 ans, rejoignant un oncle dans une formation jazz.

En 1981 on la voit lors du Concours Eurovision, elle assure les choeurs pour Vajta, trois ans plus tard c'est elle qui chante l'hymne olympique pour les jeux d'hiver se déroulant chez elle.

On lui connaît cinq albums.

La presse bosniaque indique: "Jadranka was known for her performances where she sang, played the guitar and the mouth organ, all at the same time."

Après un long séjour au Japon, la chanteuse revient au pays, donne quelques concerts avant de se retirer, malade.

Elle avait 65 lors de son décès.

Ils ont lâché la rampe: Olle Ljungström, Jadranka Stojaković
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 16:44
NUITS DU BEAU TAS:: Legendary Shack Shakers + Cut au Magasin 4- Bruxelles, le 3 mai 2016

NUITS DU BEAU TAS:: Legendary Shack Shakers + Cut au Magasin 4- Bruxelles, le 3 mai 2016

Les Nuits du Beau Tas, troisième édition d'un festival iconoclaste qui se veut l'événement alternatif en opposition aux autres Nuits plus traditionnelles.

L'ouverture officielle s'est déroulée le 29 avril, en ce 3 mai rayonnant, c'est le pimpant Magasin 4 qui accueille les Legendary Shack Shakers et Cut.

En attendant Mich, le photographe dragueur de coeurs blessés, tu t'en jettes une en essayant d'éviter RickyBilly qui, sans aucun doute, finira par te repérer pour t'abreuver de son soliloque abscons tout en postillonnant sur ton frais visage, rasé il y a 3 jours!

20:00 le coureur de jupons t'a rejoint et Cut monte sur scène.

Non, Eugénie, Cut n'est pas une série télévisée dramatique made in France, le trio pratiquant un garage/punk costaud nous vient de Bologne où personne ne bouffe des pâtes à la bolognaise mais où la mortadelle est incomparable!

Pas de basse, deux guitares maniées de main de maître par des artisans au vécu indéniable: Ferruccio Quercetti et Carlo Masu qui alternent les vocaux - aux drums, un chevelu illettré, d'après ses sympathiques copains, le formidable Gaetano Maria di Giacinto!

Pendant trente minutes les concitoyens de Marconi, quoi, Edwige, mais non personne n'a parlé de macaroni, bécasse, ont sidéré le public de l'entrepôt en le gratifiant d'un show où se frôlaient énergie, entrain et savoir-faire.

La disco de Cut compte quelques plaques, en 2014 sortait un deux-titres' Cut must die', l'album 'The battle of Britain' date de 2011 et 'Annihilation Road' mixé par Matt Verta-Ray ( Heavy Trash) est estampillé 2009.

On a joué au Magasin 4 il y a 13 ans, nous rappelle le moins chevelu de la clique, c'était encore rue du Magasin, voici ' Sister Guillotine', un punk tranchant et musclé.

Vous n'êtes pas très nombreux, je me joins à vous, décide Ferruccio avant d'embrayer sur le délicat 'Sweet Words'.

Cut travaille dans l'urgence!

Voici 'Annihilation Road', aussi bref que hargneux.

Le treno ad alta velocità passe en trombe devant la gare, 'Strange kind of feeling' est sur les rails, Ginette, une nubile rousse, secoue sa cafetière par soubresauts épileptiques, RickyBilly, qui venait de toucher ses émoluments de chômeur diplômé, nous paye un godet, on l'inscrit dans les annales.

C'est pendant ' Awesome' que Carlo ayant aperçu une tarentule velue se met à escalader l' enceinte sur laquelle on avait déposé nos consommations.

Fais chier, Carlo!

' She gave me water' démarre posément, Gaetano accélère la cadence, l'orage éclate, de l'eau, il disait, ouais, des trombes, Eustache!

Next one is for all the punks in town, ' Wrong black city', je m'ennuie là-haut, je redescends.

Ce truc vicieux sonne comme les bons braves Kids !

C'est le dernier show de la tournée, on vous donne tout ce qu'on a dans le ventre, voici 'Trouble' et puis la bombe signée MC 5 'Black to comm'.

La tarentule se repointe, Carlo sur la grosse caisse!

Approchez, approchez, bambini, pour 'Sixty Notes' j'ai besoin de deux bodybuildés qui me porteront et toi, François, tu tiens le micro.

Lorsque les forçats faiblissent Carlo se paye un Fosbury flop audacieux et se retrouve allongé aux pieds de la batterie.

On s'ennuie pas ce soir!

La dernière, un garage fumant, 'Night ride'.

Toujours plus haut, le Carlo, son crâne caresse les spots.

Jef, attrape ce tambourin et monte, Gaspard, tu vas seconder Gaetano, et toi, ma grande, lâche ton copain et viens danser, je te refile ma gratte, Hans, fais en ce que tu veux.

Un final anarchique et palpitant!

Great band!

Legendary Shack Shakers

La soirée avait démarré sous les meilleurs augures, la suite allait encore se révéler plus dingue.

Déjà en 2012, au Roots and Roses, le groupe du Kentucky avait fait très fort mais ce soir, à Bruxelles, il nous a tous mis KO.

Sur scène il n'existe pas mieux que les Legendary Shack Shakers!

Un mec écrivait il y a 6 ans: If you go see them and don’t walk out with your head on fire, I’ll let a lizard eat my gizzard, and personally reimburse you the door out of my own pocket.!

Il n'a jamais remboursé quiconque!

La figure de proue, le showman d'exception, le siphonné du ciboulot, se nomme Joshua "J. D." Wilkes ( chant, harmonica, banjo), ce que l' animal perpètre sur scène est indescriptible, il réussit à faire passer Iggy Pop pour un pauvre bedeau: grimaces, gestes obscènes, mouvements d'humeur imprévisibles, acrobaties, numéro de jongleur, danse de Cosaque en état d'ébriété, cabrioles folles, prédications, striptease, etc...

Faut pas croire que le show se borne à un numéro de vaudeville, le mec joue de l' harmonica à faire pâlir notre Sainte Geneviève, chante avec aplomb et manie le banjo comme Derroll Adams.

Si il est le seul membre originel du combo, les musiciens qui l'accompagnent sont loin d'être des bourricots (Fuller Condon- upright bass/ Rod Hamdallah - guitar et Preston Corn - drums)!

Le dernier album a pour nom 'The Southern Surreal'.

Après une courte intro, 'Cow tools', ils enchaînent sur l'énervé country/psychobilly 'Mud'.

On se fie au semblant de playlist que Fuller a écrit après le gig ( merci,encore!)

Toi, approche,voilà des tickets, apporte nous de la bière, vite fait!

Tu veux tirer mon portrait, petit, ok, je colle mon nez à ton objectif.

'Pinetree boogie', les pins sont secoués par de sérieuses rafales, une sale tempête s'annonce!

L'harmonica s'affole, le crapuleux ' Old spur line' déboule, fait chaud ce soir, admirez mon torse velu.

Voici 'Hell Water', aux saveurs marécageuses, le morceau a été écrit à la New-Orleans.

Thibault j'adore ton ciré jaune, viens, ket!

Il tire sur le capuchon du moine pour lui cacher la vue afin de l'empêcher de voir ses petits seins tout blancs.

J'ai des vapeurs!

Franche rigolade à tes côtés, Louison, une habituée, a entamé depuis 14' une danse décadente qui ne finira jamais.

Elle te sourit bêtement, tu vas te chercher une Maes!

Bong, le révérend s'envoie un coup de micro sur le front puis entame un boogie vicieux avant de piquer le bonnet d'un montagnard paumé.

Rod a une inspiration, happy birthday, James Brown!

T'es con ou quoi, c'est l'annif de Jésus pas de J B, banjo time, kids, 'Sugar baby' en mode bluegrass agité.

Plus calme, façon cabaret à la Tom Waits, 'Hoboes are my heroes'.

Bon, je range le banjo....boum, boum, boum, ' No such thing', t'as vu un godet en équilibre sur le front tout en jouant de l'harmonica, ouille, le houblon se déverse dans mon cou!

Ce truc est tellement dingue que tu t'es mis à gigoter comme Louison, mais avec une grâce plus virile.

On continue avec l'enragé 'Bullfrog blues' et quelques autres hillbilly/klezmer/boogie/psychobilly kick ass tunes pas caramel.

Faut pourtant que tu déménages, dans le coin, l'air a pris des saveurs nauséabondes, ah, oui, RickyBilly et ses flatulences.

Juste avant de partir du côté de la guitare, JD vient te baiser les joues, merde, t'étais pas rasé et t'avais oublié de t'asperger de sent bon.

Il est près de 22:00, foutu curfew, vite 'Down to the bone', ' Hip shake, baby', 'Wild wild lover' puis un roulé-boulé sans filet et la présentation des cowboys qui ont tous droit à un solo avant la sortie de scène.

La foule se déchaîne, o k, vite un double bis, 'Sompting in the water' et 'Christ Almighty' pour finir la messe.

Et la bénédiction finale, cureton de mes deux?

Pas de panique, on revient, ' Back to Paducah' et puis bye, bye, see you at the bar!

photos- Michel van Rhijn - concert monkey

NUITS DU BEAU TAS:: Legendary Shack Shakers + Cut au Magasin 4- Bruxelles, le 3 mai 2016
NUITS DU BEAU TAS:: Legendary Shack Shakers + Cut au Magasin 4- Bruxelles, le 3 mai 2016
NUITS DU BEAU TAS:: Legendary Shack Shakers + Cut au Magasin 4- Bruxelles, le 3 mai 2016
NUITS DU BEAU TAS:: Legendary Shack Shakers + Cut au Magasin 4- Bruxelles, le 3 mai 2016
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 08:48
Les derniers décès: Hubert Mounier, Wolfgang „Wölli“ Rohde, Doug Raney, Harrison Calloway

Hubert Mounier est mort lundi 2 mai à l’âge de 53 ans, d’une crise cardiaque .

Le chanteur de l'Affaire Louis Trio avait publié un roman autobiographique, "Le nombril du monde" en 2014 et il était également auteur de bandes-dessinées sous le pseudo Boris Cleet.

L'Affaire Louis Trio a sorti 7 albums et a remporté une Victoire de la Musique avec 'Chic Planète'.

Wolfgang „Wölli“ Rohde, né à Kiel en 1950, commence sa carrière de batteur au sein de Die Suurbiers mais c'est en rejoignant le punk band Die Toten Hose qu'il se fait un nom.

Il quitte ce groupe phare de la scène allemande en 1999 mais reste dans le monde de la musique comme co-organisateur de Rock am Turm!

Il nous a quittés il y a une dizaine de jours.

Le guitariste de jazz Doug Raney est mort le premier mai.

C'est en jouant avec son père Jimmy Raney, guitariste pour Stan Getz ou Artie Shaw, qu'il fait ses débuts.

Le fiston a sorti un peu moins de 20 albums et a travaillé aux côtés de Chet Baker, Kenny Baron ou Billy Hart, comme il s'était établi au Danemark il a également côtoyé des jazzmen nordiques tels que le contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen.

Harrison Calloway était membre fondateur de la célèbre formation de cuivres Muscle Shoals Horns, il y jouait de la trompette.

Si le groupe a sorti quelques disques, c'est surtout comme session musicians qu'il s'est rendu célèbre.

Des noms?

Bob Dylan, BB King, Elton John, Dr Hook, Jessie Colter, Eddie Hinton....

Les derniers décès: Hubert Mounier, Wolfgang „Wölli“ Rohde, Doug Raney, Harrison Calloway
Les derniers décès: Hubert Mounier, Wolfgang „Wölli“ Rohde, Doug Raney, Harrison Calloway
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 20:33
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)

Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)

Il est 16:20', round 8 - stage roots: Phil Cook and The Guitar Heels.

Une des découvertes de ce festival, Phil Cook!

Un explorateur, cartographe?

Non un apiculteur, crétin!

Que dit le moteur de recherche?

Phil Cook is a multi-instrumentalist, songwriter, and interpreter based in Durham, North Carolina.

Il fait partie de Megafaun ou des Shouting Matches, a collaboré avec les Blind Boys of Alabama ou Amy Ray (e.a.) et ce gars, au palmarès édifiant, vient à peine de sortir un album sous son nom ' Southland Mission'.

Accompagné par un band solide, The Guitar Heels ( avec notamment James Wallace aux claviers), le mec, grand fan de Ry Cooder, tourne en Europe et s'est donc arrêté dans le coin.

Il débute avec '1922', mon dieu, quel soulagement après la prestation grotesque du clown précédent, de l'Americana haut de gamme.

La suivante est tout aussi soignée, il se présente, Hi, I'm Phil Cook de Caroline du Nord, c'est pas au Japon, je suppose que pas 1% de l'assistance a jamais entendu mon nom, les mecs à mes côtés sont les Guitar Heels, ils ne portent pas de talons aiguilles, on continue avec la ballade 'Anybody Else'.

Superbe!

Le laidback 'Sitting on a fence' nous rappelle effectivement une certaine langueur qu'on peut retrouver chez Ry Cooder, J J Cale ou Dr.John.

'Lowly road' is a gospel song que je dédie aux Staple Singers.

Luk est aux anges!

John Prine, ' Fish and Whistle' en picking, fameuse version!

Sur l'album, 'Great tide', décoré d'une slide marée basse, un fond sudiste loin d'être désagréable.

La suivante est pour mon fiston de cinq ans, ma femme attend un bébé, j'ai hâte de la retrouver , 'Ellis, it's time to wake up'.

James va vous en chanter une, un formidable rendu du chef-d'oeuvre du Band, 'The shape I'm in'.

Il présente ses collègues et envoie la dernière du set, 'Ain't it sweet'.

C'était plus que sweet, gars!

Chapeau bas!

The Love Me Nots

A Phoenix, Arizona, les nanas ont une touche singulière, elles portent des bas résilles, des mini-jupes ou mini-shorts très mimi, leur maquillage évite la sobriété, elles attirent les hommes à un degré supérieur aux étrons malodorants au dessus desquels voltigent de nuisibles diptères bourdonnant sans grâce.

En deux mots, nous on aime Nicole Laurenne ( vocals, organ, poses ultra suggestives) et Christina Nunez ( basse, backings) une fille ayant la même coupe que M, à qui les bas nylon ne conviennent pas.

Elles sont flanquées de Michael Johnny Walker, un buveur de Bourbon, qui manie la gratte plutôt bien et de Jay Lien aux drums.

Genre?

Pas recommandable, sauf si comme nous tu aimes le fuzz-and-farfisa rocknroll with an attitude, ces gonzesses feraient presque passer les Lords of Altamontt pour des has-been!

Go: 'Shuffle', la gent masculine délaisse la buvette pour s'agglutiner frontstage, 'Dark City', on adore les sonorités du Farfisa et le jeu de jambes hardi de Laurenne.

'Falling', c'est sexy le garage, 'I'm the one' hurle-t-elle.

Quoi, Françoise?

Vulgaires, mais non mon chou!

Pourquoi elle secoue son orgue, une araignée s'est infiltrée entre les touches, babe!

Si vous achetez un T-shirt ou un CD vous aurez droit à un câlin!

Pendant 'Alley' , la coquine vient se frotter au grand Michael qui l'ignore superbement.

Le voyage se poursuit ' Walk around them' suivi par le slow 'Broken' non repris sur la liste mais vachement gluant.

'Move in tight' , 'Make up your mind' , le concis mais méchant ' Voice in my head' se suivent.

Nicole vient caresser son orgue pour entamer le purulent 'Shaken' suivi par 'No myth' et 'Heart on a chain'.

Elle poursuit sa gymnastique provocante et nous balance 'You're not giving me enough', de toute façon elle ne sera jamais satisfaite, cette allumée.

'You're really something' précède la dernière cartouche' Give them what they want' qui voit deux punks de la première heure, donc dégarnis et l'oeil mauvais, tabasser tout le voisinage, ce qui n'est pas au goût de Hubert qui filmait la prestation des Ricains.

Jay, calme jusqu'ici, s'avise de démolir son kit et de faire rouler la grosse caisse vers les gars de la sécurité!

A great show, guys!

Entre les Bellrays et le Roots and Roses, c'est une histoire d'amour, le gang de Riverside descend pour la seconde fois à Lessines et si tu crois que le moteur du groupe, né en 1990, est usé, tu te trompes sur toute la ligne, Bob et Lisa tiennent une forme que bien des adolescents figés devant l'écran du PC ne peuvent que leur envier.

En 2016 Lisa Kekaula et Bob Vennum sont secondés par un duo basse- batterie super efficace, sans doute Justin Andres et Stefan Litrownik, cette belle équipe démarre en trombe avec 'Black Lightning' et des éclairs il y eut!

'Mine all mine' , a new one selon Lisa, suit, puis vient ' That's not the way it should be' , ça rocke sévère, c'est évident, Lisa a du tempérament, de la manière dont elle secoue son tambourin, celui -ci risque de perdre ses clochettes, Bob, son compagnon nous balance quantité de riffs dévastateurs, le public bout.

Puis ton estomac te fait un signe, menneke, c'est le moment de passer à table.

Vite chez le Mexicain, un chili avalé en 5 minutes et retour sous le chapiteau, t'as manqué ' Maniac blues' , la cover de Cheap Trick ' Dream Police' et 'Close your eyes', merde!

Tu entends la fin du slow 'Anymore' chanté de sa chaude et soulful voice avant le retour au rock avec 'The way' et ' 'Power to burn'.

'Living a lie' cogne à fond, Lisa n'a pas besoin de nous le dire mais elle le répète cinq fois, Lessines, this is a rock show, a fucking rock show!

La foule hurle, mes agneaux, make some more noise, this is ' Everybody get up' suivi par 'Infection' pendant lequel Bob, à genoux, pointe son instrument vers les premiers rangs. Sur la lancée 'Coming down' secoue tout autant et quand les Bellrays reprennent 'Whole lotta love' du Zep, c'est la folie totale.

'Man enough' et 'Perfect' sont juste parfaits, quant à la reprise de Black Sabbath, 'Never say die' elle était diabolique.

'On top' et 'Startime' terminent ce set brûlant!

The King Khan and the BBQ Show.

Si King Khan et les Shrines avaient enchanté Lessines il y a deux ans, en 2016 Mark Sultan et Blacksnake ( Arish Ahmad KHAN) n'ont pas vraiment répondu aux attentes.

Une déception aussi vive que le spectacle proposé par Bob Log.

Tu ne fais pas partie des gens ayant apprécié leur numéro minimaliste garage/ bondage à deux balles.

Pendant une heure les deux catcheurs nous ont jeté en pâture une mixture douteuse qui, à la longue, finit par te faire regretter de ne pas avoir acheté un ticket pour un récital de Céline Dion.

Non, messieurs, vous n'êtes ni des génies, ni des rigolos, juste des pitres se faisant du blé en balançant un pseudo rock mal foutu.

Tout débute par un instrumental de rammelrock pendant lequel le gringalet s'essaye à un Chuck Bery walk.

Puis vient un truc baptisé 'Fish fight', ton poisson rouge a ri!

Vive le Québec libre, gueule King Charles avant de proposer a lovesong 'I'll be loving you', Roméo compte l'intégrer à son répertoire.

Prends ça au second degré, te souffle Jeannot!

Merci, mon ami, je préfère Rika Zaraï!

Vite quelques poses pour les photographes avant la suite, une incantation indienne bousillée.

Rendez-nous Screaming Jay Hawkins, bitte, ou Plastic Bertrand ou Sttellla, mais épargnez nous vos singeries.

Direction le bar!

Southern Culture on the Skids.

Le set pénible des clowns est oublié dès les premières mesures tricotées par le band de Caroline du Nord ( fondé en 1993).

Un instrumental surf ' Skullbucket' pour se faire les dents suivi par 'Voodoo Cadillac' sentant bon le Creedence, vive le bayou!

'The Real Nitty Gritty' est chanté par la rouquine tenant la basse, l'impayable Mary Huff.

On ne t'a pas présenté les autres: Rick Miller ( guitar, vox, barbichette) et Dave Hartman ( mini-drumkit).

Oui, ils ne sont que trois et sonnent comme six!

A drinking and dancing song aux saveurs cha cha cha mexicain pour suivre, 'Liquored Up and Lacquered Down'.

Puis 'King of the mountain' à propos d'un type vendant du moonshine, c' est la préférée de ton voisin qui s'enfile une gnôle imbuvable.

'White Trash' c'est du lourd, style B52's imitant les Cramps.

Tu veux encore du surf?

'69 El Camino' .

Comme chaque année vers 20:30', l'absorption massive de Moinette fait son effet, les inhibitions s'évaporent, un vicaire pas sobre twiste à côté d'une ex-vierge pas bidon, Antoinette, une belle sexagénaire, te glisse un clin d'oeil lubrique, pas que t'as vraiment peur, mais tu retournes frontstage!

La fiesta se poursuit: 'The house of bamboo' un mambo dingo, puis le convulsif 'Rumor's of surf'.

Un album doit sortir en septembre, en voici un petit extrait puis on embarque pour 'Soul City' et ensuite vous avez droit à un titre country écrit pour les propriétaires de campers ( c à d mobilhomes) ' My house has wheels' .

La Castafiore attaque le downtempo 'Just how lonely' avant le titre 'Bone dry dirt' adressé à tous les fermiers attendant la pluie.

Pour King Khan qui aime les barbecues, 'Pig picking'.

On approche du terme, les brochettes sont quasi cramées, Mary invite un énervé à les rejoindre sur scène, il est tellement beurré qu'il reste sur place, il est remplacé par 5 ou 6 nanas d'un âge certain et par un fonctionnaire du ministère des finances en goguette, tout ce beau monde gravit le podium pour finir le show avec les Sudistes, 'Daddy was a preacher but Mma was a go-go girl', tout un programme!

Distribution de fried chicken pour les danseurs, encore deux salves dont ' Greenback fly', alors que ça cogne pas mou dans la fosse .

Allez vite, un rappel pour calmer les esprits, sont pas chameaux, voici 'The Camel Walk'.

See you, Lessines, we had fun!

Top of the bill: Heavy Trash.

Si lors d'une édition précédente Jon Spencer avait passablement déçu, il en fut tout autre en 2016, le tandem Jon Spencer / Matt Verta-Ray, flanqué d'un contrebassiste et d'un batteur pas idiots ont enflammé la scène Roses en la gratifiant d'un set rock/rockabilly sec et sans concession.

Comme le Jon était d'humeur bienveillante, même les photographes se sont amusés.

OK, le showman c'est lui mais la guitare qui fait mal est entre les mains du moustachu Matt Verta-Ray, à l'allure Pulp Fiction.

L'an dernier sortait l'album 'Noir!' une collection d' unreleased tracks pas forcément prévus pour se retrouver sur un disque.

La première volée est meurtrière, sans setlist on avance sans aucune certitude, ' Say yeah', 'Justine is alright' puis ' Gee, I really love you'.

Changement de style avec le tango 'Walking bum', le twang de Matt impressionne tandis que Jon bouffe son micro et multiplie les exercices de stretching.

Egalement au programme: 'Punk rock mama' dans la lignée d'un Gene Vincent ou E. Cochran ou encore le métallique 'Good man'.

Heavy Trash n'a pas l'intention de nous laisser reprendre haleine, pousse davantage sur le champignon et nous glisse 'Sometimes you got to be gentle' avant de faire le relevé des vieux rockers, et pas toujours gentiment, dans ' Jibber Jabber' ...Richie Valens, Big Boppa, gee, we really missed ya... Kurt Cobain, what a punk Blew his mind, ultimate trip... ou ...Jimi Hendrix, Mama Cass, Jim Morrison More foolish, misguided, wannabe artists, using up valuable space Still making money for somebody..

Après avoir réglé ses comptes il nous assène deux country rock pas cons, y insère 'Be Bop A Lula' à la plus grande joie des fans.

C'est au tour de Matt de crooner, 'The female form'.

Sur le côté de la scène tous les membres des Bellrays, Love me Nots et SCOTS se marrent comme des petits fous et rockent en cadence.

Ja, Luk, 22:40', on doit y aller si on veut éviter la pagaye à la sortie.

Tu quittes Lessines en douce, Heavy Trash achève son périple, t'es réconcilié avec Jon Spencer.

Roots and Roses 2016, un grand cru!

Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part two)
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 16:34
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)

Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016

Le premier mai à Lessines, c'est le rendez-vous annuel des amateurs de roots music, de bière artisanale, de bonne bouffe, d'oxygène et de verdure, ils étaient nombreux à vouloir assister à la septième édition du plus bath festival se déroulant dans notre patrie salement malmenée depuis des mois.

Il est 10:40', Roots and Roses, on arrive!

Luk a garé sa charrette à 150 mètres de la plaine, le temps de s'approvisionner en tickets et on se dirige vers la stage "Roses" qui accueille la première des treize formations programmées en cette radieuse ( enfin) journée printanière: Scrappy Tapes!

Un duo guitare/batterie pratiquant un garage/swamp blues rugueux.

Je sais, encore un, vas-tu rétorquer en avançant les White Stripes, Black Keys, Black Box Revelation, The Bonnevilles, Two Piece Empire ou Stone et Charden, tu as probablement raison, mais Degryse Jochen ( guitar, vocals) et Van Snick Matthias ( drums) tirent drôlement leur épingle du jeu.

En trente minutes ils ont gagné les lève-tôt à leur cause.

Un EP ( 7 titres), et un album 'Pickin' Marmelade' au magasin, ils prévoient la sortie d'un petit frère dans un avenir proche.

Le fiévreux boogie/garage ‘Break Out Like The Measles’ ouvre, pas à dire, ça déménage sec, ton voisin a dur à digérer le croissant beurre ingurgité il y a deux minutes.

Godv. die gasten zijn wild!

Le point de vue prend tout son sens avec les suivantes ' You keep me hangin on' et 'What I really need'.

Vu le côté minimaliste, tu ne marques aucun étonnement à les voir comparer à Seasick Steve.

Le carré et concis 'While I'm spitting' précède 'Turn your heat down' et ' Like a little boy' a tune with some country blues flavours.

'Please, stay' est tout nouveau et la slide sur 'No direction' glisse de manière vertigineuse.

'I have all the time' met fin aux 30' réglementaires.

Les Courtraisiens seront à Hummelo (NL) le 18 juin!

T'as 2' pour te retrouver frontstage de la scène "Roots", on n'est pas certain que The Holmes soient très roots mais ce qui est sûr, c'est qu'ils sont très garage/blues.

Après une soirée Loud en 2013, un Magasin 4, plus tard, c'est ta troisième rencontre avec les affreux provenant du bassin houiller du Centre: Adriano De La Vega : bass and cigarettes, Mr. Shanka ( non pas Ponk, mec, c'est pas le même) : guitar, vocals and cigarettes et Don Serpico : drums, vocals and cigarettes.

Le seul qui s'abîmait les bronches était Don Serpico, un cousin louviérois d'Al Pacino, que certains connaissent sous l'identité de Giacomo Panarisi!

Au pied des drôles gît une playlist, elle mentionne 'Punch' comme premier méfait, à première vue il s'agit de la romance 'Bad boy from dusk till dawn'.

Tout est crasseux dans leur garage, mais les clients aiment ça!

'We are The Holmes' façon Beastie Boys secoue vache et les suivantes sont du même acabit.

Dans le champ voisin une laitière vient d'adresser une plainte chez les képis locaux, son breuvage a tourné.

Tes talons n'ont pas arrêté de piétiner la pelouse quand tout à coup Shanka de la Vega s'avise d'utiliser le micro de sa guitare pour nous chanter une berceuse qui risque de ne pas favoriser le sommeil des mioches, à l'arrière Romano, le nerveux, travaille tel un bûcheron matinal, l'après-midi, l'animal boit!

Encore une ou deux salves psychédélico-bordéliques, râblées et efficaces et les Holmes nous quittent pour assaillir le bar.

Wat zeg je, Hans?

Ils sont méchants, ces gens du Sud!

Moaning Cities.

Adieu cambouis, lubrifiant et air saturé, bonjour l'éther psychédélique.

N'y allons pas par quatre chemins, Moaning Cities aura été pour beaucoup une des découvertes de la journée.

Bien des choses ont changé depuis décembre 2012, lorsque tu fis la rencontre des Bruxellois à la Maison des Cultures de Saint-Gilles, pas vraiment au niveau musical, même si le band s'est aguerri, mais le line-up a évolué, désormais, il se compose de Valérian Meunier: Vocals , Guitar / Juliette Meunier: Bass, keys, Vocals / Timothée Sinagara: Sitar, Guitar, Bass et de la fougueuse Mel: Drums, Percussion.

Après l'EP portant leur nom , le groupe a sorti l'album 'Pathways Through The Sail'.

Avril les a vus tourner en Suisse, la semaine dernière ils jouaient au Prog-Resiste à Soignies.

'Easter', avec un retard de cinq semaines, entame les débats.

Les sonorités orientales du sitar nous transportent au delà des océans et des siècles, un gars nous rappelant, fort à propos, que Brian Jones jouait de cet instrument sur 'Paint it black', c'était en 1966.

Jean-Paul Smismans avait promis une version de 'Roots and Roses' (Fred Lani), la voici, étonnante!

L'instrument cher à Ravi est rangé, 'Sex shells' sera électrique et échafaudé avec de multiples changements de tempo, il est suivi par le bluesy 'Please to lose'.

La ballade ' Vertigo' jouée à l'acoustique nous rappelle au bon souvenir de Tyrannosaurus Rex de feux Marc Bolan et Steve Peregrin Took.

'Insomnia' n'a donné des cauchemars à personne!

Tiens, Tim, je te refile ma basse, je vais pianoter et danser, dit Juliette avec esprit, 'Shipbreakers' tourbillonne.

Le set se termine par deux plages, mixant univers planant et flambées explosives avec effets wah wah aériens, qui figureront sur le prochain effort discographique.

Le groupe sera à l'affiche de Dour et des Ardentes!

Pas à dire Roots and Roses est éclectique cette année, on passe au folk avec Laura Gibson!

Une singer/songwriter d'Oregon qui vient de pondre un quatrième CD, ' Empire Builder' et qui tourne sur le vieux continent pour promouvoir la galette.

Son produit précédent, 'La Grande', datait de 2012, année où tu as croisé la grande Laura au Bota, elle était flanquée de deux musiciens, ce midi elle est entourée d'une mignonne nana maniant les claviers et le violon, d'un batteur ( sans doute Dan Hunt de Neko Case) et d'un guitariste pas niais ( peut-être Dave Depper de Death Cab for Cutie).

Une ballade lumineuse 'Damn Sure' pour ouvrir les débats, ensuite 'The Cause' la première plage de 'Empire Builder'.

La voix de la madame est toujours aussi soyeuse, l'accompagnement sonore s'avère des plus subtils.

On embarque sur the 'Empire builder', te voilà passager du train qui traverse les States à vitesse modérée, tu vois défiler des paysages divers, coalmines , lonely pines... tout en soupirant!

Beau!

'The search for Dark Lake et ' Not harmless' se succèdent et enchantent.

You know we've never played in a circus before, c'est promis on joue aux acrobates après le show.

Une nouvelle ballade, 'Louis', précède le poppy et rythmé 'La Grande' avant de revenir à la lecture du dernier né avec 'Two kids', probablement la mélodie la plus catchy de l'album.

We have a couple of more and we will sell cd's, records and t-shirts after the show.

Ces deux ultimes chansons s'intitulent 'Caldera, Oregon' et la bien nommée 'The last one'.

Laura Gibson and band, une bouffée d'air frais a caressé Lessines!

Giuda.

Le hard rock band romain compte de nombreux fans dans nos vallées, à commencer par Frau Blücher. Elle proclame, Tenda, il est beau et viril , t'as beau lui dire que tu préfères Justin Bieber, la furie ne veut rien savoir.

Après leur prestation de 45', tu dois reconnaître que les Transalpins ne manquent pas d'énergie, que leur glam/punk/hard est bien torché mais également horriblement daté!

Les revivalistes s'en tapent, d'après eux c'était génial!

Le quintette nous balance l'amphétaminé 'Working class man' dans les gencives, du boogie/punk carré.

'Tartan pants' et son refrain bien pute succède à cette entrée en matière musclée, pas le temps de prendre la pause, ils envoient 'Back Home', non Bert, pas celui des Golden Earring, un punk pas méchant.

'Coming back to you' et 'Mama got the blues'( très AC/DC) suivent.

Sont efficaces, pas question de le nier!

Slade, les Sweet, Suzy Quatro, c'était le bon temps, t'étais capable d'écluser 45 pintjes sur une nuit. En 2016, t'es décrépi, pas Giuda, ' 'Maybe it's over, now', 'Get it over', 'Watch your step' défilent.

Au fond, dans le genre, tu choisis Danko Jones ou les Datsuns, plus mordants!

'Bad days are back', depuis un petit temps déjà, les petits gars!

' Wild tiger woman' , 'Get on the line', 'Roll the ball', le moteur tourne à plein régime, ce ne sont pas Giacomo et Greg des Sons of Disaster qui vont te contredire, ils gigotent comme des groupies de douze ans.

'Let's do it again', 'Hey hey' et 'Roll on' achèvent la ducasse!

Sur ce je m'en vais écouter 'Tiger feet' de Mud, avance Eugène!

The Give 'em Hell Boys

Du hillbilly/country/bluegrass en provenance d'Edmonton, Canada.

Surfing Airlines leur a dégotté une tournée au Benelux, ça fait un mois qu'ils consomment de la Duvel, ce qui les a rendus encore plus fougueux!

Ils se présentent: San Quentin, Charlie Scream, Doctor Proctor, Barn Jovi, Bootsy Cline, t'es pas obligé de prendre leurs révélations à la lettre.

En gros, il y avait une casquette à barbe, une nana qui rigolait constamment, un banjo tatoué, un guitariste féroce et une barbe à casquette qui frappait sur des caisses, ces joyeux ont foutu le feu dans la tente!

Ils démarrent par un instrumental, 'Calaboose stomp', qui a vu danser les habitants du cimetière voisin. Pour suivre, leur philosophie de vie ' Drink until I drown', ils vivent toujours!

Puis on part à la recherche d'une 'Gypsy woman', on a vu le Rio Grande, l'Amazonie et Steenokkerzeel!

A little bluegrass tune, folks?

Fais, comme tu le sens, mec!

'Forsaken' et on continue avec 'Come lately' et ses accords mexicains puis 'All said and done' sentant bon le Cash.

Tu veux dire le pèze?

Non, Johnny!

La suite, garçon: ' Bizarre love triangle' un hit aux Bermudes, a country ballad ' Ain't gonna write no song today', je vais rester peinard face au petit écran.

Notre tournée s'achève, notre stock de CD's est épuisé, il nous reste trois T-shirts, on vous les lance. Ce soir, on joue chez vos voisins oranges, on continue avec a funeral song, 'Play Hank Williams at my funeral'.

Ta voisine veut Mireille Mathieu, c'est pire!

Un harmonica agité décore le farouche 'North Saskatchewan Blues' .

Vous m'avez tous l'air d'être de satanés pécheurs, on vous conduit à l'office, 'Glory Hallelujah'.

Folle ambiance dans la chapelle mais le plus beau reste à venir, une version destroy de 'Wicked game' de Chris Isaak suivie par 'Ace of Spades' .

The Give 'em Hell Boys ma tuer, maman!

Bob Log III

Daft Punk, observe un gamin, sauf que le roi du DIY a acheté son casque en 1927, les Daft Punk suçaient encore le sein de maman!

Le fêlé était déjà de la partie en 2011, il t'avait amusé, ce n'est plus le cas cinq ans plus tard!

C'est parti pour un premier lo-fi blues/thrash/punk fait de trois accords et chanté (?) d'une voix trafiquée, puis l'homme-canon vient serrer deux ou trois pinces.

You wanna party?

Un pied pour actionner le marteau qui vient frapper la grosse caisse, des vocaux distordus, deux riffs pourris, il pourrait te chanter A la claire fontaine ou Malbrough ou Ne me quitte pas ( faut pas lui suggérer), ça n'a aucune importance, le truc restera kitsch selon certains, foutraque, voire nul, selon d'autres.

A la longue, les tours de ce magicien fatiguent, d'ailleurs le seul prestidigitateur que tu supportes se nomme Ursula Martinez qui termine son numéro dans la tenue d'Eve.

Comme t'as pas vraiment envie de voir Bob à poil, tu vas te payer une Moinette.

Tu reviens et remarques que le plaisantin a dévoyé la bassiste des Canadiens qui se demande ce qu'elle fout à côté du guignol.

Qui me paye une bière?

Bobby fait la manche et ça marche, bordel!

Les mendiants doivent se procurer un casque plutôt qu'une soucoupe dégueulasse!

16:10: goodbye, motherfuckers!

C'était une blague, il relance la machine de plus belle avant de prendre place dans un canoé orange pour se taper la descente de la Dendre.

Bon voyage, fumiste!

Suite au prochain numéro!

Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)
Roots and Roses Festival 2016 - Ancien Chemin d'Ollignies - Lessines, le 1 mai 2016 ( part one)
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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 06:07
David Linx Ensemble - International Jazz Day - Place de Saint-Job- Uccle, le 30 avril 2016

David Linx Ensemble - International Jazz Day - Place de Saint-Job- Uccle, le 30 avril 2016

L'Unesco a décrété en 2011 que le 30 avril devenait the International Jazz Day, l'événement est célébré un peu partout dans le monde, Bruxelles ne fait pas faux bond!

Des concerts en rue ( Boulevard Anspach), dans différents clubs de jazz mais également, avec le soutien de la Commune d'Uccle, un événement créé par l'asbl Jazz4you de Lydia Reichenberg sur la place de Saint-Job.

Trois concerts à l'affiche:

15:00 Bravo Big Band
17:00 David Linx Ensemble
19:00 ILG (International Latin Group)!

Un agenda chargé ne te permet pas d'assister à la triple représentation mais, accompagné par Madame, tu te présentes à l'heure pour le récital donné par les élèves du

Koninklijk Conservatorium Brussel, Afstudeerrichting jazz/ lichte muziek, qui suivent des cours de chant sous la houlette de David Linx.

Un podium a été installé à côté de l'église bâtie par Julius Petrus Bilmeyer à qui on doit également l'hôpital du Stuyvenberg à Anvers.

Tu t'en fous...tu n'es qu'un béotien!

Il souffle une bise glaciale dans le couloir où la scène a été érigée, sur la place, les gosses pêchent les petits canards, chevauchent des poneys ou tirent à la carabine, kermesse au village, mais les buvettes n'attirent pas le chaland!

Fringués comme pour une expédition en Antarctique, une quinzaine de chanteurs/chanteuses de celui qui a obtenu le Prix Bobby Jaspar 2005 gravissent les marches les menant sur la tribune, tu en as reconnu trois ou quatre: Julie Rens, Alexandra Moldovan, Bart Plugers, Céline Ottenburgh, Nathalie Van den Meutter...

La classe débute par un exercice de vocalises assez ardu, histoire de se mettre en voix, suivi par une seconde plage chantée a capella ' Not like this', popularisée par Al Jarreau.

La troupe enchaîne sur une troisième étude fredonnée de manière nasale avant un épisode vocalisé.

Techniquement le travail est parfaitement exécuté mais le public a l'impression de se trouver à une épreuve de chant donnée devant un jury sévère, heureusement la suite s'avèrera plus palpitante.

Quelques recrues s'ajoutent au groupe, un batteur, une basse, une guitare et un piano électrique, d'emblée le concert prend une autre dimension.

Une magnifique version du gospel 'I Love The LORD He Heard My Cry' déclenche une salve d'applaudissements méritée.

Ce sont les musiciens qui auront l'occasion d'étaler tout leur talent lors de la ballade qui suit, portée par la voix d'une chanteuse blonde douée.

Bart Plugers et un collègue ( sans doute Flavio Spampinato) se mettront ensuite en évidence, le premier en crooning classique, le second d'une voix chaude, nous proposent ' Home in the spring', une ballade que leur professeur a interprétée avec la cantatrice Natalie Dessay.

Les fantômes de Dean Martin et de Sinatra rôdent près du Carloo.

Ensuite vient le moment de gloire d'Alexandra Moldovan qui excellera dans un latin jazz exubérant plus que bienvenu par ce froid de canard.

Une maîtrise incroyable et à nouveau un boulot fantastique des accompagnateurs ( Hendrik Lasure au piano, Toni Mora à la guitare, Federico Pecoraro à la basse et un batteur non identifié).

Après une séquence de vocalises aux coloris exotiques et présentant des touches Michel Legrand, l'ensemble se retrouve au complet sur scène pour terminer le concert par un gospel juteux aux fortes teintes de rhythm'n' blues,' Heaven' ( I'm going there), featuring Miss Nathalie Van den Meutter aux lead vocals !

Brillant, te souffle un voisin!

Effectivement la Belgique regorge de talents!

David Linx Ensemble - International Jazz Day - Place de Saint-Job- Uccle, le 30 avril 2016
David Linx Ensemble - International Jazz Day - Place de Saint-Job- Uccle, le 30 avril 2016
David Linx Ensemble - International Jazz Day - Place de Saint-Job- Uccle, le 30 avril 2016
David Linx Ensemble - International Jazz Day - Place de Saint-Job- Uccle, le 30 avril 2016
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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 05:58
Mansfield.TYA à l'Atelier 210 - Etterbeek, le 30 avril 2016

Mansfield.TYA à l'Atelier 210 - Etterbeek, le 30 avril 2016

Florian Hexagen relate:

"La fin des temps" et "la nuit tombe" de Mansfield.TYA, ces deux moment de grâce et de beauté étirés à l'infini ou presque, ont résonné longtemps dans nos cœurs pendant (et après) leur concert hier soir à l'Atelier 210, et nous ont emmenés loin, très loin.

Le set des deux Nantaises a été juste époustouflant, mélange impressionnant de maîtrise et de lâcher prise idéal, entre deux artistes à la complicité réelle et touchante sur scène, et dont le partage avec le public n'a été rien de moins que total.

Proposition artistique ultra casse-gueule, mais vraiment, pour au final une transfiguration de formule qui s'est avérée tour à tour surprenante, perturbante, renversante et parfois même bouleversante. Bravo à Julia Lanoë et Carla Pallone pour l'univers marquant qu'elles ont réussi à créer et sur disque et sur scène.

Magnifique.

photo © Eric Forhan Alias Rico

photo © Eric Forhan Alias Rico

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 16:43
Eyemèr - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 28 avril 2016

Eyemèr - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 28 avril 2016

Comme quasi pour tous les concerts gratuits se déroulant dans l'ancien ticketshop de de l'AB, l'écriteau mentionne: complet!

Le premier opus « Temporarily Colourblind » (sorti le 18/03 sur Zeal) de Eyemèr distille une mélancolie semblable à Daughter et Waxahatchee, mais au son d’une simple guitare. Un nouveau talent à surveiller de près... annonce la pub!

Il t'aura fallu attendre 2 ou 3 titres pour te rendre compte que tu avais déjà croisé Eyemèr sous une autre identité: Sarah Devreese!

Elle fut finaliste du Humo's Rock Rally en 2014, année où tu la vis sur scène lors d'un Stoemp et au Witloof du Bota, avant Sean Nicholas Savage!

Pas grand chose n'a changé en deux ans, si ce n'est la fiche d'identité et surtout le fait d'avoir conclu un deal avec Zeal Records, les chansons de Sarah sont toujours écrites avec une encre ayant trempé dans la mélancolie.

On te conseille: ' Le romantisme à contre-courant de la modernité', de Michael Lowy et Robert Sayre, pour mieux comprendre l'univers de la jeune Gantoise qui a dessiné la sombre pochette de son album.

People with colour blindness cannot tell the difference between certain colours. They may not see colours at all... ça doit être le cas de la pauvre enfant qui vit dans une obscurité maladive.

A 20:25', elle prend place au fond du salon, oublie d'insérer le câble jack dans sa guitare, heureusement le mec à la table à l'oeil, elle salue l'assistance, bedankt voor de massale opkomst ( certains sièges sont inoccupés, pourtant) et entame 'Losing faith' avec d'affriolants effets de reverb sur une voix fragile.

... Keep the ghosts outside my view,

Please make them stop

Hold me close,

All I want to feel is love...

Les fantômes de Lord Byron ont réapparu, semble-t-il!

De mêmes coloris se retrouvent dans 'Snowflake' qui sonne comme du Alela Diane minimaliste.

'Can't you see?' , abattement, torpeur, affliction, ça ne rigole pas des masses, ce soir!

Même les papillons souffrent d'un cafard morbide, 'Butterfly' ... I knew a girl, she asked for some color in her life

But for every tear wiped away,

Another streamed down her face..

Bienvenue dans la vallée de la désolation: ' Frozen on the inside' .

C'est vrai qu'il ne fait pas chaud en cette fin avril, ...No matter how close to the heat,

It's still cold air that we breathe

No matter how close to the fire,

The ice won't melt, won’t melt faster...

La facture énergétique risque d'être salée!

Sarah continue à égrener son chapelet fait de grains de lamentation: 'You gave my heart' puis murmure, ik heb nog twee nummerkes, dit is 'Candle' qui décrit parfaitement son espace de vie éclairé par une pauvre chandelle vacillante.

Un dernier gémissement, 'Promise', ravira les fans des soeurs Brontë avant d'entendre la douce Sarah chuchoter, vous avez été gentils, ik zal er nog eentje spelen, 'Rose'.

Tout l'album y est passé, elle s'est dirigée vers la table de merch.... the silence we enjoyed!

Eyemèr - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 28 avril 2016
Eyemèr - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 28 avril 2016
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 21:27
Bettye LaVette - Het Depot- Leuven- 27 avril 2016

Bettye LaVette - Het Depot- Leuven- 27 avril 2016

Dans le cycle COOL presents, la salle louvaniste accueille, en ce frileux 27 avril, une des dernières grandes dames de la soul: Miss Bettye LaVette.

Rideaux tirés, le Depot est transformé en club intime, en configuration debout, étonnant que le public n'ait pas répondu en masse pour la venue de la jeune septuagénaire du Michigan.

Miss Betty Haskins a soufflé 70 chandelles le 29 janvier, mais elle semble loin d' être prête à atterrir dans une maison de repos, elle tient une forme étincelante et se meut sur scène tel un souple félin.

Pas de support, concert prévu à 21h.

21:05, le band prend place, et quel band: le formidable Brett Lucas à la guitare, un gars qui a bien écouté le jeu de Peter Green ou de Jeremy Spencer - à la basse, from Detroit, James Simonson ayant accompagné des stars ( Aretha Franklin, Nancy Wilson, Patti Smith...) - aux drums Darryl Pierce dont la carte de visite mentionne Stevie Wonder, Martha Reeves ou Mary Wilson et enfin le musical director et claviériste Alan Hill. Après une courte intro il annonce: ladies and gentlemen, get ready for the great lady of soul, Miss Bettye LaVette.

Elle se pointe, élégante, toute de noir vêtue et mince, et entame 'Unbelievable', penned by Bob Dylan, qui ouvre sa dernière oeuvre, 'Worthy'.

Miss LaVette, à l'instar de Joe Cocker, ne compose pas, elle interprète, mais de quelle manière, des titres pondus par d'autres!

T'as vraiment l'impression que cette grande dame chante pour toi seul, elle déambule gracieusement sur toute la largeur de la scène, te regarde droit dans les yeux et tu fonds!

' I still want to be your baby' d'Eddie Hinton à peine achevé, elle confesse j'ai entamé une cinquième carrière, et les gens ont enfin décidé de m'écouter, mais j'ai un lien particulier avec la Belgique, pays qui m'a toujours accueillie les bras grand ouverts.

Next title is also on the new record, le bluesy 'When I was a young girl' une variante du titre composé par Chris Youlden of Savoy Brown.

You know, j'ai été nominée trois fois aux Grammies, je n'ai jamais obtenu les palmes, 'They call it love' de Ray Charles, l'artiste qui m'a le plus impressionné, se trouve sur 'The Scene of the Crime' un des albums that was nominated.

Toutes nos pensées se dirigent vers George Harrison lorsque la grande dame reprend magistralement ''Isn't it a pity'.

Profondeur et émotions intenses, fucking great job!

Sur l'album où tous les titres sont de la plume d'une nana, 'Joy' de Lucinda Williams, qui selon Bettye tient mieux la boisson qu'elle.

Salement groovy, cette plage!

Puis elle prend place sur un tabouret pour une version toute personnelle de 'Nights in white satin' , la voix te refile des frissons dans le bas du dos.

..Woke up this morning I had the blues...ainsi débute 'You don't know me at all' de Don Henley et c'est ici que l'alerte lady de 70 balais se transforme en danseuse du Crazy Horse Saloon et nous gratifie d'un étonnant pas de danse avec Brett, qui continue son solo tout en faisant tournoyer madame.

Louvain exulte!

Now it's time for a song I recorded in 1972, elle s'assied en position du tailleur et attaque 'Souvenirs' de John Prine, la classe à l'état pur.

Changement total de registre avec 'Complicated' des Stones pendant lequel elle nous la joue Tina Turner, sans le côté sexuel vulgaire et parfois excessif.

Au secours, pas moyen de remonter ce fichu micro, un roadie accourt, c'est réglé, voici 'Love, Reign over me' des Who, transformé en ballade sirupeuse.

Introduction des artificiers, un coup de pub pour le bouquin 'A woman like me', il est question d'en tirer un film, voici un extrait du disque du même nom "(As Close As I'll Get To) Heaven".

On a cru que ce titre allait achever le show, la diva le finissant en disparaissant derrière de lourdes tentures, mais non, fausse fin, elle revient les bras levés vers le ciel tandis que Darryl amorce 'Sleep to dream' de Fiona Apple, contenant la phrase diabolique I got my own hell to raise.

Un à un les musicos s'éclipsent, laissant Bettye seule sur le podium, elle salue Louvain qui l'acclame avec enthousiasme.

Un bis, a capella, le gospel 'I do not want what I haven't got' de sainte Sinéad Marie Bernadette O’Connor.

La messe est finie.

Rideau!

photos- Alfons Maes Keys and Chords

Bettye LaVette - Het Depot- Leuven- 27 avril 2016
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Bettye LaVette - Het Depot- Leuven- 27 avril 2016
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 02:07
Sam Frank Blunier - album "Il Fait Beau"

Sam Frank Blunier - album "Il Fait Beau"

RTS ( Radio Télévision Suisse): Sam Frank Blunier fut le premier artiste suisse à jouer au Printemps de Bourges, c’était en 1985.

Samuel Blunier, un gars de Pully ( Vaud), n'est donc pas un néophyte, son premier album 'Black Beauty' date de 1983.

Après une pause carrière en 1987, il revient sous l'identité de Sam Frank et sort d'autres galettes. Touche-à-tout, il publie également des recueils de poésies et monte sur les planches en tant que comédien.

2015, le gars, qui en 1991 recevait le Prix Jeunes Créateurs de la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistiques, abandonne l'appellation Sam Frank, utilisée par un producteur drum'n bass, et décide de poursuivre sa route sous l'ancien label, Sam Frank Blunier.

Son cerveau fourmille de projets fous, notamment une saga composée de cinq albums, le premier étant 'Il fait beau' qui, un an après la Suisse, va se retrouver sur le marché belge, l'objet a été mixé à Bruxelles aux studios ICP par Phil Delire, il sera dans les kiosques le 28 avril 2016.

Le single 'Il fait beau' ouvre cet album constitué de sept titres ' normaux' et de cinq électro-poèmes.

Le texte est récité sur fond d'electro-rock d'inspiration Gainsbourg et teinté d'un soupçon de French House.

Ton chat apprécie énormément les interventions de la nana susurrant sensuellement le leitmotiv 'Il fait beau'.

On reste dans la même sphère avec 'C'était dimanche', d'un ton désabusé, à la croisée de Jacques Dutronc et de Bashung, le Vaudois débite son texte dominical sur fond de guitares acérées.

Avec 'Carte Postale' on se retrouve dans l'univers de Thiéfaine ou d'Eicher, du rock nonchalant lorgnant vers l'americana.

Super morceau!

Place à l'onirisme avec ' Quels sont tes rêves', aux nappés de synthé syncopés.

Cette hallucination au phrasé Bashung ( encore) guigne vers les sonorités industrielles, comme la suivante intitulée, 'La Machine', de l'electro/ postpunk à rapprocher de l'univers de Fritz Lang.

On avait eu droit à une version 'radio edit' de 'Carte Postale', voici le même paysage affranchi différemment.

La Suisse c'est pas le plat pays avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu, mais les cieux ne sont pas toujours d'un bleu azur et forcément ils peuvent prêter à la mélancolie!

'Vouloir tout' les anges n'ont pas de sexe disait un mec, mais la nana dialoguant avec le sieur Blunier justifie le titre, vouloir tout!

Après cette septième plage, l'auditeur a droit à cinq électro-poèmes évoquant Léo Ferré, Yves Simon ou un Grand Corps Malade qui ne slammerait pas.

Des concerts?

Un showcase à l'ICP, ce soir et le 12 mai une Soirée Spéciale Rock à Lausanne!

Liste des Titres:

1. Il fait beau (Single)

2. C'était dimanche

3. Carte postale

4. Quels sont tes rêves
5. La machine
6. Carte postale
7. Vouloir tout
8. Dédicace Bis (Electro Poèmes)
9. La vie était jolie (Electro Poèmes)
10. 38 Degrés à L'extérieur (Electro Poèmes)
11. Je brûle (Electro Poèmes)
12. Nouveau départ (Electro Poèmes)

Sam Frank Blunier - album "Il Fait Beau"
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