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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:01
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016

Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016

 

Samedi 29 octobre, Bruxelles, les Halloween parties foisonnent.

En Belgique, la fête d'Halloween ne serait  pas née sous l'impulsion de quelques commerçants avides de profits, mais plutôt de la volonté de certains organisateurs de reproduire ce qui fonctionne aux Etats-Unis... allez, allez, une fois, qui a inventé cette blague, il a fallu attendre le 21è siècle pour adopter ce cinéma ricain... à quand la fête de la lune blanche chez nous?

Et sinon?

Foule à Bruxelles, la galère pour larguer la diligence!

 

Direction le club, en bas Jeremy Loops amuse les danseurs, en haut, JP est le premier sur place, comme toujours!

La promo révélait ‘PJ Harvey covering Loretta Lynn’, l'AB citait Rolling Stone, après le concert on en a discuté avec Adia, elle a souri mais n'a pas ajouté et  Soeur Sourire, avec un clin d'oeil. 

Pas de support, début prévu à 20:30'

Tu parles, les premiers mouvements se manifestent à 20:55', les musiciens ( terribles) rappliquent: Alex Caress ( un look Jack Nicholson  dans 'One flew over the cuckoo's nest') aux keys/

Jason Harris à la basse/ Mason Hickman aux guitares et Tiffany Minton aux drums.

Un silence déconcertant s'installe, avis de recherche, où se cache le gars de la table de mix?

Plus de 5'  d'attente avant de voir le drôle arriver comme le Zorro d'Henri Salvador, le band lance l'intro et Adia Victoria, qui piaffait derrière le rideau, apparaît.

Des collants noirs et une longue chemise immaculée qu'elle a héritée de son grand-père, coup de foudre instantané!

La jeune personne, originaire de Caroline du Sud, a sorti un premier full CD, Beyond the Bloodhounds, au printemps dernier, il suit le EP 'Sea of Sand' de 2014, elle débute le gig par ' Detroit Moan' une cover de la chanteuse de blues Victoria Spivey active dans les années 30 ( You should listen to that lady, a-t-elle  confié en voyant que tu ignorais qui était la madame).

Rarement un début de concert ne t'a fait une telle impression, la façon dont Adia interprète ce gospel/blues te cloue sur place

Elle agrippe une guitare, salue, good evening, my name is Adia Victoria, these are my friends, we're gonna play the blues!

Elle tient parole, ' Out of love' peut manifestement entrer dans la catégorie blues, mais il s'agit de blues hanté, obsédant,  aux accents rock évidents, sa guitare frelatée, vénéneuse, vient déchiqueter tes entrailles, heureusement tu ne t'étais pas enfilé un cassoulet avant de te rendre à l'AB, et l'accompagnement de ses copains accentue l'impression d'effroi et d'urgence.

Tiffany derrière ses caisses fait passer Meg White pour une majorette! 

' Head rot'  se révèle encore plus débridé et sauvage.

Une de tes voisines, prise de convulsions, secoue la tête comme une possédée, les prétendues sorcières de Salem ont été pendues pour moins!

Il est vrai que Miss Victoria t'accule dans les cordes, te fixe d'un regard froid avant de te décocher, en plein foie, un uppercut douloureux.

La furie semble s'être calmée avec ' Howlin Shame' mais les mimiques expressives ne trompent pas, elle nous attend au tournant.

Elle reprend sa guitare, nous explique que le thème de la suivante is about growing up in the South, ' Stuck in the South' , tout n'est pas rose dans le sud, surtout si t'es young, gifted and black, mais le Sud, c'est chez elle!

Le périple se poursuit avec le spooky ' Sea of sand' et après, un Bruxelles, ça va, in French, 'Mortimer's blues' a ( quiet) song about my cat, une chanson qui s'achève sur une séquence récitative. 

Après l'épisode du chat, elle reprend son discours violent, ' Dead eyes' secoue pire que le dernier tremblement de terre dans la région de Perugia, le chant est rageur, les guitares crachent des flammes, le pianiste se transforme en Jerry Lee Lewis, la gentille Tiffany cogne comme un forçat et Jason tabasse la basse, de dangereux clients!

' Invisible hands' ..I went away from the devil ...qu'elle dit, le mal est partout, Satan est le maître de l'humanité, donc...Cause when the devil gets ahold of you, baby got you cradle to grave...c'est irrémédiable, that's the curse!

La tournée a été intitulée 'Me and the devil' , elle reprend ce titre de Robert Johnson pour le brosser à la manière d'un Jérôme Bosch ayant abusé de substances illicites.

Creepy, baby!

Pas le temps de reprendre ton souffle, l'étreinte se resserre, tu vas y rester, c'est une certitude, ' And then you die', t'as eu ni le temps de faire une dernière prière, ni celui d'avaler une dernière bière, elle a décidé de nous achever et si le morceau démarre en douce, il finit par exploser laissant de sales odeurs de souffre dans l'atmosphère.

Ils se tirent après cette tirade mortelle.

 

 

It seems you guys want us to come back!

Yeah!

' Ain't a woman' est du genre blues crasseux et 'Horrible weather', qui n'est pas dédié à Monsieur Météo, est le genre de prédiction proférée par un prophète légèrement psychopathe sur les bords.

 

Un concert fantastique!

 

photos- jp daniels/concert monkey



 

Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
Adia Victoria- Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 29 octobre 2016
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:05
So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016

So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016

 

SO 'n' SO – Maison des Jeunes, Champion (BEL) – 2016.10.29

Setlist :

01.Don't Worry.
02.As If.
03.Jack In The Box.
04.Just When I Needed You Most.
05.Yeah You.
06.Subway.
07.Lovely Day.
08.Joe.
09.True Lovers.
10.At The Age Of 65.
11.Please Do.
12.A Little More.
13.Alone By The Tree.
14.I Want You Back.
15.Drunk With Air.
16.In The Sunshine.
17.Joëlette.
18.Maria.
19.Whatever Happens.
20.Don't Worry. (Reprise)

Line Up :
Françoise BOTTON : Lead - Backing Vocals.
Jean-Luc EVRARD : Keyboards -  Backing Vocals.
Vincent LIBERT : Drums, Keyboards, Lead - Backing Vocals.
Stéphane NEUSY : Bass Guitar, Lead - Backing Vocals.
Pascal SAINTAMAND : Lead Guitar.

Allez on y va, si on veut être à l'heure ! Départ de mon Condroz natal à 19.30 direction : Namur, capitale de notre belle Wallonie. Pour être tout à fait précis, c'est vers Champion (code postal 5020) que nous bifurquons au sortir de la E411.
Retrouvailles avec mes amis de So 'n' So dont certains sont même des frères d'armes qui officient à mes côtés au sein de Cover Age.

 Lesquels ? 

Ok tu sauras tout : Stéphane et Jean-Luc. C'est le second concert qui suit la disparition physique de Marcel Bohon, notre bro' à tous et je vous assure qu'on a pas besoin d'un concert pour y penser tant notre Cello fait et fera toujours partie intégrante de notre vécu émotionnel quotidien à tous. Ce concert, comme bien d'autres, lui est dédié.

 On ne peut pas dire que ce soit la grosse foule mais peu importe, ce qui compte c'est que ceux qui sont présents le sont parce qu'ils apprécient ce groupe de compos aussi talentueux en qualité d'écriture qu'en interprétation scénique. Les textes sont très bons et même si certains sont plus légers dans les thèmes abordés, aucun n'est jamais mièvre ou vide de sens comme il arrive trop souvent chez des artistes qu'on qualifie de professionnels! Ces derniers devraient venir écouter So 'n' So, ça leur ferait beaucoup de bien. La qualité de So 'n' So vient aussi et certainement du fait qu'aucun des musiciens présents sur scène ne fait de la musique en pensant « argent », non, ils font de la musique parce qu'ils aiment ça et je vous assure qu'il ne leur faudrait qu'une oreille attentive pour passer dans la cour des grands.
Le répertoire se met en place, et comme un « Jack in the Box » Pascal a fait des miracles pour assimiler le répertoire de son nouveau band. Apprendre 19 titres pour lesquels on a aucune référence sur laquelle se baser c'est un exploit. L'arrivée de ce talentueux guitariste au sein de la formation est un gros « + » et ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles, je ne compare pas avec notre Marcel, je veux simplement dire que Pascal a apporté son vécu, sa personnalité et sa sensibilité musicale à So 'n' So, sans essayer de chausser les bottes de notre Cello. Ses interventions révèlent ses influences résolument rock et tranchent parfois comme une lame de rasoir dans le kaléidoscope musical du band avec un gros riff musclé ou un solo bien ciselé. Gageons que le groupe va pouvoir s'appuyer de plus en plus sur sa nouvelle recrue et lui laisser le champ libre pour s'exprimer comme un peintre qui prépare ses couleurs devant son chevalet qui supporte une toile encore vierge.
Les coups de coeur ? En tête et il le restera toujours, je place le sublime et très émotionnel « Subway » qui représente tellement notre Marcel et « True Lovers » ce reggae aux sonorités africaines à la Paul Simon qu'il aimait tant. « At The Age Of 65 » et son côté résolument Beatles cher à Stevie et « I Want You Back » digne d'une comédie musicale de Broadway.
Au risque de me répéter, si vous voulez écouter des musiciens de qualité et de compositions qui n'ont à rougir d'aucunes autres allez voir So 'n' So et goûtez sans modération à leur banquet musical aux multiples saveurs et cela... « Whatever Happens ».
Fanfan, Stevie, Lucky, Vince et Kelly , merci pour ces moments uniques passés en votre compagnie.

Mitch « ZoSo » Duterck

So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016
So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016
So' N ' So - Maison des jeunes et de la culture de Champion - le 29 octobre 2016
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 20:54
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016

Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016

 

Lisa Hannigan a collaboré avec Damien Rice des années durant, la rupture se produit en 2007 et, depuis, la native de Kilcloon ( Irlande) vole de ses propres ailes, elle  a sorti trois albums, le dernier 'At Swim' est distribué depuis le mois d'août.

Ta dernière rencontre avec Lisa date de 2013 ( Little Waves  à Genk), elle se produisait solo dans le Limbourg, ce soir la singer-songwriter est entourée d'un band.

 

20:30' Heather Woods Broderick!

La soeur de?

Oui et non, pas de lien de parenté avec Matthew, mais elle est bien la frangine de Peter Broderick , le musicien ayant e.a. collaboré avec Efterklang,  M. Ward, Zooey Deschanel, Laura Gibson ou Horse Feathers.

Sa jolie frangine a, elle également, multiplié les associations, en 2012 tu la croises au Botanique au sein du groupe accompagnant Sharon Van Etten, ce soir elle fait partie des sociétaires du band de Lisa Hannigan et assure l'avant-programme, basé sur son plus récent album, ' Glider' ( 2015).

Sans avoir prononcé un mot, Heather prend place sur le siège installé près du public, elle accorde sa Gibson, lance une bande et amorce ' Up in the pine' la plage engageant ' Glider', lo-fi guitar plucks, voix fragile, bienvenue dans l'intimité d'une demoiselle dont l'univers baigne dans un écrin de mélancolie.

La paisible et brumeuse ballade ' Home winds'  est prévue pour un prochain album, ni simoun, ni tramontane, ni cyclone mais un doux et caressant zéphyr.

Place aux présentations...Hello, my name is Heather Woods Broderick, I come from Pacific City, Oregon, thank you for coming out to hear me!

Elle embraye sur ' Desert' ...I lost myself in the desert... pas de trace du cheval sans nom, mais une guitare aux lignes finement ciselées.

Sérénité à peine troublée par les rumeurs d'un désert où le silence est un bruit.

 It's our first date in Europe after two weeks in the UK, next one is called ' Mama Shelter', un morceau plus habillé, elle tapote une cymbale, distille de grêles notes de guitare qui se basent sur un fond programmé, tandis que la voix, claire, aérienne  te balade dans un monde moins fruste que celui qui nous entoure.

Miss Broderick passe derrière un piano et propose une nouveauté, ' Slow dazzle', tu connais la traduction de slow?

Ce set sensible s'achève par ' Glider',  un nocturne aux teintes pastel.

Esthétisme et diaphanéité, à recommander aux névrosés, peut remplacer les sédatifs!  

 

 Lisa Hannigan

A long, pas trop cool, woman in a ( long) black dress arborant un chignon assez austère, l'image d'Epinal de la jeune personne comme il faut, Lisa débute le concert seule, armée d'une acoustique, après un petit salut de la main, elle propose le scintillant 'Little bird' datant de 2011.

Un fingerpicking perlé et un vibrato spectral, Louvain se tait, clôt les paupières  et se laisse bercer aux rythmes de la mélodie.

Les musiciens apparaissent, probablement Ross Turner aux drums, Cormac Curran ( des Villagers) aux claviers et Logan Coale à la contrebasse/basse.

Lisa vocalise, Logan caresse sa contrebasse d'un archet, c'est l'amorce de la valse ' Ora' que l'ancienne chanteuse de Damien Rice décore de notes désuètes d'harmonium.

Le ton change avec le jazzy ' Pistachio' chanté d'un timbre enfantin, puis elle récupère sa guitare, Heather Woods Broderick se pointe, l'équipe attaque la berceuse' O sleep' chantée à deux voix.

Frissons dans l'assistance, 't is mooi, susurre Julia à l'oreille de son compagnon dont le gobelet de Stella s'est arrêté à mi-chemin vers des lèvres avides.

Le titre suivant porte bien son nom ' Prayer for the dying',  une plainte aussi admirable que le 'Hallelujah' de Cohen dans la version de Jeff Buckley.

La dernière fois que t'as failli pleurer lors d'une prière c'était lors d'un concert des Cowboy Junkies, Lisa t'a obligé à sortir le Kleenex.

Elle nous tient à la gorge et n'a pas l'intention de lâcher prise, ' Fall'  et ' Snow', qui risque de fondre sous les spots du Depot, enchantent.

La mimique semble dire ' je suis désolée' lorsqu'en débranchant le jack, sa guitare produit d'irrévérencieux craquements, un sourire avant d'entamer ' Flowers'.

Elles dégagent un parfum americana ces fleurs qui évoquent les Wild Roses chantées par Nick Cave et Kylie Minogue.

La setlist prévoit une nouvelle valse ' Tender', qu'elle termine le gosier asséché.

Après un intermède comique pour ouvrir le biberon de Spa, on lui refile une mandoline avec laquelle elle entreprend un upbeat country folk ' Passenger' qui précède le sombre ' Funeral suit' mettant en évidence les talents du contrebassiste.

Le piano et une basse électrique amorcent ' We, the Drowned', une plage déchirante qui te fera hésiter à aller te baigner à Knokke lors de tes prochaines vacances.

Heather passe à la salle de bains pour se brosser les dents, les dentistes avancent ' Teeth' puis le fragile  'Lille'  deux titres plus anciens, Ross a reçu un glockenspiel de Santa Claus, il le tapote gentiment.

Avec le remuant  ' Undertow' elle revient vers ' At swim', le titre finit en canon.

Tandis que le roadie lui tend un ukulele, elle nous explique qu'elle a dû apprendre à chanter ' Knots' à l'envers pour les besoins d'un clip. Lisa Hannigan goes bluegrass, Louvain bat des pieds.

Le set, chaleureusement applaudi, se termine avec 'A sail'.

 

Le ( triple) rappel débute par l'interprétation a capella du poème ' Anahorish' de Seamus Heaney.

Lisa, Heather et Logan derrière un seul micro pour un moment  intemporel.

' Barton' et le rythmé ' Lo' achèvent un concert auquel les gars de chez Gault et Millau ont attribué quatre étoiles!

 

photos-jp daniels/concert monkey

 

 

Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
Lisa Hannigan + Heather Woods Broderick - Het Depot, Leuven, le 28 octobre 2016
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 18:18
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016

Silversun Pickups + Pærish - Het Depot,Leuven, le 26 octobre 2016

 

An printemps dernier, Silversun Pickups se tapaient déjà le vieux continent et remplissaient les salles de concert, leur nouvelle tournée européenne a été entamée la veille à Paris, l'escale belge se déroule au Depot, l'ancien cinéma louvaniste qui  fera quasi le plein pour le passage des Californiens.

Le groupe peut compter sur une solide colonies de fans fidèles, tranche d'âge  de 18 à 25 piges, les vieillards sont admis sous certaines réserves!

 

Ils ont choisi les petits Parisiens de Pærish pour assurer la première partie, les Titis s'étaient déjà chargés de cette mission en mars à la Boule Noire.

Pærish officiait auparavant sous l'identité de Crackity Flynn, un nom bien trop compliqué pour la France, ils sont quatre, Mathias Court : guitar/lead vocals / Frédéric Wah : guitar/back vocals/ Martin Dupraz : bass/back vocals  et Julien Louvion : drums/back vocals. Ils sont fougueux, sympa, sincères et pratiquent un indie/pop punk que tu peux comparer à Green Day, Sum 41, Good Charlotte, Weezer ou The Offspring.

Bref, le Depot a apprécié leurs trente minutes de set et les a copieusement applaudis.

Entamer le concert par un titre intitulé ' Winona Ryder' fait preuve de bon goût,  Mathias semble être le plus nerveux de la bande, c'est également lui qui se charge des relations publiques, en anglais plus qu'honorable.

Le scénariste n'a pas changé les donnes pour ' ShaqFu', un nouvel exemple de college rock turbulent.

C'est notre première halte dans votre  accueillant pays et le second concert de la tournée comme avant-programme de  Silversun Pickups, celle-ci se nomme 'I’ve Got Punched in the Face, What’s Your Excuse?'.

Sorry, je t'ai confondu avec ma femme! 

Ils enchaînent sur 'Party's Over, Biff', un midtempo mélodieux.

Notre premier album sort en décembre, vous pouvez toutefois vous le procurer à la table de merch., ceci étant dit, les petits gars de Paname entament un nouveau ballet bondissant suivi par ' Undone' , leur premier single, à servir frais, à l'apéritif, évite l'andouillette tranchée et opte pour les olives!

Grand-mère est originaire du coin, elle m'a enseigné deux ou trois expressions du cru dont stoeferke et zinneke!

Bel effort, menneke, c'est mieux que labbekak ou dikke lul!

' Adriatic' et 'Then people forget' achèvent ce hors-d'oeuvre distrayant!

 

 Silversun Pickups

 Un tonnerre d’applaudissements dès l'arrivée de Brian Aubert: guitar, vocals /  l'attrayante Nikki Monninger: bass, vocals/ Joe Lester:  keyboards et  Christopher Guanlao: drums, ils n'ont pas encore égrené une seule note!

Brian, extraverti et légèrement cabot, vient serrer quelques pinces, Nikki salue et sourit.

"Cradle (Better Nature)"la plage ouvrant leur quatrième et dernier méfait ( Better Nature) engage le show, le timbre androgyne de B A , que certains n'hésitent pas à comparer à celui de  Billy Corgan, contraste avec la voix aigüe de Nikki, le groupe rocke allègrement, le public s'amuse aux poses de guitar hero du chef de la bande, il en fait des masses, à l'arrière Christopher en profite pour effectuer quelques étirements recommandés par le kiné.

On a tous compris que la soirée serait amusante.

' Well thought out  twinkles'  date de 2007 et secoue généreusement, le jeu viril et instinctif du sieur Guanlao impressionne sérieusement les batteurs débutants dans l'assistance.

Une intro bluesy annonce le leste  'The Royal We', et c'est par un Yeah guerrier qu'ils embrayent sur ' Nightlight'  décorés de ooh ooh bien putes tout le Depot reprend le refrain avec ferveur, sur scène la clique s'amuse.

On s'est déjà produit à Bruxelles, Anvers, au Pukkelpop, jamais à Louvain, anyone from Leuven, here?

Quelques mains se dressent!

All the others are tourists?

Bon, les amis, il faut aider Nikki, elle déteste la chanson qui suit,  Nikki, darling, tout le monde te regarde, don't fuck it up!

Salopard!

' Circadian Rhythm' ( Last Dance) est tout simplement un hymne pop irrésistible, digne des meilleurs Blondie.

Ajoutons que Joe et Chis, s'ils restent en retrait, abattent un boulot formidable et t'auras pigé que Silversun Pickups est le genre de machine dont tous les rouages sont bien huilés.

Les suivantes , ' The Pit'  et  ' Little lover's so polite'  sont tout aussi accrocheuses.

Interlude, nous sommes vraiment désolés pour Trump, you know, si ce clown devient président we're not going back.

Un mec propose  I have a spare room, le chef l'a toisé, a ricané , son visage semblait dire on n'est pas de la même famille.

Assez plaisanté, it's time for a scary tune, ' Friendly Fires', Nikki a trouvé un bout de bois, qu'elle ne balance pas dans le brasier, elle l'utilise pour tapoter un drumpad donnant à la plage un parfum electro pop.

' Latchey Kids' présente lui aussi des saveurs new wave .

C'est reparti pour une séquence de louanges vantant notre beau pays, on a noté et décliné l'invitation d'aller boire un verre avec le comédien qui a repéré quelques établissements sympa dans le coin, on a caressé le pied qu'il a tendu dans notre direction et on l'a écouté chanter la suite du programme, ' Panic Switch' avec l'étonnant solo de basse de Miss Monninger,   ' Dots and Dashes' et son clavier dance et enfin ' Lazy eye' un hit des débuts que Brian entame solo et qui finit en tornade.

 

La playlist prévoit trois titres supplémentaires, un slow, ' Three Seed' dédicacé à une nana du premier rang , le frénétique ' Cannibal' et ' Kissing Families' repris du début à la fin par tes petites voisines, toutes émoustillées d'avoir pu serrer la main du beau Brian.

Pourquoi tenait-il à serrer la mienne, sa paluche était moite!

 

Un concert intense et électrique qui a tenu toutes ses promesses!

 

photos - jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

 

Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
Silversun Pickups + Pærish - Het Depot, Leuven, le 26 octobre 2016
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 20:51
Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS

Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016  BIS

 

Le billet de JPROCK :

Jeff Beck n’a plus rien à prouver.
A 72 ans ( il en parait dix de moins) il est dans une forme olympique et son enthousiasme et sa joie de jouer restent intacts.
Au vu de la sortie de son dernier album « Loud Hailer « on s’attendait à un show axé principalement sur celui-ci et à la présence de la chanteuse Rosie Bones, et ô surprise on a eu droit à un set sous forme de best of rehaussé par le talent vocal de Jimmy Hall ( ex Wet Willie), celui là même qui fut nominé comme meilleur vocalise pour son travail sur l’album « Flash » de Beck en 1986.
Durant nonante minutes Jeff Beck nous propose une setlist très diversifiée qui va du rock au jazz fusion ( ah cette reprise du « Stratus « de Billy Cobham ! ) en passant bien sûr par des reprises de classiques du blues.
C’est avec une facilité déconcertante et même un zeste de nonchalance que les doigts du maestro parcourent sa Fender Stratocaster blanche de long en large pour en tirer des sons extraordinaires.
Et même si on connaît le coco depuis des lustres on reste médusé par son talent.
Quant il s’attaque à Hendrix en reprenant « Little Wing « il y met sa touche perso puis nous offre une version de « A change is Gonna Come « de l’ami Sam sublimée par la voix de Jimmy Hall. Ce mec a une dégaine douteuse un peu surannée , mais vocalement il assure comme un chef.
Quant à la section rythmique, elle est d'une efficacité redoutable et composée de Rhonda Smith à la basse (ex Prince) et Jonathan Joseph aux drums.
Il est clair que l’ami Jeff ne s’entoure pas de nains !
Une version brûlante de « Rollin’ 'n' Tumblin’ « met le feu au Cirque avant que Jeff ne nous envoie un « Superstition « digne de la version du Beck Bogert, Appice Live de 1973.
J’adore ce titre, c’est un brûlot incandescent !

 Et c’est bien sûr avec une somptueuse interprétation instrumentale de « A Day in the Life » des Fab Four que l’ex Yardbirds prend congé sous les applaudissements d’une salle debout.
En résumé, ce fut un excellent concert, agréable de bout en bout , même si avec le temps l’effet de surprise généré par la dextérité du maître s’amenuise pour celui qui comme moi a déjà pu l’applaudir maintes fois.
Mais il reste un grand Monsieur, guitariste génial qui mérite tout mon respect.

Texte et Photos : JP VANDERLINDEN aka JPROCK - THE DARK FEATHER.

Setlist :
01.Freeway Jam.
02.Lonnie On The Move. (Lonnie Mack cover)
03.Morning Dew. (Bonnie Dobson cover)
04.Little Wing. (Jimi Hendrix cover)
05.Even Odds. (« Who Else ! » 1999)
06.You Know You Know. (Mahavishnu Orchestra cover)
07.A Change Is Gonna Come. (Sam Cooke cover)
08.Stratus. (Billy Cobham (cover)
09.Over Under Sideways Down. (The Yardbirds cover)
10.Blue Wind. (« Wired » 1976)
11.Led Boots. (« Wired » 1976)
12.Red House. (Jimi Hendrix cover)
13.People Get Ready. (The Impressions cover)
14.Big Block. (« Jeff Beck's Guitar Shop » 1989)
15.Rollin' and Tumblin'. (Hambone Willie Newbern cover)
16.Superstition. (Stevie Wonder cover)
17.Happy Birthday.
18.Going Down (Moloch cover)
19.Litle Brown Bird. (Muddy Waters cover)
20.A Day in the Life. (The Beatles cover)

Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS
Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS
Jeff Beck - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016 BIS
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 20:12
Jeff Beck featuring Jimmy Hall - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016

Jeff Beck featuring Jimmy Hall - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016

 

JEFF BECK feat. JIMMY HALL – Cirque Royal, Bruxelles (BEL) – 2016.10.25

Setlist :

01.Freeway Jam.
02.Lonnie On The Move. (Lonnie Mack cover)
03.Morning Dew. (Bonnie Dobson cover)
04.Little Wing. (Jimi Hendrix cover)
05.Even Odds. (« Who Else ! » 1999)
06.You Know You Know. (Mahavishnu Orchestra cover)
07.A Change Is Gonna Come. (Sam Cooke cover)
08.Stratus. (Billy Cobham (cover)
09.Over Under Sideways Down. (The Yardbirds cover)
10.Blue Wind. (« Wired » 1976)
11.Led Boots. (« Wired » 1976)
12.Red House. (Jimi Hendrix cover)
13.People Get Ready. (The Impressions cover)
14.Big Block. (« Jeff Beck's Guitar Shop » 1989)
15.Rollin' and Tumblin'. (Hambone Willie Newbern cover)
16.Superstition. (Stevie Wonder cover)
17.Happy Birthday.
18.Going Down (Moloch cover)
19.Litle Brown Bird. (Muddy Waters cover)
20.A Day in the Life. (The Beatles cover)

Line Up :
Jeff Beck : Guitars
Jimmy Hall : Vocals - Harmonica.
Rhonda Smith : Bass - Backing Vocals.
Jonathan Joseph : Drums.

C'est fou ce que les choses changent en vingt ans, ainsi, à cette époque là, tu pouvais partir à l'aise de Ciney vers 18.00 et être bien à l'heure pour le début de ton spectacle à Bruxelles. Maintenant, tu dois ajouter 45 minutes et partir plus tôt. On appelle ça l'ère de la vitesse et de la mobilité, il est où le progrès dont on nous rabâche les oreilles sans arrêt ? Explique-moi!
Départ 17.15, Philou est aux taquets. Le live acoustique de Status Quo à l'aller et les deux premiers Captain Beyond au retour, comme çà tu sais déjà ce qu'on a écouté. Toujours pas guéri nosse Philou, « Il tousse, il crache, il renifle» comme on dit dans la Grande Vadrouille. « Touze palles pour fous, touze palles pour fous, fint gatre palles ! » (accent allemand). Hé faites pas les cons, ça va aller, on va le soigner notre cinquante-cinqnaire (c'est nouveau je viens de l'inventer pour la circonstance). On est sur place pour assister à ce grand moment d'émotion qu'est à chaque fois l'ouverture de la grille qui descend électriquement dans le sol, ça y est c'est ouvert ! Rencontre avec mes amis Lillois Christian et Agnès, comment ? Ah, oui, ils vont bien, merci. Un coca pour la route et puis bloc C sièges 64 et 66, on est super bien placés. Au niveau assistance, il y environ la moitié des places qui resteront
inoccupées, bizarre.
Ce soir, on ouvre la scène à un des plus grands guitaristes de tous les temps, un mec qui sait tout jouer : mister Jeff (Geoffrey Arnold) Beck himself est de retour, et à 72 ans, le bonhomme, natif de Wallington dans le Surrey pète la forme. « Il ne les fait pas » comme on dit dans nos campagnes.
En l'absence de Rosie Bones, c'est Jimmy Hall qui va assurer seul et de quelle manière, toutes les parties vocales. Comment vocales ? Oui, vous les sceptiques, il y a du chant ce soir et pratiquement la moitié du concert en plus ! Je sais que c'est étonnant car l'ami Jeff en solo, c'est presque exclusivement de l'instrumental, sauf ce soir. Comment ? Oui c'est con ! t'aurais dû venir. Au balcon, il y a un mec qui se met à beugler comme un veau en précisant « qu'il est français ! T'inquiète pas mec rien qu'avec ton accent on avait déjà compris, le reste c'était juste une confirmation. On pouvait s'attendre que l'ex partenaire de Jimmy Page au sein des Yardbirds vienne promouvoir « Loud Hailer » son nouvel album, le premier depuis six ans. Eh bien non, Jeff est venu célébrer ses 50 ans de carrière et il nous offre une collection de reprises qui tirent tous azimuts, jazz fusion, blues, rock. De toutes façons Jeff sait tout jouer. Oui, je sais que je me répète mais c'est uniquement à l'intention de ceux qui entrent dans le récit à l'instant présent. Une somptueuse interprétation de « A Change is Gonna Come » de Sam Cooke par un Jimmy Hall au top de sa forme vocale. Le chanteur du groupe Wet Willie avait déjà collaboré avec Jeff sur l'album « Flash » sorti en 1985. Que dire alors du « Stratusphérique » morceau de Billy Cobham ? Enorme ! Deux extraits de l'album « Wired » de 1976 qui reste un de mes préférés et nous voici replongés dans la musique américaine avec le très émotionnel « People Get Ready » et puis ça groove à mort sur le légendaire « Superstition » de Stevie Wonder. Jeff Beck virevolte sur le manche de ses Fender Stratocaster signatures avec une aisance et une maestria déconcertantes, quant à l'utilisation qu'il fait du vibrato, ça vous donne juste envie d'enlever le votre de votre instrument et de répondre « je l'ai perdu » si d'aventure quelqu'un demandait ce que vous en avez fait.
Petit break histoire de souhaiter un joyeux anniversaire au batteur phénoménal qu'est le souriant et talentueux Jonathan Joseph. On aura une nouvelle fois pu apprécier la plastique avantageuse de Rhonda Smith, ex-bassiste de Prince et, par-dessus tout, son jeu de basse à faire pâlir d'envie la plupart de ses collègues masculins.
On se quitte aux accents de « A Day in the Life » reprise des Beatles ». Voilà, en 1h32 Jeff Beck a une nouvelle fois prouvé si besoin était qu'il faisait partie des plus grands guitaristes de la planète.
Petite pause dans les couloirs d'accès pour tailler une bavette avec mon amie BJ Scott et puis on repart. Retour sans encombres et au lit avant minuit, tu le crois çà ? Eh bien tu devrais !

Mitch « ZoSo » Duterck

Jeff Beck featuring Jimmy Hall - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016
Jeff Beck featuring Jimmy Hall - Cirque Royal, Bruxelles - le 25 octobre 2016
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:32
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!

 

Charles Eloy.

 

Après une sieste, je me pointe au Cabaret Madame Arthur. L'équipe du showcase Bande de Pimp' - organisé par Bande de Sons - La Cartonnerie, le Chabada et la Coopérative de Mai -  nous présente trois groupes émergents de la scène française : Eagles Gift, Youth Disorder et Judy.

Eagles Gift - rock psyché

Le morceau "Pretend to be dead" nous plonge de suite dans un rock psychédélique sombre avec un envoûtement chamanique. Le clavier sonne comme  l'orge électrique de feu Ray Manzarek des Doors et les soli de guitare aériens avec des reverbs, des distos remplissent l'espace du Cabaret Madame Arthur. Les échos dans les voix sont omniprésents.

Morning Anxiety: la chanson débute par un puissant son de batterie carrée, suivi des autres

Les autres pop songs, enfumés d'un rock psychédélique, relèvent du mystique. 

 

Set list : Pretend to be dead,Night Walker,Morning Anxiety,Drifting Away,Lighting Bolt

 

 

Ils n'ont pas la vingtaine dépassée et possèdent un potentiel de talent. Les groupes Artcic Monkeys, Queens of the Stone Age ont inspiré leurs compositions.  Le jeu de guitare est millimétré. J'ai l'impression qu' ils essaient de garder la concertation. Les morceaux s'enchaînent. Techniquement, c'est parfait. Le chanteur jouant de la guitare regarde souvent vers le balcon de la salle et son immobilisme contraste avec l'énergie dégagée du groupe, avec un bassiste qui saute comme Flea des Red Hot Chilli Peppers. Un collègue chroniqueur a même l'envie d'aller le secouer.

 

Set list: Teach Me, Another Minutes, Metonimy, Love you grace

 

 

Judy - électro pop

Le trio électro pop, originaire de Reims, clôture le showcase Bande de Pimp'.  Les musiciens sont  habillés en pantalons noirs et T-shirts blancs. Il me semble qu'ils sont détendus sur scène.

"Oupos" sonne comme un savant mélange de pop, bass music, rap  et  électro. La voix grave  à la Dave Gahan et mélancolique, transformée par un vocoder est  secondée par un solide jeu de  batterie.Les musiciens passent d'un instrument à l'autre : guitares, basse, deux synthés, batterie classique, sampler.

Judy, un trio qui apporte un vent de fraîcheur à l'électro-pop.

 

Set list: Walkers in the sand,Enjoy,Take me back,In the dark,Oupos

 

 

 

 

Pogo Car Crash Control - rock - La Boule Noire

Trois garçons et  Lola, la bassiste. Un ouragan de décibels secoue littéralement nos oreilles. Les quatre musiciens, banlieusards du sud de Paris  nous distillent une musique super puissante chantée en français. Les  influences sont Nirvana, Foo Fighters, Ty Segall.

Le chanteur gerbe toute son énergie dans le micro. Ses hurlements sont accompagnés des riffs de  guitares et autres anomalies de fréquences.

J'en suis à mon troisième jour du marathon de concerts de MaMa Festival avec au compteur plus de 25 concerts. Parfois, je reste au bout de la salle, car les oreilles sont assommées.

Au milieu du concert, je les croyais crevés. Une pause de 30 secondes et les musiciens reprennent un show énergique. Ils sont increvables. Le chanteur ne boit pas beaucoup. Par conséquent, la voix est devenue enrouée.

Longue vie au rock authentique sans compromis, ni concessions

 

Set list: Meilleur ami, Royaume de la douleur, Paroles m'assomment, Je suis crétin, Consensuel, Restons en là, Je perds mon temps

 

 

 

Le Colisée - pop indé - Backstage by the Hill

Le surréalisme belge n'a pas de limites.  Le groupe Le Colisée venant de Bruxelles surprend par  leur musique extravagante.

David Nzeyimana, d'origine rwandaise évolue sur scène avec quatre musiciens.

Le morceau "Donnie Darko", chanté en anglais, débute  par des couches  synthé  new age. Ensuite les autres instruments prennent le relais. Des arrangements raffinés nous emportent dans l'univers du groupe.  Dans le morceau "Géraldine", la voix de David a des similitudes à celle de Laurent Voulzy.

Le morceau "la fin des temps" est parsemé discrètement de rythmiques africaines.

 

Set  list : Osaka, La fin des temps, Géraldine, Kojiko, Donnie Darko, Les dieux fous, Age of love, Coconut

 

 

 

 

 

Talisco - pop/rock/folk - Backstage by the Hill

Un grand cru bordelais. En effet, Jérôme Amandi (Talisco) est né à Bordeaux et il a pris de la bouteille lors de ses tournées américaines.

Il s’aventure dans le folk rock américain. Quelques touches de touche de trip hop et des nappes d’électro garnissent les arrangements. Un batteur (batterie classique et pad) et un guitariste le secondent efficacement.

Son concert est une invitation à l’évasion dans les grands espaces du sud-ouest américains. Un écorché vif dans son inspiration nous transportant dans différentes ambiances. Sa musique est millimétrée et efficace et paradoxalement laisse de la place à la fantaisie et des expérimentations sonores hétéroclites. Talisco a le secret de tenir en haleine un public hétérogène.

La chanson "Your wish" est agrémentée de riffs saccadés de la guitare, tandis que le chant dans la chanson "The keys" est plus aérien, avec un fond musical construit sur des échantillonnages électro.

Talisco a un effet cinématographique.  Après le concert il me laisse en mémoire le lyrisme des films western-spaghetti avec Clint Eastwood.

 

Set list: Monster, Sorrow, Follow me, Martian Man, Stay, Your wish, Loose, The keys

 

 

Wall of Death  - rock psyché - Backstage by the Hill

 

Le quartet "Wall of Death" - composé de la chanteuse et bassiste  Rachel Fannan et de trois musiciens (un batteur, un claviériste et un guitariste)  -  monte sur scène.  Le départ des membres du groupe et l'arrivée au début de cette année  des Californiens Rachel Fannan et James Hurst n' a pas changé l'âme du groupe et peut être considéré comme une évolution. Durant le concert, la voix de Rachel Fannan n'est pas transformée à outrance par des artifices technologiques. Un grand exploit dans la musique psychédélique. L'aspect humain garde le dessus sur les machines.

A partir d'instruments vintage dont le mellotron, "Wall of Death" dépoussière  le rock psyché.

set list: For a lover, Thunder sky, Little Joe, All mighty, Loveland, In your arms, Memory, Dreamland

 

 

La septième édition de MaMA Event  a tenu toutes ses promesses et démontre que ce dernier s'est bien ancré dans le circuit mondial des rencontres professionnelles de l'industrie de la musique et du spectacle. J'ai noté qu'il y avait une attention particulière à reprendre toutes les tendances de la musique actuelle.  Certes pas une tâche aisée pour un chroniqueur, car il nous est impossible de connaître tous les styles.

De ce marathon de plus de 120 concerts étalés sur trois jours, je me suis limité à rédiger 16 chroniques.

Même après plusieurs participations à MaMA Event, il y a toujours cette ambiance des quartiers Montmartre et Pigalle avec les salles de concerts mythiques qui vous poussent à découvrir, même si la fatigue vous envahit. Les journées sont pratiquement de 10 heures à 2 heures du matin et vous avez une envie  de continuer la fête qui tourbillonne dans la tête.

Conclusion, à la prochaine édition.

 

MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
MaMA Festival 2016, Paris, du 12 au 14 octobre 2016, jour trois!
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:19
Nouveaux décès dans le monde de la musique: Bobby Vee, Mieke Telkamp et Toto de Kinkempois ( Salvatore Canicatti)

Robert Thomas Velline, nom de scène Bobby Vee, la teen pop idol des sixties à qui on doit ' Take good care of my baby' , 'Rubber Ball', 'Devil or Angel' , 'Run to him' ou 'The night has a thousand eyes' (thirty-eight Top 100 hits en tout) est décédée le 24 octobre , il souffrait de la maladie d' Alzheimer depuis 2011.

La carrière du jeune Bobby Vee démarre lorsqu'il remplace au pied levé Buddy Holly qui vient de perdre la vie dans l'accident d'avion qui a vu également périr Ritchie Valens et Big Bopper.

Jusqu'en 1970 Bobby Vee classera des singles dans le Billboard, il a également tourné dans quelques films dont le musical "Play it Cool."

Autre point intéressant à savoir, sa longue amitié avec le récent Prix Nobel de la littérature, un certain  Bob Dylan!

Un fan:

I feel older tonight with the passing of Mr Vee.

Une opinion partagée!

 

 Maria Berendina Johanna Telgenkamp devient  Mieke Telkamp lorsqu'elle saisit un micro.

La chanteuse néerlandaise qui a cassé la baraque au pays des tulipes avec son adaptation de 'Amazing Grace' ( Waarheen, Waarvoor) est décédée à l'âge de 82 ans.

En 1953, elle reprenait 'Here in my Heart' un succès d'Al Martino, c'est là que sa carrière débute vraiment. On la voit au Songfestival de Knokke, elle attire les foules en Allemagne et chez elle avant de se retirer en 1967.

Elle revient dans les années 70 et signe ses plus grands tubes, notamment en reprenant le schlager ' Tulpen aus Amsterdam'.

 

Le rock wallon pleure la disparition de Salvatore Canicatti, plus connu sous son nom d'artiste Toto de Kinkempois!

Tu avais encore croisé sa route cet été lorsqu'il tenait la basse au sein de Nutbush, le tribute band de Tina Turner emmené par la superbe Mona Murray.

Une  biographie partielle  se lit sur son blog:

 

Né à Canicatti (Italie) le 09/09/1956. Arrive en Belgique 2 mois plus tard.

 

 

Bassiste autodidacte.

 

Apprend la guitare à 16 ans, dans la rue, avec les copains de quartier. Très vite le premier groupe est formé ; comprenant trop de guitaristes, passe à la basse.

 

Peu de temps après (fin des années 1970), première rencontre avec Serge Barbuti et formation du groupe Empedocle très influencé par le jazz rock. Groupe qui me fera sortir de mon quartier.

 

Après la séparation d’Empedocle, je rejoins le chanteur Pierre Devreux, et rencontre Alec Mansion pianiste du groupe. Quand Mansion décide de  mener sa propre carrière, je le rejoins. Suivront des concerts et des enregistrements studio (une première pour moi).

 

Autre rencontre importante, celle de Bouldou au début des années 80 et formation de notre premier groupe : Stalker.

 

Fin 1984 : audition avec le groupe Beau Matin, bien connu dans le sud du pays. Cette collaboration durera 4 années.

 

Après plusieurs petites formations éphémères et un 45 T avec Puzzle, reprise de contact avec Bouldou et Foufy pour quelques concerts dont 1 aux Etats-Unis (Louisiane).

 

Après la séparation des 2 chanteurs, naissance d’un nouveau groupe : Foufy and co qui assurera de nombreuses premières parties de groupes reconnus : Daran, Litfiba les charts…

 

Ma façon de jouer « le slap »  sera  évoquée par JP Schreuders dans son  livre l’histoire du Jazz à Liège.

 

En 1995, formation du groupe les Sticky fingers avec Bouldou et Serge Barbuti pour de très

nombreux concerts (+de 800), en Wallonie, en Flandre mais aussi en France  Luxembourg.

Allemagne  Hollande

 

En 2005, je rejoins Erwan pour ce qui allait devenir Atomique DeLuxe.

 

Le groupe Nutbush précise:

 

Ses obsèques auront lieu samedi 29 octobre en l'église de Kinkempois (heure à déterminer)

photo - Pierre Pires Madeira

photo - Pierre Pires Madeira

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:57
Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016

Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016

 

Troisième passage de Poliça à l'Ancienne Belgique, en configuration box ( pas complet), cette fois-ci!

 

Support, Fog, le bébé d'  Andrew Broder, un de leurs amis, issu, comme eux,  de Minneapolis!

Et fog il y eut, le brave gars s'est escrimé, pendant 50', dans l'indifférence quasi globale, dans une brume vaseuse, tantôt bleuâtre, tantôt grenat.

Des laptops, synthés, sequencers, trackers, chiptunes et autres bidules électroniques, une platine, deux micros et un piano.

Entrée en matière bruyante, une ' musique?' flottante, dissonante, une alarme antivol retentissante, des pulsations industrielles, des scratches agaçants, une chorale de canards ayant aperçu un chien de chasse, cette amorce ne présage rien de bon, encore un plaisantin infatué!

Soudain après cette débauche noisy, Andrew passe derrière le piano et, d'un falsetto précieux et solennel, entame une ballade à la Perfume Genius, ' For Good' le titletrack de son dernier effort discographique.

Tout n'est pas perdu, penses-tu, pas de bol, il reprend place derrière la machinerie et poursuit son exercice wagnérien en vocalisant comme une Castafiore souffrant d'une extinction de voix.

Combien de titres a-t-il interprété?

Deux, trois, plus?

Trois personnes applaudissent, il réagit 'Thank you' et se remet au boulot: des soundscapes digitaux agités, des grondements inquiétants et toujours ce crooning qui détonne avec le fond Metropolis en arrière-plan.

Il invite Drew, un des batteurs de Poliça, le temps d'une composition de facture classique, reprend la lecture de sa dernière oeuvre, on entendra dans le désordre 'Made to follow', 'Jim'  et d'autres pièces mixant théâtralité irritante, masturbation intellectuelle, passages évoquant David Bowie, postmodernisme exaspérant ou expériences délirantes à la Julius Kelp.

D'aucuns crient au génie, d'autres préfèrent les Rubettes, Léon et Tristan ne se posent pas de question, ils  se sont dirigés vers le bar!

 

Tu avais assisté au concert de Poliça dans cette même salle en janvier 2014, depuis le groupe du Minnesota a sorti un troisième album, ' United Crushers', il se tape une tournée  européenne jusqu'au 5 novembre, un arrêt à Bruxelles s'imposait même si l'engouement des débuts s'est atténué.

Line-up: double drums, Drew Christopherson et Ben Ivascu, à la basse et secondes voix,  Chris Bierden et la jeune maman, Channy Leaneagh, aux vocals, élément invisible, mais prépondérant,  les programmed synths ( pourquoi ne pas utiliser un claviériste sur scène?) et les effets sur la voix.

Poliça démarre par ' Berlin' , peu de surprises, le fond trip hop est toujours bien là et les influences de Portishead ne peuvent être camouflées.

L'elfe est toujours aussi séduisante, sa voix luminescente pas toujours audible, car couverte par les sonorités électroniques et les batteries, ensorcelle malgré ce handicap .

' Wedding' et sa basse entraînante invite à la danse tout comme 'Lime habit'.

Il semble que Poliça ait décidé de frapper fort d'emblée en glissant les titres les plus percutants en début de show.

Hello, Brussels, thank you for being here, on sait, you love the venue,... this one is called ' Lately'.

Un midtempo, plaisant, sans plus, les bandes pré-enregistrées, omniprésentes, finissent par embarrasser..

' Dreams go' n'a pas trouvé sa place sur l'album mais bien dans la playlist.

Travail superbe de la basse pendant 'Great Regret', Channy, par contre, paraît absente et distille ses chansons sans trop d'enthousiasme, quelques vagues sourires, deux ou trois mouvements ondoyants, et une interaction avec le public réduite au strict minimum.

'Lay your cards out', sur le debut album, n'a rien perdu de ses charmes et peut compter sur l'adhésion de la salle.

Le planant ' Warrior Lord' hypnotise puis prise d'une envie soudaine, la frêle jeune personne réclame de la lumière, I wanna see you, l'éclairagiste obtempère, elle annonce ' Agree' a new song, qui ne sera probablement  pas un hit.

Les beats soutenus de 'Spilling Lines' ont le don d'éveiller les assoupis, le funk de ' Dark Star' nous renvoie vers  'Let's dance' de David Bowie, tandis que ' Someway' a été composé pendant sa grossesse.

' Melting block' et ses accents soul  nous prouve que Miss Leaneagh peut rivaliser avec les meilleures voix nu soul lorsqu'elle décide de ne rien vocoder.

' Baby Sucks' et ses touches disco balance agréablement, il est suivi par l'ancien 'Violent games'.

' Kind' is a lovesong, elle la chante agenouillée et c'est avec ' Lose you' que le quatuor quitte la

scène, il est 22h10'.

 

Un bis vite fait et chacun rentre se coucher!

 

Un concert plaisant, sans réelles surprises!

 

 

Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016
Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016
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Poliça - Fog - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 24 octobre 2016
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 12:46
Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016

Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016

Le billet de JPROCK :

Avec Tangerine Dream, Klaus Schulze et Kraftwerk , Jean Michel Jarre est depuis plus de quarante ans un des pionniers de la musique électronique, un de ces artistes majeurs sans lesquels les générations actuelles n'auraient jamais vu le jour.
Musicien et compositeur génial, producteur, créateur de la notion de mega concert , l’homme reste aujourd'hui une icône incontournable du genre qui nous donne ce soir rendez-vous au Palais 12 pour la date belge de son " Electronica World Tour " .
Dans la salle les générations se mélangent, et on remarque la présence d’un public jeune venu en nombre applaudir cet artiste référence, une légende vivante.

D’ailleurs le spectacle se veut résolument moderne, Jean Michel a mis les petits plats dans les grands utilisant les dernières trouvailles technologiques visuelles et sonores.
Des projections 3D époustouflantes, un lightshow magnifique des lasers majestueux, et un son qui se veut exceptionnel dans une salle qui de ce côté là déçoit rarement.
Trônant sur une scène immense et entouré d’un batteur et d’un percussionniste sorcier des sons, le pape de la musique électronique envoie du lourd en live ( ici par de tricheries, tout est joué en direct ) et de temps à autre descend parler à son public pour quelques moments plus intimes.
Dans la salle initialement en configuration assise le public se lève et s’éclate au son de ce mélange de beats irrésistibles et de nappes de synthés majestueuses.

« Oxygène » ,« Equinoxe » et « Souvenirs de Chine « font peau neuve et constituent les moments forts du show alors qu’ on épingle aussi quelques nouveaux titres époustouflants comme le presque techno « Exit » co-écrit avec le lanceur d’alertes Edward Snowden ou l’excellent « Stardust « joué en rappel.
Chanceux que nous sommes nous avons droit aussi à « Oxygène 17 » titre inédit annonciateur du prochain album « Oxygène 3 » attendu le 2 décembre prochain pour fêter dignement le quarantième anniversaire de l’album original.

 A 68 ans ( il en fait au moins dix de moins.. ) Jean Michel Jarre reste un artiste incontournable capable d’effectuer le pont entre ses synthés vintage, sa harpe électronique sur « Time machine « et l'emploi de sonorités actuelles à la pointe des nouvelles technologies.
Visiblement tourné vers le futur sans dénigrer son glorieux passé, l’homme reste un précurseur comme en témoigne ses récentes collaborations avec une pléthore d'artistes (les albums Electronica 1 et  2) et sa propension à se rallier un public jeune et branché.
Jean Michel Jarre nous a promis de revenir nous voir l’année prochaine, et personnellement j’attends ça avec impatience …

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
Intro (waiting for Cousteau)
The Heart of Noise, Part 1
The Heart of Noise, Part 2
Automatic (Part 2)
Oxygène 2
Circus
Web Spinner
Exit
Équinoxe 7
Conquistador
Oxygène 8
Zero Gravity
Souvenir de Chine
Immortals
Brick England
The Architect
Oxygène 4
Glory / Equinoxe 4
The Time Machine (with Laser Harp)

Encore:
Oxygène 17
Stardust

Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016
Jean-Michel Jarre - Electronica World Tour - Palais 12 Bruxelles, le 23 octobre 2016
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