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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 12:46
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL 14.08.2016.
Kortrijk.
Sport Campus Lange Munte

Le billet de JPROCK :

L’Alcatraz est devenu à ce jour le meilleur festival metal à taille humaine de Belgique.
Depuis son déménagement vers le Sport Campus Lange Munte à Kortrijk l’évènement a trouvé ses marques et son rythme de croisière.
Espérons toutefois qu’il ne grandisse pas trop vite et que l'appât du gain et l'envie d'attirer un nombre plus important de spectateurs ne prennent pas le pas sur la qualité.
Si l'envie de grandir est présente pourquoi alors ne pas rajouter un troisième jour, mais surtout prions pour que les organisateurs gardent la capacité journalière actuelle du site.

Cette année le line up du samedi annonce une belle série de groupes intéressants avec en headliners Whitesnake et Within Temptation.
Pas possible pour moi d’être présent ce premier jour mais le programme du dimanche avec Twisted Sister et Avantasia en têtes d’affiche se révèle incontournable.

Je vous passe mon début de journée catastrophique et plombé par une séries de contretemps désagréables qui finalement m’amènent à ne pointer ma tronche sur le site du festival qu' aux environs de 16h alors que sur scène LITA FORD et son band nous envoient un « Cherry Bomb » de derrière les fagots.
Aaaah les Runaways !
J’ai eu la chance de les applaudir sur scène plusieurs fois, dont notamment lors de ce concert mythique au Cirque Royal le 1er décembre 1977 avec les Kids de Ludo Mariman en support act. Toute une époque !
Je les revois déchainées sur scène et sexy en diable : Cherrie Currie (vocals), Joan Jett (guitars), Vicky Blue (bass) , Sandy West (drums) et bien sûr Lita Ford (lead guitar).
Ces filles furent un des fantasmes brûlants de mes 18 ans !

Après une belle ovation réservée à sa version de " Cherry Bomb" Lita nous propose encore deux titres avant de nous quitter : « Close my Eyes Forever » clin d'oeil à son pote Ozzy Osbourne et " Kiss Me Deadly » .

Je n’aurai finalement assisté qu’à 3 titres sur les 8 qu'elle a interprétés aujourd'hui, mais vu les circonstances j’en ai bien profité tout de même. Cool !

Après cette bonne entrée en matière, direction la VIP-Press area histoire de faire le plein de tickets boissons et de profiter du buffet sympa qui nous est proposé.
Au menu quelques plats de viandes, poissons et salades variés et de très originales moules au Jack Daniels !

Pendant ce temps sur scène c’est CHILDREN OF BODOM qui s’époumone et secoue la foule à grands coups de décibels.
Pas mal dans le genre, mais j’avoue que ce groupe m’a toujours laissé assez froid et que je les ai écoutés assez distraitement le nez plongé dans mon assiette.
Je me passerai donc de donner un avis éclairé mais visiblement au vu des mouvements de foule les fans ont apprécié.

On reste ensuite dans le lourd avec SOULFLY.
Depuis son départ de Sepultura Max Cavalera continue sa route avec Soulfly et de belle manière.
Son trash metal teinté d’influences tribales brésiliennes reste efficace et on se réjouit d’entendre le frontman au pied de micro recouvert de cartouchières reprendre des titres de Sepultura comme « Refuse/Resist » , « Arise /Dead Embryonic Cells » ou le génial « Roots Bloody Roots ».
Et quand Soulfly ne pioche pas dans son propre répertoire il picore dans celui des autres avec cette reprise étonnante de " Iron Man " piqué à Black Sabbath « avant de faire un sort à « The Trooper » le classique d' Iron Maiden pour clôturer le set.
Du beau boulot.

Sur scène on à juste le temps de s'affairer à changer le matos et installer un lightshow particulier que voici KREATOR qui déboule sur scène à grand coup de fumigènes et autres canons à confetti.
Après plus de trente ans de bons et loyaux services à la cause du trash metal teuton le combo de Mike Petrozza envoie toujours du lourd et même du très lourd. D'ailleurs ce metal sans concession sera fatal au groupe électrogène qui les lâche durant « From Flood Into Fire « .
Plus de jus !
Ca se bouge en coulisses pour renvoyer du courant rapidement et après 2 minutes d’angoisse ça repart de plus belle .
Douze titres , une énergie à vous couper le souffle et un final dantesque avec « Violent Revolution » et « Pleasure to Kill » .
Ouf !
C’est jouissif , mais je suis aussi tout de même content quand ça s’arrête histoire de faire respirer quelque peu mes feuilles de choux vachement surchauffées.

Le soir tombe lentement sur le site du festival et je décide d’assister au set d’AVANTASIA depuis la terrasse VIP-press légèrement surélevée.
D'ici on surplombe la foule et la vue est imprenable.
Car Avantasia c’est un des gros morceaux du jour !

Le collectif de Tobias Sammet maîtrise avec brio l’art de vous sortir des albums pépites à l’image du dernier opera rock en date le formidable « Ghostlights « .
Mais ce soir c’est plutôt à une setlist best of que nous aurons droit, festival oblige.

Dès la fin de l’intro d'Also sprach Zarathustra diffusée en ouverture , le power hard rock metal opera se met en route et va nous en mettre plein la vue et les oreilles durant 90 minutes.
Des compos heavy et épiques de qualité interprétées avec panache dans un décor majestueux, des mélodies ultra accrocheuses et des envolées vocales hallucinantes notamment grâce aux présences sur les planches de Michael Kiske ( Halloween) , de Bob Catley (Magnum) , d’un Jorn Lande très en voix et bien sûr de Tobias lui-même qui n’est pas en reste ; Avantasia impressionne l'auditeur.
Car "on stage" c’est une réunion de grandes voix et de musiciens époustouflants ( Ah les solos de Sascha Paeth à la guitare !!! ) auxquels vient s’ajouter en fin de set le talent d'Eric Martin from USA, le chanteur de Mr Big et la jolie voix D'Amanda Sommerville.
Certains ( comme moi ) se mettent à rêver de l’arrivée de Dee Snider sur scène ( il chante sur l’album et est présent en coulisses), mais ce rêve ne deviendra pas réalité.
Sans doute se réserve t’il exclusivement pour son show avec Twisted Sister.

« Reach Out for the Light » est sublime, et « Let the Storm Descend on You » joué en final et déjà magnifique sur l’album, prend en live une dimension encore plus grandiose.

Le band nous revient alors avec tous ses invités pour un rappel composé de « Sign of the Cross/ The Seven Angels ».
Pari gagné, le public est aux anges et Tobias promet de revenir.

Incontestablement Avantasia nous a offert LE set de la journée, un des grands moments du festival .

Setlist Avantasia :

Also sprach Zarathustra
Mystery of a Blood Red Rose
Invoke the Machine
Ghostlights
The Scarecrow
Promised Land
The Story Ain't Over
Farewell
Reach Out for the Light
Dying for an Angel
Let the Storm Descend Upon You

Encore:
Sign of the Cross / The Seven
Angels

Mais ce qui allait suivre avec TWISTED SISTER allait encore faire monter le curseur de plusieurs crans sur l’échelle du plaisir.

Il est environ 23h30 lorsque » It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll) » d’AC/DC retentit dans la sono du festival.
Des explosions et fumigènes à gogo annoncent l’entrée en scène de Twisted Sister emmené par un Dee Snider bouillonnant et surexcité.
L’ homme est certainement l’un des meilleurs "frontman" qu’il m’ait été donné de voir en action.
Sans cesse en mouvement mais aussi parfaitement en voix, il se démène comme un beau diable, harangue la foule et reste durant tout le set l’essentiel pôle d’attraction du groupe.
« The Kids are Back », « You Can’t Stop Rock n’Roll’ » , " The Fire Still Burns" , les hymnes se succèdent devant une foule surexcitée qui ne rate pas une miette de ce dernier concert européen du band américain.
Pas le dernier de la tournée, mais le dernier tout court, " the latest" !

« Nous ne ferons pas comme les Scorpions déclare Dee Snider , Twisted Sister arrête vraiment…définitivement.
C’est la dernière fois que vous nous voyez sur scène ! «

Dans la foule des gorges se nouent.

Et le band donne tout à ce public belge à qui il accorde un deuxième passage sur ses terres en moins de deux mois et une médaille d’or pour lui avoir fait reprendre ce soir… 5x d’affilée le refrain de « We’re Not Gonna Take it « , mon titre préféré.

« Un record ! , déclare Snider…
Personne ne nous a jamais demandé de reprendre ce titre 5x !
Thank you Belgium ! «

Et le band se fend d’un « It’s Only Rock n’ roll but I like it « fédérateur avant de quitter la scène pour revenir quelques minutes plus tard pour un rappel avec « Comme Out and Play «.

Vers la fin de ce titre je me dis qu’il sera sans doute le dernier joué ce soir ( le groupe joue en moyenne 1h30) et qu’il est temps de rejoindre mon carrosse histoire de ne pas être coincés dans les bouchons.

Et tout en marchant je réalise que le groupe rajoute un titre supplémentaire « Tear it Loose ».
Putain ils continuent, je râle un max.

Et voilà qu’ils remettent ça avec l’inévitable S.M.F.
Raaaah…. c’est pas vrai !

Arrivé à ma voiture j’entends Dee Snider saluer la foule une toute dernière fois tandis que dans le ciel un modeste feu d’artifice clôture en beauté cette édition 2016.

Pourquoi suis je parti deux titres trop tôt ?
Je m’en veux à mort...

Mais finalement je me console en me disant que je n’aurai pas vu le dernier titre de Twisted Sister joué sur une scène européenne, mais je l’aurai ENTENDU et imaginé.
Peut être est ce là la plus belle manière de voir partir un band essentiel qui nous a tant fait rêver.
La douleur est moins grande...

Mais une chose est certaine ce concert de l'Alcatraz fut un moment historique que je suis heureux d'avoir vécu.

Rendez-vous l’année prochaine pour l’édition 2017.
Gageons qu'elle sera certainement aussi passionnante que ne l'a été sa petite soeur de 2016.

Texte et photos : JP Vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist Twisted Sister :

It's a Long Way to the Top (If You
Wanna Rock 'n' Roll) ( enregistré)
What You Don't Know (Sure Can
Hurt You)
The Kids Are Back
Burn in Hell
Destroyer
Like a Knife in the Back
You Can't Stop Rock 'n' Roll
The Fire Still Burns
I Am (I'm Me)
I Wanna Rock
The Price
I Believe in Rock 'n' Roll
Under the Blade
We're Not Gonna Take It
It's Only Rock 'n' Roll (But I Like It)

Encore:
Come Out and Play
Tear It Loose
S.M.F.

ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
ALCATRAZ HARD ROCK and METAL FESTIVAL ( day 2) Sport Campus Lange Munte, Kortrijk, le 14 août 2016
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 19:49
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016

17:00, 23°, du soleil et des nanas, darladirladada, youpie, on va voir Pony Pony Run Run, on va danser sans se prendre la tête!

Gaëtan et Amaël Réchin Lê Ky-Huong, d'Angers, France, sont les deux bidets galopant joyeusement, sur scène ils sont épaulés par un batteur et un guitariste/claviériste remuant.

Enorme hit, 'Hey you' en 2009, troisième album 'Voyage Voyage' , comme Desireless, en 2016.

Genre?

Inoffensif, de l'electro /Eurodance/French touch comestible à petites doses.

Les funambules sont de sortie, 'Walking on a line' suivi par un second synth pop pour minets, lisse et futile.

C'est l'été, tout est permis, du coup t'as une envie de milk-shake aux framboises.

La summer party se poursuit avec un premier singalong cérébral ' Oh no', pa pa pa pa.... fait le jardin d'enfants!

Le nombre de groupes s'inquiétant de notre de santé est inouï... tout va bien, Bruxelles...

Les ritournelles faciles se succèdent: 'Alright', 'Stop', 'Show me, show me', , les poneys s'ébattent sans furie, pas de ruades mesquines, parfois ils s'ébrouent davantage et bondissent , sur les pavés la jeunesse fait de même.

Une boîte de nuit, plus de 25 ans refusés, en plein jour!

T'as un peu perdu le fil en contemplant les gamines gesticuler, sur scène ils sont à trois à tapoter chacun leur synthé et amorcent un dream pop timoré avant d'accélérer et de virer electro/glam.

Des danseuses volontaires pour nous rejoindre sur scène, des motivées, please!

Elles se bousculent, accès à gauche, 16 Clodettes ont répondu à l'appel et se trémoussent avec plus ou moins de bonheur sur 'Hey You'.

Après 126 secondes, Samia se désiste et quitte les copines, mais non, la revoilà munie d'un Kleenex, je peux remonter, Monsieur?

Un brave type, le gars de la Sécu!

Au revoir les filles, tu veux un bisou, Josiane, smack, un selfie, Laurence, clic clic, c'est quoi ce papelard Béatrice, O473 259709, je t'appelle demain!

Let's dance, Brussels, 'First date mullet' et pour se quitter une cover minute soup et tabasco de 'Tainted Love'.

Au revoir, les poneys, take care!

Caravan Palace

Seconde fois que tu croises la route de Caravan Palace qui perpétue l'esprit zazou au 21è siècle, leur electro swing a, à nouveau, fait mouche, même les gardes du palais royal dansaient.

Les Parisiens ont sorti un troisième album depuis leur passage à Couleur Café, au nom parfois refusé par les sites pour raisons techniques, pour faciliter la tâche des moteurs de recherche on mentionnera 'The Icon', peak position in the US, n°3 in the category dance/electronic albums.

Un instrumental scratchy, au son pourri, histoire de nous montrer de quoi il retourne, pour entamer le gig.

Tout l'élément masculin était au rendez-vous, Arnaud Vial: guitare, programmation - Charles Delaporte: contrebasse, programmation - Hugues Payen: violon, programmation, scat - Mighty Mezz : machines, trombone, programmation - Chapi: clarinette, sax baryton - Paul-Marie Barbier: vibraphone, piano, brushes, il manquait la folle de Chaillot, le papillon égaré, la pétulante Zoé Colotis.

Elle rapplique et attaque un second remue popotin pervers, ' Lone digger', une clarinette facétieuse, un rap comedy capers, tes voisines ont des fourmis dans les guibolles.

Hey, salut, vous, vous êtes rayonnants si j'enlève mes lunettes de soleil...c'est moins con que tout va bien, Bruxelles!

On a une revanche à prendre, la dernière fois que nous sommes passés ici, il pleuvait, comme toujours chez vous, d'ailleurs, aujourd'hui le soleil luit, on va s'amuser!

Hugues, le païen, entame un baloo swing pour répondre à Zoé qui nous chante les mésaventures de 'Suzy'.

Du manouche surréaliste.

Voix off ...it's midnight... piano classique, un sax inquiétant, ' Midnight' est le genre de truc à ne pas passer aux habitants du cloître, ils risquent de louer d'autres idoles.

'Wonderland' , bonjour Alice, tout va bien, bébé... tire-toi, clochard!

Zoé entame une danse démente, s'affale aux pieds de Mighty Mezz, se redresse, reprend son trip, nous fait Mowgli se trémoussant avec les chimpanzés, le zoo en folie!

Des cris enthousiastes fusent de partout.

Nouvelles acrobaties vocales pendant 'Clash', un mouvement French Cancan , ça remue sur toute la largeur de la scène, et maintenant on va danser, dit-elle, tu parles, on sue pire qu'Eugène, voici ' Je m'amuse' .

Nous aussi, elle termine à genoux, secoue sa bouteille de Spa, faut penser à vous déshydrater, la dingue nous arrose en riant.

' Wonda', voit Zoé muée en poupée mécanique mais c'est la reprise de 'Black Betty' qui déclenche l'hystérie collective.

Ces jeunes gens sont non seulement doués mais en Zoé, ils ont trouvé la chanteuse idéale, un boute-en-train qui dériderait la brute la plus sombre.

Attachez vos lacets et sautez, un trampoline géant pendant 'Jolie Coquine', puis une légère accalmie illustre la comédie musicale 'Aftermath', pour reprendre les cabrioles pendant 'Tattoos' qu'elle ne nous a pas dévoilés.

'Star scat', le scatteur malade, c'est Hugues. Zoé se dit que c'est l'heure de la leçon de Lindy Hop, Jane Fonda étant chez l'esthéticienne, la petite nous explique.

En bas, nous ne sommes pas tous doués mais on a tous ri.

Voilà, au revoir, Bruxelles.

La place hurle, une bande laisse présager le retour de la caravane, ce qu'il advint.

Un interlude instrumental suivi par un ' Brother swing' infernal.

Si Bruxelles n'obtient pas une médaille aux jeux c'est que les autres sauteurs étaient dopés!

Ils s'en vont en souriant et en dégoulinant de sueur.

T'es attendu pour dîner à la campagne, tu quittes le BSF!

Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 8) - Pony Pony Run Run- Caravan Palace à La Place des Palais ( Bruxelles) le 12 août 2016
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 07:35
LA MUERTE  au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016

LA MUERTE au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016

Le billet de JPROCK :

Vendredi 12 août 2016, Brussels Summer Festival, Mont des Arts.

Comme chaque année le BSF propose un jour orienté plus spécialement vers le rock plus dur et plus alternatif avec ce soir au programme The K , LA MUERTE et pour clôturer la soirée Caribbean Dandee le nouveau projet de Joey Starr.
J’aurais pu chroniquer cette journée par un papier similaire à ce que j’ai fait pour la journée d’ouverture du festival mais j’ai choisi de retarder volontairement mon billet et de l’orienter exclusivement vers LE band de la journée auteur d’une des prestations les plus énergiques de cette édition 2016:

LA MUERTE !

LA MUERTE, groupe mythique de la scène rock alternatif belge a fait son grand retour avec un concert à l ‘AB en mars 2015, concert qui avait attiré la grosse foule et ravivé la flamme dans le coeur de ses aficionados.

Depuis, les choses se sont accélérées et le band a foulé les planches de moult festivals incontournables ralliant à sa cause un public de plus en plus nombreux et enthousiaste.
Ce succès inattendu a même poussé le combo à enregistrer un nouvel opus trois titres intitulé « Murder Machine » excellemment produit et dont le son énorme vous colle au mur dès les premières notes.

Bref, LA MUERTE est de retour et je ne peux résister à l’envie d’aller les saluer backstage environ trente minutes avant leur prestation prévue à 20h45 sur la grande scène du Mont des Arts.

La porte s’ouvre et ils sont presque tous là, seuls Michel et Tino manquent à l'appel.
Marc du Marais ( chant) est attablé et ne porte pas encore sa fameuse cagoule en toile de jute. Assis non loin de lui on reconnaît Christian Z ( batterie) et à quelques mètres d'eux dans un coin de la pièce Didier Moens semble fouiller dans une valise dans laquelle reposent quelques effets personnels.
Il se retourne et je me dirige spontanément vers lui.

Quelques embrassades plus tard, j’évoque avec lui ce retour incroyable de LA MUERTE sur scène et dans les médias depuis 2015.

" Formidable ce retour , non ? "
« On a vraiment été étonné de cet accueil incroyable, on ne s’attendait pas à ça… » me confie-t-il ... et finalement ça a donné une multitude de concerts sur des grandes scènes et ce nouvel EP « Murder Machine » dans la grande tradition du format des autres oeuvres du groupe. "

« Vous êtes prêts pour ce soir ?
« Oui me répond Dee-J, j’espère qu’il y aura du monde …«

En effet pour le moment The K joue devant un Mont des Arts assez clairsemé mais au fil des minutes le public arrive en nombre et les t-shirts LA MUERTE sont de plus en plus nombreux dans la foule.

On évoque alors les concerts de l'époque héroïque et ce fameux concert comeback de Dour en 1997.
" C'était bien aussi Dour " , me dit il.
" En effet j'y étais, lui dis-je, et j'en garde un super souvenir."
" Je m'en serais voulu de rater ça !"

Nostalgie quand tu nous tiens...

Quelqu’un me tape alors amicalement sur l’épaule, je me retourne et c’est Michel Kirby ( guitares) ex Deviate, et membre de Length of Time et Arkangel qui vient de rentrer dans la pièce.
« Salut JP c’est cool d’être passé nous saluer me lance -t-il «
" Avec plaisir my friend, bien remis de ton concert avec Arkangel il y a deux jours aux Lokerse Feesten ?J'ai vu que vous avez investi la scène Red Bull Electropedia Room ... "
" Oui ça va, c’était terrible, l’ambiance était top ! " me répond-il avec un grand sourire en s’affalant dans un confortable canapé.
« On s’est bien éclatés ! «

C’est le moment que choisit Tino De Martino ( basse et aussi membre de Channel Zero) pour se pointer.
Embrassades.


"Hello, tu vas bien me lance-t-il ?
Affirmatif .
" Je suis impatient de vous voir on stage les gars !", comme à chaque fois..."
Sourire de Tino.
Ce mec est super sympa !
Une formidable recrue pour LAMUERTE au même titre que Michel Kirby et Christian Z.
Car une chose est certaine, avec ce nouveau line-up LA MUERTE tient son tout meilleur line-up ever.

" Et tout fonctionne parfaitement explique Didier, chacun amène des idées, il n’y a pas de problèmes d’ego on bosse comme un band à part entière...
" Je ne me suis jamais considéré comme un super guitariste, mais je lance des riffs et des idées et chacun fait pareil, puis les choses prennent forme et ça marche...».
Modeste l’ami Dee-J…

J’échange encore quelques mots avec Marc du Marais dont le calme et la gentillesse contrastent avec la fureur qu’il peut dégager sur scène puis Laurent l'attaché de presse me fait signe qu'il est temps de prendre congé.
Re-embrassades et poignées de main, je quitte la loge et laisse les héros du jour se concentrer avant leur set.

Quelques minutes plus tard LA MUERTE déboule sur les planches où trône un autel couvert de bougies, de crânes et de bâtons d’encens.
La grand messe peut commencer.

En quelques secondes la machine à tuer se met en branle et dégage une puissance phénoménale .
« I Lost MY Hand « secoue tout.
Marc du Marais totalement habité et épileptique arpente la scène tandis que Didier et Michel plaquent des riffs meurtriers.
Tino secoue sa basse comme jamais et Christian Z frappe ses fûts avec fureur.
Un set de La Muerte se prend comme un claque en pleine face et on adore ça !

Le show est intense et le son étonnement bon .
Petit à petit, le soir tombe et la fumée recouvre la scène transformant les acteurs en ombres mouvantes et inquiétantes.

J’ai beau avoir vu le band de nombreuses fois dans des sets assez semblables, le plaisir que je prends lors de leur show ne faiblit pas.
Et le public semble ressentir les choses comme moi car après un peu plus d’une heure de concert lorsque le groupe quitte la scène il est salué par une formidable ovation.
Pari gagné une fois de plus.

Franchement, au vu de la prestation de ce soir LA MUERTE aurait mérité de terminer la soirée en tête d’affiche.

Mais rassurez vous si vous les avez ratés en live cette année , et même si cette prestation au BSF constituait le dernier concert du groupe en 2016 , l’année 2017 sera une année importante pour LA MUERTE qui nous prépare une belle surprise que je ne peux pas encore vous révéler officiellement aujourd’hui.
Mais c'est promis, je vous tiendrai au jus.

Patience, patience, 2017 sera l’année de LA MUERTE ou ne sera pas !

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

INTRO
I LOST MY HAND
WACK THIS GUY
BLACK GOD WHITE DEVIL
COUTEAU DANS L'EAU
SHOOT IN YOUR BACK
JE SUIS LE DESTRUCTEUR
EVIL LAND
KKK
I WOULD DIE FASTER
L'ESSENCE DES CHOCS
ECOUTE CETTE PRIERE
GET WHIPPED
LUCIFER SAM

LA MUERTE  au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016
LA MUERTE  au Brussels Summer Festival ( Mont des Arts) le 12 août 2016
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 20:28
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016

Cela devait arriver, il pleut et pas un peu, à l'entrée on te refile un K-way orange, pas made in Utrecht mais avec le logo d'un sponsor, utile, mais pas pratique.

Sur le podium D J Billy Jones s'amuse dans l'indifférence générale, pas sûr que ces conditions climatiques pourries attirent la grande foule face au palais royal.

Sur le podium, les roadies ont reculé le matos au maximum, les groupes devront se produire en retrait, tout le devant de la scène est arrosé par les averses.

Démarrage tardif pour Hyphen Hyphen.

Zac, le batteur, est le premier à apparaître, suivi par Adam (guitare et clavier) et Line (basse et chœurs), la blonde Santa arrive au pas de courses.

OK, on peut vraiment commencer , oui les peintures de guerre sont là, la pluie risque de les effacer!

Les Niçois ont fait un sacré chemin depuis leur passage à Bruxelles les Bains en 2012, ils sont devenus une figure incontournable de la scène rock hexagonale.

'Times', leur premier album, sortait l'an dernier, addiction assurée, chroniquait un mec qui a sorti son stylo!

Deux mesures de ' I cry all day', un blanc, le titre ouvrant le set est explicite, il y a de quoi pleurnicher, après deux minutes les laptops défaillent à nouveau, longue coupure, ça s'annonce mal.

Santa se voit transformée en stand-up comedian et improvise, se déchausse, rigole avec un barbu chagrin, on résout le problème et la machine à tubes est en route.

Elle a déniché une guitare, le band amorce ' I see myself' , la technologie tient le coup, ce midtempo léché accroche, tout va bien.

C'est pas vrai, plus de jus, quel happening constate le chef de la tribu, tu parles, ça craint.

Rafistolage et ' Cause I got a chance' chanté avec Adam, de l'electro pop saccadé, irrésistible.

'We light the sunshine' , toute la confusion du début de set est oubliée, Hyphen Hyphen redouble de vigueur, Bruxelles vibre.

Santa se mue en véritable bête de scène, courant à droite, à gauche, invectivant la masse, une bombe désamorcée, cette nana.

Grosse claque avec la cover improbable de Chris Isaak, 'Wicked Game', radieuse, musclée et audacieuse.

La suite sera furieuse, une séquence maniement de foule, des rythmes tribaux, une débauche d'énergie, je me prends pour Beyoncé mais sans godasses, le BSF, êtes-vous prêts à danser, je vous rejoint, un bain de foule, les GSM's crépitent, elle revient aidée par la sécurité, Line, relativement calme jusqu'ici, se lâche, le titre se meurt en outro, ils se tirent.

Ben, merde, il n'est que 19:20'.

Retour de Zac qui place un solo carré, il est rejoint par le reste de la clique qui envoie une version fiévreuse de 'Just need your love' que la Wichita Woman aux cheveux dorés termine sur la place, les cameramen ont toutes les peines du monde à la débusquer parmi les canards oranges.

Cette dernière salve termine une performance athlétique, estimée à sa juste valeur.

20:15' Tindersticks.
Tu ne te rends pas à un concert de Stuart Staples pour te tordre de rire, va plutôt visionner un navet avec Jim Carrey ou Les Charlots, si tel était ton dessein.
Communication avec le public réduite au strict minimum, cinq ou six thank you lâchés à l'aveuglette et quelques mots en fin de concert.
Les fans s'en tapent, ils sont venus écouter les chantres de la mélancolie et du vague à l'âme, ça fait près de 25 ans que ça dure.
Leur dernier album 'The Waiting Room' est sorti en 2016, il respecte l'univers forgé par Stuart et ses acolytes.
Mr. Staples, qui a choisi un seyant veston bleu se mariant avec sa guitare rouge vif, David Boulter au piano, Neil Fraser aux guitares, Dan McKinna à la basse et backings, et enfin, caché à l'arrière-plan, le sombre Earl Harvin aux drums, entament le set par 'Like only lovers can' , une plage d'une langueur infinie contrastant avec les débordements du groupe précédent.
Tindersticks et Hyphen Hyphen n'attirent pas la même clientèle.
Le brumeux 'Second chance man' précède ' Were we once lovers' qui s'énerve furieusement lorsque Stuart pose la question "how can I care if it’s the caring that’s killing me?".
Torturé, le monsieur!
Après ' Say goodbye to the city' , tout aussi incisif, Neil se choisit une acoustique , Tindersticks propose le nacré 'If You're Looking for a Way Out'.
Tout empreint de majesté, la valse ' The other side of the world' chante la solitude et les regrets.
Pas étonnant qu'il passe par la pharmacie pour se procurer some 'Medicine'.
Chez Tindersticks, pas d'éclats de voix ni de mouvements héroïques, tout baigne dans des climats feutrés, subtils, pas de couleurs vives mais des tons pastel, des demi-teintes, de la retenue!
Stuart de sa voix douce, parfois voilée, poursuit la lecture de son chapelet nostalgique, une prière murmurée, 'Boobar come back to me' , puis 'Hey Lucinda' et son xylophone discret et enfin ' How he entered', récité!
Bruxelles écoute attentivement et pourtant on ne peut affirmer que Tindersticks soit un groupe de festival.
Dan passe derrière les claviers, David et Neil disparaissent, d'une voix chevrotante sur fond de sonorités d'harmonium, le duo attaque 'The Waiting Room', en fin de voyage le drummer ajoute quelques coups discrets sur ses cymbales, histoire d'habiller cette morne mélodie.
A nouveau en quintette, ' We are dreamers' , un morceau entêtant, presque rock, suivi par l'électrique 'Show me everyhing' et l'élégant 'This fire of autumn'.
Stuart, en verve, nous soumet une phrase entière, it has been an extremely nice experience playing here avant d'exposer sa dernière tirade, 'A night so still' aux ambiances nébuleuses.
Un concert racé!

Balthazar

Voor velen dé Belgische band van het moment.

Ils font tous les festivals, même ceux où ils n'étaient pas prévus, ils ont remplacé The Kooks à Ronquières.

Les Lokerse Feesten les ont déjà mis par trois fois sur leur affiche, c'est là que tu les croisés en 2013.

Depuis ils ont sorti un troisième album 'Thin Walls'.

Maarten Devoldere, gt. and vocals ( un album sous le nom de Warhaus sortira en septembre), Jinte Deprez ( barbe, vocals, gt) , Patricia Vanneste ( grâce, violon, claviers, backings) , Simon Casier ( bass, backings, copain de Noémie) et Michiel Balcaen uit Kaster ( drums) jouent un thuismatch ( et ça s'entend, acclamation monstre dès leur apparition), même si ils proviennent de Gand et Courtrai.

Ils ouvrent le feu par 'Nightclub', et c'est exactement ce que l'espace face au domicile de nos souverains est devenu, une boîte de nuit.

Une basse galopante illustre 'The oldest of sisters' puis viennent les wouh ouh ouh de 'Then What' , tes voisines, pas moches, se déhanchent, leurs copains picolent, tandis que le chant nonchalant rappelle certaines intonations de papy Jagger.

Un peu de 'Decency' mesdames et messieurs, chouette violon, puis an older one ' The boatman'.

Sur scène, c'est un véritable manège, ça bouge sans relâche, les poses guitar heroes se succèdent , une grimpette sur les enceintes succède à un voyage pour aller saluer le drummer, Balthazar n'est pas un roi sage!

'Last Call' sonne Britpop et 'The Man Who Owns The Place' est dédié aux VIP's qui dégustent leurs coupes derrière les grilles.

Jinte seul en piste pour aborder ' Wait any longer' nous rappelant Johnny Thunders, Patricia vient lui prêter main forte, ils seront cinq en piste pour faire exploser la ballade qui prend des touches 'Sympathy for the devil'.

En nu 'Bunker' , een hit!

Après ce fait d'armes apprécié, ils enchaînent sur ' Blood like wine', les gobelets se lèvent, de vin pas question, de sang encore moins, de mousse, oui!

Quatre voix attaquent 'Fifteen floors', un electro rock à ne pas écouter dans le cellier.

' I looked for you', où vas-tu Maarten?

J'ai vu une nana bien roulée, là en bas, je vais la saluer, il me faut 45 mètres de câblage!

Le Velvet est dans les parages, voici 'Sinking Ship' qui pourrait leur plaire.

C'est au tour de Simon de grimper, non pas sur un casier de Jupiler, mais sur un haut-parleur pour faire entendre ses lignes de basse illustrant 'Do not claim them anymore'.

BSF, merci d'être venus, c'était notre dernière chanson, see you!

Tout doucement, tu te diriges vers la sortie située à 846 mètres et sur un écran tu vois un doublé de violons introduisant le bis, en passant, tu te dis que même à l'arrière le son est très bon.

Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 7) - Hyphen Hyphen- Tindersticks- Balthazar à La Place des Palais ( Bruxelles) le 11 août 2016
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 18:36
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016

Tu l'as jouée à pile ou face.

La pièce est tombée sur l'effigie du Baudouin 1er ( c'était 20 francs belges de 1981), direction la rue Duquesnoy!

Les autres t'ont dit, Thiéfaine il ne fallait pas le manquer, t'as rien répondu et souri, H F tu l'avais vu l'an dernier à Namur, concert grandiose, mais Jay-Jay J., lui, t'as fait pleurer comme une Madeleine, je sais c'est con, mais tu y étais chez Madeleine et puis t'aimes Proust.

Quoi, Grégoire, non, pas Alain, on te cause du copain de Dave!

La soirée débute avec Fishbach!

Flora Fischbach est Carolomacérienne, si comme moi t'es du genre analphabète, on t'explique: une habitante de Charleville-Mézières, elle est séduisante, un brin canaille et affiche une morgue farouche et effronterie littéraire.

Elle affirme passer à Bruxelles pour la première fois de sa courte existence ( 1/4 de siècle), certains l'ont connue punk avant son aventure solo.

A se mettre sous la dent jusqu'ici: un EP quatre titres!

Au bout d'un set de 40' ( bis non inclus), on peut avancer que la demoiselle a laissé une excellente impression aux indigènes.

19:00, tapante, une frêle jeune fille se dirige vers le micro, un orteil écrase le footswitch d'une loopstation, elle salue, c'est parti.

La voix est profonde, caverneuse même, dramatique, elle vient d'entamer ' Tu vas vibrer', nous, on ne vibre pas, on frémit et on l'aime déjà cette lolita au regard intense.

Changement d'univers après ce titre gothique, de gros beats remplacent les climats byroniens...ce soir je dors à l'hôtel... ' Béton mouillé' joue la carte cold wave rencontrant Mylène Farmer, et ça marche.

Attitude glacée, gestuelle théâtrale, je me la joue diva, je prends des poses affectées et Bruxelles aime ça.

Question, Flora, quel hôtel?

'Le château', où comment faire danser en relatant en second plan l'histoire d'un suicide.

T'entends murmurer Christine and the Queens, Yelle, Brigitte...tu dis, sorry, Fishbach est moins bidon!

Elle ramasse une guitare et amorce 'Feu',... un pauvre corps qui se consume qui tient à toi jusqu'à la mort...les Ardennes, la Moselle, Rimbaud, Verlaine, une idée de la décadence, des excès en tous genres, sensibilité exacerbée et anti-conformisme, tout y est!

Le programming a déjà envoyé la suivante, ' Ma voie lactée'.

Morceau emballé, elle décide de nous expliquer la genèse des chansons qu'elle a bricolées seule dans sa petite chambre alors que, vraisemblablement, papa et maman s'imaginaient qu'elle étudiait ses leçons.

Après un nouveau titre quasi post punk elle décide d'en jouer une sans l'apport de la beatbox, à la guitare, une ballade morbide..la passion dévorante ressemble à la mort lente... tiens, elle a lu Pierre Alexis de Ponson du Terrail, le papa de Rocambole.

Le pied écrase l'accélérateur, les beats réapparaissent, allons visiter un château magique.

Elle entame un pas de danse mécanique avant de balancer un dancetrack tropical rappelant JP Mader, dont elle reprenait d'ailleurs ' Disparue'.

Grosse claque avec la reprise rugueuse et tremblante de Lavilliers, ' Night Bird', et pour achever ce trip magnétique, 'Mortel'.

C'était Fishbach, merci, à la prochaine!

Bruxelles, vous avez été sympa, je reviens et vous interprète ' La Babouche'.

Non, ce n'est pas Kate Bush mais bien une reprise de l'irrésistible oriental disco hit de Salim Halali , elle la joue Edith Piaf rencontrant Patricia Kaas et te fixe droit dans les yeux!

Elle est bien, cette fille!

Sage

Si t'es sage, St Nicolas t'apporte un revolver à pétard!

Donc, le Revolver s'est enraillé, Ambroise Willaume est devenu encore plus Sage, a sorti un EP pour se mettre en jambes, puis l'album intitulé 'SAGE'.

A 20:30', il rapplique, seul, à la guitare, il entame la ballade 'Time never lies' '.

Tout le monde va te bassiner avec James Blake, c'est évidemment plus judicieux que d'avancer Shamir ou Jake Owen.

Belle voix, maîtrisée, ta voisine défaille déjà!

Arrivée des complices, deux batteurs travaillant dans l'électronique, Antoine Boistelle et Victor Le Masne, Ambroise passe derrière les touches et amorce 'Don't tell me', de l'electro pop symphonique et satiné.

'Fall in love' lui permet de crooner sur une tapisserie duveteuse et raffinée.

Encore une ballade' Only Children' avant de revenir au EP ' In Between' et proposer ' Last call couples' , un midtempo aux climats vaporeux.

C'est le style de truc à passer dans le lounge bar du Marriott, on te recommande un Wheated Bourbon Flight!

Et pour se dégourdir, après avoir ingurgité quelques cocktails, on te propose une promenade sur les berges de la rivière, tiens ta compagne par la main, laisse-la sautiller, 'To the river' introduit au xylophone électronique ne va pas effrayer les truites.

Romantisme désuet et délicieux, les nanas adorent!

Exit le duo de batteurs, Ambroise attaque ' Summer rain', elle est annoncée pour la seconde moitié de la nuit.

Torpeur, éclairage tamisé, délicatesse extrême, voici le lyrique 'In between' suivi par le plus turbulent 'August in Paris'.

'One last star', son piano sautillant et ses effets de voix acrobatiques, voit quelques téméraires battre des mains puis Sage tire sa dernière flèche, le tribal ' Drifted', un morceau des Shoes pour lequel il avait été invité à participer au chant.

Bruxelles a apprécié, le fait entendre, Ambroise revient sans ses copains, un bis, pourquoi pas, mais le stock est épuisé, ne riez pas je vous chante un Phil Collins, ce n'est pas une punition.

Au contraire, c'était courageux et sympa de reprendre 'Against all odds', nous étions nombreux à psalmodier la mélodie en background.

Jay-Jay Johanson

Le cliché le plus entendu pour décrire le long et blond Jäje Johansson, 46 ans - né à Trollhättan, 46,457 âmes, est: le crooner venu du froid;

Oui, Jay- Jay est un dandy, androgyne, à la voix de miel, sensuelle à mourir, il paraît fragile, délicat, ce qui éveille l'instinct maternel chez toutes les personnes du sexe dit faible, elles veulent le protéger ce grand garçon, tendre, qui a souffert 196 peines de coeur et nous, les rustres, les balourds, les campagnards, nous n'osons guère l'affirmer, mais nous l'adorons aussi, en cachette, comme on aimait Bronski Beat, Dean Martin, Frank Sinatra ou Gene Pitney!

Son dixième album, 'Opium', est sorti l'an dernier, il le défend sur scène accompagné par deux musiciens talentueux, Erik Janson aux claviers et programming et Magnus Frykberg aux drums.

Sur l'écran, en noir et blanc, une jeune fille au look Françoise Hardy 1967, Jay- Jay sur la pointe des pieds s'avance, saisit le micro, place un good evening de bienvenue et entame 'I love him so'.

Pourquoi tu trembles, Sandrine?

Sandrine n'est pas la seule à avoir été touchée en plein coeur par ce premier trip hop mélancolique et caressant.

Pendant près de 85', toute la salle sera pendue aux lèvres du chanteur suédois, tu lui donnes la déclaration des droits de l'homme à chanter il en fait un poème amoureux.

Que dire de la suivante, 'It hurts me so', la température de la salle indique 28° et pourtant le public a la chair de poule.

Profondeur, élégance, grâce... tu le vois sortir son mouchoir immaculé pour sécher les larmes de la séduisante personne qu'il a blessée.

Sur fond 'Fever', voici 'Dilemna' suivi par ' Escape' aux grésillements Portishead.

Tu dis, Julie?

Non, ce n'est pas du jus de pomme qu'il sirote, après avoir déposé ce long drink, il amorce 'NDE' et quand il arrive au refrain ... Oh it's frightening (it's frightening)

But yet so delightful (delightful)....tu te sens pousser des élans lyriques, toi le terre à terre, le sans âme.

Oh douce douleur, oh agonie sublime!

Jay-Jay nous balade dans son oeuvre, Bruxelles se laisse dériver sur 'She doesn't live here anymore' ( Bonjour Tristesse), 'I don't know much about loving' ( confession, I've never been a seducer..), puis piano/voce 'She's mine but I'm not hers' ( elle était difficile, on était malhabiles...) , l'electro 'I miss you most of all' et le dansant ' On the radio'.

Soudain, c'est Yoko Ono qui apparaît sur l'écran et l'esthète revient au crooning, ' Milan, oh! Madrid, Chicago, Paris' suivi par 'Tomorrow' qui une nouvelle fois nous permet d'admirer le travail extraordinaire de ses accompagnateurs.

'Far away' , Jay-Jay aime les climats jazzy, nous aussi, pas le jazz aventureux issu du free mais le smooth jazz celui des grandes voix suaves, Andy Williams, Nat King Cole, Johnny Matthis ou pour s'approcher de notre siècle, Sade.

Après une plage issue de 'Spellbound' de 2011, 'Driftwood', il s'adresse à nous se souvenant que sa dernière apparition à Bruxelles date d'il y a 18 ans, I hope I can come back earlier, sinon je viendrai avec une canne.

A capella, il amorce 'Skeletal' qui devient 'I'm older now' lorsque Magnus et Erik le rejoignent, il les laisse s'amuser avant d'entamer son aveu.

Une dernière perle, 'On the other side' met fin au set normal.

Bruxelles le supplie de revenir, les rappels débutent par la rêverie érotique ' I fantazise of you' qui permet au pianiste de s'évader pour une escapade groovy éclatante, et se terminent par le nerveux 'Rocks in pockets'.

Pousse-toi, dit-il à Erik, il vient tapoter le Rhodes, son copain passant derrière le Roland, Bruxelles bat le plancher du talon.

L'aventure se termine ici, tandis que les musiciens s'éclipsent, Jay-Jay, visiblement heureux, vient serrer 79 mains tendues et embrasser deux gosses du premier rang.

Un dernier signe de la main, see you again, soon!

Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 5) - Fishbach- Sage - Jay-Jay Johanson à La Madeleine ( Bruxelles) le 9 août 2016
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 07:53
Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy & Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016

Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy and Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016

Le billet de JPROCK :

Mardi 9 août 2016, Lokerse Feesten Grote Kaai.
Une météo clémente nous accompagne à notre arrivée sur le site.
Pas de sold out aujourd’hui, et lorsque KITTY, DAISY and LEWIS font leur apparition sur scène c’est un public plutôt clairsemé qui les accueille poliment.
Ce projet familial made in UK dont le nom est inspiré des prénoms du frère et des soeurs qui le composent propose un rockabilly teinté de rhythm and blues, de country, de blues, de ska et de rock 'n’roll.
Bref un fameux cocktail qui sur scène se perd parfois dans un mélange de genres assez décousu.
Multi-instrumentistes les membres du groupe passent avec facilité d’un instrument à l’autre ce qui constitue un joli ballet qui néanmoins ne parvient pas toujours à capter notre attention en ce début de soirée.
C’est plaisant , fun et sympathique, mais sans être génial pour autant sauf pour les aficionados du genre.

Petit à petit le site a fait le plein de public ,et c’est une jolie foule compacte qui ovationne

VAN MORRISON à son entrée sur scène.
Arrivé seulement quelques minutes avant de monter sur scène l’homme s’est extirpé de sa Mercedes noire pour se diriger d’un pas parfois difficile vers l’escalier qui donne accès à la scène.
A 70 ans , l’icône irlandaise et ex-leader de Them possède toujours une solide voix mais accuse tout de même le poids des ans à l’opposé d’un Tom Jones de six ans son aîné qui, lui, reste capable d’enflammer une scène dès les premiers titres comme il l'a prouvé l'année dernière sur cette même scène.
Avec Van The Man, pas la peine d’espérer un show palpitant et shooting photos varié, l’homme et ses musiciens semblent collés sur place par de la glu dont semblent avoir été recouvertes les semelles de leurs chaussures.
Sur la grande scène du Grote Kaai il ne se passe rien, si ce n’est cette musique intemporelle livrée parfaitement au public, mais sans aucune prise de risque.
Dommage car la multitude de hits classiques interprétés par George Ivan Morrison nous replonge dans une époque où les bonnes compositions étaient légions.
Entre « Moondance » qui ouvre le set et l’inévitable « Gloria » qui le clôt on a droit entre autres à « The Way Young Lovers Do « , « Someone Like You », « Precious Time « , « Domino », « Have I told You Lately », « Did Ye Get Healed ? « , « Jackie Wilson Said » et « Brown Eyed Girl ».
Van déroule sans temps morts et en n’adressant quasi pas la parole à son public une setlist bien rôdée, comme s’il effectuait son boulot en roue libre. Quelques rares jolis morceaux de bravoure ponctuels vocaux ou au saxophone enflamment ponctuellement un set dont personnellement j’attendais un peu plus sur le plan scénique .
On sait que l’homme n’a jamais été une bête de scène mais je me rappelle de concerts de haut vol qui m’avaient scotché par leur intensité.
En nonante minute Van The Man a été fidèle à sa légende même si ses prestations scéniques ne sont plus aussi éblouissantes que par le passé.
Mais nul doute que le public présent ai passé un excellent moment en compagnie d’une très très grande voix du rhythm 'n’ blues auquel il mêle la blue-eyed soul, le rock, le jazz et la musique celtique.

Un grand Monsieur…

Setlist van Morrison:
Moondance
The Way Young Lovers Do
By His Grace
Someone Like You
Enlightenment
Magic Time
Baby Please Don't Go / Don't Start
Crying Now / Good Morning Blues
Here Comes the Night
Precious Time
Wild Night
Sometimes We Cry / Cry
Domino
Whenever God Shines His Light
The Beauty of the Days Gone By
Why Must I Always Explain?
Have I Told You Lately
Cleaning Windows
Real Real Gone / You Send Me
Did Ye Get Healed?
Jackie Wilson Said (I'm in Heaven
When You Smile)
Brown Eyed Girl
Gloria

Mais la soirée est loin d’être terminée car sur le coup de 22h30 voici ARNO !
Un Arno qui va ce soir livrer une prestation incroyable, une des meilleures qu’il m’ait été donné de voir de notre Ostendais préféré.
Entouré d’un band de tueurs , Arno est en grande forme et balance la sauce devant le nombreux public présent.
« Alles goed ? Godverdomme! « lance-t-il déjà à la fin du premier titre.
Toujours aussi sympa l’homme dégage une belgitude devenue au fil des ans son label de qualité.
Arno aime la Belgique, TOUTE la Belgique, de Ostende à Mons en passant par Bruxelles… et Lokeren bien sûr.
Meneer Hintjens joue moins de titres en français ( pas de « Dans les yeux de ma Mère » ) que quand il se produit à Bruxelles en Wallonie ou en France, mais dégage toujours une énergie incroyable ponctuée d’interventions arnonesques toujours bourrées d’humour.
Et dès le début la mayonnaise prend et le public réagit au quart de tour.
Car en Flandre quand on fait la fête c’est à fond la caisse et c’est une foule entière qui reprend en choeur « Putain, Putain », et se balance de gauche à droite une pintje à la main sur « Les Filles du Bord de Mer » avant de se lâcher totalement sur « Bathroom Singer » durant lequel Arno frappe ses cymbales avec énormément de conviction.
Arno, c’est notre pote à tous, un ami qu’on aime car il est sincère, vrai et ne triche jamais.
Un chouette mec doublé d’un artiste génial qu’on aimera toujours.
C’est comme ça et ça ne changera jamais, godverdomme !!!
Alleï des pintjes pour tout le monde, alstublieft barman !!!

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy & Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016
Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy & Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016
Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy & Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016
Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy & Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016
Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy & Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016
Lokerse Feesten: Van Morrison / Arno / Kitty, Daisy & Lewis - Grote Kaai - Lokeren, le 9 août 2016
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 18:41
Brussels Summer Festival ( day 4) - Songhoy Blues et St Germain au Mont des Arts ( Bruxelles) le 8 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 4) - Songhoy Blues et St Germain au Mont des Arts ( Bruxelles) le 8 août 2016

BSF, jour quatre, toujours sans pluie.

Elle: tu fais Hollywood Porn Stars?

Toi: je préfère, Paris: St Germain!

Mont des Arts, 19:40, Aprile a entamé la seconde partie de sa besogne.

Tu écoutes leurs cogitations anecdotiques d'une oreille distraite avant de sortir de ta somnolence suite à l'arrivée intempestive de RickyBilly, le pot de colle réussit chaque fois à te dénicher dans le public, faudrait penser à porter une perruque ou à changer de sexe pour espérer l'éviter.

20:45 Songhoy Blues.

Songhoy Blues is a desert punk / blues music group from Timbuktu, Mali.... Quel plaisantin a pondu ces âneries?

Desert blues à doses minimales, alors, punk?

Le cerveau du mec est plus qu'atteint.

Le mix proposé par le groupe, malgré les accents rock ou blues du guitariste, celui qui tire le mieux son épingle du jeu, est plus proche de la soupe zouk, de la rumba, de la musique mandingue, du reggae d'exportation que du blues ou du rock.

Une partie importante du public a passé un bon moment, a dansé, tapé des mains et chanté, mais bon, ils auraient fait la même chose avec Annie Cordy sur scène!

Line-up: au chant le souriant et virevoltant Aliou Toure, Oumar Toure ( guitare), Garba Toure ( basse) et Nathanael Dembele ( drums).

Oui?

Des frères, non, Toure ( ou Touré) c'est comme Smith en Angleterre, au Mali personne ne s'appelle De Wever!

Un album à leur actif, ' Music in Exile' , oui, ce sont des exilés!

Hallo, Bruxelles, tout va bien!

Oui, Guy, c'est bateau comme amorce.

Un premier blues du désert est envoyé, ne nous demande pas les intitulés, s t p, pas de setlist, ni sous-titres sur l'écran.

Guy a compris ...c'est les poux... mais il est sourd comme un pot.

On a utilisé l'étiquette desert blues mais ne va pas les comparer à Tinariwen, s v p, pas question de transe!

Dès le second morceau, Aliou entame une danse rituelle que tu peux qualifier d'échevelée, mais comme il n'a aucun usage du peigne, on préfère utiliser le qualificatif "survolté".

Tu vois un boxeur amateur s'échauffant avant de monter sur le ring qui sait que les caméras sont braquées sur lui.

'Petit métier' est précédé d'un exposé philosophique, tu dois avoir lu Descartes, Platon, Nietzsche et Mamadou Lamine Traoré pour l'apprécier à sa juste valeur, non, Juul Kabas, c'est pas bon!

Les titres, tantôt folkloriques, tantôt carnaval, mais toujours téléphonés, se succèdent.

Puis, soudain, virage blues, la guitare se fait John Lee Hooker et tu te mets à admirer son jeu en essayant de faire abstraction de la rythmique reggae à deux balles.

Quelques banalités sont proférées, le gars est généreux, sympa, mais paraît également assez naïf, puis il se remet à danser comme un poulet décapité.

Un nouveau blues bien fichu avant une séance collective de zumba malienne, un message d'amour, une imitation réussie du Chuck Berry walk, un exercice de haute voltige, les photographes s'amusent!

Ils terminent par 'Soubour' avant d'être rappelés pour un bis coloré.

PS: Guy n'avait pas attendu la fin pour se tirer!

St Germain

Il aura fallu quinze ans à Ludocic Navarre, toujours aussi réservé, une flopée de photographes ont été refoulés du frontstage, pour offrir un successeur à 'Tourist', le million seller de 2000.

Avec le regretté Marc Moulin, Fila Brazillia et quelques autres, le Parisien est considéré comme un des apôtres du nu-jazz, fusionnant electro, jazz, ambient, house, trip hop ou chill-out.

L'album simplement intitulé 'St Germain' emprunte une nouvelle piste qu'il a baptisée Afro deep, car pour cette aventure, l'inspiration lui vient d'Afrique occidentale.

Comme toujours, le magicien va se cacher derrière ses machines, au fond de la scène, tout le devant étant occupé par sept musiciens noirs, Edouard Labor (saxes, flûtes, shakers); Guimba Kouyate (guitare); Cheikh Lo Ouza Diallo (kora); Sadio Koné (n'goni); Didier Davidas (claviers); Sullyvan Rhino (basse) et l'homme au petit chapeau, Jorge Bezerra (drums, congas et autres percussions).

Sadio Koné est le premier à se présenter avec cet instrument bizarre qu'est le n'goni , que certains désignent sous l'appellation le luth des griots, les sons émis sont à la fois mystérieux et doux.

Au bout de quelques instants il est rejoint par la troupe, il faut un oeil de lynx pour distinguer le chef d'orchestre!

Avec les loops et samples en fond sonore, les musiciens brodent un premier jazz ethnique ( 'Forget me not'), propice à la transe.

Le mariage entre les instruments africains traditionnels, l'électricité apportée par la basse et la guitare, le synthé de Didier Davidas et les beats concoctés par l'Européen est des plus réussis et quand le sax s'emmêle, tu planes.

Lors du second morceau où tu distingues une voix samplée, les 2/3 de la troupe entament une chorégraphie improvisée, ils sont bientôt imités par quelques voisines ne carburant pas à la limonade.

Les grooves deviennent de plus en plus hypnotiques, paupières closes tu peux t'imaginer contempler un coucher de soleil quelque part en Mauritanie, faut juste faire gaffe au scorpion noir qui s'est dangereusement approché de ta main laissant le sable s'écouler entre tes doigts malhabiles.

Gros remous dans l'assistance qui vient de reconnaître 'Rose rouge', titre que ton lecteur connaît par coeur.

Les musiciens jamment à souhait, la place vient de se transformer en discothèque pouvant abriter 7000 âmes qui ne demandent qu'à communier en dansant.

Moment de gloire pour le jovial Edouard, il nous place une jolie digression à la flûte pendant 'Hanky Panky' aux climats envoûtants.

St Germain sort le tapis blues, ' Real Blues', après une incantation prophétique, on découvre un sample répété à l'infini de ' You caused my heart to weep' de Lightnin Hopkins sur lequel la troupe tricote joyeusement.

Avec eux le blues devient gai, ils font la chenille au devant de la scène, Bruxelles s'amuse.

Toutes ces plages avoisinent les dix minutes, chacun a le loisir de placer un solo tandis que les copains incitent la foule à hurler, elle ne s'en prive pas.

Intro congas et flûte pour l'ancien 'So flute' qui reste une bombe house même avec les ingrédients noirs.

Le morceau se termine par une démonstration de Jorge, elle se mue en numéro de cirque.

A l'arrière, le maître, laxiste, laisse les gamins se défouler.

Présentation des écoliers par le Brésilien de la bande avant un dernier trip amorcé par le flamboyant guitariste aux dreadlocks folles.

Ils se tirent et sont, naturellement, rappelés.

Le double bis dont le jazzy ' Family tree' nous emmène vers le début de la journée suivante, il est minuit, Ludovic Navarre quitte les tranchées et vient pour la première fois sur le devant de la scène pour saluer le public aux côtés de ses musiciens.

Tu regagnes ton carrosse garé bien plus haut, pas moyen de se débarrasser de RickyBilly, ce mec t'aime!

more pictures: concert monkey

Brussels Summer Festival ( day 4) - Songhoy Blues et St Germain au Mont des Arts ( Bruxelles) le 8 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 4) - Songhoy Blues et St Germain au Mont des Arts ( Bruxelles) le 8 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 4) - Songhoy Blues et St Germain au Mont des Arts ( Bruxelles) le 8 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 4) - Songhoy Blues et St Germain au Mont des Arts ( Bruxelles) le 8 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 4) - Songhoy Blues et St Germain au Mont des Arts ( Bruxelles) le 8 août 2016
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 13:27
Adieu Roberto!

Roberto c'était le rocker bruxellois qui représentait toutes les galères qu'ont pu connaître les musiciens de chez nous.

Roberto Epis, rejeton d'un immigré italien, c'était la veste de cuir, les cheveux gominés, un anglais yaourt, le rock à la Vince Taylor, et quand tu le voyais sur scène, ou, plus souvent, dans un minable bistro qui lui refilait 250 francs, un spaghetti; ou deux sandwiches au haché plus cinq pils, le mec se donnait à fond et toutes les filles en étaient folles.

Oui, il y en a eu d'autres comme lui, Burt Blanca par exemple, mais Roberto and The Rockers, c'était la classe, Roberto il avait la gueule de l'emploi

' Cadillac', 'Be bop a lula' , 'It's allright mama' , 'Tutti Frutti' , 'Tellahassie Lassie', mais aussi 'Una Lacrima sul Viso' de Bobby Solo, que de souvenirs!

Roberto est parti, il avait 68 ans, avec son décès on a perdu l'insouciance de notre jeunesse.

Si dans une brocante, tu déniches le vinyle Roberto And The Rockers ‎– Recorded Live In Brussels On A Hot Summernight Of '76, tu achètes les yeux fermés

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 20:02
Brussels Summer Festival ( day 3) - Bears of Legend - Selim à La Madeleine ( Bruxelles) le 7 août 2016

Brussels Summer Festival ( day 3) - Bears of Legend - Selim à La Madeleine ( Bruxelles) le 7 août 2016

Le lendemain: L'assaillant de Charleroi est un soldat de l'EI qui a mené cette opération en réponse aux appels pour attaquer la population des pays de la coalition croisée.

Il est horrible de constater que ces actualités commencent à se banaliser, mais sinon tout va bien, Magnette a tenu à apporter son soutien à « l’ensemble des effectifs de police qui font preuve d’un professionnalisme exemplaire pour assurer la sécurité des citoyens ».

Qui a dit 'faux cul'?

Au BSF, la vie continue, le choix pour la troisième soirée s'est porté sur La Madeleine.

Les bénévoles sont toujours souriants, n'en déplaise aux frustrés qui se plaignent de l'organisation du festival, le premier groupe proposé, Bears of Legend, peut déjà être considéré comme une révélation!

Bears of Legend naît en 2012, au Québec, où l'ursus americanus se rencontre, si pas à tous les coins de rue, du moins fréquemment.

Déjà deux albums à leur actif, le dernier 'Ghostwritten Chronicles', et un premier passage en Belgique après avoir sillonné la Bretagne.

Ils étaient sur scène: pas Christelle Chartray, qui attend un heureux événement, mais Marianne Bertrand ( de Maison Brune) au violoncelle, Jean-François Grenier ( basse), Guillaume Grenier ( guitare et banjo), David Lavergne ( chant, guitare), Jacynthe P. Morand ( percussion, accordéon, xylophone), Francis Perron ( batterie) et l'omniprésente Claudine Roy au piano.

Les hostilités débutent par 'Be mine, all mine', un indie folk d'une richesse mélodique remarquable.

La valse qui suit, ' Let me be', nous rappelle les meilleurs Leonard Cohen, un autre illustre Québecois.

Spontanément Bruxelles bat des mains, le chant choral pratiqué par l'ensemble nous pousse à côtoyer les nuages blancs flânant dans un ciel encore bleu.

'Beside me', des envies de comparaisons serpentent à tes côtés, on a entendu, et c'est pas con, Mumford and Sons , les Lumineers, The Civil Wars, mais vu la richesse et le côté surprenant des arrangements, on penche pour Arcade Fire.

La suivante, 'The Arkansas River' sera aussi sautillante qu'un cours d'eau capricieux, le piano classique de la blonde et souriante Claudine offrant un démarrage des plus classiques.

Venons en à la voix de David Lavergne, agréable, veloutée passant de l'intimisme à des intonations plus houleuses, comme le fond musical, elle a tout pour plaire.

Guillaume le Grand s'est emparé d'un banjo, c'est son sifflement qui amorce ' We're dead', l'embarcation se laisse porter par les flots, l'équipage connaît son boulot, sans sourciller, tu peux contempler oiseaux marins et horizon azuré.

Confidences, ma fille se prénomme Nadia, ma vie a changé, 'You' traite de la quête de la naïveté perdue depuis les premiers mois succédant à la naissance.

Marrant comme sa voix a pris les intonations d'un certain Sting.

Retour vers le premier CD avec 'Wait', l'entraînant 'The forest guide' et 'A life like a rose' au démarrage délicat suivi par un nouvel exercice choral diapré.

'When I saved you from the sea', l'histoire du matelot et des sirènes est toujours tragique.

L'accordéon nous rappelle les mélodies d'un groupe aujourd'hui oublié, Sailor!

Après quelques plaisanteries altruistes, les ursidés proposent 'She breaks me down', une valse dominée par un violoncelle grave et un accordéon charmeur.

Le public est conquis par le talent et la simplicité des Canadiens qui sont arrivés au terme de la croisière, ' Stand up' clôture ce très grand concert d'un groupe qui ne restera pas longtemps inconnu au bataillon.

Selim

Tu connais?

Sélim Sasson, Monsieur Cinéma?

Yavuz Sultan Selim Han, le papa de Soliman le Magnifique?

C'est l'hymen?

D'accord, arrête les frais, fiston, Selim est le frangin de M et de Nach et, donc, encore un rejeton à Mathieu Chédid qui a décidé de faire carrière dans le chaud bise, sa carte d'identité indique Joseph Chédid.

Il a pondu un album, 'Maison Rock', et ce soir, accompagné d'un trio ( guitare, basse, batterie, bassiste et guitariste s'amusant parfois avec les claviers), il va nous proposer des extraits de cet ouvrage ainsi que des nouveautés pas encore domiciliées sur une plaque.

Le barbu met le contact, le moteur tourne, 'Bipolaire' est sur la route.

C'est du French rock relativement sympa, le petit Joseph a l'air moins prétentieux que son grand frère, il se débrouille avec une gratte, le second guitariste aussi, merci,e t l'assise rythmique assure.

Bon début!

' L'ode aux envies' au fond bluesy confirme la bonne impression, pas que Joseph dispose d'un timbre extraordinaire, mais il amuse.

Ouille, un mouvement brusque, il cogne le pied de micro qui s'affale, il parvient à éviter le pire, les copains ne paniquent pas, le sultan rit, le technicien local, moins, un micro naze, bordel!

On continue avec une invitation à l'exhibitionnisme, 'Dévoilez-vous', on a obliqué vers un autre genre, de l'electro disco, funk à tous les étages.

Allez, c'est marrant, une fois!

Quoi, les flics, une lumière clignotante, bleue, ' Les sirènes' , non, on ne les entend pas, mec!

Selim fait sa diva, en rajoute des tonnes, Bruxelles pardonne.

Pour ma soeur, 'Anna', puis ' Crois ton doute' précédé d'un numéro de bouffon, tenez-vous prêts, mesdames, messieurs, les photographes, je prends une pose abstraite, style Walk like an Egyptian, vous avez le droit de crier au génie si ça vous chante...

Euh, Selim, tu es supposé chanter, pas nous!

Ton intérêt a sérieusement faibli, la suivante, 'L'infini', dispensable, met le public à contribution, faut aimer!

Retour des gros beats avec 'Soleil', du disco exotique rappelant la grande époque de Jean-Pierre Mader.

Keske tu fais, gamin?

Le kangourou, Flipper le dauphin n'était pas disponible!

Un petit glam?

'Le temps s'est levé' pompé sur la fille du père Noël de Dutronc.

T'es un plaisantin, Selim.

'Comme des chats' pour Geluck, 'Paranoïa' pour nos gouvernants et le sautillant 'Guérir' pour Maurice Mességué, terminent ce concert ayant fusionné morceaux sympathiques et fumisteries oiseuses.

A demain, Bruxelles!

photos- jp daniels/concert monkey

Brussels Summer Festival ( day 3) - Bears of Legend - Selim à La Madeleine ( Bruxelles) le 7 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 3) - Bears of Legend - Selim à La Madeleine ( Bruxelles) le 7 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 3) - Bears of Legend - Selim à La Madeleine ( Bruxelles) le 7 août 2016
Brussels Summer Festival ( day 3) - Bears of Legend - Selim à La Madeleine ( Bruxelles) le 7 août 2016
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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 10:52
Lokerse Feesten - Metaldag - Grote Kaai - Lokeren, le 7 août 2016

Lokerse Feesten - Metaldag - Grote Kaai - Lokeren, le 7 août 2016

Le billet de JPROCK :

Chaque année les Lokerse Feesten présentent un Metal Day.
L’édition 2015 avait vu entre autres Rob Zombie, Black Label Society , Channel Zero et Epica fouler les planches de le grande scène du Grote Kaai et cette année le programme diversifié nous promet de grands moments avec en têtes d’affiche Slayer et Limp Bizkit.
La journée affiche d'ailleurs sold out.

Il est 16h lorsque INGLORIOUS monte sur scène.
Le band britannique fort d’un premier album éponyme purement excellent et drivé désormais par l’agent de renommée internationale Steve Strange de X Ray Touring ( Rob Zombie, Robbie Williams, Coldplay, Dead Daisies etc...) a la lourde tâche d’ouvrir les hostilités et le moins qu’on puisse dire c’est qu’on en prend plein les oreilles.
Nathan James, le frontman n’est pas un débutant et s’est fait un nom avec le Trans-Siberian Orchestra et en tournant avec Uli Jon Roth ( ex Scorpions), il a donc de l'expérience et on ressent dans la musique du groupe l’ influence évidente des maîtres du hard rock classique comme Aerosmith, Whitesnake, Led Zep ou Deep Purple.
Guitares groovy et riffs acérés, voix exceptionnelle, compos accrocheuses, Inglorious a tout pour cartonner auprès d’un public qui leur réserve d'ailleurs cet après-midi un chaleureux accueil.
Franchement ce fut pour moi la révélation du jour, et je me réjouis de les revoir en octobre à l’AB en première partie de Steel Panther.

( line up : singer Nathan James, guitarist Wil Taylor, lead guitarist Andreas Eriksson, bassist Colin Parkinson, and drummer Phil Beaver).

Place ensuite à RED FANG.
Originaire de Portland le groupe balance un rock stoner assez lourd bien accueilli par un contingent de fans enthousiastes.
Perso je n’ai jamais réellement été un grand fan de stoner rock à quelques exceptions près comme Kyuss et Monster Magnet, et j’ai eu un peu de mal à être séduit par la prestation de Red Fang.
Repli donc dans le backstage pour suivre ça tranquillement sur les écrans vidéos en sirotant un coca light.
Eh oui la vie de chroniqueur est parfois bien compliquée…

( line up : Bryan Giles - Guitar/Vocals , Aaron Beam - Bass/Vocals, David Sullivan - Guitar, John Sherman - Drums).

Retour sur le terrain vers 17h50 heure à laquelle est programmé le troisième band de la journée : SUICIDAL TENDENCIES.
Accueilli par une foule de plus en plus compacte le combo de Mike Muir ressemble à un cheval fou qui rue et galope d’un côté à l’autre de la scène.
Les musiciens courent comme des dératés sur une scène qui se transforme en chaudron incandescent.
Même si on n’est pas naturellement sensible à ce metal fusion teinté de funk on ne peut qu’être en admiration devant tant d’énergie dégagée par un band qui a trente cinq ans d’existence, même s’il a durant toutes ces années subi de fréquents changements de line up.
Je me surprend donc à chanter « War Inside my Head » avec une foule qui visiblement passe un excellent moment.

( line up : Mike Muir, Dean Pleasants, Dave Lombardo, Ra "Chile" Diaz, Jeff Pogan).

Il devient de plus en plus difficile de se frayer un chemin pour atteindre les premiers rangs car la foule a encore grossi pour accueillir PARKWAY DRIVE qui semble avoir rassemblé énormément de jeunes fans au vu du nombre de t-shirts arborés sur le site.
Alors je vous le dis tout de suite, Parkway Drive m’a laissé de marbre, même si je leur reconnais une belle énergie en live mais le metalcore et moi ça n’a jamais été une folle histoire d’amour. Ceci expliquant cela.
Mais on peut ne pas apprécier un style et malgré tout donner son avis.
Je vais donc m’efforcer d’être le plus objectif possible.
Sur scène le band est une explosion de décibels doublé d’une rage vocale constante ce qui pour le genre sont deux qualités majeures.
Le show est soigné à grand renfort d’explosions et de lance-flammes qui transforment la scène en fournaise tandis que les riffs et les éructations de Winston Mc Call assaillent nos tympans pour le grand bonheur des fans.
Dans la foule certains sont subjugués et d’autres se désintéressent totalement de la chose et se ruent vers le bar le plus proche.
Bref Parkway Drive séduit ou irrite, c’est selon mais il est certain que les fans de Steel Panther ou Inglorious ne doivent pas être très nombreux à apprécier le metalcore puisant et ravageur des australiens.
En résumé Parkway Drive a livré une bonne prestation qui aura comblé les fans venus en nombre pour les voir.
Pour les autres c'est une autre histoire...

( line up : Winston McCall Luke Kilpatrick Jeff Ling Ben Gordon Jia O'Connor.)

Pour ma part je me réjouis de revoir Steel Panther dont je viens de rencontrer le chanteur Michael Starr au bar du backstage environ deux heures plus tôt.
C’est sûr qu’avec les trublions priapiques du glam-hairy metal on ne s’ennuie pas une minute.
Au menu, décibels paillettes et gros nichons, le tout porté par des hymnes devenus des classiques aux textes explicites comme « Gloryhole » , Asian Hooker », « 17 Girls in a Row », « Party all Day ( Fuck all Night) « ou « Death to all but Metal « .
C’est du grand guignol , mais aussi de l’excellente musique et un show formidable idéal pour vous mettre le public d’un festival en poche.
Sur scène Michael Starr se comporte en frontman charismatique et provoquant et le nombre de jeunes filles émoustillées et prêtes à nous montrer leurs opulentes ( ou pas) poitrines en offrande ne se comptent plus.
D’ailleurs elles n’attendent qu’un seul mot de leurs idoles pour monter sur scène et danser les nibards à l’air tandis que le public reprend en choeur chaque titre et que Satchel nous envoie à la tronche quelques solos bien décapants .
Bref un show de Steel Panther c’est une grand messe de metal, de fun et de sexe, et perso j’adore ça !
Ils seront de retour à l'AB le 12 octobre, ne les ratez pas !

( line up : MICHAEL STARR - Lead Vocals SATCHEL – Lead Guitar LEXXI FOXX – Bass Guitar STIX ZADINIA – Drums.)

Setlist Steel Panther :

Eyes of a Panther
Fat Girl (Thar She Blows)
Party Like Tomorrow Is the End of
the world.
Asian Hooker
Ten Strikes You're Out
Girl From Oklahoma
17 Girls in a Row
Gloryhole
Community Property
Party All Day (Fuck All Night)
Death to All but Metal

La nuit est tombée sur le Grote Kaai et la foule impressionnante attend les stars de la soirée : SLAYER !
A l’arrière de la scène la sécurité nous empêche de sortir du backstage pendant dix minutes car ILS arrivent.
Deux voitures aux vitres teintées débarquent alors en roulant au pas et déposent quatre hommes au pied de l’escalier qui monte vers la scène.
« No Pics ! « hurle un cerbère de la secu.
Ok man , t’inquiète on shootera après.
Quelques minutes plus tard je suis au bord de la scène côté droit lorsque Slayer paraît sur scène et envoie du lourd, du très lourd !
Le show est assez semblable à celui donné à l’AB en novembre 2015, et ce soir Tom Araya, Kerry King, Gary Holt et Paul Bostaph sont impériaux.
Il faut réellement voir Slayer en action sur scène pour comprendre à quel point ce band est énorme et constitue ce qui se fait de mieux dans le trash metal.
« Repentless » ouvre le show et ensuite dans un délire de décibels mais avec un son de très bonne qualité soutenu par des lights énormes les titres se suivent sans répit : « Hate Worldwide », War Ensemble « , « Seasons in the Abyss »pour n'en citer que quelques uns , et les incontournables « Raining Blood » et « Angel of Death » en fin de set.
Tom Araya qui reste plus immobile sur scène depuis son opération du dos et qui a pratiquement supprimé le headbanging on stage remercie son public :
« Merci de nous suivre et de passer du temps avec notre musique et avec nous comme ce soir depuis toutes ces années… »
Touchant.
Quelques discrets signes de la main et le band sort de scène.
Je cours à l’arrière de la scène et là re-sécurité , on ne passe pas.
A moins de cinq mètres, quatre ombres s’engouffrent dans leurs deux voitures sombres et disparaissent dans la nuit…
Putain que c’était bon !
Pas de Limp Bizkit pour moi ce soir, c’était prévu, c’est pas ma came, et de toute manière après Slayer, le monde peut s’écrouler…

( line up : Tom Araya, Kerry King , Paul Bostaph, Gary Holt).

Setlist Slayer :

Delusions of Saviour (bande son)
Repentless
Disciple
Postmortem
Hate Worldwide
War Ensemble
You Against You
Mandatory Suicide
Fight Till Death
Dead Skin Mask
Seasons in the Abyss
South of Heaven
Raining Blood
Angel of Death

Lokerse Feesten - Metaldag - Grote Kaai - Lokeren, le 7 août 2016
Lokerse Feesten - Metaldag - Grote Kaai - Lokeren, le 7 août 2016
Lokerse Feesten - Metaldag - Grote Kaai - Lokeren, le 7 août 2016
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