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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 15:26
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016

ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016

ZZ TOP + BEN MILLER BANDForest National, Bruxelles (BEL) – 2016.06.28

Ben Miller Line Up :

Ben MILLER : Vocals, Guitar - Drums
Scott LEEPER : Drums - Vocals
Smilin' Bob LEWIS : Guitars, Bass - Vocals
Rachel AMMONS : Guitar, Violin - Vocals

ZZ TOP Line Up :
Billy GIBBONS : Guitar - Vocals
Dusty HILL : Bass, Keyboards - Vocals
Frank BEARD : Drums

ZZ TOP Setlist :
01. Got Me Under Pressure.
02. Gimme All Your Lovin'.
03. Waitin' For The Bus.
04. Jesus Just Left Chicago.
05. Pincushion.
06. I'm Bad, I'm Nationwide.
07. I Gotsta Get Paid.
08. Rough Boy.
09. Foxy Lady. (Jimi Hendrix Cover)
10. Catfish Blues. (Robert Petway Cover)
11. Cheap Sunglasses.
12. Chartreuse.
13. Sharp Dressed Man.
14. Legs.
15. La Grange / Sloppy Drunk Jam.
16. Sixteen Tons. (Merle Travis Cover)
17. Jailhouse Rock. (Elvis Presley Cover)

Une soirée qui s'annonce chaude et humide comme le climat du Sud des Etats-Unis d'où sont originaires nos hôtes en ce 28 juin. En effet c'est à Forest National que nous reçoivent les artistes, tous barbus si on excepte (heureusement) Mme Rachel Ammons du Ben Miller Band qui compense par une chevelure kilométrique et, chose étrange, Mr. Frank Beard (barbe en anglais) de ZZ Top. Le décor capillaire est planté et nos postérieurs solidement vissés aux fauteuils du second rang derrière la régie de mixage, le spectacle peut commencer.
Une trentaine de minutes de qualité avec le Ben Miller Band, quatuor formé en 2005 à Joplin, Missouri. Ca te dit quelque chose ce nom là ? Oui, cherche... Tu as trouvé ? Non ? Joplin c'est aussi la ville d'origine de Tina Turner, voilà pourquoi tu frétillais des neurones en lisant ce nom. Le Ben Miller Band joue très Roots, avec des instruments traditionnels mélangés à des choses plus modernes. Ca chante comme seuls les Américains peuvent et savent le faire et ça joue divinement bien. Un voyage dans les racines de la musique américaine et ses multiples influences. Quatre multi instrumentistes de talent qui vont nous enchanter. Un retour en notre beau pays est prévu en septembre, si vous voulez du dépaysement de qualité, je vous conseille de surveiller l'annonce du concert du Ben Miller Band.

La pièce de résistance qui a motivé notre déplacement en terre arabo-brabançonne c'est tout de même, ne nous en cachons pas : ZZ Top. Oui, le Top est de retour. Comme d'habitude, me direz-vous puisqu'ils viennent presque tous les ans poser leurs guitares et leur musique sur notre territoire, sur le sol de ce plat pays qui est encore le mien, pour combien de temps … ? Calme toi Jean-Marie, reste assis, pas besoin de te lever, bras écartés en forme de « V » et d'afficher ta gueule triomphaliste de bouledogue français d'extrême droite. Mes propos ne sont pas de ton radicalisme, ils sont réalistes, c'est tout. Pas de complot judéo-maçonnique en vue donc. Allez : couché !
Créé en 1969, ZZ Top, c'est le même trio depuis des années. C'est du texan made in Houston et à eux trois, Billy, Dusty et Frank cumulent 200 ans de vie dont plus de 100 rien que comme musiciens. ZZ Top, c'est une légende vivante, une mécanique huilée et rodée à la perfection. Je connais des grincheux qui ne « vont plus voir parce qu'ils ne surprennent plus ». Moi perso, je m'en tape, le principal c'est ce qu'ils jouent et surtout la manière, parfois un tout petit peu brouillon mais toujours sous contrôle et la façon dont ils le font que j'adore.
Une setlist en forme de « best of » pour un concert en majorité composé de cinquantenaires bedonnants, oui je sais, moi aussi, je ferai régime, mais plus tard. Pour le moment c'est Muuuuusic ! Prononce à l'américaine ou sinon tu auras l'air d'un rappeur de banlieue ce qui serait dommageable pour ta réputation. Des lumières hyper soft et un fond de scène étoilé garni d'une montagne d'amplis « Magnatone » de couleur rose et vert du plus bel effet (voir photos).
Et les voilà qui prennent possession de l'espace, zenitude affichée, il n'y a pas de quoi s'énerver. On sait déjà qu'un concert de ZZ Top ne dure pas une éternité et cette soirée ne dérogera pas à la règle : 1h20 montre en main. Je sais, c'est court mais d'un autre côté je préfère passer 80 minutes où tout s'enchaîne que d'en traîner 120 à me dire qu'on gagne du temps par toute une série d'artifices, non ?
Best of ZZ Top comme vous le constaterez en lisant la setlist qui fait la part belle à l'album « Eliminator » de 1983 et ses quatre hits mondiaux (# 1, 2,1 3 et 14) ainsi qu'au « Tres Hombres » de 1973 avec trois classiques (# 3, 4 et 15). Chose amusante, malgré un répertoire très large réparti sur 17 albums et 9 « best of » notre trio se permet d'inclure quatre reprises dans la setlist. C'est sympa mais j'aurais préféré un titre du superbe « Rhythmeen » par exemple. Mais bon, c'est comme ça, ne faisons pas la fine bouche tout de même. Sur scène, tout est bien rodé, le moindre pas de deux est prévu, répété et exécuté avec précision. Je sais que ça ne laisse pas de place à l'improvisation mais on ne va pas voir ZZ Top pour son côté « folie » non, on y va pour leur musique. Le son de guitare de Billy Gibbons est identifiable entre mille et ce soir, notre William arbore deux guitares Gibson avec un corps de « SG » et un manche et une tête de « Flying V ». Ca sonne d'enfer, c'est gras à souhait. Du côté de Dusty Hill, le clavier a pris autant d'importance que la basse ce qui ajoute encore au côté statique du trio mais ça ne dessert aucunement la performance musicale.
Le concert s'achève par le fameux « Jailhouse Rock » du King. Il n'y a plus qu'à attendre leur prochain passage en Belgique car au niveau des albums, ça fait des années que nous n'avons plus eu un ZZ Top « grande cuvée » c'est malheureusement assez inégal au niveau qualité. Allez, à bientôt ? Hell Yeah !

Mitch « ZoSo » Duterck

ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 13:01
Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016

Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016

C'est l'été, personne ne le sait, la cour intérieure de la kasteelhoeve de Dilbeek se transforme chaque mardi en zomercafé pendant lequel un programme varié attend la population: des concerts, des films, des fanfares, un BBQ à thème et à boire...

La première soirée, proposée par le CC Westrand, le dienst cultuur en le bib Wolfsput, nous emmène du côté de la mer des Caraïbes avec un concert de Rootman J and the ZIONYOUTH crew, accompagné de cocktails jamaïcains.

Ganja?

En option!

Rootman J and the ZIONYOUTH crew est mené par Rootman J ( John Bantou) , un brave gars, né au Sierra Leone, qui a atterri dans nos humides contrées en 2002.

Avec le Zionyouth crew le bonhomme a déjà enregistré trois albums, le dernier 'Under Jah Flag' est tout frais pondu, il a foulé pas mal de scènes estivales indigènes ( Fonnefeesten, Reggae Geel, Couleur Café, Mano Mundo...).

A 20:50, ils sont sept à se présenter face au public: John Bantou, sans ses slaches, à la guitare rythmique et au chant - un copain de Brigitte, "Skin Lion" à la basse - le pas maladroit Jelle Becquevort à la guitare ( Peace on Parole) - Tom Schiepers à la batterie - Sam Verryken est annoncé à la trompette ( Bamboo Avenue, Irie Lion) - au sax, sans doute, Jan Lettany ( Irie Lion) et Olivier Ronsse aux claviers.

Dilbeek, ready for some reggae music and funk time?

Ja, bompa, envoie!

Une intro souple à l'after-beat caractéristique, pas moyen de confondre avec le kazatchok, il s'agit bien de reggae.

Ils enchaînent sur la plage intitulée 'Greetings' sur le papelard piétiné par les Adidas de Jan, Zion, Babylone, les Rastafaris, les cool vibrations et la wah wah sont au rendez-vous.

Approchez-vous, nous sommes tous les enfants de Jah, listen to the good vibes, les titres sont fournis avec les réserves d'usage, ' Culture Shock', 'Under Jah Flag' , 'Babylon' s'emboîtent. L'imagerie Saint-Bob refait surface, sortez les cartes postales, le ballon de foot, les dreadlocks, thanks to the brethrins and sistrins musicians for spreading jah music, soyons zen, le reggae vu par un Européen, quoi!

Tout ça est bien gentil, linéaire, téléphoné, les musiciens sont talentueux, l'emballage est soigné, mais où sont les tripes?

Un hommage à Bob pour terminer le premier set ( à peine 25'), 'Revolution'!

Le temps de siroter une Maes, de dévisager tes voisins du troisième âge, peu de jeunesse, et l'équipe rapplique pour la seconde mi-temps.

Le coach n'a effectué aucun changement.

Même introduction, Dilbeek, alles goed, we gaan reggae muziek maken, un roquet répond en glapissant.

Chut, braaf zijn, Furax!

'Holy Trinity' couvre à peine les conversations des indigènes agglutinés aux buvettes.

Accélération timide avec 'Pure Riddim' aux sonorités reggaeton.

Oei, wat was dat, on remet le couvert et on joue tous le même morceau, ' Rasta Youth'.

Le second set se révèle plus incisif, Dieudonné a invité Mariana, ils ont entamé une javanaise cubaine, le band sourit.

A deux mètres, István, 16 Maes ingurgitées, trois ou quatre pétards pipaillés, se sent pousser des ailes et se transforme en planeur affolé.

Les premiers rangs s'amusent.

Direction Kingston, propose le rastaman, 'Stir it up', el mejor reggae del mundo, dixit Lauren!

'Mighty people get ready for Jah Kingdom', Istvan est fin prêt, il grimpe sur scène, saisit le micro de John qui présentait la troupe, improvise un reggae des Balkans, invite une copine aussi givrée que lui, rends-moi le micro lui signifie Rootman J, va te faire voir chez les Grecs, réagit le forcené, le groupe est obligé d'arrêter de jouer pour que le taré daigne se tirer.

Le grand n'importe quoi, aucune réaction de l'organisation, pas de service d'ordre!

' Work to do' à peine entamé, le barjo exhibitionniste remet le couvert, le claviériste le repousse plus ou moins poliment, pas de bol, ce connard s'assied près de ton voisin dont les mains se mettent à trembler en serrant sa bouteille de Maes.

Une copine, prise d'une inspiration subite, entame une version bâtarde de waar is da feestje, le concert tourne au vaudeville.

'Carry on' il dit, pas très malin comme remarque, la grosse merde avait disparu, elle rejaillit et reprend son numéro.

Jef n'est plus ton voisin, il a déserté direction le bar, désormais c'est le connard qui habite à côté de toi, ça craint, maman!

'Falling in love', ça peut mal, il pue.

Zorro a décidé de remonter sur le podium, là Olivier Ronsse la trouve plus que mauvaise et le bouscule sans ménagements.

S'en suit une tirade intellectuelle qui lui vaudra le Médicis... ta gueule, j'ai des couilles... t'as pas attendu qu'il en fournisse la preuve, tu t'es tiré tandis que Rootman and cie attaquait ' Step forward'.

Dilbeek, waar klootzakken thuis zijn, ça ne t'amuse pas des masses, en fait!

Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016
Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016
Rootman J and the ZIONYOUTH crew - binnenkoer van de Kasteelhoeve - Dilbeek - 28 juin 2016
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:19
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016

Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016

Tropiscala naît en 2006, disparaît après l'édition 2012 et, tel l'oiseau légendaire, renaît en 2014 avec à sa tête un nouveau staff.

Au menu 2016: de la pluie, du soleil, un arc en ciel, de la bière, du cava, des concerts, un tournoi de beachvolley et des promenades à dos de chameau pour les petits .

Le programme musical est scindé en deux sections: à partir de 15h, trois groupes indigènes et dès 20h, les grands noms!

Il est 14:50', deux parties de je tape la balle au dessus du filet viennent de débuter, sur scène, quatre bougres terminent leur balance.

15:15', Mångata!

Goeiemiddag, niemand!

Zievereir, nous étions quinze!

Sam Spreutels : Drums /Senne Lauwers : Bas /Harald Devriendt : Gitaar et Filip Tollet : Gitaar entament leur campagne.

Le groupe au patronyme qui intrigue (Moo-EN-gata, is a Swedish word that has no simple translation into English. The best result is a "road like reflection of the moon in the water") est né en 2015 et semble se produire épisodiquement.

YouTube? Soundcloud? Bandcamp? Spotify?

Nikske daarvan!

Ils débutent par l'instrumental 'Ambuka', un postrock/shoegaze, pris à la lettre car Filip, le feu-follet, ne quitte pas ses lacets des yeux.

Après cinq minutes, tu dois déjà te réfugier sous une bâche, it's raining again, fucking Belgian summer!

Le plaisantin annonce un singalong sans paroles, le très lyrique ' Il m'a violée' .

Jeff, un mec portant un uniforme bleu, lui a demandé à quelle heure puis a ajouté, signez ici!

Tous les poncifs du shoegazing sont présents, un wall of sound typique, une construction méthodique avec montée en puissance graduelle, ces contemplatifs se débrouillent plutôt bien!

' Age of Space', t'as bien lu, précède le mouvementé et pas suspect 'The Usual', les quinze courageux applaudissent avant d'entendre le chef probable indiquer qu'un jour ou l'autre une demo devrait poindre le bout du nez et que si nous avions l'intention de nous procurer cet objet il faudrait sortir quelques pièces de la bourse afin que la chose soit envoyée par courrier quand BPost aura fini sa grève.

'Harry Trompet' et 'Hetten Des' qui, en fait, est le bis qu'on vous balance sans quitter le podium, terminent le périple!

Pas mal!


Pako Marckx

Il est 16h, un gentil singer-songwriter, doté d'un timbre agréable et fringué proprement, rapplique armé d'une acoustique.

Il débute par un original mélodieux et lumineux, inspiré par sa soif de voyages, 'Waterfalls', avant de s'attaquer à la romance 'She' d'Ed Sheeran.

La petite Sandra, 17 ans: wat zingt hij mooi, Leentje: en hij is zo lief.

Toi, je vais me chercher une bière, Pako: oei, j'ai paumé mon plectrum, Koen: tiens, j'en avais un en poche, Pako: bedankt, voici ' Picture frames', plus rythmé que les roucoulements du brave Ed.

Stevie Wonder, ' Isn't she lovely', juste assez de trémolos pour émouvoir les deux gamines de tout à l'heure, mais s'attaquer à Little Stevie c'est légèrement trop ambitieux!

Idem pour 'No diggity' de Blackstreet.

'You give me something' de James Morrison ne t'a pas vraiment convaincu.

Pako, il reste du boulot!

Une nouvelle compo personnelle, aussi pétillante que du Noa Moon précède la reprise dont on se serait passée, 'Ain't no sunshine' de Bill Withers et puis un bijou que le joaillier du coin a examiné sous toutes ses coutures, 'Diamond' , avant de déclarer, c'est pas du toc mais vous n'en tirerez pas grand chose au Mont de Piété!

The Condors

Des charognards?

Luister, menneke: The Condors is a Belgian grunge/blues/indie/rock band formed by Bastien Damsin, Jaron Cloetens and Tom Stokx, Arno De Ros and Sander Holleman.

Tu comptes cinq, bien vu, aber on a avisé quatre boys et une jeune fille, un coup de fil à Scotland Yard pas encore brexité: Tom ( vocals, guitar, harmonica, raybans et direction artistique), présent - Arno ( drums ou guitar), présent - Sander ( bass), ja!

Wie zijn de anderen?

Tom Husson ( keys et vocals) et une jolie nana au chant, qui pourrait être Idalie Samad.

Ces oiseaux de proie de la vallée de l'Ijse ont alterné le bon, le moins bon et le bancal, leur set fleurait bon l'amateurisme et la boum entre copains ayant décidé de se marrer un coup.

Comme l'indique leur bio, leur champ d'action est étendu, ils débutent par par un indie rock bien ficelé pour enchaîner sur un midtempo pop rock aux teintes Cock Robin. ( What if your world turns black)

Tom, la grande gueule du lot, sort un harmonica d'une poche, la ballade folky 'Lauranne' séduit , puis on a droit à une numéro de femme fatale lors d' une version langoureuse de 'Wicked Game' de Chris Isaak.

La basse bien ronde de Sander amorce un des titres phare du set, un dialogue à trois voix, Tom Husson la casquette/bermuda comme narrateur, Tom Stokx comme interlocuteur, et la nana jouant le rôle de l'allumeuse.

Même si c'était pas du reggae, le truc présentait la même force persuasive que ' Cocaine in my brain' de Dillinger.

Repos pour la chanteuse qui s'en va draguer les claviers tandis que les autres balancent un rock musclé suivi par un downtempo à la Metallica ( Enter Sandman) , ' Evil distraction', pendant lequel guitare et batterie ont switché d'instruments.

Puis vient un blanc embarrassant que le piano meuble en se prenant pour James Last, on change de guitare pour envoyer un boogie décousu, là, ça dégénère, mémère.

Il faudra resserrer quelques boulons pour gravir les échelons et ne pas stagner dans un poulailler pourri.

Slow time, choisissez votre partenaire, ' Cold dark evening' suivi par la scie qu'est devenu ' Seven Nation Army' et enfin 'Rebel' pour se quitter.

Personne n'avait vraiment exigé un rappel, et pourtant il faudra un subir un.

Ils convoquent un copain déjà plus qu'entamé à les rejoindre sur scène pour un sabotage en règle de ' Keep on rocking in the free world' du loner qui égayait le Sportpaleis la veille.

Du potentiel si on songe à éliminer l'infantilisme!

Id!ots

Après la finale du tournoi de volley il faut patienter pendant 90' jusqu'au concert suivant.

Pas très malin, messieurs les organisateurs, une grande partie du public a quitté le site et l'assistance sera des plus réduite lorsque le groupe de Bevergem monte sur scène.

The Idiots, forcément tu penses à Iggy et il est fort probable que le groupe, qui l'avant-veille était hoofdact au Sunbeam, y a également songé.

Sont beaux comme des camionneurs venant de toucher leur paye et subtils comme des débiles, les deux anciens Ugly Papas, Dick Descamps, le bassiste qui sourit presque autant que John Entwistle et Luc Dufourmont, the leader of the pack qui a fait pleurer toutes les Shangri-Las.

Ils ont embrigadé un petit guitariste nerveux et doué, Wouter Spaens, ne connaissant rien au flamenco, et un batteur Tom j'enlève le haut Denolf , qui doit avoir suivi des cours chez Mario Goossens et ont décidé d'arroser la Flandre avec leur old skool rock'n'roll servi raw.

Un message codé pour démarrer, we are all a bunch of idiots, puis vient 'Crossing borders' un garage visqueux que tu peux entendre sur leur second album.

'Pakistan' est tout aussi musclé et nous rappelle les Stones au temps où ils rockaient salement.

Let's go back to caca.

Pardon?

' Backk' , ah, oui, d'accord!

Du punk remuant et concis!

Godv;, où se trouve Overijse?

Une demoiselle timide, ils sont à table, Monsieur!

Ja, een mens moet eten, nous on vous invite à danser l' 'Id!ots dance', et c'est mieux si tu enfiles mes pompes.

En nu, une chanson en français pour tous les clowns du Vlaams café, 'High'.

Une tranche de vie naturaliste affichant un carré blanc.

Approchez, nom de Jahve, vous êtes à des kilomètres, this one is called 'Little birds' et sent bon le Triggerfinger bien odorant.

Ces mecs ont tout compris au rock'n'roll, le taux de sueur émis est imposant, ça gigote, ça cogne, ça gueule, tu t'amuses comme un fou mais la jeunesse locale s'en fout.

Là-haut ils le prennent avec le sourire mais tu sens bien qu'il y a un brin d'incompréhension dans leurs rictus.

Ils poursuivent leur croisade, 'Run run run' est dédié à yoyo man, un brave gars qui secoue son jouet depuis le début du set, la rhapsodie 'Albania' n'est ni du Chopin, ni du Queen, mais une tranche de rock balkanique des plus toniques.

Yoyo zonder banjo, on fait quoi maintenant?

Tu fais comme tu le sens, peï!

OK, voici le rageur ' 60 miles' qui nous incite à visiter a motorcyvle graveyard, suivi par 'Overrated' et ' Bricks to dust'.

Dites, il y a des moustiques dans le coin?

Non, on en a dans nos bagages, 'Mosquito'.

Luc vient taquiner le moustique à la guitare qui n'en perd pas son latin et balance des riffs piquants.

'The Bill' et ' Norton' hurlé dans un mégaphone mettent fin à ce show haut en couleurs!

Top of ze bill débile, merci The Id!ots: De Mens!

De zomer begint, clame Frank Vander linden et effectivement les Vlaamse rockers viennent d'entamer leur tournée des festivals d'été.

Du nouveau?

Non, le dernier album, 'Nooit genoeg', date de 2014 et depuis l'arrivée du brillant David Poltrock, ils sont toujours quatre, puisque le local Michel De Coster manie encore la basse à la manière de JJ Burnel et que Dirk Jans, qui autrefois avait des cheveux, s'agite toujours derrière ses caisses.

Overijse a quitté le resto, la place est bien garnie et est décidée à faire la fête.

Dès l'entame d'un show dégoulinant d'énergie une dizaine de nanas, ayant largement dépassé la quarantaine, ont entamé une danse folle tout en reprenant le rôle de choristes puisqu'il n'y en avait pas sur le podium.

We beginnen met wat dansmuziek voor depressieve mensen, 'Pijn-Dronkenschap-Verdriet', comme le psy était au bistro ils ont embrayé sur 'Dit lawaai' un morceau qui convient parfaitement pour jouer à l'essuie-glaces.

C'est triste, hein, Overijse, vous êtes complètement sourds, personne n'a entendu que ma guitare sonnait faux, allons-y pour une version a capella de 'Irene', une espèce de poupée qui dit non mais en flamand.

Oui, David, place le, ton solo!

Folie totale pendant le new wave track 'Jeroen Brouwers' suivi par 'Angst', un texte que Herman Brusselmans a griffonné chez le coiffeur.

'Sex verandert alles', Josiane si tu ne sais plus de quoi il s'agit, essaye d'imaginer et chante le refrain.

Le hit des débuts, 'Dit is mijn huis', précède la question existentielle ' Haat je mij nog' ( of ben je mij al vergeten) pendant lequel David de Poperinge, admis au sein du groupe dans le cadre de l'intégration des réfugiés, nous place un solo prestigieux.

Un classique, 'Sheryl Crow I Need You So', la romance que tu chantais à 5h du matin quand tu ne savais plus où t'avais largué ta caisse, tu te demandais même si tu avais une caisse, mais bon l'alcootest n'avait pas encore été inventé, puis vient le tendre ' Bemin me later' pour les âmes sensibles.

Embarquez dans l'autocar, direction le pays des tulipes et des coffee shops where smoking marijuana is accepted, ' Kamer in Amsterdam';

Stop, stop..

Quoi, t'as oublié ta brosse à dents?

Non, me suis gouré, een, twee, drie, on reprend, volle gas!

' Zonder verlangen' et 'Nooit genoeg' nous conduisent vers la fin du show et c'est 'En in Gent' qui déclenche l'hystérie.

Ce spectacle ébouriffant demande une suite, un double bis: 'Maandag' et 'Ergens onder weg'.

Mens sana in corpore sano, vite une dernière chope puis un sprint vers ta petite automobile, on oublie Level Six pour regagner la casa!

Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
Tropiscala 2016 - Begijnhof, Overijse, le 25 juin 2016
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 21:02
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016

Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016

Plazey a connu des hauts et des bas depuis sa naissance en 1992 mais le festival n' a jamais renoncé, ni à l'esprit familial, ni à son authenticité.

Enfants et parents, de toutes les couleurs se sentent bien dans le parc Elisabeth, si toi tu t'y rends essentiellement pour les concerts, d'autres y convergent pour l'ambiance et la convivialité.

Après le déluge de la veille, l'état de la pelouse ne permettait guère la douce oisiveté allongé sur le gazon mais heureusement les éléments s'étaient suffisamment assagis pour assister aux représentations sans devoir se réfugier sous les auvents.

Après une dernière vérification de l'appareillage par quelques techniciens bénévoles, Whocat peut larguer les amarres et débuter son set.

Pendant des semaines le EP 'Blueprints' de Sara Moonen (vocals), Joris Lindemans (double bass), Benoit Minon (guitar) et Davy Palumbo (drums et percussions ) a tourné dans ton lecteur, tu t'étais juré d'aller assister à un live de Whocat dès que l'occasion se présenterait, today is the day!

Ready for some groove, kids?

'Sweettooth' , sweet, c'est une évidence, la voix de Sara vient te caresser l'épiderme dans le sens du poil et tu te sens comme le chaton, assoupi près de la cheminée, flatté par la douce main d'une maîtresse bienveillante.

Pour ajouter du piment à ce gentle tune, Benoit, pas un benêt, décore la mélodie de lignes Santana exotiques.

T'es pas le seul à être conquis après ce premier fait d'armes!

Place au single frétillant 'Fishy Five', à ses sonorités world, à sa contrebasse jazzy et à ses vocalises sucrées.

Le superbe 'Blueprints' qui donne son titre à l'extended play emprunte les lignes de contrebasse de 'Fever' et nous transporte dans un univers gospel/blues/Tom Waits des plus captivants.

Non, Fernand, personne n'a été vérifier si Sara a bien des blueprints on her body!

Elle ramasse une guitare, le groupe amorce le lament 'Speaking is silver'.

Même les gosses écoutent religieusement l'élément masculin travailler en finesse tandis que la voix de juffrouw Moonen, généreusement bouclée, récite son chapelet in peace of mind!

Joli!

'Boogie' est la chanson la plus crade du set, dixit Sara.

Sur fond rockabilly, une twanging guitar, et du swing proche du classique des Aristochats ( 'Everybody wants to be a cat'), Whocat nous emmène faire un tour de toutes les gouttières de la cité.

La performance vocale marie l'exercice acrobatique et le caractère canaille.

Virage latino avec le moelleux 'Haze' puis un morceau dédié aux frangins de la chanteuse, 'All good' tourbillonne nerveusement, le chat semble poursuivre un papillon fou... gare à la casse, planquez la porcelaine!

On n'a pas gardé un excellent souvenir de 'Bournonville' dans le Pas-de-Calais, n'entrons pas dans les détails mais les clients du bistrot n'étaient pas vraiment cordiaux.

Ce downtempo porté par une contrebasse grave exhibe une autre facette de l'univers, éclectique, du groupe.

Ils enchaînent sur le titre ouvrant l'EP, 'Two steps back', près de six minutes de groove élégant mixant Sade et Bill Withers.. oui, c'est possible.

'Liar' démarre a capella pour se transformer en composition syncopée déboulant au galop vers une ligne d'arrivée encore distante.

Au passage Koekelberg admire une nouvelle performance exaltante de l'expressive frontwoman.

Il nous en reste une avant de céder la place au groupe suivant, voici 'Citizens' avec une pensée pour les Britanniques ayant choisi une autre voie.

Le concert se termine en mode funk et c'est des bulles plein la tête que tu regagnes la province où ton chat te fait la fête.

Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
Plazey - Feest in het park: Whocat - Parc Elisabeth/ Elisabethpark Koekelberg, le 24 juin 2016
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:37
Nekrolog: Shelley Moore, Bernie Worrell, Ralph Stanley, Jim Boyd, Wayne Jackson et Pierre Lalonde!

La chanteuse de jazz d'origine britannique, mais ayant émigré aux States au début des années 60, Shelley Moore, est décédée le 23 juin à l'âge de 84 ans.

Sa carrière musicale aura été relativement brève, rapidement elle quitte la scène pour se consacrer à l'éducation de ses enfants. Sur l' album ' For the first time' elle est accompagnée par quelques cracks dont Ramsey Lewis ou John Collins.

Un membre fondateur de Parliament-Funkadelic, le claviériste Bernie Worrell, est parti vers d'autres cieux le 24 juin.

Ce grand copain de George Clinton a également travaillé avec Talking Heads jusqu'en 1991.

Après cette période il tourne e.a. avec Gov't Mule, ou avec son propre Bernie Worrell and the Woo Warriors.

On l'entend sur des enregistrements de Jack Bruce, Bill Laswell ou Fela Kuti.

Avec le Black Jack Johnson - House Band il participe au disque 'The New Danger' de Mos Def.

D'autres projets suivent: Colonel Claypool's Bucket of Bernie Brains, Baby Elephant, SociaLybrium et le Bernie Worrell Orchestra.

Un cancer du poumon a mis fin à son aventure.

Le singer-songwriter Jim Boyd était un Native Music icon mais aussi chairman de la Colville Indian Reservation.

En 2006 son titre "Them Old Guitars" devient song of the year, il collectionne d'autres récompenses, l'album 'Alternatives' de 2002 sera nommé Record of the Year.

Le vice-président de la tribu conclut: "One of our most respected leaders, and talented tribal members is no longer among us. The sheer enormity of our loss has not set in yet, and I doubt that it will for quite some time..."

Le monde du bluegrass pleure Ralph Stanley, décédé le 23 juin.

Cet as du banjo a été emporté par un cancer dans sa 89è année.

Deux de ses groupes les plus célèbres furent The Stanley Brothers et les Clinch Mountain Boys, nés en 1967 et qui ont continué à jouer jusqu'au décès du patriarche. Notons les noms de Ricky Scaggs ou de George Shuffler comme membres du groupe qui a vu défiler une quarantaine de musiciens.

Le dernier enregistrement du Ralph Stanley and Friends, 'Man of Constant Sorrow', date de 2015.

Wayne Jackson a fait partie des fabuleux Mar-Keys et plus tard des Memphis Horns avec lesquels il a accompagné Elvis Presley, Neil Diamond , Al Green ou Dusty Springfield pour n'en citer que quelques uns!

Le trompettiste est décédé à 74 ans ce 21 juin.

Le journal de Montréal: "La chanson populaire québécoise perd une de ses premières grandes idoles. Atteint depuis quelques années de la maladie de Parkinson, le chanteur et animateur Pierre Lalonde s’est éteint mardi soir, à l’âge de 75 ans."

Il nous reste plus de 20 albums et quelques singles yéyé immortels tels 'C'est le temps des vacances' ou 'Ah Vive les Filles' , sans oublier la préférée de ta petite soeur ' Tu n'as pas de coeur'.

Nekrolog: Shelley Moore, Bernie Worrell, Ralph Stanley, Jim Boyd, Wayne Jackson et Pierre Lalonde!
Nekrolog: Shelley Moore, Bernie Worrell, Ralph Stanley, Jim Boyd, Wayne Jackson et Pierre Lalonde!
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 19:19
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016

Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016

Clôture de saison au Rideau Rouge qui, depuis 12 ans, fait vivre le rock, le folk , la chanson et plus encore dans la picturale vallée de la Lasne.

Une météo cataclysmique était annoncée, le Brabant Wallon n'a pas été épargné, ce qui n'a pas empêché le café-concert d'accueillir une assistance nombreuse, éclectique et enthousiaste.

Le copieux programme proposé et le fait que les formations à l'affiche étaient du coin avaient incité famille, amis et curieux à faire le déplacement.

Gemakkelijk gevonden, JP?

Jamais de problèmes avec JP.

Maintenant, il suffit d'attendre le bon vouloir des matons pour que Le Prisonnier puisse profiter de sa promenade vespérale!

Le Prisonnier

Serais pas étonné d'apprendre que Joey Carl (guitare/chant) - Mathieu Volont (basse) et Arnaud Luyckfasseel (batterie) soient fans de Patrick McGoohan et qu'ils cultivent une sixties mania exacerbée.

Le groupe a donné son premier concert en juin 2015, tu t'en doutes, chez Fred Cerise, et a depuis suivi son petit bonhomme de chemin le conduisant par exemple sur la scène du Woody Woodstock, pour juillet ils ont obtenu un ticket pour Les Fran'Off.

Quoi, tu connais certains noms...

Au moins un, Arnaud peut présenter une carte de visite fournie: The Big Hat Band, Hey Yeah!, Broadcast Island... , la différence est qu'avec Le Prisonnier il se retrouve derrière les cymbales.

Mathieu a un passé chez Mus Seven et certains ont vu sévir Joey chez The Three Legged Stool.

20:45' une musique foraine invite les forçats à prendre place, quelques groupies s'avancent, les incarcérés balancent un premier French garage bien graisseux ( Si tu me Veux) , la petite touche mod les rapproche des tristement oubliés Bijou, des copains du beau Serge.

'La race humaine' trace un portrait peu reluisant de notre espèce sur fond de punk rageur.

Salut les Sixties se poursuit avec 'N'hésite pas', pas dans le moule Lucky Blondo pillant Bobby Solo mais plutôt comme Téléphone et les Punks découvrant le rock des Who et des Stones.

Il paraît que le papa de Nancy détestait le rock, voici la version Sheila de 'Bang Bang'.

Point un: 'Bang Bang' n'a pas été composé par Nancy Sinatra mais par Sonny pour Sonny and Cher.

Point deux, le jeu musclé d'Arnaud a tout du bang bang même s'il a révélé après coup être resté relativement calme.

'Plus rien', si t'es déprimé, bats des pieds, si t'as pas le moral, que t'es chagrin, tape dans les mains.

Judith et Béatrice obtempèrent, Jonathan fait rebondir sa Chouffe, à moitié vide, en mesure.

Toujours aussi irascible, le trio enchaîne sur une leçon philosophique 'Potentialité' puis sur une adaptation osée des Doors ' Des gens étranges ' ( People are Strange) et une ballade rock bien torchée ' Faisons comme si', et enfin 'Tout le reste' , enregistré, mixé, masterisé par Bastien Friquet et Ted Clark et inspiré par 'L'opportuniste' de Jacques Cigare.

Le terminus est proche, un bref retour vers l'enfance s'impose, ' Mon innocence' et pour finir le métallique et mordant ' Instincts Primaires'.

A boire, on crève de chaud, il fait horriblement soif!


The Sunday Charmers

Il y a un mois The Sunday Charmers sévissaient lors des Nuits, ce soir c'est Le Rideau Rouge qui les accueille.

Un second trio en piste, les chemises à fleurs, Etienne et Florian Donnet, respectivement chanteur/guitariste et bassiste assurant les backings, plus Morgan Legrelle à la batterie.

Antécédents?

Transmission, The Donnet's, Recorders...

Genre?

Indie/sophisti pop, groovy et ensoleillé, à classer sur le même rayon que Tahiti 80 ou Phoenix mais tu peux choisir l'étagère juste en dessous où traînent Curiosity Killed the Cat ou Blow Monkeys.

Quoi qu'il en soit, le trio a séduit une assistance qui s'est dandinée pendant tout le set.

Un amorce funky annonce 'West Side Story' , t'as cherché Natalie Wood en vain, t'as pas pensé à Bernstein, t'as trouvé que le groove nonchalant convenait parfaitement à la dégaine des frangins, même si leur liquette pacifique ne montrait pas de pectoraux similaires à ceux de Tom Selleck.

Sans sérénade, le trio emmanche 'Mooonlight', dehors c'est le déluge, la lune s'est réfugiée sous un sapin, ce qui n'est guère approprié lui a soufflé Benjamin Franklin.

On aimait bien le petit fond Prince, par contre!

Fondu sur 'Prowling' avant d'annoncer 'This way' , leur tube aussi cool qu' une menthe à l'eau.

Oui, Thérèse, tu peux commander un Perrier fraise... sur mon ardoise, garçon!

Florian: Un pina colada, svp!

Euh, pas sur ma note, garçon!

Toujours aussi fignolé et chaloupé, ' The day before'.

Quelques inepties jardin d'enfants, on est en famille, avant le fiévreux 'Make this happen' suivi par du dark groove, dixit Etienne, ' Funky rock'n'roll' !

'Wanna say high' prend fin par un sulfureux duel fraternel et tu te dis que la Wallonie a bien de la chance d'avoir un band tel que The Sunday Charmers, ces jeunes gens sortent d'un sentier battu et rebattu depuis des lustres par toute l'écurie Jaune Orange!

La plage 'Next time on', que Marc Moulin n'aurait pas reniée pour Radio Cité, précède un dernier titre non repris sur la playlist ( sans doute 'Sue'), titre entamé sans batterie et décoré de vocalises fragiles.

PS- Le groupe a sorti un EP ' These Golden Summers'.

Solkins - 22:45'

Après le Lion, la curiosité la plus vantée de Waterloo.

Le groupe naît en 2011/2012 , il est constitué de quelques têtes familières: Maxime Honhon ( Lucy Lucy, The Meridians, Electric Chateau, Konoba ou un remplacement chez Black Mirrors ) au chant et à la guitare/ celui qui pétrit la farine, Gregory Bourguignon, aux drums / Thomas Maisin à la basse et Maxime Simon aux claviers et programming (Whylanders, Konoba).

Leur EP 'Gold' jouit d'une bonne presse, résultat les scènes se succèdent , cet été ils sont d'ailleurs attendus à l'Unisound, aux Francofolies, à Scène sur Sambre ou à Nandrin, le Bota doit toujours les accueillir en support de Mystery Jets, ce sera, en principe, en septembre!

Solkins est à coup sûr un des bands les plus intéressants du Sud du pays, leur EP a donc été baptisé 'Gold', ils ont décidé d'apposer l'étiquette Gold Music sur leur produit, pour t'aider on ajoutera que tu peux considérer leur musique comme de l'art pop.

Une amorce atmosphérique, en off, une voix féminine mystérieuse, 'It never comes' est sur les rails.

Une plage majestueuse évoquant les meilleurs titres d'Archive.

Brillante entrée en matière aux arrangements peaufinés, elle est suivie par le baroque 'People want gold'.

Sortez les masques, les capes et tricornes, direction Venise pour les épousailles du Doge et de l'Adriatique.

Gregory flatte le drumpad, 'She's my home' démarre.

Un tableau, de jolies images ...I can read the pages in her eyes...

El secreto de sus ojos?

Tout aussi stylé, en tout cas!

Avec l'electro rock 'Small things' on revient vers l'EP , techno beats et gimmicks futuristes, ce morceau secoue!

Pour ceux qui sont déçus de ne plus nous voir arborer des combinaisons dorées, il y a une explication, on en avait ras le bol d'être comparés aux Power Rangers, on poursuit avec le slow 'Myself' .

Accalmie de courte durée, l'hymne 'Stand up' invite le public sur la piste de danse.

La chaleur devient suffocante, aussi bien sur scène que dans la salle, les bières défilent tandis que les claviers entament 'Ascension'.

Beau bridge percussif et une balade dans le public avant de saluer le lion sur sa butte.

L'absence de romantisme dans les boîtes est indubitable, les filles s'en plaignent, allez, fais un effort, viens sur la piste...'She wants me to dance'.

J'ai l'impression de ne pas être prêt pour la grande aventure à deux!

Une nouvelle compo, Lasne, ' Do it'.

Euh, Gregory, faut qu'on commence tous en même temps, gamin!

Le feu est vert, 'Do it' et sa touche disco nous conduisent vers une dernière ligne droite entamée par l'imposante composition 'Someone to blame' exhalant des senteurs progressive rock à la fois harmonieuses et hypnotiques.

Très grand morceau.

Le titre que tout le monde attendait, 'Old tree' sera servi en bis..

Une version acoustique jouée dans la fosse, un cajon, une guitare, un invité, le beau-frère de Toots Thielemans, à l'harmonica, quatre voix et la chorale du bled, il n'en faut pas plus pour communier et atteindre le nirvana.

Une belle soirée pour la fin de saison du Rideau Rouge!

photos- JP DANIELS/concert monkey

Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
Solkins - The Sunday Charmers - Le Prisonnier au Rideau Rouge - Lasne, le 23 juin 2016
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:02
FOREMAN le nouveau projet d’ Emma Foreman et Yan Péchin !

Dans l’oreille de JPROCK :

FOREMAN le nouveau projet d’ Emma Foreman et Yan Pechin

En résidence au Centre Culturel Jacques Franck avec Bertier il y a quelques mois, Yan Péchin ( vous savez ce génial guitariste français qui a bossé avec Bashung , Thiéfaine, Marianne Faithfull, Brigitte Fontaine, etc..) me confiait travailler sur un nouveau projet répondant au nom de Foreman.
Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité, et quelques semaines plus tard je recevais en provenance directe de l’artiste en pre-mix quelques démos encore toutes chaudes que j’écoutais alors avec attention avant de les mettre quelques semaines de côté pour les réécouter plus tard et me faire un avis plus arrêté.
Alors, verdict ?
Attendez vous à un album étonnant à plus d’un titre, car les cinq titres que j’ai pu écouter « Landscape » , « Stomach Parlor » , « Pretty Virus », « Pilow » et « The Other Side « qui aurait pu être écrit par la Patti Smith de Horses, sont plus que prometteurs.
FOREMAN c’est la magie d’une rencontre artistique qui met en scène la chanteuse écossaise Emma Foreman dont la voix envoûtante se marie avec bonheur avec les guitares désarticulées et lancinantes du maestro Yan Péchin.
Incontestablement il s’en dégage une ambiance empreinte de mélancolie sur fond de guitares saturées et torturées.
L’ombre du Velvet plane parfois sur ces titres et se mêle à des ambiances cold wave et electro du plus bel effet.
En attendant l’album prévu pour fin 2016 le titre « Save my Heart from the World « est disponible sur Utube et Itunes (Musique : Yan Péchin /// Vidéo : Jacques Perconte /// Label : Nuun ), et je vous encourage vivement à aller l’écouter.
Plus que quelques mois à attendre pour découvrir l’album définitif qui s’annonce brillant et avant-gardiste.
Je vous en reparlerai…

Texte : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

FOREMAN le nouveau projet d’ Emma Foreman et Yan Péchin !
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 11:08
SHOWCASE d' Escale Mandala à la Maison de la Culture de la Province de Namur, le 23 juin 2016

SHOWCASE d'Escale Mandala à la Maison de la Culture de la Province de Namur, le 23 juin 2016

par Charles Eloy- photos Philippe Van Bellinghen

http://www.artmajeur.com/philippevanbellinghen/

La Maison de la Culture à Namur inclut dans sa programmation également des spectacles inédits.

Ce soir, nous retrouvons sur scène le groupe Escale Mandala dont le spectacle est produit en collaboration avec la Rock's Cool.

Louis Ferdinand, musicien, compositeur, arrangeur (Toots Thielemans, Viktor Lazlo, Jo Lemaire plus Flouze, musiques de films et documentaires) a créé le groupe Escale Mandala.

Le groupe n'ayant diffusé aucune vidéo ou autre support audio, c'est une agréable surprise de voir les spectateurs venus en grand nombre, avides de découvertes.

Le public confortablement assis dans les fauteuils voit les douze membres d'Escale Mandala monter sur scène.

La chanteuse Anaïs entame le concert avec le morceau bluesy "Run away chicken blues" nous racontant l'histoire d'une femme négligée dans sa relation et qui a la fureur de vivre en elle. Je remarque qu'elle porte une robe noire sans manches. Les choristes sont également habillées sombrement et contrastent avec les couleurs vives des extraits de films qui défilent sur un écran à l'arrière de la scène.

La cinéaste et romancière Frédérique Dolphijn a pris le temps de réaliser les images projetées durant tout le concert, ainsi que la mise en scène du spectacle. Le caractère méditatif des images et séquences projetées en toile de fond accompagne très bien la musique, sans distraire l’auditeur.

Anaïs se balance sur le tempo lent de la chanson "Magic spell", faisant une part belle à sa voix. Ensuite elle termine son répertoire en solo avec le morceau " Lean on me" une ballade pop/soft rock dont les paroles sont écrites par un italien ayant vécu en Angleterre et Louis Ferdinand. Nous ressentons toute la sensibilité méditerranéenne qui se rapproche de celle de Chris Rea, d' origine italo-irlandaise.

Anaïs rejoint les choristes et Louis Ferdinand reprend le relais avec le morceau rock plus corsé "Asphalt Air".

Louis Ferdinand a fait appel à Geezer Young, un bluesman underground né en Pennsylvanie EUA, vivant à Bruxelles, ayant une prédilection pour les thèmes relatant une expérience réelle de la vie. Jean-Charles Massaux (instructeur à Berkley University of Music, James Brown) à la guitare électrique met sa virtuosité au service de la chanson.

Ensuite une valse bien rythmée : "Ladyland" nous invite à danser. Les paroles relatent les tourbillons de la vie amoureuse et tourmentée d'un jeune homme et sont un hommage aux femmes qui ont contribué à son épanouissement.

Les collaborations de Louis Ferdinand avec des paroliers reflètent également son ouverture musicale. "Should I thank you" est écrit par Charles Elliot, un poète nomade qui a vécu en Afrique du Sud . Louis Ferdinand s'est inspiré de ses aventures pour nous distiller une musique avec des éléments de nu world à l'instar de Paul Simon sur son album Graceland, Johnny Clegg, Peter Gabriel. Philippe Mobers à la batterie (Axelle Red, Maurane, Francis Cabrel, Benabar) soutient le rythme.

Louis Ferdinand termine par la chanson blues "Crossroads" nous replongeant dans les méandres du Mississippi.

Le troisième volet du concert s’enchaine dans un parfait timing,

Michael reprend le micro avec les titres évocateurs "The song of the dark side of your soul" and "That fire that burns" sur des musiques rock. Des textes à fleur de peau qui vous font frissonner. Et toujours présents, les cuivres, les choristes. Mais dans ce dernier set, le rythme s’accélère, le ton monte !

Les interventions de la section cuivres, les choristes, les modes d’arrangements, contribuent à tisser un fil rouge durant le spectacle. Un saxophoniste et clarinettiste Jean-Pierre Mouton (Floreffe Jazz Orchestra, Rhoda Scott, Jack Million Band) conduit le pupitre des cuivres et nous envoûte avec ses improvisations.

Le dernier titre 'You changed my life" chanté par le duo Anaïs et Michael est plus léger. Il y a une vraisemblance scénique avec le duo Kylie Minogue et Nick Cave.

Le public est conquis. Louis Ferdinand s’exclame avec humour - en voulez-vous encore, ou on se casse ?

Le concert atteint son apothéose avec le rappel "Should I thank you". Tous les membres d’ Escale Mandala se retrouvent sur scène.

Le groupe "Escale Mandala" porte bien son nom. Il y a une structure autour de laquelle s'articulent différents styles musicaux opposés qui s'entre-croisent. Escale Mandala nous enchante par des dimensions touchant aux fantasmes, à la réalité, et des sensibilités à fleur de peau. Le public est captivé par ce showcase.

Souhaitons leur beaucoup d’autres escales colorées pour un spectacle de qualité, riche en diversités musicales.

Set list : Lean on me, Run away chicken blues, Magic spell, The song of the dark side of your soul, That fire that burns, You changed my live, Love me or tear me apart, Asphalt air, Crossroads, Ladyland, A glimpse of love, One of us, Should I thank you

SHOWCASE d' Escale Mandala à la Maison de la Culture de la Province de Namur, le 23 juin 2016
SHOWCASE d' Escale Mandala à la Maison de la Culture de la Province de Namur, le 23 juin 2016
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 21:54
Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016  BIS

Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016 BIS

Le billet de JPROCK :

« Spend a night with Alice Cooper ! «
Qui refuserait pareille proposition ?
Depuis plus de cinq décennies Vincent Furnier balade son personnage d’Alice Cooper sur les planches de toutes les scènes du monde se jouant des modes avec succès .
Il fait partie des vingt artistes les plus importants de l’histoire du hard rock dans le classement établi par VH1, et chaque visite de ce personnage inquiétant mais tellement attachant ( j’ai eu la chance de passer quelques heures en sa compagnie en 2001 et il est charmant) tient toujours ses promesses.
Ce soir, c’est à un show best of qu’il nous convie dans l’excellente salle du Cirque Royal.
Pas de première partie, ce soir on a droit à un full show qui sera absolument somptueux.
Dans la foule plusieurs générations de fans se côtoient animés du même enthousiasme lorsque la star du shock-rock apparait sur scène entouré d’un band de tueurs comme à son habitude.
On y retrouve Chuck Garric (bass) , Ryan Roxie (guitar), Tommy Henriksen (guitar), Glen Sobel (drums) et la guitariste Nita Strauss ( Femme Fatale, The Iron Maidens) en lieu et place d’ Orianthi Panagaris blonde elle aussi , et non moins talentueuse avec sa six cordes que ne l'était l'Australienne.
Dès l’entame de l’intro durant laquelle on reconnîit la voix du regretté Vincent Price j’ai les poils qui se dressent, car Alice Cooper j’en suis fan depuis ce formidable concert au Sportpaleis d’Anvers en septembre 1975 et durant toutes ces années je n’ai cessé de suivre sa carrière, d’acheter ses albums et bien sûr d’assister à ses multiples shows.
Alors ce soir pour moi c’est la fête partagée avec les 1.900 spectateurs du cirque parmi lesquels pas mal de copains et amis métalleux.
Ce soir pour qui aime le rock, le Cirque is « the place to be » !
Alice attaque avec « The Black Widow » , « No More Mr Nice Guy » et « Under My Wheels « qui n’ont pas pris une ride depuis les 70’s.
« Billion Dollar Babies « permet à notre homme de procéder à une distribution de faux billets de banque à coup d’épée magique et offerts en pâture à son public.
Puis quand arrive « Poison » c’est le délire dans la salle qui reprend en choeur le refrain devenu un classique.
Et comme toujours le show tient ses promesses avec « Feed my Frankenstein » , « Cold Ethyl » , « Only Women Bleed « , « Guilty », Ballad of Dwight Fry », « Killer » et « I love the Dead » titres durant lesquels on retrouve dans le désordre la guillotine, le Monstre de Frankenstein, l’infirmière sadique, la camisole de force et le bourreau roulant une pelle à la tête fraîchement coupée de notre Alice préféré.
Mais il en faut plus pour tuer la légende qui réapparait bien vivant durant « Under the Bed » avant de nous proposer un formidable hommage poignant à quatre légendaires icônes du rock disparues bien trop tôt .
On vibre avec la reprise de « Pinball Wizard » des Who en hommage à Keith Moon , avec « Fire « qui nous rappelle le talent immense d’un certain Jimi Hendrix puis au son de « Suffragette City » dédié au Roi Bowie avant que Chuck Garric ne ressuscite Lemmy le temps d’un « Ace Of Spades » d’anthologie.
Incroyable, on croirait entendre Lemmy !
C’est beau et émouvant, et toujours très classe.
Le Cirque est debout lorsqu’ Alice Cooper entame « I’m Eighteen » suivi de « School’s Out » durant lesquels bulles de savon, confetti et serpentins font leur apparition sur scène et dans le public.
Electrique, théâtral et festif, c’est le label d'un concert d' Alice Cooper !
La foule est comblée et rappelle Mister Cooper : « Alice, Alice, Alice ! » gueulent 2.000 gorges à l'unisson.
Je me dis qu’en cette période électorale américaine il ne pourra pas revenir et ne pas nous jouer en rappel « Elected » mon titre préféré , et bingo , revoici notre héros accompagné d’ Hillary Clinton et Donald Trump acteurs d’une pantomime grotesque qui après un échange de solides paires de baffes entre les deux protagonistes se termine dans un langoureux roulage de pelle.
Alice en spectateur et vêtu d’un t-shirt à la gloire de sa propre candidature se marre et chante ce titre culte tandis que le band envoie comme jamais.
Le show se termine en apothéose à grand renfort d'effets pyrotechniques et le band salue et regagne les coulisses.
Les lumières se rallument quelques instants plus tard et il faut bien avouer qu'on est tous groggy.
Quel show les amis, quel show !
Ce mec ne déçoit jamais et à 68 balais il est toujours au sommet de son art.
Une fois de plus les absents ont eu tort, mais ça , c’est pas nouveau…

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

SETLIST:

Vincent Price Intro

The Black Widow

No More Mr. Nice Guy

Under My Wheels

Public Animal #9

Billion Dollar Babies

Long Way to Go

Woman of Mass Distraction

Poison

Halo of Flies
(with drum solo)

Feed My Frankenstein

Cold Ethyl

Only Women Bleed

Guilty

Ballad of Dwight Fry

Killer
(partial)

I Love the Dead
(partial)

Under the Bed
(with part of 'Dada' at the beginning)

Pinball Wizard
(The Who cover)

Fire
(The Jimi Hendrix Experience cover)

Suffragette City
(David Bowie cover)

Ace of Spades
(Motörhead cover)

I'm Eighteen

School's Out
(with 'Another Brick in the… more )

Encore:
Elected

Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016  BIS
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 20:17
Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016

Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016

ALICE COOPER - Cirque Royal, Bruxelles (BEL) - 2016.06.21

Line Up :
Alice Cooper : Vocals
Chuck Garric : Bass - Backing Vocals
Ryan Roxie : Guitar - backing Vocals
Nita Strass : Guitar - backing Vocals
Tommy Henriksen : Guitar - backing Vocals
Glen Sobel : Drums.

Setlist :
01.The Black Widow.
02.No More Mr. Nice Guy.
03.Under My Wheels.
04.Public Animal # 99.
05.Billion Dollar Babies.
06.Long Way To Go.
07.Woman Of Mass Distraction.
08.Poison.
09.Halo Of Flies / Drum Solo.
10.Feed My Frankenstein.
11.Cold Ethyl.
12.Only Women Bleed.
13.Guilty.
14.Ballad of Dwight Fry.
15.Killer.
16.I Love The Dead.
17.Under The Bed / Pinball Wizard.
18. Fire
19.Suffragette City
20.Ace Of Spades
21.I'm Eighteen.
22.School's Out / Another Brick In The Wall (Part Two).
23.Elected.

He's back, the man behind the mask! Vincent Damon Furnier, alias Alice Cooper, né à Detroit, Michigan le 4 février 1948 est de retour chez nous et c'est tant mieux. Il nous propose carrément : "Spend The Night with Alice Cooper". Ok, c'est parti. Depuis 2011 c'est mon cinquième rendez-vous avec ce maître du théâtral, jamais je n'ai été déçu. Dans 1h40 ma conclusion sera encore là même : il revient quand?
En ce mardi soir, la circulation dans Bruxelles ressemble plus à la Nationale 7 un jour de départ en vacances qu'à une ville où il fait encore bon vivre. On va plus vite à pied et à reculons qu'en voiture. Résultat, après avoir subi un interrogatoire en règle de la part du chauffeur de taxi qui n'a jamais entendu parler d'Alice Cooper, me voilà enfin au Cirque Royal où, après une palpation vestimentaire sommaire, le préposé aux entrées m'autorise à rejoindre ma corbeille numérotée L 261. Ce n'est pas sold out mais on n'est tout de même pas loin d'avoir vendu les 3.500 places que comptent le Cirque Royal dans cette configuration où, contrairement à certains accouchements compliqués, il n'y a pas de sièges dans le parterre. Étant donné que je ne peux me déplacer presque nulle part sans connaître du people sur place, je vous passe la liste des "tiens, salut Daniel, dag Steven, et autres salutations d'usage.
Le concert est annoncé à 20 heures mais à mon avis ce sera 20h30, dont acte. Un chips au paprika et un coca plus tard, lights out et c'est la voix de ce bon vieux Vincent Price qui nous gratifie de son timbre bien particulier sur lequel il nous fait l'apologie de la veuve noire. Pan! C'est parti sur les riffs de Black Widow, sois attentif stp. La clameur libératoire s'élève du public, la sono n'est pas trop puissante, tant mieux, j'ai horreur de ceux qui confondent Rock et volume démesuré. Toujours ce décor onirico-baroque propre aux concerts de notre homme qui fait concurrence à Rob Halford de Judas Priest au niveau du nombre de costumes enfilés au cours du spectacle. Car c'est ça en fait un concert d'Alice Cooper, un spectacle comme on en faisait dans les seventies. Rassurez-vous, le visuel n'est qu'un support illustrant les textes des chansons, même sans ça, la musique de notre Alice tient la route. Ce fils de pasteur porte ses 68 ans avec une facilité déconcertante et affiche une pêche d'enfer. Ce soir, c'est à un nouveau "Best Of" que nous aurons droit, que demander de plus? Pas de temps à perdre, on enchaîne avec "No More Mr. Nice Guy" et "Under My Wheels". Tiens, voici une distribution de billet de banque factices embrochés sur une épée que maître Cooper agite au-dessus des premiers rangs. Contrairement à nos institutions financières reconverties en voleurs notoires sous la protection bienveillante et complice de l'Etat Belge, ici le taux d'intérêt n'est pas de zéro %, au moins, Alice Cooper il nous donne quelque chose en échange de notre pognon, il ne nous vole pas lui!
Orianthi, la blonde australienne d'origine grecque a cédé sa place à Nita Strauss une californienne, blonde elle aussi, et certainement aussi douée que la précitée à la guitare solo. La belle sait y faire pour capter l'attention d'un public conquis dès les premières notes de la virtuose, qui manie l'Ibanez avec autant de dextérité que Maman la spatule en bois dans ses casseroles, ça sonne d'enfer et c'est... mmmm... bon. Ah oui dis!
Superbe interprétation du tube planétaire qu'est "Poison" et comme à chaque fois, j'en ai des frissons. "Halo of Flies" et son riff meurtrier s'y entend pour garder ma pilosité en position verticale, c'est divin. Et toujours ces morceaux qui s'enchaînent comme un train omnibus qui ne ferait aucun arrêt, à la surprise des passagers prisonniers d'un voyage visuel et sonore auquel il n'y a aucun moyen de résister.
Vient ensuite la partie théâtrale proprement dite, l'épisode Frankenstein avec le machine qui le transforme, la camisole de force, l'infirmière, la guillotine et tout le tout le décorum d'usage. La balade de Dwight Fright transforme ma voisine en camerawoman improvisée, "Killer" et puis c'est "I Love The Dead" qui va permettre à notre Alice de rendre hommage à quatre légendes du Rock qui ont rejoint le paradis des stars : Keith Moon, David Bowie, Jimi Hendrix et Lemmy Kilmister, en interprétant un titre de chacun d'entre eux. Devinez un peu qui gagne haut la main à l'applaudimètre? Oui, c'est notre Lemmy de Motörhead, on se rend encore plus compte à quel point il nous manque ce bon vieux Ian.
"I'm Eighteen" et "School's Out" concluent ce superbe concert, on attend le rappel. Ce sera "Elected" au cours duquel Donald Trump et Hilary Clinton s'affrontent sur scène.
Grosse ovation à Alice Cooper and Band et il est déjà temps de se séparer non sans avoir fait un arrêt gastronomique chez "Per Bacco", la pizzeria du coin, ça alors! m'exclamais-je.
Je rentre à pied à mon hôtel, il fait étrangement doux se promener ce soir.

Mitch "ZoSo" Duterck

Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016
Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016
Spend The Night With ALICE COOPER - Cirque Royal - Bruxelles, le 21 juin 2016
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Published by Mitch "ZoSo" Duterck - dans Concerts
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