Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 06:55
The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15

The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15

THE CRANBERRIES - Festival Blues Passions, Cognac (F) - 2016.07.07

Setlist :

01.Analyse.

02.Animal Instinct.

03.Wanted.

04.Linger.

05.When You're Gone.

06.Dreaming My Dreams.

07.Just My Imagination.

08.Ode To My Family.

09.Free To Decide.

10.I Can't Be With You.

11.Conduct.

12.Schizophrenic Playboys.

13.Salvation.

14.Ridiculous Thoughts.

15.Zombie.

16.Empty.

17.You And Me.

18.Promises.

19.Dreams.

Grande première en ce qui me concerne avec ce concert des Cranberries. Formé à Limerick, Irlande, en 1989, le groupe conduit par la chanteuse Dolores O'Riordan et les frères Hogan connaîtra le succès mondial avec le titre "Zombie" et l'album "No Need To Argue" en 1994. Voilà, le décor est planté. Maintenant voici que surgit le dilemme: soit je fais preuve d'honnêteté artistique et je vous livre mon vécu, sans voiles, sans vouloir rien cacher, ou bien, a contrario, je pommade pour être bien vu et je fais profil bas, pas de vagues. J'ai toujours dit les choses telles que je les vivais, telles que je les ressentais et, cette fois encore, je ne dérogerai pas à la règle.

Alors voilà : j'ai rarement assisté à une prestation aussi peu inspirée, aussi plate de la part d'un groupe professionnel. J'ai eu l'impression d'être assis au premier rang à la fête de la paroisse, celle au cours de laquelle les familles viennent au grand complet, applaudir à tout rompre, les efforts maladroits d'une marmaille venue distraire le quotidien terne et insipide d'une vie tellement rangée et prévisible, une vie qui ne comporte ni vagues, ni saveurs, une vie qui passe et coule comme un long fleuve tranquille. Il faudra attendre la fin du concert (?) pour que ça "vive" un peu. A certains moments, le chant est carrément faux! Impensable de la part de professionnels de ce niveau. Il n'y a aucun relief, tous les morceaux sont d'une platitude à faire peur. J'attendais "Zombie" avec un espoir d'explosion, de délivrance mais là non plus il n'y aura aucun feu d'artifice, tout au plus, un pétard mouillé. Ce Zombie là n'aurait même aucune chance de figurer dans la série "The Walking Dead" croyez-moi. Il est plus mort que mort.

Le concert va tirer en longueur pendant 1h22, introduction comprise. C'est moins que ZZ Top qui ont au moins une excuse au niveau de leur âge et en plus ils ne jouent, ni ne chantent faux eux! Dolores parvient même à nous taper des notes carrément à côté de la plaque pendant le simpliste solo de "Zombie", un comble! Puisque je me suis déplacé, je vais rester jusqu'au bout mais ce ne sont pas les quatre rappels ni la gentillesse de Dolores qui me feront changer d'avis. Les Cranberries n'avaient aucune saveur hier et le repas qu'ils nous ont offert me reste sur l'estomac, c'est vraiment difficile à digérer. Ah oui, tiens, tant que j'y pense, il y avait plus de monde que pour Iggy Pop. Allez, croisons les doigts pour Marianne Faithfull ce soir.

Mitch "ZoSo" Duterck

The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15
The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15
The Cranberries - Cognac Blues Passion - Blues Paradise - 7 juillet 2016 à 23h15
Repost 0
Published by Mitch "ZoSo" Duterck - dans Concerts
commenter cet article
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 12:39
Iggy Pop - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15

Iggy Pop -Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15

IGGY POP - Festival Blues Passions, Cognac (F) - 2016.07.06

Setlist :

01.No Fun.

02.I Wanna Be Your Dog.

03.The Passenger.

04.Lust For Life.

05.Five Foot One.

06.Sweet Sixteen.

07.Skull Ring.

08.1969.

09.Sister Midnight.

10.Real Wild Child (Wild One).

11.Nightclubbing.

12.Some Weird Sin.

13.Mass Production.

14.Repo Man.

15.Sunday.

16.Break Into Your Heart.

17.Gardenia.

18.Seek And Destroy.

19.Down On The Street.

20.Neighborhood Threat.

21.Tonight.

22.Wild America.

Apres un délire en voiture et une crise de fou-rire avec mes amis Jean-Michel et Martine au cours duquel nous invoquons entre autres Raoul et Raymond, nous y voilà enfin!

Le panneau d'entrée de la ville Indique "Cognac". C'est désormais une tradition, chaque année, j'attends ce rendez-vous comme on attend le messie, pas Lionel, l'autre: le Festival Blues Passions. Je retrouve avec plaisir ma chambre dans le domaine de Charente-Maritime qui me fournit le gîte pour cette 23 ème édition.

Première grosse tête d'affiche : Iggy Pop.

James Newel Osterberg Jr. né le 21 avril 1947 à Muskegon, Michigan porte ses presque 70 ans avec plus ou moins de bonheur. Son corps affiche les traces des excès de l'iguane depuis ses années Stooges. Chaque cicatrice raconte une histoire, témoigne d'une expérience douloureuse tout comme la claudication importante dont il est frappé depuis des années. Iggy, c'est un témoignage vivant d'un passé historique, social, politique et économique d'une Amérique en pleine mutation. C'est le Detroit bouillant des années 60 et 70, celui de l'industrie automobile qui va peu à peu sombrer dans le chaos de la crise pétrolière de 1973, entraînant dans son sillage une économie mondiale reposant sur le capital.

Un concert d'Iggy Pop, d'habitude, ça sent le souffre, la révolte, l'agression. Notre homme s'y entend pour provoquer et pousser le public à déborder le service de sécurité, à envahir la scène.

Hier, rien de tout ça, mis à part un noyau d'une vingtaine de jeunes qui "moshent" de temps à autre, l'assistance est sage et l'iguane n'en remet pas non plus. Sans doute que les récents événements terroristes de triste mémoire ont généré toute une série de mesures de sécurité qui conditionnent le concert de celui que l'on considère comme le grand-père du punk. Tout comme Lemmy, Iggy Pop est un musicien respecté par ses pairs, quelle que soit leur appartenance musicale. C'est sans doute. parce qu'il est, lui aussi, quelqu'un de vrai, d'authentique, un gars qui ne triche pas. Malheureusement, à l'image de Lenny Kravitz en 2015 et de Robert Plant en 2014, Iggy n'accorde pas d'interviews, dommage. Ce qu'il a à dire, il le fait sur scène et en musique, avec un langage fleuri où le "F Word" est omniprésent.

Il est 23.15, c'est parti! Deux immortels des Stooges pour débuter : "No Fun" suivi des aboiements de "I Wanna Be Your Dog" annoncent "The Passenger" et "Lust For Life" les deux gros hits de l'album éponyme. L'album qui porte la griffe de David Bowie et qui relance, à l'époque, un Iggy Pop en pleine tourmente. On n'affiche pas "sold out" loin s'en faut, la demi-finale de l'Euro 2016 opposant le Portugal au Pays de Galles y serait-elle pour quelque chose? Si c'est le cas, il n'y aura personne pour les Cranberries ce soir car la France rencontre l'Allemagne.

On s'en fout après tout, nous sommes là pour la musique non? J'ai un faible pour le répertoire des Stooges et "1969" me fait bouger sur un riff endiablé. Mon coup de coeur ira à "Real Wild Child (Wild One)" j'adore ce titre. Il y a des trucs comme ça qu'on ne peut pas expliquer et qui vous prennent aux tripes, dont acte. Dans mon voisinage, une superbe représentante du sexe opposé se trémousse avec sensualité, un peu comme un vaisseau du désert. Tempo plus lent, presque obsédant, avec le superbe "Nightclubbing".

Cette première heure de concert est vraiment bonne et puis, à mon humble avis, c'est la faute de goût, l'erreur de programmation dans la setlist avec 4 titres par trop linéaires, quatre morceaux trop semblables qui font retomber l'ambiance. Pendant une vingtaine de minutes, on sent du flottement dans l'assistance, certains quittent le concert. Ces morceaux (de 14 à 17 voir serlist) vont tuer l'ambiance et il faudra attendre un retour aux hits des Stooges que sont "Seek And Destroy" et " Down On The Street" pour retrouver un regain d'enthousiasme. Iggy s'amuse et ça se voit, il rappelle ses musicien par deux fois pour nous gratifier de "Tonight" et de "Wild America" qui termine ce show. Une heure quarante-deux minutes de concert, c'était bien, mais pas transcendant, il manquait cette étincelle de folie que je n'ai pas vue briller dans les yeux de l'iguane. À bientôt 70 ans, peut-il encore allumer un feu d'enfer? Pas sûr. Mais ne vous méprenez pas sur mes propos, j'ai passé une bonne soirée.

Mitch "ZoSo" Duterck

Iggy Pop - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15
Iggy Pop - Cognac Blues Passion ( Blues Paradise ) 6 juillet 2016 à 23h15
Repost 0
Published by Mitch "ZoSo" Duterck - dans Concerts
commenter cet article
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 14:47
Décès récents: Delmark 'Delus' Spence, Renée de Haan, Don Friedman, Rob Wasserman, Scotty Moore, Mack Rice

Delmark 'Delus' Spence, le dancehall performer , a mis fin à ses jours à Kingston, fin juin.

Il débute en 2005 avec le groupe Sojah avant de se lancer solo.

L'an dernier il sortait encore le EP 'Public Relations'!

Renée de Haan, née à Amsterdam en 1954, s'était spécialisée dans la levenslied, un genre que Guido Belcanto a porté au sommet.

On lui doit une petite dizaine d'albums et quelques hits mineurs dont 'Mannen (Steeds weer de verkeerde)'!

Un cancer des intestins l'a emportée ce week-end!

Le pianiste de jazz Don Friedman, décédé le 30 juin, est souvent comparé à Bill Evans pour son jeu introspectif.

Il aura joué avec quelques grands noms de la scène jazz dont Dexter Gordon, Chet Baker, Ornette Coleman, Booker Little, Jimmy Giuffre ou Clark Terry.

Sa disco en tant que leader se chiffre à 17 volumes, mais son nom est cité sur une belle brochette d'albums comme accompagnateur.

Un hommage d'un admirateur:

Don Friedman had a long career - at least 60 years - and remained true to himself and the music. Much to be said for that.

Thank you, Mr. Friedman.

Rob Wasserman, the Grammy-winning bassist whose playing accompanied everyone from Van Morrison to Willie Dixon, died Wednesday after a brief hospitalization. lit-on dans le magazine KQED!

Ce grand contrebassiste avait également enregistré plus de douze albums solo.

Pour compléter la liste succincte donnée par le magazine, on ajoute d'autres noms: Jerry Garcia, Elvis Costello, Jackson Browne, Rickie Lee Jones, Brian Wilson...


Le nom du guitariste Scotty Moore sera toujours associé à Elvis Presley, tout le monde a en mémoire la fameuse intro de 'Jailhouse rock'.

Scotty travaillera avec le King jusqu'en 1968.

Ringo Starr, Keith Richards, Jeff Beck ou Ronnie Wood sont d'autres noms avec lesquels il a collaboré.

Ce pionner du rock avait sorti un album solo en 1964, très finement baptisé 'The Guitar that changed the World'.

Il a également perpétué l'héritage d'Elvis en enregistrant avec le batteur D.J. Fontana et des guests illustres l'album 'All the King's Men'.

Rolling Stone le place à la 29è place des plus grands guitaristes rock de tous les temps.

En 2000 Moore was inducted into the Rock and Roll Hall of Fame .

Ce géant nous a quittés le 28 juin après une pénible maladie.

Mack Rice a écrit au moins un immortel: ' Mustang Sally'!

Le singer/songwriter né à Clarksdale est décédé, fin juin, à 82 ans.

En début de carrière, il fait partie des Falcons ( avec Eddie Floyd et Wilson Pickett) , plus tard on le retrouve au sein de Ollie and The Nightingales.

Stax l'engage, il écrira quelques tubes pour le label soul dont 'Respect Yourself' (Staple Singers) ou 'Do the funky penguin' pour l'ineffable Rufus Thomas.

Il faut attendre 1992 pour le voir enregistrer un album sous son nom, accompagné par The Dynatones, 'Right Now'.

Mack Rice souffrait d' Alzheimer depuis un bon moment.

Décès récents: Delmark 'Delus' Spence, Renée de Haan, Don Friedman, Rob Wasserman, Scotty Moore, Mack Rice
Décès récents: Delmark 'Delus' Spence, Renée de Haan, Don Friedman, Rob Wasserman, Scotty Moore, Mack Rice
Décès récents: Delmark 'Delus' Spence, Renée de Haan, Don Friedman, Rob Wasserman, Scotty Moore, Mack Rice
Repost 0
Published by michel - dans Bad News
commenter cet article
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 14:06
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016

Dernière journée de festivités à Gooik.

Menu du dimanche 3 juillet

it s baroque to my ears (Vl/Fr) concertmis 10u30 tot 11u20

Babra (H) 13u30 tot 14u30

Naomi Vercauteren trio (Vl) akoestisch 14u45 tot 15u35

Iberi (Georg) 15u45 tot 16u45

Maja et David (DK/ Quebec) akoestisch 17u00 tot 17u50

The Nordic Fiddlers bloc (S/N/ Shetl) 18u00 tot 19u00

Mairearad and Anna (Scot)(VL) Intermezzo 19u20 tot 20u10

Manran (Scot) 20u30 tot 21u45

Ciacboum (Fr) 23u00 tot 01u00

T' étais à peine levé à l'heure de l'office, tu débarques à 13:30' pour Babra, un quintette hongrois pratiquant un folk slave et magyar allègre.

Ils sont cinq dont une attirante jeune dame:

Pozsonyi Dávid - tambura, chant, darbuka

Réti Benedek – accordéon

Koller Dániel – tamburas

Babcsán Bence – tambura, saxophone, clarinette

Varga Veronika – contrebasse et chant!

Avertissement: le tambura n'est pas une guitare!

Merci!

Le groupe est frais mais a déjà sorti un album et a foulé de grandes scènes dont le Womex 2015.

Après un instrumental coloré, quelque peu terni par un crac intempestif, Gooik apprendra comment d'une manière désinvolte draguer une fille en Transdanubie, puis entendra une farandole polyphonique proche du folklore grec, car le son d'un des tamburas ressemblent fort à la mandoline ou au bouzouki utilisés pour le sirtaki.

Un passage vers la Russie, de l'adagio, on vogue vers le presto en sautant quelques étapes, puis on visite la Serbie sur un fond virevoltant avant d'entendre une complainte décrivant la vie aux champs.

Tu piges que dalle mais ces mélodies allègres interpellent.

Vélocité et adresse, ont-ils abusé de la Pálinka de prune?

Non, il est trop tôt, une flûte apparaît, les fiers chevaux hongrois cavalent dans la Puszta, les gars de Budapest ne doivent pas être perdus en voyant les swamps du Pajottenland.

La contrebasse jazzy fait contrepoint au sax qui entame un air tzigane, Babra termine son périple par une sarabande propice à la kuskesdans avant un air en provenance de Macédoine.

Duvel pour tous!

Le même périple que la veille pour atteindre la plus petite tente où le Naomi Vercauteren Trio attend le public.

NV3, pour les intimes, se compose de Naomi Vercauteren - violin /Bert Ruymbeek - accordion et Jan Debrabandere - guitar - vocals.

Naomi a fait partie du Ghent Folk Violin Project de Wouter Vandenabeele, Jan le Brabançon ne peut être considéré comme un novice, on l'a connu Faran Flad, Green Jacket, Gravel Unit etc.. et l'accordéon de Bert ( vu avec WÖR) s'est promené chez Bombadil , Karree Konfituur ou Boulet.

En attendant un premier album, le trio écume les scènes folk flamandes avec un passage à Dranouter l'an dernier.

Démarrage par un instrumental mélodieux suivi par une composition soft swing de Naomi, pondue lors d'un voyage d'Edinburgh vers les Highlands.

Jan reçoit le micro pour interpréter une ballade sentimentale adressée à une certaine Ruby restée au pays alors que son mari se trouve aux antipodes.

On répétait dans une grenier, l'orage a éclaté, tout tremblait, cela a inspiré 'One rainy evening'.

Gooik, à vous, un singalong pas compliqué, le texte ne va pas plus loin que la première lettre de l'alphabet à moduler harmonieusement.

Zweetland again, Jan est peu chevelu, on voit la sueur perler sur son crâne.

Tiens, menneke, une serviette lui souffle Leontien.

Ils enchaînent sur un air marin salé, chanté à la façon d'Al Stewart, puis vient un second meezinger au même refrain liturgique.

Une dernière mélodie subtile et printanière met un terme à ce set courtois.

Iberi

Ne ris pat, l'Ibérie caucasienne, autrefois royaume de Karthlie, est devenue République socialiste soviétique de Géorgie et proclame son indépendance en 1991.

Le Iberi Choir a choisi l'ancien nom du pays pour faire connaître le chant polyphonique géorgien, classé au patrimoine de l'Unesco, un peu partout dans le monde.

C'est une première belge à laquelle nous assistons à Gooik.

Petit détail, tous les membres du groupe sont du sexe masculin.

Buba Murgulia fonde le choeur en 2012, il s'est entouré d'une fine équipe de rigolos, ce soir on en a entendu huit.

Tous vêtus de noirs manteaux militaires et chaussés de bottes de la même teinte, ils sont particulièrement effrayants, des cartouches et des poignards accrochés au ceinturon complètent l'imagerie spartiate.

Les membres du Choeur de l'Armée Rouge passent pour des efféminés si on les compare à l'Iberi Choir.

Les cocasses Caucasiens vont nous interpréter des chants en provenance des différentes régions de leur pays, chacune ayant son langage chanté particulier.

Polyphonies vocales consacrées aux enterrements, chants patriotiques, psaumes sacrés ( on a cru entendre un kyrie) , hymnes païens, chansons de travailleurs, chansons interprétées lors de banquets, tout y passe et tout paraît austère.

On a eu droit à un air lugubre interprété à trois voix, Sttellla, aperçu dans la salle, parle d'en faire une version moules/frites.

Un instant de frayeur lorsqu'une gamine tire quelques sons de son kazoo pendant un air dissonant, heureusement les sabres sont restés dans leurs étuis.

Pour détendre l'atmosphère, un trio nous interprète un vaudeville de Kakhétie ou de Karthlie intérieure, sorry, j'ai oublié, mais une chose est certaine l'humour géorgien demande une préparation de l'esprit.

Pendant un lament, Erwin s'est endormi sur l'épaule de sa madame, son verre de Duvel lentement se vide sur ses mocassins du dimanche, pas de bol, les Cosaques battent des mains et le réveillent en sursaut.

Waar ben ik, l'entends-tu murmurer.

Après la chanson des deux équipes de paysans se mesurant vocalement dans leur champ, tu décides d'aller humer l'air brabançon!

Maja et David

Maja Kjær Jacobsen est Danoise et jolie comme une abeille, elle joue du hardanger, un violon norvégien, elle chante en dialecte du Mid-Jutland que les gens de Copenhague ne pigent pas.

David Boulanger est pétri de bons sentiments, ce barbu Québecois raconte des histoires, chante, caresse un violon ou souffle dans un harmonica tout en tapant du pied sur un footstomper caché à nos yeux.

Il fait partie depuis 2006 de La Bottine Souriante, le légendaire groupe folk québecois.

Depuis 2012, Marja et David forment un duo, à peine séparés par 3900 miles ( bird fly) , ils se voient régulièrement pour se produire un peu partout dans notre petit monde.

En 2013, ils sortaient le CD ' Nord', en 2015, 'CPH​-​Café​-​YUL'.

' The Overstringed set', Maja chante, le Canada écoute puis rejoint sa compagne après 90", les violons s'envolent, les pieds battent le sol, c'est parti pour une gigue vitaminée que tu peux servir avec du sirop d'érable ou de l'aquavit.

Après cette suite enthousiaste, Gooik a droit à une leçon de vie, comment choisir la femme idéale, oublie les vieilles et moches ou les grandes bringues, épouse une dame qui craint Dieu, astique et fabrique des gosses, 'The Wife'.

T'as vu, Jimi, je joue du violon derrière la nuque!

Une suite de valses danoises ?

' Foxy Frank'!

Courtois et sémillant!

On se lève, pas pour danette, mais c'est mieux pour prendre les airs, 'Ceux qui s'envolent'.

Un petit cours d'histoire où il est question d'Acadie, de Français, d'Anglais sournois et d'un soldat condamné à mort pour avoir déserté, 'Quel triste sort'!

Mince, il fait tellement chaud que je songe à jouer du Calypso...if you like pina colada...

Pour décrire les lendemains de festivals, voici le vif 'Efter Festen'!

Maja est fertile...Gooik plié en deux, euh, elle compose énormément, n'importe quand et n'importe où, à table chez tes amis, par exemple, voici ' Après apéro', vous l'avez deviné écrit au pays du Pastis.

C'est l'heure, on termine par une gigue magique 'Østen For Jylland and Bra Lift'!

Public debout, il sait qu'il vient d'assister à un des concerts les plus brillants du jour, un set où humour et virtuosité se mariaient à merveille.

Bis: ' Bonne Fête'.

C'est en riant comme un cétacé que tu traverses la vase!

Toujours le violon à l'honneur avec The Nordic Fiddlers Bloc!

Un trio boréal, Anders Hall - Fiddle , Viola / Olav Luksengård Mjelva - Hardanger Fiddle et Octave Fiddle / Kevin Henderson - Fiddle.

Ils sont trois, ils sonnent comme vingt, le baryton d'Olav donnant une amplitude imposante aux ondes envoyées par le triple violon.

Deux albums, le dernier, 'Deliverance', de 2016.

La Norvège, le Shetland et la Suède débutent par une compo signée Kevin, 'Talons trip to Thompson Island' pour poursuivre par une danse acrobatique originaire de la région de Trondheim.

Un petit tour en Suède, pour une polka.

Là-bas, on danse la polka lors de mariages ou d'enterrements, une seule différence, dans le second cas il y a une personne de moins qui boit, 'Polska from Delsbo'.

Retour dans les îles Shetland pour un traditionnel contemplatif vieux de 300 ans au moins, les manchots et les Esquimaux revendiquent la paternité de cet air.

Les violons sont constamment en mouvement, se répondent, travaillent en harmonie ou soliloquent, t'as vraiment l'impression d'être face à un orchestre symphonique, tu en restes tout baba!

Le morceau suivant a été interdit en Suède, cette danse lascive fait passer la lambada pour un menuet pudique, si vous éloignez les enfants on vous montre de quoi il s'agit.

Imagine un étalon en rut montant virilement sur une jument, pour te faire une idée!

Après la séquence carré blanc, les violoneux proposent une suite comprenant le sentimental 'Midnight On The Water' et ' Bonapartes Retreat' un morceau country.

'Hlaltaren' marque les liens existant entre la Norvège et le Shetland, il fait allusion à l'ancien nom de l'archipel.

Après la polka 'Flinken' , originaire de Suède, tu décides d'aller te ravitailler afin d'éviter la cohue qui suivra la fin du set du Nordic Fiddlers Bloc!

Un set fort apprécié par le connaisseur, David Boulanger!

Après avoir avalé des sandwiches, tu repars jeter un coup d'oeil à Mairearad and Anna qui comme la veille servent d'échauffement au bal de fin de soirée.

Même verve, mêmes sourires et toujours autant de monde sur le plancher, ' T-shirts in March' tourbillonne, elles enchaînent sur une ronde écossaise avant de déclarer we love your festival, there's lots of mud and lots of beer... on se serait volontiers passé du point un!

Une valse, un galop, puis on troque la guitare et l'accordéon contre un banjo et une cornemuse, on vous concocte une marche, un air de mariage, un cousin de Whisky in the jar, un titre de Mary Griffith , a Canadian barn dance, trois pas en avant, un saut, trois en arrière, jump, tourner, faites tourner la cavalière, et on recommence...

Fortunes diverses sur la piste, donc free style pour la suite et enfin pour se quitter une version Gaélique de On ira tous au paradis.

Un bis, a last pipe tune avant le dernier concert!

Mànran

Mànran, né en 2010, est considéré comme un des meilleurs folk rock live bands en Ecosse.

Malgré un trip mouvementé, c'était la croix et la bannière pour atteindre Gooik, le sextet a fait honneur à sa réputation.

Avant le début du gig ,tu notes au moins 24 Duvel sur scène, Ecossais a toujours été synonyme de sobriété.

Ewen Henderson (Vocals/Fiddle/Pipes), Gary Innes (Accordion), Ryan Murphy (Uilleann Pipes/Flute), Ross Saunders (Bass), Craig Irving (Guitar) et Mark Scobbie (Drums) arrivent au pas de course, saluent et lancent ready for a party?.

Un immense Yeaaaah, leur répond!

Ils ouvrent avec le traditionnel "Fingal's Cave" suivi sans pause par 'Reels' les deux titres qui amorcent leur premier CD.

Pas éprouvés par trois jours de festival, les locaux et la colonie batave tournoient gaiment.

Une première mélodie ( Oran na Cloiche) chantée par le violon a été composée par un certain Donald Macintyre, who won the Bardic Crown at the National Mod in 1938, il est suivi par 'Parallels'', a dance song.

Gooik, vous êtes mignons tout plein mais on vous veut tous debout and clap your hands, Godv., this is the first track of your new CD ( The Test), it is called 'MSR'.

Même les handicapés font valser leurs chaises, les futés enchaînent sur 'Glaodh an Iar', avant de calmer le jeu par un 'Breton Pipe Set' qui vire épique au second chapitre.

En souvenir d'une tournée chez les Germains, 'Autobahn' précède une nouvelle série de Celtic dancing tunes , les cornemuses ( Great Highland bagpipe ou uilleann pipes) s'amusent, une chenille chemine de gauche à droite et d'arrière en avant, c'est la fête au village .

Repos pour tout le monde, c'est l'heure d'une grande Scottish Gaelic love song, ' An Eala Bhàn' avant de retourner sur la piste de danse avec 'The Pot Inspector'.

Les jeunes s'amusent comme des fous, les puristes se bouchent les oreilles, de l'électricité et une batterie, dat is geen folk!

Il est vrai qu'avec Mànran on songe plus aux glorieuses heures du British folk rock ( Lindisfarne, Steeleye Span, The Albion Band ou Fairport Convention) qu'aux Boys of the Lough ou à Julie Fowlis.

Après le dernier titre fougueux, ils déterrent une romance écrite il y a une centaine d'années puis attaquent l'infernal 'Speybay Switch ' qui se met en route à la façon d'un diesel avant de cravacher sévère.

Les Duvel arrivent, la fin s'annonce, Mànran invite Mairearad et Anna à finir le concert avec eux 'Chasing daylight' et 'Puirt' terminent le show.

Malgré les we want more scandés par des centaines de gorges, c'est bien fini.

Place au bal ( sans toi)!

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:51
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016

Seconde journée de Gooikoorts, le festival le plus convivial au calendrier belge.

Ici toute la famille est à la fête dans une atmosphère bon enfant et souriante, au programme, non seulement des concerts mais également des workshops, des animations pour les petits, des poules pondeuses, une messe en musique, trois bals populaires, à boire, à manger, de jolies filles, des barbus, des Hollandais et leurs sabots, un bain de boue gratuit et des prix démocratiques.

Tu n'étais pas disponible le vendredi, on verra les clichés de Luk Stiens un de ces jours, mais le samedi, dès 13:30, tu patauges comme tout le monde dans le bourbier!

La brochure dit- Samedi 2 juillet

De Lange zangtafel 11u00 tot 13u00

Jansen-⁠Jüssi duo (NOR/EST) 13u30 tot 14u30

it s baroque to my ears (Vl/Fr) akoestisch 14u45 tot 15u35

the young’uns (Eng) 15u45 tot 16u45

Talisk (Scot) akoestisch 17u00 tot 17u50

Surpluz XL (Vl) 18u00 tot 19u00

Mairearad and Anna (scot) Intermezzo 19u20 tot 20u10

Xabier Diaz and adufeiras de Salitre (Gal) 20u30 tot 21u45

Hudaki village band (Ukr) bal 23u00 tot 01u00

Il pleut?

Natuurlijk, des trombes, mais pas in de grote concertent où le duo Jansen-⁠Jüssi, partageant table et lit, va ouvrir les hostilités.

Johanna-Adele Jüssi vient d'Estonie, elle joue du violon et un instrument baptisé Hiiu Kannel ( une harpe estonienne) - Jo Einar Jansen joue également du violon, de temps, les membres du duo chantent.

Au menu des chansons traditionnelles et des dance tunes en provenance de leurs pays respectifs.

Dehors l'orage gronde, les battants des ouvertures sont refermés, Johanna et le barbu débutent par deux instrumentaux sombres, mélancoliques, plaintifs.

Cool weather you have, c'est un petit marrant le Norvégien qui nous parle de leur album 'Mängleik' ( = jeu) et du morceau du même nom.

Les Estoniens sont vifs, leurs danses mouvementées, apprend-on, et leurs filles jolies, ajoute Gust en reluquant la belle violoniste.

Ils poursuivent par une valse en provenance d'une de leurs nombreuses îles ( 1500) où les femmes portent des jupes en laine et où le plus haut sommet atteint 297 mètres.

Place à une polka suivie par le morceau préféré de leur fillette, âgée d'un an, il est chanté par le fier papa.

Une nouvelle polka fiévreuse précède un titre que Johanna a composé un jour de cafard, puis le duo nous fait visiter Røros, en Norvège, célèbre pour ses mines de cuivre, son marché et ses danses.

Ils aiment la polka, la suivante est espiègle.

On avait oublié le cadeau de Noël lorsqu'on a été invité chez des parents, on leur a composé a Christmas tune.

Les petites anecdotes se succèdent, les charmantes mélodies ou danses courtoises également, ils ont droit à un rappel, ce sera a sentimental lovesong.

Simplicité, douceur et authenticité, un set agréable!

Une réelle expédition attend les festivaliers, il s'agit de traverser le marécage pour rejoindre la kleine concerttent pour le set de It’s baroque to my ears!

Benjamin Macke, accordéon / basse aux pieds et Birgit Bornauw, musette baroque /cornemuse flamande, jouent ensemble depuis 2009 et ont eu l'idée du projet It’s baroque to my ears en 2015.

Au temps du baroque, l'accordéon n'existait pas, le duo a donc ré-arrangé de vieilles mélodies datant parfois du 17è siècle.

Une expérience intéressante quoique le côté didactique ait pu gêner certains auditeurs.

Second bémol, la cornemuse baroque s'avère être un instrument fragile, la moiteur régnant sous le chapiteau a plus d'une fois joué de vilains tours à juffrouw Bornauw.

Une première suite finissant avec une 'Polonaise nacht Blitz' nous plonge dans une époque révolue où les gentilshommes portaient perruque et où, pour les dames, arborer une mouche sur la joue était le comble de l'élégance.

Ils embrayent sur une première version de 'Joseph est bien marié', un chant liturgique qui peut être interprété au clavecin.

Après un air preste, on aura droit à un menuet en provenance de Zweetland, un pays où les gens transpirent beaucoup.

Gooik se marre, le Français pensait à la Suède et la pièce interprétée doit être le 'Menuett efter Gustav Blidström'.

Sensibilité, raffinement et virtuosité sont au rendez-vous mais aussi...léger ennui.

Ja, Gert, le baroque c'est bien, mais tu optes pour la mini jupe, et la Maes, c'est pas bon?

' Joseph est bien marié', une variante.

Oei, fausse queue, la musette débloque, couic, couic, le colibri souffre de coliques, Gooik rit, pas Birgit.

Applaudissements sincères à la fin du morceau.

Après une litanie grave, suivie par un twist baroque et une troisième version du mariage du père Joseph, tu prends congé du baroque pour aller t'en jeter une amère.

Sous l'auvent du Duveldroomschip des danseurs s'amusent aux sonorités folk des Cochons Sublimes, comme tu ne valses pas, tu restes au comptoir!

The Young'uns

Youngun is a term used mostly by older generations to refer to anyone younger than them- Can be used as a term of endearment or an insult....

Les trois gamins, Sean Cooney, David Eagle et Michael Hughes, sont originaires de Teesside ( North East England) , l'an dernier ils ont remporté le BBC Radio 2 Folk Award, au UK ils remplissent toutes les salles où ils se produisent.

They specialise in singing unaccompanied, en de rares occasions l'un d'entre eux passe derrière le piano et un autre chatouille une guitare.

C'est barbant, dis-tu!

Pas du tout, ce fut une des grandes découvertes de la journée, vocalement leur show est irréprochable et les garçons ne manquent pas d'humour, résultat Gooik leur a fait un triomphe.

Une première claque dès le premier morceau, une version de ' Between the wars' de Billy Bragg qui a refilé des frissons à plus d'une âme.

Le barbu de la bande s'essaye au vocable du Pajottenland, c'est à mourir de rire.

Maintenant que notre royaume ne fait plus partie de l'Europe nous n'avons plus d'ordres à recevoir des petits Belges, so no requests!

Ils embrayent sur deux sea shanties, dont une superbe anti-slavery song aux harmonies enivrantes.

La suivante on l'a chantée dans un pub ce matin, elle a été composée en l'honneur d' un ressortissant Pakistanais établi dans notre contrée, Ghafoor Hussain, il a acheté un bus avec lequel il délivre de la nourriture aux réfugiés syriens.

Après ce message social optimiste, David, le comédien de la bande, passe derrière le piano pour ce qui aura été la chanson la plus émouvante du set, l'histoire de 'Private Hugues' qui en route vers le front, sur un bateau traversant la Manche, jette une bouteille à la mer contenant une lettre pour sa femme, il meurt huit jours plus tard et un marin retrouve la bouteille après 85 ans et parvient à la faire parvenir à la fille du soldat qui désormais vit en Nouvelle-Zélande.

On a droit à l'histoire d'un révolutionnaire anglais 'Tom Baine's Bones' et après que Michael ait avalé sa tasse de thé, à 'Carriage 12' la relation de l'attaque dans le Thalys où le carnage a été évité grâce au courage de militaires américains en vacances.

Encore un titre te prenant à la gorge.

Après un singalong et une démarche commerciale, buy our cd's, Nigel Farage hates them, ils proposent le traditionnel 'A place called England' suivi par un autre récit poignant, 'Dark Water' qui narre l'histoire de réfugiés syriens gagnant les côtes grecques à la nage.

Ils terminent ce show brillant par l'hilarant 'I went to market to buy a cock' grâce auquel tu apprends que la vache anglaise fait mooooo et pas meuh.

Acclamations mille fois méritées et une dernière chanson de marin.

Nouveau trajet risqué vers la petite tente pour Talisk.

Un jeune trio de Glasgow, formé en 2014 et récompensé par le 2015 BBC Radio 2 Young Folk Award.

Mohsen Amini ( concertina) Hayley Keenan ( fiddle) et Craig Irving ( guitar) ouvrent le set avec 'Picc' et voient d'emblée l'assistance battre le plancher du talon.

Le cheval vif argent s'est mis au galop dès l'ouverture des portes des stalles, il ne s'assagira qu'à la fin du concert.

Le rythme est imprimé par la guitare de Craig, le violon tempère les ardeurs des deux gentlemen, mais c'est surtout l'habileté du joueur de concertina qui fascine.

Ce n'est guère étonnant que le fougueux Moshen, malgré sa jeunesse, collectionne les éloges et les prix, he became the first squeeze box player to be crowned BBC Radio Scotland’s Young Traditional Musician of the Year...

Jigs et reels, tous nerveux, se succèdent , Talisk aligne les quatre tunes enregistrés sur leur EP 'Pinnacle 67' dont les harmonieux 'Echo' ou ' Ballyhoura' qui incitent à la stepdance, malheureusement l'espace réduit interdit tout exercice de ce style.

'Abyss' démarre modérément avant de dévaler la pente à une allure vertigineuse.

Le trio aborde un autre aspect de la musique celtique avec le slow and long reel 'Hills of Kaitoke' , des paysages aux coloris pastel défilent avant d'apercevoir des tableaux aux teintes éclatantes.

Un autre point fort aura été leur interprétation de 'Highlander's Revenge'.

Tout Gooik debout après les deux suites finales avant de faire la file à la table de merch improvisée non sans avoir eu droit à un bis fiévreux.

Une découverte!

Sous le grand chapiteau Surpluz a déjà entamé son récital.

Surpluz, dat is Vlaamse folk met een moderne aanpak.

Sur scène:Jeroen Knapen: guitar, vocals / Bart Knapen: clarinet, hurdy-gurdy, vocals / Pieterjan Van Kerckhoven: bagpipes, saxophone, dulcimer, vocals / Steven Goossens: diatonic accordion / Hanneke Oosterlijnck: lead vocals ( Folgazan) et Jonas Cole: lead vocals ( Mr.Jones).

Ce n'est pas le line-up original mais c'est celui qui enregistrera le 3è album du groupe.

Tu arrives à la fin du titre 'Amsterdam' auquel succède 'Springt op', l'accompagnement musical et le chant semblent traditionnel mais le groupe a composé lui-même tous les titres interprétés.

'Jan Broeder' invite à la boerendans avec cette cornemuse coquine et le refrain... opza opza diredi reda... repris par la jeunesse locale.

Gooik, Hanneke is vandaag 22.

Bisous, Hanneke!

Voici la complainte mélancolique 'Minnezucht'.

Surpluz ne tient pas à révolutionner le kleinkunst mais s'inscrit dans la lignée des grands noms flamands allant de Miek en Roel à Fluxus en passant par Ambrozijn, 't Klieske ou Walter De Buck.

Après l'ode à la vie rurale, 'Boeren en boerinnen' le superflu de l'entrepôt propose un chant d'adieu non repris sur leur playlist, 'Vaarwel mijn zoete lief' avant d'attaquer l'instrumental 'Petit Jean'.

Retour de Jonas et de Hanneke pour l'interprétation de 'Vierset' qui se trouvera sur le nouvel album,

Les chanteurs nous promènent d'Ypres à Gand dans ce plat pays qui a tant souffert puis apparaît un glockenspiel archaïque, quelques pièces tombent dans le béret usé du mendiant pendant le 'Bedelaarslied'.

Plus rafraîchissant, 'Koele wijn' et après s'être inquiété de la présence de sujets espagnols dans l'avion, Surpluz propose une dernière chanson où le 'Spanjaard' n'a pas le beau rôle, après avoir culbuté la jeune flamande il est retourné chez lui en larguant la pauvre donzelle.

Un bis: tous autour d'un seul micro, ' Gij, valse ouders' met fin à un concert fort apprécié!

Break et files aux stands food et à la buvette, tu en profites pour aller jeter un oeil sur la scène Duveldroomschip où les Ecossaises Mairearad and Anna font danser les gens qui n'ont pas faim.

Mairearad Green - accordion, bagpipes, voice et Anna Massie - guitar, fiddle, banjo, voice, ont sorti deux albums, 'Best Day' et ' Doubling' et s'entendent comme larrons en foire pour amuser la galerie. Mazurkas, polkas, waltzes, reels, gigs se succèdent et la piste ne désemplit pas.

Tu les quittes après le titre 'Please don't cry' et tu t'insères dans la queue hamburgers.

Top of the bill pour ce samedi: Xabier Díaz e Adufeiras de Salitre!

Xabier Diaz est un des grands noms du folk en Galice, il multiplie les projets, le dernier en date se nomme Xabier Díaz e Adufeiras de Salitre!

Le chanteur/danseur/ethnologue/musicien de la Coruña est accompagné de Javier Álvarez (diatonic accordion) et de Gutier Álvarez (hurdy-gurdy and violin) plus une ribambelle de señoras frappant leurs adufeiras ( tambourins carrés de 70 cm2 ) en cadence.

La tournée a été intitulée fort à propos 'The Tambourine Man' , c'est également le titre de l'album qui sera interprété dans son entièreté.

Le show débute par un cantique baptisé 'Pateado e Muiñeira do Pereiro' sur fond de grelots et de percussions lancinantes, le chant en harmonie hyper aigu des douze dames fait froid dans le dos à celui qui n'est guère accoutumé aux traditions de Galice.

Heureusement tu as plusieurs fois croisé les chemins de Ialma et tu savais plus ou moins à quoi t'attendre.

Après ' Langueirón', voyant Xabier au chant sur fond de bourdon produit par la vielle, le chef présente le projet en anglais hésitant, il sera aidé par une de ses chanteuses.

La troupe entame l'air hanté 'Cantares Tordoia' en s'accompagnant de ses percussions tandis que Gutier habille la mélodie.

Impressionnant!

Après le 'Cantiga Da Montaña' et le frivole 'Muiñeira Da Picota', le Galicien annonce ' Danzas de San Salvador' puis un paso doble plus musette que martial, ' Jostunen Pasodoblea '.

Gooik s'essaye avec plus ou moins de bonheur aux rotations, promenades simples ou tournées, tour du monde ou banderilles.

Rita, pas la plus douée, confond paso doble et French Cancan, pas grave, ambiance au balcon!

Le tour de Gallaecia se poursuit, 'Agarrado de Vilar de Cabeiras', ' Carballesas' en provenance des montagnes, les coquilles St-Jacques peuvent servir de castagnettes, ' O Cañizo' et ses cris berbères, un nouveau paso doble langoureux ' 'Pasodoble de Beo' et enfin ' Xota Delira'.

Tout le monde prend du bon temps mais l'heure passe, l'organisation a remarqué que Xabier Diaz n'a pas tenu compte du timing et envoie quelques boy-scouts lui apporter les cartons de Duvel pour bien montrer que c'est fini

En vitesse 'Muiñeira De Limiñoa' qui explose en singalong festif.

Concert terminé, cinq minutes d'applaudissements, une photo de famille et préparatifs pour le bal qui doit débuter ( sans toi) dans une heure!

Tot morgen!

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016
Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 09:14
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016

Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016

Quart de finale de l'Euro 2016: modification du planning de la première journée de la quinzième édition de Hee Tervuren.

Désormais l'horaire de la Secutec night devient:

17u55 Berry Quincy
19u25 Stan Van Samang
21u00 Wales - België
23u15 Natalia
00u45 Dirk Stoops
02u00 DJ Matthias

17:49', pas encore la grande foule face à la Sint-Jan-Evangelistkerk, cinq minutes plus tard, cinq éléments de Berry Quincy prennent place:

Piet Vanbeckbergen( guitar) , Tim nice hat Beernaert ( piano/voice) , Pieter-Jan Van Stockstraeten ( guitar) , Maarten Degeest ( drums) et Tom Sledsens ( bass) balancent une longue intro americana tendance psyché, dominée par un orgue qui avait exigé 300 kilo de reverb.

Comme en 2013 à Haasrode, les Louvanistes impressionnent par leur magistrale maîtrise.

Les mêmes entament une seconde plage et, après 22 secondes, le sixième Berrichon apparaît, Dirk Leemans, le Casanova de la bande. L' extrait du premier album ' For a stranger' avec ses intonations Jim Morrison est le genre de roots rock qui fait du bien et qui tout en chatouillant tes cellules grises voit tes pieds battre la mesure.

Solide doublé de guitare en prime.

Pas le temps de s'arrêter chez Fientje pour avaler un Vieux-Temps, Maarten continue à cravacher sec, 'Chewy's hall' ( album 'Tuesday') est lancé sur la piste.

Le truc secoue à la façon des Rival Sons, les 18 fans du groupe exultent.

Un midtempo pour décontracter la machine, 'Sweet Motel', le tempo s'active lors d'un second mouvement, les plaines du Sud défilent, le soleil luit, la pluie ils ne connaissent pas là-bas.

Make some noiz...on l'a déjà entendue, celle-là, un guest se pointe, Dree Peremans armé de son trombone a quitté les coulisses, le combo a attaqué le plaintif et smooth 'You give me' qui grâce à l'apport moelleux du trombone évoque les slows de Chicago Transit Authority.

Ils poursuivent avec le gospel louvaniste 'Old Man', une nouvelle perle du second album avant le retour de Dree qui nous invite à une excursion de la Nouvelle-Orléans pour un tango blues alangui, 'Lonely roller'.

Dédié aux Diables, un hymne mixant country et rock pompier, 'Victorious'.

On ne divulgue pas le pronostic de Dirk, de toute façon il était à côté de la plaque.

Il est temps de dégainer, 'Sweet Pistol' et sa toile rock secoue salement et 'Never go down' suit la même voie.

Les 5 dernières minutes sont entamées, signale Bourrel, Berry Quincy propose le générique de la série 'Ten Oorlog', le formidable country décoré d'une guitare métallique, 'Denny'.

Une dernière en vitesse, un swing, ' Subtle world'.

Good job, chaps!

Stan Van Samang

Inconnu en Wallonie, adulé en Flandre, l'acteur et chanteur Stan Van Samang s'est tapé cinq Lotto Arena fin 2015 et en novembre il remplira par deux fois le Sportpaleis.

Pas étonnant que l'esplanade ait été submergée de nanas de tout âge après l'annonce d'une Miss locale.

En piste: le jeune premier Jo Cassiers, guitare/ son cousin Carlo Van Belleghem, basse/ Eric Bosteels, drums/ Jo Mahieu, guitare et Bert Gielen, claviers, pas des cons, on te prévient!

Premier meezinger, 'Junebug', le ton est donné, la paroisse va chanter pendant plus d'une heure.

On nous a rappelé que le brave Stan a placé pas moins de six titres simultanément dans le top 50, un exploit digne de Clouseau, d'ailleurs le gars semble attirer le même public.

'Poison', à ne pas confondre avec le tube d'Alice Cooper, est accueilli avec le même enthousiasme.

Les mélodies sont plaisantes, Stanneke est dynamique et sympa, style Milow, sa pop est digeste, elle plaît aux lycéennes et aux ménagères délaissées par leur mecs ne jurant que par AC/DC.

'Summerbreeze', c'est pas le cas ce soir, le ciel est gris!

Tervuren, au boulot, meezingen a u b, ' Second hand life' , un petit saut pour aboutir sur une enceinte, toi, tu te bouges, je plonge, une balade parmi le bas peuple, les gosses adorent et se font entendre, puis retour sur scène en souplesse pour attaquer ' Lucky me', une romance composée pour un film de Filip Peeters.

'One for the road', même si tu as avalé mille pintjes ( stoefer), il y a toujours moyen d'écluser une dernière pour la route.

Une nouvelle ballade, ' Sirens' , voit une jolie voisine sortir un kleenex.

Pour la suivante on lui refile un synthé avec lequel il fait joujou pendant 36 secondes avant d'entamer 'Thieves'.

Les enfants doivent pouvoir s'occuper, tiens Stan, un tambourin, il amorce 'All in my head' puis le techno hit composé avec une autre star du Nord, Regi, ' Hang on'.

Ambiance in 't kot!

'Watcha gonna do' poursuit dans la même veine dansante, ensuite il décide de déterrer un titre de son ancien groupe, Owen, 'Is it over you', mais c'est la suivante qui déclenche l'hystérie 'A simple life' .

Yeah, yeah, yeah, hurlé par des milliers de poumons, c'est impressionnant.

Tervuren, ge zijt de max.

T'exagères pas un peu Mad Stan?

Il vient d'enchaîner sur 'I didn't know' lorsque les cieux se déchirent, merde, merde et encore merde...

Tu fuis pour te réfugier sous un saule rieur pendant la présentation de l'équipe, de loin tu entends ' Scars' et les deux bis.

Ja, Mandy?

Het was echt top!

Je te paie une Jupiler?

Pour Belgium -Wales sur grand écran c'est plutôt mal barré , la pluie a fait fuir pas mal de gens qui préfèrent être confortablement installés devant leur TV plutôt que de braver la drache, tu fais partie de ceux qui ont trouvé refuge sous un auvent pour regarder la débâcle sur un petit écran.

Immense désillusion et il faudra patienter un long moment sous la douche avant le début du show de Natalia Druyts qui a entamé le 'In my Blood' Summer Tour à Deinze il y a quelques jours.

Tervuren assistera à un show à l'américaine dans le plus pur style Lady Gaga/ Madonna.

Un écran géant, des jeux de lumières flashy, deux danseuses pas bidon, deux choristes bien en voix et un band comptant un double drumset, un percussionniste, une guitare, une basse et un claviériste.

Las Vegas, let's go, plusieurs plages de 'In my blood' et quelques titres plus anciens sont prévus au programme.

Entrée en matière théâtrale, une créature, habillée d'un froc de moine, au visage caché par une capuche apparaît.

La foule est abusée car lorsque le capucin découvre sa tête ce n'est pas Natalia qu'on découvre mais une de ses danseuses à la coupe garçonne d'un rouge agressif.

Natalia surgit, vêtue d'une longue tunique noire et d'un ensemble top/short blanc mettant en évidence ses jambes sexy.

Léon à tes côtés lâche un wouah admiratif avant de recevoir un vil coup de coude dans le bas-ventre, son épouse est du genre jalouse.

L'intro a viré 'I've only begun' pour fondre dans 'Overdrive' avec des relents 'Call me' de Blondie.

Visuellement le show frappe les imaginations, musicalement tu t'en fous, tu suis le flow.

Pink, Lady Madonna, Britney Spears, Shakira, le public ne va pas assister à leur spectacle pour le côté intellectuel mais bien pour passer un bon moment et rêver.

Le dernier album contient une série de slows nu-soul.

Tervuren réagit positivement au premier ainsi qu'à ' Leaving with a bang' qui se met à remuer nerveusement après l'amorce posée.

Tu penses à Janet Jackson ou à Rihanna et tu secoues les hanches.

Les lyrics de la ballade ' Sure thing' apparaissent sur l'écran, la chorégraphie Hollywood séduit, tout comme le titletrack du nouvel album 'In my blood' après lequel elle s'éclipse pour revenir sans la veste, la guitare en profite pour placer une intervention exaltée du meilleur effet.

'Glamorous' porte bien son nom, le titre, enregistré avec En Vogue en son temps , interpelle la jeunesse locale qui imite les gestes de la diva pendant les push push push.

Des fans de Tomorrowland dans le coin?

'All or nothing' voit apparaître un danseur mâle et le plus ancien 'Unspeakable' rappelle le phrasé hip hop de certaines starlettes US.

C'est l'heure de la séquence 'Battle of the nineties' mettant en évidence les talents vocaux des deux choristes tandis que les musiciens envoient un groove nu soul/disco musclé.

Retour au matériau récent, avec la belle ballade ' Our last time on earth'.

Sortez les briquets...

Un brave homme lui tend un ballotin de Leonidas, merci Fernand, j'adore les chocolats, puis elle propose le single ' Smoking gun'.

Beau jeu de jambes, remarque Etienne, il est vrai que Miss Druyts n'est pas du genre catcheuse de foire.

Tervuren, ready for some action?

Natuurlijk!

Pas de danse pour tous pendant un r'n'b huilé suivi par un titre extrait de l'album précédent.

Le slow ' I want you back' clôture le set officiel.

Après ce morceau de bravoure, tu t'éloignes des premiers rangs pour te diriger vers la sortie afin d'éviter la cohue.

Près des grilles tu entends encore le premier bis, het is de eerste keer dat ik enkele lijntjes in het Frans zing, zegt ze, avant de lancer 'Razorblade' qu'elle a enregistré avec Lara Fabian.

Après le coup de rasoir, tu salues Natalia et Tervuren!

Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016
Repost 0
Published by mchel - dans Concerts
commenter cet article
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:41
Album: Malaya Blue – Heartsick

Album: Malaya Blue Heartsick

Quand le CD a abouti dans ta boîte aux lettres la veille, tu n'y pensais plus, aussi en voyant l'élégante pochette tu t'es mis à rêver à une exotique personne gazouillant un jazz lounge souple, puis tu t'es souvenu que l'agent avait énoncé l'étiquette 'blues' et que Malaya Blue de Norwich avait récolté 4 British Blues Awards l'an dernier, qu'elle avait représenté la Grande-Bretagne au plus récent European Blues Challenge et qu'elle se promène depuis peu en étalant le titre de breakthrough artist on the UK Blues circuit.

'Heartsick' succède à 'Bourbon Street' sorti en 2014.

Le line-up indique: Dudley Ross on guitar, Stuart Uren on bass, Andrew McGuinness on drums and Paul Jobson on Hammond organ, plus deux guests pas idiots: Paul Jones ( Manfred Man, The Blues Band, Eric Clapton...) et le claviériste Carl Hudson ( Average White Band, Sister Sledge, Jocelyn Brown...), il n'en fallait pas plus pour titiller tes sens.

Démarrage sur les chapeaux de roue avec 'Heartsick', Malaya clame sa peine de coeur d'une soulful voice, chaude et bougrement sexy, sur fond de blues électrique et nerveux où l'orgue fait contrepoint aux riffs de guitare mordants de Dudley Ross.

A noter, les radieux backing vocals semblant accentuer sa douleur.

Tes valises sont bouclées, t'es prêt à traverser la Manche pour aller la consoler.

L'harmonica de Paul Jones amorce ' Hunny Little Day Dream' un swing juteux nous montrant que l'ex Blues Band reste un grand harmoniciste, Malaya ayant le bon goût de laisser pas mal d'espace à ses musiciens.

On passe au midtempo jazzy et velouté 'Colourblind', montrant une nouvelle facette des talents de la chanteuse.

L'orgue Hammond fait merveille tandis que la guitare embrasse des tonalités tantôt bossa nova, tantôt Carlos Santana.

Un premier slow blues, 'Let's reinvent love', ravira les amoureux de Charlie Musselwhite et de tendresse, la belle dame exprime ses sentiments avec émotion et conviction.

En 7'14" elle aura conquis des milliers de coeur!

Changement de style, avec les ballades ' Acceptance' et ' To remain the same' on baigne dans un univers jazz pop souligné par des cordes somptueuses ou appuyé sur un jeu de piano classique.

Un gospel?

'I Have Arrived' proclame-t-elle, et on la croit, elle a fini par atteindre des sommets la plaçant au même niveau que des compatriotes telles que Jo Harman, Kyla Brox, ou l'ainée Maggie Bell.

'Strand of gold' vogue sur des cours d'eaux sudistes, le morceau présente d'aimables teintes country/soul ( la slide, l'orgue discret) nous montrant une fois de plus que Malaya ne se contente pas d'ébats dans un style restreint.

Un virage funky est amorcé avec la plage suivante, 'Share the love' nous rappelle le Clapton de 1970, époque où il collabore avec Delaney and Bonnie pour sortir une merveille telle que 'Slunky'.

'Hope' a été choisi comme single et mériterait de passer sur nos ondes.

Dr. Boogie? B J? Jean-Yves Louis? Pierre Lorand?

La prière ' Soul Come Back' conclut ce bel album tout en douceur.

La conclusion est laissée à un gars ayant donné son avis sur Amazon:

Malaya Blue is ready to spread her wings and captivate fans from across the musical spectrum....

Si on ne verra pas Malaya chez nous cet été, elle est prévue au programme de plusieurs festivals au UK: Uckfield - Maryport ou Cambridge Rock...

Tracklist:

01. Heartsick

02. Hunny Little Day Dream

03. Colourblind

04. Let's Reinvent (Love)

05. Acceptance

06. To Remain The Same

07. I Have Arrived

08. Strand Of Gold

09. Share The Love

10. Hope

11. Soul Come Back

Album: Malaya Blue – Heartsick
Repost 0
Published by michel - dans Albums
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:53
The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016

The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016

Le lendemain du concert, sur la page facebook du groupe de Turin:

The Uppertones have actually completed a full length show at Bonnefooi in Brussels - definitely thankful that the cops didn't break up the party this time!

Et party, il y eut!

Rien ne laissait prévoir qu'à 21:20', après vingt minutes de spectacle, le café-concert de la rue des Pierres allait être bondé, ni que tous les gens restés au rez-de-chaussée allaient suer comme des bêtes de trait en plein labeur en dansant comme des fêlés au son du Jamaican rhythm 'n'blues/vintage swing/calypso/ska/rock'n'roll proposé par le trio The Uppertones.

On ne remerciera jamais assez Beit Live et le Bonnefooi d'avoir fait revenir Mr.T-Bone (Vocals and Trombone), Peter Truffa (Piano and backing vocals) et Paolo Inserra ( Drums) après les déboires du dernier passage au même endroit, une descente de flics pour tapage nocturne!

Si la discographie des Uppertones ne compte qu'un échantillon, ' Close to the bone', ses membres ne sont pas nés de la dernière pluie, Gigi De Gaspari, a.k.a. Mr. T-Bone, a sorti plusieurs albums en tant que bandleader, il a collaboré avec toutes les pointures du monde ska ( les Skatalites, Rocksteady 7, les Bluebeaters, les Toasters, Casino Royale, les Slackers ) et a joué avec ses propres Young Lions, bref une carte de visite kilométrique.

Au piano, le New-Yorkais trois-quarts italien, Peter Truffa a été membre du New York Ska Jazz Ensemble et des Bluebeaters et enfin, Paolo Inserra, le batteur, a également fait partie des Bluebeaters ainsi que du groupe pop Baustelle.

A 21h tapante, The Uppertones envoient 'I'm walking' de Fats Domino, aucun doute à avoir, Brussels is gonna jive tonight!

Trombone fou, piano frivole et drumming brûlant, ça chauffe, ils embrayent sur un calypso à faire pâlir Mighty Sparrow, suivi par un nouveau blues sautillant sentant bon les fifties...me demande pourquoi ta mère ne m'aime pas et ta soeur non plus d'ailleurs...c'est dingue, t'as vu mes fringues et mes pompes, les mêmes que celles d'Al Capone!

Un autre tube de la fin des années 50, Johnny O'Keefe, 'She's my babe' , voit les spectateurs se trémousser sur un espace réduit.

Piano et trombone alternent les vocaux ou travaillent en communion, les petits soli se succèdent tandis que Paolo imprime une base rythmique d'enfer.

Après un nouvel air aux effluves Trinidad vient l'histoire d'une copine, ' I had a girl' and she was so nice, ouais, mais elle s'est barrée.

Que diriez-vous d'une version spaghetti de 'Got my mojo working' popularisé par Muddy Waters?

Peter quitte les touches d'ivoire, escalade un tabouret et encourage une assistance qui s'époumone pour manifester son allégresse.

Après un numéro à la Little Richard, ' Just a little bit' les transalpins attaquent un 'Travelin' blues' juteux, puis propose une romance aussi désespérée que 'Coeur blessé' de Petula Clark.

Le délire altère les sens d'un black à nos côtés, il se met à serrer toutes les pinces, musiciens inclus, ceux-ci ne se démontent pas et proposent la perle de Louis Prima, 'Angelina'.

Non, Riton, c'est pas Lange Jojo qui est à l'origine de ce chef-d'oeuvre!

Une intro majestueuse nous invite à retourner vers la Nouvelle-Orléans pour une interprétation magistrale du standard 'St James Infirmary'.

Le clown de tout à l'heure envisage un nouveau numéro improvisé, il a fallu toute la force persuasive du barman pour inviter cet olibrius à quitter les lieux, tandis que le groupe amorce un boogie sautillant suivi par une composition de Peter Truffa.

Un petit 'Happy Birthday' instrumental précède le morceau donnant son titre à l'album, ' Closer to the bone'. La suivante, ' No One', est un nouvel exemple de swing sorti des forges Louis Prima, Louis Armstrong ou Louis Jordan.

Pas de cops, on continue avec un original composé par le bistecca au trombone.

L'alchimie est parfaite, l'ambiance n'a pas faibli d'un poil, elle va encore monter d'un cran avec le singalong 'Oh, what a night' qui, momentanément, met un terme à la fête.

You want more, personne n'a fait appel à la flicaille?

C'est parti pour une série de bis débutant par ' Personality' de Lloyd Price, le copain de Sacha Distel. Sur la lancée, ils proposent Elvis et son 'King Creole' qui voit une madame potelée se transformer en vahiné, sans pagne mais en jeans, c'est, forcément, moins carte postale.

Direction la Jamaïque et le ska avec 'Fat Man' un titre repris par les Specials.

Puis vient une note sentimentale pour calmer les esprits, 'Crying over you' de Ken Boothe et enfin la dernière explosion, ' Boogie my bones' qui met fin à 100' d'énergie, de sueur et de jouissance!

Le 02/07 : The Uppertones - Antwerpen (BE) Bagger

The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016
The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016
The Uppertones au Bonnefooi - Bruxelles- le 29 juin 2016
Repost 0
Published by michel - dans Concerts
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:33
Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016

Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016

STEVE VAI – L'Atelier, Luxembourg (GDL) – 2016.06.29

Setlist :

01. Bad Horsie.
02. The Crying Machine.
03. Gravity Storm.
04. Whispering A Prayer.

PASSION AND WARFARE

05. Liberty.
06. Erotic Nightmares.
07. The Animal.
08. Answers (w. Joe Satriani on video)
09. The Riddle.
10. Ballerina 12/24.
11. For The Love Of God.
12. The Audience Is Listening. (w. John Petrucci on video)
13. I Would Love To.
14. Blue Powder.
15. Greasy Kid's Stuff.
16. Alien Water Kiss.
17. Sisters.
18. Love Secrets.

19. Stevie's Spanking (w. Frank Zappa on video)
20. Build Me A Song.
21. Racing The World.
22. Fire Garden Suite IV – Taurus Bulba.

Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti cette impression là, mais il y à des soirs ou un concert se transforme en un évènement qui vous fait dire et penser que vous venez d'assister à un spectacle exceptionnel. Quelque chose d'encore différent de tout ce que vous avez pu connaître de sublime jusque là, un peu comme si vous aviez été choisis au hasard pour être à la fois acteur et spectateur de quelque chose de divin. Hier à Luxembourg, c'était le cas ! Pendant 2h50, Steve Siro Vai, Né à Carle Place, Etat de New York le 6 juin 1960 nous a ouvert les portes du royaume des cieux et offert le paradis ! Mieux que ça, nous étions carrément assis aux côtés de Dieu , bouche bée , comme des apôtres fascinés par l'oeuvre sublime que le maître absolu livrait sans retenue à nos appétits insatiables.Steve Vai ne joue pas de la musique sur une guitare, non, il est à la fois la musique et l'instrument, la note et la partition, la nuit et le jour, le soleil et l'ombre, l'eau et le feu, il est l'univers à lui seul. Il incarne ce qui pourrait être considéré comme le Graal, l'absolu dans le jeu, la technique et l'expression, la perfection dans chaque note. Chaque son est une couleur au parfum sublimé, un peu comme si chaque son était la plus belle chose jamais entendue, une œuvre intemporelle à elle seule ! Et puis une nouvelle envolée lyrique vous offre encore plus, encore mieux, encore et toujours plus de magie et d'enchantement. Le genre de sensation qui vous laisse en apnée, comme envoûté par une image subliminale fugace qui vous imprègne le coeur et l'âme pour y déposer à jamais sa marque identitaire indélébile et éternelle.
Et ce qui ne gâche rien c'est le capital sympathie que l'homme dégage auprès de son auditoire. Un être humain fait de sourires, d'humour, de gentillesse et d'émotions qui s'étranglent dans sa gorge, laissant parfois suspendus au bord de ses lèvres des non-dits qui relèguent le plus grands discours au rang de verbiage d'amateurs.
Steve Vai est venu célébrer le 25ème anniversaire de son album « Passion and Warfare » qu'il va jouer pour la première fois dans son intégralité. C'est absolument incroyable, d'une variété absolue et sans la moindre faille quel que soit le style de l'oeuvre qui se déroule sous vos yeux qui croient rêver tandis que vos oreilles jouissent de la plus magistrale exécution auditive qu'il vous a jamais été donné d'entendre.
Passage en « duplex » video avec son maître et ami Joe Satriani, même chose avec John Petrucci puis avec le défunt Frank Zappa où on peut voir un Steve Vai âgé de 20 ans aux côtés de celui que beaucoup considèrent comme un génie.
Retour à une autre réalité au cours de laquelle le maître invite deux personnes du public à le rejoindre sur scène pour créer une nouvelle chanson. Il suffit tout simplement de leur chanter une ligne mélodique de votre inspiration pour qu'elle soit jouée instantanément et à l'identique par les musiciens, c'est phénoménal.
On se quitte avec des images des invasions Tartares qui ont changé la face du monde pendant des années, et pendant que la cavalerie de Tarass Bulba charge sous nos yeux, nous disons au revoir au maître de cérémonie qui a fait de cette soirée, un resto du coeur auditif, une merveille inoubliable.

Mitch « ZoSo » Duterck

Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016
Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016
Steve Vai - den Atelier ( Lux) - Luxembourg-City- le 29 juin 2016
Repost 0
Published by Mitch « ZoSo » Duterck - dans Concerts
commenter cet article
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 15:26
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016

ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016

ZZ TOP + BEN MILLER BANDForest National, Bruxelles (BEL) – 2016.06.28

Ben Miller Line Up :

Ben MILLER : Vocals, Guitar - Drums
Scott LEEPER : Drums - Vocals
Smilin' Bob LEWIS : Guitars, Bass - Vocals
Rachel AMMONS : Guitar, Violin - Vocals

ZZ TOP Line Up :
Billy GIBBONS : Guitar - Vocals
Dusty HILL : Bass, Keyboards - Vocals
Frank BEARD : Drums

ZZ TOP Setlist :
01. Got Me Under Pressure.
02. Gimme All Your Lovin'.
03. Waitin' For The Bus.
04. Jesus Just Left Chicago.
05. Pincushion.
06. I'm Bad, I'm Nationwide.
07. I Gotsta Get Paid.
08. Rough Boy.
09. Foxy Lady. (Jimi Hendrix Cover)
10. Catfish Blues. (Robert Petway Cover)
11. Cheap Sunglasses.
12. Chartreuse.
13. Sharp Dressed Man.
14. Legs.
15. La Grange / Sloppy Drunk Jam.
16. Sixteen Tons. (Merle Travis Cover)
17. Jailhouse Rock. (Elvis Presley Cover)

Une soirée qui s'annonce chaude et humide comme le climat du Sud des Etats-Unis d'où sont originaires nos hôtes en ce 28 juin. En effet c'est à Forest National que nous reçoivent les artistes, tous barbus si on excepte (heureusement) Mme Rachel Ammons du Ben Miller Band qui compense par une chevelure kilométrique et, chose étrange, Mr. Frank Beard (barbe en anglais) de ZZ Top. Le décor capillaire est planté et nos postérieurs solidement vissés aux fauteuils du second rang derrière la régie de mixage, le spectacle peut commencer.
Une trentaine de minutes de qualité avec le Ben Miller Band, quatuor formé en 2005 à Joplin, Missouri. Ca te dit quelque chose ce nom là ? Oui, cherche... Tu as trouvé ? Non ? Joplin c'est aussi la ville d'origine de Tina Turner, voilà pourquoi tu frétillais des neurones en lisant ce nom. Le Ben Miller Band joue très Roots, avec des instruments traditionnels mélangés à des choses plus modernes. Ca chante comme seuls les Américains peuvent et savent le faire et ça joue divinement bien. Un voyage dans les racines de la musique américaine et ses multiples influences. Quatre multi instrumentistes de talent qui vont nous enchanter. Un retour en notre beau pays est prévu en septembre, si vous voulez du dépaysement de qualité, je vous conseille de surveiller l'annonce du concert du Ben Miller Band.

La pièce de résistance qui a motivé notre déplacement en terre arabo-brabançonne c'est tout de même, ne nous en cachons pas : ZZ Top. Oui, le Top est de retour. Comme d'habitude, me direz-vous puisqu'ils viennent presque tous les ans poser leurs guitares et leur musique sur notre territoire, sur le sol de ce plat pays qui est encore le mien, pour combien de temps … ? Calme toi Jean-Marie, reste assis, pas besoin de te lever, bras écartés en forme de « V » et d'afficher ta gueule triomphaliste de bouledogue français d'extrême droite. Mes propos ne sont pas de ton radicalisme, ils sont réalistes, c'est tout. Pas de complot judéo-maçonnique en vue donc. Allez : couché !
Créé en 1969, ZZ Top, c'est le même trio depuis des années. C'est du texan made in Houston et à eux trois, Billy, Dusty et Frank cumulent 200 ans de vie dont plus de 100 rien que comme musiciens. ZZ Top, c'est une légende vivante, une mécanique huilée et rodée à la perfection. Je connais des grincheux qui ne « vont plus voir parce qu'ils ne surprennent plus ». Moi perso, je m'en tape, le principal c'est ce qu'ils jouent et surtout la manière, parfois un tout petit peu brouillon mais toujours sous contrôle et la façon dont ils le font que j'adore.
Une setlist en forme de « best of » pour un concert en majorité composé de cinquantenaires bedonnants, oui je sais, moi aussi, je ferai régime, mais plus tard. Pour le moment c'est Muuuuusic ! Prononce à l'américaine ou sinon tu auras l'air d'un rappeur de banlieue ce qui serait dommageable pour ta réputation. Des lumières hyper soft et un fond de scène étoilé garni d'une montagne d'amplis « Magnatone » de couleur rose et vert du plus bel effet (voir photos).
Et les voilà qui prennent possession de l'espace, zenitude affichée, il n'y a pas de quoi s'énerver. On sait déjà qu'un concert de ZZ Top ne dure pas une éternité et cette soirée ne dérogera pas à la règle : 1h20 montre en main. Je sais, c'est court mais d'un autre côté je préfère passer 80 minutes où tout s'enchaîne que d'en traîner 120 à me dire qu'on gagne du temps par toute une série d'artifices, non ?
Best of ZZ Top comme vous le constaterez en lisant la setlist qui fait la part belle à l'album « Eliminator » de 1983 et ses quatre hits mondiaux (# 1, 2,1 3 et 14) ainsi qu'au « Tres Hombres » de 1973 avec trois classiques (# 3, 4 et 15). Chose amusante, malgré un répertoire très large réparti sur 17 albums et 9 « best of » notre trio se permet d'inclure quatre reprises dans la setlist. C'est sympa mais j'aurais préféré un titre du superbe « Rhythmeen » par exemple. Mais bon, c'est comme ça, ne faisons pas la fine bouche tout de même. Sur scène, tout est bien rodé, le moindre pas de deux est prévu, répété et exécuté avec précision. Je sais que ça ne laisse pas de place à l'improvisation mais on ne va pas voir ZZ Top pour son côté « folie » non, on y va pour leur musique. Le son de guitare de Billy Gibbons est identifiable entre mille et ce soir, notre William arbore deux guitares Gibson avec un corps de « SG » et un manche et une tête de « Flying V ». Ca sonne d'enfer, c'est gras à souhait. Du côté de Dusty Hill, le clavier a pris autant d'importance que la basse ce qui ajoute encore au côté statique du trio mais ça ne dessert aucunement la performance musicale.
Le concert s'achève par le fameux « Jailhouse Rock » du King. Il n'y a plus qu'à attendre leur prochain passage en Belgique car au niveau des albums, ça fait des années que nous n'avons plus eu un ZZ Top « grande cuvée » c'est malheureusement assez inégal au niveau qualité. Allez, à bientôt ? Hell Yeah !

Mitch « ZoSo » Duterck

ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
ZZ Top Hell Raisers Tour + Ben Miller Band - Forest National le 28 juin 2016
Repost 0
Published by Mitch « ZoSo » Duterck - dans Concerts
commenter cet article

Articles Récents