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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:49
Steve Vai: Passion and Warfare 25th Anniversary Tour - Het Depot- Leuven- le 17 juin 2016

Steve Vai: Passion and Warfare 25th Anniversary Tour - Het Depot- Leuven- le 17 juin 2016

19:30', un serpentin s'étire entre les terrasses sur la Martelarenplein à Leuven, ce n'est effectivement pas tous les jours qu'un guitar hero de la renommée de Steve Vai se produit dans une salle dont la capacité maximale peut atteindre 850 unités, et pourtant le show n'est pas sold-out, mais ils sont nombreux les admirateurs à vouloir admirer le travail d'orfèvre du gars de Long Island de près.

Bousculade pour se coller frontstage.

Avec le Casanova du Rhin on parvient à se caler à l'avant-plan dans une position légèrement décentrée.

Sur la carte de visite du monsieur, qui affiche désormais 56 balais au compteur, que des grands noms: Zappa, Whitesnake, David Lee Roth, Alcatrazz avec Graham Bonnet, sans compter les petits bands locaux dans lesquels il a fait ses premières armes.

Le concert de ce soir fait partie du Passion and Warfare 25th Anniversary Tour, il célèbre le second album solo enregistré, en 1990, par le virtuose qui explique son dessein: "Performing this record from top to bottom (with some very special surprises in the works) is something I’ve always dreamed of doing.There are songs here I’ve never performed before, and I’m delighted that 25 years after its release, I feel as though my guitar chops are as much up to the task as ever before."

Coup d'envoi à 20:45', cinq minutes avant l'instant fatidique le deejay de service augmente le volume pour nous balancer deux perles 'Roundabout' de Yes ( merveilleux Chris Squire) et 'You better you bet' des Who, histoire de mettre le public dans l'ambiance.

Extinction des feux, petit extrait de film introductif ( 'Crossroads' de Walter Hill), les musiciens prennent place ( pas des crétins: Philip Bynoe aux basses six cordes et le drummer/bûcheron Jeremy Colson, Dave Weiner les rejoindra lors du second morceau à la rhythm guitar) avant l'arrivée tapageuse du maître de cérémonie, capuche avec effets laser, guitare guirlandes multicolores et gros riffs annonçant 'Bad Horsie', a hard-rocking track aux vagues relents blues.

C'est clair, Mrs Chazal, ça va faire mal ce soir!

Exit les accessoires, on n'est pas au cirque, shut up and play yer guitar, une basse funky amorce 'The crying machine', elle va geindre la bête tandis que Dave a pris place à la droite du stratège.

Il est en forme et a décidé de s'amuser, il vient taquiner les premiers rangs avec son jouet, retourne vers le pédalier, nous assène un wah wah concerto pas débile avant d'entamer une joute avec son sparring partner.

Les fans exultent!

Sans ouvrir la bouche il harangue le bon peuple, à l'arrière Jeremy qui a une vue plongeante sur la plaine louvaniste a attaqué le tempétueux 'Gravity Storm'.

Quoi, Shane?

Non, c'est pas Whoopi Goldberg à la basse, oui, ça pilonne lourd.

Un fond symphonique, Steve immobile contemple le champ de bataille, une casquette vient gratter une acoustique, Steve, caché, pianote un synthé invisible, c'est parti pour 'Whispering a prayer', un Celtic rock lyrique pendant lequel le chef cabotine à coeur joie, we can do this for two hours even if it sounds a bit ridiculous..

Un petit coup de sirène, reprise du thème et fin du premier chapitre.

Le second, copieux, étant consacré à la lecture entière de 'Passion and Warfare'.

By the way, nice city you have, euh, Josiane, tu peux monter sur scène et fixer mon bandeau, ma femme trouve que c'est un peu cucul mais je transpire comme un hooligan russe après un pugilat vigoureux, aide-moi, mon chou, et mieux que ça, je ne tiens pas à ressembler à Bon Jovi.

Merci, on commence avec 'Liberty',sur l'écran vous pouvez me voir avec Brian May lors d'un show à Séville.

Carré blanc pour 'Erotic nightmares' et une attaque hendrixienne lors de 'The Animal', la basse pulse solo pendant un bref moment puis vient un dialogue espiègle avec le batteur avant de terminer furieusement.

On ne s'ennuie pas, ce soir!

Qui s'invite sur l'écran?

Hey Joe, tout va bien?

Let's jam Mr Satriani, 'Answers' , encore un duel sans merci, suivi par 'The Riddle'.

Puis vient un interlude impressionniste après toute cette débauche d'énergie, de vélocité et de maestria, ' Ballerina 12/24', Degas a applaudi!

L'héroïque et olympien ' For the love of God' nous emmène à la table des dieux et tu te fais tout petit devant tant de faste.

Un signe à l'équipe, je reviens dans trente secondes, bonjour Madame Pipi?

Hello John, ça boume?

John Petrucci ( Dream Theater) apparaît à l'image, le duo se lance dans 'The audience is listening', ce qui est le cas sauf pour 12 individus partis étancher leur soif au comptoir.

Trois pestes à l'écran, une vidéo kitsch, censurée à Racca et à Karachi' I would love to' , encore un moment humoristique pendant un show qui n'en était pas dépourvu.

Une amorce bluesy annonce la ballade 'Blue powder' qu'il termine en arrachant la poignée vibrato pour l'utiliser comme un archet.

Ce mec est un magicien.

Il en fait trop?

Même pas, il maîtrise à fond!

'Greasy kid's stuff', l'expérimental 'Alien water kiss' , le doux 'Sisters' et 'Love Secrets' terminent la lecture du chef-d'oeuvre, mais pas le show!

Un plongeon dans le passé, le jeune Vai aux côtés de Frank Zappa pour 'Stevie's spanking' , un beau souvenir!

We're going to build a song together if you don't mind, des volontaires?

Il invite deux gamines d'une dizaine d'années pour l'exercice 'Build me a song', la première confiante part en beatboxing suivie par le batteur, la seconde intimidée cherche sa poupée avant de se lancer, bien aidée par la basse de Philip.

L'improvisation digne de 'l'école des fans' de Jacques Martin se poursuit, tonton Steve est remercié, tiens voilà un dessin, et on attaque la dernière: ' Racing the world' qui termine officiellement un spectacle de 135'.


Bis.

Avec les cosaques en arrière-plan: 'Fire Garden Suite IV - Taurus Bulba', une dernière chevauchée fantastique, haute en couleurs!

La tournée se poursuit jusqu'au 30 juillet!


Steve Vai: Passion and Warfare 25th Anniversary Tour - Het Depot- Leuven- le 17 juin 2016
Steve Vai: Passion and Warfare 25th Anniversary Tour - Het Depot- Leuven- le 17 juin 2016
Steve Vai: Passion and Warfare 25th Anniversary Tour - Het Depot- Leuven- le 17 juin 2016
Steve Vai: Passion and Warfare 25th Anniversary Tour - Het Depot- Leuven- le 17 juin 2016
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 13:03
Satin Swingers with the Foo Birds - Cellule133a - Saint-Gilles- le 16 juin 2016

Satin Swingers with the Foo Birds - Cellule133a - Saint-Gilles- le 16 juin 2016

Ce soir et cette nuit, nous conserverons un ciel assez nuageux avec encore un risque de quelques averses. Les minima varieront de 7 à 12 degrés...

Novembre?

Non, le 16 juin 2016.

L'Euro fatigue, ton épouse papillonne, JP: zin in een optreden in het Brusselse?

Ja.

En route pour la maison d'arrêt de St-Gilles puisque le concert des Satin Swingers doit se dérouler Avenue Ducpétiaux à deux pas du bâtiment à la façade aux tours crénelées du plus beau Style Tudor.

Une ou deux consommations au bar de la Cellule133a, n'ayant pas abrité Jacques Mesrine, avant le premier set des Satin Swingers!

On te rassure de suite, pas question de partner swapping dans de fines étoffes satinées, il s'agit d'un trio vocal pratiquant l'art des vintage close harmonies à la perfection.

Avant de voir apparaître Daphne Weston, Katja Nielsen et Gwendoline Spies, la scène est occupée par un autre trio à l'épiderme moins lustré: the Foo Birds, des volatiles qui ne risquent pas de déverser leur caca sur nos crânes augustes.

Tim Acke, au piano ( le gaillard est également saxophoniste) - Joris Lindemans ( Whocat) qui manie la double bass et Wim Eggermont ( il dirige son propre quartet) aux baguettes, tel est le nom des oiseaux!

Quelques mesures swing et voilà les divines Swingers, affublées de glittering dresses et coiffées charleston/ années folles, le diadème serti de diamants était en option, elles ne s'en sont pas privées.

Quoi de plus normal que de débuter par 'Putting on the Ritz' qui décrit à merveille leur accoutrement distingué.

Deux soprani et la grande et malicieuse Katja aus Magdeburg comme mezzo-soprano, les voix se complètent à merveille, tout baigne, il ne manque que le Dom Pérignon et un cigarette-holder stylé, tel celui utilisé par Audrey Hepburn dans 'Breakfast at Tiffany's'.

On poursuit toujours in a nostalgic mood avec 'Puttin' on My Ragtime Shoes', un coup d'oeil sous les tables, t'as remarqué plus de baskets que de ragtime shoes, le chic a tendance à s'estomper.

Les Satin Swingers se produisent en formule trio mais en fait nous sommes quatre, Gwen, une spécialiste du baroque, est la dernière arrivée, c'est elle qui reprend le rôle de Tineke van Ingelgem quand celle-ci doit rester au domicile conjugal pour préparer la becquetance du bien-aimé, voici "Doodle-Doo-Doo" datant de 1924.

Les coquettes poursuivent avec le standard 'Dream a Little Dream of Me ' qui n'a pas été composé par les Mama's et Papa's.

Gershwin au programme: un favori des chorales ' Gershwin for Girls' suivi par une effervescente version de ' I got rhythm', aux effluves bossa nova.

1935, un petit tour à Manhattan , la Swing Street?

'Lullaby of Broadway' .

Techniquement et vocalement le show est au point, l'accompagnement musical est de qualité, un tout petit reproche il manque le petit grain de folie qui pourrait déclencher l'hystérie.

Gwendoline Spies, seule en piste pour une fabuleuse version Barbara Hendricks de 'Summertime' puis elle rejoint ses compagnes dans les loges, où maquilleuses et habilleuses s'affairent à préparer les tenues fifties, laissant les Foo Birds terminer la première partie entre hommes avec 'Flight of the Foo Birds'.

Set 2

On saute le krach boursier de Wall Street et les années sombres du second conflit mondial, les filles reviennent en arborant la pin-up attitude des années 50.

Un sourire gouailleur: 'Bonsoir, jeunes gens on se connaît?' !

Elles sont mimi, ces souris!

Un piano, la voix de Daphne, une prière 'I want to be happy', un swing popularisé par Ella Fitzgerald.

Ensuite Katja, la délurée, et les Foo Birds amorcent 'The Trolley Song' de Judy Garland avant de les entendre toutes trois interpréter 'Come fly with me' a capella.

La clientèle apprécie l'esprit retro identique à celui que propose le délicieux Pasadena Roof Orchestra.

Elles enchaînent sur un éloge à la fidélité conjugale, 'Don't sit under the apple tree', suivi par le classique de Duke Ellington ' Don't get around much more'.

A timeless piece!

A little more romance, braves gens?

Toujours dans la veine glamour , 'Cheek to Cheek'.

Puis 'Stormy weather', une situation météorologique qui subsiste depuis plus de quinze jours, il y a de quoi être chagrin!

Les Satin Swingers nous servent une brillante adaptation du lament qui, déjà en 1933, fut un succès énorme chanté par Ethel Waters.

La référence majeure comme close harmony singing group reste The Andrews Sisters, allons-y pour un joyeux medley incluant notamment 'Boogie Woogie Bugle Boy' - 'Tuxedo Junction' et ' Sentimental Journey'.

Pour finir le voyage, liebe Damen und Herren, nous vous invitons à embarquer sur le "Chattanooga Choo Choo"!

Pas le temps de faire cirer mes pompes, la locomotive siffle, ce tortillard is gonna choo choo me home où elle m'attend.

Elle attendra encore un instant, voici un bis: 'Lollipop' des Chordettes avant de ranger dancing shoes, white elbow length gloves et paillettes dans la bonnetière de Mémé jusqu'à la prochaine sauterie!

photos- jp daniels/concert Monkey

Satin Swingers with the Foo Birds - Cellule133a - Saint-Gilles- le 16 juin 2016
Satin Swingers with the Foo Birds - Cellule133a - Saint-Gilles- le 16 juin 2016
Satin Swingers with the Foo Birds - Cellule133a - Saint-Gilles- le 16 juin 2016
Satin Swingers with the Foo Birds - Cellule133a - Saint-Gilles- le 16 juin 2016
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 21:32
A Hawk and a Hawksaw at Menthol Club- Varna (Bulgaria) le 15 mai 2016

A Hawk and a Hawksaw at Menthol Club- Varna (Bulgaria) le 15 mai 2016

par Charles Eloy

A Hawk and a Hawksaw est un duo composé d' Heather Trost (chant/violon) et Jeremy Barnes (accordéon et cymbalum), originaire d' Albuquerque, Nouveau-Mexique au sud des États-Unis d'Amérique. Durant leur tournée européenne, le groupe - dont le répertoire est composé de compositions originales et interprétations de musiques traditionnelles - est accompagné par le percussionniste Issa Malluf.

Leur tournée bulgare est organisée par Stiliyan de l'entreprise culturelle locale

Love and Happiness Music, qui désire offrir au public des groupes indies et alternatifs (latin, afro-beat, soul, jazz, house classique) en complément des activités de visite culturelle ou bronzette durant la période estivale.

Cela fait carte postale, mais le cadre du Menthol Bar de Varna - une ville portuaire et balnéaire bulgare au bord de la Mer Noire - où se déroule le concert, est idyllique. La scène donne directement sur une plage de sable fin. Les derniers baigneurs traînent, à demi assoupis dans les fauteuils, autour des parasols après une journée ensoleillée avec des températures avoisinant les 28 degrés.

Le concert débute avec la chanson "Mamaki mou", une reprise de Marika Papagika, une interprète et compositrice grecque du début du 20e siècle. Heather est au violon et au chant. Sa douce voix évolue entre le mezzo-soprano et le soprano nous replongeant dans le rebétiko (forme de musique grecque apparue dans les années 1920).

Après le morceau traditionnel roumain "Bihor", Jeremy Barles à l'accordéon, chante la composition originale "I'm not a gambling man".

Ensuite Jeremy s'assied derrière le cymbalum (un instrument à cordes frappées faisant partie de la famille des tympanons, et notamment utilisé par les Roms d'Europe centrale) avec le morceau original "Alexandria". Il nous offre une introduction de maqâms qui peuvent durer quelques minutes. A la différence des systèmes de gammes dans les musiques occidentales avec des tons mineurs et majeurs, les maqâms sont plus des systèmes d'intervalles que nous retrouvons dans la musique arabe ou indienne. Sur le côté de la scène, des spectatrices et spectateurs sont entraînés à la danse par le rythme effréné soutenu par le virtuose Issa Malluf à la darbouka et Heather, sublime au violon.

Heather nous amène dans une ambiance féérique en imitant sur son instrument le chant d'un oiseau durant la composition "Wasalisa", inspirée du conte traditionnel russe "Vassallisa la Belle", également connu sous le titre "La Princesse-Grenouille"

Le morceau "Hora Pa Bataie" est un prétexte pour les spectateurs de faire une chaîne et danser. La hora est une danse traditionnelle collective typique des folklores des Balkans, de la Roumanie et de la Moldavie. L'ambiance festive est amplifiée par le jeu de clarinette ou saxophone de Yaya, un musicien local. Je lui ai demandé d' écrire son nom "Stoyan Rovanov" en lettres latines et non en cyrillique, qui est devenu le troisième alphabet officiel de l'Union européenne après le latin et le grec.

Le lendemain, les musiciens joueront à Sliven (Bulgarie) avec le Karandia Gypsy Brass Orchestra. A Sofia, ils seront accompagnés de Sando Sandow du groupe Wickeda (punk, rock, funk et éléments traditionnels bulgares).

Le duo "A Hawk and a Hawksaw", alias Heather Trost et Jeremy Barnes, est chaleureusement accueilli par le public et les musiciens des Balkans qui ont pu exprimer leurs profondes racines durant le concert. Ce soir, les musiciens accomplis et passionnés nous ont laissé des étoiles dans le cœur.

Setlist: Manaki Mou, Bihor, I'm not a gambling man, Raggle Taggle, Wasalisa, Aman Aman, Alexandria, Turkiye, No rest for the wilked, Marikam, Maramures, Hora Pa Bataie, Zibiciu

A Hawk and a Hawksaw at Menthol Club- Varna (Bulgaria) le 15 mai 2016
A Hawk and a Hawksaw at Menthol Club- Varna (Bulgaria) le 15 mai 2016
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:03
Queen + Adam Lambert au Palais 12, Bruxelles, le 15 juin 2016

Queen + Adam Lambert au Palais 12, Bruxelles, le 15 juin 2016

Le billet de JPROCK :

Les fans de Queen ont patienté plus d'un an avant de revoir leur groupe favori sur scène, le concert initial ayant été reporté au 15 juin 2016 pour cause de maladie d’Adam Lambert.
Cette fois pas de lézard, le chanteur américain est en bonne forme ( il s’excusera d’ailleurs de l’annulation précédente durant le show... ) et le concert peut se dérouler normalement.
Etrangement le Palais 12 n’affiche pas sold out, mais le public présent frétille d' impatience de retrouver ses stars et les gradins sont tout de même bien remplis.
Lorsque le rideau orné du logo du groupe tombe après la projection sur les écrans latéraux de quelques images où l’on voit les musiciens backstage s’avancer vers la scène, on découvre le band sur les planches surmonté d’un écran géant en forme d’oeil tandis que l’intro de « One Vision » résonne dans la sono.
Sur ce titre le son est plutôt « flottant et approximatif » mais ça s’arrange quelques minutes plus tard, le temps sans doute utile à l’ingénieur du son pour trouver le bon équilibre sonore.
Le light show est magistral avec de nombreuse poursuites et lasers de couleurs et la setlist rassemble une bonne partie des hits intemporels du groupe.
Brian May, désormais grisonnant et Roger Taylor plus bouffi et épaulé aux percussions par son fils n’ont, l’un et l’autre, rien perdu de leurs talents respectifs.
La guitare de Brian possède toujours ce son qui caractérise la musique de Queen et Roger chante avec autant de puissance vocale qu’à la grande époque.
Car bien sûr tous ceux qui comme moi ont pu voir Queen dans son line up original à de multiples reprises ne peuvent s’empêcher de faire certaines comparaisons.
Je me rappelle de ce concert incroyable au Théâtre 140 le 10.12.1974 où les fumigènes avaient envahi la salle et laissé notre ami Freddy Piette de la sécurité et son équipe perplexes, car à l'époque on n’avait jamais vu ça !
Puis il y eu Forest National de nombreuses fois, Freddie en arlequin et la scène en forme de couronne en 1978 , la tournée Jazz avec le single « Bicycle Race » en 79, puis la tournée 1980 toujours à Forest National pour la sortie de " The Game ", et ensuite Brian May solo à l’AB en 1998 et ma rencontre avec l’artiste dans une salle arrière du Falstaff ainsi qu’avec Eric Singer qui oeuvrait à la batterie pour ce tour, puis enfin la tournée avec Paul Rodgers qui fit halte au Sportpaleis d’Anvers.
Bref des souvenirs et des références de concerts de Queen j’en ai un paquet, alors au vu de tous ces souvenirs, ce concert avec Adam Lambert j’en pense quoi au final ?
Et bien, Adam est un bon chanteur, très théâtral et plutôt sympathique qui vocalement rappelle la tessiture du roi Freddie sans jamais l'égaler , et qui sur la plupart des titres s’en tire plus que bien en s’attaquant à l’inattaquable.
Car Freddie est irremplaçable et unique, et malgré tous ses efforts et son talent, l’Américain n’atteint jamais la présence et le charisme exceptionnels qu’avait Mercury.

C'est un fait.
Je me surprends donc parfois à être légèrement déçu en réentendant certains titres comme « Love of my Life » chanté en acoustique voix-guitare par May qui même s’il joue sur la corde sensible n’en accuse pas moins fortement la comparaison vocale. Et lorsque sur l’écran Freddie apparaît pour le dernier couplet je me dis que, en effet, c’est incomparable et l'original surclasse tout.
Et puis il y a " Bohemian Rhapsody " , un des plus grands titres de l’histoire du rock , une pépite d'une beauté à couper le le souffle qui souffre de la comparaison avec l’ interprétation qu’en faisait Freddie sur scène, et d’ailleurs là aussi le groupe nous repasse l’interprétation du Maître sur grand écran, et on en a la chair de poule.
Le titre reste magnifique bien sûr, mais la magie des quelques notes de piano de Freddie en intro ( absentes de la version actuelle) et sa performance vocale bourrée de sensibilité et de puissance (même si à l’époque il la chantait un demi ton plus bas que sur le disque) me manquent cruellement.
Mais que ces réflexions d’un vieux baroudeur des salles ne vous gâchent pas votre plaisir, Queen and Adam Lambert ont donné ce soir au Palais 12 un concert magistral qui a comblé l'attente des fans car il s’agit avant tout pour les musiciens de faire survivre on stage l’oeuvre d’un des groupes majeurs de la scène britannique et de l’histoire du rock, et aussi de la faire découvrir aux plus jeunes et à ceux qui n’ont pas eu la chance d’applaudir le line up original.

Et en cela, c'est gagné !
Car comme le précise modestement Adam Lambert :
« J’étais fan de Queen, et aujourd’hui partager la scène avec deux légendes comme Brian et Roger et rendre hommage à Freddie est un honneur immense… «
Bien vu Adam, c’est tout à fait ça et tu le fais très bien mec , Freddie aurait été fier de toi !
D’ailleurs il l’est peut être réellement à cet instant précis , car durant ces 135 minutes de show l’ombre de Freddie Mercury a plané sur le Palais 12.
Et rien qu’évoquer cette pensée me met la larme à l’oeil…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :
One Vision
Hammer to Fall
Seven Seas of Rhye
Stone Cold Crazy
Another One Bites the Dust
Fat Bottomed Girls
Play the Game
Killer Queen
Don't Stop Me Now
Somebody to Love
Love of My Life (Queen cover)
(vocals Brian May)
A Kind of Magic
(vocals Roger Taylor)
Drum Battle
Under Pressure
Crazy Little Thing Called Love
I Want to Break Free
I Want It All
Who Wants to Live Forever
Last Horizon (Brian May cover)
Guitar Solo
Tie Your Mother Down
Bohemian Rhapsody
Radio Ga Ga

Encore:
We Will Rock You
We Are the Champions
God Save the Queen

Queen + Adam Lambert au Palais 12, Bruxelles, le 15 juin 2016
Queen + Adam Lambert au Palais 12, Bruxelles, le 15 juin 2016
Queen + Adam Lambert au Palais 12, Bruxelles, le 15 juin 2016
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 11:46
Ils ont rendu leur dernier souffle: Chris Lachotta, Henry McCullough, Chips Moman et Chris Warren

Chris Lachotta ist nach kurzer, schwerer Krankheit gestorben.

Le contrebassiste de jazz de Frankfurt am Main avait 57 ans.

Lachotta spielte mit vielen Größen des internationalen Jazz, darunter Kenny Wheeler, Mal Waldron, Kirk Lightsey und Horace Tapscott, indique la presse allemande en relatant son décès.

Elle oublie de mentionner sa collaboration avec un autre grand disparu, le batteur Steve Reid avec lequel il a enregistré l'album 'Waves'.

En 2011 ressortait l'album ' Nardis' du Klaus Treuheit Trio pour lequel il tenait la contrebasse, ses acolytes étant Klaus Treuheit au piano et Hans-Günter Brodmann à la batterie.

C'est Paul McCartney qui signale le décès d' Henry McCullough sur sa page facebook:

"I was very sad to hear that Henry McCullough, our great Wings guitarist, passed away today. He was a pleasure to work with, a super-talented musician with a lovely sense of humour. The solo he played on 'My Love' was a classic that he made up on the spot in front of a live orchestra. Our deepest sympathies from my family to his."

- Paul

Le natif de Ballywonderland avait déjà une fameuse carrière derrière lui avant de rejoindre Wings.

Il débute dans les early sixties comme membre des Skyrockets avant de rejoindre Gene and the Gents.

En 1967 il fait partie de The People qui, signé par Chas Chandler, devient Eire Apparent, si vous possédez un enregistrement, conservez le jalousement!

La notoriété pointe lorsqu'il se retrouve dans le Grease Band qui tourne avec Joe Cocker , on le voit aussi dans le fameux rock opera 'Jesus Christ Superstar'.

Puis vient un épisode capital: Spooky Tooth qu'il rejoint en 1970 avant d'être débauché par Macca.

Il jouera pendant deux années avec Wings avant de faire équipe avec Frankie Miller.

Son premier album solo' Mind your own business' voit le jour en 1975, il en enregistrera une dizaine d'autres tout en prêtant sa guitare à tout ce que le UK compte comme grands noms: Eric Burdon, Marianne Faithfull, Ronnie Lane, Donovan, Dr. Feelgood, Roy Harper....

Si il se fait plus discret dans les nineties et à l'aube du nouveau millénaire il continue toutefois à enregistrer solo et à prêter main forte à des formations moins connues comme The Hard Travelers.

Les choses se gâtent en 2012, une crise cardiaque le laisse en mauvais état, le fameux guitariste irlandais aura perdu une dernière bataille ce 14 juin, il avait 72 ans!

Chips Moman est connu comme producteur et songwriter mais il était également guitariste, il a notamment joué pour Aretha Franklin.

Comme producteur il peut se vanter d'avoir enregistré Elvis Presley, Carla Thomas ou Bobby Womack .

Un de ses plus grands succès en tant que compositeur aura été "Do Right Woman, Do Right Man"co-écrit avec Dan Penn, un hit pour Aretha Franklin.

'The Dark End of the Street' de James Carr a également cartonné dans les r'n'b charts.

Chips s'est éteint le 13 juin!

Peu connu en Europe, Chris Warren, the lead singer of the "DX Band" has died at age 49.

Il doit sa renommée aux States pour avoir interprété plusieurs thèmes pour le World Wrestling Entertainment Inc. qui organise les populaires combats de catch , 'Break it down' pour D-Generation X étant le plus célèbre.

L'avis nécrologique dit:

Christopher P. Warren of Valley Cottage, NY, passed away suddenly on Sunday, June 12, 2016 at the age 49.

Ils ont rendu leur dernier souffle: Chris Lachotta, Henry McCullough, Chips Moman et Chris Warren
Ils ont rendu leur dernier souffle: Chris Lachotta, Henry McCullough, Chips Moman et Chris Warren
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:01
Les Tigresses Rouges - Brasserie L'Eden - Schaerbeek- le 12 juin 2016

Les Tigresses Rouges - Brasserie L'Eden - Schaerbeek- le 12 juin 2016

Un événement Curieus Schaerbeek en ce dimanche après-midi: Les Tigresses Rouges dans l'accueillante Brasserie L'Eden, place Collignon à Schaerbeek.

13:50', toute la clique de Curieus Schaerbeek achève d'engloutir une paella maison avant de faire place à deux beaux spécimens de l'espèce panthera tigris, ayant fui une réserve gantoise pour divertir la clientèle de l'auberge grecque.

Les Tigresses Rouges se présentent en formule duo en cette journée de repos dominical, Leen ( percus) et Bieke ( basse) sont restées dans leur cage, laissant le soin à Silke De Smedt et à Karo Voets de rugir en musique.

Johnny?

Et regarde un peu celles qui viennent, ce sont les plus belles de tout le quartier, ces nanas, mon vieux, elles sont terribles...

Effectivement Monsieur Smet, des rousses flamboyantes au rouge à lèvres agressif et court vêtues d'une robe léopard mettant en évidence les formes féminines de leur anatomie féline.

Suivez les conseils de Laure: évitez à tout prix les coupes trop moulantes ou même un peu romantiques.

Pas de problèmes, Laure, ni vulgarité, ni look 'cheap', elles sont top, ces filles!

Accessoires divers: un piano, une guitare, des post-it, un vogelpik complet, de la chantilly, des flûtes et une flûte, une trompette, un hobo, un éventail andalou et des sourires moqueurs.

Are you ready, chers compatriotes, cet après-midi un cours complet pour vous transmettre la sagesse des tigresses!

Un résumé de notre discours se retrouve sur le EP 5 titres qui est sorti en février, don't feed the animals mais pour pouvoir manger décemment, achetez le EP, les textes sont bilingues et comme il y a des futurs Brexit dans la salle, nous interpréterons quelques morceaux dans la langue des Monty Python, d'autres bestioles aimant la satire!

We beginnen met 'Potje koffie'.

Dear Karo mio à la guitare et la soyeuse Silke au piano pour une histoire de drague en mode cabaret.

Un légionnaire?

Non, un Hongrois!

En français, 'Le train'.

Préambule, un proverbe originaire de la Zwalm streek: les hommes c'est comme les trains, tu en rates un tu prends le suivant...

Commentaire, si la SNCB ne fait pas la grève!

Du swing ferroviaire hautement spirituel.

Les maîtresses poursuivent l'exposé, la classe est tout ouïe .

Le chagrin d'amour dure '42 jours' ce qui contredit la théorie de Jean-Pierre Claris de Florian...ton image revient chaque jour tourmenter, torturer, angoisser mon coeur lourd ...et ce jusqu'à la fin des temps.

Voor mijn buurman, 'Le voisin', une introduction majestueuse, une trompette funeste et un chant nous rappelant Régine, Marie-Paule Belle et autres chanteuses aimant le chinchilla et l'opérette!

Les fauves fatals embrayent sur ' La vie en avalanche' et son précepte épicurien, ne fais pas aujourd'hui ce qu'un autre peut faire à ta place demain!

Lors d'un concert aux Gentse Feesten, l'annonceur nous a présentés comme étant les Tristesses Rouges, ce lapsus nous a inspiré la suivante, 'Tinder' une plainte lyrique virant pamphlet énervé.

Franche rigolade à tes côtés, mais le duo comique a déjà entamé 'Hors service', une chanson d'humour triste...ik ben voor jou buiten gebruik, le ramassage des objets encombrants c'est le mois prochain!

La suivante vient de naître, Silke au ukulele, sa copine à la flûte pour un numéro burlesque d'effeuillage à l'envers parce que Juffrouw De Smedt s'est transformée en dragking ou travesti si tu ne comprends pas l'anglo-saxon.

T'as failli avaler ta Jupiler de travers en riant comme une baleine obèse.

Pour tous les hommes que nous avons connus, presque tous des gentlemen, ' C'est compliqué'.

Tous des salauds, vlan, elle balance son éventail sur le crâne dégarni du pauvre Walter!

Silke, aah, dat is mijn nummer, ça va chauffer, attachez vos ceintures, waar is mijn kazoo, Karo tu me remplaces au piano, voici 'Just that easy' un mix Robbie Willliams/Nele Needs a Holiday hilarant.

Mourir à 27 ans c'est moche, être célibataire à cet âge n'est pas un drame!

La nourriture et la boisson sont nos sujets préférés, voici 'Faim de toi' .

Tu veux du chocolat, Karo et de la crème fraîche, godv., ce n'est pas aisé de chanter la bouche pleine!

Il nous faut a strong man pour faire sauter le bouchon de cette bouteille de mousseux, merci Jérôme!

Place à 'Champagne talking', un gospel pétillant et acrobatique.

Oops, Karo s'étale tout en continuant à boire et à chanter.

L'école est presque finie, il nous reste un point à vous soumettre, chers élèves, il faut que vous sachiez tout sur le comportement des dames, 'Etre femme'.

Profitant d'un moment d'inattention de Mike, Karo lui pique son Chablis et le vide d'un trait avant d'achever la tirade.

Ovation immense et un bis avant de regagner la Flandre, un cours de morale en couleur 'Het bestaan van een tigresse'!

Les stations services sont en grève, pas de panique, pas besoin d'Esso pour mettre un tigre dans votre moteur, allez voir Les Tigresses Rouges, elles vous rendront le moral!

Quelques dates:

- 25 juni : Bal Musette Solidariteit (18h, Gent)

- 1 juli : Wereldcafé (20h, Leuven)
- 9 juli : Spots op West (13h30, Westouter)
- 18 juli : Laurentplein Gentse Feesten (20h, Gent)
- 22 juli : Place Musette Gentse Feesten (22h, Gent)

Les Tigresses Rouges - Brasserie L'Eden - Schaerbeek- le 12 juin 2016
Les Tigresses Rouges - Brasserie L'Eden - Schaerbeek- le 12 juin 2016
Les Tigresses Rouges - Brasserie L'Eden - Schaerbeek- le 12 juin 2016
Les Tigresses Rouges - Brasserie L'Eden - Schaerbeek- le 12 juin 2016
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 21:42
OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016

OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016

Le festival Out Loud, on the rooftop du Beursschouwburg, a démarré le 8, hier avaient lieu les premiers concerts et c'est sous la pluie que le complexe bruxellois accueille, ce soir, à partir de 22h, SKY H1, Lafawndah, Zora Jones et Liyo.

Ton intention était de t'éclipser après les live et de laisser les nightclubbers s'ébattre durant les deejay sets afin de retrouver le lit conjugal à une heure acceptable.

Pas de bol sur le boulevard, en route vers ton véhicule, abandonné hors piétonnier, tu croises l'ineffable RickyBilly qui t'a plus copieusement arrosé que l'infâme crachin déversé par des cieux grincheux.

Bloody hell!


Sans prévenir, dans une obscurité à peine troublée par les petites loupiotes éclairant le tableau de bord, SKY H1 s'est installée derrière son attirail.

Cette timide et séduisante jeune personne, dont l'identité véritable reste secrète, a enregistré un EP ( 'Fluid'), sorti chez Creamcake.

La presse spécialisée ( Mixmag notamment) en dit le plus grand bien.

Fluide est le titre de la rondelle, fluide fut la performance offerte au public du Beurs.

Un live set proposé par une nana qui tripote des boutons n'est naturellement pas un spectacle des plus animés.

Un jour le producteur Tobias Freund, interviewé, concédait "L’album se suffit à lui même et il n’y aucun besoin de le transposer au live."

La confidence de celui qui a pondu 'A Series Of Shocks' en 2014 est pleine de bon sens et peut s'appliquer au travail de SKY H1. Musicalement, l'oeuvre fascine, émerveille et peut même ensorceler les âmes sensibles, scéniquement il ne se passe rien, tu peux facilement t'installer sur la terrasse, un verre en main, contempler la pluie mouiller badauds et clochards allongés le long des façades en écoutant distraitement la symphonie ambient concoctée par la demoiselle.

Un voyage introspectif passant de l'éthéré au méditatif sur fond de synthés new-age, de vocalises mystiques et de beats caoutchouteux.

2001, l' Odyssée de l'Espace revue et corrigée par SKY H1.

Applaudissements polis, une bière s v p!

Lafawndah

Il est 23:15', dans la pénombre une silhouette se dessine, une queue de cheval et une tenue orientale stricte, Yasmine Dubois, alias Lafawndah, s'avance vers un micro posté au devant de la scène pour entamer a capella un chant hypnotique.

De l'iranien, de l'égyptien?

La New York-based singer and producer est née à Téhéran et son deuxième EP, ' Tan', sorti chez Warp, fait le buzz dans le petit monde de la club music.

Des visuals colorés apparaissent sur l'écran, de gros beats se font entendre, elle va manipuler une machinerie étalée sur une table fourrée dans un coin du podium.

Un second chant ( ? Jungle Exit?) propice à la trance est balancé sur fond d'hypnotizing beats, tu penses à Skip and Die, Olga Bell ou M.I.A et t'es d'emblée conquis!

Toujours sur tapis oriental, elle nous propose un nouveau dancehall track irrésistible( 'Chili') .

Les quatre titres de 'Tan' et ceux d'un self-titled EP précédent défilent, tels les combatifs 'Town crier' ou la marche 'Tan' pendant laquelle elle répète ...I'm not giving up... à l'infini.

'Ally', son chant haletant et ses percussions serrées, doit mener la tribu cheminant sur le sentier de la guerre vers une victoire assurée.

Mentionnons encore 'Crumb' saccadé à souhait et surtout l'incroyable cover de Ace of Base, 'All that she wants' qui risque de faire un malheur dans les boîtes de nuit.

Le downtempo 'Butter' susurré d'une half-spoken voice ramène un semblant de calme avant de l'entendre prononcer this is my last one, une dernière composition aux délicieuses et chaloupées saveurs techno tropicales .

Great stuff, indeed!

OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016
OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016
OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 17:25
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016

Marta Rosa auBonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016

Dans la série Brussels Buzzing, le dynamique bar de la rue des Pierres programme Marta Rosa en ce début de soirée à la météo chagrine.

Marta Rosa n'est ni fadiste , ni étudiante à l'université de Modène, il s' agit du nom de scène choisi par Marta del Grandi d'origine milanaise et gantoise depuis 2012, année où elle entame un Master in Jazz Vocals at the Conservatory of Ghent.

Dans la ville qui abrite l'Agneau Mystique ( victime de treize vols en six siècles) elle fait la connaissance de musiciens du cru et monte un band: Marta Rosa!

Ses compagnons ont comme elle un background jazzy et se nomment Simon Raman (drums), actif au sein de Steiger - Nils Vermeulen ( bass) qu'on retrouve chez Jukwaa, Ruis, Laughing Bastards et quelques autres formations d'obédience jazzy- la guitare est maniée par Artan Buleshkaj ( Mamzelle et le duo Van de Wiele en Buleshkaj), la séduisante Milanaise se chargeant du chant et caressant un synthé, quand elle ne gratte pas le ukulele.

2016, une participation au Humo's Rock Rally et la sortie de l' album 'Invertebrates' .

Un potentiel évident chronique un quotidien du Nord!

Genre?

Jazzy dreampop/ trip hop/ neo-psychedelia en noem maar op, le groupe a le bon goût de ne pas se cantonner dans un seul tiroir.

Après un soundcheck longuet, Marta Rosa ouvre les hostilités par le soyeux 'White snow'.

La voix est satinée et séduit pleinement quand elle s'élève en vocalises éthérées, l'accompagnement musical soigné peut faire penser à The Cinematic Orchestra ou à Everything but the Girl pre-'Missing'.

' I don't wanna marry' a été inspiré par l'aventure d'une Lombarde qui a eu la mauvaise idée de faire du stop habillée d'une robe de mariée, malheureusement la jeune dame a été assassinée sur la route.

Même univers duveté pour entamer cette plage qui éclate lors d'un bridge mordant pendant lequel la guitare vient te lacérer les méninges tandis que la voix est transformée numériquement.

La basse prend des coloris 'Fever' pour amorcer' Here lies love' aux atours fairy tale, comme si Julie Andrews s'était mise au trip hop.

A première, Brussels, 'Totally fine' is a new song, avant de revenir à l'album avec 'Life when the seasons fade' aux accents psychédéliques et à la voix baignant dans une épaisse couche de reverb.

Beau comme les meilleurs Hooverphonic.

Simon introduit 'Some days' au drumpad, ce downtempo, exemple caractéristique d'un slow qui va gonfler jusqu'à éclater sur un solo de guitare lyrique, constitue un des points forts du set.

Changement de style, un ukulele apparaît, 'From the pines', inspiré par Twin Peaks, vogue dans des eaux anti-folk, les vocalises de Marta évoquant Alela Diane.

Le quartet enchaîne sur le single ' Shoes, rocks and boxes', un morceau rythmé et catchy, suivi par une histoire d'amour à sens unique, 'Walking hats', qui ,s'il démarre en ballade, connaîtra un dénouement rocailleux.

L'horloge indique à peine 20:30' mais on termine le concert par une berceuse digne d'une comédie musicale de Broadway , ' Lulabby for a boy'.

Un concert agréable avant de se diriger vers le Beursschouwburg.

Marta Rosa se produira le 15 juillet lors des Gentse Feesten ( Spiegeltent)!

Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 14:14
NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto

NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto

Florian Hexagen en mission sur le Douro rapporte, à lire si vous appréciez le second degré!

Et voilà, le NOS Primavera Sound 2016 c'est déjà terminé, et fichtre c'est tant mieux! Ce fut une édition particulièrement nase, avec un line-up à chier (Brussels Summer Festival forever), une ambiance de merde (Bruxelles un soir de lock-down = plus de fun), un temps de chiotte (Bruxelles un dimanche 12 juin = bien plus hot), un site dégueulasse (piétonnier bruxellois = greenest area ever) dans une ville moche en sus (les quais de la Senne enterrent définitivement ceux du Douro, y a pas photo!). Bref, expérience à oublier très, très vite!

On ne remercie donc pas, dans l'ordre d'apparition, Deerhunter, Julia Holter, Sigur Rós, Parquet Courts, Animal Collective, Beak>, Brian Wilson, Dinosaur Jr, Floating Points, PJ Harvey, Mudhoney, Protomartyr, Battles, Drive Like Jehu, AIR, Explosions in the Sky, Unsane et Shellac, vos concerts étaient nases messieurs-dames, à la limite du supportable.

Spécialement ceux de Shellac, Drive Like Jehu, Beak>, Parquet Courts et Dinosaur Jr, le TOP 5 des gros losers du week-end, à ne surtout pas aller voir sur cette tournée, croyez-nous!

Bref, week-end de marde, on ne vous conseille pas d'y aller!

PS: les dates des 8, 9 et 10 juin 2017 sont absolument à ne pas noter dans un quelconque agenda.

NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto
NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:36
Tristesse et regrets... Häns’che Weiss - Christina Grimmie - Bobby Curtola

Häns’che Weiss, né à Berlin en 1951, était un virtuose du jazz manouche.

Il se fait connaître en rejoignant le quintet de Schnuckenack Reinhardt, un autre incontournable du jazz tzigane.

Ensuite on le retrouve sur la route aux côtés de Stéphane Grappelli, Bobby Falta et de la chanteuse Lida Goulesco.

Son Häns’che Weiss Quintett naît en 1972, plus tard il devient le Häns’che Weiss Ensemble, l'ensemble se réduit à un trio avec Martin Weiss et le contrebassiste Vali Mayer. Les trois formations auront enregistré une dizaine d'albums.

Le guitariste est décédé la semaine dernière des suites d'une pénible maladie.

Mort tragique pour Christina Grimmie, 22 ans, la chanteuse américaine, révélée par The Voice, a été abattue alors qu'elle signait des autographes après un concert donné à Orlando.

Christina avait enregistré un album, quelques singles dont le hit 'Must be love' et deux EP's.

Le Canadien Bobby Curtola décédé ce 4 juin à 73 ans était une teen idol au début des années 60, classant plusieurs singles dans les charts canadiens ( Hitchhiker, Fortune Teller, Indian Giver, Three rows over, Makin love, While I'm away e.a.).

L'aventure avait commencé avec Bobby and the Bobcats, le jeune Bobby avait à peine 16 ans.

Après les folles sixties le chanteur devient un entertainer qui anime des shows télévisés.

Il continue à enregistrer mais n'obtiendra plus le même succès dans les listes des meilleures ventes.

During his career, the singer achieved 25 Canadian gold singles and 12 Canadian gold albums, notent les biographes, d'ailleurs il peut se targuer d'avoir été le premier chanteur canadien à avoir obtenu a Gold Album.

Bobby Curtola is not one in a million, HE IS one of a kind! sonne la maxime finissant sa bio!

Tristesse et regrets... Häns’che Weiss - Christina Grimmie - Bobby Curtola
Tristesse et regrets... Häns’che Weiss - Christina Grimmie - Bobby Curtola
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