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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 12:05
Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016

Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016

 

Elle interroge: où, ce soir?

Leuven, Het Depot.

Qui?

Alberta Cross.

Une chanteuse de gospel?

Non,une stripteaseuse!

 

Le concert se déroule au Foyer, avec JP on est les premiers clients, résultat, t'as droit à une Stella gratuite!

 

 

Support: Ricardo González!

Un Mexicain  passablement basané,  sans sombrero, globetrotter, ayant déposé ses bagages à Leuven, aimant Nick Drake et Damien Rice et ambitionnant de faire carrière comme singer-songwriter.

Atouts?

Une gueule sympa, une guitare, une bonne voix, un sens de la communication.

Défauts?

Ne parle pas l'Albanais!

Après une profonde inspiration, il débute son mini-concert par 'Moonchild' qu'il fredonne nasalement en égrenant  quelques notes.

Cette attrayante ballade folky le rapproche à la fois de Jeff Buckley et, pour les gens ayant connu Woodstock, de Richie Havens.

Avec le catchy ' Poor boy' on reste dans le domaine folk/americana, le timbre chaud, caressant, accroche, la mélodie s'imprègne rapidement dans nos cervelles, c'est bon signe pour qui aime la simplicité!

Ce soir je vous joue un best of, mais la suivante, 'Friendzone' est récente.

Chouette background soul!

' You and I' est né au Cambodge, me suis tapé l'Asie pendant un petit temps.

Oublie l'alcool de riz, les yeux bridés, les chapeaux coniques ou  le théâtre d'ombres, le titre est bourré de bons sentiments et truffé d'images quelques peu éculées ( you're the sea, I'm the shore), elles font leur petit effet.

Sur le même thème, plus gnan gnan et plus yéyé, on te propose ' Capri c'est fini' d'Hervé Vilard.

' Sometimes' a été composé il y a 6 ans, je reste fidèle à cette chanson mélancolique narrant les confidences d'un adolescent rêveur.

Le coup de la fausse fin nous surprendra toujours.

OK, c'est pas pire que celui du lapin, on en convient!

J'ai laissé tomber ma petite amie pour partir chez les Asiates, j'ai emporté Lily, ma guitare, en Thaïlande j'ai rencontré une sirène, elle m'a inspiré 'My heart sings'.

Le garçon ne manque pas d'humour, il termine le set par 'The day I left Hanoi', moins pittoresque et symphonique que 'One night in Bangkok' de Murray Head, mais bien foutu.

Encore un concert au Libertad ( Leuven) puis je mets le cap vers Mexico, merci d'être venus!

 

21: 30 Alberta Cross.

Avec JP, on avait comme un pressentiment, un seul ampli,  Petter Ericson Stakee allait-il se produire sans friends?

Le Depot mentionnait pourtant  een Britse band alors que Petter Ericson Stakee, originaire d'Uppsala ne réside plus à Londres mais à Brooklyn et que le bassiste Terry Wolfers a quitté Alberta Cross depuis quelques années.

Une tournée américaine s'est achevée le 18 octobre, Louvain inaugure la partie européenne du  "Stripped Back" tour.

C'est bien tout seul que le  singer-guitarist se produira durant ce périple qui doit s'achever le 13 novembre.

Trois guitares se reposent sur le stand, un piano électrique a été installé près d'un mur, près du micro, un jeu de pédales à effets, il rapplique, l'air fatigué, jetlag sans aucun doute, et attaque d'une voix traînante le Southern/country rock ' Old Man Chicago'.

Neil Young s'impose à tous les esprits présents dans le café.

' Lucy Rider' enregistré en 2007 présente les mêmes senteurs sudistes, et comme la précédente évoque le Loner, le Band, Little Feat et autres grands noms catalogués Americana.

La troisième plage, ' You remind me'...of the fool I was once, s'avère des plus saignantes, on imagine ce que ce titre mordant pourrait donner avec l'apport des drums, bass, rhythm guitar et éventuellement Benmont Tench aux keys!

Il empoigne l'acoustique, nous signale au passage que le programme de la soirée mixe d'anciens titres et de nouvelles compositions avant de proposer ' Isolation' datant de son dernier disque,, tout simplement baptisé ' Alberta Cross'.

Desolation gets to you

The isolation from the city life

Constellations in my sleep...

Sombre et poignant!

Retour des sonorités country avec ' Get up high' qui fait penser à Jackson Browne.

D'après lui, à Louvain les gens sont fort polis pour un samedi soir, ça doit le changer des bars aux States où les musiciens, bien souvent, ne sont qu'un bruit de fond.

Retour à l'électricité pour la suivante qui selon ses dires cogne un max lorsqu'elle interprétée avec le groupe, 'Crate of Gold' ne peut effectivement pas être comparé à une berceuse!

Changement de registre, le plaintif ' Rolling thunder' est joué à l'orgue et précède un titre composé durant son époque East London, ' Low Man', se montre encore plus élégiaque que la mélodie précédente.

Un compliment à  Ricardo González au passage et  un avis, I have a couple of more, la première étant l'envoûtante ballade ' Beneath my love', le set de 55' prend fin avec le morceau de bravoure ' Heavy words'.

Après un passage backstage,  Petter réapparaît  et propose ' Steel and Glass' de John Lennon avant d'aller écluser quelques Stella!

 

photos - jp daniels concert monkey

 

Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016
Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016
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Alberta Cross + Ricardo González - Het Depot ( Foyer) - Leuven, le 22 octobre 2016
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 20:16
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016

Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016

 

Bruxelles, le 21 octobre: sommet européen, comme toujours synonyme d'embarras de circulation.

Ancienne Belgique le même jour: salle, Sophia - Club, Jenny Hval!

 

 

20:20, apparition d'une séduisante silhouette, élancée, à la coupe Twiggy, Brussels, hi, lance Olga Bell qui prend place derrière son attirail, l'OP-1 (clavier synthétiseur numérique) et autres sequencers/samplers.

Olga Balashova est née  à Moscou, a grandi à côté des phoques en Alaska avant de s'établir in the Big Apple.

Après des  études de piano classique, elle abandonne  les conservatoires pour se lancer dans l'electro,  forme le groupe Bell, prête sa voix aux Dirty Projectors et à Chairlift, puis sort des albums solo, ' Diamonite' en 2011, 'Krai' chanté en russe et le récent ' Tempo'.

D'une voix trafiquée elle propose let's go.

Pas de bol, une fausse queue, on repart avec ' Power User' , de l'electro trip hop déstructuré et orné d'une séquence de hip hop en son milieu, on a entendu citer Björk, bien sûr, mais aussi Moloko ou The Knife.

Scéniquement, la gestuelle de la fine jeune personne peut faire penser à une certaine Madonna, sans l'aspect vulgaire.

Bleeps and bloops, body-moving music et  une voix  élastique murmurant ...You're killing me... ' ,Your life is a lie' captive, Olga enchaîne sur ' Chase no face' et ' Junior' datant de 'Diamonite' .

Guys, you know the Ancienne Belgique is one of the coolest venue in the world... ouais, on a déjà entendu ce point de vue!

'Incitation' , le titletrack d'un EP de 2015, dévoile un phrasé précieux sur fond sombre, austère, une nouvelle fois les rapprochements avec Roisin Murphy jaillissent.

' ATA' , qualifié de mutant pop  par Pitchfork, pose quelques questions existentielles...Am I dead, Am I fucking useless... tandis que le sampleur mélange beats caoutchouteux et sonorités de harpe.

Etrange, assurément!

Le set prend fin avec ' Randomness', un dance track tumultueux qu'elle illustre d'un pas de danse mécanique.

 

Pause et Jenny Hval

 

21:15' , du mouvement sur scène, deux filles, arborant une tenue pour le moins  fantaisiste, une culotte noire ( on verra plus tard qu'il s'agit d'un costume de bain une pièce) ou un short bariolé, un blouson nylon ou une cape et un sac à dos, sont suivies par un gars, lui aussi recouvert d'un habit monastique.

Ce dernier prend place derrière l'imposante machinerie, flanquée à gauche sur un podium sur lequel traîne une plate-forme, Jenny, devenue blonde peroxydée, se place, en fond de scène, près du DJ deck, sa copine farfouille dans le havresac.

Le décor est planté, Bruxelles est prêt à assister non pas à un concert, mais à une performance déconcertante.

L'artiste norvégienne ( lyriciste, romancière, chanteuse, danseuse)  vient de sortir ' Blood Bitch',  a fictitious story, fed by characters and images from horror and exploitation films of the ’70s, a-t-elle confié à un magazine britannique. Sur scène, c'est Orfee Schuijt, dancer and performer based in Oslo since 2012, qui se charge de l'élément visuel, souvent provocant ou lascif.

Même scénario que pour Olga Bell, un faux départ, there's no sound coming from my microphone signale Jenny alors que le musicien avait envoyé les bandes.

On fait comme si de rien n' était et on recommence, elle récite le sensuel ' Lorna' tandis que la grande Orfee tend une banane à la petite Solange, puis quelques raisins à son voisin, passablement surpris, sans pause Jeanne d'Arc a embrayé sur le mélodieux  ' Conceptual Romance', pendant lequel la danseuse franco-norvégienne s'amuse à griffonner sur une feuille vierge d'un carnet de croquis. Françoise Dolto n'étant pas présente dans la salle on ne peut t'expliquer le sens profond des gribouillages, pointillages, sinuosités ou  arabesques, produites par la grande  folle, gentiment, elle refile le feutre à sa copine, tout aussi cintrée, qui titre l'oeuvre: Brussels!

' Untamed region' débute par de brumeuses vocalises, mademoiselle Hval continue son auto-analyse, sa copine a ramassé un recueil de nouvelles qui gisait à côté des épluchures de banane, elle prend place dans une piscine rectangulaire installée sur l'estrade.

...there's blood on the bed... murmure la voix!

Halètements, frémissements aquatiques puis soudain un moteur vrombit, ' Secret touch' est lancé ... As I write this I must pretend someone's holding my hand . Probably someone dead... tandis que Miss Hval décrit ses songes noirs d'un falsetto effrayant, Orfee effeuille des roses en éparpillant les pétales sur scène avant d'en recouvrir Jenny puis  d'en lancer nonchalamment vers les premiers rangs.

Il y a un petit côté gore dans tout ce rituel...la rose, avec sa macabre couleur sang séché évoquait le cadavre d'Andrea... !

Brussels, you can dance or do aerobics on this one, ' The great undressing', pour les adeptes de Jane Fonda, sur le laptop la salle découvre un cours de fitnesss ( filmé dans les seventies), Orfee singeant les madames gesticulant sur le moniteur.

Hilarante gymnastique!

Look, this plastic pool is like a modern kind of coffin and I'm a modern vampire, elle entame ' That battle is over' datant de l'album 'Apocalypse, girl', où a-t-on entendu ..Merry Christmas, war is over...?

Le garçon délaisse les manettes, saisit une basse, les filles prennent place dans l'horrible bassin, chaussent des lunettes glamour, singent ' La Piscine' sans Romy Schneider, 'Period Piece' s'achève sur le cri ' I don't know who I am ' qui introduit ' The Plague'

La pataugeoire est expédiée dans le public, Orfee pleure, écrase une banane, une grappe de raisins, Dali applaudit, Magritte cherche sa pipe, la piscine devient boudin, Jenny constate.. we made a mess of Brussels... et indique que 'Female Vampire' sera la dernière tirade.

Elles reprennent leur cape, entament une danse de zombie, tu te tiens sur tes gardes, pas question de quitter des yeux  la grande bringue dont les mains ont baigné dans un pot de peinture de teinte vermillon, elle est capable de tout!

La performance s'achève sur cette danse/transe démente.

Tout s'arrête, Bruxelles reprend son souffle, Jenny réapparaît, sorry, pas de rappel, plus de chansons, mais j'ai apporté des fruits, distribution de mandarines, oranges, pommes et poires!

Non, pas de scoubidous, Sacha!

 

 

 

 

Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
Jenny Hval - Olga Bell, Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 21 octobre 2016
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 08:53
Mustii au Cirque Royal, Bruxelles, le 21 octobre 2016

Mustii au Cirque Royal, Bruxelles, le 21 octobre 2016

 

MUSTII FAIT SON CIRQUE !

 

Cirque Royal 21.10.2016.

Le billet de JPROCK:

Après s’être révélé à la presse et au public en mars dernier en remplissant la Rotonde du Botanique pour la sortie de son EP « The Darkest Night, et après avoir cartonné cet été à la Madeleine et dans les festivals , Mustii nous avait donné rendez au Cirque royal ce vendredi soir.
Joli challenge alors que son premier album est seulement attendu pour février 2017.
Et pari gagné, car Mustii peut se vanter d’avoir mis le feu à un Cirque Royal certes pas sold-out mais copieusement garni d’une multitude de fans de tous âges.

Malgré un état grippal qui l’affaiblissait et terrassait littéralement son batteur présent lui aussi malgré tout, Thomas Mustin n’a pas failli à sa réputation de bête de scène, portant le show à bout de bras tel un gladiateur qui descend dans l’arène pour y jouer sa vie.

« Certains disaient qu'on allait annuler... La grippe ??? Never ! « hurle t’il dès son arrivée sur scène.

Une entrée en scène merveilleusement soignée ainsi que la conception de son show servi par des lights magnifiques.
Apparaissant au public devant un mur de lumières blanches et le visage caché par un masque noir créé par Elvis Pompilio , Mustii se lance à corps perdu dans une chorégraphie stylée digne d’une pantomime, interpellant chaque visage et pointant du doigt quelques fans anonymes.

Thomas Mustin possède ce don rare qu’ont les grands artistes, le charisme.

Il rassemble et aime les gens, et il faut voir avec quelle ferveur il descend dans la foule pour s’y promener et se rapprocher de ce public qui l’accueille avec ferveur.

Derrière l’auteur - compositeur - interprète on devine aussi l ’âme du comédien, l’artiste multi-facettes aux influences diverses mais évidentes.
On pense à Bowie époque berlinoise dont il reprend avec talent « Heroes » dans une version exceptionnelle , à Roxy Music , à l’univers étrange du réalisateur culte David Lynch, et à Oscar and the Wolf aussi pour certains éléments visuels.
Mais Mustii ne copie rien il fait du Mustii et possède sa propre personnalité avec des hits qui sont déjà devenus des classiques comme « Feed Me » et « The Golden Age » qui
font vaciller la foule.
Quelques belles ballades « dark » viennent aussi émailler le set d’environ 1h30 et permettent à chacun de profiter de la voix chaude et grave qui émane de ce jeune homme à l’apparence svelte et fragile.

« Where Do I Belong « clôture le set de belle manière dans une ambiance de folie devant une foule toute acquise à sa cause et qui l’ovationne longuement.

Un fait est certain, ce concert fut exceptionnel à plus d’un titre, et constitue une étape importante dans la jeune carrière de Mustii.
Celui qu’on surnommait jusqu’ici le petit prince de l’electro pop a, ce soir, gagné du galon et s’affiche comme « LA « star montante du moment.
Mustii peut se mettre à rêver d’un grande carrière, il possède tous les atouts pour devenir énorme internationalement.

Et quand on sait qu’il est aussi actuellement en tournage de "L'Echange des Princesses" un long métrage avec Lambert Wilson avant d’aborder bientôt un premier rôle aux côtés de Mathilde Seigner dans un film qui retrace l'affaire Patrick Dils, on se dit qu’aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années.

Un artiste surdoué à suivre assurément…

Texte et photos : JP VANDERLINDEN aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

1. Intro/21st Century Boy
2. I Would Love To Save The World
3. Did You Try
4. The Cave
5. The Darkest Night
6.The Bride
7. Witness
8.Heroes
9. People Are Running The Streets
10. The Golden Age
11.Aching
12. Road Trip In The Dark
3.Safety Zone
14. Your Own Cathedral
15. Feed Me
16. Where Do I Belong

Mustii au Cirque Royal, Bruxelles, le 21 octobre 2016
Mustii au Cirque Royal, Bruxelles, le 21 octobre 2016
Mustii au Cirque Royal, Bruxelles, le 21 octobre 2016
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 09:03
Typh Barrow au Centre culturel de Ciney le 19 octobre 2016

Typh Barrow au Centre culturel de Ciney le 19 octobre 2016

 

TYPH BARROW : Centre Culturel , Ciney (BEL) – 2016.10.19

Setlist :
01.The Whispers
02.Time.
03.The Seed.
04.Yellow Eyes.
05.Please Mam.
06.I Want You.
07.Carnival.
08.I Die.
09.Back To Black (Amy Winehouse cover)
10.Do I Care.
11.Gangsta's Paradise (Coolio cover)
12.Craving.
13.Taboo.
14.No Diggity (Backstreet / Bill Withers cover)
15.Daddy's Not Coming Back.
16. If I Ruled The World.
17.To Say Goodbye.
18.The Absence.

Une belle surprise pour cette soirée de mercredi au Centre Culturel de Ciney qui ouvrait ses portes à Typh Barrow, la nouvelle étoile montante de la scène Belge. La Bruxelloise a très vite été attirée par la musique puisqu'à l'âge de cinq ans, elle apprend le piano. A douze ans, elle écrit déjà ses premières chansons. Très influencée par la soul, le jazz et le hip-hop américain, la jeune femme sort « Your Turn » son premier single en 2012. la chanson sera un des titres les plus diffusés par les radios francophones belges.
En 2014, Typh sort deux EP, « Time » le premier contient des compositions originales, tandis que « Visions » le second, contient des reprises.
En 2016, elle part à Londres pour y enregistrer sur du vieux matériel récupéré aux célèbres Studios Abbey Road. Le premier single qui en est extrait s'appelle « The Whispers » et c'est avec ce titre qu'elle ouvre le concert. Il y a des concerts qui s'écoutent, d'autres se regardent. Mais ce soir, on fait coup double car le visuel est à la hauteur du musical. Campée sur les hauts-talons de ses cuissardes, la jolie bruxelloise à la crinière léonine captive d'emblée toute la mâle attention de
l'audience à tel point que même certains habitués de la ronflette en bord de rangée n'en perdront pas une miette. Si vous entendez des commères vous dire le contraire, ce ne sera que jalousie de leur part, croyez-moi. Gaffeuse née, notre « Obélix » comme elle se définit elle-même est un peu souffrante ce soir, mais elle n'en laissera rien paraître.
Alternant à la fois les thèmes très sombres avec des compositions aux sujets et aux tempos plus enjoués, Typh Barrow va tenir le public cinacien au creux de ses mains tout au long des 80 minutes que dureront ce concert parfois très intimiste. Certaines chansons sont chargées d'un vécu émotionnel tellement intense que la jeune chanteuse les terminera au bord des larmes. Que ce soit le temps qui passe « Time », la rupture amoureuse « I Die » (quel con celui-là ! Me soupçonne-je à penser ) ou encore la mort d'un proche « Daddy's Not Coming Back » le vécu transmis est intense. Très bel hommage à son idole, Amy Winehouse, avec la reprise piano-voix-guitare de « Back To Black » qui clôture le premier set. On réclame la participation du public pour entamer la seconde partie sous forme de « battle » avec un public « splitté » en deux groupes nommés respectivement groupe 1 et groupe 2. Chacun étant en charge de paroles qu'il doit placer au moment judicieux. Typh réussit le pari difficile de faire bouger un public d'habitude assez réservé. On est comme ça nous les sudistes, avant de nous emballer, il faut d'abord nous convaincre. Et ça marche, mes enfants. Magnifique morceau qu'est « Craving » au cours duquel chacun des musiciens aura son moment de gloire. Juste avant le rappel, nous aurons droit au titre le plus enlevé « To Say Goodbye » qui dans sa première partie lorgne du côté de Patti Smith tandis que l'intervention guitare de « Guigui » amène carrément la touche U2. Retour en scène de la belle pour le tragique « The Absence » un piano-voix aux accents déchirants qui fera partie du prochain album. J'ai même entendu une jeune fille confier à un de ses amis : « j'ai pleuré sur le dernier titre tellement c'était beau ».
Typh Barrow nous quitte sous les applaudissements nourris et chaleureux d'une salle qui affichait « sold out » et c'était mérité.

Mitch « ZoSo » Duterck

Typh Barrow au Centre culturel de Ciney le 19 octobre 2016
Typh Barrow au Centre culturel de Ciney le 19 octobre 2016
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:25
PJ Harvey - Forest National - le 19 octobre 2016

PJ Harvey - Forest National - le 19 octobre 2016

 

Le billet de JPROCK:

Hormis ses deux premiers albums dans les nineties ( « Dry » et « Rid of Me » ) je n’ai jamais été très convaincu par l’univers de PJ Harvey.
Femme caméléon , toujours là où on ne l’attend pas, elle ouvre des portes différentes que l’auditeur franchit ou pas selon ses humeurs et sa sensibilité.
Son dernier album contient néanmoins quelques titres qui m’ont interpellé et donc malgré une certaine réticence je me suis dit que la revoir en concert serait une belle opportunité.

Jusqu’ici je dois l’avoir vue sur scène trois ou quatre fois, plusieurs fois en festival où elle ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable, au Vooruit de Gand ( concert très moyen) dans les nineties, et à ses débuts sur la tournée qui a suivi la sortie de « Rid of Me » où elle m’avait scotché par sa folie.
Ce concert de Forest constitue donc ce soir un test ultime.

J’arrive devant Forest National vers 19h35, le concert étant prévu à 20h sans première partie et à mon grand étonnement c’est une foule compacte qui s’agglutine sur la rue et les trottoirs qui jouxtent Forest.
Plus de périmètre de sécurité carré constitué par les barrières nadar et les lockers habituels qui permettaient de filtrer en douceur les arrivées par plusieurs entrées différentes et donc de laisser s’agglutiner la foule devant Forest APRES avoir été fouillée, mais deux simples ouvertures séparées pour la fouille des hommes et des femmes situées environ 20 mètres devant l’entrée de la salle.
Cette configuration engendre la formation d'une masse compacte de gens qui pourrait servir facilement de cible à n’importe quel terroriste qui se mêlerait à la foule SANS avoir été fouillé au préalable bien sûr.
C’est impensable et juste honteux !
Renseignements pris auprès de la sécu et de quelques personnes bien informées il semblerait que l’ordre vienne de l’ autorité communale qui ne veut plus de l’ancienne configuration ni des lockers qui dérangent le voisinage .
On se fiche donc ouvertement de la sécurité du public au profit d’un hypothétique électorat communal qui grince des dents.
Faut il attendre qu’un drame se reproduise pour que les services de sécurité et les autorités compétentes prennent enfin leurs responsabilités en faisant preuve d' intelligence ?
C’est juste révoltant !
D’autant plus que l’inefficacité et la lenteur de ce système de filtrage surexpose le public cible pendant de très longues minutes et crée des files interminables.
C’est totalement déraisonnable et ça mérite d’être dénoncé !

Et une fois entré dans la salle, le périple n’est pas fini pour ce soir, nous allons devoir attendre quarante cinq minutes avant que Mademoiselle PJ daigne enfin se pointer sur scène.
Visiblement la ponctualité n'est pas son fort.
Je meuble donc ce temps d’attente en allant me chercher à boire et à manger lorsqu’ une hôtesse de la sécurité ( qui me connaît, par ailleurs) m’interdit l’entrée de la salle.
« Désolé Monsieur, mais l’artiste ne veut aucune boisson ni nourriture à l’intérieur de la salle, les odeurs la dérangent ! «
Du jamais vu !
J’hésite entre colère et fou rire nerveux, et conjointement avec une autre victime excédée elle aussi par les caprices de la diva nous éclatons de rire et je me dis que vu son look anorexique la demoiselle ne doit sans doute que sucer des courgettes.
Soit !
On se retrouve donc des dizaines à devoir bouffer notre pitence dans les couloirs gorgés de monde ( je vous renvoie au paragraphe sécurité) et pas loin des poubelles. Merci Mademoiselle Harvey , très rock attitude tout cà ! 

 Je vous conseille de faire aussi analyser l’air de la salle et d'éventuellement reporter le concert si le résultat ne vous convient pas.
C’est donc déjà particulièrement énervé que je prends place dans les gradins d’un Forest Club ( le balcon est fermé) pas totalement rempli.

La suite va être hélas d’un ennui incommensurable.
Entendons-nous bien, je ne parle pas de la valeur des titres en eux-mêmes , l’album « The Hope Six Demolition Project » est certainement ce qu’elle a fait de mieux depuis longtemps , mais du concert en tant que tel qui se veut glacial, prétentieux et d’un ennui mortel.
Entouré d’un band statique à souhait dans lequel on retrouve pourtant de bons musiciens comme l’inévitable John Parish, Mick Harvey ( que j’aime bien par ailleurs) et Jean Marc Butty , PJ chante mieux qu’à ses débuts mais il ne passe rien.
Aucun contact avec le public, aucun plaisir apparent d’être sur scène, rien.
Il faut attendre environ 1h de concert pour qu’elle daigne adresser un faible « thank you » à son public et présenter brièvement son band.
Où est passée cette rage d’antan ?
Où est la part réservée à l’improvisation et à la folie qui caractérisaient les concerts de ses débuts ?
Contrairement à un Nick Cave qui apporte en live une dimension supplémentaire, particulière et magique digne d’une grand messe, PJ se contente de paraître et de jouer sa diva.
A l’image sans doute de ses caprices .

Dommage.
Une chose est certaine, je ne retournerai plus la voir sur scène, je préfère de loin écouter certains de ces albums tranquillement chez moi plutôt que me déplacer pour n’avoir droit à aucune valeur ajoutée avec ce qu’elle propose sur scène durant 1h25.
PJ Harvey est devenue une artiste pour bobos branchés, un poil intellect, à mille lieu de la féline déjantée de ses débuts, talentueuse certes, mais qui se contente de paraître comme une déesse païenne qui se regarde le nombril et se perd dans les méandres de son ego.
Ses fans ont sans doute été comblés, après tout c’est le principal s'ils s'y retrouvent dans cette attitude et s'en contentent.
Moi, dorénavant, je passe mon tour.

Texte et Photos : JP VANDERLINDEN ana JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

Chain of Keys
The Ministry of Defence
The Community of Hope
The Orange Monkey
Let England Shake
The Words That Maketh Murder
The Glorious Land
Written on the Forehead
A Line in the Sand
To Talk to You
The Devil
Dollar, Dollar
The Wheel
The Ministry of Social Affairs
50ft Queenie
Down by the Water
To Bring You My Love
River Anacostia

Encore:
Highway 61 Revisited (Bob Dylan)
Guilty

PJ Harvey - Forest National - le 19 octobre 2016
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 01:41
Sie sind gestorben: Werner Lämmerhirt, Robert Edwards, Phil Chess, Edmond Harnie !

Le singer-songwriter de Adlershof ( près de Berlin),  Werner Lämmerhirt, est décédé le 14 octobre.

Influencé par le blues, Dylan, les Stones ou Donovan, il aura parcouru l'Europe avec sa guitare, en chantant en allemand et en anglais.

Sa disco compte une quinzaine de disques, on l'entend également sur des enregistrements de Hannes Wader, Davey Arthur ou Alex Campbell.

 

 Robert "Big Sonny" Edwards, original member des Intruders est mort le 15 octobre, il avait 74 ans.

Le groupe, né en1960, commence sa carrière comme doo-wop act avant d'être pris en charge par Gamble and Huff et de collectionner les hits: 'Together', 'Cowboys to Girls' ( n°1 dans les R'n'B charts) , '(Love Is Like A) Baseball Game', 'When We Get Married' ou 'I'll Always Love My Mama'.

A l'instar d'Harold Melville and the Blue Notes, les Intruders étaient considérés comme des artistes phare du Philadelphia Sound.

Plusieurs membres décèdent dans des circonstances troubles et le groupe se retire en 1985, pour revenir plus tard sans aucun membre fondateur.

 

Phil Chess, co-fondateur avec son frangin Leonard, du fameux label Chess Records est parti vers d'autres cieux le 18 octobre.

Originaire de Pologne la famille Czyż s'établit à Chicago à la fin des années 20.

Après la seconde guerre mondiale,  Phil et Leonard, devenus les frères Chess, montent un club, le Macomba Lounge, où des musiciens de jazz et de blues ont l'occasion de se produire.

Tout naturellement ils commencent à s'intéresser à la production de disques et en 1950 crée le label Chess spécialisé en blues et rhythm and blues.

Des noms?

Willie Dixon, Muddy Waters, Little Walter, Bo Diddley, Chuck Berry etc...

 

 

Le trompettiste de Halle ( Brabant) Edmond Harnie est décédé le 14 octobre, à 96 ans.

Durant sa longue carrière, il a collaboré avec les orchestres de Fud Candrix, Eddie Warner ( à l'époque Lalo Schiffrin tenait le piano), Kurt Edelhagen, Werner Müller, Francis Bay,  le  Kenny Clarke–Francy Boland Big Band ou le BRT  Jazzorkest formé par Etienne Verschueren.

On l'entend e.a. sur des enregistrements de Sadi,  Etienne Verschueren, Jack Van Poll ou du Belgian Big Band...

La superbe Caterina Valente a également eu recours aux services du trompettiste de Halle.

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 16:54
Phil Campbell and The Bastard Sons (UK) + Speedozer au Magasin 4, Bruxelles, le 18 octobre 2016

Phil Campbell and The Bastard Sons (UK) + Speedozer au Magasin 4, Bruxelles, le 18 octobre 2016

 

En début de soirée, un avis...Les préventes sont clôturées. Le concert n'est pas complet mais venez tôt car cela pourrait être complet durant la soirée. Portes à 19h.

 

Les attentes étaient grandes pour ce premier concert en terres belges du Gallois  Philip Anthony Campbell, Phil ' Wizzö' Campbell pour le commun des mortels, guitariste de Motörhead de 1984 à 2015.

Motörhead , le nom est lancé et aura suffi à quasi remplir l'entrepôt qui risque bien de ne plus abriter le Magasin 4, les rockers t'adorent Mayeur!

Après le gig, les avis étaient mitigés, t'avais les conciliants qui estimaient que ce fut un bon petit concert de hard sans prétention, t'avais les déçus qui ne mâchaient pas leurs mots, une cavalière bruxelloise dont le franc- parler n'est pas qu'une légende:

"C'est bon qu'il y avait une über bonne ambiance, beaucoup de copains et de pötines, que la bière était excellente parce que le concert en lui même ... Pffff je l'attendais tellement ...

Musicalement, ça tient la route, c'est pas ça, mais la voix ...

Pas de présence, pas de coffre, pas de souffle, pas d'énergie ....

Ca manque de cojones et de passion tout ça!

Comme me l'a dit Jeff: " c'est le risque des concerts à 10 euros" ... J'en ai vu des mieux pour moins que ça voir gratuits

Voilà ...

Je pense à Lemmy ... Quel gâchis ...

G'day Fölks"

C'est tout?

 J'ajoute:

"Mon moment le plus rock'n'roll de la soirée a été de papoter musique, concerts et souvenirs avec les gars de Speedözer!

Ces gars sont über töp!"

 

Ils sont top because le umlaut sans doute, car ces adeptes du  what you see is what you get ne nous ont impressionnés que par la quantité de titres qu'ils ont réussi à égrener en 35', à part ça, ce fut the sound and the fury but le sound était inaudible.

Des plaisantins, quoi! 

Speedözer=  Nico Cops, pas la peine d'ajouter are coming,  Bart Baele ( actif au sein des Spectors) et  Kevin Claessen, on leur connaît un LP et un split avec The Go Hards.

Un brin d'étymologie, tu as speed, qui ne signifie pas lent, et dozer, la moitié de bulldozer, tu bricoles un peu et t'obtiens Speedozer et là tout est dit, 22 morceaux alignés en 35', de temps en temps une pause de dix secondes pour lubrifier la machine ou rafistoler une pièce déficiente, un chant ( ????)  partagé par le batteur et la guitare et sinon une reproduction vitesse v v prime de Peter Pan Speedrock.

I'm a rocker, I'm a roller gueule le mec derrière ses caisses pour entamer le gig ( 'Dead Rock'), t'as ri et mouillé tes Adidas, résultat ce con affiche un doigt d'honneur puis tend sa chope dans notre direction.

Niveau décibels, la machine a explosé après 195.

Après ce morceau de 44", ils en enfilent dix autres, le bouledozére, acheté d'occasion, n'est pas muni de freins et dévale la pente, pas trop savonneuse, à une vitesse vertigineuse en écrasant Amour au passage, Amour c'était le matou puant de madame Vandesande.

Bart réclame een bier, t'as pas l'intention de lui refiler ta Jupiler car  après avoir bu une gorgée de son petit gobelet il l'a envoyé valser, encore plein, vers le bassiste.

Non au gaspi!

' Fire in my head', s'exprime le plus dangereux, effectivement de la fumée sort de ses oreilles, les pompiers étaient au bal, comme toujours quand a besoin de leurs services, le drôle a proféré ' Fuck off 'n die'

Il aime bien la sonorité du mot fuck car 4'22" plus tard il braille 'I wanna fuck' , on lui a suggéré que la rue d'Aarschot se trouvait à 10'.

Huit torpilles plus tard, ils s'en vont comme ils étaient venus.

Tu dis JP?

C'est beau le silence!

 

Phil Campbell and The Bastard Sons

Au départ Phil, après le décès de Lemmy, fonde le  Phil Campbell's All Starr Band avec lequel il se produit notamment au Wacken Open Air, quelques mois plus tard l'outfit change d'identité pour se produire sous l'étiquette Phil Campbell and The Bastard Sons.

On ne sait pas si  Todd, Dane et Tyla, ses rejetons, sont des bâtards mais ce sont eux qui accompagnent papa sur scène, les vocals étant assurés par Neil Starr ( ex Attack! Attack!).

Ils ont sorti un EP 5 titres et sur scène plongent allègrement dans le répertoire de Motörhead et y ajoutent quelques reprises des bands que Phil tient en estime.

' Big Mouth' ouvre le EP et le concert, old skool hard rock à servir saignant, ils enchaînent sur ' Deaf Forever' de Motörhead, sommes d'ailleurs surpris de ne pas être sourds après la délicate prestation du support.

Les fans du démoniaque  heavy metal band londonien sont aux anges, Phil n'a rien perdu de ses qualités, les fistons assurent, Neil, sans génie, fait son boulot.

' Nothing up my sleeve' voit un premier mosh pit se former, étant frontstage t'avais rien remarqué, quand un dégarni, partiellement édenté, bousculé, termine sa course dans ton dos, là haut Neil glapit Watch out, Watch out... trop tard, fieu, le mal est fait, ma chope m'a échappé des mains.

Après ' Spiders', un extrait à huit pattes de l'EP, ils reviennent au répertoire de Lemmy and co avec le fameux 'R A M O N E S', suivi par ' Orgasmatrosm'

Un ravitaillement et un endroit moins infesté s'imposent, tu prends place près du mur, sur une planche surélevée, chouette plan.

 Troisième nouveauté, 'Take aim' puis Dane tabasse une cowbell pour entamer ' Sharp dressed man' des  vachers barbus Z Z Top.

Efficace, même si légèrement téléphoné.

Sur scène ils semblent s'amuser, le gros du public en fait autant,  le véhément ' Born to raise hell' met le feu, normal, un roadie pousse la gueulante dans le même micro que Todd.

Morceau achevé Phil tend le majeur vers le public, ça doit être la marque de fabrique de la maison Campbell qui ne veut pas entendre parler d' Andy Warhol.

One of my favourite numbers of my favourite band, voici le bluesy  ' Sweet Leaf' du Black Sabbath.

You probably all know the next one, ' Ace of Spades', naturellement!

Une farandole démarre, un crowdsurfer pas vacciné aboutit sur scène, s'essaye au chant, il avait les mauvais atouts, il est remballé.

On passe à table, 'Eat the rich' et après le petit rot d'usage on se tape un Hawkwind ' Silver Machine'.

Salut Bruxelles, c'était sympa, euh, if you want more make some noise.

Un bruissement se fait entendre, les enfants naturels se repointent pour un quadruple rappel , le nerveux ' Going to Brazil', 'Rock out' et son intro roulement de tambour, une version molle  de 'Heroes' de David Bowie, dont on se serait bien passée, et, enfin, un 'Killed by death' bien senti.

 

photos - jp daniels concert monkey

 

 

 

Phil Campbell and The Bastard Sons (UK) + Speedozer au Magasin 4, Bruxelles, le 18 octobre 2016
Phil Campbell and The Bastard Sons (UK) + Speedozer au Magasin 4, Bruxelles, le 18 octobre 2016
Phil Campbell and The Bastard Sons (UK) + Speedozer au Magasin 4, Bruxelles, le 18 octobre 2016
Phil Campbell and The Bastard Sons (UK) + Speedozer au Magasin 4, Bruxelles, le 18 octobre 2016
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 11:20
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016

'The Last Night of the Electrics' Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016

 

LAURENCE JONES / STATUS QUO - 013 Poppodium - Tilburg (NED) - 2016.10.17

Set list:
01. Caroline.
02. The Wanderer.
03. Something .bout You Baby I Like.
04. Rain.
05. Softer Ride.
06. Beginning Of The End.
07. Hold You Back.
08. What You're Proposing / Down The Dustpipe / Wildside Of Life / Railroad / Again and Again.
09. Paper Plane.
10. The Oriental.
12. Creeping Up On You.
13. Gerdundula.
14. In TheArmy Now.
15. Drums Solo (The Caveman).
16. Roll Over Lay Down.
17. Down Down.
18. Whatever You Want.
19. Rockin' All Over The World.
19. Burning Bridges (On And Off And Off Again).
20. Rock'n'Roll Music / Bye Bye Johnny.
Line up :
Francis ROSSI : Lead Guitar - Lead Vocals.
Andrew BROWN : Keyboards, Rhythm Guitar, Harmonica - Backing Vocals
John "Rhino" EDWARDS : Bass Guitar, Rhythm Guitar, Lead and Backing Vocals
Leon CAVE : Drums - Percussion.
Richie MALONE : Rhythm Guitar - Backing Vocals.

Double affiche en ce lundi chez nos voisins du Nord, habitants des terres bataves. C'est dans une salle rénovée il y a quelques années que nous sommes conviés à communier, car un concert de Status Quo, c'est comme une messe, on se réunit et on communie. Sauf qu'ici on n'embrasse pas ses voisins et voisines en témoignage d'amitié. Non, ici, on chante et on saute. Je vais sans doute me répéter mais la musique de Status Quo, c'est comme celle de John Fogerty, elle devrait être intégralement remboursée par la mutuelle ou prise en charge par l'État, mais comme anti-dépresseurs on ne fait pas mieux. Si après trois mesures tu ne t'agites encore pas, tu n'as plus qu'une solution : demander la nationalité de poisson
rouge et aller tourner dans un bocal jusqu'à la fin de tes jours. Tu es irrécupérable! Je sais bien que depuis l'accident cardiaque survenu à Rick Parfitt lors d'un concert à l'expo Antalya le 15 juin dernier, Francis Rossi est le seul membre restant d'avant le split qui a suivi le Live Aid de 1985 mais je me vois forcé de dire aux détracteurs que tant qu'il sera sur scène, le Quo vivra car il en est l'âme et le fondement. Il tient la baraque à hits (oui avec deux fricandelles svp) à lui tout seul du haut de ses 67 ans. Le sud Londonien à toujours cet humour particulier qui le caractérise et pour mettre l'ambiance il n'est pas à la traîne. Ça ne sert à rien que je vous fasse une apologie de la set list car chaque titre qui à lui seul est déjà toute une histoire. Status Quo c'est une machine à hits et même si ça fait des années que le groupe ne nous a plus gratifiés d'un album à la hauteur de ceux produits par le line up Coghlan, Lancaster, Parfitt, Rossi, la légende se perpétue sur scène, le public vient pour écouter ces moments de gloire intemporels gravés à jamais dans le patrimoine Universel de la musique, sorte d 'UNESCO de la chanson indémodable.
Une soirée fantastique avec en ouverture Laurence Jones, compatriote de William Shakespeare, l'homme de Stratford Upon Avon se produit en trio devant un public qui ne le connaît que peu ou pas à en juger les réactions après les deux premiers morceaux. Pourtant en quarante minutes, le virtuose de la Fender va conquérir un public batave un peu amorphe, perdu dans ses discussions gutturales et raclantes qui font toujours penser à un éternuement imminent voire une à expectoration brutale, si affinités. Entouré de l'immense Roger Innis à la basse et de Phil Wilson à la batterie, le souriant Britannique va mettre le public dans sa poche avec des titres comme "Take Me High" extrait de son nouvel album ou encore avec le fabuleux cover de "All Along The Watchtower" reprise de Robert Zimmerman, le tout nouveau prix Nobel de littérature qui continue a faire comme si il ne le savait pas. Titre au cours duquel il revisite "Miss You" des Rolling Stones et "Stairway to Heaven" de Led Zeppelin, n'en déplaise à certains déboutés en justice...for All.
En conclusion, une très agréable soirée d'automne qui nous ramène à Ciney sur le coup de 00.33 du matin, c'est même plus tôt que lorsqu'on revient d'Anvers. Merci à mon Philou Daffe, pilote enrhumé et GPS man moderne, pour cette agréable soirée, on remet ça la semaine prochaine avec...Jeff Beck.

Mitch "ZoSo" Duterck

The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
The Last Night of the Electrics Status Quo + Laurence Jones - Poppodium Tilburg, le 17 octobre 2016
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 20:09
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.

Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.

 

Pendant 10 jours le Festival FrancoFaune  a investi bon nombre de salles bruxelloises afin de faire découvrir "une chanson francophone vivace et inventive", l'événement prenait fin le 16 octobre avec des concerts à la Maison de la Création ( Laeken) et un double bill québecois, Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier,  au Botanique !

 

En ouverture, Salomé Roux-Leclerc, n'ayant ni les taches de rousseur, ni la toison de Poil de Carotte, Salomé, aucun lien de parenté avec Hérodiade, donc tu oublies les sept voiles, qui a perdu Roux en chemin pour garder Leclerc, se présente accompagnée par un batteur, qui ne semblait pas être José Major et le claviériste ( synthé) /bassiste, Philippe Brault.

La veille, le trio se produisait à  Yverdon-Les Bains dans le Vaud, Salomé  risque de se souvenir longtemps du  déplacement vers Bruxelles, sur les réseaux sociaux elle publie juste avant le gig...après 5 trains, 1 taxi et plusieurs gouttes de sueur (de stress et de course), on est là pis on va tout donner. C'est le dernier spectacle de la tournée!! Ce soir 20h00 en première partie de Louis-Jean Cormier, Yeah!

 Tout donner n'était pas un euphémisme: fougue, détermination, esprit rock, poésie, émotions étaient au rendez-vous.

Un show, forcément bien rôdé, il est sur la route depuis deux ans, qui aura embrasé l'hémicycle bruxellois.

Après une longue intro, 'Caméléon' un titre issu de l'album ' Sous les arbres' de 2011 est sur les rails.

Le jeu de guitare flamboyant de la séduisante canadienne, sa présence scénique magnétique, ses sourires,  combinés avec le professionnalisme des musiciens impressionnent d'emblée.

Philippe à la basse pour ' Arlon', ville où jadis Salomé a donné le concert initial  de sa première tournée européenne, un titre qui secoue sérieusement, le levier vibrato de la guitare est exploité habilement, le timbre rocailleux de mademoiselle Leclerc et l'esprit du morceau évoquent Shannon Wright, il y a pire comme rapprochement.

' Tourne encore' démarre en forme de ballade  avant de virer rock percutant, le morceau précède ' L'icône du naufrage' un slow lancinant extrait de '27 fois l'aurore'.

Sensibilité, justesse de ton, arrangements subtils... un superbe titre!

Sur le même album,  ' En dedans' et son registre lyrique interpelle les amateurs de  chansons à texte et c'est en reprenant ' 20 ans' de Léo Ferré qu'elle nous refile une claque magistrale.

Une version coup de poing qui laisse Bruxelles sans voix avant une longue séance d'applaudissements.

Basse et batterie en éclaireurs pour 'Le bon moment' au groove mordant.

' Partir ensemble' est joué solo, sans artifices, juste quelques lignes d'harmonica, histoire de varier les plaisirs.

Après le mélodieux ' Vers le Sud' , l'artiste présente ses complices, on sait c'est honteux de ne pas avoir saisi le nom du drummer, il se prénomme sans doute Pat, sinon tu questionnes Salomé, elle a refilé son n° ( 418 641-6285 ) .

Le set prend fin, quoi de plus normal, avec la plage ' Attendre la fin' qui, après une amorce electro, bouscule allègrement.

Oui, Marie?

"J'ai adoré... Quelle élégance et simplicité, quels beaux textes, et arrangements intéressants, quelle artiste...".

A première vue tu n'es pas la seule!

 

Quelque part t'as lu ce qui suit...Louis-Jean Cormier : l’alternative québécoise à Céline Dion sort son second album.

T'as pas trop compris mais en survolant l'article tu apprends que Louis-Jean, ex - Karkwa, a sorti 'Les grandes artères' le même jour que celle qui a inspiré à contretemps une belle chanson à Hugues Aufray.

Tu dis?

Pas la même Céline!

Merci, Louis-Ferdinand!

Donc,  Louis-Jean Cormier, originaire de Sept-Îles, taux de chômage 6,7%, enregistre et vend des disques, accessoirement des T-shirts, femmes, hommes, unisexes, il existe un format berger allemand sur commande, et tourne aux quatre coins de la francophonie pour promouvoir ses articles.

Une formule classique à La Rotonde, basse/drums/lead guitare, une acoustique pour le beau barbu!

Les copains déclinent leur identité:  Simon Pedneault guitares, Marc-André Larocque batterie, Guillaume Chartrain basse.

Dos au public, L J décide d'entamer le voyage par ' L'ascenseur' , la machine n'est pas défectueuse et elle ne ne va pas nous conduire vers l'échafaud.

Sur fond americana, le Québec nous fait rêver à la manière d'un Jean- Louis ( t'as remarqué le même prénom, à l'envers) Murat.

Il est cool, Louis-Jean solo, pas de pression dit-il, juste à l'instant où tu comptais tes sous pour t'en offrir une, amuse-toi, Bruxelles et écoute 'Si tu reviens', un nouveau folk rock entraînant.

Voix caressante, fond sonore joyeux, la Rotonde se dandine.

Il embraye sur le rock psyché poétique ' St-Michel' , ébauche quelques rodomontades à la Cyrano puis propose ' Tête première' , tout aussi fignolé.

Le fond bluesy de ' Faire semblant' vire groove et c'est à Charlelie Couture que tu penses.

Travail remarquable de Simon en background.

Sur l'album, ' Traverser les travaux'  est décoré d'un banjo country, le traitement sur scène est plus rugueux en présentant quelques relents shoegaze bien sentis.

Retour dans le passé avec ' Bull's eye' un titre datant de 2012, album ' Le treizième étage'.

Sur scène, ça bouge,  L J entame quelques duels fougueux avec ses sparring-partners à la plus grande joie du public auquel il s'adresse en ces termes, Bruxelles, t'es toujours là?

Non pas las, là!

Tu sais, tu quittes Paris pour Bruxelles et ça détend, je suis zen!

Tu parles, il était pas brillant ' Le jour où elle m'a dit je pars' , une  ballade lumineuse. 

On a envie de jouer 'Vol plané' un titre qui n'est pas toujours inclus sur notre setlist et qui finit de manière homérique.

Voici la chanson fédératrice de l'album ' Le treizième étage', la Belgique, on écoute et on chantonne le refrain sans massacrer le titre ' Tout le monde en même temps', c'est clair?

Oui, Julien!

' La fanfare' est la petite soeur, née trois ans plus tard, de la précédente, j'en profite pour vous présenter mes compagnons, prenez note, Guillaume est le seul bassiste capable de jouer une note à la fois.

Il est près de 22:30', nous nous sommes divertis, à bientôt, Bruxelles!


Retour au pas de course, d'accord pour les bis mais en vitesse, pas question de rater l'after, voici l'héroïque  ' Un refrain trop long' et je tiens à terminer en reprenant un héros national, Félix Leclerc et sa chanson qui sent bon le pays, ' Le tour de l'île'.

D'une beauté intemporelle!

 

Vive Montréal ! Vive le Québec !Vive le Québec libre !Vive le Canada français ! et vive la France!

PS: et vive  Manneken Pis!

 

photos - jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
Salomé Leclerc - Louis-Jean Cormier à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 16 octobre 2016.
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 12:39
Décès de Thierry Steuve, alias Thierry Steady Go!

Consternation dans le petit monde rock bruxellois, Thierry Steuve, plus connu sous le pseudonyme Thierry Steady Go, est décédé, victime d'une crise cardiaque, durant le week-end.

Il avait 52 ans!

Il y a quelques années le Bonnefooi qui l'avait invité pour une Stop and Listen party le décrivait ainsi: 

Thierry Steady Go!, connoisseur of all things 60’s soul funk and an R’n'B fan, Thierry Steuve is the man for the press at one of Belgiums most interesting record labels : Crammed Discs. His deeply rooted knowledge of music is nothing less than a warranty of quality for the personal and exceptional selection he will bring to his Stop and Listen evening .

 

Depuis il avait quitté Crammed Discs mais ce James Bond liefhebber  continuait à jouer au deejay, soit sous l'intitulé DJ DynOmite, soit sous le label Thierry Steady Go,( une collection de disques exceptionnelle), lors de Dyn-O-mite  ou autres parties.

Son calendrier prévoyait sa présence à Louvain pour la film première consacrée à Sharon Jones, Thierry était un grand fan du label Daptones et avait assuré plusieurs avant-programmes ou after-parties pour les artistes de la firme ( Charles Bradley e.a.)., too bad, le sort en a décidé autrement!

 

Un ami est parti sans nous dire au revoir, aujourd'hui  on va passer les disques de Paul Weller ou de Miles Kane en pensant à lui et à Sandra qui a partagé une bonne partie de sa vie et de ses passions.

Pour toi, Thierry!

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