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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 09:18
Les Nuits Botanique - Vanessa Carlton, Noémie Wolfs, Lola Marsh - Chapiteau ( Botanique) - Bruxelles, le 15 mai 2016

Les Nuits Botanique - Vanessa Carlton, Noémie Wolfs, Lola Marsh - Chapiteau ( Botanique) - Bruxelles, le 15 mai 2016

Soirée placée sous le signe du charme au Bota, en ce 15 mai garde ton gilet, il fait frais!

Changement d'horaire de dernière minute, la tête d'affiche supposée, Vanessa Carlton, ne finira pas le concert, elle a décidé d'exécuter son récital à 20:30, sans photographes dans la fosse, bitte!

JP et Dominique n'ont pas ri!

La vêprée débute par ce qui pour bon nombre risque d'être une révélation, from Tel Aviv: Lola Marsh!

Le duo Gil Landau ( guitar, backings) et la merveilleuse Yael Shoshana Cohen ( chant, sourires, ukulele, claviers, guitare) a formé le groupe en 2013.

Ils ont sorti un EP en 2015 et pour leur premier passage in surrealistic Belgium, où un maton sur trois est en congé de maladie, ils sont accompagnés par Dekel Dvir à la batterie, Rami 'Bridge' Osservaser à la guitare et/ou claviers et Mati Gilad à la basse.

Ces inconnus au bataillon ont fait tellement fort qu'ils viennent de dénicher 350 nouveaux fans!

Le groupe se pointe, Yael, vêtue d'une cape empruntée à Frère Tuck, suit les garçons, elle prend place face à toi, boum, un flash, Penélope Cruz.. tu l'aimes déjà!

' Stranger to my heart' ouvre, le timbre de la belle te rappelle Tiny Tim, tu sais le gars qui fredonnait 'Tiptoe Through The Tulips' en 1968, ce folk pop décoré d'un charmant sifflement séduit d'emblée.

'Waitress' confirme la première impression, ce groupe va cartonner.

Un ukulele et une nouvelle séquence de stridulations frémissantes, voilà 'Wishing girl' que tu classes aux côtés des meilleurs Moriarty.

Brussels, we need your help, clap your hands and follow the rhythm, voici 'You're mine', une plage du EP reprise en singalong, elle est suivie par le premier single, 'Sirens', présentant un superbe fond surf.

Leur 'She's a rainbow', tout frais pondu, n'a rien à voir avec le titre psychédélique des Stones, mais cet arc-en-ciel diapré a fasciné l'assistance.

'Roses' is a new song, ce morceau narre la raison qui m'a poussée à devenir chanteuse, j'avais quatre ans, je lavais la bagnole de papa, maman était au jardin and I remember roses in the garden... Jolie ballade!

En duo with this guy next to me, c'est l'heure d'allumer les chandelles pour une berceuse folk, this old one is called 'In good times' .

Le set, brillant, prend fin sur une note gospel avec un morceau qui pourrait s'intituler 'Home'.

Lola Marsh, un nom à retenir, une carrière à la Lilly Wood and the Prick s'annonce!

Vanessa Carlton

A 35 ans, Lady Carlton n'est plus la jeune dame qui avait secoué les charts avec ' A thousand miles' en 2002, elle a d'ailleurs refusé de jouer le titre malgré les nombreux cris le réclamant.

L'élégante pianiste a épousé John McCauley de Deer Tick et a donné naissance à Sid the kid en 2015.

Sa perception de la vie a changé depuis!

Ce soir, le récital sera axé sur le dernier album, intitulé 'Liberman', du nom de son grand-père, designer et peintre.

En principe lors des shows une de ses toiles, de 1963, représentant trois jeunes dames dénudées est projetée sur un fond blanc, une prouesse impossible à réaliser dans le chapiteau.

Ils sont deux à se partager le podium, Vanessa au piano, un verre de Chablis à ses pieds, et le talentueux Skye Steele au violon, à l'acoustique et au programming.

Si bon nombre de fans de la première heure ont été déçu de ne pas entendre les hits d'il y a une décennie, il faut reconnaître que l'intégrité artistique de la madame est digne d'admiration.

La tracklist suit l'ordre de l'album, 'Take it easy' ouvre et donne le ton, du piano pop réfléchi et majestueux, porté par la magnifique voix de la trentenaire.

'Willows' is about where I come from, Pennsylvania, la cascade de notes suit le rythme du cours d'eau près duquel se dressent les saules.

Je suis heureuse de revoir Bruxelles après 13 ans d'absence, ' House of Seven Swords' a été écrit avant la naissance de notre fille.

La plage s'approche de l'univers de Sarah McLaghan ou de celui de Tori Amos, d'autres adeptes du piano pop à la sauce féminine.

' Operator' is about older women's bad influence, l'inspiré ' Blue pool' lui succède, Skye met quelques broderies de guitare en boucle avant de reprendre son violon. C'est beau et tellement lisse que tu peux voir ton image à la surface de l'eau.

Le titre qui brise les coeurs se nomme 'Nothing where something used to be' et il faut que je souligne le rôle prépondérant de mon ami Skye, que je connais depuis 2007, dans ce projet, sans lui rien n'eût été possible.

'Unlock the lock' est dénué de loops, je voulais enregistrer un titre simple, la suivante,' River', est la berceuse que je chante à ma fille avant le dodo.

Elle s'éloigne de ' Liberman' le temps d'un morceau, 'Carousel' date de l'album 'Rabbits on the run', un disque qui marquait la fin de sa collaboration avec les majors.

Retour au cinquième disque avec 'Matter of time' dont les arrangements ont été confectionnés à la guitare par son mari, un copain des Eagles of Death Metal, elle comprend donc fort bien la présence de militaires armés à l'entrée du complexe, mais avant de proposer le dramatique 'Marching line', dédié aux victimes des attentats, elle termine la lecture de 'Liberman' avec 'Ascension'.

Fin d'un set sans concessions!

Noémie Wolfs

Mars 2015: Dear fans, in mutual agreement Hooverphonic and Noémie Wolfs have decided to end their collaboration...la nouvelle fait l'effet d'une bombe dans le petit monde musical belge.

Quelques mois plus tard, Noémie Maria Alexis G. Wolfs signe un contrat avec Universal et en avril 2016, un premier album, 'Hunt You', est dans les bacs, la release party aura lieu au Depot ( Leuven).

Ce soir, c'est Bruxelles qui découvre la nouvelle Noémie, entourée d'un band, non présenté, mais on suppose que Simon Casier ( Balthazar, Dougles Firs) tenait la basse, les batteur, claviers et guitare étaient tous excellents.

Une petite musique enfantine émane des coulisses, le groupe apparaît, attaque une intro aérienne, puis Noémie, vêtue d'une longue robe aristocratique, se dirige vers le micro pour interpréter l'hypnotique 'The night'.

Goosebumps, babe!

En français, un beau sourire: merci, beaucoup, bonsoir tout le monde, voici 'Sleeper'.

Forcément tu risques de penser à Hooverphonic, normal, la voix caractéristique de la belle enfant était un des traits essentiels des derniers albums du groupe d'Alex Callier et de Raymond Geerts.

'Lost in love' et ses relents de James Bond theme voit ta jolie voisine entamer un petit pas de danse discret.

Noémie doit l'avoir remarquée: Bruxelles, on va s'amuser ce soir!

La promesse sera tenue, elle enchaîne sur 'Maybe', een rustig nummer, suivi parle superbe 'Trying too hard' pendant lequel elle manie l'autoharp.

La suivante, 'Wounded', baigne dans un univers Portishead quintessencié.

D'impressionnants effets laser précèdent 'Hunt you', a spooky track qui envoûte.

L'épatante plage suivante ne se trouve pas sur l'album, le titre n'a pas été annoncé, par contre ce fut le cas pour le radiohit 'Burning' que pas mal de monde attendait.

C'est notre dernière, et oui, nous n'avons qu'un album, ' All you ever wanted' sonne comme du Burt Bacharach chanté par Lana Del Rey.

Elle salue pour se glisser, suivie par la troupe, derrière les rideaux cachant les coulisses.

Il y a 10 plages sur l'album, ' My mountain' était réservé pour le rappel.

Noémie est prête pour les festivals d'été, elle sera e.a. au Suikerrock et aux Ardentes!

photos: jp daniels/dominique parein/ michel ( concert monkey)


Les Nuits Botanique - Vanessa Carlton, Noémie Wolfs, Lola Marsh - Chapiteau ( Botanique) - Bruxelles, le 15 mai 2016
Les Nuits Botanique - Vanessa Carlton, Noémie Wolfs, Lola Marsh - Chapiteau ( Botanique) - Bruxelles, le 15 mai 2016
Les Nuits Botanique - Vanessa Carlton, Noémie Wolfs, Lola Marsh - Chapiteau ( Botanique) - Bruxelles, le 15 mai 2016
Les Nuits Botanique - Vanessa Carlton, Noémie Wolfs, Lola Marsh - Chapiteau ( Botanique) - Bruxelles, le 15 mai 2016
Les Nuits Botanique - Vanessa Carlton, Noémie Wolfs, Lola Marsh - Chapiteau ( Botanique) - Bruxelles, le 15 mai 2016
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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 07:17
Rod Stewart - Antwerps Sportpaleis- le 15 mai 2016

Rod Stewart - Antwerps Sportpaleis- le 15 mai 2016

Le billet de JPROCK :

Ce dimanche 15 mai 2016, Roderick David Stewart mieux connu sous le nom de Rod Stewart déposait ses valises au Sportpaleis d’Anvers.
Et le moins qu’on puisse dire c’est que lorsque l’homme part en tournée ses bagages sont conséquents !
En effet Rod a mis les petits plats dans les grands pour nous offrir un show réglé dans les moindres détails et au visuel magnifique.
Il est 19h30 lorsque cachée par un rideau à damier noir et blanc la scène se dévoile, éclairée majestueusement par un lightshow d’une grande beauté.
Chez Rod tout est classieux à l’image de son personnage de rocker séducteur qui à 71 balais en paraît certainement dix de moins.
Vocalement, rien à dire, la voix est toujours là ,puissante et claire avec ce côté rocailleux immédiatement identifiable.
Quant au show, il se décline en deux parties.
La première démarre avec le thème de Bonanza ( vous vous rappelez les anciens ? ) puis Rod entouré d’un band super efficace et de jolies choristes (on ne se refait pas, Rod reste Rod ! ) démarre avec « Having a party « et lance le show .
Dès les premières notes on constate que le son est excellent, sans doute un des meilleurs sons que j'ai entendu au Sportpaleis depuis longtemps, ce qui me permet d’enlever mes bouchons de protection et de profiter au maximum.
« Tonight’s the Night « fait vibrer le public, « You Wear it Well « enfonce le clou et après une heure de spectacle c’est « Stay with Me « seul titre des Faces joué ce soir ( on aurait aimé en entendre plus…) qui clôture cette première partie en beauté alors que Rod balance sans faillir à la tradition ses premiers ballons de foot dans la foule.
On connaît tous son amour du football et plus particulièrement son attachement au Celtic de Glasgow qui devrait sans doute cette année remporter un nouveau titre de champion d’Ecosse.

« On va faire 10 minutes de break, pas plus… « annonce Rod, « …juste le temps de boire un coup, d’aller pisser, ou de rentrer chez vous ! «
L’homme au sourire espiègle ne se départ pas de son légendaire humour.

Et en effet 10 minutes plus tard il est de retour sur scène pour un deuxième set qui durcit le ton et démarre avec « Rollin’ and Tumblin’ « et « Maggie May « .
Le Britannique d’origine écossaise nous propose ensuite un petit moment en acoustique avec « The First Cut is the Deepest » emprunté à Cat Stevens, « I Don’t Want to talk about It « de Crazy Horse et le formidable « You’re in My Heart » repris en coeur par la salle.
Souvent dans les arrangements on perçoit cette touche de folk écossais qui rappelle subtilement ses origines.
Le band repart en électrique et la dernière ligne droite est sans bavure avec « Baby Jane « , « Young Hearts Run Free » , « Rhythm of my Heart », « Hot Legs « et l’incontournable « Sailing» qui m’évoque un concert des Sutherland Brothers à l’AB dans la deuxième partie des 70’s; concert durant lequel « Sailing » avait été sifflé par le public qui visiblement n’appréciait pas d’entendre le méga hit de Rod Stewart interprété par un autre band.
Seul petit détail d'importance ignoré par une majorité du public c’est qu’il s’agissait des auteurs du titre rendu célèbre par le natif de Londres ! Shocking isn't it ?
Sur les dernières notes de « Sailing » le rideau à damier tombe une première fois et le public exige un rappel .
Rod revient pour un dernier titre rock et sensuel avec « Da Ya Think I’l sexy ? « avant que le rideau ne se déroule à nouveau mais cette fois de manière définitive.

Rod « the Mod « reste un très grand Monsieur de l’histoire du rock doté d’une voix sublime dont on ne se lasse pas, et si ses show aujourd’hui laissent peu de place à l’improvisation on ne peut s’empêcher de jouir de chaque moment en compagnie de celui qui fut l’incroyable vocaliste que l’on sait au sein du Jeff Beck Group et des Faces et de s'incliner devant une telle flopée de hits.
Thanks Mister Stewart, see you next time !

Setlist:
* Champions League Anthem Play
* Theme From Bonanza
* Soul Finger (The Bar-Kays cover) played by the band.

* Set 1
* Having a Party (Sam Cooke cover)
* Some Guys Have All the Luck
* Please
* Tonight's the Night
* Love Is
* Angel (Jimi Hendrix cover)
* You Wear It Well
* Can't Stop Me Now
* Forever Young
* Downtown Train (Tom Waits cover)
* Stay With Me (Faces song)

* Set 2
* Rollin' and Tumblin'
* Maggie May
* Acoustic
* The First Cut Is the Deepest
* I Don't Want to Talk About It (
* You're in My Heart *
* Baby Jane
* Young Hearts Run Free
* Rhythm of My Heart
* Hot Legs
* Sailing (Sutherland Brothers cover)

* Encore:
* Da Ya Think I'm Sexy?

Rod Stewart - Antwerps Sportpaleis- le 15 mai 2016
Rod Stewart - Antwerps Sportpaleis- le 15 mai 2016
Rod Stewart - Antwerps Sportpaleis- le 15 mai 2016
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 18:51
Les Nuits Botanique - The Jacques, Beverly à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2016

Les Nuits Botanique - The Jacques, Beverly à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2016

La Gay Pride n'est plus, vive la Belgian Pride et ses embarras de circulation accentués par le piétonnier du tsar Yvan.

Ne pas s'énerver, on y arrivera, au Bota!

Pas foule, ce soir, d'ailleurs!

Avec JP on est les premiers à pénétrer dans une Rotonde qui attendait Beverly à 20:30'.

Beverly, les Princes de l'amour?

Non, Beverly, le castor leest een boek, connard!

Beverly nous vient de Brooklyn, le groupe est né en 2013, le noyau dur était constitué, à l'époque, de Drew Citron ( Avan Lava) et Frankie Rose ( Crystal Stilts, Vivian Girls, Dum Dum Girls).

Depuis la fleur s'est tirée, l'agrume est resté.

Début mai sortait l'album 'The blue swell' qui succèdait à 'Careers' datant de 2014.

La pub du Bota annonçait un trio ( Drew Citron, Scott Rosenthal et Jamie Ingalls), on a vu quatre éléments, dont un guitariste qui n'était pas Caitlin Frame.

L'enquête est en cours.

Un extrait de 'Careers', ' You Can't Get It Right' pour démarrer, de l'indie/dream pop/noise coloré nineties, t'as le bonjour des Throwing Muses, Breeders, Magnapop, Belly, Luscious Jackson et tutti quanti.

'Madora' is the opening track from Beverly's debut album "Careers. Un son ventilé, un refrain catchy et un petit fond shoegaze, c'est sympa, la fille est jolie, tes pieds battent la mesure, personne ne se prend la tête, un voisin sourit même bêtement.

'Bulldozer' ouvre le nouveau né, c'est une machine dont le système de freinage est à revoir, elle fonce et écrase insectes et autres invertébrés perdus sur l'asphalte.

Chouette guitare, by the way!

'You said it', il est mignon le mec qui me prend en photo, je vais le taquiner, histoire de pimenter la soirée.

Non, Drew n'obtiendra pas le prix citron, elle est bien trop polie, how are you, Brussels.

On t'aime, darling!

'The smokey pines', le mordant ' Contact' et 'South Collins', pour lequel elle délaisse sa guitare, défilent.

Puis vient le mini-hit 'Honey do', basse en évidence comme sur pas mal d'autres plages.

C'est fini, je dépose les armes, voici ' I don't wanna fight' aux sonorités Mazzy Star et ce revival nineties s'achève avec 'Crooked cop'.

Pas délirant mais agréable à l'écoute et aux yeux!

The Jacques

Not much is known about the four boys in the band, à l'instar des Ramones, ils s'appellent tous Jacques.

Si les légendes punk étaient de faux-frères, il semble que le quatuor de Bristol soit constitué de deux fois deux frangins.

Who are you, kids?

Fin Jacque (voice/guitar), Elliot Jacque (drums), Oliver Jacque (bass/vocals) et Jake Jacque (guitar/vocals).

Age combiné: moins de 70 balais!

A classer dans la catégorie sales gamins, je m'en foutistes intégraux, nourris aux Libertines, Babyshambles, Clash, Pixies, Strokes, Dirty Pretty Things et autres DIY bands pratiquant un cockney guitar indie rock ( sauf la bande à Frank et celle de Casablancas) souvent irrésistible.

Pas encore d'albums, deux EP's, le dernier 'The Artful Dodger EP'.

Absence de setlist!

Mise en route propulseur à réaction, amorce plus qu'agressive, un petit rasé à l'oeil mauvais aux vocals. Ce ket avale notre Maes ( récipient de 50 cl) comme si c'était de la grenadine mais chante avec le timbre d'un chevronné affichant 50 piges au compteur.

N'essaye pas de capter les lyrics, son accent improbable rend toute compréhension impossible pour les non-initiés.

A sa droite, un bouclé maltraite sa guitare avec une slide caoutchouteuse, la basse ronde, façon trampoline ( cf. The Jam), comble d'aise, le torse nu à la batterie frappe à toute volée.

Après 2:45'', t'es conquis!

Titre emballé: We're The Jacques from Bristol, chouette salle...grâce à lui, on remarque que la fameuse boule à facettes a été remplacée par un mesquin squelette de dinosaure.

Ils nous balancent une seconde salve tout aussi cinglante puis, après avoir vérifié le taux d'alcool de notre pale ale, s'attaque au troisième extrait de leur catalogue.

Dominique insiste: les Pixies!

Le morveux se met à aboyer férocement et ce n'est pas à un lutin que tu penses mais à un sale cabot vindicatif.

Une nouvelle rolling bass intro amorce un uptempo hystérique ( faut écouter 'Weekends') suivi par deux plages à l'esprit punk décapant.

Next one is a new song, prédit le peroxydé, la plage démarre façon hymne national d'une ex- république socialiste pour virer Clash on the reggae tour et finir en bombardement en règle.

Our set is short, il nous reste deux berceuses, la première se nomme 'Eleanor ring me', ce titre hargneux sera notre prochain single.

On termine avec le simple extrait de 'The Artful Dodger EP' avant de se bourrer le citron backstage.

Le drummer, pris d'une envie pressante, pique un sprint vers les coulisses, les autres le suivent.

La Rotonde veut un bis, 36 secondes ( c'est rapide pour pisser) plus tard, Bristol réapparaît, écoutez, vous êtes cute, notre stock est épuisé, on vous en refait une rapidos, puis on vous abandonne!

Frère Jacques, frère Jacques, ton moulin va trop vite...

photos- jp daniels/concert monkey

Les Nuits Botanique - The Jacques, Beverly à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2016
Les Nuits Botanique - The Jacques, Beverly à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2016
Les Nuits Botanique - The Jacques, Beverly à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2016
Les Nuits Botanique - The Jacques, Beverly à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2016
Les Nuits Botanique - The Jacques, Beverly à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2016
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 18:26
Leon Bridges + Ady Suleiman - Het Depot- Leuven- le 13 mai 2016

Leon Bridges + Ady Suleiman - Het Depot- Leuven- le 13 mai 2016

Une quinzaine de jours après le passage de Bettye Lavette, le Depot propose dans la saga Cool presents la nouvelle coqueluche soul, Leon Bridges!

En septembre, le Don Juan de Fort Worth avait mis l'AB à genoux, huit mois plus tard, ce sont les demoiselles de Louvain qui ont craqué.

Le support est assuré par Ady Suleiman!

Un sultan?

Ne sois pas insultant, un petit gars, copain de Robin des Bois, originaire de Nottingham who loves football, skateboarding, surfing and festivals!

Ce fan de James Black, de Jamie Woon et d'Amy a sorti deux EP's et une poignée de singles dont ' What's the score' featuring Joey Bada$$.

Tu conclus que le brave garçon s'ébat dans un univers hip hop, tu as raison, on y ajoute une pincée de reggae, de smooth soul, de pop chaste, avec 'love' comme thème récurrent.

Niet slecht, fut le verdict de J P, un peu mou, a réagi Wimmeke qui venait de se taper Groezrock!

20:30, ils sont trois sur scène, Ady et sa voix duveteuse, un guitariste acoustique raffiné, Ed Black, et un bassiste, sans doute Eric Appapoulay, assurant honnêtement son boulot, les deux loustics se chargent également des choeurs.

Le trio débute façon polyphonies suburbaines onctueuses par ' Why are you runnin' away', puis le gentil Ady nous signale qu'il s'agit de son premier passage dans notre riant royaume pour ensuite, d'une voix moelleuse, amorcer le chaloupé, latin flavoured, hit 'What's the score'.

Là-bas, un gars écrit, he's more Lily Allen than Finley Quaye, ce qui brosse parfaitement le personnage.

' So lost' te fait penser à Terence Trent d'Arby, tandis que ' Wait for you' baigne dans une bisque reggae pas trop pimentée.

La tournée s'achève, je tiens à remercier Leon de m'avoir choisi comme avant-programme, this is 'Need somebody to love' .

Chill music à écouter en sirotant une piña colada, le petit fond ragga devant plaire aux fans de Selah Sue.

Il nous reste peu de temps, je vous interprète ' Longing for your love' à l'acoustique.

Ross?

He has such a distinctive voice which just makes you want to sit there and reflect on life, c'est ce que je me disais, dans la vie, faut pas s'énerver!

'Serious' et le philosophique 'State of mind' clôturent un set nacré, assez apprécié par les nymphettes.

Leon Bridges

Todd Michael Bridges, 26 printemps, un seul album, 'Coming Home', est considéré comme la révélation soul de la décennie.

Les comparaisons flatteuses volent: Sam Cooke, Otis Redding, Marvin Gaye, Al Green..

A tort?

Pas du tout, le Texan ravive la flamme soul, la vraie soul, celle des années 60 et pas l'ersatz né pendant la période de gloire de MTV.

Tout y est: la voix, bien sûr, le look, tu enfiles le même veston retro et tu passes pour un ringard qui fait rire même la concierge, les pas de danse, le charisme... his music sounds like he looks, résume parfaitement un coco.

Résultat, tout le Depot a succombé aux charmes désuets de Mister Bridges, comme la France avait fondu pour Omar Sy après 'Intouchables'.

21:00, le band on stage: ladies first, la merveilleuse Brittni Jessie aux backings - un Tom Cruise lookalike, Austin Jenkins ( White Denim) à la rhythm guitar ou à la basse - Jeffrey Alan Dazey au saxophone et/ou claviers - Kenny Hollingsworth à la guitare - Rico Allen aux drums et Andrew Skates à la basse ou à l'orgue.

Dès les premières mesures le public est surpris par le son énorme.

L'intro pulpeuse fait d'emblée oublier le set gentillet d'Ady Suleiman.

Leon rapplique en souriant comme un candidat aux élections US, après cette entrée en matière façon Las Vegas, il amorce 'Smooth Sailin' qui fut n°1 dans les charts ricains l'an dernier.

Cool, le mec, il arpente la scène en se mouvant au gré du rythme tandis que sa voix, telle une tiède brise, vient nous caresser les pavillons.

Virage rock'n'roll avec 'Out of line' permettant la mise en évidence du sax convulsif de Jeffrey Dazey, le r'n'b 'There she goes' voit une voisine s'essayer à quelques déhanchements qu'elle devra aller confesser avant de pouvoir communier.

Slow time, babe, ' Pull away' et son crooning à faire pâlir Percy Sledge, éveille en toi quelques souvenirs érotiques lointains.

Le séducteur poursuit son périple avec le doo-wop 'Better man' ... je traverserais le Mississippi pour regagner ton coeur. T'avais promis de faire pareil quand la petite Marlène t'avait largué, sauf que t'avais proposé de franchir le Linkebeek, en été.

'Let you down' aurait pu être chanté par Sam Cooke dans les sixties, quant à la 'Brown skin girl' on the other side of the room elle ne doit pas ressembler à Laurette O.

'Lisa Sawyer' a été écrit pour sa mère, Leon nous replonge dans l'atmosphère de la Nouvelle-Orléans en 1963.

Irrésistible, ce morceau, décoré d'un solo de sax épanoui.

'Lonely road' is a new song.

Après cette série de titres lents, il décide de revenir au rhythm'n'blues remuant, ' Golden room' est secoué par de solides rafales balancées par la lead guitar , ce titre te rappelle quelques Van Morrison d'excellentes factures.

Il s'éponge avec un élégant mouchoir rouge avant de proposer' Hold on' et sa slide sudiste.

Leuven, ready to party?

Le band appuie sérieusement sur le champignon et écrase quelques 'Flowers' au passage.

Sur la lancée, un blues aux relents Ray Charles, 'Twistin' and groovin', avec en mémoire les aventures de son grand-père.

Place au gospel 'Shine' qui précède une prière: can you tell the person standing next to you you love him...pas de bol, c'est Freddie de Rootstime qui finira par se faire rabrouer car il filmait le show, 'Coming home' voit tout le Depot fredonner le chorus et c'est en formation réduite que le show se termine, Leon à la guitare, Brittni et lui se partagent les vocaux, Andrew les accompagne en sourdine à l'orgue, 'River' émeut!

Il est 22:30', sortie des artistes.

Un double bis amorcé par Rico Allen façon Woolly Bully, ' Pussy Footin' est le genre de truc à éveiller en toi des fantaisies pas catholiques, 'Mississippy kisses' étant la cerise sur le gâteau!

Pascal, venu avec sa gamine: Leon, It was my daughter's first concert ever, she adored your music, dance moves and show (congrats to the whole band!).

Pascal, t'as bien éduqué la petite!

photos- JP Daniels- concert monkey

Leon Bridges + Ady Suleiman - Het Depot- Leuven- le 13 mai 2016
Leon Bridges + Ady Suleiman - Het Depot- Leuven- le 13 mai 2016
Leon Bridges + Ady Suleiman - Het Depot- Leuven- le 13 mai 2016
Leon Bridges + Ady Suleiman - Het Depot- Leuven- le 13 mai 2016
Leon Bridges + Ady Suleiman - Het Depot- Leuven- le 13 mai 2016
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 10:54
Sommeil éternel pour Buster Cooper, Peter Behrens et Joe Temperley!

Jazz icon, trombonist Buster Cooper dies at 87 in St. Petersburg ( Florida) titrent les quotidiens de Floride.

Le tromboniste ayant joué aux côtés de Lionel Hampton, Duke Ellington, Al Downing ou Benny Goodman, avait également formé son Buster Cooper trio avec lequel il écumait les établissements du comté de Pinellas.

Un cancer de la prostate l'a emporté à l'âge de 87 ans.

' Da Da Da'

Trio?

Jawohl!

Peter Behrens, le batteur du groupe allemand est parti vers l'au-delà ce 11 mai.

Il était non seulement musicien mais également acteur et clown.

Behrens starb am Mittwoch im Alter von 68 Jahren in einem Krankenhaus in Wilhelmshaven an multiplem Organversagen, indique la presse allemande!

Le saxophoniste écossais Joseph 'Joe' Temperley est également décédé le 11 mai.

Au UK il avait joué avec le Humphrey Lyttelton Band pour ensuite mettre le cap vers New-York où on le retrouve dans les formations de pointures telles que Duke Ellington, Woody Herman, Buddy Rich, Joe Henderson, , The Thad Jones/Mel Lewis Orchestra ou Clark Terry.

On lui doit plusieurs albums comme leader dont 'Nightingale' en 1991, son nom se trouve aussi au générique de quelques soundtracks, le plus connu étant 'Cotton Club'.

Epitaphe signée Roger Spence, Edinburgh Jazz and Blues Festival producer: "No other Scottish Jazz musician has gained such worldwide popularity as Joe Temperley."

Sommeil éternel pour Buster Cooper, Peter Behrens et Joe Temperley!
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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 15:06
Présentation de la nouvelle saison de Out Loud au Beursschouwburg.

Ce 11 mai le Beursschouwburg dévoilait à la presse l'affiche du festival Out Loud 2016.

Pour la huitième fois le bâtiment, devenu theaterzaal au lendemain de la dernière guerre mondiale, organise sur ses toits (vue magnifique sur tout le quartier de la Bourse) un des événements phares précédant l'exode de juillet, le festival gratuit Out Loud, proposant une sélection de films documentaires traitant de rock et des concerts.

Ceci n'est pas une conférence de presse, c'est en ces termes qu'un des responsables du haut lieu de la culture flamande, lieu ouvert à tous, toutes religions confondues, athées et agnostiques admis, entame son exposé qui suit la coupe de mousseux et la savoureuse collation offertes conjointement par le Beurs et AUB-SVP: PICNIC, Sharing public space qui ont décidé de collaborer pour ce festival de fin de saison.

L'événement se déroule du 8 juin au 10 juillet, les mercredis et jeudis sont consacrés au septième art, les vendredis et samedis aux concerts, et Euro 2016 oblige, les rencontres de l'équipe nationale sont diffusées en live podcast!

Un coin est levé sur la programmation.

Du point de vue cinématographique, Offscreen a reçu carte blanche et propose de s'intéresser aux années 90 avec, notamment, '1991 The Year Punk Broke' de Dave Market, , 'The Punk Sinner' que Sini Anderson a consacré à Kathleen Hanna de Bikini Kill, mais aussi 'Spice World: The Movie' de Bob Spiers.

Les concerts sont répartis en apéro concerts à 19h et en avondoptredens à 22h., avec un mix de talents locaux, de groupes chevronnés et de futurs grands noms.

Au menu de l'indie/ electronic beats/du hip hop/de la dream pop:/du rock psyché, de la noise...il y en a pour tout le monde.

Pointons: Psychic Hills, Lafawndah, El Yunque, Dream Koala, ou Hiele!

Toute la programmation est en ligne sur le site du Beurs!

La nouveauté: la collaboration avec Aub∙Svp, la cantine la plus lekker de Bruxelles titrait Le Soir fin 2015.

Ce restaurant occupe un vieux bâtiment, habilement retapé de la capitale, dans les années 30 c'était la seconde entrée de l'ancien cinéma de La Monnaie, rue de l'Ecuyer à Bruxelles.

L'originalité du concept est de proposer de la nourriture 'responsable' basée sur des légumes de saison et des produits locaux. Ainsi, pour leur bière ils se fournissent chez De Zenne Brouwerij qui a créé sa fameuse Zennebir il y a un peu moins de quinze ans.

Joris Lens est venu présenter le projet de collaboration avec un enthousiasme parfois naïf, voire utopique , mais le cerveau de ce jeune homme fourmille d'idées devant rendre la ville plus humaine afin de permettre à ses habitants de découvrir des endroits formidables ( tels les jardins de Pacheco) en leur fournissant avec leur Picnic Packet. un plan de Bruxelles mentionnant les plus beaux coins où déjeuner.

A essayer, donc!

Leur message:

Yes yes yes! De kogel is door de kerk! Over 4 weken verhuist Aub∙svp voor 4 maanden naar Beursschouwburg voor ons nieuw zomerconcept "Picnic. Sharing Public Space".

Présentation de la nouvelle saison de Out Loud au Beursschouwburg.
Présentation de la nouvelle saison de Out Loud au Beursschouwburg.
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 13:29
Gov’t Mule at Den Atelier - Luxembourg - le 9 mai 2016

Gov’t Mule at Den Atelier - Luxembourg - le 9 mai 2016

GOV'T MULE – L'Atelier, Luxembourg (GDL) – 2016.05.09

Line Up :
Warren HAYNES : Guitars - Vocals
Matt ABTS : Drums
Danny LOUIS : Keyboards, Guitar
Jorgen CARLSSON : Bass

Set 1:
01 Brand New Angel
02 Mr. High and Mighty
03 Inside Outside Woman Blues
04 Unring The Bell
05 Larger Than Life
06 Sco-Mule
07 Captured
08 Thorazine Shuffle

Set 2:
01 No Reward
02 She Said, She Said
03 Tomorrow Never Knows
04 Fallen Down
05 The Other One Jam
06 Funny Little Tragedy
07 Drums Solo
08 Jam
09 Brighter Days
10 Like Flies
11 Pygmy Twylyte (Intro) / Ain't No Sunshine >
12 Blind Man In The Dark
13 Encore break
14 The Thrill Is Gone

On pourrait dire que Gov't Mule profite de ses 20 ans d'existence pour faire une tournée mais Gov't est perpétuellement en tournée alors… Ce ne serait pas une excuse ! Quoiqu'il en soit, 53 semaines après les avoir vus au Dépôt à Leuven, me voici venu à L'Atelier de Luxembourg, histoire de vérifier que l'entretien a bien été fait et que tout va bien dans le moteur. La carrosserie fait un peu rétro mais sous le capot, mes enfants c'est du nickel-chrome, je vous le jure ! Avec la Mule du Gouvernement, une fois qu'on a reçu sa ruade, on revient systématiquement en chercher, une ou deux, régulièrement. Ici, il ne faut pas sept ans de réflexion, quand la Mule passe on lui saute sur le dos sans se poser de questions et on se laisse emporter au galop, loin n'importe où mais plus ici. Ours ou lapin, la bête à les reins solides. Le tout c'est de ne pas la laisser partir, l'attente devient alors une torture, on voudrait avoir un calendrier sous les yeux, ne fut-ce qu' une indication pour savoir combien de temps la souffrance va encore durer et la rendre de ce fait un peu plus supportable.

Le voyage jusque là s'est bien passé merci et c'est sous une pluie légère que nous faisons notre entrée en terre Grand-Ducale. Rue de Hollerich ? Oui c'est bien la bonne rue, dis-je à Patrick, concentré au volant de son monstre teuton. Parking easy dans un endroit encore tenu secret et on arpente les trottoirs en direction de la petite salle qui donne asile à la Mule ce soir. Ô dormeur du Val (non pas Robert idiot) Ô promeneur infatigable, nous ne sommes pas les seuls à fréquenter les trottoirs de la sorte ! Une cohorte d'amazones court vêtues et généreusement pourvues au niveau du siège, déambulent, ondulant lentement et de concert (ça tombe bien) sur les bas-côtés de la rue. Leurs ondulations donnent à ces pérégrinations un côté obsessionnel fait d'allers-retours incessants sur une vingtaine de mètres, préfigurant d'autres mouvements du même acabit mais sur une vingtaine de centimètres si par bonheur elles ont la chance de lever un chaland bien pourvu. Jupes tellement courtes qu'on dirait des ceintures, poitrines en avant, elles aguichent à guichet ouvert le passant pressé d'aller se la jouer à guichet fermé. Et on dira que les jeunes ne veulent plus travailler après ça !
Les portes sont ouvertes, chouette nous voilà dans les vingt premiers à pénétrer, non pas les promeneuses susnommées, mais l'atelier qui nous attend.
Direction l'étage, où, d'une main autoritaire je me saisis d'un tabouret que je positionne devant la rambarde face à la scène. On est partis pour 2h45 de concert donc, autant être correctement installés. La clameur monte, la chaleur et les odeurs aussi, dommage. Le band s'installe et c'est parti avec un « Brand New Angel » bien couillu, pourtant on m'a toujours dit que les anges n'avaient pas de sexe. Dès « Inside Outside Woman Blues » on entre dans le vif du sujet : le blues bien gras et dégoulinant sous les notes collantes comme du sirop d'érable extraites des Gibson de maître Haynes. « Unring the Bell » est un de mes favoris de la soirée, un reggae bien musclé dans lequel on ne s'ennuie jamais. On termine ce premier set par le célèbre « Thorazine Shuffle » et 15 minutes plus tard, balles neuves, deuxième set. J'ai cru reconnaître quelqu'un dans la foule, non, je me trompe. Didju ça m'arrive de plus en plus souvent les hallucinations ! Qu'est ce qu'un lapin viendrait faire au pays des ours ? Et pan ! Nouvelle ruade de la Mule en plein ventre, les jams sont légion en ce lundi soir. « Tomorrow Never Knows » c'est bien ça le problème ! On ne sait pas combien de temps il faut attendre, attendre et toujours attendre. On ferait reprendre du service à un comptable pensionné rien que pour bénéficier de ses conseils avisés (près de Liège) reviens Maurice ! « Funny Little Tragedy » tu parles ! C'est de la détresse pas de la tragédie. Warren est sublime, impérial, divin (de Bourgogne) . Et ça jamme et ça joue juste, des notes, des soli, des chapelets de perles sonores qui ornent nos oreilles de boucles profondes, dorées, et chantonnantes au gré des décibels que déverse la sono. Beaucoup de petits clins d'oeil à des artistes tels que les Beatles, Led Zeppelin, Deep Purple ou encore Jimi Hendrix pour ne citer qu'eux. Warren les distille ci et là avec justesse et respect. Énorme « Like Flies », le son est comme un canon qui tire sans relâche ses obus, en cadence, avec une précision meurtrière. Petit détour par le magnifique « Ain't No Sunshine » de Bill Withers. « Ain't no sunshine when she's gone... » Comment, comment ? Tu as très bien compris va ! Un seul rappel, mais un de légende avec un hommage poignant à B.B.King par l'entremise de son « The Thrill Is Gone ». Sauf que là, il n'a pas disparu le frisson, il est toujours bien là, tenace jusqu'à l'obsession morbide.
J'avais aimé le concert de Leuven qui ne faisait pourtant pas l'unanimité mais celui-ci lui était supérieur en tout.
Les promeneuses du début de soirée sont parties vers d'autres endroits sordides pour y prodiguer l'illusion d'un bonheur fugace à d'autres âmes en peine. Allez, en voiture, BJG… non, je me suis trompé, y a pas à dire mais des ruades pareilles ça vous retourne un homme. Sur l'autoroute, les lumières se sont éteintes, jetant un voile pudique sur les usagers qui vont à la rencontre d'un autre lendemain un autre jour à attendre l'union du soleil et de la lune, de l'eau et du feu, de l'ours et du lapin. Vivement la prochaine ruade, ce sera peut-être la bonne, celle qui tue.

Mitch « ZoSo » Duterck

Gov’t Mule at Den Atelier - Luxembourg - le 9 mai 2016
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 20:59
Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016

Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016

Les Nuits 2016 débutent officiellement le 12 mai.

Lors de cette édition, le plus ancien festival indoor bruxellois a invité les amateurs de musique à fréquenter les salles de la rue Royale ou le Koninklijk Circus à partir du 5 mai, jour où Yann Tiersen se produisait au Cirque.

Sachant que Christian Scott aTunde Adjuah était en tournée européenne ( il se produit à Liège ce 10 mai), le Bota ajoute le nom du plus aventureux trompettiste actuel à sa programmation et a l'excellente idée de proposer l'avant-programme à La Jérôme!

La Jérôme

Christa “Kiù” Jerôme, ça fait des années que tu suis cette incroyable chanteuse. Tu n'as jamais compris pourquoi le nom de la séduisante métisse bruxelloise, bilingue parfaite, n'a jamais brillé au firmament. De Marc Moulin, en 2001 déjà, à Khadja Nin, Starflam, Manou Gallo, 1060, Anne Wolf, les Scabs, Jacques Duvall, Mongoose , et tout récemment Hooverphonic, Kiu en a vu des scènes et des studios d'enregistrement, mais c'est en 2015 qu'elle décide de voler de ses propres ailes pour sortir 'Jérôme is a woman's name', sous le pseudo La Jérôme et, d'après Ladbrokes, ça va marcher!

Sur scène avec elle, des cracks: Casimir Liberski( piano, analog synths), un jazzman étant passé par le Berklee College of Music, son copain Renoar Hadri à la basse, un mec qui groovait déjà comme une bête dans son berceau et aux drums Wilfried Manzanza, vu avec Lubiana Kepaou!

20:00, pile, un grand sourire illuminant son visage: Hi, guys, let's start the fire, et de feu la voix n'en manque pas !

Un premier soul tune imparable, 'Fire to a stone' , dominé par la basse omniprésente de papa Hadri, des noms te viennent à l'esprit, Lalah Hathaway, une des filles de l'immense Donny, Angie Stone ou Anita Baker.

Un titre explicite pour suivre, 'Soul teacher', la petite cousine d'Angela Davis tient une forme éblouissante, le funk balancé par la troupe fascine, et quand David, des Taxidermists, vient te souffler, c'est qui, elle est de Paris?, c'est excellent, tu lui fais un clin d'oeil, c'est Mademoiselle Jérôme qui ne boit pas de lambiek!

I didn't write 'On my own' seule, une smooth soul ballad comme on en pondait chez Motown ou Stax.

Brussels, are you here?

Yeah, s'époumonent une vingtaine de gorges, this is 'Giving in', un morceau mordant pendant lequel la basse gambade par monts et par vaux.

Elle enchaîne sur une nouvelle soul ballad ( 'Reason' sur le feuillet) d'un classicisme limpide.

'Buy buy world' est l'histoire de ma vie, de la soul veloutée, suivie par 'Fruits of rooting' qui groove comme les meilleurs Chaka Khan.

Très juteux, ces fruits!

Pour trouver un projet soul d'un tel niveau en Belgique il faut chercher loin, très loin!

La dernière ' Brain' est entamée d'une voix enfantine avant de remuer vicieusement, t'attendais des cuivres, ils sont restés au dépôt, t'espérais plus, ils se sont tirés, too bad!

Le 13 mai au Reflektor à Liège!

Christian Scott aTunde Adjuah

s'appelait encore Christian Scott quand tu le vis à l'AB Club en 2010, à l'époque aussi le Grammy-nominated trumpeter avait pris son temps avant de daigner se présenter sur scène.

21:20' les premiers signes de mécontentement se font entendre, heureusement le groupe se pointe.

En piste, Luques Curtis ( Eddie Palmieri, Gary Burton..) à la contrebasse - Corey Fonville from Virginia aux drums - Lawrence Fields au piano et Logan Richardson de Kansas City à l'alto sax, plus le prodige affublé d'un T-shirt Lianne la Havas. au reverse flugel.

Ce dernier ne semble pas d'excellente humeur, d'autant plus que quelques maniements inappropriés d'un PC débordent en fracas abrutissant.

Depuis un petit temps il n'est plus question d'étiqueter la musique du gars de la New-Orleans de jazz, il a baptisé son flonflon novateur de 'Stretch Music'.

Explique, Chris: We are attempting to stretch—not replace—jazz's rhythmic, melodic and harmonic conventions to encompass as many musical forms/languages/cultures as we can...

Résultat sur scène, ne t'attends pas à du jazz de bon papa mais à des improvisations mixant free, rock, hip hop, funk, Afro-Cuban elements, blues, et rhythm'n'blues, le tout joué à fond la caisse.

Ils nous feront toujours rire les mordus du rock qui assimilent le jazz à une musique assommante, il faut voir Corey Funville se démener derrière son attirail pour comprendre qu'il n'a rien à envier à un bûcheron sévissant au sein d'un heavy metal band.

Setlist inexistante.

Le maître donne quelques indications, les copains embrayent avant de laisser libre cours à leur imagination.

Ne crois pas que le set soit décousu ou anarchique, on a à faire à des grands, le cocktail proposé passe du fluide à l'emballant, le public ne s'y est pas trompé et après chaque composition il fait une ovation aux protagonistes.

Les deux premières plages jouées sont prévues pour un DES nouveaux albums qu'il compte sortir en janvier 2017.

Amorce relativement classique lors de la première salve, trompette et sax à l'unisson, fond carioca en background. Christian s'efface, un premier duel drums /sax annonce une envolée free de l'alto, le piano reste en sourdine, la trompette relaye, Bruxelles jubile!

La seconde tranche baigne dans une aura de mysticisme oriental, le jeu très physique du costaud déclenche à nouveau de nombreux vivats.

Il saisit le micro, sa fâcherie est oubliée, il rit et propose un jazz traditionnel puisque l'affiche du concert indique jazz.

Très vite les cuivres cèdent la place à la formule trio, chère à Brad Mehldau ou Bill Evans pour citer un ancien.

Emmené par Corey, le canasson fou, l'équipe entame un steeple-chase fougueux avant de voir les copains les rejoindre pour amener le navire à bon port.

Nouveau conciliabule, d'accord, Lawrence, tu attaques, play them some blues, man.

Subtile intro avant la mise au travail de la chaîne.

Je vous laisse, les amis, quelques emplettes, le capitaine s'éclipse, Logan se tapit dans un coin, le reste fait le boeuf avant le retour des déserteurs, la longue plage prenant dès lors une autre envergure.

Scott se transforme en stand-up comedian pour présenter ses acolytes, quelques anecdotes savoureuses, une pas mauvaise blague nippone, un numéro de pingouin castré offert par le batteur, un parallèle entre Logan et Charlie Parker et une franche rigolade dans la salle.

A jazz tune to follow, non pas du dixieland, mais 'Equinox' de Coltrane.

Good vibes, for sure!

Retour à la jam, tu dis Lawrence... C C D E C, et puis tu tricotes!

Quoi, Raymond?

C S aime la Belgique, aucune idée, fieu, explique!

Ah, d'accord, le cornet de frites tatoué sur un biceps, t'es un grand malade, Raymond!

J'ai l'habitude de terminer mes concerts en dédiant un morceau à mon grand-père, Big Chief, Donald Harrison Sr , involved in the Mardi Gras Indian culture et fondateur de la tribu The Guardians of the Flame, ce soir on vous joue le sulfureux 'The last Chieftain' façon pow wow.

Bruxelles en veut encore, retour du quintette pour un dernier air écrit par le pianiste, 'New heroes', it features no-one in particular, ajoute le comique.

Une plage en climats ouatés après toutes les rafales orageuses!

Thank you so much again for this incredible moment, beyond space and time...conclut un admirateur!

photos- jp daniels - concert monkey

Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016
Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016
Les Nuits Botanique - Christian Scott aTunde Adjuah, La Jérôme - Orangerie( Botanique) - Bruxelles, le 8 mai 2016
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 16:05
Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016

Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016

27e anniversaire de la Région de Bruxelles-Capitale et deux jours de fêtes, le Parc de Bruxelles a fait le plein pendant ce week-end caniculaire. Tu ne t'étais pas déplacé vers la Place des Palais pour le Brussels Foodtruck Festival, ni pour admirer le bronzage naissant de quelques nénettes pas toujours bien roulées, c'est le concert de Laura Crowe qui t'a attiré face au Palais Royal, avant de te rendre au Botanique pour Christian Scott!

17:15 Laura Crowe and band!

Depuis une quinzaine de mois, Laura Crowet de Philippeville fait le buzz dans la partie francophone du pays, la Flandre va suivre, c'est une certitude, d'ailleurs on veut bien glisser ta main au feu.

D'où elle sort, demandes-tu avec méfiance?

On a fouillé et déniché le projet The Road To Consciousness en 2011, sinon il faut attendre début 2015 pour la voir monter sur scène en tant que Laura Crowe.

C'est le guitariste/producer Eric Renwart ( Getch Gaëtano, Akro, Pixelrace, Jigsaw, Axel Hirsoux, Beautiful Badness etc...) qui couve la séduisante jeune fille, il a produit l'EP 'Blank Pages' et l'accompagne sur scène.

Il n'est pas le seul chevronné sur l'immense podium, à l'arrière, on a immédiatement reconnu le formidable batteur Pat Dorcean, Brieuc Angenot tient la basse et Olivier Delescaille ( Beautiful Badness) manie une acoustique.

A noter, Laura est maintenant reprise dans l'écurie Go Go Booking.

Annabelle Van Nieuwenhuyse, la dynamique présentatrice de l'événement, estime que Crowe est le patronyme idéal pour se lancer dans une carrière de chanteuse et que, d'après ce qu'elle a entendu au soundcheck, il ne faudra pas des décennies avant de voir Laura décrocher les étoiles.

Ze heeft gelijk!

La petite Laura entame le show par un midtempo baignant dans un univers à la David Lynch ( musicalement) avec des intonations renvoyant vers Dani Klein ou Joss Stone.

D'ailleurs le look de mademoiselle Crowet renvoie aussi bien vers la belle Joss que vers une Vanessa Paradis post Jo le Taxi.

Parenthèse gnan, gnan, bonne fête à toutes les mamans, avant une nouvelle ballade radieuse, 'Blank Pages', sans doute!

'Fading fast' et son aparté hispanisant voit ta séduisante voisine clore les yeux et rêver à un sombre hidalgo qui doit l'amener loin, très loin de toute cette promiscuité.

Elle poursuit avec un surf aux infimes relents 'Rawhide' qui traite de l'ailleurs, de l'endroit où on se sent bien mais où on a perdu tous ses repères, le formidable 'Foreign'.

Manifestement de nombreux fans se sont agglutinés frontstage, ils se font entendre.

La suivante démarre en douceur mais file tout droit vers une explosion prévisible.

Bruxelles, vous êtes toujours là, clap your hands, please!

Il fut fait selon son souhait, elle balance le titre, catchy en diable, pour lequel tous les amis ont voté pour l'envoyer à l'Iris feest...ooh, oooh, oooh I feel much better...'Far from you'.

Annoncée dans la langue de Vondel, accent impeccable, une plage frétillante ' As long as I am with you' précède un autre point fort du set.

Titel (?), sorry geen setlist gezien!

En sondant Google, tu apprends que pas mal de textes de Laura sont de la plume de Marja Supponen , une singer songwriter finlandaise que tu as appris à connaître par le biais des Soirées Cerises où elle se produisait sous l'identité Rhinestone Lives.

Et qui avait enregistré son EP?

Eric Renwart, non?

Dans le mille, Emile!

Que le monde est petit!

A brand new one, people, un gospel nerveux avant les remerciements d'usage et puis un second gospel aux teintes blues, 'Domesticated' !

Place aux pubs avant de terminer le concert par une dernière salve brûlante toujours portée par une soulful voice, expressive et passionnée.

Une performance que Bruxelles a appréciée à sa juste valeur!

Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016
Laura Crowe - Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles, le 8 mai 2016
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 03:32
Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!

Les amateurs de blues le craignaient, c'est arrivé, Candye Kane s'est éteinte le 6 mai à L A ( Cedars-Sinai Medical Center).

Elle traînait un cancer depuis 2008.

L'exubérante Candye était une des figures les plus marquantes de la scène blues/jazz/cabaret.

Ses passages dans notre petit pays ne se comptent plus, tu dois l'avoir croisée 6 ou 7 fois sur scène, Guido Van Pevenage l'avait programmée maintes fois à l'Essegem et plus tard au Nekkersdal.

Ces dernières années Candye pouvait compter sur les éminents services de Laura Chavez à la guitare, ces nanas flanquaient le feu partout où elles passaient.

Les messages de ce style pleuvent sur facebook: I'll be missing a great artist and a nice person. RIP Candye

John Stabb était le frontman du hardcore combo Government Issue, actif de 1980 à 1989.

Un cancer de l'estomac l'a emporté à l'âge de 54 ans.

Le groupe nous laisse 6 albums studio, des live et des EP's.

Les fans de free jazz, quant à eux, pleurent le décès du tromboniste allemand Hannes Bauer, actif au sein des formations suivantes: the Manfred Schulze Wind Quintet, Doppelmoppel (avec Conny Bauer, Uwe Kropinski, Helmut "Joe" Sachse), Slawterhaus (comptant Jon Rose, Peter Hollinger et Dietmar Diesner comme membres) , Futch ), Ken Vandermark Territory Band et le Peter Brötzmann Tentet.

Bauer lebte bis zu seinem Tod ( 6 Mai) in Berlin.

La carrière du bassiste de jazz Paul Brown s'étale sur une quarantaine d'années.

Il aura accompagné quelques stars Frank Sinatra, Sarah Vaughan, Nina Simone ou Betty Carter, avant de former son propre quartet.

Le Hartford Courant annonce son décès en ces termes: Jazz bassist Paul Brown, founder of Hartford's Monday Night Jazz series recognized by the Library of Congress as the oldest continuously run jazz festival in the country, died Friday!

Isao Tomita plus connu sous le nom de Tomita, considéré comme un pionnier de la synthesizer music, est mort jeudi dernier à Tokyo.

Il a été une des grandes influences de Yellow Magic Orchestra et de Ryuichi Sakamoto.

Son oeuvre est impressionnante, une trentaine d'albums studio dont “Snowflakes are Dancing,”basé sur la Suite Bergamasque de Debussy pour lequel il a été nominé aux Grammy Awards.

Tomita avait 84 ans!

Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!
Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!
Nouvelle cascade de décès: Candye Kane, John Stabb, Hannes Bauer, Paul Brown et Tomita!
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