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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 19:47
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016

Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016

Pour célébrer le 21 juillet en musique, le Belge avait l'embarras du choix, tu as jeté ton dévolu sur les Fêtes populaires de Bourgeois qui avaient débuté le 19.

‘Jouissant d’une situation élevée, le hameau du Bourgeois domine la région dont il est un point culminant. Au-delà, la route dévale vers Rixensart’, souligne Georges Renoy au 17è siècle.

Au 17è siècle, sans GPS, tu n'aurais jamais déniché ce bourg pittoresque .

Le programme du 21 dit, sans mentionner la kermesse, la brocante, le circuit VTT, la randonnée, les animations pour les mioches et les nombreuses buvettes::

12h30 : Ouverture de la ‘Scène ouverte’

17h30 : Concert de Minor/Minor

19h15 : Concert Bertrand Lani and the mudbugs

21h15 : Concert The Obscure

23h15 : Feu d’artifice

23h45 : Concert de Covermania

Tu arrives sur place vers 16:00, un groupe rock/variété/chanson française s'ébroue sur scène sans parvenir à susciter ton intérêt, direction le bistrot du village où on te sert une Jupiler fraîche dans un verre.

17:30' Minor/Minor

Annoncé comme trio, le groupe de Waremme se présente à quatre sur le beau podium érigé sur la Place Cardinal Mercier.

Naissance en 2013, un EP 'Have you been pure enough to be saved?' et quelques scènes intéressantes, dont le Verdur Rock.

Line-up: Geoffrey Dubois: Guitar - Vocals/ Georges Vigneron: Guitar - Backing Vocals/ Geoffrey Mornard: Bass et Raphaël Wilhelmi: Drums - Backing Vocals.

Raphaël, svp, change de prénom, Georgina par exemple!

Ils ouvrent avec 'Sun', généreusement présent, une plage de leur cinq-titres.

Première constatation, c'est drôlement bien foutu, gros bémol, pas sûr que cet alternative rock athlétique présentant de fortes effluves stoner, voire grunge, convienne à l'événement, en général pour la fête du village on invite Sandra Kim ou Claude Barzotti.

Même si un pont jeté au dessus de la Lasne calme légèrement les ardeurs, c'est du sérieux..

Tac, tac, tac, le batteur a raté l'arrêt et entame 'Broken Machine' qui navigue dans les mêmes eaux.

Les drumsticks de nos jours c'est de la camelote, 10 centimètres d'une baguette viennent voltiger dans les airs pour atterrir à tes pieds.

Trois paumés applaudissent, Georgina se marre.

Une intro planante à la Radiohead ébauche 'Dolls', tu sais que le truc va exploser, tu le sens, une nouvelle fois c'est le batteur qui donne le signal, 26 poupées, pas des Barbies, des pareilles à Chucky, viennent se promener dans les méandres de ton cerveau.

Merde, c'est oppressant!

'Dangerous games' débute par un mouvement psychédélique pendant lequel monsieur Wilhelmi s'abîme les ongles sur les cymbales, un peu comme la craie de ce prof pourri qui te foutait les jetons à l'athénée, il y 56 ans, puis le chanteur analyse sa vie, pas toujours rose, et le ton monte inexorablement vers un climax.

Le seul flamand de l'assistance te glisse, niet voor mietjes!

Le prophétique 'Void' et le brutal '22.22' se succèdent.

Ils sont suivis par la plage clôturant le disque, 'Another World' , qui présente un beau fond progrock.

Après quelques messages d'amour, Minor/Minor achève son trip avec 'The Beast', un animal qui souffre et râle horriblement.

Unleash the beast qu'il dit, pas certain que ce soit une bonne idée, panic in Bourgeois est imminent!

Un set éloquent, un groupe à suivre!

Bertrand Lani and the Mudbugs.

Pas de panique, les gars, la période d'ouverture pour la pêche des écrevisses pieds rouges s'étend du 1er août au 14 septembre inclus.

Et sinon, quoi de neuf depuis le Welcome Spring?

On a visité Eghezée, on est repassé à Namur, on a vu la Meuse à Hastière, on a été chez Francis à Verviers, on a été salué l'homme de Spy, et aujourd'hui nous venons égayer l'entité de monsieur Jean Vanderbecken.

L'ami Lani est encadré par la même équipe que celle que tu avais croisée à LLN, à savoir: Valentin Marchal-Marchant à la basse ou contrebasse, Régis nine fingers Lorant aux claviers, Stéphane Pigeon au sax et Jean-Philippe Jasienski à la batterie.

Comme en avril, ils ouvrent avec le nonchalant 'Lowdown Shakin' Chill' et son sax collant .

De l'americana mosan recommandé pour soigner les états neurasthéniques.

I wish I was the sheriff, sais pas si ça peut aider pour draguer 'Audrey' sur fond blues sautillant, mais nous on l'a vue battre le plancher du talon, cette nana plutôt bien roulée.

Mr Nine Fingers amorce ' My disease' et son groove de malade, pas étonnant que his soul is on fire, le truc est chaud comme les marrons que vendaient Eugénie Schepmans près de la Bourse, c'était bien avant que l'enfoiré ait eu l'idée d'un piétonnier inepte.

Drache nationale.

Euh, tu rêves, pas un nuage à l'horizon!

Non, ça veut dire que nous sommes à court de bière, un musicien ne peut décemment jouer sans sa dose de houblon!

' Following day' pour tous ceux qui demain se lèveront avec une gueule de bois canon.

( NDLR, ils seront très nombreux!)

Hammond espiègle et effluves reggae.

Valentin à la contrebasse, ' Baby let me hold your hand' de Professor Longhair nous emmène du côté de la Louisiane, du coup on revoit Fats Domino et les crêpes, vendues à 20 mètres, prennent des odeurs Jambalaya.

A l'acoustique, 'King of soul' , un country track, co-écrit avec Fred, le frangin.

Une pointe d'humour wallon, au saxofon, c'est pas Gaston mais Stéphane Pigeon, allons-y pour une country ballad soyeuse, ' 100 days', suivie par le titre radiophonique à souhait, la reprise de 'Tout l'amour'.

Après avoir déclaré sa flamme il confirme 'I'm not a cheater', je le jure, je ne cours pas les jupons, I just love you, un petit blues bien cool et sympa suivi par 'Black Beard and Blue Mood', une nouveauté qui, va t-en savoir pourquoi évoque en toi des souvenirs de 'Don't play your Rock 'n' Roll to me' de Smokie.

'The other road' , servi chaud et secoué, précède le cafardeux 'It Gets Bluer in a While' au son d'orgue précieux.

Rixensart, on se quitte avec 'Lazy Brains'.

L'animateur les repousse sur scène, Bertrand décide de rendre hommage à Merle Haggard en reprenant son ' Mama tried' .

Du savoir-faire, du charisme et de la simplicité, Bourgeois a passé un excellent moment avec les Mudbugs.

the obsCURE

Premier passage en Wallonie pour le tribute band de The Cure, considéré par beaucoup comme le meilleur groupe couvrant le répertoire de Robert Smith et des siens.

the obsCURE a déjà conquis la Flandre, le pays des tulipes et les copains d'Angela, ce soir ils ont impressionné Rixensart, la place, bondée, leur a fait un triomphe amplement mérité après un show de plus de 90', en tous points, impeccable!

Le drummer Richard Scheeper, les guitaristes Roel Vekeman et Wim Kempenaers, Benj le bassiste, le keyboard player Steph Van Uytvanck et le Robert lookalike Dirk Vreys au chant, ont adopté, cela va de soi, le noir comme tenue de scène et entament le spectacle par "Shake Dog Shake" de 1984.

On n'a pas aperçu de chien, mais quand Dirk a entamé son shake, shake, shake, toute la Wallonie a tremblé.

L'esprit du Cure était là et ne nous quittera pas pendant l'entièreté du show.

Les guitaristes font grincer leur instruments dans le style caractéristique du post-punk, la basse ronronne, claviers et drums tapissent un fond hypnotique et les screams de Dirk ont tout des aboiements du chien enragé.

Les bourgeois de Bourgeois sont estomaqués.

La longue intro de 'Push' avant les go, go, go push him away fait toujours son petit effet, puis les Anversois proposent le single ' Charlotte sometimes'.

Next one is a poppy one ( 'Just like heaven'), annonce Dirk qui fera l'effort de présenter quelques titres en français attirant ainsi la sympathie de tous, il est à noter qu'une bonne cinquantaine de fans du Nord s'étaient déplacés dans le Brabant wallon.

Ils enchaînent sur un extrait de "Three Imaginary Boys", "10:15 Saturday Night" que Robert Smith aurait écrit à l'âge de 16 ans.

Wanna jump, Rixensart?

'Play for today', et sa basse monstrueuse, met le feu, 'Jumping on someone else's train' a toujours été une de tes préférées, mais t'as Josette dans sa chaise roulante, bourrée comme un bourricot, qui s'avise de faire tourner sa charrette en écrasant les pieds de tout le voisinage, tout en secouant sa coupe de mousseux qui a arrosé son froc, donnant l'impression qu'elle a pissé dedans, qui refroidit quelque peu ton ardeur.

Hands in the air, Rixensart, we're taking ' Pictures of you'.

Une nouvelle invitation, 'Let's go to bed', t'avais oublié ton pyjama, t'es resté frontstage, ils ont attaqué ' Disintegration', dédié aux real Cure fans.

Le désespéré ' One hundred years' reste d'actualité.

Après ce monument de désolation, the obsCURE propose ' A strange day' , un classique gothic rock à réécouter sur 'Pornography'.

Le groupe continue son jeu de saute- mouton passant d'une époque à l'autre sans faiblir, ' Fascination Street', de 1989, précède 'Primary' de 1981.

J'espère que la suivante ne va pas effrayer les kids, lance le frontman avant d'amorcer 'Lullaby' .

Pas d'araignées, pas de cauchemars, tout va bien, 'Lovesong' et 'In between days' enchantent.

' Boys don't cry' déclenche l'enthousiasme qui ne faiblira pas avec les deux dernières ' Friday I'm in love' et 'Never enough'.

Ovation monstre, ils sont repoussés sur scène et balancent quatre titres en rappel: ' 'Why can't I be you', 'The Walk' , 'Close to me' et l'immanquable ' A Forest'.

Tu disais, Eddie?

There ain't no cure for summertime blues mais personne ne souffrait de summertime blues à Rixensart, the obsCURE y a fait un tabac!

Tu quittes la bourgade pendant le feu d'artifice, ton GPS a pas mal déconné pour te ramener à bon port!

Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 18:14
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016

Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016

Chaque année, au 21 juillet, Hastière organise son petit festival.
Cette année les trois principaux groupes programmés étaient Sana Bob, Cover Age et en tête d'affiche Deborah Bonham,
Je suis arrivé un peu tard pour profiter du set de Sana Bob, groupe d'origine burkinabe qui proposait du reggae. Rien que la présence d'un joueur de kora, et ses sonorités particulière, devait apporter une touche intéressante.

Le deuxième groupe était Cover Age, groupe de Ciney proposant un répertoire varié de classiques rock. et pour clôturer la soirée Deborah Bonham.
Compte tenu du retard pris par la programmation et la nécessité pour moi d'aller shooter le feu d'artifice de Dinant, je n'ai pour ainsi dire rien vu et écouté de sa prestation, juste le dernier morceau et le rappel... vraiment dommage...

Jean-Marc Schneider/ Photos pour le plaisir

Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 08:27
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016

Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016

DEBORAH BONHAM – Festival Hastière Chante – Hastière (BEL) – 2016.07.21

Line Up :
Deborah BONHAM : Vocals - Guitar
Peter BULLICK : Guitars, Mandolin - Backing Vocals
Jo BURT : Bass Guitar, Mandolin - Backing Vocals
Gérard LOUIS : Keyboards - Backing vocals
Richard NEWMAN : Drums.

Setlist :
01.Shit Happens. (The Old Hyde – 2001)
02.Wot.
03.I Need Love. (Spirit - 2014)
04.Feel So Alive. (Spirit - 2014)
05.Paunbirds. (Spirit - 2014)
06.Take Me Down. (Spirit - 2014)
07.Fly. (Spirit - 2014)
08.What It Feels. (Spirit - 2014)
09.Grace. (Duchess - 2008)
10.Jack Past 8. (Duchess - 2008)
11.Pretty Thing. (Duchess - 2008)
12.Heaven. (Looking back At the Moon - 2016)
13.No Angel. (The Old Hyde – 2001)
14.Devil's In New Orleans. (The Old Hyde – 2001)
15.Rock And Roll. (Led Zeppelin IV – 1971)

Quelle belle fête nationale pour nous les Belges! Un 21 juillet non seulement sans une goutte de pluie mais avec en prime un soleil et un public aussi nombreux et réceptif, Michel Darasse avait toutes les cartes en mains pour faire de cette longue journée musicale un succès. Pari gagné par le sympathique et dynamique patron de la Cave à Hastière qui organise cet évènement de manière récurrente. Le public s'est déplacé en masse, je dis « déplacé » car d'après un sondage effectué en « Live » par le groupe Cover Age qui fête ses 20 ans d'existence, ce sont les gens de l'extérieur qui sont venus nombreux. Peu importe ! On est là pour s'amuser avec des artistes de qualité, Sana Bob, Cover Age et Deborah Bonham, la sœur de John, le défunt batteur du légendaire Led Zeppelin. La blonde originaire des Middlands est de retour à Hastière après son triomphe du 28 novembre dernier. On peut dire que la chanteuse sait s'entourer car, en plus des deux fidèles que sont Peter Bullick et Gerard Louis, la section rythmique est composée du bassiste Jo Burt (ex-Black Sabbath, Freddie Mercury, Brian Setzer, Sweet, Bob Geldof, Tom Robinson Band…) et du batteur Richard Newman (ex-Rory Gallagher, Alvin Lee, Glenn Hughes, David Gilmour, Sam Brown…) fameuses références vous en conviendrez.

Il n'est pas rare que des invités prestigieux fassent une appartion tant sur les albums de Debbie que sur scène, c'est le cas notamment de Robert Plant et de Paul Rodgers, belle reconnaissance non ?
Deborah, c'est avant tout une femme sensible et généreuse mais aussi quelqu'un qui ne calcule pas, quelqu'un qui sait que son nom ne lui assurera pas le succès, quelqu'un qui travaille sans relâche pour faire connaître « sa » musique et perpétuer le nom de Bonham qu'elle porte fièrement. Alors quand elle est sur scène, elle donne tout et le public s'en aperçoit très vite. Un concert de Deborah Bonham, c'est un échange incessant entre l'artiste et son public, une chanteuse de talent qui s'adresse à nous en français pendant tout le concert et qui nous raconte ses états d'âme, qui nous explique avec humour l'origine de ses chansons (Jack Past 8). C'est aussi avec humour qu'elle nous présente Peter Bullick dont elle francise le nom en « Pierre Leboeuf », déclenchant les rires du toujours présent et talentueux guitariste irlandais.
Les influences de Deborah sont nombreuses, Aretha Franklin, Janis Joplin, Led Zeppelin bien entendu et on retrouve tous ces éléments de blues, de rock et de soul dans ses compositions.
Superbe interprétation de « No Angel » qu'elle annonce en me disant : « Mitch, this is for you, 'coz I know you and I are No Angels ». Thank you Debbie. C'est le genre de chanson qui tue et vous donne des frissons de plaisir, une chanson pendant laquelle elle se retrouve à genoux sur scène, une chanson dont l'intensité émotionnelle est à son maximum, une bombe qui éclate aux accents de la voix déchirée et furieuse de Debbie, une œuvre tenue de main de maître par le jeu de guitare tellement bluesy de ce diable de « Leboeuf ». Pendant près de 90 minutes, nous serons à nouveau séduits par la simplicité et la qualité de cette artiste venue des Midlands, cette grande dame que j'aime énormément parce qu'elle ne fait pas semblant d'être une star. Le groupe quitte la scène sous les ovations du public après un « Rock And Roll » de Led Zeppelin en rappel de feu.
On se retrouve autour d'un bon repas au cours duquel j'explique à Peter et à Gerard les aventures du « Rain Main of Led Zeppelin » et puis on se quitte avec la promesse de se revoir très vite, soit à Londres puisque « Mi casa es tu casa » comme le dit Debbie mais au plus tard, le 5 novembre à Ciney et je peux déjà vous dire qu'on se fera un duo sur un classique de Led Zeppelin.

Mitch « ZoSo » Duterck

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Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 21:15
Une Belge Soirée ( PushsuP et From Kissing) Grand-Place Baudouin 1er, Braine-l'Alleud, le 20 juillet 2016

Une Belge Soirée ( PushsuP et From Kissing) Grand-Place Baudouin 1er, Braine-l'Alleud, le 20 juillet 2016

En prélude à la Fête nationale, la commune de Braine-l'Alleud a eu la bonne idée d'organiser un événement festif aux couleurs belges: food trucks, bières, cocktails, animations diverses pour les gosses, un deejay et deux groupes indigènes, PushsuP et From Kissing, sont au menu!

D'après l'affiche, aussi vague qu'une lame, houle moyenne, sur la plage du Casino à Biarritz, les festivités débutent à 17h.

Tu te pointes vers 17:30' sur la place royale, pas plus de précisions, horaire d'un flou opaque, une Silly, bitte!

17:50', on ne se bouscule pas, les trois policiers en faction envient les bermudas colorés.

Sur scène, le matos est installé, le premier groupe a achevé le soundcheck.

Les convoyeurs attendent, les premiers mouvements sont perceptibles 45' plus tard.

Tu dis, Théo?

Effectivement, ça sent la province, faut pas s'énerver!

Le jeune deejay, même pas 70 balais met la daube, qu'il balançait depuis 25', en sourdine, PushsuP est prêt!

Non, il ne s'agit pas d'un soutien-gorge pour poitrine menue, ni d'un exercice de pompes astreignant, il s'agit du nom, que tu peux lire de gauche à droite et de droite à gauche, choisi par cinq gaillards du coin ayant décidé de faire de la zizique.

On fait du swunk, précise le chef, une barbe/bermuda qui chante ses textes aidé d'un parchemin étalé sur un pupitre, Max Venÿ ( vidi, vici un peu moins), gratte une guitare et chantonne bilingue, il est aidé par Jérémi (Guitare Solo) - Jérôme (Clavier)- Buhba (Drum) et Le Patou (Basse).

Go...' Noir de désir' plus récité de manière nonchalante que psalmodié, fait moins penser à Cantat qu'à Benabar.

'Chanson pour un con' nous met une nouvelle fois sur une mauvaise voie, oublie Gainsbourg, pense à Thomas Dutronc.

Sais pas pourquoi, mais la voix du gars te crispe, c'est bof, bof...

Mauvais?

Non, anodin!

Il dit: ça vous plaît?

C'est cool, répond Jojo, Josiane a baillé, Pierrot est parti se chercher un cocktail, Max, peu menaçant attaque 'Ça vaut pas le coup' sur fond exotique.

Un bon petit guitariste, monsieur Jeremi.

' Le ciel m'a pris sous son aile' , oui ce coup-ci on pense à Charlélie Couture.

Bien, ce blues!

N'hésitez pas à nous offrir des bières.

Jojo: suis fauché!

On passe à un rock galopant ' I don't understand you' avant de massacrer Bowie, 'Space Oddity' .

Pour meubler les temps morts, Max, sans les ferrailleurs, débite quelques inepties puis il décide de virer rap à la emscie soulard, 'Rap à Megane'.

Attention danger, Braine est prié de chanter le refrain du oumpapa rock qui suit, ' Too much', tu l'as dit, fieu!

Miss Belgium Braine les frites a apprécié le jazzy pop ' I want too' et ' Un amour de Max'.

Du funk, ' Swunk man', ces petits gars sont éclectiques à défaut d'être magiques.

On continue, ' Atteinte', du groove sentant bon Lavilliers et on s'achemine vers le terminus, ' Sors chercher' achève le voyage.

Bon, c'est fini, qu'il dit.

Mais non, répond le D J.

Grave erreur, voici une version sans sel, avec plein de mayonnaise de 'Come together'.

From Kissing

Une attente interminable avant le second concert, heureusement un trio de souples breakdancers vient amuser la galerie pendant une vingtaine de minutes.

Cet amateurisme poussé à l'extrême devient pénible, il faut un temps fou pour débarrasser le podium du bazar appartenant à PushsuP, monter le matos des suivants et s'occuper d'une balance compliquée pour arriver à un résultat désastreux, il est près de 21h30', From Kissing passe aux vestiaires pour enfiler sa tenue de scène.

Le groupe, faisant partie de l'écurie Go Go Booking, marche pas mal au Sud de Bruxelles, il multiplie les scènes, on le verra d'ailleurs aux Francofolies le 23 juillet. Son succès croissant est justifié, pas que leur electro rock soit criant d'originalité mais sur scène ça déménage un max, on préfère d'ailleurs insister sur l'étiquette rock pour décrire l'ambiance de leur prestation scénique.

Si le combo est relativement jeune, naissance en 2013, ses membres ne sont pas du style puceau, le kangourou nain/chanteur ( + programming) fébrile, Chris Willems, tu l'as, par exemple, vu au sein de Crazy Lady Madrid, il a également sévi chez MAW // SITT // SII - pour Sébastien Préaud ( basse, synthés, backings) , on cite Milk - l'architecte/guitariste Massimo Panza manie lui aussi un synthé et assure quelques choeurs et enfin, à la batterie, le dernier arrivé, facebook signale toujours Antoine Préaud, il devait être puni à l'école car il nous semble avoir vu Timothée Hugé !

'Up on the white hill', alors là, c'est au pas de course que la colline blanche a été gravie.

Sais pas combien de pastilles le petit Chris a sucé avant de monter sur scène, mais ce jeune homme déborde d'énergie, derrière lui ça pistonne lourd, le jour où The Prodigy prendra sa retraite on peut proposer From Kissing sur la scène Big Beat.

Chris a quitté son uniforme acheté sur Ebay à un gars de I Like Trains et c'est parti pour le houleux 'A drop'.

C'est la goutte qui fait déborder le vase, toutes les fleurs brainoises se mettent à gesticuler comme des zombies sortis d'un clip de Michael Jackson.

Ta voisine, une ex-reine de beauté du Brabant Wallon, admire les mollets d'un blanc petit Gervais du beau Sébastien, sa copine préfère le look ombrageux du guitariste.

Jean-François, coiffeur à Bois-Seigneur-Isaac, n'a pas encore fait son choix.

En attendant les portes de l'écurie sont grandes ouvertes , les 'Horses' sont lâchés, le jockey nous fait un numéro que tu ne risques pas de voir à un concert de Charles Aznavour, à genoux, puis allongé sur le plancher, serrant le micro comme si c'était la planche de salut allant l'empêcher de se noyer, il attire tous les regards d'un public subjugué.

Un petit tour parmi les fans pendant 'Runaway' avant de monter sur un retour pour scruter les mers, toujours pas de Christophe Colomb en vue, on poursuit avec 'Get up' catalogué dancetrack, les précédentes étaient des berceuses!

Où tu vas, Seb., quoi t'as vu une colombe sur la dernière branche du tilleul, tu vas la saluer et lui faire l'aubade avec ta basse, redescends, grand, Eléonore veut t'offrir une glace parfum banane!

'Papillon' dit le papelard, mais la scène n'est pas envahie par une colonie de piérides du navet et du chou, trois monstres, venus du fin fond d'une forêt perdue, entament une danse médiévale sur de gros beats electro, ce qui a le don d'énerver davantage le bondissant chanteur.

'After' et ' Bright Blocks' achèvent ce set tonique.

Braine, vous en voulez encore?

Ouiiiiii!

Conciliabule, finalement on ne vous jouera pas le dernier single ' West Coast', on reprend ' Get up' qui bouge davantage.

Une dernière séquence de folles cabrioles et puis une douche!

Braine est K O!

photos: ManuGo Photography & Michel ( concert monkey)

Une Belge Soirée ( PushsuP et From Kissing) Grand-Place Baudouin 1er, Braine-l'Alleud, le 20 juillet 2016
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Une Belge Soirée ( PushsuP et From Kissing) Grand-Place Baudouin 1er, Braine-l'Alleud, le 20 juillet 2016
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 09:16
Status Quo, The Scabs, De Mens, The Kids( Het Groot Verlof) - Oude Markt - Leuven, le 20 juillet 2016

Status Quo, The Scabs, De Mens, The Kids ( Het Groot Verlof) - Oude Markt - Leuven, le 20 juillet 2016

Le billet de JPROCK :

Il est 18h précise et les Kids montent sur la grande scène du Grote Verlof sur le Oude Markt à Louvain.
Ludo Mariman et sa bande nous replongent en quelques accords vers la fin des 70’s à l’époque du punk où les The Ramones, The Sex Pistols, The Damned et autres The Clash nous envoyaient des volées de décibels dans les oreilles à grand coup de no future.
L’Amérique a accouché des premiers, la Perfide Albion a enfanté les trois autres et nous en Belgique on avait The Kids !
Qui aurait parié à l’époque que quarante ans plus tard on retrouverait nos punks belges toujours en action et dotés d'une énergie plus que communicative.
En 45 minutes The Kids va chauffer comme il se doit la foule nombreuse présente sur la Grand Place de Louvain.
Du très bon boulot rageur et efficace de « No Work » à « Bloody Belgium » en passant par « Fascist Cops » , « Do you love the Nazis » et « If the Kids Are United » de Sham 69.
Proficiat Ludo, Yves, Luc et Tim ...
et Gabba Gabba Hey comme diraient les autres..!

Place ensuite à De Mens que j’avoue ne connaître que de nom et qui se taille néanmoins un joli succès devant un public néerlandophone sensible à leur pop rock efficace quoique parfois un peu trop gentil à mon goût.

Mais bien sûr, ceux que tout le monde attend ce soir, les héros de la soirée c’est Status Quo.
Le Quo amputé d’un de ses membres essentiels Rick Parfitt qui se remet d’un accident cardiaque survenu après un concert en Turquie à Antalya.
Enlever Parfitt à Status Quo c’est comme enlever Keith Richard aux Stones ou Joe Perry à Aerosmith, c’est déforcer le band d’un talent majeur, d’une star incontournable et irremplaçable .
Que deviendrait Quick sans Flupke, Tintin sans Milou ou Batman sans Robin ? Hein, dites moi ?
Oui bon, ok, j’en fais peut être un peu trop là, mais quand on aime on ne compte pas hein…

Bref le Quo est attendu au tournant ce soir par un Oude Markt noir de monde.
Et dès les premiers accords de " Caroline" la folie du rock devient contagieuse et le capital sympathie dont jouit le groupe auprès de ses fidèles fans fait le reste et on se surprend à sauter tous comme un seul homme au son de ces riffs implacables.
Cheveux courts et t-shirt blanc Richie Malone " le fan qui un jour caresse son rêve et a l’immense joie de fouler les planches avec ses idoles " s’en tire avec tous les honneurs. Durant tout le show on le sent impressionné par l’ampleur de la tâche et parfois trop appliqué, si bien que régulièrement les autres membres du groupe viennent le bousculer quelque peu et l’entraîner à se lâcher dans la grande tradition des concerts du Quo.
Mais techniquement le gamin assure et une fois la machine de guerre lancée à toute allure, même déforcée d'un de ses pions majeurs elle balaie tout sur son passage.
Francis Rossi, le boss , est en grande forme et blague régulièrement avec son public comme à son habitude tandis qu’à chaque enchainement de titre on se dit qu’après autant de décennies sur les planches ceux là n’ont pas perdu leur joie de jouer.
Il suffit de regarder les visages des musiciens et les sourires non feints affichés ostensiblement par chaque membre du band pour constater que ces types là s’amusent sur scène et leur public le leur rend bien.
Plusieurs fois j’en ai la chair de poule et cette sensation de bonheur qui m’envahit à l’écoute de dizaines de hits incroyables et intemporels.
Ca danse, ça chante, ça saute, ça tape des mains, le Oude Markt s’est transformé en chaudron incandescent et le restera jusqu’à la fin des rappels.
Alors évidemment impossible de vous citer ici tous les titres joués ce soir, mais bien sûr on a eu droit à « Down Down » , « Gerdundula » , « Whatever You Want » , « In the Army Now « , « Roll Over Lay Down », « Paper Plane « et pour les autres je vous renvoie à la setlist ci dessous.
Et après 1h20 de concert on est crevé et en nage mais heureux.
Et lorsque les musiciens Francis Rossi en tête quittent la scène après un dernier salut, on se dit qu’on a peut-être vécu ce soir la date belge de la dernière tournée électrique du Quo et malheureusement sans Rick Parfitt.
Sentimentalement parlant ça me désole, même si le concert fut formidable de bout en bout comme toujours avec le QUO qui ne m’a jamais déçu.
Mais je me console en me disant qu’avec ce petit de mot de Rick lu par Francis en début de show et qui nous souhaitait un bon concert ce soir en nous demandant de réserver un chaleureux accueil au « gamin » qui le remplace, Rick Parfitt était présent malgré tout ce soir à Louvain dans le coeur de tous ses fans.
Car le Quo quoiqu’il arrive restera toujours le duo magique Rossi-Parfitt.

Bon rétablissement Rick j’espère bientôt pouvoir recroiser ta route lors d'un prochain concert au sein de ton band de toujours.
Take care man.
Quo Forever !

Texte et photos : Jp Vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist :

Caroline
The Wanderer
Paper Plane
Hold You Back
Beginning of the End
What You're Proposing / Down the Dustpipe / Wild Side of Life / Railroad
Don't Waste My Time
The Oriental
Creepin' Up on You
Gerdundula
In the Army Now
Drum Solo (The Caveman)
Roll Over Lay Down
Down Down
Whatever You Want
Rockin' All Over the World
Encore:

Burning Bridges (On and Off and on Again)
Rock and Roll Music / Bye Bye Johnny

Status Quo, The Scabs, De Mens, The Kids( Het Groot Verlof) - Oude Markt - Leuven, le 20 juillet 2016
Status Quo, The Scabs, De Mens, The Kids( Het Groot Verlof) - Oude Markt - Leuven, le 20 juillet 2016
Status Quo, The Scabs, De Mens, The Kids( Het Groot Verlof) - Oude Markt - Leuven, le 20 juillet 2016
Status Quo, The Scabs, De Mens, The Kids( Het Groot Verlof) - Oude Markt - Leuven, le 20 juillet 2016
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 09:32
Infos décès: Erik Petersen, Tamás Somló, Steven Young, Alan Vega, Bonnie Brown !

Erik Petersen était un membre de l'anarcho-punk combo de Philadelphie Mischief Brew .

Le lead singer du groupe a mis fin à ses jours le 15 juillet, une semaine auparavant il se produisait encore avec M B à Philadelphie, le band devait tourner en Europe fin juillet.

Son avenir est compromis!

Tamás Somló, multi-instrumentiste, a fait partie du légendaire groupe rock hongrois Omega de 1964 à 1967 avant de rejoindre d'autres groupes magyars moins connus, tels Kex ou LGT.

Il est décédé le 19 juillet.

Colourbox, 1983 Martyn et Steven Young, Ian Robbins et Debian Curry.

Le groupe se fait un nom dans la scène électronique anglaise, 'Breakdown' fait fureur dans les boîtes.

"Say You,” “Punch” et “The Moon Is Blue.” marchent bien également mais le groupe arrête les frais en 1987.

On retrouve plusieurs membres de Colourbox au sein de MARSS qui cartonnera avec 'Pump up the volume', un one-hit wonder imparable.

Steven Young est décédé la semaine dernière.

Boruch Alan Bermowitz plus connu sous l'identité d' Alan Vega nous a quittés le 16 juillet, à 78 ans.

Alan Vega c'est bien sûr la moitié de Suicide. Le duo qu'il avait formé avec Martin Rev a écrit quelques belles pages de l'electro/proto punk, art rock, industrial rock américain.

La disco de Suicide ne compte que cinq albums studio, l'existence du groupe étant pour le moins chaotique, mais notons également un EP enregistré à l'Ancienne Belgique en 1978 ' 23 Minutes Over Brussels', un concert mémorable pendant lequel Suicide s'était fait copieusement hué par les fans d'Elvis Costello.

Bonnie Brown faisait partie du trio country The Browns dont la popularité a atteint des sommets en 1959 grâce au titre ' The three bells', repris en son temps par Edith Piaf.

La carrière du trio vocal s'achève en 1967 et Bonnie arrête la musique.

Son aventure s'est achevée le 16 juillet.

Infos décès: Erik Petersen, Tamás Somló, Steven Young, Alan Vega, Bonnie Brown !
Infos décès: Erik Petersen, Tamás Somló, Steven Young, Alan Vega, Bonnie Brown !
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 12:59
Jill Shaw - Kioskconcert - Concertzaal De Casino - Sint-Niklaas le 17 juillet 2016

Jill Shaw - Kioskconcert - Concertzaal De Casino - Sint-Niklaas le 17 juillet 2016

Depuis le 29 mai, la salle de concert De Casino et le Casino Café proposent Parklife, une série de concerts gratuits se déroulant le dimanche, à 15 h, dans le charmant parc niché à l'arrière de l'établissement.

Ce dimanche, le kiosque sera occupé par Jill Shaw et son groupe.

Un soleil radieux inonde le jardin, la terrasse est bondée, les rafraîchissements défilent, il suffit de laisser passer le quart-d'heure académique pour voir arriver un trio de musiciens: Claudio Arduini à la batterie ( Oscar and the Wolf) - Boris Van Overschee à la basse ( Okon and the Movement, Delvis, Tout Va Bien) et Sebastian Leye ( ShyLips, Slow Pilot, Noémie...), ceux-ci nous servent une intro pas ridicule avant d'être rejoints par une gracile et blonde apparition, Jill Shaw!

Jill Van Vooren, de Gand, est non seulement chanteuse mais également modèle, guère étonnant vu sa plastique gracieuse.

Elle se fait connaître en 2010 en participant avec Jill and Lauren au Junior Eurovision Song Contest à Minsk , le duo termine à la septième position.

En 2012, Jill débute une carrière solo et devient Jill Shaw.

Après un premier radio-hit 'Summer Sucks' elle sort un le EP ' Dark Paradise' , précédé du single ‘Let the right one in’.

Jill a embrayé sur 'Fantasy', une mélodie indie pop qui peut facilement concurrencer les productions de Lily Allen, Kate Nash, Ellie Goulding ou Lana Del Rey.

Le fond soul tapissant ' Open your eyes' et les funky riffs imprimés par la guitare attestent d'un savoir-faire évident, Jill, à peine 21 ans, dégage une belle présence scénique et en plus d'être agréable à regarder, elle est dotée d'un joli brin de voix étrangement soul pour une personne à l'aspect si frêle.

Le groove émanant de 'Dark paradise' n'a rien d'infernal, il est juste parfait!

Le groupe emboîte sur le slow ' Love brought you down' avant de proposer le catchy single ' Let the right one in'.

Sint-Niklaas, dancing time!

'Red light' , dès qu'il sera vert, tu la verras filer vers la gloire, elle dispose de tous les atouts pour faire carrière.

Si Emma Bale on Alice on the Roof au Sud, ont réussi, pourquoi pas Jill Shaw!

'Mindgames' , non il ne s'agit pas de la composition de John Lennon, mais d'un midtempo susurré d'une voix enfantine qui finit façon postrock lorsque Sebastian se laisse aller à faire grincer sa guitare.

Superbe morceau, suivi par un second titre incisif, ' Loose track' au décor trip-hop attractif.

Dat was onze laatste nummer, mais on revient dans 5 minutes pour une brève séquence acoustique.

Comme promis, le quartette reprend le boulot, Sebastian ayant saisi une guitare sèche.

Reprise de ' Fantasy' et de 'Mindgames' en version minimaliste.

La terrasse ne les laisse pas se défiler, malheureusement le stock est épuisé, qu'à cela ne tienne, Jill et ses copains, avant d'aller chercher le seau d'eau sur la colline, nous refont le single 'Let the right one in'.

Jill Shaw sera aux Lokerse Feesten le 6 août!

Jill Shaw - Kioskconcert - Concertzaal De Casino - Sint-Niklaas le 17 juillet 2016
Jill Shaw - Kioskconcert - Concertzaal De Casino - Sint-Niklaas le 17 juillet 2016
Jill Shaw - Kioskconcert - Concertzaal De Casino - Sint-Niklaas le 17 juillet 2016
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 20:18
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016

Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016

Huitième édition pour le Crisis Festival se déroulant près des terrains du Sporting Erps-Kwerps, l'événement est toujours gratuit et les prix pratiqués pour consommer wat vocht et de la nourriture restent schappelijk, de plus lorsque le soleil se fait généreux, tu as réuni tous les ingrédients pour que la fête soit réussie.

Ah oui, les groupes:

► 14u00 - 14u50 ► Reginald en de BosBeesten -
► 15u20 - 16u05 ► ZeeSter -

► 16u35 - 17u05 ► My Dog Is Radioactive -

► 17u35 - 18u05 ► EME -

► 18u45 - 19u45 ► THE SKADILLACS -

► 20u15 - 21u15 ► STIJN -

► 21u45 - 22u25 ► ZwartWerk -

► 23u00 - 23u45 ► Equal Idiots -

► 00u00 - 01u30 ► Goldfox -

► 01u30 - 03u00 ► Mensch, erger je niet

Tu débarques vers 15h, Reginald est déjà retourné dans les bois, tu attends la marée basse pour ramasser des coquillages et een ZeeSter!

Le trio est né en 2014, des fruits de l'imagination maritime d' Annelies Tanghe qui affirme ne pas avoir enterré Iza, pour la seconder, une autre sirène, Roselien Tobbackx, nom de scène Roselien, déjà croisée plusieurs fois, et un pêcheur de crevettes, Sam Janssens, multi-instrumentaliste qui, lorsqu'il abandonne ses filets, joue avec Toendra et Trezmil.

De l'indie folk?

Tu oublies, Nederlandstalig electro/dream pop servi met wat slagroom!

Les filles arborent une tenue colorée, Annelies a piqué les rollerskates de son gamin, des lunettes de soleil flashy pour tout le monde, en route pour la plage, gaffe aux méduses!

Le chef derrière un Nord piano, Roselien a reçu un synthé et Sam un drumpad, quelques machins à secouer, une acoustique traîne derrière lui.

C'est parti avec un premier extrait de 'Pif Poef Paf' , ' Ik zie wat jii niet ziet' , du synthpop Blankenberge touch , sortez le pistolet à eau et amusez-vous!

Un petit jeu pour remporter le EP, un coup de sifflet, une question, bravo Silke, t'as gagné, hoe oud ben je?

3 jaar!

On va faire connaissance avec le 'Minister van de Noordzee' qui n'a pas de cravate, ni de costume, il porte un joli bermuda fluo.

T'as même vu la petite sirène de Hans Christian Andersen esquisser un pas de danse.

On aime bien le programme électoral du politicien, ' Drink en Dans'!

Un brin de mélancolie apparaît avec la suivante... het is niet altiijd wat je wil... zingen ze avant de reprendre 'Ain't nobody' de Chaka Kahn , version Vlaamse kust, ' Niemand kan meer'.

Retour des beats flottants pour ' Het is maar wat het is' avant un hommage à Prince, 'Kiss' devenant 'Kus'.

La pop pour gosses marche bien au Nord du royaume, De Piepkes, K3, Kapitein Winokio... cartonnent tous!

Le single ' Fouten Mannen', son flow rap et sa gestuelle Elvis the Pelvis, ne tombe pas dans la catégorie kinderen toegelaten.

Juffrouw Vansteenkiste n'était pas contente en voyant Piet, Floris et Tom imiter le jeu de scène de ZeeSter devant les petites gamines de la classe.

Frais et récréatif.

Le 7 août à Leuven pour Hapje Tapje!

Tu oublies le chien de Doel et son punk canin, tu les vus à Haasrode il y a un petit temps, tu te commandes une pintje et pars contempler la nature.

VoiciEME ou le groupe de Emeraude Kabey, née à Kinshasa et établie à Schepdaal depuis sa tendre enfance.

EME a remporté le prix du public lors du dernier Rockvonk.

Montent sur scène à 17:35' pour une courte intro, Guitar: Arne Van Stiphout / Keys: Jan-Willem De Laat/ Drums: Steven Devarwaere et Bass: Samuel Cambien, ils sont bien vite rejoints par celle qui porte bien son nom, mademoiselle Emeraude Kabey!

Dès l'entame du set, 'Take control' met tout le monde d'accord, de la nu- soul/ r'n'b de très haut niveau.

Les admirateurs avançant Erykah Badu ou Angie Stone ne débloquent pas, l'esprit soul dégouline de tout le corps de la belle enfant.

Apparition d' Erica Mcdermott qui assure le rôle de vocaliste, le collectif envoie ' Casual' un slow néo soul gluant, il reste dans la même veine avec 'It's alright' , d'un classicisme rappelant les heures de gloire de la Motown...love was made to be cruel... mais quand c'est chanté avec autant de feeling on supporte!

Une 'Lioness' sans griffes arrive, la lionne ronronne, la wah wah, caractéristique de la musique soul, fait merveille, les musiciens assurent sans cinéma, c'est du gâteau!

EME rejoint ainsi d'autres artistes de la scène nationale pratiquant un r'n'b de qualité, en commençant par La Jérôme, et en mentionnant la petite Milla Brune, Joy Simar ou Billie Kawende...

Après ' Closer' EME accueille un guest , Major, une casquette/ MC de Louvain qui expédie un flow hip hop pas idiot pendant 'Ice cold'.

Le truc évoque le meilleur de l'acid jazz ,style Guru's Jazzmatazz.

Puis on revient à la soul visqueuse avec un 'Fuel' bien brûlant , ensuite Miss Kabey dédie la suivante to all the sexy boys dans l'assistance, t'as cherché, t'as rien vu, ils étaient au comptoir, sans doute, sinon ' That shirt' que t'as refusée de take off groovait pas mal.

'Mrs Right' et le nerveux ' RDC' ( = République du Congo) achèvent ce set brillant.

Le 2 août à Oosthoek!


The Skadillacs

Le ska chez nous = The Employees, Skangoeroes, Der Polizei, The Moon Invaders, The Caroloregians et quelques autres... mais le groupe qui personnifie le mieux l'esprit Two-Tone vient de Tienen et s'appelle The Skadillacs.

Les huit membres du combo sucrier ont transformé Erps-Kwerps en fiesta ska phénoménale, une grandiose dansfeest dont les habitants de Binche ne peuvent que rêver.

Les sept musiciens ( Drums, Gert "Nuggets" Nackaerts - Bass, Benoit "Steamboat Soi" Vlieghe - Guitar, Piet "Postit Peet" Tutenel - Keyboard , Stef "Noglassis" Vanuffelen - Trumpet, Erik Janssens - Trombone, Kristof "Slider" Lefebvre - Saxophone, Walter "Dr. Von Reed" Ginckels entament une courte séance d'échauffement avant l'arrivée de la bête sur le ring, Maarten "Rude Boy" Goffin, le chanteur vêtu d'un peignoir de boxe à capuche .

En général le premier round sert à observer l'adverse, pas avec cette bande de fous furieux, une première série de jabs des deux bras pour essayer de nous assommer avant la première sonnerie, 'Ghost town' des Specials dans les gencives, ça fait mal, très mal!

Crisis, do you hear me, are you ready for a party?

Ja!

Une folle galopade débute, 'Do the dog', t'as imité un caniche, il était furax, il s'était déjà débarrassé de son peignoir le voilà torse nu, Erps-Kwerps I wanna see you skankin' , 'Lip up fatty'.

C'est à moi que tu causes, réagit Hans, 120 kilos de muscles et le double de graisse.

Tu me cherches, je descends, répond Maarten.

Il remonte parmi les siens qui enchaînent sur 'Two Tone Army' et 'Gangsters' , un autre chef-d'oeuvre des Specials.

On continue, 'Too much pressure' et ' A message to you Rudy' , je redescends et vais valser avec Tom, ambiance de feu sur la plaine.

' One step beyond' n'est pas fait pour calmer le peuple, ' Too much too young' voit un accident sur le podium, la guitare emboutit la basse, après un constat à l'amiable, on fait la connaissance de 'Sally Brown' une copine à Lauriel Aitken.

Puis vient un pote à Tarzan, 'Monkey man'.

Any fans of Madness in da house?

Yeah!

' House of fun' devient meadow of fun, heureusement les vaches ont été éloignées.

You 're an ' Embarrassment' , je sais, ma femme me le répète tous les jours!

Accélération que tu croyais impossible, 'Baggy trousers' puis 'Nite Club' pendant lequel on invite une dizaine de volontaires sur scène.

Canons à confetti pour les autres!

On approche du terminus, 'Little bitch' puis le 'King Kong five' de la Mano Negra avant un feu d'artifices et la présentation des artilleurs.

Erps-Kwerps les rappelle, embarquez tous jeunes gens et jeunes filles, on descend le Nil, ' Nightboat to Cairo' achève la fête!

Stijn.

Un retard conséquent ( 30') sur l'horaire prévu, en cause un soundcheck complexe.

Celui qui remplit les salles avec son projet Stijn plays Prince débutera à 20:45' .

Un premier exercice electro dance funk nous prouve que la machinerie sophistiquée n'a aucun secret pour lui et qu'il est capable d'assurer un show, où le funk prime, à lui tout seul.

'Wrong' et son groove purulent a conduit une tapée de nanas pas mal roulées face au podium, elles n'arrêteront leur séance de fitness qu'à la fin du set.

Il est espiègle Monsieur Vandeputte, il affirme avoir composé 'Booty' pour K3, mais comme les madames ne chantent qu'en flamand et que 'Poep' ne plaisait pas à leur management, le titre a été refusé, donc le Prince blanc a décidé de le garder pour lui.

Quinze bootyshakers en action à tes côtés.

Pas terrible estime le garçon, je monte sur une enceinte et je vous montre!

Push it real good ... cela ne manque ni de sel, ni de poivre!

Mijn naam is Stijn met een T... euh, explique Stijn, fais nous un signe!

Si ça vous chante vous pouvez entamer een vogeldans, la danse des canards, tu veux dire?

Pas de réponse, il balance un nouveau mix aux senteurs Kid de Minneapolis, décide de faire sa promenade du soir sur la pelouse, passe au hip hop dans la langue de Urbanus van Anus , apostrophe une poupée pas hideuse, lui chante 'Wie zedde gij' avec en fond des bleeps aquatiques qui ont réussi à éveiller les grenouilles de l'étang voisin.

Retour sur le podium, y a -t-il un médecin dans l'avion, docteur, je vais avoir 40 ans, c'est grave?

A cet âge , un artiste a-t-il le droit de chanter topless?

Ja, hurlent les gamines.

Exit T-shirt!

He, Fons, prête-moi ta casquette, je te la rends dans 10', préparez vos passeports, le Boeing est prêt à décoller, direction Detroit, ' Back in Detroit' et son groove juteux, là-bas il rencontre Iggy, et lui chante 'I wanna be your dog'.

L'iguane lui répond, c'est pas parce que t'es torse nu que tu dois croire que c'est arrivé, ket!

Petit séance congas en Namibie puis il enchaîne sur 'Lekker meer', Lucien en voyant les bouncing boobs de sa voisine te susurre lekker ding à l'oreille.

Un poète!

'Hot and Sweaty', pas besoin de dessin et il continue dans l'incestuel en déclarant sa flamme à sa mère, mama ik wil met je trouwen.

Oedipien et marrant, là où il commence à craindre le pire c'est lorsque les gros ballons volant dans les airs terminent leur course sur les synthés.

En souriant... Je ne pense pas que l'assurance du festival couvre ce style d'accident!

Coup d'oeil vers l'organisation, ok, ik mag nog spelen, vous considérez que les rappels débutent, je sors, vous gueulez, je fais ma diva, vous huez et j'arrive.

We want more, we want more, bouh, bouh...

Il revient, ' U1it' dans le plus pur style Prince, à nouveau, est suivi par 'Password' chanté d'une voix déformée puis le gros hit 'Sexjunkie' .

Erps-Kwerps, watch me dance, sexjunkie is in the place, j'escalade l'échafaudage et comme vous avez été bon public je vous chante 'Grandaddy' .

Hier eindigt mijn verhaal!

Quoi, un post-scriptum?

Allez, un dernier hommage au grand disparu, 'Little Red Corvette'.

Super concert après lequel tu décides de regagner le Sud de Bruxelles!

Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:44
Album - Inanna by Drums 'n' Guns

Album - Inanna by Drums 'n' Guns!

Drums 'n' Guns, ça te dit quelque chose?

Les Grognards de la Garde Impériale?

Un album de Low?

Raté, Drums 'n' Guns est un alternative rock band né du côté de la Leievallei en 2012.

Ses membres, Jan Gobeyn (guitars / vocals) - Win Nellen (guitars / vocals) - Marjo De Keukelaere (bass / vocals / recording engineer) - Bert Van Thuyne (drums) - Sam Dufoor (vocals), ne sont pas des inconnus pour ceux qui suivent la Belpop geschiedenis: Jan, Sam, Win, Marjo et Bert ont sévi au sein de Mogul, un stoner combo ayant eu son heure de gloire durant la première décennie du 21è siècle.

Hercule Poirot a déniché d'autres noms: Chunkbelly, Jixaw, Push up Daisies, A Last Fine Day ou Caducity.

Après une première demo/carte de visite, les membres de Drums 'n' Guns entrent dans un studio Ixellois pour enregistrer 'Inanna' qu'ils produisent eux-mêmes.

On invite des copains à donner un coup de main pour certains titres ( Nathalie Van Laecke (vocals) ‘New Breed’, Patron Data (vocals) and Jason Anderson (cello) ‘Rand’, Jason Anderson (speech) on ‘Work, Earn and Rule') et Saartje De Muynck (violin) on ‘The Legend Of James') et on demande à Mario Debaene de se charger de l'artwork, puis on envoie le vinyle à droite et à gauche pour l'encenser ou le descendre.

Quoi, mec?

Inanna?

Une déesse pas grecque, dans ses attributs: l'amour, la fertilité, la guerre... les prêtresses d'Inanna étaient des prostituées, la déesse avait elle-même un appétit charnel féroce!

'New Breed' débouche dans nos pavillons, les fusils sont restés au vestiaire, pas les baguettes, Bert tabasse énergiquement toms, caisses et cymbales, les guitares cinglent, les voix, dont la féminine de Nathalie, scandent cet hymne rock de près de trois minutes qui voit tes talons battre la mesure ce qui n'est pas au goût de ton chat qui se tire dans la pièce voisine.

'The Cycle' caracole sur le même sentier non balisé.

Que les membres du band citent Kyuss, QOTSA, Meshuggah, The War on Drugs ou David Eugene Edwards comme sources d'influences n'est pas anodin.

Si le groupe n'est plus foncièrement catalogué stoner, il reste toutefois des traces de leur passé dans le cocktail actuel, on a également aimé les sonorités psyche de la guitare.

Quand le soleil se couche, toutes ces montagnes aux pliures d'étoffe prennent de sinistres couleurs, jaune verdâtre avec rayures de brun ardent.... c'est ainsi que Pierre Loti voyait le désert, si 'Sun fades out' affiche les mêmes coloris, le fond musical est à chercher du côté des Desert Sessions d'un certain Josh Homme.

H G Wells, que penses-tu de 'Time Machine'?

Vachement ramassé ce morceau, la basse qui pulse, ces guitares qui fouettent jusqu'au sang et ce chant évoquant Alice in Chains, putain de bon morceau.

Merci, H G!

Superbe intervention de Jason Anderson au violoncelle pendant le sombre et lynchien 'Rand' que tu peux ranger aux côtés de tes albums de Nick Cave ou de Mark Lanegan.

Alfred, t'en penses quoi... When the crows are asleep, they can hardly move...

Méfiez-vous de la bête qui dort!

Un chant hanté ( cf. Sivert Hoyem) et un fond musical intense et dramatique nous amènent à classer 'Imanna why?' dans la rubrique rock halluciné.

'Work, Earn and Rule'

Drums 'n' Guns connaissent-ils le documentaire ' To Rule, To Work, To Earn, To Pray, To Collapse' analysant l'effondrement de la civilisation?

Maybe!

En tout cas, le truc bombarde pas gentil.

L'auditeur retrouve un semblant de quiétude avec 'The Barn' , une histoire d'amour campée dans une grange avec vue sur mer.

Seul bémol, le vin a pris le goût du sel, résultat la cuisine n'est pas reprise dans le Michelin!

La version vinyle s'achève avec la ballade 'The legend of James' que Saartje De Muynck orne subtilement d'un violon Scarlet Rivera ( 'Hurricane' de Bob Dylan).

Sur les copies digitales, l'auditeur a droit à une plage supplémentaire, ' Nobody knows', un midtempo narratif dominé par une basse inquiétante et dont le nucleus est décoré de vocalises obsédantes.

Inanna by Drums 'n' Guns: tu achètes les yeux fermés et tu ouvres tes pavillons!

Tracklist:

1.

New Breed 02:53

2.

The Cycle 03:35

3.

Sun Fades Out 02:55

4.

Time Machine 03:43

5.

Rand 04:28

6.

Inanna Why? 04:40

7.

Work, Earn and Rule 03:54

8.

The Barn 03:16

9.

The Legend of James 06:06

10.

Nobody Knows (Digital only) 04:51

Album - Inanna by Drums 'n' Guns
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:26
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016

A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016

Le 14 juillet, nous n'avions pas encore été informés de l'attentat perpétré à Nice, nous nous apprêtions à passer une belle soirée en compagnie d'artistes qui animent la scène alternative arabe: A-WA, originaire de la vallée de l'Arava ( Israel) mais de souche yéménite et Hindi Zahra, la Marocaine aux racines berbères.


20h, le magnifique théâtre en plein air baigne dans une douce quiétude, mollement chauffé par un soleil s'étant montré tardivement, c'est pas la cohue ce soir, mais ceux qui ont fait le déplacement ne l'auront pas regretté!

A-WA

Après leur premier passage dans nos fertiles contrées ( le Beursschouwburg en décembre 2014), tu l'avais senti, il ne faudrait pas attendre des lustres pour que le global electro folk des soeurs Tair, Tagel et Liron s'impose un peu partout.

Ce soir, Antwerpen puis les festivals européens: le festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs, les Vieilles Charrues, le Paleo, Esperanzah, le Festival du Bout du Monde, Musicalarue etc...

En piste: Hod Moshonov ( keytar) , Tal Kohavi ( drums, un nouveau!) , Liron Haim, Yogev Glusman ( guitar, violin) , Tair Haim, Nitzan Eisenberg ( bass, une vieille connaissance vue au DNA avec FeelAbouT) et Tagel Haim.

Non, les frangines Haim n'ont pas grandi, oui elles sont toujours aussi souriantes et le mariage baskets/ robes traditionnelles est à l'image de leur musique, du groove techno et des chants ethno.

Une courte intro avant l'arrivée de Tair ( position centrale), flanquée des plus jeunes Tagel et Liron, qui lancent "Ya Raitesh Al Warda", à découvrir sur l'album sorti en mai, hep, hep, la, la, la... et un keyboard fou, les non-initiés n'ont pas encore compris ce qui leur tombe dessus, un folk'n'beat yéménite turbulent.

Good evening, Belgium ( tu prononces oum), we are A-WA ( tu prononces comme tu peux), elles ont embrayé sur le plus ancien 'Ala Wabda' bourré de petits gimmicks au keytar tandis que les filles chantent en harmonie.

'Lagaitani Laltarig', un soupçon de dub, deux poils de hip hop, un chant frivole, tu ne peux empêcher tes hanches de chalouper tandis que ton cerveau imagine la danse des sept voiles.

Let's dance, Antwerp, les locaux sont toujours intimidés, ils le seront moins après le dansant 'Lau ma al mahaba', Ingrid et Freya sont les premières à s'y mettre, bientôt imitées par un peloton de souples Pakistanais.

Tout bouge, dit la fille d'Ernest!

Le nombre de danseurs augmente avec les suivantes, 'Galbi haway' , a song for all the lovers et 'Zangabila' et ses youyous guerriers.

Yogev passe au violon et refile la guitare à Nitzan, A-WA amorce une romance plus calme, 'Ya shaifin al malih', suivie par 'Ismer ma al gat', un chant traditionnel non basé sur des beats Transglobal Underground.

Petits soucis techniques, des cracs pas sympa émanent de l'ampli du keytar, ce qui n'empêche pas le public de danser sur 'Yom Elahad' .

Les petites se démènent, Anvers suit le mouvement.

Des kangourous en Israël?

Oui, ça existe, pendant 'Shamak zabad radai', toute la clique, mâles et femelles, rebondit comme un Hoppy survitaminé.

Même scénario pendant les deux dernières du set, le tube 'Habib galbi' et 'Ya rait man ybsorak'.

La bonne humeur communicative du combo a enchanté l'audience qui aura droit à un rappel de quatre titres, dont le ' Yemenite Lullaby' , une reprise de 'Lagaitani Laltarig' et 'Somebody to love' qu'elles ont chanté avec le Red Band ( un puppet band)!

Pause de 30'

Hindi Zahra

Quatrième rencontre avec la madame de Khouribga!

Pas d'actualités discographiques depuis son passage à la Fête des Solidarités de Namur ( été 2015), 'Homeland' était sorti plus tôt, la même année.

Sur scène avant l'arrivée de Hindi Zahra (voix): sans doute, Jérôme Plasseraud ( guitare) - Paul Salvagnac (guitare) – le fidèle David Dupuis (claviers, cuivres, flûte) – Jeff Hallam (basse) – Raphael Seguinier (batterie) et Ze Luis Nascimento (percussions).

Hindi décide d'entamer le récital avec 'Oursoul', la ballade traçant un mariage arrangé, chantée en berbère , elle enchaîne sur ' Imik Simik' son fond jazzy et sa trompette aussi sensuelle que la voix veloutée de la dame aux cheveux luisants.

D D, le multi-instrumentiste a saisi une flûte traversière, ' La Luna', un second titre berbère est sur les rails, des influences latino, arabo-andalouses et africaines viennent embaumer l'air t'invitant à un voyage exotique et paresseux.

Hindi va aider Ze Luis à tabasser tout son attirail avant de revenir face à nous pour entamer 'Dream', démarrant sur des sonorités surf avant de virer soul/trip hop ensorcelant.

A mettre en exergue, le travail incroyable de toute l'équipe entourant celle que certains n'hésitent pas à nommer the North-African Patti Smith.

Tout baigne, si ce n'est que depuis 15' tu te fais bouffer par une colonie de moustiques assoiffés de sang, t'es pas le seul à essayer de les éloigner par de grands mouvements de mains, le pauvre trompettiste, quand il en a l'occasion, pratique les mêmes exercices.

La pièce maîtresse du dernier album, 'To the forces', bien plus longue interprétée sur scène, garde toute sa saveur et le doublé de guitares décorant le sinueux 'The Blues' est tout simplement magique.

Les amateurs de tango, d'americana et de blues touareg sont aux anges.

'Any Story' narre l'histoire de ses grands-parents sur un mode midtempo chuchoté, mais c'est bien sûr 'Beautiful Tango', amorcé par les percussions, qui déclenchera l'enthousiasme.

Avec le funky et répétitif 'Set me free' on revient au premier album, il est suivi par un blues du désert hypnotique, ' Ahiyawa'.

Riffs endiablés, percussions affolantes, pas de danse orientaux et final transe!

Comme ensorcelée, Hindi, les yeux cachés, agite fébrilement sa longue chevelure à la manière d'une enfant hippie subjuguée par le Grateful Dead sur une scène à Woodstock.

Elle a retrouvé son calme avant de nous proposer un voyage à Marrakech pour achever ce fabuleux concert.

' Cabo Verde' la voit prise de convulsions, tomber à genoux avant de terminer allongée sur le dos tout en secouant corps et tête comme si elle était victime d'une crise épileptique ou possédée d'un démon récalcitrant.

Cette incroyable performance met fin à un concert mémorable, Hindi sourit et s'éclipse, il n'y aura pas de rappel!

photos- jp daniels/concert monkey

A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
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Published by michel/JP Daniels - dans Concerts
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