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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 21:42
OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016

OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016

Le festival Out Loud, on the rooftop du Beursschouwburg, a démarré le 8, hier avaient lieu les premiers concerts et c'est sous la pluie que le complexe bruxellois accueille, ce soir, à partir de 22h, SKY H1, Lafawndah, Zora Jones et Liyo.

Ton intention était de t'éclipser après les live et de laisser les nightclubbers s'ébattre durant les deejay sets afin de retrouver le lit conjugal à une heure acceptable.

Pas de bol sur le boulevard, en route vers ton véhicule, abandonné hors piétonnier, tu croises l'ineffable RickyBilly qui t'a plus copieusement arrosé que l'infâme crachin déversé par des cieux grincheux.

Bloody hell!


Sans prévenir, dans une obscurité à peine troublée par les petites loupiotes éclairant le tableau de bord, SKY H1 s'est installée derrière son attirail.

Cette timide et séduisante jeune personne, dont l'identité véritable reste secrète, a enregistré un EP ( 'Fluid'), sorti chez Creamcake.

La presse spécialisée ( Mixmag notamment) en dit le plus grand bien.

Fluide est le titre de la rondelle, fluide fut la performance offerte au public du Beurs.

Un live set proposé par une nana qui tripote des boutons n'est naturellement pas un spectacle des plus animés.

Un jour le producteur Tobias Freund, interviewé, concédait "L’album se suffit à lui même et il n’y aucun besoin de le transposer au live."

La confidence de celui qui a pondu 'A Series Of Shocks' en 2014 est pleine de bon sens et peut s'appliquer au travail de SKY H1. Musicalement, l'oeuvre fascine, émerveille et peut même ensorceler les âmes sensibles, scéniquement il ne se passe rien, tu peux facilement t'installer sur la terrasse, un verre en main, contempler la pluie mouiller badauds et clochards allongés le long des façades en écoutant distraitement la symphonie ambient concoctée par la demoiselle.

Un voyage introspectif passant de l'éthéré au méditatif sur fond de synthés new-age, de vocalises mystiques et de beats caoutchouteux.

2001, l' Odyssée de l'Espace revue et corrigée par SKY H1.

Applaudissements polis, une bière s v p!

Lafawndah

Il est 23:15', dans la pénombre une silhouette se dessine, une queue de cheval et une tenue orientale stricte, Yasmine Dubois, alias Lafawndah, s'avance vers un micro posté au devant de la scène pour entamer a capella un chant hypnotique.

De l'iranien, de l'égyptien?

La New York-based singer and producer est née à Téhéran et son deuxième EP, ' Tan', sorti chez Warp, fait le buzz dans le petit monde de la club music.

Des visuals colorés apparaissent sur l'écran, de gros beats se font entendre, elle va manipuler une machinerie étalée sur une table fourrée dans un coin du podium.

Un second chant ( ? Jungle Exit?) propice à la trance est balancé sur fond d'hypnotizing beats, tu penses à Skip and Die, Olga Bell ou M.I.A et t'es d'emblée conquis!

Toujours sur tapis oriental, elle nous propose un nouveau dancehall track irrésistible( 'Chili') .

Les quatre titres de 'Tan' et ceux d'un self-titled EP précédent défilent, tels les combatifs 'Town crier' ou la marche 'Tan' pendant laquelle elle répète ...I'm not giving up... à l'infini.

'Ally', son chant haletant et ses percussions serrées, doit mener la tribu cheminant sur le sentier de la guerre vers une victoire assurée.

Mentionnons encore 'Crumb' saccadé à souhait et surtout l'incroyable cover de Ace of Base, 'All that she wants' qui risque de faire un malheur dans les boîtes de nuit.

Le downtempo 'Butter' susurré d'une half-spoken voice ramène un semblant de calme avant de l'entendre prononcer this is my last one, une dernière composition aux délicieuses et chaloupées saveurs techno tropicales .

Great stuff, indeed!

OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016
OUT LOUD! // Lafawndah, SKY H1 au Beursschouwburg, Bruxelles, le 11 juin 2016
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 17:25
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016

Marta Rosa auBonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016

Dans la série Brussels Buzzing, le dynamique bar de la rue des Pierres programme Marta Rosa en ce début de soirée à la météo chagrine.

Marta Rosa n'est ni fadiste , ni étudiante à l'université de Modène, il s' agit du nom de scène choisi par Marta del Grandi d'origine milanaise et gantoise depuis 2012, année où elle entame un Master in Jazz Vocals at the Conservatory of Ghent.

Dans la ville qui abrite l'Agneau Mystique ( victime de treize vols en six siècles) elle fait la connaissance de musiciens du cru et monte un band: Marta Rosa!

Ses compagnons ont comme elle un background jazzy et se nomment Simon Raman (drums), actif au sein de Steiger - Nils Vermeulen ( bass) qu'on retrouve chez Jukwaa, Ruis, Laughing Bastards et quelques autres formations d'obédience jazzy- la guitare est maniée par Artan Buleshkaj ( Mamzelle et le duo Van de Wiele en Buleshkaj), la séduisante Milanaise se chargeant du chant et caressant un synthé, quand elle ne gratte pas le ukulele.

2016, une participation au Humo's Rock Rally et la sortie de l' album 'Invertebrates' .

Un potentiel évident chronique un quotidien du Nord!

Genre?

Jazzy dreampop/ trip hop/ neo-psychedelia en noem maar op, le groupe a le bon goût de ne pas se cantonner dans un seul tiroir.

Après un soundcheck longuet, Marta Rosa ouvre les hostilités par le soyeux 'White snow'.

La voix est satinée et séduit pleinement quand elle s'élève en vocalises éthérées, l'accompagnement musical soigné peut faire penser à The Cinematic Orchestra ou à Everything but the Girl pre-'Missing'.

' I don't wanna marry' a été inspiré par l'aventure d'une Lombarde qui a eu la mauvaise idée de faire du stop habillée d'une robe de mariée, malheureusement la jeune dame a été assassinée sur la route.

Même univers duveté pour entamer cette plage qui éclate lors d'un bridge mordant pendant lequel la guitare vient te lacérer les méninges tandis que la voix est transformée numériquement.

La basse prend des coloris 'Fever' pour amorcer' Here lies love' aux atours fairy tale, comme si Julie Andrews s'était mise au trip hop.

A première, Brussels, 'Totally fine' is a new song, avant de revenir à l'album avec 'Life when the seasons fade' aux accents psychédéliques et à la voix baignant dans une épaisse couche de reverb.

Beau comme les meilleurs Hooverphonic.

Simon introduit 'Some days' au drumpad, ce downtempo, exemple caractéristique d'un slow qui va gonfler jusqu'à éclater sur un solo de guitare lyrique, constitue un des points forts du set.

Changement de style, un ukulele apparaît, 'From the pines', inspiré par Twin Peaks, vogue dans des eaux anti-folk, les vocalises de Marta évoquant Alela Diane.

Le quartet enchaîne sur le single ' Shoes, rocks and boxes', un morceau rythmé et catchy, suivi par une histoire d'amour à sens unique, 'Walking hats', qui ,s'il démarre en ballade, connaîtra un dénouement rocailleux.

L'horloge indique à peine 20:30' mais on termine le concert par une berceuse digne d'une comédie musicale de Broadway , ' Lulabby for a boy'.

Un concert agréable avant de se diriger vers le Beursschouwburg.

Marta Rosa se produira le 15 juillet lors des Gentse Feesten ( Spiegeltent)!

Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
Marta Rosa au Bonnefooi, Bruxelles, le 11 mai 2016
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 14:14
NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto

NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto

Florian Hexagen en mission sur le Douro rapporte, à lire si vous appréciez le second degré!

Et voilà, le NOS Primavera Sound 2016 c'est déjà terminé, et fichtre c'est tant mieux! Ce fut une édition particulièrement nase, avec un line-up à chier (Brussels Summer Festival forever), une ambiance de merde (Bruxelles un soir de lock-down = plus de fun), un temps de chiotte (Bruxelles un dimanche 12 juin = bien plus hot), un site dégueulasse (piétonnier bruxellois = greenest area ever) dans une ville moche en sus (les quais de la Senne enterrent définitivement ceux du Douro, y a pas photo!). Bref, expérience à oublier très, très vite!

On ne remercie donc pas, dans l'ordre d'apparition, Deerhunter, Julia Holter, Sigur Rós, Parquet Courts, Animal Collective, Beak>, Brian Wilson, Dinosaur Jr, Floating Points, PJ Harvey, Mudhoney, Protomartyr, Battles, Drive Like Jehu, AIR, Explosions in the Sky, Unsane et Shellac, vos concerts étaient nases messieurs-dames, à la limite du supportable.

Spécialement ceux de Shellac, Drive Like Jehu, Beak>, Parquet Courts et Dinosaur Jr, le TOP 5 des gros losers du week-end, à ne surtout pas aller voir sur cette tournée, croyez-nous!

Bref, week-end de marde, on ne vous conseille pas d'y aller!

PS: les dates des 8, 9 et 10 juin 2017 sont absolument à ne pas noter dans un quelconque agenda.

NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto
NOS Primavera Sound 2016 * 9-11 Junho Porto
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:36
Tristesse et regrets... Häns’che Weiss - Christina Grimmie - Bobby Curtola

Häns’che Weiss, né à Berlin en 1951, était un virtuose du jazz manouche.

Il se fait connaître en rejoignant le quintet de Schnuckenack Reinhardt, un autre incontournable du jazz tzigane.

Ensuite on le retrouve sur la route aux côtés de Stéphane Grappelli, Bobby Falta et de la chanteuse Lida Goulesco.

Son Häns’che Weiss Quintett naît en 1972, plus tard il devient le Häns’che Weiss Ensemble, l'ensemble se réduit à un trio avec Martin Weiss et le contrebassiste Vali Mayer. Les trois formations auront enregistré une dizaine d'albums.

Le guitariste est décédé la semaine dernière des suites d'une pénible maladie.

Mort tragique pour Christina Grimmie, 22 ans, la chanteuse américaine, révélée par The Voice, a été abattue alors qu'elle signait des autographes après un concert donné à Orlando.

Christina avait enregistré un album, quelques singles dont le hit 'Must be love' et deux EP's.

Le Canadien Bobby Curtola décédé ce 4 juin à 73 ans était une teen idol au début des années 60, classant plusieurs singles dans les charts canadiens ( Hitchhiker, Fortune Teller, Indian Giver, Three rows over, Makin love, While I'm away e.a.).

L'aventure avait commencé avec Bobby and the Bobcats, le jeune Bobby avait à peine 16 ans.

Après les folles sixties le chanteur devient un entertainer qui anime des shows télévisés.

Il continue à enregistrer mais n'obtiendra plus le même succès dans les listes des meilleures ventes.

During his career, the singer achieved 25 Canadian gold singles and 12 Canadian gold albums, notent les biographes, d'ailleurs il peut se targuer d'avoir été le premier chanteur canadien à avoir obtenu a Gold Album.

Bobby Curtola is not one in a million, HE IS one of a kind! sonne la maxime finissant sa bio!

Tristesse et regrets... Häns’che Weiss - Christina Grimmie - Bobby Curtola
Tristesse et regrets... Häns’che Weiss - Christina Grimmie - Bobby Curtola
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:37
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016

ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016

En cet ensoleillé jeudi soir, tu as préféré l'avenue du Bempt à Forest à un concert de blues à St-Gilles.

Plusieurs raisons justifient ton choix, prosaïquement, la relative proximité du lieu et la facilité de parking, sentimentalement, adolescent tu as joué au foot sur le terrain du Bempt, aujourd'hui disparu, et par curiosité, le nom donné à l'endroit: la Cheminée.

Et effectivement une cheminée, témoignant d'un passé industriel, trône dans les jardins sauvages de ce qui devait être un ancien garage.

Les concerts doivent se dérouler dans des ateliers plus ou moins retapés.

L'accueil est bienveillant, mais, manifestement, une jeunesse néo-hippie est étonnée de voir arriver un vétéran dans leur squat plutôt fréquenté par un public branché Ateliers Claus, Recyclart, Barlok ou autres endroits underground.

Prix libre pour assister aux trois concerts, boissons à 1€50 et nourriture dans la même zone de prix, pas trop de monde à 19h, on commencera vers 20h, le temps d'écluser quelques bières, assis au jardin.

Hermann Glauert Mojone.

Un nom déconcertant, Hermann Glauert war ein britischer Aerodynamiker te signale Google.

Et mojone?

Le mot MOJONE n'est pas valide au scrabble!

Merde, alors!

A 20h, un trio s'installe dans un coin, Yann Leguay aux machines et platine, Benjamin Chaval - mini-clavier et sequencer et Johannes Eimermacher à la guitare électrique.

Chagall te signalera après coup que ce concert est un one shot et que le nom a été choisi pour l'occasion, Johannes confiera à ein Kumpel que c'était bizarre de jouer avec des machines!

Brussels-based sound artist Yann Leguay is a true media saboteur. He appropriates industrial machinery for the playback of musical media, dit le texte accompagnant le Cd 'Quasi Static Crack Propagation', une description imagée et correcte, son copain Benjamin Chaval signe des soundtracks accompagnant des chorégraphies ou s'amuse, e.a., avec Pak Yan Lau, une adepte de sound/noise related music et le gars de Münster ( Germany) lui aussi s'ébat dans les milieux de la danse et du théâtre tout en collaborant avec divers projets avant-garde.

Hermann Glauert Mojone n'interprétera qu'une seule composition/improvisation de 25' qui a tenu le public en haleine de bout en bout.

Techno-drone annonçait le flyer, on y ajoutera ambient, psychedelic chillout, post krautrock ou minimalisme à la Terry Riley, un trip des plus intéressants en tout cas!

Démarrage, sans coup d'envoi officiel, en douceur, bruissements feutrés avec effets de guitare erratiques.

Veuillez embarquer pour un voyage sidéral, au ralenti, aux vagues relents 'Interstellar Overdrive' électronisé.

Un bourdonnement obstiné annonce une lente montée vers un climax attendu, vibrations pastichant les pulsations cardiaques, craquements, riffs lancinants, du cubisme sonore digne des élucubrations du professeur Tournesol.

La symphonie expérimentale prend fin sur un râle de sirènes, les musiciens saluent, le public se libère des ceintures l' ayant arrimé aux sièges, tu prend place dans la queue imposante d'assoiffés attendant une Jupiler!

Les Orties Bruyantes

Pas vraiment un concert mais un spectacle ( étant passé par La Balsamine ou la Bellone, notamment) déconcertant, tenant de la performance et du music theatre.

En piste deux comédiennes, chanteuses, bacchantes: Karine Jurquet et Lempka Luptakova et deux musiciens maniant guitares, synthés et machinerie diverse: Emeline Dufoulon ( Noire Saison) et Laurent Boudin ( Laurent Boudin et les Crystalove) , admirez ma superbe jupe vermillon!

D'après la bio les herbacées de la famille des Urticaceae s'inspirent du film culte 'Les Petites Marguerites' de Věra Chytilová, les mégères ont d'ailleurs adopté les prénoms des deux héroïnes du film, Marie 1 et Marie 2 .

Préambule, une narration de ce spectacle dévastateur relève du domaine de l'impossible, mais sache que le spectateur rit beaucoup mais il peut également souffrir de nausées ( où étaient les sacs à vomi, bordel) , souvent il a l'impression d'être transformé en voyeur lubrique lorgnant de joyeuses nymphettes se distrayant en pratiquant des jeux érotico-scatologiques scabreux quand il n'est pas la cible de projectiles divers ( laitues pourries, oeufs durs, agrumes...) que les effrontées bazardent dans leur direction en se servant de raquettes de tennis.

Le fond sonore passe du punk au yéyé ou vire new beat voire noise rock, tandis que les soeurs cintrées nous la jouent farce bête et méchante dans le style Hara-Kiri le plus pur, d'ailleurs si ton modèle est le Gros Dégueulasse de Reiser ou Nina Hagen, pour rester dans l'univers musical, tu vas adorer.

Il y a du cul, du pipi caca, de la provocation, de l'imagerie d'Epinal porno, des images de La Grande Abbuffata de Marco Ferreri, de l'horreur ( la scène des cornichons énormes, symbole phallique par excellence, harponnés comme de vulgaires poissons par des femmes inuits), de la mousse à raser utilisée comme shampoing vaginal, des fessées, de la nage sous-marine, du massacre à la tronçonneuse, des conseils écologiques style comment limiter sa consommation d'eau en se lavant dans une bassine pouvant servir de cendrier ou comment transformer le pissat en cocktail chic , bref tu n'as pas le temps de t'ennuyer et en utilisant ton cerveau tu peux même concevoir un dessein philosophique au bordel anticonformiste maçonné par ces deux dégénérées: un déni d'un mode de vie aseptisé et hypocrite.

Un spectacle à voir!

ilill

Un duo composé de Mariette Michaud ( chant, percussions, synthé) et Jean-Philippe Saulou ( guitares, synthé).

Les Bruxellois pratiquent un post punk radical et bruitiste, ne faisant aucune concession.

Une première plage hallucinée, dominée par la frappe systématique et le chant frelaté et geignard de Mariette, sur lesquels J P greffe des riffs noisy, vient brutalement écraser ton bulbe pas encore entièrement remis de la démonstration précédente.

La suivante déambule sur le même sentier, le fond musical martial et tribal et les vocaux scandés quasi inintelligibles, poursuivent le redoutable travail de sape visant à t'aliéner.

Hymnes lancinants, lunaires, répétitifs se succèdent avec toujours une guitare agressive et un exercice de percussion minimaliste et itératif servant de tapis sonore aux vocalises monotones, irritantes et figées de Mademoiselle Michaud.

Non, Eric, ce n'est pas la fille d'Henri, lui il se nomme Michaux, mais tu peux éventuellement associer les deux univers ésotériques.

Benjamin Chaval est invité à accompagner la paire pour un morceau, Mariette lui refile les baguettes, à trois, ils amorcent une composition furieuse intitulée ' Légende-Folie', assurément un des tout grands morceaux du set.

Une seconde invitée ( Rachel, la baronne aux pieds nus) apparaît pour un dernier tableau mystique à la rhétorique médiévale, ...que Dieu tue ton soleil...que le feu du ciel s'abatte sur toi...

C'est malin, juste avant l'heure du dodo de nous flanquer la trouille, cauchemars assurés, il va falloir écluser quelques bières pour effacer cette vision de Dante Alighieri qui s'est emparée de tout être.

Allez, un bis et tout est pardonné...

ilill reprend un titre des débuts avant de nous abandonner à nos angoisses et tourments.

Ite missa est!

ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
ilill - Les Orties Bruyantes - Hermann Glauert Mojone à la Cheminée- Forest le 9 juin 2016
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 12:39
Album- Kongs by Kongs

Album- Kongs by Kongs

En mai 2013, Kongs ( also known as The Kongs) donne son premier concert à Bruxelles, pas un hasard, chez Fred Cerise.

Trois ans plus tard dans le même Rock Classic, les Bruxellois, flanqués de leur copain hexagonal, donnent une fête pour la naissance de leur premier bébé, aucun problème de reconnaissance de paternité, le rejeton se nommera 'Kongs', il comporte onze titres, peaufinés sur scène!

Kongs aime l'anonymat, si tu pensais qu'il s'agissait de jouets pour clebs, fabriqués au Colorado, tu t'étais gouré et ne t'imagine pas non plus voir une horde de gorilles interpréter du rock'n'roll primaire. Certaines personnes ont révélé l'identité probable des trois frangins de Manneken Pis et de l'expat qui, comme Gérard, estime qu'ailleurs l'herbe est plus verte et les taxes moins rudes, d'après eux, les individus ont pour nom Nico Patsouros, William Vannier, Raidje Valere-Gille et celui qui a des sous sur son compte en banque, Ben Derycke!

Donc ces jeunes gens ont fécondé et veulent que cela se sache!

Avec 'Abidjan' on entre dans le vif du sujet.

Non, André, ce n'est ni du zouglou, ni du coupé décalé, mais de l'alternatif métallique.

Instantanément un de tes talons bat la mesure tandis que ton cerveau t'envoie des reflets de Placebo, Muse ou Franz Ferdinand.

Sympa, l'entrée en matière!

Avec 'Hold us down' on passe aux choses plus sérieuses, les guitares deviennent agressives, la rythmique tapisse un fond massif, ça cogne pas gentil.

Non, une nouvelle fois non, oublie Des Hommes et des Dieux, God est singulier ici, 'Of God and men' au chant scandé a tout du sermon qui doit ramener les brebis égarées sur le bon chemin, celui du power rock cinglant, enfin ...if God is somewhere...!

Tu mises?

Tout sur le 'Noir', un rock en français qui suit la voie tracée, tu l'as deviné, par Noir Désir!

Si même ton épouse a aimé la ligne de guitare finale, c'est bon signe!

Pas moins virulent, ' Ordinary boy' bouscule les fils à papa écoutant Taylor Swift.

'Mrs Wellington'( euh pourquoi la pochette annonce Ms, on est certain d'avoir entendu mɪsᵻz) aurait pu être fredonné par Brian Molko et passer à Pure FM.

Un premier slow pour plaire aux demoiselles, ' Sweet dreams' et ses choeurs soyeux vont enchanter les pavillons de ta petite soeur et de ses copines tandis que 'What if' divertira les amateurs de conifères et les inconditionnels d'Emo.

D'hémoglobine?

T'es con, tu connais pas Panic! at the Disco?

Maman ne veut pas que j'aille en boîte!

'Stay awake'.

Je ne dormais pas et j'aime bien le petit côté glam!

Pas de bol pour l'infortuné 'Loser', heureusement il reste la musique pour se défouler.

Officiellement l'album prend fin avec 'Security' et on te conseille d'attacher la ceinture car ce morceau bouscule sérieusement et finit en chaos mugissant.

Bonus, une profession de foi baptisée ' 90ies'.

Les nineties ou le paradis perdu!

Good job, kids!

Kongs en concert le 5 août au Jette Stream!

Tracklist!

1.

Abidjan 03:44

2.

Hold Us Down 03:29

3.

Of God And Men 03:02

4.

Noir 03:20

5.

Ordinay Boy 04:45

6.

Mrs Wellington 03:08

7.

Sweet Dreams 03:40

8.

What If 03:27

9.

Stay Awake 03:48

10.

Looser 02:44

11.

Security 05:13

12.

90ies 02:59

Album- Kongs by Kongs
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:40
Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016

Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016

Le billet de JPROCK :

Il y a des périodes comme ça où le gratin du métal défile coup sur coup devant vos yeux ébahis.
Après avoir vécu un excellent concert d’AC/DC featuring Axl Rose sur la plaine de Werchter il y a moins de trois semaines, cap aujourd’hui sur la Hollande pour assister au concert d’Iron Maiden au Gelredome de Arnhem.
Après environ 2h15 de route me voici devant le stade couvert du Vitesse Arnhem qui se transforme régulièrement en salle de concert gigantesque.
En effet depuis 2012 le Gelredome XS a vu le jour et sa capacité pour les concerts est passé de 32,000 à 42,000 spectateurs. Excusez du peu !
Ce soir on doit être environ 35,000 fans rassemblés pour accueillir comme il se doit la Vierge de Fer.
C’est The Raven Age qui ouvre le bal et ce n’est pas très étonnant quand on sait qu’il s’agit du band de Georges Harris, fils d’un bassiste bien connu et leader de Iron Maiden.
Dans la famille Harris on se nettoie les oreilles à coup de heavy metal et comme les chiens ne font pas des chats il faut bien reconnaître que le résultat est assez bluffant et que le power metal mélodique de The Raven Age s’avère diablement efficace.
Mais c’est bien sûr Iron Maiden les héros de la soirée; ni plus ni moins qu’un des plus grands groupes de heavy metal de la planète !
Vers 20h50 la sono diffuse « Doctor Doctor « de UFO et rien qu’à l’écoute de ce titre la fosse s’emballe déjà et le public tape des mains.
Et lorsque les lumières s’éteignent pour laisser place à un film d’animation sur les écrans géants qui jouxtent la scène, l’ambiance monte encore d’un cran.
On y voit Ed Force One ( vous savez l’avion qui fait passer les jets privés de Merkel et Hollande pour des jouets ! ) survoler une jungle hostile où règne une créature qui a les traits d’un certain Eddie.
L’avion se crashe dans la jungle, la créature s’en empare et le renvoie violemment dans le ciel direction…la Hollande !
Hurlements dans la salle lorsque dans les hauteurs d’un décor de temple maya Bruce Dickinson encagoulé apparait penché sur un puits de fumée et de lumière.
Dès les premiers instants de « If Eternity Should Fall » je suis rassuré sur la voix de Bruce qui en 2015 avait été traité pour un cancer de la langue pris à temps et dont il est actuellement complètement guéri .
L’homme est en forme et virevolte comme un gamin d’un côté à l’autre de l’immense scène entouré d’un band qui dégage une énergie folle.
A voir Steve Harris , Nicko Mc Brain, Dave Murray, Adrian Smith et Janick Gers s’éclater sur scène comme de beaux diables on se dit que scéniquement et musicalement le band n’a pas pris une ride.
Ca fuse de partout sans aucun temps mort : « Speed of Light », « Children of the Damned « , « Tears of a Clown », « The Red and The Black » ( quelle version de dingue ! ) , « The Trooper » le classique incontournable , « Powerslave « , « Death and Glory » , le rythme du set ne baisse pas et l’intensité va crescendo.
Bruce prend quelques instants de répit pour nous adresser quelques mots en introduction à « The Book of Souls » qui voit l'apparition du géant Eddie et qui passe très bien l'épreuve de la scène avant que Maiden ne nous balance un trio de moments de grâce composé de « Hallowed be thy Name « , « Fear of the Dark » mon titre préféré, et l’emblématique « Iron Maiden qui voit la gigantesque tête menaçante d’ Eddie s'ériger derrière le band » .
Tout le Gelredome est debout et hurle en attendant l’inévitable rappel , lorsqu’une voix grave et familière annonce :

" Woe to you, oh Earth and Sea, for the Devil sends the beast with wrath
Because he knows the time is short...
Let him who hath understanding reckon the number of the beast
For it is a human number,
Its number is Six hundred and sixty six."

Folie dans le Gelredome et le public se déchaine lorsque la statue du malin apparaît en fond de scène.
On stage les trois guitaristes se lâchent et rivalisent de virtuosité tandis que Steve Harris martèle sa basse avec énergie. Du lourd !

Bruce prend alors une nouvelle fois la parole et remercie son public :
« A chaque concert je vois dans la foule des gens venus de différents pays, des drapeaux de pays parfois très lointains, et c’est magique !
Vous savez, on forme tous une grande famille nous le groupe et vous les fans du monde entier.
Fuck les différences ! Nous sommes tous des frères de sang ! «

Et c’est parti pour « Blood Brothers « tiré de Brave New World et repris en choeur par 35,000 âmes.

Puis en guise d’ultime au revoir Iron Maiden nous offre « Wasted Years » au terme duquel les six musiciens saluent une dernière fois un Gelredome à genoux et comblé.
Pendant un court moment je reste immobile et je me dis :
« Putain, la claque ! On est bien là en présence d’un des meilleurs band de metal au monde ! «
Ce n’est bien sûr pas pour moi une révélation, car j'avais déjà vu plusieurs fois Maiden en action et j’ai encore le souvenir de l‘ incroyable tournée qui avait suivi la sortie de Fear of the Dark et dont sont tirés les deux live mythiques " A Real Live One " et "A Real Dead One ", et je pense que celle ci est du même calibre.
En réalité hormis au Brabanthal de Louvain avec Blaze Bayley qui bien qu’excellent chanteur n’a jamais su faire oublier Dickinson, je crois que ce band ne m’a jamais déçu.
Au terme de cette courte prise de conscience je décide enfin de quitter ma place et de remonter les escaliers perdu dans le flot de la foule qui quitte la salle tandis que la sono diffuse « Always look at the bright side of life « des Monthy Python.
Un très bon choix qui reflète parfaitement mon état d’esprit à ce moment présent. Heureux !
C’est vrai que ce groupe rassemble les gens et donne tout sur scène , et on ne s’étonne pas de l’engouement qu’il suscite partout dans le monde et encore moins de voir ses fans arborer fièrement leur t-shirts à l’effigie d’Eddie partout dans le monde.
Car Eddie est peut être terrifiant pour le commun des mortels mais nous les fans d' Iron Maiden on le trouve vachement sympa avec sa gueule à faire peur !
Quelle soirée mes amis, quelle soirée !!!

Texte et photos : JP vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER.

Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016
Iron Maiden - The Book Of Souls World Tour - 2016 - Gelredome - Arnhem ( NL)- le 8 juin 2016
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 13:56
Echos de la conférence de presse du Brussels Summer Festival chez [PIAS] à Bruxelles, le 7 juin 2016.

Echos de la conférence de presse du Brussels Summer Festival chez[PIAS] à Bruxelles, le 7 juin 2016.

Le BSF fête son 15è anniversaire, le festival se déroulera du 5 au 14 août en plein coeur d'une capitale particulièrement éprouvée en 2016.

Il s'est donné pour but de redonner le sourire et le sens de la fête aux Bruxellois, cet objectif a été spécifié lors de la conférence de presse s'étant déroulée dans les bâtiments du label PIAS ce mardi matin.

Un mot à propos de cet ancien immeuble qui faisait office de rédaction et d'imprimerie du journal Le Peuple, mort, faute de moyens, en 1998, le bâtiment d'essence Art Nouveau est occupé depuis un an par le label fondé par Kenny Gates et Michel Lambot , il abrite non seulement les bureaux de la compagnie mais également un magasin, un restaurant et une salle de concerts pouvant être transformée en espace d'exposition, la presse a d'ailleurs eu l'occasion d'admirer en avant-première l'expo d'Alex Vanhee qui sera officiellement inaugurée le 16 juin.

Plusieurs orateurs prennent la parole, dont Philippe Close, président, et Denis Gérardy directeur/programmateur du Festival, après avoir tracé un bref historique, ce dernier soulève également un coin du voile quant au budget dont dispose l'équipe pour mener à bien sa mission.

Malgré les cachets de plus en plus élevés exigés par les artistes, les prix d'entée restent démocratiques, le 10 day pass s'achète pour 55€ jusqu'au 21 juin, mais il faut faire vite, il n'en reste que 5000.

Les préventes vont bon train, l'optimisme est de rigueur, 120000 spectateurs sont attendus sur les 10 jours.

Anecdote, le 15 mai, flyers, affiches, spots télé, tout était prêt, une tuile, deux têtes d'affiche annulent, heureusement elles sont remplacées par des 'géants': Pete Doherty et Lost Frequencies, mais il faut refaire les affiches et les spots bilingues ( fort réussis, au demeurant).

Comme toujours le programme est éclectique, les quatre scènes ( la place des Palais, le Mont des Arts, la Madeleine et, une nouveauté, Le Club ( Salle des Guichets du Visit Brussels) proposent de grands noms, valeurs sûres ou nouvelles stars, des artistes émergents et des artistes locaux venant aussi bien du nord que du sud du pays.

Avant de s'attarder aux noms, Denis Gérardy tient à exprimer son plaisir d'avoir réussi à signer deux groupes qui reviennent au devant de la scène après une pause: Louise Attaque et Cocoon, il invite d'ailleurs Mark Daumail de Cocoon à venir sur la mini-scène pour interpréter deux titres à la guitare.

Il débute par un extrait du nouvel album ( Welcome Home) , 'Retreat', la plage qui ouvre le disque pour enchaîner sur le hit ' On my way' .

Cocoon sera sur la Place des Palais le 14 août.

Le directeur reprend le micro, évoque les partenaires dont Propulse , Feel the City et ses avantages pour les détenteurs d'un 10-day pass, Martini et la RTBF qui a envoyé sur place un Rudy Léonet en pleine forme( RTBSF).

Derniers détails: l'hymne du festival est signé par David Leo ( ex Malibu Stacy), on promet une plus grande fluidité pour accéder aux différentes scènes ( après les plaintes concernant l'accès à la Madeleine), on souligne le côté éco-responsable de l'événement avant de lancer le film présentant les artistes qui seront présents lors d'une édition qui s'annonce brillante.

Des noms au hasard: Hooverphonic, Balthazar, Emma Bale, Dez Mona, An Pierlé, Compact Disk Dummies.... pour la Flandre - Mustii, Hollywood Porn Stars, Vismets, Lylac, La Muerte... pour la Belgique francophone - François Hollande nous envoie Feu!Chatterton, St Germain, Louane, Coeur de Pirate, La Grande Sophie, Rose, Abd Al Malik... - Peter Doherty, Tindersticks, Fun Lovin Criminals, Brisa Roché, Fat Freddy's Drop ou Keziah Jones... pour les internationaux.

Certains jours, les choix seront cornéliens!

Avant le walking lunch, la presse a droit à deux titres interprétés par la sublime An Pierlé ( le 13 août à La Madeleine).

An Miel Mia Pierlé n'est pas venue seule, nous verrons deux blondes, quatre mains et deux voix, derrière le Maene, car Kaat Hellings ( album 'Hit of the Century' en 2011) accompagne la madame au ballon.

Elles débutent par le splendide 'Birds love wires' le single annonçant l'album 'Arches' et terminent par 'There is no time' une seconde plage se trouvant sur cet album gravitant autour d'un orgue d'église.

Toutes les infos concernant le BSF ici:

http://bsf.be/

photos- daniels jp/concert monkey

Echos de la conférence de presse du Brussels Summer Festival chez [PIAS] à Bruxelles, le 7 juin 2016.
Echos de la conférence de presse du Brussels Summer Festival chez [PIAS] à Bruxelles, le 7 juin 2016.
Echos de la conférence de presse du Brussels Summer Festival chez [PIAS] à Bruxelles, le 7 juin 2016.
Echos de la conférence de presse du Brussels Summer Festival chez [PIAS] à Bruxelles, le 7 juin 2016.
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 17:18
Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016

Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016.

Si le concert était à l'origine annoncé sous l'étiquette Esther Yoo Trio, le soir-même un maître de cérémonie, non dépourvu d'humour, prévient l'assistance ( fort nombreuse, la salle multifonctionnelle du centre culturel coréen affiche complet pour ce concert de gala) que nous entendrons le Z.E.N. TRIO, une dénomination ayant la propriété d'avoir une double signification, keep cool en toutes circonstances et un condensé des prénoms des trois virtuoses qui prendront place sur le podium dans deux minutes: Zhang Zuo, la pianiste, Esther Yoo, la violoniste et Narek Hakhnazaryan, le celliste!

Il s'agit de leur premier concert sous cette formule, mais les trois protagonistes ont tous, malgré leur jeune âge, une imposante carte de visite à présenter!

Zhang Zuo, alia Zee Zee, termine 5è au Reine Elisabeth en 2013 et remporte les palmes au Gina Bachauer International Artists Piano Competition ou au Krainev 'International Piano Competition en Ukraine, elle est également primée au Juilliard's 32nd annual William Petschek Piano Recital Award.

La demoiselle de Shenzhen a fait ses débuts avec le fameux Pacific Symphhony Orchestra en mars dernier!

Le passé récent d' Esther Yoo ( Corée) mentionne également une place de finaliste au Reine Elisabeth.

A 16 ans, elle remporte la 10th International Sibelius Violin Competition.

Elle collabore avec différents orchestres de renom aux quatre coins du monde, il y a peu elle se produisait chez nous lors du Klara festival et après une série de récitals en trio avec ZEN les Britanniques pourront l'applaudir au London's Royal Albert Hall.

Le jeune violoncelliste Narek Hakhnazaryan, d'origine arménienne, est considéré comme un phénomène...Le charme du jeune Narek Hakhnazaryan est irradiant. Il joue avec son instrument semblant en faire ce qu‘il veut...notait un chroniqueur après un concert aux Halles-aux-grains à Toulouse.

Lui, également, collectionne les récompenses, un exemple, en 2011, médaille d'or lors de l'International Tchaikovski Competition. Un premier prix lors des auditions of the Young Concert Artists ( New-York) lui donne le droit de se produire au prestigieux Carnegie Hall.

Narek fait partie de la levée 2014/2016 des BBC Radio 3 New Generation Artists.

Aimez-vous Brahms?

Z.E.N.a choisi d'entamer le récital par le Trio pour piano et cordes nº 1 en si majeur opus 8 , une oeuvre de jeunesse de Johannes Brahms.

Quatre mouvements pour une pièce dont l'exécution prend une trentaine de minutes.

a) Allegro con brio.

Tout le romantisme contemplatif de l'amorce est souligné par les soupirs du violoncelle rapidement rejoint par un violon concentré, le piano s'agite, la grève est balayée par une houle ondoyante, pendant un bref repos accordé aux cordes le piano se fait languissant, avant d'être rejoint par Esther et Narek pour achever l'acte.

b) Scherzo (Allegro molto).

Vigueur, frivolité, extravagances sous forme de marche exubérante.

On n'applaudit pas avant la fin du morceau mais devant une telle fougue c'est impossible!

Les musiciens l'ont compris et sourient.

c) Adagio

Finies les cabrioles fantasques, la lenteur grave et le sentiment de tristesse touchent l'assistance au plus profond de l'âme.

d) Allegro

Le tumulte réapparaît, les interprètes, expressifs et concentrés, sont tout à leur jeu, il aurait fallu qu'une infirmière vienne éponger le front du pauvre Narek qui suinte littéralement sous les projecteurs tout en se donnant à fond.

Un tonnerre d'applaudissements ponctue la performance!

Pause.

Antonín Dvořák au menu: Trio pour piano et cordes no 4 en mi mineur « Dumky », opus 90 B. 166.

Une pièce en six chapitres, six Dumky ( Ukrainian laments ... si tu pensais à des personnages de Walt Disney, t'étais à côté de la plaque, grâce à Google tu peux t'inscrire chez Nagui et participer à Tout le monde veut prendre sa place ).

a) Lento maestoso

Du sentimentalisme slave virant soudain valse bouillonnante.

Tu passes de la mélancolie baudelairienne vers l'allégresse fêtes de la bière à Munich.

b) Poco Adagio.

Le cello en mode méditatif se lamente, une brusque accélération et la mélodie s'emballe pour se transformer en danse païenne échevelée.

Belle connivence entre les trois artistes, public subjugué!

c) Andante

Un piano minimaliste introduit un interlude lyrique, de légers frémissements des cordes donnent un caractère filmique à ce troisième dumka.

d) Andante moderato

Il est capricieux le brave Antonin, là il redevient léger.

e) Allegro.

Le voilà le passage le plus vif: les cordes virevoltent, le piano lâche la bride, les touches bondissent, Catherine Frot ne peut plus suivre le rythme, elle tourne les pages à une vitesse folle, le mouvement s'achève sur un coup d'éclat époustouflant.

Clap, clap, clap...

f) Lento Maestoso

Une ébauche flegmatique fait rapidement place à une vigoureuse galopade de chevaux sauvages, un bref moment de quiétude succède à cette chevauchée hystérique avant l' héroïque sortie finale.

Public debout, ovation monstre, les artistes s'éclipsent, les clameurs s'accentuent, un bis s'impose.

Brahms, une Hungarian Dance vivace pour terminer dans la bonne humeur.

Drink!

Le 20 juin, au même endroit: Yoonji Kim et Hans H. Suh, finalistes lors du dernier concours Reine Elisabeth, il ne faut pas traîner pour réserver sa place!

photos: Jp daniles/concert monkey

Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016
Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016
Z.E.N. TRIO at Korean Cultural Center - Brussels - le 6 juin 2016
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 08:39
Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016

Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016

RIVAL SONS – Melkweg, Amsterdam (NED) – 2016.06.06

Setlist :
01.Electric Man.
02.Secret.
03.Pressure & Time.
04.Hollow Bones Pt.1.
05.Tied Up.
06.Thundering Voices.
07.Face Of Light.
08.Torture.
09.Baby Boy.
10.Where I've Been.
11.Get What's coming.
12.Fade Out.
13.Open My Eyes
14.Keep On Swinging.

Line Up :
Dave BESTE : Bass - Backing Vocals
Jay BUCHANAN : Lead Vocals
Scott HOLIDAY : Guitars - Backing Vocals
Michael Miley : Drums - Backing Vocals
Todd ÖGREN-BROOKS : Keyboards - Backing Vocals

Enfin, c'est le jour « J » l'heure « H ». On l'a tellement attendu ce lundi 6 juin béni, eh bien voilà, nous y sommes. Il y a 71 ans, c'était le débarquement en Normandie, des milliers d'hommes se lançaient à l'assaut des plages de Utah, Omaha, Gold, Sword et Juno pour libérer l'Europe de la barbarie. Heureusement pour nous, ce n'est pas armés de carabines M-1 que nous embarquons à bord de nos véhicules de croisière mais uniquement couverts d'un drapeau floqué « Rival Sons – Belgian Fans ». Départ de Rochefort avec l'équipe de choc habituelle composée des six irréductibles, les inconditionnels des Rival Sons. L'expédition est supervisée de très près et avec le plus grand sérieux par Miss Joséphina car on sent planer ça et là, l'ombre de Patrick, le Rain Man. Un peu plus de 300km à parcourir pour rejoindre la cité amstellodamoise et ses célèbres canaux, il n'est donc pas question de traîner en chemin surtout que nous avons rendez-vous à partir de 16 heures dans un café au nom sympathique : « De Zotte Belgisch Bierproeflokaal » situé 29, Raamstraat, à un jet de pierre du « Melkweg ». Nous effectuons le join-up vers 16h30 avec une vingtaine d'autre fans des Rival Sons, Suédois, Danois, Norvégiens, Allemands, Belges, Néerlandais, Ecossais, Anglais et Français, le tout dans la bonne humeur et l'enthousiasme qui caractérise cet avant concert. Nous débouchons dans la petite rue calme et paisible jusque là en scandant le fameux leitmotiv de « Torture » comme cri de ralliement. C'est Talita qui nous accueille avec son grand sourire légendaire. Le temps de déguster quelques bières belges et de faire connaissance avec nos homologues , il est déjà l'heure de rejoindre la « Voie Lactée » qui est la traduction de « Melkweg » au cas où tu n'aurais pas fait le rapprochement entre la langue Néerlandaise et la Britannique. Nous avons décidé que le premier rang serait nôtre et il le sera !
Nous avons un superbe bouquet illustrant le côté floral et végétal de la pochette de «Hollow Bones» à offrir à nos musiciens favoris lors du concert. Mais, surprise, c'est Michael Miley en personne qui, à peine le soundcheck terminé, nous rejoint devant la salle et nous voilà partis pour une discussion très amicale pendant une quinzaine de minutes. Quelle disponibilité, thanks Mikey.
19h30, ouverture des portes, le bataillon des fans s'engouffre dans la salle et occupe immédiatement la position voulue puis, nous installons nos bannières bien étalées à plat sur le devant de la scène. Il n'y a plus qu'à attendre. La nervosité monte, on n'arrête pas de consulter nos portables à tout bout de champ, comme des gosses qui attendent le père Noël. Ah, ça va bientôt commencer, Nigel diffuse « What Is Hip ? » de Tower of Power, nous les aficionados savons que juste après ce sera le thème de « The Good, The Bad and The Uggly » qui débute tous les concerts de Rival Sons. Ce soir, fait exceptionnel au cours de leur tournée, ils sont en tête d'affiche, pas de Black Sabbath. Nous avons la chance d'assister à un concert qui précède la sortie officielle de « Hollow Bones » le 10 juin.
Ca y est, les lumières diminuent et la clameur monte, telle un rugissement libérateur dans le Melkweg pratiquement sold out. « Electric Man », « Secret » et « Pressure and Time » la trilogie de l'enfer met déjà tout le monde d'accord, si vous doutiez de l'état de forme des gars de Long Beach eh bien vous voilà fixés, ils sont chauds ! Première mondiale ensuite avec « Hollow Bones Pt.1 » une bombe extraite du nouvel album et juste derrière « Tied Up » dont la première prestation en live a eu lieu à Lisbonne le 1er juin dernier, ensuite, une première également pour le magnifique « Thundering Voices ». Les titres sont superbes et le groupe forme un véritable bloc sonore et musical redoutable. Les lignes de basse de Dave Beste sont tout bonnement superbes et Miley prouve qu'il fait partie de la classe des grands batteurs de rock'n'roll. Todd souligne le tout par des interventions de clavier très bien placées. Quand à Mr. Fuzzlord, pareil à lui même, il nous embarque d'emblée dans son espace sonique identifiable entre mille. Vient ensuite un moment d'une rare intensité avec le très long et superbe « Face of Light » qui nous montre encore une fois un Jay Buchanan au sommet de son art. Le redoutable « Torture » est une véritable tornade reprise à l'unisson par un public conquis à tel point que Jay ne pourra pas annoncer le morceau suivant, en primeur « Baby Boy » le bien nommé est un petit garçon remuant qui nous emmène sans problèmes dans les sphères supérieures du Rock. Chanson sur le pardon, celui qu'on accorde aux autres mais aussi à soi-même avec le superbe « Where I've Been ». « Get What's Coming » fait des ravages dans la salle, l'ambiance est torride pour souhaiter la bienvenue à une autre nouveauté : « Fade Out » ! C'est à coup sûr mon morceau préféré du prochain album. Nous avons eu droit à 5 extraits de ce « Hollow Bones » Merci les amis de ce magnifique cadeau. Frappe hyper puissante de Myley pour introduire le magistral « Open My Eyes » et c'est déjà le dernier morceau : « Keep On Swinging ». C'était mon 19ème concert de Rival Sons et ce ne sera pas le dernier croyez-moi. Le groupe se retire sous un tonnerre d'applaudissements, ce soir, les héros s'appelaient Jay, Scott, Todd, Dave et Michael.
Comme d'habitude, un bonjour à mes amis en backstage après concert et puis il nous faut reprendre la route car nous rentrons en Belgique cette nuit. Vendredi, il vous reste une chose à faire, foncez acheter « Hollow Bones » la nouvelle bombe des Rival Sons.

Mitch « ZoSo » Duterck

Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016
Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016
Rival Sons - Melkweg- Amsterdam - le 6 juin 2016
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