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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 12:56
DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016

DAVID GILMOUR "RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016" - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016

Le billet de JPROCK :

Le 2 septembre 1994, dans la plaine de Werchter, Pink Floyd offrait à 70.000 fans un somptueux show de 3 h dont le son quadriphonique exceptionnel restera à jamais gravé dans les oreilles du public comme une expérience auditive inégalée.
Deux cent cinquante tonnes de matériel, une mega scène de 64 mètres de long surplombé par un immense iris polychrome en perpétuelle transformation lumineuse, un mega show qui fut le dernier concert du groupe ( Gilmour, Mason, Wright) sur le sol belge.
J’y étais et j’en garde un très grand souvenir…

Ce jeudi soir à Tirlemont ( Tienen pour nos amis flamands !) l’histoire se répète avec deux concerts sold out (20.000 personnes au total) dans le magnifique cadre de la Grand Place.

Trois heures de concert, un immense cercle ( oeil) qui surplombe la scène, un lightshow énorme, quinze minutes de pause comme en 1994, et un son de qualité optimale pour un concert donné en extérieur .
Bref, l’âme de Pink Floyd est bien présente ce soir dans le coeur de tous ses fans.

Car si Roger Waters porte fièrement l’héritage The Wall et propose un mega show à grand renfort de décors et de mise en scène, David Gilmour , lui, sans négliger l’emballage nous offre la musique du Floyd exécutée de main de maître avec tout le talent qu’on lui connaît.
A septante ans Mr Gilmour tient la forme et son jeu de guitare légendaire brille toujours de mille feux.
Quel feeling ! Quelle classe !
On reste bouche bée devant le jeu du maître qui semble moins taciturne qu’à l’habitude.
Il sourit souvent et semble vraiment heureux d’être là sur scène entouré de ses petits camarades de jeu : Chester KAMEN (electric - acoustic guitars, backing vocals, harmonica ), João MELLO (sax, clarinet, keyboards - acoustic guitar ), Greg PHILLINGANES ( keys, backing vocals, lead vocals on "Time »), Steve DISTANISLAO ( drums, percussion, backing vocals), Guy PRATT ( bass , double bass, backing vocals - lead vocals on "Run Like Hell »), Chuck LEAVELL (keyboards, accordion, bc vocals, lead vocal on "Comfortably Numb »), et les choristes Lucita JULES ( lead vocal on "The Great Gig in the Sky »), Louise MARSHALL et Bryan CHAMBERS ( backing vocals, lead vocal on "In Any Tongue »).
Rien que du beau monde…

Le 1er set démarre avec « 5.AM « et « Rattle That Lock »
Le son est parfait dès les premières notes et lorsque la guitare surgit la foule frôle l’extase. Avec « What do you want from me « c’est le répertoire du Floyd qui est à l’honneur puis vient un des points d’orgue du concert le fabuleux « A great Gig in the Sky » dans une version à trois voix à vous couper le souffle.
Dieu que j’aime ce titre, il me met la larme à l’oeil à chaque fois...
« A Boat Lies Waiting » rend hommage à l’ami Richard Wright parti pour d’autres cieux puis « Money », « In Any Tongue » et High Hopes clôturent de bien belle manière cette première partie.
Il est presque 23H.

A peine le temps de souffler et on reconnaît les premières mesures d’ » Astronomy Domine » ( la veille David avait redémarré le second set avec « One of These Days » ) suivi de « Shine on You Crazy Diamond », classique parmi les classiques .
Ah ces notes de guitare aériennes, quel régal !
Puis viennent « Fat Old Sun », « Dancing Right in Front of Me », « Coming Back to Life « , « On An Island « , « The Girl with the Yellow Dress » (titre jazzy dédié à Mme Gilmour en l’honneur de leur anniversaire de mariage fêté aujourd’hui) puis « Today ».
Le show se termine sur deux titres du Floyd : « Sorrow » et « Run Like Hell ».
Grandiose !
Le public frôle l’extase et en demande plus, et David et ses musiciens reviennent sur scène et s’attaquent à « Time « avec son concert de sonneries puis enchaînent avec « Breathe ».
Dark Side of the Moon le chef d’oeuvre parmi les chefs d’oeuvre est mis à l’honneur.
C’est alors que David Gilmour entame une version dantesque de « Confortably Numb » à grand renfort de lasers multicolores qui balaient la foule et sous une pluie battante qui succède au crachin intermittent présent depuis environ quarante cinq minutes.
Un baroud d’honneur surnaturel et des solos de guitares énormes qui constituent un moment de grâce pour nous tous spectateurs présents ici ce soir.
David et ses musiciens s’embrassent comme une équipe qui vient de remporter une victoire puis sourires aux lèvres saluent la foule comblée avant de disparaître définitivement en coulisses.
Les yeux légèrement mouillés ( et pas uniquement à cause de la pluie) je quitte la grand place de Tirlemont en prenant conscience que j’ai vécu un concert hors catégorie, un moment d'histoire, rare et inoubliable.
Et ce qui est rare est souvent beau, très beau même….et inégalé.

Texte et photos : JP Vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER

Setlist :
Set 1:
5 A.M.
Rattle That Lock
Faces of Stone
What Do You Want From Me
The Blue
The Great Gig in the Sky
A Boat Lies Waiting
Wish You Were Here
Money
In Any Tongue
High Hopes

Set 2:
Astronomy Domine
Shine On You Crazy Diamond
(Parts I-V) (
Fat Old Sun
Dancing Right in Front of Me
Coming Back to Life song)
On an Island
The Girl in the Yellow Dress
Today
Sorrow
Run Like Hell

Encore:
Time
Breathe (Reprise)
Comfortably Numb

DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016
DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016
DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 09:24
David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016

David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016

Line Up :

David GILMOUR : electric, acoustic - steel guitars, lead vocals, cymbals on "One of These Days"

Chester KAMEN : electric and acoustic guitars, backing vocals, harmonica on "The Blue"

João MELLO : saxophones, clarinet, keyboards on "The Blue", acoustic guitar on "In Any Tongue"

Greg PHILLINGANES : keyboards, backing vocals, lead vocals on "Time"

Steve DISTANISLAO : drums, percussion, backing vocals, aeoliphone on "One of These Days"

Guy PRATT : bass guitars, double bass, backing vocals, lead vocals on "Run Like Hell"

Chuck LEAVELL : keyboards, accordion, backing vocals, lead vocals on "Comfortably Numb"

Bryan CHAMBERS : backing vocals, lead vocals on "In Any Tongue"

Lucita JULES : backing vocals, lead vocals on "The Great Gig in the Sky"

Louise MARSHALL : Backing Vocals - Cowbell

Total Time 165 minutes

Set # 1 :

01.5 AM.

02.Rattle That Lock.

03.Faces Of Stone.

04.What Do You Want From Me.

05.The Blue.

06.The Great Gig In The Sky.

07.A Boat Lies Watching.

08.Wish You Were Here.

09.Money.

10.In Any Tongues.

11.High Hopes.

Set # 2 :

01.One Of These Days.

02.Shine On You Crazy Diamond (Parts I - IV)

03.Fat Old Sun.

04.Coming Back To Life.

05.On An Island.

06.The Girl In The Yellow Dress.

07.Today.

08.Sorrow.

09.Run Like Hell.

Encores :

01.Time.

02.Breathe (Reprise).

02.Comfortably Numb.

Un tant soit peu d'excitation en vue du concert qui nous attend ce soir à Tienen (Tirlemont en français). En effet, la cité sucrière dont les « Harde Klontjes » ou « morceaux durs » se cassent aisément en deux grâce à la rainure centrale, accueille ni plus ni moins que Monsieur David Gilmour himself. L'un des leaders emblématiques du légendaire Pink Floyd est de passage chez nous pour deux concerts « sold out », une étape de plus dans le « Rattle That Lock – World Tour 2016 ».

Départ de ma chère capitale condruzienne vers 15h45 en compagnie de mon pote Carlo accompagné de Carine (ou Annick, c'est selon) et de « Fina » notre secrétaire multilingue qui a… oublié l'intendance ! Mais que fait la Police ?

Pour se mettre en condition, on écoute plein pot un pirate du concert donné par David Gilmour à Wiesbaden le 18 juillet dernier. Rien que de bonnes choses en perspective. Il nous faudra plus de temps pour couvrir les 27 derniers kilomètres du parcours que pour effectuer la plus grande partie du voyage. A partir de Jodoigne, ça ralentit vachement. Sans doute les automobilistes n'ont-ils pas envie de réveiller Charles Michel, notre premier ministre, qui donne toujours l'impression d'avoir un gros rhume quand il parle, « et parler, ça il sait faire, une fois ! » comme on dit dans les Marolles. C'est d'ailleurs pratiquement tout ce qu'il sait faire.

Nous voici enfin garés près du "Manège" (en français In Situ), deux petites centaines de mètres de marche plus loin (oui, je refais du sport !) nous pénétrons dans un établissement dévolu à la promotion et au commerce lucratif de la pomme de terre en bâtonnets et du blanc de bœuf. « Qu'est-ce qu'il dit ? » « Il dit qu'ils ont mangé des frites pour souper ». Ensuite, c'est la file, et à l'anglaise svp ! Dans le calme et la discipline. Retrouvailles avec un pote néérlandophone, je dis « retrouvailles » parce que quand tu n'as plus vu quelqu'un depuis 36 ans, ça fait un peu beaucoup de poussière à soulever pour remettre un peu d'odre là-haut dans le grenier des souvenirs. Ca donne : « Michel ! Tu es toujours fan de Led Zeppelin ? ». Ben oui, comme tu vois ! Tu as remarqué toi aussi lecteur assidu comme Led Zeppelin et moi on est difficilement dissociables ? Et on évoque, on ravive, on sourit au temps qui passe et nous garde, jeunes et beaux ! Quelques gouttes de pluie plus tard, nous franchissons le contrôle de sécurité lors duquel une petite pirouette humoristique et linguistique dans la langue de Vondel au sujet de ma longueur capilaire m'évite la fouille palpative prévue, à un point tel que j'aurais pu passer un flingue ou une bombe sans aucun problème. Hé, pas un camion tout de même, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Allez, ça y est, nous voici en place sur ces petits pavés qu'on sent tellement fort au travers des semelles des baskets, fussent-elles en cuir. Didju ! j'ai encore oublié de chausser mes bottines ! Carlo aussi, pourtant, on le dit chaque année. Il nous reste encore près de 110 minutes à piétiner dans un espace qui se réduit comme peau de chagrin au fur et à mesure que le monde arrive. C'est « sold out » pour deux soirs, je te le rappelle. Les rangs se resserrent. Attention ! C'est le moment des « je ne doute de rien », race de piétons arrivés en dernière minute et qui, armés d'un ou deux gobelets de boisson déjà entamés qu'ils tiennent devant eux, bras légèrement fléchis, à la manière d'un gosse qui apprend à plonger à la piscine, se fendent d'un « pardon, ekscuseer » en faisant semblant de vouloir rejoindre un endroit d'où ils sont censés venir, là plus loin devant toi. Un endroit d'où ils ne viennent pas oui ! Toi qui étais parmi les premiers, parce que présent à l'ouverture des portes, tu as eu tout le loisir de détailler et de recenser ton voisinage. Alors, gros resquilleurs, si vous comptez juste venir vous planter quelques rangs devant moi avec un sourire de victoire sur les lèvres, il vous faudra trouver un autre chemin. Ici, je fais ma ligne Maginot à moi tout seul : « On ne passe pas !». Ca va aller oui ?

Nous y voilà enfin, juste au moment où ton corps de cinquantenaire fatigué tendrait à te faire capituler, le concert commence. Et quel concert mes aïeux ! Je ne sais pas ce qu'ils ont nos « septantenaires » mais ils donnent tous des shows à tomber raide, c'est magique. Vous avez raisons les gars, il n'est pas encore venu le temps de passer le témoin, you're the best, we love you !

David Gilmour a engagé la crème des musicos pour l'accompagner dans ce genre de répertoire, Maman que c'est bon ! Départ tout en douceur avec «5 AM », on a vraiment l'impression de voir naître l'aube. « Rattle That Lock » et sa musique SNCF en background, ne me dis pas que tu n'as jamais pris le train au minimum jusqu'à Paris Nord! Faut sortir, voir du monde, « écouter les annonces mon vieux ! Tu verras qu'ils ont du retard ferroviaire aussi en France.

Première incursion dans le répertoire Floydien avec « What Do You Want From Me ? ». Ah ne me tente pas toi ! Tu ne sais pas ce dont je suis capable après un Martini blanc !

Impressionnant ce relifting de « The Great Gig in the Sky » à trois voix, c'est plus court que l'original, mais toujours aussi beau. Hommage à Richard Wright avec un morceau écrit par le couple Gilmour « A Boat Lies watching ». Et puis c'est le premier morceau « yeux mouillés » avec le sublime « Wish You Were Here » qui a cette connotation tellement personnelle, il y a 20 ans déjà … Papa là où tu es, j'espère que tu es fier de ton rejeton, dis, pourquoi t'es parti ?

Un hit mondial avec « Money » et son faux tiroir-caisse. Fin du premier set sur « High Hopes » et sa Division Bell à glacer le sang. Le son est absolument fabuleux comme à chaque fois avec Pink Floyd ou un de ses membres en solo.

Un quart d'heure de pause non-syndiquée et on repart avec le monumental « One of These Days », un morceau qui peut s'écouter en boucle, comme tous les chefs-d'oeuvre. Que dire alors de l'intemporel « Shine On You Crazy Diamond » rien, sinon qu'il est justement éternel de beauté, pas une ride ne s'est posée sur le visage étincelant de cette partition géniale. Petite infidélité à la marque Fender dont Mister Gilmour est un des dignes représentants pour un passage à la Gibson Les Paul Gold top et une intrusion dans un tempo jazzy à mort avec le très beau et inhabituel « The Girl In The Yellow Dress ». Je plonge jusqu'à « Run Like Hell » et son « Run..Run..Run... » d'intro repris par tout le public. David Gilmour est un maître absolu du bending et du vibrato, rien n'est techniquement rapide ni compliqué mais quel toucher magique, une perfection.

C'est le moment des rappels, les horloges sonnent toutes ensemble pour ce classique « Time ». Et voici mon marasquin, « le » morceau pour lequel je suis venu, la cerise sur le gâteau de la jouissance «émotionnelle et impudique que chacun se doit de partager avec le public dans une communion de larmes qui forment un Styx sur lequel Charon manoeuvre sa barque qui viendra nous chercher tous, un jour, mais pas maintenant stp ! « Comfortably Numb » est mon chef-d'oeuvre vénéré de Pink Floyd au niveau solo de guitare. C'est un patrimoine de notes et d'émotions et à l'entame de ce somptueux tapis de solo je ne vois plus rien, il y à un voile devant mes yeux, comme à chaque fois... Le public est en délire et le groupe quitte la scène sous les ovations d'une foule heureuse d'avoir pris part à ce moment d'histoire. C'est beau de voir tous ces visages baignés de joie et de bonheur, un havre de paix au milieu de l'horreur d'un quotidien où des imbéciles fanatiques frappent sans raisons des innocents pour qui cela pourrait être... la dernière fois.

Mitch « ZoSo » Duterck

David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016
David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016
David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 07:14
Décès récents: Michael "Bleu" Adjennian, Lewie Steinberg, Al Fletcher et Dominic Duval.

Michael "Bleu" Adjennian, chanteur des groupes Miserable Failure ( grindcore) et Blobfish Killer ( metal) a perdu la vie dans des circonstances pénibles dans la nuit du 22 au 23 juillet, il s'est fait écrasé par un automobiliste probablement ivre.

Bleu avait 34 ans.

Lewie Steinberg était le premier bassiste de Booker T and the MG's , c'est sa basse qu'on peut entendre sur le classique 'Green Onions'.

En 1965 il est remplacé par Donald 'Duck' Dunn au sein des MG's, on n'entendra plus parler de Lewie qui est décédé le 21 juillet.

Le batteur Al Fletcher qui nous a quittés le 25 juillet faisait partie du rock band londonien Die So Fluid qui a sorti 4 full albums et un EP.

Le groupe a annoncé la triste nouvelle sur sa page facebook:

"It is with deep sorrow we have to report the tragic news that our dear brother and band mate Al Fletcher passed away at 6pm BST yesterday, the 25th July. Al contracted double pneumonia followed by sepsis in a rare reaction to an infection. This caused his immune system to wage a war on his body that he was unable to survive, despite the fight he put up and the best efforts of the doctors and nursing staff at Ealing Hospital. Kept sedated throughout this sudden and vicious affliction, we can only be grateful that he suffered no pain and passed peacefully.
Al’s passing leaves a gaping hole in all our lives as we struggle to come to terms with the fact he has gone. No one plays the drums or can tell a joke quite like you Al, you will be missed so very much. You will live on in our hearts and in all the amazing music you made. We love you.
Rest In Peace Alastair Fletcher Oct 14 1970 - July 25 2016".

Le free jazz bassist Dominic Duval est décédé le 22 juillet.

All Music décrit son travail ainsi: "absolute freedom of expression is paramount in Duval's art"!

Il nous laisse plus ou moins trente albums, il a également collaboré avec d'autres adeptes de l'improvisation tels que Cecil Taylor, Joe McPhee ou Nora McCarthy, la poétesse et chanteuse de jazz!

Décès récents: Michael "Bleu" Adjennian, Lewie Steinberg, Al Fletcher et Dominic Duval.
Décès récents: Michael "Bleu" Adjennian, Lewie Steinberg, Al Fletcher et Dominic Duval.
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 21:46
Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016

Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016

Halle, en été, signifie chaque lundi un concert gratuit près des terrains de foot du jeugdcentrum De Stroppen, si la météo est clémente, c'est la grande foule qui se rassemble dans ce lieu vert et aéré.

La saison 2016 avait débuté le 4 juillet avec The Jokes, pour ce quatrième concert Halle Events a invité Nutbush ,un tribute band de Tina Turner, à venir divertir les paroissiens.

Un couac au niveau recherche, t'as un Tina Turner Tribute Show: Nutbush, originaire du UK/ Holland et t'as le Nutbush de chez nous, emmené par la formidable Mona Patrice Murray (15 years as female singer with American group ''The Magic Platters', c'est pas rien).

La madame originaire de la Republic of Trinidad and Tobago s'est établie du côté de Liège et, d'après un musicien, est devenue l'épouse d'une autre star mosane, le flamboyant Bouldou Pierre David, membre du PS de Sprimont et surtout figure de proue de Bouldou and the Sticky Fingers, le Tribute band des Rolling Stones qui sévit depuis 1996 sur les scènes nationales et internationales.

Le Mick Jagger de Sprimont couve Mona et les autres poussins comme une poule qui a senti arriver le renard, on le verra souvent sur scène.

Mona Patrice Murray est bien entourée: à la guitare, Claudy Cocco ( The Cocco Bros, Betsy Ball, Sticky Fingers, Vive la Mariée...) - aux drums, Sergio Barbuti ( Sticky Fingers) - à la basse, Toto de Kinkempois (Sticky Fingers, Atomique Deluxe...) - aux claviers et trompette, Hughes Gillard ( Sticky Fingers, CoccoBros...) et aux percussions et sax, Bruno Herzet ( Sticky Fingers, Marka, Les Gauffs...), sans oublier un duo mixte de choristes/ go go girls: Julien Simon et l'affriolante actrice Marie Colapietro.

20:15', une courte annonce, les musiciens prennent place, amorcent un avant-propos qui promet une suite radieuse, Mona, petite robe noire, courte, déboule, flanquée de Marie et Julien, ' Higher' indique la playlist, t'as pas reconnu ' Take you higher', la bombe r'n'b de 1970, n'empêche que sur scène ça s'agitait déjà nerveusement.

Tina déteste la pluie, le ciel est sans nuages, ' I can't stand the rain', le mec là-haut a entendu son appel et a applaudi au jeu de jambes des deux nanas.

Ecrit par Tony Joe White, 'Steamy Windows', pas de danse suggestif, pas étonnant que les vitres soient embuées, fait très moite, ce soir!

Quoi?

I'm just using my female attraction...

On l'a remarqué, les mâles s'énervent, 'Typical Male' est le style de truc qui réussirait à faire damner un saint.

Exit les choristes, we'll slow things down a little bit, histoire de reprendre mon souffle, voici le slow ' Missing you' de John Waite.

Retour aux débuts avec le premier succès d'Ike and Tina Turner, ' A fool in love'.

1960, époque bénie, pas de samples, pas de technologie, du coeur et de la sueur.

Halle, ouh gét eut mèt iou, sorry, le néerlandais c'est vraiment pas mon truc... pas grave, baby, envoie, ' Private Dancer'.

Ton voisin, légèrement pervers, te souffle je l'engagerais bien comme private dancer, la petite Marie.

Le show est réglé jusque dans les moindres détails, la chorégraphie séduit et les musiciens abattent un sacré boulot.

Un invité, boodoo, euh, Bouldou, le Mick Jagger du PS, comme Tina aime les duets et que Bouldou aime les Stones, on vous fait 'Honky Tonk Women'.

Le temps de saluer les dames de petite vertu et le duo amorce 'Jumping Jack Flash'.

Yes, it's a gas!

Une nana siphonnée du ciboulot s'approche de la scène, that was a sexy boy, lance-t-elle à Tina de Trinidad, t'es pas mal non plus, réagit celle-ci sans rire!

Blues time avec 'Rock me, babe', solo de trompette de Dominique avant l'intervention du Cocco et un aparté du sax, la chaudière tremble!

Place au soundtrack de Mad Max, 'We don't need another hero' suivi par l'émoustillant 'Better be good to me' qui met un terme au premier set.

15' de pause!

Set 2, changement de robe pour Tina 2.

Retour au turbin avec 'Addicted to love', après une session de wah wah bien poisseuse, le sax survient et pas pour faire le guignol, c'est bien reparti.

En 1975, Tina Turner reprenait 'Whole lotta love', Nutbush y va d'une version introduite à la 'Papa was a rolling stone' des Temptations.

La température augmente de plusieurs degrés sur la plaine.

Bono et The Edge ont écrit 'Golden Eye' pour Mrs Turner quand ils ont appris qu'elle défendrait le thème du James Bond du même nom, Mona Patrice Murray nous soumet une interprétation impeccable et vivante.

Tu dis, Jelle... elle est rudement expressive cette meuf!

Eh, Bouldou, au lieu de t'enfiler des bières, amène tes fesses, on t'attend pour le medley ' Save the last dance for me'/'Let's dance'.

Bouldou en fait des tonnes, Halle adore, le plancher est envahi de danseurs pas tous futés!

Un des grands moments de la soirée tombe avec la version bouleversante de 'With a little help from my friends' suivie par un nouveau Stones, ' It's only rock and roll' pendant lequel le perroquet se paye un Chuck Berry walk pas con.

Rita, 69 balais, presque toutes ses dents, amourachée, ne quitte pas Bouldou des yeux, faut dire que ce Jean là est une vraie bête de scène!

Vous aimez les bouncing tempi, ok, on continue, ' River deep, mountain high', repris par tous les petits chanteurs à la gueule de bois.

La folie les guette avec ' Disco Inferno' suivi par 'What's Love Got To Do With It', Tina's most successful single!

Al Green a enregistré 'Let's stay together' en 1971, Tina Turner a repris cette soul ballad en 1983.

Halle attendait la bombe ' Nutbush City Limits', elle nous explose en pleine poire, puis la basse introduit l'incontournable 'Proud Mary' que sax et guitare décorent d'un duel non conforme, un poids mi-lourd n'a pas le droit de se mesurer avec un poids léger.

Halle, that was it, you've been wonderful...

Revenez, où on arrache les filets du goal, on brûle la cabane des scouts et on démolit votre van!

Retour de la clique qui envoie 'Simply the best', hurlé par 1496 gorges rouges et un eunuque blanc.

L'organisateur est aux anges, lyrique il confie que c'est le meilleur concert depuis la création des Stroppen, il implore le band de revenir une seconde fois.

Prière entendue, 'I got the music in me' de Kiki Dee n'a peut-être jamais été chanté par Anna Mae Bullock mais ce morceau colossal termine de bien belle manière un concert mémorable!

Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016
Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016
Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016
Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 20:43
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016

Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016.

En été, chaque patelin du Pajottenland organise ses fêtes du village, les festivités peuvent se prolonger pendant plusieurs jours.

En général ce qui compte ce sont les litres de bière ingurgités, les frites avalées à la hâte et le fait de rencontrer des concitoyens que tu ne croises jamais pendant le reste de l'année.

Si tu veux te faire une idée de l'ambiance, tu vas au musée contempler les toiles de Pieter Bruegel de Oude, n'hésite pas à te rendre à Vienne!

A Bogaarden ( 409 âmes, autant de vaches) les dorpsfeesten ont débuté vendredi , le programme prévoit, comme partout, des concerts, un discobar, des activités intellectuelles ( un tournoi de couillon), du sport ( tir à l'arbalète, un jogging), une messe et un rommelmarkt.

Bizarrement pour danser au son des deejays tu payes, pour les concerts du dimanche, l'entrée est libre.

Le monde est fou, pas vrai Guetta?

Trois groupes au menu du dimanche:

19u: Lost Logic

21 u Blues on Tuesday

23u: Bram en Lennert.

19h, douce illusion, il sera 19:35 lorsque les très jeunes gens formant Lost Logic sont prêts à en découdre.

Ne cherche pas leur soundcloud, ni une vidéo, ou un vi.be poppunt, tu ne trouveras rien.

Ils doivent se produire deux fois par an.

Leur identité?

Ils étaient cinq, deux guitares, peut-être Arjen Liveyns et Daan Desmeth, un bassiste plus aguerri, sans doute Elias De Schepper, membre de Bosum que tu as vu lorsqu'ils se faisaient appeler The Shrikes, un batteur, on avance sans aucune certitude Stan De Maeseneer et au chant, une timide et aimable demoiselle qu'on suppose être Marjolein Dessers.

Ils démarrent avec 'I wish' de Stevie Wonder, la gamine semble contractée, sur place, les nombreux copains ( pines) l'encouragent, c'est pas évident de s'attaquer à un génie!

We komen uit Beert, we spelen covers, murmure-t-elle!

Toujours effarouchée, elle entame de manière scolaire un second titre qui ressemblait à 'Radioactive' ( Imagine Dragons).

Appliquée et sur la défensive, serrant fort son micro, c'est à 'Bad self-portraits' de Lake Street Dive qu'elle s'attaque.

On prend des risques en te proposant des titres, sa voix discrète ne permet pas vraiment la compréhension des lyrics.

La lecture de leur playlist se poursuit gentiment, Marjolein se laisse pourtant aller vocalement, car physiquement elle reste raide comme un piquet, fixée au micro, pendant le rythmé 'Sexy and I know it'.

Les musiciens ont soif, un blanc avant l'arrivée des mousses.

'Rather be' de Clean Bandit précède un sérieux plongeon dans un passé qu'ils n'ont pas connu, c'est sûrement en dénichant un vieux 45 tours dans le grenier de grootvader qu'ils ont appris 'I'm a believer'.

Les singes sont sérieux ce soir mais la jeunesse locale se sent des fourmis dans les jambes, quelques scouts et chiromeisjes envahissent la piste de danse pendant '7 years' de Lukas Graham, pas un truc des plus dansants.

Se succèdent: ' Lean on' ( Major Lazer), le disco funk d'Indeep,' Last night a deejay saved my life', il était stijf ce DJ, 'ABC' des Jackson 5 et pour continuer dans la veine disco neutre, 'Blame it on the boogie' puis l'immense 'Superstition' de Stevie Wonder et, pour finir la série, 'Uptown funk'.

We willen nog een liedje, gueulent les potes, ils seront satisfaits, Lost Logic refait 'Superstition', toujours dénaturé, et un second morceau pendant que tu te commandes à boire.

Le retard sur l'horaire s'est accentué, la bière a continué à couler à la manière des chutes du Niagara, vers 21:40, les vétérans deBlues on Tuesday sont en piste, Bogaarden barst disait le flyer, ça va barder!

Blues on Tuesday = La casquette Jean Desplentere ( lead vocals - bluesharp et salades diverses) -Jos Delbecque ( second voice - bass) - Roy Massaad ( drums - backings) -Patte Demey ( percus- backings) -Paddy Bockstaele ( guitar) -Rudi Rietjens( keys, dont un Hammond) et six bières pour commencer.

Ils ont été jeunes, pas tous beaux, le blues, ils connaissent et pas que le mardi!

Ils débutent par un titre qu'ils ont baptisé 'soundcheck', comme t'es pas une balance on te refile pas le nom du morceau à la longue et juteuse amorce, ce boogie/swing remue joyeusement.

Les rescapés ont des ressources!

'Sweet vibration' vibre généreusement, la voix de Jean, le tatoué, te rappelle celle de Luke Walter jr.

Bogaarden, approchez-vous, godv., et toi, le vieux à la queue de cheval, c'est vachement dépassé mec, ramasse ta chope et installe-toi face à nous!

'Come on!' let the good times roll, ça roule d'enfer.

Tu t'appelles comment, gars?

Louis, je viens du Missouri où les souris aiment les pussy!

Paddy, fais pas ta chochotte, envoie la sauce, menneke, 'Good old rock'n'roll'.

Yeah, we like it!

'Watch your back'.

Qui, moi?

Ouais, j'ai vu, cet ivrogne essaye de piquer mon verre, merci!

Le moteur tourne toujours à plein régime, 'Nothing right', puis on nous propose un boogie, 'One fine day' .

Ce boogie prend des teintes doo wop, Bogaarden doit pas avoir chaud et bat des mains.

Sur scène, les gais lurons s'amusent comme des dauphins espiègles.

Une première cover, ladies and gents, Brown James, ex-repris de justice, ' I feel good'.

Sam, pété jusqu'au trognon, se sent bien lui aussi, il a invité Mariette, 78 ans depuis hier, à entamer un twist sauvage.

Le Muppet show est de sortie!

Bogaarden, merde, you're fucking sissies, du coup la cousine de Romy Schneider se pointe, ils envoient 'Needed' et son piano sautillant avant un virage mambo.

Jean, jouette, enlace le guitariste, sa femme, jalouse, se tire dans les champs avec un gamin de 25 ans!

Le shouter ressort son harmonica et attaque l'énervé 'Turns me on', les cowboys sautillent, la bière gicle, non le curé n'est pas venu dévoiler ses parties génitales, c'était dans un autre village!

Los Lobos, 'That train don't stop here', d'ailleurs, il n'y a pas de gare!

Retour au blues, les Fabulous Thunderbirds, 'Running from the blues', une perle!

Accélération sensible,'Magic tragic van' puis le malicieux ' Trick bag'.

Solo de batterie pas idiot pendant 'One good reason', les percus rejoignent Roy, dedju on aurait dit José 'Chepito' Areas .

Enfin, on peut aller pisser se disent Rudi et Jean dont la prostate présente quelques carences.

' Dead or alive' met fin à cette brillante performance.

Quoi?

We want more..écoutez, quand on jouait à Forest National on les faisait patienter pendant 25 minutes, vous avez été sages, voici 'Booze and money' .

Nog meer?

Mes copains doivent rentrer à l'hospice, je vous chante ' It had to be me' à la façon de Ole Blue Eyes et après cette séance de crooning je vais essayer de récupérer ma femme.

See you, Bogaarden!

Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 20:58
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016

LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016

Depuis 18 ans, le Beau Vélo de RAVeL fait découvrir la Wallonie aux cyclistes amateurs, Adrien Joveneau de VivaCité a eu la bonne idée de faire suivre la randonnée touristique de showcases gratuits dans chaque ville accueillant les cyclotouristes.

La saison 2016 a débuté le 25 juin à La Calamine et prendra fin le 18 septembre à Bruxelles, lors du dimanche sans voitures.

Le 23 juillet, la caravane faisait halte à Nivelles où les showcases de Natasha St-Pier, Florent Mothe et La Voix de ses Maîtres se déroulent sur le parking Saint-Roch à partir de 16:15'.

Une météo relativement ensoleillée avait attiré la grande foule chez les Aclots, il a fallu louvoyer pour aboutir face au podium.

Au vu des noms enluminant l'affiche tu te demandes ce que je fous là.... moi aussi!

Sans rire, il y a 20 ans tu ne te serais pas déplacé en terre wallonne pour des artistes catalogués variété, tu ne mangeais pas de poisson non plus, mais depuis, tu apprécies sole, turbot et sardines grillées, pourquoi ne pas essayer le middle of the road que tes copains qualifient de grosse daube ou, les plus gentils, de musique d'ascenseur ou de muzak pour Aldi!

Vers 18:30 en sirotant une bière artisanale force est de constater que tu ne t'es pas ennuyé une minute à Nivelles, que tu as même passé un bon moment malgré quelques carences, dont la moindre n'est pas l'absence de musiciens accompagnant Natasha St-Pier et Florent Mothe!

La première excellente surprise se nomme La Voix de ses Maîtres!

Il paraît que c'est RCA Records qui a acquis les droits sur l'image du chien écoutant de la musique l'oreille penchée sur un phonographe à cylindre, de toute façon le nom du quintet liégeois se rapporte à d'autres maîtres, ceux qui ont fait les heures de gloire de la chanson française d'avant 1969.

Line-up: Lee Lebens ( guitare manouche), Fady Khaleefeh ( basse), Carmelo Sacco ( chant, guitare et bla bla bla) et Pascal Thomas, non pas celui de Pleure pas la bouche pleine ( chant), déplorent l'absence de Karim Freson, parti se faire bronzer sous d'autres cieux, il est remplacé à la batterie par Angelo Crisci qui a bien voulu quitter le paradis le temps d'un concert.

Donc, ces jeunes gens s'approprient les classiques en les habillant d'un vêtement manouche qui leur sied à ravir.

' La Javanaise', déjà, enchante et pour continuer avec le beau Serge, on embarque sur le Métropolitain pour écouter 'Le poinçonneur des lilas'.

Qui voilà, Joe!

Le taxi?

Non, le fils à Jules, celui qui chante 'Siffler sur la colline'.

Un grand souvenir, un des premiers concerts auxquels tu as assisté, Joe Dassin en vedette américaine à l'Ancienne Belgique de Mathonet, à la même affiche France Gall et Hugues Aufray.

Joe venait de sortir ' Bip Bip' , quelle époque, et déjà des bouchons!

De la colline ils passent dans l'arène de Tolède pour ' Taka Takata' avant de déterrer ' Bambino' de ta préférée de tous les temps, Dalida!

Ambiance festive assurée.

Après ce medley, un blind test, personne n'avait reconnu ' Maladie d'amour' durant l'intro gypsy.

Tiens voilà Adame et Arno, ils reviennent de Westende, 'Les filles du bord de mer' qui soudain se mettent au ska en oubliant la java.

Nivelles, Brel, tu connais?

'Vesoul' à défaut d'accordéon, une guitare mitraillette!

Ils enchaînent sur une verson funky de 'Paris s'éveille' avant de se faire le grand Charles.

Non, pas De Gaulle, Aznavour, ' Je me voyais déjà'.

Anaïs, mi amor, rejoins-nous sur scène pour filmer le bon peuple .

Elle est pas mal, Anaïs!

Un titre composé par Carmelo, un cousin de Vanzetti, 'Dis-moi'.

Voilà une nouvelle invitée, Fanny, qui ne joue pas aux boules.

Tu danses, Fanny?

'La valse à mille temps' voit une demi-douzaine de couples occasionnels tourbillonner sur la place.

Brassens au menu, désolé, il n'y aura pas de Stromae, ' Je me suis fait tout petit' et le formidable 'Les copains d'abord'.

T'as failli verser une larme et puis t'as pensé à la tramontane et tu t'es dit que non, c'est pas à Sète que t'iras te baigner.

Voilà, on s'en va, merci, Nivelles.

Un concert fort plaisant, des gars sympa et doués qui nous reviennent.

On nous impose un bis, on vous balance 'Le lion est mort ce soir', façon calypso gitan!

Pendant que les roadies débarrassent le podium du matos des Mosans, Nivelles a droit à un interlude, digne des jeux télévisés antiques, présenté par un animateur de VivaCité aussi viril que Serrault interprétant Zaza Napoli, un second guignol à l'humour potache lui succède, avant l'arrivée en scène de celui que toutes les gamines, les ménagères, les dactylos et les mamies attendaient, le bellâtre Florent Mothe!

Honte à toi, tu n'as jamais rien entendu du bel Apollon d'Argenteuil. Bénédicte, 18 ans t'éclaire, mais enfin, monsieur, vous venez d'où, 'La légende du roi Arthur', 'Mozart, l'Opéra Rock' , 'Les blessures qui ne se voient pas', ça ne vous dit rien?

Rien, désolé!

Il se pointe, pas de musiciens, la table, cachée, lance des bandes, la foule est en délire avant qu'il ait prononcé une parole.

Il est trop mignon, tu opines du chef, Bénédicte a été gentille.

J'étais roi de Bretagne, ma reine est absente, vous allez la remplacer et chanter 'Quelque chose de magique' avec moi.

896 reines wallonnes se font un plaisir de l'accompagner.

T'aimais bien le charme ésotérique!

L'épique 'Auprès d'un autre' est repris par les 896 mêmes créatures et par un voisin serrant très fort la main d'un autre monsieur.

"L'assasymphonie".

Gaelle: Florent Mothe est juste un Dieu, une voix d'ange, une générosité infinie dans ses interprétation et ses textes sont juste magnifiquement émouvants et réalistes. Tout le monde peut s’identifier et se sentir concerné. L'écouter est tout simplement un petit bout de bonheur dans ce monde.

Gaelle, je t'aime!

Blague à part, une bonne voix et de l'aisance scénique, donne-moi 50 ans de moins et fais de moi une gamine, je fonds!

Son nouveau single plus dansant, 'Quoi de neuf', invite à la farandole, Madame Belleville ferme les yeux et rêve à ses années insouciantes.

L'autre...en musique, tout paraît plus beau!

Un premier titre sans les enregistrements, Florent saisit une acoustique et chante ' Je ne sais pas'.

Alain, tu fais chier avec tes drones, ils sont bruyants.

Il prend d'énormes risques pour le second morceau à la guitare, s'attaquer à 'Bohemian Rhasody' équivaut à un crime de lèse-majesté.

Non, Florent don't carry on, il a entendu et se tire.

Les demoiselles pleurent!

Leslie, Laetitia et Mimi se sont tirées, elles n'en ont rien à cirer de Natasha St-Pier, avant son tour de chant, le duo comique reprend possession de la scène, Fred, la précieuse ridicule, et son copain, sportif du dimanche et intellectuel au chômage.

Arrivée de la très séduisante Natasha St-Pier, sans musiciens, pas de bol!

La madame du New Brunswick a sorti un onzième album ( best of inclus), 'Mon Acadie' en 2015, le clip de 'Tous les Acadiens' n'a pas fait l'unanimité chez elle, nous on s'en fout, c'est par ce titre interprété par Michel Fugain, alors que Natasha Saint-Pierre n'était pas encore née, qu'elle débute le récital.

Elle est vachement sexy dans sa robe légère, découvrant épaules et haut du dos, son sourire ferait craquer le misogyne le plus abruti et sa voix céleste risque de modifier l' orientation sexuelle du même individu.

Second extrait de 'Mon Acadie', la scie 'Travailler c'est trop dur' , déjà un tube pour Zachary Richard, Julien Clerc et Alpha Blondy.

Maintenant, personne n'associe la belle Acadienne à une glandeuse professionnelle.

Un premier tout grand moment survient avec 'Cap Enragé' un site protégé où la vie est rude et où les vents soufflent violemment.

Elle décide de poursuivre avec un titre plus ancien, aux accents orientaux, ' Un ange frappe à ma porte'. Bien sûr les comparaisons avec Lara Fabian et Céline Dion se justifient, si ça te rend malade, écoute Louane ou Christine et ses Queens!

Ensuite vient 'Tu trouveras', un hit de 2002.

Tu dis, Hervé, ah bon, elle a vendu plus de 2 millions d'albums, c'est plus que Ringo et ses gondoles!

La Belgique avait attribué douze points à 'Je n'ai que mon âme' lors de l'Eurovision 2001, je ne regrette qu'une chose, ce soir-là je portais une robe ringarde à mourir.

Les liens de Natasha avec notre pays restent forts, elle a longtemps été coach pour The Voice.

Une seconde claque monumentale nous attend avec l'interprétation de l'émouvante ballade 'Evangéline', retraçant l'histoire sombre de l'Acadie abandonnée par le roi de France, ce qui a signifié la déportation de dizaine de milliers d'habitants de la Nouvelle-France vers d'autres terres.

Pendant le passage a capella Natasha réussit à nous faire frissonner bien que le thermomètre indique 28°.

C'était la dernière salve, elle s'éclipse, qui réapparaît... Florent Mothe, bientôt rejoint par la jeune maman, c'est en duo qu'ils terminent le show par 'Mourir demain'.


Le 30 juillet le vélo sera à Moresnet qui verra Helmut Lotti ( il est moins sexy que Natasha) , Florent Brack et Xamanek.



LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:09
Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016

Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016

Le billet de JPROCK :

Dernière date des Beleuvenissen 2016 ce soir à Louvain.
Helmut Lotti ( heu ! ) sur la Oude Markt, Praga Khan vs Buscemi au Vismarkt et au Grote Markt une affiche alléchante avec Berry Quincy et Fischer Z.

Dès 20h30 Berry Quincy prend possession de la scène.
Malgré un Dirk Leemans légèrement diminué par une épaule déboitée lors d’un petit accident de vacances et qui backstage porte son bras en écharpe, le groupe a sans doute livré ce soir une de ses meilleures prestations de l’année.
Après un long instrumental en ouverture ( c’est désormais une habitude chez les Berries ! ) le groupe attaque « For a Stranger » et lance le moteur à plein régime.
Tous les titres sont exécutés avec une rare maîtrise ( c’est ce qui impressionne le plus chez Berry Quincy ).
On a droit à « Chewy’s Hall » tiré de l’album Tuesday puis c’est « Sweet Motel » repris en choeur par les fans.
« You Give Me » jouit de l’appui du sympathique et talentueux Dree Peremans au trombone et " Old Man" single en puissance, nous colle la chair de poule.
Piet Vanbeckbergen à la guitare assure comme un chef, Pieter Jan Vanstockstraeten d’habitude assez discret virevolte, Maarten Degeest maltraite ses fûts et Tom Sledsens trouve sa place dans la prestigieuse lignée des grands bassistes discrets mais efficaces.
Mais la palme revient à Tim « Do you like my hat? » Beernaert , claviériste et chanteur qui se mue au fil du set en véritable bête de scène charismatique. Sa voix couplée à celle du séduisant Dirk Leemans ( n’est ce pas mesdemoiselles ?) est un des atouts majeurs du groupe, car peu de bands peuvent se vanter d’avoir deux excellents chanteurs dans leur line up.
La reprise d’ » Uprising » de Muse dans une version originale et magnifiquement exécutée termine de conquérir une foule de plus en plus nombreuse qui au fil des minutes noircit la place.
On aura droit aussi à « Sweet Pistol » et à une version presque metal de « Never Go Down ».
Désolé je n'ai pas pris note de tous les titres, j'ai préféré profiter du concert à 100% , après tout c'est des potes et je vous en parle souvent car quand on aime on ne compte pas !
Le public demande un rappel hélas le timing serré ne le permet pas car dans quelques minutes c'est Fischer Z qui prendra le relais sur cette même scène.
Le groupe se retire donc après un dernier petit salut à son public enthousiaste.
Pari gagné une fois de plus pour Berry Quincy qui au fil des concerts bonifie de jour en jour et nous démontre son formidable potentiel.
See you next time guys ! We keep in touch !

La nuit est quasi tombée lorsque John Watts apparait sur scène guitare en bandoulière.
L’âme de Fischer Z affiche aujourd’hui 61 balais et mène toujours à la baguette son combo mythique.
Issu de la scène punk et new wave, Fischer Z se forme en 1976 avec à sa tête John Watts et Steve Skolnik toujours présent aujourd’hui au côté de John.
Le groupe a à son actif une jolie flopée de hits qu’il nous livrera ce soir dans la bonne humeur.
Tour à tour on entendra « Is the Love », « Pretty Paracetamol », Battalion of Strangers « , « So Long » , « The Worker « , « Room Service », « Berlin », « One Voice » ou « Marliese » . Impossible de les citer tous.
Watts pratique un humour corrosif qui fait mouche, et ne se prive pas de nous livrer au passage quelques critiques acerbes de la scène politique, d’épingler avec véhémence les terroristes, et de faire le procès de la société actuelle et de ses dérives.
On ne se refait pas.
En nonante minutes Fischer Z transporte son public dans un voyage spatio-temporel au coeur de la fin des 70’s et du début des 80’s.
Une jolie bouffée d’air frais pour une belle soirée estivale qui sera suivie par un orage et par un déluge qui heureusement surviendra un bon quart d’heure après la fin des hostilités.

Bravo à Berry Quincy et à Fischer Z, ce fut une bien belle soirée et un dernier baroud d'honneur réussi pour clôturer de bien belle manière les Beleuvenissen 2016.
A l'année prochaine !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK HE DARK FEATHER

Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016
Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016
Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016
Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 19:47
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016

Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016

Pour célébrer le 21 juillet en musique, le Belge avait l'embarras du choix, tu as jeté ton dévolu sur les Fêtes populaires de Bourgeois qui avaient débuté le 19.

‘Jouissant d’une situation élevée, le hameau du Bourgeois domine la région dont il est un point culminant. Au-delà, la route dévale vers Rixensart’, souligne Georges Renoy au 17è siècle.

Au 17è siècle, sans GPS, tu n'aurais jamais déniché ce bourg pittoresque .

Le programme du 21 dit, sans mentionner la kermesse, la brocante, le circuit VTT, la randonnée, les animations pour les mioches et les nombreuses buvettes::

12h30 : Ouverture de la ‘Scène ouverte’

17h30 : Concert de Minor/Minor

19h15 : Concert Bertrand Lani and the mudbugs

21h15 : Concert The Obscure

23h15 : Feu d’artifice

23h45 : Concert de Covermania

Tu arrives sur place vers 16:00, un groupe rock/variété/chanson française s'ébroue sur scène sans parvenir à susciter ton intérêt, direction le bistrot du village où on te sert une Jupiler fraîche dans un verre.

17:30' Minor/Minor

Annoncé comme trio, le groupe de Waremme se présente à quatre sur le beau podium érigé sur la Place Cardinal Mercier.

Naissance en 2013, un EP 'Have you been pure enough to be saved?' et quelques scènes intéressantes, dont le Verdur Rock.

Line-up: Geoffrey Dubois: Guitar - Vocals/ Georges Vigneron: Guitar - Backing Vocals/ Geoffrey Mornard: Bass et Raphaël Wilhelmi: Drums - Backing Vocals.

Raphaël, svp, change de prénom, Georgina par exemple!

Ils ouvrent avec 'Sun', généreusement présent, une plage de leur cinq-titres.

Première constatation, c'est drôlement bien foutu, gros bémol, pas sûr que cet alternative rock athlétique présentant de fortes effluves stoner, voire grunge, convienne à l'événement, en général pour la fête du village on invite Sandra Kim ou Claude Barzotti.

Même si un pont jeté au dessus de la Lasne calme légèrement les ardeurs, c'est du sérieux..

Tac, tac, tac, le batteur a raté l'arrêt et entame 'Broken Machine' qui navigue dans les mêmes eaux.

Les drumsticks de nos jours c'est de la camelote, 10 centimètres d'une baguette viennent voltiger dans les airs pour atterrir à tes pieds.

Trois paumés applaudissent, Georgina se marre.

Une intro planante à la Radiohead ébauche 'Dolls', tu sais que le truc va exploser, tu le sens, une nouvelle fois c'est le batteur qui donne le signal, 26 poupées, pas des Barbies, des pareilles à Chucky, viennent se promener dans les méandres de ton cerveau.

Merde, c'est oppressant!

'Dangerous games' débute par un mouvement psychédélique pendant lequel monsieur Wilhelmi s'abîme les ongles sur les cymbales, un peu comme la craie de ce prof pourri qui te foutait les jetons à l'athénée, il y 56 ans, puis le chanteur analyse sa vie, pas toujours rose, et le ton monte inexorablement vers un climax.

Le seul flamand de l'assistance te glisse, niet voor mietjes!

Le prophétique 'Void' et le brutal '22.22' se succèdent.

Ils sont suivis par la plage clôturant le disque, 'Another World' , qui présente un beau fond progrock.

Après quelques messages d'amour, Minor/Minor achève son trip avec 'The Beast', un animal qui souffre et râle horriblement.

Unleash the beast qu'il dit, pas certain que ce soit une bonne idée, panic in Bourgeois est imminent!

Un set éloquent, un groupe à suivre!

Bertrand Lani and the Mudbugs.

Pas de panique, les gars, la période d'ouverture pour la pêche des écrevisses pieds rouges s'étend du 1er août au 14 septembre inclus.

Et sinon, quoi de neuf depuis le Welcome Spring?

On a visité Eghezée, on est repassé à Namur, on a vu la Meuse à Hastière, on a été chez Francis à Verviers, on a été salué l'homme de Spy, et aujourd'hui nous venons égayer l'entité de monsieur Jean Vanderbecken.

L'ami Lani est encadré par la même équipe que celle que tu avais croisée à LLN, à savoir: Valentin Marchal-Marchant à la basse ou contrebasse, Régis nine fingers Lorant aux claviers, Stéphane Pigeon au sax et Jean-Philippe Jasienski à la batterie.

Comme en avril, ils ouvrent avec le nonchalant 'Lowdown Shakin' Chill' et son sax collant .

De l'americana mosan recommandé pour soigner les états neurasthéniques.

I wish I was the sheriff, sais pas si ça peut aider pour draguer 'Audrey' sur fond blues sautillant, mais nous on l'a vue battre le plancher du talon, cette nana plutôt bien roulée.

Mr Nine Fingers amorce ' My disease' et son groove de malade, pas étonnant que his soul is on fire, le truc est chaud comme les marrons que vendaient Eugénie Schepmans près de la Bourse, c'était bien avant que l'enfoiré ait eu l'idée d'un piétonnier inepte.

Drache nationale.

Euh, tu rêves, pas un nuage à l'horizon!

Non, ça veut dire que nous sommes à court de bière, un musicien ne peut décemment jouer sans sa dose de houblon!

' Following day' pour tous ceux qui demain se lèveront avec une gueule de bois canon.

( NDLR, ils seront très nombreux!)

Hammond espiègle et effluves reggae.

Valentin à la contrebasse, ' Baby let me hold your hand' de Professor Longhair nous emmène du côté de la Louisiane, du coup on revoit Fats Domino et les crêpes, vendues à 20 mètres, prennent des odeurs Jambalaya.

A l'acoustique, 'King of soul' , un country track, co-écrit avec Fred, le frangin.

Une pointe d'humour wallon, au saxofon, c'est pas Gaston mais Stéphane Pigeon, allons-y pour une country ballad soyeuse, ' 100 days', suivie par le titre radiophonique à souhait, la reprise de 'Tout l'amour'.

Après avoir déclaré sa flamme il confirme 'I'm not a cheater', je le jure, je ne cours pas les jupons, I just love you, un petit blues bien cool et sympa suivi par 'Black Beard and Blue Mood', une nouveauté qui, va t-en savoir pourquoi évoque en toi des souvenirs de 'Don't play your Rock 'n' Roll to me' de Smokie.

'The other road' , servi chaud et secoué, précède le cafardeux 'It Gets Bluer in a While' au son d'orgue précieux.

Rixensart, on se quitte avec 'Lazy Brains'.

L'animateur les repousse sur scène, Bertrand décide de rendre hommage à Merle Haggard en reprenant son ' Mama tried' .

Du savoir-faire, du charisme et de la simplicité, Bourgeois a passé un excellent moment avec les Mudbugs.

the obsCURE

Premier passage en Wallonie pour le tribute band de The Cure, considéré par beaucoup comme le meilleur groupe couvrant le répertoire de Robert Smith et des siens.

the obsCURE a déjà conquis la Flandre, le pays des tulipes et les copains d'Angela, ce soir ils ont impressionné Rixensart, la place, bondée, leur a fait un triomphe amplement mérité après un show de plus de 90', en tous points, impeccable!

Le drummer Richard Scheeper, les guitaristes Roel Vekeman et Wim Kempenaers, Benj le bassiste, le keyboard player Steph Van Uytvanck et le Robert lookalike Dirk Vreys au chant, ont adopté, cela va de soi, le noir comme tenue de scène et entament le spectacle par "Shake Dog Shake" de 1984.

On n'a pas aperçu de chien, mais quand Dirk a entamé son shake, shake, shake, toute la Wallonie a tremblé.

L'esprit du Cure était là et ne nous quittera pas pendant l'entièreté du show.

Les guitaristes font grincer leur instruments dans le style caractéristique du post-punk, la basse ronronne, claviers et drums tapissent un fond hypnotique et les screams de Dirk ont tout des aboiements du chien enragé.

Les bourgeois de Bourgeois sont estomaqués.

La longue intro de 'Push' avant les go, go, go push him away fait toujours son petit effet, puis les Anversois proposent le single ' Charlotte sometimes'.

Next one is a poppy one ( 'Just like heaven'), annonce Dirk qui fera l'effort de présenter quelques titres en français attirant ainsi la sympathie de tous, il est à noter qu'une bonne cinquantaine de fans du Nord s'étaient déplacés dans le Brabant wallon.

Ils enchaînent sur un extrait de "Three Imaginary Boys", "10:15 Saturday Night" que Robert Smith aurait écrit à l'âge de 16 ans.

Wanna jump, Rixensart?

'Play for today', et sa basse monstrueuse, met le feu, 'Jumping on someone else's train' a toujours été une de tes préférées, mais t'as Josette dans sa chaise roulante, bourrée comme un bourricot, qui s'avise de faire tourner sa charrette en écrasant les pieds de tout le voisinage, tout en secouant sa coupe de mousseux qui a arrosé son froc, donnant l'impression qu'elle a pissé dedans, qui refroidit quelque peu ton ardeur.

Hands in the air, Rixensart, we're taking ' Pictures of you'.

Une nouvelle invitation, 'Let's go to bed', t'avais oublié ton pyjama, t'es resté frontstage, ils ont attaqué ' Disintegration', dédié aux real Cure fans.

Le désespéré ' One hundred years' reste d'actualité.

Après ce monument de désolation, the obsCURE propose ' A strange day' , un classique gothic rock à réécouter sur 'Pornography'.

Le groupe continue son jeu de saute- mouton passant d'une époque à l'autre sans faiblir, ' Fascination Street', de 1989, précède 'Primary' de 1981.

J'espère que la suivante ne va pas effrayer les kids, lance le frontman avant d'amorcer 'Lullaby' .

Pas d'araignées, pas de cauchemars, tout va bien, 'Lovesong' et 'In between days' enchantent.

' Boys don't cry' déclenche l'enthousiasme qui ne faiblira pas avec les deux dernières ' Friday I'm in love' et 'Never enough'.

Ovation monstre, ils sont repoussés sur scène et balancent quatre titres en rappel: ' 'Why can't I be you', 'The Walk' , 'Close to me' et l'immanquable ' A Forest'.

Tu disais, Eddie?

There ain't no cure for summertime blues mais personne ne souffrait de summertime blues à Rixensart, the obsCURE y a fait un tabac!

Tu quittes la bourgade pendant le feu d'artifice, ton GPS a pas mal déconné pour te ramener à bon port!

Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
Fêtes populaires à Bourgeois (Rixensart) avec Minor/Minor, Bertrand Lani and the Mudbugs, The Obscure, le 21 juillet 2016
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 18:14
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016

Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016

Chaque année, au 21 juillet, Hastière organise son petit festival.
Cette année les trois principaux groupes programmés étaient Sana Bob, Cover Age et en tête d'affiche Deborah Bonham,
Je suis arrivé un peu tard pour profiter du set de Sana Bob, groupe d'origine burkinabe qui proposait du reggae. Rien que la présence d'un joueur de kora, et ses sonorités particulière, devait apporter une touche intéressante.

Le deuxième groupe était Cover Age, groupe de Ciney proposant un répertoire varié de classiques rock. et pour clôturer la soirée Deborah Bonham.
Compte tenu du retard pris par la programmation et la nécessité pour moi d'aller shooter le feu d'artifice de Dinant, je n'ai pour ainsi dire rien vu et écouté de sa prestation, juste le dernier morceau et le rappel... vraiment dommage...

Jean-Marc Schneider/ Photos pour le plaisir

Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band/ Cover Age / Sana Bob - Hastière le 21 juillet 2016
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 08:27
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016

Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016

DEBORAH BONHAM – Festival Hastière Chante – Hastière (BEL) – 2016.07.21

Line Up :
Deborah BONHAM : Vocals - Guitar
Peter BULLICK : Guitars, Mandolin - Backing Vocals
Jo BURT : Bass Guitar, Mandolin - Backing Vocals
Gérard LOUIS : Keyboards - Backing vocals
Richard NEWMAN : Drums.

Setlist :
01.Shit Happens. (The Old Hyde – 2001)
02.Wot.
03.I Need Love. (Spirit - 2014)
04.Feel So Alive. (Spirit - 2014)
05.Paunbirds. (Spirit - 2014)
06.Take Me Down. (Spirit - 2014)
07.Fly. (Spirit - 2014)
08.What It Feels. (Spirit - 2014)
09.Grace. (Duchess - 2008)
10.Jack Past 8. (Duchess - 2008)
11.Pretty Thing. (Duchess - 2008)
12.Heaven. (Looking back At the Moon - 2016)
13.No Angel. (The Old Hyde – 2001)
14.Devil's In New Orleans. (The Old Hyde – 2001)
15.Rock And Roll. (Led Zeppelin IV – 1971)

Quelle belle fête nationale pour nous les Belges! Un 21 juillet non seulement sans une goutte de pluie mais avec en prime un soleil et un public aussi nombreux et réceptif, Michel Darasse avait toutes les cartes en mains pour faire de cette longue journée musicale un succès. Pari gagné par le sympathique et dynamique patron de la Cave à Hastière qui organise cet évènement de manière récurrente. Le public s'est déplacé en masse, je dis « déplacé » car d'après un sondage effectué en « Live » par le groupe Cover Age qui fête ses 20 ans d'existence, ce sont les gens de l'extérieur qui sont venus nombreux. Peu importe ! On est là pour s'amuser avec des artistes de qualité, Sana Bob, Cover Age et Deborah Bonham, la sœur de John, le défunt batteur du légendaire Led Zeppelin. La blonde originaire des Middlands est de retour à Hastière après son triomphe du 28 novembre dernier. On peut dire que la chanteuse sait s'entourer car, en plus des deux fidèles que sont Peter Bullick et Gerard Louis, la section rythmique est composée du bassiste Jo Burt (ex-Black Sabbath, Freddie Mercury, Brian Setzer, Sweet, Bob Geldof, Tom Robinson Band…) et du batteur Richard Newman (ex-Rory Gallagher, Alvin Lee, Glenn Hughes, David Gilmour, Sam Brown…) fameuses références vous en conviendrez.

Il n'est pas rare que des invités prestigieux fassent une appartion tant sur les albums de Debbie que sur scène, c'est le cas notamment de Robert Plant et de Paul Rodgers, belle reconnaissance non ?
Deborah, c'est avant tout une femme sensible et généreuse mais aussi quelqu'un qui ne calcule pas, quelqu'un qui sait que son nom ne lui assurera pas le succès, quelqu'un qui travaille sans relâche pour faire connaître « sa » musique et perpétuer le nom de Bonham qu'elle porte fièrement. Alors quand elle est sur scène, elle donne tout et le public s'en aperçoit très vite. Un concert de Deborah Bonham, c'est un échange incessant entre l'artiste et son public, une chanteuse de talent qui s'adresse à nous en français pendant tout le concert et qui nous raconte ses états d'âme, qui nous explique avec humour l'origine de ses chansons (Jack Past 8). C'est aussi avec humour qu'elle nous présente Peter Bullick dont elle francise le nom en « Pierre Leboeuf », déclenchant les rires du toujours présent et talentueux guitariste irlandais.
Les influences de Deborah sont nombreuses, Aretha Franklin, Janis Joplin, Led Zeppelin bien entendu et on retrouve tous ces éléments de blues, de rock et de soul dans ses compositions.
Superbe interprétation de « No Angel » qu'elle annonce en me disant : « Mitch, this is for you, 'coz I know you and I are No Angels ». Thank you Debbie. C'est le genre de chanson qui tue et vous donne des frissons de plaisir, une chanson pendant laquelle elle se retrouve à genoux sur scène, une chanson dont l'intensité émotionnelle est à son maximum, une bombe qui éclate aux accents de la voix déchirée et furieuse de Debbie, une œuvre tenue de main de maître par le jeu de guitare tellement bluesy de ce diable de « Leboeuf ». Pendant près de 90 minutes, nous serons à nouveau séduits par la simplicité et la qualité de cette artiste venue des Midlands, cette grande dame que j'aime énormément parce qu'elle ne fait pas semblant d'être une star. Le groupe quitte la scène sous les ovations du public après un « Rock And Roll » de Led Zeppelin en rappel de feu.
On se retrouve autour d'un bon repas au cours duquel j'explique à Peter et à Gerard les aventures du « Rain Main of Led Zeppelin » et puis on se quitte avec la promesse de se revoir très vite, soit à Londres puisque « Mi casa es tu casa » comme le dit Debbie mais au plus tard, le 5 novembre à Ciney et je peux déjà vous dire qu'on se fera un duo sur un classique de Led Zeppelin.

Mitch « ZoSo » Duterck

www.concertmonkey.be
http://concerts-review.over-blog.com/
www.radioquartz.be

Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016
Festival Hastière Chante: Deborah Bonham and Band - Hastière le 21 juillet 2016
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