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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 20:47
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016

M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016

13è édition du M'Eire Morough Folkfestival qui se déroule à Dendermonde ( Termonde), dans un magnifique espace vert situé près de la piscine Olympos.

A l'affiche du vendredi: Guido Belcanto et Jelle Cleymans, tu douilles!

Le samedi, pour pas un rond: des concerts de Querida, Luna Moon, Elanor, Roots et Variomatic, plus une initiation aux danses folkloriques, des démonstrations d'oiseaux de proie, un passage d'un pipe band local, un marché celtique, Highland games avec notamment un lancer de troncs ( d'arbres, pas d'église, mécréant) , de la Guinness, de la Kilkenny, 10 sortes de whisky et pour ceux qui ne vomissent pas à la vue de ce mets écossais, du haggis!

Tu te pointes pendant la leçon de polka donnée par la folkacademie van Lebbeke et comme tu as deux pieds gauches, tu optes pour une carte boisson afin d'aller essayer la Kilkenny!

16h:Querida!

Non, le groupe n'est pas ibérique, Liesbeth Verlaet: chant et piano et Marieke Van Malderen: chant, accordéon diatonique et ukulele, ont formé Querida en 2012, pour gagner, en décembre de la même année, la talentenwedstrijd ‘Van Rap tot Klassiek’ du Davidsfonds de Dendermonde.

Elles s'adjoignent un troisième larron, Lieselotte Plasqui ( Ebria) qui chante, joue de la guitare, du ukulele, du cajon et utilise d'autres brols sur lesquels on peut cogner. A trois, les filles proposent leur répertoire de folk européen, sur scène ou dans ton salon, si ton chat est mélomane.

Démarrage en formule duo, Juffrouw Plasqui est restée dans la loge et fignole son make-up, ses copines lancent 'Vrij' une valse vantant la liberté, tu entends, ne pas avoir à se coltiner un mec encombrant.

La ballade galante 'I courted a sailor' de Kate Rusby enchante l'assistance, le chant polyphonique est joli, les arrangements délicats, c'est bien foutu te dit mevrouw Vanneste, traduction libre de het is heerlijk!

La suivante est d'origine danoise, ' Westerhaw' ( = Westerzee traduit par Marieke) est chanté a capella et rythmé par les fingersnaps des demoiselles et par les battements de mains de ceux qui ont déposé leur Kilkenny sur une table.

L'accordéon embraye, on se dirige vers le Portugal avec ' Este linho' un chant de lavandières avant de mettre le cap vers les States avec la vieillerie de 1926, 'Tonight you belong to me' qui nous renvoie vers les comédies musicales d'une autre époque.

Changement de style avec le gospel ' The cactus that found the beat' de Missy Higgins avant d'aller rejoindre les tziganes roumains pour un air tourbillonnant.

On voit du pays en cette fin d'après-midi, elles vont nous faire pleurer avec le chant yiddish écrit

en mémoire d'une résistante du ghetto de Vilna, 'Shtil di nakht' , puis c'est en Suède qu'on débarque avec 'Tystnaden', lent comme le titre du film d' Ingmar Bergman.

Les Bulgares sont plus exaltés, ' Slantse' et puis on se remet dans l'ambiance "J'ai même rencontré des tziganes heureux" avec 'Mamo Dado'.

La romance ' Adio Querida' et un dernier gospel a capella, hand- et thighclaps en support, ' Heyhaaidihee' ( on n'a reconnu ni Cab Calloway, ni Kool and the Gang), mettent un terme à ce set apprécié.

Fly me to the Luna Moon en passant par Maubeuge!

Luna Moon naît au début du siècle, Pato Van Hecke, globe-trotter, peintre, singer-songwriter, a déjà transité par quelques bands avant de monter le groupe lunaire, Land ou Doneen, notamment!

De son séjour irlandais, il a gardé une affection pour l'Irish Stout et pour la musique gaélique, le line-up de son projet est variable, ce soir il est accompagné par Pierre Driesmans à la guitare, Luc Depret à l'accordéon, Patrick Hanappier ( André Bialek) au violon, et Marie-Paule Sculier à la calebasse ou bodhran.

Pato chante, souffle dans son harmonica ,tabasse un derbuka ou une jarre empruntée à une Bécassine du Niger, l'udu!

Pendant qu'il finit sa Guinness, ses copains entament le set par ' Larry day' , jeu de mot subtil pour la danse bretonne la ridée.

Le vieil hippie se pointe et entame ' Maggy' qui pourrait être le traditionnel ' Since Maggie went away' . Après quelques années en Irlande, le bon Pato a adopté les sonorités gutturales de la langue, de façon à ce que personne ne puisse le confondre avec un gars sortant d'Oxford.

La tendre ballade vire polka endiablée, puis Dendermonde goûtera à une compo personnelle, 'Sign of the witch', le titletrack d'un de leurs albums, sur laquelle se fond 'Medina'.

Luc a écrit ' Underworld ballad' pour rendre hommage à un ami musicien disparu, le morceau est suivi par une série de danses dont une gavotte pas bouchonnée.

Après un classique, le plaintif ' The wayfaring stranger' , ils attaquent une scottish pas trop technique.

' Deidre's lied' rend hommage à un ami irlandais chez lequel Pato a logé, mais c'est la chanson à boire 'Some say the devil is dead' qui voit un voisin battre du talon.

Tout ça est bien beau mais l'enthousiasme était aux abonnés absents.

Le train train se poursuit, 'Copperhead road' de Steve Earle précède une bourrée dessalée et 'I'm a man you don't meet everyday' que l'on préfère interprété par les Pogues.

En route vers le terminus, 'Whiskey in the jar' , une série de reels et 'The Irish Rover' qui voit plusieurs couples investir le plancher.

Pas de madame pour Louis, il danse avec sa Kilkenny, il a du bol, elle n'écrasera pas ses pompes non cirées.

Rideau!

Elanor

Un balfolk groep né en 2013, constitué de jeunes gens ayant sévi dans d"autres formations, le compositeur principal se nomme Bart Praet: Flemish bagpipes, uilleann pipes, gaita and wooden flute, les autres sont Thomas Hoste ( Cecilia) : Electro-acoustic hurdy-gurdy (alto - soprano)/ Bert Leemans ( Embrun) : Chromatic accordion / Kuni Quintens ( Poerkwapa) : Acoustic guitar et Jelle Van Cleemputte ( Les Bandits de Belleville) : Electric bass - Kick.

A leur actif, un EP en 2013 et le CD 'A clear look' en 2016.

Elanor aura réussi ce que le groupe précédent a plus ou moins loupé, faire danser les festivaliers de la première à la dernière minute d'un set bouillonnant.

Une suite d'An Dros ( Voyage/Snap) pour ouvrir le feu, le cercle celtique est en forme et poursuit ses évolutions pendant les jigs nommées 'Loops'.

Dendermonde, klaar pour des bourrées trois temps, Lukas, non, tu ne touches pas à ta partenaire... ' A clear look', 'Le chalet'.

Danser, moi, désolé mademoiselle, ma religion l'interdit!

Dommage, elle était bien roulée, cette jeune personne!

Elle a trouvé un cavalier moins timide mais pas brillant danseur pour virevolter sur une scottish ( Masque) et quelques dañs plinn bretonnes ( Souvenirs d'été/ Kotor/ Knock the Door) avant de remercier le nigaud qui se cherche une autre victime pour détruire une tarentelle.

Le roi du contretemps a agrippé Teresa qui s'est dit qu'elle aurait mieux fait de devenir missionnaire.

Le menu prévoit encore des bourrées deux temps, des cercles circassiens, une mazurka plus calme, some jigs, une valse et une suite de reels nerveuses.

Les coryphées, ballerines et figurants ne sont pas à bout de souffle, tous rappellent Elanor qui leur sert une dernière polka flambée.

Roots

Non pas Root de Dominique Vantomme, ni The Roots, le hip hop band de Philadelphie, Roots est originaire du coin et a d'ailleurs déjà foulé le podium de M'Eire Morough il y a quelques années.

Leur second CD, 'Point Blue' date de 2014, un troisième album est prévu pour le printemps prochain.

Ils se pointent à huit: Jan Van Rossem - Guitar, Percus, Vocaux/ Laure Sabbe - Vocaux/Christoph Elaut - Basse/ Erwin Sabbe - Guitare ou mandoline/ Tom Voet - Drums/ Johan de Greef - Accordéon/ Diede Verpoest - violon et Alice De Voght - flûtes, et entament le folk pop ' The long road' que tu peux classer aux côtés de tes disques de The Leisure Society ou Stornoway .

Arrangements foisonnants ( ah ce violon et cette flûte) et soignés, de belles voix, un exemple parfait de pop song ouvragée.

Laure aux lead vocals pour le traditionnel irlandais 'The maid who sold her barley', dont l'interprétation te rappelle les grandes heures du folk rock anglais avec des groupes tels que Lindisfarne ou Fairport Convention.

La mandoline fait son apparition pendant 'Streetrocks 2 P.m.' auquel succède une mazurka composée par Johan, elle devrait se retrouver sur le troisième CD.

La ballade 'Snows of Hope' est malheureusement mutilée par quelques craquements pas sympa émanant d'un jack ou d'un retour, un roadie s'affaire!

Chanté en gaélique 'Nil na la' chante les bougres préférant rester collés au pub plutôt que de rejoindre le domicile conjugal.

Violon lyrique et tin whistle espiègle, un chouette titre suivi par une polka véloce, 'Dennis Doody’s/Tolka Polka'.

La CD voorstelling pour l'album n°3 aura lieu le 15 avril au CC Belgica à Termonde, faut penser à réserver, il y a déjà pas mal de préventes, le slow ' Row me over' devrait s'entendre sur cette nouvelle plaque.

Ils enchaînent sur ' In your mind', une valse , puis un petit tour dans l'Ouest d'un pays risquant d'être dirigé par Trump, ' John and James' avant deux autres extraits de Point Blue, la valse ' Volta' et 'Drinking alone', pour les piliers du comptoir.

Le set s'estompe avec le mélodique ' Between day and night'.

Roots reviendra pour un double bis, ' Music for a found harmonium' pendant lequel accordéon et violon se livrent à un duel Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous deux qui rira aura une tapette et enfin une dernière polka impétueuse.

Le groupe se produira pendant les fêtes populaires Vemmekensspoeling se déroulant à la mi-août à Sint-Gillis Dendermonde.

Il est l'heure de prendre congé, tu n'assisteras pas au gig de Variomatic.


M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
M'Eire Morough Folkfestival ( dag 2) - grasplein aan het stedelijk zwembad Olympos in Dendermonde, le 30 juillet 2016
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 21:28
Kurtisz à Let it Beach ( Bruxelles les Bains | Brussel Bad) - Bruxelles, le 29 juillet 2016

Kurtisz à Let it Beach ( Bruxelles les Bains | Brussel Bad) - Bruxelles, le 29 juillet 2016

Bruxelles les Bains, fin juillet, 19h, un public disséminé, les gens de Flor del Camino, spécialités équatoriennes, se tournent les pouces, Mumbai ( Bombay): deux tables occupées, La Maison du mezze: trois pelés, plus loin, à l'ombre des cocotiers de pacotille, une madame est allongée sur le sable importé, ses deux gamines dénombrent leurs orteils.

D'année en année les abords du canal voient la clientèle délaisser Bruxelles les Bains, le climat anxiogène n'est probablement pas la seule cause de la désaffection du public et pourtant, du point de vue musique, la programmation de Let it Beach tient la route: Black Mirrors, Lylac, My Diligence, Moaning Cities ou Mountain Bike ....ne sont pas des seconds couteaux. Ce soir Fabien Résimont propose Kurtisz et Leaf House , le dernier nommé ne peut susciter un quelconque intérêt, tu les as vus au Bota il y a quelques années, tu les as vite quittés pour rejoindre le bar.

C'est le show de Kurtisz qui t'a attiré du côté de Sainctelette!

Kurtisz, formerly known as Drexel, a beau être un projet vernal, ses composantes ont de la bouteille, Laurent Stelleman a ainsi trouvé un 1489è groupe avec lequel jouer de la guitare, de la basse et pour ce projet-ci, il peut également s'amuser avec un synthé et assurer les secondes voix.

Son acolyte est loin d'être un inconnu, Markest Tate de Detroit est la voix de Speaking T pour lequel Pierre Goudesone tient la basse et bricole la programmation.

Le duo compte sortir un album en automne, il s'est déjà produit sur quelques scènes en compagnie de Didier Van Uytvanck ( Garner, Barbarie Boxon, Zola Quartet, le combo de Thomas Champagne...) à la batterie et de Gilles Masson ( Saule, My Second Skin..) aux claviers.

Quatre musiciens, c'est tout de même mieux que des bandes!

19:00 et des poussières, Kurtisz, qui réfute tous liens de parenté avec Tony, Jamie Lee ou avec le gardien de but de Chelsea, entame le set avec son plus récent single ' Consequences' , un bel exemple d'electro soul.

Les sonorités dance-pop/house évoquant Moloko à ses débuts ( Sing it back) combinée à la soulful voice de Mr T, rappelant aussi bien Terence Trent d'Arby que Roland Gift (Fine Young Cannibals), accrochent d'emblée.

Très vite une soixantaine de curieux se sont arrêtés face à la scène.

Laurent à la basse pour un titre récitatif, 'This sound' , suivi par leur premier single ' Blue bolts'.

Si tu es amateur d'electro r'n'b à la Banks, Jamie Woon, SOHN ou autres héritiers de la blue-eyed soul représentée par Hall and Oates ou Simply Red, tu risques de craquer pour Kurtisz.

Un coup d'oeil vers l'assistance révèle la présence de toute l'équipe de Flesh and Fell, Miss Laurence Castelain et Goudi sont venus supporter leur collègue Laurent Stelleman et semblent apprécier le pot pas pourri.

Un midtempo au menu, 'Riddle', la basse est lourde, le groove addictif, les deux musiciens invités abattent un boulot impeccable et la voix de velours du Ricain flatte les oreilles délicates.

' Keys' est chanté à trois voix, le morceau est suivi par le flambant neuf 'Wake me up', un réveil matin pas tonitruant qui peut remplacer tous les chants du coq ou le Vlaamse Leeuw entonné par les partisans du Vlaams Belang.

'Too far ' (What the hell) précède le slow ' Super Highway' décoré de quelques bruitages crotale s'amusant à jouer des castagnettes au fin fond de la Sierra Nevada.

Nos amis doivent être fan de la période berlinoise de David Bowie, les albums 'Lodger' et 'Low' viennent se greffer quelque part dans ton cerveau.

Un accès de violence soudain lacère le final de ' Forefathers', ' Backbone' s'avère tout aussi tumultueux.

Bruxelles, merci de votre présence, ' Time to walk away' est la chanson adéquate pour se quitter.

Et quand il fredonne peace and love and harmony ce n'est pas au reggae de Culture que tu penses mais à 'Sweet Harmony' de The Beloved, l'issue, par contre, sera du genre explosif.

On écoutera l'album avec plaisir lors de sa sortie.

Kurtisz à Let it Beach ( Bruxelles les Bains | Brussel Bad) - Bruxelles, le 29 juillet 2016
Kurtisz à Let it Beach ( Bruxelles les Bains | Brussel Bad) - Bruxelles, le 29 juillet 2016
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 16:56
Faon Faon au Bar du Matin, Forest, le 28 juillet 2016

Faon Faon auBar du Matin, Forest, le 28 juillet 2016

Faon Faon a commencé à bondir en 2014 et qui fut un des premiers à proposer un concert à Olympia Boule et Fanny Vanilia, mais, oui, Fred Cerise, au Rock Classic.

Il faudrait lui ériger un monument à ce découvreur de talents en tous genres!

Aucun problème de parking du côté de la Chaussée d'Alsemberg, les Bruxellois sont toujours allongés sur une plage, Manu a déjà éclusé une Pécheresse de chez Lindemans, tu poireauteras 15' au bar avant de pouvoir commander une pils plébéienne, Fanny la Marseillaise et Olympia l'Athénienne peaufinent leur soundcheck, Manu peste, lumière falote, les filles achèvent les réglages et annoncent, en souriant, on revient à 22:00, tu crois à une blague, ce n'en était pas une!

Bordel, 90' à glander, la chienlit, disait le gars de Colombey-les-Deux-Églises!

Les Faon Olympia et Faon Fanny, sans faire le fanfaron, commencent à se faire un nom dans le petit monde de la pop nationale, désormais engagées dans l' écurie This Side Up, elles entament une collection de lauriers, ainsi, en 2015, elles terminent lauréates du concours Du F dans le texte.

Résultat des scènes plus importantes que le café du coin: Propulse, Les Nuits Bota, LaSemo, les Beautés Soniques et bientôt Esperanzah.

Un EP devrait voir le jour un de ces quatre!

22:00, le bar est blindé, la jet-set locale est bien représentée, Nicola Testa, Cloé du Trèfle, Elisabetta Kiss and Drive Spada et un jazzman qui s'est fourvoyé dans le lieu branché, Jean-Paul Estiévenart.

Il est sorti du igloo, il fait moite dans le pub, ' l' 'Eskimo' sue dans son vêtement inuit fait de peaux et de fourrures, les autochtones s'en balancent et dansent sur ce French electro pop faussement naïf.

Manu te souffle: Anaïs, toi, c'est à Camille que tu pensais.

Le cocktail est frais, pétillant, spirituel et dansant.

Elles enchaînent sur 'FSLD' , non rien à voir avec la Foundation in Support of Local Democracy, tu entends 'Faon Sous La Douche'. Miss Vanilia derrière un drumpad et sa copine Olympia tapotant un synthé, chantent en harmonie ou en canon, vocalisent, adoptent un flow hip hop pour se taper un voyage spatial les voyant côtoyer les voies lactées.

Tu dis?

Non, elles n'ont pas croisé Claude Michel Schönberg!

Pour Jean-Pierre, 'Mariel', un tube dance en puissance, oh, le temps béni de l'enfance, l'insouciance, où sont les soldats de plomb, les dominos, tous rangés!

Quoi, Manu?

Muriel Moreno, oui, j'aime bien Niagara!

Un ukulele pour Olympia Boule que tu te souviens avoir croisée au sein de Cargo Culte, c'est parti pour ...Nous aimons rire et danser

Vienne minuit

Quand d'autres s'endorment

Nous devenons pour la nuit

Trois vives panthères...

Catherine Deneuve et Françoise Dorléac.?

Non, le générique de ' Signé Cat's eyes' qui leur va comme un gant de velours.

Forest, prêts pour la chute?

Je grimpe sur la banquette, décide Miss Boule, Bill rit, je défie la 'Gravité', Forest sourit, maintenant que nous sommes tout en bas on s'attaque au Mont Blanc, pas peur de ses 8000 mètres d'altitude, voici 'La Montagne'.

On replonge, Balavoine a beau avoir disparu il y a 30 ans, on se souvient tous de 'Sauver l'amour'.

Une version minimaliste mise au gout du jour, le club adore!

Tanguy, où es-tu?

Tanguy Haesevoets, Monsieur Témé Tan, est demandé sur scène, c'est en trio que la troupe propose l' irrésistible electro caoutchouteux/ plantes potagères 'Chou de Bruxelles' .

Sprout to be Brussels, vais me faire imprimer un T-shirt avec ce logo!

C'est la dernière, les copains, 'Mariage' une ultime mélodie acidulée qui fait mouche.

Le bar transformé en sauna estime que 35' de show c'est un peu court et veut son bis, il l'aura , Fanny et Olympia nous expédient ' Utopie' avant de souffler sur le château de cartes et d'aller rire avec les camarades.

On a abandonné l'idée d'une dernière consommation, direction la sortie, il pleut!

photos: ManuGo Photography - concert monkey

Faon Faon au Bar du Matin, Forest, le 28 juillet 2016
Faon Faon au Bar du Matin, Forest, le 28 juillet 2016
Faon Faon au Bar du Matin, Forest, le 28 juillet 2016
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 12:56
DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016

DAVID GILMOUR "RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016" - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016

Le billet de JPROCK :

Le 2 septembre 1994, dans la plaine de Werchter, Pink Floyd offrait à 70.000 fans un somptueux show de 3 h dont le son quadriphonique exceptionnel restera à jamais gravé dans les oreilles du public comme une expérience auditive inégalée.
Deux cent cinquante tonnes de matériel, une mega scène de 64 mètres de long surplombé par un immense iris polychrome en perpétuelle transformation lumineuse, un mega show qui fut le dernier concert du groupe ( Gilmour, Mason, Wright) sur le sol belge.
J’y étais et j’en garde un très grand souvenir…

Ce jeudi soir à Tirlemont ( Tienen pour nos amis flamands !) l’histoire se répète avec deux concerts sold out (20.000 personnes au total) dans le magnifique cadre de la Grand Place.

Trois heures de concert, un immense cercle ( oeil) qui surplombe la scène, un lightshow énorme, quinze minutes de pause comme en 1994, et un son de qualité optimale pour un concert donné en extérieur .
Bref, l’âme de Pink Floyd est bien présente ce soir dans le coeur de tous ses fans.

Car si Roger Waters porte fièrement l’héritage The Wall et propose un mega show à grand renfort de décors et de mise en scène, David Gilmour , lui, sans négliger l’emballage nous offre la musique du Floyd exécutée de main de maître avec tout le talent qu’on lui connaît.
A septante ans Mr Gilmour tient la forme et son jeu de guitare légendaire brille toujours de mille feux.
Quel feeling ! Quelle classe !
On reste bouche bée devant le jeu du maître qui semble moins taciturne qu’à l’habitude.
Il sourit souvent et semble vraiment heureux d’être là sur scène entouré de ses petits camarades de jeu : Chester KAMEN (electric - acoustic guitars, backing vocals, harmonica ), João MELLO (sax, clarinet, keyboards - acoustic guitar ), Greg PHILLINGANES ( keys, backing vocals, lead vocals on "Time »), Steve DISTANISLAO ( drums, percussion, backing vocals), Guy PRATT ( bass , double bass, backing vocals - lead vocals on "Run Like Hell »), Chuck LEAVELL (keyboards, accordion, bc vocals, lead vocal on "Comfortably Numb »), et les choristes Lucita JULES ( lead vocal on "The Great Gig in the Sky »), Louise MARSHALL et Bryan CHAMBERS ( backing vocals, lead vocal on "In Any Tongue »).
Rien que du beau monde…

Le 1er set démarre avec « 5.AM « et « Rattle That Lock »
Le son est parfait dès les premières notes et lorsque la guitare surgit la foule frôle l’extase. Avec « What do you want from me « c’est le répertoire du Floyd qui est à l’honneur puis vient un des points d’orgue du concert le fabuleux « A great Gig in the Sky » dans une version à trois voix à vous couper le souffle.
Dieu que j’aime ce titre, il me met la larme à l’oeil à chaque fois...
« A Boat Lies Waiting » rend hommage à l’ami Richard Wright parti pour d’autres cieux puis « Money », « In Any Tongue » et High Hopes clôturent de bien belle manière cette première partie.
Il est presque 23H.

A peine le temps de souffler et on reconnaît les premières mesures d’ » Astronomy Domine » ( la veille David avait redémarré le second set avec « One of These Days » ) suivi de « Shine on You Crazy Diamond », classique parmi les classiques .
Ah ces notes de guitare aériennes, quel régal !
Puis viennent « Fat Old Sun », « Dancing Right in Front of Me », « Coming Back to Life « , « On An Island « , « The Girl with the Yellow Dress » (titre jazzy dédié à Mme Gilmour en l’honneur de leur anniversaire de mariage fêté aujourd’hui) puis « Today ».
Le show se termine sur deux titres du Floyd : « Sorrow » et « Run Like Hell ».
Grandiose !
Le public frôle l’extase et en demande plus, et David et ses musiciens reviennent sur scène et s’attaquent à « Time « avec son concert de sonneries puis enchaînent avec « Breathe ».
Dark Side of the Moon le chef d’oeuvre parmi les chefs d’oeuvre est mis à l’honneur.
C’est alors que David Gilmour entame une version dantesque de « Confortably Numb » à grand renfort de lasers multicolores qui balaient la foule et sous une pluie battante qui succède au crachin intermittent présent depuis environ quarante cinq minutes.
Un baroud d’honneur surnaturel et des solos de guitares énormes qui constituent un moment de grâce pour nous tous spectateurs présents ici ce soir.
David et ses musiciens s’embrassent comme une équipe qui vient de remporter une victoire puis sourires aux lèvres saluent la foule comblée avant de disparaître définitivement en coulisses.
Les yeux légèrement mouillés ( et pas uniquement à cause de la pluie) je quitte la grand place de Tirlemont en prenant conscience que j’ai vécu un concert hors catégorie, un moment d'histoire, rare et inoubliable.
Et ce qui est rare est souvent beau, très beau même….et inégalé.

Texte et photos : JP Vanderlinden ana JPROCK THE DARK FEATHER

Setlist :
Set 1:
5 A.M.
Rattle That Lock
Faces of Stone
What Do You Want From Me
The Blue
The Great Gig in the Sky
A Boat Lies Waiting
Wish You Were Here
Money
In Any Tongue
High Hopes

Set 2:
Astronomy Domine
Shine On You Crazy Diamond
(Parts I-V) (
Fat Old Sun
Dancing Right in Front of Me
Coming Back to Life song)
On an Island
The Girl in the Yellow Dress
Today
Sorrow
Run Like Hell

Encore:
Time
Breathe (Reprise)
Comfortably Numb

DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016
DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016
DAVID GILMOUR RATTLE THAT LOCK WORLD TOUR 2016 - Grote Markt - Tienen, le 28 juillet 2016
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 09:24
David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016

David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016

Line Up :

David GILMOUR : electric, acoustic - steel guitars, lead vocals, cymbals on "One of These Days"

Chester KAMEN : electric and acoustic guitars, backing vocals, harmonica on "The Blue"

João MELLO : saxophones, clarinet, keyboards on "The Blue", acoustic guitar on "In Any Tongue"

Greg PHILLINGANES : keyboards, backing vocals, lead vocals on "Time"

Steve DISTANISLAO : drums, percussion, backing vocals, aeoliphone on "One of These Days"

Guy PRATT : bass guitars, double bass, backing vocals, lead vocals on "Run Like Hell"

Chuck LEAVELL : keyboards, accordion, backing vocals, lead vocals on "Comfortably Numb"

Bryan CHAMBERS : backing vocals, lead vocals on "In Any Tongue"

Lucita JULES : backing vocals, lead vocals on "The Great Gig in the Sky"

Louise MARSHALL : Backing Vocals - Cowbell

Total Time 165 minutes

Set # 1 :

01.5 AM.

02.Rattle That Lock.

03.Faces Of Stone.

04.What Do You Want From Me.

05.The Blue.

06.The Great Gig In The Sky.

07.A Boat Lies Watching.

08.Wish You Were Here.

09.Money.

10.In Any Tongues.

11.High Hopes.

Set # 2 :

01.One Of These Days.

02.Shine On You Crazy Diamond (Parts I - IV)

03.Fat Old Sun.

04.Coming Back To Life.

05.On An Island.

06.The Girl In The Yellow Dress.

07.Today.

08.Sorrow.

09.Run Like Hell.

Encores :

01.Time.

02.Breathe (Reprise).

02.Comfortably Numb.

Un tant soit peu d'excitation en vue du concert qui nous attend ce soir à Tienen (Tirlemont en français). En effet, la cité sucrière dont les « Harde Klontjes » ou « morceaux durs » se cassent aisément en deux grâce à la rainure centrale, accueille ni plus ni moins que Monsieur David Gilmour himself. L'un des leaders emblématiques du légendaire Pink Floyd est de passage chez nous pour deux concerts « sold out », une étape de plus dans le « Rattle That Lock – World Tour 2016 ».

Départ de ma chère capitale condruzienne vers 15h45 en compagnie de mon pote Carlo accompagné de Carine (ou Annick, c'est selon) et de « Fina » notre secrétaire multilingue qui a… oublié l'intendance ! Mais que fait la Police ?

Pour se mettre en condition, on écoute plein pot un pirate du concert donné par David Gilmour à Wiesbaden le 18 juillet dernier. Rien que de bonnes choses en perspective. Il nous faudra plus de temps pour couvrir les 27 derniers kilomètres du parcours que pour effectuer la plus grande partie du voyage. A partir de Jodoigne, ça ralentit vachement. Sans doute les automobilistes n'ont-ils pas envie de réveiller Charles Michel, notre premier ministre, qui donne toujours l'impression d'avoir un gros rhume quand il parle, « et parler, ça il sait faire, une fois ! » comme on dit dans les Marolles. C'est d'ailleurs pratiquement tout ce qu'il sait faire.

Nous voici enfin garés près du "Manège" (en français In Situ), deux petites centaines de mètres de marche plus loin (oui, je refais du sport !) nous pénétrons dans un établissement dévolu à la promotion et au commerce lucratif de la pomme de terre en bâtonnets et du blanc de bœuf. « Qu'est-ce qu'il dit ? » « Il dit qu'ils ont mangé des frites pour souper ». Ensuite, c'est la file, et à l'anglaise svp ! Dans le calme et la discipline. Retrouvailles avec un pote néérlandophone, je dis « retrouvailles » parce que quand tu n'as plus vu quelqu'un depuis 36 ans, ça fait un peu beaucoup de poussière à soulever pour remettre un peu d'odre là-haut dans le grenier des souvenirs. Ca donne : « Michel ! Tu es toujours fan de Led Zeppelin ? ». Ben oui, comme tu vois ! Tu as remarqué toi aussi lecteur assidu comme Led Zeppelin et moi on est difficilement dissociables ? Et on évoque, on ravive, on sourit au temps qui passe et nous garde, jeunes et beaux ! Quelques gouttes de pluie plus tard, nous franchissons le contrôle de sécurité lors duquel une petite pirouette humoristique et linguistique dans la langue de Vondel au sujet de ma longueur capilaire m'évite la fouille palpative prévue, à un point tel que j'aurais pu passer un flingue ou une bombe sans aucun problème. Hé, pas un camion tout de même, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Allez, ça y est, nous voici en place sur ces petits pavés qu'on sent tellement fort au travers des semelles des baskets, fussent-elles en cuir. Didju ! j'ai encore oublié de chausser mes bottines ! Carlo aussi, pourtant, on le dit chaque année. Il nous reste encore près de 110 minutes à piétiner dans un espace qui se réduit comme peau de chagrin au fur et à mesure que le monde arrive. C'est « sold out » pour deux soirs, je te le rappelle. Les rangs se resserrent. Attention ! C'est le moment des « je ne doute de rien », race de piétons arrivés en dernière minute et qui, armés d'un ou deux gobelets de boisson déjà entamés qu'ils tiennent devant eux, bras légèrement fléchis, à la manière d'un gosse qui apprend à plonger à la piscine, se fendent d'un « pardon, ekscuseer » en faisant semblant de vouloir rejoindre un endroit d'où ils sont censés venir, là plus loin devant toi. Un endroit d'où ils ne viennent pas oui ! Toi qui étais parmi les premiers, parce que présent à l'ouverture des portes, tu as eu tout le loisir de détailler et de recenser ton voisinage. Alors, gros resquilleurs, si vous comptez juste venir vous planter quelques rangs devant moi avec un sourire de victoire sur les lèvres, il vous faudra trouver un autre chemin. Ici, je fais ma ligne Maginot à moi tout seul : « On ne passe pas !». Ca va aller oui ?

Nous y voilà enfin, juste au moment où ton corps de cinquantenaire fatigué tendrait à te faire capituler, le concert commence. Et quel concert mes aïeux ! Je ne sais pas ce qu'ils ont nos « septantenaires » mais ils donnent tous des shows à tomber raide, c'est magique. Vous avez raisons les gars, il n'est pas encore venu le temps de passer le témoin, you're the best, we love you !

David Gilmour a engagé la crème des musicos pour l'accompagner dans ce genre de répertoire, Maman que c'est bon ! Départ tout en douceur avec «5 AM », on a vraiment l'impression de voir naître l'aube. « Rattle That Lock » et sa musique SNCF en background, ne me dis pas que tu n'as jamais pris le train au minimum jusqu'à Paris Nord! Faut sortir, voir du monde, « écouter les annonces mon vieux ! Tu verras qu'ils ont du retard ferroviaire aussi en France.

Première incursion dans le répertoire Floydien avec « What Do You Want From Me ? ». Ah ne me tente pas toi ! Tu ne sais pas ce dont je suis capable après un Martini blanc !

Impressionnant ce relifting de « The Great Gig in the Sky » à trois voix, c'est plus court que l'original, mais toujours aussi beau. Hommage à Richard Wright avec un morceau écrit par le couple Gilmour « A Boat Lies watching ». Et puis c'est le premier morceau « yeux mouillés » avec le sublime « Wish You Were Here » qui a cette connotation tellement personnelle, il y a 20 ans déjà … Papa là où tu es, j'espère que tu es fier de ton rejeton, dis, pourquoi t'es parti ?

Un hit mondial avec « Money » et son faux tiroir-caisse. Fin du premier set sur « High Hopes » et sa Division Bell à glacer le sang. Le son est absolument fabuleux comme à chaque fois avec Pink Floyd ou un de ses membres en solo.

Un quart d'heure de pause non-syndiquée et on repart avec le monumental « One of These Days », un morceau qui peut s'écouter en boucle, comme tous les chefs-d'oeuvre. Que dire alors de l'intemporel « Shine On You Crazy Diamond » rien, sinon qu'il est justement éternel de beauté, pas une ride ne s'est posée sur le visage étincelant de cette partition géniale. Petite infidélité à la marque Fender dont Mister Gilmour est un des dignes représentants pour un passage à la Gibson Les Paul Gold top et une intrusion dans un tempo jazzy à mort avec le très beau et inhabituel « The Girl In The Yellow Dress ». Je plonge jusqu'à « Run Like Hell » et son « Run..Run..Run... » d'intro repris par tout le public. David Gilmour est un maître absolu du bending et du vibrato, rien n'est techniquement rapide ni compliqué mais quel toucher magique, une perfection.

C'est le moment des rappels, les horloges sonnent toutes ensemble pour ce classique « Time ». Et voici mon marasquin, « le » morceau pour lequel je suis venu, la cerise sur le gâteau de la jouissance «émotionnelle et impudique que chacun se doit de partager avec le public dans une communion de larmes qui forment un Styx sur lequel Charon manoeuvre sa barque qui viendra nous chercher tous, un jour, mais pas maintenant stp ! « Comfortably Numb » est mon chef-d'oeuvre vénéré de Pink Floyd au niveau solo de guitare. C'est un patrimoine de notes et d'émotions et à l'entame de ce somptueux tapis de solo je ne vois plus rien, il y à un voile devant mes yeux, comme à chaque fois... Le public est en délire et le groupe quitte la scène sous les ovations d'une foule heureuse d'avoir pris part à ce moment d'histoire. C'est beau de voir tous ces visages baignés de joie et de bonheur, un havre de paix au milieu de l'horreur d'un quotidien où des imbéciles fanatiques frappent sans raisons des innocents pour qui cela pourrait être... la dernière fois.

Mitch « ZoSo » Duterck

David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016
David Gilmour, Grote Markt Tienen - le 27 juillet 2016
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 07:14
Décès récents: Michael "Bleu" Adjennian, Lewie Steinberg, Al Fletcher et Dominic Duval.

Michael "Bleu" Adjennian, chanteur des groupes Miserable Failure ( grindcore) et Blobfish Killer ( metal) a perdu la vie dans des circonstances pénibles dans la nuit du 22 au 23 juillet, il s'est fait écrasé par un automobiliste probablement ivre.

Bleu avait 34 ans.

Lewie Steinberg était le premier bassiste de Booker T and the MG's , c'est sa basse qu'on peut entendre sur le classique 'Green Onions'.

En 1965 il est remplacé par Donald 'Duck' Dunn au sein des MG's, on n'entendra plus parler de Lewie qui est décédé le 21 juillet.

Le batteur Al Fletcher qui nous a quittés le 25 juillet faisait partie du rock band londonien Die So Fluid qui a sorti 4 full albums et un EP.

Le groupe a annoncé la triste nouvelle sur sa page facebook:

"It is with deep sorrow we have to report the tragic news that our dear brother and band mate Al Fletcher passed away at 6pm BST yesterday, the 25th July. Al contracted double pneumonia followed by sepsis in a rare reaction to an infection. This caused his immune system to wage a war on his body that he was unable to survive, despite the fight he put up and the best efforts of the doctors and nursing staff at Ealing Hospital. Kept sedated throughout this sudden and vicious affliction, we can only be grateful that he suffered no pain and passed peacefully.
Al’s passing leaves a gaping hole in all our lives as we struggle to come to terms with the fact he has gone. No one plays the drums or can tell a joke quite like you Al, you will be missed so very much. You will live on in our hearts and in all the amazing music you made. We love you.
Rest In Peace Alastair Fletcher Oct 14 1970 - July 25 2016".

Le free jazz bassist Dominic Duval est décédé le 22 juillet.

All Music décrit son travail ainsi: "absolute freedom of expression is paramount in Duval's art"!

Il nous laisse plus ou moins trente albums, il a également collaboré avec d'autres adeptes de l'improvisation tels que Cecil Taylor, Joe McPhee ou Nora McCarthy, la poétesse et chanteuse de jazz!

Décès récents: Michael "Bleu" Adjennian, Lewie Steinberg, Al Fletcher et Dominic Duval.
Décès récents: Michael "Bleu" Adjennian, Lewie Steinberg, Al Fletcher et Dominic Duval.
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 21:46
Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016

Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016

Halle, en été, signifie chaque lundi un concert gratuit près des terrains de foot du jeugdcentrum De Stroppen, si la météo est clémente, c'est la grande foule qui se rassemble dans ce lieu vert et aéré.

La saison 2016 avait débuté le 4 juillet avec The Jokes, pour ce quatrième concert Halle Events a invité Nutbush ,un tribute band de Tina Turner, à venir divertir les paroissiens.

Un couac au niveau recherche, t'as un Tina Turner Tribute Show: Nutbush, originaire du UK/ Holland et t'as le Nutbush de chez nous, emmené par la formidable Mona Patrice Murray (15 years as female singer with American group ''The Magic Platters', c'est pas rien).

La madame originaire de la Republic of Trinidad and Tobago s'est établie du côté de Liège et, d'après un musicien, est devenue l'épouse d'une autre star mosane, le flamboyant Bouldou Pierre David, membre du PS de Sprimont et surtout figure de proue de Bouldou and the Sticky Fingers, le Tribute band des Rolling Stones qui sévit depuis 1996 sur les scènes nationales et internationales.

Le Mick Jagger de Sprimont couve Mona et les autres poussins comme une poule qui a senti arriver le renard, on le verra souvent sur scène.

Mona Patrice Murray est bien entourée: à la guitare, Claudy Cocco ( The Cocco Bros, Betsy Ball, Sticky Fingers, Vive la Mariée...) - aux drums, Sergio Barbuti ( Sticky Fingers) - à la basse, Toto de Kinkempois (Sticky Fingers, Atomique Deluxe...) - aux claviers et trompette, Hughes Gillard ( Sticky Fingers, CoccoBros...) et aux percussions et sax, Bruno Herzet ( Sticky Fingers, Marka, Les Gauffs...), sans oublier un duo mixte de choristes/ go go girls: Julien Simon et l'affriolante actrice Marie Colapietro.

20:15', une courte annonce, les musiciens prennent place, amorcent un avant-propos qui promet une suite radieuse, Mona, petite robe noire, courte, déboule, flanquée de Marie et Julien, ' Higher' indique la playlist, t'as pas reconnu ' Take you higher', la bombe r'n'b de 1970, n'empêche que sur scène ça s'agitait déjà nerveusement.

Tina déteste la pluie, le ciel est sans nuages, ' I can't stand the rain', le mec là-haut a entendu son appel et a applaudi au jeu de jambes des deux nanas.

Ecrit par Tony Joe White, 'Steamy Windows', pas de danse suggestif, pas étonnant que les vitres soient embuées, fait très moite, ce soir!

Quoi?

I'm just using my female attraction...

On l'a remarqué, les mâles s'énervent, 'Typical Male' est le style de truc qui réussirait à faire damner un saint.

Exit les choristes, we'll slow things down a little bit, histoire de reprendre mon souffle, voici le slow ' Missing you' de John Waite.

Retour aux débuts avec le premier succès d'Ike and Tina Turner, ' A fool in love'.

1960, époque bénie, pas de samples, pas de technologie, du coeur et de la sueur.

Halle, ouh gét eut mèt iou, sorry, le néerlandais c'est vraiment pas mon truc... pas grave, baby, envoie, ' Private Dancer'.

Ton voisin, légèrement pervers, te souffle je l'engagerais bien comme private dancer, la petite Marie.

Le show est réglé jusque dans les moindres détails, la chorégraphie séduit et les musiciens abattent un sacré boulot.

Un invité, boodoo, euh, Bouldou, le Mick Jagger du PS, comme Tina aime les duets et que Bouldou aime les Stones, on vous fait 'Honky Tonk Women'.

Le temps de saluer les dames de petite vertu et le duo amorce 'Jumping Jack Flash'.

Yes, it's a gas!

Une nana siphonnée du ciboulot s'approche de la scène, that was a sexy boy, lance-t-elle à Tina de Trinidad, t'es pas mal non plus, réagit celle-ci sans rire!

Blues time avec 'Rock me, babe', solo de trompette de Dominique avant l'intervention du Cocco et un aparté du sax, la chaudière tremble!

Place au soundtrack de Mad Max, 'We don't need another hero' suivi par l'émoustillant 'Better be good to me' qui met un terme au premier set.

15' de pause!

Set 2, changement de robe pour Tina 2.

Retour au turbin avec 'Addicted to love', après une session de wah wah bien poisseuse, le sax survient et pas pour faire le guignol, c'est bien reparti.

En 1975, Tina Turner reprenait 'Whole lotta love', Nutbush y va d'une version introduite à la 'Papa was a rolling stone' des Temptations.

La température augmente de plusieurs degrés sur la plaine.

Bono et The Edge ont écrit 'Golden Eye' pour Mrs Turner quand ils ont appris qu'elle défendrait le thème du James Bond du même nom, Mona Patrice Murray nous soumet une interprétation impeccable et vivante.

Tu dis, Jelle... elle est rudement expressive cette meuf!

Eh, Bouldou, au lieu de t'enfiler des bières, amène tes fesses, on t'attend pour le medley ' Save the last dance for me'/'Let's dance'.

Bouldou en fait des tonnes, Halle adore, le plancher est envahi de danseurs pas tous futés!

Un des grands moments de la soirée tombe avec la version bouleversante de 'With a little help from my friends' suivie par un nouveau Stones, ' It's only rock and roll' pendant lequel le perroquet se paye un Chuck Berry walk pas con.

Rita, 69 balais, presque toutes ses dents, amourachée, ne quitte pas Bouldou des yeux, faut dire que ce Jean là est une vraie bête de scène!

Vous aimez les bouncing tempi, ok, on continue, ' River deep, mountain high', repris par tous les petits chanteurs à la gueule de bois.

La folie les guette avec ' Disco Inferno' suivi par 'What's Love Got To Do With It', Tina's most successful single!

Al Green a enregistré 'Let's stay together' en 1971, Tina Turner a repris cette soul ballad en 1983.

Halle attendait la bombe ' Nutbush City Limits', elle nous explose en pleine poire, puis la basse introduit l'incontournable 'Proud Mary' que sax et guitare décorent d'un duel non conforme, un poids mi-lourd n'a pas le droit de se mesurer avec un poids léger.

Halle, that was it, you've been wonderful...

Revenez, où on arrache les filets du goal, on brûle la cabane des scouts et on démolit votre van!

Retour de la clique qui envoie 'Simply the best', hurlé par 1496 gorges rouges et un eunuque blanc.

L'organisateur est aux anges, lyrique il confie que c'est le meilleur concert depuis la création des Stroppen, il implore le band de revenir une seconde fois.

Prière entendue, 'I got the music in me' de Kiki Dee n'a peut-être jamais été chanté par Anna Mae Bullock mais ce morceau colossal termine de bien belle manière un concert mémorable!

Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016
Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016
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Nutbush (Tribute Tina Turner) - Stroppenconcerten - Halle - le 25 juillet 2016
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 20:43
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016

Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016.

En été, chaque patelin du Pajottenland organise ses fêtes du village, les festivités peuvent se prolonger pendant plusieurs jours.

En général ce qui compte ce sont les litres de bière ingurgités, les frites avalées à la hâte et le fait de rencontrer des concitoyens que tu ne croises jamais pendant le reste de l'année.

Si tu veux te faire une idée de l'ambiance, tu vas au musée contempler les toiles de Pieter Bruegel de Oude, n'hésite pas à te rendre à Vienne!

A Bogaarden ( 409 âmes, autant de vaches) les dorpsfeesten ont débuté vendredi , le programme prévoit, comme partout, des concerts, un discobar, des activités intellectuelles ( un tournoi de couillon), du sport ( tir à l'arbalète, un jogging), une messe et un rommelmarkt.

Bizarrement pour danser au son des deejays tu payes, pour les concerts du dimanche, l'entrée est libre.

Le monde est fou, pas vrai Guetta?

Trois groupes au menu du dimanche:

19u: Lost Logic

21 u Blues on Tuesday

23u: Bram en Lennert.

19h, douce illusion, il sera 19:35 lorsque les très jeunes gens formant Lost Logic sont prêts à en découdre.

Ne cherche pas leur soundcloud, ni une vidéo, ou un vi.be poppunt, tu ne trouveras rien.

Ils doivent se produire deux fois par an.

Leur identité?

Ils étaient cinq, deux guitares, peut-être Arjen Liveyns et Daan Desmeth, un bassiste plus aguerri, sans doute Elias De Schepper, membre de Bosum que tu as vu lorsqu'ils se faisaient appeler The Shrikes, un batteur, on avance sans aucune certitude Stan De Maeseneer et au chant, une timide et aimable demoiselle qu'on suppose être Marjolein Dessers.

Ils démarrent avec 'I wish' de Stevie Wonder, la gamine semble contractée, sur place, les nombreux copains ( pines) l'encouragent, c'est pas évident de s'attaquer à un génie!

We komen uit Beert, we spelen covers, murmure-t-elle!

Toujours effarouchée, elle entame de manière scolaire un second titre qui ressemblait à 'Radioactive' ( Imagine Dragons).

Appliquée et sur la défensive, serrant fort son micro, c'est à 'Bad self-portraits' de Lake Street Dive qu'elle s'attaque.

On prend des risques en te proposant des titres, sa voix discrète ne permet pas vraiment la compréhension des lyrics.

La lecture de leur playlist se poursuit gentiment, Marjolein se laisse pourtant aller vocalement, car physiquement elle reste raide comme un piquet, fixée au micro, pendant le rythmé 'Sexy and I know it'.

Les musiciens ont soif, un blanc avant l'arrivée des mousses.

'Rather be' de Clean Bandit précède un sérieux plongeon dans un passé qu'ils n'ont pas connu, c'est sûrement en dénichant un vieux 45 tours dans le grenier de grootvader qu'ils ont appris 'I'm a believer'.

Les singes sont sérieux ce soir mais la jeunesse locale se sent des fourmis dans les jambes, quelques scouts et chiromeisjes envahissent la piste de danse pendant '7 years' de Lukas Graham, pas un truc des plus dansants.

Se succèdent: ' Lean on' ( Major Lazer), le disco funk d'Indeep,' Last night a deejay saved my life', il était stijf ce DJ, 'ABC' des Jackson 5 et pour continuer dans la veine disco neutre, 'Blame it on the boogie' puis l'immense 'Superstition' de Stevie Wonder et, pour finir la série, 'Uptown funk'.

We willen nog een liedje, gueulent les potes, ils seront satisfaits, Lost Logic refait 'Superstition', toujours dénaturé, et un second morceau pendant que tu te commandes à boire.

Le retard sur l'horaire s'est accentué, la bière a continué à couler à la manière des chutes du Niagara, vers 21:40, les vétérans deBlues on Tuesday sont en piste, Bogaarden barst disait le flyer, ça va barder!

Blues on Tuesday = La casquette Jean Desplentere ( lead vocals - bluesharp et salades diverses) -Jos Delbecque ( second voice - bass) - Roy Massaad ( drums - backings) -Patte Demey ( percus- backings) -Paddy Bockstaele ( guitar) -Rudi Rietjens( keys, dont un Hammond) et six bières pour commencer.

Ils ont été jeunes, pas tous beaux, le blues, ils connaissent et pas que le mardi!

Ils débutent par un titre qu'ils ont baptisé 'soundcheck', comme t'es pas une balance on te refile pas le nom du morceau à la longue et juteuse amorce, ce boogie/swing remue joyeusement.

Les rescapés ont des ressources!

'Sweet vibration' vibre généreusement, la voix de Jean, le tatoué, te rappelle celle de Luke Walter jr.

Bogaarden, approchez-vous, godv., et toi, le vieux à la queue de cheval, c'est vachement dépassé mec, ramasse ta chope et installe-toi face à nous!

'Come on!' let the good times roll, ça roule d'enfer.

Tu t'appelles comment, gars?

Louis, je viens du Missouri où les souris aiment les pussy!

Paddy, fais pas ta chochotte, envoie la sauce, menneke, 'Good old rock'n'roll'.

Yeah, we like it!

'Watch your back'.

Qui, moi?

Ouais, j'ai vu, cet ivrogne essaye de piquer mon verre, merci!

Le moteur tourne toujours à plein régime, 'Nothing right', puis on nous propose un boogie, 'One fine day' .

Ce boogie prend des teintes doo wop, Bogaarden doit pas avoir chaud et bat des mains.

Sur scène, les gais lurons s'amusent comme des dauphins espiègles.

Une première cover, ladies and gents, Brown James, ex-repris de justice, ' I feel good'.

Sam, pété jusqu'au trognon, se sent bien lui aussi, il a invité Mariette, 78 ans depuis hier, à entamer un twist sauvage.

Le Muppet show est de sortie!

Bogaarden, merde, you're fucking sissies, du coup la cousine de Romy Schneider se pointe, ils envoient 'Needed' et son piano sautillant avant un virage mambo.

Jean, jouette, enlace le guitariste, sa femme, jalouse, se tire dans les champs avec un gamin de 25 ans!

Le shouter ressort son harmonica et attaque l'énervé 'Turns me on', les cowboys sautillent, la bière gicle, non le curé n'est pas venu dévoiler ses parties génitales, c'était dans un autre village!

Los Lobos, 'That train don't stop here', d'ailleurs, il n'y a pas de gare!

Retour au blues, les Fabulous Thunderbirds, 'Running from the blues', une perle!

Accélération sensible,'Magic tragic van' puis le malicieux ' Trick bag'.

Solo de batterie pas idiot pendant 'One good reason', les percus rejoignent Roy, dedju on aurait dit José 'Chepito' Areas .

Enfin, on peut aller pisser se disent Rudi et Jean dont la prostate présente quelques carences.

' Dead or alive' met fin à cette brillante performance.

Quoi?

We want more..écoutez, quand on jouait à Forest National on les faisait patienter pendant 25 minutes, vous avez été sages, voici 'Booze and money' .

Nog meer?

Mes copains doivent rentrer à l'hospice, je vous chante ' It had to be me' à la façon de Ole Blue Eyes et après cette séance de crooning je vais essayer de récupérer ma femme.

See you, Bogaarden!

Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
Dorpsfeesten in Bogaarden ( Lost Logic - Blues on Tuesday) - le 24 juillet 2016
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 20:58
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016

LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016

Depuis 18 ans, le Beau Vélo de RAVeL fait découvrir la Wallonie aux cyclistes amateurs, Adrien Joveneau de VivaCité a eu la bonne idée de faire suivre la randonnée touristique de showcases gratuits dans chaque ville accueillant les cyclotouristes.

La saison 2016 a débuté le 25 juin à La Calamine et prendra fin le 18 septembre à Bruxelles, lors du dimanche sans voitures.

Le 23 juillet, la caravane faisait halte à Nivelles où les showcases de Natasha St-Pier, Florent Mothe et La Voix de ses Maîtres se déroulent sur le parking Saint-Roch à partir de 16:15'.

Une météo relativement ensoleillée avait attiré la grande foule chez les Aclots, il a fallu louvoyer pour aboutir face au podium.

Au vu des noms enluminant l'affiche tu te demandes ce que je fous là.... moi aussi!

Sans rire, il y a 20 ans tu ne te serais pas déplacé en terre wallonne pour des artistes catalogués variété, tu ne mangeais pas de poisson non plus, mais depuis, tu apprécies sole, turbot et sardines grillées, pourquoi ne pas essayer le middle of the road que tes copains qualifient de grosse daube ou, les plus gentils, de musique d'ascenseur ou de muzak pour Aldi!

Vers 18:30 en sirotant une bière artisanale force est de constater que tu ne t'es pas ennuyé une minute à Nivelles, que tu as même passé un bon moment malgré quelques carences, dont la moindre n'est pas l'absence de musiciens accompagnant Natasha St-Pier et Florent Mothe!

La première excellente surprise se nomme La Voix de ses Maîtres!

Il paraît que c'est RCA Records qui a acquis les droits sur l'image du chien écoutant de la musique l'oreille penchée sur un phonographe à cylindre, de toute façon le nom du quintet liégeois se rapporte à d'autres maîtres, ceux qui ont fait les heures de gloire de la chanson française d'avant 1969.

Line-up: Lee Lebens ( guitare manouche), Fady Khaleefeh ( basse), Carmelo Sacco ( chant, guitare et bla bla bla) et Pascal Thomas, non pas celui de Pleure pas la bouche pleine ( chant), déplorent l'absence de Karim Freson, parti se faire bronzer sous d'autres cieux, il est remplacé à la batterie par Angelo Crisci qui a bien voulu quitter le paradis le temps d'un concert.

Donc, ces jeunes gens s'approprient les classiques en les habillant d'un vêtement manouche qui leur sied à ravir.

' La Javanaise', déjà, enchante et pour continuer avec le beau Serge, on embarque sur le Métropolitain pour écouter 'Le poinçonneur des lilas'.

Qui voilà, Joe!

Le taxi?

Non, le fils à Jules, celui qui chante 'Siffler sur la colline'.

Un grand souvenir, un des premiers concerts auxquels tu as assisté, Joe Dassin en vedette américaine à l'Ancienne Belgique de Mathonet, à la même affiche France Gall et Hugues Aufray.

Joe venait de sortir ' Bip Bip' , quelle époque, et déjà des bouchons!

De la colline ils passent dans l'arène de Tolède pour ' Taka Takata' avant de déterrer ' Bambino' de ta préférée de tous les temps, Dalida!

Ambiance festive assurée.

Après ce medley, un blind test, personne n'avait reconnu ' Maladie d'amour' durant l'intro gypsy.

Tiens voilà Adame et Arno, ils reviennent de Westende, 'Les filles du bord de mer' qui soudain se mettent au ska en oubliant la java.

Nivelles, Brel, tu connais?

'Vesoul' à défaut d'accordéon, une guitare mitraillette!

Ils enchaînent sur une verson funky de 'Paris s'éveille' avant de se faire le grand Charles.

Non, pas De Gaulle, Aznavour, ' Je me voyais déjà'.

Anaïs, mi amor, rejoins-nous sur scène pour filmer le bon peuple .

Elle est pas mal, Anaïs!

Un titre composé par Carmelo, un cousin de Vanzetti, 'Dis-moi'.

Voilà une nouvelle invitée, Fanny, qui ne joue pas aux boules.

Tu danses, Fanny?

'La valse à mille temps' voit une demi-douzaine de couples occasionnels tourbillonner sur la place.

Brassens au menu, désolé, il n'y aura pas de Stromae, ' Je me suis fait tout petit' et le formidable 'Les copains d'abord'.

T'as failli verser une larme et puis t'as pensé à la tramontane et tu t'es dit que non, c'est pas à Sète que t'iras te baigner.

Voilà, on s'en va, merci, Nivelles.

Un concert fort plaisant, des gars sympa et doués qui nous reviennent.

On nous impose un bis, on vous balance 'Le lion est mort ce soir', façon calypso gitan!

Pendant que les roadies débarrassent le podium du matos des Mosans, Nivelles a droit à un interlude, digne des jeux télévisés antiques, présenté par un animateur de VivaCité aussi viril que Serrault interprétant Zaza Napoli, un second guignol à l'humour potache lui succède, avant l'arrivée en scène de celui que toutes les gamines, les ménagères, les dactylos et les mamies attendaient, le bellâtre Florent Mothe!

Honte à toi, tu n'as jamais rien entendu du bel Apollon d'Argenteuil. Bénédicte, 18 ans t'éclaire, mais enfin, monsieur, vous venez d'où, 'La légende du roi Arthur', 'Mozart, l'Opéra Rock' , 'Les blessures qui ne se voient pas', ça ne vous dit rien?

Rien, désolé!

Il se pointe, pas de musiciens, la table, cachée, lance des bandes, la foule est en délire avant qu'il ait prononcé une parole.

Il est trop mignon, tu opines du chef, Bénédicte a été gentille.

J'étais roi de Bretagne, ma reine est absente, vous allez la remplacer et chanter 'Quelque chose de magique' avec moi.

896 reines wallonnes se font un plaisir de l'accompagner.

T'aimais bien le charme ésotérique!

L'épique 'Auprès d'un autre' est repris par les 896 mêmes créatures et par un voisin serrant très fort la main d'un autre monsieur.

"L'assasymphonie".

Gaelle: Florent Mothe est juste un Dieu, une voix d'ange, une générosité infinie dans ses interprétation et ses textes sont juste magnifiquement émouvants et réalistes. Tout le monde peut s’identifier et se sentir concerné. L'écouter est tout simplement un petit bout de bonheur dans ce monde.

Gaelle, je t'aime!

Blague à part, une bonne voix et de l'aisance scénique, donne-moi 50 ans de moins et fais de moi une gamine, je fonds!

Son nouveau single plus dansant, 'Quoi de neuf', invite à la farandole, Madame Belleville ferme les yeux et rêve à ses années insouciantes.

L'autre...en musique, tout paraît plus beau!

Un premier titre sans les enregistrements, Florent saisit une acoustique et chante ' Je ne sais pas'.

Alain, tu fais chier avec tes drones, ils sont bruyants.

Il prend d'énormes risques pour le second morceau à la guitare, s'attaquer à 'Bohemian Rhasody' équivaut à un crime de lèse-majesté.

Non, Florent don't carry on, il a entendu et se tire.

Les demoiselles pleurent!

Leslie, Laetitia et Mimi se sont tirées, elles n'en ont rien à cirer de Natasha St-Pier, avant son tour de chant, le duo comique reprend possession de la scène, Fred, la précieuse ridicule, et son copain, sportif du dimanche et intellectuel au chômage.

Arrivée de la très séduisante Natasha St-Pier, sans musiciens, pas de bol!

La madame du New Brunswick a sorti un onzième album ( best of inclus), 'Mon Acadie' en 2015, le clip de 'Tous les Acadiens' n'a pas fait l'unanimité chez elle, nous on s'en fout, c'est par ce titre interprété par Michel Fugain, alors que Natasha Saint-Pierre n'était pas encore née, qu'elle débute le récital.

Elle est vachement sexy dans sa robe légère, découvrant épaules et haut du dos, son sourire ferait craquer le misogyne le plus abruti et sa voix céleste risque de modifier l' orientation sexuelle du même individu.

Second extrait de 'Mon Acadie', la scie 'Travailler c'est trop dur' , déjà un tube pour Zachary Richard, Julien Clerc et Alpha Blondy.

Maintenant, personne n'associe la belle Acadienne à une glandeuse professionnelle.

Un premier tout grand moment survient avec 'Cap Enragé' un site protégé où la vie est rude et où les vents soufflent violemment.

Elle décide de poursuivre avec un titre plus ancien, aux accents orientaux, ' Un ange frappe à ma porte'. Bien sûr les comparaisons avec Lara Fabian et Céline Dion se justifient, si ça te rend malade, écoute Louane ou Christine et ses Queens!

Ensuite vient 'Tu trouveras', un hit de 2002.

Tu dis, Hervé, ah bon, elle a vendu plus de 2 millions d'albums, c'est plus que Ringo et ses gondoles!

La Belgique avait attribué douze points à 'Je n'ai que mon âme' lors de l'Eurovision 2001, je ne regrette qu'une chose, ce soir-là je portais une robe ringarde à mourir.

Les liens de Natasha avec notre pays restent forts, elle a longtemps été coach pour The Voice.

Une seconde claque monumentale nous attend avec l'interprétation de l'émouvante ballade 'Evangéline', retraçant l'histoire sombre de l'Acadie abandonnée par le roi de France, ce qui a signifié la déportation de dizaine de milliers d'habitants de la Nouvelle-France vers d'autres terres.

Pendant le passage a capella Natasha réussit à nous faire frissonner bien que le thermomètre indique 28°.

C'était la dernière salve, elle s'éclipse, qui réapparaît... Florent Mothe, bientôt rejoint par la jeune maman, c'est en duo qu'ils terminent le show par 'Mourir demain'.


Le 30 juillet le vélo sera à Moresnet qui verra Helmut Lotti ( il est moins sexy que Natasha) , Florent Brack et Xamanek.



LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
LE BEAU VELO DE RAVeL avec La Voix de ses Maîtres, Florent Mothe et Natasha St-Pier - parking Saint-Roch de Nivelles- le 23 juillet 2016
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Published by michel - dans Concerts
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:09
Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016

Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016

Le billet de JPROCK :

Dernière date des Beleuvenissen 2016 ce soir à Louvain.
Helmut Lotti ( heu ! ) sur la Oude Markt, Praga Khan vs Buscemi au Vismarkt et au Grote Markt une affiche alléchante avec Berry Quincy et Fischer Z.

Dès 20h30 Berry Quincy prend possession de la scène.
Malgré un Dirk Leemans légèrement diminué par une épaule déboitée lors d’un petit accident de vacances et qui backstage porte son bras en écharpe, le groupe a sans doute livré ce soir une de ses meilleures prestations de l’année.
Après un long instrumental en ouverture ( c’est désormais une habitude chez les Berries ! ) le groupe attaque « For a Stranger » et lance le moteur à plein régime.
Tous les titres sont exécutés avec une rare maîtrise ( c’est ce qui impressionne le plus chez Berry Quincy ).
On a droit à « Chewy’s Hall » tiré de l’album Tuesday puis c’est « Sweet Motel » repris en choeur par les fans.
« You Give Me » jouit de l’appui du sympathique et talentueux Dree Peremans au trombone et " Old Man" single en puissance, nous colle la chair de poule.
Piet Vanbeckbergen à la guitare assure comme un chef, Pieter Jan Vanstockstraeten d’habitude assez discret virevolte, Maarten Degeest maltraite ses fûts et Tom Sledsens trouve sa place dans la prestigieuse lignée des grands bassistes discrets mais efficaces.
Mais la palme revient à Tim « Do you like my hat? » Beernaert , claviériste et chanteur qui se mue au fil du set en véritable bête de scène charismatique. Sa voix couplée à celle du séduisant Dirk Leemans ( n’est ce pas mesdemoiselles ?) est un des atouts majeurs du groupe, car peu de bands peuvent se vanter d’avoir deux excellents chanteurs dans leur line up.
La reprise d’ » Uprising » de Muse dans une version originale et magnifiquement exécutée termine de conquérir une foule de plus en plus nombreuse qui au fil des minutes noircit la place.
On aura droit aussi à « Sweet Pistol » et à une version presque metal de « Never Go Down ».
Désolé je n'ai pas pris note de tous les titres, j'ai préféré profiter du concert à 100% , après tout c'est des potes et je vous en parle souvent car quand on aime on ne compte pas !
Le public demande un rappel hélas le timing serré ne le permet pas car dans quelques minutes c'est Fischer Z qui prendra le relais sur cette même scène.
Le groupe se retire donc après un dernier petit salut à son public enthousiaste.
Pari gagné une fois de plus pour Berry Quincy qui au fil des concerts bonifie de jour en jour et nous démontre son formidable potentiel.
See you next time guys ! We keep in touch !

La nuit est quasi tombée lorsque John Watts apparait sur scène guitare en bandoulière.
L’âme de Fischer Z affiche aujourd’hui 61 balais et mène toujours à la baguette son combo mythique.
Issu de la scène punk et new wave, Fischer Z se forme en 1976 avec à sa tête John Watts et Steve Skolnik toujours présent aujourd’hui au côté de John.
Le groupe a à son actif une jolie flopée de hits qu’il nous livrera ce soir dans la bonne humeur.
Tour à tour on entendra « Is the Love », « Pretty Paracetamol », Battalion of Strangers « , « So Long » , « The Worker « , « Room Service », « Berlin », « One Voice » ou « Marliese » . Impossible de les citer tous.
Watts pratique un humour corrosif qui fait mouche, et ne se prive pas de nous livrer au passage quelques critiques acerbes de la scène politique, d’épingler avec véhémence les terroristes, et de faire le procès de la société actuelle et de ses dérives.
On ne se refait pas.
En nonante minutes Fischer Z transporte son public dans un voyage spatio-temporel au coeur de la fin des 70’s et du début des 80’s.
Une jolie bouffée d’air frais pour une belle soirée estivale qui sera suivie par un orage et par un déluge qui heureusement surviendra un bon quart d’heure après la fin des hostilités.

Bravo à Berry Quincy et à Fischer Z, ce fut une bien belle soirée et un dernier baroud d'honneur réussi pour clôturer de bien belle manière les Beleuvenissen 2016.
A l'année prochaine !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK HE DARK FEATHER

Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016
Beleuvenissen 2016 - Fischer-Z + Berry Quincy , Grote Markt, Leuven, le 22 juillet 2016
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