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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 07:58
Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017

'Keep the home fires burning' Evi Roelen  and Pierre Anckaert + special guest

Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017

 

Les Mezzogiorno concerts à Jette, une excellente idée que ces concerts à l'heure du déjeuner.

Le second de la série se déroule dans l'accueillant jardin de la maison communale, avec au programme des chansons de la Grande Guerre que l'on retrouve sur le CD 'Keep the home fires burning' de Evi Roelen  et Pierre Anckaert.

Une température idéale, 23°, du soleil, de la sérénité, le public, installé face au podium improvisé, est légèrement différent de celui qui s'affiche à Dour, aussi bien au niveau tenue vestimentaire que du point de vue consommation de substances illicites, nous avons à faire à une génération qui a connu le Congo belge et l'Expo 58.

11:58', les musiciens attendent les retardataires, un édile se présente pour une courte allocution truffée de flashbacks illustrant l'année 1917, la plus noire de la Grande  Guerre.

 

 Evi Roelen ( chant) , jolie robe blanche, se place au centre, Pierre Anckaert et sa guitare, à sa gauche et leur invité  Emile Verstraeten ( violon, mandoline), à sa droite.

Evi traîne un passé pop ( The Once) et a fait partie de Fine Fleur , le choeur  créé pour Night of the Proms en 1995.

Tu as croisé la route de Pierre  Anckaert au Brosella de 2010, il y jouait du piano, il accompagne également Ingrid Weetjens et fait partie du Belgium Jazz Big Band.

Emile a étudié le violon au conservatoire, il peut  aussi bien jouer du Paganini que de la musique tzigane, la liste des gens qu'il a accompagnés est tellement longue  qu'il vaut mieux citer ceux avec lesquels il n'a pas travaillé: Elvis, Dalida, Vader Abraham et De Zangeres Zonder Naam!

La lecture du CD débute par le morceau qui lui a fourni son titre  'Keep the home fires burning', Emile à la mandoline et Pierre à l'acoustique tissent une toile fragile, la voix aérienne d'Evi murmure le chant patriotique composé en 1914 par Igor Novello.

Jette écoute en prenant soin de ne pas perturber les musiciens.

Emile a troqué la mandoline contre un violon, le trio attaque le jazzy ' Give my regards to Broadway', une chanson, composée avant le premier conflit mondial, qui n'a rien perdu de son pouvoir de séduction.

' Roses of Picardy' a d'emblée connu un succès foudroyant, chaque mois 50 000 partitions étaient vendues, ce fut un des plus grands succès lors des dernières années de World War I, la version jouée ce midi nous a refilé des frissons malgré le soleil.

Après le classique ' Danny Boy' , un titre souvent joué lors de funérailles, le trio propose 'There's a Long Long Trail'.

 La mandoline se paye une petite escapade sur cette piste sentimentale.

C'est pas demain qu'un rappeur entonnera  ...

There's a long, long trail a-winding

Into the land of my dreams,

Where the nightingales are singing

And the white moon beams...

In het Nederlands 'Lili Marleen ', ton père la fredonnait il y a 60 ans.

Quel bain de jouvence!

On retraverse les océans pour 'After you' ve gone', en fermant les yeux, t'as l'impression d'entendre Stéphane Grappelli dialoguer avec Barney Kessel, le titre s'emballe pour finir en swing nerveux.

1913, du côté de la Seine, ' Sous les ponts de Paris'.

Tiens, Nini, un brin de muguet, tu m'accordes cette valse?

Retour chez Tonton Sam avec ' Dear little boy of mine', number six spot on the US song charts en 1918.

Le violon ferait pleurer la brute la plus sanguinaire.

Evi annonce un titre satirique, ' Het wijnglas', tandis que le peuple pleure ses morts, les puissants gagnent ou perdent la guerre un verre de vin à la main!

Il nous reste tout juste le temps pour un titre, ce sera ' When Johnny comes marching home ', une marche vive, rythmée par les battements de talon des boys!

Les CD's se vendent à la pelle, les protagonistes sont priés de signer la pochette, tu rentres chez toi en sifflant...

When Johnny comes marching home again,

Hurrah! Hurrah!

We'll give him a hearty welcome then

Hurrah! Hurrah!

 

Un superbe récital!

 

 

Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017
Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017
Concert Mezzogiorno ( Chansons de la Grande Guerre): Evi Roelen et Pierre Anckaert + special guest Emile Verstraeten au Jardin de la Maison Communale à Jette, le 13 juillet 2017
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 13:41
Un nouveau chapitre au livre des morts: Melvyn "Deacon" Jones, Paquita Rico, Pierre Henry, Michael Michelson ( Blaash), Gino Marino, Steve Gale

L'organiste Melvyn "Deacon" Jones, décédé le 6 juillet à 73 ans, est surtout connu pour avoir fait partie du band de John Lee Hooker, mais c'est au sein de Baby Huey and the Babysitters qu'a débuté sa carrière.

Deacon a également accompagné Freddie King, Carlos Santana, Curtis Mayfield, Stevie Ray Vaughn. Elvin Bishop, Dr. John ou Gregg Allman, que du beau monde!

Un 2008 il publie une autobiographie 'The Blues Man: 40 Years with the Blues Legends', il vient de rejoindre pas mal de ces légendes!

 

La actriz y cantante Paquita Rico ha fallecido en Sevilla a los 87 años, titrent des quotidiens espagnols.

Parmi ses longs-métrages, on peut citer 'Viva lo imposible!' de Rafael Gil, ' El duende de Jerez', ' Les Lavandières du Portugal' de Pierre Gaspard-Huit avec Jean-Claude Pascal et Darry Cowl ou ' Maria Morena'.

Rayon chansons, épinglons 'En la Nocha de Boda'  , ' Mia Rita Bonita' ou ' Adios Marinero'.

 

La première fois que tu entends parler de Pierre Henry c'est en assistant à  'Messe pour le temps', la chorégraphie de Maurice Béjart dont il avait composé la musique avec Michel Colombier.

Ce maître de l'électro-acoustique a également goûté au rock en collaborant avec les formidables Spooky Tooth pour l'album ' Ceremony'.

L'héritage du père de la musique concrète est riche de près de trente albums.

Il s'en est allé vers d'autres cieux la semaine dernière.

 

Le batteur  Michael Michelson plus connu sous son surnom Blaash faisait partie du groupe de black metal Bahimiron ainsi que de Towards Global Holocaust ( death metal) , les sites de metal annoncent son décès en date du 11 juillet.

 

Toujours dans l'univers metal, on déplore le décès de Gino Marino ( 49 ans), guitariste chez After Death, Incubus ( Floride) un groupe qui comptait d'anciens Morbid Angels en son sein, et de 1987 à 1988 chez Nocturnus. 

 

Le 6 juillet le groupe Taist of Iron annonçait:  It is with great sorrow and devastation that we have to report that our brother, long time friend, and amazing guitarist for Taist of Iron Steve Gale, was killed at his home on Tuesday night the fourth of July, une soirée arrosée se terminant en bagarre!

Steve aurait été tué par le fils de sa petite amie!

Un nouveau chapitre au livre des morts: Melvyn "Deacon" Jones, Paquita Rico, Pierre Henry, Michael Michelson ( Blaash), Gino Marino, Steve Gale
Un nouveau chapitre au livre des morts: Melvyn "Deacon" Jones, Paquita Rico, Pierre Henry, Michael Michelson ( Blaash), Gino Marino, Steve Gale
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 21:20
Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

 

Line Up :

Tom PETTY : Vocals - Guitars
Mike CAMPBELL : Guitars
Benmont TENCH : Piano
Scott THURSTON : Piano, Guitars, Backing Vocals
Steve FERRONE : Drums
Ron BLAIR : Bass
Charley WEBB : Backing Vocals
Hatty WEBB : Backing vocals

Setlist :

01. Rockin’ Around (With You). (“Tom Petty and The Heartbreakers” - 1976)
02. Mary Jane’s Last Dance. (“Greatest Hits” - 1993)
03. You Don’t Know How It Feels. (“Wildflowers” - 1994)
04. Forgotten Man. (“Hypnotic Eye” - 2014)
05. I Won’t Backdown. (“Full Moon Fever” - 1989)
06. Free Fallin’. (“Full Moon Fever” - 1989)
07. Walls. (“She’s The One” Original Movie Soundtrack - 1996)
08. Don’t Come Around Here No More. (“Southern Accents” - 1985)
09. Stop Draggin’ My Heart Around. (Stevie Nicks “Bella Donna” - 1981)
10. It’s Good To Be King. (“Wildflowers” - 1994)
11. Crawling Back To You. (“Wildflowers” - 1994)
12. Wildflowers. (“Wildflowers” - 1994)
13. Learning To Fly. (“Full Moon Fever” - 1989)
14. Yer So Bad. (“Full Moon Fever” - 1989)
15. I Should Have Known It. (“Mojo” - 2010 )
16. Refugee. (“Damn The Torpedoes” - 1980)
17. Runnin’ Down A Dream. (“Full Moon Fever” - 1989)
18. You Wreck Me. (“Wildflowers” - 1994)
19. American Girl. (“Tom Petty and The Heartbreakers” - 1976)


Et nous y voilà enfin : voici l’instant magique que tout le monde attend. Même si je peux vous assurer, sans parti pris aucun, que Stevie Nicks était déjà très attendue elle-même, c’est tout de même Thomas Earl Petty, l’homme de Gainesville, Floride qui est la tête d’affiche incontestée de ce superbe Festival organisé de main de maître. Né le 20 octobre 1950, Tom Petty a traversé toutes les époques et les modes comme par enchantement, sans aucun dommage apparent. C’est pourtant en 1976, en pleine furia Punk, que le blondinet débarque sur le marché et se fait connaître en Angleterre avec son premier album intitulé « Tom Petty and The Heartbreakers ». Chose étrange pour l’époque, il ne va pas déclencher l’ire des disciples de l’épingle à nourrice pour qui le « No Future » est la seule philosophie de vie. Bien au contraire, ses textes intelligents et son rock simple et dépouillé vont gagner le respect des têtes à crêtes, des têtes à claques. Il évitera donc les foudres et autres crachats savamment distillés par une jeunesse désabusée qui  a retourné toute sa rancoeur contre l’Establishment d’une part, et les dinosaures que sont Led Zeppelin, Genesis, Pink Floyd, Black Sabbath et tous les autres grands noms de l’histoire du Rock, le vrai, celui qui dure, d’autre part. Bref, jour après jour, Tom Petty va se forger progressivement une solide réputation de compositeur et de « Songwriter » auprès de ses pairs et le succès va suivre, tout naturellement, jusqu’à le propulser au panthéon des superstars mondiales. Après 23 albums avec ou, sans les Heartbreakers, et un petit détour pour deux opus au sein des «Traveling Wilburys» en 1988 et 1990, en compagnie de ses amis Jeff Lynne, Roy Orbison, Bob Dylan et George Harrison, excusez du peu, notre sudiste à la voix et à l’accent tellement typés, se porte comme un charme.
Il fera même un petit détour par le cinéma où il tiendra le rôle du facétieux « Bridge City Mayor » donnant la réplique à Kevin Costner dans « The Postman » en 1997.

Le concert de ce soir restera à jamais comme une perle à la beauté unique sur le collier des concerts de légende. On l’a annoncé comme étant la seule et unique date en Europe de la tournée « 40th Anniversary Tour » de Tom Petty, rendez-vous compte, et quand j’ai su que ma chanteuse préférée était du voyage, je n’ai pas hésité une seule seconde, le 7 février dernier, j’achetais mon ticket de concert. Etant donné ta curiosité légendaire, Ô lecteur assidu, je vais te brosser le topo de ma journée puisque je ne l’ai pas encore fait jusqu’ici et que je te sais avide de détails.
A 10.30, après avoir retiré mon précieux sésame au point de collecte prévu à cet effet, là où une charmante employée me demande avec un grand sourire aux lèvres, si je veux bien lui donner une preuve de mon ID, je m’achemine d’un pas alerte et néanmoins déterminé vers la porte « the Gate » en anglais, qui me fera accéder au « Golden Circle », le second emplacement le plus convoité du site. Le premier est le « Diamond Circle », mais au vu de la hauteur de la scène, les seuls spectateurs bien placés sont en fin de compte, ceux qui se retrouvent à 1,5 mètre, soit 1,64 yards, devant moi, je t’offre la conversion, nous sommes à Londres, je te le rappelle. Sauf que ces gens-là, ils ont payé beaucoup plus cher que pour pas grand chose, jubile-je intérieurement.

Je te glisse encore un mot à propos des contrôles de sécurité multiples et malheureusement nécessaires auxquels chacun doit se soumettre avant d’arriver à destination. On ne déconne pas avec çà ! Avec tous ces tarés qu’un rien excite et pousse à devenir des martyrs, personne n’échappe aux contrôles, scanners, détecteurs de métaux, palpation pour certains et Palpatine pour les autres, les fans de « Star Wars » me comprendront. Dites les barbus là, on vous a pourtant prévenus qu’il n’y a plus de vierges qui vous attendent depuis que Lemmy est arrivé au paradis? Ça devrait vous calmer ça, hein, dites, franchement? À quoi bon vous faire sauter le caisson en public si au bout du compte il n’y a plus personne à sauter en primeur à l’arrivée?
Bref, une fois les contrôles passés, ma présence matinale et mon sprint légendaire feront le reste. Me voilà au premier rang du cercle d’or, fermement positionné, coudes appuyés sur les barrières séparant à peine les « Golden » des « Diamond ». Maintenant, « Y-a plus qu’à » comme on dit. 

 Ce que j’adore chez les Britanniques (ta mère, d’après certains ressortissants des banlieues) c’est leur bonne humeur et leur fair-play en toutes circonstances. Le « stiff upper lip » c’est quelque chose. Presqu’un art de vivre, et surtout, du laisser-vivre. Après quelques minutes dans cette position dite du pêcheur qui regarde passer l’eau, j’en viens déjà à me demander si mes reins vont tenir le coup pendant autant d’heures à rester debout. C’est le moment que choisit mon voisin de derrière, ce qui dans le cas présent indique sa position géographique par rapport à moi et non pas ses envies secrètes ou non-avouables, mon voisin disais-je, me donne trois petites tapes sur l’épaule droite histoire de provoquer chez moi une rotation à 180° fluide et parfaite dans sa direction. Je m’exécute donc et pivote aisément grâce à l’assistance de mes « Jordan Two » et me retrouve face à un sympathique résident des Cornouailles qui me tend une flasque plate en metal argenté, montrant une hypothétique représentation de Jésus, bras écartés, dans ce geste d’impuissance fataliste du style « je n’y suis pour rien » qu’on lui connaît depuis toujours. Notre homme, (celui de la gravure) barbu et chevelu comme un guitariste de Lynyrd Skynyrd est surmonté d’une inscription proclamant « Holy Water », « Eau Bénite » pour ceux qui ne parlent pas le Grand-Briton. Je sursaute : « Ciel !» me dis-je fort à propos, si ce sujet d’Arthur Pendragon croit me convertir en me vendant sa « Kamelot », il se trompe. Le brave homme anticipe mon refus qu’il asenti germer dans mon regard perplexe. « C’est du Brandy, vas-y mec, c’est du bon, pas de la saloperie faite à base de cerise, non, le mien est fait en Suède avec de l’abricot! » Dans ce cas-là, je ne peux décemment pas prendre le risque de frôler l’incident diplomatique ni refuser d’enrichir mes connaissances en matière d’échanges commerciaux entre les ressortissants des familles Bernadotte et Windsor. Pendant que d’aucuns boulottent, je « goulotte » de mon côté, une solide rasade et ce, sur l’insistance expresse de mon nouvel ami que j’appellerai « Brandy » pour plus de facilités. Il s’y connaît le bougre, il n’a pas menti, c’est délicieux ce truc là! Mais il est quand même vachement tôt, non? Bon, si tu le dis… On discute de Tom Petty qu’il a eu la chance de voir au festival de Knebworth en 1978, etc. Je ne sais pas comment il se débrouillera, mon pote, mais on dirait une source intarissable sa flasque. On aura beau boire toute la journée et la soirée, ça ne s’épuisera jamais! Et ce foutu soleil qui tape comme le marteau de Thor sur des têtes déjà bien remplies de musique et sur des estomacs vides de nourriture. Enfin, on a survécu jusqu’ici, ce n’est pas le moment de capituler comme on dit à Waterloo.

« Ladies and Gentlemen, would you please welcome : Tom Petty and The Heartbreakers » et la clameur immense monte de la foule pour accueillir le héros du jour, venu souffler 40 bougies de scène en ces lieux de légende. Un « Best of » géant, ou presque, va nous être offert pendant près de deux heures. « Rockin’ Around (With You) » ouvre le bal. Dès le second titre, je suis déjà aux anges avec ce « Mary Jane’s Last Dance » titre inédit paru sur le « Greatest Hits » de 1993. Tu te souviens certainement du clip vidéo avec Kim Basinger en superbe morte, non? Bon tant pis alors, continue à t’abêtir avec Indochine. L’accent de la soirée sera résolument mis sur les deux albums blockbusters que sont « Full Moon Fever » et « Wild Flowers » dommage que le superbe « Into The Great Wide Open » ait été ignoré. Mais ne boudons pas notre immense plaisir, car le concert est fabuleux et, étant donné que ce cher public connaît tout et surtout, comprend tout ce qu’il chante, c’est un plaisir plein de frissons que de se joindre à la fête vocale. Longue présentation humoristique mais pleine de remerciements sincères et de respect de Tom à ses musiciens qu’il appelle sa famille, avec une insistance particulière pour les sœurs Webb, ses deux nouvelles choristes, qui ont longtemps travaillé avec Léonard Cohen. Et puis « Boum », soudain… le miracle se produit, Tom Petty demande à son amie Stevie Nicks de le rejoindre sur scène pour interpréter « something we both know ». Ce quelque chose qu’ils connaissent tous les deux, c’est le mythique « Stop Draggin’ My Heart Around » un titre de la chanteuse de Fleetwood Mac auquel notre sudiste a collaboré. On assiste à une page d’histoire car ce duo n’est pas très fréquent, vous vous en doutez, il faut-il déjà que les deux artistes soient à la même affiche, etc… J’espérais ça depuis 1981, mais sans trop y croire en fait, un peu comme une espèce de Graal musical, quoi. Mais ils l’ont fait et j’y étais! C’était aussi beau que d’avoir vu Eddy Merckx dans le Tourmalet en 1972. A côté de moi, une jolie latine se dandine de fort belle manière sur le Southern accent de Tom mêlé à celui de l’Arizona de Stephanie Lynn Nicks. Maintenant je peux mourir! Hé, non, arrête, déconne pas, j’ai encore des trucs à faire avant de partir pour mon grand voyage comme dit Maman.

Une ambiance de fous et des titres intemporels qui te trottent dans la tête pendant des heures et des jours encore. Une communion formidable entre un artiste généreux et son public d’inconditionnels venus entendre une musique et un style indémodables. Que dire encore de « Free Fallin’ », « Learning to Fly », ou encore « Refugee ». C’était énorme, magique et ces deux heures valaient à coup sûr le mal aux reins qui s’est rappelé à mon bon souvenir dès le lendemain matin. Nous sommes tous sortis de Hyde Park en chantant « Free Fallin’ » justement. Des frissons partout et des souvenirs plein la tête. Juste le temps d’avaler un steak au Hard Rock Café, puis, de foncer à la Station de métro de Green Park toute proche où le préposé m’annonce que c’est justement le dernier train pour West Hampstead. Je m’engouffre dans la rame, m’écroule sur la banquette plus que je ne m’assieds et je repense à tous ces moments de bonheur au fur et à mesure que les stations défilent sur la Jubilee Line. A hauteur de Baker Street il me semble entendre un long hurlement. Le chien des Baskerville? Il est vrai que le 221b n’est pas loin d’ici. Me voici enfin dans le calme de mon appartement, fourbu mais heureux. Et ces chansons, ces sourires qui reviennent tout le temps… comme un enfant qui a envie de dire « Kikichose ».

Mitch « ZoSo » Duterck

Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
Tom Petty and The Heartbreakers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
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Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 18:03
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017

Brosella Folk and  Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017

 

 

41è édition de Brosella, l'équipe a été quelque peu modifiée, l'esprit reste le même: convivialité, diversité culturelle, du folk, du jazz, de la bonne humeur et du soleil tout plein!

 

Programme du dimanche:

Bravo Big Band, Alekos Vretos, Lynn Cassiers, Schntzl, Frank Woeste en Eric Vloeimans, Cyrille Aimée, Bill Laurance!

 

Un choix s'impose pour éviter l'overdose, après un samedi à Gooik.

15:00, Theatre Stage, c'est devenu une tradition, un grand orchestre pour ouvrir les débats, le choix s'est porté sur  le Bravo Big Band!

 Le Brussels Youth Jazz Orchestra a attrapé des poils au menton pour devenir le Bravo Big Band, le club de jazz situé dans le quartier Dansaert  a changé d'identité, W-est end izakaya se lit désormais sur l'enseigne, l'ensemble a conservé l'étiquette BBB.

T'as mis cinq minutes pour dénombrer 17 éléments sur le podium: Reeds : Rob Banken , Dieter Vaganée , Bruno Van Der Haegen , Matthias Van den Brande , Ruben Verbruggen

Trumpets : Loïc Dumoulin , Antoine Dawans , Daniel Vanderhoydonks , Thomas Mayade
Trombones : Quinten De Craecker , Robbe Defraye , Vincent Heirman , Bart Van Gorp
Rhythm section : Guillaume Vierset (gt) , Karel Cuelenaere (p) , Ruben Lamon (b) , Matthias De Waele (dr).

En fin de gig, lors de la présentation des mousses, on a annoncé un remplaçant: Laurent Hendrick, du  Brussels Jazz Orchestra, relaye Bart au  trombone basse.

On leur connaît un LP, servant de carte de visite: ' Another Story', cette histoire sera interprétée face à un public attentif et bientôt bronzé!

' Novembre en décembre', une composition aux nombreux méandres, t'invite à la flânerie, tandis que tu admirais les reflets du soleil sur le cours d'eau paresseux, un sax, puis un trombone, se déplacent vers le devant de la scène pour placer un laïus mélodieux.

' The Genius' a été composé par le Suédois Klas Lindquist, annonce une voix cachée dans le rang trois.

La basse et la batterie impriment un groove nonchalant, le choeur des cuivres se balade sur cette assise rythmique ondoyante, certains éléments tiennent à se mettre en évidence, le piano en place une en catimini avant un final nerveux.

Le scénario proposé par ' Another story' est du même style, un sax velouté entame une rêverie pastel, puis une trompette nous rappelle au bon souvenir de Chet Baker tandis, qu'à l'arrière, l'équipe a viré latino.

Bruxelles apprécie à sa juste valeur.

La lecture de l'album se poursuit, ' Shut up and run', tu l'as bouclée, t'as dédaigné la course, trop chaud!

Guillaume Vierset place son verset, Guy a applaudi puis s'est épongé après cette débauche d'énergie.

Après la ballade  'Missing Him' ils attaquent ' Waves of a Troubled Mind', 'Infant Isle' et  'The Wrong Side'.

Pas un seul maillon faible au sein du BBB, tout le monde est à sa place, la machine tourne nickel!

Le set s'achève avec  'Sauntering', une composition, in a mellow mood, de Bart Van Gorp, resté dans son dorp.

Tandis qu'un volontaire se charge de vendre les CD's, on te confie que le BBB  prépare, déjà, un second CD, featuring le français Loïs Le Van.

 

Impasse sur Alekos Vretos, tu te payes un passage à la buvette, à l'ombre, en attendant la carte blanche attribuée à Lynn Cassiers qui donnera son premier concert avec le nouveau projet 'Imaginary Band'.

Lynn, c'est 86 collaborations, une dizaine d'entreprises personnelles ( Tape Cuts Tape, The Crappy Mini Band, The Bird,The Fish, Trouvé/Thielemans/Cassiers e a...) , une trace sur une vingtaine d'albums!

Tu pressents que cet Imaginary Band ne va pas nous jouer du dixieland!

La chanteuse a emmené son petit attirail percussif  et électronique, les musiciens qui l'accompagnent sont loin d'être des néophytes, en commençant par Erik Vermeulen que l'on verra de dos face au piano, il y a deux filles: Alexandra Grimal (saxes) et Ananta Roossens (violon), Manolo Cabras à la contrebasse, le Tchèque Marek Patrman aux drums et  Niels Van Heertum, vu avec Marble Sounds, Xango et Mount Meru,  à l'euphonium.

Bert Kruismans, qui a succédé à Rik Monsieur Brosella, y va d'une pointe d'humour en prétendant que la carte blanche était  initialement prévue pour Yvan l'ex-mayeur, aujourd'hui rentier, avant de préciser ce que nous savions déjà, que ce concert était une première!

Pas encore de CD, pas de titres, donc.

Une première composition, énigmatique, débute par une séquence de bruitages déconcertants, la voix de Lynn subit également quelques altérations et l'euphonium trafiqué de Niels ajoute une note supplémentaire au sentiment de malaise que ce jazz( ?) expérimental suscite chez certains.

Le groupe s'aventure sur des chemins d'où les balises ont été éloignées, tu te déplaces donc à l'aveugle en étant giflé par quelques sournoises fougères, il te faut écarter des ronces agressives et enjamber de fourbes  souches d'arbre.

Si tu acceptes ce préambule, l'excursion risque d'être intéressante. 

Un roulement de tambour met fin à la première étape ( ' Waterfall'). Le lendemain, à l'aube, tu reprends l'expédition, clochettes, crissements, bruissements, cric crac divers t'avaient tiré de tes songes, un barrissement au loin, suivi par un grondement inquiétant, te tirent hors de ta couche.

Tout à coup le violon entame une partition, presque classique, en mode andante, les oiseaux piaillent, le sax alto leur répond, puis l'euphonium, avant qu'une voix plaintive ne récite un lament maussade.

Difficile de tracer des comparaisons, on peut avancer Laurie Anderson, Carla Bley , Boulez, John Cage ou la pianiste Myra Melford pour te donner quelques pistes.

La suivante, fragile et minimaliste, justifie l'étiquette jazz grâce à l'aparté signé Manolo Cabras, par contre le piano saccadé d' Erik Vermeulen ignore le sens du mot mélodie.

Cette composition audacieuse accroche certains et rebute les amateurs de mainstream.

Souvent une sensation d'angoisse t'étreint comme si t'étais empêtré dans une arantèle et que tu n'avais aucun moyen de te libérer.

Plus tard, Lynn te parachute dans la savane où des pachydermes entament une marche lente et lancinante...la voix, claire,  dit... I hear you speak, keep focused, ...concentration... concentrés, nous le sommes, il y a intérêt, on déambule sur un sentier escarpé, à gauche, un précipice, à droite, un gouffre, on te suit à l'aveuglette, Lynn!

La dernière tranche démarre sous forme de ballade bluesy/avant-garde', elle est interrompue par un solo de batterie, puis la voix y va d'une litanie... there's a purpose when I sit late at night....,  ce n'est probablement pas pour le match de foot en différé.

Bang, un faux mouvement, Miss Cassiers fait chuter tout son bazar percussif, c'est le moment que choisit la fusée pour décoller, puis  l'enfant se confie ...you say I'm bitter but I'm not sad, not depresssed..

Elle est lucide, sans doute.

Le voyage est arrivé à son terme, admirateurs et détracteurs palabrent..., un point tout de même, ce projet n'étant pas à cataloguer grand public doit mieux passer dans une salle de capacité réduite!

 

Repos jusqu'à 21:30 pour le concert de Cyrille Aimée sur la Palm Stage. 

Si la séduisante  chanteuse ( 32 ans) réside désormais à Brooklyn, sa carte d'identité mentionne

Samois -sur- Seine comme lieu de naissance, la ville où est décédé Django  Reinhardt.

Un hasard, tu dis...tu oublies, le jazz, Cyrille est tombée dedans dès la maternelle.

Son denier album, 'Let's Get Lost ' date de 2016,.. rising-star vocalist and bandleader Cyrille Aimée wonderfully displays her versatility as a sweet-sounding jazz songbird with a catchy repertoire... annonce la firme de disques!

Elle n'a pas menti, le concert de ce soir aura été le highlight de Brosella Jazz!

Pour accompagner Cyrille, la frisée, un band irréprochable: Michael Valeanu (guitar), Adrien Moignard (guitar), Jeremy Bruyere (bass) et  Yoann Serra (drums).

Tu avais assisté au soundcheck, la vocaliste arborait un short estival, elle réapparaît vêtue d'une élégante robe légère d'un vert épatant.

 Le blues ' Live alone and like it' ouvre le dernier cd et le concert, la voix ensorcelle, le solo de guitare acoustique s'appuie sur tout le bagage manouche, la belle scatte, Bruxelles s'éclate.

Superbe entrée en matière.

Elle embraye sur Edith Piaf, ' T'es beau, tu sais' et tu tombes amoureux.

Comme je croyais devoir jouer sur la grande scène, j'ai enfilé une robe qui tue...  je suis mort!

' Nuit blanche' , contrebasse et voix sensuelle attaquent.

 La classe, puis vient un petit bridge swing, ça balance pas mal ici, merci, France!

I love you ce ne sont que 'Three little words', solo de guitare sautillant, duel avec le batteur, le train prend de la vitesse, Cyrille compte les points avant d'achever la chanson.

Quelques sifflements admiratifs fusent!

Les musiciens partent s'en jeter une, je vais vous jouer un petit morceau avec la machine, ma loop station qui fait des boucles.

Petite démonstration pour les nuls, elle est marrante, la madame, puis elle entame ' Glory Box' de Portishead en mode Camille pimenté Aimée.

La contrebasse amorce ' Well you needn't' de Thelonious Monk, la guitare électrique s'octroie un solo fringant, la chanteuse assure.

La délicate  ballade ' Samois à moi'  évoque les titres les plus tendres d'Henri Salvador ou de Nougaro, ensuite l'équipe propose le bonus track du dernier né, ' Each day' avant de venir saluer un public conquis par leur talent et leur complicité.

Cyrille Aimée, à ne manquer sous un prétexte si elle passe dans le coin!

 

Top of the bill: Buffalo Bill?

Mais non, Bill Laurance!

Partout, tu lis:  un Grammy Award en 2014 et membre fondateur du groupe Snarky Puppy!

Un troisième album solo ' Aftersun' chez Nivea sort en 2016, il est suivi par le 'Live at Union Chapel' , disponible depuis fin 2016.

Ce soir le claviériste est accompagné par Joshua Blackmore (drums), Felix Higginbottom (percussions, additional keys) et Chris Hyson (bass, double bass, keys).

Tu dis?

 Des détails.. Joshua: Sarah Gillespie quartet, Troyka ... Felix: e a,  London Contemporary Orchestra, Snarky Puppy et Chris a récemment sorti le EP 'Little Moon Man'.

 Ils sont là, Bill in French, bonsoir, Brosella, et ils envoient un morceau new age/jazz empli de sensibilité, peut-être ' The Rush' qui entame le double live.

T'as aucune difficulté à te laisser emporter par ce contemporary jazz imaginatif et filmique.

Après cette première, longue,  incursion en terrain futuriste, il annonce ' Never-ending city' inspired by Tokyo.

Modal jazz, d'après les initiés, post be bop avancent d'autres, on s'en fout, le truc séduit.

' The pines' a été composé dans le Sud-Ouest français, l'océan, le vent, les pins, un tableau  impressionniste dépeignant les Landes.

Si  t'avais eu ton maillot de bain, tu piquais une tête dans l'Atlantique.

On a beaucoup aimé les percus latino du petit Felix, tandis que Bill s'adonnait au surf sur des vagues géantes.

La suivante, en mode fusion, nous rapproche de Joe Sample, ensuite vient ' Aftersun' inspiré par ' Cosmos: a spacetime odyssey' de Carl Sagan, dont il a vu tous les épisodes.

Le qualificatif planant se justifie pleinement.

Après le dreamy ' Smokers' castle', Bill, comme pas mal de ses amis musiciens, déplore le Brexit   puis ébauche ' Red Sand' inspiré par un séjour dans le Maghreb.

We've time for one more, énonce-t-il en jetant un coup d'oeil à sa Rolex, et c'est parti pour une dernière plage chaloupée inspirant une vingtaine de danseurs, pas tous sobres.

Le final aux coloris samba achève une belle performance!

Tu quittes l'amphithéâtre pendant le rappel pour éviter la cohue.

 

Merci, Brosella, see you next year!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
Brosella Folk and Jazz 2017- Jazz Day- Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem - Bruxelles- le 9 juillet 2017
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 10:41
Stevie Nicks at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

STEVIE NICKS - BST, Hyde Park, London, England - 2017.07. 09

Line Up :

Stevie NICKS : Vocals
Waddy WACHTEL : Guitars
Rick PETERSON : Hammond Organ, Keyboards
Carlos RIOS : Guitar
Al ORTIZ : Bass
Darrel SMITH : Piano, Keyboards
Drew HESTER : Drums
Sharon CELANI : Backing Vocals
Marilyn MARTIN : Backing Vocals

Setlist :

01. Gold And Braid. (« Bella Donna » 1981)
02. If Anyone Falls. (« The Wild Heart » 1983)
03. Gypsy. (Fleetwood Mac « Mirage » 1982)
04. Outside The Rain. (« Bella Donna » 1981)
05. Dreams. (Fleetwood Mac « Rumours » 1977)
06. Enchanted. (« The Wild Heart » 1983)
07. Moonlight (A Vampire’s Dream).
08. Stand Back. (« The Wild Heart » 1983)
09. Crying In The Night. (Buckingham/Nicks « Buckingham-Nicks » 1973)
10. Gold Dust Woman. (Fleetwood Mac « Rumours » 1977)
11. Wild Heart. (« The Wild Heart » 1983)
12. Bella Donna. (« Bella Donna » 1981)
13. Edge Of Seventeen. (« Bella Donna » 1981)
14. Rhiannon. «(Fleetwood Mac « Fleetwood Mac » 1975)

Mon Dieu, quelle journée! après l’avoir vue six fois avec Fleetwood Mac, je fais enfin voir ma chanteuse préférée en solo. Stephanie Lynn « Stevie » Nicks a accepté de quitter les États-Unis en plein « 24 Karat Tour » pour un seul concert en Europe. Née à Phénix, Arizona le 26 mai 1948, la « Gold Dust Woman » ne fait que de très rares incursions sur le vieux continent si ce n’est en compagnie de Fleetwood Mac, le groupe qu’elle a rejoint avec Lindsey Buckingham, son petit ami de l’époque et dont elle fait partie depuis 1975.
L’occasion était là, j’ai bondi dessus comme disait une de mes amis garagistes! En 1981, elle entame une carrière solo en parallèle avec Fleetwood Mac qu’elle ne quittera jamais contrairement à sa partenaire Christine Mc Vie. Stevie Nicks c’est une voix unique, reconnaissable entre toutes. Pas une voix lyrique de louve en chaleur qui passe sont temps a délivrer des performances vocales haut-perchées dans la
stratosphère de la (Buckin)gamme, désolé je n’ai pas pu résister, non Stevie Nicks c’est une voix pleine d’émotion et de chaleur, un univers bien à elle où les créatures imaginaires ont des pouvoirs et une vie propre, un monde dans lequel elle navigue avec bonheur depuis toujours. Un monde qui lui inspire certains de ses plus beaux textes tels que « Rhiannon » ou encore « Gold Dust Woman » et que dire de « Gypsy »?
Le soleil est de la partie, la sono : excellente, que demander de plus? Sinon que les Lumineers qui la précèdent ne la fassent pas trop longue.

La voilà qui paraît dans toute sa blondeur, cachée derrière ses lunettes de soleil noires et c’est le délire, Stevie, c’est une véritable superstar en Angleterre aussi. J’ai des frissons, je ne te raconte même pas. Si tu as déjà eu des coups de soleil suivis de la chair de poule, tu sais de quoi je parle!
Le groupe est toujours emmené par son légendaire guitariste et chef d’orchestre Waddy Wachtel, un petit gars qui a presté aux cotés de Linda Ronstadt, des Eagles ou encore de Jackson Browne pour ne citer qu’eux. La seconde bonne surprise qui s’ajoute à la présence de la Diva c’est que nous allons entendre pas mal de titres qui n’ont que rarement joués sur scène depuis 1981. Pour le moment, fier de moi, je contrôle mes émotions. Mais voici qu’arrive « Gypsy » en troisième titre. D’habitude avec Fleetwood Mac, je ne dépasse pas le troisième morceau du concert sans avoir le regard qui se voile d’émotion, et le mot est faible. Je ne dérogerai pas à la règle cette fois encore. Je ne vois plus rien, je me suis à nouveau laissé prendre par la belle bohémienne. Ben quoi? On peut être à la fois rocker et sensible à la beauté artistique non?
Le concert est super bien balancé et on a même droit à quelques brûlots comme « Stand Back » qui font se remuer les popotins de l’assemblée, certains fort jolis d’après ce qu’il m’a été donné de constater. Les deux albums phares de la soirée sont « Bella Donna » et « The Wild Heart » et personne ne s’en plaindra. Les harmonies vocales sont absolument parfaites, comme toujours et je me surprends à plusieurs reprises à rester bouche ouverte ou, bée, pour ceux qui connaissent en dévorant le spectacle des yeux et des oreilles, même pas le temps de boire un coup. 1H25 ça passe quand on aime et pour une première partie c’est déjà énorme mais avec une artiste pareille…
La fée s’en est repartie comme elle était venue, sans trop en faire, juste en laissant flotter un parfum de magie et de mystère dans nos cœurs et dans nos âmes. 

A bientôt, reviens vite ma Stevie.

Mitch « ZoSo » Duterck

Stevie Nicks at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:00
The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017

 

 

THE LUMINEERS - BST, Hyde Park, London, England - 2017.07.09

Line Up :

Wesley SCHULTZ : Vocals - Guitar
Jeremiah FRAITES : Drums
Neyla PEKAREK : Vocals - Cello

Setlist :

01. Submarines.
02. Flowers In Your Hair.
03. Ho Hey.
04. Cleopatra.
05. Gun Song.
06. Dead Sea.
07. Charlie Boy.
08. Slow It Down.
09. Sleep On The Floor.
10. Angela.
11. Ophelia.
12. Big Parade.
13. Stubborn Love.

The Lumineers est un groupe d’indie folk originaire de Ramsey, New Jersey et formé en 2005. Le duo fondateur constitué de Wesley et de Jeremiah, s’expatrie à Denver, Colorado. Ils y recrutent Neyla qui a répondu à leur petite-annonce demandant un ou une violoncelliste. La demoiselle intègre le groupe dont le nom, «The Lumineers », leur avait été autrefois attribué par erreur lors d’un festival. Néanmoins ils décident de le garder. Leurs influences sont multiples et vont de Bob Dylan à Bruce Springsteen en passant par les Cars, les Talking Heads, ou encore, Léonard Cohen. C’est en 2012 que paraît leur premier album « The Lumineers » dont le titre « Ho Hey » connaît un succès mondial et se hisse à la troisième place du « Bilboard ». Il devient même disque de platine aux Etats-Unis. Tout ça c’est bien beau me direz vous, mais sur scène, ça donne quoi?

 Alors, pour être tout à fait franc avec vous, chers lecteurs, ce n’est pas pour eux que je suis là, à me dandiner d’un pied sur l’autre depuis des heures, non, j’attends Stevie Nicks qui les suit à l’affiche. Mais bon, faisons preuve d’impartialité et accomplissons correctement notre job de reporter, c’est à dire, sans parti-pris, en toute honnêteté quoi. Bien, autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas le genre de groupe avec lequel je passerais la nuit de la Saint-Sylvestre. C’est bien propret comme musique, mais en fin de compte, un peu léger et surtout, très répétitif. A un point tel que j’ai l’impression d’avoir été invité à une soirée « feu-de-camp / pains-saucisses » organisée par la troisième unité des Louveteaux de Velreye-les-Brayeux (code postal 7120) à l’occasion du jumelage paroissial avec Stratford-upon-Avon dont le citoyen le plus célèbre se nommait William avant qu’il n'expire, après aussi d’ailleurs…

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, le fait que je n’adhère pas comme un autocollant « ESSO » de 1972, oui celui avec le tigre, tu l’avais aussi? je disais donc que ma non-adhésion ne signifiait pas pour autant que c’était mauvais, c’est comme la mayonnaise, ça ne passe pas, c’est tout. Il y a pourtant de très beaux textes comme celui de la chanson « Charlie Boy » qui est un plaidoyer contre la guerre du Vietnam. Comment? Oui, c’est fini depuis, rassure-toi, tu peux sortir. En général, on frise le soporifique, mais aussi le coup de déprime, ce qui est bien plus grave. Pour peu, tu te jetterais par la fenêtre du rez-de-chaussée tant ça sent la joie de ne pas vivre, un peu du style, « je souris mais à l’intérieur seulement ». C’est du Charles Dickens revu par George Romero! Le groupe est courageusement venu promouvoir « Cleopatra » son dernier album en date mais en règle générale, The Lumineers n’obtiendront qu’un succès d’estime. Peut-être n’étaient-ils pas à leur place? Une telle musique demande certainement un peu plus de confidentialité pour être appréciée à sa juste valeur, en tout cas je ne l’ai pas décelée.

 Désolé.

Mitch « ZoSo » Duterck

The Lumineers at British Summer Time Hyde Park , Hyde Park, London, July 9 2017
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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 18:31
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017

Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017

 

Quinzième édition du festival le plus mileuvriendelijk du paysage national, pas de plastic, pas d'assiettes en carton mais de vrais verres, couverts et assiettes, Patrick Lichtert et les autres organisateurs y mettent un point d'honneur, à Gooik chaque spectateur est considéré comme VIP, ajoute-t-il!

 

Le vendredi, Gooik invitait Kadril pour ses 40 ans de scène, le programme du samedi n'est pas moins spectaculaire:

 Kongero (SE) Zaterdag 8 juli – 13u30 – Concerttent
Rannok (DK) Zaterdag 8 juli – 14u45 – Akoestische concerttent
Trio Dhoore (VL) Zaterdag 8 juli – 15u45 – Concerttent
Lidija Dokuzović Trio (HR) Zaterdag 8 juli – 17u – Akoestische concerttent
Coope, Boyes and Simpson (ENG) Zaterdag 8 juli – 18u – Concerttent
Intermezzo: BVO (VL)
Zaterdag 8 juli – 19u20 – Het Duveldroomschip

Molsky’s Mountain Drifters (US) Zaterdag 8 juli – 20u30 – Concerttent
SurLaBouche (F) Zaterdag 8 juli – 23u – Concerttent

 

 Je te rejoins plus tard, annonce fotoman Luk, suis devenu grand-père.

Is het waar?

Non, c'est Warre!

13:20', le temps de laisser ton tacot dans une rue adjacente, de saluer quelques connaissances et tu prends place au rang 2 de la concerttent, une madame vient annoncer, uit Zweden, Kongero!

Lotta Andersson, Emma Bjorling, Lovisa Liljeberg and Anna Wikenius formed Kongero in 2005 when the original members all attended a Nordic folk music conference.

Depuis Lovisa est remplacée par Anna Larsson.

Ces jolies Nordiques chantent et enchantent a capella, Dranouter a déjà goûté à leurs charmes, Gooik va succomber aujourd'hui!

Leur disco est riche de quatre albums, le dernier, ' Kom' est âgé d'un mois!  

Les  fées celtiques, s'étant baptisées "araignée",  entament leur récital par ' Hulda Flicka', une mélodie céleste  aux harmonies fragiles.

La blonde Anna saisit le micro, rappelle aux locaux qu'elle a déjà donné des stages de chant à Gooik l'an dernier, exprime sa joie de pouvoir se produire avec le groupe lors du festival et annonce ' Kling Klang', un chant traditionnel, gravé sur le dernier album,  reproduisant les sonorités des cloches de vache.

La polyphonie  admirable  a subjugué le bétail du champ voisin qui a interrompu sa mastication méthodique pour prêter une oreille attentive au chant magique des demoiselles.

Emma a composé le capricieux  ' Kom å ta mig' ( = come and get me'), un titre qu'elles interprètent depuis leurs débuts.

'Limu Lima / Lova Leini', une ode au soleil,s'entend sur ' Kom'  tout comme ' Maijas' un titre frivole d'origine finnoise.

' Kom' basé sur un conte médiéval, où il est question de sirènes, nous plonge en pleine mythologie scandinave, tandis que la 'Gökpolska' invite à la danse.

Nous avons une théorie concernant les chansons d'amour, au plus tu te diriges vers l'Est au plus elles deviennent tristes, en Irlande, elles sont plus ou moins joyeuses, en Norvège, ça rigole moins, en Suède, elles sont dramatiques, en Finlande, elles se terminent par I wanna die et en Russie par I wanna kill someone, 'Fjärran hyan dröjer' est d'origine finlandaise.

Elles enchaînent sur une chanson de marin,  'En sjömansbrud skall blåklädd gå' puis sur une nouvelle polka 'Hanne Kjersti' avant d'entendre le titre préféré de Lotta, la punkette du collectif, la ballade 'I denna ljuva sommartid'  ou  le summertime suédois!

' Äntligen', écrit par Emma,  achève le voyage tandis que Gooik bat des mains.

Elles sont rappelées et proposent a lovesong avant d'aller vendre leurs cd's.

Le Swedish folk’appella a tenu toutes ses promesses.

 

Direction De Cam ( Cultuurschuur) où se déroule désormais les concerts acoustiques: Rannok!

Capacité réduite dans la grange, public relativement indiscipliné, la présentation du duo danois, Rannok, est interrompue par une sonnerie intempestive d'un portable bruyant.

Le prochain GSM qui sonne sera synonyme de tournée générale... le coupable se tire.

Rannok, c'est Theis Juul Langlands: piano et Michael Graubæk: violin, présentation succincte: Energetic polkas and atmospheric ballads handpicked mainly from the Danish repertoire as well as own compositions.

On leur connaît deux CD's.

Theis nous prévient: en voiture,  fasten your seat belts, on file sur la ' E20', du jazzy polka folk poussant jusqu'à du 130 km/h.

Après avoir quitté l'autoroute, le duo fripon, mais pas fripé, nous plonge en plein milieu du 18è siècle avec la valse vivace '  Klink vals'.

On nous a invités au festival de jazz de Copenhague, il fallait un titre plus Blue Note, on a composé, en vitesse, 'Hamborger af Ole Kjær'.

A l'autopsie on penche plus pour Strauss que pour Duke Ellington.

Le duo ne manque ni de finesse, ni de virtuosité et encore moins d'humour, Gooik sourit et applaudit.

Un petit tour sur une île vibrant aux sonorités d'un folk traditionnel, '  Ude På Vejen Der', puis deux titres titres en provenance d'Ecosse, 'The Skinny Scottish' dédié au mécène qui nous a refilé 350 livres pour enregistrer un album et un traditionnel du pays du pure malt aux allures ragtime.

Nouveau bain dans le passé avec 'Fem får og fire geder' au fond exotique chinois, puis  vient le titletrack du dernier enfant, "Gammelt, nyt, lånt og blåt", a romantic wedding tune.

Avant de nous rappeler au bon souvenir de mère-grand, chez laquelle nous attend un gâteau et une tasse de thé, la  'Farmors vals' est délicieusement désuète.

On ne peut oublier une spécialité danoise, la Hopsa, voici ' Hopsa with minor', lâchez la bride, volle gaz, à tous les étages, Madame Duhaut.

Applaudissements nourris et un lament en rappel pour se quitter sur une note calme!

Trois gouttes de pluie nous accueillent au sortir de l'étable.

Impasse sur le Trio Dhoore, déjà vu!

 

16:55', une queue se traîne sur 60 mètres, pas sûr qu'il y aura de la place pour tout le monde pour le concert du  Lidija Dokuzović Trio.

Depuis quinze  Lidija Dokuzović est une figure de proue de la scène musicale croate, un passage au Womad UK l'a fait connaître plus largement dans l'univers folk.

Elle  fait partie des groupes Afion et  Zykopops, mais c'est avec son trio qu'elle se présente dans le Pajottenland.

Allan Skrobe ( guitar, mandola, bouzouki...) et  Tina Quartey ( clay pot, chimes, caxixi, triangle et autres percussions) accompagnent la chanteuse pour un premier titre profond et ardent.

Ensuite, en anglais, l'ethnologue nous demande d'accueillir une invitée, Indrė Jurgelevičiūtė, chanteuse et joueuse de kanklès, un instrument, originaire de Lituanie, proche du zither.

A quatre, ils choisissent d'interpréter une mélodie du Nord de la Croatie narrant l'histoire d'une fille chantant dans les bois et dont deux gars tombent amoureux de sa voix, Indrė et Lidija se partagent les parties vocales.

Le lament qui suit prend des allures de lullaby et pourtant le thème est grave, la mort d'un bébé.

' La Piova ' vient d'Istrie où le dialecte est proche de l'Italien.

Beau à pleurer!

D'autres larmes vont couler avec l'histoire du jeune homme partant à la guerre, il prend congé de sa famille, sa jeune soeur prévoit un destin funeste.

Le traditionnel suivant est à nouveau issu d'Istrie, ' Mama, mama, piero me toka' , le ton en est tout à fait différent et évoque les amourettes juvéniles.

Présentation du groupe, explication, j'ai rencontré Indré qui vit à Anvers lors du projet ' Women's voices', puis direction la Lituanie pour une romance introduite au kanklès.

Après une seconde ballade sentimentale , délicate et  gracieuse  tu quittes De Cam, il est 17:50, pas question de manquer l'un des derniers concerts de Coope, Boyes and Simpson, prévu à 18h.

 

The name Coope Boyes and Simpson represents the finest acapella harmonies in the English folk world as well as some of the finest social commentary in song, dixit f r u k!

Né en 1993, le trio composé par  Barry Coope , Jim Boyes, et Lester Simpson , a enregistré un dernier album, ' Coda', et termine une tournée d'adieu qui passe par Gooik.

Le menu du jour, de nombreux extraits de 'Coda' et un peu moins de oorlogsliedjes , comme sur ' In Flanders Fields'.

Les vétérans ouvrent avec " The Avenging Angel", auquel succède une petite pique pour tous ceux qui ont voté pour le Brexit.

Puis vient un second titre illustrant leur engagement social  'Bound by the Fishing', décrivant le labeur harassant des ouvrières nettoyant les harengs pour l'industrie du poisson.

'Frida Kahlo’s Visit to the Taybridge Bar a été composé par un barde de Dundee, Michael Marra, un fervent amateur de l'artiste peintre mexicaine.

Barry, Jim et Lester ( bien, le futal rose) habillent leur chant de discrets fingersnaps. 

La suivante est consacrée à Valentine Fleming ( père de 007 Ian) , un héros de la première guerre mondiale, tué en France en 1917, on a rarement chanté les louanges d'un fils de banquier,Valentine les méritait.

On demeure dans le même thème avec un titre qu'ils ont naguère chanté à Passendaele, '  Standing in Line', des images de tranchées, de cimetières militaires, de désolation te traversent l'esprit, le morceau  fait partie d'une suite ayant démarré par  'Little man you've had a busy day'.

Faut pas leur servir l'eau dans une bouteille en plastique, ils le chantent dans 'PET song' , il y a peu on chantait dans les Lake Districts où l'H2O ne manque pas, on nous a refilé des  bouteilles plastifiées, made in Ankara, un comble.

Ils en profitent pour louer l'admirable politique environnementale du festival.

A request ( un organisateur), une formidable version de 'Keep your distance' de Richard Thompson.

Have you seen, my pink trousers?

Dur d'ignorer ton froc, Lester!

So real men can wear pink, personne n'en doutait!

Le plus ancien 'Unison in harmony' fait l'unanimité et ' ' Children of Palestine' a été composé à la suite d'une exposition, vue à Ypres.

' The man that I am' est de la plume du singer-songwriter  Boo Hewerdine et traite de child migration.

Le set touche à sa fin, le chant d'espoir et de tolérance 'Because All Men Are Brothers', déjà au répertoire de Johann Sebastian Bach et chanté en choeur par l'assemblée entière,  clôture une prestation mémorable.

Ils ont mérité leur pack de Duvel et l'ovation du public, debout!

Le bis, 'Only remembered', lui aussi sera repris par la chorale  locale qui se rue vers le bar après tous ces efforts vocaux.

 

 

Top of the bill: Molsky's Mountain Drifters

Emmené par Bruce Molsky ( born in 1955) , le grand spécialiste d' old-time music originaire des Appalaches, le trio poursuit dans la voie ouverte par le violoniste depuis les années 70.

Depuis peu,  l'ancêtre s'est entouré de la charmante  Allison de Groot of “The Goodbye Girls” and “Oh My Darling”au clawhammer banjo et de Stash Wyslouch, un spécialiste du bluegrass ,à la guitare et au chant, ils tournent  sous l'étiquette Molsky's Mountain Drifters  et ont déjà sorti une plaque.

L'instrumental  traditionnel ' Indians over the hill' inaugure le set qui va déménager pendant plus d'une heure.

'Rosa Lee McFall' avait été enregistré en 1964 par The Black Mountain Boys, ton voisin Adolf les a vus à Palo Alto avant le début de la guerre du Vietnam, enfin, c'est ce qu'il affirme!

Adolf bat des sabots sur 'Polecat blues', Firmin ne quitte pas Allison des yeux, sa conjugale, Emma, admire le jeu de guitare de Stash qui ne ressemble pas à Dali.

'  Between The Wars' pour les fans de Billy Bragg, est suivi par 'The Old Jawbone', puis par un duo fiddle/banjo comme à l'ancienne, 'Whoa Mule', pas un âne ce violon, quant à Allison, faudrait qu'on la présente à Elvis Costello le jour où Diana Krall fait ses paquets!

Les grains suivants du chapelet ont pour nom, ' Fort Smith', a city in Arkansas, 'Spring of 65'/ ' Closing the gap'.

On subodore un cours de néerlandais accéléré donné par fotoman Luk, car Stash envoie soudain...we zijn zo blij hier te zijn ... dans un accent meilleur que celui d'un ex-premier ministre aux cheveux teints et au papillon rouge, ils attaquent 'The flowers of Edinburgh' un chant écossais ayant traversé les océans.

' Dreary black hills' est chanté a capella par les boys qui eux aussi vantent le festival, real dishes, real forks, real glasses and real beer...

' Ain't gonna work tomorrow' n'a pas plu aux contrôleurs, et ' Across the plains of Illinois' décrit une histoire d'amour où le prétendant se comporte stupidement.

' Brown hair gal' vient du Texas puis Bruce s'en tape une, pas de madame, seul,  la ballade 'Piney mountains'.

Après  ' KC Moan', a railroad song, ils proposent a drinking song avant de prendre congé, ' Let me fall'.

Le cérémonial Duvel est suivi par l'obligatoire bis, vite fait, bien fait!

 

 

Une dernière Vedett et bye bye Gooik, pas de bal avec Sur La Bouche pour toi, t'avais oublié tes dancing shoes!

 

 

 

 

 

 

 




 

 


 

 

 


 

Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
Gooikoorts Folkfestival 2017 - dag 2 - Festivalweide - Gooik - 8 juillet 2017
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 16:56
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.

Gent Jazz Festival  2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.

 

MAIN STAGE
22u30: Grace Jones
20u30: GoGo Penguin
18u30: Miles Mosley
16u30: Kadhja Bonet

 

 

Depuis 2008, le  Blue Note Festival a changé de dénomination pour devenir le Gent Jazz Festival.

Comme chaque année l'affiche est prestigieuse, du 6 au 15 juillet 2017, Grace Jones, Norah Jones, Herbie Hancock , Kamasi Washington, Peter Doherty, Archive,  et bien d'autres encore viendront divertir amateurs de jazz ou de rock sur le splendide site du Bijloke.


Tu quittes Bruxelles, à l'heure de la sieste,  en plein orage, pour arriver bien à l'heure dans la cité qui a vu naître Théo van Rysselberghe et Léon De Smet dont tu peux admirer quelques  chefs-d'oeuvre au Museum voor Schone Kunsten.

Six € dans l'horodateur et t'as la paix jusqu'à demain, 350 mètres à parcourir, 10 minutes à patienter et les portes s'ouvrent.

Pour boire, manger, te procurer des CD's , n'arrive pas avec ton billet de 500€, tu reçois une carte à recharger, moyennant finance, qui te permet de t'abreuver et te sustenter, ce nouveau système de paiement n'a pas fait l'unanimité.

Pascale?

 Het kaarten systeem om drankjes te kopen was ronduit slecht.

Peut-être, mais les bénévoles étaient souriants!

 

16:30',  peu de monde face au podium où va se produire Kadhja Bonet! 

Il s'agit de ta troisième rencontre avec la discrète Californienne, le Bota en 2015, l'AB en février dernier.

Scéniquement, peu de grands changements, sobriété, pudeur, modestie restent son apanage.

Pas de  Itai Shapira, cet après-midi, Kadhja est accompagnée par le seul David Hofmann aux drums.

Question setlist, elle se base toujours sur l'album 'The Visitor'.

Le velouté, romantique et intimiste   ' Fairweather friend', alors que son papelard indique ' Francisco' composé par Milton  Nascimento, ouvre le  set .

'Tears for Lamont' et ses accords smooth jazz  précède le single imparable 'Honeycomb', imagine un papillon insouciant, butinant de fleur en fleur,  pour te faire une idée de la biosphère dans laquelle ces douces mélodies te transportent.

Un monde sans agressivité, sans trivialité, le jardin d'Eden, quoi!

' Nobody other' est interprété solo, comme lors des concerts précédents c'est à Minnie Riperton que tu penses!

David reprend du service sur ' I wanna be a free girl' de Dusty Springfield, suivi par  'Miss you' et ' This Love' deux titres évoquant Michel Legrand, à qui tu pensais déjà fin février.

Le programme inclut ' The visitor', une nouveauté, 'Delphine', titre avant lequel Kadhja daigne nous adresser la parole, une autre reprise soyeuse ' ' Remember the rain' ( The 21st Century), puis  the most covered song in the world ' Yesterday', pas indispensable cette version interprétée en solitaire, et, enfin, plus intéressant 'One Of A Kind Love Affair' des Spinners voyant David passer derrière un piano électrique.

Un début de festival sous le signe de la douceur.

 

Pour ne pas perdre nos places privilégiées, on abandonne l'idée d'assister à la performance de Compro Oro sur la garden stage, on attend le set de Miles Mosley, un des dix plus grands contrebassistes actuels, selon le présentateur de service.

Si la discographie solo de celui dont les parents ont choisi le prénom Miles pour honorer le plus grand trompettiste de jazz au monde, n'est pas pléthorique, son dernier CD, 'Uprising', explique la présente tournée, ses collaborations, illustres, ( Kamasi Washington, Kendrick Lamar, India Arie, le regretté Chris Cornell,  Lauryn Hill...)  en font un chef de file de la jeune génération de la West Coast.

Miles est d'ailleurs  membre fondateur du collectif  The West Coast Get Down!

A Gand, il est accompagné par des amis d'enfance, tous talentueux: Cameron Graves, pas le  look du pianiste classique, mais quel doigté, Tony Austin aux drums, Howard Wiley (sax) et  Chris Gray (trompette).

Début en fanfare et en mode  Ali Baba funk avec ' 'Open Sesame', un son de contrebasse énorme, grâce à l'usage d'une pédale wah wah, des acolytes turbulents, ça fait vachement mal!

Après le set doucereux de Miss Bonet, voilà Gand  drôlement secoué!

Cette première salve servant d'intro vire ' Young Lion' , au groove hypnotique et poisseux, la voix est chaude, les rythmes torrides et frénétiques et, quand il sort l'archet pour maltraiter sa contrebasse, t'as les entrailles qui gargouillent.

The next one is featuring Tony on drums, ' Reap a soul' démarre en mode bluesy, soudain le piano part en cascades, Miles nous la chante à la manière de  Sting, sauf que les cuivres te conduisent tout droit dans les quartiers les plus malfamés de LA.

Papa m'a toujours dit you should play more bass on stage, son.... il faut obéir à son Daddy, voici un petit solo pas piqué des hannetons pour amorcer le soul slow ' More than this'.

Soudain le capitaine se débarrasse de ses raybans et le morceau décolle, des voisines se déhanchent et Miles scande there's no money, you can't take it with you when you're gone.... une phrase pas appréciée par Oncle Picsou.

' Shadow of a doubt' is a workingman's love song, puis on poursuit en duo, Tony et moi, deux titres issus de notre projet BFI , 'The Mighty HRP', sonnant très Prince et ' If 6 was 9' de Jimi Hendrix, une influence majeure.( Oui, tu retrouves ce titre incroyable sur la bande son de 'Easy Rider').

Après cette séquence rock, les copains rappliquent pour amorcer' Satania our solar system' une longue plage de jazz fusion  lyrique composée par  Cameron Graves.

Après 'Tuning out' pour lequel l'archet réapparaît, Miles dédie un titre à tous ceux qui ont mis le cap sur Los Angeles dans l'espoir de faire carrière à Hollywood et qui repartiront, sans doute, amèrement déçus,  'Los Angeles won't bring you down'  qui te rappelle Blood, Sweat and Tears.

Le set tire à sa fin, après une anecdote concernant le passage de Grace Jones et de sa Rolls blanche à Glastonbury, le quintet envoie le single 'Abraham' avant de saluer un public euphorique.

Veni, vidi, vici... puis il est parti signer ses CD's!

 

 GoGo Penguin

Un second passage au Gent jazz pour ce trio originaire de Manchester.

Chris Illingworth ( piano), Nick Blacka ( contrebasse) et  Rob Turner (  batterie) débutent en 2012 et ont déjà trois albums dans leur escarcelle, le dernier  “Man Made Object” date de 2016.

Etre signé chez Blue Note Records est un gage de qualité, le concert, admirable, donné à Gand par le trio justifie la confiance du label de jazz le plus illustre.

Le set démarre avec les compositions  All Res’ et ‘Initiate’, si la formule piano, drums, contrebasse laisse entrevoir un jazz de facture classique, l'esprit dégagé par la démarche de  GoGo Penguin se rapproche du rock.

Les interventions du piano rappellent le minimalisme cher à Wim Mertens tandis que la contrebasse et la batterie font preuve d'énergie et de versatilité.

' Break' is an older tune indique le bassiste roux, le seul à disposer d'un micro.

Avec ' Branches Break', entamé au piano, ils reprennent la lecture du dernier album, cette plage filmique accélère avec l'apparition de percussions et de lignes de contrebasse mordantes, le public semble envoûté et se laisse emporter dans les méandres de ce morceau mélodieux.

' Kami' a brand new one, alterne instants reposants et soubresauts impétueux.

L'attention de l'assistance ne faiblit pas, le trio enfile ' Murmuration', One percent' et une seconde nouveauté ' Ocean in drop', au fond electro , tandis que la pluie s'est mise à tomber, ce qui n'a pas échappé à Nick, qui signale qu'ils ont l'habitude à Manchester.

Le piano se fait sautillant sur ' Unspeakable world' et c'est avec l'effervescent ' Garden Dog Barbecue', un morceau relativement concis,  que l'oiseau marin achève le set.

Gand a droit à un double rappel: le belliqueux ' Protest'   suivi par 'Hopopono' un thème qui devrait plaire à Chris Martin.

A noter:  GoGo Penguin performs Koyaanisqatsi à Flagey en octobre!

 

22:20', tout Gand a décidé de se coller frontstage pour assister au show de l'icône de 69 ans, Miss Grace Jones.

Du coup, si Eugène suait, tous les premiers rangs dégoulinent et les parfums qui s'exhalent n'ont rien à voir avec le N°5 de Chanel, promiscuité et la vie en rose ne font pas bon ménage!

Elle se fait attendre, la diva, qui après la publication de ses mémoires (carré blanc), 'Je n’écrirai jamais mes mémoires', devrait sortir un nouvel album, huit ans après 'Hurricane'.

Quinze minutes de retard avant de voir les énormes tentures s'écarter, les fans ne lui en voudront pas, et c'est avec ' Nightclubbing' que commence le show.

Sur scène: deux claviers, drums, guitare, basse ( Malcolm Joseph, sans doute), un percussionniste, Pablo Goude, le fils de madame, ils seront plus tard rejoints par deux choristes.

Grace est perchée sur une estrade, le visage caché par un masque mortuaire, ce n'est qu'après être descendue, majestueusement, les marches l'amenant au même niveau que les musiciens qu'elle dévoilera un coin de son visage et une poitrine généreuse, dénudée et peinturlurée.

Grace Jones est une oeuvre d'art, constatait un critique il y a des années, à près de 70 berges, cela se vérifie encore.

Le spectacle va transpirer le sexe du début à la fin.

Avec  'This is' , un extrait de 'Hurricane' , la sculpturale Jamaïcaine fait monter la température de dix degrés.

I don't speak Flemish, but I know some French, dit-elle après être passée en coulisses pour changer de tenue, une activité qui se répétera souvent.

' Private Life' des Pretenders semble lui coller à la peau, ses trémoussements, suggestifs et sans équivoque, excitent un mâle voisin qui aurait pu être son petit-fils, et quand elle lance ...hey, hey where's my dildo... avant d'attaquer ' My Jamaican guy' , tu es pris d'un fou rire soudain.

Madonna et Jane Fonda ne lui arrivent pas à la cheville.

Nouvelle disparition avant de revenir en pom pom girl Josephine Baker style, sans les bananes, elle est suivie par un pole dancer athlétique, tandis qu'un mec fait voltiger des drapeaux à l'étage, le reggae  ' Shenanigans'  s'achève par la supplique ...I'm going home, I'm too hot, I need some coke... pas en stock au bar, peut-être dans sa limousine!

Grace est psy à ses heures... never fall in love, ou mieux, be in love and fall, c'est plus marrant, puis elle massacre ' La vie en rose' car elle a soif, je veux du vin, apportez-moi du vin, le ballon de rouge est avalé cul sec avant d'aboutir dans la fosse.

L'ensorcelant ' William's blood' précède ' Amazing grace' pendant lequel, en manque d'hommes,  la nympho s'en va enlacer le piquet de pole dancing.

Le groupe achève la prière en mode jazzy, elle se repointe en tenant un second verre de pinard pour lancer ' Love is the drug' emprunté à Roxy Music.

Je vous aime tous, confie-t-elle, tu ne l'as pas crue mais comme tes voisins, tu t'es mis à bouger sur ' Pull up to the bumper'.

Un costaud la charge sur ses épaules, il se tape deux fois l'aller-retour dans la fosse réservée aux photographes ( 25 mètres). Tandis que la reine serre nos mains, des serpentins pleuvent, Gand danse, deux ou trois nanas se retrouvent en soutien, Tarzan redépose Jane sur le podium, il reçoit un chaste bisou sur le crâne, puis, pour la dernière fois, elle rejoint la maquilleuse/habilleuse avant d'entamer le phénoménal ' Slave to the rhythm' pendant lequel son exhibition de dix minutes au hula-hoop aura frisé l'exploit olympique.

 

 

Malgré les cris, il n'y aura pas de rappel mais la masse a repris le chemin de retour, un large sourire aux lèvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
Gent Jazz Festival 2017 - Day one - De Bijloke- Gent- le 6 juillet 2017.
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 13:12
Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017

Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017

Concert - sortie de l'album "Heavy" d'Edua Zadory - Institut Balassi - Bruxelles - 6 juillet 2017

L'Institut Balassi (centre culturel de l'ambassade hongroise) à Bruxelles nous présente la violoniste Edua Zadory.

L'événement est une collaboration entre l'Autriche et la Hongrie qui entretiennent traditionnellement des liens étroits. Nous avons droit à des courts discours des représentants des deux états et un exposé passionné d'Alfredo Ciesielski, un fabricant de violons nous dévoilant quelques secrets de son métier

Un court documentaire nous introduit dans le quotidien de la jeune violoniste Edua Zadory, qui hormis sa musique et son intérêt pour les arts visuels, aime la nature et pratique divers sports.

Edua Amarilla Zadory est née en 1974 à Kecskemet, une ville au sud de la Hongrie. En 1992, elle suit des master classes avec le violoniste Yehudi Menuhin et se retrouve dans des projets d'envergure internationale.

C'est dans une forme resplendissante qu'elle monte sur scène et entame la composition "Lightfire" pour violon solo de Nikolet Burzynska. La prestation scénique reprend toute l'énergie, la puissance de la composition du compositeur polonais.

Après cette interprétation dans laquelle Edua s'est laissée emporter, imprégnée dans l'esprit de l'œuvre, elle ramasse les partitions pour les ranger sur les deux pupitres devant elle.

"Andante", La sonate en A mineur de J.S Bach qui suit, est plus douce, remplie de fragilité sur une ligne mélodique . Les couleurs émotionnelles fascinent le public appréciant silencieusement, étourdi par la beauté de la musique.

Edua, une virtuose en tenue estivale est très décontractée et donne quelques informations avant d'entamer "Fire on Snow" du Norvégien Filip Sande , né en 1970, c'est une composition conçue pour un duo violoniste - danseuse. Edua nous explique que la danse et la musique ont un apport égal dans la représentation. Ce soir, nous devons nous imaginez une danseuse.

Après des morceaux de J.S; Bach et Bence Hartl, elle nous joue "Hermit" écrit par Juan Manuel Abras et inspiré de la peinture " Einsiedler" (l'ermite) de Arnold Böcklin. Je remarque la démarche artistique de Edua a une prédilection pour les ouvres influencées par divers courants artistiques.

A noter qu'Edua alterne entre un ancien violon datant de 1801, fabriqué par Joseph et Antonio Gagliano, et un violon moderne conçu en 1955 par Ferdinand Kugler et actuellement construit par la manufacture Erika Ciesielski, représentée ce soir par Alfredo Ciesielski.

Le concert se termine avec 'In breath of time,", une œuvre commandée auprès de la compositrice autrichienne Johanna Doderer, née en 1969. Les applaudissements nourris ne manquent pas de pleuvoir.

La plupart des morceaux interprétés ce soir se retrouvent sur l'album "Heavy", édité sur le label Genuin, il est sorti le 30 juin 2017. Il est également disponible sur diverses plateformes musicales en ligne.

Un concert d' Edua Zadory, c'est une soirée avec une artiste exceptionnelle qui au travers de son art communique sa musique avec le public. Chaque mouvement de son archet est l'extension de son âme dans un élan transcendant.

Charles Eloy!

Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017
Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017
Violin debut solo album concert “Heavy” of Édua Zádory - Balassi Institute - Brussels- le 6 juillet 2017
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 09:35
Décès: Eddy Groß, Nic Ritter, John Blackwell Jr, Rudy Rotta, Chris Roberts

Eddy “Gorthrim” Groß, deceduto a causa di un tumore ai polmoni, écrivait, il y a un jour, Ladies in Rock.

 L'homme tenait la guitare rythmique au sein de Wolfchant, groupe de pagan metal allemand, né en 2003.

 

Warbringer sur facebook:

A couple days ago we got some tragic news. Our former drummer, Nic Ritter, is dead.

 Nic played approximately 400-450 shows with Warbringer between June 2008 through January 2011.

Nic avait 37 ans!

 

 

Le batteur John Blackwell Jr. s’est éteint le 5 juillet , il avait  43 ans.

 Il est surtout connu pour avoir fait partie de The New Power Generation, le band qui accompagnait Prince sur scène.

John a également tenu les baguettes pour Justin Timberlake ou D'Angelo.

 

Le bluesman  de Villadossola ( Italie), Rudy Rotta, est décédé le 3 juillet à Vérone.

Ce grand nom de la prolifique scène blues italienne était bien connu en Belgique, l'agence Goodtime Booking lui trouvait régulièrement des concerts.

En 2008, le guitariste  était à l'affiche du Duvel Blues.

L'album de 2006  'Winds of Louisiana',  enregistré à la  New Orleans, est considéré comme un must par tous les spécialistes du blues.

 

 

Chris Roberts, bürgerlich: Christian Klusáček ( † 2. Juli 2017 in Berlin), war ein deutscher Sänger und Schauspieler.

Le chanteur de charme était l'époux de l'actrice Claudia Roberts avec laquelle il se produisait sur scène.

Sa discographie, imposante, compte près de 30 albums.

Parmi ses titres les plus fredonnés, on mentionne  'Du kannst nicht immer 17 sein'  ou 'Hab ich dir Heute schon gesagt, daß ich dich liebe'.

 

Décès: Eddy Groß, Nic Ritter, John Blackwell Jr, Rudy Rotta, Chris Roberts
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