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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 12:40
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017

Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017

 

La toute grosse foule Rue de la Déportation, il est vrai que Canned Heat, la légende du boogie, chez Magritte, non d'une pipe, pas question de manquer l'événement!

Myriam, dis-nous, ma fille, combien de fois avez-vous signé le Heat en Belgique?

Quinze, seize fois, fieu, je me rappelle d'un Boogietown à LLN avec les Fabulous Thunderbirds, un autre en 2002 au même endroit, aussi un concert au Ten Weyngaert à Forest avec le regretté Robert Lucas, et des tas d'autres!

 

20:00, tu devras te passer de bière si tu tiens à te retrouver près d'un podium sur lequel grimpent trois valeureux Liégeois: TMT!

Ils auraient pu choisir TNT comme marque de fabrique, tant leur blues rock est explosif, mais bon, t'as Thierry Warnotte à la basse et vocals/ Thierry Heselle à la batterie/ la guitare ne s'appelle pas Nadine mais Marc Minet, qui porte mal son nom, le seul félin auquel il ressemble serait plutôt un tigre!

Avec les potes, tu palabrais à l'aise, lorsque ces affreux soudards, sans prévenir, lâche ' My gal is red hot', on n' a pas vu la nana, on les a crus sur parole.

Bonsoir, braves gens, nous sommes ici pour chauffer la salle, voici 'The cowgirl' , après avoir trait Marguerite et Joséphine, elle se retrouve au saloon du coin et se fait draguer par tous les péquenots qui lui paient à boire.

Le bastringue ferme ses portes, mais il fait encore soif, ' Gimme one more shot', et vite fait.

Ces jeunes gens ont des lettres, ils s'attaquent au 'Mad man blues' du bon Dr. Feelgood pour lequel un des T's, celui qui tient une basse, a sorti un harmonica de sa jaquette.

Pas d'arrêt à la gare, ils ont embrayé sur 'Who do you love' décoré d'une slide crapuleuse.

Le blues c'est les bonnes femmes qui te quittent, pour changer c'est celle du voisin qui a mis les bouts, 'Next door neighbor blues' de Guy Clark jr..

Accélération sauvage avec ' Definit'ly boogie' et ' Long way to the top, décoré d'un ballet digne de Status Quo.

Faut redescendre du Mont Blanc puis on vous en balance une dernière pour la route, Hound Dog Taylor, ' Wild about you'.

Sauvages, ils étaient!

 

Fred and The Healers.

Il y a un mois, Fred Lani avertit les fidèles: Nous n'avons pas totalement disparu de la circulation ! Nous sommes en concert le 11/03 pour le super annif de jp, un mec avisé d Visé , le 27/03 à Lessines avec TMT et Canned Heat, le 22/04 à Maastricht et le 10 juin à la ferme Lekane !

C'est vrai qu'ils nous avaient manqué, les bougres.

Fred Lani a bien suivi les conseils des Weight Watchers, c'est en solitaire qu'il entame ' Love is a lie' qu'il a gravé sur son premier album de 1997.

Pas de panique, il n'a rien perdu de sa finesse pendant l'hibernation prolongée, Cédric Cornez et Nico Sand le rejoignent, Lessines se tait et retient son souffle.

Ce blues atteint la perfection!

Changement de registre avec le second couplet, le boogie nouveau est arrivé, énervé, ' Thanks for the snack' servi en mode shuffle lui succède.

Cédric n'est pas descendu à l'arrêt, il entame ' How you do this'.

Tout Lessines se regarde et semble dire, ce trio n'a rien perdu de sa fougue, comment a-t-on pu se passer d'eux?

Freddie King, 'Same old blues' , quand t'as entendu ça tu risques de ne plus aimer 'Still loving you' des Scorpions!

Fred avait promis du rock, mais il attaque le classique ' All your love' ( Willie Dixon/Otis Rush) que tu avais découvert il y a des lustres grâce aux John Mayall's Bluesbreakers.

La classe à l'état pur, dames en heren!

Lessines se voit offrir un autre classique, 'Messin' with the kid' avant que le trio n'envoie le légendaire ' Lovers Boogie'.

Attention à vérifier la suspension de la carriole, ça va cabrioler, mémé!

Je compte jusqu'à un et tu sautes, vu, plus haut, Arnaud, bordel!

On recommence en de Vlamingen springen ook, godv..

Résultat, 89 % de kangourous, il a failli engueuler un mec dans sa chaise roulante car il a refusé de bondir.

Vive les sauterelles!

Du très grand Fred and the Healers!

 

22:00 - Canned Heat - Le public s'impatiente, avec un léger retard les vétérans se montrent.

Grosse clameur dès l'apparition de Larry "The Mole" Taylor, Adolfo "Fito" de la Parra, membres du Heat depuis 1967, de John Paulus, le gars de Bethlehem ( ex John Mayall) remplaçant Harvey Mandel et de Dale Spalding ( guitare, harmonica, lead vocals) qui a rejoint le blues/boogie band en 2008.

En débutant par leur tube immense 'On the road again' , magnifiquement chanté par John Paulus, les légendes ont frappé très fort dès le premier grain du chapelet.

Fito, caché derrière les cymbales: this is 'Time was' from the 'Hallelujah' album, c'était Alan Wilson qui chantait, ce soir Dale se débrouille pas mal, merci!

Avec 'Sugar bee' le Heat nous promène en Louisiane, puis ces ancêtres proposent un ragtime ' Shake it don't break it' , si tu pensais entendre du Scott Joplin tu en étais pour tes frais.

Avec ses raybans, Fito ne parvient pas à déchiffrer la setlist, il est obligé de se lever et de coller la feuille contre son nez pour annoncer les titres, John reçoit la basse, Larry a saisi une guitare, rock'n'roll time in Lessines with ' Have a good time' ( 'Amphetamine Annie' a été oublié, pas de bol), auquel ils collent l'instrumental jazzy 'Nighthawk'.

Le faucon a regagné son repaire, Fito questionne: qui a connu Woodstock?

Si on excepte les petits-enfants ayant accompagné Papy chez Magritte, tout le monde!

C'est donc une explosion de joie qui accueille ' Going up the country'.

' Same all over' était chanté par Bob Hite, the Bear, à l'époque, ce titre immortel n'a rien perdu de sa vigueur, puis vient 'Future blues' très back to the past, avec ses sonorités vintage rock.

Une chose est sûre, les rescapés ont toujours la pêche et sont capables d'enflammer toute une salle.

This one is for those who dig the blues, annonce l'ineffable batteur qui attaque 'Cryin' won't help you', un slow blues au répertoire de BB King ou de Charlie Musselwhite.

Superbe!

Ils embrayent sur le turbulent 'Rollin and tumbling' avant d'envoyer un message d'amour universel datant de quand we used to wear flowers in our hair, ' Peace and love', Myriam a versé une larme, le Canned Heat a envoyé ta préférée ' Let's work together'.

Quand Bryan Ferry a enregistré "Let's Stick Together" les droits sont partis chez les descendants de Wilbert Harrison.

Le voyage arrive à son terme, c'est l'heure de lancer le cheval de bataille laissant libre cours à l'improvisation et aux soli étincelants, avec une plume d'aigle pour celui de Larry Taylor, ' Boogie all night'.

Le dernier a tâté de l'exercice solitaire est le brave Fito avant la conclusion en groupe.

Salut et révérences and don't forget to boogie ...

Walter De Paduwa n'était pas dans la salle!

 

Lessines bout, la chaleur va faire exploser la boîte, Canned Heat doit en remettre une couche sinon le gymnase est réduit en poussière, ce sera un ' Shake 'n' Boogie' d'anthologie!

 

Oui Ludo?

Super optreden mais, godv., en sautant j'ai perdu mon GSM.

Le lendemain, la technicienne de surface a retrouvé cinq Samsung Galaxy, quatre Sony Xperia, deux Nokia et un Durex usagé!

 

photos- Philip Verhaege ( Liveactsbelgium)

 

 

 

 

 

 

Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
Canned Heat - Fred and The Healers - TMT au Centre Culturel René Magritte à Lessines, le 27 mars 2017
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 03:47
Earthlings? - MTC Cologne- Köln - März 27 2017

Earthlings? - MTC Cologne-  Köln - März 27 2017

 

Earthlings ? - MTC, Cologne (GER) – 2017.03.27

 

Setlist :

01.Intro.

02.Tripout.

03.Lifeboat.

04.Nothing.

05.Saving up.

06.Big Hairy Spider.

07.Moons.

08.Lonely Money.

09.Electrostatic.

10.Mars On Fire.

11. Disconnected.

12.Punk As Fuck.

13.Conversing.

14.Deaded Love Lies.

15.Standby Exciter.

16.Cavalry.

17.Gentle Race.

18.Johnny B.Goode.

19.Reaper.

Line Up :

Dave Catching : Guitars, loops, etc...

Pete Stahl : vocals, guitar, theremin, etc..

 

C'est au début des années '90 que des copains se rencontrent en Californie du Sud et décident de faire de la musique ensemble. Parmi ceux-ci, Pete Stahl, Dave Catching, Josh Homme ou encore Dave Grohl pour ne citer que ceux-là. Des gens qui ont fait partie ou font encore partie de Earthlings, The Desert Sessions, Nirvana, Eagles Of Death Metal, Queens Of The Stone Age, Them Crooked Vultures, Foo Fighters… rien que ça ! Pour rappel, Dave est le musicien qui reste seul en scène lors des attentats du Bataclan à Paris le 13.11.2015. Il me confie « tu sais je ne m'étais pas rendu compte de ce qui se passait, je jouais et quand j'ai entendu les détonations, j'ai cru qu'il s'agissait d'un mec qui venait d'allumer des pétards dans la salle. » Je lui ai ensuite demandé comment il vivait ces évènements tragiques depuis , « j'ai continué à jouer et à voir des potes pour ne pas penser qu'à ça. Il faut continuer à aller de l'avant » me répond-t-il.

Ce soir c'est la formation Earthlings qui nous rend visite à Cologne pour une mini tournée européenne de quelques dates. Vers 19.30 Jeff et moi sommes en compagnie de Dave et de Pete pour une interview Pete ne nous est pas inconnu car nous le côtoyons généralement en tant que tour manager des Rival Sons. Mais ce soir c'est en tant que musicien que nous allons le découvrir.

Ils ne sont que deux sur scène et « c'est un véritable challenge » me confie Pete car d'habitude, nous sommes six. Pour cette tournée, nous aurions dû jouer en trio mais Adam Maples, le batteur qui aurait dû nous accompagner n'a pas pu venir, alors plutôt que d'annuler, Dave et moi, on a décidé de faire tout à deux !

Ce n'est pas la grosse foule au MTC, un petit club de Cologne, mais tous ceux qui sont présents sont des fans, ou des curieux.

La scène est trustée par un appareillage immense fait de claviers, de samplers, de loops, un théramin, un talk-box, des guitares dont une superbe Gibson Les Paul Custom noire. Pendant environ 1h12, le duo va nous surprendre par ses interprétations parfois très psyché, parfois plus hard de son catalogue qui comporte officiellement quatre albums répartis entre 1998 et 2013. On qualifie leur musique de Indie ou d'Alternative. Moi j'appelle çà du Earthlings, tout simplement.

On passe d'une ambiance à l'autre sans transition et nous avons même droit à « Johnny B.Goode » hommage à Chuck Berry mais façon Earthlings. En rappel, le très heavy « Reaper (Don't Fear That Child) ». Un bon concert dans l'ensemble, à revoir en formation complète ce qui permettra plus de mouvements à l'ensemble.

Thanks Peter and Dave, see you soon.

Mitch « ZoSo » Duterck

Earthlings? - MTC Cologne- Köln - März 27 2017
Earthlings? - MTC Cologne- Köln - März 27 2017
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 08:42
Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017

Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017

 

Durant le week-end des 25 et 26 mars 2017, nous passons à l'heure d'été...

Personne ne semblait l'avoir oublié, comme prévu le Club était plein à craquer pour la venue de Rhiannon Giddens, une des figures de proue de Carolina Chocolate Drops!

 

20:00, Jordan Mackampa!

Un chapeau, une acoustique, Jordan, né à Kinshasa, résidant à Coventry après un passage à Londres , est catalogué singer-songwriter.

Hallo, Brussels, my name is Jordan Mackampa, this song is called 'Saint'.

Le morceau est extrait de son upcoming EP 'Tales From The Broken' qu'il vendra à la pause.

Une soulful voice, une certaine nonchalance que les blancs attribuent aux gens de couleur, 'Saint' séduit...I'm not a saint, I'm not a sinner...

Il a mis l'AB en poche dès le premier titre.

La ballade 'What could have been' se révèle tout aussi duvetée , 'Midnight' is a slower song about falling in love, précise le bonhomme, la précédente n'était déjà pas en mode TGV.

Le mec doit avoir de la famille à Namur, il exécute tout à l'aise, un blanc s'installe entre chaque titre.

' Same faces' s'entend sur un EP précédent, son jeu de guitare s'agite légèrement, le ton est décidé, sa voix évoque celle de Bai Kamara jr.

C'est avec un titre ne manquant pas de sel ( 'Salt) que Jordan prend congé de nous.

T'as bien aimé la réplique .. I count the grains of salt for all the lies I told, vu que tu te tapes trois fois son âge, tu estimes que tu rempliras trois paquets d'un kilo.

Thank you, Brussels!

 

 

Rhiannon Giddens

Cette superbe madame vient de sortir un second full CD, 'Freedom Highway', après les péripéties Carolina Chocolate Box, Gaelwynd, The Gidden Sisters ou The Basement Tapes.

Les douze plages de cet album constituent l'essence de la playlist d'une soirée, que plusieurs habitués de l'Ancienne Belgique ont qualifiée d'exceptionnelle, she's amazing, a été entendu à maintes reprises. Il n'est guère étonnant d'apprendre que Miss Giddens collectionne les Grammy Awards!

Rhiannon chante, danse, sourit, joue du banjo, du violon, secoue un tambourin et raconte des histoires, elle est accompagnée par le fantastique Dirk Powell, qui a co-produit l'album et manie guitares, accordéon, claviers , fiddle, quand tu lis que ce monsieur élégant a accompagné Emmylou Harris, Eric Clapton, Levon Helm, Joan Baez, Kris Kristofferson et d'autres pointures, tu te dis, comme tous tes voisins, que tu as bien de la chance de le croiser dans une salle de capacité restreinte/ au banjo, bones, guitares, mandoline, un autre crack, Hubby Jenkins de Carolina Chocolate Drops/ aux drums, Jamie Dick et enfin à la upright bass, Jason Sypher!

Le gospel ' Spanish Mary' ( lyrics Bob Dylan) ouvre les débats, deux banjos, une guitare, la contrebasse et la batterie, c'est parti pour un bain roots capable de guérir tous les maux.

Le groovy 'The love we almost had' nous projette du côté de la Nouvelle-Orléans tandis que 'As the purchaser's option' ( en duo guitare/banjo) traite d'un sujet qui lui tient à coeur: l'horreur de l'esclavage, sa voix poignante incarne l'esclave dont le maître peut à chaque instant saisir le bébé ( dont il est peut-être le père) pour le vendre.

L'instrumental 'Following the North Star' , drums, banjo and bones rappelle l'époque de Carolina Chocolate Drops, il est suivi par le folk ' We could fly' basé sur une légende noire.

Toute la troupe est revenue pour interpréter le lament 'Waterboy' entamé a capella.

Il y a longtemps qu'une voix pareille n'est plus venue chatouiller tes tripes, cette nana maîtrise ses cordes vocales à la perfection, elle est capable de faire trembler les monts Appalaches pour ensuite te susurrer une mélodie enfantine qui te fendra le coeur.

Un tonnerre d'applaudissements ponctue ' Waterboy' , elle décide de changer de course.

En route vers le sud de la Louisiane pour une suite créole, ' Dimanche après-midi' est suivi par un two-step et un troisième mouvement enjoué, chanté par Dirk.

La contrebasse enchaîne sur le gospel piquant ' Children go where I send thee' pour lequel Rhiannon est rejointe au chant par Hubby Jenkins.

Nouveau changement de direction avec le slow collant 'She's got you' ( made famous by Patsy Cline) , her voice left us blown away!

Quel con, le mec qui l'a plaqué!

Next, we'll play some fiddle tunes , direction le Québec pour une gigue bouillonnante suivi par le jovial chant cajun ' Hey Bébé'.

Désolé pour le tuning, mais mon banjo de 1958 demande toute mon attention.

Elle entame une nouvelle chanson basée sur a slave story, ' Julie' , Rhiannon a basé le texte sur les mémoires d'une esclave et en a fait un dialogue entre la mistress et la servante, l'histoire se situe pendant la Civil War .

Une nouvelle claque magistrale attend le Club avec la reprise de ' Birmingham Sunday' , chanté jadis par Joan Baez et retraçant le triste sort réservé à quatre fillettes assistant à l'office dans l'église qui a été bombardée par le Ku Klux Klan, c'était en 1963.

Le show prend fin avec 'Freedom Highway' qui a donné son titre au dernier album, ce morceau des Staple Singers prend des couleurs rhythm and blues, à tes côtés tout le monde se déhanche.

Ce concert inoubliable sera ponctué par un bis vif argent, 'Lonesome road'/ ' Up above my head' qui rend hommage à Sister Rosetta Tharpe.

 

 

Hamburg is not sold-out, si ça vous dit..

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017
Rhiannon Giddens - Jordan Mackampa - Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles - le 26 mars 2017
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:49
F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017

F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017

 

F.L.O.Y.D – DE Moelie, Linkebeek (BEL) – 2017.03.25

Setlist :
01.Speak To Me / Breathe.
02.Time.
03.Learning To Fly.
04.Dogs Of War.
05.What Do You Want From Me.
06.High Hopes.
07.Shine On You Crazy Diamond.
08.Wish You Were Here.
09.One Of These Days.
10.On The Turning Away.

01.In The Flesh ?
02.Happiest Days Of Our Lives.
03.Another Brick In The Wall (Part II).
04.Goodbye Blue Sky.
05.Echoes.
06.The Great Gig In The Sky.
07.Money.
08.Us And Them.
09.Brain Damage / Eclipse.
10.Comfortably Numb.
11.Run Like Hell.

Line Up :
Pierre CHAMBIN : Drums - Vocals
Thomas DELABLANCHERIE : Guitars
Christophe GILLES : Saxophone
Ricardo LEMOS : Keyboards - Vocals
Michaël PATERNOSTER : Bass
Diogo PEREIRA : Guitars - Vocals
Gaël VANDENBROECK : Keyboards
Natacha WUYTS : Vocals
Maguy TYSON : Vocals

Qu'est ce qui pourrait bien nous faire quitter notre cher Condroz un samedi soir sur la terre ? Il faut que ce soit quelque chose de sérieux, du solide quoi. Eh bien c'est tout simplement F.L.O.Y.D le cover de qui vous devinez qui se produit en concert à Linkebeek. Après leur fameuse prestation au Centre Culturel d'Uccle le 2 décembre dernier, on s'était promis de les revoir, ne fut-ce que avoir la confirmation que nous n'avions pas rêvé et que cette magie qui avait opéré il y a près de trois mois était toujours présente. Réponse ? Attends un peu tout de même, lis jusqu'à la fin et tu sauras.
17h30 nous quittons Ciney, Pierre, Dominique et moi, l'occasion de tester le nouveau SUV Nissan de mon pote. Ca va bien, ce machin là ! Mais on n'est pas là pour discuter ferraille, d'accord. Arrivée à Bruxelles sans encombres mais alors à partir de l'hippodrome de Boitsfort, je ne raconte pas la galère. Quoi ? Tu veux ?Allez, puisque tu insistes. On dirait que tous les scouts de Belgique se sont donnés rendez-vous
dans les bois, ça grouille comme une nuée d'écolos un soir de meeting du parti, saufs qu'ici les louveteaux, guides et autres éclaireurs ou pionniers ne sont pas tous verts. C'est un peu comme si toutes ces jeunes victimes consentantes, fleuron para-militaire ou para-militant de notre droite catholique se rendaient à une distribution gratuite de Mars, Twix et autres Bounty par le curé de Kikenpois après une session de confessions privées. Et en même temps, pour faire bonne mesure, une course cycliste s'étale telle un long ruban pour une œuvre de bienfaisance et bloque la circulation Drève de Lorraine. Voilà le décor, même un bébé en trotteur va plus vite que nous. Malgré tout, à force d'humour et de patience, nous pénétrons à Linkebeek, commune à facilités, où des indications très précises nous guident vers un parking dévolu aux véhicules du public qui est mis à disposition à l'arrière du très bel en droit qu'est « De Moelie ». Nous sommes accueillis par Nico, le manager ainsi que par Diogo Pereira, oui le singer / leader du F.L.O.Y.D et Gaël, un des deux claviéristes.
Le temps de prendre ses tickets boissons à prix très démocratiques, nous nous positionnons frontstage et après quelques minutes de patience le concert démarre. D'emblée c'est tout bon, trois titres du best seller qu'est « Dark Side Of The Moon » suivis de deux hits de « Momentary Lapse of Reason » l'ambiance est déjà chaude et puis c'est l'incident technique, un problème d'alimentation avec le pédalier de Diogo, quelques soucis avec des retours qui ne fonctionnent pas bien, des claquements dans les hauts-parleurs de façade, tout ce qu'il faut pour déconcentrer n'importe quel musicien. Ca repart avec un « What Do You Want From Me » du tonnerre suivi du majestueux « High Hopes ». les musiciens ont bien du mérite à jouer dans des conditions qui ne sont pas toujours optimales et qui génèrent une légère perte de tempo dans « Shine On You Crazy Diamond » mais c'est le genre de détail que seuls les musiciens perçoivent. « On The Turning Away » clôt ce premier set de bonne facture compte tenu des problèmes techniques décrits ci-dessus. Un coca plus tard et les revoilà pour le second set.
Les soucis envolés c'est un F.L.O.Y.D qui tourne à 110 % qui nous envoie la sauce avec quelques titres du monumental album « The Wall ». Moment d'anthologie avec « Echoes ». Mais ce n'est rien encore à côté de la performance vocale de Natacha et Maguy qu'est « The Great Gig In The Sky » qui reçoit un véritable tonnerre d'acclamations de la part du public. C'est bluffant ! Si David Gilmour a besoin de choristes un jour, il peut faire appel à ce duo de charme, c'était sublime. On termine en apothéose avec les deux blockbusters de « The Wall » et on se quitte heureux et comblés par la superbe performance du band formé par Diego et Pierre
On peut déjà vous annoncer que , le moment venu, il serait bon d'acheter des préventes pour « Echoes Of The Sun » qui se déroulera à Beauraing le 7 octobre prochain car F.L.O.Y.D sera présent et vous ?

Mitch « ZoSo » Duterck

F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017
F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017
F•L•O•Y•D - Pink Floyd tribute band - CC de Moelie - Linkebeek- le 25 mars 2017
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 11:58
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017

L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017

 

C'est l'Union, c'est l'Union,

C'est l'Union qui sourit,

C'est l'Union, c'est l'Union Saint-Gilloise,

L'astre des sports grandit,

Dans une aube vermeille,

C'est l'Union qui sourit,

C'est l'Union l'éternelle merveille,

Chacun l'envie, et dit :

L'Union s'éveille.

Watte leeke!

En ce beau dimanche, pas de roses blanches, le stade de l'Union Saint-Gilloise accueille un événement festif: L'Union fait la Zwanze!

Au menu:

Plein soleil, de la bouffe, des bières artisanales, un tournoi de mijole, des dee jays, des écharpes jaune et bleu et des live bands.

Une affaire t'emmerde: pas d'affiches, pas d'horaire, pas de programme, tu ne sais pas qui joue, ni quand!

Tu débarques vers 13:30' , un collectif hip hop s'époumone dans la langue de Gaston Geens, l'homme qui devrait chaque année remporter le prix citron tellement il rit jaune, et amuse un public déjà conséquent.

Bien, après avoir chanté, tu les rencontres près du bar et demandes, vous zavez un nom?

We zijn De Rand.

Toi aussi, tu vis dans le rand.

C'est notre nom, patate, on vient de Halle, notre formation regroupe Kanaal 3 et De Brigade.

Kanaal 3 is een rapbende formée par MF, Oscar en Mullier.

Les autres autres sont Cuberdon, Lixe et le chef des pompiers qui a oublié son nom depuis le carnaval de Halle ( drie dagen zonder water).

Le hip hop et la Flandre se sont déclarés leur flamme en 1992, lorsqu'un certain Will Tura, influencé peut-être par Chagrin d'Amour, cartonne avec 'Moa ven toh'.

Depuis Flip Kowlier, Tourist LeMC, Coely, Safi en Spreech, Batteraaf, Brihang et des dizaines d'autres cassent la baraque.

De Rand est déjà un must dans le Pajottenland, les Unionistes se sont amusés à l'écoute de leur rap pittoresque.

Chez Concert Monkey on a apprécié la ligne...wij zijn apen..., leur YouTube hit 'Piloot', passé à la râpe à parmesan, a plu à Madame Van Beneden, 1mètre 50 avec ses hauts-talons, puis tout à coup,, wat gebeurt er, de plomb is af, Gaston t'as pété le son?

Jef, qui avait failli étrangler un étourdi se promenant avec une écharpe du RWDM, questionne: c'est fini, menneke?

Nee, alles is kapot.

't es wel embetant zonder muziek.

10' plus tard, bonnes nouvelles, Doel s'est remis à fonctionner et De Rand a repris son discours...ik ben hier geboren en getogen...

Distrayante entrée en matière!

 

Au suivant: Flying Platane Soundsystem!

Un barbu, deux platines, 3589 45 tours de Skank'n'Roll!

Pendant près de deux heures, c'est long, le barbouze a abreuvé la pelouse aux couleurs de la Jamaïque ou des Caraïbes ( du ska, du reggae, du rocksteady, du mambo, du calypso, du mento, du dub...), il avait des galettes surf, vintage rock, garage crapuleux et même des cornichons...c'était sympa pour déguster une Cantillon, mais comme le truc s'allongeait, t'en as avalé six, ça t'a rendu espiègle, tu lui as demandé un Mireille Mathieu!

 

16:00 le platane décolle et cède la place à Purpleized!

Sept bûcherons s'habillant chez le même tailleur, spécialisé en double vitrage.

Tich : Guitare/voix - Max : Batterie/voix - Quent : Basse - Mart : Clavier - Phil : Trompette - Lio : Saxophone - Briac : Percussions dit le facebook, on suppose que Briac devait accompagner madame au GB, on a vu un trombone.

Max était à la Côte d'Azur, Lander l'a remplacé.

Tu dis, le genre?

Du ska/reggae et une pointe de jazz ou de rock.

Ils démarrent avec un ska/ funk cérébral pour enchaîner sur 'Bet on me'.

T'as pas osé miser ta paye sur ce canasson, t'as eu tort, il galopait allègrement.

Après ce steeple-chase et une nouvelle course effrénée, la bête est assoiffée et se dirige vers le 'Nearest pub'.

Trompette en guinguette, sorry, en goguette, break jazzy aux claviers.

Chouette!

Ils enchaînent sur une chanson d'amour désuète avec des petits oiseaux et des papillons, 'Once upon a time'.

Pas super original ce mix mais il convient parfaitement à l'ambiance bon enfant régnant au Parc Duden.

'Lio's rap' , 'Friendship' , 'Lazy Funk' ( intro Doobie Brothers) se succèdent, tu revois les Employees et tu penses aux copains d'abord de Tonton Georges.

' Strip Tease', pas de bol la madame a pris sa pension, le bondissant 'Rage', 'Cause I'm the beast' et le lumineux et groovy 'Rap'n'roll' égayent la plaine.

Le set s'achève par 'Kayak' pour ceux qui ont l'intention de ramer sur la Senne suivi par 'Musicohonic' un dernier galop furieux.

L'étalon regagne son box, on attend la fanfare!

 

Pas ce soir chéri!

Pas besoin d'ajouter, j'ai la migraine.

Depuis 15 ans la fanfare, rose, Pas ce soir chéri, exclusivement formée par des dames de 7 à 77 ans, sillonne l'Europe avec ses flûtes, clarinettes, saxophones, tuba, trombone, trompette , sousaphone, percussions, grosse caisse et caisse claire, à la plus grande joie des enfants de 7 à 177 ans.

Purpleized a à peine rangé sa quincaillerie que toutes ces demoiselles déambulent sur le gazon, pas maudit.

Elles ratissent large, Leila, Isabel, Sandrine, Rosana, Léonor, Frédérique, Gaby et leurs copines, à chaque nouvelle mélodie, tu te dis, putain je connais ce morceau, et tu râles car souvent tu es incapable de coller un nom sur ces tubes indémodables.

Evidemment avec tes voisins, aussi charmés que toi, tu en as reconnu quelques uns dont 'Laisse tomber les filles' auquel succède un mambo sensuel puis une mélopée orientale ayant ravi Ali Baba et les larrons.

' Billie Jean' est venue à Forest, les arbres ont tremblé, Michael a ri, puis Jean-Jacques Goldman a cédé la place à Madonna.

Les nanas ont entamé une chorégraphie soignée, Béjart tient à les engager pour son prochain ballet.

Sur ce Blondie insiste, 'Call Me', la batterie de ton portable était morte, les nymphettes ont poursuivi leur numéro, Théo a envoyé la légion , 'Seven Nation Army' a déclenché l'hystérie et c'est avec l'ineffable ' Techno' qu'elles nous ont quittés pour préparer le repas du conjoint ou des enfants se prélassant au bord de la piscine.


T'es attendu chez toi, tu quittes l'Union pour aller prendre l'apéritif avec madame qui t'accueille, étonnée, tu as l'air d'avoir pris du bon temps!

 

 

 

 

L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
L'Union fait la Zwanze! ( avec De Rand, Purpleized , Pas ce soir chéri) - Stade Joseph Marien- Forest, le 25 mars 2017
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:14
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017

JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017

 

Une organisation Symptomatic Agency!

 

Seconde soirée louviéroise à Ittre, Jane Doe, et ceux qui méprisent le bas peuple, viennent présenter un troisième effort discographique, les perchoirs bruxellois doivent ouvrir, et le gang des loups pas lavés clôturer: tout un programme!

Horaires plus qu'approximatifs!

19h30: ouverture des portes et du bar!

20h15: The Roost

21h15: Jane Doe and The Black Bourgeoises

22h30: Dirty Wolfgang

 

En 2014, par un jour, peut-être beau, Jérémy et ses potes Pierre-Yves, Guillaume et Laurent se disent si on montait un groupe rock, ça peut aider pour draguer les meufs.

Bonne idée, qui chante?

Ils recrutent Matthieu, un petit gars turbulent, et lui refilent un micro, The Roost was born, elles vont tomber comme des mouches!

L'entrée en matière rebattue, Ittre avec nous, yeah, yeah, yeah, alors que les clients éclusaient leur blonde à l'aise, ne laissait rien présager de bon, heureusement la suite va se révéler moins niaise.

' So strong' rocke, comme le titre le suggère, de manière musclée, Matthieu est du genre Marsupilami, il bondit et rebondit pour tester le bon état des amortisseurs et ses copains ont bien appuyé sur la manette power on.

Ils citent Foo Fighters et QOTSA comme influences, on a entendu des résonances Red Hot.

Scénario identique pour ' Date and Quit'.

'Overdue' démarre en souplesse avant d'éclater.

Leur copine ' Leila' se fait bousculer sans douceur, puis les gars proposent une virée ' Downtown'.

Comme Matthieu questionne à répétition, comment ça va, Ittre?, un Iroquois, perdu dans nos gras pâturages, réplique; 't'es docteur ou chanteur', pas estomaqué, le gamin enchaîne sur ' All I want'.

Pour la dernière, ' Play the game', ils ont sorti le trampoline, sur scène tous cabriolaient, c'était beau à voir, puis, pas de bol , la machine a affiché TILT!

Un set honnête, des gars généreux, peut-être demander à la vendeuse de revoir l'emballage!

 

Jane Doe and The Black Bourgeoises

Après une courte période léthargique, destinée à peaufiner un troisième album, la femme de Monsieur X et son gang ont repris le chemin des salles de concert.

La première à Ittre!

Le dangereux Angel Ognito ( guitare), Fabian Djamys Desmedt ( keys), Nicolas Scamardi, alias T.Vonskam, aux drums et le bassiste Arnaud Bailly arrivent, se calent en retrait les choristes, Jessie B et Cherry B, orphelines de Cookie.G attendant un heureux événement, mais présente aux premiers rangs.
Cette fine équipe lance l'intro avant l'arrivée de Jane ( Julie), bas résille, jupette noire, blouson de cuir vermillon, elle en jette cette nana!

' Cloze my eyes' est sur les rails.

Pas de métamorphose notoire à première vue, on reste dans le domaine power/glam rock, la marque de fabrique de Jane Doe.

' Chubby love'... I wanna have fun and I wanna get laid... et toi qui pensais lui offrir les 'Nouveaux Essais Critiques' de Roland Barthes!

' The Clash' aux senteurs Suzy Quatro/ The Runaways précède 'Roaming in the city' et ' Pretty terror', la rythmique râblée, les petites touches de clavier incisives et les envolées hard de l'ange déchu font mouche, les choeurs sexy de Jessie et Cherry aguichent la clientèle mâle, quant à la frontwoman, elle est du genre à faire craquer les plus machos, style Humphrey Bogart.

Bref, Ittre ne se morfond guère.

Bien sûr, les esprits chagrins rétorqueront que le groupe ne prend aucun risque, qu'il s'est tracé une voie et que le hors-piste n'est pas au menu, ce sont les esprits chagrins!

La guitare lance l'ancien ' Vampirized', Dracula applaudit à la wah wah furieuse, le Zik- Zak saigne!

Plus sensuel et provocant que ' Woman', c'est difficile à dénicher, Angel, petit morveux, ne t'approche pas de moi, vlan, je te repousse dans ton coin!

Je tiens à vous montrer mes biceps avant d'amorcer ' Popaganda' et n'en doutez pas I'm a ' Badass girl'.

Tu dis, Eric?

Toutes des salopes!

Slow time avec le superbe ' Field of pain' suivi par la profession de foi ' She's a bitch'.

' Rock and Roll band' et 'Boyz rock it' nous amènent au terme de la croisière.

Basse et guitare se tapent une promenade dans la fosse avant d'achever la tirade.

Ittre, si tu t'époumones, on revient!

Ittre a grommelé, ils sont revenus pour interpréter le titre d'une madame qui n'est pas encore morte, ' Kids in America'.

Ittre a chanté puis s'est commandé à boire.


Dirty Wolfgang

Il est 23:10', les moins résistants ont regagné leur couche, les rockers sont restés, tu vas voir, avait averti Eric, un boy scout ayant mal tourné, Dirty Wolfgang va mettre le feu.

T'as failli échanger ta chope contre un Evian pour éteindre l'incendie!

Descendus tout droit des steppes d'un pays où, quand il fait froid la t° descend à moins 35°, les loups se pointent, il y avait un dreadlocké sanguinaire à la guitare, Ayoub Bassam , m'a soufflé un mec qui travaille pour le jardin extraordinaire, Denis Gehain, un lone wolf endurci à la basse et un androïde patibulaire, Robo Fredo, à la batterie.

D'emblée le bouton du volume est manipulé sauvagement, 90 décibels tu oublies et si demain les vaches du coin te refilent du lait pourri t'as qu'à te plaindre chez Annick, donc, cette meute s'emballe alors que le moteur était encore tiède, ' Pretty vicious', lis-tu sur le papelard écrasé par la patte d'Ayoub.

Vicieux, ils sont!

'Old school bastard' dans le style hard/stoner/blues rock n'est pas moins décapant et sur le podium ces carnassiers entament des cabrioles intrépides.

Eric, pourquoi tu baves?

Il a grogné, tu t'es tu!

' Red velvet black leather', c'est con leur veste en jeans était d'un bleu délavé, passons, cette berceuse était pour le moins virile.

On vous sert notre panade à la bonne franquette, annonce le cuistot, pas de chichis entre nous, non, gamin, il n'y a pas de serviette dans notre brasserie, utilise la manche de ta chemise pour t'essuyer la moustache.

'Addiction', non j'ai pas demandé l'addition!

T'es sourd, en plus, tu fais chier et toi, là-bas, ta gueule, c'est moi le chanteur.

Tenons nous cois..

On va te raconter l'histoire de Johnny.

' Johnny is angry' , normal me suis tapé sa nana, Johnny veut ma peau, mais Johnny, c'est un connard!

Sans transition, voici 'Do it badly' et 'Insomnia', qui canardent lourd!

' Trouble shooter' et 'Doom has no rule' se succèdent, les bêtes ne sont toujours pas rassasiées, ils viennent de déchiqueter un agneau qui ne s'appelait pas Pascal.

Denis, menaçant, présente la troupe, Ayoub entame une intro bluesy ' The party's over' hurle le plus crapuleux.

Tu le crois, t'as tort, ils avaient encore une cartouche, 'The fool', un truc qui éclabousse.

Merci, Dirty Wolfgang vous salue!

55' de rock sans concession, la soirée s'achève!


Le 5 mai, Dirty Wolfgang s'attaque au Titans Club à Lens!

 

photos- ManuGo Photography ( concert monkey)




 

JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
JANE DOE and the Black Bourgeoises / Dirty Wolfgang / The Roost au Zik- Zak (Ittre), le 24 mars 2017
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:07
A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017

A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017

 

Par Charles Eloy

 

Ce soir, l'Institut Balassi (le centre culturel de l'ambassade de la Hongrie à Bruxelles), a programmé le groupe Romano Glaszo - Emberi Hang dans le cadre de la Journée Internationale des Roms, la première minorité de L'Union Européenne, estimée entre 10 millions et 12 millions de personnes.

Un événement important pour la communauté hongroise de Belgique qui a été honorée par la présence de Madame Katalin Langerné Victor, secrétaire d'État au ministère des Ressources humaines.

 

Le groupe est composé de Roms et d'Hongrois n'appartenant pas à leurs communautés.

Cela annonce une soirée riche en diversités culturelles, car les Roms hongrois ne font pas partie d'une population homogène sur les plans linguistiques ou culturels (Roms des Carpates, Sintis, Olas, Gabors, Béas et autres minorités). Les Roms, également appelés les gens du voyage, originaires du Nord de l'Inde ont quitté leur territoire vers le Xe siècle pour migrer essentiellement vers L'Europe.

Sur scène, nous retrouvons le groupe Romano Glaszo - Emberi Hand composé de sept jeunes filles en pantalon noirs et vêtements colorés et cinq musiciens (guitares, cajun, petites percussions)

Le concert commence par le morceau traditionnel hongrois "Phari Mamo", chanté d'une manière collective sur une rythmique énergique, agrémentée partiellement par la voix de la chanteuse Lakatos Sarolta passant d'un registre à l'autre avec aisance. Une chanson joyeuse à voir les sourires et yeux étincelants des interprètes. L'ivresse des Roms dans toute sa splendeur conquiert l'audience, par la célébration de l'instant présent et leur insolente joie de vivre.

"Phen du mange (Dis-moi)": la ballade, originaire de la Serbie a un rythme lent, dégageant une mélancolie, extraite du fin fond de l'âme.

Un morceau aux couleurs musicales du flamenco nous amène en Espagne. Les guitares, en mode rythmique ou solo, accompagnent les voix ahurissantes d'inspiration spirituelle, mais issues de l'expérience humaine, nous invitant à la danse. Les règles musicales précises du style flamenco sont respectées tout en laissant place à l'improvisation qui fait éclater les convenances en morceaux, libérant une énergie sensuelle. Notre esprit devient parfois nomade avec des goûts des grands espaces et de l'évasion. Pour rappel, de nombreux Roms sont devenus sédentaires.

Entre les chansons, des jeunes adolescent(e)s montent sur scène à tour de rôle en solitaire, avec bravoure. Chacun récite, rappe ou slame des textes ou déclame un monologue.

Le groupe Romano Glaszo - Emberi Hand enchaîne ensuite avec la composition "Zsamo", reprise également par le groupe hongrois Cimbaliband. Nous entendons des arrangements empruntés de la musique actuelle et la générosité des voix remplies de chaleur nous rappelant les premiers rayons d'un soleil printanier.

 

Après le concert, le groupe nous gratifie par un défilé de mode représentant la collection du Romani Design Fashion Studio.

La soirée se termine en apothéose. Les artistes ne sont pas sur scène, mais dans la salle devant celle-ci. Les chanteuses chantent et dansent, un show complet avec pour toile de fond, une exposition intitulée "Origins" du photographe Gyula Nyari

Nous avons été des privilégiés de voir le groupe dans une ambiance conviviale.

 

Durant cette merveilleuse soirée, le groupe Romano Glaszo s'est transformé en ambassadrices/ambassadeurs nous partageant les aspects de l'interculturalité hongroise avec leurs musiques, défilé de mode et danses. Un spectacle exceptionnel combinant la jeunesse, l'élégance et le talent.

A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017
A Romano Glaszo – Emberi Hang Művészeti Csoport - Balassi Intézet - Brüsszel, március 23/2017
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 13:03
And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.

And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.

 

Une organisation: Intersection Booking Agency.

And Also the Trees et la Belgique, une histoire d'amour!

Le combo art rock/postpunk du Worcestershire compte une centaine de fans fidèles qui,  à chaque passage sur nos terres de Simon Huw Jones et des siens,  font la file à l'entrée des salles de concert qui les programment, et ce,  bien avant l'ouverture des portes.

Tu n'es guère étonné de découvrir des dizaines de têtes connues sur le coup de 19h devant l'entrepôt de l'Avenue du Port et, comme le constatait judicieusement Jean-Paul,  ça sent le guet à pintes ce soir.

Une prévision qui très vite va s'avérer exacte, on était le 24, lorsque les responsables nous ont gentiment priés de quitter les lieux, on a perdu Yves H et Vincent M qui sans doute avaient encore une petite soif!

 

Le précédent concert  d'AATT à Bruxelles datait de mars 2016, l'Os à Moelle affichait complet, si le Magasin 4 ne l'était pas, le hangar était toutefois sérieusement meublé.

Comme le kick off était prévu vers 20h, tout ce beau monde, sauf quelques photographes se postant frontstage, a pris le bar d'assaut, Marcel et les barmaids ont eu du boulot!

 

Ce soir le groupe, qui compte 38 ans d'existence, vient présenter son dernier album, ' Born into the Waves'.

 20:15', le premier à se présenter est le guitariste  Justin Jones, dont le look se rapproche de celui d'Alex Callier, il entame 'Domed', un titre de 2007, tandis que Colin Ozanne , clarinette basse, guitare, orgue, saxophone/ Paul Hill, le formidable batteur et l'ex The Divine Comedy, Grant Gordon, à la basse, le rejoignent.

La clarinette basse ajoute une touche mystérieuse aux climats déjà sombres?.

 Vêtu d'une redingote beige, dessinée  au 19è siècle, le brumeux  Simon Huw Jones s'approche pour amorcer le chant mélancolique caractéristique.

Petit à petit, la plage monte en puissance avant l'explosion finale.

Il aura suffi d'un seul titre pour subjuguer un auditoire de toute façon déjà conquis.

Avec ' Shaletown' le groupe invite le Magasin à un plongeon dans le temps, 1988, album ' The Millpond Years', une époque où le postpunk régnait en maître absolu de l'autre côté de la Manche, une nouvelle fois,  la reverb sur la guitare de Justin émerveille.

Toujours issu du recueil plus ancien vient 'Dialogue' que le sax colore de teintes orientales.

Après ce hors-d'oeuvre, Oscar Wilde remercie Bruxelles, thank you for coming, we're very glad to be back again, il se débarrasse  de son habit et laisse ses complices ébaucher 'Your guess' qui ouvre l'album de 2016, une plage sombre, quasi récitée, ce qui la rend  plus proche de Nick Cave que du folk anglais.

Un signe à la table, ...take the drums out of the monitor, please... certains ont regretté un son relativement confus, le Magasin 4 n'est pas l'AB!

' Hawksmoor and the savage'  et son imagerie sanguinolente précède le tourmenté  'The Sleepers'.

En entendant Simon Huw Jones c'est à Lord Byron, Shelley ou Keats que tu penses, le romantisme noir étalé dans chaque titre nous rappelle également la classe d'un autre grand poète rock, adopté par  la perfide Albion, Scott Walker, un admirateur inconditionnel de Jacques Brel.

 'The Legend of Mucklow' dessine un étrange mix, soundtrack David Lynch/ postpunk à la The Fall, la voix de baryton, greffée sur un drumming métronomique et une basse louvoyante, récite dramatiquement une fable obscure, déchirée par les riffs incisifs de la guitare.

Un des sommets du groupe d'Inkberrow.

Après ce morceau épique, le poète maudit, prostré, s'assied  aux pieds de la batterie, les musiciens ont attaqué 'Virus meadow', il les rejoint dans la prairie et déclame son texte, tandis que son frangin tricote consciencieusement.

Les paysages hivernaux de 'Winter sea' évoquent  une toile de Turner, le titre est suivi par le biblique ' Angel, devil, man and beast'.

Vague à l'âme, spleen, mal de vivre, les amateurs de gaudriole en sont pour leurs frais, pas étonnant que certains ont catalogué l'oeuvre d'And Also the Trees de gothique, le prince des ténèbres rôde!

...we're just romantic children... profère le chanteur avant d'amorcer 'The suffering of the stream' suivi par ' Bridges' à l'intro hispanisante.

' Brother fear' revient au post punk nerveux, dominé par la guitare acérée de Justin.

Tu dis, Yves?

Du Morricone post punk!

Après cette plage flamboyante, le groupe termine le set normal en proposant ' The skeins of love' dont les premières mesures rappellent  ' Belfast Child'.

Merci beaucoup, ils  s'évaporent.

Jean-Paul?

70'

 

Bis

'Prince Rupert' - 'Wallpaper dying' et 'Rive droite' se succèdent et transportent les fans dans des mondes similaires  au paradis perdu composé par John Milton.

Après ces trois morceaux, le groupe regagne les loges, Bruxelles continue à l'acclamer et sera récompensée par un quatrième encore, ' Slow Pulse Boy' , un dernier morceau de bravoure déclamé.

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux, non?

 

Un concert d'une intensité au dessus de la moyenne!

 

 

 

 

And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.
And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.
And Also the Trees au Magasin 4- Bruxelles, le 23 mars 2017.
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 04:03
Il n'y a pas que le créateur du duckwalk à être parti cette semaine: Jean Paul Dellaert, James Cotton, Rudy James Steinhauser , Paul Laganowski et Chuck Berry sont décédés!

 Chuck Berry 

Nombreux étaient ceux qui pensaient que  Charles Edward Anderson Berry n'était déjà plus de ce monde.

Le pionnier du rock n'avait plus sorti d'album depuis belle lurette et ironie du sort , un nouveau disque ( Chuck) devait sortir en juin, ce sera un album posthume puisque Chuck Berry est parti ce 18 mars, à l'âge respectable de 90 ans.

Pas question de retracer la carrière de celui qui aura influencé des centaines de rock stars et laissé des monstres tels que "Maybellene", "Roll Over Beethoven" , "Rock and Roll Music", "Johnny B. Goode", "Too much monkey business" , "Sweet little sixteen" ou " No particular place to go"....

Celui qu'un journaliste a un jour décrit comme étant  the rock musician who most closely captured the essence of rock and roll, laissera un vide immense!

 

 Jean Paul Dellaert, alias Pol ou Curly, était une figure appréciée dans la région ostendaise, il a fait partie de groupes aussi divers que The Swallows ( een van de eerste pure gitaargroepen in België) plus tard le groupe devient The Bunch, Sir James Company, The Sixties, The White Formation ou le Broadway Jazz Gang.

La presse flamande a annoncé son décès il y a deux jours.

 

L'harmoniciste James Cotton est mort le 16 mars, à 81 ans, des suites d'une pneumonie.

James a accompagné plusieurs grands noms du blues dont  Muddy Waters, Sonny Boy Williamson II et Howlin' Wolf.

En 1965 il avait monté son propre Jimmy Cotton Blues Quartet dans lequel Otis Spann pianotait.

En 2015   Superharp avait encore joué au Festival international de jazz de Montréal.

Sa carrière solo est riche d'une trentaine d'albums dont  Deep in the Blues qui lui a valu un Grammy.

 

Le dernier groupe dont faisait partie  le batteur  Rudy James Steinhauser, alias Rudy, était Tirefire pratiquant un black trash satanique.

L'homme décédé le 18 mars avait également tenu les baguettes chez Otesanek plutôt sludge/doom.

 

 

Le guitariste du power metal band  Realm, Paul Laganowski  a succombé à un cancer du pancréas il y a quelques jours.

Paul avait rejoint White Fear Chain lorsque Realm avait déposé les armes.

 

Il n'y a pas que le créateur du duckwalk à être parti cette semaine: Jean Paul Dellaert, James Cotton, Rudy James Steinhauser , Paul Laganowski et Chuck Berry sont décédés!
Il n'y a pas que le créateur du duckwalk à être parti cette semaine: Jean Paul Dellaert, James Cotton, Rudy James Steinhauser , Paul Laganowski et Chuck Berry sont décédés!
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:46
Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

 

Organisation: Live Nation!

Warpaint, en 2010 à l'AB Club, en 2013, dans la grande salle et en mars 2017, à nouveau au même droit qui n'affiche pas sold-out.

Les filles De L A viennent présenter 'Heads up', leur troisième album sorti l'an dernier.

 

Le support est confié à Dear Reader, que tu as eu l'occasion de voir à la même affiche que Laura Gibson au Botanique, c'était en 2012.

Le groupe de Cherilyn MacNeil, from Johannesburg, mais établie à Berlin, vient de sortir 'Day Fever', la madame est heureuse de le faire entendre en Europe... I'm super excited to be going on tour in Europe next week with my killer new band. It's going to be a blast!

Le new band en question: Cherilyn MacNeil ( vocals, keys, guitar) - Evelyn Saylor aus New- York ( keys, backings) - Stella Veloce, une Sarde multi-instrumentiste ( electric cello, small percussion instruments) et Olga Nosova ( from Russia) à la batterie et percussions .

Ce groupe cosmopolite et fleuri pratique une chamber pop exquise.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, un mot sur nos voisines d'un soir, une Gantoise légèrement éméchée et sa compagne, une Basque rousse dans le même état, qui en attendant le lever de rideau nous ont narré de manière colorée l'essentiel de leur vie sentimentale.

Le quatuor féminin démarre en douceur par un dream pop poétique, mélodieux et serein, sans setlist, on avance 'The Run' qui clôture 'Day Fever'.

Our next tune is a song about moving North, 'Then, not now' et ses sonorités vaporeuses désuètes nous plonge à nouveau dans un douceâtre état de rêverie.

L'indie folk ' Mean well' par son phrasé précieux évoque aussi bien Kate Bush que Mary Hopkin, on admire le travail remarquable d'Olga aux percussions.

On suppose que les filles ont enchaîné sur 'So petty, so pathetic' un titre plus amer.

Après 'Tie me to the ground' et son chant choral, le chef de choeur saisit une guitare pour entamer 'I know you can hear it'.

Entendre quoi?

The beat of my heart!

Le moment le plus fort et également le plus apprécié sera le canon 'Victory', rappelant le folklore irlandais, mais ce chant revisite les racines sud-africaines de Cherilyn en traitant de la guerre anglo-zouloue.

Le set prend fin sur un fond tribal probablement avec 'Took them away'.

Un avant-programme apprécié pour la chaleur qu'il dégageait.

 

Warpaint.

Le voisinage trépigne et hurle de joie.

Emily Kokal, vocals, guitar/Theresa Wayman, vocals, guitar/Jenny Lee Lindberg, bass, vocals et la petite dernière, l'excellente Stella Mozgawa, drums, keys, vocals se pointent avec un léger retard.

Theresa - Bonsoir, tout le monde.

Miss gay Gent: 'Oh, my God, you're so cute'

Emily fait la moue, c'est qui cette dingue?

Jenny Lee et Stella ont été larguées à l'arrière, dommage!

Le show démarre tout en retenue avec ' Heads up', jusqu'au moment où Stella donne le signal d'un changement de tempo par quelques coups de baguettes magiques, dancing time, Brussels.

Argh, la basse de Jenny Lee!

Sans transition, elles enchaînent sur 'Krimson' aux sournoises effluves post punk.

La longue plage qui suit, ' Undertow', envoûte, le venin fait son effet, un chant faussement céleste, des guitares rappelant les Smiths, t'es pris dans les mailles du filet, plus question de fuir.

' CC' est chanté par Jenny Lee et nous rappelle les grandes heures du psychédélisme ricain, Jefferson Airplane te vient à l'esprit.

Stella lance les samples introduisant 'Above control', Gand plane!

Les sonorités étouffées de 'No way out' nous plonge dans un écrin brumeux, cette autre plage de près de 9' vire dance lors d'un second mouvement agité, l'Ancienne Belgique tangue tandis que Theresa murmure ...I can't find my way...

Un grand morceau, suivi par 'The Stall' et 'Bees' présentant des touches new wave/white funk étonnantes.

Question, vous souvenez-vous de celle-ci?

Elles entament 'Stars' un titre peu joué live ces dernières années.

Après ce petit tour dans l'amas stellaire, Warpaint propose 'Whiteout', la plage ouvrant 'Heads up'.

Une basse pour Theresa, une guitare pour Jenny Lee, voici l'hypnotique et pourtant catchy ' So good' aux étonnantes harmonies vocales.

Avec 'Elephants' un extrait d'un EP de 2008 on revient aux tout débuts du groupe.

Bruxelles jubile, tu recules, car quand la Gantoise saute t'as intérêt à te protéger les orteils et à éviter les mains qui gesticulent gauchement, elle a failli éborgner la gentille et blonde Stéphanie se tenant à ses côtés.

Le set grimpe encore en intensité avec les suivantes, 'Love is to die' et ' New song'.

Emily nous prévient, il n'y aura pas d'encore, on ne quitte pas la scène, tout doit être emballé à 22:30', l'heure du curfew, ' Dre', aux teintes shoegaze lancinantes, termine donc ce concert qui n'aura pas déçu grand monde.

Le seul regret: la playlist prévoyait encore un titre!

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017
Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017
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