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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 14:05
Une cascade de décès: Tommy Tate, John Wetton, Robert Dahlqvist, Sonny Geraci, Steve Lang, Deke Leonard, Guitar Gable!

Le chanteur soul Tommy Tate est décédé le 20 janvier, il avait 72 ans.

"School of Life" son succès le plus significatif  a atteint la 22è place au Billboard.

Par après il n'eut plus que des hits mineurs.

Son dernier album 'Love me now' date de 1990.

 

 Le bassiste/ singer-songwriter John Wetton  a vu son nom associé à plusieurs grands noms du rock anglais: Mogul Thrash, Family, Renaissance,  King Crimson, Roxy Music et Bryan Ferry, Uriah Heep ou Wishbone Ash sans oublier UK et Asia.

Comme sessionman il a collaboré avec Yes ou Steve Hackett.

L'homme, décédé fin janvier, nous laisse six albums solo sans comptabiliser les Live, et aussi d'excellents souvenirs puisque le regretté Charlie Maker de Klepto l'avait fait venir au Flanagans à l'époque où le club nichait rue de l'Ecuyer!

 

Le guitariste suédois  Robert Dahlqvist, décédé début février ,alors qu'il était à peine âgé de 40 ans, faisait partie du garage rock band The Hellacopters ( de 1999 à 2008) .

Il a également sévi au sein de Thunder Express ( devenu Dundertåget) et a sorti un single sous l'étiquette Strängen!

 

Le  lead singer du rock band The Outsiders et du groupe californien Climax, Sonny Geraci est parti le 5 février ( aged 70).

Le premier groupe a aligné quelques hits dans les sixties, le plus conséquent étant 'Time won't let me'.

' Precious and few' de Climax a encore fait mieux se classant à la 3è position des charts US en 1972, ce qui équivaut à  1000000 de copies vendues.

Dans les années 80 Sonny reprend son nom d'origine pour le projet The Peter Emmett Story!

Par après il est engagé un petit temps comme chanteur des légendaires Grass Roots , puis en 2007 il tourne sous l'appellation "Sonny Geraci and The Outsiders".

Malade il doit arrêter toute activité en 2012.

 

 

Steve Lang tenait la basse chez April Wine un hard rock band de Halifax( Canada).

Il avait remplacé Jim Clench en 1976 et a officié comme bassiste jusqu'en 1984.

Remplacé par Jean Pellerin,  il abandonne la musique pour finalement décéder le 4 février.

 

Deke Leonard rejoint les Bystanders en fin de carrière juste avant que le groupe ne devienne Man, un des fleurons du rock gallois.

Le groupe ,que tu as eu l'occasion de voir chez nous, n'a pas que des bons souvenirs avec la Belgique, ils se sont retrouvés au cabanon  for drugs offences.

L'histoire de Man est mouvementée, le guitariste joue à cache à cache avec eux, je pars, je reviens, je pars, n'empêche qu'il aura marqué l'histoire du rock anglais pour ses concerts/jams à comparer à ceux du Grateful Dead.

Deke Leonard a sorti 6 albums solo, il s'entend également e. a .sur un album de Tyla Gang, de Walter Egan ou des Flying Aces.

Il a définitivement rangé sa guitare le 31 janvier.

 

Gabriel Perrodin est connu dans le milieu blues sous l'étiquette Guitar Gable.

Cet adepte du swamp blues est connu pour avoir sorti la première version  de 'This should go on forever'  écrit par King Karl ( avec lequel il jouait) , ce titre est devenu un classique du swamp blues.

C'est également Guitar Gable qu'on entend sur 'I'm a King Bee' de Slim Harpo.

En tant que Guitar Gable and the Musical Kings on lui doit quelques singles ayant marché en Louisiane.

Des problèmes avec la firme de disque Excello surgissent, le guitariste est enrôlé dans l'armée de Tonton Sam et dans les seventies on le retrouve au sein de Little Bob and  The Lollipops, un rhthm'n'blues combo de  Arnaudville ( Louisiana).

L'aventure musicale prend fin dans les 80's,  le 28 janvier, Guitar Gable s'éteignait à l'hôpital, il avait 79 ans.

 

 

Une cascade de décès: Tommy Tate, John Wetton, Robert Dahlqvist, Sonny Geraci, Steve Lang, Deke Leonard, Guitar Gable!
Une cascade de décès: Tommy Tate, John Wetton, Robert Dahlqvist, Sonny Geraci, Steve Lang, Deke Leonard, Guitar Gable!
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 14:53
Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!

Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!

 

Communiqué: Vu la forte demande de tickets, le concert d'Ed Harcourt prévu au Witloof Bar aura lieu à l'Orangerie (places assises).

 

Une Orangerie bien garnie et assise, ce qui ne plaisait pas trop au citoyen de Wimbledon qui n"avait plus foulé une scène du complexe bruxellois depuis 2007.

Ed, vêtu tel un Lord pré-révolution industrielle, vient nous présenter son dernier album, 'Furnaces' ( 2016).

Dis, Cindy, zou hij met band spelen, t'as vu le nombre d'instruments sur scène: piano classique, électrique, harmonium, trois guitares, une loop-station, des gadgets divers et une panoplie de micros de tous âges, c'est pas l'idée qu'on se fait d'un singer-songwriter/balladeer classique.

L'explication émane du dernier effort discographique présentant d'autres caractéristiques que celles d'un folk intimiste, les nouveaux titres dégagent une atmosphère cinématique, plages romantiques et explosions telluriques alternent, Ed ose mixer l'industriel au funk, au rock, au gothique ou au baroque, le résultat est pour le moins surprenant.

La presse cite Elbow, Nick Cave, Nine Inch Nails même, il est vrai que le bonhomme devient difficile à référencer.

 

Et ça marche sur scène, questionne un mec?

Le concert se sera avéré inégal mais aussi fort humain, quelques approximations, un emploi des loops pas toujours nécessaire mais aussi de nombreux moments intenses faisant oublier les petits couacs.

Parenthèse, Ed, le généreux, est resté deux heures sur les planches de l'Orangerie!

 

20:10', il prend place derrière le synthé, met l'intro majestueuse en boucles, donne quelques coups de baguettes sur un tom et passe derrière le piano pour entamer le dramatique et héroïque 'The world is on fire'.

L'homme-orchestre nous salue, s'inquiète de notre santé, il répétera 5 x "how are you" au long du set, s'inquiète aussi du confort de nos sièges ( sont pourris, Ed), puis annonce I'll try not to fuck the next song, 'Occupational hazard', au jeu de guitare abrasif, normal, il a baptisé son jouet The Beast!

Merci à toi d'avoir applaudi, lance-t-il à un mec assis derrière nous, puis il amorce 'Loup Garou', vachement plus rentre dedans que ce que propose Pierre Garand, dit Garou: des couches de guitares agressives, un son de basse qui groove, un drumming bestial, un piano sautillant, c'est comme si ils étaient 6 sur scène.

Terrible morceau, suivi par 'Immoral' amorcé par une séquence de bruitages que n'aurait pas reniée Fad Gadget.

Retour au premier album ( Here be Monsters) avec le grave ' God protect your soul' suivi par 'Black dress' de 2004.

Après 126", Ed interrompt son chant, j'ai cru entendre parler, ça m'a distrait, vous auriez été tous debout buvant des bières et discutant, je n'aurais rien remarqué, ici ça m'a gêné.

Il faut dire que les portes de la salle étaient restées ouvertes pour accueillir les éternels retardataires dont le va - et -vient ne pouvait qu'incommoder l'artiste et ceux qui étaient arrivés à l'heure.

Après ces péripéties, l'aristocrate dédie le martial ' Dionysus' à quelques fans/amis qui le suivent depuis ses débuts.

Quelques gentils mots à l'adresse d'un certain Trump annonce l'imagé ' Furnaces' .

Il faut chaud près du fourneau, je me débarrasse de mon blazer.

Un copain de Jean-Paul Gaultier ... What a body!

Ed a souri, a entamé un tuning up suivi par la ballade 'Murmur in my heart'.

Il ramasse un accessoire making beats, saisit une guitare et attaque 'I've Become Misguided', un petit rock saignant.

Espiègle, il joue avec le vibrato, ouin, ouin, ouin puis se décide à interpréter ' Shadowboxing' un titre datant de 2005.

'You give me more than love' s'il n'avait été dominé par les synthés aurait très bien convenu à Leonard Cohen et c'est à l'acoustique qu'il propose' Birds fly backwards' , en sortant du Bota, t'as essayé de vérifier, pas de plumes dans le ciel bruxellois, du fog londonien, Ed ne doit pas être dépaysé.

Toujours à l'acoustique, le beau ténébreux décide de nous emmener au temple, ' Church of no religion' .

Merde, un pain, shit, un second, sorry about that, j'irai me confesser in the church of no religion!

Derrière l'harmonium pour le biblique 'All your days will be blessed' et puis le poignant 'Last of your kind' . Assez ri, Bruxelles, tous debout, je veux vous voir face à moi, et d'ailleurs je descends pour chanter à vos côtés, en crooning sur bandes, 'Until tomorrow then', suivi par une version étonnante de 'Apple of my eye'.

Une révérence et bye bye, 100 minutes viennent de s'écouler, personne ne s'est fait chier!


Bis.

Que ceux qui veulent me rejoindre sur scène grimpent, ils seront plus de trente à répondre à l'invitation.

Je vous emballe quelques rengaines au piano sans amplification, voici ' Those crimson tears', beau et romantique à pleurer.

Requests, braves gens?

'I am the drug', Monsieur!

On va essayer!

Euh, à Berlin j'ai joué dans un crématorium, je fais aussi les mariages et les fêtes d'anniversaire, pour pas cher, this is an oldie but a goodie, 'The birds will sing for us' et on se quitte with a new one, l'imposante plage 'Antartica' clôture un concert peu commun!

 

photos Cindy DK - concert monkey



 

 

 

 

Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!
Ed Harcourt - Orangerie du Botanique- Bruxelles- le 9 février 2017!
photo- michel

photo- michel

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 11:00
Future of the Left à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 9 février 2017

 

Future of the Left à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 9 février 2017

 

Was Sagen Sie?

Die Geschichte von Future Of The Left beginnt mit dem Ende von Mclusky. Die walisisch-englische Noiserockgruppe löst sich nach drei Alben im Januar 2005 auf.

Danke !

 

Members: Andy "Falco" Falkous/ Jack Egglestone/ Julia Ruzicka.

 

Florian était dans une Rotonde pleine à s'écrouler!

 

 

Bon, hier soir on n'a clairement pas vu le meilleur concert de Future Of The Left de tous les temps, mais putain, quand on voit l'énergie avec laquelle Andrew Falkous, Jack Egglestone et Julia Ruzicka (enceinte jusqu'aux yeux!!!) continuent à balancer leur noise rock groovy entrecoupé de quelques phases de stand-up hilarantes, il est juste impossible de ne pas y succomber!

Et ces putains de bonnes compos écrites par dizaines, avec encore quelques très belles perles dans le petit dernier, intitulé "The Peace and Truce of Future Of The Left", telles que "If ATandT Drank Tea What Would BP Do", "Back When I Was Brilliant", l'enchaînement de dingos entre "Reference Point Zero" et "White Privilege Blues", qui font de celui-ci encore l'un de nos albums préférés de l'année 2016.

Bref, allez-les voir, vous en ressortirez automatiquement avec le sourire !

 

photos- Claude Le Roux

Future of the Left à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 9 février 2017
Future of the Left à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 9 février 2017
Future of the Left à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 9 février 2017
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:39
Gutterdämmerung - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 9 février 2017

Gutterdämmerung - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 9 février 2017

 

Le billet de JPROCK :

« The loudest silent movie on earth ! »
Gutterdämmerung ( tout le monde a pigé l clin d'oeil à Wagner ) projet concept réalisé par le belgo-suédois Bjorn Tagemose est un rock opera du 21e siècle où cinéma et performance live s’entrecroisent avec bonheur.
Sur la toile se bousculent des stars intemporelles comme Lemmy Kilmister, Grace Jones, Slash, Henri Rollins, Jesse Hughes ( EODM), Iggy Pop, Josh Homme, Tom Araya (Slayer), Nina Hagen et Mark Lanegan.
Et derrière la toile en transparence un band live conduit par Kevin Armstrong ( David Bowie, Iggy Pop …) dans lequel officient le guitariste Brent Vanesse (Steak Number Eight) et l’excellent vocaliste Jesse Smith ( Jesse Smith and the Holy Ghost) s’occupe de la bande son.

Ok, ok, mais ça raconte quoi au fait ?
Rien de tel que de vous faire un petit résumé en quelques lignes…

" Dieu a volé la guitare de Satan et a instauré la paix dans le monde : il n’y a plus de place pour le sexe, la drogue ni le rock’n’roll.
Depuis le paradis, Iggy Pop, un « ange punk », regarde le monde d’un oeil blasé et soudain décide de renvoyer la guitare sur la terre.
Dès lors, les péchés réapparaissent sous toutes leurs formes…"

Yeaaaah ! Ca c’est du scénario !

La suite à l’écran et sur scène ce soir à l’AB.

Dès les premières images on est sous le charme de ce noir et blanc majestueux et à chaque apparition d’une star (certaines n’apparaissent qu’un court moment) une vive clameur s’élève du public.
On progresse petit à petit dans l’histoire portée par une bande son infernale, émaillée de standards metal et rock ( Led Zep, Black Sabbath, Slayer, Motörhead, Johnny Cash, Ted Nugent etc…)
On note aussi la présence sur scène de Sharon Kovacs qui apporte une touche plus apaisante et jazzy à la setlist avec sa voix étonnante sorte de mix entre Grace Jones, Dionne Warwick et Nina Hagen.
Jesse Smith se pose lui en Monsieur Loyal et démontre qu'il est un vocaliste hors pair capable d’interpréter aussi bien du Slayer que du Led Zep.
Comme quoi on peut être issu du Christian rock et assurer à mort dans Gutterdämmerrung ! Bravo !
Et cerise sur la gâteau, tout ce beau monde va être rejoint en fin de set par Didier Moens et Marc du Marais de La Muerte pour un final tout en décibels et en sueur.
Bravo les mec, vous avez assuré !

En dernier rappel le band de Kevin Armstrong repointe le bout de son nez et nous envoie un « Immigrant Song » de derrière les fagots pas piqué des hannetons.

Finalement le public présent en masse (concert quasi sold out) a passé une bien belle soirée ce soir à l'AB , aussi bien visuellement qu' auditivement et sous le signe du rock incandescent.
Raaaaah ça fait du bien !

Texte et photos JP Vanderlinden aka JPROCK

Setlist :
Hey Man Nice Shot
(Filter cover)

War Pigs
(Black Sabbath cover)

Black Sabbath
(Black Sabbath cover)

Motor City Madhouse
(Ted Nugent cover)

Ace of Spades
(Motörhead cover)

Folsom Prison Blues
(Johnny Cash cover)

White Rabbit
(Jefferson Airplane cover)

Sad Man's Tongue
(Volbeat cover)

My Own Summer (Shove It)
(Deftones cover)

Battery
(Metallica cover) (Intro only)

Raining Blood
(Slayer cover)

Run Pig Run
(Queens of the Stone Age cover)

Dazed and Confused
(Jake Holmes cover)

I Put a Spell on You
(Screamin’ Jay Hawkins cover)

Rammstein
(Rammstein cover)

The End
(The Doors cover)

O Fortuna
(Carl Orff cover)

Ace of Spades
(Motörhead cover)

Encore:
Unknown Title
(with La Muerte)

Unknown Title
(with La Muerte)

Encore 2:
Immigrant Song
(Led Zeppelin cover)

Gutterdämmerung - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 9 février 2017
Gutterdämmerung - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 9 février 2017
Gutterdämmerung - Ancienne Belgique- Bruxelles- le 9 février 2017
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 14:56
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017

Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017

 

A 17h, Aline: J'y suis mais j'ai pas de place, quelqu'un aurait une ou deux places à revendre ?

 Pitié!

 A 21h, elle chantait la même chanson , de dépit, elle est partie bouffer chez les Chinois!

 

Tommy Genesis, c'est la sensation hip hop du moment, c'est la nana dont tu tombes amoureux at first sight, t'as même les jetons d'être pris pour Vangheluwe tellement c'est indécent de saliver devant une Lolita légèrement nymphette sur les bords, t'étais pas le seul dans le cas dans une  Zilverenzaal du Beurs, pleine à craquer.

Il y a longtemps que tu n'avais plus assisté à un tel tumulte durant un concert, la fetish rapper aux couettes de gamine mutine, aux yeux noirs ignescents, fuck you I’m young  and I like to wear crop tops because they’re really comfortable but also slightly provocative, a failli déclencher une émeute au 5è étage de l'immeuble de la rue Orts.

Tout va bien, tout le monde en est ressorti vivant mais avec  comme une grimace lubrique,  à la Jack Nicholson, fendant le visage.

 

Le support est confié à 3 Djettes du collectif SupAfly, hip hop minded ladies ayant déjà eu l'occasion d'exercer leur talent lors de nombreux festivals nationaux.

T'as une grande blonde,  MikiGold, et deux jolies petites  frisées, Fatoosan et Young Mocro, qui plus tard servira de deejay pour la demoiselle de Vancouver.

20:30', euh, les filles, keskon fait?

Trois chansons chacune?

 It's alright, it's alright.... trois laptops, des platines, un casque, des boutons, des manettes, des câbles, à boire, c'est parti pour une heure de hip hop/ deep chill house/ rap/ soul/ funk/ chill trap  et dérivés.

Elles ont adopté la tactique du personnel communal, l'une travaille, la seconde se charge du ravitaillement et la troisième joue avec son portable.

Elles semblent s'amuser, tu n'écoutes pas vraiment.

T'as reconnu certains samples?

Sans doute 'Throw Myself A Party’ mais t'es pas un inconditionnel des deejay sets.

 Ces séduisantes demoiselles affichent le même défaut que plusieurs de leurs collègues, elles se prennent relativement au sérieux, tu te retrouves comme dans une scène d'une pièce de théâtre de l'absurde, Beckett ou Ionesco, pas moyen de s'identifier avec ces nanas incapables de prendre du recul.

Si ça passe plutôt bien sur les ondes de Bruzz, le ( non) show live n'a aucun intérêt si ce n'est celui de meubler le vide.

Same shit, same shit... chante un mec sur un des titres balancés, tu approuves!

 

21h30',  Tommy Genesis apparaît sans prévenir, Young Mocro reste derrière les turntables!

En 2015 sortait son premier album, ' World Vision', une suite est prévue pour 2017.

La petite  Canadienne a entamé une tournée  européenne début février, une seule date chez nous, au Beurs.

"I'm the shepherd of my flock fuck the rest / that's my whole team watch me fuck the rest":, ainsi débute ' Shepherd'.

Le rap déclenche d'emblée une frénésie extrême derrière nous, la moitié de la salle reprend ces lyrics libidineux.

Le sexe est partout et pourtant tu lui donnerais le Bon Dieu sans confession à cette collégienne ingénue.

Le numéro commence vraiment avec la seconde plage, elle est déjà venue se frotter au premier rang, JP en tremble encore, puis elle grimpe sur une enceinte pour balancer sa seconde prière érotique, 'Hate demon' ... She taught me how to fuck

Venus in Furs...

Sexe, encore et toujours, homosexualité, came, soumission, libido furieuse...

Freud va avoir du boulot.

 Moiteur,  respiration intime, concupiscence,  une version rap de 'L'Amant' de Marguerite Duras.

Pendant ' Angelina' elle se tape un premier bain de foule, à un brave gars elle susurre ...When you leave me I need to go take my mind off your dick... avant de rire de manière sardonique.

Des citations à en pleuvoir, sur le downtempo' Art' ... we are the children of the internet ... murmure l'enfant à l'oreille de JP qui en oublie ses objectifs.

Toujours aussi sensuelle, elle enchaîne sur ' They cum they go' qu'il a fallu recommencer, puis vient la bombe ' Execute'.

Second bain de foule et agitation fébrile des premiers rangs qui gagne la galerie entière, le Beurs bout!

' World  vision' est suivi par un exercice a capella qui confirme que le flow de Tommy Genesis est unique.

Sur le single ' Hair like water  wavy like the sea'  Abra prêtait main forte à la jeune obsédée, elle s'en tire très bien toute seule.

La méchante allumeuse persévère dans la célébration de la chatte avec deux titres explicites, comme ils le sont tous d'ailleurs, ... my pussy is a promised land... est à replacer, à l'occasion!

Well, Brussels, il est temps de se quitter.

Une nana derrière toi implore ' All that I want', Tommy  obtempère, a capella,  avant d'envoyer une dernière salve, une seconde version rageuse d' 'Execute' qui voit la barque tanguer dangereusement, le risque de se faire emporter par les vagues démontées est sérieux, le mousse pourtant se risque à un bain de mer, elle est devenue invisible, il reste son chant, à son retour tu lui tends la main pour qu'elle puisse grimper sur le podium, elle t'a souri, tu l'as aimée  elle est partie en laissant la place au SupAfly Collective.

Le public, déchaîné, a réclamé un bis, en vain!

 

Il pleuvait sur le boulevard Anspach, les gens tiraient une sale tronche, tu rêvais et soudain tu as compris pourquoi Gainsbourg  portait le bouquin de Nabokov au pinacle.

... Lorsque le sucre d'orge, parfumé à l'anis coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis  ...

 

photos jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
Tommy Genesis + SupAfly Collective - Beursschouwburg- Bruxelles, le 8 février 2017
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 12:19
Tiny Legs Tim - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 8 février 2017

 Tiny Legs Tim - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 8 février 2017

 

 Pierrot et Margaret Destrebecq-King

 

Ce soir, Tim De Graeve, accompagné de son compère, Steven Troch présente son nouvel album « Melodium Rag ».

C’est le quatrième album de ce Gantois qui a un jour décidé de coincer ses doigts dans une guitare construite par son grand-père et n’a plus jamais pu s’en dépêtrer, composant sur cet instrument des mélodies roots utilisant des techniques musicales qui n’ont rien à envier aux meilleurs bluesmen du Delta. Picking et sliding sont ses modes d’expression auxquels s’ajoute une voix claire qui groove et qui module des textes très personnels, inspirés par l’ambiance et l’atmosphère des lieux qu’il a visités lors de ses séjours outre Atlantique.

Je l’avais vu à Vilvoorde il y a quelques années et il m’avait conquis par sa virtuosité et la diversité de ses compositions, puis à De Roma où il assurait de main de maître la première partie de son ami Guy Verlinde et ses Mighty Gators.

Je suis donc avide de découvrir son nouvel opus dont un avant-goût sous forme de vidéo nous a été présenté sur les réseaux sociaux avec le titre « Hard To Admit ».

https://www.youtube.com/watch?v=QaXCwS_4zOY&feature=youtu.be

Arrivée des artistes sous les applaudissements des « invités », Tim et Steven s’installent sous les spots et nous apprenons que le titre de l’album fait référence à un micro des années 50, le Melodium, qui capte les sons à distance respectable, ce qui permet aux artistes de chanter loin du micro, mais qui fait que, pour ce soir, nous risquons d’amplifier aussi la basse de UB40 qui pénètre jusqu’à nous depuis la grande salle. Qu’à cela ne tienne, le show commence par un instrumental, « Victory » histoire de se dérouiller les phalanges et ramollir les lèvres de Steven. Nous passons en revue ce nouvel opus avec un plaisir évident et Tim nous gratifie de quelques titres d’autres albums plus anciens, l’actuel ne faisant que 38 minutes, ce qui lui semble trop court et on lui donne raison, d’autant que ce moment a été un pur bonheur. Au terme de sa prestation il reste à la disposition de son public, et très amicalement se prête à une séance de dédicaces et de photos.

A noter dans cet album le « Love Is Worth A Fight » un cover de Son House très épuré et le titre « Second Round » qui m’a fait voyager dans un vieux bar d’un film western et surtout, la prestation de Steven Troch, véritable magicien de l’harmonica. Des artistes à suivre, sans aucun doute.

 

Set list :

Victory

Religions Serve The Devil Well

Happiest Man In Town

Second Round

Love Is Worth To Fight

Down To This

A Little Bit Of Lovin’

Hard To Admit

Melodium Rag

Walk With The Devil

Stepping Up

Keep Me Satisfied

Hard Core Blues

Encore :

Big City Blues (et autres)

Tiny Legs Tim - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 8 février 2017
Tiny Legs Tim - Huis 23 ( Ancienne Belgique) - Bruxelles, le 8 février 2017
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 15:40
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017

Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017

 

Husband and wife, Jon Spencer  and Cristina Martinez, se retrouvent sur scène au sein de Boss Hog depuis 1989, leur dernier album ' Whiteout' datait de 2000, quant à leurs prestations scéniques, elles sont tout aussi rares, il leur arrive d'insérer un hiatus de huit ans avant de remonter sur un podium.

En 2017, monsieur Pussy Galore, Heavy Trash, Jon Spencer Blues Explosion et son ombrageuse  madame ( Pussy Galore, The Honeymoon Killers) décident de mettre fin à leur longue léthargie, ils vont sortir un EP ( Brood X) et partent sillonner les routes.

Evénement rare à ne manquer sous aucun prétexte!

 

Peter Verstraelen a envoyé Id!ots comme avant-programme, pas couillon comme idée.

T'avais eu l'occasion de voir ces jeunes gens posés au festival Tropiscala à Overijse durant l'été, depuis lors ils sont encore plus sensés et ont pondu une seconde oeuvre, intelligemment baptisée, ' II'.

 

 

Luc Dufourmont: Dames en Heren, wij zijn idiots, dag Rik, dag Frans, salut Abdel, Hello Angèle, et toi, t'es qui, je te connais pas?

Le comédien a l'air en pleine forme, ses auxiliaires,  Dick Descamps, le cousin de Soeur Sourire, le petit Wouter Spaens et  topless Tom Denolf, le sont aussi.

Le Depot va trembler!

Feu!

' Crossing borders' , t'as l'impression qu'un des volcans, endormi, d' Auvergne a repris son activité et bien que nous soyons éloignés de 700 km de l'épicentre, on l'entend gronder à nos portes!

Wouter fait honneur à l'étiquette de guitar hero et gratifie l'assistance d'un premier numéro cabriolant.

' Pakistan' , imagine les Hives fricotant avec un glam rock band des seventies, oublie les paillettes et les talons compensés, ce truc secoue salement.

Dufourmont annonce un retour à l'âge de pierre avec ' Backk', c'était l'époque où  l'homme des cavernes draguait une nana, l'assommait et la traînait par les cheveux avant de lui faire son affaire.

A Lascaux, ils ont applaudi!

Put on your red shoes, baby: '  Id!ots Dance', une basse destructrice te balance un fucking beat , tandis que l'animal derrière les fûts frappe comme un malade, c'est du lourd!

Je m'envoie une rasade de Brandy après tous ces efforts and let's go disco, euh, disto!

Je digère moins la gnôle qu'avant, je place un petit rot et puis on attaque '60 miles' , en passant j'admire un cimetière, ensuite je reprends mon chemin de croix!

' Bricks to dust' est entamé en mode vaudou avant d'exploser en chemin.

Wouter, menneke, que pasa, t'as des problèmes de câblage?

C'est réglé, bompa!

Fijn, on envoie ' Mosquito', et je me transforme en fontana de Trevi, les touristes adorent!

Débile.

Qui, moi?

T'es sourd, ik zei ' The bill' .

Je peux avoir la souche TVA?

Il est 20:55, alleï, encore une, ' Albania' fait 5'31"!

On s'amuse, non, les gars de Boss Hog sont toujours chez la maquilleuse, on vous envoie le chaotique  ' Norton' avant d'aller écluser deux ou trois fûts de Stella!

Avec Id!ots pas de guirlandes, ni de baratin, mais du bon vieux rock'n'roll qui te file la patate!

 

Avec 5 petites minutes de retard:  Boss Hog!

 Au chant, Cristina Martinez ( there was a time she used to be a sex symbol, vise les pochettes d'albums...  tout le monde vieillit, elle a peinturluré le contour de ses yeux, un méchant journaliste de sa majesté parle de poches) - guitares, vocaux:  Jon Spencer - Hollis Queens aux  drums et  secondes voix - Jens Jurgensen à la basse  et Mickey Finn aux keys.

Eclairage anecdotique, les nombreux photographes râlent et démarrage avec 'Wichita Grey' , du punk/thrash/garage/blues bien crasseux, celui auquel les New-Yorkais nous ont habitués.

' Winn Coma', même recette, madame se paye des poses lascives à hauteur du premier rang.

Ils enchaînent sur ' Trouble',  une bombe extraite de 'Whiteout'. Tu la crois quand elle scande ....I can't stand it..

Du coup elle se colle au micro et envoie ' Black eyes' prévu pour le prochain album, son mec participe au dialogue conjugal.

' Ground control' et sa vision apocalyptique des States en 2017 suit, puis vient une plongée en 1995 avec le noisy  'Strawberry' .

Se succèdent, le carré et saturé 'Disgrace'  et la chanson d'amour des débuts  ' Gerard'.

Se flanquer la tête contre un projo, ça ne fait pas du bien.

Euh, Leuven,  on est quel jour?

Lundi!

C'est pas Halloween, vous auriez pu vous raser et changer de chemises, merde, ça craint!

Une autre nouveauté, la longue plage 'Formula X'  pendant laquelle Cristina disparaît, on la voit dans la fosse, elle ne parvient pas à regagner le podium, Jon part à sa recherche, nous bouscule, mais la coquine a ressurgi sur scène et attend le pisteur.

Après cette saynète domestique le concert reprend son fil avec le hit ' I idolize you' .

Shit, mon micro a rendu l'âme, it is as dead as is America!

Tiens, une autre babiole!

' Whiteout' magnifiquement chanté par Hollis Queens sera un des points forts du concert , il est suivi par le salement thrash ' Sugar bunny' .

' Signal' et l'intense ' Elevator' terminent le set normal de 55'.

 

 

Retour de la volcanique Cristina et de sa clique.

On se fait un staring contest?

 Toi, fixe -moi dans les yeux,..t'as triché, tu sors!

La setlist ne prévoyait aucun rappel, Louvain a été gâté, cinq titres en rab,  dont 'Itchy and scratchy',  le barbare  ' Count me out' et son orgue crapuleux, 'Billy' ou  '17' du nouvel album, Cristina se tire, les autres à leur tour, sans prononcer un mot,  disparaissent, la salle commence à se vider, quand contre toute attente,  Boss Hog refait surface pour balancer une dernière salve.

 

Certains ont trouvé le concert un peu mou, pourri même, faut pas exagérer, en 2017 Boss Hog tient toujours la route et  leur show garde un côté subversif et sexy.

Ils sont en France jusqu'au 11 février!

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
Boss Hog + Id!ots - Het Depot - Leuven, le 6 février 2017
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 12:28
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017

RIVAL SONSÉlysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017

 



Line Up :
Dave BESTE : Bass Guitar - Backing Vocals.
Jay BUCHANAN : Vocals
Michael MILEY : Drums
Todd REN-BROOKS : Keyboards - Backing Vocals.
Scott HOLIDAY : Guitars - Backing Vocals.

Setlist :
01.The Good, The Bad and The Ugly (Intro Theme)
02.Hollow Bones Part I.
03.Tied Up.
04.Thundering Voices.
05.Electric Man.
06.Secret.
07.Pressure And Time.
08.Jordan.
09.Fade Out.
10.Tell Me Something.
11.Face Of Light.
12.Torture.
13.Open My Eyes.
14.Hollow Bones Part II.
15.Keep On Swinging.

9h30, j’ouvre les mirettes, puis les tentures, sur un jour plus vieux (par rapport à la veille) et sur un jour pluvieux, par rapport à la veille aussi puisque hier il ne pleuvait pas.

Tu suis ? T’as intérêt parce que je me sens en forme. Départ pour Paris-Nord. Un Thalys et un repas à base de poulet aux légumes arrosé d’un coca et d’un café plus tard, me voici en terre française même si l’accompagnateur de train nous annonce à hauteur de « Saint » Denis (et ta femme ça va ?) de sa belle voix de gorge comme seuls les Bataves en ont une : « Mesdames zé Mechieux, bienvenue en Belgique, dans quelques zinstants nous zarriverons en ghare de Paris-Nord » ! Les fautes d’orthographe c’est exprès pour que tu te rendes compte de l’accent et surtout, n’oublies pas de rouler les « r » pour faire authentique. Ca y est, tu l’as ? Consternation des voyageurs français qui viennent d’apprendre l’annexion de leur « patri-i-e » par la puissante Belgique. On est comme ça nous, on a l’air de ne pas y toucher et puis «pan » on t’ajoute au patrimoine national. Exit en gare de Paris, je gonfle fièrement la poitrine en croisant tous ces nouveaux belges qui ne le savent pas encore.

Une vingtaine de minutes de marche plus tard, je pénètre place Pigalle, vu l’endroit je dis « pénètre » qui convient mieux que « arrive » compte tenu de la réputation sulfureuse de l’endroit, et de l’envers par lequel on... aussi paraît-il. À Pigalle on se prend dans tous les sens. J’enfile (tu vois bien que je ne te mens pas, c’est un coin propice) j’enfile, disais-je donc, la Rue Frochot et je bloque devant l’hôtel IBIS situé au numéro « 3 ». Je checkin, je fais ce que je veux hein, c’est moi qui paie, et je me pose un instant chambre Peugeot... oh bon ça va, chambre 204. Ils m’ont attribué un lit double qui ne me sert à rien vu que « On » ne m’accompagne pas. Mais c’est gentil tout de même de m’y faire penser, au cas où j’aurais pu l’oublier. J’ai une interview programmée vers 17.30 avec Dave Beste, je check donc mon matériel afin de ne pas tomber en panne de jus, nous sommes à Pigalle je te le rappelle. Je me met en route, direction l’Elyée Montmartre, une salle que je ne connais pas encore. Je remonté Rochechouart Boulevard tandis qu’Axelle Red continue à descendre son Kennedy. Et me voilà devant l’endroit où tout va se jouer. Je fais la connaissance de Paul et de ses parents, une sympathique famille venue en droite ligne de Limoges, non pas pour vendre de la porcelaine mais pour voir les Rival Sons qu’ils avaient découverts en première partie de Deep Purple. C’est une excellente raison pour revenir. Le papa est un homme de goût, il porte fièrement un tee-shirt de Led Zeppelin, donc on ne peut que s’entendre tous les deux. Le fiston se sent moins seul depuis qu’il a rencontré d’autres chevelus comme lui et je rassure la maman qui a un peu peur que ça ne « pogote » devant la scène. Arrivée de Florent, Julien, Alexandra et consorts les potes et potesses rencontrés à Lille, suivis de près par Claire, ma consœur de Facebook France. On annonce même l’arrivée imminente de Napoleon et de l’impératrice Eugenie (private joke). Bon, on sera en retard
pour l’interview, pas grave on devise cordialement, il fait relativement bon, c’est déjà ça.

Ouverture des portes et nous montons calmement les marches qui nous amènent dans la très jolie salle de style Art Deco d’une capacité supérieure à 1.200 places. On affiche complet ce soir ! Nous voilà au premier rang, ca devient une habitude. Nous sommes nerveux, c’est normal, nous attendons cette deuxième date de la tournée « Teatro Fiasco » comme on attend le Messie (Lionel, sors de ce corps !)
Pete, le tour manager viens me chercher et nous voilà backstage, bonjour aux potes des Rival Sons et puis on se fait une petite interview sympa avec Dave. Michael Miley n’est pas en top forme, quelques petits ennuis de santé, Scott, élégant comme à son habitude est déjà prêt. Jay fait son yoga et Todd tout sourire, s’agite dans tous les sens.
Donc, pour ceux que ça intéresse et le demandaient avec insistance, Dave n’a pas de basse acoustique, celles que l’on voit dans les vidéos lui sont prêtées, par contre Yamaha lui a fait deux basses électriques custom. À quand une Dave BESTE signature ? Je connais également son âge maintenant, héhéhé !

Je regagne ma place pour la première partie de la soirée, c’est osé ! Un poète humoriste qui récite des texte erotico-patriotico-humoristiques en anglais sur un fond musical distillé par un DJ, ce n’est pas évident pour tout le monde. Mais le public est sympa ce soir et même ceux qui n’ont rien compris applaudissent. Il y a bien eu un « fuck » de temps à autres que tout le monde comprend, ça brise la monotonie, ce qui ne veut pas dire que c’était en noir et blanc hein, la mono-tonie... Tu suis toujours

Enfin, voilà nos héros qui prennent la scène sous les acclamations d’un public en délire, ça va être chaud ce soir, je vous avais prévenus. On attaque par « Hollow Bones Pt I ». Un peu de fébrilité chez nos Sons mais dès « Tied Up » le puissant deuxième titre, tout est en place et on reçoit la machine en pleine face avec « Thundering Voices », nous venons déjà d’entendre trois titres de l’excellent album qu’est « Hollow Bones ». Il y en aura d’autres. Voici que déboule le désormais classique « Electric Man » morceau dans lequel la basse suit comme son ombre le riff de guitare. « Secret » se lie à son compagnon d’album. Ce qui est fou c’est que le public chante toutes les chansons, on se croirait à un concert de Bruel à la différence près, qu’ici c’est un vrai chanteur à voix. Ce second opus extrait de l’album « The Great Western Valkyrie » précède de peu « Pressure and Time » l’assassin qui m’a fait découvrir les Rival Sons.
Grosse émotion avec l’immense « Jordan » non, pas le célèbre numéro 23 des Chicago Bulls idiot, le Jourdain qui coule paisiblement, comme les larmes de la plupart des spectateurs pour qui cette chanson véhicule tellement de choses... tiens, il manque quelqu’un, il y a une « petite » place inoccupée, comme si personne n’avait osé s’y mettre. Un superbe « Fade Out » suivi de « Tell me Something » annoncent le très émotionnel « Face of Life » qui verra le phénoménal chanteur qu’est Jay Buchanan terminer en pleurs. Mais ce n’est rien à côté de la bombe atomique : « Torture » ! À coup sûr la plus longue version à laquelle j’ai participé en 22 concerts. Impossible de faire taire le public. Ils doivent attendre tous les cinq que nous nous calmions enfin pour attaquer le Zeppelinesque « Open My Eyes », rien ne peut faire penser que Miley est malade, ce mec est incroyable derrière ses fûts ! Nous avons enfin droit à « Hollow Bones Part II » dont nous avions été privés à Lille. Mes enfants quelle fessée, et tant pis si c’est puni par la loi !
On se quitte en folie avec « Keep on Swinging » qui clôture un excellent concert, un de plus, de la part de ce groupe incroyable qui est occupé à prendre une place depuis trop longtemps inoccupée.
Retour backstage pour une petite conversation avec Michaël qui me confie « je ne croyais pas le public français aussi chaud, quelle ambiance ce soir ! » et puis rendez vous au tour bus pour les photos, autographes etc, et des gens qui n’en reviennent toujours pas de la disponibilité et de la gentillesse de ces musiciens hors du commun. Prochain rendez-vous : Cologne. Vous venez ? Et toi ?

Mitch « ZoSo » Duterck

RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 18:18
Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017

Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017

 

Le panneau à l'entrée indique uitverkocht!

C'était pas évident de larguer ta ferraille dans la cité épiscopale, quelques tours de manège, puis un coup de  bol, un paroissien quitte le café pour se faire engueuler par madame qui l'attend depuis 2 heures, tu remises l'engin dans la sombre Bleekstraat  et tu te diriges vers l'antique théâtre municipal, richement décoré en stuc rococo, il y a déjà du monde, au balcon et dans l'orchestre.

 

 

Mary's Little Lamb ne fait pas dans les nursery rhymes, ni dans l'animation pour gosses, et ne nous parle ni de Paul McCartney, ni de Stevie Ray ou de Buddy Guy.

Les gars de Keerbergen, que tu as croisés au One Festival à Haacht en 2015, font dans l'alt.country.

'Elixir for the Drifter', qui nous vaut ce déplacement du côté de la Dyle, est leur second album, il succède à  ' Fortune and Chance' de 2014.

Bart Hendrickx (chant, gt, banjo), Bert Cuypers (double bass, bass), Mike Van Daele (drums), Kevin Van Hoof (trompette) et Stijn Cumps (trompette) ont voulu que la fête soit totale.

OK, le decorum n'était pas idéal pour une Saint-Valentin, tu te serais cru dans un musée poussiéreux d'un  Far West à la John Wayne, mais dans leurs bagages ils avaient emmené une séduisante section de cordes (Astrid Gijsels, Nina Van Campen, Ha thi Ngoc Phung, Koen Berger, tous  membres du Frascati Symphonic), et, également, Aalex Vertommen ayant étudié le jazzzang à Maastricht, elle était là pour embellir les mélodies de vocalises ou de choeurs séraphins.

 

 

Bart entame le set, solo, avec ' Alone and forsaken' un titre d' Hank Williams datant de 1948, si t'aimes Steinbeck tu vas craquer,  Bert rejoint Bart, il est accompagné par Aalex, ils achèvent ce country classic.

D'emblée la barre est mise à des hauteurs qu'un sauteur obèse ne pourra jamais franchir.

Le band en piste pour un intermezzo piquant, ' Bound for the horizon', l'horizon c'est la frontière mexicaine, la guitare surf et les sonorités mariachi des cuivres t'y mènent, faut en profiter, Trump à commencer à élever son mur!

Au galop!

Du calme, Messala, 'Hold your horses'!

Are you ready to ride... qu'il demande tandis qu'une des trompettes ramasse un maillet et le cogne sur un ensemble de tubular bells, fabrication artisanale.

Qui arrive au loin dans un nuage de poussière...Django!

Reinhardt ?

Mais non, abruti, Clint Eastwood!

Bart au banjo, ' Hay' t'invite à faire des folies dans le foin.

Hopelijk vinden jullie dat leuk!

Ja, répond Inge, une petite délurée de 15 ans!

Retour de la Gretsch, pour le rootsy surf ' Blending in' , suivi par ' El fuego' pour lequel le frontman a ramassé une acoustique. T'as pigé aux consonances hispaniques du titre que les cuivres vont nous envoyer une sérénade diabolique, certains ont  vu Lucifer danser!

Kevin Van Hoof sait tout faire, si sur son hoofd il n'y a pas beaucoup de poils, il manie la guitare aussi bien que le marteau, du coup il laisse sa trompette reposer et attaque ' Saguaro' avec la troupe, des coulisses, sort Kathleen Vandenhoudt qui dialogue avec Bart, un numéro digne de Nick Cave et de ses murder ballads.

Cowbell et contrebasse lancent 'Incantation',  un tango/  tex mex track bourré de crotales  et autres sales bêtes nichant dans le désert de Mojave.

En hommage à Cohen, ils proposent une version révérencieuse de la valse ' Dance me to the end of love' .

Sorry pour les fans de George Michael, on n'a pas réussi à mettre au point une reprise correcte de ' Wake me up before you go-go'

' It can't go wrong' date du premier album, tout comme le funèbre ' Lift the curse' qui vire cha cha cha.

..put the TV on without sound... à conseiller aux gens qui ont le courage de supporter The Voice Belgium!

C'est incroyable tout ce qu'on peut faire avec une Gretsch, Bart connaît toutes les ficelles.

' The outlaw' , si ton truc c'est 'Rawhide' ou ' Ghost riders in the sky' tu vas adorer, June Carter te souffle, sont bien ces petits flamands!

On a sorti les chaînes, voici ' Stray arrow', Cochise est à l'affût, le cowboy perdu  a intérêt à se méfier, des effets Morricone/Sergio Leone accentuent l'impression d'angoisse.

Un soleil de plomb, les images sont floues,  c'est pas un bar là-bas... ' Mirage', fieu, ' Mirage', ici il n'y a que de la poussière et du sable!

Retour des violons et d'Aalex, Meneer Cuypers a sorti a jewish harp de son veston et attaque ' Grind' qui précède l'intimiste  ' Tell me how' , interprété en formule trio, banjo, batterie, contrebasse, avant l'arrivée des cuivres augmentant la sensation de mélancolie.

Le violoncelle de  Koen Berger est mis en évidence pour la plage clôturant l'album, la ballade nostalgique  'Forever gone'.

 

Forever gone?

Pas vraiment, l'agneau mystique  à cinq pattes  rapplique, dans la salle une voix s'élève, 'Sugarcoat' .

Tu l'as demandé, tu l'auras, menneke.

Ambiance in 't kot, ils pourraient proposer ce morceau suave à Sarah Ferri.

D'accord, on n'a pas encore joué du Cash, ça vient, 'Hey porter' , en passant, les saints vous saluent,  ' oh when the saints go marching in'  et par la même occasion, nous aussi.

Rendez-vous au foyer où on signera les cd's.

 

Wat.. nog eentje.. unplugged, alors, tous sur une ligne pour ' The midnight special' qui achève ce concert cinq étoiles.

 

Le 14 à Beringen, Durango Sessions!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017
Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017
Mary's Little Lamb - Album release 'Elixir for the Drifter' - Stadsschouwburg- Mechelen- le 5 février 2017
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:37
PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017

PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017

 

Charles Eloy

 

Hambourg, une ville portuaire dans le nord de l'Allemagne, a toujours été ouverte à d'autres cultures. Dans les années septante, elle a été le centre du mouvement punk en Allemagne.

Durant la période du mois d'août 1960 au mois de décembre 1962, The Beatles se sont produits dans différents clubs de Hambourg.

Une citation de John Lennon "I was born in Liverpool, but I became an adult in Hamburg"

 

Ce soir, nous sommes dans le quartier Gängeviertel, - entouré de hautes constructions en béton -résistant aux pressions des promoteurs immobiliers et conservant son âme. Des visiteurs du monde entier sont venus pour des expositions, des concerts ou discuter du développement urbain. Les habitants se battent pour continuer à vivre dans leur quartier en rénovant les anciens bâtiments afin de les sauver de la démolition.

Les artistes et militants politiques ont choisi ce quartier, habité au 18e siècle par la classe ouvrière.

 

Il y a un parallèle entre la musique punk et Gängeviertel. En effet, le mouvement punk trouve ses racines dans la classe ouvrière des années soixante, récupéré par Malcom McLaren, le manager et la tête pensante du groupe The Sex Pistols. Malcom McLaren a été influencé par l'organisation Situationist International, (créée en 1957 et dissoute en 1972), de révolutionnaires sociaux, d'artistes d'avant-garde, d'intellectuels et de théoriciens politiques (anti-marxisme autoritaire et critique du capitalisme).

L'événement de ce soir, un concert PIY - Punkrock Karaoke.Un groupe de trois musiciens accompagne les chanteurs, faisant partie du public. Such dir deinen Lieblingspunkrocksong aus und lass gemeinsam die Bühne rocken: Wir spielen - Du Singst! Un principe simple, ils jouent, et vous chantez.

En Allemagne, c'est une culture, car ce groupe tourne dans tout le pays. Leurs fans qui participent aux concerts ou partagent la scène sont souvent présents.

Il est annoncé " Nazipisser, homophobe/sexistische Arshlöler müssen draussen bleiben". La communauté du quartier Gängeviertel est tolérante. Exit les extrémistes de tous genres. Un exemple de démocratie: l'entrée au concert est gratuite et les consommateurs paient les boissons selon leurs moyens afin de ne pas défavoriser les plus démunis.

 

Une jeune dame chante "American Idiot", une reprise du groupe américain Green Day. Cette chanson hautement patriotique a été publiée en 2004 en réaction contre l'administration G.Bush.

  1. de la chanson nous met en garde contre la manipulation par les émissions de téléréalité, les annonces commerciales. Green Day reprend le flambeau avant l'élection de Donald Trump.

Quelques extraits de la chanson qui sont d'actualité.

"I'm not a part of a redneck agenda". Donald Trump, qui a fait partie d'une émission de téléréalité "The Apprentice" sur NBC, s'appuie sur les électeurs républicains dont une partie sont des rednecks, habitants des campagnes américaines, vivant parfois dans des situations précaires.

" Maybe I'm the faggot America". Mike Pence, le vice-président et adversaire des droits LGBT, est à l'origine, dans l'état de Indiana, de la RFRA ( Religious freedom restoration act). Cette loi permet aux entreprises de refuser leurs services aux personnes homosexuelles ou transsexuelles en invoquant leurs convictions religieuses.

Le punk et les styles dérivés, ce n'est pas seulement le look, c'est également les idées et une critique de la société.

 

Après chaque prestation, les chanteuses et chanteurs sont récompensés par un "Belohnungs-Shot", une liqueur. Prosit.

 

Voilà un punk hybride qui confirme la théorie de l'évolution de Darwin. C'est un croisement entre Iggy Pop en Johnny Rotten des Sex Pistols. Il a enlevé sa chemise et son pantalon a glissé quelques centimètres dévoilant la partie supérieure de son caleçon. Ses cheveux colorés en orange sont dressés, un fort symbole visuel de l'attitude jusqu'au-boutiste des punks. Ses compères tatoués à crête iroquoise (les deux côtés de la tête rasés à ras et les cheveux restant longs, dressés au milieu) s'agitent dans la salle, une bouteille de bière à la main. Prosit.

 

Il nous chante "Search and Destroy" (rechercher et détruire). C'est une chanson écrite par Iggy Pop des Stooges de leur album Raw Power sorti en 1973.

 

"Search and Destroy" était un type de mission tactique utilisée par l'armée américaine lors de la guerre du Viêtnam (1955-1975).

 

 

 

Après deux heures de concert, dont dix minutes à remplacer les cordes de guitare cassées, suit une pause d'un quart d'heure. Le temps de fumer une cigarette.

 

Je suis assis dans les fauteuils. Hannah, une blonde, comme beaucoup de filles dans le nord de l'Allemagne, me demande "As-tu vu Tommy". Je lui réponds "Nein". Elle me dit " je le vois derrière toi. Tommy, c'est mon fantôme".

 

Une lacune dans ma culture. En Belgique, ils ont les anges (e.g. Zusterklooster en meisjesschool van de Heilige Engelen) et les Diables Rouges de leur équipe nationale de football, en Transylvanie le vampire Dracula et en Allemagne des fantômes (Geisten).

 

 

 

 

 

Un groupe d'étudiants de Hambourg a rencontré un interprète nomade Charles Elliot hors d'une jam dans la salle de spectacle dans l'auberge de jeunesse Art Hostel à Sofia (Bulgarie).

 

Ils l'ont invité à la soirée punk karaoké live à Hambourg. Les jeunes entre 20- 30 ans étaient agréablement surpris de voir sur scène un rescapé des années septante en pleine forme. Il chante d'une voix enrouée et bondit sur la scène durant le refrain de "Should I stay or should I go" du groupe britannique The Clash. Le volume du micro est trop faible, mais Charles, coiffé d'un bonnet de marin scandinave, persiste. The show must go on et les spectateurs lui en sont reconnaissants.

 

Il harangue le public "cause I want to be anarchy, it's the only way to be" dans la chanson "Anarchy in the UK" des Sex Pistols. Prosit. Sorry, brexit.

 

 

 

La blondine Hannah est heureuse, elle a retrouvé son fantôme Tommy. Rassurée, elle monte sur scène, accompagnée d'une amie et elles chantent en allemand. Danke! Je n'ai rien compris, mais la foule est en délire. Les spectateurs se bousculent gentiment.

 

Elles restent sur scène, bouteille à la main (prosit),en compagnie d’autres interprètes, pour terminer le concert qui a duré plus de quatre heures.

 

 

 

 

 

Le punk des années septante est mort, mais l'esprit du mouvement, proche des réalités et de la vie sociale, persiste.

 

Punk is dead, long live punk

 

PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017
PIY Punkrock Karaoke in Hamburg - Gängeviertel - Februar 4 2017
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