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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 14:54
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017

Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017

 

Près de 20' minutes de retard, le chanoine avait probablement égaré sa chasuble, avant d'avoir accès à la chapelle pour assister à l'office célébré par Mirexxx!

Quand, enfin, Ali Baba daigne entrebâiller l'antique porte du lieu sacré, les ouailles, photographes en tête, se ruent face à l'autel, remplacé par un pupitre, sur lequel reposent deux synthés et un laptop.

Un masqué antigaz distille une musique sacrée proche de l'ambient, une voisine questionne, il est seul?

Posse, un rescapé de la seconde bataille d'Ypres, ne restera pas orphelin bien longtemps, sortant à la dérobée de la sacristie apparaît Stijn S. , que tu ne confondras pas avec Stijn Vandeputte, de Vlaamse Prince.

Stijn S. a fondé Mirexxx en 2005 après avoir tâté du punk et du deejaying.

Mirexxx, ce n'est pas une poudre à lessiver, ni un tampon devant t'aider à récurer une casserole collante, le produit est à classer dans la catégorie EBM ( Front 242, en plus méchant) ou dark electro.

Le dernier méfait discographique du duo a été baptisé ' Inside you' et c'est ce titre qui ouvre le service divin.

Ce qui frappe d'emblée, c'est la voix étouffée de l'effrayant Stijn, tu croises ce mec, la nuit, dans une ruelle sombre de Molenbeek, tu prends tes jambes à ton cou pour te réfugier dans la mosquée la plus proche.

Fringué latex noir et coiffé skinhead Trainspotting, Stijn en jette, après le premier morceau, il sue déjà comme un boeuf, le plastic lui colle à la peau.

Musicalement le truc impressionne et tiendra les fidèles en haleine pendant toute la durée de la performance.

Le street fighter et le mixeur balanceront des torpilles telles que ' Death angel', le bien nommé ' Chaos' ou 'Nine angles'.

Dans un élan d'agressivité , le performer cogne le PC qui a failli valser sur le plancher sacré, sur lequel il vient ramper pour implorer le pardon du Tout Puissant.

Il poursuit son show rudement physique. Défilent dans le désordre: 'Existence', 'Bloodresource' ou 'Mirexxx' .

Vlan, un crachat vient enjoliver le visage poupin du cousin éloigné de Bettina Rheims, comme t'avais déjà arrosé les géraniums ce matin, tu juges plus prudent de te replier vers le fond de la chapelle tandis que Mirexxx achève son fougueux périple EBM.

 

Concert room- Dordeduh, un groupe de folk/black metal en provenance de Timișoara, ville de naissance de Tarzan, le vrai, Johnny!

Le groupe naît en 2009 lorsque Hupogrammos ( Edmond Karban) et Sol Faur quittent Negură Bunget, un des groupes phare du progressive metal roumain.

Les deux guitaristes sont accompagnés par Andrei Jumugă aux drums, par contre la basse ne semble plus être tenue par Flavius Misarăș, mais probablement par Gabi Karban, le frangin de Hupogrammos.

Ouverture surprenante, Hupogrammos et Sol se présentent armés d'un tulnic, une trompette en bois, aussi longue qu'un boa constrictor non replié sur lui-même, le bassiste vient frapper une planche de bois, une sorte de gong rectangulaire, après avoir soufflé comme des dératés pour prévenir d'une invasion imminente, Edmond saisit sa gratte et Sol vient caresser un hammered dulcimer, bienvenue dans les Carpates où tu peux planer sans danger!

Tu veux des titres?

Ils ont deux full cd's à leur actif, le dernier Dar De Duh date de 2012, on suppose que la première salve se nomme 'Dojana', on recommande en tout cas!

La seconde plage, d'une longueur approchant les titres de Yes, Genesis ou Porcupine Tree, pourrait être 'Zuh', après une amorce atmosphérique, le morceau explose et vire métal hurlant, bestial et brutal.

Puis vient ' Cumpat' , de la dentelle en fer forgé, avant l'apparition de deux ravissantes choristes, Juniper Oo et Babs Caladmor, elles ajoutent une touche féminine paisible au titre suivant.

Il nous reste deux chansons prévient le plus loquace, pis de panaque, on ne joue pas du punk, attendez-vous à 1/4 h de musique.

Après un morceau baigné dans l'acier trempé mais ne dédaignant pas les envolées lyriques, ils achèvent donc ce set particulièrement relevé par 'Jind de Tronuri' , débutant par un râle horrible, suivi par un déferlement sonique tonique, comme si les Tatares étaient revenus envahir et saccager toutes les régions baltes.

Un grand concert!

 

Crochet au bar pour saluer Filipe l'ex- responsable technique du BAO, le temps de raviver des souvenirs et tu manques le début de la performance de Feline and Strange dans la chapelle.

Honte à toi!

Feline ist Die Berliner Opernsängerin Feline Lang, Die Koloratur-Mezzosopranistin studierte Schauspiel und Gesang, Stange ist Punkcellist Christoph Klemke.

Ces fêlés du crâne vont nous présenter leur alien electro cabaret haut en couleurs et en saveurs, tu veux du Kurt Weill, on t'en servira, du Nina Hagen ou du Amanda Fucking Palmer aussi, du Marlene Dietrich, pourquoi pas, du Regina Spektor, ce n'est pas exclu, tu aimes Klaus Nomi, tu es admis!

Leur dernier méfait a pour titre 'Out', il est sorti fin mars.

Bruxelles aura droit à plusieurs extraits de cette oeuvre, la cinquième à leur palmarès.

Chaque titre proposé s'apparente à un sketch théâtral ou à une performance burlesque, Feline change constamment de tenue, fait de grands yeux, puis du charme, déclame, monologue, invective, son compère s'agite tel un forcené sur son violoncelle, le brandit tel une arme, enfile un casque de gladiateur, prophétise... bref, t'as pas le temps de t'ennuyer pendant ce spectacle délirant.

Quelques titres proposés: 'Berlin 's a bitch' qui ne peut cacher le passé lyrique de la comédienne, 'Hole in the ground', ' On the run', ' Little boxes' et ses accents New Wave , 'Modern conversation' évoquant Devo, ou encore la symphonie pour le nouveau monde à la sauce teutonne, ' And if the world would end tonight'!

Comme tu es resté jusqu'à la fin de leur étonnante prestation tu as malheureusement loupé la quasi intégralité du défilé proposé par la designer Dana Mikelson.

Ce que tu as vu n'a fait qu'aviver les regrets!

 

Une dernière consommation avant de quitter le couvent, tu n'assisteras pas au show de Empusae prévu à minuit!

 

 

Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 2) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:00
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 1) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017

Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017

 

Cinquième édition du Grandioso Gothic Happening, la cérémonie coalescente se déroulant, une nouvelle fois, au Bouche à Oreille, l'ancien couvent 'Casa Rosa', un édifice d'inspiration néo-gothique/Renaissance Flamande, faisant partie du patrimoine architectural de Bruxelles.

Selon la tradition, l'événement gothique offre de multiples facettes.

Pagan Electrics a été choisi comme thème en 2017, au programme: live bands, deejays, des performances, un défilé de mode, divers stands célébrant la nightlife aux vapeurs sombres, un mini-studio photo, une terrasse transformée en food corner, un coin lounge, deux bars et comme d'habitude un public, nombreux, à l'imagination fertile, arborant des tenues allant du vampire freak, aux personnages les plus habités de Tim Burton en passant par quelques silver army uniforms, corsets d'époque victorienne, lace tops, etc.., sans oublier les accessoires indispensables: gants en velours ou en dentelle, des camées, bracelets, colliers, boucles d'oreilles, bagues, masques, cannes, gibus... bref, de quoi donnez le tournis aux amateurs d'esthétique d'origine romantique.


Les portes s'ouvrent vers 15h, le premier groupe devant se produire dans la concert room à 17h.

Dès l'ouverture du couvent, divers deejays occupent le dancefloor, la chapelle restant close jusqu'à 18h.

A peine le temps de saluer de nombreuses connaissances et de se désaltérer en contemplant la faune insolite qu' advient l'heure d'ouvrir les battants de la grande salle qui accueille: Hybryds.

Le groupe existe depuis 1986 et sort un premier album, ' Mythical Music From The 21st Century', peu après.

Le graphiste Magthea ( Sandy Nys), ex- The Klinik, est la tête pensante du projet, il se charge du programming, Peter De Koning ( moog, djembe) et Yasnaïa se partagent le chant, après quelques titres, le trio sera rejoint par un saltimbanque/ savant fou/ flûtiste/percussionniste et plus tard par une intrigante danseuse. Comme leur concept artistique est multi-disciplinaire, des visuels suggestifs accompagnent l'environnement sonore.

Après avoir patiemment attendu l'arrivée du public, Hybryds entame sa représentation par un texte récité par Yasnaïa sur fond industriel, ' Silence' s'avère aussi hermétique que théâtral, la jolie chanteuse terminant le chant en vocalises lyrico-liturgiques.

Une entrée en matière captivante.

' China' débute par une séance de hurlements inquiétants, Yasnaïa armée d'un archet caresse un violoncelle avant d'entamer un lament pas vraiment facétieux, soudain, sortant des coulisses, apparaît le cousin de Tryphon Tournesol.

Ce dernier amorce une danse tribale qu'il va achever sur la piste installée au centre de la pièce, après avoir sorti de sa manche une flûte piquée à un Schtroumpf, il se joint au trio pour achever la tirade.

Le clip accompagnant ' I hear you calling' a eu le don d'émoustiller certains mâles et ce n'est pas l'apparition, pendant 'Discipline', d'une envoûtante danseuse, armée d'un fouet, évoquant certaines créatures peintes par Fernand Khnopff, qui aura le don de les calmer.

Obsédante, cette mélopée.

Après l'electro tribal ' Monsters' , la cariatide s'éclipse tandis que les musiciens attaquent la complainte orientale 'Rebirth'.

'Babel' et son univers biblique précède ' Wheel of life' annonçant le retour de la petite soeur de Stacia, qui fit les beaux jours d'Hawkwind, celle-ci nous gratifie d'une danse sacrale.

Après avoir vidé le calice, la belle créature disparaît tout comme le groupe.

Un premier concert ensorcelant.

 

Direction la chapelle, la capacité réduite du cénacle exige que tu te magnes si tu ne veux rien rater du show de DaGeist.

Les Lillois, Frédéric Strzelczyk ( basse), très sexy dans son latex noir, gant unique assorti, et David Schiavoni ( chant), ont vu le Saint-Esprit en 2008 et depuis distillent leur New/Cold/Dark Wave sur toutes les scènes d'Europe.

A Etterbeek ils ont balancé un set emballant, à la fois sombre et énergique, même si il faut déplorer le fait que les 3/4 du fond sonore a été dispensé par une machine.

Ne faisons pas la fine bouche, ces Nordistes carburant à l'eau pétillante ont réussi à faire danser les paroissiens, quoique le terme soit inadéquat pour des gens qui participent à une messe noire.

'Comon' ...I don't care about what they say... marmonne David d'une voix grave, avant que le programming nous envoie un pot pas pourri, mixant post punk et cold wave, la basse te remue les entrailles, tes membres inférieurs s'agitent.

Tu resteras dans cet état pendant les 45' du set.

' Lake of love', le poppy ' Vampire' mixant Depeche Mode, Soft Cell et les Pet Shop Boys, ' Demon's time', aux beats lourds, se succèdent, puis grey hair David nous propose une descente downtown, ' In my city'.

L'excellent 'Stereo' nous replonge dans les eighties, avec des influences évidentes allant de Bauhaus aux Sisters of Mercy, dont le 'Temple of Love' refait surface dans ton cerveau atteint, à l'écoute de ces gens du Nord, merci Enrico, revivalistes, qui à tour de rôle se paient un bain de foule.

'Amazing', le virevoltant 'Trash disco' et ' No one is innocent' mettent un terme à une prestation prisée.


Retour vers la grande salle pour Inkubus Sukkubus!

Un pagan rock band, originaire du Gloucestershire, né en 1989 et auteur de près de 20 albums.

Leur prestation est précédée d'une performance à la mise en scène macabre, une chose inanimée gît sur la piste centrale, ce chiffon humain est entouré par cinq créatures figées qui, après un laps de temps plus long que celui que prend le sable pour signifier que l'oeuf est cuit, remuent pour amorcer une gestuelle rituelle décadente.

Ces statues de sel se taperont, dans l'obscurité, un second exercice similaire avant de disparaître et de faire place à un hymne wagnérien annonçant Inkubus Sukkubus réduit à deux unités ce soir, Tony McKormack on guitar et Candia Ridley, jolie couronne de fleurs, au chant et au bodhrán, pour étoffer l'ensemble, un invisible passe des bandes.

Déesses, sorcières, magie de toutes les couleurs, paganisme, anges déchus, fées et autres figures mythologiques sont au programme.

' Messalina', datant de 2007, ouvre, un mix female metal mélodique/ heavenly voices apaisant.

'Lose yourself at the Nymphaeum' ne te semble pas une mauvaise idée, vu la température régnant à Bruxelles en ce début avril.

La jolie Candia propose une reprise des Stones, on était sûr qu'il s'agirait de 'Paint it black'.

'Night angel' et 'Vampyre erotica' suivent, puis la belle enfant saisit un bodhrán tandis que son compagnon troque l'électricité contre une acoustique, les medieval folk tunes, sans drum machines, ' Forest hill' et 'Sabrina' apportent un peu de charme sylvestre au set.

Retour des bandes pour ' Heart of Lilith', une plage remuante, suivie par le percutant 'The goat' à l'arrière-plan post-punk.

' Queen of heaven , queen of hell' de 2013 évoque des groupes tels que Evanescence, à noter l'intervention musclée de Mr McKormack à la guitare.

Next one is an old song of us about witches and sabbath, annonce la fée avant d'envoyer ' Belladonna and Aconite' de 1993.

Tu les quittes, à regret, tandis qu'ils entament 'Pagan born', faut pas traîner si tu veux te recueillir dans l'oratoire.

 

Fin du premier chapitre.

 

 



 

Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 1) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 1) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 1) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 1) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 1) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
Coalescaremonium 2017: Pagan Electrics ( Part 1) - au Bouche à Oreille-Etterbeek, le 8 avril 2017
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 09:50
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017

Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017

 

GUS G. / STEVE STEVENS – Spirit of '66, Verviers (BEL) – 2017.04.06

Gus G. Line Up :
Gus G : Acoustic Guitar - Backing Vocals
James Paul Luna : Lead Vocals &- Acoustic Guitar

Setlist :
01.My Will Be Done.
02.Burn.
03.Just Can't Let Go. (Medley)
04.Temple Of The King. (Rainbow cover)
05.World On Fire.
06.Lady Of 1000 Sorrows.
07.Planet Caravan. (Black Sabbath cover)
08.I Am The Fire.

C'est à un véritable événement guitaristique de haute-lignée que nous conviait Francis Geron au Spirit of '66 en ce 6 avril. En effet, comme mise en bouche, rien moins qu'un set acoustique de 40 minutes en compagnie du natif de Thessalonique, Monsieur Konstantinos Karamitroudis mieux connu sous le nom de Gus G. (Ozzy Osbourne, Firewind). Le jeune virtuose de la six cordes est né en 1980, l'année des derniers concerts de Led Zeppelin. Il aurait pu céder lui aussi à la fâcheuse tendance qu'ont les ignorants d'aujourd'hui en répondant « je n'étais pas né » quand ils reconnaissent leur manque de savoir et pourtant, lui, il a tout assimilé du rock et de ses racines.
C'est le musicien américain James Paul Luna (Holy Grail, White Wizzard) qui l'accompagne en tournée, ce chanteur américain a une voix qui ferait le bonheur de n'importe quel groupe de rock seventies, croyez-moi sur parole.
Comme nous l'explique Gus, lorsqu'on lui a proposé le marché, il n'a pas pu refuser d'ouvrir les shows de la tournée européenne de Steve Stevens et il a donc relevé le défi. Ensuite, il s'excuse presque car il n'a que très rarement l'occasion de s'exprimer sur une guitare acoustique et encore moins lorsqu'il s'agit de rythmes élevés. Il nous demande de l'indulgence. Il recueillera une véritable ovation ! Toutes les techniques du solo y passent et parmi elles, les redoutables « sweeps » qui nous laissent bouche bée. Cet homme est un tueur. Pendant quarante minutes, ce duo va nous enchanter. De « My Will Be Done » extrait de l'album « I Am The Fire » sorti en 2014 jusqu'au titre éponyme qui termine le set, en passant par le fabuleux « Temple of the King » de Rainbow ou encore « Planet Caravan » de Black Sabbath, l'homme ne se montrera jamais ennuyeux avec des démonstrations techniques inutiles. Tout est savamment dosé et distillé, tout juste de quoi nous mettre en appétit pour le plat de résistance. Bravo, les gars, on en redemande ! Francis, si tu nous écoutes...

Steve Stevens Line Up :
Mike BENNETT : Drums - Percussions (Slash, Stevie Wonder, Bruno Mars)
Uriah DUFFY Bass - Backing Vocals (Whitesnake)
Franky PEREZ : Vocals - Percussions (Apocalyptica)
Steve STEVENS : Guitars
Ben WOODS : Guitars (solo artist)

Setlist.
01.Crackdown.
02.Day Of The Eagle. (Robin Trower cover)
03.Dirty Diana. (Michael Jackson cover)
04.Hellcats, Highway.
05.Cinecitta.
06.Flamenco A GoGo.
07.Steve Solo.

08.Eyes Without A Face. (Billy Idol cover)
09.Top Gun Anthem.
10.Dazed And Confused. (Led Zeppelin Cover)
11.Atomic Playboys.
12.Prime Mover.
13.Rebell Yell. (Billy Idol cover)
14.Voodoo Chile. (Jimi Hendrix cover)
15.Whole Lotta Love. (Led Zeppelin cover)

Nous y voilà enfin, Steve Stevens au Spirit, il l'a fait ! Seconde date de la tournée européenne baptisée « A Night Wih The Grammy Winning Guitar Legend » rien que ça ! Et quand tu t'annonces de la sorte, t'as plutôt intérêt à ne pas te louper comme on dit chez nous. En matière de légende, Steven Bruce Schneider, né à Brooklyn, New York, le 5 mai 1959 se pose là. Une carrière de fou et un éclectisme incroyable allant du progressif avec le trio Bozzio, Levine, Stevens en passant par la musique de film avec le Thème du film Top Gun, le punk-rock moderne avec Billy Idol, une carrière solo sans oublier, Rick Ocasek (Cars), Vince Neil (Mötley Crüe) et, last, but non des moindres, le petit prince de la pop : Michaël Jackson himself. Franchement, il y a de quoi être fier, non ?

Alors, de qui l'ami Steve s'est-il entouré pour cette tournée au nom clinquant ? Jette un coup d'oeil au line up et tu auras compris à qui nous avions affaire, c'est du très lourd tout ça.
Au niveau du répertoire, c'est très varié, il fallait s'y attendre, avec quelques covers de Robin Trower, Led Zeppelin et Jimi Hendrix,; il y a pire non ? Le bonhomme, cheveux teints en noir, coiffé dans le style « T'as vu, j'ai mis les doigts dans la prise du lave-vaisselle ? », peut et surtout, sait tout jouer. Et nous allons passer 1h45 d'enfer avec ce petit bonhomme au look excentrique qui jamais ne va relâcher la pression. Dès le « Day of the Eagle » reprise de Robin Trower, le public venu en masse va entrer dans le jeu de son plein gré et participer à la grande fête de la gratte que nous a concoctée le maître des lieux. Piercing à la lèvre inférieure, le "saigneur des anneaux" va faire dégouliner dans nos oreilles avides, des cascades de notes que tous, nous réclamons encore et encore. La plupart des chansons qu'il a écrites ou coécrites sont des tubes, ou des hits, si tu préfères, donc, quand le train démarre, tu sautes dedans et tu chantes ! Vérifie que ta belle t'accompagne parce que si elle reste sur le quai, tu devras attendre au moins sept ans avant de prendre le suivant.

Ben Woods, le natif de Seattle, Etat de Washington, tu sais là où il pleut 300 jours par an, eh bien, malgré l'humidité, notre Ben, grand spécialiste du flamenco est lui aussi une véritable pointure en matière de guitare, mes aïeux, quelle prestation ! Je vous conseille vivement le détour par ses albums solo « Flamenco Shred », ça calme tout de suite. Plus le concert avance et plus l'ambiance monte. J'attendais la reprise de « Dazed and confused » avec une certaine réserve, comme à chaque fois qu'on s'attaque au dirigeable mais là, examen réussi. Bravo à Franky Perez, l'homme de Las Vegas va assurer tout le répertoire comme un chef. Gros succès pour « Atomic Playboys » mais ce n'est encore rien à côté de « Rebell Yell » qui va déchaîner les passions. Exit et Return pour deux covers en rappel et tu as vu lesquels ? Cette fois Gus G rejoint le band on stage et avec sa Jackson électrique, ça a saigné, crois-moi.

Fantastique soirée et quelle qualité, le seul point négatif ce sont les « meet and greet » qui te coupent de l'artiste après le show. Pourquoi devoir payer pour rencontrer un musicien dont tu as déjà acheté la place de concert ? C'est le système américain ça, je n'adhère pas, désolé.

A la prochaine.

Mitch « ZoSo » Duterck

Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
Steve Stevens - Gus G at Spirit of 66 in Verviers, le 6 avril 2017
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:48
THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017

THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017

 

NEAL MORSE BAND – Rockhal Club, Esch-sur-Alzette (GDL) - 2017.04.04

Line Up :

Randy GEORGE : Bass - Vocals
Eric GILLETTE : Guitar - Vocals.
Bill HUBAUER : Keyboards, Mandolin, Saxophone - Vocals.
Neil MORSE : Vocals, Keyboards - Guitars.
Mike PORTNOY : Drums, Pecussions - Vocals.

Set 1 : « The Similitude of a Dream, Part I »
01.Long Day.
02.Overture.
03.The Dream.
04.City Of Destruction.
05.We Have Got To Go.
06.Makes No Sense.
07.Draw The Line.
08.The Slough.
09.Back To The City.
10.The Ways Of A Fool.
11.So Far Gone,
12.Breath Of Angels.

Set 2 : « The Similitude Of A Dream, Part II »
01.Slave To Your Mind.
02.Shortcut To Salvation.
03.The Man In The Iron Cage.
04.The Road Called Home.
05.Sloth.
06.Freedom Song.
07.I’m Running.
08.The Mask.
09.Confrontation.
10.The Battle.
11.Broken Sky / Long Day (Reprise).
12.Agenda.
13.The Call.

A moins de me tromper, voilà ce qu’on appelle une quinte flush au poker. Avec de pareilles cartes en mains, vous ne pouvez pas perdre. C’est donc avec une impatience certaine que je vais assister à ce concert de Neil Morse, natif de Van Nuys, Californie. Le multi-instrumentiste, âgé de 56 ans, ex-sociétaire de Flying Colours, Spock’s Beard et membre de Transatlantic nous rend visite, accompagné de quelques stars de ses amis dont mister Mike Portnoy himself, ex-Dream Theatre. C’est l’un de mes batteurs préférés avec John Bonham et Neil Pearl. A la basse on retrouve le talentueux Randy George, l’homme de Denver, rien à voir avec son homologue basketteur. C’est ensuite le tranchant, Eric Gillette, multi-instrumentiste lui aussi, qui assure le poste de guitariste et le chant tandis que, last but not least, Bill Hubauer, membre de ApologetiX tient les claviers. Nous voilà donc bel et bien en présence de ce qu’on peut appeler une réunion très haut de gamme, une « dream team » en matière de Progressif estampillé « made in USA ». Pour info, la discographie de Neal Morse, tous groupes confondus, tant en studio qu’en live dépasse déjà la cinquantaine d’albums ! Pas mal pour un gamin né le 2 août 1960. Qui dit mieux ?
Départ vers 17.15 avec mon pote Paul (Pol Pot pour les cambodgiens mariés à des commères rouges) tant qu’a faire, autant partir bien à temps, on ne sait jamais, il peut y avoir du monde surtout que Ghost joue dans la grande salle voisine. Et
que, toujours selon un proverbe cambodgien : « Plus on est de fous, moins il y a de riz ». Assurons donc le coup, de baguettes!
19.30, ouverture des portes, on retire nos invitations auprès d’une préposée qui semble ne pas réaliser immédiatement que si nous sommes deux, il nous faut donc un sésame à chacun pour espérer franchir le contrôle de sécurité dont les agents nous regardent avec une envie palpatoire frustrée étant donné que nous n’avons rien qui mérite une fouille, même légère.
Nous voici dans la salle dont le fond de scène s’orne d’un écran géant proclamant : « The Neal Morse Band – The Road Called Home – 2017 » comme ça, ceux qui ne savaient pas très bien à quoi s’attendre sont soulagés. Renseignements pris auprès de l’ingénieur du son, Neil va jouer l’intégralité de « The Similitude of a Dream » son dernier double album en date, sorti le 11 novembre 2016. C’est un concept album basé sur l’allégorie Chrétienne « Pilgrims’ Progress » (Le Voyage du Pélerin) de John Bunyan publiée en 1678. Pour ta culture générale et ton information, John Buynam a écrit ce livre alors qu’il était emprisonné pour avoir violé le « Conventicle Act » et organisé des services religieux sans avoir reçu l’autorisation de l’Eglise anglicane. Pour les deux rappels de fin de concert, mystère, ça change d’un soir à l’autre. Voilà, le décor est planté, il est 20h20, le concert peut commencer.
Le sentiment qui va se dégager tout au long de ce spectacle haut de gamme, c’est que ces cinq multi-instrumentistes de génie sont au sommet de leur art et prennent un plaisir communicatif à jouer ensemble un concept album qui frôle la perfection, tant au niveau de son écriture que de son interprétation. Alternant les moments plus planants avec des riffs furieux à faire rougir n’importe quel amateur de métal, le NMB nous emmène à la découverte de l’Angleterre du 17ème siècle confrontée à des problèmes de religion. Neal est en grande forme vocale, mais ses partenaires ne sont pas en reste non plus, avec une mention spéciale à Eric Gillette dont la voix claire nous promène au pays des anges sur les notes endiablées de sa guitare à sept cordes dont il use à merveille, dispensant des centaines de noires, de croches et autres arabesques qui jaillissent dans l’espace en guise de bénédiction. Et bénis, nous le serons pendant ces 2h10 de concert, articulées en deux sets entrecoupés d’une courte pause soda.
L’autre ange qui nous guide sur l’escalier vers le ciel, c’est Mike Portnoy, à mon sens c’est l’un des plus grands batteurs de tous les temps et en plus, c’est un compositeur- chanteur de talent. De plus, il fait montre d’une très grande modestie, même pas le moindre petit solo en cours de concert. Il faut dire qu’avec les breaks et les changements de tempo dont il nous a gratifiés hier, tout son talent y était déjà démontré. Les monuments du concert sont pour moi le morceau « Slave to Your Mind » et la partie comprise entre « The Mask » et « Broken Sky » où je me suis vu parcourir l’espace musical sur les ailes des portées angéliques couvertes de symboles qui n’étaient pas seulement que de simples notes écrites là pour ne pas être oubliées. Non, il y avait quelque chose d’autre, une autre dimension, une porte ouverte sur un jardin secret dans lequel poussent les fleurs de ton histoire, de la mienne, de la nôtre. L’histoire d’un ciel sans fin, d’un jour sans nuit, d’un paradis qui appartenait, ce soir, à cinq archanges en état de grâce.
La prochaine fois, je prendrai un repas avant de partir, je te le promets.
Mitch « ZoSo » Duterck

THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017
THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017
THE NEAL MORSE BAND - Rockhal - Esch-sur-Alzette - le 4 avril 2017
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 03:00
Au rendez-vous de la faucille: Arthur Blythe, Clem Curtis, Edward Grimes, Jimmy Dotson, Sib Hashian

Arthur Blythe, un des maîtres du free jazz, est décédé à l'âge de 76 ans ( Parkinson).

Son album 'Lenox Avenue Breakdown' de 1978 est considéré comme un pilier du jazz moderne.

Le saxophoniste post-bop nous laisse une discographie de plus de 20 albums comme leader  et d'innombrables collaborations, ainsi on le retrouve sur des enregistrements de Lester Bowie, Gil Evans, Chico Freeman, McCoy Tinner ou Chico Hamilton, il a également fait partie du supergroupe The Leaders et du World Saxophone Quartet.

 

 

 Clem Curtis était le lead singer des Foundations, le groupe multi-racial ayant fait fureur à la fin des années 60 avec des tubes tels que 'Baby now that I've found you' ou 'Build me up a buttercup'.

Ces dernières années le chanteur soul se produisait surtout pendant des croisières  pour de riches vieillards et leurs jeunes femmes.

Clem originaire de Trinidad est parti vers d'autres cieux ce 27 mars.

 

Edward Grimes était percussionniste/batteur  au sein des groupes Rachel's ( du postrock) , Per Mission, Shipping News et plus récemment Seluah.

Il  vient de nous quitter à l'âge de 43 ans.

 

 

 Jimmy Dotson was an American blues singer, guitarist and drummer. Si son nom n'est pas très connu du grand public il a pourtant placé ' I need your love' dans les blues charts  dans les années 60.

L'homme, décédé le 26 mars,  fréquentait surtout les clubs de la Houston blues scene.

 

Le batteur  Sib Hashian a tenu les baguettes sur les trois premiers albums de Boston, c'est donc lui qu'on entend derrière les drums sur le tube gigantesque 'More than a feeling'. Pour le quatrième album, 'Walk on' il cède sa place à Doug Huffman.

Après Boston, sa carrière prend des allures dents de scie, on le revoit épisodiquement sur scène, notamment avec Ernie and the Automatics.

Sib est parti ce 22 mars.

 

Au rendez-vous de la faucille: Arthur Blythe, Clem Curtis, Edward Grimes, Jimmy Dotson, Sib Hashian
Au rendez-vous de la faucille: Arthur Blythe, Clem Curtis, Edward Grimes, Jimmy Dotson, Sib Hashian
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 20:21
Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017

Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017

 

Charles Eloy

 

 

Nathalie, la programmatrice de la Taverne Les Arcades fait notamment la promotion des groupes venant de la région ou de plus loin et nous gratifie chaque samedi soir d'un concert. Ce soir, le quatuor Wanovitch, basé à Soignies (Hainaut) se produit devant un public hétéroclite.

 

Le nom du groupe est dérivé des mots en langue de Shakespeare 'One of each" en allusion aux différentes influences présentes dans la direction musicale essentiellement blues rock avec des touches de garage rock, disco ou funk, distillées avec dextérité.

Le groupe Wanovitch a été créé en 2010 par Enrique et Pierre après la dissolution du groupe Harmony Drive.

 

  1. heures trente, les musiciens en baskets sont ponctuels comme le carillon de 48 cloches de l'église Saint-Géry de Braine-le-Comte. Ils débutent le concert en douceur avec un morceau s'inspirant du style "Americana". Puis suit la chanson "Looking for Eden" sur un rythme ternaire de shuffle que l'on rencontre fréquemment dans le blues. Nous voilà en présence d'un groupe de musiciens bien rodés à la scène, ayant fait leurs armes dans des formations précédentes.

Un moment de grande émotion suit avec la ballade sur un tempo lent "The Game" débutant avec des riffs et arpèges sur lesquels la composition, dégageant une ambiance mélancolique, se construit. Un léger clin d'œil à Metallica!

  1. just a man": Le message est transmis au public féminin. A la reprise du refrain reprenant "I'm just a man", un groupe de dames envahit le devant de la scène. Fabian Lefebvre, le bassiste se replie vers ses acolytes. Enrique Roelas, le chanteur de Wanovitch n'a pas besoin de caresser le micro comme Julio Iglesias afin de transmettre les vibrations musicales.

 

Impossible de boire seul(e) avec la reprise "I drink alone" de Georges Thorogood. Pierre P. Moyson, le guitariste soliste utilise un bottleneck pour la technique du glissé à la guitare. Entretemps, le subconscient collectif se réveille et Nathalie s'active à servir les bières et autres boissons à des prix démocratiques durant le concert gratuit.

Vers la fin du concert, le public est bien chauffé et accompagne le chanteur durant le refrain de "Home Sweet Home".

La composition "Liars" est plus compacte avec un solo qui nous fait penser à une solide référence, Craig Cross, le guitariste soliste de Lenny Kravitz. Jean Christophe Brohée à la batterie assure une rythmique bien carrée.

 

Wanovitch, ayant forgé une propre identité, a tenu le public en haleine durant plus d'une heure trente. Les musiciens, exprimant des sensibilités diverses ont gardé un esprit de fraîcheur dans la création.

 

 

Setlist partielle: Where are you, Looking for Eden, Waiting, There is a place, Bad company, The Game, I'm just a man, Fly away (reprise de Lenny Kravitz), Nowhere to run, Sleepers' Blues, Too much, Home sweet home, Liars, Headshot, I drink alone (reprise), Harmony.

Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017
Wanovitch à la Taverne les Arcades, Braine-le-Comte, le 1 avril 2017
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 13:09
Album - Robomuffin par Atomic Spliff

Album - Robomuffin par Atomic Spliff

 

Tu lis Spliff, tu penses derechef à un joint, donc ton esprit associe Atomic Spliff au reggae, ragga, aux dreadlocks, aux soundsystems et, si t'es vieux, à 10 CC ..I don't like Jamaica, oh no, I love her...

Atomic Spliff, des rastas liégeois, viennent de pondre un second album, pas immergé dans le fleuve Hope, ils l'ont baptisé, un comble, ' Robomuffin'.

 

Atomic Spliff, ce sont: les M.C.'s : Stoneman et Daddy Cookiz/ une basse : Boris Valley Colledos/ un batteur : Renaud Baivier/ des claviers : Brieuc Di Maria et une guitare : Kevin Maclot.

Leur premier album 'Ras Attack' date de 2015, le petit frère ' Robomuffin' se vend depuis le 31 mars.

Les titres:


1. Appelle-moi
2. Robomuffin
3. Peaceful Warriah
4. Train to Zion
5. Remove ya
6. Plus haut (feat Mardjenal)
7. Mr Postman
8. Pas Assez
9. Rock and Steady
10. Well now
11. Nerveux (feat Dj Bust)
12. Step inna
13. Gal inna di dance (feat LMK)
14. Ruff
15. A wah do dem

 

Dès la première salve, ' Appelle moi' , un early dancehall tune bien ficelé, tu plonges dans leur univers imagé, bourré de références ayant trait au septième art, par exemple.

' Robomuffin', " Nous avons parfois l’impression que les gens évoluent comme des robots..." confiait un des MC's à une gazette mosane, le titre illustre ce propos.

La troisième plage, 'Peaceful Warriah', prône la non-violence, cette ode au pacifisme rapproche le groupe de la philosophie du grand Bob Marley.

Bonnes gens, embarquez sur le 'Train to Zion', l'orgue de Renaud et le flow limpide des MC's va vous accompagner pendant ce voyage coloré.

Ils sont locomotivés, nous aussi!

' Remove Ya' , dégage, mec, t'es pas drôle, viens pas me dire ce que je dois faire, ni comment le faire, rien à foutre de la mafia de Babylone... les thèmes chers au reggae déferlent, tandis que le flow proposé par les deux compères jaillit en cascades.

Mardjenal, un petit gars d'Annecy pratiquant un dancehall hip hop/ reggae, se joint au groupe pour ' Plus haut', un ragga destiné aux amateurs d'escalade.

Ne va pas confondre ' Mr Postman' au titre des Marvelettes, m'enfin, ce mec, présumé distribuer le courrier, peut garder les factures et autres missives pas nettes.

Place aux rythmes plus lents avec 'Pas assez' , dénonçant l'appât du gain et l'égoïsme.

' Rock and Steady' est explicite, ce morceau va faire le bonheur de tous les amateurs de one drop drum beats , ' Well now' navigue dans les mêmes eaux .

Virage hip hop avec ' Nerveux', featuring DJ Bust , un scratcheur mosan qui adore Hervé Cristiani.

Il est libre, Max?

Exactement, freestyle!

' Step Inna' qui balance joyeusement en mode rub a dub te donnera, à coup sûr, des fourmis dans les jambes .

Et si il te manquait une touche féminine, t'appuies sur le n°13, tu entendras 'Gal inna di dance ', featuring l'adorable LMK, une Lyonnaise qui préfère le reggae aux quenelles.

'Ruff' n'est pas foncièrement rugueux, cet auto-portrait, à peine retouché, est destiné aux profanes et devrait faire un malheur en boîte, mention spéciale à Tarzan poussant son fameux cri en fin de plage.

Tu dis, Jane?

Il est viril, tu ne m'as jamais vu en bikini!

Le joyeux ska ' A wah do dem' nous amène au terme du voyage.


A noter l'album est accompagné d’une bande dessinée.réalisée par Stoneman!

 

Sur scène à l'Eden ( Charleroi) le 14 avril!

 

 

picture - Damien Thonnon

picture - Damien Thonnon

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:45
Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017

TEDESCHI TRUCKS BAND Cirque Royal, Bruxelles (BEL) – 2017.03.30

 

Gracia Live

Setlist :
01.Made Up Mind.
02.Laugh About It.
03.Keep On Growin'. (Derek And The Dominoes)
04.Bird On The Wire. (Leonard Cohen)
05.Don't Drift Away.
06.Don't Miss Me.
07.Idle Wind.
08.Angel Of Montgomery. (John Prime)
09.Right On Time.
10.Midnight In Harlem.
11.I Pity The Fool. (Bobby « Blue » Bland)
12.I Wish I Knew How It Would Be To Be Free. (Billy Taylor)
13.I Want More >
14. Soul Sacrifice. (Santana)

Une première en ce qui me concerne et un cadeau de mon fils à l'occasion de mes 56 printemps dans cette vie ci. En route pour ce concert faisant partie du « An Evening With Tedeschi Trucks Band – European Tour 2017 » de passage au Cirque Royal, une des quelques belles salles de notre pays.
Les préventes n'ont pas été celles escomptées ce qui a pour effet de voir le balcon fermé et donc d'avoir le privilège de pouvoir occuper les places de notre choix, un étage plus bas. L'avantage d'être là assez tôt c'est de pouvoir choisir où relocaliser notre séant alors, tant qu'à faire, autant bien se placer. Nous optons donc sans complexes pour le second rang de la loge royale située plein centre, face à la scène. Il n'y a plus qu'à patienter jusqu'au coup d'envoi et quand on connaît du monde autour de soi, çà passe vite.
Mais où est donc passée la foule, qu'est ce que vous faites bon sang ? Bon, je sais, il y en a qui sont partis voir Renaud. Tu auras remarqué que je dis voir et non pas écouter, parce qu'il paraît qu'on le voit plus qu'on l'entend. Que veux-tu, en live la magie du studio n'opère pas, t'es à poil et on voit comment tu te (com)portes. D'autres sont restés chez eux, stoïques à jouer les assistantes sociales pour grabataires en devenir. Allez, on ne va pas se brouiller avec tout le monde, hein . Mais tout de même, on se demande parfois ce qui motive les gens à ne pas se déplacer pour un concert, surtout quand il s'agit d'un groupe tel que celui-ci. Formé par celui que l'on surnomme « le petit prince de la slide » Mister Derek Trucks (Allman Brothers Band) armé de sa légendaire Gibson SG et accompagné de son épouse, Miss Susan Tedeschi, chanteuse et guitariste de son état. Quel organe mes enfants ! La blonde américaine née le 9 novembre 1970 à Boston est pourtant d'origine Italienne et je dirais bien que c'est un gage de qualité, regarde un peu leurs voitures de luxe, leurs nanas et leurs vins, de pures merveilles. Goûtes-y, tu m'en diras des nouvelles et Susan ne déroge pas à la règle même si c'est au
niveau vocal qu'elle aurait hérité de ses origines méditerranéennes. C'est chaud et ça embaume la soul, le funk , le blues et le rock et qui plus est notre Susanneke, comme on dit à Bruxelles, joue divinement bien de la guitare. Au niveau vocal , il y a du Bonnie Raitt et un soupçon de Janis Joplin en elle. En 2000 son album « Just Won't Burn » est certifié disque d'or aux Etats-Unis, fait très rare pour un album de blues. Au niveau musiciens, le couple béni de la six cordes sait s'entourer, et il faut avoir du niveau pour accompagner deux pointures pareilles. Donc tu auras compris que les 10 musicos qui les rejoignent chaque soir on stage sont des pros de chez pro ! Le claviériste joue également de la flûte traversière, instrument assez rare dans le rock que pour être signalé. Ca donne parfois une couleur un peu dans le style du Marshall Tucker Band pour ceux qui connaissent. Mis à part les qualités intrinsèques de tous ces privilégiés, le TTB a pour principe de jouer aussi bien ses propres compositions que des reprises qu'il s'approprie et revisite à l'envi, pour notre plus grand bonheur. C'est vous dire si les jams, inhérentes à ce type de groupe sont monnaie courante et on s'en prend plein les oreilles, croyez-moi sur parole.
Il n'est d'ailleurs pas rare non plus que le répertoire change en tout ou en partie d'un soir à l'autre, comme le faisaient les Black Crowes, des sudistes eux aussi. Ce qui fait que si vous allez voir le TTB deux soirs de suite, vous assisterez à deux concerts différents, c'est pas beau ça ?
Très belle mise en bouche avec « Made Up Mind » extrait de l'album éponyme de 2013 suivi de « Laugh About It » du « Let Me Get By » de 2016. et voici déjà une première jam avec cette fabuleuse reprise du « Keep On Growin ' » du Derek and The Dominoes, groupe éphémère formé par d'Eric Clapton et qui flirte avec les dix minutes. Quoi ? Des mecs et des nanas capables de jouer plus de dix minutes sans s'arrêter et sans que ça soit chiant, tu rigoles ? Non non, pas du tout, t'avais qu'à venir et tu aurais vu, de tes yeux vu ! Une autre reprise avec cette très belle interprétation de « Bird On A Wire » du défunt Léonard Cohen. La setlist originale prévue pour ce soir subit même des modifications en direct puisque « Midnight In Harlem » prévu initialement en rappel, intègre le répertoire, tandis que « Bound For Glory » et « Don't Let Me Slide » passent à la trappe, toujours ces maudites restrictions horaires imposées par la ville.
Quoiqu'il en soit, c'est avec un medley d'une quinzaine de minutes, composé de « I Want More » autre extrait du dernier album en date, suivi de la reprise énorme du « Soul Sacrifice » de Santana que nous clôturons cette soirée magique à laquelle mon fils m'a si gentiment invité. Deux heures et cinq minutes de pur bonheur. A noter que pour les photos, j'ai presque fait l'impasse, préférant garder ma position auditive privilégiée. A bientôt.

Mitch « ZoSo » Duterck

Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017
Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017
Tedeschi Trucks Band au Cirque Royal - Bruxelles, le 30 mars 2017
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 14:33
Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.

Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.

Une organisation: Ubu-Production/ Le Botanique.

 

2016, c'est le retour de la tendance yéyé sur les maillots de bain!

 Tu ne vois plus vraiment Dani, Sylvie Vartan, Chantal Kelly ou le pauvre Albert Raisner, paix à son âme, s'exhiber en deux pièces sur une plage du Var, mais, c'est une évidence, un mouvement rétro est né en France: La Femme, Juniore après Zaza Fournier ou Edouard Edouard, une certaine intelligentzia parisienne ne jure plus que par le néo-yéyé.

 

Pour leur premier concert bruxellois Juniore a attiré un public de curieux et de convertis.

20:25', en piste: une blonde délurée,  Swanny Elzingre, à la batterie/ une grande brune, court-vêtue, Anna Jean Le Clézio, oui, fille de... au chant et à la guitare / Laure Weisdorf, la toute nouvelle claviériste et La Chose, un fantôme masqué et  ganté, chaussant du 46,  à la basse.

Bonsoir, vous allez bien?

Où as-tu déjà entendu cette réflexion interrogative?

Les filles et le monstre ouvrent par un instrumental surf bourré de reverb et porté par un son de Farfisa irrésistible, ce ' Ouh là là' peut se programmer dans les soirées 50's/60's après l'indémodable 'Pipeline' des Chantays.

A cinq mètres de toi, un Taxidermiste non masqué a entamé un twist qui ne terminera qu'à la fin du concert.

Elles enchaînent sur 'Marabout' et, irrémédiablement, c'est  Françoise Hardy qui apparaît sur l'écran cérébral.

On continue en douceur, signale Anna Jean qui balance ' Un Twist', une plage sereine qui trahit le titre.

Temps morts, Swanny a des problèmes, le micro de la grosse caisse déconne, raconte leur un truc Anna.

Elle est bonne celle-là, vais leur faire de la pub pour le Thalys, mais ne lambine pas, j'ai horreur de ça.

Voilà, sourit Miss Elzingre, les nanas proposent  'Difficile' puis poussent sérieusement sur l'accélérateur pour entamer ' Extralucide'.

Garage, surf, hot rod rock, et toujours ce petit orgue qui parfois sonne Nino Ferrer.ou Question Mark and the Mysterians.

La lecture de l'album ou  de l'EP se poursuit, 'L'accident' précède  ' La plage' , tu sais c'est quand il t'arrive de penser au lendemain et que tu n'as aucune envie d'aller au taf , ni de voir la tronche du boss ou  des connasses  qui minaudent en le voyant.

' Je fais le mort' est la préférée de la Chose qui tient la basse.

Nous aussi on adore cette ballade maure.

Bruxelles, nous comptons sur vous pour pousser un cri d'hyène, tu leur montres, Swanny?

S'en suit un hurlement effrayant, répété par la Rotonde.

C'est libérateur insinue  Carl Gustav Jung!

Juniore soumet 'Mon autre' suivi par ' Tout' ( sinon rien) évoquant Jacques Cigare.

Place au single turbulent ' Panique'  suivi par le titre qui a lancé le groupe en 2013, ' Christine'.

Bruxelles, on a prévu une reprise au menu, un extrait de la bande son de 'L'étrange Noël de Monsieur Jack', ' La Complainte de Sally '.

La fin du rêve approche, avant la sonnerie du réveil, elles envoient ' En cavale' et le nerveux ' Tu vas, tu viens'  nous invitant à la danse.

 

 

 

 

Bis.

D'accord, Bruxelles, l'heure est grave, Laure est neuve, elle n'a pas eu l'occasion d' étudier tout le répertoire, on vous fait ' Le cannibale' qui doit vous permettre un cheek a cheek langoureux puis on reprend ' Panique'.

 Bruxelles ne leur en a pas voulu!

Juniore sera au Printemps de Bourges en avril!

 

 

 

 

photos- jp daniels - concert monkey

 

 

 

 

Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.
Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.
Juniore à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 29 mars 2017.
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:42
Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017

Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017

 

Une organisation: Théa Music.

Puisque Frédérique Hoschedé s'est choisi Dorothée comme nom de scène, Dorothée Maréchal se jette sur Théa.

Tu fais quoi dans la vie, Théa?

Je vis.

Mais encore?

Je chante, je danse (du rock, du modern jazz, des claquettes et j'ai un tutu pour Le Lac des Cygnes...) , je joue de la guitare, du piano, je secoue des trucs, je me maquille, je déclame, je joue la comédie, je raconte des histoires, je sirote du thé..., et toi?

Je suis marié!

 

 

Ce soir la demoiselle passe à l'AB pour présenter le premier album de Théa and The Mugs, ' Avant/Après'.

Ne t'attends pas à un concert traditionnel mais à un spectacle musical, muziektheater dirait nos compatriotes dont le nom commence par Van.

Donc une représentation avec metteur en scène et chorégraphe, celle-ci s'appelle Aline Salvé.

Pas une inconnue, on l'a croisée sur scène sous l'appellation Elina Valse, en 2010!

 

20:45', quatre musiciens: le grisonnant Thierry Hercod ( guitare, ukulele, vielle à roue, bandura, zither...) un Déménageur à ses heures perdues/ Kevin Aubry, beau noeud pap, à la batterie/ Benoît Barette à la basse et Vincent Romain aux guitares.

Théa s'installe face à un miroir posé sur une coiffeuse et se farde tandis que Thierry caresse la cithare, ' Le soleil' pointe le bout du nez, accompagné par un texte philosophico-poétique, récité, sur fond musical posé avant que la guitare du Latin ne vienne déchirer le lied.

Une entrée en matière peu banale qui a le don de capter l'attention de l'auditeur/spectateur.

Bonsoir, flûte, je viens de perdre mes oreillettes, au secours, kun je me helpen, en avisant le monsieur à la table de mix.

' Entre bleu et gris' a été composé après un long séjour à l'étranger, désormais je rentre au pays de la pluie.

Un brin de nostalgie mais aussi de nouveaux projets.

La vie, comme le Tour de France, est faite d'étapes.

' Avant/Après' mon bébé est apparu après une longue gestation, plus de douze mois, il est beau et gros, il pèse 12 plages, ' ' Un peu de vent' s'écoute si tu pousses sur le n°9.

Après une brise initiale en forme de valse élégante, les éléments se déchaînent pour virer farandole agitée présentant des saveurs kazatchok.

Comme si Françoise Hardy soudain se transformait en Marie-Paule Belle.

Ensuite, la meneuse de cabaret tient à nous présenter 'Maman', un personnage plutôt encombrant qui risque bien de mettre un terme à une belle histoire d'amour.

Avec ce titre, t'as l'impression de te retrouver devant un petit écran où Anny Duperey et Bernard Le Coq multiplient les vacheries conjugales.

Tu t'es reconnu dans 'Les garçons dans les festivals' , t'avais une vingtaine d'années, et si ce n'est pas toi qui avais gueulé "à poil" en assistant au show de Jeanne Manson ou de Karen Cheryl, la mémoire te fait défaut, tu avais ri niaisement à ce beuglement débile.

'Ma vie avec Harry' , comme 'Maman' est antérieur à l'album.

C'était avant Meghan Markle?

Tu te fous de moi, mon Harry c'est un magicien, aimer un alchimiste, qui porte des lunettes de surcroit, n'est pas idéal.

Second degré et fantaisie débridée, l'AB sourit!

Théa passe chez l'habilleuse: lunettes de soleil, trench Burberry, elle nous la joue Barbarella, la flingueuse avant de proposer 'Plagen is liefde vragen'.

La guitare métallique ajoute un côté James Bond à ce court-métrage sexy.

Changement de cap avec le profond ' Ça fait mal', tout n'est pas rose dans l'univers des fées.

Une calebasse pour Kevin, Dorothée reprend place face à la glace pour débuter un récit introspectif, ' Mai 2013', il avait neigé, les ancolies étaient recouvertes d'une poudre blanche.

Joli!

Pause thé avant de recevoir ' Le Prince Charmant' , attention aux contrefaçons!

... Je veux un homme, un vrai...

Théa, il y a Michel Polnareff, ... Je suis un homme comme on en voit dans les muséums. Un Jules, un vrai....!

Place au rock pas boiteux, 'Les canards'.

Où Jacques Dutronc rencontre Sheila et les filles du Crazy Horse Saloon.

Ambiance au music-hall!

' Ceci n'est pas une chanson d'amour'.

Public Image Ltd?

Pas vraiment, l'ukulele teinte la plage de coloris exotiques, évoquant plus Henri Salvador que Johnny Rotten, à la rigueur tu peux penser à 'L'ami Caouette' de Gainsbourg.

Thierry, on s'accorde, et pendant cet exercice je deviens Monsieur Dictionnaire pour vous expliquer ce qu'est un 'Contrepoint' .

Le premier single, fringant, issu de l'album.

L'intime 'Avant/Après' est interprété solo, il nous prouve que la jolie Théa possède un arc doté de plusieurs cordes.

Le dénouement est proche, Thierry a sorti la vielle à roue de son écrin, Théa narre l'histoire des trois cygnes blancs sortis des profondeurs avant d'attaquer un folk médiéval, allègre et coloré, en faisant tournoyer une guirlande bigarrée ( 'La cour des grands').

C'est sur ce feu d'artifices que se termine une prestation appréciée par tous.

Charme, talent, poésie, fraîcheur ( on ne va pas insister, elle déteste être comparée au fromage blanc) étaient au rendez-vous!


Après un rappel aux saveurs africaines et la présentation de l'équipe, Bruxelles, qui exigeait plus, a droit à un second bis, une version alternative de 'Contrepoint', avant d'aller rejoindre la sylphide au stand merch.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017
Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017
Théa and the Mugs, Sortie d'album - 'Avant/Après' , Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 28 mars 2017
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