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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 19:15
Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017

Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017

 

 

Mitski Miyawaki, alias Mitski:

26 ans, born in Japan, but she grew up all over as her Dad worked for the State Department, déjà quatre albums, cataloguée meilleure artiste de New- York en 2016, son principal avantage c’est son originalité, a -t- on lu quelque part, en septembre 2016 elle passait à l'AB, mars 2017, c'est le Bota qui l'accueille et la Rotonde n'était pas loin du sold-out!

 

A 20h pile, les draperies séparant scène et coulisses s'écartent pour faire place à Personal Best!

Mariel Hemingway et Scott Glenn?

Non, un indie rock/punk quartet mixte ( deux filles, deux gars), originaire de Portsmouth , un album sortait en 2015 ( Arnos Vale), un EP en 2014, un deux-titres en 2016 et tout récemment un split single ( Rollies) avec sur l'autre face une plage du groupe Bruising, de Leeds.

Le chef ( lead guitar et lead vocals) est Miss Katie Gatt, la blonde El Morgan s'occupe des secondes voix, son instrument lui sert de rhythm guitar, à l'arrière, aux drums, Jason Cavalier, il a laissé sa monture aux écuries du tram et, enfin, à la basse, un gars qui vote socialiste, Tom Baker, le boulanger et l'écuyer are sharing vocals where it calls for it.

' Rollies' ouvre, un hymne punky à la Sleater-Kinney ou Green Day en jupons qui, d'emblée, te met de bonne humeur.

Pas question de se prendre la tête avec ces nanas et ces petits gars du Sud du UK, t'as juste envie de battre le plancher du talon et de secouer la tête en suivant le tempo enlevé.

'The tide' est encore plus sautillant et inclut de ludiques éléments garage.

Après un crochet par le bureau de poste, ils nous envoient une sympathique ' Love letter' avant de proposer la toute première chanson composée par le groupe ' Don't let them touch you' aux chouettes accents Phil Spector.

Katie attaque ' What you at' solo, les copains rappliquent après la quote of the day...all this talk is masturbation... on pense aux Breeders, à Magnapop et à d'autres bands with female vocalists des eighties.

Une ou deux vannes, dont une attaque sous la ceinture destinée à Jason, pour briser la glace et on enchaîne sur les suivantes ayant pour nom ' Gone', 'The Mission' , 'If you meet someone in love' et la préférée du boss, ' Love is on your side'.

Mes agneaux, on vous quitte avec ' This is what we look like', on vend nos articles dans le corridor.

Plein de bisous à tous!

Super sympa, ce band!

 

Mitski

Le dernier album de la dernière coqueluche de l'indie new-yorkais se nomme ' Puberty 2', le concert bruxellois fera la part belle aux onze plages de cette oeuvre.

Le premier à quitter les loges est Casey Weissbuch, un batteur barbu au crâne caché par un bonnet, il lance les hostilités tandis que Mitski Miyawaki saisit sa basse et qu'un guitariste, qui ne ressemblait pas à Callan Elizabeth Dwan, on suppose qu'il s'agissait du producteur Patrick Hyland, se poste face à elle, 'Dan the Dancer' est du genre musclé, les effets industriels produits par la pedalboard du guitariste ont fait grincer quelques dents.

La jeune personne semble insatisfaite et va palabrer avec la guitare avant de se décider à entamer le downtempo 'Once more to see you'.

Toujours pas calmée, elle reprend la discussion avec son guitariste, puis attaque ' Francis Forever' un extrait de 'Bury me at Makeout Creek' de 2014.

Si t'aimes la pop unicolore et lisse, tu passes ton chemin, chez Mitski les plats sont proposés crus et n'attends pas un sourire de la serveuse, c'est pas le genre de la maison!

Le fond de ' I don't smoke' demeure rugueux, ' First love/Late Spring' apporte un semblant de calme et si ' I bet on losing dogs' démarre comme une chanson d'amour:

... My baby, my baby

You're my baby, say it to me

Baby, my baby

Tell your baby that I'm your baby... , qui a priori n'a rien à voir avec le titre, il s'agit d'un lament sombre te mettant mal à l'aise.

One, two, one...avec ' Townie' on revient au rock rugueux évoquant une P J Harvey jeune.

Un quidam a attendu la fin du morceau pour envoyer un 'bonjour' humoristique à l'intention de la petite frangine de Soeur Sourire, elle réagit, se présente, puis amorce ' Thursday girl' aux effets de guitare surf.

' Your best American girl' , le premier single de ' Puberty 2', une attaque à peine déguisée de l'American dream, déclenche l'enthousiasme.

En entendant les envolées noisy tu penses autant à Nirvana qu'à Cat Power.

Elle vient de trouver le soutif lancé sur scène par un plaisantin.

' C'est pour moi', elle ramasse délicatement l'objet, le pose sur un ampli, le super efficace Casey a déjà ébauché 'Drunk walk home' d'une frappe martiale. Au jeu enragé des garçons, Mitski répond par des cris tempétueux.

Le set vient de gagner en intensité, la basse rebondit ' I will' est sur les rails et c'est avec l'enivrant ' Happy' qu'elle prend congé des musiciens.

I'm going to do a few songs all alone, comme à mes débuts, elle débute par le profond ' A burning hill' aux accents folky , auquel succède 'My Body's Made Of Crushed Little Stars' qui fait passer Sonic Youth pour des enfants de choeur.

' Last words of a shooting star', un morceau poignant, termine un set de 50'.

 

Elle revient, seule, après un bref détour par les loges, nous prévient: this one is gonna be a bit louder..

Elle n'a pas menti, ' Class of 2013' a sérieusement secoué la Rotonde, ta voisine a eu beau enfoncer ses index dans les oreilles, tu as vu ses cheveux se dresser sur son crâne.

Mitski disparaît après cette attaque sonique, Bruxelles continue à applaudir pendant de longues minutes, l'artiste reviendra pour nous remercier en ajoutant ' I don't think I'll play another song!

 

Personne ne lui en a voulu!

 

photos- jp daniels/ concert monkey

 

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Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017
Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017
Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017
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Mitski - Personal Best à la Rotonde du Botanique - Bruxelles, le 3 mars 2017
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:19
Album - We Want More par le Mathieu Crochemore Quartet.

Album - We Want More par le Mathieu Crochemore Quartet.

 

Le guitariste parisien Mathieu Crochemore multiplie les projets, non seulement il officie comme cheville ouvrière du collectif Soulful People qui a décidé de promouvoir la musique noire américaine chez ceux qui ont le choix entre Fillon, Macron, Hamon, Gernigon, Melenchon, Bichon, Couillon, Le Pen, et une cinquantaine d'autres candidats comme nouveau président, mais il sévit également au sein de Combo ( un jazz/blues trio), du Swinging Duo avec Corinne Sahraoui, de Cookin' Up, du duo Sean and Math, du Mathieu Crochemore et Claudius Dupont Jazz Duo, il a fait partie de Heat Wave et, ce 1er mars, il vient de sortir l'album 'We Want More' attribué au Mathieu Crochemore Quartet.

 

Pour accompagner sa guitare, il a embrigadé le saxophoniste Bruno Brochet, membre e.a. de BOBS, de Ti Jazz, des Dominoes/ l'italo -parisien Oscar Marchioni et son Hammond ( The Organ trio ou Kicca and Intrigo) et le batteur François Réau, ayant fait partie du Big Band d’Eddy Louiss et ayant battu la mesure, e.a., pour Catherine Ribeiro, Thomas Fersen ou Ricky Martin.

 

Tracks

1 Benny's Back ( G Benson)

2 Everyday I have the blues ( P Chatman)

3 Hot barbecue ( J McDuff)

4 Paris Samba ( M Crochemore)

5 Swanee River rock ( R Charles)

6 The Cooker ( G Benson)

7 Things ain't what they used to be ( D Ellington/ T Persons)

8 The Selma March ( G Green)

9 Briar Patch ( J McDuff).

 

De grands guitaristes à l'honneur donc, mais aussi des légendes du jazz ( Duke Ellington) ou du r'n'b/blues/gospel/jazz ( Ray Charles).

 

 

' Benny's back' de George Benson ouvre l'album, une plage basée sur un tempo élevé, permettant à la guitare de Mathieu de placer un duel swing avec le sax de Monsieur Brochet, qui est loin de jouer comme une carpe, l'orgue se permet une courte envolée, la base rythmique fringante étant assurée par le père François.

Pour amateurs de upbeat groove!

John Len Chatman est plus connu par les amateurs de blues sous le nom de Memphis Slim, certains lui attribuent la paternité de ' Everyday I have the blues', d'autres citent Pinetop Sparks somme auteur de ce classique, devenu un cheval de bataille de BB King.

La version chantée offerte sur cet album fait la part belle à l'Hammond purulent du brave Oscar.

Tu comptes envoyer une copie du CD à André Brasseur pour qu'il nous laisse son avis.

Difficile de dénicher un groove plus piquant que ce ' Hot Barbeque' de l'organiste Jack McDuff, sur l'original, la guitare est tenue par George Benson, Mathieu suit les traces du maître et ils sont quatre à crier en choeur ' Hot Barbecue' comme les vendeurs de marrons chauds le faisaient près de la Bourse bruxelloise dans les années 50.

Je reprendrais bien une saucisse et une Budweiser!

Changement de cap avec ' Paris Samba' , quand Monsieur Crochemore s'attaque au Brazilian jazz, il le fait dans la lignée des plus grands: Luiz Bonfa, Toninho Horta, Charlie Byrd ou Kenny Burrell.

Une plage à chérir en cette période de carnaval.

Après le Brésil, on se tape un crochet par la Floride, tu peux, si t'as un costume de bain, piquer une tête dans la Swanee River, ' Swanee River Rock' de Ray Charles est une adaptation d'un classique datant du 19è siècle, la version du quartet s'éloigne du gospel du Genius pour prendre des intonations plus savoureuses se prêtant fort bien à l'improvisation.

Difficile de rester assis en écoutant ces quatre bougres balancer leur r'n'b.

Ils enchaînent sur un second George Benson, issu du même ' Cookbook' : ' The Cooker'.

Vélocité n'est pas toujours synonyme de dextérité, ici, oui!

Pas de jaloux, chaque instrumentiste a sa place sous les feux de la rampe.

Mathieu attribue 'Things Ain't What They Used to Be' à Duke Ellington/ lyrics by Ted Persons, il semblerait que ce classique ait été composé par Mercer Ellington, le fils du grand Duke, ça ne change rien à la qualité de leur version de ce blues monumental.

Le thème: je l'aime, elle ne m'aime pas...la merde habituelle!

C'est en 1965 que Grant Green enregistre 'The Selma March', la plage ouvrant l'album 'His majesty king funk', plus de six minutes de funk purulent.

Grant Green est, au même titre que Wes Montgomery, George Benson, Joe Pass et d'autres grands maîtres de la six cordes, une influence majeure du fondateur de Soulful People.

Pour terminer le voyage, l'équipage nous propose un juteux ' Briar Patch', une plage issue de l'album 'Hot Barbeque' déjà interprété en début d'album.

 

Le disque est impossible à dénicher dans notre petit pays, un seul moyen de vous le procurer: voir ci-dessous!

 

Le nouvel Album est disponible! Version CD et Numérique.

10 euros directement des producteurs aux consommateurs!

Mathieu Crochemore Quartet - We Want More

Mathieu Crochemore : Guitare et Voix

Bruno Brochet : Sax

Oscar Marchioni : Orgue Hammond

François Réau : Batterie et Voix

Extraits :

http://www.soulfulpeople.fr/mcq/

Bon de commande :

www.soulfulpeople.fr/…/bon-de-commande-cd-mcq-we-want-more.…

Inscription MailingList :

http://eepurl.com/cwtGWL

We know you got Soul!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Album - We Want More par le Mathieu Crochemore Quartet.
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 14:26
Kadhja Bonet - Marie Davy - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 28 février 2017

Kadhja Bonet - Marie Davy - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 28 février 2017

 

Dans la matinée...attention, derniers tickets!

Il est vrai que Kadhja, from Mos Angeles, a le vent en poupe des deux côtés de l'océan: Les InRocks parlent d'extase, à L A on mentionne her smooth and steady, never wavering vocal prowess.

Lorsque tu croisais Kadhja Bonet au Bota, en octobre 2015, tu pressentais que la demoiselle n'allait pas rester éternellement une jolie découverte et qu'elle était à l'aube d'une belle carrière, en hiver 2017, sur scène, elle reste pourtant toujours aussi discrète en maintenant l'interaction avec la salle au minimum syndical.

 

 

Support: Marie Davy.

A prononcer dii é vii waï, même si la demoiselle, parfaite bilingue, réside entre Brooklyn et Paris.

La blonde enfant, aux jolies boucles, disposent de deux pianos électriques, un Wurlitzer et un Roland et s'ébat dans un univers délicat aux intonations smooth r'n'b, jazz impressionniste, piano pop.

Elle ouvre par le midtempo ' Caught' suivi par 'Summer poem', about being a girl in the streets of Paris.

C'est pas mieux dans certains quartiers bruxellois, chère Marie.

Son petit look Cindy Lauper voudrait qu'on la rapproche de la New-Yorkaise mais Marie se montre moins extravagante.

' Two doves' , celle de Magritte et l'autre de Picasso?

... don't confront me with my failures... Jackson Browne aussi a utilisé cette formule!

' Jalouse' offre des nuances groovy, le chant noir interpelle l'auditeur.

Elle est gentille, Marie, ses titres sont souvent sensibles et lucides, mais sa version bricolée et quelque peu superficielle de ' Le jour se lève' de Yael Naim, aussi interprétée par Mayra Andrade, n'était pas vraiment une bonne idée.

Elle termine son mini-concert avec la ballade ' Away'.

 

Kadhja Bonet.

Flanquée, comme au Bota du fantastique Itai Shapira ( guitare, claviers, basse), d'un batteur présenté comme David from Austin et de Joshua Hari à la basse, Kadhja sourit puis soupire,, rien ne s'entend lorsqu'elle gratte une corde de sa guitare.

Yvo, qui a l'oeil, suggère que ce ne serait pas plus con de plug a jack in the instrument.

Elle démarre en douceur avec ' Honeycomb' , instrumentation en sourdine permettant la mise en évidence de la voix de miel de la timide Kadhja.

Comme sur l'album ' The Visitor', 'Fairwether friend' suit 'Honeycomb' .

La mélodie soyeuse ravit les oreilles, on pense aux belles voix d'une époque révolue: Marie Laforêt, Dionne Warwick, Minnie Riperton, Roberta Flack, Karen Carpenter et plus près de nous, Norah Jones.

'Miss you' is another breakup song, c'est ma spécialité, notifie la fragile jeune fille qui embraye sur 'This love' à l'esthétisme satiné.

' Tears for Lamont' is the first song I ever released.

Des larmes plus limpides qu'une eau de montagne.

Une bande son pour un rêve, lisait-on quelque part en France, pas à associer à la candeur d'une Amélie Poulain, ce sont des images de paysages non pollués qui effleurent tes pensées, un paradis perdu depuis le passage de Satan qui a refilé la pomme à la première femme.

' Nobody other' sera interprété solo, et la suivante, toujours en demi-teintes verra les garçons la rejoindre pour terminer la ballade.

Next one is a cover from Dusty Springfield, ' I wanna be a free girl' date de 1970 et a gardé l'aspect intemporel de plusieurs titres interprétés par la grande Dusty.

' Francisco', de Milton Nascimento, est interprété en vocalises éthérées, ensuite Josh introduit 'The Visitor' à la manière de l'entrée en matière de ' Walk on the wild side' avant que la voix de Kadhja nous emmène sur des chemins balisés par Michel Legrand.

Un signe discret vers Itai semble lui dire "vas-y" , c'est lui qui lance ' Delphine' que tu n'entendras pas sur l'album.

Le set prend fin avec le magnifique ' Remember the rain' emprunté à The 21st Century suivi par ' Up again' .

 

Après un passage dans les loges, Itai ( à la basse) et Kadhja réapparaissent pour nous offrir une version jazzy, veloutée, de 'Yesterday' et c'est au complet que le groupe propose a song we've never played before , ' The Imposter' ( ?).

 

Un concert séduisant, certes, mais que certains ont estimé, un comble, trop raffiné!

On leur donne pourtant raison, il n'a pas répondu à toutes les attentes du public!

 

photos- jp daniels ( concert monkey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kadhja Bonet - Marie Davy - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 28 février 2017
Kadhja Bonet - Marie Davy - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 28 février 2017
Kadhja Bonet - Marie Davy - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 28 février 2017
Kadhja Bonet - Marie Davy - Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 28 février 2017
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:58
Wallis Bird - Sam Vance-Law au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 26 février 2017

Wallis Bird - Sam Vance-Law  au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 26 février 2017

 

Wallis Bird est un drôle d'oiseau au plumage ébouriffé, ce zozio, zozo, rit, pleure, s'agite, suinte, raconte des boniments et compose des chansons incisives, dimanche dernier, Wallisimo l'Irlandaise, a mis tout le Witloof à genoux , l'a éclaboussé de son talent et de sa bonne humeur communicative.

Un grand concert !

 

La soirée avait déjà débuté sous d'heureux auspices avec la prestation colorée de Sam Vance-Law, un artiste canadien devenu ich bin ein Berliner, ville dans laquelle il s'est trouvé des affinités avec les dandies de Get Well Soon.

Sam fait partie du band de Miss Bird, en début de set il est accompagné par Emma Greenfield, également membre du club, au cornet, percussions et backing vocals, plus tard, le bruxellois d'origine irlandaise, Aidan, se joindra au duo, à la guitare et au sax, Sam, quant à lui, croone, joue du piano et du violon.

En français, accent patate chaude: il y a dix minutes j'étais perdu dans votre ville magnifique, je m'appelle Sam, j'ai 13 ans, je ne parle pas le français, sorry!

Sam's debut, ' Homotopia' est prévu pour bientôt.

Tu dis, Elio?

Tu aimes le titre, Sam est spirituel, c'est pas comme certains de tes collègues!

Au piano, il lance ' Wanted to' ( à vérifier), à l'arrière la délicieuse Emma l'accompagne au bugle.

Cette valse élégante évoque effectivement le monde de Konstantin Gropper ou celui de The Divine Comedy.

Next one is another chill song, it is called ' Isle of  Man' ....it's a secret place where I live my fantasies... romantisme accentué par la trompette pâteuse.

Joli!

Voilà Aidan, à la guitare, Sam saisit un violon pour amorcer 'Gaybe', au choix un bébé ayant deux papas ou deux mamans.

Il ne manque pas d'humour cet élégant trentenaire qui propose ' Let's get married'.

 S'adresse-t-il à JP ou à toi, who knows?

Il en reste une.

Une seule, le public est déçu!

Oui, il paraît qu'une certaine Wallis Bird joue après nous.

En cette période de carnaval tout le monde se déguise, un petit moustachu, styla la bande à Bonnot, prend place derrière les caisses, qu'il/elle tabasse joyeusement pendant  ce slow forain qui clôture un show distrayant de 20' à peine.

A 13 ans, on ne doit pas brûler la chandelle par les deux bouts!

 

 Wallis Bird

Le cinquième album ' Home' ( analysé précédemment) est sorti fin 2016,  et depuis novembre, l'oisillon a quitté son nid douillet pour aller le présenter aux quatre coins du globe, ce qui nous vaut une halte bruxelloise au Witloof, peuplé à 75% d'expats.

Bonsoir, bonsoir, the wine is fine, let's have a good time!

Des promesses électorales tenues, c'est rare!

Accompagnée par toute l'équipe vue il y a 25', Aidan à la clarinette basse, ce coup-ci,  Wallis engage le set avec le chant choral ' Love', sur lequel elle a plaqué ' The deep reveal' , un gospel fragile.

Après ce démarrage relativement sage elle annonce...I wanna see you shake your body, Brussels... message bien capté par une jolie voisine, ' Fantasy'  remue à la manière de Sheila E, du white funk salement agité!

A l'acoustique, 'The Circle', de 2007, is a song about friendship qui se fond dans 'That leads the way' , nettement plus épique et enjoué avec ces battements de mains fébriles.

Nouvel enchaînement sans pause, ' I can be your man' un doo wop/gospel vaudou/ tribal  entamé a capella , Herr Professor en beatboxing, Emma aux percus, Bruxelles aux handclaps.

Une bête de scène, la petite Wallis!

Elle s'en va jouer le single 'Change' au piano et le chante avec ses tripes.

La setlist semble abandonnée, le moineau  reste derrière les touches et propose la ballade baroque pop  ' Seasons' qui en principe devait achever le show.

Un grand moment lorsque solo, la Berlinoise adoptée, expose 'Home', toute la crypte tremble avec elle, sauf  deux ou trois  trublions tapageurs,  installés au bar,  auxquels Aidan va demander le silence.

Après ces  minutes sérieuses, le naturel espiègle de l'enfant refait surface, pour rire elle entame' Eye of the tiger' puis ' Oops, I did it again' avant qu'un plaisantin ne hurle ' Shaft' et qu'elle éclate de rire en se tapant les cuisses comme un hussard revenu de Russie.

Revenons aux choses sérieuses avec le rock rocailleux  ' Control' , tellement allumé qu'elle brise une corde.

Une bonne âme dans le public tient à rafistoler l'instrument, Wallis a reçu une roue de rechange et amorce une version débridée de  ' Teardrop' .

Après ce fait d'armes, Bruxelles a droit à un salut de gladiateurs, les combattants quittent l'arène avant de revenir pour les bis.

 

Quelques savoureuses anecdotes concernant son passé de joueuse de foot précèdent le singalong ' To my bones', un Celtic rock tellement délirant qu'une seconde corde rend l'âme.

C'est à quatre derrière un micro pour interpréter ' In dictum' a capella que s'achève un des concerts les plus énergiques de ce début 2017.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

Wallis Bird - Sam Vance-Law au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 26 février 2017
Wallis Bird - Sam Vance-Law au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 26 février 2017
Wallis Bird - Sam Vance-Law au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 26 février 2017
Wallis Bird - Sam Vance-Law au Witloof Bar du Botanique - Bruxelles, le 26 février 2017
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 21:25
LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017

LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse-ten-Noode, le 25 février 2017

 

Le LABtrio fête 10 ans d'existence et la sortie d'un troisième disque, ' Nature City'.

Le 24, ces talentueux jeunes gens, dont la moyenne d'âge se situe en dessous de la barre de 30, réjouissaient le Handelsbeurs, ce samedi, Bruxelles les attendait à la Jazz Station, chaussée de Louvain.

Du jazz en apéro, puisque le concert débute à 18h, heure à laquelle l'ancienne gare est pleine à ras bord, il a fallu refuser des candidats auditeurs.

 

Line-up:

-Lander Gyselinck: Drums, Compositions, making weird faces, pour le plus grand plaisir des photographes...

-Bram De Looze: Piano, Compositions, changing forms and laughing, smiling plutôt.

-Anneleen Boehme: Double Bass, Compositions, takin' care of the others et du public également, elle annonce les morceaux in't Frans, English, und in Dutch!

A la lecture de ces noms, une étincelle jaillit dans ton cerveau décrépit: Lander , cet éternel gamin qui accumule les onderscheidingen ( e.a. :Vlaamse cultuurprijs voor muziek, Mia als beste muzikant), en dehors du LABtrio, il s'agite au sein de STUFF, Beraadgeslagen ou Laughing Bastards... , tu l'as croisé à Brosella, au Gent Jazz, à l'AB, au Jazz Marathon etc..., Bram, lui, dirige son propre Septych, il s'amuse avec Antoine Pierre ou Axel Gilain et d'autres jazzmen tricolores, quant à la gentille Anneleen, elle a fondé tout récemment un bass quartet baptisé The Bass Party et elle collabore avec la fine chanteuse Fien Desmet.

 

Il a fallu 15' pour installer tout le monde, ensuite l'équipe se faufile entre les tables et les chaises pour gagner le podium.

'Elevator', la première plage de 'Nature City' est lancée par juffrouw Boehme, pour ne pas effrayer la clientèle, le démarrage se fait en douceur, Lander caresse affectueusement ses cymbales, le pianiste rêve avant de se mettre à triturer les entrailles de son instrument de manière peu sympathique.

Tandis que la double bass répète la même note de manière constante, Bram décide qu'il est l'heure de jouer de manière plus conventionnelle, lentement la composition évolue vers des sphères emplies de mystères, d'embuscades et de pièges.

Un premier break permet à Anneleen de placer un soliloque pas chiffonné, les garçons se joignent à elle pour terminer l'ascension au pas de course.

Ja, Cindy?

Of ik het goed vind?

Bête question, maske, qui n'apprécie pas ces aventures?

'Ihor', composé par Bram De Looze, est introduit de manière minimaliste par le batteur, très concentré, Bram, le rejoint, puis la contrebasse se fait entendre.

Le trio nous propose du jazz sur le fil qui te prend à la gorge, l'étreinte ne sera relâchée qu'après les dernières notes.

Comme libérés, les auditeurs applaudissent pendant de longues minutes.

Patiente, l'élément féminin attend que les clameurs faiblissent pour saisir le micro et présenter les deux premières salves, ainsi que la suivante, une 'Fugue' de Bach traitée façon Blue Note.

Bach et le jazz ne sont pas étrangers, Jacques Loussier, The Swingle Singers, The Modern Jazz Quartet et bien d'autres se sont attaqués à l'oeuvre de Johann Sebastian, on retiendra également l'admiration sans borne de Keith Emerson pour le maître baroque, en 1967, déjà, le 'Rondo' de The Nice contient un extrait de 'Toccata and Fugue in D minor'. La formule proposée par le LABtrio rejette toute vision linéaire de la fugue, l'approche déstructurée peut surprendre.

Frottements et bruissements annoncent ' Twin Peaks' , pièce pour laquelle le piano prend des accents romantiques tandis que Lander a sorti des castagnettes miniatures d'une boîte à malices.

Anneleen, appliquée, grimace en manipulant ses cordes, les cymbales frétillent sous les frôlements du magicien des baguettes, Bram s'applique, la Jazz Station retient son souffle et savoure.

Le set un prend fin avec un morceau dédié aux nombreux individus souffrant de taux de cholestérol trop élevé et d'excès de triglycérides; ' Low fat', un faux swing acrobatique.

 

Pause de 15', pas évident d'atteindre le bar!

 

'Anders' ( album 'Fluxus') engage la seconde mi-temps, même équipe, aucun changement, comme après le coup de sifflet initial, les joueurs décident de mettre la balle en mouvement sans s'énerver.

Ils dessinent de jolies arabesques, ce qui nous permet de rêvasser et de songer à des paisibles paysages agrestes où tu croises fermes isolées et troupeaux flegmatiques, l'air est sain, la ville est loin.

Avec le limpide 'Lumen' on replonge dans la lecture du dernier recueil, tandis que ' Wiggle', dominé par le jeu de batterie, semble plus destiné aux amateurs de montagnes russes et autres attractions brise-cou.

Le piano brode, la contrebasse, sobre, entame un effort solitaire de longue haleine, mais le perfide Lander accélère sensiblement le rythme et pour nous mystifier in extenso nous propose une fausse fin hypocrite avant de terminer en toute décontraction.

'Mental Floss' passe du steeple-chase au romantisme serein puis se fait torrent capricieux, les nombreux changements de directions te tiennent en haleine de bout en bout et quand tu lis FIN au générique, tu applaudis sans retenue.

Nous allons terminer ce set par une seconda adaptation d'une oeuvre de Bach, 'Variation 15'.

Bach servi on the rocks pétille comme une boisson euphorisante et la Jazz Station se lève pour faire un triomphe au LABtrio.

 

Un bis?

A vous de choisir: eighties ou nineties?

Julie, à voix haute: eighties!

OK, put on your dancing shoes voici notre vision du hit ' She's a maniac' de Michael Sembello!

 

La Classe , tout simplement!

 

photos- Cindy DK ( concert monkey)

 

 

 

LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017
LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017
LABtrio - CD release Nature City - Jazz Station- Saint-Josse - ten-Noode, le 25 février 2017
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Published by michel- cindy DK - dans Concerts
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:01
Album -  A Supernaut ‎– LAMENACE

Dans l’oreille de JPROCK THE DARK FEATHER

A SUPERNAUT : LAMENACE (2017)

Après de multiples concerts en Belgique et en France A SUPERNAUT sort son premier album « LAMENACE « fruit d’un travail de plusieurs mois de composition et pré-production au studio Americain et disponible dans les bacs depuis ce 1er février.

Et « LAMENACE « constitue une excellente surprise !

D’emblée le son vous écrase comme un panzer lancé à toute vitesse, et même si certaines compos s’en sortent avec plus d’honneurs que d’autres ( "See Me" , " Xeption" , " The Future " , "The Sword part 1 and 2 " ), il se dégage de ce brûlot une énergie folle qui incite l’auditeur à remettre sans cesse l’album sur sa platine et à courir voir le band en live.
Classé quelque part entre le heavy metal teinté 70's-80's et le stoner, le trio dont le nom est un discret clin d’oeil à Black Sabbath se compose de Thomas à la guitare, de Nico à la basse et Jay F. à la batterie.
Seul léger point faible, une voix qui se cherche encore par moment mais qui se révèle néanmoins étonnante sur certains titres ( on pense à Marilyn Manson sur « The Future » ) .
Mais dans l’ensemble cet opus est une première salve
incandescente qui tient plus que ses promesses, un réel bain de jouvence dans lequel on se replonge aux racines du mal.
Alors jetez vous sur cet album, montez le volume à fond et enjoy !!!

A Supernaut 'LAMENACE' Tour 2017

20 FEVRIER - LE CHAFF - BRUXELLES
22 AVRIL - LE ROCKERILL - CHARLEROI
MORE DATES ANNOUNCED SOON !

A S U P E R N A U T
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:58
Album- ABEL CAINE : Miracles

Dans l’oreille de JPROCK THE DARK FEATHER :

ABEL CAINE : « Miracles « (2017)

Formé en 2013 par les frères Greg et Micka Chainis et drivé vocalement par Milann Lafontaine ( le fils de Monsieur « Coeur de Loup » ), ABEL CAINE a sorti ce 17 février « Miracles « un 1er album très dansant qui plaira aux amateurs de pop teintée de soul avec quelques touches electro.
Faisant suite à l' EP « East West » relativement prometteur, l’album s’écoute comme on déguste un ice-cream par une chaude journée d’été, on en ressent une forme de plaisir immédiat, mais malheureusement après consommation la fraîcheur dégagée s’estompe rapidement.
Ce mélange de pop, de soul légèrement funky nous est servi avec talent et plaira sans nul doute aux amateurs du genre, mais manque à mon goût vivement d’aspérités.
C’est propre (parfois trop), servi juste à bonne température et porté par la très belle voix de Milann mais dommage que l’album ne témoigne pas réellement de l’énergie communicative que dégage le groupe sur scène.
En résumé « Miracles » est un bien joli album bien ficelé pour un premier opus, auquel on aura du mal à trouver de réels défauts mais qui ne déclenche pas non plus un enthousiasme débordant.
Mais que cette réserve totalement subjective ne vous empêche pas de jeter une oreille sur ce band sympathique et généreux qui en garde visiblement encore beaucoup sous la pédale.

Tour dates for 2017
4 MARS - COASTER - BRUXELLES
7 AVRIL - TAVERNE DU THEATRE - LA LOUVIERE
22 AVRIL - WOLFROCK - DOUR
26 AVRIL - LA MACHINE - BRUXELLES
20 MAI - SENEFFE FESTIVAL
24 JUIN - CONCERTO A 5€ - REBECQ
MORE DATES ANNOUNCED SOON !
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Infos artiste
Brand new single : Electric Purple (available on iTunes )
Debut album : Miracles (release date 17.02.2017)
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:09
Suite du feuilleton décès: Larry Coryell, Leon Ware, Horst Maier-Thorn, Joe "Boogie" Dunlap, Jorge Dell

Mort du Godfather de la fusion, le grand guitariste Larry Corryel.

C'était en 1971, lors du défunt Jazz Bilzen, que tu prends connaissance de la musique de Larry Coryell, l'homme avait déjà enregistré trois albums , pas mal de tes copains avaient déjà quitté la plaine limbourgeoise, le jazz ne les branchait pas.

Grave erreur, sur scène Larry Coyell était plus performant que bon nombre de guitaristes rock, un ouragan!

Ce génie prolifique compte une discographie pléthorique, des albums à son nom, d'autres avec le projet Eleventh House comprenant e.a. Randy Brecker ou Alphonse Mouzon et plusieurs albums en tant que sideman.

Assurément Larry fait partie de l'histoire du jazz et du rock.

Il est mort dimanche dernier à 73 ans!

 

Leon Ware nous a quittés le 23 février, le gars de Detroit était non seulement chanteur et songwriter mais sa réputation de producer n'est plus à faire: Michael Jackson, Marvin Gaye, Minnie Riperton, Quincy Jones, tous ont fait appel à ses services.

Il nous laisse une dizaine d'albums de r'n'b, soul, disco, le dernier ' Moon Ride' datant de 2008.

 

Trois décès dans le monde du metal: Horst Maier-Thorn, guitariste pour Bonfire de 1986 à 1988, ex-  Cacumen de 1979 à 1986.

En 1988 sa place est prise par Angel Schleifer au sein du groupe allemand.

 

 

Joe "Boogie" Dunlap a fait partie  du death metal band texan Prophecy au sein duquel il tenait la guitare, on l'entend sur une demo de 1996 et sur l'album 'Foretold...Foreseen'  de 1998, son nom est également crédité sur le split Prophecy/Perversist de 1999.

 

Jorge Dell, lui aussi guitariste, a fait partie de Angkor Vat, un thrash metal band en provenance d'Uruguay , avant de rejoindre ceux-ci il officiait chez Fakin Birra, plus groovy que le précédent.

 

Suite du feuilleton décès: Larry Coryell, Leon Ware, Horst Maier-Thorn, Joe "Boogie" Dunlap, Jorge Dell
Suite du feuilleton décès: Larry Coryell, Leon Ware, Horst Maier-Thorn, Joe "Boogie" Dunlap, Jorge Dell
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 09:52
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017

APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
Le billet de JPROCK :

En mai 1996 APOCALYPTICA enregistrait son 1er album " Apocalyptica plays Metallica by Four Cellos".
Huit titres instrumentaux revisités pour quatre violoncelles électrifiés . Le choc !
Un album atypique mais qui s'avère rapidement à l'écoute marqué du sceau de l’évidence.
Vingt ans plus tard le band décide de réenregistrer cet opus de référence et de partir le réinterpréter sur les routes avec une halte en Belgique ce soir au Cirque Royal.

A peine rentré dans la salle on s’étonne quelque peu de la configuration assise, mais finalement le public s’en accommodera et se lèvera comme un seul homme dès que l'ambiance montera d'un cran .
Eicca Toppinen, Paavo Lötjönen, Perttu Kivilaakso and Antero Manninen tous diplômés de la Sibelius Academy from Helsinki démontrent comme à chaque fois sur scène leur immense talent .
Quelle joie de savourer ces classiques de Metallica interprétés de main de maître dans des versions formidables pour 4 cellos, et dès « Enter Sandman » qui ouvre le show le public est aux anges.

Le concert se déroule en deux parties, la première d’une durée d’1 heure environ et après un break de vingts minutes la deuxième légèrement plus longue qui voit l’arrivée en renfort du batteur Mikko Sirén.
Rapidement le public et le groupe vont se lâcher et l’ambiance va monter crescendo, la foule jouant fréquemment le rôle de lead singer.

« Lorsque nous avons enregistré cet album nous avions l’ambition d’en vendre quelques copies… » déclare Wicca Toppinen, »
" Jamais nous n’aurions pensé avoir ce succès, vendre des millions d’albums et être ici ce soir 20 ans plus tard . Merci à vous ! «

En effet, le style metal neo classique d’Apocalyptica draine aujourd’hui des millions d’aficionados de par le monde et les salles de concert où ils se produisent affichent régulièrement sold out.
Et six de leurs huit albums enregistrés à ce jour proposent leurs propres compositions inédites. Quel magnifique parcours !
Mais bien sûr ce soir ce sont les compos de Metallica qui font se lever la foule comme " Fade to Black" , « For Whom the Bell Tolls » et « Until It Sleeps » et le groupe nous réserve même une jolie surprise avec « Escape » titre encore jamais interprété sur scène ni par Apocalyptica ni par Metallica.
« Seek and  Destroy « met tout le monde d’accord avant que le band ne revienne on stage pour un final avec « Nothing Else Matters « et « One « .
Le public est debout et acclame les cinq musiciens durant de longues minutes.

Apocalyptica c'est du grand art, une expérience sans cesse renouvelée à chaque performance du groupe, dont on ne se lasse pas.

 


Texte et photos : JP vanderlinden aka JPROCKTHE DARK FEATHER.

Setlist :

Enter Sandman
(Metallica cover)

Master of Puppets
(Metallica cover)

Harvester of Sorrow
(Metallica cover)

The Unforgiven
(Metallica cover)

Sad but True
(Metallica cover)

Creeping Death
(Metallica cover)

Wherever I May Roam
(Metallica cover)

Welcome Home (Sanitarium)
(Metallica cover)

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Second Set with drums :

Fade to Black
(Metallica cover)

For Whom the Bell Tolls
(Metallica cover)

Fight Fire With Fire
(Metallica cover)

Until It Sleeps
(Metallica cover)

Orion
(Metallica cover)

Escape
(Metallica cover)

Battery
(Metallica cover)

Seek & Destroy
(Metallica cover)

Encore:

Nothing Else Matters
(Metallica cover)

One
(Metallica cover)

APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
APOCALYPTICA - 20 years of  Playing Metallica by Four Cellos - Cirque Royal, Bruxelles - 24 février 2017
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 14:51
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017

Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017

 

Si dans la grande salle le concert de Benjamin Biolay affichait sold-out, on ne se bousculait pas vraiment au Club qui présentait pourtant une affiche, féminine, engageante: Few Bits + Kite Base!

 

Karolien Van Ransbeeck, un petit whisky pour noyer le trac, venait présenter l'album ' Big Sparks' au public bruxellois et Kite Base allait nous faire découvrir plusieurs plages d'un premier album, 'Latent Whispers' prévu pour le mois de mai.

 

20:15' Kite Base.

Le projet, étonnant, formé par deux bassistes en jupon, la formidable Ayşe Hassan de Savages et une frêle blonde, Kendra Frost, bassiste chez Blindness jusqu'en 2013 et guest singer chez Black Needle Noise.

Leur set intense, d'un peu plus de trente minutes, aura frappé les imaginations, c'est une certitude, ce duo va faire des vagues dans un avenir imminent.

Un: les filles sont plutôt agréables à observer.

Deux: musicalement les Londoniennes font preuve d'imagination et d'originalité, deux basses et une boîte à rythmes engendrant un post-punk, proche de Siouxsie, s'appuyant sur des beats electro sombres.

Une grosse claque pour pas mal de monde, leur stand merch a vu défiler des dizaines de nouveaux fans!

Les filles ouvrent par ' Soothe', Ayse, à genoux, s'amusant avec son jouet pour émettre des stridulations pas vraiment mélodieuses, sa compagne se joint au mouvement en manipulant le sequencer pour créer un environnement sonique avant de se mettre au chant et de caresser sa basse de manière moins âpre.

Ce premier titre mordant a réussi à rameuter les piliers de comptoir face à la scène.

Kendra, en français dans le texte: ' Bonjour, ça va?', ce seront les seules paroles prononcées jusqu'au salut final, elles enchaînent sur ' Blueprint', plus noir que bleu.

Elles nous rappellent l''urgence qu'affichait PJ Harvey à ses débuts.

Basse en disto pour ' Grids', en froide guerrière, Ayşe Hassan pointe son instrument en direction des premiers rangs, une tueuse, on vous dit!

La machine balance des beats écrasants, les nanas retournent au front avec ' Transition' qu'il faudra reprendre depuis le début, la technologie ayant refusé tout secours!

Pas désarmée pour autant, la plus sauvage nous sort un jeu phénoménal.

Scénario similaire pour 'Miracle waves' qui fait des vagues géantes!

' Nineteen' et l'obsédant ' Dadum' mettent un terme à une prestation ayant semblé trop courte pour pas mal d'auditeurs!

Merci beaucoup, nous sommes Kite Base, elles se tirent et nous laissent tout penauds!

Leur tournée se poursuit en Allemagne.

 

Few Bits

Ta première rencontre avec Karolien Van Ransbeeck date de 2010, Few Bits, solo, assurait le support de Rebecca Pronsky à Toogenblik ( Haren).

Depuis, tu as croisé l'ex choriste d'Admiral Freebee à plusieurs reprises, avec full band, en trio, solo.

Ce soir elle a embarqué cinq musiciens talentueux pour sa prestation à l'AB, Tim Coenen à la twelve stings / Peter Pask devenu bleu avec Bjorn Eriksson, à la basse/ Jules Lemmens aux drums/ Nico Janssens, que tu as croisé plusieurs fois avec Star Club West, à la guitare, aux keys et backings et le jeune papa Steven Holsbeeks à la guitare, backings et parfois claviers.

Karolien zingt et manie une acoustique ou des shakers.

' Sweet warrior' ouvre.

Bienvenue dans l'univers indiefolk/americana feutré et intimiste de Miss Van Ransbeeck.

Tu ne jures que par Eileen Jewell, Tift Merritt, Gretchen Peters, tu vas vénérer Few Bits, ses vocaux délicats, légèrement éraillés, et les arabesques dessinées par les guitares.

T'as pris un filet, oui, I'm going ' Chasing rainbows' , cette plage mélancolique est suivie par le uptempo ' I will set you free' et si tu veux faire rouler les dés, à ta guise!

' Big sparks' débute en mode ballade avant de faire des étincelles.

L'americana de Few Bits peur se teinter de nuances shoegaze/postrock ou slowcore, selon les besoins, l'équipe entourant la demoiselle peut tout faire!

' Days' joue la carte indie atmosphériques, Nico Janssens nous gratifie d'effets vertigineux, le timbre de l'élégante ( chemiser blanc/ short noir/coiffure classique) Karolien s'approchant de celui de Liz Phair.

' Starry eyed' is about raging waves, c'est vrai que ce satané vent annonce une tempête pour la nuit!

Le titre, soigné, emballé, elle veut entamer 'Anyone else', elle gratte son instrument, rien!

Koen, au secours, ça marche plus!

Un bandage adhésif, on reprend.

Elle ne craint pas la solitude, cette fille, ...I feel good when I'm by myself...

'The wolves' connaît une attaque bluesy et le beau ' Shell' est dédié à la famille ( 8% du public) qui a fait le déplacement.

Le sublime ' One night friend' provient également du premier album, il précède l'épicurien ' Summer sun' qui nous invite à folâtrer au soleil.

La dernière, la préférée de Jules, non pas César, Jojo, Jules Lemmens, se nomme ' Do your best', elle a le don de rendre le sourire à tous ceux qui ont été engueulés par leur boss au boulot.

 

Bis.

Solo, car Joke, refuse de monter sur scène pour l'accompagner, ' Pick you up'.

Le band la rejoint pour terminer la soirée par le soyeux 'People' et 'Souvenir' qui voit Matthias Bastiaens ( guitariste remplaçant) prendre place à côté de Jules, qui lui a refilé une cowbell et une baguette.

Il est 22:40', la fête s'achève, Few Bits a, une nouvelle fois, convaincu et tenu le public en haleine de bout en bout.

 

 

En mars à New-York ( Rockwood Music Hall) !

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
Few Bits + Kite Base / Ancienne Belgique ( Club)- - Bruxelles, le 22 février 2017
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Published by michel- jp daniels - dans Concerts
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