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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:11

L'avenir du rhythm'n blues est barcelonais: Koko Jean Davis, 1 mètre 54 sans talons , la voix de

 The Excitements, c'est 125% de soul pure , sexy comme une Anna Mae Bullock en 1959, un jeu de jambes d'une agilité à rendre jaloux Cassius Clay, pas encore Ali, et une chute de reins n'ayant rien à envier à la cambrure glamour de Beyoncé... jeudi soir the place to be was le  Bar  du Matin.

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Comme un con, t'étais face à ton petit ou ton flat screen, il te reste la possibilité d'aller admirer le phénomène The Excitements à Couleur Café, passe chez ton toubib pour un check-up cardio-vasculaire avant d'acheter ton ticket!

Après le gig, Marilyn, Vincent H ( merci pour le tip) et Kris étaient, comme toi, époustouflés, il a fallu attaquer les fûts à une cadence combat pour se remettre de nos émotions, en passant, on ajoute que la grande Catherine, revenue d'un périple shoegaze et ayant appris qu'on squattait la terrasse du bistrot branché, s'est pointée légèrement déshydratée, résultat, il a fallu d'urgence appeler le brasseur pour étancher sa soif.

Me demande pas à quelle heure se sont terminées ces joyeuses libations, ai quitté les petits jeunes vers les 2 heures, depuis aucune nouvelle!

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21h10'

P1000010.JPGSix Catalans fringués mods en scène:

Robert Gómez Ezquerro  (Lead Guitar), le grisonnant, Adria Gual (Rhythm Guitar) un ex-Fabulous Ottomans  comme Daniel Segura (Bass Guitar), Marc Lloret (Alto sax), Nicolas Rodriguez-Jauregui (Baritone sax)et issu du monde jazz: Xavi Ayala (Drums) .

Ces  costumes gris, chemises blanches, fines cravates attaquent un instrumental sweaty, histoire de chauffer la salle, ' Romancers'.

T'as vite compris que ce ne sont pas des picadors de seconde zone, ça pompe rond, ils enchaînent sur un second r'n'b en accélérant le tempo ' Camel', puis le vieux introduit la star, please welcome, from Mozambique, Koko Jean Davis.

Mamma Mia, quelle nana, une mini-jupe, très mini et des guibolles très attrayantes.

Hello, it's our first time in Brussels, puis elle entame ' Something's got a hold on me' une bombe soul au répertoire d'Etta James.

C'est Tina Turner en miniature et jeune, te souffle Kris.

Ouais avant les gnons en plein citron que lui balançait Ike!

On l'aime déjà, cette enfant!

Chaud devant, 'I can't please you' ( Sam Phillips), me demande qui est ce mec qu'elle ne parvient pas à contenter!P1000046.JPG

 Remuant comme du Sharon Jones flanquée de ses Dap Kings

On pousse sur le champignon, en esquissant un petit pas de danse: 'Right Now', la tigresse en action, de la dynamite, un tourbillon!

Première accalmie, un midtempo gluant ' If it wasn't for pride' ( Jimmy Dee and  his Universals) que tu retrouves sur leur premier CD, suivi de 'This love is here to stay' , bel exemple de  juteuse Northern Soul te rappelant The Commitments d'Alan Parker.

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For all the ladies in the room , suivez mes conseils, mesdames:' I don't love you no more', un soul twist féministe aux déhanchements suggestifs.

Elle va nous tuer, Koko!

P1000038.JPGTu m'as brisé le coeur, sache toutefois.. ' You'll lose a good thing' un  soul slow  expressif, chanté par Aretha Franklin.

Fameuse démonstration du baryton et de la guitare.

Nos larmes pas encore séchées, la méchante nous invite à un rock'n roll sautillant ' Wait a minute' , watch me, now..

Koko, pas possible de danser comme toi, baby!

Regina Belle, ' From now on' , classic soul!

Toujours aussi énergique ' Deck from the neck up ' (?) suivi d'un slow de leur plume ' I bet' collant comme du Percy Sledge.. I bet my soul..I bet my life... j'ai perdu la partie.

 Poor gambler!

' Mojo Hannah': Esther Phillips, Elkie Brooks, Aaron Neville.. ont tous interprété the story of that woman.

Messieurs, je vous cause, have you ever loved somebody that it hurts so good?

Listen: ' Take the bitter with the sweet'. On prend tout, fille!

Un midtempo pâteux ' Won't you let me know',  suivi d'une dance lesson, ' I do the jerk', à P1000034.JPGfaire pâlir tous les Travolta de cette planète.

Brûlant, la température ne cesse de grimper: ' Keep it to yourself' .

Une prière: 'I  want to be loved'.

Baby,  je règle mon divorce et j'arrive!

Well, Brussels, this is the last one: ' Let's kiss and make up' .

Koko te tend la main, t'avais pas de monnaie, tu lui serres la pince, elle part draguer un autre twisteur avant de quitter la scène!

Les Excitements achèvent le titre puis vont rechercher la pile qui questionne do you feel good?

Tout baigne, bébé, envoie les bis!

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D'abord sans moi, l'instrumental ' Grab this thing' aux couleurs James Brown, puis deux dernières décharges explosives: I'm gonna make you eat those  ' Words' ( bon appétit) , et pour terminer en beauté 'You should have treated me right' popularisé par Ike and Tina Turner.

Fallait voir Koko transformée en flamingo neurasthénique, frétillant comme une truite hameçonnée essayant de se dépêtrer de ce foutu pétrin.

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Un show monstrueux!

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:02

Elle était bergère au 9è siècle, elle était une des patronnes du Berry . On l'évoque contre la sécheresse.

Tu parles de sécheresse en ce jeudi 10 mai, Sainte Solange nous a concocté une journée subtropicale, humide, moite, malsaine, le public présent au  Broodje Brussel, élaboré par l'AB au  Music Village, a souffert de sécrétions sudorales abondantes dégageant un fumet pas forcément engageant.

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Sur scène,  Catherine Delasalle accompagnée par un trio magique:

Piet Verbist à la contrebasse, un gars who has played  with the entire Belgian scene, notamment avec Jef Neve pendant 8 ans, tout récemment, il a sorti le CD ' Zygomatic' enregistré à Seattle - accordéon, glockenspiel: Philippe Thuriot au background classique ( VRT-filharmonisch orkest, Ictus, Oxalys...), également impliqué en tant que dirigeant musical dans plusieurs productions de muziektheater ou chorégraphies, depuis peu il fait partie du band de Steve Houben quand il ne tourne pas en duo avec Catherine Delasalle

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- guitare, saxophone soprano et seconds vocaux: l'immense Koen De Cauter, un fils spirituel de Django ou de George Brassens ( Waso Quartet, Les P'tits Belges, Romani ( avec toute sa marmaille) - Les Bohèmes etc...).

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Au menu  un récital de Chanson française ( C majuscule) baptisé 'Heureux qui comme Ulysse' ... merci George, Du Bellay, Colpi et Homère!

Une invitation musicale, plongeant dans le passé de Catherine, illustrée de mélodies ayant marqué sa vie!

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Petit speech d'Isabelle, puis direction Montmartre 1955, ' La complainte de la Butte', que la Parisienne a connue dans la version " Saint-Germain des Prés"  de Mouloudji..

Le ton est donné: émotions, intimité, profondeur, poésie.... le bonheur!

Gainsbourg a lu dans mes pensées lorsqu'il composa ' Le poinçonneur des Lilas'. Superbe duo voix/contrebasse.

Quoi, Guy?

DSC05715.JPGTu soupçonnes Lange Jojo d'avoir lu dans les tiennes pour 'Chef, un petit verre...'!

Un  Charles Trenet  surréaliste, qui à l'époque  ne passait pas  souvent sur la TSF : ' La Folle Complainte'.

Koen tout en finesse, Madame Delasalle en mode Barbara/ Catherine Sauvage.

Ton paternel, que tu as sorti du placard, pleure ses jeunes années.

Trois titres et un sourire d'adolescent sur  son visage buriné!

Tout le monde rêve de  Paulette pédalant sur une route de campagne: 'La Bicyclette'.

 Sur ton écran cérébral: trois immortels Pierre Barouh, Francis Lai, Yves Montand sur fond de sax suave.. Merci!

Leonard Cohen m'a inspiré la passion de la musique, aujourd'hui, je chante la France,un Brassens moins connu que j'interprète pour la première fois sur scène ' Les oiseaux de passage', au départ un poème du turbulent  Jean Richepin.

L'anarchiste de Sète ne pouvait qu'être séduit par cet extrait de la 'Chanson des Gueux'.

 

 

 

Une claque immense avec 'Est- ce ainsi que les hommes vivent',  signé Aragon/Ferré, en tango purulent.DSC05691.JPG

Gorges  nouées, silence respectueux, le Village retient son souffle.

Ah,  les seins de Lola:

..Elle avait un coeur d'hirondelle

Sur le canapé du bordel

Je venais m'allonger près d'elle

Dans les hoquets du pianola...

Foutu Dragon!

Paul Verlaine mis en musique par Ferré , Koen soutient que c'est Trenet, qu'importe, ' Chanson d'automne': chef-d'oeuvre!

Avec mai 1968 dans le rétroviseur, il y a 40 ans: 'Joli Mai' , version musette et refrain choeurs de l'Armée Rouge en canon.

L'incontournable Edith Piaf ' La foule', un cyclone enivrant.

Boris Vian: la Môme aurait pu émouvoir en chantant le bottin téléphonique!

Triple hommage: Jeanne Moreau , François Truffaut, et Cyrius Bassiak, extrait de la bande sonore  de 'Jules et Jim: ' 'Le Tourbillon'.

Soupirs d'allégresse!

Le swing ludique 'Pour me rendre à mon bureau'  ( Jean Boyer)a été composé pendant l'occupation .

Présentation de la brigade avant une nouvelle perle: 'Verte Campagne' que son père passait à longueur de journée sur un gramophone désuet, Les Compagnons de la Chanson ont gravé d'autres merveilles que ce superbe chant russe.

Le sobre duo vocal Catherine/ Koen a ému plus d'un coriace au coeur tendre.

La dernière pour le honteusement oublié Maurice Fanon, ' La fille du timonier'.

 

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Fin du voyage, fin des rêves!

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Un bis avant de retourner au bureau, une berceuse pour supporter l'humeur maussade d'un patron assommant: ' Une chanson douce', ou Henri Salvador et l'amour filial.

 

Un régal!

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:41

Le billet de JPROCK:


En 2010 et 2011 A-HA remplissait l'AB puis quelques mois plus tard Forest National dans le cadre de sa tournée d'adieu.
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Aujourd'hui  Morten Harket, la voix de A-HA ,que je place personnellement dans mon top 15 des meilleurs chanteurs de l'histoire de la pop, revient nous voir, armé d'un album solo "Out of my Hands " passionnant de bout en bout, et qui s'il sonne parfois très A-HA ouvre au vocaliste de nouveaux horizons musicaux.
 

En guise de hors d'oeuvre nous avons droit à  Songdog, a Welsh three-piece folk noir band, formé de Karl Woodward (electric guitars, mandolin, banjo, harmonica, keyboards) , Dave Paterson (drums, keyboards, percussion) et emmené par son principal compositeur guitariste et vocaliste Lyndon Morgans.
Lyndon possède une voix envoûtante et haut perchée qui n'est pas sans rappeler David Surkamp de Pavlov's Dog.

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 Epaulé par un violoniste pour leurs prestations live, le band va récolter un joli succès et leurs compositions, souvent mid-tempo et dotées de textes intéressants, sont réellement convaincantes. Un groupe qui mérite assurément que l'on tende un peu plus l'oreille afin de découvrir son univers.

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Place ensuite à Morten Harket qui monte sur scène entouré de 3 musiciens : batterie, guitare et claviers, dont deux épaulaient déjà A-HA en live, seul le guitariste est un p'tit nouveau.
Immédiatement, on est séduit par la voix magnifique du chanteur norvégien qui n'a rien perdu de sa superbe et aussi par la sympathie évidente de l'homme lui-même. Morten, qui longtemps a souffert du délit de belle gueule, est aujourd'hui un homme mur de 52 ans, et, celui qui détient le record masculin qui consiste à tenir la même note le plus longtemps possible et ce pendant 20,2 secondes dans une chanson de A-HA en 2000, Summer Moved On, est aujourd'hui totalement épanoui sur scène. Pas de jeu de scène basé sur l"esbroufe, Morten fait dans la simplicité et parvient une fois de plus à nous émouvoir avec des titres incontournables comme "Crying in the Rain", "Looking for the Whales", "Los Angeles", "Scared of Heights"," Foot of the Mountain", "Lay me down" et bien sur l'inévitable "Take on me" qui ponctuera dans une ambiance folle un concert classieux et émouvant.

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 L'homme est heureux, l'artiste sans doute au sommet de son art et son public fidèle est ressorti de la salle comblé par un concert remarquable.

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En quittant l'AB, je n'ai qu'une seule envie, retourner écouter le norvégien sur scène à son prochain passage dans notre petit pays.
Ne dit on pas que lorsqu'on aime on ne compte pas...?

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Published by JPRock - dans Concerts
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 15:49

Freaky garage punk from Bruxelles et garage rock, combiné avec a trashy 1960s punk sound, with raw folk and country melodies, il n'en faut pas plus à l'affiche pour voir surgir Екатерина II et sa cour, Kris et Vincent H, t'auras pas l'haleine fraîche en quittant le  DNA!

Bémol majeur,  le bloodsucker RickyBilly, un des seuls Molenbeekois ignorant le Ramadan, les suit à la trace, le spécialiste des intempéries du langage va à nouveau inonder ton poupin visage de balls of spits sentant le mégot en te narrant des aventures fictives qu'un cerveau, légèrement atteint, élucubre à longueur de journée!

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20:30 White Fangs

DSC05579.JPGOublie Jack London, Rin Tin Tin, Rataplan, Lassie, Bessy, Snoopy , Laïka, Mirza ou le Youki...

Sur scène, un trio basse, batterie, guitare basé à Ixelles, pratiquant un garage rock brut et interlope exhalant de fortes senteurs de cambouis et de sueur.

Guitare ( un crack), chant: Bart De Vraantijk (Mean Things, Wild Zeros, Skeptics...)  qui  n'est pas bat(c)ave , ses souches sont à chercher du côté  de la préfecture de Charente Maritime, la ville de Gédéon Tallemant des Réaux- basse, vocals, gueule d'angelot:  Angelo Bedani ( Warm Toy Machine)- drums, t'as vu ma casquette, un échauffé, Charles, dit Nerveux, fier de l'être( Thee Marvin Gays).

Les blancs crocs ont amené leurs fans chahuteurs et mutins, résultat: un concert légèrement bordélique, pas évident de rester concentré sur son sujet, lorsqu'on te canarde de gobelets ou t'invective en te traitant de lopette ou autre qualificatif élogieux.

Les White Fangs ont sorti une split-cassette ( avec Teenage Moonlight Borderliners) chez Frantic City Records, le produit est sold-out!

Un premier punk/garage turbulent ' Sick and sad', suivi d'une plage rageuse, scandée et répétitive  ' Second rate', ça cogne mauvais.

Pas le temps d'avaler une lampée de mousse, Charel a déjà amorcé ' Dark side of my mind' presque aussi planant qu'un titre des Pink Floyd, riffs agressifs et drumming pesant, pour la dentelle, tu changes d'adresse.

Intro ronronnante à la basse, l'arbitre demande un temps mort, reprise des hostilités, le catchy  ' Too much to bear' .

Tu tapes du pied, ta tête headbange, c'est excellent pour la santé, tes tympans, toutefois, rechignent à partager l'enthousiasme général.

Bon, avec un baffle à 10 cm, tu peux les comprendre.

Quelques riffs bluesy/surf pour 'Can't get it better' , tu viens de remarquer que la guitare arbore un T-shirt de Roky Erickson, tu te disais bien que le machin sonnait 13th Floor Elevators.

' I don't wanna die again' pour Jésus, puis le speedé ' Wrong Numbers'.

Place au saturé ' Shit happens' , puis boum, boum, boum, pan, pan, pan, ça canarde sec ' Drug War' .

Damien, c'est mieux sans tes baguettes...Merde, je croyais qu'il s'appelait Charles... le Nerveux balance ses sticks dans le public: 'Im so glad', on me les a rendues!

Carnaval face à la scène, une guitare métallique ébauche ' When everything's gone', le chien-loup achevant le gig avec ' Loaded' chargé d'effets wah wah pas nets.

Pas mal, te murmure Catherine!

Effectivement, madame!

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La bière coule à flot , sous le noir plafond stagnent de piquantes volutes de fumée, c'est sûr on va pas t'applaudir quand tu t'introduiras dans le lit conjugal.

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21h30' Demon's Claws

DSC05595.JPGJeff Clarke :voix, guitare ( The Cut Offs- Hell Shovel) - Ysael Pepin (aka Le Lutin): basse ( Chocolat) - Pat Météor: guitare et Brian Hilderbrand: drums ( Chocolat) .

Trois full CD's : 'Demon's Claws' - 'Stan's Little Pet Pig' et ' The Defrosting of...' + un live et deux vinyles ( des démos).

Pas de setlist, on travaillera à l'inspiration!

Une longue intro drums et guitare psyché/blues, le formidable ' Fed from her hand' sentant bon les Animals du temps d'Eric Burdon ou les Black Lips, pour les jeunes pousses.

Brian ne nous laisse pas le temps de marquer notre enthousiasme, il attaque un garage punk underground et binaire, suivi de 'Lazer Beams' naviguant dans les mêmes eaux raw rock'n roll sans fioritures.

Changement de registre avec 'Trip to the clinic' , jangly guitars, arrière-plan country psychédélique: les Byrds sous-produits. La suivante parcourt les mêmes sentiers poussiéreux, Johnny Cash going garage, certains les comparent à leurs compatriotes The Sadies, on les rejoint!

' Gonna get together' ( un titre  chaotique extrait du 'Live in Spring Branch') décide le drummer en partant au galop.

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 La perle countrysante ' Anny Lou'  tient beaucoup des vieux Rolling  Stones, après ce moment de nostalgie le démon ressort ses griffes et appuie méchamment sur la pédale d'accélération pour envoyer un punk agité ( en l'absence de playlist, on avance 'At the disco').

Du garage Ennio Morricone ' Hunting on the 49' avec un superbe doublé de guitares.

Time for a quiet psych-country track, presqu'un slow, moment qu'ont choisi deux dégénérés, légèrement imbibés, pour s'affaler sur scène au pied de Jeff et mimer un coït décadent, le quartette ignore  superbement pour poursuivre son slow ( 'Weird Ways') aux touches Neil Young.

 Conciliabule, Gilbert Bécaud en ligne: et maintenant?

Le peuple veut du dirty rock, le client est roi: feu!

Deux dernières salves bien vicelardes et bouillantes  ( peut-être  'Behind the Barn' (?) et ' 1000 rounds') pour mettre un terme à ce set de 40'.

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Le DNA s'excite, exige un bis.

It's a quarter past ten, you know, the police...

Rien à branler des poulets, vocifère la foule.

Les Canadiens ramassent leurs jouets pour éviter l'émeute et attaquent un rappel, 'All three eyes', sur la lancée, le drummer se dit qu'un petit dernier pour la route ce serait sympa, le DNA a droit à un petit surf made in Montréal, 'Mona's Lunch', avant la vente de la marchandise à ceux qui ont encore du blé.

 Donc pas à RickyBilly, qui s'était caché dans les lieux d'aisance au moment où le responsable venait ramasser le droit d'entrée!

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 11:41

Michael Burks, 54 ans, venait de regagner les States après une tournée européenne, qui était passée, samedi dernier, par le Korenbloem à Zingem, when he collapsed in customs at the Atlanta airport, transporté d'urgence à l'hôpital, " Iron Man" devait y décéder peu après.

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Le natif de Milkwaukee a vu le jour avec le blues dans les veines: un grand-père, Joe, pratiquant l'acoustic Delta blues et un papa, Frederick Burks, ayant eu la chance d'accompagner Sonny Boy Williamson II à la basse.

Il fourre une guitare dans les pattes de son gamin when the kid was two years old!

Frederick doit abandonner la musique dans les seventies, suite à un accident le blessant à la main, il ouvre un juke joint, Bradley Ferry Country Club, à Camden, Arkansas, ses fistons étant priés de l'aider à gérer le bar. Michael pouvant accompagner certains artistes se produisant dans le boui-boui du paternel, Johnny Taylor e.a..

Le club ferme dans les années 80, Michael gagne sa croûte en tant qu'ouvrier technicien mais le microbe blues est tenace, il forme un band et se produit dans les clubs locaux en jouant du R 'n B, du blues et du funk.

Il gagne en notoriété et se produit lors de festivals blues, tels que le King Biscuit Festival ou le Riverfront Blues Festival avec B B King en top of the bill.

 

En 1999, enfin, il peut sortir un premier CD, acclamé par les spécialistes, ' From the Inside out' dont il a composé les onze plages.

Son dernier effort discographique 'Iron Man' date de 2008.

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Il s'est construit une solide réputation de live performer, un style 'locomotive' puissant et énergique ayant le don d'enflammer l'assistance!

 

Such a sad loss. RIP....un commentaire souvent répété sur le Les Paul Forum, à l'annonce du décès du guitariste!

 

A Zingem...

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:37

Dans le cadre de SoundBits, une collaboration VK/ Beursschouwburg, le Beurs Kaffee accueille le lo-fi electronic/ chillwave duo,  Houses.

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A 21h, on dénombre une trentaine de curieux dans le club, heureusement ce nombre sera multiplié par deux après le début du set, à 21h15'.

Sur scène: une table sur laquelle gisent un Apple laptop et un synthé/ échantillonneur, deux micros, au  pied de celle-ci ,une guirlande lumineuse, en background, un écran, à gauche un second laptop destiné à projeter les visuals.

Dexter Tortoriello, longiligne barbu à binocles, and Megan Messina, une petite et timide demoiselle, se pointent.

Dexter bidouille, vibre, se dandine et chante, Megan se contente de chanter ( divinement).

" We are  Houses from Chicago, Illinois!"

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Sur l'écran un fond mouvant jaune/vert du meilleur effet, le couple amorce ' All Night', le titletrack de leur premier CD, sorti en 2010. 

La plage  baigne dans un univers atmosphérique fluide et léger, le tag 'dream pop' n'est pas usurpé.

De douces vagues de claviers, des vocaux éthérés, c'est beau et fragile comme l' 'Impression au Soleil Levant' de Claude Monet.

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DSC05494.JPG'Reds' démarre au son majestueux  d'un Grand Piano sur background de frottement indéterminé, la voix  fluette de Dexter se profile, plus tard rejointe par celle de sa compagne, tout semble flotter dans un halo lumineux flou et délicat.

De bizarres craquements amorcent le catchy  ' Endless Spring' aux tendres tonalités vernales.

Certains qualifient leur musique d'ambient, d'autres citent le shoegaze cher à Slowdive. Panda Bear, d'Animal Collective, est, également, suggéré, on peut y ajouter nos propres SX, dont le single 'Black Video' est proche des compositions de Houses.

'Soak it up' repose sur une assise plus rythmée, les beats soutenus t'invitent à deDSC05488.JPG timides mouvements chaloupés, So soak it up, répété et répété s'imprègne insidieusement dans ton cortex.

' The beauty surrounds', titre plus 'avant-garde'  est prévu pour le prochain CD et le duo achève ce set de 40' par une étonnante cover des Chemical Brothers ' The State We're In' , un wall of  sound sur lequel se greffent deux voix soyeuses.

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La simplicité et le savoir-faire de Houses ont ravi le public du Beurs, un touriste gueule ' one more'..

We don't have any more, réplique Dexter, but we have CD's and vinyls to sell!

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Le gars s'en charge, la mignonne Megan te rédige la setlist!


Thanks a lot!


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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 14:05

Adam Yauch, MCA, avait à peine 47 ans.

 

 "It is with great sadness that we confirm that musician, rapper, activist and director Adam 'MCA' Yauch, founding member of Beastie Boys and also of the Milarepa Foundation that produced the Tibetan Freedom Concert benefits, and film production and distribution company Oscilloscope Laboratories, passed away in his native New York City this morning after a near-three-year battle with cancer," reads an official statement from the Beastie Boys.

En 2009, les médecins diagnostiquaient une tumeur des glandes salivaires, la tournée prévue cette année-là fut annulée, la sortie de 'Hot Sauce Committe Part II' retardée ( jusqu'en 2011).

1979: Mike Diamond, «Mike D»,  Adam Horowitz, «Ad-Rock» et Adam Yauch forment un des groupes qui allait se montrer des plus influents pendant les années 80/90: les Beastie Boys.

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Si leur premier EP, ' Polly Wog Stew', est catalogué hardcore punk, par la suite, le groupe évolue vers le hip-hop, l'EP ' Cooky Puss' faisant un malheur dans les clubs underground new-yorkais.

 

Rick Rubin produit leur premier album ' Licensed to III' dont on vendra 9 millions d'exemplaires.

Ce sera un des seuls CD's de white rap/ hip hop a cassé la baraque  même dans la communauté noire.

 Il contient le  fameux single '(You Gotta) Fight for Your Right (To Party!)' qui sera samplé par Public Enemy et Blondie ( dans le single 'Rapture').

Warrant, Sammy Hagar ou Kesha e.a. ont repris cette plage qui n'est pas la préférée des Beastie Boys, it sucks commentaient-ils!

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Les albums et les hits se succéderont, pointons: 'Hey Ladies'  samplant Kurtis Blow et Jeanette "Lady" Day - 'So What'cha Want' - le rapcore  'Sabotage', bien sûr - 'Get it together' - le rap rock ' Remote Control' - 'Ch-Check It Out' samplant 'The dock of the bay' etc...

 

 

Sous le pseudo Nathaniel Hornblower, Adam Yauch a dirigé plusieurs clips des B B , il a, également, fondé la société Oscilloscope Pictures réalisant et produisant des films.

 

Le décès de celui qui fait partie de l'histoire du hip hop a sérieusement secoué le monde musical.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 21:36

Le billet de JPROCK:



Il est 20h00 et la  salle bruxelloise est bien remplie ce soir. Un public qui aura la très bonne surprise de découvrir en 1ere partie un excellent band canadien The Sheepdogs !

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En quarante minutes incendiaires les cinq membres du combo vont convaincre et séduire le public avec un rock inspiré fin 60's début seventies qui n'est pas sans rappeler les Doobie Brothers, Bad Co et le Allman Brothers Band. Axé sur les duels épiques de ses deux pistolero- guitaristes, le groupe a proposé un set où la maestria de ses musiciens alliée à la qualité hors norme de ses compos a réellement fait mouche, si bien que les "chiens de berger" on fait plus que convaincre. Leur stand merchandising fut littéralement assiégé par le public et leur dernier cd" Learn & Burn" se vendait comme des petits pains à la grande satisfaction d'Ewan Currie, leader- chanteur-guitariste, principal compositeur et âme du groupe.

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Une formidable découverte à revoir rapidement en full show lorsque l'occasion s'en présentera.

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Place maintenant à Band of Skulls.
C'est la première fois que je voyais le band de Southampton sur scène. Le trio énergique composé de Russell Marsden (guitars, vocals), Emma Richardson ( bass, vocals) et Matt Hayward (drums) vient de sortir un deuxième album "Sweet Sour" assez convainquant même si à l'écoute de la galette on se dit que tout cela ne doit pas être très facile à reproduire à trois en "live" avec autant de précision qu'en studio.
Et en effet certains titres font un peu brouillon sur scène même si dans l'ensemble leur indie-rock teinté de garage et agrémenté de vocaux assez réussis reste fort efficace. Baignant dans un lightshow parfois aveuglant pour le public et qui transforme les membres du band en ombres inquiétantes, le trio n'a pas déçu ses admirateurs même si en fin de show un dernier titre tiré en longueur ne fut pas, à mon sens, le meilleur choix pour clôturer un set hargneux et efficace. 

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Bref, un concert qui augure de très bonnes choses à venir pour les trois britanniques dont le troisième album sera sans doute décisif.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 19:28

Dernier concert de la saison pour la  Brussels Blues Society, toujours en collaboration avec le VK, le Nekkersdal, à Laken, accueillera le Texan: Hamilton Loomis!

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On ne peut pas dire que le collectif bruxellois ait été servi par dame Fortune pour sa seconde saison de concerts : octobre, Joanne Shaw Tayler annule sa tournée- février, un public réduit au strict minimum, suite aux conditions climatiques atroces lors du concert de Tail Dragger - mars, Sherman Robertson, malade, doit déclarer forfait...

Début mai, heureusement, une assistance honnête avenue Bockstael, il faudra cependant patienter avant de voir le natif de Galveston et son équipe quitter les coulisses pour investir le podium, après une intervention Lange Jojo d'un  jovial organisateur!

 

20:55', Damen und Herren, please welcome Hamilton Loomis pour son 24è concert en 30 jours.

C'est un grand honneur pour nous car cet admirateur de Bo Didley aura la chance de jouer au Blues Festival de Peer, en juillet.

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Luk est bien remis de ses excès de jus de pomme, avec son copain Daniel, sobre comme un Polonais ayant le gosier en pente, on choisit la meilleure table du bastringue.

A boire!

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Hamilton Loomis doit pas avoir dépassé le cap des trente ans depuis longtemps, mais sa discographie compte déjà quelques plaques: la première 'Hamilton' date de 1994 - 'Live in England' est sorti en 2009.

Les gars qui l'accompagnaient hier ne sont pas catalogués second-couteaux :Fabian Hernandez - Saxophones, Keyboards fait partie du band de El Gato Negro, alias Ruben Ramos, récompensé d'un grammy for the best Tejano album en 2009 - Kent Beatty - Bass, Vocals, nous a époustouflés par son doigté mélodieux et Ryan Cortez - Drums, Vocals, est tout simplement fabuleux!

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Le band démarre avec un instrumental funky ( probablement 'Pull Strings', sorry pas de setlist!) histoire de chauffer la salle, une première escapade du sax, smooth as silk, relayée par une envolée lyrique du guitariste, donnent le ton.

' Workin real hard', tu parles... doing nothing at all , une touche Stevie Wonder ( 'Master Blaster'), une guitare croustillante, une rythmique impeccable..ça suinte de partout.

Let's go funky, annonce le frisé, et avant c'était de l'ambient, sans doute?

hamiltonloomis-127.jpgUn petit signe à la table, pas terrible les retours, tant pis,on y va... I sat down to write a song... pas d'inspiration, but I try, try, try... toute la saveur du Texas roots/blues/rock, plein de licks dégoulinants.

' 99 miles' ( from nowhere), un petit coup de mouth harp enfoui dans un accessoire d'aspirateur pour ce midtempo gravé sur l'album 'Kickin it'.

Time for a new song, Brussels, toujours en mode funk/blues moelleux, ' What it is' succède, superbe harmonica, tempo tchick, tchick, tchick.. .. les pieds battent la mesure, les chaises balancent et Daniel s'entraîne pour le championnat international d'air guitar doté, pour le gagnant, d'une nuit au paradis en compagnie de Jimi, Gary Moore, et autres trépassés notoires, des anges, asexués paraît-il , assureront la partie striptease.

Le truc est vachement sensuel, le sax prenant des allures Bar- Kays sirupeuses.

Travail de dentellière pendant ' Partner in crime', another new song.

Les aléas du mariage, tu l'épouses, après un an les emmerdes commencent ... ' A woman like you' , un slow assaisonné à la sauce soul blues.

Un bluesrock te rappelant au bon souvenir de Les Dudek, un fameux guitariste ayant collaboré avec Steve Miller ou Boz Scaggs, et plus tard Cher ou Stevie Nicks.

Le solo de basse, cinq minutes, est à inscrire dans las annales: mélodieux, ciselé, aérien... pas un âne béat, Kent Beatty!

 

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Intro en shuffle pour ' Slow lover' qui virera groove infectieux sentant bon  Stevie Wonder meeting Lenny Kravitz, le malin Hamilton décide de parfumer le titre aux essences John Lee Hooker, c'est parti en boogie agité avant de reprendre le thème initial.

65' se sont écoulées, on les a pas vues défiler, sauf que nos verres étaient vides.

Petit détail pour la flicaille, Luk a avalé un vin rouge!

 

Pause!

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Il sera 22:35 lorsque le set 2 sera entamé, tout comme le premier, par  un instrumental aussi dégoulinant que le 'Slunky' introduisant le premier effort solo d'Eric Clapton, le band enchaîne sur le scintillant  ' No No No' .

hamiltonloomis-466.jpgBrussels, la météo ne vous gâte pas, let's take a little trip to New-Orleans: 'Turning Heads', évidemment, Luk la connaît cette nana, a remedy to heal your blues, ferme les yeux: tight blue jeans, high-heeled shoes, angel eyes...Un sax bouillant te rappelant au bon souvenir des Meters, une guitare sensuelle, basse et drums en béton, plage épique!

 Au nerveux 'Stuck in a rut' succède un soulblues classique, capable de faire chialer un gorille en rut sur le point de violer une religieuse qui ne demandait que ça, pour une fois l'histoire de la bonne femme qui te fiche le bourdon parce qu'elle a  mis les bouts connaît un terme heureux..this cold, cold weather is gonna end... I found me a new woman.

'Warming Trend' se nomme cette perle sur laquelle Josette et Germain ont attaqué un corps à corps langoureux, les censeurs ont sorti le carré blanc.

Le club vibre et gueule!

' Whatever you want' je le veux aussi, babe!

 Grand numéro pendant le stomping blues rock de Johnny Guitar Watson,  'Bow Wow' , elle est stable cette chaise, Thierry?

Tiens la, je grimpe, gaffe à vos paluches je monte d'un étage sur votre table, un petit saut, je colle mon instrument à hauteur de la généreuse poitrine de Juliette, une ou deux autres acrobaties , on reprend Bow Wow, attention il y a de la  fumée sur le lac, dernière explosion et bye, bye, Brussels, you were a great audience!

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Vous étiez pas mauvais, les gars, un pousse-café pour la route?

La tornade 'Get my blues on', près de 15' de blues funk torride, ornementé d'un des meilleurs solo de batterie jamais ouï en 45 ans de concerts, pour amuser la galerie on appelle Tonton Bob, get up, stand up for your rights et, par chance, Roxane était dans le coin, juste au moment où Ryan brise une baguette, un final magistral, public debout, Luk pleure, pour le consoler señor Cortez lui refile ses sticks.

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Solide groupe, solide concert!

 

Photos: LUK STIENS

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:39

 Les dix membres originaux des Skatalites ont tous passé l'arme à gauche, excepté le sax alto, Lester Sterling:  Tommy McCook (died 1998), Rolando Alphonso (died 1998), Lloyd Brevett ( died May 3rd. 2012), Lloyd Knibb (died 2011), Don Drummond (died 1969), Jah Jerry Haynes (died 2007), Jackie Mittoo (died 1990), Johnny Moore (died 2008) and Jackie Opel (died 1970).

C'est en 1955, à Kingston, que commence la carrière du plus grand groupe de ska de la planète: les Skatalites. Les dix précités jouaient dans des formations de jazz, mento ou de calypso telles Baba Motta ou Clue J and his Blues Blasters pour ensuite se produire ensemble sous le nom  de Sheiks, plus tard Studio One Band, d'après le nom du label fondé par le producteur Clement Seymour Dodd.

En 1964, le groupe deviendra The Skatalites et sortira un premier disque ' Ska Authentic' qui connaîtra un succès immense en Jamaïque.

Le combo servira de backing band pour la star locale Prince Buster, plus tard ils travailleront avec Desmond Dekker, Lee Perry, les Wailers et d'autres noms du ska, rocksteady , reggae et autres musiques des Caraïbes.

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On leur doit quelques timeless instrumentals, toujours d'actualité en 2012: 'Guns of Navarone' - 'Eastern Standard Time' - 'Addis Ababa' - 'Phoenix City'  etc...

Dès 1965 les ennuis commencent, Don Drummond, le trombone, se retrouve au cabanon pour l'assassinat de sa petite amie, des membres se querellent, Lloyd Brevett picole, le groupe joue son dernier show en août 1965, les Skatalites se séparent pour former deux groupes: Rolando Alphonso and the Soul Vendors  et Tommy McCook and the Supersonics

 

En 1975, Lloyd Brevett sort un album solo ' African Roots' , il recevra l'aide de toute l'équipe, sauf  Don Drummond, décédé à l'asile dans des conditions inexpliquées, en 1969.

 

 

Reformation des Skatalites en 1983, ils ressortent un disque l'année suivante 'Return of the Big Guns' , le groupe compte encore 7 membres originaux à l'époque.

En 1989, les Skatalites tournent avec Bunny Wailer, puis Prince Buster.

 

Début nonante une fièvre ska s'empare des States, les Skatalites sont hot, enregistrements et tournées se succèdent jusqu'en 1998, année pendant laquelle les Jamaïcains perdent Tommy McCook et Rolando Alphonso, victime d'une rupture d'anévrisme sur scène.

 

Le line-up subira plusieurs modifications, mais en 2012, les Skatalites continuent à tourner avec comme seul membre original Lester Sterling  à l'alto saxophone.

 

 Brevett was 80 years old., il s'est éteint à l' Andrews Memorial Hospital, St. Andrew!

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