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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:22

Didier, patron du  Montmartre, fin décembre:"Nous ne recommencerons les concerts que début mars, sauf ....miracle, avec au programme Fried Bourbon!"
Quelques aménagements pour améliorer votre confort s'imposent.

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Fin janvier, une opportunité impossible à refuser: un concert exclusif d' Ana Popović , la bombe de Belgrade.
En moins de deux, toute la communauté blues de notre radieux pays est au courant et le concert affiche sold-out avant l'impression des flyers!
Solution: dédoubler l'événement avec l'accord de la belle  Ana: un gig à 18h, un second à 22h.
Dans les deux cas, salle pleine à craquer!
Avec fotoman Luc, sa madame et ses gardes du corps, on opte pour le concert nocturne.
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anapopovic-318.jpg22:15, clameurs, le band se fraye un passage vers la scène: aux drums, le Marseillais Stéphane Avellaneda, batteur officiel de Miss Popović depuis 2009- claviers, Michele Papadia, Puglia, au background jazzy, ce fabuleux gaillard a travaillé avec Peter Green, Patti Austin, Brian Auger, Rudi Rotta e.a. - à la basse et poses rock'n roll, uit Holland, Ronald Jonker, qui quittera Ana en mars, après six ans de bons et loyaux services!
Ces killers sont suivis de près par la blonde guitariste/vocaliste, plus sexy qu'une Heineken, malgré des formes arrondies présageant d' un heureux événement!
Avec son dernier ' Unconditional', Ana cumule les awards: Contemporary Blues Album - Blues Female Artist et le DVD live 'An evening at Trasimeno Lake ' est voté Best Blues DVD.
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Un instrumental funky , volume sonore abasourdissant, sert d'intro.
La Jimi Hendrix au féminin, souveraine, hante la slide, Michele et Stéphane se concentrent sur leur sujet, pendant que anapopovic-327.jpgRoni fait son cinéma, Didier l'a sûrement emmené dîner chez les Viets , le Kaaskop aura exagéré sur l'usage de satay.
Un premier duel wah wah/ piano comme hors-d'oeuvre.
Marielle filme, dépose sa caméra pour applaudir, Marseille a déjà amorcé ' Work Song' emprunté à Nat Adderley, un méchant shuffle à l'orgue bien rond et à la Fender agressive.
Non, Marielle, ne te débarrasse pas de ton jouet, ils embrayent sur 'Business as usual' un blues signé Popovic, qui nous sort le grand jeu!
Ils ne prennent pas encore le temps de souffler, en pleine poire on ramasse le Chicago blues poisseux de Snooky Pryor 'How'd you learn to shake it like that?', que la Yugoslavian-born cat a enregistré sur ' Still making history'!
Comment tu fais pour te déhancher ainsi: my daddy was a preacher / Oh, but my mama was an alley cat ...
Brussels, next one is about doing everything that is not allowed in one single day: 'Count me in', a high-energy blues-rock tune, auquel succède une nouvelle rafale aux relents funk ' Your love ain't real', t'approche pas, mec, je peux lire le désir dans tes yeux but, your love ain't real... elle canarde gaiement, le pôv gars a intérêt à se tenir à carreau!
Premier blanc, changement de gratte, the titlesong: ' Unconditional' .
Timbre voluptueux, slide onctueuse, piano bien pute, un des highlights du set!

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'Summer rain', Place de la Petite Suisse le mercure est descendu à moins quinze, dans l'arrière-salle du troquet, c'est l'été.
Une Southern rock ballad collante, là où t'attendais un sax huileux , t'as eu une Fender lascive!
Super morceau!
Here's something for older ladies, j'sais pas pourquoi elle fixe Luc: 'Wrong woman'!
Tu dis, Rudy?
Ron en fait des tonnes, normal, il a suivi des cours chez Zean-Marie Pfaff!
anapopovic-557.jpgTime for a medley, three blues ladies: Big Mama Thornton ' You don't move me' - Koko Taylor ' Voodoo Woman' et Sugar Pie DeSanto 'Soulful Dress', une trilogie infernale, la Stratocaster crache des étincelles, les copains cognent ou tricotent comme des bêtes, le Montmartre bave!
La locomotive tourne à plein régime: ' Long way home'.
Ronald, menneke, ça fait une heure que tu joues à la rockstar en solo, on se fait un petit flipper à nous deux?
Une joute dantesque!
Let's go back to the roots, Buddy Guy, avec lequel j'eus le bonheur de jouer aux States, B B King était dans le public, le slowblues qui tue 'One room country shack'.
Un morceau magique, suivi de l'instrumental hommage à Stevie Ray Vaughan:' Navajo Moon' , d'un lyrisme latino jazz inégalable.
Ahurissant: Rhoda Scott meets Peter Green!
On revient au funk pour la dernière, 'Hold on', permettant la mise en valeur des mousquetaires.
Il est minuit, docteur, on emballe!
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Et le dessert?
Le soulful' Reset Rewind', au goût Clapton époque Delaney & Bonnie.
Luc, puisque t'es accompagné, on change les habitudes, c'est moi qui vais embrasser la chanteuse.
Il a pas dit "smeerlap", mais il l'a pensé!
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Photos: LUK STIENS

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Published by Michel/photos Luk Stiens - dans Concerts
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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:00

Une demoiselle de Cherbourg, un vendredi midi, à la  Maison des Musiques.
 Françoiz Breut chante, illustre pochettes de disques, opuscules destinés aux enfants et, éventuellement, expose ses oeuvres graphiques.

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Fin décembre, les Microbe Studios annonçaient que le mixage du nouvel album de Françoiz Breut était terminé, il devrait se trouver dans les bacs dans un futur relativement proche.
En ce frileux vendredi, rue Lebeau, Miss Brrr présentera un éventail de compositions se trouvant sur cette neuve plaque.
Pour se faire, elle sera accompagnée de Stéphane Daubery ( Mièle) à la guitare et backing vocals - Patrick Clauwaert ( Jef Mercelis - Woudloper) aux drums et Antoine Rocca au piano ou Rhodes.
Miss B: Gesang, Maracas, Casio und iPod mit Sample- Bänke!
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DSC01287.JPG' Cabinet' annonce la setlist: un salon, un ministère, un laboratoire, un réduit... sûrement pas un lieu d'aisance!
Du baladeur manipulé jaillit un bruitage de froide bise, de sa voix grave, presque rauque, au croisement d'une Jeanne Moreau et de Juliette Gréco, la Normande récite ... dans cet écrin de velours j'ai gardé pour toi des baisers doux et sucrés....: entrée en matière feutrée !
' Le don d'ubiquité' enregistré sur son premier album, en 1997.
Toujours ce timbre charnel, soutenu par une guitare surf et un drumming discret, climat 'Mocambo' club, exotisme filmique, t'étonne pas si au comptoir tu reconnais Humphrey Bogart feignant d'ignorer Lauren Bacall pour se concentrer sur un Bourbon bien tassé!
Antoine Rocca vient compléter le trio initial pour un premier titre anglais, ' Werewolf', que Françoiz entame a capella en frappant le sol d'une semelle énervée.
Un soundtrack parfait pour le prochain David Lynch ou pour un Tarantino décalé.
'A l'unisson' , même paysage de grande plaine aride, désolée, où l'on peut surprendre un DSC01305.JPGcrissement d'hyène.
Calexico, Giant Sand, Jean-Louis Murat et Françoiz Breut utilisent les mêmes pinceaux!
Mr. Rocca derrière le Rhodes, 'Bruxelles', village où vit l'artiste.
Bruxelles, attends- moi j'arrive
Bientôt je prends la dérive..
Non, ça c'est Annegarn!
C'était au temps du cinéma muet?
Non plus, le Bruxelles de F B est moins rétro, musicalement il est plus proche de Jesse Sykes que de Johan Verminnen!
'La gomme' sera sec, lancinant, sombre comme du Nico.
La suivante a pour titre ' L'Eclat du jour', Patrick Clauwaert s'échine à battre les airs à l'aide d'un instrument exotique, dans le petit auditoire règne un climat mystérieux propice au recueillement.
'Marie-Lise' ou l'histoire d'une jeune fille en fleur, un tango/blues, devant autant à Tom Waits qu'à Chris Isaak, qui serait interprété par Brigitte Fontaine, voire Marlène Dietrich.
Ensorcelant!
Seconde plage anglophone: ' Cold eyes', puis le formidable 'I'( Who have nothing) , que Leiber & Stoller ont adapté de ' Uno dei tanti', enregistré en 1961 par Joe Sentieri.
De Ben E King à Petula Clark en passant par Tom Jones, Percy Sledge ou Toots Thielemans, ils sont des centaines à avoir repris ce chef-d'oeuvre.
Grandiose version, tout en retenue mais ne manquant pas de sensualité.
Présentation de l'équipe pour terminer avec ' La chirurgie', un rock post-opératoire!
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Cinquante minutes appréciées et un double rappel en duo, Françoiz & Stéphane:
Tu veux qu'on fasse 'L'amour'?
Pardon?
En fait ça s'appelle ' La vie devant soi', un duo sous forme de collage, élégant comme du Françoise Sagan.

 

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La subtile ballade ' Km 83' achève ce concert poétique:... que la route était longue pour finir dans tes bras...!

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:14

Météo des plages: ciel dégagé, une pulsion d'air glacial déferlera sur le pays dans un flux de nord-est assez soutenu, la température sera abondamment négative.
Où vas-tu?
Saluer les manchots empereurs au Vaartkapoen, ne manquerai pas de remettre tes hommages à James Cook!
DSC01217.JPG( Maja)
19h40' un deejay s'affaire déjà sur scène:  Kids at the Bar, tu peux lire sur son PC!
Normalement un duo (Chad Raunborg & Matt Buckley), à l'évidence un des deux précités est resté coincé au comptoir, l'autre bricole derrière la console.
Mission: amuser la jeunesse avant les live gigs, ils( il) font ( fait) toute la tournée en support des Sounds et jouissent d'un crédit énorme dans l'univers de la musique électronique.
En 2010, ils sortaient le EP 'Exile' et depuis ils ont remixé une kyrielle de popstars ( Madison- Daft Punk- Passion Pit- Ellie Goulding...).

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Le techno/house/electro mix est bien torché, le VK danse, me demande pas quels ingrédients ont été introduits dans le cocktail, n'ai pas dépassé le stade Boney M, même si dans ma discothèque traînent quelques Carl Craig, Dave Clark, Cristian Vogel ou St- Germain... sinon, on a reconnu 'Lady' de Modjo habillé de très gros beats!

The Limousines
Un autre duo, en provenance de la Baie de San Francisco: un multi-instrumentaliste/jongleur sur laptop, Giovanni Giusti et une diva vocalisant, t'as vu mes cheveux bleus, Eric Victorino.
Leur musique est cataloguée indietronica , on note quelques 7 inches et un full CD ' Get Sharp'.
Dans l'obscurité retentit une sirène d'alarme anti-aérienne abrutissante, tous aux abris, on signale un escadron de Messerschmitts au dessus de la mosquée de Molenbeek.
Fausse alerte, ce gimmick devait servir à introduire les nouveaux Pet Shop Boys, backlit by LED towers ( full colour changing), entrée en matière flashy ' Dancing at her funeral' un disco apocalyptique, chanté au mégaphone, avec des lyrics empruntés au 'Nobody knows the trouble I've seen ' popularisé, notamment, par Louis Armstrong!
Hyper dansant!

 

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Autour de toi, rien que des gamines ( 17 à 20 ans) entamant une dance party échevelée.
Fondu enchaîné sur un second dancepop track aussi sexy que du Kylie Minogue.
Après un petit disco spatial ( ' Triangle Circle Square' ?) on a droit à l'amusant 'Flaskaboozendancingshoes', Signor Victorino se démène comme une meneuse de revue du Lido, son copain assure derrière les machines, tu ne peux que fredonner avec le jardin d'enfants... don't you worry... , dommage que tes dancing shoes traînent chez le cordonnier.
Paul Simon goes electro, une cover étonnante de ' You can call me, Al' .
' The Future': l'avenir c'est la techno foraine, ' Wildfires' sera théâtral et finira jungle.
Le title track, l'énergisant ' Get Sharp' sera suivi de la perle exubérante ' Very busy people' .
Eric s'approche de tes petites voisines , leur caresse la tête en susurrant "your hair is very smooth", heureusement il t'a ignoré, avant que les Limos n'achèvent la fête avec la parodie des Buggles ' Internet killed the video star'.
Amusant!

Place à la seconde intervention de Kids at the Bar et de sa bone -shattering mixtape, dans laquelle tu ouïs ' Internet Friends' (you blocked me on facebook) de Knife Party ou ' Save the World' de Swedish House Mafia.
Frieda, Annette, Belinda et Birgit euphoriques!
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21:28', le DJ: are you ready for the Sounds tonight, put your hands in the air...
Toutes les paluches dans les airs sauf celles qui tenaient une Stella!
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21:35'  The Sounds !
DSC01174.JPGSuperstars en Suède mais un VK pas rempli ce soir!
Création en 1999, 4 albums, le dernier ' Something to die for'.
Etiquette: poppunk/ glam rock/ new wave indie/synth pop , les héritiers de Blondie, des Go-Go's et dans une moindre mesure de Kim Wilde ou No Doubt.
Felix Rodriguez - Guitars/Vocals - Johan Bengtsson - Bass -Jesper Anderberg - Keys/Guitar/Vocals- Fredrik Blond - Drums , tous excellents, servent de faire-valoir à la bombe androgyne: Maja Ivarsson, une Amanda Lear pas fanée.
Me demande pas si je suis amoureux, on était tous amoureux sans distinction de sexe!
Elle suit les garçons tout en tirant sur une clope , un démarrage en douceur pour tromper l'auditeur car très vite ' It's so easy' va virer rock.
Faut se concentrer et arrêter de reluquer les guibolles de Maja ' vêtue' d'un short de cuir et d'un drapeau américain, the Sounds vient d'amorcer ' Dance with the devil' encore plus sautillant ( non, c'est pas un drum solo de Cozy Powell)!

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Deux guitares tape-à-l'oeil, le méchant glam ' Seven days a week', quelques flashes: The Sweet, Suzy Quatro... le VK adore!
Même scénario 'The no no song'!
Frayeur, la créature vient se coller aux premiers rangs, maman j'ai peur!
...You don't have to say you are sorry!
No, no, no...
DSC01272.JPGGros wall of sound: ' Something to die for', la suivante sent les Stones et AC/DC à la fois: ' Song with a mission'.
Six titres agités et bien gras, il est temps de balancer un downtempo dramatique, 'Better of dead', suivi de la superbe ballade piano/voce ' Night after night'.
C'est Woodstock, allumez les briquets ... Agnetha, ayant prévu le coup, a emmené tout un attirail pyrotechnique, le VK embrasé, youpie!
Retour au rock de stade ' Painted by numbers', Maja joue à l'allumeuse.
Où sont les pompiers?
'Queen of apology' pistonne à mort et 'No-one sleeps when I'm awake' est du même acabit.
' Dorchester Hotel' elegant metallic guitar parts pour finir en new wave.
Fredrik introduit le méchant et punky ' Living in America', le VK transformé en brasier!
Maja has got the whole crowd dancing!
Le bien nommé 'Rock 'n Roll' clôture le gig.
Enthousiasme généralisé!
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Après cinq minutes, retour des Sounds pour un double bis remodelant la salle en ballroom blitz: ' Tony the beat' et le disco rock infectieux' Hope you're happy now'!
Alanis?
I'm broke, but I'm happy!
Pareil pour moi!

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 21:59

Deux groupes de Birmingham étaient cette semaine à l'affiche des salles bruxelloises : Duran Duran dimanche à Forest National et  UB 40 ce soir à l'Ancienne Belgique.
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edit_preview.php-copie-5.jpg20h30, la salle est bondée et la sono crache un florilège de titres reggae : le ton est donné.
Sur le coup de 20h55 et avec une bonne vingtaine de minutes de retard sur l'horaire annoncé, le band apparaît enfin sur scène. Duncan Campbell qui a remplacé Ali au chant, suite au départ de ce dernier en 2008, a le bras en écharpe, ce qui ne l'empêchera nullement d'assurer les vocaux jadis tenus par son frère avec un certain brio tout au long du set, même s'il n'affiche pas le même charisme on stage que son frangin . Ma crainte de ne pas retrouver le son UB40 fut donc rapidement dissipée, d'autant que le band semble ce soir dans une excellente forme et que d'emblée le contact avec le public venu en masse - la salle est bondée - est immédiat.
La machine des dix musiciens est lancée et ne s'arrêtera que 110 minutes plus tard après un concert best of époustouflant durant lequel les hits se seront succédés à un rythme infernal.
Pas le temps de souffler, on est happé par cette section rythmique d'une efficacité redoutable , par la qualité mélodique du répertoire du band et par ces cuivres aériens caractéristiques qui sont sa principale marque de fabrique.

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Avec entre autres des compos de la trempe de "Cherry Cherry oh baby", "Dancing in the Morning Light", "Kingston town", "Red red Wine", "One in Ten", "Food for thought", "Maybe Tommorow"et notamment le fabuleux "Rat in my Kitchen" chanté par Astro et qui mettra le feu à la salle, on ne s'ennuie pas une seconde ce soir dans la salle bruxelloise. De plus le son salle est excellent et chaque musicien témoigne d'une virtuosité remarquable.
En rappel "Please don't make me cry", "Easy Snapping" et "Can't help falling in love" ponctueront avec panache devant un public enthousiaste un concert magique d'un des groupes majeurs du genre qui bien longtemps encore continuera à faire danser les foules.
A la sortie de la salle sur les visages on n'aperçoit que des sourires, ce qui fait plaisir à voir surtout en ces temps difficiles...
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JPROCK

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:30

Sur les portes vitrées de l'AB on a placardé: sold-out!
Deux singer-songwriters foulant pour la première fois le sol de notre royaume remplissent la petite salle de l'AB: hype?

 Benjamin Francis Leftwich
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Contactmusic.com suggère:"There has been a lot of hype surrounding the work of B F L"... et donc autour de son premier album 'Last Smoke Before the Snowstorm', l'engouement a traversé the Channel et une ribambelle de gamines, prêtes à tomber en pâmoison, se pressent frontstage.
Le natif de York ( 22 piges) est beau gosse, catégorie romantique timide, ça a toujours plu à la gent féminine, ce qui ne gâte rien il est affublé d'un timbre lisse, apaisant et soyeux convenant à ses mélodies empreintes de mélancolie et de spleen, en 25' ( sept titres) il a conquis Bruxelles avec ses romances plaintives et son humble sourire.
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20h05,  Benjamin agrippe une acoustique et, sans adresser la parole aux fans, amorce ' 1904', que Godelieve, à tes côtés, fredonne paupières closes.
Soft acoustic folk à la Ben Howard ou James Vincent McMorrow.
Dans la même veine mélancolique, après avoir vanté la qualité de nos bières, il attaque ' Pictures'.
Le murmuré ' Stole you away' au jeu légèrement plus animé t'amène à croire que Benjamin a pas mal écouté Nick Drake.
' Maps' une ballade plus ancienne... I named a star just for you... , à genoux, t'aurais dû lui énoncer çà, il y a vingt ans, au lieu de 'tu bois quelque chose'... rustre, tu es et tu resteras!
' Snowship' is about people in London, they're half human/half dragon, ' Box of Stones' est tout aussi aimable.

 

 

Une dernière rengaine gentillette ' Atlas Hands' et le gendre idéal prend congé de l'assistance.
Charlotte: he's so cute!
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30' à patienter tel un chameau, le bar est inaccessible, puis  Radical Face!
Prends ça dans ta gueule... Ben Cooper approche de trente ans, nous vient de Jacksonville , fait partie de Electric President, Iron Orchestra et Mother's Basement, il a sorti plusieurs plaques avec tous ces projets.
Il vient de sortir 'The Roots' sous un nouveau pseudo ' The Family Tree', le dernier Radical Face     ' Ghost' datant de 2007.
Pour ce tour, il est accompagné de Jeremiah Johnson ( keys, melodica, guitar, sometimes drums) et du farfelu, t'as vu ma moustache, Jack Stranger ( drums, yo-yo , key et percus)!
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21:00, le gang des barbus en piste.
Hello, my name is Ben!
Hi, Ben, répond le club!
DSC01061.JPGDois m'asseoir, me suis démoli le dos lors d'une séance à la salle de gym, il présente ses potes et annonce un nouveau titre pour démarrer le gig ( en fait 'A Pound of Flesh' sur 'The Roots') : it is about a walk home after you murdered someone.... le ton est donné, murder ballads à prendre au second degré et chantées d'une voix angélique.
Deux guitares qui déchirent et un drumming oppressant, un chant choral proche d'Arcade Fire, brillante entrée en matière.
'Wrapped in piano strings', nouvelle tranche de gothfolk à structure complexe, il y a du Vic Chesnutt ou du Sparklehorse dans cet americana folk déjanté!
Vous pouvez pas vous imaginer comme vos salles de concert sont superbes, chez nous elles ressemblent à des chiottes, voici ' Ghost towns', handclaps, melodica mélancolique , le monde vu au travers des yeux d'un train operator.
C'est l'histoire d'un mec se réveillant en pleine nuit pour se rendre compte que sa conjugale s'est tirée avec les gosses, il veut la retrouver et pas pour l'enlacer: ' Black eyes'.
Jeremiah s'est attaché un tambourin au mollet et frappe le sol comme un taureau rêvant de se farcir le matador.
Petit coup d'oeil dans mon calepin, O K , on leur balance 'Family Portrait', qui est normalement introduit par toute une chorale, je ferai le choeur liturgique tout seul, and you, Jack & Jeremiah don't fuck it up like you did last time!
Portrait pas flatteur de ses géniteurs, flashback sur sa naissance dans le lit parental transformé en river of blood, six ans plus tard, le père agonise dans le même plumard: du Faulkner 2012!

 

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' Doorways' composé pour 3 pianos, quelques guitares, une section de cordes, on la jouera à trois.
Un cauchemar symphonique aux relents Arcade Fire ( encore!) et décoré d'un bridge noisy!
Le dramatique, saccadé 'Winter is coming', where Animal Collective meets Zappa, Pavement & The Mountain Goats.
Shit, j'ai pété une corde, Jack, amuse les avec ton yo-yo!
DSC01076.JPGUn numéro Barnum sur fond jazzy.
Après 5 minutes: j'en ai marre, it's pretty boring, je leur fais un solo Ginger Baker!
A ta guise, mec!
Suis prêt, bon, there's too much fun in this room, this song is about a guy watching is twin brother die, oui, Jack, tu peux pianoter!
'Severus and Stone' , l'horreur chantée with some cheerful vocals.
I know this voice doesn't match with my face, c'est de la faute de mes parents!
En voilà une sans cadavres: 'Always gold', bourré d'effets orageux, on termine par l'irrésistible hit participatif: 'Welcome home' , tous autour du feu de camp pour une unstoppable folk/popsong aussi ensorcelante que les meilleurs Simon & Garfunkel!
Soixante-cinq minutes d'un très haut niveau!
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Trois bis!
Introduits par de nouvelles pitreries de l'ineffable batteur.
L'incroyable murder ballad 'Glory', décrivant un jeune gars appelé au front, désertant pour se faire assassiner dans son bled.
Poignant!
' A little hell' sur le EP 'Touch the Sky' , encore une rêverie douce-amère imaginée par ce storyteller d'exception.
Un final Walt Disney : 'Robin Hood Medley', voyant Jack Dali se mêler aux Merry Men et Jeremiah, pris d'une crise épileptique, se rouler sur le sol.

Le club fait un triomphe aux Pieds Nickelés!

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:23

Plusieurs fois repoussé depuis juin dernier pour cause de problèmes de voix du chanteur Simon Le Bon le concert de  Duran Duran annoncé à  Forest National commençait de plus en plus à ressembler à l'Arlésienne. Finalement la date du 29 janvier 2012 fut la bonne et c'est donc ce dimanche soir que le groupe de Birmingham a enfin rendez-vous avec son patient et fidèle public dans une arène remplie aux 3/4.
Je ne parlerai pas des Tellers qui assuraient la première partie pour la bonne raison que je ne les ai pas vus, un "Fangio du dimanche" ayant eu la bonne idée de percuter l'arrière train de ma limousine alors que j'étais tranquillement arrêté à un cèdez-le-passage. Résultat des courses, de la tôle froissée et un chroniqueur qui foule royalement le sol de la salle bruxelloise sur le coup de 21h10. Juste le temps de trouver une place assise plus ou moins bien située dans les fauteuils et les lumières s'éteignent accompagnées d'une immense ovation qui s'élève de la fosse.
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Les Duran Duran ont promis un concert exceptionnel à leur public belge, vont ils tenir leur promesse ?
Démarrant le show par "Before the rain" suivi de "Planet earth" et "A View to a kill", Simon Le Bon et ses acolytes Nick Rhodes (keys), John Taylor (bass) et Roger Taylor( drums) épaulés par 2 zicos (guitar & sax) et 1 choriste se démènent comme de beaux diables devant une fosse tout d'abord sceptique (oui je sais le jeu de mot est facile et de mauvais goût...) mais qui va rapidement se dégeler. Les premiers réglages-son passés, la foule réagira relativement bien pendant toute la durée du set. Vêtu d'une veste noire et argentée, Simon The Good la voix (presque) totalement recouvrée arpente la scène de long en large, se repose sur la rythmique béton de son band et démontre une volonté de bien faire évidente.

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edit_preview.php-copie-13.jpgPourtant à trop vouloir en faire le groupe ressemble parfois à une caricature de lui même même si les bons moments sont plus fréquents que les moini bons et que le répertoire en béton du groupe constitue un atout majeur redoutablement efficace. Mentions spéciales à "Blame the machine" sur fond d'images tirées du Metropolis de Fritz lang, à "the Reflex" démarré avec le concours hésitant d'un spectateur des premiers rangs et qui transporta littéralement la salle, ainsi qu'aux inévitables "Notorious" et "Reach Up for the Sunrise"précédents un "Wild Boys" incluant quelques mesures sympa du "Relax"de Frankie goes to Hollywood. Une bien belle manière de clôturer une prestation correcte dans son ensemble mais un peu trop attendue au regard de la setlist totalement sans surprises. Le band invitera aussi son public à twitter durant sa prestation et à lire ses messages sur écran géant et dédiera un titre aux victimes du naufrage du Costa Concordia.
En rappel les très attendus "Girls on Film" et "Rio" achèveront de contenter la majorité des fans du band visiblement heureux de leur soirée.
En résumé, un chouette concert d'excellente facture, mais certainement pas le concert exceptionnel auquel on aurait pu s'attendre vu les circonstances, même si à aucun moment on ne s'est ennuyé ce soir dans la salle forestoise.
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Setlist:

BEFORE THE RAIN
PLANET EARTH
VIEUW TO A KILL
A YNIN
BLAME THE MACHINES
COME UNDONE
SAFE
REFLEX
LEOPARD
NOTORIOUS
GIRL PANIC
TIGER TIGER
WHILE LINES
ORDINARY WORLD
HUNGRY LIKE THE WOLF
SUNRISE
WILD BOYS
....................................................
GIRLS ON FILM
RIO


JPROCK

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 08:03

The Beat are back!
Direction Louvain, het Depot, toujours au 47 Kapucijnenvoer, pour une dose bien tassée the 2 Tone ska salubre et vivifiant!

 The Beat
Naissance en 1978/ break-up en 1983- une reformation éphémère en 2003 - Dave Wakeling ( le guitariste/chanteur), sur la lancée, forme, aux States, The English Beat - 2006, Ranking Roger, au UK, rebondit et relance  The Beat avec son fiston comme second toaster!
T'as tout suivi?
OK, entre 1983 et le 21è siècle on pourrait mentionner General Public- Fine Young Cannibals -The International Beat - Big Audio Dynamite- Special Beat - Dexys Midnight Runners etc..., on va pas te casser les burnes!
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Dans le hall, honnêtement garni, des nostalgiques de l'ère skinheads, des bedonnants nourris à la Newcastle brown ale, des rudies à la retraite, quelques pork pie hats ou robes à damier, et une folle envie de faire la fête!
Personne ne sera déçu!
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DSC00996.JPG20h55' le deejay balance une bouillie ska, niveau sonore agressif.
Sept Beat fendent la foule pour investir le podium, ska va chauffer!
Emmenés par dreadlocks Ranking Roger et son ket, Murphy' Ranking' jr. , il y a un drummer, le membre original, Everett Morton - Mickey Billingham aux keys- un sax (Saxa est à l'hospice) , Simeon Murray- une basse, le costaud Andy Pearson et une guitare, Steve Harper!
Attachez les ceintures: 'Whine & grine'; et sa diatribe contre la dame de fer, introduit par le sax et décoré d'une petite démonstration d'Everett.
Déjà les jambes te démangent et à tes côtés, Tania, une Sicilienne pas bidon, se trémousse énergiquement avec ses copains/pines espagnols tout en avalant houblon sur houblon.
Next one is all about you, people: 'Too nice to talk to' , suivie de my favourite blast anti-racist song ' Two Swords' , timeless message DSC01012.JPGsautillant sur fond post punk/new wave/ska!
L'argent, le pouvoir et la cupidité, voilà ce à quoi s'en prend ' Big Shot' , a fucking anthem!
L'euphorie gagne le Depot, the Beat goes on : ' How do you do', suivi de 'Rock the Casbah', la bombe des Clash reprise en chorus fumant...The sharif don't like it Rockin' the Casbah Rock the Casbah...
Un calypso chaloupé sentant bon les Caraïbes: 'Dangerous' et Roger d'annoncer, Ok, vous avez eu votre sieste, voici ce qui fut notre premier single 'Tears of a clown' de Smokey Robinson and the Miracles, ambiance au zénith!
Vous êtes prêts pour a little stroll?
Tu parles, un sprint Cavendish ' Click, click' .
Quoi Roger?
Faster, faster, faster...
Le moteur va exploser, mec!
DSC00985.JPGUn reggae pervers: 'The doors of your heart', Steve Harper sous le feu des projecteurs.
Je dédie 'Best Friends' à Bart et Elio, deux mecs, présents dans la salle, qui s'aiment bien!
En surmultipliée ' Hands off she's mine' , allégresse généralisée dans la fosse et galopade familiale sur scène!
Un zeste de ragga ' Spar wid me' , tu te souviens de Shaggy ou de Shabba Ranks?
Next one will be a bit noisy, déclare le black.
Après les chimpanzés, on craint rien: 'Noise in this world'.
Pas évident de danser avec une pintje en main, Tania et l'Espagne viennent de transformer les premiers rangs en rigole spongieuse, caca, ce soir elle va encore me dire que je sens la bière!
C'est l'Etna en fusion, cette petite.
Si j'étais Haroun Tazieff, je lui proposais le mariage!
Place à la bombe: 'Ranking full stop', pompe, Raymonde, pompe!

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Et la dance craze se poursuit avec 'Mirror in the bathroom' avec un méchant break bass& drums , papa et junior bounding across the stage!
Bye,bye, Leuven, les Beat retraversent le fleuve formé par les godets renversés par mes voisins.
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DSC00969.JPGPas 60', pas sérieux, messieurs, la salle en ébullition et retour des monstres, par les coulisses cette fois!
Où est Junior.. parti pisser sans doute, et Everett aussi, tant pis on commence sans eux..it's me the original D ... 'It's Weird', enregistré par General Public, freestyle toasts envoyés à la vitesse de l'éclair par le petit revenu des latrines, puis un duel avec le paternel, en bas, c'est la folie!
Vous en voulez encore: 'Sooner or later' et pour prendre congé: 'Jackpot'.
Who wants a free Beat T-shirt, Ranking Roger balance le sien dans la salle, son ket fait de même avec la taille S, le band accélère un coup, les toasters se tirent et le sax achève la tirade!
On s'est pas emmerdé!

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Tu dis, Tania?
C'était sympa, mais c'est pas du ska, les Skatalites, eux font du ska!
OK, petite, tu as raison, c'est de l'hybride: ska, ragga, rocksteady, reggae, post punk, dub, Afro-Caribbean, Chutney... on s'en fout, the Beat are back!

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:38

On reste à la Fédération Nationale d'Achats des Cadres après le récital de Machiavel, la chaîne  annonce un concert de  Noa Moon à 14h.
Se sustenter, un petit noir, une heure de glande dans les bacs de soldes où t'as failli acquérir un best of de Las Chicas Dementes afin de l'offrir à RickyBilly et retour à la case départ!
Moins de monde dans le forum qui très vite se remplira, des badauds attirés par la voix et le jeu de la mignonne Noa, secte Moon, s'arrêtent et prennent place près de la scène!
Quoi de neuf depuis le mois de juillet au Live Music Cafe où tu succombas au charme ( je te vois venir, vieillard lubrique) et à la spontanéité de la jeune Noa?
Des concerts à la pelle ( La Semo, le Bota...), partout des éloges et on prévoit la sortie d'un EP en mars!
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Soundcheck vite expédié, coup d'oeil à la tocante, 14h02': j'y vais?
Yes!

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'Now' , trois notes, trois phrases, t'es à nouveau conquis par ce folk frais, sémillant, satiné et guilleret comme un passereau au lever du jour.
'It's OK' au jeu sec, au phrasé scandé, de l'indie folk/pop nageant dans les eaux A Fine Frenzy/ Rachael Yamagata.
' One More Night' se trouvera sur le prochain EP, amours adolescentes et une prière implorante sur fond printanier.. please, please stay one more night to me ... j'ai pleuré so many nights, so many tears..
Bordel, j'ai pas de mouchoir!
DSC00927.JPGNoa Moon versus David Hamilton: souvenirs de jeunes filles en fleur!
Nouvelle page sentimentale: 'Tonight' suivie de 'River', a handclapping one traitant du même sujet, t'as l'impression de feuilleter son journal intime... if you only knew the love I've got to hide...toujours les pleurs..there's a river in my bed..
Romantique, tu dis!
T'as pas tort, mais sans mièvrerie, ni infantilisme!
Un uptempo bruineux ' Rain' et une visite guidée du jardin céleste ' Paradise': des tchik, tchik, tchik radieux, un petit côté Charlie Winston sans feutre mais en jupon, on adore!
Le morceau le plus rock du set, Noa Moon en phase Calamity Jane: 'Kill', sera suivi d'un tout nouveau titre ' Oh Oh Oh', l'ai terminé ce matin sous la douche, il est pas encore tout à fait sec !
... you change your mind every single day... je te cours derrière, t'es pire qu'un courant d'air...
C'est pas évident l'amour à 20 ans, un conseil, mademoiselle?
Take your pride, leave it behind!
Enregistré!
On termine avec le single pétillant ' Magic ' (Is in the air)!
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Le 3 février, dans le cadre de Propulse, Noa Moon sera au Botanique!

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 14:01

Un concert à 11:45' un samedi matin, à l'heure où les braves essayent de se remémorer ce qu'ils ont bien pu ingurgiter pour se taper une gueule de bois canon, voilà ce que propose la FNAC City 2.
Sur place à 11h30', tu constates que le forum/cafeteria est généreusement peuplé, un showcase gratuit de  Machiavel, ça vaut la peine de se lever à l'aube!

 Machiavel
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DSC00875.JPGLe groupe qu'il est de bon ton de détester, de traiter de ringard, de fossile boursouflé, de vieux (prog)rockers poussifs et laborieux...n'en jetez plus, messieurs les bien-pensants, it's only rock'n roll!
Un nouvel album, 'Eleven', après un silence discographique prolongé, et un nouveau guitariste pour remplacer Thierry Plas parti à Panama: Christophe Pons, un gars hyper-doué, maniant e.a. les six cordes au sein de CannonBall , le tribute band de Supertramp, il accompagne également Chris Denerfs, a joué avec Bobby et, euh, son nom est crédité sur un CD de Belle Perez!
Les fondateurs, Marc Ysaye ( au cajon pour la circonstance) et Roland De Greef ( basse ou gt acoustique) sont toujours présents, ainsi que Mario Guccio, la voix du prince depuis 1977.
Aux claviers, le sosie de Robert Plant, Hervé Borbé qui, en 2011, a sorti l'album ' The man who saw himself from behind'!
En creusant ta mémoire défaillante, tu revois Machiavel dans la salle Malakoff à Linkebeek, avec à l'époque Jack Roskam à la gratte et aux claviers Albert Letecheur, on devait être en 1974/75.
Tu les revis plusieurs fois et assista au virage Eurock vers un son plus américain, avec quelques escapades charts ( 'Fly') aux effluves reggae, Police cartonnait à l'époque!
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11:45' Marc Classic 21: Ok, tout le monde est là?
Ja!
On y va, larguez les amarres!
'Sail away' the wind is blowing...., le dobro de Christophe en évidence, Mario concentré, Marc et Roland aux backings, du American FM dans toute sa splendeur , soyeux à l'instar des Firefall, Ambrosia, Seals & Crofts, Loggins & Messina, pour ne pas citer les sempiternels C S & N!
Tout simplement superbe!

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Une ballade ensoleillée: 'Feel the sun' sera suivie de l'hispanico-classico-latino ' Never-ending day' , racoleur et imparable comme les meilleurs Vaya con Dios, Marc et Dani Klein ont d'ailleurs collaboré au projet Purple Prose.
DSC00874.JPGUne guitare sèche lyrique, un son d'accordéon/ bandonéon tango à la Gardel, un Mario plus pute que Lady Gaga et un ultime olé pour terminer l'aubade.
Ce titre devrait pouvoir passer sur les ondes, fréquence 93.2 à Bruxelles!
On habille 'Over the Hill' d'un habit 2012, sans supprimer l'arrière-plan reggae et tout le tea-room chante!
Pas une ride, cette rengaine!
Le batteur aux vocaux, comme en quatorze: ' Hope to see you again' , deux acoustiques, une mélodie limpide irrésistible.. Baby Blue, je l'aime déjà .
Un Sauternes millésimé!
Un Château d'Yquem, tu sous-entends?
Je bois que de l'eau, mec!
Une once de blues?
' Lay down' , du Allman Brothers from Brussels.
Ce Pons est vraiment pas con, des envolées exaltées à te laisser baba!
She's completely naked on the floor.
Qui, Mario, tu rêves, gars?
...Naked, she’s a snake on the floor
Naked, naked; would like to beg for more..
'She's a snake' , un classic rock reptilien, sensuel et bien balancé te ramenant à l'époque bénie du 'Captain and Me' des Doobie Brothers.
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Les vivats fusent, le groupe vient de mettre un terme à 30 minutes de haut niveau.
Que du bonheur, susurre ton voisin.
T'as déjà entendu ça quelque part!


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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 18:17

 Toogenblik à Haren, faudrait classer ce club comme monument historique, pas vrai Anny Celsi: Indeed, this small club has the charm of a sociable house chamber and one feels at home there immediately!
Mais pour le premier concert 2012, les bénévoles s'arrachent les trois tifs qui subsistent sur leur auguste crâne: une assistance misérable alors que le menu affiche un plat americana des plus succulents:  JP den Tex.
Un Texan amstellodamois ayant gravé une bonne quinzaine de plaques, la dernière 'Speak Diary' (2011), on dira pas que les absents ont eu tort, les absents sont des ânes, à la rigueur, on peut excuser Willy Big Moustache, malade comme un chien galeux, les autres, on le répète, des balourds indéfendables, fuck them all!
C'est dit, bastards!
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21:10' courte allocution de petit Luc qui cède le micro à  JP den Tex!
Jan-Piet uit Alkmaar arpente les scènes depuis des lustres, d'abord avec les bands Turquoise ( met Thé Lau!)- Tortilla - Electric Tear- un petit temps chez Vitesse- Attraction etc... en 1980 débute sa carrière solo, un collègue décrit ses productions de "Beatnik Americana", tu y retrouves tous les éléments chers aux Yankees: de la country, du blues, du Southern rock, du folk à la Guthrie... roots music at its best, quoi!
'Emotional Nomads' son auto-portrait, une photo sépia pleine de poussière ramassée sur les routes des States ou d'ailleurs.
P1190676.JPGA quote pour terminer la ballade philosophique: 'I'm so tired of the blues, man'.
Un mec lucide, au visage buriné, au chant traînard, qui a vécu, qui traîne un passé Jack Kerouac... ça s'annonce bien!
La vie est un voyage, professe le cowboy, c'est le thème de mes compositions.
'Speak Diary', mon dernier CD est truffé de vieilles démos, des ébauches écrites durant mon adolescence ou mes early twenties, je les ai dépoussiérées, le romantique ' Sad song in your mind' en fait partie.
'Angela' existe, ai fait sa connaissance à Florence, lors d'un voyage scolaire, love at first sight, et elle me trouvait un air de ressemblance avec John Lennon, l'aventure aura duré une soirée.
Jolie ballade pubère, romantico- acnéique.
Je suppose qu'on a tous une Angela enfouie quelque part dans le disque dur.
Le titletrack, l'agité 'Speak Diary'.. what happens to your life is what you make of it...
Retour vers l'introspectif, le moody 'Palermo' , une rupture, c'est pénible!
...The final ciao, the whistle goes

I turn around and find a seat

then look again

to find you gone...

Faut qu'il aille consulter un psy!

Non, il s'est soigné en contemplant chaque soir une photo d'Ophélie Winter, il lui dédie ' Ophelie', une rengaine frivole.P1190674.JPG

Un rock sec: ' I'm so shy', moi aussi, ça va mieux après 15 pintjes!

' The lights of Phoenix', superbe trip country désert noir!

La recette du bonheur: sillonner la highway 61 au volant d'une Toyota Corolla, rouge de préférence, et penser à la 'River of Hope'

... quand on n'a que l'amour...: le troubadour hippie attaque ' Alcatraz' et termine le premier set par l'hispanico/funky 'En roulant' ( La vue c'est la vie), qu'il n'a pas repris de Ray Charles!

Cinquante minutes se sont écoulées, t'as même pas pensé à te désaltérer, pas de file au bar, le seul point positif de l'absence de public!

 

Set 2

'The man, the woman and the dog' , ça te rappelle ' Me And You And A Dog Name BOO' de Lobo?

Rien à voir: le truc se passe dans le Nord des Pays-Bas , près des Wadden eilanden, 't is een soort country rock boerenliedje décrivant un couple de vieux ( 50 ans, à l'époque j'en avais pas 20!) qui tous les soirs, à 17:45' pile, partaient promener Whiske ( le clebs) pour son pipi nocturne, retour à 18:15' pile, un scénario indélébile et débile, un instantané noir et blanc signé Robert Doisneau.

 

P1190686.JPG

On embarque: 'Ferryboat song revisited' dont l'intro a été composée quand j'avais 17 ans.

Un bain de jouvence nostalgique?

' Teenage town revisited', on rêvait, on allait changer le monde, nous étions jeunes et beaux... un regard dans le rétroviseur, ouais, c'était mieux avant!

Même thème sur ' I don't want to live here anymore', j'aime mon bled natal, mais il faut que je m'arrache...

Ce super titre a été composé avec l'aide d'un singer-songwriter américain et de son pote, un certain Kevin Costner!

'Looking for Rosie'. Rosie, c'était une prostituée travaillant dans le rosse buurt d'Amsterdam, son mac l'emmène vivre à la campagne, quand ça la démange elle retourne voir ses copines in de Wallen, et le costaud part à sa recherche!

Maigret chez les putes ou the ballad of a Dutch pimp, au choix!

Avec le groupe, dans les seventies, on s'établit dans la capitale, le bassiste tient pas le coup longtemps, il se barre et retourne au village, ce mec n'ose pas aborder les filles, donc une nana qu'il connaît depuis le kindergarten décide de faire les avances et l'invite à dîner, un premier baiser, sur Radio Veronica: ' Muddy Waters on the radio' , ils vivent toujours ensemble, c'est pas beau, çà!

Un narrateur attachant ( 'les choses de la vie'), un jeu sobre et maîtrisé, une voix à la Lee Clayton, pas de grandes envolées, ni de cinéma, mais une justesse de ton et un sens mélodique inné: les caractéristiques d'un singer-songwriter doué!

En route vers la terre promise: 'American tune' , puis un country folk en clair-obscur, comme Rembrandt: ' Heart of darkness' .

You know I'm a serial monogamer, mais j'ai une chatte, blanche, elle ne supporte pas les dames que je ramène chez moi et n'a rien à foutre de la country, son dada c'est 'Le Caprice Bohémien', l'ai appelée Rachmaninoff , voici 'Chatting with Rachmaninoff', un blues félin.

On va terminer par un singalong: ' Life without television !

La mire de fin de programme?

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Non, un bis!

Le quadrilingue 'Olanda ti amo'.

Oranje! Hup Holland Hup!

...La vita è un'autostrada... celle-là tu l'as piquée à Sergio Leone, non, JP?

"La vita è un'autostrada a senso unico di marcia, impossibile invertire ne tornare indietro. Folle sarebbe accellerare."

 

 

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