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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:30

 The Tangerines
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Rotonde, 20:00: cinq mandarines hurlus sur le podium, 13 badauds disséminés dans l'hémicycle.
Sont très jeunes Simon Gastout: Chant, guitare, analogique • Bazil Urbain: Chant, piano • Pierre Gastout: Chant, guitare • Nathan Chevalier: Basse • Pierre Yernaux: Batterie qui fondent Tangerines en 2010.
Ils définissent leur rock de psychédélique, tu peux carrément y ajouter des éléments hard, alternative metal ou stoner, selon les titres!
DSC03794.JPGPeu de monde, peut-être, mais les présents ont assisté à un show de 30' d'un groupe prometteur, montrant une belle maturité sur scène et dont les compositions, bien structurées et énergiques, tiennent plus que bien la route.
Ces gamins n'avaient pas de setlist, d'ailleurs plusieurs de leurs morceaux sont toujours untitled, après le gig de Sound of Guns, ils consentent pourtant à te griffonner quelques titres sur un bout de papier.
Ce qui frappe d'emblée c'est le son énorme et les teintes seventies des deux premières plages ( no titles), des effets psyché parsèment ce heavy rock bien torché.
Ils poursuivent avec 'The way with no end ' (?) , un downtempo pesant et obsédant, le clavier te rappelant au bon souvenir d'un Ray Manzarek, doors of perception.
Le singer annonce 'Illusions', le papier reçu mentionne ' Sex', on conclut le sexe est une illusion, mais ce titre mordant DSC03777.JPGpète le feu.
Une intro electro amorce la suivante, très vite le truc vire garage crado. ( c'était peut-être 'Sex' , car le scribouilleur a oublié un titre).
' Trip in your eyes' (?) est entamé par un orgue à la Electric Prunes, qui connut son heure de gloire dans les sixties avec 'Mass in F Minor', une méchante basse en disto annonce un final fougueux.
Excellent!
Pour terminer, les mandarines nous envoient ' Lost in your end', plus métallique et au phrasé Zack de la Rocha. Le drummer hargneux se démène comme un ours en rut, les guitares sont pas malades, la basse tourne rond et Buzz, au chant, assure un max.
Juteuses, ces Tangerines!
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Après Mons, Liverpool:  Sound of Guns
DSC03860.JPGQuintette existant depuis 2008, deux efforts discographiques long playing: 'What came from fire' et 'Angels and enemies', venant d'être baptisé.
Line-up:Andrew Metcalfe ( vocals) Lee Glynn (Guitar )Nathan Crowley ( Guitar )John Coley (Bass ) et Simon Finley (Drums)!
Classement: anthemic rock bourré de powerful riffs, de lyrisme, de deep and emotional vocals, et d'un rien de glamour.
Les critiques citent U2, époque October, on ne leur donnera pas tort, en y ajoutant The Verve, et quelques mastodontes à la limite du hard/glam: Aerosmith, Mötley Crue, certains avancent Iron Maiden, on ne les suit pas, mais on accepte The Cribs, The Rakes ou autres seconds couteaux de la scène indie.
Malgré un public maigrichon, les gars du Merseyside nous ont servi un set musclé et réjouissant, loin d' être novateur, néanmoins.
It's only rock'n roll, but I like it, a sorti la petite Frances, une rousse pétillante.
Pense pas qu'elle était déjà née en 1974!
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'Sometimes' amorçant ' Angels and enemies' ouvre le feu, du rock de stade généreux. Les guitares s'entrelacent, le drummer pile ses fûts et cymbales, la basse sautille, le phrasé d'Andrew se fait véhément, ses potes reprennent en chorus, tu frappes le sol des pieds et ta tête se secoue en suivant le rythme imposé par le sound des Guns.
Le frontman, profitant de l'espace offert face à lui, traverse l'enceinte et vient chanter l'aubade à une gamine assise aux pieds de la table de mix.
Binaire et efficace!
'Elementary of Youth' même scénario, même tir nourri.
'Lightspeed',299 792 458 m/s mieux qu'une Porsche!
Le downtempo folky aux touches Oasis ' The Whites of Your Eyes' sera suivi du méchant ' Collisions'.
Une nouvelle promenade dans la fosse, t'as même droit à la bénédiction de Monseigneur Metcalfe apposant ses DSC03829.JPGmains sur ton auguste crâne.
Toujours dans la veine épique ' 106 - Still the words' avant de voir un roadie refiler une acoustique au shouter.
La chouette ballade ' Bottled in Birkenhead' sera introduite par un clavier majestueux, un instant de tendresse après le canardage en règle.
Retour au front avec ' Silicon', John se remet à pianoter pour une intro à la 'Baba O'Riley' ( The Who), voici le glacial et symphonique 'Antartica'.
'Bullets in the Bloodstream': toi, kid, qui fredonne tous les lyrics depuis le début, attrape le micro et chante.
Pas de bol le mélomane est victime d'un trou de mémoire ou souffre du trac des débutants, rien ne sort de sa gorge, il refile le Sure à Andy qui poursuit le trip en souriant.
Next one is called ' The Leaning', suivi de 'Architects' , qui n'est pas une cover de dEUS, ni le soundtrack d'un Peter Greenaway.
Architecture baroque flamboyant!
Place à ' Of your own imagination, un downtempo solennel engagé par un son de cloche auguste.

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Une dernière salve impétueuse, 'Alcatraz' , mettant fin à ce set de 60'.
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Au stand merchandising, les membres du band se montrent des plus disponibles, dialoguent avec les fans et ne semblent pas faire une maladie du manque de public.
Sympa!

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 21:28

ELLE, un des magazines les plus hot question rock ( juste un cran sous 'Vive les Rondes'), titre en mars: "Nos trois coups de coeur de l'hiver..Brooke Fraser, la bombe - Alex Winston, la branchée et Liz Green, la folkeuse ".
On croisa Liz Green au bota, on espère désamorcer la bombe un de ces jours et samedi, on se pointe au Club pour assister au show de la petite Alex Winston!
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20:15: Adomas and The Mittens
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un collectif lithuanien, écumant les petites salles bruxelloises, dont on dit ( à raison après la performance à l'AB) le plus grand bien!
DSC03619.JPGSur scène la diva au chant maniéré, Adomas Laurinatis, keys and electronics - à ses côtés, le discret mais ensorcelant, Leonas Somovas au laptop, electronics & effects.
En background des visuals psychédélico -décadents créés par June Peduzzi et Pascal Mouri.
Pendant 40' Adomas & The Mittens nous auront servi du trip hop/ambient/cabaret electro novateur d'un haut niveau.
Un des trucs les plus intéressants proposé dans le genre depuis des lustres, mixant Gavin Friday, Brian Eno, David Bowie, Fad Gadget, Soft Cell, Depeche Mode, Massive Attack, Robert Görl, Amanda Lear et Marlene Dietrich...
Les compositions soignées, en mode downtempo, baignent dans un climat ouaté sans jamais sombrer dans le chill -out bon chic bon genre ni dans la muzak de supermarché.
Le light-show retient ton attention sans occulter la musique, quant à Adomas, il vit son rôle d'androgyne habité en utilisant une gestuelle de mime ou de pantin au croisement d'un Marcel Marceau et de Klaus Nomi.

 

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En l'absence d'une setlist on peut supposer que le duo a interprété, dans le désordre, des versions work in progress des morceaux ' For June' ( avec piano classique), 'Rice', ' Confession', 'Circus', 'Nothing will get in my way', 'Rumours', tous titres dans lesquels les éléments symbolistes ne sont pas absents.
Excellente entrée en matière!
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21h10'  Alex Winston & Band!
DSC03711.JPGSur fond de marche enfantine, sont six à entourer le mètre 58 ( 24 ans) de Bloomfield Hills, Michigan.
Elle ne les présentera pas: drums, basse, claviers, guitare ou banjo ou mandoline, un homme à tout faire: claviers, acoustique, mandoline... et celle qu'elle nomme sa sister wife ( Sarah) aux secondes voix et shakers.
Quelques singles et EP's sortis en 2010/2011 précèdent le premier full CD ' King Con' sorti cette année.
' Fire Ant' ouvre les (d)ébats, de la pop nerveuse et saccadée. D'emblée une ambiance de party exubérante s'installe.
Une fausse fin, le fans applaudissent et le band reprend la route pour un final débridé.
Alex, pieds nus, se démène comme une petite excitée, son dynamisme gagne tes voisines, ça gigote ferme frontstage.
L'amusant ' Run Rumspringa' te rappelle au bon souvenir d'un groupe tel que Freelance Whales, en moins bordélique,DSC03729.JPG le guitariste a droit à un petit solo pas bidon, les harmonies vocales coulent de source, la croisière s'amuse.
Le band enchaîne sur 'Host', titre pétillant au chant choral et aux rythmes exotiques.
Musicalement ça ne vole pas très haut, mais l'énergie déployée et la joie de vivre sont communicatives.
Un titre plus ancien, le chaloupé 'Velvet Elvis' , a handclapping one que la femme enfant va chanter en grimpant sur le drumkit.
Une nouvelle invitation à la danse 'Locomotive', qu'Alex interprète d'une voix enfantine tout en bondissant comme Skippy le kangourou.
Une boule de nerfs, cette gamine.
La seule ballade du set, 'Guts', un titre sobre, superbement chanté.
The band is tight and powerful!
DSC03733.JPGElle dédie ' Sister Wife' à sa choriste Sarah, c'est reparti pour une séquence d'aerobics et de sourires ravageurs se poursuivant pendant ' Choice Notes'.
'The Fold' qui clôture l'album est tout aussi naïf et entraînant.
Après avoir escaladé les hauts-parleurs, la schtroumpfette vient se mêler au public qui se trémousse en l'entourant.
Sur scène les claviers virent Farfisa et la mélodie prend des couleurs sucrées, un peu comme les plages de Little Joy, le band de Fabrizio Moretti ( les Strokes) et Rodrigo Amarante( de Los Hermanos) flanqués de Binki Shapiro.

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C'est la dernière, Bruxelles, le mini-hit vaguement oriental: 'Medicine' .
Un grand numéro sur scène: elle commence à genoux pour escalader une nouvelle fois la grosse caisse et enfin, terminer allongée sur le sol. ( Non, pas de sombrero!).

A peine 45', hurlements désapprobateurs des Bruxellois.
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Listen, kids, je me change et on continue outside, en acoustique!
Une cinquantaine de personnes l'attendent sur le boulevard Anspach et, effectivement, la troupe rapplique pour interpréter trois titres façon boy scouts, le mielleux 'Don't care about anything', une version alternative de 'Velvet Elvis' pendant laquelle un travesti black vient entamer une danse lubrique.
Les curieux s'arrêtent pour se joindre à la fête, le public a doublé et le groupe envoie une dernière salve ( 'Locomotive' bis) avant de récupérer our shit on stage.
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Simpliste, sûrement, mais hyper sympa!

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:48

Pas une figure très connue dans no contrées, le natif de Fremantle, Australia, et pourtant il est considéré comme un des pionniers du rock chez les Aussies.
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En 1966, à 18 ans il forme The Valentines, un groupe pop/rock s'inspirant des Beatles ou des Stones mais aussi des stars locales les Easybeats.
Il est intéressant de noter que le co-vocaliste se nommait Bon Scott, celui qui deviendra lead singer d'AC/DC en 1974.
Les Valentines vécurent de 1966 à 1970 et connurent quelques hits pendant cette brève carrière.

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Un album compilation posthume, simplement intitulé 'The Valentines' sortira en 1987, il sera réédité plusieurs fois.
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Après cet épisode, Vince se lance dans le journalisme et devient manager, notamment des Divinyls ( featuring Christina Amphlett ) ou de Jimmy Barnes ( ex Cold Chisel).

Vince Lovegrove n'a pas été épargné par le sort puisqu'il perd sa seconde femme et son fils, Troy, victimes du SIDA.
Le 24 mars au petit matin son van quitte la route et prend feu, Vince Lovegrove avait 64 ans!

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:05

S'il gèle au vingt-quatre mars, les poiriers diminuent d'un quart.
En 2012, on aura des poiriers gigantesques, 19° à l'ombre, tous au jardin sauf les irréductibles se tapant la  

 FNAC City 2 pour le mini-concert de l'Orchestre du Vent!
Abstiens- toi s v p, pas de commentaires débiles, pas d'autant en emporte le vent, ni de vent dans les branches de sassafras... du vent, du balai, basta, referme ton dico des citations.
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Nous disions L'Orchestre du Vent.
Combien d'exécutants?
Cinq!
DSC03565.JPGIls étaient Caravane, ils sont Orchestre du Vent!
Cécile Gonay ( Seesayle e.a.): Basse, Choeurs/Guillaume Montulet ( I'm bad like Jesse James): Claviers, Choeurs/Bernard Ronveaux ( Five to One, Mister Wood and the Cadillac... ): Guitares, Choeurs/Jérôme Danthinne ( Marc Morgan, Phantom, Miam Monster Miam, Jacques Duvall, Tsuki Moon...): Batteries, Choeurs et Didier Bourguignon ( au départ illustrateur/graphiste): Chant, Banjo 5, Harmonica!
Cette bise nâga à cinq têtes ne vient pas d'Angkor, elle a vu le jour, il y a quelques années, en terre mosane et a sorti un CD 7 titres auto-produit, ' L'Orchestre du Vent'!

14 h10'
Bonjour, on déclare grand-ouvertes les portes de l'univers de l'ODV.
Cet univers est pour le moins loufoque, imagine un fond musical country dessiné par Maurice de Bevere, alias Morris, et des lyrics décapants ou poétiques selon les directions indiquées par la rose.
Sirocco, mistral, tramontane, ponant... un milkshake surprenant.
' La vie': il est question de monstres et de dieux fébriles... c'est une évidence, la normalité est une notion relative, mon cher Albert.
L'orchestration est ample, l'harmonica gambade et les riffs de guitare sonnent americana.
' 1, 2, 3 fusées', à propos d'une nuit, en juillet 1969, qui nous a marqués ( fallait être déjà né, fiston), Apollo 11 se poseDSC03559.JPG sur la lune!
Kubrick, Hergé, David Bowie, l'Orchestre du Vent: même combat.
Une aventure spatiale sur fond forain. Sais pas pourquoi, mais ça me rappelle l'hilarant Bonzo Dog Doo-Dah Band!
Le subtil ' Ce soir' hante la veine mélancolique, les secondes voix aériennes de Cécile, aux grands yeux bleus, et l'harmonica plaintif du cowboy aimant la fondue et le Gevrey-Chambertin t'arrachent une larme.
' Françoise' un copain d'enfance avec lequel je pataugeais dans une bassine en zinc, tu sais une espèce d'abreuvoir pour vaches.
A cette époque tu pouvais pas t'acheter une piscine hors-sol rose ou bleue chez Carrefour, d'ailleurs Carrefour n'existait pas, il y avait que le Sarma!
Françoise, c'était mon poteau!
Belle tranche de country/pop Quick et Flupke, espiègle et irrésistible.
Tiens, c'est aussi beau que du Joe Dassin!
' Mange la route' en pensant à Norman Rockwell, décédé en 1978.
Faut clore les paupières et imaginer une blonde, Jayne Mansfield ou Mylène Demongeot, au volant d'une décapotable, une Dauphine pour la Frenchie, elle double un Berliet, elle s'en fout de la ligne blanche et sourit au camionneur à l'étroit dans son marcel, pas lavé avec Ariel.
DSC03584.JPGOui, elle portait des bottes et une mini-jupe en cuir, tu la connais?
Non, c'était pas Jean Seberg!
' Léonie'
Une copine de Charles!
Le Prince de Galles?
Non, les fleurs du mal.
Un uptempo crinière au vent, solo de slide glissant, tirade d'harmonica dylanien et poussée de fièvre des claviers.
Du funk baudelairien!
' Rien que pour moi' égratigne tous les présentateurs de TV cannibales et boulimiques.
Pense à Hugues Aufray virant René Magritte, et pour la séquence swing, téléphone à Vian!

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Dernière salve ' Knock-Knock'.
On heaven's door?
Sais pas, Jules, mais c'était désopilant!

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 22:03

Le billet de JPROCK :

La salle forestoise en version club n'a pas vraiment fait le plein ce soir.
Bizarrement les gradins sont bondés et la fosse est à moitié remplie. Un public principalement composé de familles, de jeunes ou de très jeunes attend avec impatience que le show commence.
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292225_184221741694432_100003198218121_269196_1693150338_n.jpgLorsque la jolie franco-martiniquaise apparaît sur scène entourée de six danseurs et danseuses et épaulée par quatre musiciens et une choriste, on sent que le parti pris du show a l'américaine a été choisi par la production.
Tantôt perchée sur un immense gâteau à la crème poussé par ses danseurs ou assise sur un trône surdimensionné, tantôt habillée d'une robe immense piquée à Kylie Minogue et alternant tenues sexy et chorégraphies en tout genre on sent  Shy'm animée d'une réelle envie de bien faire et d'une volonté de proposer un show qui en jette.
Hélas au final tout cela sent plutôt le déjà vu et ne tient pas la route en comparaison avec les superproductions américaines. Dans ce genre de spectacle il faut mettre le paquet sous peine de décevoir. Et malgré une plastique irréprochable, beaucoup de talent, une jolie voix et un charme évident, Shy'm ne parvient pas vraiment à convaincre sur scène. Même si la jeune femme est une excellente danseuse les chorés sont peu inspirées et bien souvent les danseurs ont du mal à remplir l'espace d'une scène sans doute trop grande pour ce qu'ils nous proposent.
Et puis il y a les compos, et c'est là que le bât blesse.
Hormis "Femme de couleur" livrée en début de set , "Je sais", "Ne pars pas", "Prendre l'air" et un "En apesanteur" piqué à Calogero, le reste dépasse rarement le niveau d'une pop sympa mais peu inspirée.

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Pourtant Shy'm se donne à fond et la jeune femme jouit indubitablement d'un capital sympathie grandissant auprès du public enthousiaste, qui ce soir lui donne beaucoup d'amour et de chaleur. La fin du concert, toute en énergie, sera d'ailleurs d'un nettement meilleur niveau.

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Malgré ces quelques défauts qui seront certainement gommés sur la prochaine tournée,il y a fort à parier que la majorité des spectateurs présents sont sortis ce soir de Forest National le sourire aux lèvres et satisfaits de leur soirée. Et finalement n'est ce pas là l'essentiel?

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:29

Jehovah's Witnesses express opposition to the very idea of celebrating birthdays.
Ben n'a qu'une religion: vivre en s'amusant, sans faire chier son voisin. En tant que fan de roots music, pour célébrer son anniversaire, il invite ses potes à un concert au  Toogenblik.
Consignes formelles, pas manger avant de venir: Gerrit prépare un buffet et il y aura à boire!
T'as déjà compris que si Ben attend 60 personnes, il y aura de la bouffe pour 120, bière et pinard couleront à grands flots.
Haren, here we are!
Initialement, Ben avait signé le singer/songwriter yankee Chris Cook pour égayer ses nombreux amis, las, quelques jours avant la party le Cook, malade, annule sa tournée!
Ne crois pas que Ben pinaque, en moins de deux il trouve un remplaçant de haut niveau:
 Paul Batto Jr.

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20h10', tu te pointes dans le club, Guy entame sa 3ème Westmalle, Gerrit s'affaire en cuisine, le buffet breughelien est impressionnant, Ben drague une blonde pas horrible, te refile des bons te permettant d'aller t'abreuver au comptoir... c'est clair on va pas s'emmerder!
21h30' , celui qui, comme Chaka Khan, vit le jour le 3è jour du mois de germinal vient annoncer que ni Chris, ni Cook n'arpenteront la scène ce soir, en revanche, nous verrons: from Slovenia,  Paul Batto Jr. ( voice- guitars) and from Czech republic, Ondra Kříž ( piano)!
Un fabuleux duo qui t'émerveilla, un beau soir de juillet 2009, du côté de Rumst ( Ace Café).
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DSC03519.JPGLes deux représentants de la Mitteleuropa démarrent le set avec un blues décoré de lignes de slide vicieuses et d'un jeu de Kurzweil bien rond, le Tchèque se permettant, d'emblée, une petite escapade en solitaire.( ' Watcha gonna do' qui ouvre le CD ' Ain't but one way'))
Sur ce background bluesy, la barbichette/casquette nous colle un timbre rauque et noir, idéal pour narrer les déboires du pauvre cottonpicker dont la bonne femme soit, se fait la malle, soit, fricote avec le voisin chômeur.
...every single morning I called you on the telephone ... et tu décroches, jamais!
Même veine avec le twelve-bar qui suit, ' Smilin' .
Muddy Waters a fait un gosse en Slovénie!
Place au downtempo aux relents gospel ' Put your load down', écrit pour une de ses connaissances ( from East- Germany) ayant tenté de mettre fin à ses jours lors d'un sérieux passage à vide dans sa vie d'agent des services secrets.
Le comble pour ce pro, il rate son suicide.
Superbe titre chanté à la Joe Cocker.
On revient au blues avec le sautillant ' Slow train to nowhere' . Ce train va nulle part, mais la notion "slow" n'est pas la même en Europe Centrale et en Belgique, le Jacques Lantier local a dû forcer sur la Pilsner Urquell, la machine dévale la pente à toute vitesse.
Ondra Smetana en démonstration!
Le laidback ' A voice cried in the wilderness' est proche de certains blues de Clapton.
Next one, ' Through the fire', is about learning the hard way.
Un piano classique introduit ce titre dramatique pour lequel Ondra hante le mélodica, la plage se teinte Edith Piaf/Marianne Faithfull/Tom Waits, la crooning voice du sieur Batto prend des accents Kurt Weill et transforme le folkclub en cabaret berlinois des années 20.

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Le duo achève la première mi-temps par une version poignante de 'Georgia on my mind'.
La classe!

Pause profiteroles, religieuses, choux à la crème, bourrelets & co et merde pour le bikini!
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Set 2
Le standard ' Ain't nobody's business': un crooning occupe toi de tes oignons, si je vais à l'église le dimanche et voir les filles le lundi, ça te regarde pas, gars!
DSC03536.JPGLe duo poursuit avec a love ballad, écrite pour the sweetheart of mine, indique Paul Jr et toujours pour la même madame ' She's alright' un blues frétillant.
Le doux-amer et introspectif 'Down on memory lane' joue sur la corde sensible tout comme la suivante, le classique 'Motherless Children', le petit pianiste y introduit, en douce, les mesures de 'Summertime', les deux mélodies fondent en un tout cohérent.
Un magicien, le Praguois!
Retour au blues, au vrai, celui qui décrit les nanas comme étant de belles salopes, imaginant tous les coups les plus bas: ' Dirty low down & bad'!
Tout comme Norah Jones, le duo exhume la perle de Hoagy Carmichael ' The nearness of you', un plakker irrésistible.
On adhère à 100% lorsque certains comparent le timbre de Paul Batto Jr. à celui du Genius, Ray Charles.
1944, Louis Jordan, du swing: 'Is You Is Or Is You Ain't My Baby'!
I hear you all want a fast one to end the show, voici un dernier blues crapuleux 'Long distance runner', slide et piano entamant une joute pas courtoise.
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Public debout, Ben n'a pas besoin de micro pour demander ce que tous désiraient, un bis!
Out of the Great American Songbook 'Over the rainbow', ce titre typiquement féminin ( la divine Judy Garland) ne perd rien de sa grâce entonné par la mâle voix du bluesman slovène.

A thousand thanks, Ben, une soirée parfaite!
Alors qu' Ondra et Paul prennent la route direction Eindhoven où ils jouent le lendemain, on décide avec le staff de Toogenblik de vider les dernières pintjes pour la route!



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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:19

Une co-organisation VK/Conseil de la Musique pour accueillir  Mirel Wagner dans le douillet salon de la rue Lebeau.
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Le choix pour l'avant-programme s'est porté sur  Loïc Joseph.
DSC03478.JPGCet ex- Five Minutes To Eat Jack ( un duo math-rock) a changé de cap pour se produire seul avec sa Fender, foottapboard et une loop-station, désormais il barbote dans un dark indie folk artisanal.
20:10: une sonnerie début des cours, le brave Loïc Belot monte sur l'estrade pour entamer son trip.
Le gars a sorti un LP ' Hellos and Goodbyes' et nous en abreuvera pendant 40', en commençant par le début, merci Jacques II de Chabannes, c à d au berceau: ' Cradle song'.
Morceau lancinant et répétitif qu'on ne comparera pas à Morrissey, comme le font quelques fantaisistes pas forcément notoires.
La suivante sera plus agressive et pour la troisième ( 'Hellos and goodbyes'), les boucles entrent en jeu, le timbre est grave, récitatif et caracole sur fond de mélopée noire.
Une chanson lendemains désenchantés, pas aussi rousse que celle de Mylène, un matin, tu t'éveilles avec le cerveau embrumé, tu souffres de headache, la seule boisson à laquelle tu aspires is a glass of water.
Introspection et réveil difficile, dure est la vie, chères sont les femmes!
On baigne dans un univers 'Into the Wild', soundtrack Eddie Vedder, pas désagréable, les éléments naturels( fire, water, air ...) étant omniprésents.
Petit référendum: slow/fast- Sarkozy/Hollande/ Le Pen/ De Gaulle?
Public indécis, ok, voici 'Eating up a fog' t'invitant au voyage, cruisin time écologique.
'Dead is the blue', un blues rudimentaire avec une séquence a capella.
Atmosphère feu de camp rue Lebeau, on est entre potes buvant à la bouteille, se racontant des futilités et fumant un petit joint, les autres n'existent pas, le boy scout nous rejoue une mélopée africaine.
Je recommence la dernière, sorry, une floche, voilà un ultime folk atmosphérique à la Smog.
Merci!

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Un grand blanc, on fait quoi?
C'est effrayant ce silence, si j'en jouais encore une?
Cool, mec!


21:15' Mirel Wagner

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Syntynyt:3. joulukuuta 1987!
Tu vas pas nous dire que tu ne comprends pas le finnois!
Donc, Mirel voit le jour, il y a 24 ans, en Ethiopie, mais grandit en Finlande où elle découvre les artistes blues/folk: Tracy Chapman, Billie Holiday, Joni Mitchell...
Elle sera chanteuse, son premier album, intitulé 'Mirel Wagner' sort fin 2011 et est encensé d'Espoo à Assayata:...Mirel Wagner a choisi le dépouillement pour mettre les vertiges de son âme à nu...Ses chansons, obsédantes, et sa voix, brumeuse, charrient des troubles durables ( Antigel).
Mr Glycol Ethylène a vu juste!
Les yeux clos, quelques cordes légèrement pincées, une voix douce, elle entame le récital par le blues 'The Road' et, d'emblée, un nom te traverse l'esprit: Leonard Cohen.
Un silence monacal s'installe, chacun ressent la souffrance et la désolation dépeintes par cette voix frissonnante.
Grand!

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'Despair' même dépouillement musical, même profondeur, pourtant!
Une diction minutieuse, chaque mot vient se coller dans ton cerveau et ta rétine visualise des images suggérées par la complainte...despair was standing with its jaws open wide
and it swallowed me whole in to the big black night... pour la gaudriole, tu sonnes à une autre porte!
Next one is new, annonce Mirel: ' Who am I to sing a love song?' une plage mélancolique proche du monde d'Alela Diane.
DSC03489.JPG'No hands' est mon titre le plus léger.. I've been riding my bicycle all day long sur des dusty roads...
Bucolique, pas aussi guilleret qu'Yves Montand, cependant.
This song is called 'Death' .
Un lament prenant , toute une imagerie macabre s'accapare de tes cellules: la faucheuse, le squelette à capuche et autres allégories dignes de Pieter Bruegel l'Ancien ou de Jérôme Bosch.
Et quand elle termine par 'I can smell the rot', tu décides de te boucher les narines.
' Red' une danse lugubre et mystique.
Le bluesy ' Dreams' prend des couleurs Tom Waits , le susurré et intense ' Lean' te ramène jusqu'au mythe de Tristan et Yseult , les amants maudits.
' No Death' le single, une pièce d'anthologie te donnant des frissons.
Comme elle, tu as les paupières closes, tu vis sa mélopée quand un ringtone intempestif vient rompre le charme.. pendez le, ce sauvage!
' Joe' qui va laver ses péchés dans le fleuve comme un ange l'a ordonné, ..when they'll find me in the river tell my mother I was a good boy...
Un univers de croyances, de coutumes lugubres, de délires mystiques, c'est Robert Mitchum, en révérend Harry Powell, que tu vois dans ce cauchemar.
Le tout aussi grave 'To the bone' met fin à ce concert exceptionnel.
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Mirel Wagner se produira aux Nuits Bota le 18 mai!

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:07

En 2006, Miam Monster Miam ( Benjamin Schoos) et Jacques Duvall fondent le label  Freaksville qui se veut iconoclaste.
A ce jour il compte +/- 25 artistes dont Lio, Sophie Gallet, Android 80, Laetitia Sadier...
Sous les appellations Freaksville Café, Cabaret Freaksville ou Freaksville Party, l'équipe terrorise les scènes belges ou françaises. Ainsi, il y a quelques années tu assistas, lors du BSF, à une carte blanche à Jacques Duvall, ce soir au Bota, c'est le revenant Marc Morgan qui se verra propulser tête d'affiche.

A 20:00, à peine 20 curieux peuplent  la Rotonde, on est très loin de l'excitation ou de la bousculade premier jour des soldes chez Harrods.

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20:15, une demi salle, des copains ou des guests, majoritairement, obscurité totale, une chinoiserie kitsch en fond sonore et apparition de Benjamin Schoos, très élégant en geisha.
Sont trois à manipuler des touches ( keyboards, synthés, sequencers..) sur scène: un Chinois, Chuck vise ma perruque et Chris Serri.
Ils vont nous présenter quelques titres du Schoos nouveau 'China man vs China girl' qui doit sortir le mois prochain.
' Marquise' le faux chevelu amorce, sur fond filmique, une intro narrative à la Paolo Conte, cette marchesa est probablement de descendance romaine, avant de voir le Chooz nous la jouer maître Duvall rencontre Scott Walker ou Benjamin Biolay ( comme le suggère Zohra), va-t'en savoir!
C'est décalé, witty et élégant..ça s'annonce bien.
Une tranche d'electro pop surréaliste:'Profession catcheur' ou Schoos en lutteur de porcelaine.

 

 

Godard, tu connais?
'La Chinoise': oui, il y avait Juliet Berto, mais aussi Anne Wiazemsky.
Que de références!
Schoos et Duvall, les dandies aus Kuifjeland.
Retour de l'Ange Blanc pour le dernier titre: ' China man vs China girl'.
Merci qui?
Merci, David Bowie!
C'est un malin, Benjamin Schoos!
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Pour jouer à Jacques Martin, Freaksville a engagé un humoriste rasta, l'ancien Starflam, King Lee qui vient annoncer le tableau suivant:  Mademoiselle Nineteen!
Juju ( Juliette) Wathieu est la fille de Marc Morgan.
Les Pygmalions Miam Monster Miam/Duvall ont décidé d'en faire la nouvelle France Gall (' Les sucettes') ou la nouvelle Lio ( 'Banana Split').
Un passé de choriste chez Phantom (Lio) et un premier album sorti en février.
Pour l'accompagner: basse, batterie, claviers, guitare, trompette, tous canassons casernés dans l'écurie Freaksville.

 

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Le single 'Quelle Importance' , du sixties Salut les Copains/Mademoiselle Age Tendre yéyé intellectuel de gauche, style Sheila, Brigitte Bardot, Jacqueline Taïeb.
Sucré et amusant avec un timbre juste assez faux pour en sourire.
L'exotique 'Juillet brillait' te rappelle au bon souvenir des Parisiennes. La fausse ingénue pleurniche ' Tu ne veux plus de moi'.
Déjà le gimmick agace, un produit calibré cheap sitcom.
Léger comme une bulle, disait l'autre!
Vide, inoffensif et insignifiant, ajoute une voisine dont tu tairas l'identité.
'L'inconnu du Delta 140' qui malheureusement porte une alliance, je l'ai suivi à distance...
Aussi passionnant que Maigret au jardin botanique.
Exit Mademoiselle Nineteen, retour du rigolo!
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 Marie France
ou Marie France Garcia, née un jour ( assez lointain) à Oran.
Si tu sais qu'en 1973, Arrabal la faisait tourner dans 'J'irai comme un cheval fou' et, qu'en 1969, elle personnalisait Marilyn Monroe à l'Alcazar, tu auras un aperçu de l'âge qu'il faut taire.
Son nom apparaît au générique d'une vingtaine de longs métrages, au théâtre elle joua du Duras et son premier single édité chez Romantik ( 'Daisy/Déréglée') est un collector's item.

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Bref, l'égérie du gay Paris anno 1970 est une icône et toutes les Mademoiselles 19 de la terre peuvent aller s'ensevelir sous 20 tonnes d'argile ou de limon en comparaison de la classe, émaillée d'un brin de vulgarité, étalée par Miss Marie France.
Soutenue par Benjamin Schoos et par les gars qui accompagnaient la petite 19, la blonde sulfureuse attaque avec 'Les Nanas' signé Duvall /Zola, un garage second degré crado et bandant.
Après ' Le détecteur de mensonges' un twist/rock irrésistible, elle nous balance ' Le bon, la brute et le truand' encore un titre enregistré sur l'album 'Kiss'.
Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach descendent sur Liège, couchez la marmaille, ça va saigner.
L'allumeuse poursuit avec le downtempo 'Bleu' et termine avec le surf ' Un garçon qui pleure', featuring Chrissie Hynde sur l'album.
..un garçon qui chiale ça me remonte le moral... digne de Juliette Gréco!
On aurait aimé un set plus long!

Break de 10' et soldes chez Freaksville
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 Marc Morgan et les Obstacles
Marc Morgan, le Hutois le plus célèbre après Anne-Mazie Lizin ( Zinzin, murmure un méchant, sans-doute un NVA)!
Il fut Objectif Lune- Révérends du Prince Albert et, surtout, Les Tricheurs ( gros hit 'Le Jour J'), pour devenir Marc Morgan.
DSC03454.JPGEn 2001, un dernier CD: 'Les parallèles se rejoignent'.
Un silence discographique de 10 ans, le retour avec 'Beaucoup Vite Loin', l'an dernier.
Le binoclard est accompagné de trois Obstacles doués: Jérôme Mardaga : guitar/Calo Marotta : bass/Jérôme Danthinne : drums.
Curieusement, il débute le set par l'ancien 'Notre Mystère, nos retrouvailles', du pop/rock sentant les cuisses de grenouille, style Les Innocents, Téléphone, Images et la bande à Sirkis.
M M enchaîne sur ' A ma merci', un midtempo que la guitare du sieur Mardaga déchire grave.
Toujours aussi profilé Pure FM, bonjour Rudy , 'Ici et Maintenant', du 'rock' passe-partout.
Trois titres et t'as déjà compris, la Belle au Bois Dormant a sommeillé pendant 20 ans, mais nous ressort la même soupe, à peine réchauffée, qu'en 1990.
Les pseudo rock défilent: ' Qu'ils reposent en guerre' - 'J'abandonne' ( c'est même pas vrai!) - ' Au train où vont les choses' - 'Si tu retrouves la mémoire'... un ramassis de banalités.
Moravia baille, un autre chante...Il faudra bien que j'me décide un jour, mon amour, à me faire la malle...
Quelques touches Jean-Louis Aubert, en plus gnan gnan, avec ' Mauvais Esprit', heureusement de superbes lignes de guitare sauvent la mise.
En duo avec Juju ' ' Comme par désenchantement ' et ' Aux Oubliettes' les chutes du Niagara sur Meuse et du simili Bashung.
' Grâce à toi' dédié à Charlotte.
de Turckheim, sans doute!
' Beaucoup Vite Loin' pas retenu pour l'Eurovision et la dernière, le chef-d'oeuvre, ' Je t'aime mais tu m'énerves' .

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Bordel, Bruxelles, vous êtes 'molasse', nous on est funky. ( Comme un cassoulet!)
T'énerves pas, Marco, ça se soigne!
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Bis
Solo: 'Bruxelles 'de Dick Annegarn.
Un massacre, te souffle Zohra, tu opines, c'est une honte d'avoir émasculé cette perle.
Avec le band, le blockbuster des Tricheurs ' Le Jour J'.
Pire qu'un groupe de bal médiocre, de la daube, décrète un mec se soignant à la Trappiste!

Le jour J, l'heure H , la seconde S .. c'est du vent, il n'y a que le point G qui compte!
Oui, docteur!





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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 15:15

19ème édition des  Nuits Botanique qui, cette année, se dérouleront du 10 au 21 mai.

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botaniqueGardens.jpgComme lors des années précédentes, cinq salles: Le Cirque Royal, un chapiteau érigé dans les jardins ( le Kruidtuin, voor de Vlamingen), l'Orangerie, la Rotonde et le Musée transformé en Grand Salon de Concert.
Cette année, le printemps a débuté officiellement le 20 mars, mais c'est bien le 21 mars qu' Annie Valentini, directrice générale, Paul-Henri Wauters, responsable du festival, et toute l'équipe du Botanique ont choisi pour dévoiler les grandes lignes du programme des Nuits, lors d'une conférence de presse se déroulant au Cirque Royal, à un moment ( 11 A M) où, normalement, les braves journalistes avalent un jus d'orange avant le petit déj.
Presse, maisons de disques, édiles communaux, photographes et écumeurs de cocktails dînatoires arrivent au compte-goutte et, c'est vers 11h30' que nous sommes conviés à prendre place sur la scène du Cirque Royal, transformée en salle de conférence.
Un double speech, concis pour Madame Valentini, bilingue, coloré et explicatif pour P H.
Un bref historique, des statistiques, la politique de la maison, les projets futurs et quelques éclaircissements quant à l'affiche 2012, déjà complétée à 75%.
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Au point de vue 'créations': un concert événement en deux parties de Dominique A ( un habitué) - le grand retour de Spain, de Josh Haden, qui interprétera 'The blue moods of Spain' + de vieux et de nouveaux titres - une DFA label night avec e.a. Planningtorock- Charlotte Gainsbourg et son nouvel album etc...
Une kyrielle de groupes belges, dont quelques chouchous: The Experimental Tropic Blues Band- Hoquets- Great Mountain Fire...
Des valeurs sûres: The Rapture - La Grande Sophie- Camille- Blood Red Shoes..
Des étoiles montantes: Fanfarlo - Django Django - Revolver- Grimes...
Comme toujours qualité, éclectisme et ambiance bon enfant!

Après ce double exposé, un montage vidéo mettant en évidence des belges qui ont la cote: V.O.- Elvis Black Stars- Great Mountain Fire et BRNS...

Et enfin à midi pile:
 Frànçois and The Atlas Mountains
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ou plutôt Frànçois sans les Montagnes de l'Atlas , Air Berber étant victime d'une grève sauvage.
François Marry, tu l'as vu, il y a trois ans, lors du Festival comme à la Maison, à la Maison des Musiques, rue Lebeau.
Un concert sympa!
Un gars, une guitare, de la dream pop forcément naïve, ciselée et souriante:« Soyons les plus beaux » qui ouvre l'album 'E Volo Love'.
Il est gentil, le Charentais!
Bruxelles, si vous pouviez faire un effort d'imagination pour visualiser le groupe absent ce serait sympa.

 

 

Le bilingue, intimiste , légèrement mélancolique ' City Kiss' suit .
Douce lumière d'une aube printanière.
Et enfin une troisième plage tout aussi soft, sophistiquée et poétique, ' Muddy Heart' , décorée d'un charming accent hexagonal.
..I'm trying to please you... il a pas eu de mal à conquérir le coeur d'Helga, ma jolie voisine, blonde et mini-jupée!
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Le 12 mai, Frànçois and The Atlas Mountains se produisent à La Rotonde dans le cadre des Nuits!

L'heure est aux canapés et au vin rouge!

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:33

Le billet de JPROCK:

Le Handelbeurs à Gand est une salle excellente et sympathique qui donne envie de s'y déplacer pour aller y écouter un artiste, et pourtant ce soir ce n'est pas la toute grosse foule: le hall est rempli aux 3/4. Pourtant l'affiche est alléchante et vaut le déplacement. Pensez donc :Claude Russel Bridges dit  Leon Russell,  the Legend himself !
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L'homme est avare de déplacements sur le vieux continent et à 70 balais c'est même ce soir sa toute première prestation en Belgique, et disons le tout de suite une fois de plus les absents ont eu tort car la prestation que le natif de Lawton en Oklahoma nous a offert ce soir fut d'un niveau réellement exceptionnel.
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Il est 20h15 précises lorsque le maître s'appuyant sur une canne, tout de jaune vêtu et coiffé de son légendaire Stetson fait son apparition sur les planches sous une terrible ovation. Il rejoint ses claviers, s'assied, et se lance dans l'interprétation d'un "Delta Lady" incendiaire.
Le band composé du bassiste Jackie Wessel, de Brandon Holder aux drums, du fabuleux Chris Simmons à la guitare et du multi-instrumentiste Beau Charron est un des meilleurs backing band qu'il m'ait été donné de voir en quarante ans de concerts de rock. Pas de setlist, le groupe y va à l'instinct suivant son leader comme un seul homme.
"Lorsque Leon démarre un titre on sait ce qu'on a à faire" me déclare Chris Simmons après le show, "et de toute manière il change tout le temps la setlist..." Ces mecs là ont tellement de métier qu'ils pourraient jouer ensemble dans une cabine téléphonique, les yeux bandés et des boules Quies dans les oreilles !
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La voix de Leon, légèrement rauque et nasillarde comme on l'aime, décline devant nous une flopée de hits. C'est toute l'histoire du rock qui défile ce soir devant nous nonante minutes durant. Un trip à vous filer la chair de poule...
526232_183362425113697_100003198218121_266602_1711085108_n.jpgDes harmonies vocales d'une perfection étonnante se mêlent à des solos de gratte à vous couper le souffle comme sur cette version très personnelle du "Wild Horses" des Stones où la pedal steel guitar de Beau Charron rivalise avec le style bluesy saignant de Simmons. Et puis il y a cette version à vous faire chialer du "A Hard rain's a gonna fall" de Dylan, absolument magique.
Les titres s'enchaînent sans temps mort, tous plus éblouissants les uns que les autres. Au clavier Leon Russell déploie son style inimitable. Avec "Georgia on my mind" l'émotion est à son comble. Une dame dans un fauteuil roulant écrase une larme avant de serrer fort la main de son mari et de me lancer un regard rempli de bonheur. Chacun d'entre nous est conscient d'assister à quelque chose d'important, quelque chose de grand, le genre de concert qu'on évoque bien des années plus tard en disant "j'y étais" !
Petit instant de gloire pour Chris Simmons le temps de nous interpréter deux titres blues tirés de son dernier album Hallelujah Man sur lequel on retrouve aussi Leon en guest star. Le band quitte la scène et laisse Mister Russell seul sur scène pour un "This song for you" livré en voix piano et pendant lequel le temps s'arrête littéralement. Magnifique !

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Retour des musicos ensuite pour une version dantesque de "Jumpin Jack Flash" enchaîné à "Papa was a Rollin Stone" devant une salle conquise et déchaînée.
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En rappel Leon s'attaquera aux origines du rock et à ses années Jerry Lee Lewis avec un "Great Balls of Fire" incendiaire et un "Roll over Beethoven" cataclysmique.
Quelle soirée, mes amis, quelle soirée ! Inoubliable.
Un immense concert d'un musicien-compositeur-interprète de génie qui ce soir a remis les pendules à l'heure une fois pour toutes : le rock c'est ça et rien d'autre !
He is the "ultimate rock & roll session man" !
N'est pas inscrit au Rock n'Roll Hall of Fame qui veut...

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