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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 15:20

Le samedi, en fin d'après-midi, le plus élégant bar de la rue Dansaert, l'Archiduc, programme un free concert dans le cadre de son Jazz après shopping.
En ces préparatifs de festivités de fin d'année , ce sera un cocktail concert faisant la part belle à nos crooners locaux les plus glamour:  Patrick Ouchène,  George 'Burlesque' Bangable ( un mix Clooney/Clark), en guest le Brusseleir, Miel Van Hasselt, alias Mr. Day et pour les fines bouches, la pin-up,  Miss Lolly Wish, qui décore sous forme de poster géant tous les Daf, Man, Scania, Berliet, Saviem, ou autre Fageol écumant nos belles autoroutes.
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A 17h10, le bar est blindé et bruyant, peuplé d'une foule de touristes, de citadins ayant fourgué leurs emplettes dans leur petite automobile et de quelques m'as-tu vu de tous poils.
Manque à l'appel, le beau Patriiiick, coincé dans les embarras de circulation du Sabati dies.
Il te reste à reluquer les affriolantes créatures sirotant leur coupe.


P1050251.JPG17h45', le maître de céans annonce : Miss Lolly Wish.
Tu tombes de ton tabouret en voyant la réincarnation 2010 de Jane Mansfield, sobrement dévêtue, un lipstick agressif, un sourire Baby Doll et un mouvement de cils à faire blêmir un évêque pédophile.
Et la délicieuse enfant chante ( sur bandes pré-enregistrées) 'All that jazz', c'est mieux que Catherine Zeta Jones.
'Babe,
Start the car I know a whoopee spot
Where the gin is cold
but the piano's hot! '
Vais l'emmener là-bas dans ma Lincoln Continental!
Shit, mon jardinier cubain l'a fauchée prétextant 6 mois de gages non payés.
Pas grave, je passe chez mon banquier et la traîne chez Van Cleef & Arpels... Comptes bloqués, suspicion de fraude fiscale.
Ce sera le Marriott's Hotel à deux pas d' ici, on y sert de fabuleux Daiquiri. On nous refuse l'accès du lounge bar, Mia, qui t'y accompagna il y a deux jours, avait vidé son verre sur le tuxedo d'un espèce de cheikh déguisé.
En fouillant tes poches, tu trouves 3€, volés, rue Neuve, à un aveugle qui n'y a vu que du feu: une Carlsberg, please!
Ouchène enfilant sa tenue de scène, le gérant du bastringue poussera la chansonnette ' I've got you under my skin'.
Bravo, super, il pourra la refaire lors du second set.
On alterne, voilà le Copycat, une version Dean Martin de 'Let it snow' sur mixing chaotique.
P1050263.JPGOn gare les rennes pour passer les rênes à Mister Day, très handsome dans son costard bleu de France, in 't Vlaams: 'De stoepen en de straten', que tu peux entendre sur son album 'Oostende'.
Belle romance de saison et il nous en balance une seconde 'Alle dingen die ik doe'.
Ouchène et le mambo: 'Sway', direction Mexico City, pour virer Las Vegas et une version Elvis de 'Blue Christmas', c'est moche de se retrouver seul sous le sapin.
Une Carlsberg, bitte, dois noyer le chagrin.
Lolly en piste pour un Broadway tune, probablement composé par Hugh Hefner... do you want to be a Daddy's babe...
Faut qu'on assiste à un de ses 'Burlesque' shows , elle est piquante, cette petite!
Le quatrième larron ,' Top hat white tie and tails', un charmeur Monsieur George!
Un duo George/Patrick : 1934, 'Winter Wonderland'.

A short Martini break..

Second set.

 

 

 

Ce cher George ouvre le bal: 'It had to be you', pour la petite histoire, on préfère Doris Day à Barbara Streisand!
Retour de la sulfureuse platine pour une nouvelle perle Judy Garland/ Rita Hayworth/ Jane Russell aux parfums Gentlemen Prefer Blondes, et avanti pour un teasing show torride.
Le Runnin Wild Domino vire country crooning avec le single composé par Robert Mitchum ' Little old wine drinker me' , une des meilleures booze related songs.

 

 

P1050272.JPGMiel et son Vlaamse kustrock et, à 10 jours du solstice d'hiver, il nous exprime un souhait...ik wou dat het altijd zomer was... pas très Noël, Emile!
George déterre Ol Blue Eyes: 'You do something to me' , ça pouvait pas rater Miss Monroe rapplique aussi sec ' Anyone can see I love you'
...lock me in your arms forever...
Veux bien, moi, mais où dois-je déposer ma Carlsberg, bébé?
"Elle a roulé sa bosse, elle a roulé carosse
Elle a plumé plus d'un pigeon "
Qui, Monsieur George?
'La Marie-Vison'
A Hollywood?
T'es trop con, péquenot!
Revoilà Patrick Brylcream, après un petit détour par le Vesuvio: 'That's P1050277.JPGAmore' !
That's a gay tarentella, Patrizio!
Champagne, Mademoiselle Wish fête ses 22 printemps ce soir ( depuis 5 ans, je crois) !
Un duo avec Herr Bangable, un pétillant Noël hawaïen, Santa Claus en bikini!
Bing Crosby 'I'm dreaming of a White Christmas' se devait d'être ajouté à la playlist, Ouchène s'y colle, suivi par 'Puttin on the Ritz' featuring George Astheure.
Ecoute, gars, t'avais de l'oseille plein les poches, now all you got to offer me's a drink of gin: 'Why don't you do right' .
Lolly, j'ai 26€ sur mon compte d'épargne, après le calcul des intérêts ils sont à toi!
'I've got you under my skin': bis!
Dean Martin a la cote ce soir: "Everybody Loves Somebody", on rallume les lights sur le Las Vegas Strip!
P1050286.JPGNat King Cole 'In other words' par George avant le retour de Mr Day et de sa 'Baby so sweet' , de la pop ensoleillée comme les hits des Tremeloes dans les sixties.
Le duo Burlesque nous la joue Victor Victoria: ' Le jazz hot' et, pour mettre fin à cette avant-soirée Christmas Carols, le standard 'Santa Claus is coming to town' .
Patrick Ouchène nous signant la version 475 689 sous les applaudissements de toute la maison d'Autriche et de son prince!
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Envolés les rêves.
Adieu mascara, strass et paillettes, retour à la sinistrose ambiante!

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 22:52

Il y a quelques mois j'avais assisté à la prestation de Thierry Crommen en première partie de Machiavel au Brussels Summer Live festival et j'avais été plus qu'agréablement surpris.

DSC07726.JPG

Rendez vous avait alors été pris pour revoir le quartet lors d'une date en tête d'affiche, et quoi de mieux que cette date à l'Espace Toot situé non loin de chez moi.

Crommen.jpg

20h15, des lights rouges et blancs iluminent le piano. En avant-scène un tabouret de bar trône en solitaire à droite du piano.

"Je vous présente Erno au piano..." Thierry Crommen attaque une bluesette mélancolique "Agua Y Vino" et un petit medley avec une touche d'inspiration Michel Legrand. Le ton est donné.

Ensuite Achim Tang se joindra au duo pour " Rumores de Tormenta".

"Et comme nous sommes un quartet il fallait un quatrième : Chris de pauw à la guitare !" et le groupe nous joue "Sortilège".

D'emblée on est conquis par la complicité tant humaine que musicale qui unit les musiciens.

"Ora Lautareasca" titre traditionnal roumain nous enchantera quelques instants plus tard avec son break légèrement swing.

"Voici un morceau qui nous tient tres à coeur et que nous avons enregistré sur le dernier album: voici "Undercover" écrit par Pierre van Dormael ! "

Thierry fait corps avec son instrument tandis qu'Erno vit de tout son corps chaque note jouée sur son clavier. Le pianiste de Thierry Crommen m'avait déjà séduit en aout dernier par son jeu subtil et juste. Bras tendus, visage tantôt crispé, tantôt serein son charisme évident s'allie aux harmonies de sa musique.

 

 

Erno travaille aussi sur un projet solo dont je n'hésiterai pas à reparler bientôt lorsque j'aurai pu le voir en concert

Mais revenons au concert de ce soir :" Mon fils m'a fait cadeau d'une petite intervention sur le titre suivant, il a 14 ans, et vous allez l'entendre en direct live mème s'il n'est pas là ce soir...enfin vous savez avec la techinque..hein..! Sourires dans l'assistance.

Le quartet entame "What Changed", brillant morceau et compo de Crommen himself.

Entre les titres Thierry s'exprime sans chichis avec beaucoup de naturel ce qui le rend touchant et séduit l'auditoire.

"Le morceau suivant est une adaptation d'un titre d'une superstar qu'on n'est jamais parvenu à joindre pour autorisation et finalement l'adaptation s'est tellement éloignée de l'original qu'on a décidé de la signer nous mème.."déclare t'il avec humour. Bien malin qui pourrait reconnaitre de quel titre est issu "The Substitute" le bien nommé.

 Crommen2.jpg

Ensuite viendront "Rouge du soir" et " Song in the key of K" qui ne veut rien dire "sauf pour celui qui sait qui est K !"

"So long" , "La nouvelle donne "qui verra Achim tang marquer le rythme clochettes au pied et "Ma confidence" s'enchaineront avant le superbe "Back to Bach" compo de Chris De Pauw ( excellent à la guitare) qui cloture fièrement le dernier album Diversions.

Le titre démarre légèrement dans la dissonance sur fond de piano hanté et prend vie petit à petit, rappellant parfois le style cher à Tuur Florizoone dans Tricycle. Une étonnante composition tres réussie.

Comme au Magic Mirrors Thierry Crommen terminera le set par " Chase Scene" moment phare de ses prestations où le quartet passe réellement à la vitesse supérieure proposant une trame musicale endiablée allant crescendo.

 

En rappel le quartet rendra hommage aux musiques manouches et à sa collaboration avec Sanseverino avec l'emballant "Démolissons les mots ."

 

Le public est ravi et ovationne longuement les 4 acteurs de ce soir.

 

Un tres agréable concert qui a conforté ma première impression d'il y a quelques mois : il va falloir compter avec le Thierry Crommen Quartet dans les années à venir car ces quatre là du talent ils en ont à revendre !  

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:13

Tu abandonnes ton vaisseau du côté de Recyclart, haut les coeurs, en route vers le poumon du centre ville: le DNA!
Au calendrier, Artères: du rock alternatif coronarien ne souffrant pas d'artériosclérose!
Le myocarde est desservi par quatre conduits, deux mâles et deux femelles!
Athane Adrahane (paroles, chant, guitares), Tara Daguirys (clavier, piano, basse, percussions), Guillaume Sens Deterre (guitares, piano, clavier, percussions) et Tom ( batterie, claviers).
Le muscle principal, Athane, est philosophe de formation, poète et essayiste, ce bagage influencera l'écriture des morceaux.
P1050235
20:45'
P1050244.JPGAprès avoir tourné en cage pendant trente minutes, le matos étant monté, le quatuor s'installe sur scène.
Mains moites, jambes molles, bouche sèche: le trac peut se lire sur tous les visages, normal c'est le baptême du feu: un tout premier concert!
On a beau être dialecticien, affronter un public, même s'il est composé de têtes connues, n'est pas une sinécure.
'Kids Devil'... dans les caves divines se terrent les inutiles...
Ce ne sera pas du Loana, ni du Michèle Torr... mais du French rock sec et chaotique, lorgnant vers Noir Désir avec quelques touches de Sinsemilia.
Crispée, Athane agrippe le micro, ses compagnons, eux, sont déjà plus confiants et s'appliquent à
décorer les lyrics d'un fond sonore urbain intense.
P1050247.JPGLes instruments sont interchangeables, après avoir bastonné, Tara passe derrière ses claviers: ' Cher monde adulte' , un cri digne d' Edvard Munch!
Temps mort incommodant entre chaque titre , l'art de meubler les vides s'acquiert au fil des concerts!
' ? les dents' en plus d'être philosophe, Athane s'est tapé des études médicales et l'ordonnance, comme il se doit, est illisible pour les profanes... mon regard traverse le brouillard... nous dit-elle avant de piquer une crise hystérique.
Elle a la rage, cette enfant.
Aubert au bout du fil la conseille: Crache ton venin, petite!
Une chanson d'amour (sic) : 'Le Petit Prince' ou Saint Exupéry rencontrant Polnareff, du romantisme déchirant.
' Saloyatheweya' un yodeling oriental baignant dans une purée de clavecin.
'Le petit enfer' un trip hop Sartrien sur fond de tempête de sable.
Nine Inch Nails croisant Haendel et Lawrence d'Arabie dans le الصحراء الكبرى‎ , sur lyrics Maldoror.
Pas banal!
'Vers où' mais si tu préfères 'Verrou' c'est OK.P1050248.JPG
Et ver roux, pour pêcher la sardine dans le Molenbeek?
Du cinglant post punk/new wave.
'L'ourson' , Winnie est petit, le titre sera bref. Du Bach sur bruitages Sonic Youth.
'Solitaire, solidaire' tragique romantic pop sur coulis de noires et blanches Chopin.
Une chanson exorciste (sic, bis), Athane a reçu une mini-guitare du bon saint et elle se défoule comme un gosse qui sait que dans 10' il devra aller faire dodo dans la grande chambre noire: ' I'm not': du punk rageur agrémenté d' une séquence lecture Charles Baudelaire au féminin!
'Guérison' du rock épique après une visite chez Sigmund, ça cogne et ça hurle, on va arriver à la catharsis!
La suivante fut composée en pensant à Antonin Artaud , c'est une chanson de canicule (sic, ter) : 'La Forgia', un chant guerrier théâtral et tribal.
Un électrochoc brutal.
La dernière, pour laquelle Athane sort son second cadeau de Saint-Nicolas, une espèce de saz ou d'oud miniature: ' Hadale' direction les enfers d'Orient à la poursuite de Brian Jones.
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60' intéressantes, Artères, un groupe au potentiel énorme!

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:23

Excellente initiative que d'avoir érigé le théâtre éphémère du  Magic Mirrors sur la place
Ste -Catherine au coeur des Plaisirs d'Hiver, durant la période des fêtes de fin d'année.
Du 29 novembre au 4 janvier pour un prix plutôt démocratique, allant de 5 à 15 euros, vous pouvez, au cours de vos promenades dans le centre de la capitale, aller applaudir divers artistes allant du spectacle burlesque à la chanson française tout en passant par le rock /folk alternatif ou la musique cubaine.
Vous y croiserez des artistes de talent comme c'est le cas ce soir de l'inclassable et génial  

 Black Light Orchestra.
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Ma rencontre avec Daniel Barbenel, dit Mister Diagonal, date de l'été dernier, où au hasard d'une de ses prestations solo au Chaff dans le cadre des soirées cerises, j'ai eu véritablement un coup de coeur pour l'univers musical décalé, étrange et singulier de son auteur.
Je ne pouvais donc en aucun cas manquer le concert de ce soir afin applaudir le band au grand complet.

Le Magic Mirrors subtilement décoré de lampions et dans lequel sont dressées des tables de bois agrémentées de petites bougies est somme toute le cadre idéal pour servir d'écrin à la poésie de Daniel.
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Le show est prévu à 21h mais il nous faudra attendre 21h30 avant que le groupe ne pointe enfin le bout de son nez. Mais l'attente en valait le coup...
"My life is a broken bicycle" chante Dan seul au piano sur un air de cabaret.
Le band le rejoint pour le génial " A holiday on ice" dont le refrain s'incruste dans votre esprit pour ne plus jamais en sortir.
" Good evening ! Welcome to the Black Light Orchestra's winter fantasy !" et Mr Diagonal troque son piano contre une guitare basse.
l_ad74ec9e59d747ab92eb862df39bdcd4.jpgSur scène le Black Light Orchestra c'est une bande de musicos géniaux au service de morceaux déstructurés, atypiques et déjantés. Une rigueur musicale de chaque instant au service de l'absurde , du burlesque , de la poésie et du glam rock !
Au cours du concert deux nanas viennent de temps à autre danser lascivement devant la scène. Sympa.
"My name is Zero, I'm a super hero ! ", Dan, à la guitare, chausse ses lunettes noires et derrière lui le band groove à mort. Le coté burlesque du BLO n'a jamais été aussi évident. A chaque instant on est subjugué par cette musique bien en place et par cet humour omniprésent, tendre et cynique.
"School Prizes", petit souvenir d'enfance, nous enchante une fois de plus avant que le groupe n'attaque " Little Red Pony" et Mr Diagonal de déclarer : " C'est le moment de shake your booty !" et le morceau s'enrichit d'un rythme zouk hilarant et super dansant.
Le public (malheureusement trop peu nombreux) est ravi et compense par un bel enthousiasme.
Dan présente alors ses acolytes : Brain aux keys, Viking à la flûte, Yannick Dupont au drums, et Jan à la clarinette.
Ovation.
"Maintenant une petite chanson sur le dossier nucléaire en Iran.."et c'est "Iranian Uranium" dont la mélodie légère contraste avec le sujet grave même s'il est teinté d'humour.
"This is the birthday song" et nous assistons à une distribution de petites trompettes en carton genre kazoo à tous les musiciens. Le délire est total sur scène comme dans la salle.
Bon anniversaire Mr Diagonal !

Le Magic Mirrors demande un rappel.
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"Voici maintenant une chanson ethno-archéologique. On sait aujourd'hui que les dinosaures n'étaient pas gris, ils étaient multicolores, certains en carreaux écossais !
" Tartan Dinosaurs" et son rythme de valse sera parmi les derniers titres joués ce soir.

Les absents une fois de plus ont eu tort.
Quant est ce que le public comprendra enfin que la valeur d'un artiste ne se détermine pas aux nombres de disques vendus ni à sa pseudo renommée médiatique ?
Deux jours plus tard, Erno pianiste talentueux du Thierry Crommen Quartet me dira tout le bien qu'il pense du Black Light Orchestra qu'il considère comme un des groupes contemporains les plus créatifs en activité en Belgique .
Alors la prochaine fois, faites moi plaisir, ne passez pas à côté d'un concert du Black Light Orchestra sans pousser la porte...


Le talent à 8 euros l'entrée c'est vraiment pas cher !
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 12:14

L'annonce vient de tomber :

'We're very sorry to inform Janelle Monae has cancelled her show due to problems with her voice.' !

 

Le concert de ce mercredi soir 8 décembre 2010 au  Botanique ne peut malheureusement avoir lieu.

Il était sold-out!

Sold-out à La Rotonde également, mais ce concert-là aura bien lieu!

 

Faustine Hollander

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Toujours elle... heureusement, l'héroïne de Nina Companeez ne déçoit jamais!

20h, seule en piste, armée d'une électrique, qu'elle devra constamment accorder: a blues dying song 'Fixing to die' de Bukka White!

Faut oser reprendre ce titre qui était au répertoire de Tonton Bob, Faustine ose tout!

Episode fixing my guitar et 'Missing girl' une lente et fantomatique complainte anti-folk... the girl disappeared ....she left no sign...on la recherche, on tombe sur un mec avec une barbe si longue, si longue que les oiseaux nichaient dedans...

Elle a fumé?

Ecoute fieu, malgré son jeune âge, Faustine est une enfant de Woodstock.

'You're no good', son pote Clément JoieJoieJoie rapplique pour la seconder et nous servir du Jesse Fuller, version fingerpicking à la Chet Atkins.

 

 

 

P1050176Faustine aime les vannes, à chaque concert elle te sort des propos aberrants et naïfs: sa marque de fabrique!

Une libellule de bataille 'Dragonfly' , une autre tonalité avec l'apport électrique.

De fabuleuses harmonies.

'Shoes inside' superbes close harmonies ( bis) pour cette country ballad.

'Untitled' = pas d'inspiration pour imaginer un titre!

Un concert de Mademoiselle Faustine, ça ressemble toujours à une soirée entre potes, avec 1 ou 2 guitares, des discussions, des fous rires, de la bière ou de la grenadine, un joint en option: c'est cool!

Clément entame ce sans titre, sa copine embraye... all around they went..et la Rotonde succombe à ce folkpop charmant.

'Les Indiens': le mec ayant pris place derrière la grosse caisse c'est Maxime, les indiens sont déplumés , c'est un instrumental!

'Sol' sonne comme les Byrds ou C S N&Y pour les ancêtres, comme Ida, Bon Iver ou Iron & Wine pour les jeunes pousses, bref, c'est pas dégueulasse, François et Valérie estiment même que c'est excellent!

Une dernière: 'Had it coming' .

Tarantino, présent ce soir, compte l'utiliser pour son prochain long métrage.

Un dernier sourire et Faustine nous quitte!

Mes copains flamands s'enquièrent: kende je dat meisje, dat was goed hé?

Hollanders zijn heel goed!

 

Emily Jane White

P1050219.JPGPassage annuel de la dark singer/songwriter from Fort Bragg, California, et un nouvel album en prime: 'Ode to Sentience'!

21h, en français dans le texte ( Emily Jane est distribuée par Talitres en Europe): Bonsoir tout le monde, merci d'être venu... et elle prend place derrière le piano pour amorcer le set par un de ses titres les plus connus 'Wild tigers I have known', Jen Grady, la fidèle violoncelliste, termine le titre en chorus avec la sombre Miss White.

Le ton est donné: recueillement, écoute contemplative, élévation spirituelle.

Un troisième larron se joint aux amies d'enfance, à la guitare: le Bordelais Julien Pras, leader du groupe Calc et auteur d'un album solo ' Southern kind of slang'.

Pas d'envolées lyriques, ni de riffs gras mais un travail tout en finesse, que ce soit à la slide ou en utilisant les effect pedals: un orfèvre!

Emily à l'acoustique, le lancinant: 'A shot rang out'.

Retour au piano et comme des milliers d'autres elle encense P1050218this venue, it is like a womb, me souviens plus comment c'était dans le ventre de ma maman...'Frozen Heart', une valse habitée aux couleurs Tim Burton.

Un premier titre de la nouvelle plaque: 'Oh Katherine' qui ouvre le CD, un cello souverain, des harmonies vocales d'une pureté séraphique, la musique édénique!

'The Cliff' un blues gothique et suicidaire.

Du Strauss sombre ' Requiem Waltz', un piano classique et un violoncelle frémissant: la chair de poule!

Le soyeux 'Black Silk', de la dentelle mélancolique.

Un détour vers la country ' Broken Words' , suivi du magistral et dramatique 'I lay to rest ' (California).

La Rotonde retient son souffle, tu entends des articulations craquer, des asthmatiques gémir, c'est angoissant!

Pour Edgar Allan Poe, Charles Baudelaire, This Mortal Coil ou Dead Can Dance : 'The Ravens' ... oh my broken bones crippled and thrown to the wayside...

Personne ne rit, crois moi!

Plus rythmé:'Hole in the middle' extrait de sa première oeuvre.

'Liza' Où es-tu allée? Je te rejoindrai au paradis, en enfer.

A spooky song, intense et ténébreuse.

Vous êtes si calmes, Bruxelles, vous me donnez les chocottes.

Bien sûr, Miss, ton folk prête à rire peut-être?

Attention, chef-d'oeuvre: 'Stairs' une symphonie en trois mouvements aux riches arrangements.

'The Preacher' retour au dernier CD.

 

 

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Le trio termine par 'Victorian America', du romantisme seconde moitié du 19è siècle:Walt Whitman, Emily Dickinson et la Victorian poetry...

75' de grâce et de profondeur.

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Un triple encore.

Solo: la poignante prière 'Dagger' .

Puis le trio pour la ballade ' The country Life' , et elle finira en duo, avec Julien, en nous prévenant, it's a song we didn't practise, l'interprétation sera immaculée : ' Clipped Wings' majestueux et toujours aussi obscur.

Emily Jane White: l'Emily Jane Eyre Charlotte Brontë du 21ème siècle!

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 14:19

Le Théâtre 140 est à dix minutes de voiture de chez moi, mais qui dit proximité ne dit pas toujours facilité. Le souci c'est trouver à se garer, et là c'est vraiment la galère.
Après avoir"tourné" pendant plus de 30 minutes, je décide, résigné, d'aller me garer de l'autre coté de la place Meiser à environ 15 minutes à pied de la salle.
Absurde non ?
Un concert de Pigalle ça se mérite !
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Le Théâtre 140 est rempli au 2/3. Pigalle reste un groupe au succès plutôt confidentiel mais ses afficionados sont fidèles, et toujours fidèles au rendez vous.
Depuis les années 80, François Hadji-Lazaro tient les rennes de Pigalle.
l 3b4dcb3e24034117b1604e3948566240Proposant un style entre punk rock, folk, java et chanson réaliste le groupe a toujours bénéficié d'une excellente réputation scénique et a commis un paquet d'albums d'une grande qualité..
Acteur ( Delicatessen, La Cité des enfants perdus, Le Pacte des loups..), musicien, chanteur, producteur , FHL traîne sa corpulente carcasse dans un univers musical peuplé d'instruments de musique hétéroclites: accordéon, cornemuse, banjo, guitare, violon, orgue de barbarie, ukulélé...en tout plus d'une vingtaine qu'il maîtrise souvent en autodidacte.
Sur scène, tous ces instruments pendent à un énorme tourniquet .
François Hadji-Lazaro fut aussi à la tête du label Boucherie Productions, fleuron du rock alternatif des eighties avec à son catalogue de groupes comme Les Garçons Bouchers, Les Tétines Noires, Paris Combo, Clarika etc.. Le label dû hélas mettre la clé sous le paillasson après sept années d'activité, il garda toujours son indépendance et c'est tout à son honneur.
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l_647a6ef30a0f430c9d02a5c3443deb91.jpg20h40, les 4 Pigalle prennent possession des lieux. Gaël à la guitare, Boubouch à la basse, François (ex Paris Combo) à la batterie et FHL au luth.
Le groupe attaque "la Frontière" et enchaîne avec "Marie la Rouquine", "2, 3 fois par mois", "Il boit du café", et "la Dernière fois"
"Pigalle est connu pour faire des chansons pas très positives" déclare François. "Il te tape", mélange de musette et de punkrock au texte dur qui fait réfléchir, confirme ses dires.
" Je vais vous parler d'un quartier pas loin de Pigalle où il n'est pas bon se promener après 21h: Le Quartier de "la goutte d'or". Les premiers rangs se déchaînent.
" La biche", "Rascal et Ronan", "Qui voudrait parler d'elle", "L'amour forain" (magnifique!), "Ophélie" l'histoire de cette secrétaire qui se met à rêver, que François habille musicalement de sa flûte traversière avant d'enchaîner avec "Pigalle". Une flopée de titres cultes !

"Dans les cités il y a des choses horribles c'est vrai mais il y a aussi des gens sympa dont les media ne parlent pas !" et de poursuivre avec "La cité sans nom" et son rythme obsédant suivi d' "Une brève rencontre" tiré du tout premier album de Pigalle !
François repasse à la guitare et c'est "Si on m'avait dit" du dernier album Des Espoirs, dédié à ceux qui prennent conscience de ce monde de merde qui s'offre à nous et tentent malgré tout de réagir.
Une fuite avec " L'autoroute", la poésie avec "Chez Mme Eulalie" dont le sourire reste le seul souvenir d'un assassin emprisonné.
"Vendredi 13", " N'oublie pas" qui soulève la salle," Il l'attendait" superbe texte sur l'amour à mort et le désespoir. François à la clarinette...
"l'Eboueur" fera pogoter le 140 avant le formidable "Je bois ma vie" rengaine éthylique sur un accordéon bastringue.
"le Chaland" sera prétexte à la présentation du groupe avant que celui ci ne nous file "la Patate" avant de s'éclipser en coulisses.
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Le 140 est debout et veut un bis !

''Ah si j'avais su !" s'exclame François avant de nous emporter dans l'énergie de" La salle du bar tabac de la rue des Martyrs" hymne légendaire du groupe qui mettra le feu à la salle.

 

 

Le groupe terminera le set par un clin d'oeil à Graeme Allwright en reprenant "Il faut que je m'en aille" chanté en choeur avec son public.

"Et vers minuit un refrain qui s'enfuit une boite de nuit, Pigalle
On y croise des visages comme un gout sensationnel
On y parle des langages comme a la tour de Babel
Et quand vient le crépuscule
C'est le grand marche d'amour
C'est le coin ou déambulent
Ceux qui prennent la nuit pour le jour."

François Hadji Lazaro un homme au grand coeur dans une carcasse de lutteur...

Pigalle un groupe qui fait du bien à l'âme !



Apres le concert je pus échanger quelques mots avec boubouch backstage.
Pas de François Hadji- Lazaro dans les parages, le guerrier se reposait sans doute dans sa loge apres le combat.
Dommage l'envie était forte de lui dire à quel point sa poésie urbaine nous remue souvent les tripes et le coeur.
Ce sera pour une prochaine fois...
Merci François !

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 08:22

L'âne, Hanscrouf , le saint (le bon, légèrement homophobe, celui qui marie les filles avec les gars) et tous les autres à l'Ancienne Belgique pour assister au concert de la nouvelle sensation en provenance du royaume où l'on braille le Wilhelmus, le plus ancien hymne national au monde, après la danse des connards: Caro Esmerald!

L'événement était annoncé flex assis, vu l'engouement, ce sera l' AB Box!

20:00  Sarah Ferri
DSC07485.JPGOn vous l'avait prédit en septembre, après sa remarquable prestation au Music Village, la petite Sarah va rapidement se faire un nom.
La veille, elle assure l'avant-programme de Simply Red au Sportpaleis, ce soir l'AB!
En 30' elle a conquis tous les bouffeurs de maatjes et leurs Gerda, Joke, Leen, Magda, Saartje ou Anneke par sa fraîcheur, spontanéité et osons le mot: talent!
Toujours assistée du fabuleux Jan Oelbrandt à la guitare, de Steven Van Holsbeek à la contrebasse, de Jonathan Callens à la batterie et des deux admirables choristes, Tine Roelens et Emmanuelle Schotsaert, Sarah entame le gig par 'Dancing at the Supermarket', une valse/ cabaret comme t'en entends guère chez Carrefour.
'Springair' un swing printanier à forte odeur forties.
'Boemboeling' , pour une petite fille à la figure ronde comme une Boule de Berlin.
JP, à tes côtés, te souffle, étonnant on dirait du Vaya Con Dios, époque 'Just a friend of mine'.
Oui, ket, avec les accords initiaux de 'The cat came back'.
Vachement bien foutu!
A qui le dis-tu, Lulu!

 

 

DSC07492.JPG'On my own' un gypsy swing que Dobrojean décore d'une méchante rafale.
Un faux gospel, 'The man who was bored'.
On l'espérait, la cover 'Music to watch girls go by'.
Pas à dire, le set est varié, tu passes des Andrew Sisters à Burt Bacharach en croisant Tori Amos!
Vais gratter cette acoustique: ' The hungry vilain', un voodoo blues avec de petites touches Willy De Ville.
Méfie-toi de ce gars, il pourrait t'ensorceler, il a sorti les gris-gris, le Jan fait glisser une slide vicieuse.
Sarah est amoureuse: 'The woman in your cave' et une ballade sobre chantée d'une voix inaltérée ' This is a moment'.
Poignant comme du Alela Diane!
Je présente l'équipe et on vous joue un dernier titre 'Were you there' , un piano rock mettant en évidence la parfaite maîtrise vocale de Miss Ferri!

Pause et :  Caro Emerald
Caroline Esmeralda van der Leeuw est restée avec Deleted Scenes from the Cutting Room Floor pendant 27 semaines en tête des hitparades des albums aux Pays-Bas.
Sur le coup de 21h, son band fait une entrée théâtrale, style Aldo Maccione, Jacques Brel et Lino Ventura dans 'L'Aventure c'est l'Aventure'.
DSC07509.JPGHuit costards chicos et eau de toilette Dolce & Gabanna, achetée démarquée chez C&A : 4 cuivres (trompette, trombone, saxes) - un piano- une basse/contrebasse - une rutilante guitare blanche, maniée par un schnouf ayant 86 photos de Chris Isaak dans sa chambre + une casquette aux turntables.
Une intro flamboyante Big Band 1942 sur fond de scratching 2010, ils l'appellent 'Krupa', mon cher Eugène!
On va pas se faire chier, tu te dis, ça swingue un max!
Une annonce: here she is, ladies and gentlemen, bla bla bla... the magnificent Caro Emerald, qu'un des cuivres est parti cueillir en coulisses pour la guider, comme une jeune mariée, sur le podium.
Imposante et souriante matrone qui d'une voix assurée et chaude attaque' That Man' , un mambo jazz délicieusement rétro.
En fermant les yeux c'est Marilyn, habillée glamour, que tu vois faire sa moue boudeuse.
En route pour Hollywood, baby!

 

 

DSC07518.JPGSeconde sucrerie cinématique 'Just one dance', avec les garçons se la jouant Count Basie's Orchestra plays Montreux.
Le gros hit irrésistible, mais bien pute: 'Back it up'!
Amy Winehouse baise Britney Spears, qui fait de même avec Mariah Carey. La mamie, à tes côtés, se trémousse comme une pisseuse de 12 ans, rêvant de Tokyo Hotel.
Où va le monde?
Un Walt Disney jazz aux allures Dean Martin fait son numéro de crooner: 'You don't love me'.
Solo de trombone Las Vegas style, c'est la totale et ça marche!DSC07512.JPG
Tu commences, petit à petit, à te dire que le produit sent le fabriqué, que les ballroom jazz tunes se vendent bien en cette saison.
OK, le Bon Dieu a attribué à la chère Caro des cordes vocales pas bidon, le mini big band connaît la musique mais, ça sent l'étude de marché et le marketing.
'The other woman': éternel dilemme, il t'embrasse, fillette, mais tu restes the other woman!
Un soul/jazz lament virant mambo: Cab Calloway meets Billie Holiday!
D'inspiration Ennio Morricone ou soundtracks des séries sixties made in the US: The man from UNCLE, The Invaders, Mission Impossible....:'Lipstick'.
Les Whodads ou Fifty Foot Combo avaient les mêmes influences.
Et un petit coup de guitare surf et une trompette 'Il Silencio'.
Un emballage cadeau, monsieur?
Une chorégraphie Musical pour 'Absolutely Me', un swing Puppini Sisters.
Sortez la Renault Caravelle, en route pour la Côte d'Azur: ' Riviera Life'
Qu'est ce que j'enfile, Alain?
Ta robe à pois, Mylène, grouille, on nous attend pour une Martini party.
Moins rigolo que Nouvelle Vague couvrant 'Too drunk to fuck', mais Bruxelles semble apprécier, même si le truc te fait plus songer à Blankenberge qu'à Monte Carlo.
Notre seule cover, Lady Gaga ' Bad Romance'.
Qu'est ce que t'as JP, t'as perdu ton nonos?
Ra ra ra ra... Bordel, y a t-il un vétérinaire dans la salle, m'a mordu ce salopard!
Carnaval à Bruxelles, mais au goût de Heineken fade, de frites plates et de mayonnaise sucrée!
Un Comedy Capers: 'Dr Wanadoo' , sorti du rayon farces et attrapes.
C'est plus Saint-Nicolas, c'est Mardi (très) Gras!
On a un nouveau single, vais en balancer 3 ou 4 dans la cage, catch people...
On vous le joue: ' Night like this' .
Tiens, ça me rappelle Boney M, Luv, The Cats et Middle of the Road...
C'est purulent, mais tu fredonneras l'air toute la nuit.
55', l'AB acclame Caro et ses rigolos!
DSC07515.JPG
Bis
Sans les cuivres, avec un subtil solo de piano, le downtempo collant ' I know that he's mine' .
Et le gros hit, un ska bâtard, 'Stuck', because, on était un fantastisch publiek!
Show bien huilé, presque dégoulinant.
Tout le monde il est content...

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 12:33

Triggerfinger remplit pour le troisième soir consécutif la grande salle de l' Ancienne Belgique, le Club est loin d'afficher complet pour le double bill programmé en ce dimanche hivernal.

 Hundreds
P1050101.JPGSont pas des centaines ces Hambourgeois, sont que deux, les Geschwister Eva und Philipp Milner.
En avril sortait leur CD éponyme et, à 21h15', ils vont enchanter le club avec leur indie pop mitt Elektro-Einflüssen, sentant bon les Notwist, Björk, Lali Puna, Moloko, Hecuba ou Portishead...
Philipp au laptop, synthé, piano et backing vocals et la séduisante Eva: Stimme, glockenspiel et auto harp.
'Intro': le barbu seul en piste pour envoyer quelques electrobeats sur lesquels voltigent de délicats vocaux samplés, une ou deux notes de piano classique et arrivée de la blonde Eva , la soeurette aux pieds nus à l'instar de l'icône sixties, Sandie Shaw.
La belle enfant inspire 2 ou 3 fois théâtralement et attaque 'Wait for my raccoon' du synth-pop minimaliste atmosphérique.
Un wunderbare jeu de lumière crée une atmosphère à la fois mélancolique et futuriste, il t'est difficile de quitter la jeune hanséatique des yeux.
Ne suis pas le seul à être tombé sous le charme, l'élément mâle délaisse le bar et vient se coller frontstage.
'Machine' some shuffle beats et un glockenspiel Fritz Lang.
'Fighter' le phrasé devient récitatif, les beats t'invitent à la danse.P1050130.JPG
'Grab the sunset' un piano majestueux, Eva marmonne à la Beth Gibbons.. I haven't seen your face for too long...insidieusement Philipp lance les beats et tes pieds battent la mesure , on va saisir le lever du soleil ensemble ...and we'll walk into the light....stimmungsvoll und zauberisch!
Le zither pour 'Song for a sailor' , si Popeye avait connu Eva il aurait refilé Olive à Brutus.
'I love my Harbour' un poème électro lent, la voix envoûtante de Fraulein Milner nous rappelant celle de Inne d'Amatorski.
Le poppy et dansant 'Happy Virus' sera suivi d'un dernier track, le fluet ' Let's write the streets' , des nappés de claviers transparents, des gimmicks percussifs militaires et un timbre hypnotique.

 

P1050108.JPG

Hundreds a impressionné le club!

 Nina Kinert
P1050147.JPGC'est en avril 2008, au Bota, que tu vis Nina en avant-programme pour Ane Brun.
Tu pouvais pas rater son retour sous nos cieux bienveillants, d'autant plus qu'elle rapplique avec une nouvelle plaque 'Red Leader Dream'.
En 2010, plus question de folk intimiste mais bien d'indie pop mystique aux relents sci-fi ( Star Wars) ou psychédélique.
La voix, presque surnaturelle, demeure et, sur scène, grâce aux 4 musiciens l'accompagnant , le spectacle te donnera souvent la chair de poule.
Au cello, à la basse et aux vocalises célestes: Linnea Olsson (Paintbox) - guitare, basse, percussions et backings: Sara Wilson- drums, un peinturluré, probablement: Pontus Levahn ( Torpedo and Tiger Lou)- aux keyboards et moog, tout aussi déguisé, probablement Jon Ölmeskog ( Silverbullit).
Nina jouant, elle aussi, de claviers.
Le Red Leader Dream Tour s'achève à Bruxelles, mais aucune trace de fatigue ou de ras-le-bol, un show bien réglé pendant lequel l'émotion ne sera pas absente.
' Wings' une dream pop baignant dans les mêmes eaux que Bat for P1050149.JPGLashes ( cf le maquillage) , Lykke Li ou The Knife, pour rester en Scandinavie, quelques envolées à la Kate Bush, un zeste de Björk et, comme pour Hundreds, un light show féerique. Imagine-toi flotter dans une voie lactée sonore où le rose et le bleu ciel dominent.
Mieux que les illuminations Electrabel décorant la Grand-Place!
'Down in heaven' il est rouge vif le paradis et les anges, nourris à l'acide, jouent du violoncelle ou de la basse.
'Play the world' débute par une séquence handclappings , suivie d'un délire de percussions, les filles martelant quelques cowbells made in Stockholm.
De la new age cosmique.
Une ballade, Bruxelles?
Le mélancolique 'Tiger you' .
Sur le CD précédent ( 'Pets & Friends'): 'The art is hard' au ton voodoo, un chant en chambre d'écho, un drumming oppressant et des lignes de guitare ciselées .
Public hypnotisé!

 

 

P1050159.JPGUne entrée en matière empreinte de classicisme (piano/cello) pour 'My Girl',... has anybody seen my girl...susurre Miss Kinert.
Où l'as -tu égarée?
...stop talking...qu'elle répond.
Bien, madame!
'Moonwalker', non c'est pas une cover de Wacko Jacko qu'elle va nous interpréter.
Wait a moment, annonce-t-elle à ses compagnons:bartender, can we have 5 Jägermeister, bitte!
Sorry madame, on n'a pas ce médicament, on vous prépare une autre potion dans 2'.
Bon on va rejoindre Tintin et le capitaine sur le satellite lunaire: trois voix féminines pointues pour une rêverie nous faisant côtoyer quelques lorialets blêmes et chastes.
Le violoncelle plaintif accompagnant le chant poignant de Nina en fin de voyage.
Faut regagner la navette et redescendre sur notre planète tellurique.
'Push it' pendant lequel Sara sème quelques coquilles de son handshaker exotique.
'Combat Lover'
...com com com...
On vient!
Mais non: com- com- com, combat lover....
Extraordinaire numéro vocal de Linnea Olsson pour ce titre coup de poing.
Faut goûter ce truc brun.
Skit, ça arrache, lâche-t-elle en grimaçant!
Une chanson de soumission: 'Original Sin' .
I am, I am your animal, je serai tout ce que tu voudras...
Belle et lente complainte, grave, sombre, tout en retenue.
Le dernier morceau du CD finira le set, le nerveux '25'!
Elle nous gratifie d'un bisou, s'éclipse avec ses copines et laissent les garçons achever le titre.
55' se sont écoulées.
P1050166.JPG
Bis
En duo, piano/violoncelle, la ballade '4-Ever' et toute la troupe pour le formidable 'I shot my man', un blues psychédélique lancinant.

Soirée réussie!

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 09:55

Putain de neige !
Après Elton John il y a quelques jours, c'est au tour des fans de Herbie Hancock de devoir dompter les l 67ac9ef6f06b4e7287659c798d84f2bdéléments afin d'arriver à heure et à temps au  Palais des Beaux Arts, en ce samedi 4 décembre.
Après avoir tenté plusieurs moyens de transport afin d'éviter un maximum le verglas je parviens finalement à bon port, à peine 15 minutes avant le début du show.
La salle Henri le Boeuf se remplit doucement, pas mal de gens sont retardés par les conditions météo du jour effroyables.
20h15. Roulement de batterie, ligne de basse jazzy, nappes de synthé, Herbie Hancock pull rouge sur pantalon noir s'installe aux claviers. Le band groove à mort dans un premier titre instrumental.
Entre les morceaux, Herbie est assez bavard présentant longuement ses musiciens prestigieux : James Genus à la basse, Trevor Lawrence Jr à la batterie, Greg Phillinganes aux claviers et au chant et la charmante Kristina Train au chant et au violon. Il s'attarde aussi sur l'histoire de son dernier opus enregistré dans 7 pays différents et dans plusieurs langues avec la collaboration de diverses stars internationales.

 

 

l_602010ff748f48a9ae169ad958e93479.jpg" Tonight we have live musicians and we have musiciens on ordinateur ( en français dans le texte!). déclare t'il avec humour.
"This is John Lennon's Imagine !"
Et de se lancer dans une version proche de l'album, jazzy en diable, chantée par la belle Kristina.
Je dois reconnaître que ce n'est pas le Herbie Hancock que je préfère. Celui que j'aime sort de ses claviers des sons funky et nous fait irrésistiblement remuer le popotin et les tripes.
La reprise du Exodus de Bob Marley sera, à mon sens, bien plus convaincante et exécutée de main de maître par le band. Herbie, clavier en bandoulière, joute avec son bassiste.
Yeah man ... ça c'est le vrai Herbie Hancock !

21h30, le band quitte la scène et laisse le maître en solo au piano pour une improvisation mélancolique proche du style de Keith Jarrett.
Magnifique moment même si un peu longuet (15 minutes) qui sera suivi d'un retour des musicos, avec Kristina au l_dd5209cfdf064c0aae5b2279d275b18c.jpgviolon.
On bascule alors dans un jazz fusion teinté d' électrofunk qui ira crescendo.
"On va vous faire 2 morceaux de Mr Bob Dylan"déclare Herbie. Et le groupe se lance dans ''The Times they are a changing'' suivi de''A change is gonna come'' chanté magnifiquement par Greg Phillinganes.
Un grand moment !
"Watermelon Man", "Canteloupe Island" et" Chameleon" seront aussi au programme et élèveront le niveau bien au delà de l'excellent.
"Rockit" lancé via ordinateur par un Herbie hilare constituera un final brûlant et verra le public et les musiciens en rang d'oignon au bord de la scène communier dans une dernière danse funky effrénée.

l 620ecca67e8244af8c5dd756bf127969

Bravo maestro !

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:48

C'est en 2006 qu'Europavox voit le jour en Auvergne.
Objectif: promouvoir la production musicale européenne dans toute sa diversité.
2010, Europavox émigre vers l'ensoleillée ( -8°c) Bruxelles, c'est le  Botanique qui accueillera les trois jours de festivités.
En ce radieux jeudi, Europavox s'associe avec les Journées Européennes du Développement pour offrir aux Bruxellois frigorifiés un menu de qualité.
7 groupes pour 8€, donnant accès aux 3 salles du complexe de la Communauté Française.
P1050040.JPG
A 19h30' à la Rotonde : Jaqee!
Rien à voir avec un fromage blanc , ni avec le crabe sévissant au Club Dorothée, Jaqueline Nakiri naît en Ouganda en 1977, pour ensuite suivre papa et maman dans leurs pérégrinations qui aboutissent à Göteborg, capitale du death metal suédois.
En 2009 Jaqee s'installe à Berlin.
P1050032.JPGQuatre albums à ce jour, le dernier 'Kookoo Girl' ('Land of Free' chez le petit Nicolas!).
Elle s'ébat aussi bien dans la nu-soul, le gospel, l'old skool reggae, le riddims reggae, le ragga, le jazz, le rhythm'n blues... et va casser la baraque chez nous, c'est sûr, après son show d'hier soir!
Pour l'accompagner, trois citoyens dont la CI mentionne France ( en principe le groupe compte 6 membres).
Romain Germerie, a reggae drummer- Sébastien Houot: guitare - et le peu chevelu mais bondissant, Thierry Lechauve à la basse.
Ce trio nous balance une intro reggae laissant augurer de bonnes vibrations.
Voilà Jaqee.
Quelle fille... imagine le mannequin préféré des chauffeurs de taxi bruxellois, Waris Dirie, tu ajoutes une voix à faire passer Amy Winehouse pour un canari aphone et t'auras une petite idée du phénomène.
'Land of the Free' un chaud reggae teinté de soul , un truc tellement langoureux que t'oublies qu'il y a 10' t'étais transformé en bonhomme de neige.
'Natty Dread' ma voisine se déhanche à faire baver 2 ou 3 mâles sous Viagra.
'Take it or leave it' : on prend sans hésitations, ce soulful downtempo sensuel.
Un reggae/blues incroyable: 'Letter to Samson', avec de superbes envolées jazzy tricotées par Sébastien accouplées à une basse groovy du chauve.
Jaqee affiche une bonne humeur et un enthousiasme constants, cet état d'esprit positiviste gagne l'assemblée.
Prêt pour un singalong, Bruxelles?
Sautez dans le wagon ' Take the train'.
Un hipshaker pour Dumbo et Alecia Beth Moore,'Pink Drunken Elephant' .
Une pile électrique, cette nana!
Un membre de l'organisation affiche, en vain, un carton 'only 2' left', elle est dans son trip et attaque ' Karma' d'un album précédent.
Tu penses à Malia , une autre grande voix d'Afrique, et vaguement à Khadja Nin, qui vint vivre sous nos cieux cléments.
Quelques cris de chimpanzé puis d'ara avant de voir Jaqee devenir Barbara Hendricks: superbe!
Vite 'Moonshine' et je vous laisse danser avec les garçons!

 

 

Belle découverte!

Pitcho à l'Orangerie: impasse!
Idem, plus tard, pour Baï Kamara Jr ( déjà vu 10 x) et Carlton Rara.

 Madjo à la Rotonde!
P1050047.JPG
Evian- les- Bains: il y avait la Société Anonyme des Eaux Minérales de Cachat, le Lac Léman, le Splendid, le casino et il y a Madjo.
Madjo , 27 printemps, un des chouchous de la presse musicale hexagonale, les Inrocks en tête.
P1050052.JPGOn comprend, the new chanteuse on the rise (Aurgasm) a toutes les cartes en main pour s'installer aux côtés des Yael Naim , Keren Ann et autres Brisa Roché: un joli minois, des mélodies imparables, un univers onirique charmant et une présence scénique tonique.
Tu ajoutes qu'elle est accompagnée par une fine équipe: Ju-Ju aux percussions et beatboxing et deux choristes doués: Claire ( percussions/claviers) et Joro (basse) et, pour la seconde fois ce soir, tu ne regrettes pas d'avoir affronter la bise et les frimas.
Son album 'Trapdoor' sortait en 2010.
'Insomnia' un folk fragile, cf Joanna Newsom, chanté à 4 voix, des arrangements élaborés et un beatboxing décoratif.
Bruxelles sourit.
'Heading for trouble' un background soul et un phrasé à la Camille.
Irrésistiblement soft, mélodieux et ample à la fois: ' Leaving my heart', décorés de handclappings subtils , le chant haché te rappelle au bon souvenir d'Alela Diane.
'Le nid des 100 soucis' démarre en murmure gospel pour éclater en swing sautillant.
Hit potentiel!

 

 

Une guitare électrique et une basse ronronnante, des percussions tribales pour 'Mad mind' qui swingue gaiement, du Charlie Winston féminin.
..blinded by the light
do I have the right to chose...
La voisine de tout à l'heure tangue sensuellement.
Un titre aux rythmes exotiques, non mentionné sur la setlist , suivra et puis ' Trapdoor in a wall', une joyeuse rengaine enfantine pour dérider les esprits les plus maussades.
'Je claque des doigts' séance fingersnapping pour toute l'équipe.
Groovy time!
On clôture avec 'Le coeur hibou' qui débute par un choeur samplé avant une avalanche de sons débridés et hypnotiques , servis sur lit de lyrics bourrés de métaphores.
Madjo ou la joie de vivre!
Gros succès.

Mayra Andrade à l'Orangerie.
P1050058.JPGDirection le Cap-Vert: la saudade, la morna, le métissage, la grâce féline, le charme et une voix de velours: Mayra Andrade, ses 25 ans et son physique de Miss Universe.
Accompagnée par un duo de guitaristes hors-pair ( acoustique/électrique/cavaquinho) , dont Benoît Medrikovsky , 30 ans ce 3 décembre, d'un souple bassiste , d'un batteur local et d'un percussionniste plus coloré, la belle va nous la jouer diva au sourire éclatant.
Du jazz brésilien, des rythmes africains, des ballades langoureuses portés par une voix envoûtante et pétrie de sensualité: l'élément mâle du public est gâté et la gent féminine adore le côté romantique.
Tout le monde il est beau!

'Juana' sur le CD 'Storia, Storia' 2009, démarre en complainte Cesaria Evora avant de virer tempo Bahia de Salvador.
Mayra voue une profonde admiration à Elis Regina ou Maria Bethania, on le sent!
'Tchapu na bandera' tout aussi chaloupé.
La femme/enfant présente ses titres dans un français impeccable et fait preuve d'une gentillesse naturelle presque indécente dans ce monde de brutes intolérantes et cyniques.
'Odjus fitchadu' samba time, avant de passer à un titre plus profond ' Konsiensia', qu'elle composa en s'arrêtant sur la photo d'un enfant malheureux, illustrant la cover d'un magazine.
Un message humain décoré de fines lignes de guitare.
'Storia, Storia' un funana originaire de l'archipel atlantique, aux P1050060rythmes africains volcaniques omniprésents.
'Seu' une complainte déchirante.
'Mon carrousel'
...Sans un seul mot la tendresse s’ en va... du Edith Piaf créole, mais le manège tourne carnaval de Rio.
Cinq minutes participatives, les oranges bruxelloises au chorus pour 'Nha Damacha', orné d' une méchante guitare Carlos Santana.
On peut encore vous en jouer une: ' Tunuka' un dernier afro/latino jazz affriolant.


Zont même pas de rhum/pontche de coco au bar du Bota!

 Souad Massi

P1050067.JPGL'Orangerie a perdu quelques fruits, l'heure du dernier métro à Bruxelles est passée, mais plus un seul agrume n'a quitté la salle après les premières notes envoyées par Souad Massi.
Encore un concert extraordinaire, du folk algérien aussi fort que du Joan Baez en 1968, la classe.
La singer/songwriter de Bab El-Oued est, elle également, accompagnée par une fine équipe: aux guitares, dont une 12 cordes, le fidèle J F Kellner, le plus africain des guitaristes marseillais - Rabah Khalfa aux percussions ( derbouka, tombak, qraqeb, bendir...) et secondes voix - et probablement, Stéphane Castry à la basse et David Fall à la batterie.
Forte de cinq albums, Souad a de quoi jouer plus de deux heures, il faudra se contenter de 50 petites minutes.
'Deb' un folk/blues kabyle plus proche de Bob Dylan que de Khaled.
Un timbre poignant et un accompagnement tout en sobriété.
'Si Ahmed'
C'est qui ce mec?
Un pas recommandable, un ancien maire qui a détourné des fonds publics pour s'acheter un palais au coeur de la Casbah.
Une protest song acerbe et allègre à la fois.
'Ô Houria' oui, l'influence de Cabrel est évidente, mais franchement où est le mal?
Ce titre est imparable: poésie, tendresse, beauté!

 

 

Une mélopée arabo-andalouse enivrante: ' Ghirenta', et un nouveau folk ' Samira Meskina' , avant de changer son fusil d'épaule et d'amorcer un rock canon 'Tout reste à faire' .
Le Kellner se déchaîne, les copains le suivent au galop.
On poursuit sur la lancée 'Ilham', ça cogne sec, c'est aussi rentre-dedans que l'Orchestre National de Barbes s'attaquant aux Stones.
La Fender crache 26 notes à la seconde et les backing vocals de Rabah pénètrent, perfidement, dans ta cervelle ramollie.
Une grosse explosion.
Petit coup d'oeil à la tocante: 24h25', on aurait déjà dû fermer boutique!
Le quintet fait semblant de se tirer et revient nous balancer un nouvel hymne arabo-andalou mixé à du Michel Legrand 'Ya Kelbi', une basse tout en douceur et un chant exalté.
Une merveille!
Pour terminer avec un rock aux saveurs Jacques Dutronc ,'Belibik', une wah wah tonitruante pour nous faire danser avant d'affronter la neige.
P1050069.JPG
Ovation mille fois méritée, et Souad revient seule pour une ballade épanouie, 'Hayati' (?).
Bye, bye l'Oued, direction la Sibérie!

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