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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 06:37

Le Klara Festival 2010 est dédié à Gustav Mahler et à son héritage: The Mahler Connection.
Un premier concert de salon, à l'heure du lunch, a lieu ce mercredi dans la magnifique salle Fiocco de La Monnaie
r917_2_m.jpg
Midi trente, public installé, le brillant et trilingue Kurt Van Eeghem présente le plat du jour:

a_buet.jpgAlain Buet: baryton- Rémy Cardinale: piano, un splendide Bechstein de 1860 et Alexis Kossenko: une flûte tout aussi ancestrale (me demande pas si c'était une Boehm ou une Bontempi à 5€90, ni connais rien!), qui constituent l' Armée des Romantiques .
Ces centurions ont pour but de nous faire redécouvrir le répertoire français du 19è siècle, comme on le jouait chez Madame Sophie de Castellane ou chez Madame Adèle d'Osmond, comtesse de Boigne, lieux où bourgeoises et aristocrates étaient parées de mouches, permettant la mise en valeur de la blancheur de leur teint.

Une première oeuvre instrumentale composée par Charles-Marie Widor , compositeur et organiste Lyonnais .Une ' Suite pour flûte et piano, opus 35' (moderato) :aérienne, bucolique , invitant à la flânerie dans les sous-bois.
On alterne les duos.
Le baryton remplace le flûtiste pour un premier chant, extrait de l'oeuvre chorale ' Les nuits d'été' d'Hector Berlioz, le plus allemand des compositeurs français.
'Vilannelle'
...Quand viendra la saison nouvelle,
Quand auront disparu les froids,
Tous les deux nous irons, ma belle,
Pour cueillir le muguet aux bois ....
Tu as dit, naïf, tu as raison, mais Alain Buet n'est pas Fernand Raynaud!
Personne n'avait envie de piquer un fou-rire!
Le second extrait est d'ailleurs d'une noirceur tragique, le lamento 'Sur les Lagunes' ...Que mon sort est amer !
Ah ! sans amour, s'en aller sur la mer !... désarroi profond pour pleurer l'être cher, à jamais perdu!
Les textes sont du fracassant Théophile Gautier.
Gabriel Fauré' Le Papillon et la fleur' , une fantaisie frivole.
Du même Gabriel 'Tristesse', du pre-Françoise Sagan romantique.

 

 

Repos pour le baryton- basse et retour de la traversière pour une suite virevoltante de Charles-Marie Widor, à nouveau.
Camille Saint-Saëns/Victor Hugo: 'Attente' , un chant héroïque et exalté.
Du moins connu, Benjamin Godard une 'Suite de trois morceaux opus 116' toute en contrastes.
Un allegretto lyrique, l'idylle animée et la valse rondement menée.
Alexis Kossenko, tout à son jeu énergique, arrache les participations de son pupitre pour les envoyer voler à ses pieds.
Camille Saint-Saëns/ Victor Hugo bis: ' Le pas d'arme du roi Jean', un poème battlefield , tournant au carnage, avec le trépas du beau page.
Un chant acrobatique du maître baryton.
Pour terminer sur le 'Prélude à l'après-midi d'un faune' de Debussy, une maître pièce du répertoire romantique.
L'oeuvre symphonique ayant été retranscrite par Gustave Samazeuilh pour un duo flûte/piano.
Une pure merveille!
bakst.gif

(Léon Bakst 1912- Centre Pompidou)

Un encore:
'Danse Macabre' un poème d'Henri Cazalis mis en musique par Camille Saint-Saëns.
Du James Ensor teinté de Félicien Rops: amours bestiales à la cour !
...Zig et zig et zig, quelle sarabande! ...
Morale: Et vive la mort et l'égalité !

Le festival se poursuit jusqu'au 17 septembre.

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 13:25

Rue Borgval à l'heure de la rentrée des classes: un échantillon de BB (= bekende brusseleirs) se retrouve agglutiné au bar du  Central.
L'affiche indique: concert d'Adeldone à 9PM.
20:45' divers instruments sommeillent sur le mini-podium, dans la salle une caméra, des spotlights et autres accessoires to shoot in low lights.
Faudra, tu le savais, patienter jusqu'à 22h avant de voir apparaître le groupe.
Et, effectivement, c'est à l'instant où la petite aiguille se pose sur 10, qu'un pingouin, de la race m'as-tu-vu, annonce Adeldone en priant les spectateurs de dire adieu à leur mobile pendant la durée du concert.

 Adeldone
P1020372.JPG
A l'origine du projet:  Leila Albayaty (voice, guitar, synths).
P1020379.JPGBrève bio:She is singer, composer, film and video director, cameraman, actress in her own films, sound designer, painter, dj....
Born in France. Half Iraki.... elle s'éveille soit à Berlin, soit à Bruxelles.
Pas de Ivan Imperiali ( resté à côté de l'ex mur) à la guitare, mais Cristoforo Spoto (bass & sax), un compatriote de Berlusconi, et Alain Rylant (drums).Tous deux crèchent également à Berlin.
Cristoforo y a son propre projet,  PECULIAROSO, et Alain, le batteur de Maxon Blewitt e.a., tambourine à droite et à gauche.
Le truc démarre fort, par une version lynchienne de 'Bang Bang'.
Leila est affublée d'un timbre pas banal, naviguant entre Laurie Anderson, Marianne Faithfull époque 'As tears go by' , Nico ou Jane Birkin fraîchement débarquée chez Pompidou.
De l'art rock brumeux.
Premier contretemps: Miss Albayaty a pété une corde de son jouet, après un seul morceau.
Nevermind ,non, mec, on a pas parlé de bollocks, il en reste 5 , on continue ainsi.
La setlist indique 'Flowers' et ces fleurs ont un parfum Velvet Underground prononcé...I never really wanted your heart ... chante la voix mélancolique.
Opération changement de string( de la guitare, monsieur).
Alain en bricoleur, Leila en standby.
Cristoforo en solo pour un impromptu free jazz au sax/ basse( sur son myspace tu peux entendre de quoi il retourne: 'Wild Silver')... le transalpin y ajoute un spoken-word philosophique.... I'm riding away from the future....
Un gars citant Anthony Braxton comme influence ne peut être classé dans la catégorie polichinelle et, lorsqu'il attaque un funk blanc à la basse et que le brave mécano le rejoint derrière ses caisses , ça groove un max.
De la belle ouvrage.
Retour au programme initial, en trio : 'Fall in Love' , un midtempo accrocheur.

 

 

P1020388.JPGOn poursuit dans les mêmes climats ténébreux avec le titre 'Alone' ( toujours repris de la setlist, mais à vérifier) .
Noirceur, sensualité, mystère.... du Angelo Badalamenti féminin.
Bordel, que vient faire ce mariole?
Le metteur en scène, hyper-directif, sur scène, tripotant: micros, spots, hauts-parleurs et donnant des consignes aux musiciens.
Il a pas pensé à maquiller les figurants, cette marionnette!
C'est plus un concert, c'est Cinecitta!
Plus question de playlist, Mocky l'excité, prenant les choses en main.
Le public commence à se poser des questions et déserte l'espace face à la scène pour se coller au comptoir et discuter bruyamment, il nous brise les filaments cet agité.
Spielberg, un rock syncopé bilingue, ça te va, fiston?
...je suis perdue sur un chemin...avec des intonations Brigitte Bardot.
Tu peux oublier la spontanéité, le pseudo Godard en remet une couche.
Mon voisin est prêt à le lyncher, il y a des limites à pas dépasser, si c'étaient des prises pour un film fallait pas nous présenter la chose comme un concert!
Un sax et une voix boîte de nuit pour un jazzy blues superbe 'Dans le Soleil'.
Pince-moi, le clown est pas content, on refait a take et, crie plus fort, Leila!
Un sax dément, une guitare rageuse et des beuglements paroxystiques à t'arracher le coeur.
Tu crois qu'il est heureux?
Mais non, palabres, consignes, gestes névrotiques....
Sommes plus que 5/6 à supporter les grimaces de cette chose.
Mr Rylant déserte ses fûts et pique la guitare de Leila pour entamer un slow hanté... I can see you You can't see me... I'm a stranger in this galaxy....: 'Dark Fashion'.
En duo basse/ batterie pour deux rocks minimalistes, proche de Lou Reed, interprétés par Cris.
Tu te rends compte que ce groupe a un potentiel énorme, pourtant ce faux concert est des plus frustrants.
Alors que tu crois qu'ils sont arrivés au terme du voyage, on insère une nouvelle bobine dans la machine pour refaire un 'Bang Bang' sexy en diable!
Leila, tendre enfant, tu peux en faire une en solo?P1020389.JPG
Je peux rien te refuser, Woody!
Une voix, un synthé et une complainte fragile...mieux vaut ne penser à rien, que ne pas penser du tout....
On pense qu'il est l'heure de se tirer, car ils ont décidé de tout recommencer en noir et blanc!

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 07:32

Troisième édition du festival rock, organisé par le service ucclois de la jeunesse et le légèrement frimeur Echevin de Tutelle ( vise mon look, Curry, et ma manière de vider une Corona).

Au menu, en cette douce soirée de septembre, trois groupes habitués des festivités en plein air.
Pour débuter, non pas à 19h, comme l'indiquait l'affiche, mais à 19:40' par l'envol des

 Mockingbirds
P1020289.JPG
Soundcheck laborieux te permettant de reconnaître les lieux.
Un gugusse ventru annonce les oiseaux moqueurs. Tu te frottes les yeux:un, deux, trois...sept, au Fespival, en 2008, zétaient 9, ces oisillons!
Un coup des pies?
Tombés du nid, de fortes précipitations peuvent accroître l'indice de mortalité des oiselets...
Place à la musique: jump, jump, jump...pouet, pouet... boum, boum, boum... tsoin, tsoin, tsoin....Même cinéma qu'il y a deux ans: du ska festif, décoré de lignes de guitare vaguement surf ou de cuivres fanfare des Balkans.
Amusant, mais légèrement gras du bide.
Les fans adorent et se secouent sur les shake, shake, shake... balancés par le shouter.
Allons-y pour une petite salsa pas trop pimentée et un reggae, dose minimale de ganja, pour varier le menu.
Uccle on va se quitter sur le dernier morceau.
Non, le gars se nomme pas La Palisse, fils!
Avanti pour un ultime bouge-fesses rythmé.
40' en upbeats, idéales pour digérer le hamburger dégoulinant, arrosé d'une blonde qui mousse.

 Curry & Coco
P1020310.JPG
Mamie Zazie:
'Verser dans la cocotte : le curry, le bouillon, le lait de coco et le gingembre râpé. Assaisonner et couvrir. Laisser mijoter 45 minutes à feu très doux. Pendant ce temps, préchauffer le four à 220° C (th. 7). '
Et ça donne? Un mix de disco, new wave , electro kitsch, synthpop, Italo dance de Lille... à consommer frais: date de péremption, fin décembre 2010!
Dix recettes proposées et Uccle conquis!
Curry= Thomas Binocle, un cousin de Juliette la pas noche, à la batterie et Coco= Sylvain, petit-fils de Jean-Pierre Talbot, aux synthé, claviers et vocaux.
Ces petits ont tout compris au showbizz et au tri des déchets: ils recyclent Depeche Mode, Erasure, Pet Shop Boys, A-Ha, Duran Duran, Human League, Devo, Daft Punk... pour en faire un produit irrésistiblement dansant et fun!
Grosse ambiance pendant 40'.
L'intro pompier tue déjà.
Sylvain, un Vince Clarke de 1981, coiffé par Hergé et Thomas, l'intellectuel aux baguettes, s'ébattent comme des majorettes en folie, le public hurle de joie.
Ensuite ils vont nous servir quelques perles de leur premier cd 'We are beauty'( oui, ils sont modestes, ma chère Pompon!).
Toutes délicieusement rétro.
Quoi?
Quelques titres?
Ok!
'Sex is Fashion'
...I need satisfaction
Sex is fashion to me
Sex is fashion, so let's get trendy! ..
T'as pigé de quoi il retourne?
P1020313.JPGTiré du livre de la jungle: 'Dancing like Monkey' , c'est un peu cheap, mais ça scintille.
Ouille, ça s'énerve frontstage, un singe imbibé s'attaque à de jeunes vierges effarouchées.
La Security se voit obligée de l'éjecter manu militari, c'est pas ce détail qui va empêcher Sheeta et Koko de continuer à twister, lunettes fluo sur le tarin.
C& C sont bien plus rigolos et moins vulgaires que les Naïve New Beaters, l'Asti et le Dom Perignon, tu peux pas comparer!
'Meteors' - 'Who's Next' ( connaissent même les Who!)... cette gay new wave réjouit toute la plaine.

 

 

On termine en feu d'artifices: ' Top of the pop' avec séance handclappings et le clin d'oeil à Cindy Lauper ' Girls just wanna have fun'.
Boys, too, les petits, boys too!

 Sharko
P1020354.JPG
Sharko chez les bobos, avec son blanc chapeau et ses poteaux: Laurens Smagghe (Sioen, Barbie Bangkok...) aux drums et le fidèle Teuk Henri aux guitares.
El cowboy d'Arlon assurera les lead vocals, maniera la 4 cordes (pour un titre, une six ficelles), tripotera quelques touches et nous vendra ses salades habituelles, emballées dans ses délires Louis Scutenaire.
Bref, du Sharko comme on l'aime.
Une intro plus noisy que les efforts de Sonic Youth pour 'I'm so stupid, the things I did, I regret it', une fausse confession applaudie à tout rompre par la jeunesse uccloise.
5 x 'Bonsoir,Merci' histoire de prendre quelque distance pour attaquer 'Mouse/ Animal/Facebook/Danger' , encore une plage de 'Dance on the Beast'.
Un hymne scandé et saccadé.
Ma voisine n'était pourtant pas endormie, mais le méchant gueule 'Wake up' et ajoute ..without any make-up... le trouvais très sobre son maquillage!
Ce mec, faut pas le contredire !
Ce début de concert sera très rock, Teuk et Laurens abattant un travailP1020353.JPG titanesque, permettant au petit David  B de terrasser tous les Goliath de la planète.
Un conseil à Elio, en passant: 'No More I give up', bien punky.
Haut les coeurs, Elio: ' Rise Up' en singalong social.
Séquence Hollywood ...I'm a new James Brown, I'm a cowboy ... pour entamer 'Motels' et sa danse Travolta.
Il a peur de rien, Sharko et enchaîne sur 'Excellent' son titre le plus humble.... I'm special, good in bed...
Dikkenek! Farceur!
On poursuit dans le policé, le polisson, le Sting légèrement psychédélique : ' I went down'. Super efficace!

 

 

P1020348.JPGIntro de basse bien lourde, relayée par la guitare de Teuk pour le rock aux touches reggae:'Rip off ( a phone call)' .
La ressemblance avec Police est sidérante.
La friandise 'Sugarboy' mettra fin au 1/4h Copeland/Summers/Sumner et sera suivie de la minute crooning et trémolo: ' Spotelite' , bienvenue sous le clair de lune .
Pour les enfants refusant de grandir 'Sweet Protection', et un passage à Couleur Café, annonce Mister cheveux blancs ' Yo Heart Afwica' au goût de cannelle et de gingembre.
Un scénario interactif, je leur fais chanter n'importe quoi: 'Buffalo Soldiers' de Bob Marley, par exemple, sur gros beats electro.
Daft Punk is in the Park.
Fondu enchaîné sur 'Since you called' , suivi d'un 'Trip' l'amenant à l' état de béatitude..in my galaxy Life is so sweet...
Le trio achèvera le concert sur le sulfureux 'Rock One'.

Uccle, merci d'être venu, bonsoir!
Ils se tirent backstage pour ne pas revenir malgré les vociférations de la foule.
P1020342.JPG
Sharko, une machine bien huilée, une valeur sûre du rock à la belge.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 20:57

Le Vintage Hotel, rue Dejoncker, à 2 pas de la Place Stéphanie.
The hotel has a 24-hour boutique wine bar and a spacious courtyard where you can enjoy the sun.
Atmosphère sixties Jacques Tati...

Tu nous la refais guide touristique?
Pas du tout, mon toutou, c'est dans le lounge bar de cet aimable établissement que doit se produire Damansa, en formation soft.

 Damansa
C'est du folk/soul/rock bruxellois composé de six éléments.
Ce soir ils travailleront en trio semi-acoustique: la pétillante et volubile Maya Safar au chant (active chez Seven on a Dice ou Safeby, un trip hop collective spécialisé en protection des coffre-forts, ou, également, voix chez Dan-T e.a.)- Sebastien Monballiu à la basse et Frédéric Neiman, le compositeur, à l'acoustique.
En avril 2010, Damansa sortait une démo 13 titres et ce soir, avec l'aide de Fred Cerise à la table, ils vont interpréter un large échantillon de leurs oeuvres, devant un public composé, essentiellement, d'amis ou de parents.

20:45' c'est parti.
Oops, une acoustique catastrophique, le Fred avait pourtant tout réglé avant d'assister au showcase de Landfill.
Mama mia, une guitare en avant-plan, une voix à peine audible, une basse ronron, et un son étouffé.
Après coup, on apprendra que maître Florin, après manipulations peu heureuses, a introduit un câble dans une entrée inadéquate.
Une impédance impudente: une histoire d'hommes, ou d'homes, ou d' Ω·m, n'ai rien compris!
Bref , 'A new day' en version sabotée.

Dommage, cet acoustic groove, tendance nu-soul, pouvait enchanter nos pavillons.
Séance bricolage, et la souriante butineuse nous annonce 'I mean hell', dédié à Johnny Cash.
L'Enfer, c'est les autres... pense Fred Cerise, en tripotant sa mini-table.
'Is it an answer' sonne comme du Tracy Chapman folk, nourri au Meli.
J'ai également écrit en langue d'oïl, dévoile Miss Safar, la suivante se nomme ' La déraison' et se rapproche du monde de Pauline Croze.
'Je m'emporte' une confession féminine, décorée de touches romantiques.P1020246
C'est bien foutu.
'Breathe & Forget' un petit côté r'n'b lisse et propre. C'est joli, mais ça manque de tripes.
'Sober': pense-t-elle à Steven, qui n'a pas encore atteint un état éthylique prononcé?
Ce 'Sober' est plus nerveux, Maya prenant des intonations PJ Harvey.
'My fear of the dark' les angoisses d'une petite fille.

 

 

'Stuck in a race' India.Arie pour la neo-soul, ou Colbie Caillat pour le folk/pop.
Présentation des artificiers et deux dernières salves 'Had you there' et ' Not a Savior' , down-tempi implorants.
P1020265.JPG
Copains, cousins, soeurs, pépés.... ravis.
On pleurniche, un bis s v p ...
Il est 22h, les touristes de passage( pendant tout le set ils sont passés entre la basse et la chanteuse pour prendre l'air ou regagner leur chambre) ont droit à une nuit calme, mais bon vous avez été si gentils que je vous emballe un extrait de 'Summertime' a capella.
Sebastien a trouvé une basse acoustique chez Madame Pipi, Frédéric se débarrasse du câble et le trio nous refait une version dépouillée, mais pas dénuée d'intérêt, de 'A New Day'.

Van Buyten vient de faire sa classique floche, la Belgique entame l'Euro par une défaite!

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 10:09

Depuis le 7 mai 2010, la chaîne de distribution a ouvert une nouvelle succursale à la Porte de Namur et pour ce premier showcase, elle a invité le groupe de Grimbergen/Nieuwenrode:  Landfill!

Le cadre est accueillant, le forum cosy, rien à voir avec le va-et-vient de City 2, et, en prime, tu as droit à quelques zakouskis pas dégueu et à un verre de pinard de chez Nelson Mandela.
Qui se plaint?

19:00     Landfill
Une décharge dirigée par 5 actionnaires: Maarten Michils, la pile électrique, au chant- Steven Van Gelder aux drums (Rainbow Sextet, De Modern Bop Society...) - Guus De Geyndt aux claviers, laptop et backing vc.- Nils Godddeeris aux guitares (Willow) et en principe PJ Seaux à la basse (Egon, Mojostar...). La PJ tourne,actuellement, avec Selah Sue et sera remplacé par Laurens Smet (Pensa Quartet, Metafour...).
P1020218.JPG
'Ends' bizarre pour commencer un gig!
De l'indierock, tendance Britpop, soigné et catchy.
P1020220.JPGUn timbre vocal qui t'interpelle, de petites touches de claviers superbes et une assise rythmique solide.
Les critiques citent Muse!
Si on veut, mais sans le côté pompier et grandiloquent.
'Kite' un cerf-volant mélodieux, volant dans la stratosphère The Verve.
A la Fnac le groupe doit se contenir, mais à voir l'énergie déployée par Maarten,ce ket tape des mains sur tout ce qui se trouve à ses côtés, il est évident que sur scène Landfill doit se lâcher.
'Tug-O-War' encore un titre que tu peux entendre sur leur CD (titelloos) sorti en mars 2010 et produit par Bart Delacourt, bassiste chez Monza et responsable production de leur CD 'Attica'.
Leur nouveau single: 'Low' , entamé par quelques riffs de guitare sur lyrics narratifs. Lorsque les potes plongent dans le bassin , le titre prend de l'ampleur et c'est pas low que tu te sens, c'est même dur de rester sagement assis sur ton siège, ce truc t'invite à une petite gymnastique athlétique et bénéfique pour ta santé osseuse.
'Antidote' un hit potentiel, avec piano sixties et sexy vocals.
'Gentlemen' aussi attractif qu'un hit de Coldplay.

 

 

P1020222.JPGLe prophétique 'Moses' mettra fin à ce mini-concert emballant.
Brussel, jullie mogen met de zoon van Amram meezingen.
On ne s'en privera pas!
Moïse avait un bâton pour séparer les eaux du Jourdain, Maarten n'a rien sous la main, il quitte la position assise pour matraquer sauvagement son tabouret et nous inviter à le suivre dans sa traversée du fleuve sacré .
Moses, we will follow you!

Le 8 novembre, Landfill jouera au Roskam dans le cadre des Stoemp concerten!

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 07:13

 Robert Plant & the Band of Joy
 HMV Forum, Kentish London, le 2 septembre 2010
robert-patty-206b249.jpg
Il est 21h00 quand les lumières du Forum s’éteignent et que la clameur monte. Le public est venu en masse, le concert est sold out et on sent partout l’envie de revoir Robert Plant sur scène.
A chaque album de sa carrière solo, l’ex « Golden God » de Led Zeppelin nous a offert quelque chose de nouveau sans hésiter à se mettre en danger, à expérimenter, à chercher de nouvelles directions avec plus ou moins de bonheur. Il aurait pu nous re-servir le répertoire du dirigeable que personne n’aurait fait la fine bouche. Au lieu de ça, Robert continue à surprendre.
C’est encore le cas cette fois avec son nouvel album. Il nous avait laissés flotter sur un parfum country / bluegrass de haute facture avec « Raising Sands » co-écrit par Alison Krauss et trusté une foule de récompenses. « Band of Joy » nous entraîne cette fois du côté de Nashville. Un album de reprises, de relecture, de réécriture de chansons qui ont compté dans la jeunesse de Mister Plant qui a aujourd’hui 62 ans.
Dès que le groupe apparaît, on devine que la soirée va être cool et que nous allons passer un très bon moment. Robert arbore un grand sourire et pendant tout le concert il aura des mots d’humour, le côté « tongue in cheek » qu’il manie avec tellement de bonheur.
robert-plant-206b22a.jpgOn attaque par « Down To The Sea » qui faisait déjà partie de son album « Fate of Nations » de 1993, suivi de « Monkey » et du magnifique « House of Cards » de Richard Thompson.
Le groupe est bien en place, chaque musicien est tout à fait détendu et ça se sent.
On a l’impression d’avoir des potes qui sont venus jouer à domicile. « Please Read The Letter » se rappelle à nos oreilles et c’est Patty Griffin qui chausse les bottes d’Alison. Les deux chanteuses n’ont ni la même renommée ni le même charisme et là on sent que Patty doit encore se libérer un peu, s’affirmer, prendre de l’ampleur.
Vient ensuite le 1er opus qui fait que la salle s’enflamme un peu plus car il faut être honnête, même si on sait que Led Zeppelin ne se reformera jamais, la majorité du public attend toujours des références au dirigeable. Voilà qui est fait avec « Misty Mountain Hop ».
Pour les puristes, il n’y a plus ici les phrasés de guitare cinglants et légendaires de Jimmy Page, je vous l’ai dit, Robert Plant offre à chaque fois une relecture de son catalogue. Comme par miracle, ça tient la route ! En fait, il n’y a pas de miracle, si la chanson n’avait pas été bonne au départ, elle n’aurait pas pu être adaptée au travers des époques. Les autres titres de Led Zeppelin joués ce soir là subissent le même traitement : « In My Time Of Dying », « Houses Of The Holy »,

 

 

band-of-joy-206b209.jpg« Over The Hills And Far Away”, “Gallows Pole” ou encore “Rock And Roll” en rappel. Autre morceau qui ne peut nier sa filiation au dirigeable “Angel Dance” la reprise de Los Lobos, ça passe tout seul et c’est frais.
Le reste du répertoire est émaillé de chansons de son dernier album et de compositions plus anciennes comme par exemple “Tall Cool One » de l’album « Now & Zen » sorti en 1988.
Une mention « coup-de-cœur » pour le merveilleux « Harm ‘s Swift Way » de Townes Van Zandt qui m’arracherait presqu’une larme tellement c’est beau et chanté avec une sensibilité rarement approchée en concert.
Car c’est ça la clé de Robert Plant aujourd’hui, il chante ce qu’il veut, il a trouvé sa place et s’y très trouve bien. Il n’est plus obligé de pousser sa voix vers des sommets que l’on croyait inaccessibles, way back when. Même si à certains moments, il nous rappelle qui il est par un petit clin d’œil vocal qui donne des frissons.
Maître Plant chante comme il veut et le grand homme prouve ainsi pourquoi il trône au sommet du panthéon des meilleurs chanteurs « rock » de tous les temps. C’est sa diversité qui en fait sa richesse.
Le concert se termine a capella avec « Goodnight », chanson de circonstance interprétée par les 6 musiciens. Oui c’était vraiment une soirée formidable, à bientôt « Monsieur Robert » et merci pour ces 100 minutes de bonheur. Un tel concert justifie que la tournée soit sold out.
Prochain rendez-vous : Paris le 24 octobre.
Setlist :


01.Down To The Sea.
02.Monkey.
03.House Of Cards.
04.Please Read The Letter.
05.Misty Mountain Hop.
06.Rich Woman.
07.Somewhere Trouble Don't Go.
08.Twelve Gates To The City_Wade In The Water_In My Time Of Dying (Medley).
09.All The Kings Horses.
10.Satisfied Mind.
11.Move On Up In Glory.
12.Satan Your Kingdom Must Come Down.
13.Central 2 0 9
14.Angel Dance.
15.Houses Of The Holy.
16.Tall Cool One.
17.Over The Hills And Far Away.
18.Gallows Pole.
band-of-joy_b-206b295.jpg

Encores :


19.Harm's Swift Way.
20.Rock And Roll.
21.Goodnight.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 10:50

 La Porte Noire or  the Black Door, rue des Alexiens , home of the Brussels Folk Club ( Allan Taylor, le 7 novembre) accueille, en collaboration avec les Soirées Cerises, en cet ultime jour des vacances, le canadien Colin Moore.
L'endroit est chaud, enfumé et bruyant. Une cave voûtée, autrefois cuisine du couvent des Alexiens.
Sais pas si les glacières cachent encore quelques dépouilles de pestiférés indigents, mais au bar on te sert, quand le préposé a le temps, de la Stouterik , de la Grisette, de la Bärbar et autres breuvages fermentés.

 Colin Moore

P1020208.JPGauteur-compositeur ( singer/songwriter si tu préfères) de Montréal, n'aimant pas le poisson, ni les marais.
Si en 2010 tu peux le classer dans le rayon folk, il a débuté dans diverses formations punk: Suburban Trash ou Road Bones.
Il a sorti, il y a peu, l'album ' Leaving Home' et tourne actuellement en Allemagne. Un trou dans le calendrier et, en dernière minute, Fred Cerise lui trouve un gig à Bruxelles.

21h15'
ils sont deux à s'enfoncer au plus profond de la caverne: Colin, une acoustique, un mouth harp et un timbre plus rocailleux que l' île de la Désirade, balayée par des vents hostiles et un gars maniant aussi bien l'acoustique, que l'électrique: son pote, Ryan Battistuzzi, qui, de temps en temps, l'aide à pousser la chansonnette.
'Time' une ballade folk écorchée .

 

 

P1020211.JPGIl doit l'avoir entendu des milliers de fois, mais sa voix et son style te ramènent vers le jeune Bob Dylan découvrant l'électricité.
Son petit côté Rebel Without a Cause le rendant plus qu' attrayant auprès de la gent féminine, toujours en quête de beaux ténébreux virils et romantiques.
Le hic, c'est le public, 85% des attablés se trouvent dans ce bouis-bouis pour boire un coup et le discuter, s'en suit une détestable cacophonie.
Les musiciens augmentant le volume et les causeurs de brailler de plus belle et pas en braille: ze big bordel!
'Falls Apart' même veine folk/acoustic rock (Cf. Dave Matthews Band, Ryan Adams , John Mellencamp ou Tom Petty...)
... got myself to the top of this mountain but I'm still looking for my dreams... le mec se cherche encore.
Un singalong, style morceaux acoustiques de Bon Jovi ou de Live: 'Had it all'.
'Twenty Years' toujours cet americana porté par la raspy voice de Colin.
C'est bien foutu, me glisse Fabrice, ce duo mérite mieux que ce public de beuglards déshydratés.
'Dusty Cadillac' du country folk chantant les jeunes filles de 17 ans... she was always on my mind... Les nanas, les bagnoles, les bars, la solitude... ok, t'oublies les thèmes novateurs mais aucun critique n'a jamais accusé Springsteen de vacuité intellectuelle.
'Forget You' rawk'n raule efficace et énergique.
'Not the same' aux exhalaisons country Jagger/Richards.
Une cover du groupe Lucero (from Tennessee), le bluesy 'Slow Dancing', décoré de lignes de guitare sublimes.
Fin du premier set, on déplore encore les conditions pénibles d'écoute.
P1020212.JPG
Colin et Ryan reprennent en balançant 'Red Heads' et, c'est pas croyable, le vacarme s'est encore amplifié.
Johnny Cash 'Ring of Fire' , mais dans la dirty et speedée version de Social Distortion.
'Friends of Mine' et il les retrouve où, ses potes?
....down at the local bar, natürlich!
'Disease' la nausée, trop de Budweiser?
Solution: drink away, t'es pas le seul à avoir des problèmes existentiels, drink away your disease!
Les femmes peuvent pas comprendre ce traitement.
Les Traveling Wilburys:' Poor House'.
'Leaving Home', donnant son nom à l'album, sera suivi du country rock vicieux et amphétaminé ' 3 Fat Pills'.
A rock ballad, plus Tom Petty que nature et décorée d'une slide crasseuse et un dernier titre nouveau testament pour clôturer le gig, une 'Bible Song' aux relents Southern rock prononcés ne te donnant qu'une envie: revoir Colin Moore dans une vraie salle de concert, avec une assistance qui la boucle et écoute!

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Published by Michel - dans Concerts
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 20:12


    Richard Gotainer est un artiste complet.
Démarrant sa carrière par la pub il créa dans l'ombre de célèbres tubes publicitaires comme Danette ( on se lève tous pour...), Vittel ( Buvez , éliminez..), Banga ( y a des fruits, y a de l'eau..) etc..
Bien vite sa rencontre avec claude Engel sera à la base d'une carrière unique qui lui amènera, à partir de 1980, la reconnaissance du grand public et des critiques séduits par ces tubes dansants, aux arrangements atypiques et loufoques sur des paroles à double sens.
Toujours soucieux de proposer sur ses textes à l'humour décalé une musique de qualité, empruntant tant au rock (il adore les Beatles), qu'au blues et aux rythmes exotiques, l'homme bénéficia toujours d'un respect certain auprès de la presse et du public rock.
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Ce soir à  Soignies il présente son nouveau spectacle " Comme à la Maison".

l_7610c1b576e94101889874315408b0a3.jpgAprès une balance effectuée dans la bonne humeur, Richard rejoint ses musiciens sur scène sur le coup de 20h30. Le public nombreux se montre immédiatement hyper enthousiaste. Richard a des fans irréductibles et ils vont être gâtés ce soir.

C'est sur "Tout Foufou" que démarre le concert. Vêtu d'une chemise colorée, Gotainer semble ne pas avoir pris de rides, tout au plus quelques poils grisonnants se sont rajoutés sur sa barbichette. Il arpente la scène de droite à gauche, saute, bondit , l'oeil toujours facétieux. Derrière lui, un groupe de zicos qui sont loin d'être des manchots et qui assurent un max.
"Salut les gars, salut les filles ! , vous êtes prêts ?! " Clameur du public en réponse.
C'est "Le Taquin et la Grognon" enchaîné à un titre rare " Mon gros copain".
"La ballade de l'Obsédé" suivit de "Quéquette blues" lui feront dire avec humour qu'il ne pense réellement qu'à ça...
"Chlorophylle est de retour", Le Youki" et son rythme funky, "Chipie", "Primitif" qui déchaînera la foule, une kyrielle de titres irrésistibles.

 

 

"Poil au tableau"qu'il n'avait jamais fait sur scène sera repris en choeur par le public qui rappellera Richard pour un premier bis.
"Belle des Champs, BN, Vittel, Danette, Banga" seront interprétés dans un meddley poilant sous les cris d'un public ravi.
Et Gotainer d'enchaîner avec "Le Sampa" qui fera danser Soignies.
Un petit salut en bord de scène avec les musiciens et il nous reviendra pour un 2e rappel avec " Le Mambo du Décalco" dans une version purement jouissive.
C'est sous un tonnerre d'applaudissements et de "Richard on t'aime" scandés par la foule qu'il regagnera le backstage avant de réapparaître à droite de la scène pour une longue séance de dédicaces et de rencontre avec son fidèle public.

Richard Gotainer a fait un triomphe ce soir à Soignies.
Bientôt la tournée des salles.
Il sera en concert au Théâtre 140 le 20 novembre 2010, et au Centre Culturel Marius Staquet à Mouscron le 19.

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Voix : Richard Gotainer
Basse : Guillaume Farley
Choeurs : Murielle Lefebvre
Guitare : Bruno Caviglia
Batterie : Romain Joutard
Piano/synthé : Yvan Dellavalle

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Published by JP Rock - dans Concerts
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 12:02

Dernier samedi des vacances, sixième édition du mini-festival pluridisciplinaire 'Août en Eclats' dans le centre historique de la cynique Soignies.
Une grosse kermesse familiale où les gosiers wallons s'emplissent de houblon aux sons de musiques diverses, proposées sur trois podiums, à peine distants de 30 mètres .
Ambiance bon enfant, pas de pluie (c'est déjà ça, n'est-ce-pas, Alain), une multitude de buvettes et d'échoppes pour se sustenter... les sonégiens aiment faire la fête et ne s'en privent pas (on te rappelle qu'une des stars locales, J J Lionel, est l'interprète de l'immortelle et intellectuelle 'Danse des canards', l'air préféré de Michel Daerden).

Avec JP, on décide de pas s'amener trop tôt, histoire de pas être mort-bourrés à 15h, c'est donc vers 19h qu'on atterrit au coeur de la ville sur la Senne.

Diego's Umbrella

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19h35', sur la Place Verte.
Un sextet de joyeux californiens (San Francisco), faisant partie de l'écurie Boogietown, pratiquant un genre nouveau: le 'Mexicali Gypsy Pirate Polka' sentant la Tequila, la Zubrowka, la Szevanska ou le Dr Pepper... un mix vachement épicé.
T'as Vaughn Lindstrom (acoustic guitar,trombone, vocals, lead songwriter)-Tyson Maulhardt (electric guitar,vocals) - Kevin Blair (bass)- Jason Kleinberg(violin, vocals) -Jake Wood (drums, percussion) et la folle du village: Benjamin Leon (lead vocals, electric guitar, percussion).
DSC04723.JPGCe pépin S pas de D F a sorti trois albums, le dernier répondant au titre de 'Double Panther'.
On démarre à 5 sur un semblant de cumbia exotique 'Doppleganger' (sur Viva la Juerga-2008), un sifflet cajoleur et arrivée du fiddler.
Changement de cap, la sensuelle danse latino vire méchant gypsy/punk/ ska aux couleurs Gogol Bordello.
Les locaux, déjà imbibés à un degré capable de faire éclater l'éthylomètre, attaquent une danse de Sioux en faisant gicler leur blonde: folklore.
T'as vu, me souffle JP , ces tarés collent un nouveau-né à 15 cm d'un baffle diffusant des sons d'une intensité acoustique proche du doux ronflement du bolide de Kimi Raikkonen.
T'es à Soignies, mec, on soigne les bébés ainsi, par ici!
Un, deux, trois, quatre...en français dans le texte: ' Beastslayer of Valenar II' du gypsy/ ska abattoir qui prend un virage valse de Strauss avant un passage Oberbayern.
Ces comiques doivent se nourrir aux champignons multicolores, mais leur mix est diantrement entraînant.
Benjamin se saisit du micro:il s'époumone 'Joyeux Noël , Joyeux Noël, bonnes gens ...' that's all the French I know... c'est parti pour un track du dernier enregistrement ,'Lasers 'n Lesbians', un truc complètement givré.
Du oumpapa mariachi sur fond bateliers de la Volga: ' Khosid Wedding Dance'.
C'est sûr, ces gars ont côtoyé le Dr Mabuse, interné chez le professeur Baum.
Qui les a relâchés?
Soignies s'en fout et danse le Kasatchok.
'Drinking in Spanish' pas besoin de traduction, sur scène c'est un grand Barnum.DSC04730.JPG
La fiesta continue, une intro guerrière drums et percussions, ça va faire mal : 'Thrash Mexican Budapest' les Carpathes , la Jamaïque, le Yucatan, et Dick Dale... tout dans le shaker, tu secoues et t'avales!
La rumba festive 'Kings of Vibration' au violon charmeur de crotales .
Irrésistible!

 

 

Un line dance à la polonaise, avec break Gilles de Binche ( pour le Hainaut): 'Richarson'!
Une démonstration guitar hero du petit blond pour amorcer 'Strange Torpedo' , on ramasse un trombone en coulisse et c'est parti pour un nouveau tour de manège... take my hand... on y va gaiement.
La dernière, faut respecter le timing, le klezmer 'Hava Nagila' en version punky sautillante.
La place Verte décolle haut, le violon plonge bas pour nous rejoindre avant d'enjamber le cheval de bronze trônant au milieu du cercle.
Rodeo time, adrénaline et fureur , rien ne peut arrêter ces cowboys fous!
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Diego's Umbrella se produit au Bar du Matin le 9 septembre.
Lucky Luke y sera!

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Published by Michel/photos JProck - dans Concerts
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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 11:12

Météo sanglots longs des violons de l'automne, propice à la langueur et à l'absorption de tisanes, en cette fin août.
Le plan Feeërieën est enterré, ton ancêtre motorisé te dépose place Albert, au Bar du Matin!

 HUMb
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doit te rendre le sourire.
Humb, wat es da? J'ai lu sur Google:
To cause a girl to have an orgasm through quick penetrations...
Tu vires sexologue?
HUMb, avec quelques hoofdletters, nous vient de la région anversoise et pratique de la soul teintée de funk, hip-hop et acid jazz.
Normalement sont 10, hier, mes doigts en comptèrent 9.
Les brothers Van Leuven , Pieter aux drums et Thomas à la guitare- Hans tripote des platines - t'aurais dû avoir Jan Willems aux keys, il est remplacé par Jeroen Van Esbroeck - un autre remplaçant à la basse, Steven Van Loy, au lieu de Stijn Possemiers- on n'a pas vu la famille Doms aux cuivres, mais y avait un percussionniste pas annoncé - les virevoltant MC's se nomment Kevin et Rik , la touche vocale au chant charmant est assurée par Oljana Weyler.
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Les 5 musiciens et le DJ envoient une intro groovy et scratchy, ça va être chaud ce soir!
Les micros sont saisis et ils attaquent le hip hop 'Home Comin' qui amorce leur CD 'Wet Sponge in a Dirty Box'.
Yeah, Yeah...
Basse ronflante, du rythme , du groove, des MC's agressifs, pas question de rester assis ce soir.
'The Fort' un acid jazz bandant , avec lignes de guitare saturées, à la Brand New Heavies, James Taylor Quartet, Corduroy, Guru ou Arrested Development....
P1020175.JPG'Gently down the stream' laisse-toi glisser et suis le courant, baby... Oljana susurre: we got the soulshine, we got the soulshine..., ça y est, suis amoureux !
'95 beats' in my head... une guitare qui chatouille, un piano qui swingue, Rik et Kevin t'invitant à la danse, la voix chaude et sexy d' Oljana fait le reste...please, baby take me home, tonight... Je vide ma pintje et on s'en va, baby!
Quelques critiques du nord les comparent à Wizards of Ooze , ils n'ont pas tort, un groove infernal.
'Coolcat': George Clinton, Parliaments, Funkadelic et une wah wah Johnny Guitar Watson.... les minettes du bar se déhanchent en mesure.
Pause pour les coolcats , les copains s'éclatent. Revoilà les matous et la catwoman, c'est reparti pour un tour, tous dans la gouttière.
Cool, baby, cool!
'They don't know' Oljana en vedette, un mellow tune aussi sexy que les plages chantées par Caron Wheeler pour Soul II Soul.
'Talk to me' elle fait tout pour nous exciter la belle enfant...do you want my number.... Thomas décore ce smooth jazz de riffs de guitare latino, pendant que la basse pulse un max.
Sont une bonne vingtaine à se trémousser sur la piste.
Une cover sublime de Spearhead ' People in the middle' , suivie de 'HUMB song' qui groove à mort.

 

 

Sont très noirs ces petits blancs, voisins du Dikke Bart à Mortsel, le chantre de No Value Added, à moins que ce soit de Niet Voor Apen, suis pas doué pour les acronymes.
Une intro Santana pour 'Fly with the funk' qu'ils nomment également 'Bootsy' et un virage funk lourd... shake your booty, Bootsy!
Grosse ambiance et dernière rafale ' Mon(k)ey Business' pour Tarzan et famille.
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Un double bis pour les go-go dancers :
Une nouvelle version spongieuse et moite de 'Talk to me' et un 'Bootsy' bien greasy .

Keep it funky, baby!
On va suivre ce conseil, petit!

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Published by Michel - dans Concerts
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