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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 13:36

Bermudas, sable chaud, coquillages et crustacés, frisbees, surfeurs, blonds mannequins légèrement siliconés ... cap sur la Californie aux sons de 'Surf City ' de Jan & Dean.
Un  Witloof océan Pacifique, arrosé de California Sunset, pas trop de sirop de fraises svp...

Si ce n'est que Magic Kids nous vient De Memphis, Tennessee.
Non, Simon, connaissent pas Eddy Mitchell.

 Magic Kids
Six teenagers atteignant, à la suite d'une simple addition, au maximum 120 années de vie.
P1030233.JPG
Band Members: Bennett Foster ( lead vocals, ac. guitar), Will McElroy (keyboard), Ben Bauermeister (drums), Michael Peery (bass, vocals), Alex Gates (guitar, vocals) et Alice Buchanan (vocals, violin, mini keyboard, guitar).
Le pathfinder en chef c'est le grand, pas si benêt, Bennett.
P1030218Aux States, ils font la une des magazines pop encensant leur premier CD 'Memphis'.
Une cinquantaine de curieux, surtout des gamines de 16 ans et quelques égarés, tenaient à assister au premier gig belge des bubbly kids.
Verdict: c'est tonique, naïf, childish, funny et irrésistiblement dansant...mais en même temps brouillon et confus.
A leur décharge, le son dans le caveau était infect, les lyrics incompréhensibles pendant les premiers titres. Alice et Bennett ne parvenant pas à maîtriser quelques jacks récalcitrants et le mec à la balance s'en balançant complètement.
20:30' We are the Magic Kids, from Memphis, hello!
Deux ou trois Liégeoises, beurrées à la boisson de Jupille, répondent hardiment à leurs greetings.
Ambiance cour de récréation!
'Phone' un coup de fil bubblegum.
'Candy' pouvaient pas trouver titre plus adéquat.
A teenypop ballad.
C'est joyeux et frais. C'est évident, ils ont écouté les Beach Boys et chantent à quatre.
Tu y ajoutes quelques touches Merseybeat (Herman's Hermits, Gerry & the Pacemakers, Freddie & the Dreamers...) et un esprit Phil Spector, époque Teddy Bears, Crystals ou Ronettes.P1030230
'Good to be' forte dose de sucre.
Le formidable 'Hey boy' , un smash hit en puissance.
'Skateland' bourré d'harmonies sixties et de ooh ooh ooh cajoleurs.
Le downtempo sirupeux 'Summer', une amourette de vacances sur fond de rengaine auto-tamponneuse anno 1963.... Quelques flashes traversent ton cerveau de has-been: Paul & Paula, Danny & the Juniors, Frankie Lymon, the Chords... le doo-wop, les sucettes au coca -cola, Sheila et ses couettes, Frank Alamo.... Bordel, what a drag it is getting old!
Le band, souriant, poursuit sur la même piste: ' Sailin' - 'Hideout' au feeling Van Dyke Parks - , le vivifiant 'Superball', tu y vois même des influences Arcade Fire et tu fais un rapprochement avec nos School is Cool.

 

 

Le catchy 'Flow':...go, go, go ,go...flow, flow, flow...
Les gamins piquent une crise et ajoutent quelques effets fuzzy à leur pop ingénue.
'Rapid' au son cathédrale, la grande bringue venant conter fleurette aux lycéennes frontstage.
That was it, Brussels, thank you!
P1030227
35' , un peu court, mais leur album fait moins de 30'.
Le jardin d'enfants exige un bis.
OK, but more vocals and more reverb, please..
Let's go: 'Cry with me, baby'
Eh, Ben, keske tu fous, joue le même morceau que nous, menneke!
On remet ça...cry with me baby... Grand numéro de Bennett: je me cache derrière un ampli, je me roule sur les chicons, je fais un cumulet ou deux, je chante dans l'oreille de la petite Doris ...pendant que les autres terminent la pétillante mélodie.

Séance dédicaces et photos souvenirs.
Finalement, un petit concert sans prétention, bien sympathique et un groupe à revoir dans de meilleures conditions.

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Published by Michel - dans Concerts
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 19:10

La  Lanxess Arena, Willy Brandtsplatz à Cologne, est une salle omnisports, construite fin des années 90, utilisée pour les grands concerts en Rhénanie- Nord-Westphalie.
Capacité: 20000 personnes= 3 x Forest National.
Tous les hôtels proches du complexe affichent complet, il faudra loger dans un hôtel près du centre ville.
L'accueil y sera impeccable, le seul hic c'est que le lendemain les clients sont éveillés par de tonitruants hauts-parleurs placés dans les rues voisines.
Explication, le 3 octobre:Marathonlauf (Läufer und Inliner) in der Kölner Innenstadt, l'organisation toute germanique prévoit une répétition générale à l'aube.
La situation n'est pas idéale pour une journée de tourisme.
sept-2010-0399.JPG
Peter Gabriel, le concert!
sept-2010-0401.JPGNos places sont excellentes à quelques mètres de la scène, cachée par un rideau de lumières orangées.
20h et des poussières, le public impatient tape des mains, Peter Gabriel, in deutscher Sprache parfait, présente Ane Brun , qui assure le hors-d'oeuvre: deux titres à l'acoustique, en solo, et elle quitte le podium.
Une voix off se fait entendre sur orchestration symphonique, petit à petit les musiciens apparaissent tels des ombres, le rideau lumineux s'élève, Peter Gabriel se profile au devant de la scène chantant 'Heroes' de David Bowie.
 Ane Brun et Melanie, la fille de PG , assureront les choeurs.
Tout l'album 'Scratch my back' sera joué.
L'acoustique est superbe, la voix profonde de Peter et l'orchestration majestueuse m'arrachent les tripes.

Après une brève pause, le temps pour Peter de reposer sa voix et pour nous de nous abreuver, le concert reprend pour une seconde partie consacrée aux morceaux de l'ex- chanteur de Genesis.
A 60 ans le timbre de Peter reste magique, il te replonge loin dans ta jeunesse.sept-2010-0406.JPG
'Digging in the Dirt' et 'Red Rain' m'ont donné des frissons dans le dos.
'Solsburry Hill', avec une brève séquence de 'l'Hymne à la Joie' termine le set.
Le public, debout, chante et tape des mains.
J'avais envie de danser.
sept-2010-0402.JPG
Peter revient pour un triple rappel et présente tous les musiciens (une bonne cinquantaine).
Un concert fantastique de plus trois heures.... mais personne n'a  vu le temps passer.
L'ange Gabriel n'a pas fini de surprendre!

sept-2010-0409.JPG

Peter war phänomenal...

Setlist
Set1 : Scratch my back en entier

  1:Heroes 2:The Boy In The Bubble 3:Mirrorball 4:Flume 5:Listening Wind 6:The Power Of The Heart 7:My Body Is A Cage 8:The Book Of Love 9:I Think It's Going To Rain Today 10:Après Moi 11:Philadelphia 12:Street Spirit (Fade Out)

Set 2
San Jacinto
Digging In The Dirt
The Drop
Signal To Noise
Downside-Up
Mercy Street
The Rhythm Of The Heat
Washing Of The Water
Intruder
Red Rain
Solsbury Hill


Zugaben:

In Your Eyes
Don't Give Up
The Nest That Sailed The Sky

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Published by Clelia - dans Concerts
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 13:17

Une  Rotonde bien garnie en ce pluvieux samedi d'octobre.
Une colonie d'attrayantes suédoises s'est déplacée pour applaudir une compatriote répondant au même canon esthétique nordique:joli minois, blonde, grande, souriante...

 Fredrika Stahl
P1030197.JPG
Non, ne sors pas ton Lagarde et Michard, aucun lien de parenté avec l'intrigante baronne Anne-Louise Germaine Necker, devenue de Staël-Holstein.
Fredrika naît à Stockholm, mais réside depuis plus de 15 ans du côté de la butte de Montmartre et manie le vocable roman à la perfection.
A peine 25 printemps et déjà 3 CD's, que tu dois chercher dans les rayons vocal jazz. Elle vient nous présenter le nouveau né 'Sweep me away'( juillet 2010) aux coloris pop.

20h15'
Rémi de Coudenhove traverse la scène, ramasse une acoustique pour nous sortir, en intro, quelques bruitages expérimentaux ( la blonde Valérie, pas scandinave, note judicieusement: c'est Mongolito sans masque...).
Fredrika, printanière dans sa petite robe à fleurs, prend place derrière les claviers... Go!
'Sweep me away' une voix douce, caressante....this was beyond my control... Une mélodie légère, séduisante. On est plus proche de l'univers d'Emiliana Torrini que de celui d'Ella Fitzgerald.
Un coup de balai, au suivant: 'Fast moving train'.
Va pas croire que c'est le Thalys, c'est frais, enjoué, chatoyant.
'She & I' une guitare bluesy ( te rappelant les accords de 'The Cat came back' dans la version française de Steve WaringP1030191.JPG 'le matou revient le jour suivant') , un timbre superbe, enchanteur... joli comme les meilleurs titres de Katie Melua.
Elle est diserte, la blonde enfant, va nous raconter son quotidien, des anecdotes... comment préparer les choux de Bruxelles à la mode de Norrköping, les sempiternels 'ça va toujours Bruxelles' ou 'elle est sympa cette salle avec les petites étoiles', bla bla bla... n'irai pas jusqu'à suggérer, comme François, que c'est Malibu Stacy, mais bon, on aura droit à pas mal de banalités.
P1030204.JPGLa petite histoire servant à introduire 'A drop in the sea' n'était pas dénuée de bon sens: suis-je cliché, se demande-t-elle?
Cette goutte dans l'océan est une gentille ritournelle que tu te surprends à fredonner après une seule écoute.
'Song of July' tu la connais celle du petit fägel qui vient chanter à ta fenêtre tous les matins, sur le CD vous pouvez entendre son gazouillis, l' ai samplé.
Rémi envoie, svp: cui cui cui ..: alouette? chardonneret? mésange-charbonnière? tarin? pipit?
Bucolique, en tout cas.
'Altered Lens' jeu de guitare ciselé, boucles ...oh keep believing.... tendre ballade.
Un uptempo 'In my head' et un titre en français ' Pourquoi pas moi', une valse sereine.
Les chansons d'amour passent mieux chez Sarkozy que chez Frederik Reinfeldt.
  

 

 

P1030207.JPGFredrika Stahl, une Jean Seberg du 21è siècle, ayant choisi le chant plutôt que les planches ou le studio.
Some funny female jazz ' What if'.
Et une chanson Danone, ça vous dit? Petite, je rêvais d'aller saluer Tintin sur la lune, c'est devenu ' Rocket trip to Mars' , une fusée multicolore.
La sensibilité de Mademoiselle Stahl est essentiellement féminine, son univers est lisse et fruité. Pas de cris de colère, ni de sentiments d'angoisse, pas d'exhibitionnisme non plus, mais des mélodies bien ficelées et empreintes de classicisme pop.
Un titre du second album 'Stuck on a stranger', magnifique et profonde ballade.
Bruxelles, on arrive au dernier titre.
Miracle, Rémi prononce deux syllabes: 'Déjà'.
' So High' quelques touches Tori Amos ou Kate Bush, avant une séance fingersnapping.

60' agréables.

Bis
Une jazzy lovesong 'I'll win your heart' .
Aucune difficulté pour conquérir les coeurs des mâles présents.
Vous fûtes sympa, on vous en joue une dernière.
D'accord, Rémi?
Comme si le petit avait son mot à dire...
'Fling on boy', petite rengaine t'invitant à la danse ...don't waste our chance away... , je t'en prie, mon garçon, et Bruxelles de battre des mains.
P1030211.JPG
Direction la gare pour Fredrika et Rémi.
Quant à nous, Valérie et François, une longue nuit de beuverie se dessine: c'est l'anniversaire des C C C, limonade bannie!

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Published by Michel - dans Concerts
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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 11:02

Sur place, pour mener l'enquête, Adolf Beulemans, le plus fin limier de la police uccloise.
En Bart, vertel eens, un meurtre ici, in 't  Candelaershuys?
Explique, fieu!
Ai vu ces assassins durant les Nuits Botaniques, me suis dit qu'ils pouvaient refaire le coup à Uccle, leur ai refilé un contrat en bonne et due forme.

 Murder
P1030169.JPG
Un duo de Copenhague.
P1030164.JPGDes voisins de den lille halvfrue, croisés, en 2008, du côté du Sablon (La Maison des Musiques).
Le barbu, Jacob Bellens, au chant profond et Tintin Anders Mathiasen, acoustiques et seconde voix.
Pas trop de monde dans le club, on aura droit à un concert intimiste, unplugged and no mikes.
Excellente idée du tenancier, la pureté cristalline des timbres danois sied parfaitement à cette approche minimaliste.
Après avoir éliminé, sans douleur, un asthmatique dont la bruyante respiration troublait le silence monacal, Jacob et Anders amorcent 'Providence', un titre qu'on retrouvera sur le CD n°3, devant sortir dans 15 jours.
Jolis arpèges ciselés , harmonies à la Simon & Garfunkel... but the ways of this providence are the worst I 've ever seen...
Mélancolie nordique et esprit americana: combinaison gagnante!
'Aqueduct' limpidité, fluidité, quiétude... comme si tu replongeais in the late sixties/early seventies en écoutant Nick Drake, Sandy Denny, Pentangle et autres grands du folk anglo-saxon.
''Picker of cotton': non, c'est pas du Eddie Cochran, ni une insulte raciale, mais une lente, grave et introspective mélodie ... I'm in search of the truth, I'm a priest in the graveyard...
Pas un souffle dans le salon, tes lèvres n'osent même pas effleurer ta Jupiler de peur de briser ces instants de grâce.
You know, nous confie Mr Bellens, the way we play our music today is the best way to play it: fuck electricity... manquait les chandelles ou les bûches dans la P1030168.JPGcheminée et la bouteille d'aquavit!
'No room for mistakes' sonne très Kings of Convenience.
' Subrosa', Stuart Staples, de Tindersticks, indique que Murder est son favourite new band ( il existe depuis 10 ans, tout de même) , c'est pas nous qui allons le contredire.
La quête de Murder c'est d'arriver à l'essence d'une chanson, sans enluminures décoratives, ni surcharge pondérale, ni make-up grossier: la beauté à l'état naturel.
' Sounds below the sun' sur l'album précédent ' Stockholm Syndrome',tout aussi fragile.
'Feast in my Honour' melancholic mood!
Paysage de moulins à vent sous la pluie et songeries brumeuses.
People, we've got an uptempo: ' Telegraph' , jamais enregistré..
Faxé, maybe?
Oui, plus rythmé, Jacob bat la mesure en se tapant les cuisses, ou plutôt les poches emplies de cents danois.

 

 

' Daughters of Heavy' this is another sleeping pill.
Vais l'avaler avec un coup de houblon.
' Bodies Collide' nouvelle tranche de folk noir.
On termine par 'Help the Dead' , titre que tu penses utiliser avant ta mise en terre.
Jusqu'à hier je voulais 'YMCA'.
Ce gothic folk/blues d'outre-tombe est tout bonnement génial.
Dorénavant au lieu d'aller nourrir les canards, j'irai feed the dead .... they still need to nurture their skin & their bones... la réssurection de la chair passe par l'alimentation des cadavres!
P1030173.JPG
Cette écoute religieuse mérite un rappel:
'Drawn in the dirt' , une dernière carte postale nostalgique.
55' de douceur, de sincérité, d'authenticité...

Murder reste chez nous jusqu'au 3 octobre, consulte leur myspace!

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 13:56

 A Song a Place organise son deuxième concert de la saison dans le cotonneux  Sazz'n Jazz.
Après Rue Royale et Akward I, le collectif   accueille Catherine Graindorge et  Julia Kent, deux artistes au background classique.
A 20h30' le douillet jazz club d'Ali Bagseven fait le plein et Ann Arbor introduit, sobrement, celle qui doit ouvrir les (d)ébats:

 Catherine Graindorge
P1030137.JPGComédienne, violoniste, compositrice, auteur annonce la bio.
Elle passe allègrement de Shakespeare à Heiner Muller, dialogue avec Bernard Van Eeghem ou manie l'archet chez Nox, sans oublier Sagara, One One One ou Monsoon.
Ce soir l'éclectique bruxelloise travaillera sans filet, armée de ses violons, archet, ampli, effect pedals et samplers.
' On air' est une pièce composée pour une chorégraphie dont la première aura lieu à Paris dans quelques semaines.
Un violon lugubre déformé par une wah wah, à l'instar d'un Jean-Luc Ponty.
Une lente mélopée en forme de lament celtique se balade sur decorum Jimi Hendrix.
La musicienne oscillant, d'avant en arrière, au gré des mouvements.
Profitant de la mise en boucles, C G change d'ustensile et amorce un jeu en arpegio pour ensuite reprendre le thème initial.
Belle maîtrise technique pour un soundscape lancinant et répétitif, proche des aventures de Wim Mertens ou de Gavin Bryars:du classical ambient!
'Animal 1' une composition créée pour la pièce du même nom.
Tout aussi minimaliste et filmique, grâce aux percussions samplées. En fermant les yeux(et si tu as prévenu ta mutuelle), tu peux atterrir en Tanzanie, du côté des Serengeti volcanic grasslands, et admirer un stotting d'élégantes gazelles fuyant de cruels prédateurs.
'Lumière' une pauvre note de piano désaccordé , quelques balbutiements au violon, le jour se lève du côté des Carpathes.
'Animal 2' un retour dans la Savane, distrait, tu y avais oublié une épouse!
Michael Nyman s'occupant du soundtrack de cette Odyssée africaine.
'Ombre' d'angoissantes vocalises haletantes sur nappé de violon funèbre.
Miss Graindorge entamant une danse macabre avec son instrument.P1030140.JPG
Requiem pour un spectre!
' Les Bambous' le violon se fait légère mandoline...
Bambou
dans tes silences se dessinent
Bambou
des africaines abyssines
Mais non, c'est pas du Chamfort, le violon fébrile suit les fléchissements des poacées balayées par un vent tiède et caressant.
'Kayak' je cogne mon Stradivarius, j'emboucle (ai téléphoné à Larousse, il l'inclura dans l'édition 2011) ces sonorités, je gratte l'animal, corromps les sons obtenus pour vous jouer un blues expérimental tout en pagayant gaiement.
Anseremme : terminus!
Fin d'une audacieuse et aventureuse escapade.
Le 8 octobre Catherine Graindorge se produira au Botanique avant Joy.
A ne pas manquer!

 Julia Kent
Que dis-tu, Véronique?
Ah, Julia naît à Vancouver.
Que disent les annales de Bloomington?
P1030142.JPGJulia studied cello at Indiana University.
Fait partie de Rasputina, un cellorock band créé par Melora Creager, rejoint Antony & The Johnsons pour le second album ' I am a Bird Now' et en 2007 sort son premier effort solo ' Delay'.
Depuis peu, un petit frère, un EP 'Last Day in July' (août 2010), un second full CD verra le jour en 2011.
Cachée derrière son violoncelle, déchaussée ( nice tattoo on her right foot), la canadienne attaque 'Acquario' , un verseau d'une beauté austère.
Même scénario que chez Catherine Graindorge, mais un seul instrument et un attirail électronique réduit de moitié.
Boucles en strates, séquences discrètes et un violoncelle inspiré.
Le Sazz'n Jazz décolle pour un second périple harmonieux.
'Ailanthus' une pièce arborescente raffinée, débutant par un jeu en arpèges mis en boucles, avant qu' un archet grave ne vienne taquiner ce Vernis du Japon à la sève toxique.
Ampleur majestueuse!
'Carapace' noirceur romantique slave, contrebalancée par quelques envolées John Wayne en phase amoureuse.
'Guarding the invitations'. Invitations à l'italienne: légères, pétillantes à consommer accompagnées d'un frais Trebbiano.
Quelques accords jazzy, le violoncelle transformé en contrebasse, pour annoncer 'Missed' , arpèges, glissando sec, boucles.... une complainte opaque.
L'archet se mue en baguettes et martèle les cordes sans agressivité. La tension monte, cette fée a réussi à t'hypnotiser, te voilà vissé à ton siège, dans l'incapacité de mouvoir le plus ténu de tes membres.
' Last Day in July' d'une lenteur aristocratique.
Tout le club baigne dans une voluptueuse atmosphère de mélancolie byronienne.
Un poème sonore, dixit Denys-Louis Colaux.
Effectivement, la force évocatrice de ces thèmes atmosphériques est sidérante: une aube voilée, un lac couverts de brumes, le silence... une palette délavée de gris, d'étain, de lait.
'Tempelhof', une marche vivace, bourrée d'effets élastiques.
Les doigts glissent le long des cordes, l'archet taquin virevolte, les notes deviennent flexibles, s'étirent...
La paume amorce une nouvelle descente sensuelle le long du corps offert.
Soudain, un couic met fin à l'exercice amoureux.

 

 

P1030154.JPGJulia Kent clôture son récital avec 'Elmas'( toujours l'Italie), un lent concerto d'un autre siècle.
En clair obscur, plus proche de Rembrandt que du Caravaggio.
Tu laisses tout un flot d'impressions et d'émotions parcourir ton corps et ton esprit.
Tu seras tout surpris de devoir quitter tes songes après d' ultimes arabesques afin, comme les autres, d'implorer un bis.
P1030159.JPG
Catherine will you join me, dear!
Julia, ma chère, mes outils sont à l'atelier.
The audience can wait, darling.
Sans adjonction d'électrons salins, les brillantes gentes dames nous concoctent un impromptu du meilleur effet!
Julia Kent et Catherine Graindorge: grâce et talent!
Talent et grâce, pas de jaloux!

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 10:46

Toujours agréable d'assister à un concert au  Depot, face à la gare de Leuven.
Ambiance cool et acoustique au top.
Ce soir, pas mal de Bruxellois( les gaillards Guy et Milou menant le bataillon) se sont déplacés chez Tobback, en effet si  10cc a prévu cinq dates dans notre folichon pays, tu n'en dénombres aucune dans le lopin francophone.
Va pour Louvain!

 10cc
P1030097.JPG
20h55'
Le public ( pas une masse de teenagers boutonneux) est chaud, le band en piste.
Que reste -t-il de 10cc?
Vingt-cinq centilitres du groupe original: Graham Gouldman, un petit gars qui composait des popsongs dans son berceau.
Durant les sixties, il sévit dans une dizaine de bands, dont The Whirlwinds, The Mockingbirds, pour lesquels il compose 'For Your Love' megatube pour les Yardbirds, The Mindbenders etc...
Sa marque de fabrique reste pourtant la composition de hits intemporels: 'Bus Stop' -'No Milk Today' - 'Tallyman' pour n'en citer que 3...
Exit Eric Stewart et, depuis longtemps, Kevin Godley ou Lol Creme!

10cc 2010: ça a un sens, c'est pas juste une machine à fric?
Demande à ma blonde voisine, la vingtaine, elle me confie avoir assisté à un des meilleurs concerts de sa jeune vie, quant aux vétérans, ils étaient au paradis!
Pour épauler G G( basse, guitares, vocals) : le solide Paul, it's my birthday, I'm 60, youpie , Burgess aux drums, sur la route avec 10cc depuis 1973. On l'a vu avec Camel, Jethro Tull, Joan Armatrading, Chris Farlowe, The Icycle Works... t'imagines?
Mike Stevens( keyboards, guitars, vocals and saxophone) , ce garçon a accompagné Chic, Barry White, Dionne Warwick ou Mica Paris....
Et Rika Zaraï?
Pas sûr!
Le guitar hero( + vocals); Rick Fenn, depuis 1976 dans l'écurie. Collaborations: Mike Oldfield, Nick Mason du Floyd, Elkie Brooks, Jack Bruce, Rick Wakeman... c'est clair?
Lead vocals, guitares, percussions, claviers: le gars qui parvient à faire oublier Eric Stewart: Mick Wilson.
Des noms? Chris Rea, Cliff Richard, Kylie Minogue, Courtney Pine...
Ce line-up de rêve nous fera rêver!
P1030114.JPG
P1030115.JPG'The Wall Street Shuffle' pas pris une ride, ce tune.
Des harmonies vocales canon, un voisin m'embrasse (non, c'était pas Di Rupo!).
Superbe entrée en matière.
Hit deux, séance handclappings: 'The things we do for love', les instruments passent de mains en mains, Leuven fredonne ...the things we do for love... on ferait n'importe quoi!
'Goodmorning Judge', toujours sur 'Deceptive Bends', rocking time, babe!
Quelques samples discrets: 'I'm Mandy fly me', un titre à la structure complexe et aux harmonies vocales omniprésentes.
The Beach Boys meet the Beatles.
Composé par Lol et Eric 'Life is a Minestrone', du rock Walt Disney, ajoute du parmesan pour la garniture.
Géniale, la recette! Laisse la soupière, per favore!
Un solo crapuleux, une basse mélodieuse: 'Art for Art's Sake' .
Lard pour lard, mon cochon!
Esthétique!
'Silly Love' un petit twist théâtral.
Les pépères s'amusent, le Dépôt encore plus!
Un petit tour au 'Number One' à Steenokkerzeel, sous la boule scintillante?
'Donna' du British doo-wop , mixant Paul Anka, Neil Sedaka et Frank Zappa avec une touche Monty Python.
On adore!

 

 

P1030123.JPG'Feel the Benefit', bénéfique ce 10cc grandiloquent et symphonique.
De nombreux changements de tempo, des vocalises osées et un solo senti de Mr Fenn.
Magistral, Leuven en ébullition!
'The Dean and I' écrit par those bastards who left us: Godley & Creme!
'From Rochdale to Ocho Rios' un calypso dominé par des sonorités steelband.
Un accord de synthé de 2 secondes, tout Le Dépôt explose: 'I'm not in love'.
Le gars à tes côtés était pas le seul à pleurer.
Des magiciens!

 

 

Le concert entre dans sa phase crescendo, des mamies retrouvent leur grâce d'il y a 30 ans pour danser sur le gigantesque 'Dreadlock Holiday'.
Un des premiers reggae bâtard.
Nostalgie quand tu nous tiens, et le salaud entonne ... I don't like Leuven, I love it...
Monstrueuse farandole!
Explosion de joie!
P1030128.JPG
80' d'euphorie.
Bis!
'Rubber Bullets' : twisting time again.
Formidables sexagénaires, et quand Mike nous sort un sax de sa poche, le rock vire rhythm'n blues noir et poisseux.
Ils sont crapuleux: Wilson Pickett meets IkeTurner!
Apothéose d'un concert anthologique!
P1030129.JPG
Leuven n'a aucune envie de quitter l'ancien cinéma et le band, ravi de l'accueil, rapplique pour un nouveau rock encyclopédique: 'Slow Down', écrit par Larry Williams en 1964 et au répertoire des Beatles.
Quand 10cc se met au rock, c'est pas bidon!

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Published by Michel - dans Concerts
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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 14:35

Trois jours de concerts gratuits tous azimuts:  le rallye Chantons Français: 50 free gigs , une quinzaine d'adresses.
En ce gris dimanche , le Jacques Franck programme trois artistes, dont  Cloé du Trèfle!

18h et quelques cendres, rendez-vous dans la magnifique salle pour le dernier projet de Cloé Defossez, alias Cloé du Trèfle.
'Hasards de trajectoires- D'un matin comme un autre' (Metro).

P1030076.JPGDe la climatologie?...Une saison cyclonique plus arrosée que venteuse pour l'instant..
Théorie des probabilités mathématiques? Nouvelle conjecture du mouvement Brownien ?
Non, le troisième album solo de l'ex Clover's Cloé.
Un concept audacieux: une création radiophonique en quinze séquences, un road movie, pour citer quelques chroniqueurs influents, si ce n'est que la route est remplacée par un voyage underground dans le sécurisant métro de notre riante capitale.
Sur scène: un clavier, une basse, une guitare, quelques monitors, effect pedals, deux écrans et une vieille table ressemblant à une machine à coudre Singer, tu sais le type à pédalier qu'utilisait ton arrière-grand- mère en 1948.
Le trèfle paraît minuscule sur le podium.
Mot d'explication: en principe 'Hasards de trajectoires' forme un tout indissociable, il faut compter 70' en temps réel pour le mettre en scène. Maar, dames en heren, je ne peux occuper la scène que pendant 45', donc censure, coupures, bricolage etc...
Le vidéaste de service a pour nom  Fred Vaillant, Fredo a collaboré avec de nombreux chorégraphes ou metteurs en scène ( Isabella Soupart, Derek Goldby e.a.) et se considère comme artiste visuel.
Quant à la tricoteuse utilisée pour envoyer les séquences, elle est l'oeuvre d'un ingénieur ingénieux, Giot Rudi, informaticien féru d' électroacoustique.
P1030085.JPG
T'as pointé ton titre de transport? Let's go...
'Prologue' une introduction classique au piano sur fond de bruitages urbains: escalator, ronronnement de machines... beau travail de sound-fishing.
Pendant combien d'heures a-t-elle squatté la sonothèque?
'Lisa' c'est l'héroïne anonyme de ce thriller statique.
On la suivra dans ses rencontres fortuites, ses séances d'observation, ses monologues, son quotidien.

 

 

C'est qui Lisa?
C'est toi, c'est moi, ta voisine, quelqu'un ...
Voix off:... 8h40, en route pour le boulot ...
Trafic de merde.
Lisa s'arrête, observe ..et se retrouve observée...
Cloé décore ce scénario de lignes de guitare indie, transperçant un soundscape mixant l'ambient, le trip hop ou l'industriel.
P1030086.JPGLisa c'est l'Amélie Poulain de Cloé.
Très vite, l'auditeur/spectateur se laisse entraîner dans cet univers Ionesco/Samuel Beckett au décor sonore mécanique ( déplacement d'air, vibrations, soufflerie, rame démarrant ou arrivant, ouverture/fermeture des portes accompagnées de bip bip oppressants.... ) ou humain (bribes de conversations, annonces bilingues, pas, courses...), enrobé de mélodies électroniques.
'La réalité dépasse de loin la fiction', la ville vue au travers d'un prisme déformant.
'Allo' .Une basse, le téléphone sonne, Gina répond (la voix d'Elisabetta Spada, la romaine) .Telecom Italia versus Belgacom.
Axel, c'est comme ça qu'il s'appelle, franchit le pas, il va aborder cette jeune fille qu'il croise tous les jours. Début d'une romance?
On reste dans le vague, la guitare devient incisive, les bruits ferroviaires s'intensifient, avant de voir Cloé reprendre place derrière le piano pour entamer une mélodie bucolique. Un songe?
Cet instrumental a comme titre 'Métro Boulot, c'est trop'.
Cerveaux atrophiés, détresse existentialiste, les grandes interrogations humaines: finalité de l'existence, déterminisme, absurdité... Que disait Macbeth: la vie n'est qu'un fantôme errant...
T'es loin d'un tour de chant conventionnel.
C'est à la fois moderne, glacé, technologique mais vachement réel.
Nouvelle station 'Arts-Loi', nouveau personnage, récurrent dans le métro: le mendiant, le marginal, le pas intégré... l'autre.
Rejet, dégoût, solitude!
Un second croquis sur riffs de guitare agressifs... ici c'est chez moi ... encore un inadapté ayant choisi une autre voie...
Regard lucide et musique sombre.
Voilà la dernière, 'Exit', un piano Stockhausen, dramatique, dissonant sur bruitages métalliques et venteux.
Une accalmie, une lueur d'espoir, la mélodie vire ligne claire.
Terminus.
Respire!

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 13:21

Un an plus tard, grand retour de  Kelly Zirbes et de son gang de Los Angeles , tous ready to kick your ass to make you move: ça va chauffer au Montmartre!
Didier, tout émoustillé, nous annonce que le concert sera enregistré pour la confection d'un CD live:
' Kelly's Lot Live in Café Le Montmartre', ça a de la gueule.
Les Californiens terminent une tournée européenne, les ayant menés en France et à Antwerpen.
Ces trois semaines on the road ne les ont pas marqués, ils pètent la santé et vont mettre le feu à la baraque!
P1020899.JPG
21h10'
En piste: Kelly Z , toujours aussi sexy et dynamique (vocals, quelle voix mamma mia, une réincarnation de Janis, et acoustique pour quelques morceaux) - sa tendre moitié, une fine gâchette : Mr Perry Robertson, dont le visage ne se départ jamais d'un large sourire - Rob Zucca, l'homme à la red guitar exaltée- sunglasses Matt McFadden à la basse et un drummer, ce coup-ci:le Texan, Robert Dill, un gars qui s'ébat avec les Lone Goat de Sean Wiggins ou le Paul Inman's Delivery.
Un petit Bonnie Raitt pour entamer la soirée :' Give it up or let me go' , de la passion, de la rage, du bluesrock qui pompe.
Pas étonnant que Miss Z ait choisi Bonnie Raitt pour ouvrir, elles ont le même type de timbre: raucous and hot!
OK, on y va pour 'Nobody Here' , méchant regard du côté de Perry qui a envoyé les accords funky de 'Better Way' . Ecoute Perry,... I'm gonna bury my love, plus personne ne peut me blesser, marre de tous ces mecs qui me flanquent le blues.
Juteux travail de Mr Robertson.
A new song 'Coffee' ou 'Taking Time' .P1020977
Comment l' arabica?
Strong, aux senteurs Stevie Ray Vaughan!
Un funky 'Train' et une nouvelle compo 'You're the only reason' , une histoire de nana amoureuse du mec qui lui convient pas.. the devil comes knocking and he looks like you... tu vois le style?
Méchante croqueuse d'hommes, Miss Kelly.
Le type lui ayant dit 'Yes' devant le maire, décorant ce blues d'une slide vicieuse.
'Right now' a happy song, pour vous prouver que je ne suis pas une mégère aigrie.
Mais non, t'as pas l'air d'être Katherina Minola, la shrew du grand William de Stratford-upon-Avon.
P1020903.JPGUne bluesy/soul ballad dédiée à Janis Joplin: 'Take this heart' .
D'accord, baby, c'est combien?
Titletrack du CD de 2003 'Come to this' , moite et sticky.
Question existentielle?
Comment j'ai fait pour en arriver là?
Le matin devant le miroir, tu te demandes pareil: t'étais jeune, beau etc...
Le feu passe au vert, fonce ' Drive' .
Elle tire bien cette caisse!
Zucca en vedette pour le slow blues poisseux et introspectif ' Woman's Love'.
Clos les paupières, pense au 'It's a man, man's world' de James Brown et t'auras une vague idée de la force évocatrice de cette plage magistrale.
Mes voisines inondaient la table de leurs larmes, ai dû sauver leur verre de pinard qui allait avoir des saveurs salées.
'Pistol' un petit country rock pervers.
Pas annoncé sur la setlist, la tornade 'Don't give my blues away' (titre à vérifier).
' Tired' un coup de fatigue?
No, I'm tired to be alone..c'est du blues, mec!
Les deux gratteurs sont éblouissants.
...I'm so blue... les nanas à mes côtés remettent ça.
Un kleenex, filleke?
Perry, qu'as tu fait à cette gentille Kelly, crapule?
Tout le bistro tremble.
'Nobody here but me' second essai pour cet egotrip nerveux.
Et le rock 'Happy Girl' met fin au premier set de 80'.
P1030007.JPG
Set 2
P1030039.JPGCourte pause permettant t'éviter la déshydratation et Kelly s'empare du micro: joli sifflement, 'Close my eyes' , un flamenco rock aux touches Santana meets Dire Straits.
Ravissant et quand le colibri reprend son chant du merle, tu revois 'Once upon a time in the west' en version originale.
En singalong 'Me & Bobby McGee' Janis Joplin covers Kris Kristofferson.
Perry, darling, passe moi la guitare sèche.
Sure, baby!
'This town' une ballade latino décrivant the sad part of town.
Molenbeek, si tu veux, une ville qui te bouffe tout cru!( sans mayonnaise).
'Broken Man' a sad slow.
'The light' du roadhouse blues lumineux. J'ai vu la lumière... une visionnaire!
Perry s'empare du micro, voix et guitare en mode John Lee Hooker... Le Montmartre décolle!
Boogie time.
' Redbone' I just love the French dramatic/cabaret songs...
Nous aussi.
Quelle aguicheuse, cette madame!
'Crossroads' Robert Johnson. Un Carrefour qui ignore la faillite.
'Unsure' si t'as pas une confiance inconditionnelle in the one you love.
... Tell me you love me... Kelly, pas de panique, tout le monde t'aime, baby.
... how can I be sure?
Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, je vais pas m'en faire...
Que pasa? Tous, piqués par un insecte exotique, se mettent à sauter comme des kangourous dopés et entament un sprint final style Cavendish.
'Route 66' pas besoin de GPS.
'Today' annonce la madame.
Wat zeg je, Perry?
Ton acoustique proteste... Muriel (Muriel Devos est leur agent en Europe et a mis en place cette tournée), viens m'aider, maske: 'La vie en rose' version bilingue, la môme croisant Grace Jones.
Hurlements sur la butte.
Perry?
Yes.
'Today' , un Southern rock enlevé, Perry is from Texas, you know.P1030046
' Just a heart' du ska blues trampoline. Grosse foire on stage.
An oldtime favorite: 'House of the rising sun'.
Avec une invitée, une fan ayant fait le déplacement depuis Paris, pour un couplet en français... les portes du pénitencier....
Ambiance au zénith, Johnny heureux, sa maman retoucheuse aussi, papa en vadrouille...
My mother was a tailor
She sewed my new bluejeans
My father was a gamblin' man
Down in New Orleans ...
Bordel,cette nana est une performer exceptionnelle et son band tue, la wah wah de Perry est époustouflante.
Talent, joie de jouer, émotion... they can entertain a crowd.
Thank you, Didier and Le Montmartre...
75'

Un calcul: 80'+ 75' =..
T'en as eu pour tes pesos, surtout que t'as rien déboursé...

Bis, bis, bis...
Oui, vous en aurez trois!
Melanie, 1972 ' Brand New Key': génial!
Melissa Etheridge, pour mes voisines:'Let me go' et une bombe, pour finir en beauté: Janis Joplin and the Big Brother Holding Company 'Piece of my heart'.
...Take another little piece of my heart now, baby!
oh, oh, break it!..

 

 

C'est pas un petit morceau qu'elle a pris, c'est le muscle entier!

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 13:16

Un concert confidentiel en ce dernier vendredi de septembre.
Love Amongst Ruin featuring Steve Hewitt from Placebo annonce pourtant l'affiche du  Bota, que fait le Bruxelles rock?

A 20h35,  Love amongst Ruin rapplique.
P1020866.JPGSont six : Steve en frontman charismatique, un Nick Cave de chez sa majesté: vocals, guitar, shakers- deux guitaristes pas bidon: Steve Hove , tu lis bien Hove avec un V, pas le Steve du Yes et Donald Ross Skinner ( un gars ayant bossé, pendant des années, avec Julian Cope) - drums: le sessionman à la gueule Metallica: Keith York, une bête ( Ladytron, Bentley Rhythm Ace, The Orb, Lightning Seeds...c'est pas rien!) - bass, upright bass, une nana douée: Teresa Morini, annonce les spécialistes (Jazz Vixens, The Dandycats, The Fork Handles..., l'impressionnante madame est également songwriter)- un sixième élément, caché par un pilier du caveau, aux claviers ou violoncelle électrique et percussions: Laurie Ross.

Steve Hewitt quittait Brian Molko & co en 2007, un peu moins de trois ans plus tard, il sort un premier album 'Love Amongst Ruin' , nom du band qu'il a formé en 2009.
Du sous-Placebo?
Rien à voir, pas question de popsongs androgynes, L A R fait du rock: du carré, de l'énergique de celui qui tape dans les gencives et Bruxelles a aimé.P1020876.JPG

20h35
La table nous sert une mise en bouche symphonique et majestueuse, style soundtrack de Barry Lyndon, du Bach en mi-mineur.
Good evening, annonce poliment Mr Hewitt, we are Love Amongst Ruin.
'Blood & Earth' début en fanfare: un son gros comme une montagne, du rock brutal et rentre-dedans. T'es plus près des Queens of the Stone Age que de Placebo.
D'ailleurs Hewitt est clair:if you wanna hear pop you'd better leave & go to another venue...
'Alone' tout aussi sec que le précédent.
'Heaven & Hell' amorcé par le batteur. Une slide bluesy pour ce midtempo lyrique aux légères essences The Cure.
'Running' this is drum'n bass rock'n roll, annonce le leader.
Lourd, du seventies hard rock avec un méchant duo de guitaristes, une contrebasse qui ronfle, sans parler de l'animal martyrisant les caisses. C'est du béton, même si pour l'originalité on repassera.
Who cares, d'ailleurs?
Personne dans la cave, en tout cas: les pieds battent le rythme, la tête dandine, les nanas bavent...c'est bon signe!
'Away from me' Une ballade en demi-teinte , mélodieuse et bourrée d'effets de guitares, sur nappé de violoncelle romantique.
P1020879.JPGDu bon boulot.
Le Steve ne souffre pas de narcissisme aigu, il semble disponible et sympa tout en étalant de réelles possibilités vocales.
'Come on say it' joué live pour la seconde fois.
Superbe titre aux résonances psychédéliques.
'Truth' aux sonorités Nine Inch Nails, industrielles et héroïques.
'Bring me Down' n'a pas été repris sur l'album pour de sombres raisons but we'll fucking play it, we like that song. Un slow tempo attachant.
Leur premier single 'So Sad' (Fade), du stoner rock décapant.

 

 

P1020881.JPGLe sextet met fin au gig avec ' Home', un rock percussif et dansant, presque funky, montrant que LAR a plus d'une corde à son arc et doit être promis à un bel avenir.
Lio?
Diagnostic positif: convaincant, percutant, nerveux, on a aimé!
So, do I!

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 21:40

Pas trop de soucis pour atteindre le Stade Roi Baudouin en ce jeudi soir automnal.
La stratégie voiture+tram a du bon.
A 19h30, nous sommes installés au sein du bloc D de la tribune 1 à l'abri des intempéries et quelques quinze minutes plus tard,  Interpol ouvre les hostilités.
Lorsque l'écran circulaire affiche en lettres lumineuses le nom des new-yorkais, le stade est déjà bien rempli et bientôt il contiendra les 70.000 âmes attendues ce soir.
DSC05603.JPG
Le band attaque avec " Succes" et ô surprise " le son n'est pas mauvais du tout. Puissant mais pas assourdissant. La filiation musicale avec Joy Division est toujours évidente même si le groupe a gagné en maturité et en personnalité (comme en témoigne son excellent dernier opus) et affiche un bel aplomb.
" Say Hello to the Angels", "Slowhands", "Lights", "C'mere", "Barricade", "Evil", "The Heinrich Manoeuvre", les titres se succèdent entrecoupés de temps à autre par un " thank you very much" laconique. Une froideur qui est l'image de marque du groupe qui, même s'il n'est pas un groupe de stade, se débrouille parfaitement dans son rôle de supporting act. Il faudra les revoir bientôt dans une salle de capacité plus modeste afin de mieux profiter de leurs très bonnes compos.
20h30, fin de la première partie et direction le bar histoire de s'en jeter une avant le plat principal.

Setlist Interpol :

Success
Say Hello To The Angels
Slow Hands
Lights
C'mere
Summer Well
PDA
Barricade
Obstacle 1
Evil
The Heinrich Maneuver

 




21h15, l'écran circulaire lumineux affichent l'image des 4 U2 qui se dirigent vers la gigantesque scène oeuvre de la société belge Stageco.
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En fond sonore David Bowie chante Space Oddity.
Quelques instants plus tard les premières notes de "Return of the Stingray Guitar" emplissent le stade qui répond comme un seul homme. Ambiance du tonnerre.
Et pourtant...
Et pourtant au risque de me mettre à dos les afficionados du groupe j'émettrais quelques réserves concernant le concert d'hier soir.
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J'en donnerai donc 2 avis, un "pour" et un "contre".

L'avis "pour"
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Il est clair que pour le fan irréductible de U2 la grand messe que nous avons vécue hier constitue certainement un moment inoubliable et a tenu toutes ses promesses.
Le gigantisme de la scène, offrant au public une démonstration technologique sans précédent, constitue l'essentiel du show. Le son est bon et le principe de la scène centrale permet à tous de bien voir le groupe qui offrira à ses fidèles 24 titres durant 135 minutes de show. Ecran géant circulaire pouvant changer de forme, scène mega-giga-immense en forme de pince ou d'araignée, light show puissant, public nombreux, tout y est.
Chacun chantera à pleins poumons sur les titres phares comme "Mysterious ways", "Where the streets have no name", "Elevation", "With or without you", chacun versera sa petite larme sur "One" et sera ému par les messages de paix et de soutien d'Amnesty International véhiculés par Bono. Chacun enfin transformera le stade en une immense boule à facette en allumant son portable à la demande du frontman aux lunettes foncées et en fera la photo souvenir.
La machine est huilée, le peuple est content. Le merchandising fonctionne à merveille.
U2 est un des plus grands groupes du monde, c'est certain et la majorité du public a aimé.

Et pourtant...

L'avis "contre"
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J'avoue ne pas être un inconditionnel de U2 même si je fus assez fan de leurs albums et de leurs prestations scéniques jusque "Achtung Baby".
Avoir l'opportunité de voir le groupe "live" ne se refuse donc pas et je me réjouissais d'assister à cette date bruxelloise .
Pourtant, je dois avouer m'être parfois ennuyé, car le U2 d'aujourd'hui s'il a encore gagné en popularité et propose un show millimétré digne des plus grands ne possède plus la rage et la spontanéité qui ont fait de leurs prestations passées de grands moments de l'histoire du rock.
La setlist affiche quelques moments faiblards et inégaux qui parfois cassent le rythme. Il est clair que les derniers albums du groupe n'ont plus la qualité de leurs premiers opus et que le band se trouve au fil des années quelque peu emprisonné dans une image de marque de plus en plus "mainstream", lui permettant de toucher tant l'amateur de rock fidèle de ses débuts que la ménagère de - de 50 ans, auditrice distraite de Classic 21 ou radio nova.
Bien sûr on dira que Bono a toujours autant de charisme, que c'est un frontman né, que le groupe tourne comme une horloge et c'est certainement vrai, mais c'est bien là le problème à mon sens. Adieu la spontanéité, on est dans un show millimétré, et hélas au revoir le son rock et l'énergie incomparable du Live Aid 85 et de la tournée Zoo TV à Flanders Expo.
Le groupe est devenu écoutable par tous et attire plus le public par l'ampleur de ses shows que par la qualité de ses nouvelles compos et de sa musique devenue assez conventionnelle sans beaucoup de prise de risque. Il en arrive même parfois à se singer ...
Entendons nous bien, ceci n'enlève rien au magnifique parcours réalisé par Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen, que je respecte énormément mais me laisse juste une impression quelque peu mitigée concernant la soirée d'hier.
Trop de gigantisme tue l'émotion.
Ah oui dernière chose : ils n'ont pas joué Sunday Bloody Sunday...grrrr

Et pourtant...

23h30, U2 salue une dernière fois le public belge qui fut le premier public à les soutenir il y a maintenant bien longtemps. Ils sont là tous les 4 alignés devant la foule, simples, humains microscopiques presque perdus dans tout ce barnum.
Ovation.
Ce fut à mon sens le plus grand moment d'émotion spontanée d'un mega concert qui aura ravi la plupart des spectateurs présents.

Après tout si le peuple est heureux, que demander de plus ?

L'orage nous accompagnera sur le chemin du retour transperçant rapidement nos habits.
Le ciel se venge, Bono n'aurait pas dû chanter " Singing in the rain à plusieurs reprises...

Setlist U2 :

 

Return Of The Stingray Guitar
Beautiful Day
New Year's Day
Get On Your Boots
Magnificent
Mysterious
Elevation
Until The End Of The World
I Still Haven't Found What I'm Looking For
Angel Of Harlem
Bad
In A Little While
Miss Sarajevo
City Of Blinding Lights
Vertigo
I'll Go Crazy If I Don't Go Crazy Tonight
Pride (In The Name Of Love)
MLK
Walk On

 

 

 

[*]Encore:

One
Where The Streets Have No Name

[*]Encore 2:

Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me
With Or Without You
Moment of Surrender
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