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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 22:57
Toogenblik goes bluegrass!
Tu sors ta brouette 4x4, t'enfiles une chemise à carreaux et une salopette Levi's indigo blue, tu fourres ta blague à tabac à mâcher, décorée d'une photo dédicacée de Miss Monroe (1956), dans une des poches et ton flacon de 4 Roses de l'autre côté, après avoir passé le peigne dans ta barbe de 26cm, tu sautes dans ton tacot en poussant une cassette du soundtrack de 'O'Brother where are thou' dans le lecteur.
Eh pourquoi tu ressors?
Avais oublié ma baseball cap!
Haren, here we come!

Four Wheel Drive
2009_6-8812.JPGUne roue d'Utrecht: Joost Van Es: fiddle, vocals. Deux roues en provenance de chez le Bundeskanzler:Jurgen Biller (Stuttgart) au banjo and some sparse vocals und Alfred Bonk(Wiesbaden) à la contrebasse et tenor singing. En een Vlaamse wiel: Jan Michielsen (un ex Smoketown Strut, la référence bluegrass in België) à la guitare acoustique et vocals.
La roue de secours, pas utilisée tonight= Paul Van Vlodrop: mandoline.
Le groupe existe depuis 1987, la formation actuelle depuis 2003.
Deux CD's à leur actif et le Prix Nobel pour le Best European Bluegrass Band.

Une courte intro instrumentale pour nous montrer de quoi il retourne, et on attaque 'Don't You believe' de Don Williams. Les immigrants utilisent un seul micro et défilent à tour de rôle face au vieux capteur analogique, soit pour pousser la chansonnette, soit pour amplifier les notes de leur instrument. Pour les harmonies ils se collent à 3 ou 4 contre le brol inventé par Bell.
Trois minutes et t'as compris que t'as pas à faire à des manchots, ce sont des cracks.
'I'll never love anybody but you' t'as dit la même chose à madame il y a 36 ans.
Banjo time at the old ranch n°1, un beau numéro de banjo fingerpicking.
'Me & my fiddle' Joost s'amuse.
'Till the end of the world rolls round' nu is Jan aan de beurt.
Etonnante versatilité et pourtant cohésion magistrale.
2009 7 8810Alfred, geef er een bonk tegen, menneke!
Jawohl:'Listening to the rain', c'est vrai, il pleut à Haren. Un country lament suave.
Un morceau de Kenny Baker, le fiddler de Bill Monroe ' Festival Waltz': du hilbilly slave.
'The wreck of the old 97' une catastrophe ferroviaire d'avant Buizingen,1903 Virginia.
Une ballade country, reprise par tous les habitués de Nashville:Johnny Cash, Woodie Guthrie, Lonnie Donegan et même les Seekers.
'The Wild & Wicked World' sur leur premier Cd.
Un magnifique gospel chanté a capella, ' No Hiding Place', voit Toogenblik muet d'admiration, avant d'applaudir à tout rompre.
'Salty Dog blues' pas de Procol Harum, mais le bluegrass standard.
Petite leçon d'histoire: chômage après la Grande Dépression de 1929, les gens du Sud, des Grandes Plaines doivent quitter leurs états et travailler au Nord, résultat: nostalgie du Heimat :' Blue Ridge Mountain Girl'. Brillante version.
'Hot Corn Cold Corn' encore un traditionnel gazon bleu.
Pour terminer le set avec l'instrumental au violon nerveux:'Daley Reel'!
Musique sans âge, musiciens au sommet de leur art.

Set 2
On redémarre avec un gospel ' Walking in Jerusalem', avant de nous envoler, à nouveau, vers Nashville: 'Lonely Moon' un country larmoyant.
Banjo time at the old ranch, once again:' Hillbilly Twist', Jurgen s'accorde tout en jouant , les Yeehaa's fusent dans le honky tonk.
'Rain please go away' le romantique Alfred de Fausset au chant.

'Harvest Time' direction l'Alabama et les voleurs de grain pour la fabrication d'alcool frelaté.
'I'll go steppin too' Jan va vous chanter une tranche de vie, traitant d'adultère.
T'as tout faux, Kaaskop, il s'agit de tourisme...les églises, les musées et ...Les madames, Jan!
Joli numéro de guignol des Daltons.
A fiddle tune ' Bill Cheatam' et une protest song des Appalaches, mais aux influences irlandaises ' Thirsty in the Rain'.
Des assoiffés, il y en a partout.
Un a capella émouvant 'Don't this road look rough'.
Un instrumental pour fiddle et banjo:' Cattle in the cane'. Fast and flashy!
'Jealous', pas beau la jalousie, Jan... Punition divine, une corde cassée.
On continue sur trois roues, pendant que le jaloux part s'acheter des rustines.
Un traditionnel pour violon, 'Sally Gooden', en attendant le retour de l'enfant prodigue.
Le pistolero se pointe, instrument réparé, et saute dans le wagon.
'Lonesome without you' des Stanley Brothers.
'Uncle Pen' pas l'inventeur du riz, mais le tonton qui a tout appris à Bill Monroe.
La perle des Everly Brothers 'All I have to do is dream', reprise en choeur par les clients du club.
Un dernier instrumental aux envolées de violon lyriques ('Orange Blossom Special') et puis celle qui nous reste 'Cotton Eyed Joe'.
Joyeuse pétarade finale.
You want more, OK Brussels: 'Next Time in Town' , on se reverra la prochaine fois que t'es en ville.
For sure, guys, on y sera!
Bouquet final coloré.
Bye, bye...
Qui rapplique au pas de course? Luc, natuurlijk, allez mensen nog eentje ...
Une dernière tranche de bluegrass cake, a melancolic waltz, que tu danserais volontiers avec une Rhonda Vincent ou Alison Krauss.
2009_7-8815.JPG
Time to go, en espérant que ta charrette ait encore four wheels!
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Published by Michel - dans Concerts
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 17:06

Courte review pour concert tout aussi court. 30 minutes, pas de rappel ! Si vous veniez de loin, que votre place vous a coûté au mieux 7euros, ça vous fait une soirée très chère… même si vous êtes le plus grand fan belge de Dayve Hawk, beau leader du band, 30 minutes ça sent furieusement l’arnaque !

Venons en quand même au concert : Witloof bondé, batterie frontstage, fender, ordi pour les bandes et projecteur multimédia.

20h30 pile, Le batteur et Dayve montent sur scène, ils lancent la bande (basse et synthé principalement).
Leur musique navigue entre pop et électro sans trop trouver sa voie, c’est pas assez pop que pour rentrer dans l’oreille et c’est pas assez dansant que pour faire bouger ton popotin, tu ajoutes un chant fade et tu te dis qu’il manque quelques choses pour rendre la chose intéressante.
La grosse originalité du groupe est que toute les mélodies sont jouées par des « solos » de guitares et c’est pas mal foutu. Ajoutez un batteur qui abat un travail incroyable et vous vous dites que vous n’êtes finalement pas venus pour rien, mais pas non plus pour quelque chose d’époustouflant… 30 secondes pour me lire? Parfait contrat rempli!

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Published by Lio - dans Concerts
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 16:24
Concert Autour de Midi à la Maison des Musiques, accueillant, pour une première belge, La Fiancée!
2009_6-8785.JPGMe demande pas qui est le Verlobter, mais sache qu' après le concert, cet inconnu avait fait pas mal de jaloux dans la petite salle de la rue Lebeau.
Claire Cosnefroy a tout pour séduire: l'attrait de son physique n'a d'égal que la délicatesse de son timbre vocal et, ce qui ne gâte rien, ses mélodies et les lyrics baignent dans un univers subtil, raffiné, dans lequel le spleen romantique côtoie la poésie Rive Gauche chère à Gribouille ou Georges Chelon.
Elle est entourée par deux musiciens d'exception:Julien Noël au piano (Sammy Decoster, Rose, Julien Doré....) et Guillaume Zeller à l'acoustique.
La jolie Fiancée a sorti un EP quatre titres, on note Florent Marchet à la production.
'Juré' d'une beauté vulnérable.
Etats d'âmes d'une jeune fille nourrie aux sources Françoise Hardy et aux films Nouvelle Vague. On ne peut, en outre, nier la ressemblance plastique avec les égéries de J L Godard, Anna Karina ou Jean Seberg.
'Cette Autre' une histoire de désamour pour laquelle Mademoiselle s'accompagne au tambourin. Sobriété et classicisme.
'L'Emploi du Moi' ... si d'aventure tu as cru que sans moi tu aurais pu vivre mais sans être heureux.... amours impossibles.
On cite Rose, Berry, Daphné... comme contemporaines, mais la Parisienne se revendique des plus grandes: Barbara ou Juliette Greco, en n'oubliant pas l'influence du beau Serge.
'Tigre Mercenaire' un folk féminin rythmé, enjoué, aux harmonieux choeurs masculins.
... J'ai dormi sur les flancs d'un tigre mercenaire... mais ce tigre mercenaire/légionnaire est reparti au front, laissant un goût d'amertume dans la bouche de la jeune fille de 20 ans .
'Les Mains Sales' Une chanson parlant de culpabilité, comme la pièce de Jean-Paul Sartre.
Profond!
'Femme à Gages' Pas une tueuse, mais une pute.
Le blues de la Belle de Jour:....je vends du plaisir comme on fait les ménages...2009_6-8794.JPG
Buñuel, après Sartre!
Magnifique valse!
Une reprise de Brigitte Bardot,' Une Histoire de Plage' .
Les pieds dans l'eau à La Madrague...on peut rêver!

'Dernier de Cordée', on quitte Saint-Tropez pour la haute montagne. On paraphrase Frison -Roche et, on atteint les sommets les plus élevés de la chanson à texte, sans avoir l'air d'y toucher.
Brillant!
Une berceuse pour clore ce concert: 'Veilleuse', du Pierre de Ronsard anno 2010!
...Dors, dors, mon bel Amour...
35' délectables!
2009_6-8791.JPG
Bruxelles ne s'y trompe pas et rappelle le trio qui nous offre un dernier fruit: 'Apple', composé par Guillaume.
Un duo vocal élégant (Claire/Guillaume), pour ce folk acoustique aux relents Cat Stevens rencontrant les Carpenters.
La Fiancée: doux rayon de soleil en ce début mars frileux!
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Published by Michel - dans Concerts
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 21:14
Le Café Central, Borgval, à deux pas de St-Géry, encore un de ces lieux branchés où nichent les trendsetters de la capitale.
Un programme varié: concerts, d j sets, ciné (projection de films cultes), parties à thème....
Tonight un double bill alsacien (Strasbourg), Baeckeofe et Sylvaner à gogo...

The John Merricks
2009_6-8768.JPGElephant man est de sortie.
Le Brave John, cagoulé d'une culotte ayant appartenu à feu son arrière grand-mère, rapplique à 21h20.
Une guitare, une collection de pédales, un vieux lecteur de cassettes et une dizaine de cassettes BASF, datant d'avant l'apogée de l'ordi.
Si t'as un stock traînant dans ton grenier, prends contact avec le Strasbourgeois, il te l'échangera contre une choucroute.
Jeannot/Dumbo nous bricolera neuf compositions/collages allant du rock psychédélique sur fond electro à la cold wave minimaliste, le tout sur background visuel Marcel Duchamp.
Les samples BASF sont décorés de riffs de guitare économiques, soit atmosphériques, soit noisy, parfois bluesy ou surf.
Cette performance dadaïste devrait plaire au collectionneur de slips, Jan Bucquoy.
Le bidouillage, vaguement fumiste, amuse un petit temps et, heureusement, le Ku Klux Klan sur Ill a la bonne idée d'inviter Lady Kiss Kiss, la Clémentine Célarié chanteuse des Mil Mascaras, pour les deux dernières bricoles: une Pékinoiserie d'avant le Livre Rouge, vaguement Siouxsie & the Banshees et une tranche coldwave meets Pierre Henry attrayante... I'm alive ,I'm dead...le 'Killing an Arab' des Cure.
25' Game Over!

Mil Mascaras
Après David Lynch, Mille Masques, le catcheur/acteur made in Mexico!mascaras.jpg
Quatre catcheuses montent sur le ring vers 22h20'.
Armelle BisouBisou, la même qu'il y a 1/2h, au chant, tambourin et parfois guitare.
Gigi, une petite mais douée guitariste, Luce la cogneuse aux drums et la pas crasse, Crassou à la basse!
Salut, Bruxelles ! Feu!
Du rock post punk/garage énergique!
'Empty Wire' retour en 1977, au White Riot time, les Slits et leur amusant punk primitif .
'Pictures', instantanés brefs et efficaces.
2009_6-8781.JPG'French TV' un uptempo nerveux et agressif ...come on come on... ma jolie voisine pogotte gaillardement sur les lignes de basse impulsives.
'IFF' vais utiliser mon briquet pour jouer en slide, imagine Armelle. Pugnace!
'She always Dies' petit côté Electrelane et halètements excités.
'Love Maker' saccadé à souhait.
'Polka' Johan Strauss meets the Primitives, un deux-temps musclé.
Le speedé( normal) 'Best Trip' .Gigi assure grave, Luce cogne comme un bûcheron d'Alsace, et la jolie Crassou émeut l'élément mâle présent.
La dernière sera une reprise ' Three Girl Rhumba' de Wire

...Open your eyes Think of a number..trois, par exemple. Ecoute, si t'as pas de numéro tu peux danser la Rhumba, à mes côtés, Laurence ne se fait pas prier!
Juteuse cette rumba!
Kiss Kiss bye bye, nous souffle Armelle!
Même pas 25', travaillent pas beaucoup nos députés européens!
2009_6-8783.JPG
Un bis?
On n'a plus rien en stock, on vous refait la chanson d'amour: 'Love Maker'.

Petit concert agréable, mais relativement anodin!
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Published by Michel - dans Concerts
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 22:42
Première fois que tu mets les pieds dans ce blues & jazz club légendaire, né en 1966, et donc le plus vieux de nos pluvieuses contrées.
Début janvier, on y célébra, en fanfare, le 1000ème concert programmé.
T'avais rendez-vous sur la E40, du côté de Grand-Bigard avec Freddy, ton Rootsville boss.
Richting Ruiselede, entre Aalter et Tielt.
Peu avant 19:00, les West-Vlamingen, tu peux pas te tromper à l'accent' té nie meugn zin', font déjà la file devant la grange, transformée en blues club.
Au programme, une enfant d'un peu plus bas, Kruishoutem, près de Waregem: Kimberly Claeys, plus connue sous le pseudo de Little Kim!

Little Kim & The Alley Apple 3
viennent présenter leur premier CD, sorti il y a trois jours du ventre maternel:'Riding the Rails'.LILTLE-KIM.jpg
A 20h la banane est pleine à craquer et, à 20h30',Lil Kim, pas aussi dénudée que la (dé)rapée, mais habillée d'une jolie retro fifties dress, rapplique avec trois pommiers en fleur: Selim Meiresonne , alias Slappin Slim à la double bass -Pat Cattoir à la lap steel ou à l'acoustique et T-Bone Tom(=Tom De Poorter) à la guitare.
Une guitare, c'est insulter le joyau que le Tom manie comme un as :une Gibson Archtop L7 baptisée en 1947.
Leurs amplis Gibson sont tout aussi vintage.
_DSC5701.gifLet's go, on a notre ticket pour les Lower Great Plains , un Western Swing trip comme en 1924!
'It's too late' , non, non, filleke on est à l'heure!
Incroyable, ce truc semblant être au répertoire des Maddox Brothers en 1933, est de la plume de Lange Tom, y a pas que sa guitare, au son d'une pureté d'avant toute pollution, qui soit old-fashioned, son songwriting a les mêmes couleurs.
Ruiselede: capitale des Smoky Hills for one night!
'Thingamajig' c'est quoi cette maladie?
Un truc contagieux, écrit dans les années 50 par Cindy Walker et repris notamment par Bob Wills et ses Texas Playboys...Is it square? No, it isn't square...
C'est rond? Non, pas rond...plat? Non, pas plat...en étain? Pas en étain...it's just a little thingamajig...
Me demande combien ça coûte ce machin?
En tout cas, le Pat nous épate avec sa lap steel!
Slowtime avec 'Midnight Cowgirl' et puis le titletrack du CD ' Riding the Rails'.
A train song?
T'es un malin, toi!
'As I slip into your arms' sur l'album avec le violon de Philippe De Chaffoy (Arno, B J Scott, Roland, The Scabs... enfin tout ce qui bouge chez nous!). Un méchant gypsy swing, digne de Django.
'Ding Dong Mama from Dumas' un petit tour au honky tonk? Un classique au répertoire de Louis Armstrong.
Vous laisse avec les boys, l'instrumental swing ' The Alley Apple Stomp', mieux qu'un stoemp aux choux, mon chou!
Slappin Slim au galop, aucune slaptitude dans son jeu!
Coucou, suis revenue, zegt Kim!
Kim is back, Clijsters nous a déjà fait le coup!
'Who walks in when I walk out', doe de deur dicht, miljard!
Retour au calme après le va-et-vient:' Before the Storm'.
La tempête c'est le standard ' Whoa Babe' (Lionel Hampton, Django Reinhardt, Bob Wills etc...)!
'Don't you look back, baby' Elle virevolte, Kim, sur fond de backings mâles jazzy.
'Ballad of the old oak tree', où il y des chênes il n'y a pas de plaisir...forget about that!
C'est le premier titre que le band ait enregistré pour une demo.
Waar?
Au Banana Peel, Chiquita!
On met fin au set 1 avec 'Lou Ella Brown', une jeune dame aimant s'occuper de vieillards fortunés, elle sait comment les rendre heureux, les papys.... happy as a puppy... elle pleure, à grosses larmes, quand on les enterre, Miss Lou Ella!
Mon voisin:'t was goewd, hein?
Oui, madame!

Set 2
'Ida Red' un Appalachian tune à peine âgé de 200 piges.Paraît que Chuck Berry a pompé Ida pour s'enfiler 'Maybellene'!

DSC5633Le primesautier 'Billy Bob', mon coeur bat la chamade à chaque fois que je croise Billy Bob, c'est parce que tu connais pas RickyBilly, maske!
'Little Sarah' a sweet lullaby.
'I wish I could shimmy' (like my sister Kate), on l'a connue grâce à Madeleine Peyroux, mais ce uptempo jazz date de 1919 et narre les aventures d'une tenancière de boxon, sister Kate.
Non, c'était pas une nonne.
L'instrumental 'Cherokee Shuffle' et ' Smoke Smoke Smoke' that Marlboro, rodeo time !
'Oakie Boogie' dancing time , tous en piste pour le line dance.
Hidden track de l'album' When the night owl sings', chouette slow langoureux, aux accents Peggy Lee.
Little Kim a vraiment un timbre formidable.
Retour de la brigade légère, chargez:' Cornbread & Butterbeans' , ça va sentir bon, cette nuit!
'Undecided ' à la mémoire de Billie Holiday ou d'Ella Fitzgerald. Indémodable!
Du dixieland joyeux:'Bonaparte's Retreat' .
Et un swing Honolulu vahiné: 'Nobody's Sweetheart'.
Ces mecs sont des cracks et la petite a une présence gigantesque, doublée d' une voix splendide.
La dernière: 'Do Something' , ...vise le croissant de lune dans le ciel, baby, fais quelque chose...
Kimberly, je bois mon verre!
Regarde il y a un banc dans le parc, fais quelque chose...
Kimberly, mon verre n'est pas vide!
Il y a des mecs, je vous jure!

Ovations amplement méritées et double encore!
'Please don't talk about me when I'm gone', encore un classique hot jazz irrésistible, suivi de la perle de Patsy Cline, pour finir en beauté: 'Walking Dream'. Le Nashville sound par excellence.
_DSC5735.gif
On quitte le Banana Peel, cruisin down the E 40, la tête pleine de driving dreams !
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Published by Michel-photo Freddy -Rootsville - dans Concerts
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 22:50
Xynthia balaye le pays, tu mets des heures (bois fermé, ring idem, chaussée de Charleroi même cinéma...) pour rallier la petite salle ixelloise, mais il en faut plus pour secouer Fred Cerise.
La pétulante Luna, et son sourire ingénu, ont tôt fait de ramener un sentiment de zest for life chez le plus sombre broyeur de noir.
On a même cru voir Madame Jacqueline esquisser un semblant de grimace smiley en décapsulant une bouteille de Jupiler.
On sait, t'en as rien à cirer et tu hurles, à juste titre, viens-en au fait, grabataire!

20:40' from Los Angeles: Erinn Williams

2009_6-8747.JPGMayhem model ( measurements :34-24-34) et singer/songwriter aux sonorités folk et au timbre lyrique,une cantatrice loin d'être chauve.
Imagine une superbe elfe rousse et élancée, habillée par Laura Ashley, et armée d'une Fender, associée à un jeu d'effect pedals (delay, sound samples, choppper tremolo...) et, tu comprendras pourquoi la gentille Christine, tout en me pinçant, me glissera à l'oreille: 'à nouveau amoureux, vieillard?'.
'Awake in Dreams' sur le Cd 'Digging in the Dirt' .
On ne la voit pas vraiment creuser la saleté, la jolie fée.
Son éveil est feutré, intimiste, doux. Le chant est murmuré et l'apport électronique enchanteur.
Une tendre caresse.
Lord Byron in Italy, pour le second titre:' Oh mio babbino caro' , du Puccini (l'opéra ' Gianni Schicchi')
...O mio babbino caro
Mi piace, è bello, bello...
Epoustouflant de grâce.

Une nouvelle chanson 'I think you see me' , spleen baudelairien avec quelques touches de Modigliani. Bien sûr, on peut associer ce titre à l'époque minimaliste de Cat Power.
2009_6-8751.JPGI've brought a guest from the UK: Catherine Hurley, une merveilleuse flûtiste (membre de Shaktimaya ou Catmandu...), next tune is called 'Summertime' , sur l'album 'Summertime Songs'.
Du British folk à la Nick Drake ou Sandy Denny.
Fragile, tendre, avec des relents philosophiques hippie, prônant le Back to Earth.
'Wedding Song' qui clôture le même disque.
Un mariage avec Mother Earth lorsque l'heure sera venue. Des arrangements bucoliques et gracieux, pour ce titre baignant dans un univers féminin, teinté d'atmosphères Georgian England à la Jane Austen.
Délicatesse et profondeur à la fois.
'Oh my love' nouvelle ballade romantique raffinée.
Le pictural 'Winter Trees' sur l'album 'Winter Warmers' , toujours aussi poétique. Une aquarelle de Caspar David Friedrich mise en musique.
'The Fish and the Fairies' a lullaby for peace.
Une berceuse médiévale, un menuet élégant.
Un glockenspiel et quelques samples pour 'The Cat, the Fox and the Crow', rien à voir avec l'Antichrist', souligne-t-elle.
Une précieuse valse, fable Jean de La Fontaine, proche des oeuvrettes de Lonely Drifter Karen.
C'était notre dernière, thanks for listening, Brussels.

Bruxelles ne veut pas quitter Alice in Wonderland et implore: un bis, please!
'Inch by Inch' dernier moment de Begeisterung!
Tous au bar et la Venus, sans raquette, ni biceps Rocky Balboa, de signer ses CD's!
2009_6-8750.JPG
Hoegaerden voor Yves, Jupiler (2) pour Christine et le vieux, Luna, la sucrée: une Kriek!

Hano-ah
2009_6-8762.JPG
A Mons, t'as: Di Rupo, François Pirette, Sainte-Waudru et Hano-ah!
Hano-ah?
Oui, la castafiore Aurore Di Cesare et sa troupe, emmenée par l'arrangeur Renaud Lhoest (violon). Un gars génial qui sévit depuis plus de vingt ans dans le milieu. Il a collaboré avec Venus, Rapsat, Olivia Ruiz, Sharko, Dominique A... et Maurice Chevalier!
Ce soir il y aura, mademoiselle Agathe aux claviers et deux nouveaux, ils ont répété un jour avec nous, Margaret à la harpe ou au violon, et Stéphane au violoncelle.
Un CD tout frais:' At the crack of dawn'.
Je commence seule, suggère la gauche Aurore, prenant place derrière les touches:' My Dear', pour Marcel Proust.
Pendant 4',avec Christine, on se casse la tête à essayer de retrouver où on a déjà entendu cette mélodie.
Godv., putain de bordel, caca... nous voilà, dans la fleur de l'âge, atteint d'Alzheimer et, on n'a rien bu. On tombe d'accord, ça sonne comme du Polnareff . Tu sais que je suis un homme est sorti grand prix du Conservatoire de Paris avant de rencontrer la poupée qui fait non.
Bonne voix, Hano-ah!
'My Child' une berceuse pour les deux bambini de Bambi. Orchestration baroque majestueuse , une voix modèle Andrea Bocelli.
Du classic pop bien habillé.
Bémol, le côté nunuche de la présentation et les lyrics Sandra Kim.
Au suivant, une intro dramatique au cello, un duo de violons, un soundtrack pour Peter Greenaway, signé Michael Nyman.
Quelle culture, Christine, vais t'inscrire chez Nagui!
Baroque, on a dit, donc tu penses à Haendel.
Tiens, celle-ci me rappelle Antony & the Johnsons. Et moi, Kate Bush.
Chut, Christine, Fred va se fâcher.
Le groupe est performant, la fille jouit d'un timbre impressionnant, mais elle ne le maîtrise pas. Un pur sang fou à envoyer au dressage.
'Don't tell me'! Si, si on te le dit!
'In the Sea': quatre mains pianotent, Margaret est venue aider Agathe pour ce requiem Capitaine Nemo.

Mozart est ravi: enfin de la musique de chambre chez moi, en avais ras le bol de ces singeries garage.
'Sister' du Purcell Ducasse rituelle. Un chant sacré sur fond de violons entêtants.
On vous fait une version orchestrée et majestueuse de 'My Dear'.
Pour terminer, si vous êtes d'accord, par un titre Voltaire: 'Les Nuages Noirs'.
Un violoncelle, une voix et quelques cumulonimbus.
..dans la nuit noire, tu souris... je t'embrasse et je cours...
Arrête de rire, Christine, on va se faire jeter!
Un vote à main levée pour voir si je dois continuer à chanter en français...
Christine, où vas-tu?
Un pipi urgent, ket, trop c'est trop!
Jeremy, un British, chanteur à ses heures, a son idée: I think her singing in French is worse than her English work!
Nous, on a voté blanc!
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Published by Michel - dans Concerts
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:53
On n'attend pas la grande foule, mais une assistance honnête dans la bergerie bruxelloise.
Mère-Grand a emmené le petit chaperon rouge et les trois petits cochons à Batibouw, histoire d'emmerder le loup.

20h20
Cinq carnassiers de Washington DC en piste: Le Loup!
2009_6-8703.JPGLe bondissant frontman, Sam Simkoff,joli T-shirt hippie bariolé, aux lead vocals, sampler, claviers, de temps en temps basse, zither ou percussions et sa meute: Michael Ferguson: guitare, vocals- Robert Sahm, fabuleux drummer - Jim Thomson:guitare, vocals et Christian Ervin, annoncé au computer, on a vu un troisième guitariste.
La basse, utilisée parcimonieusement, passe de mains en mains.
Fin 2009 le canidé a sorti un second album, 'Family', chez Talitres.
C'est parti pour une heure de psyché-folk, servi dans un joli emballage rock choral.
'Saddle Mountain', une entrée en matière dramatique! Un zither slave électrique, accompagné d'une guitare caressée à l'archet, la rhapsodie moyenâgeuse est sur les rails.Quelques bruitages aquatiques, un ou deux coups de massue, ce sera du dark folk solennel.
Etonnant début.
'Beach Town' intro électronique, pour virer jungle, des percussions tribales, un beat dansant sur vocaux atmosphériques.
Sam, le rouquin, se démenant comme une Fifi Brindacier, piquée par un hyménoptère indéterminé.
'Grow' démarre sur des vocaux dignes d'un sixties girl group, signé par Phil Spector (Shirelles, Ronettes, Crystals...). Trois guitares euphoriques, voire hawaïennes et des harmonies suaves te conduisent à l'état de béatitude.
Certains journalistes comparent Le Loup à Animal Collective, la bande à Sam n'est pourtant pas aussi bruyante, et les éléments électroniques se fondent dans la mélodie.
2009_6-8698.JPGDifficile de tirer un parallèle avec d'autres bands, les chansons du Loup sont uniques.
On peut, à la rigueur, citer Fleet Foxes, Bodies of Water, Sufjan Stevens ou Grizzly Bear, mais les anciens (The Byrds, Incredible String Band ou les Beach Boys...) sont également une source d'inspiration.
A new song, Brussels: ' I remember everything', qui démarre sur samples Casio désuets et, à nouveau, vire mélodie années 60. Un truc hyper dansant, malgré une instrumentation économique.
'Morning Song' guitares shoegaze méditatives et vocaux invitant à la rêverie.
'Le Loup'(fear not) sur le premier CD.
Un banjo samplé , de gros beats, les guitares s'envolent pour une joyeuse farandole lyrique. ...promenons-nous dans les bois .... Le Loup:' je prends mes instruments, et j'arrive!'
'We are Gods, we are Wolves' gimmicks electro, basse omniprésente... Une ritournelle virevoltante, des percussions délirantes, difficile de rester assis....Give your soul to us Give your heart to us ...scandé en choeur louveteau. Un titre proche de l'univers d'Akron/Family.
'Family' le titletrack du bébé.
Pour rester dans la famille, on salue maman et papa, présents dans la salle.
Thank you, mum, thanks, dad!
Morceau fantastique, à la fois planant et dansant, des harmonies en chambre d'écho...
Enchaînement immédiat sur 'Forgive Me', tout aussi psychédélique et efficace.
Une symphonie magistrale mourant en carnage noise.
La Rotonde ensorcelée.

'Outside of this car, the end of the world' Pulsations kicky et subtiles lignes de guitare.
'A Celebration' termine le set. Une grande fête tribale, une immersion bénéfique dans le son du 21ème siècle.
Un à un, les canidés quittent l'enceinte.
2009_6-8680.JPG
Public debout, se massant face au podium pour le bis!
'Sherpa'
Un Afrobeat funky, mêlant les rythmes Yoruba de Fela Kuti et le 'Jingo Loba' de Babatunde Olatunji, repris par Santana!
Chouette concert!
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 21:13
En cette fin février, l'AB/Broodje Brussel et le Music Village ont fait fort:les Dan Ackroyd et John Belushi flamands, aka de Bluesbroeders.
Les hôtesses de Uit in Vlaanderen, postées sur le voetpad de la rue des Pierres ont dû refuser l'entrée à plus de trente amateurs de sensations fortes ,désireux de déjeuner avec Guido Belcanto, le straatzanger, devenu chanteur de charme et son bloedbrother, Willy Willy, ze guitar hero belge.
Un Music Village plein à craquer, donc, et quand tu sais que ces deux marioles ont embrigadé le champion de Herve, René Stock, à la upstand bass et Isolde Lasoen, le drummer le plus sexy de notre plat pays, pour les assister, tu n'envisages rien de moins qu'un concert canon.
Dicke Bertha peut aller se cacher, les Bluesbroeders sont 20 fois plus efficaces et marrants.
Tu plains les malheureux qui, au bureau, furent obligés de se taper la sale gueule de leur baas après ces 80' extraordinaires.

2009_6-8658.JPGMijn naam is Willy Willy en ik speel bluesgitaar, zegt le Keith Richards d'Ostende, en samen met Guido zijn wij de Bluesbroeders: le blues on a ça dans le sang!
T'es pas étonné pour W W.
Guido, avant de s'adonner au kleinkunst, jouait, début des années 80, du rockabilly avec les Gigolo's. C'est à cette époque qu'ils se sont promis de monter sur scène ensemble.
It's never too late, en 2009 le projet Bluesbroeders est baptisé par le cardinal Danneels.
'Bluesbroeders' sur les riffs gluants de 'Carol', on passe en revue l'histoire du rock'n brol, la Duvel de ma voisine fait déjà des bonds sur la table.
Un frotting blues, signé Slim Harpo 'Raining in my Heart' . Tenez, madame Germaine, j'ai un kleenex.
'High Heel Sneakers' version 489 de ce twelve-bar blues, elle sera teintée country.
Bloes van eigen makelij:'De Verpleegster' jeune, intelligente, sexy...
Des problèmes de prostate, Guido?
Peï, je reviens de Barcelone, j'ai été voir une madame, elle m'a laissé un souvenir...
La grippe espagnole?
Non, la syph. catalane!
'Ik slaap wel op de vloer' nouveau slow purulent, au second degré hilarant. Willy Willy alignant une série de licks irrésistibles.
Il y a des francophones, ici?
2009_6-8674.JPGDeux ou trois...OK, vive Baudouin alors , gueule le smeerlap!
'Why don't you love me?' magnifique duo vocal Willy Willy/Isolde, transformés en Johnny Cash/June Carter.
'Let's Work Together' de Wilbert Harrison. Une slide gigantesque.
'Love in vain' le chant du ténébreux Willy, souligné par un harmonica Belcanto.
Dédié au plus grand bluesman ayant vu le jour en Gaule: ' Ode à Ferre Grignard'.
Fred Cerise pensait que c'était Adamo le plus grand, il a peut-être pas tort.
Un Delta Blues sur Schelde.
'Jesus on the mainline' un gospel démoniaque.
Avec 'Plastic Rozen', j'ai été pendant une semaine dans le top twintig de Radio 2. Nummer 19 in feite. Un schlager putassier hilarant.
'Ijskast blues' le blues du frigidaire vide!

Derrière Popov et Jerry Lewis, Isolde et René, le sourire aux lèvres, fournissent un boulot formidable.
2009_6-8672.JPG't is hier warm, Brussel ... Tu l'as dit, Willy, le public sue de bonheur.
Un rockabilly percutant:' Sommige Mensen' ...sommige mensen gaan nooit uit de bol... ce sont des poissons rouges?
Le public du Village, hurlant de plaisir, ne fait pas partie de cette catégorie de pisse-vinaigre.
Nog eentje, on a déjà dépassé, allègrement, l'heure de clôture.
't is uw beurt Willy.
Oui maître Guido, un petit Chuck Berry, maybe?
' Round and Round' ... the joint was rocking...
Indeed, Chuck!
....round and round...reelin and rockin...peï!
Les bêtes sont lâchées... Et un solo, d'Isolde comme dessert + une portion de Herve odorant, concoctée par René,suivis du retour des francs-tireurs pour l'explosion finale.
Le Village à feu et à sang!
2009_6-8671.JPG
14h00: au boulot, mensen!
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:51
The Garage, rue Gray à Ixelles (près de la petite salle du Varia) est un garage.
Les squatters du coin( de braves petits gars, originaires de la Haute- Garonne) décident d'y organiser un concert semi-privé.
Au programme: des potes toulousains dont la spécialité n'est pas d'ordre culinaire: t'oublies saucisses ou cassoulet arrosés de vin du terroir, t'auras droit à du garage aux saines odeurs de cambouis et de liquide sudoripare, additionnées de vapeurs de weed ou de Mexican Haze, bref de l'underground comme en quatorze.
Fez bouc annonce:soyez à l'heure dans la mosquée, les voisins ne tolèrent plus aucun son après 22h, donc les concerts débuteront on time.
Peu avant 20h t'es devant un portail anonyme, tu sonnes, on se méfie avec ton look BSR (bijzondere opsporingsbrigade), tu reçois un fiat et on t'apprend qu'on est sans nouvelles des groupes, égarés entre Hambourg et Bruxelles depuis des heures.
Une légère panique s'est installée, direction le bar: une Maes, bitte!
Un euro.
Pardon? Un euro, monsieur, l'ouvre-bouteille pend là!
Oops!
Le coin se peuple: tous les mécaniciens rock'n roll de Brux Hell se sont donnés rendez-vous ici: Fred Cerise, les Nervous Shakes, Grietest Hits, Séverine, flanquée de l'ineffable Catherine, Marie Lenoir: une mafia pire que l'albanaise ....
20:40' six bacs de Maes vides, un van devant l'entrée: Hosannah...
Le matos est déchargé et monté en deux temps trois mouvements, geen soundcheck et voilà:

Shiva and the Dead Men!

2009_6-8629.JPGDead men après consommation de Chivas?
Tu le fais exprès?
Un copain de Vishnu?
C'est la Maes à 1€ qui ramollit ton cerveau, ou quoi?
Un quatuor de psych/garage/punk rock de Toulouse.
Silverstache (Paul) , une moustache moissonneuse/batteuse - Bastien 'Baltic Mowgli' (basse/chant) - Johann (guitare/chant) et Dennis (guitare/chant) qu'ils disent s'appeler.
Vu les circonstances ils n'auront droit qu'à +/- 25' , mais, en 6 titres effervescents ils auront épaté Bruxelles.
Départ sur les chapeaux de roue.
'Sunday Night ' du garage bluesy, pas de série nunuche à la TV ce dimanche soir, au programme du punch et du rock.
'Puzzle of love', manque pas une pièce, ça cogne dur.
'Smell like shit' me disais bien qu'il y avait comme une odeur. Joyeux titre rentre-dedans et jouissif, dans la lignée des Pretty Things ou des vieux Stones.
'Days in a cave' presqu'une country rock ballad.
Un garage tendance surf: ' Stones'. Tout y est: l'esprit, l'attitude, la fougue...conséquence: la jeunesse bruxelloise s'est mise à sauter, fébrilement, à nos côtés.
' Blue song', avec des plans de 'Time is on my side' de Jagger/Richards, sera la dernière salve de ce mini-set énergique. Un des guitaristes venant se balader, la fleur au fusil, parmi les adeptes du pogo.
Shiva & the Deadmen: à revoir dans de bonnes conditions!
2009_6-8624.JPG
Les machinistes retouchent le décor, bar assailli!

Jack of Heart
2009_6-8645.JPGC'est la bonne carte, également, en provenance de la ville rouge ou de Perpignan.
Mowgli Shiva est passé aux drums- Mickey sans dés et sans mousse à la basse et au chant -Malone (non pas Molly) guitare et vocals et l'extravagant Piero bouclettes à la guitare, au chant, tutu et perles nacrées.
Ce band dispose d'un look style New York Dolls et son garage sauvage a enflammé la rue Gray.
L'an passé, ils ont sorti un album éponyme 'Jack of Heart', ils vont nous en servir quelques pépites.
'Love in Vain' baignant dans les vintage sixties, certains critiques pointant, d'ailleurs, la ressemblance voulue(?) entre la pochette de leur CD et le Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators.
'Evil Tome' des effluves psyché à la Syd Barrett sur fond noise.
'Petrus Complains' Petrus: 'What are you waiting for?.... Sais pas si Petrus a raison de se plaindre, nous on est ravis par ce rock coup de poing, bien crade.
'Pony Crap' de la bouse de poney punk, servie saignante.

'Primitive' on cite les Black Lips, on peut remonter plus loin dans le passé et aller voir du côté des précurseurs du garage punk: MC5, Stooges ou les fameux Kingsmen et leur 'Louie Louie'.
'Baby Bitch':défonce totale, niveau sonore tronçonneuse Husqvarna XP 272, révisée en décembre 2001.
'Joan Jett' quel titre dedju!
The Runaways , 'I love Rock'n Roll', toute ma jeunesse.
Et une claque magistrale pour nous achever, un vicieux '96 Tears' ? and the Mysterians!
La totale!
2009_6-8639.JPGC'est pas des losers à Toulouse.
Au bar , c'est ma tournée gueule Mr Nervous Shakes, encore tout émoustillé.
Mauvaise nouvelle, les gars, les frigidaires sont vides, plus une goutte de Maes!
Pas étonnant à 1€ la pintje!
On se fait un petit poker?
J'ai caché un valet de coeur dans une chaussette!
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 15:00

Lawrence Arabia

Le groupe néo-zélandais tourne en Europe avec Beach House, l’occasion pour eux de jouer dans des salles remplies jusqu’à ras-bord. La quasi-totalité des dates est annoncée sold-out… Impressionnant.

Cinq membres, trois guitares, une basse, une batterie, un synthé, une trompette et des « ouuuuhhh ouuuhhh » en pagaille.

C’est assez doux, les « chabadas » et « ouuh » font penser au BeachBoys, c’est souvent aérien c’est magnifiquement bien joué et chanté mais ça manque furieusement de personnalité, de cœur et de charisme. Bref plutôt ennuyeux malgré la talent indéniable du groupe.

Beach House :

Ils font le plein partout où ils passent, un 3ème album dont on parle beaucoup, un buzz énOOrme... Pour une fois je trouve que c’est amplement justifié. Moi qui ai arrêté d’écouter les mauvais albums de « Air » depuis leur génial « 10000hz legend », je me plonge dans Beach House, ils ont l’étincelle qui enflamme vos sens.

Alex à la guitare, Victoria au chant et aux synthés et un batteur (Daniel ?). Le batteur lançant des samples en plus de son job.

De grands champignons en doudou blanc servent de décor, un peu ridicule de prime abord mais illuminés pas des spots colorés… une ambiance rêveuse s’installe.

Le son est un peu bancal pour commencer, la voix de Victoria a quelques ratés, mais l’ambiance se met en place dès les premières notes : nappes de synthé, guitare sous prozac, batterie molle, le tout pour du spleen-pop alangui. On aurait même aimé être paresseusement couchés plutôt que serrés comme des sardines. Malgré tout la magie opère … Ca sera encore meilleur sur la longueur… Une heure langoureuse d’un concert hors du temps, on est hanté par la voix de victoria, subjugué par les riffs langoureux de la guitare et  les vibrations des cymbales.

On sort rêveur du concert, médusé par la qualité de l’interprétation, la qualité des chansons et on retrouve avec regret la pluie de Bruxelles…
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Published by Lio - dans Concerts
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