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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 14:48
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015

Après un passage au drink d'ouverture des Nuits Botanique coïncidant avec le vernissage de l'exposition "Penser", un petit tour dans les jardins balayés par les sbires d'Éole, fort courroucé en ce samedi où Charles Piqué lors de la séance académique d'ouverture de la fête de l'Iris postule "Ce n’est pas un plaisir quand il faut rappeler à certains, qu’un mot – génocide- désigne un drame historique. La réalité historique a des droits.", tu prends la direction du Musée, devenu Grand Salon le temps du festival, pour assister aux concerts de Wild Classical Music Ensemble, Gontard! et Facteur Cheval, une soirée Humpty Dumpty.

Facteur Cheval.

A 19:55' quatre pelés, pas de tondu, disséminés dans le coquet boudoir, attendent le bon vouloir des saltimbanques ayant usurpé l'identité de Joseph Ferdinand Cheval, le brave moustachu ayant édifié, à Hauterives, son Palais Idéal.

20:02, les visiteurs se comptent sur les doigts de deux mains, 20:05, Jésus a multiplié les pains, vingt bâtards attendent le bon vouloir de Carl Roosens ( Carl et les Hommes en Boîte): slam, gestuelle épileptique, machinerie bruitiste/ Damien Magnette : batterie/ Nicolas Gitto: guitare et Christophe Rault: claviers.

Damien et Nicolas ne sont pas soft mais Zoft, un duo math-rock ne dédaignant pas les aventures empiriques,Christophe Rault, alias Tanakan, se dit collectionneur de sons de cloches.

Oublie le conventionnel, ça va chier!

Préavis, t'es pas fan du tout de Carl, déjà croisé à maintes reprises, sa scansion détraquée et son discours pseudo-branché te refile des boutons, il a tout de l'imposteur essayant de te vendre une camelote qui pue vachement le fake.

Premiers hennissements de Carl déjà sérieusement ébranlé, comme en état de tension extrême, sur fond noise rock avant-gardiste, assez proche des efforts de Castus. Clément Nourry derrière-toi apprécie le travail de Nicolas Gitto et de ses comparses, tandis que Carl semble entamer une lutte sans merci avec le câble du micro, comme s'il voulait tordre le coup d'un adversaire haï.

En l'entendant et en le voyant gesticuler c'est 'Le Cri' d' Edvard Munch qui s'imprime sur la voûte de ton crâne.

'Comme Robocop'/ 'Stupide homme blanc' , non, tu n'accroches pas plus qu'auparavant aux lyrics faussement intellectuels clamés façon slam par l'illuminé.

'Trois cailloux': tour à tour, le Petit Poucet, les Rolling Stones, Marguerite la vache de Fernandel, Di Rupo faisant les yeux doux à Merkel, un burcht anversois, Jolly Jumper et Tristan Tzara se bousculent au portillon, les divagations de l'onaniste ont au moins le mérite de mettre au boulot tes cellules sclérosées.

'Boucle' il dit, tu rêvais, t'essayais d'attacher la ceinture.

Levez-vous, clame la guitare.

Suis pas Lazare, je reste assis, son copain nous narre les aventures sordides d'un pigeon crève-oeil, trois ou quatre agités s'en viennent bousculer Nicolas, t'as décidé de ne pas participer à la sauterie commençant furieusement à ressembler à une séquence de Vol au dessus d'un nid de coucou.

Dernière diatribe ( 'Dieu l'organique'?) du disco math rock invitant à la dépense d'énergie.

Rien à faire t'encaisseras jamais les élucubrations de ce poseur!

Gontard!

L'évêque de Valence ayant fait ériger la Cathédrale Saint-Apollinaire?

Un descendant!

Des gens de Grenoble tiennent à te mettre au parfum:

"Connu pour être le frontman du groupe Nubuck, le Rhônalpin Chris Gontard débarque seul avec un album décalé et ludique."

Un album?

'Bagarres Lovesongs', sans doute!

'Bagarres Lovesongs' atteste de l’élan vital d’un MC entre pop et punk..A découvrir !! dixit des gens en Drôme.

Dromen- dream- rêver: nous, on a supporté un magouilleur masqué adepte du sampling iconoclaste te balançant de vieux titres pourris, les malmenant et ne les laissant pas arriver au terminus.

Tu te dis, c'est quoi ce bourrin que même ton arrière-grand-mère n'aurait pas voulu comme passeur de 78 tours pour animer la soirée d'anniversaire de son perroquet, grand fan de Maurice Chevalier.

Une nouvelle fois, tu dois amèrement constater que t'as rien compris, que t'es vieux, dépassé, avachi, facho, et probablement pire encore, car ce que certains de tes voisins cataloguaient de génial, t'as trouvé ça tellement merdique que soudain tu t'es pris une envie d'aimer Rika Zaraï et même, pour faire chier les bonnes consciences, Michel Sardou!

Donc Gontrand Pilchard est un poète et toi, t' es un analphabète!

On ne va pas te citer de titres, ni te décrire cette performance foireuse car on risque d'utiliser un vocabulaire scatologique.

Tout au plus, parlera-t-on d'un ramassis de conneries sur fond musical hétéroclite: 'Jeux interdits', 'Careless Whispers', une valse de Strauss..., de citations cinématographiques "je suis parti de rien pour arriver nulle part" ( Groucho Marx), nulle part, il aurait mieux fait d'y rester, souffle Marie-France, une vieille, à sa copine, une pas jeune.

Ringard, précieuse ridicule, pingouin gaffeur, C Jérôme du pauvre, Donald Duck sur Rhône, Sandra Kim barbu, branleur, tête de noeud, gland, niqueur de moustique nain ... tu choisis, on manque d'imagination!

Wild Classical Music Ensemble

Un groupe dirigé par Damien Magnette ( de Zoft), composé de musiciens aux handicaps mentaux divers.

Pas comme dans Ex-Drummer, un handicap physique, Kim Verbeke : guitare et sampler/

Rudy Callant : trompette, chant /Linh Pham : claviers, flûte, sampler, chant/ le fantasque Sébastien Faidherbe : une basse sous forme de steel guitar tapotée à l'aide de sticks, chant et Johan Geenens : mélodica, cor tibétain, flûte, chant, souffrent de troubles mentaux à des degrés divers.

Humpty Dumpty vient d'éditer un second album, 'Tapping is clapping' que la clique, magnifiquement soutenue par Damien Magnette aux manettes et aux drums, défend ce soir.

Difficile de faire abstraction de leur infirmité mais force est de reconnaître que l'Ensemble a réussi à sauver la soirée du naufrage en nous offrant un concert haut en couleurs, énergique et vachement au point.

On ne partagera pas les élans d'enthousiasme, proches de la crétinerie orchestrée, d'une partie du public, mais le show nous a plu, ému et souvent amusé.

Départ indolent, 'Slowly' oblige, une guitare saturée, un chant incantatoire puis la plage vire funk rock tribal avec des pointes de free jazz ou de punk, devant autant aux Talking Heads qu'à James Chance and the Contortions ou à Ornette Coleman.

C'est non seulement audacieux mais aussi terriblement hypnotique.

'De werkers' voit Linh, la néerlandophone, au chant, d'emblée tu penses à TC Matic, mais une nouvelle fois les interventions de Rudy te ramène vers un funk blanc désorientant.

Johan semble être le plus dépendant, entre chaque morceau la gentille Linh vient manier la plaquette munie de dessins lui indiquant quel instrument manier.

'Koppig', l'obstiné de la bande c'est Sébastien, un Gilbert Montagné coiffé punk, c'est à nouveau Linh qui marmonne ce lament entêtant.

Comment ça va? Vous n'avez pas trop chaud? Si vous avez soif, dirigez-vous vers le bar... Sébastien s'inquiète de notre santé avant d'entamer ' Lindsey' suivi par 'The Wind' qui n'est pas sans rappeler Tuxedo Moon.

Linh manie un bâton de pluie tout en ponctuant un chant saccadé et inquiétant, à nouveau la trompette du calme Rudy nous mène sur des sentiers jazzy, tandis que la guitare sulfureuse du grand Kim rappelle Geoffrey Burton jouant avec Arno.

'Les Indiens' propose le chef, du rap explosif.

Vas-y, Rudy, souffle, grand..

'Souffle' s'intitule ce morceau étonnant, proche de la musique improvisée ou de l'avant-garde pratiquée par un John Zorn.

Voici Tapis, marmonne le Mod.

Bernard? Tonton?

Vérification, il s'agit de 'Tapping'.

La rock star c'est bien Sébastien, il annonce, donne des ordres, s'enquiert de notre bien-être et s'énerve quand Damien Magnette vient régler son attirail.

Plus d'une fois il aura fait rire toute l'assemblée.

Un, deux, trois, quatre.. ' Pussy Junky' est sur la voie.

Merde, il veut pas que je joue 'Enquête policière', je suis déçu, on vous en joue une nouvelle mais je suis déçu... un dernier funk emballant, 'Water'.

Merci, vous avez été bien, le premier groupe était super, l'autre aussi et nous on a été excellents!

Salut!

Franche rigolade et un bis, ' Enquête policière' sur fond d'afrobeats énervés.

Allez encore une, bien allumée, 'Champignon'.

Une magnifique réussite, un travail admirable de Damien Magnette qui a fait en sorte que l'auditeur fasse abstraction de la différence, de la notion de déficience, pour applaudir un vrai concert de rock.

Aussi touchant que 'Le Huitième Jour' de Jaco Van Dormael!

Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Wild Classical Music Ensemble, Gontard!, Facteur Cheval au Grand Salon du Botanique, Bruxelles, le 9 mai 2015
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:22
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique

Le billet de JPROCK:

Chaque année au mois de mai les Nuits Botanique sont le rendez-vous musical incontournable des amateurs de musique .
Avec une programmation qui va de la présentation de nouvelles pousses qui pointent le bout du nez aux prestations d’artistes confirmés, chacun y trouve son compte selon ses goûts et ses envies.
Ce soir, en ce samedi 9 mai, le chapiteau affiche sold out et bien sûr Benjamin Clementine n’y est certainement pas étranger.
Le nouveau prodige londonien étonne et fascine, et il est clair que le gros du public a fait le déplacement pour lui.

Mais avant de pouvoir admirer le natif de Crystal Palace « on stage « la soirée démarre avec

Le Colisée .
Ce très jeune groupe belge drivé par David Nzeyimana propose une pop indé légère et dansante qui lorgne du côté d’Animal Collective .
Et même si c’est parfois approximatif en début de set le groupe constitué aussi de Raphaël D ,Clément M, Simon M et Vivian A se bonifie au fil des minutes et démontre qu’il a un potentiel certain.
Ils sont ( très) jeunes, tous les rêves leur sont donc permis.

Changement de style et d’ambiance ensuite avec Adrian Crowley que j’attendais personnellement avec impatience tant son album « Some Blue Morning « sorti en 2014 est une petite perle .
Voix grave à la Leonard Cohen qui vous chatouille l’échine, présence scénique incontestable malgré qu’il se présente seul sur scène, l’Irlandais né à Malte va se mettre le chapiteau en poche tout en douceur avec des compos magnifiques et une simplicité touchante.
Passant de sa guitare électrique aux claviers, Adrian nous emmène dans un trip mélancolique magnifique.
Son style est souvent comparé à Bill Callahan et Nick Drake , mais Crowley pose une empreinte dans votre coeur dont il reste toujours une trace lorsque vous réécoutez l’artiste.
Actif depuis 1999, (eh oui ce n’est pas un débutant ! ) gageons que cette fois le talent incontestable de ce musicien talentueux et sympathique soit enfin reconnu à sa juste valeur.
En tout cas ce soir il a conquis le public et obtenu un rappel et ce n’est à mon humble avis que le début d’une jolie histoire d’amour entre Crowley et la Belgique .

C’est finalement vers 21h30 que Benjamin Clementine pieds nus et vêtu d’un long manteau sombre traîne sa silhouette longiligne sur scène sous une immense ovation du public.
Quelques instants de silence et de concentration extrême, puis ses doigts caressent les touches d’un piano qui immédiatement rentre en amour avec sa voix si particulière.
La foule retient son souffle car incontestablement le charisme du Londonien est énorme.
On le compare souvent à Nina Simone ou à Antony Hegerty pour certaines intonations de sa voix, et même si son jeu de piano doit sans doute une éternelle reconnaissance à Eric Satie, l’homme est une éponge d’influences prestigieuses qu’il magnifie en apportant sa touche personnelle.
Mais j’arrête là les comparaisons car Benjamin Clementine est unique et fait du Benjamin Clementine, un point c’est tout !
Totalement habité par sa musique et souvent inattendu dans son comportement sur scène, il demande à l’éclairagiste un bleu plus pastel, ( non pas autant, oui, comme ça , ça va…) admire longuement son piano et se tient debout, droit comme un « i « comme hypnotisé pendant de longues secondes devant l'instrument avant de jouer avec le couvercle du clavier et d’en sortir des sons étouffés en le frappant en rythme. Puis il se rassied et démarre l’intro d’un nouveau titre. Et lorsque l’apport d’une violoncelliste répondant au joli nom de Barbara s’ajoute à la maestria de l’artiste, le public est aux anges.
Après 80 minutes de concert, c’est avec une reprise étonnante et bourrée d’humour dans son interprétation du « Emmenez moi » de Charles Aznavour (avec qui il vient d'enregistrer une version très personnelle de « You’ve got to learn « sur l’album « Encores ») qu’il clôture un concert d’une classe folle et qui aura tenu toutes ses promesses.

Benjamin Clementine sera de retour chez nous au mois d’août dans le cadre du BSF où il se produira à la salle de la Madeleine le lundi 17 août.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Benjamin Clementine, Adrian Crowley, Le Colisée - Chapiteau du Botanique - Bruxelles, le 9 mai 2015
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 13:27
Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015

Il était Lightnin' Guy depuis une dizaine d'années, sous ce nom d'artiste il a sorti sept albums, il redevient Guy Verlinde uit Aartrijke, grave un huitième recueil, 'Better days ahead', et tourne pour promouvoir l'objet.

Une escale à l'AB Club.

On s'y rend avec JP, qui malgré son patronyme ne touche pas au Bourbon, ça ne veut rien dire, ta carte d'identité mentionne que tu es preux, en remplaçant le pr par gu, on est plus proche de la vérité.

Pas la peine d'essayer d'inventorier le nombre de concerts de Guy Verlinde auxquels tu as assisté, tu n'as que dix doigts.

Guy sourit en contemplant la foule, petit laïus introductif bilingue, un clin d'oeil vers trois ou quatre groupies, son band, des caïmans bruts, se colle près d'un mur car le frontman décide d'entamer le récital en la jouant cavalier seul.

Don't you mind people grinnin' in your face,

Don't mind people grinnin' in your face..

Comme Son House, il y a des siècles, Guy s'attaque à 'Grinnin' in your face' a capella, le Club, époustouflé, bat des mains.

Après des années sur les routes, le timbre du hardest working performer within the Belgian blues scene ( timbre qu'il doit ménager, d'ailleurs) a acquis toute la maturité requise pour interpréter les monuments.

Il ramasse une resonator, toujours esseulé, il choisit d'interpréter 'Don't you cry', une plage illustrant 'Blood for Kali', un gospel chantant le sort sinistre des boat people.

'Blood for Kali' date de 2012, trois ans plus tard, aucune amélioration, la situation s'est aggravée.

Please, welcome The Mighty Gators, des sauriens vaillants ayant fait leur preuve et secondant le flamboyant Flandrien depuis belle lurette, aux drums, le plus fidèle, Monsieur Thierry Stiévenart, un Cubain voisin de feu Claudy Criquielion - à la basse, Karl Zosel un Germain se cachant à Sint-Niklaas, und à la lead guitar, le préféré des jeunes filles en fleurs et des matrones, Toon Vlerick.

Un premier extrait du bébé, on commence par le laidback 'Sacred Ground'.

Toon caresse son jouet à l'ebow, Guy nous la joue en douceur et s'éloigne insensiblement de l'univers purement bluesy pour atterrir dans un americana pouvant lui amener de nouveaux fans.

Un kazoo décore 'Heaven inside my head' , une première note d'optimisme après une entrée en matière sombre et profonde.

Je paraphrase le grand Louis en insérant What a wonderful world' dans mes lyrics.

A la slide, le gluant 'Feel alive' déménage autant que 'Brown Sugar' des Stones et comme le feu était vert on continue sur la lancée avec le remuant alt. rock ' Into the light' , la wah wah agressive venant chatouiller nos entrailles.

Quoi, Didi?

C'est bon, je te le fais pas dire, fieu!

Guy ne suit pas la playlist à la lettre, il embraye sur un titre mélodieux datant des Banana Peel Sessions, 'No time to waste', permettant la mise en valeur du doué Toon Vlerick.

'Call on me' is a song about friendship, à rapprocher de 'You've got a friend' composé par Carole King ou de 'Lean on me' de Bill Withers.

Souvenirs de jeunesse, Aartrijke, 52 m au dessus du niveau de la mer, on a vérifié, Guy, 22 tout au plus, donc tes exploits à la Lucien Van Impe c'est bidon, fermons la parenthèse, chante ton downtempo nostalgique, 'Inhale my world'.

Avec 'Wild nights' , une première plage pendant laquelle il manie l'harmonica, on plonge dans une sphère voodoo tandis que le blues 'Learnin' how to love you' décrit les vaines tentatives de l'homme bien intentionné pour plaire à madame.

Je fais ce que je peux, bébé...

Jeanne l'attendait impatiemment, le slow blues qui remue les tripes, 'Me and my blues' qui sent le vécu à plein nez, déclenchera des cris admiratifs.

Dédié à Monsieur Marino Noppe, son mentor que tu as vu accompagner Guy lors d'un concert de Johnny Winter à Lessines, voici le formidable, vicieux et corrompu 'Mr Maxwell Street'.

Vas-y, Thierry, attaque: un cheval de bataille de la clique, échappé des Cascade Stable à la New-Orleans et servi à la sauce cajun/ zydeco ,'Bon ton Roulet'.

110' pour finir en ambiance mardi-gras.

Revenez gueulent les meufs et leurs gamines.

Pour éviter l'émeute, Guy reprend sa guitare, les copains le suivent, allez, nog eentje, de titletrack de la dernière livraison, 'Better days ahead', un Southern rock des Polders.

Prochaines dates: le 11 Ruiselede, le 13 De Roma ( Borgerhout) puis une étape parisienne, trois jours au Méridien.

photos: JP Daniels - Concert Monkey

Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015
Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015
Lightnin' Guy Verlinde - Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 mai 2015
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 09:12
Le monde rock déplore un double décès: le claviériste John Tout et le bassiste Craig Gruber.

John Tout a fait partie du progrock band Renaissance durant la période la plus fertile du groupe londonien ( de 1970 à 1980), il le réintégrera après le split de 1987/1998 pour tenir les keyboards pendant un an avant de céder la place à Mickey Simmonds.

Le groupe annonce son décès sur facebook:

John Tout passed away this Friday, May 1st at 4.30pm from lung failure at The Royal Free Hospital, London, England.

He was an amazing musician, highly contributing to the unique sound of the band from 1970 - 1980. He was the quiet (but funny) one in the band, always very caring towards the fans and good friend to Annie Haslam, Terence Sullivan, Jon Camp and Michael Dunford

He will always be in our hearts and music!

Craig Gruber

Craig est associé à plusieurs grands noms du hard rock: bassiste originel de Rainbow de Ritchie Blackmore, membre de Elf, il reprend la basse de Ronnie James Dio qui se consacre essentiellement au chant, bassiste de Ozz ( formé par le guitariste Gregg Parker), lorsque le hard rock band devient Ninja, Craig est toujours dans le coup, bassiste live pour Gary Moore, membre fondateur de Bible Black ( 3 albums).

En 2010, le bassiste monte le groupe "ED3N" avec notamment David Shankle, ex-Manowar et tout récemment il fait partie de Raven Lord et de Zvekan.

Un cancer de la prostate l'a emporté à l'âge de 63 ans.

Le monde rock déplore un double décès: le claviériste John Tout et le bassiste Craig Gruber.
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 15:14
Jane Doe and the Black Bourgeoises + Kate & Joe BB @ Ferme du Biéreau- Louvain-la-Neuve, le 6 mai 2015

Premier concert du cycle ROCK'N'GIRLS organisé par IAD Music à la Ferme du Biéreau.

Une double affiche de premier choix: Jane Doe and the Black Bourgeoises + Kate and Joe BB!

En mars, tu avais manqué le spectacle de Kate and Joe BB au Montmartre, pour rien au monde tu ne voulais louper cette seconde session.

Le girl's band mené par l'allumeuse effrontée, Miss Kate Burningbabe ( Karin Clercq en mode vamp, te souffle un initié) qui a lu le Jésuite Robert Southwell ( 16ès.)..

As I in hoary winter's night
Stood shivering in the snow,
Surprised I was with sudden heat
Which made my heart to glow;
And lifting up a fearful eye
To view what fire was near,
A pretty babe all burning bright
Did in the air appear..., compte d'autres spécimens aptes à damner un saint, jésuite, bénédictin, franciscain ou du style ermite: la mystérieuse Kim BellyBee (Quynh Anh Pham) , Hannah Blackbeat ( la comédienne Gaëlle Swann aux drums), Jane BunyBass ( alias Céline Chappuis, sévissant e.a. avec Goldenboy, à la basse) et la dernière embrigadée, Jill BloodyBend (alias Alice Vande Voorde, guitare et claviers).

Leur trip c'est une version electroclash des mésaventures de Bonnie Parker et Clyde Barrow d'inspiration Gainsbourg/Bardot, un peu moins de la variante de la même époque, signée Georgie Fame.

Détail, Kate Burningbabe ne nous la jouera pas Kate Moss pour personnifier Bonnie Parker topless.

Le script raconte l'histoire de Kate et Joe BB, des personnages aussi fuyants et anti-conformistes que Betty et Zorg les protagonistes de 37°2 le matin de Djian.

... une Ford Taunus troue le brouillard et Kate and Joe loin des cities s'inventent une vie version eighties... dit la pub.

En intro, façon Gainsbarre ' Kate and Joe BB's song'...c'est l'histoire de...

On t'arrête, ne chantonne pas ..C'est l'histoire d'une trêve que j'avais demandée
C'est l'histoire d'un soleil que j'avais espéré... ça me refile des boutons!

Toutes ces nanas fringuées de cuir moulant et portant lunettes de soleil ont le don d'émoustiller la gent masculine qui vient se coller face à la scène.

Tout aussi subversif, Kate susurre ' Professionnelle', Jill étant passée derrière les claviers.

Jill, chère enfant, t'es vachement petite, faut que j'ajuste la machinerie à ma taille, voici le narratif 'Vis pas ta vie à demi'.

T'aimais Thelma et Louise, Pierrot le Fou, Les Valseuses, tu vas adorer Kate et Joe BB.

Un sourire narquois annonce une chanson d'amour ' Egoïste', l'ombre de Jacques Duvel plane.

On enchaîne sur un dialogue ménager, featuring Kate und Hannah, 'Like a dream', heureusement ta tendre moitié se tapait une leçon de fitness, elle aurait constaté ' c'est nous tout craché', surtout en entendant le coup de France-Ukraine à la télé.

Introspection: ' Do I love you?', puis retour dans le désert, presque le même que celui de Capdevielle, ' Joe's song' sur fond surf .

Sais pas pourquoi, c'est Chris Isaak qui s'impose à ton cerveau.

Quelques considérations philosophiques, la jeunesse c'est beau, l'expérience c'est mieux.

Oui, madame!

'Croque la pomme', le paradis est loin désormais, soudain Kiss se pointe 'I was made for lovin you'.

Merci pour cet orgasme collectif, qu'elle dit.

Merde, on est sur YouPorn!

La cover qui tue, 'Alabama song' de K.Weill/ Brecht, puis un nouvelle séquence des Pétroleuses, le punk track ' Wanted Joe BB' .

Un brin de mélancolie avec 'Lost' et après avoir apostrophé un Gaulois grivois en lui demandant sil avait un beau cul, ce qui a le don de refroidir les ardeurs, les girls entament 'Quality Street', une adaptation libre de 'J'aime regarder les filles' de Patrick Coutin.

La parodie 'J'en peux plus d'être une star' achève ce set sémillant.

Un bis, en route vers le whisky bar pour une seconde tournée, 'Alabama Song' repris par tous les clients du zinc.

Jane Doe and the Black Bourgeoises

Un petit temps déjà que t'avais plus fréquenté la clique de Julie Meganck , au Propulse 2014, depuis, un enfant est né, au propre comme au figuré, le figuré étant une seconde plaque, 'Popaganda'.

Et les bourgeoises noires, du changement?

Bineta Saware se consacre désormais à Dario Mars, Françoise Gérin assure les choeurs, seule, Dan Diaz tient toujours la basse, à la guitare on découvre le séraphin Angel Ognito (Inc.Ognito), aux claviers Fabian Djamys Desmedt et Nicolas Scamardi aux drums.

Un fond sonore western spaghetti présage l'arrivée imminente de Jane Doe et compagnie.

Trois coups secs sur une cowbell, la chasse est ouverte, 'The Hunt'.

Du hard à touche féminine style The Runaways ou Suzy Quatro, époque '48 Crash', le timbre dramatique de Julie et les riffs fauve du chérubin présagent le meilleur.

Un orgue Manzarek lance ' It's all about risky'( when the wolf is coming down), on a laissé le petit chaperon rouge chez mère-grand, le loup avait sorti des crocs acérés.

'Boyz rock it' et 'Bad gurlz' en mode glam sulfureux.

Ce cocktail est crapuleux, tu bois, bois et bois tant et plus et t'en veux encore.

Une première reprise, à la fois osée, le Zep c'est pas destiné à n'importe qui, et efficace ' Immigrant song' précède 'Runaway'.

Je me débarrasse de mes pompes... hyperhidrose, you know, voici, 'She's a bitch' terminé à genoux.

Ce titre et ses lignes de basse lourdes impressionnera toujours.

Un roulement de tambour ébauche 'Country Zombie' un nouveau dirty rock brûlant.

Des fans de Suarez à LLN?

La suivante est pour eux, sortez les pinceaux, ' Paint it black'.

T'as toujours eu un faible pour cette plage signée Jagger/Richards, même pour la version de Marie Laforêt.

Jane attaque ( c'est mieux que Louise) 'Popaganda', un nouveau glam sautillant rappelant Joan Jett.

Quelle présence scénique, elle vient frimer à 15 cm des photographes qui s'en donnent à coeur joie.

Il m'a sucé le sang, I'm 'Vampirized', cet orgue à la Jim Jones va tous nous rendre fous!

Dédié aux bavards.

Euh, RickyBilly n'est pas ici!

Le catchy ' Talkin Machine' précède 'Driver'.

Direction Daytona le pied écrasé sur la pédale de gaz.

Les filles s'éclipsent, le bolide termine en roue libre, l'ange finit dans la fosse avant de remonter sur scène, car une surprise est prévue au programme, Jane Doe, les précieuses ridicules et toute la famille Kate Burningbabe en piste pour un 'Kids in America' ( Kim Wilde) d'anthologie.

Miss Kate draguant effrontément le brave Dan Diaz.

Au revoir, les petits loups.

LLN en veut plus , démarrage en slow surf avant l'explosion ' Dead flesh and coyote' et une dernière pour la route, ' Sh'e's a bitch' bis!


Superbe soirée.

Le mardi 12/05/15: Les Panties + Blackie and the Oohoos pour le second ROCK'N'GIRLS.

photos Kate and Joe BB: Gregory Navarra

Jane Doe: Michel

Jane Doe and the Black Bourgeoises + Kate & Joe BB @ Ferme du Biéreau- Louvain-la-Neuve, le 6 mai 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises + Kate & Joe BB @ Ferme du Biéreau- Louvain-la-Neuve, le 6 mai 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises + Kate & Joe BB @ Ferme du Biéreau- Louvain-la-Neuve, le 6 mai 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises + Kate & Joe BB @ Ferme du Biéreau- Louvain-la-Neuve, le 6 mai 2015
Jane Doe and the Black Bourgeoises + Kate & Joe BB @ Ferme du Biéreau- Louvain-la-Neuve, le 6 mai 2015
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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 22:43
Du chocolat refroidi, exit Errol Brown, chanteur de Hot Chocolate!

Errol Brown est mort mercredi aux Bahamas à l'âge de 71 ans, un cancer du foie, Lester Errol Brown avait 71 ans!

Le Jamaïcain, devenu citoyen anglais, a surtout fait carrière en tant que chanteur de Hot Chocolate, membre de l'écurie Rak Records de Mickie Most. Le groupe a pondu une belle série de tubes dans les seventies: "You Sexy Thing", "Emma", "So You Win Again" and "Brother Louie", " Cherry Baby", "So you win again"...

En 1986 Hot Chocolate disbands, Errol Brown entame une carrière solo, deux singles se classent dans les charts, Personal Touch" and "Body Rockin'"., mais son heure de gloire était révolue.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 18:54
Amye - Thon Music Sessions- Thon Hotel Brussels City Centre - le 5 mai 2015

Thomas Rahatoka

Après une journée lourde et orageuse, le soleil décide de pointer timidement le bout de son nez sur Bruxelles. L'atmosphère de la ville retrouve une once de légèreté, de quoi respirer un peu avant le concert d'Amye. Le groupe programmé sur les coups de 18 heures au bar spacieux du Thon Hotel, est présenté sous le style jazz-world music et pop. L'affiche laisse dubitatif. Toutefois, la diversité culturelle du groupe (chanteuse suédoise, choristes belges, batteur néerlandais, contrebassiste polonais et guitariste angolais) alliée à la fraîcheur de leur un an et demi d'existence, contribue à amoindrir tout scepticisme. Dans l'ambiance mi-feutrée, mi-plastique de la salle, et devant un auditoire faussé par l'armée de costards cravates réunis en "afterwork" d'on ne sait quel séminaire ou conférence, le concert commence.

Laissant baguettes et balais de côté pour battre le rythme à la main, le batteur amorce le premier morceau, progressivement rejoint par la contrebasse et la guitare pour préparer l'entrée du chant en douceur. "Við Gengum Tvö", une reprise en suédois dans le texte, paisible comme un bord de la mer Baltique. La voix de la chanteuse est fine et maîtrisée. Son charme scandinave prononcé se marie avec harmonie à la musique. On vient de larguer les amarres, emporté par une houle calme et régulière.

On pense alors le voyage "world music" commencé mais les escales nous prennent à contre pieds. Les reprises s'enchaînent alors sur un swing jazzy entrecoupé de solos de basse et de guitare dont la résonance platonique se retrouve occultée par l'information nous parvenant du chant: son [My] "heart belongs to daddy". Déçu par cette annonce ou plus simplement pas concerné par la musique, l'armée de costard cravate lève le camp. Tant pis pour eux s'ils manquent les versions de "Age" et "Jolene" qui permettent au groupe de faire étal de sa maîtrise et de ses connaissances musicales, acquises peut-être via le Conservatoire de Maastricht, où le groupe est basé. L'aspect académique du premier set se ressent également sur le toujours bienvenu "Summertime", où les musiciens se lâchent tour à tour dans des solos plus engagés, concluant un premier acte sérieux et bien exécuté.

Deuxième set et place aux compositions de Bettina Reuterberg, la chanteuse. "Wake me tomorrow", titre aux sonorités africaines est entraînant. L'élégance visuelle et auditive des trois choristes, jusque-là entraperçues, apporte une couleur particulière à l'ensemble. L'identité d'Amye est dévoilée. Des rythmes chaloupés mélangés à des nappes de basse pincées ou caressées à l'archet, le tout orchestré par des arpèges de guitare venus d'Afrique, et servi par la grâce et la justesse des quatre voix féminines. "Colours" et "The End" nous confirme l'arrivée à bon port, alors qu'"I am the Water" nous rappelle la touche nordique de la joyeuse bande.

Avec énergie et enthousiasme, le groupe conclut sur "Bottom of the River" et "Fire is low", deux reprises plus contemporaines. Les voix ne boudent pas leur plaisir et nous font admirer leur technique et leur bonne entente musicale, tandis que les musiciens à défaut de s'exprimer à travers de longs solos, contribuent à terminer le concert sur une seconde moitié riche, charismatique et prometteuse, à l'image de l'univers musical d'Amye.

Thomas Rahatoka

Amye - Thon Music Sessions- Thon Hotel Brussels City Centre - le 5 mai 2015
Amye - Thon Music Sessions- Thon Hotel Brussels City Centre - le 5 mai 2015
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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 17:51
watchoutforthegiants au Café Kafka - Bruxelles- le 5 mai 2015

Charles Eloy

watchoutforthegiants au Café Kafka - Bruxelles- le 5 mai 2015

Watchoutforgiants, un groupe de guitares de la commune d’Affligem, située en Flandre-Orientale, devenue sinistrement célèbre pour les bouchons de trafic sur l’autoroute de la côte vers Bruxelles.

Heureusement, Jasper (basse, seconde voix.), Birger (guitare électrique, chant) et Sam (batterie) ont été mieux inspirés dans le choix du nom de groupe. La ville limitrophe d’Alost est connue pour son carnaval de 4 jours, un rituel de plus de six siècles, ainsi que ses géants de processions et le cheval « Bayard » de Charlemagne, que nous retrouvons dans la littérature et chansons de gestes datant approximativement du XIIe siècle.

Ce soir, au café Kafka, situé dans le plein centre de Bruxelles, Watchoutforgiants offre un concert exclusif en guise de promotion de leur EP « The sky is the Rabbit » devant un public restreint de fans et personnes venant à la découverte du rock « Made in Belgium »

Ils sont accompagnés par une roadie féminine qui les aide à monter confortablement le matériel.

Les hostilités de ce soir débutent avec le titre «The sky is the rabbit » et nous annoncent la couleur musicale noise rock alternative de cette soirée. « Fire », une composition avec un tempo plus lent. Comme la plupart des chansons, le duo basse/batterie forme une base solide rythmique puissante et donne la liberté au chanteur/guitare d’improviser. « Sun ». La basse est prédominante durant toute la composition. La voix est rageuse variant entre feu Jim Morisson (The Doors) et (Thom Yorke (Radiohead) et avec des arrangements musicaux influencés par des groupes contemporains. Nous retrouvons leur facette expérimentale et alternative à la façon de Nine Inch Nails, Sonic Youth ou Pixies avec un jeu de guitare déferlant.

Ils terminent leur concert avec « Closer », une composition upbeat qui rappelle les éléments de post-rock, stoner rock que nous retrouvons également chez le power trio Triggerfinger.

Watchoutfrogiants, toute la fureur de la jeunesse, une énergie brute, une musique spontanée sans concessions pour faire déménager les festivaliers.

Setlist : She sky is the rabbit, Money, Sun, Fire, I’s just a ride, There’s only so much

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:51
Robben Ford + Pete - Het Depot - Leuven, le 5 mai 2015

Le nouvel album ( fin mars 2015) de Robben Ford s'intitule ' Into the sun' , All Music commente: 'the very title suggests this 2015 album is bright and open, and it is!'

La tournée de promotion passe par chez nous, c'est le Depot qui accueille le fameux guitariste aussi à l'aise dans l'univers du blues, que dans ceux du jazz et du rock.

Un Depot en configuration assise, des sièges ont été avancés jusqu'à 2 mètres du podium, interdiction formelle de se poster debout frontstage, le clan des photographes peste tout en sachant que Robben has always hated having his picture taken during a show...

Support Pete.

Pete, Pat Hibulaire, un des premiers méchants chez Disney?

Laisse tomber, fieu, et ne viens pas avec dj Piiit ou ton pitbull, Pete, c'est Piet Vastenavondt, o k, tu peux penser au mardi-gras, qui a sorti le CD 'I am Wilson' il y a peu.

Le gars manie une acoustique et chante d'un timbre fluet, certains mentionnent Jeff Buckley, sur scène il est flanqué de deux musiciens d'exception, Luk de Graaff qui traîne sa basse sur nos scènes nationales depuis la fin des temps ( B J Scott, Fandango,The Wolf Banes, Neeka, The Boxcars, Admiral Freebee, Arno etc...) et Ian Mccole, non il n'est pas du Guatemala, un Ecossais s'étant fixé chez nous depuis pas mal de temps, certains l'ont vu avec Coco Jr., il accompagne Grace ( Ilse Scheers) et donne des cours de guitare.

Le trio entame l'exposé musical par 'You move too fast', qui malgré l'intitulé n'adopte pas un rythme TGV, de jolies harmonies vocales, cf. Crosby, Stills, Nash, t'amènent à classer le produit sur l'étagère singer-songwriter baignant dans une sphère alt.country/americana/soft rock.

Oui, tu peux citer Loggins et Messina.

De l'americana technologique pour suivre, 'Answering machine' , a spine-chilling voice et un brin de mélancolie devant plaire aux madames .

'Close to home' sera tout aussi propre, soigné et léché, rappelant les Neil Young, James Taylor ou America les plus calmes.

Admirons le travail racé de la lead.

La suite: une ballade larmoyante, 'Would you come now', un midtempo bluesy avec des envolées à la Santana/ Chris Rea, ' Rosalie' , la cover de Ryan Adams, 'Oh, my sweet Caroline', précédée d'un couac, sorry, bad tuning, et enfin un morceau plus remuant, 'What's the matter, John' avec une nouvelle fois un travail superbe de Ian Mccole. Il a du bol, Piet Vastenavondt de pouvoir compter sur des sidemen doués.

Robben Ford

An announcement: no pictures with your cell phone, please!

Robben Ford, le virtuose de Woodlake, se pointe flanqué de Jonny Henderson ( Hammond) - Brian Allen ( bass) et de Wes Little ( drums), un costaud who backed Sting, Stevie Wonder, Faith Hill, Mary J. Blige ou Beyonce (e.a.).

Quoi, tu veux des détails pour le bassiste et l'organiste?

Brian n'a rien à voir avec Woody mais bien avec Rich Robinson (Black Crowes), Secret Sisters Sara Bareilles, John Scofield, Natalie Cole, les Four Tops ou les Temptations... pas mal, tu dis!

Johnny, le British est un pote à Ian Siegal et Matt Schofield, pour te situer le style.

Feu!

"Rainbow Cover", sur le dernier né, du rockin Southern blues pendant lequel son jeu intuitif et sa maîtrise technique font merveille, l'Hammond dégoulinant en arrière-plan nous promet de belles choses.

Virage funk avec "Howlin' at the Moon"et une première digression lumineuse du maître dont le regard menaçant toise les photographes pourtant casé à plusieurs mètres.

T'as vite rangé ton jouet, tant pis pour les souvenirs et les enluminures.

Un blanc- bec, audacieux, vient se poster face au podium et pointe un objectif légèrement voyant vers Robben, réaction immédiate: tire-toi, gamin, I can't feel the groove with you taking pictures...

Marri, le petit s'éclipse!

Voici 'Midnight comes too soon' au feeling jazzy et bourré de soli incisifs, on comprend qu'il se soit débarrassé du chasseur d'images, Robben laisse ses émotions parler par son jeu de guitare.

Avec ce mec tout paraît si simple et naturel, les débutants doivent en faire une maladie.

Sur l'album 'A day in Nashville', ' Cut you loose', un titre first recorded by James Cotton.

Sa guitare et l'orgue partent tour à tour en vadrouille.

On est très loin du format radiophonique, une chanson de 3' puis une autre pas plus longue, ce soir les titres prennent l'aspect de jams étendues où chaque intervenant a l'occasion d'en placer une, ils ne s'en privent pas.

'Same train' en mode relax blues groove précède le paresseux 'Rose of Sharon'.

Un voisin d'Outre-Moerdijk tente d'entamer une conversation avec l'artiste en marmonnant une série d'onomatopées inintelligibles, revenu à de meilleurs sentiments Robben lui répond, sorry I don't speak Dutch et décide de poursuivre son discours par l'instrumental 'Cannonball Shuffle' inspiré par Freddie King, the Texas Cannonball.

Il a enregistré le greasy 'Fair Child' d'Allen Toussaint sur l'album 'Bringing it back home', Brian et Wes assurent sans sourciller un fond juteux, l'Hammond voltige, la guitare prend le relais, Yeah gueule le bouffeur de maatjes dont le siège maltraité menace de rendre l'âme .

Sur le même CD, voici le smooth ' On that morning' au jeu d'orgue, digne de Rhoda Scott, te faisant penser à 'Christo Redemptor' de Charlie Musselwhite, la gratte remplaçant l'harmonica.

Une merveille!

"High Heels and Throwing Things", une escapade romantique en duo pour la paire Wes/Brian.

Eh, où vont-ils tous en abandonnant le drummer sur scène, un petit billard au café du coin?

Wes Little meuble, Thierry ( on Drums), derrière toi, savoure, la clique rapplique et achève talons hauts sans bottes de cuir.

A tribute to another King, B B, 'Indianola', du nom de la ville où Riley B. King a vu le jour.

Un nouvel instrumental agité déclenchant des cris enthousiastes.

Slow time tout en finesse pour suivre, 'Fool's Paradise' de David Avid / Johnny Fuller / Bob Geddins, un titre popularisé par Sam Cooke.

Leuven se tait et écoute religieusement ce crack au jeu sophistiqué et précis.

Le set s'achève par 'Cause of war', un titre aux riffs musclés.

Bis.

'Justified' gueule Erwin.

Désolé, monsieur, on n'a pas appris ce titre, maybe next time, voici 'Lovin' Cup' ( la playlist annonçait 'Thoughtless').

Il y a quoi dans cette tasse?

Demande à Paul Butterfield, c'est lui qui a composé ce blues suant.

La tournée se poursuit en Allemagne, le 8 mai, Karlsruhe!

photos: Philip Verhaege.

Robben Ford + Pete - Het Depot - Leuven, le 5 mai 2015
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Robben Ford + Pete - Het Depot - Leuven, le 5 mai 2015
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 13:50
Diamond on the rocks - De Markten - Bruxelles - le 3 mai 2015

De Markten, Oude Graanmarkt/Rue du Vieux Marché aux Grains 5, le cultuurcentrum Brussel, non seulement un chouette café/brasserie mais également, à l'étage, une magnifique salle permettant l'organisation de concerts.

Une fois par mois s'y déroule un Salon Dansant, un zondagsnamiddag thé dansant, lieu de rendez-vous de tous ceux/celles qui n'ont plus vingt ans depuis longtemps mais qui tiennent à rester vivants plutôt que de se taper 'Royalty' sur VTM.

Ce 3 mai à 15:00, Diamond on the rocks!

Si tu pensais à ceci, Diamond On The Rocks is a private seller of high quality, one of a kind custom jewelry, located in the heart of New York City’s diamond district, t'as tout faux.

En fait il s'agit d'un projet du couple, pas uni pour le meilleur et pour le pire, Kris 'Kirri' Valvekens et Jan Cuyvers qui, un beau jour, ont décidé de former un band qui interpréterait le riche répertoire de Neil Diamond.

Kris 'Kirri' Valvekens, Kirri's Way Back, et grand amateur de Rory Gallagher?

Ouais, pas La Vache qui rit!

Et Jan Cuyvers?

Un jeune batteur, même pas 60 balais, au palmarès pas dégueu: Soulsister, The Gonnebee'z,Will Tura, The Radios..

Ils consultent l'annuaire des musiciens pas refroidis, de même que celui des vocalistes pesant moins que 75 kilo et embrigadent Nathalie Van den Meutter et Emilie Leysen ( jolies nanas, jolies voix, jolies robes bleu azur dénudant leur joli dos) à la guitare, Luc Canters ( Luna avec Nathalie Van den Meutter), aux keys, Niels Verheest ( Blue Blot, The Whodads...) et à la basse, Marc Van Puyenbroeck ( Natalia, Psychotone, Soulsister...).

Des mercenaires, tu dis!

On ne va pas te contredire, mais cette légion s'amuse, amuse et enchante!

A 14h 58', tu pénètres dans la salle de réception, tu lâches un juron blasphématoire, plus une table, ni un siège de libre, tous les pensionnaires des maisons de retraite avoisinantes sont au rendez-vous, ils te scrutent d'un oeil mauvais, à côté d'eux, punks ou métalleux sont des enfants de choeur.

Diamond on the Rocks débute par ' Soolaimon' , Kirri au chant, bien secondé par ses séduisantes choristes.

Rien à dire, efficace et agréable aux oreilles.

T'as toujours eu un faible pour Neil Diamond, il ne sera pas trahi cet après-midi.

L'hospice accompagne 'Beautiful noise' en battant, timidement, des mains.

Une paume te tapote l'épaule, Henriette De Geest, 86 printemps, meneer, je ne vois plus rien.

Tu rigoles, Henriette, suis accolé à un pilier de marbre pour ne déranger personne.

Tu déménages, t'allais pas lui demander de glisser son siège 15 cm plus loin, elle aurait pu te souffleter et exiger la venue d'un pandore.

Henriette is geen 'Kentucky Woman' .

Avanti pour un gospel on the rocks énervé, "Thank The Lord For The Night Time" , petit solo de guitare approprié et pas de danse des nanas.

Une romance?

Jaaaa!

' Play me', superbe chanson, magnifique rendu!

Gros tube, la rengaine 'Song song blue', la chorale de la séniorie au boulot.

1971, ' I am I said', les perles se succèdent.

Une ballade plus récente, 'Another Day That Time Forgot' ( album 'Home Before Dark') en duo Kirri/Nathalie ( terrible voix, à faire déplacer les montagnes, un diamond brut).

La lecture du catalogue se poursuit, personne ne s'emmerde, ' Solitary man', 'Cracklin' Rosie', non, Rose, il ne pensait pas à vous, il chante un vin pétillant.

Yeehaa, ambiance, ' Cherry, cherry', les choristes virevoltent, un solo de basse, puis l'Hammond sous les spotlights.

Mais qui voilà, Noël -Noël et Pierre Fresnay, l'incorrigible Jean Gabin est au comptoir, les Vieux de la Vieille sont de sortie!

Pause pipi pour Jan, un piano, deux voix, Emilie et Kris, 'You Don't Bring Me Flowers' interprété autrefois avec Barbra Steisand.

Madeleine renifle, une goutte s'échappe de son pif pour mourir dans son café décaféiné.

Non, Chantal, pas 'Sweet Caroline', nog te vroeg, mon ange, voici 'Holy, holy'.

Neil Diamond est un génie, on te rappelle qu'il sera chez nous le 21 juin!

"Love On The Rocks", Madeleine se remet à pleurnicher.

On the country tour, 'Forever in blue jeans' , puis 'Red, red wine', gros hit pour UB 40.

Les Monkees doivent beaucoup à Neil Diamond qui a composé 'I'm a believer', toute la salle tremble, secouée par des talons fatigués martelant le plancher, trois ou quatre inconscients osent un twist archaïque, gaffe, à ton pacemaker, Jules!

Urge Overkill a repris le magistral 'Girl, You'll Be a Woman Soon' qui figure au soundtrack de Pulp Fiction.

Quelle classe, Neil Diamond.

Dernière ligne droite, le rock musclé 'Crunchy Granola Suite'.

C' était leur 3è concert, c'est incroyable comme ce show était au point!

La salle veut un bis, Chantal entendra 'Sweet Caroline', there's no age for rock'n'roll, sont 20 à gigoter.

Bis 2: le posé 'Septembe morn' et enfin 'Brother Love's Travelling Salvation Show' et ses hallelujah repris pa rles choristes.

Présentation de la tribu, petits soli, la jam se termine en mode acoustique, plus de jus.

C'était comment, questionne-t-elle?

Ecoute 'Hot August Night'!

Diamond on the rocks - De Markten - Bruxelles - le 3 mai 2015
Diamond on the rocks - De Markten - Bruxelles - le 3 mai 2015
Diamond on the rocks - De Markten - Bruxelles - le 3 mai 2015
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