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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 10:03
Rockvonk 2015 - preselectie 4 - jeugdhuis DE KAZERNE in HALLE - le 26 septembre 2015

Rockvonk 2015 - preselectie 4 - jeugdhuis DE KAZERNE in HALLE - le 26 septembre 2015

En lice: Watchoutforthegiants - Neufchâtel - Midnight Stubble - Bugsy - First Last Anybody - The Shrikes ( présenté comme // TOM//).

170 inscriptions, 24 noms retenus pour les quatre présélections, pour désigner l'artiste qui succédera aux précédents vainqueurs: The DeVilles, Willow, Bodyspasm et Jasper Erkens.

Les demi-finales se dérouleront fin octobre au Klinker (Aarschot) et Nijdrop ( Opwijk), les six finalistes se retrouveront au Depot ( Leuven) le 5 décembre.

De kazene à Halle,une maison de jeunes installée dans l'ancienne caserne des pompiers, bien retapée, la salle a l'air d'un bunker mais elle offre toutes les conditions requises pour l'organisation de concerts, l'acoustique est nickel, rien à voir avec Forest National, et au bar on te sert une pintje à 1€50 avec le sourire!

Autres points positifs, une organisation impeccable et un timing respecté.

Seul point négatif, le choix du jury pour la demi-finale, le meilleur groupe a été écarté, faut dire que la qualité était au rendez-vous et que la sélection n'était pas aisée!

Chaque groupe a droit à 15' pour présenter son projet, le premier à investir la scène se nomme First Last Anybody!

Un trio, le gang des binocles, alors que vi.be mentionne six noms, rien que des pseudos.

Visite chez les poulets, ils rapportent que le plus grand, la casquette au chant et guitare, se nomme Julien Tanghe, vu avec les fantastiques Tangerine, l'excellent bassiste Bobby the Champ n'est pas fiché chez la flicaille et le troisième larron, s'amusant avec un synthé ou grattant une guitare, n'a pu être identifié.

Genre?

Dreampop/slowcore/ indie mélodieux, assez éloigné du cocktail proposé par Tangerine.

FLA ne jouera que trois morceaux, allongés, en débutant par le moody 'My temper', le ton mélancolique les rapproche de Kings of Convenience ou de Turin Brakes.

'Neurasthenia' succède à cette première plage délicate, pas de crise de nerfs, mais un sentiment de vague à l'âme, de mélancolie.

Oui, Victor!

"La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste.", en tout cas l'intervention du bassiste n'était pas misérable, on peut la cataloguer de lumineuse.

Tout ça est bien joli, mais le band manque légèrement de charisme, pas grave en soi, mais difficile d'accrocher le jury.

Une longue intro amorce ' Kumbi', une plage aux ambiances feutrées très agréables aux tympans.

Des titres bien ficelés, un groupe à suivre!

Bugsy.

Un changement radical, finie la douceur, sur scène un trio de MC's, Bugsy, bob blanc sur le crâne, et deux potes, une casquette malhabile et un petit nerveux, bob ska et T-shirt 'Underrated'.

Ces drôles vont nous balancer, façon freestyle, un hip hop bricolé et branlant sur une bande musicale défilant en bruit de fond.

De joyeux dilettantes tricotant un rap ampoulé qui n'a pas intéressé grand monde, les quinze minutes ont paru bien longues pour 95% des spectateurs.

Le trio passe de l'anglais, au flamand puis au français, t'étais pas vraiment attentif, jusqu'au moment où il fut question de Sarkozy, puis tu te rappelles que c'est Marine qui avait débarqué à Bruxelles il y a une dizaine de jours.

Du coup Bugsy, orphelin de Mugsy, chantonne... deze wereld is oneerlijk ... t'avais pas de kleenex, tu t'es payé une bière.

Calimero?

C'est trop injuste!

Midnight Stubble

Pas à dire, il y en a pour tous les goûts ce soir, après l'âne, le coq, pas celui que chante Bartje van Antwerpen, un fier coq bruxellois baigné dans une gueuze bluesy.

Midnight Stuble c'est un rock blues trio à l'ancienne, style Andy Fraser Band, après que le regretté Andy ait quitté Free et Sharks, The James Gang ( avec Joe Walsh), Taste ( de Rory Gallagher) ou Cream, un genre indémodable, au fond.

Leur fiche dit Bertrand Baijot: bass / Fabian Borghese: guitar + lead vocals et JY Sottiaux: drums.

Pour ne rien te cacher, Michel ( pas moi, un autre) avait un petit faible pour les pectoraux velus du batteur.

Ils débutent avec 'Teddy Buffalo' une intro bluesy poussiéreuse et un timbre que ton voisin a refusé d'étiqueter d'efféminé.

Ce bison me fixait, il avait pas l'air sympa, j'ai tenté de lier une conversation avec cet animal, me demande si je ne rêvais pas!

Solide entrée en matière.

De volgende heet 'Killing me softly', t'es vraiment surpris, tu pensais pas entendre une cover de Roberta Flack, ce n'en était pas une, par contre tu t'es mis à penser aux Black Keys.

Terrible son de basse élastique, à l'arrière King Kong frappe comme un jaloux, car il a vu Tarzan caresser Jane, tu sens de suite que ce band a des ressources et n'est pas du style petit bleu qui va se faire rouler dans la farine.

'One step' parviens-tu à lire sur le parchemin avec une guitare sonnant comme celle de Guess Who.

' Nothing left to say'.

Ok, on se tait!

Mais non, leur sermon n'est pas fini, voici 'Whiplash', et splash il y eut, un morceau hautement recommandable pour tout amateur de riffs lubriques, de basse juteuse et de drumming tonique.

A voir pour un set complet!

The Shrikes

Donc //TOM// a été rebaptisé, waarom?

Faut demander au chef, Tom Verbeeck : Vocals, Rhythm Guitar!

Ce quatuor de gamins, 17 ans de moyenne d'âge, a choisi un genre que leurs copains de l'athénée ne doivent pas trop connaître, l' alt.country/country rock/ americana .

Pour épauler Tom et sa bonne voix, on croit avoir vu Elias De Schepper à la basse, Bart Samyn aux drums et le petit nouveau,Quentin van Rhijn à la Les Paul.

Un soundcheck un peu plus long que celui des précédents et un ennui technique, le lead singer doit abandonner une effect pedal récalcitrante.

C'est parti, 'Devil's wife', un country rock sautillant, Lucifer s'amuse, sa nana aussi, Quentin nous balance une rafale bien salée, du bon boulot.

Ils enchaînent sur le midtempo 'Bright young woman', une nana dont il faut se méfier... she stole my heart and my credit card...

A rapprocher de groupes tels que Paon, Lemon Straw ou Bony King.

La chanson sensible du set, 'Dad', prendre congé de son paternel ne prête pas à rire.

Beau!

' When you came down to the door', clôturant le set, rocke comme les Scabs, la wah wah vicelarde de Quentin t'incitant à battre le plancher du talon.

Encore un groupe offrant un beau potentiel.

Neufchâtel

Ça fait deux ans que ta route n'avait plus croisé celle de Neufchâtel, depuis lors Nelson Beumer - Vocals / Lead Guitar, Colin Le Roux - Noise / Rythm Guitar, David Temprano - Drums et NoKowTow - Bass ont sorti l'album sept titres 'Fluids', enregistré chez Noise Factory.

Tu demandes pour quelle raison obscure le groupe a décidé de participer à cette loterie qu'est Rockvonk et au bout de leurs quinze minutes de show tu es persuadé qu'ils vont recueillir assez de suffrages pour se taper Opwijk ou Aarschot en octobre.

Faux sur toute la ligne, aussi on se pose des questions quant aux critères choisis par le tribunal pour justifier leur sélection!

Passons...

Les Bruxellois ouvrent avec 'Odessa', de l'indie lourd, obsédant, mixant rock noir, art rock, noise et grunge.

De tous les bands en compétition jusqu'ici, Neufchâtel a apporté une touche 'moderne' audacieuse dans ses compositions.

' Muddy Amour' au ton dramatique fait suite au titre ukrainien, comme toujours la voix de Nelson t'interpelle et vient chatouiller tes neurones, de subtiles touches psyche rapprochent cette seconde pièce de Porcupine Tree, voire du Floyd.

Superbe!

'Pegasus' débute sur une déflagration avant de voir le cheval ailé survolé un champ de bataille où gisent cadavres fumants et blessés sanguinolents.

Ils n'ont pas été retenus, God alleen weet waarom!

watchoutforthegiants

Bitte, en un seul mot, pour ne pas confondre avec They Might Be Giants!

Membres: Sam Van Sompel - Drums, Birger Ameys - Guitar/ Lead Vocals/Synth et Jasper Suys - Bass/Vocals/Fugazi.

Jasper te rappelle que tu l'avais vu il y a des lustres au sein de 'The Sonic Rooftops', il n'est pas resté sur les toits et fait, désormais, la chasse aux colosses.

Un EP au catalogue, ' The sky is the rabbit', leur imagination ne connaît aucune limite, te souffle Roger!

Genre?

Du guitar/noise rock de très bonne facture.

Ils débutent par le lapin céleste, 'The sky is the rabbit'.

Une entrée en matière agressive , un rock asphyxiant qui s'empare de tout ton être pour te laisser pantois et comme paralysé.

Ils t'avaient averti pourtant, watch out, t'avais pas fait gaffe, tu t'étais laissé avoir.

Un second groupe pratiquant un rock pointu et mordant, ils embrayent sur 'Lucky for you' , un morceau guère plus détendu que le précédent.

Disto et fuzz, dépense d'énergie à faire rougir l'athlète carburant à l'éphédrine, le style de truc qui s'empare de ton cerveau pour le secouer dans tous les sens et le transformer en brain shake crémeux et repoussant à la fois.

Bande de petits salopards!

' Over our heads', bigre, Birger accentue son propos en maltraitant un petit synthé.

Tu relis le fascicule six ways to cure a head ache pour abandonner après le premier conseil, drink some water!

Halle geen zin om te dansen?

C'est le moment, voici 'Closer', la dernière de la soirée.

Effectivement la berceuse peut inciter à la danse, le petit guitariste tient à se rapprocher des survivants, il fait tournoyer sa gratte dans le public avant de la jeter comme un vulgaire déchet aux pieds de Jan Alleman qui, surpris, sursaute.

Un set impressionnant.

Au bar en attendant le verdict des apôtres.

Le responsable du Depot saisit un micro pour citer, dans le désordre, les douze noms retenus pour les demi-finales...

En de jury heeft gesproken! Gaan door naar de halve finales:

Abudhabi vzw

Bonzo

Eme

Kalisto Bay
Midnight Stubble
Midwinter
My dog is radioactive
Shrikes
Son of sons
The Hipster Jugend
The Lighthouse
Watchoutforthegiants

Rideau!

Rockvonk 2015 - preselectie 4 - jeugdhuis DE KAZERNE in HALLE - le 26 septembre 2015
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 08:47
Album - Vanessa Philippe "My Man"
Album - Vanessa Philippe "My Man"

Album -Vanessa Philippe "My Man".

Troisième album pour la séduisante chanteuse/globe-trotter Vanessa Philippe.

En 2006 sortait 'La Dérive', elle est repérée par Les InRocks, tourne surtout en Île-de-France pour sortir un second opus en 2011, 'La fille sans qualités' , inspiré du roman Spieltrieb ( titre français

'La fille sans qualités') de Juli Zeh.

Le single coquin, 'Les Seins', passe pas mal sur les ondes.

2015: un nouvel effort discographique, "My Man", onze titres, de beaux noms sur la pochette: Marianne Dissard à la réalisation et Naïm Amor à la composition et comme musiciens, Yan Péchin ( guitare), Arthur Vint ( drums) et Scott Colberg ( basse.

Vanessa gazouille en français et en anglais.

'Fly like a butterfly'

Quoi de plus gracieux qu'un petit papillon qui virevolte de fleur en fleur...

Un brin de psychédélisme seventies, des arrangements soignés et aériens, on peut comprendre son admiration pour le Velvet, on y découvre même des nuances Syd Barrett.

Une plage que tu peux aisément réécouter trois fois d'affilée.

'My man'

Quel contraste entre la voix douce de Vanessa et la guitare acérée de Yan Péchin.

Là où d'aucuns avancent Jane Birkin ou Françoise Hardy on préfère hasarder Feist qui, elle aussi, chante son homme, 'My moon, my man'.

Superbe titre, en tout cas!

'Some days, some flowers'

On cite Filles Sourires en 2011, "Vanessa has a very sweet voice, which she uses exactly as we like it here: sweet and tender ";

Cette description convient admirablement à cette rêverie à nouveau déchirée par les riffs de Monsieur Péchin.

Près de six minutes de pur bonheur!

'Laissez-moi'.

Un premier titre dans le vocable de François Villon.

Mai 2015, Music Books And Poems: "Telle une danseuse, en équilibre, fragile, sur les notes de guitare de Naïm Amor."

Rien à ajouter?

Si, Edgar Degas eut apprécié!

'Quand je te vois'

Un rythme énervé pour ce titre au background rock. Arthur cogne sec, la basse de Scott ronronne à foison, la guitare métallique finit par déraper au final tandis que Miss Philippe, en minaudant, susurre une lovesong à son biquet.

'Talon minute'

Talon minute et clef express?

Oui et une taloche dans ta poire...

Une superbe chanson aux lignes de guitare ciselées. On devine la slide glisser sensuellement sur les cordes, et tu te surprends à fredonner talon minute, talon talon minute, talon talon minute... avec la madame.

Talon minute et fine dentelle!

'Sleepy bird'

Un morceau badin, insouciant comme une fauvette chantant l'aube.

'Le chat et la lune'

Une fable à deux voix, Vanessa en duo avec son petit garçon.

Tendresse, pudeur et grâce sur fond ambient.

Le morceau Sigur Rós de l'album.

'Woman, who's a woman'.

Retour au rock dur, ici, l'influence Velvet Underground est évidente.

Ce morceau métallique et agité de Naim Amor, présentant de sérieuses similitudes avec ' Waiting for my man' de Lou Reed, avait déjà été repris par Marianne Dissard.

Une réussite!

'Oh, Paris'( (feat. Marianne Dissard).

Sur le net il y a un mec, un désenchanté, qui n'aime ni Mylène Farmer, ni le yaourt, ni les gens qui le tutoient. Ben, ce mec, il n'aime pas l'album de Vanessa, il n'aime pas parce que c'est mauvais, mais ce mec il n'argumente pas, selon lui cet album c'est du vent, du kitekat et pire encore.

Ce gonze, il est doté d'une plume convenable, mais il a pas intérêt à fermer le dernier bouton, celui du haut, de sa chemise Ralph Lauren, son cou énorme va le faire sauter. Tout ça pour te dire que nous, monsieur le critique musical, on trouve ce disque plutôt sympa et que le côté atmosphérique de 'Oh, Paris' nous a plu.

'After hours'

Scorcese?

Non une reprise du Velvet Underground.

Allez, monsieur le critique musical, on le concède, en anglais exotique, ce qui fait le charme de cette cover!

Bonus track, 'Dis-moi dis donc'.

Encore une plage dont les sonorités se rapprochent des titres les plus calmes de Lou Reed.

Chouette harmonica et background americana!

'My man' ne va pas révolutionner le monde, c'est pas le but, mais cette galette est des plus agréables!

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 14:55
Crosby, Stills & Nash à Forest National, le 25 septembre 2015

Le billet de JPROCK :


Crosby, Stills and Nash àForest National, le 25 septembre 2015
Ca fait quelques années maintenant que Crosby, Stills and Nash ont pris l’habitude de nous gratifier de visites régulières dans notre capitale.
Ces trois là (avec Neil Young bien sûr) font partie des légendes de l’histoire du rock et chacun a encore dans l’oreille leur version incroyable de 'Wooden Ship's interprétée en 1969 à Woodstock.
Tout ça ne nous rajeunit pas vous allez me dire, et en effet il faut bien constater que le public présent ce soir a majoritairement plusieurs fois vingt ans.
Ca et là quelques jeunots curieux ont fait le déplacement, histoire de voir en chair et en os ces trois stars qui font partie intégrante de la légende du rock, et ils on eu raison car le spectacle sera de grande qualité.
Pas de surprise réelle au niveau de la setlist qui fait la part belle au chefs-d’oeuvre intemporels du trio (voir setlist), ni au niveau des musiciens qui les accompagnent sur scène tous des vieux briscards qui ont trainé leurs bottes sur toutes les scènes du monde et de surplus en très bonne compagnie.
Prenez Shayne Fontayne à la guitare, il a joué entre autres avec Bruce Springsteen, Ian Hunter, John Waite, Joe Cocker et Johnny Hallyday ! Excusez du peu…
La quasi perfection est donc au rendez vous comme à chaque fois avec nos trois compères.
Seul petit bémol, et je l’avais déjà signalé lors d’une précédente chronique, la voix de Stephen Stills qui vieillit nettement moins bien que celles de ses deux amis.
Durant les premiers titres du premier set les interventions vocales de Stills sont vraiment limite au niveau de la justesse, mais heureusement les choses s’arrangeront par la suite.
Les vieilles mécaniques ont besoin de chauffer un peu, c’est bien connu...
Par contre lorsque Stephen joue de la guitare c’est un régal car sur ce plan là il n’a rien perdu.
Graham Nash, pieds nus comme à l’accoutumée assure le show comme un métronome et se pose en Monsieur Loyal , quant à David Crosby visiblement en meilleure santé depuis quelque temps ( il a subi une transplantation hépatique et une opération du coeur ) s’offre la grosse ovation du show lorsqu’il se lance dans un « Almost Cut my Hair « beau à nous traire frissonner de plaisir.
Le concert se termine avec quelques morceaux de bravoure comme « Wooden Ships » , « Teach Your Children » et « Suite Judy Blue Eyes » qui n’est rien d’autre qu’un des titres les plus prestigieux de l’histoire du rock.
Au final , un concert très agréable qui se savoure comme la vision nostalgique d’un vieux film vintage qui a bercé notre jeunesse.

Texte et photos : JP Vanderlinden aka JPROCK.

Setlist :
A Day in the Life
(The Beatles song)
Carry On/Questions
(Crosby, Stills, Nash & Young cover)
Marrakesh Express
Long Time Gone
Just a Song Before I Go
Southern Cross
Cathedral
Our House
(Crosby, Stills, Nash & Young cover)
Déjà Vu
(Crosby, Stills, Nash & Young cover)
Bluebird
(Buffalo Springfield cover)
Intermission
Helplessly Hoping
Girl From the North Country
(Bob Dylan cover)
Golden Days
(Graham Nash song)
Somebody Home
(David Crosby song)
Guinnevere
Virtual World
(The Rides cover)
Military Madness
(Graham Nash song)
Almost Cut My Hair
(Crosby, Stills, Nash & Young cover)
Wooden Ships
Encore:
Teach Your Children
(Crosby, Stills, Nash & Young cover)
Suite: Judy Blue Eyes

Crosby, Stills & Nash à Forest National, le 25 septembre 2015
Crosby, Stills & Nash à Forest National, le 25 septembre 2015
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 07:09
Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015

Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015

Ils étaient presque tous là, manquait Vincent et Cath Garage, c'était pas pour voir mourir la mamma, non, Crocodiles se tapaient le Bota pour la troisième fois et, avec les copains, on se demandait à quoi allait ressembler la dernière galette' Boys' sur scène.

La réponse au bout de 45' de concert, les crocodiles se portent bien, leur rock sans fioritures dégage une vitalité vibrante ayant ravi une Rotonde loin d'être pleine.

Avant les Californiens, ce sont les demoiselles mancuniennes du groupe Pins qui auront charmé le public.

Trois blondes décolorées, deux brunettes.

Présentation:

les blondes: Faith Holgate lead singer, guitar, long legs, mini-shorts, la grande Anna Donigan à la basse et backings, Lois Mc Donals, lead guitar, backings.

Les brunes: Sophie Galpin on drums et la dernière recrue aux keys, Kyoko Swans!

Les épinglées démarrent avec 'Baby Bhangs', la plage ouvrant leur second album 'Wild Nights'.

Reverb, fuzz, disto, a noisy melody, un esprit punk vivifiant, pas étonnant que certains avancent Sleater-Kinney, on peut également citer les terribles L7.

'Get with me' sur 'Girls Like Us'. offre de chouettes relents psychédéliques nous renvoyant vers Grace Slick, ensuite les filles embrayent sur le catchy et radiophonique 'Young Girls'.

Une plage plus sombre, 'Oh Lord', dominée par la basse affolante d'Anna, t'invite à une danse hypnotique, le titre précède le pesant ' Too Little Too Late' au background postpunk.

Elles nous proposent quelques wild nights with 'Molly', ton agenda est plein, mais on retient l'offre.

' Dazed by you' is our new single.

Les nanas sautillent, virevoltent, bataillent sur fond de surf rock tonique, elles ne vont pas se modérer avec 'Waiting for the end' et ses entrelacs de guitares métalliques.

Tiens Kyoko, prends ma guitare , décide la cheftaine, qui s'en va tabasser une cymbale puis amorce 'Girls like us' .

Opération charme, à genoux je viens chanter aux oreilles de Reginald puis je m'allonge face à ce brave homme, les photographes s'en donnent à coeur joie.

Ce séduisant concert s'achève par une reprise, 'Hybrid Moments' des Misfits qui les font sonner comme un girls band des sixties, en mode Phil Spector.

Crocodiles

Leur page facebook mentionne deux membres: Brandon Welchez ( vocals et guitar) et Charles Rowell ( guitar), live, ils sont secondés par un bassiste maniant avec dextérité une quatre cordes à la Paul McCartney, et un batteur bûcheron qui ne ressemblait en rien à Anna Schulte ayant officié pendant plusieurs années avec le duo fondateur.

Les sauriens choisissent d'entamer le bal avec 'Mirrors' datant de 2010.

C'est parti pour 3/4 heure de rock sauvage et mordant, les guitares cinglent, la voix est bourrée de reverb.

Un brin de noise, des relents d'huile de moteur, quelques accents psychédéliques et des envolées shoegaze, voilà les ingrédients utilisés pour électriser l'assistance.

Il est l'heure de 'Fooling around', je tripatouille ma boîte à rythmes qui lance des piouh, piouh, piouh, élastiques, alors, on danse?

Sur 'Crimes of passion', 'Marquis de Sade' qui nous rappelle Jesus and Mary Chain, tout comme 'Billy Speed', offrant même des relents mods aux saveurs The Who.

Un happy birthday pour le batteur, puis 'Kool TV' toujours aussi échevelé.

Elles ont de la gueule, ces sales bêtes, pas de longs discours, ni de temps morts, Crocodiles emboîte sur 'Cockroach", un nouvel exemple de noisy garage rock irrésistible.

...and she gets so high...et qu'a-t-elle avalé?

Pas de l'aspirine, en tout cas, 'Crybaby demon' a le don de nous hypnotiser, on va la rejoindre là-haut, ce sacré démon!

Le rythme reste soutenu avec les suivantes ' Peroxide Hearts' et 'Refuse Angels', Charles s'énerve et refile des coups de gratte aux bouteilles de Maes alignées sur son ampli, elles atterrissent sur scène.

Enfin un groupe de rock fidèle aux images d'Epinal!

'Me and my machine gun' et l'excité 'Do the void ' nous conduisent vers le dernier titre du set, le fulgurant ' I wanna kill'.

La Rotonde n'aura pas attendu des heures pour le bis, clin d'oeil à la Belgique, puisque les crocos décident d'achever la soirée, après avoir invité toutes les Pins sur scène, en reprenant 'Ça plane pour moi' dans la version anglaise qu' Elton Motello avait sortie quelques mois après Plastic Bertrand, 'Jet boy, jet girl'!

Un joyeux bordel ayant ravi le public.

No crocodile tears tonight, only real fun!

photos: JP Daniels & Michel

Concert Monkey pictures!

Pins

Crocodiles

Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015
Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015
Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015
Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015
Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015
Crocodiles - Pins à La Rotonde du Botanique- Bruxelles - le 24 septembre 2015
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Published by michel - jp daniels - dans Concerts
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 02:31
Jamie Prefontaine (aka Brooklyn) de Winnipeg's Most se serait donné la mort.

Jamie Prefontaine ( 30 ans) est décédé ce mardi, a sad loss in Canada’s hip hop community, décrètent les journalistes canadiens.

Celui que la communauté hip hop connaissait sous le nom de Brooklyn, faisait partie de Winnipeg's Most , un band populaire dans le Manitoba.

Winnipeg’s Most gained huge popularity in 2010 and won a number of awards over the years, indique la presse locale.

Si les causes du décès n'ont pas été révélées, les amis du MC pensent au suicide.

Un fan:

"I still can't seem to believe that Brooklyn is gone now, he truly inspired a lot of people, like no other person would say but his lyrics were the words to explain what a person feels , Brooklyn forever in my heart

R.I.P Jamie you had the best words in every song."

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 11:31
Lady Lamb au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 23 septembre 2015

Lady Lamb au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 23 septembre 2015

Lady Lamb (formerly called Lady Lamb the Beekeeper) paraît tendre comme un agneau et douce comme du miel et pourtant la voix d'Aly Spaltro se fait souvent dure et rugueuse et ses compositions, aux structures éclectiques, ne sont pas faites pour la classer sur l'étagère gentille singer-songwriter pour adolescents boutonneux.

La demoiselle est du genre écorchée vive.

Elle se pointe vers 20:05, flanquée d'Alex Betancourt à la basse et d'Amos Memon aux drums, ôte ses lunettes, les dépose sur un ampli et va attaquer un set de 50' énergique et versatile.

Tu lui donnes à peine 18 ans, puis t'apprends que la jolie jeune fille présente un catalogue déjà fourni, 8 plaques ( EP's ou LP's), la première date de 2007, la dernière, 'After' a vu le jour cette année.

Une guitare funky amorce 'You are the apple' ( album 'Ripely Pine' 2013), un fond bluesy sec, puis un passage apaisé avant de reprendre son chant féroce sur rythmes saccadés.

La plage dense fait plus de 7 minute, elle t'amène tantôt à battre le sol du talon, tantôt à rêver, pourquoi ne pas se balader avec la jolie Aly le long de l' East River bordant le Brooklyn Bridge Park, tu pourrais même lui payer un sesame honey candy.

A twangy guitar pour entamer le joyeux et énervé 'Billions of eyes'.

Un salut précipité et un rappel, elle s'est déjà par deux fois produite à Bruxelles ( à l'AB) et voici 'Dear Arkansas Daughter'.

Une invitation..take a swim in the water...

Ouais, sympa, tu dis?

.. My heart is full of swords

Full of, full of swords..

C'est moins marrant, ça!

Elle est imprévisible, cette nana, de plus the water is dirty, vais me faire gronder à la maison, sa guitare grince, ça doit s'agiter ferme dans le cerveau!

Un brin de nostalgie se dégage de 'Milk Duds', amour, mélancolie et caramel peuvent se marier.

This is my first show in Belgium as a headliner and with a band, I'm going to play a couple of solo songs.

Exit Alex et Amos.

Elle entame la ballade folky 'Sunday shoes' suivie pa r'The nothing part II' la rapprochant de certains titres d'Anna Calvi (PS le clip n'est pas à conseiller aux âmes sensibles).

The boys are back, la frénésie également, ' Bird Balloons' dépasse les six minutes et te secoue les sens.

'Aubergine' .

Un petit tour au potager?

Tu parles...

Well I bled blue blood from my back last night

I was alone

Aubergine sheets on my bed now...

Elle s'énerve, s'égosille, martyrise sa guitare, nous éblouit!

Alex vient tapoter un mini pad controller, la petite attaque le titre hypnotique 'Spat out spit' ( non repris sur la setlist d'Amos).

Voix exaltée en écho, loops, la plage est habillée d'une touche moderniste mais c'est à PJ Harvey que tu penses.

Puis elle vient nous marteler les neurones avec le rock énervé 'Batter' auquel succède un dernier titre en formule trio, une plage semblant plus détendue, ' Crane your neck', avant de rugir ...You’ve got to be starving for it / And if you’re crying by the moon, in the sun you better lift up that chin...

C'est solo, que Aly achève ce concert attachant avec 'Ten' au fond gospel.

La frêle jeune fille récupère ses lunettes pour aller vendre ses CD's à la table merch.

Tu retournes à la campagne contempler les abeilles et les agneaux!

Lady Lamb au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 23 septembre 2015
Lady Lamb au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 23 septembre 2015
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 06:09
Album - “Fake blood from real wounds" THE IMAGINARY SUITCASE

Album - “Fake blood from real wounds" THE IMAGINARY SUITCASE

Laurent Leemans, un rongeur, un lapin?

Les rongeurs se reproduisent vite : ils ont entre 5 à 12 petits par portée et 5 à 8 portées sur une vie.

La lapine connaît de longues périodes de réceptivité, qui varient en moyenne de quatre à dix jours, pendant lesquels elle peut s’accoupler et devenir gravide.

Une disponibilité presque permanente pour l’accouplement est une des explications de la grande fécondité proverbiale des lapins.

Tout ça pour te dire que L L, alias The Imaginary Suitcase , pond des albums à une vitesse qui devrait être verbalisée par la maréchaussée, le tribunal se chargera de lui infliger une amende salée.

Il semblerait que son band Ceili Moss ait décidé de prendre un repos prolongé, le singer/songwriter s'est déjà tricoté 26 écharpes et 42 chaussettes en prévision d'un hiver rude, il s'ennuie, donc il sort un cinquième album, un an après 'Driftwood', quelques mois après 'The Shape of Things Forsaken' et 'Live in the Ardent City'.

Le curé laïque est censé baptiser “Fake blood from real wounds" le 10 octobre, d'ici là, la chose se télécharge gratuitement sur bandcamp.

Douze plages en néerlandais, in French et in 't Engels, il vient d'entamer des leçons d'arabe syrien.

'Don't. For dignity's sake, don't' ouvre.

Un titre mélodique, légèrement désabusé, que les fans des Everly Brothers apprécieront.

'Het Dorp'

Brel aussi chantait dans le vocable utilisé par Guido Gezelle ou Zjef Vanuytsel .

Laurent s'essaye avec succès à la kleinkunst.

Nostalgie d'une époque révolue soulignée par un harmonica amer, sans Picon!

De petites touches Maxime Leforestier se retrouvent dans les lyrics... San Francisco ! Où êtes vous

Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi...

'Demain est un autre jour'

Les notes indiquent la présence de Formiga et Cigale sur certains titres, la harpe d' Eva et le violon d' Anna illuminent cette douce ballade celtique.

'Run like the devil'

Rien à voir avec le morceau de Northern soul de Kenny Roberts.

Ce titre baigne dans un climat country/folk amer.

Un mouth harp aux saveurs seventies nous rappelle les folk musicians de l'après- Woodstock.

C'est marrant comme les titres de Laurent évoquent d'autres artistes, avec la nana galopante c'est à Peter Starstedt et à son merveilleux "Where Do You Go To (My Lovely)?" que tu penses.

'When I see you'.

Le titre ingénu de l'album, douceur et innocence retrouvées sur fond de glockenspiel et de guitare fluette.

Comment s'appelle l'enfant?

'It's not you, it's me'

Le monde existe-t-il sans moi?

Une tranche philosophique et folky.

Pas de comparaison, mec?

Ralph McTell, peut-être!

'Long live love'

Une deuxième voix assurée par Seesayle.

Cécile "Seesayle" Gonay avait déjà autrefois collaboré avec le troubadour de Tubize.

Anna Amigo Vivalta ( Formiga) et Eva Genniaux ( Cigale) viennent épauler le duo au violon et à la harpe.

Un titre caressant et profond à la fois.

Une de tes plages préférées sur l'album.

'Half of Heaven'

Tout n'est pas rose au paradis même si le fond musical t'invite à la danse.

'She's like the swallow'

A traditional.

L'hirondelle a- t-elle pour nom Seesayle?

Tu dis, Philippe?

Dans le vent léger, au ciel, les hirondelles écrivent d'invisibles poésies.

Pas pour rien que ton patronyme est Claudel.

L'oiseau gracile est plus sombre que badin.

'Mary'

Une chanson courtoise souillée par quelques blasphèmes et un bridge à la slide.

Laurent sait se faire mordant.

'Aangespoeld'

Une valse déchirante du folk band flamand Donder in 't hooi.

Un texte d'une actualité criante ..Van ver over ’t woater was ze gekommen Ze was gevlucht voe kogels en bommen...

L'Histoire: une éternelle et sinistre répétition!

'Matty Groves'

Le traditionnel English folk, repris par Moriarty ou Fairport Convention, achève ce bel album.

Une tournée de promo est prévue, elle débute en octobre.

Quelques dates:

10/10: Bruxelles, Le Renard Noir

16/10: Malines, Zennegat 13

22/10: Anvers, Podiumcafé AMI

23/10: Chimay, Les Etangs Gourmands

5/11: Gand, Muzikantenhuis Tini

7/11: Liège, Péniche Legia

14/11: Bruxelles, Ancienne Belgique (dans le cadre de BrusselsTUUB)

9/12: Genval, La Clef de Verre

10/12: Bruxelles, La Porte Noire

19/12: Soignies, MJ Neufvilles

Album - “Fake blood from real wounds" THE IMAGINARY SUITCASE
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:22
Petite Noir au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 22 septembre 2015

Petite Noir au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 22 septembre 2015

SOLD OUT!

La présentation du Bota:

Sud-africain de 24 ans, natif cependant de Bruxelles, Yannick Iluga est le producteur que l’on retrouve derrière le pseudo Petite Noir. Sur des fonds d’electro gothique, il nous transporte de sa voix suave et mystérieuse dans des contrées aux allures tribales qui ne sont pas sans rappeler son Cape Town de tous les jours. Ses prestations lives l’ont confirmé comme étant un performeur captivant à la voix étonnante.

Son premier album «La Vie Est Belle / Life is Beautiful» est le premier d'un style que Petite Noir qualifie lui-même de Noirwave, et qui s'assimile d’avantage à un concept qu'à un son spécifique. Inspiré par des artistes novateurs tels que Mos Def ou les légendaires Fela Kuti et Tabu Ley Rochereau, la Noirwave englobe ni plus ni moins une nouvelle esthétique africaine.

Les impressions à chaud de Florian Hexagen:

Concert bien classieux de Petite Noir hier soir au Botanique. Super son, bonne présence scénique, les chansons de l'excellent "La Vie Est Belle / Life Is Beautiful" passent allégrement la barrière du live (alors qu'on avait un peu peur au vu de la qualité de la production du dernier album). Bref, une très belle prestation. En revanche, j'avais oublié les désagréments d'un Witloof Bar blindé comme un oeuf, dont le moindre n'est pas la vision largement réduite que l'on a de la scène dès lors que l'on se retrouve situé derrière l'un de ces deux foutus piliers. En plus, des personnes n'ont pu prendre part à la fête à cause du sold out. Du coup, il aurait été bien mieux de le mettre à la Rotonde.

Pour une prochaine fois peut-être le Botanique...?

Petite Noir au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 22 septembre 2015
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 08:22
Rubrique décès: Ben Cauley et Peggy Jones!

Ben Cauley , un membre fondateur des fabuleux Bar-Kays s'est éteint lundi à l'âge de 67 ans.

Le trompettiste avait échappé à la mort lorsque l'avion transportant le groupe et Otis Redding s'était écrasé en 1967.

Pour les plus jeunes d'entre vous, les Bar-Kays c'est l'intemporel 'Soul finger' .

Après l'accident d'avion ayant décimé le groupe, Ben recrute des musiciens et forme un nouveau Bar-Kays , il continue à enregistrer pour Stax, notamment pour Isaac Hayes ou Rufus Thomas.

Sa santé décline en 1989 mais il revient en 2000, jouant notamment avec la chanteuse Liz Lottmann.

L'aventure prend fin en 2015.

Peggy Jones était une des premières dames à être cataloguée lead guitarist, elle est surtout connue pour avoir fait partie du band de Bo Diddley.

Lady Bo est décédée ce 16 septembre, aucun détail n'a été fourni quant aux causes du trépas.

Après avoir quitté le groupe de Diddley, Peggy monte son propre combo, The Jewels, pratiquant du r'n'b, le band était surtout connu dans la région de Boston.

A noter, on entend sa guitare sur le superbe "San Franciscan Nights" d'Eric Burdon and the Animals.

Rubrique décès: Ben Cauley et Peggy Jones!
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:18
Outfit au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 20 septembre 2015

15è dimanche sans voiture à Bruxelles, tout le monde est content, sauf qu'à 19h30, deux zouaves, même pas bourrés, se tapaient les tunnels de la petite ceinture à vélo.

Tu disais, Alexandre?

Est-ce que les chauffeurs Uber en ordre de tva auront un laisser-passer, comme les taxis? Sinon, ne serait-ce pas une forme de distorsion de concurrence?

Demande à Mayeur, gamin!

C'est pas tout ça, Manu nous attend au Botanique!

Pas foule au Witloof, 25 pelés à tout casser!

T'es pas venu, t'as eu tort, le concert d'Outfit était super chouette!

Outfit, des petits gars de Liverpool qui ont sorti un second album ' Slowness' en juin dernier, la tournée européenne de promo s'achève chez nous.

Pas de tenue extravagante ou trendy pour les cinq adeptes d'indie-electro, casual clothes!

Plein de synthés sur scène, un drumkit équipé de pads, une basse, deux guitares.

20:15', voilà Thomas Gorton ( synth, backing vc), Nicholas Hunt ( fabuleux guitariste), Christopher Hutchinson, caché derrière un pilier ( bass), David Kojak Berger ( drums) et Andrew Hunt ( le frontman à casquette, vocals, synth, guitar).

Good evening, we're Outfit, thanks for coming si nombreux et le groupe amorce le mélodieux 'New Air', un exemple typique de synthpop raffinée, déchirée par une guitare acérée.

Ils enchaînent sur le titletrack du dernier LP, 'Slowness'.

Carl Honoré, 'L'éloge de la lenteur'?

Ben, oui, le monde bouge si vite, si certains citent Hot Chip ou Django Django, nous on y entend des relents The Blue Nile.

Elégance est le maître mot!

Comme sur l'album, le troisième titre sera le poppy ' Small Thing' , il est suivi par l'agité 'Framed', reposant sur un solide backbeat sur lequel les synthés et la voix aérienne d'Andrew virevoltent joliment.

Je me souviens être passé au Botanique il y a deux ans, it was another room ( ils ont assuré le support de MS MR à l'Orangerie en 2013).

An older song, now, ils attaquent une songerie atmosphérique 'Thank God I was dreaming' rappelant les dance tunes sophistiquées des nineties.

Une guitare pour le lead singer.

'Elephant days' s'appuie sur une basse addictive, ce titre dansant sort carrément du lot, la guitare cinglante de Nicholas venant taillader le joli fond musical dressé par les nappes de synthés.

Il est suivi par a quiet song, le feutré 'Happy birthday' finira pourtant nerveusement.

Nouveau retour vers le premier album ( 'Performance') avec le titre filmique et mélancolique 'Spraypaint'.

Anyone got a shaker or some maracas?

Désolé, gars, pas en stock!

Ces instruments auraient pu convenir pour le background voodoo tapissant 'Two islands', une autre réussite.

Ils terminent ce set de 55' par la plage majestueuse clôturant le dernier album, 'Swam Out'.

Excellent concert, donné par des gars sympa!

photos: Manu Gol En Vaux et Michel

Outfit au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 20 septembre 2015
Outfit au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 20 septembre 2015
Outfit au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 20 septembre 2015
Outfit au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 20 septembre 2015
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