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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 17:57
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015

Prévisions météo: Il fera très, très chaud à Couleur Café!

La canicule n'a pas empêché le coloré festival bruxellois de rameuter près de 70000 visiteurs lors des trois journées de festivités.

Des aménagements clairvoyants:

- une grande zone de rafraîchissement avec brumisateurs et robinets,

- des brumisateurs mobiles devant les scènes,

- de l'eau gratuite dans les zones sanitaires,

- une zone « Pluie Tropicale » avec une fontaine puissante qui apportera un vrai rafraîchissement après les concerts du Titan!

Toutes les conditions étaient requises pour passer une agréable journée, il te restait la délicate mission du choix:

BUSTA RHYMES // ALBOROSIE & The Shengen Clan // 1995 // COLLIE BUDDZ // CARAVAN PALACE // ETIENNE DE CRECY presents SUPER DISCOUNT 3 // STARFLAM // MODESTEP Live // ISRAEL VIBRATION // G-EAZY // FLAVIA COELHO // KASAI ALLSTARS // LA FINE EQUIPE // LA CHIVA GANTIVA // PALENKE SOULTRIBE // TOURIST LEMC // FUGU MANGO meets BINTI // GLÜ // TLP // AZER // JR. GOODFELLAZ // OUNI // SOULSPINNAS étaient prévus au programme du samedi ( 5 scènes).

15:15', arrivée hâtive afin de prendre le pouls du secteur et de se procurer les tickets boisson.

Le site est déjà sérieusement peuplé, une visite au palais du bien manger avec sa cinquantaine de stands émanant de tous les coins de la planète ( ça change des éternels hamburgers et hot dogs vendus à des prix exorbitants aux autres rendez-vous musicaux), des buvettes en suffisance, des toilettes gratuites, des distributeurs de pognons ( t'as droit à plus que les Grecs) et un souk, un vrai petit village, quoi.

16:15 Fùgù Mango meets Binti.

Une association ayant vu le jour lors des plus récentes Nuits Botanique.

Fùgù Mango ( à gauche) : tu prends Vincent et Jean Yves Lontie des Bikinians, Anne Fidalgo de OK Cowboy et Frank Baya qui a traîné avec un peu tout le monde ( Saule, Sarah Carlier, Mièle, Clare Louise, Françoiz Breut...), tu secoues bien et t'obtiens un plat épicé où funk, afro beat et indie pop se marient à merveille.

Binti ( à droite, sur une ligne): Hadiel, Yasmin, Amina, Rana, Sherien et Fedia zijn de tofste Egyptische zusters in Vlaanderen, elles roucoulent comme la grive des bois, le plongeon huard, le roselin familier, le bruant à gorge blanche, l'engoulevent bois-pourri et le cardinal à poitrine rose.

Tu assembles ces deux congrégations et obtiens un feu d'artifices sonore magistral.

Démarrage: 'Floarea' un premier extrait ensoleillé de 'Jùjù' de Fùgù Mango, un mix Yeasayer/Johnny Clegg.

D'aucuns citent Talking Heads à l'écoute de 'Kylie's dream', on avancera plutôt Tom Tom Club. Valérie à tes côtés entame une Zulu's dance tourbillonnante, un coup d'oeil circulaire, elle n'est pas la seule.

'Down down' précède l'étonnante cover des Stranglers, 'Golden Brown' que JJ Burnel, caché derrière un pilier, a applaudi à tout rompre.

Percussions en folie pendant le tumultueux 'Walk on by', puis une des Holail Mohamed sisters entame le chaloupé ' Back in balance' d'une voix soul.

Pas question de division, les deux groupes travaillent de manière fusionnelle, les choeurs ou interventions solitaires de Binti et l'accompagnement vibrant proposé par Fùgù Mango forment un tout magique.

Deux compositions sans les filles, Anne est restée, 'No silver bullet' et le tribal 'Bambee' que souligne une guitare noire.

Les soeurs en évidence lors de 'Full desire', le morceau nu-soul du set.

On va danser maintenant, prêche Vincent, ça fait 40' que Couleur Café se trémousse, voici 'Around' et le fiévreux 'Mango Chicks'.

La fête prend fin avec ' Birthday beast' son chant choral et ses effets EDM propices à la transe.

Le 17 juillet à Dour!

Direction la Universe Stage où Israel Vibration devait entamer son set à 17:00.

Il est 17:30', le chapiteau est plein à craquer, la chaleur est suffocante, impossibilité totale de se faufiler pour arriver frontstage.

De loin, tu aperçois les deux vétérans de Kingston ( Lascelle "Wiss" Bulgin et Cecil "Skeleton" Spence) qui ont l'allure de vieillards qu'on a sorti de l'hospice, ils se déplacent à l'aide de béquilles pour atteindre le micro et sont soutenus par le Roots Radics Band, sans doute Patrick Anderson (drums), Dwight Pinkney (guitar), Horace James (keys) et T-Bird (keys) et par les vocalistes Bunny Brissett et Althea Hewitt.

Malgré une impression fatiguée, Israel Vibration donnera un set apprécié, fait de hits et d'extraits de leur dernier album ' Play it real'.

De temps en temps, les voix tremblaient ou craquelaient mais le savoir-faire des Roots Radics devait sauver la mise.

Good vibes in the circus où les odeurs de sueur se mêlaient au parfum de la ganja.

Des titres?

'Feeling Irie' - 'Beautiful' - 'Gully bank' - 'Leisure'- 'My master's will' - 'Why worry' - 'Never gonna hurt' - 'Survive'- le superbe 'Walla walla' - 'Cool and calm' - 'Same song' - 'Red eyes' - 'Exploitation' et 'Pay the piper'.

Un concert émouvant.

Move Stage, un coup d'oeil à la Mousse Party ayant attiré pas mal de monde.

Bikinis, bermudas, t-shirts, marcels sont arrosés par quatre diffuseurs installés dans la fosse, sur le podium un DJ balance de la house ou du dub-step.

Ludique et rafraîchissant!

Couleur Café c'est aussi çà, une ambiance à nulle autre pareille: décontraction, coolitude , sourires, partage, tolérance...

Une petite bouffe asiatique avant Flavia Coelho.

Flavia Coelho - Move Stage -19:30.

La petite Franco-Brésilienne sexy, généreusement bouclée et fringuée arc-en-ciel, c'est de la bombe.

Bruxelles en a fait l'expérience.

Si le sérieux The Guardian utilise le qualificatif 'Joyful' pour décrire son spectacle, tu peux être assuré d'assister à un raz-de-marée.

Flavia Coelho is a fascinating Brazilian singer who delivers an effortless mix of samba, bossa nova, Brazilian rap, reggae and ragga with a quirky, playful confidence and attitude. Her joyous, almost irreverent approach underlies her worldly adventurous spirit., indique Mr Bongo, qui a tout compris.

Un trio sur scène, Flavia, guitare, chant, pas de danse - Al Chonville, un Martiniquais, aux drums et Victor attila Vagh aux claviers, basse et cajun.

A trois, seulement, mais ils sont plus efficaces qu'une armada de syndicalistes dirigés par Raymonde la Rouge.

Elle se pointe ( pas Raymonde, Flavia) au pas de course alors que les garçons ont entamé 'Amar e Amar', un reggae fulgurant.

My name is Flavia Coelho du Brazil, ça vous dit de bouger un peu avec nous, ce soir?

Sim!

La tigresse, mangeuse d'hommes, enchaîne sur 'Hoje' un titre mouvementé de l'album 'Mondo Meu', suivie par la plage titulaire du premier cd, le chaloupé 'Bossa Muffin' (O Viajante).

Les mariés ont pour nom ragga et bossa, le maire les as unis pour le meilleur, il n'y aura pas de pire!

Flavia ne tient pas dix secondes en place, elle abandonne le micro, vient haranguer la foule, bondit, se déhanche puis va tabasser une caisse à côté de Al.

Sa bonne humeur est contagieuse, la fête est générale.

'Periferia' met en scène l'engagement social de la panthère, elle chante, d'un phrasé hip hop, la vie des jeunes filles grandissant dans les ghettos de Rio ou São Paulo.

'O que sou' , plein de verve, précède ' Pai de Santo' qui illustre les origines africaines de bon nombre de Brésiliens.

Une congolaise, variante Couleur Café de la polonaise, s'esquisse face au podium, d'abord timide pour arriver à une vingtaine de chenilles, sur scène, Flavia et ses boys se démènent, un véritable tourbillon.

Bruxelles, vous êtes trop mimi, dit-elle avant de balancer le soundsystem track 'Vazio' ( tchin tchin, cuba libre, à la santé de Richard Anthony) et 'Sunshine', les deux dernières salves de ce concert étourdissant.

Passage par le Dance Club où La Fine Equipe, un trio de beatmakers ayant enterré la hache de guerre que supporters du PSG et de Marseille brandissent à chaque duel, distille un échantillonnage soul, jazz, electro, rap, hip-hop d'excellente facture.

Une équipe qui a le don de te réconcilier avec les deejays.

Leur cocktail ingénieux est à mille lieues de l'habituelle daube servie par certains de leurs collègues dont l'ego surdimensionné n'a d'égal que la vacuité de la mouise pitoyable qu'ils proposent à un public de beaufs philistins.

La fiche de Couleur Café annonçait quatre pâtissiers, Blanka, Chomsk’, M. Gib et Oogo , sur scène ils étaient trois à pétrir la farine pour nous envoyer des extraits de leur dernière pièce montée, 'La Boulangerie vol.3'.

Un deejay jouant live est une aberration, ce n'est pas le cas avec le trio hexagonal, ces mecs sont des passionnés, vivant leur show et dégageant une énergie communicative ayant eu le don de t'éloigner du bar pendant près de 40'.

Bravo, messieurs!

Le grand nom du samedi était sans contesteBusta Rhymes, prévu sur la Titan Stage à 22:00.

Déception que ce show caricatural de Trevor Tahiem Smith, Jr., alias Busta Rhymes .

Un coup de mou chez les durs?

Va savoir, ce mec n'a en tout cas pas justifié son contrat faramineux, il est juste bon à finir sa carrière dans un club de foot du Qatar, Al-Gharafa paye plutôt bien.

Et dikkenek en plus, photographes refoulés, son double menton sans doute...

Faut pas nous demander combien de fois il a lancé, Brussels, put your hands in the air, you, too, security guys, ni combien de titres il a interprété.

De toute façon le medley ne comportait que des extraits souvent malmenés de ses tubes, tels 'Baby If You Give It To Me' ( non Mariah Carey n'était pas sur le podium) ou ' Woo Ha', par exemple.

Il s'engueule pendant un faux duel avec le deejay, constate ..there's a lot of beautiful women around..puis questionne: combien d'entre vous ont baisé sur du Busta Rhymes, pas content de la réaction il répète l'interrogation avant de reprendre son cirque.

Hey, Brussels are you Belgian?

Non, fieu, we're Eskimo's et on fond sous un soleil de plomb, mais on va te laisser déconner à l'aise car tes simagrées commencent à nous les casser, on va boire une ou deux Maes en attendant le set de Glü.

Comme t'as déjà eu des ennuis avec la justice de ton beau pays car, semble-t-il, tu ne supportes pas qu'on crache sur ta Chevrolet, on arrête les frais, on sait jamais, t'as peut-être laissé ta machette backstage.

Glü - Danceclub- 22:30'

This is the best live act I've seen/discovered in years. Thank you guys for the good energy, écrit un certain Jeroen à l'issue du concert.

Il n'était pas le seul à le penser.

Glü un des poulains de Naff Records, un label créé par Herbert Cells ( Frown-I-Brown/ Wild Boar and Bull Brass Band) et Alex Davidson, a pondu 'EP#2', l'an dernier, s'est produit au dernier Propulse, a été repris sur la compilation Poppunt's vi.be et va bientôt cartonner partout in klein Belgenland, si la logique est respectée.

Alex Rodembourg ( drums) , Martin Daniel ( Fender Rhodes/ Korg) et Dorian Palos ( bass, keys) sont les instigateurs du projet, plus tard, François Gaspard (electronics) les rejoint et enfin , ils embrigadent celui qui montera sur scène après le premier morceau , Deco Comprehension, un MC, bidouilleur à ses heures.

Des visuals tantôt urbains, tantôt psychédéliques doivent épouser les expérimentations sonores débutant en mode atmosphérique/ambient par 'Cotton Twat', équivalent féminin de whiskey dick, paraît-il, ayant été boy-scout, ce vocabulaire argotique nous est étranger.

Deco se pointe, 'Vanilla' dégage un parfum lounge/hip hop/trance résolument moderne.

Tu te laisses entraîner dans ce tourbillon capricieux, comme si, assis sur un cheval de manège, ta monture fantasque t'empêchait d'attraper la floche ( le pompon, Adèle) te permettant de gagner un tour gratuit.

Ah, l'éternelle quête du bonheur!

Place au groove purulent de 'Hunter' , la plage préférée de Diane, une beauté cambrée.

Deco décompresse au bar, les autres poursuivent leur trip sidéral, de gros beats hypnotiques et dansants décorent 'Psycho' , une tuerie d'après David Byrne.

'Acid' est ébauché de manière cinématographique, pas tout à fait le 'Also sprach Zarathustra' de Richard mais c'est tout de même à '2001 Space Odyssey' que tu penses, pas pour longtemps car Glü a décidé de dévier vers l'EBM.

Retour du MC...Messieurs, le principe de cette expérience est extrêmement simple annonce la voix off, 'Disney' est sur les rails, Walt, qui s'y connaît, avance Guru's Jazzmatazz.

Nous on pense à un autre as du Fender Rhodes, Jozef Dumoulin.

'Abyss', scratches à volonté et basse Stanley Clarke, ça décoiffe.

Un petit mot de présentation suivi par 'Triolisme' et 'Space Central Gamma 3' , Bowie avait son 'Space Oddity', Glü dispose de son propre satellite, embarquez, braves gens!

Il en reste une après ' Trüff', c'est une manie les umlaut, , merci d'être venüs et restés, voici un dernier drum'n'bass, ' Mensonge'.

La révélation de la journée.

23:30': Fireworks!

Minuit, Titan Stage: Caravan Palace.

Le jazz manouche propulsé in the digital age.

Les français sont donc un des bands phare de l'electroswing, et, ici aussi, il fallait arriver à l'heure pour assister au concert dans les premiers rangs.

Ce n'était pas ton cas.

Deux albums: 'Caravan Palace' et 'Panic', le troisième est attendu pour l'automne.

Sont nombreux sur scène, probablement, Arnaud Vial : guitare, programmation, synthétiseur, chœur/ Charles Delaporte : contrebasse, synthétiseur, programmation, chœur/ Hugues Payen : violon, programmation, scat, synthétiseur, chant, chœur/ Antoine Toustou : machines, synthétiseur, trombone, chant, chœur/ Camille Chapellière : clarinette, chœur/ Paul-Marie Barbier : vibraphone, percussions, chœur et pour les fines bouches, Zoé Colotis au chant.

Un gros plongeon dans les années 40, les Zazous sont revenus, va y avoir de l'ambiance à St-Germain!

Zoé, un Cab Calloway en jupons, en a rendu fou plus d'un, ses collègues musiciens rivalisant de virtuosité, l'apport électronique ( hip hop, house, dub, techno) ajoutant une touche saugrenue à ce trip Triplettes de Belleville endiablé.

Chorégraphies soignées aux petits oignons, crooning, scatting, rap, mambo déluré, tap dancing, lindy hop, retro ou western swing, rythmes endiablés, tenues charleston ou accoutrement Diam's, tu n'as pas le temps de t'ennuyer pendant ce show aussi drôle qu' ébouriffant.

Pas de setlist, quelques titres: 'Suzy' - 'Je m'amuse' - 'Queens' - 'Star Scat' -'Brotherswing'- Jolie Coquine'.....

Vers 00:50', tu décides pourtant qu'il est l'heure de prendre congé, le carrosse de Cendrillon traîne à 25' du site et pour éviter la cohue finale il vaut mieux se tirer à l'anglaise.

PS: Caravan Palace revient à Bruxelles le 28 novembre ( Cirque Royal).

Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
Couleur Café - Seconde journée - Tour & Taxis- Bruxelles- le 4 juillet 2015
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:55
Grainne Duffy - Experience Cognac- Cognac Blues Passions, le 3 juillet 2015

Grainne Duffy - Festival Blues Passions - Cognac (FRA) - 2015. 07.03

De son nom complet Grainne Louica Duffy, la jeune blueswoman née le 6 juillet 1986 à Castelblayney, Irlande, a délivré un set du feu de Dieu sous une chaleur torride sur la scène de l'Espace Cognac en ce début d'après-midi.
Les aficionados du genre qui n'ont pas eu peur de braver les faveurs de Râ se sont très vite regroupés pour assister à un excellent set d'une heure au cours duquel Grainne nous a fait montre de tout son talent de compositeur et d'interprète.
Sa voix charme instantanément, il y a un peu de Bonnie Raitt en elle, une légère touche de John Fogerty et ça groove, c'est du tout bon blues-rock irlandais dont le chef de file restera toujours le regretté Rory Gallagher. La musique de la sociétaire de la verte Erin est définie comme étant une centrale de puissance d'âme et d'inspiration mixée au désir et à la passion.
Son succès l'a amené à se produire durant trois jours sur la scène acoustique du mondialement célèbre Glastonbury Festival, rien que ça! Le quatuor à eu également l'opportunité d'ouvrir pour des artistes tels que Robben Ford ou encore les Yardbirds.
Quand je lui demande qui sont ses influences majeures, Grainne répond sans hésiter Bonnie Raitt (je ne m'étais pas donc pas trompé) mais encore, Linda Rondstat, Keith Richards, Peter Green, Fleetwood Mac et Bob Dylan, il y a pire je vous l'avoue.
Le concert tourne principalement autour des deux albums que sont "Out of The Dark" et "Test of Time". La belle Irlandaise n'a peur de rien et surtout pas de sa Gibson Les Paul Gold Top dont elle nous tire des soli très bien ficelés chaque fois que l'occasion se présente et ça marque des points auprès du public.
Ses trois musiciens, irlandais eux aussi, assurent comme des enragés, excellente présence à la guitare de Paul Sherry soliste lui aussi. Les trois assurent tout le travail en background depuis environ trois ans et ce ne sont pas des faire-valoir, loin de là.
En plus, en temps qu'Irlandais ils sont hyper chaleureux et je me retrouve très vite attablé avec eux backstage autour d'une bière (française) et nous discutons musique comme de vieux potes. Il y a cet accent chantant typique aux Irish qui peut désarçonner quand on n'est pas habitué, ça sent bon la tourbe et la bruyère.
Super interview qui ne s'achève que contraint et forcé par les impératifs horaires des véhicules qui les ramènent en ville car demain, ils s'envolent pour une tournée canadienne d'une semaine. Merci de votre gentillesse et de votre disponibilité, à bientôt en Belgique j'espère, j'y serai, promis.

Mitch "ZoSo" Duterck

Grainne Duffy - Experience Cognac- Cognac Blues Passions, le 3 juillet 2015
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:27
Selah Sue - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise) - Cognac- le 3 juillet 2015

Selah Sue Festival Blues Passions, Cognac – 2015.07.03

Bon Dieu ce qu'il fait chaud ce soir encore et pourtant le public est venu nombreux pour accueillir Selah Sue.
La Louvaniste de 26 ans semble faire recette en France aussi. Moins de monde que pour Lenny Kravitz mais c'est bien garni tout de même devant la grande scène du festival. Avec une discographie déjà riche de 4 Ep's et de deux albums dont le dernier en date s'intitule « Reason ». La jeune star belge paraît un peu fragile sur les planches, la langue de Vondel ne trouvant aucun écho en Charente Maritime c'est en anglais et en français que s'exprimera notre représentante.
On la sent parfois un peu fébrile, la chaleur peut-être. Je suis là un peu réticent car je dois vous avouer ne pas être un fan du genre et que le titre « Raggamuffin» m'indispose copieusement pour rester poli. Je déteste cette manière de chanter des syllabes brèves, comme si on avait un train à prendre, style dont Camélia Jordana est également une adepte.
Bon, soyons objectifs, sur scène c'est autre chose, et les deux choristes n'y sont pas étrangères, quelles voix ! Au niveau de l'organe vocal de Selah Sue, je préfère nettement en live que sur album. Quand le style de la chanson est bien défini, tant Funk que Soul ou encore Folk, c'est très chouette à écouter je l'avoue mais malheureusement il n'en va pas de même pour tous les titres. Quand ça se cherche, on s'ennuie très vite. Les samples de claviers ultra-présents deviennent trop envahissants et couvrent l'ensemble. On dirait des bouts de textes collés les uns aux autres pour remplir.
Le public semble mitigé lui aussi, on voit des gens quitter le site, moi, je reste, jusqu'au bout et j'endure stoïquement ce foutu « Raggamuffin » qui redonne un peu d'entrain à la foule la plus proche de la scène. Au-delà du 20 ème rang, çà ne réagit pas / plus.
Bref, si je résume mes sentiments, je préfère les prestations en public qu'en studio en ce qui concerne notre compatriote mais au niveau rendu c'est un peu léger, un peu trop timide dans l'ensemble. Il ne suffit pas d'avoir fait la première partie de Prince pour devenir Sheila E. De ce côté là il y a encore du boulot, et si le claviériste et le guitariste qu'on a entendu qu'au rappel pouvaient sourire une fois par quart d'heure, ce serait déjà un bon début pour gagner des points au capital sympathie. Non, ce n'est pas encore cette fois-ci que je me laisserai convaincre.

Mitch « ZoSo » Duterck

Selah Sue - Cognac Blues Passions ( Blues Paradise) - Cognac- le 3 juillet 2015
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 08:57
Showstar à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015

Il faudra attendre 20:45 avant que Showstar, le troisième groupe programmé lors de la première soirée du Let it Beach Festival, ne démarre son récital.

Un petit tour sur la croisette, une limonade Inbev pour égayer tes amygdales, merde, Showstar a entamé son laïus.

Showstar, ça existe encore, s'enquiert Pierre?

Effectivement, les Hutois avaient disparu du circuit depuis de longues années ( cinq), un side project chirurgie esthétique, 'Silicon Ballet' , puis, un soir, ensemble, par hasard, en sirotant quelques Guinness au pub O'Malley, et si on exhumait Showstar?

On n'est pas trop vieux?

Mes cheveux se font la malle, je ne rentre plus dans mes jeans taille 28 ( Us)...

Pas grave, nos groupies sont devenues mères de famille, un petit crochet à Londres, histoire de pondre une quatrième plaque qu'on baptisera Showstar, Blur a sorti 'Blur' avec 'Song 2' comme cinquième album, deux ou trois coups de fil pour retâter de la scène et tout recommence comme avant la guerre.

Alors que du bras tu éloignes la mousse collée dans tes bacchantes, Christophe Danthinne (chant et guitare), David Diederen (guitare), Antoni Severino (basse et chant) et Didier Dauvrin (batterie) ont entamé un titre d'autrefois, ' Little bastard' que certains se souviennent avoir entendu à Dour en 2003.

Britpop à la hutoise, James Dean adore la petite ville mosane, son petit frère a failli avoir une aventure avec Anne-Marie Lizin, svelte et au cerveau moins ravagé, à l'époque.

Le groupe n'a rien perdu de ses qualités mélodiques, les potes venus en kayak ( because piétonnier) et les touristes apprécient.

Une nouveauté, 'Adults', même recette, même potentiel radiophonique, rien n'a changé au fond, sauf qu'ils sont majeurs.

We zijn Showstar uit Hoei aan de Meuse, de Maas pour les amateurs de mousse, let's go on with some more kinky music, 'Casual' avec toujours les sonorités Placebo et quelques gimmicks ravageurs.

Hé, où tu vas avec ta pelle et ta battée?

Averell a trouvé de l'or dans la Senne!

'Goldmine' de 2009 n'a nullement vieilli, la mélodie demeure irrésistible.

Tu dis, Eugène?

Je sue, mais je m'en fous!

Ah, ok, mieux que je souque et je pue!

( I wish I was) 'Awake', la réalité est triste, message philosophique ...time is not a thing to care about...

Lucides et mélancoliques les Showstar!

Next one is a slow song, danse avec ce que tu veux selon tes tendances.

Faut toujours rester politiquement correct!

' Smile. No'.

Nous on veut bien, Monsieur Danthinne, mais pour nous, un slow c'est 'Nights in white satin', 'A Whiter Shade of Pale', à la rigueur 'Adieu, jolie Candy', mais ton truc, c'est pas un slow!

Sans pause, voici le sautillant 'The Liar'et ses riffs primesautiers.

En mode Maxïmo Park, 'Rumblings', quelques nanas gigotent joyeusement derrière toi, V7nce sourit et tape du talon.

Pour Polnareff, un 'Nightbird' guilleret que Christophe, quittant les paradis perdus, vient chantonner dans le public.

Huy en folie, Albert, j'ai soif, refile-moi ton demi, fait chaud là-haut, allez une vieillerie tubesque, 'Residents Of The Lost Club', plus Blur que nature.

Showstar n'a pas la grosse tête, ne se prend pas au sérieux et assure un max, le show s'achève avec l'opportun et répétitif ' No happy endings'.

Note: Showstar se produira au Bucolique Festival ( Ferrières) fin août!

Showstar à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015
Showstar à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 05:10
Thibet à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015

Second groupe programmé lors duLet it Beach du 3 juillet: Thibet.

Pas sûr que la musique des Bruxellois, précurseurs du Psyché-Médiéval-Pop, convienne tout à fait à l'atmosphère balnéaire régnant sur les bords du canal Bruxelles-Charleroi, quand on se dit influencé par le visionnaire William Blake, on n'a pas grand chose en commun avec les cartes postales tous à la plage.

Cette parenthèse étant refermée, force est de constater que, en dépit du décor huiles solaire, chapeaux de toile, raybans et sandales de plage, Thibet a, une nouvelle fois, confirmé tout le bien qu'on pensait de lui lors du Propulse de 2014.

Gregory Vandamme (Vocals / Guitar), Thomas Venegoni (Guitar / Keyboards / Vocals), David Davister (Drums / Vocals), Julien Bacquet (Bass / Vocals) ont depuis sorti l'album "Vision and Certitude" et l' EP 'Back in Blake'.

Montage et soundcheck capricieux, retard de 20' sur l'horaire, les quatre thibétains, travaillant toujours sans setlist, entament la croisière par une longue intro, mixant savamment des ingrédients psyché et surf et annonçant une plage hallucinante baignant dans un halo de mélancolie romantique que souligne le chant hagard de Gregory Vandamme.

Ils sont deux à faire de grands signes vers la table pour augmenter le volume à tous les niveaux.

La seconde composition proposée, finement ciselée, sera déchirée par une wah wah furieuse.

Apathique, comme si ton cerveau avait ordonné à tes paupières de se fermer, tu te laisses flotter sur les tempi lents du lancinant ' With every breath' dont les choeurs rappellent les Yardbirds.

Tu as à peine retrouvé ton souffle que Thibet amorce une nouvelle plage à la sauvagerie contenue, tu sens bien que la grenade a été dégoupillée et que l'engin va t'exploser en pleine figure.

'Telepathy' sur le EP 'Back in Blake' hante un groove art rock cher à Roxy Music ou Talk Talk, basse et claviers étant mis en évidence.

Après une amorce aux claviers, le sulfureux 'Fountain of Joy' est porté par deux guitares, qui, tour à tour, cravachent ou gémissent, le refrain semble poppy, mais les changements de directions multiples transforment la plage en psyche blues lorgnant aussi bien vers Humble Pie, Le Zep, que vers les plus récents Grizzly Bear.

Superbe morceau.

Le set prend fin par une complainte grandiloquente, chantée d'un timbre poignant, présentant des ingrédients progrock soignés( 'Bethel').

Le paysage sonore proposé par les ascètes du Thibet, fort éloigné du schéma pop formaté, n'a pas fini de surprendre et de séduire.

Thibet à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015
Thibet à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:49
Girls say No à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015

Bruxelles les Bains ouvre sa plage urbaine, du 3 juillet au 9 août 2015, au Quai des Péniches .

Mayeur y était?

Bien sûr, il avait sorti son bikini rouge.

Ce n'est ni le côté exotique, ni le tournoi de pétanque ou le concours de châteaux de sable qui t'amène le long du canal, mais bien la première soirée du Let it Beach Festival.

Pour entamer la fête, à 18:00, 39° sous les paillotes, Girls say No de Malmédy - Waimes.

Le quintet avait autrefois défrayé les chroniques, faisant la une de Télé Vesdre, il s'était, à l'époque, choisi comme patronyme Miss Universes, ce qui lui valu une belle lettre libellée par les avocats de la Miss Universe Organization leur intimant un changement d'identité sous peine de poursuites judiciaires.

Ils deviennent Girls say No, jusqu'ici Polnareff n'a rien dit!

Yannick Albert ( chant, synthé), Arnaud Muller( batterie), Laurent Richter (synthé et basse), Ludovic Wannez (synthé) et Benjamin Hermann (guitare) ont sorti un EP, 'Emmetropia', et tâté de la scène à droite et à gauche, pointons le support de The Asteroids Galaxy Tour au Bota, le Bel'Zik ou les Francos ( de Spa).

Genre?

Synth pop propre, soignée, sautillante, récréative, pas agressive pour un sou, bref le genre de cocktail qui séduit sans qu'il ne te laisse un souvenir impérissable.

Les candidats au bronzage urbain ont apprécié.

Go: 'Spanish Fury' ( chouette clip by the way), de l'electro pop, relativement passe-partout, aux sonorités désuètes et au refrain racoleur.

Les trois synthés colorent ' TPLNS' ( = ?) des mêmes teintes well-craft synthpop rappelant vaguement des starlettes du style Howard Jones ou Nik Kershaw.

Sympa mais anodin.

'Entropy' sera plus consistant, démarrage en mode andante, intéressantes saveurs trip hop, virage dance et lignes de guitares mordantes.

Bien, messieurs!

Sur le EP, 'Little talk', un nouveau midtempo proche de certains morceaux de Willow.

La carte se doit toujours d'offrir un plat tribal, voici 'Ha Ha Ha' décoré de synthés Depeche Mode 1981/1982.

Un potentiel Pure FM/ Fun Radio évident.

Le public s'ébroue et apprécie.

Mais que vient faire cette caricature de 'Blue Suede Shoes' au menu, a private joke, sans doute!

Place au mouvementé ménage à trois 'Tringular love', l'apparition d'une basse étant la bienvenue.

Yannick profite d'un bridge énervé pour se payer une balade parmi les plagistes.

Sur la lancée , une autre pièce qui accroche 'Melt with you'.

'Tundra', la toundra cache une végétation luxuriante sous son aspect aride ... constatation vérifiée grâce à cette séduisante composition en mode downtempo.

Le set prend fin avec le dansant et catchy 'Meteorr'.

Girls say No a rempli son contrat avec brio, la mer était belle, et ses vagues allongées fuyaient devant une légère brise, les poissons se sont laissés bercer aux sonorités de la musique apaisante, pour l'originalité, on te conseille de sonner à une autre porte!

Girls say No à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015
Girls say No à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015
Girls say No à Bruxelles les Bains ( Let it Beach) - Bruxelles- le 3 juillet 2015
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 21:55
Nico Wayne Toussaint - scène Experience Cognac - Cognac Blues Passions le 2 juillet 2015

Nico Wayne Toussaint and The Mighty Quartet - Festival Blues Passions - Cognac - 2015.07.02

Encore une découverte en cet après-midi caniculaire, découverte française cette fois. D'après le nom on pourrait croire à ce que l'artiste soit de la Nouvelle-Orléans, l'accent sonne très américain aussi. Mais surprise, c'est un bluesman français que nous avons la chance de voir évoluer devant nous sur le Podium Expérience Cognac.
Nico est le genre de frontman qui vous tient en mains dès qu'il prend la scène, il a ce je ne sais quoi qui le différencie des bons artistes, ce petit plus qui vous séduit et vous emmène, vous promène. Le genre de truc dont ne sait plus se détacher et c'est tant mieux.
Le Quartette qui l'accompagne est de la même veine. Pas des gens qui en font des caisses mais ça jamme et ça groove d'enfer. On sent le blues américain des années 50/60, les légendes que sont Albert et Freddy King sans oublier l'immense et regretté B.B. ou encore Luther Allison que Nico a eu le bonheur d'accompagner.
Avec des brûlots tels que "Waltering in Montréal", "One Fine Day" ou encore "Ain't No Need", la setlist fait la part belle aux titres de son dernier album , le sixième en titre, tout simplement appelé "Live".
Nico a vécu de très longues années aux USA où il s'est immergé entièrement dans la culture blues des noirs, le blues de Chicago ou encore celui de Dallas, n'hésitant pas a se plonger au sein d'un monde culturel dans lequel les blancs n'entrent pour ainsi dire jamais. Il va aller dans ces banlieues sordides où comme lui quelques rares blancs bravent les barrières et les différences pour venir s'immerger au cœur du blues. Il va également franchir la porte des églises et se nourrir de ce Gospel qui devient autre chose qu'une communion religieuse, une sorte de folie collective et musicale lors de laquelle les croyances individuelles et les convictions s'unissent pour finir en un seul et unique cri. C'est bourré de ces richesses culturelles très roots que Nico, harmoniciste et chanteur du sud-ouest va devenir ce qu'il est aujourd'hui. Un artiste sincère et généreux, un français qui a l'accent chantant lorsqu'il vous accorde une interview mais qui transpire le Delta du Blues lorsqu'il pose le pied sur une scène. Merci Monsieur Toussaint, bonne route, et remettez le bonjour à Robert Johnson la prochaine fois que vous passerez au Crossroads...

Mitch "ZoSo" Duterck
Radio Quartz - Belgium

Nico Wayne Toussaint - scène Experience Cognac - Cognac Blues Passions le 2 juillet 2015
Nico Wayne Toussaint - scène Experience Cognac - Cognac Blues Passions le 2 juillet 2015
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 21:51
Lenny Kravitz au Cognac Blues Passions 2015 le 2 juillet 2015

Lenny Kravitz - Festival Blues Passions, Cognac - 2015.07.02

Il fait encore une trentaine de degrés en cette soirée charentaise qui affiche Sold Out. Oui, tout est vendu pour le concert du New-Yorkais Léonard Albert Kravitz, mieux connu sous le nom de Lenny. On sent l'excitation monter dans la foule qui se masse devant la scène "Blues Paradise", certains sentent plus fort que d'autres d'ailleurs, normal, sous des températures quasi tropicales. Ca joue très fort sur le comportement général et il est beaucoup plus difficile de se faufiler vers les premiers rangs que d'habitude. Certains ne sont pas loin d'en venir aux mains! Cool, les gens, c'est un festival de musique, pas un ring. Avec le père Lenny c'est "Peace and Love" au cas où vous ne le sauriez pas. Dany, le président du Festival m'a confié que l'ex de Vanessa a des problèmes de voix et refuse toutes les interviews. Bon, je veux bien mais avec tout le respect que je dois à Mr. Kravitz, ses chansons ne demandent tout de même pas une performance vocale hors du commun non plus, faudrait tout de même pas déconner hein. Donc, comme excuse, il y a mieux, enfin je trouve. Là-dessus, notre homme commence avec un quart d'heure de retard. Ca doit être le décalage horaire...en tout cas ici, le public manifeste son mécontentement, l'heure c'est l'heure!
Une clameur monte, la foule se redresse, sauf ceux qui étaient déjà debout.
Le voilâââ, Lenny Kravitz et son band. Signe "V" pour son entrée en scène, les yeux cachés derrière ses éternelles lunettes de soleil, le père Lenny porte très bien ses 51 ans et quelques kilos de plus, ça me rassure un peu. Au niveau du band, ils sont 10 sur scène dont 5 femmes, la parité n'est pas un vain mot dirait-on. Les musicos sont tous tellement bons que même si Lenny était aphone, on resterait au concert. L'homme n'est pas idiot, il le sait lui aussi et il va d'ailleurs laisser beaucoup de latitude à ses musiciens pour s'exprimer. C'est fait de manière intelligente, jamais trop long, jamais pompeux ni auto-suffisant. Avec dix albums studio il y a matière à nous offrir un vrai "Best Of" et ce sera le cas. Que ce soit avec ses propres compos telles que "Sister", "Always On The Run" ou "I Belong To You" ou encore avec "American Woman" la reprise du Guess Who, Lenny captive son auditoire. Petit coucou sans lunettes, bonjour les yeux! C'est le Cognac? J'ai des doutes... Et comme à chaque fois que je le vois en concert, Lenny descend dans la foule, entouré de gardes du corps, et il se promène alors que le band nous délivre un "Let Love Rule" de plus de vingt minutes que l'homme fait reprendre en chœur à un auditoire béat dès qu'il reprend sa place derrière le microphone. Hé, ho, je vous signale que vous avez payé 62 € et que c'est vous, chers spectateurs qui faites le show pour le moment! Je ne sais pas si vous vous en rendez compte mais pour le père Kravitz, c'est du temps et de l'argent facilement gagnés. Moi j'aurais préféré moins de démonstrations de "public je t'aime et ne te crains pas" et un peu plus de morceaux de musique. Mais bon, c'est comme ça, on ne le changera plus. Pendant une heure trois quarts, on va tout de même bien s'amuser et avoir de la très bonne musique. "Are You Gonna Go My Way" déchaîne les gorges et les applaudissements avant un seul rappel : "Fly Away" qui va faire décoller ma jolie voisine.
Ca m'a fait plaisir de revoir Lenny Kravitz, c'est certain mais à certains moments je me demandais si on était en 1995 ou en 2015 tellement les choses ont peu changé.

Mitch "ZoSo" Duterck

Lenny Kravitz au Cognac Blues Passions 2015 le 2 juillet 2015
Lenny Kravitz au Cognac Blues Passions 2015 le 2 juillet 2015
Lenny Kravitz au Cognac Blues Passions 2015 le 2 juillet 2015
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 11:40
The Irish singer Val Doonican has died aged 88.

Le crooner Val Doonican était une star au UK, plusieurs top ten albums et des singles ( Walk Tall, The Special Years, Elusive Butterfly....) squattant les sommets des charts.

De 1965 à 1983 son "Val Doonican show" a fait les beaux jours de la BBC.

The Guardian: Val Doonican had an easygoing, homely charm that enchanted middle England.

Ce charmeur né est décédé dans le Buckinghamshire le 1er juillet, il nous laisse une discographie imposante.

Les spécialistes recommandent 'Val Doonican Rocks, But Gently' de 1968.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 09:23
Bruce Rowland has died at the age of 74.

Le batteur Bruce Rowland, s'il était surtout pointé comme session musician, est également connu comme membre du Grease Band de Joe Cocker, c'est lui qui tenait les sticks lors du festival de Woodstock.

Avant l'épisode Joe Cocker, Bruce sévissait au sein du band Wynder K. Frog ( alias Mick Weaver), deux albums ont vu le jour.

Lorsque les routes de Joe le plombier et du Grease Band se séparent, Bruce reste le batteur du psychedelic rock band qui sort deux albums.

Ensuite il entame une carrière de session musician, collaborant, notamment, avec Jackie Lomax, Ronnie Lane, Andy McKay ou Gallagher and Lyle.

Après le départ de Dave Mattacks, il est invité à rejoindre Fairport Convention, groupe auquel il restera fidèle jusqu'au split de 1979.

Lors de la reformation, Dave Mattacks reprend sa place derrière le drumkit.

Bruce quitte le music business et s'installe au Danemark, le cancer a eu raison de sa santé ce 29 juin

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