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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 08:37
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015

Compte 10' de la Madeleine au Mont des Arts, vu qu'il faut contourner le site du BSF pour y accéder, 600 secondes, c'est rien, mais bordel, rebelote, il pleut et cette mouise va perdurer pendant le montage du matos, le soundcheck et le gig de Pierpoljak.

Pierre-Mathieu Vilmet est à classer dans la catégorie rescapé, les toubibs ne donnaient pas cher de sa peau après les divers excès ayant salement nuit à sa santé ( pneumothorax): opérations, convalescence et retrait de la scène.

Mais comme le Christ, il est revenu prêcher la bonne parole en sortant des albums ( le dernier 'Général Indigo') et en montant sur scène pour balancer son reggae gaulois.

Le pirate est précédé sur le podium par une fine équipe, l' Honorable Band, on suppose avoir vu et entendu le Jamaïcain Rudy Bennett aux claviers, Edwin aux drums et le duo TnT à la basse et guitare.

Ils envoient la purée, une voix se fait entendre émanant des coulisses, Vilmet, veste de jeans, bandeau corsaire, fredonne le chaloupé 'Je descends le bar' au chouette riddim reggae.

'Police' elle est pour toi cette chanson..

Un hymne aux poulets?

Ouais, composé en 1998, il garde de bons souvenirs d'un passage chez la flicaille...Police dans ton burlingue ça sent la pisse ça sent le vice...

La pluie nous ramollit, il a beau nous haranguer.. flanquez le bordel... Bruxelles reste sage!

Tous les clichés du reggae s'entendent dans le superbe 'Dépareillé' suivi par 'Keep on Dada' une plage/message d'espoir figurant sur le dernier né.

Il poursuit par une rêverie, une envie d'escapism, fuir l' ' Automne à Paris', les balais essuie-glaces qui lâchent, le métro qui pue, je veux du soleil!

Le dur se fait tendre ' Quand on aime' et 'Maman', du Arno façon rasta.

Un peu nouille ce texte transpirant les bons sentiments mais il nous permet d'admirer le jeu subtil de la guitare.

Il faut le souligner, l' Honorable Band est vraiment à la hauteur.

Toujours en mode 'Les Roses Blanches', 'Papa du week-end' dresse l'image des couples séparés et des modalités de garde des enfants.

Pas de misérabilisme, de la pudeur et du tact avant de revenir aux early dancehall vibes avec le grand ' Rub a Dub Music'.

T'es trempé jusqu'à la moelle, cette maudite pluie, c'est peut-être la manne céleste pour les agriculteurs, mais elle casse sérieusement l'ambiance.

Le reggae demande de la chaleur, un astre radieux, pas une flotte merdique te donnant envie de rester caler devant la télé.

Il est 21:45', allez, une dernière, 'Je sais pas jouer' autre chose que du reggae.

Ouille, fausse manoeuvre, on reprend, dites, il pleut toujours?

Tu te fous de nous, mec?

Là, on se tire, ta caisse traîne du coté du Sablon où t'iras avaler un grog avant de rejoindre ton chat.

Sorry, gars!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4): Pierpoljak- Mont des Arts - Bruxelles, le 17 août 2015
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 07:49
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015

Céléna avec C, suis pas Gomez, et Sophia, avec PH, non pas potentiel hydrogène, ni princesse, pas confondre avec Sofia de Disney, donc Céléna-Sophia, des soeurs qui chantent, comme Catherine Deneuve et Françoise Dorléac, mais elles ne viennent ni de Rochefort, ni de Cherbourg, la famille Tornabene est originaire de Chapelle-lez-Herlaimont.

La brune à l'acoustique, c'est Céléna, la claire à l'électrique, c'est Sophia.

Elles sont couvées par Progress Booking qui croit en ces gamines et les place à droite et à gauche: Wacolor Festival, les Francofolies, le Beau Vélo de Ravel en nu, le BSF.

Pour tout bagage un EP 5 titres, 'A l'aventure'.

Comment vont-elles tenir 45'?

En interprétant des compos non gravées, pardi, comme 'L'indomptable'.

Tu dis, Séverine, oui, c'est bien gentil, frais et candide!

'A l'aventure', on se casse, si on reste ici on deviendra schizophrène ( avec ph)...

Tu peux penser à Noa Moon.

En plus nunuche, te souffle un méchant.

Confidences, on revient du Québec, on a la pêche, voici ' Au milieu de nulle part'.

Un titre toujours aussi ingénu et bourré de clichés.

Séverine, j'ai la setlist sous les yeux, il ne s'agit pas d'avoir des vapeurs, le titre s'écrit 'Va peur', sans ph.

Il y a un mec qui cite Mumford and Sons, me demande ce qu'il a consommé, le même ose Explosions in the Sky, ai appelé Charenton, on vient le chercher avec une camisole, on ne sait jamais!

Elles sont mignonnes, les frangines, mais flanquer des la la la dans 85% des titres, ça craint.

' Sourire aux abrutis' a été composé après une mésaventure avec un barman pas aimable.

Après l'écoute de ce texte philosophique, tu décides de sourire à ta femme.

Un ou deux accords mis en loops, ' 'On s'en souviendra plus', chouette cette valse décorée à l'ebow.

' Je te vengerai' se laisse écouter sans déplaisir, la guitare électrique séduit, et tu te dis qu'il y a pire que ce charmant duo qui, au fond, a le mérite de ne pas singer Rihanna, Taylor Swift, Selena Gomez, Hillary Duff ou Meghan Trainor.

Maintenant les bombarder sur une scène du BSF c'est assez téméraire, le chant n'est pas toujours assuré et le propos scolaire peut agacer certains mais, dans l'ensemble, le public a réagi positivement.

' Laissez-moi rêver' est tout aussi enfantin que le glockenspiel tapoté par Céléna.

Evidemment, le monde on le change à 20 ans et pas à 55 ans, mais nous faire chanter ouh, ouh, ouh... c'était salement assommant, mesdemoiselles.

Allons-y pour une bluette romantique ' Ton empreinte' et pour finir, le clippé ' Dis-le moi plus fort'.

Pas de Kris Dane, ni de Benjamin Clementine ( vus récemment) à ton programme, direction le Mont des Arts.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 02:43
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia, Kris Dane, Benjamin Clementine - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015

Le billet de JPROCK :

Salle La Madeleine ( 17.08.2015)

Première incursion ce soir au Brussels Summer Festival version 2015.
Cette année l’affiche n’est pas aussi prestigieuse que les années précédentes, avec moins de grands noms , mais la programmation reste très éclectique.
Direction La salle de La Madeleine qui a pris le relais cette année du sympathique mais sans doute trop exigu Magic Mirrors.
C’est donc à une salle flambant neuve que nous avons droit mais malgré tout pas mal de choses sont encore à améliorer.
Tout d’abord, aucun espace photographes de prévu, t’as beau être détenteur d’un pass photos tu restes quand même côté foule. Bizarre en tout cas et beaucoup de photographes sont mécontents et le font savoir aux membres de la sécurité. Et on les comprend.
Ensuite, La Madeleine a beau être plus spacieuse que le Magic Mirrors, elle dispose d’une scène beaucoup trop basse pour que le confort des spectateurs soit total. Les malheureux qui se trouvent à plus de dix mètres de la scène ne voient pas grand chose du spectacle si la salle est remplie.
Et je ne parle pas de la chaleur étouffante qui a eu raison de plusieurs spectateurs qui se sont effondrés durant les concerts, atteints de malaises, surtout après qu'on les ai fait patienter plus d’1h15 à l’extérieur sous prétexte que tous les détenteurs de tickets d’un jour n’étaient pas encore arrivés et sont prioritaires.
Comme si lorsqu’on achète un ticket d’un jour on ne se doit pas d'arriver à l’heure autant que les autres ! Ridicule et frustrant pour les spectateurs qui n'ont pas pu avoir accès à la salle pour voir leur artiste favori !
Décidément ce festival vieillit mal, ou peut être commence-t-il à se prendre la grosse tête en favorisant la notion de profit au détriment des spectateurs..?
Mais venons en à la programmation.
On se demande bien ce qui a pu séduire le label Team For Action en signant CELENA SOPHIA qui ce soir ouvre les hostilités ?
Le duo d’une naïveté déconcertante ( vous me direz, elles ont l’excuse de la jeunesse ! ) nous balance ses chansonnettes aux textes racoleurs et simplistes pendant quarante longues minutes qui m’ont semblé durer une éternité.
Et dire qu’on qualifie leur style de pop-folk avec une touche de post rock…. ah bon, ok, post rock… Heuuu, si vous le dites, ok alors !
Et musicalement si les deux soeurs ont l’air de s ‘éclater sur scène, ça laisse quand même pas mal à désirer avec quelques faussetés et approximations à mettre sans doute sur le compte du décalage horaire ( elles reviennent du Canada ) ou de l’émotion.
Bref, il reste du travail à faire, et même si je ne suis absolument pas client de leur musique, je ne leur souhaite que du bien.
Changement de style et de niveau avec KRIS DANE.
L’Anversois de souche mais Bruxellois d’adoption , ex dEUS et Ghinzu a déjà roulé pas mal sa bosse depuis le début des années 90.
Aujourd’hui il se la joue solitaire avec un style proche du blues intimiste américain.
Les arrangements sont bien fichus et l’homme possède une jolie voix grave qu’il utilise à merveille pour nous conter ses souffrances et ses errances via un folk intemporel et mélancolique qui évoque parfois Leonard Cohen ou Elliott Murphy.
Un joli travail de songwriter , mis en valeur ce soir par l’apport d'un violon et d’un cello mais peut être un peu trop introspectif que pour être apprécié à sa juste valeur dans le cadre d’un festival devant un public debout accablé par la chaleur et compressé comme dans une boîte à sardines.
Mais Kris s’en sort bien et récolte un beau succès amplement mérité.
Il est presque 22h et cette fois la salle est comble, la sécurité ayant enfin daigné faire rentrer les patients spectateurs venus en nombre applaudir BENJAMIN CLEMENTINE.
Il faut dire que notre homme est un phénomène qui n’a pas son pareil pour captiver une audience par sa seule présence et ses compositions remarquables.
On le dit hautain et caractériel, en tout cas en ce qui me concerne j’ai vu ce soir comme lors de son dernier passage aux Nuits Botanique un artiste impliqué à fond dans sa musique, généreux et totalement habité par son art.
Dès qu’il s’assied au piano, sa voix étonnante et sa sensibilité exacerbée lui donnent un air de magicien dont les doigts virevoltent avec aisance sur le clavier.
Benjamin Clementine chante son âme, comme le faisait Nina Simone à qui une certaine presse se plaît à le comparer souvent, et se pose en performer torturé soutenu ce soir par un band composé d’un batteur, d’un claviériste et de sa fidèle violoncelliste, déjà présente pour quelques titres lors de ses précédentes tournées solo.
Avec sa prestance scénique hors du commun et la décharge émotionnelle qui émane de ses compositions le Britannique séduit et envoûte La Madeleine et se taille un joli succès devant un public tout acquis à sa cause.
Et on ne peut que lui dire bravo pour ce concert brillant comme un diamant traversé par un rayon de soleil.

Setlist Benjamin Clementine :
The Hand,
Cornerstone,
Quiver a Little,
Condolence,
London ,
Nemesis ,
Winston Churchill ,
The People & I ,
Adios,
I Won’t Complain ,
The Times.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia, Kris Dane, Benjamin Clementine - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia, Kris Dane, Benjamin Clementine - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 4) : Céléna-Sophia, Kris Dane, Benjamin Clementine - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 17 août 2015
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 11:00
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Soldout- Nicola Testa - Le Prince Miiaou - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 16 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Soldout- Nicola Testa -Le Prince Miiaou - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 16 août 2015

Concert en images: JP Daniels - coloriage: michel.

Nicola Testa à 16h: Suite à une rumeur, nous tenons à préciser que le concert de ce soir n'est pas soldout! Il s'agit juste du groupe qui joue après nous...

N'empêche que t'as intérêt à te pointer à l'heure, La Madeleine ne peut accueillir plus de 800 têtes de pipe.

From Charente-Maritime, il était une fois une gente jeune dame aimant les contes de fées, les princes et le chat botté, donc Maud-Élisa Mandeau devient Le Prince Miiaou!

Quatre albums dans sa bibliothèque, le dernier 'Where is the Queen', suivi en 2015 par le EP 'Tryptique d'Hiver' ( comme pour le Le Retable de Miraflores de Rogier van der Weyden, il y a donc trois panneaux).

Chez Madeleine, Le Prince Miiaou a emmené quelques laquais pas niais, et le dernier concert de la tournée 'Where is the Queen' a été couronné de succès.

En français ou en anglais, Maud-Elisa a rugi, les chats de gouttière de la capitale ont applaudi.

Bravo!

Nicola Testa.

On te le rappelle: Prix du public pour le Clip de l'année aux Octaves.

Il était classe ce soir, Nicola, une liquette d'un blanc immaculé, futal noir, un petit collier les dents de la mer et des pompes scintillantes.

Entouré d'une brillante équipe il a réussi à faire danser l'ancien casino grâce aux imparables ' Koko', 'Rainbow' ou 'Lost and Found'.

Nathalie?

Je suis tout émue, c'était magique!

Soldout.

C'est incroyable, leur premier CD, 'Stop Talking' date déjà de 2004, mais Charlotte Maison et David Baboulis n'ont pas changé d'un poil, ils sont toujours aussi séduisants.

Leur tournée estivale s'achevait au Brussels Summer, Thierry, un barbouze, résume: c'était une tuerie!

Si Nicola Testa peut brandir un Octave, Soldout se targue d'avoir reçu un Magritte pour le soundtrack de 'Puppylove'.

Quoi, Jules?

'It's a sin'.

Ouais, nous aussi on aime l'electropop de qualité!

Le Prince Miiaou

Nicola Testa

Soldout

Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Soldout- Nicola Testa - Le Prince Miiaou - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 16 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Soldout- Nicola Testa - Le Prince Miiaou - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 16 août 2015

merci v7nce

Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Soldout- Nicola Testa - Le Prince Miiaou - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 16 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Soldout- Nicola Testa - Le Prince Miiaou - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 16 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Soldout- Nicola Testa - Le Prince Miiaou - Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 16 août 2015
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 06:47
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Magnus, Sharko, Gonzo - Mont des Arts - Bruxelles, le 16 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Magnus, Sharko, Gonzo - Mont des Arts - Bruxelles, le 16 août 2015

Concert en images: JP Daniels - verbiage: michel

Fume, c'est du belge, ce soir au Mont des Arts.

Pas de pluie annoncée et un échappé du Muppet show pour débuter: Gonzo!

Fais gaffe, ne te perds pas sur facebook, il y a un Gonzo ricain adepte de reggae, faut chercher le national, aimé par 579 personnes dont Francine Meulenbergs de Molenbeek.

Gonzo a fait la tournée des festivals wallons, peux pas t'en citer un seul où Geoffroy Heyne, Baptiste Lalieu, Simon Bériaux, Vincent Lontie et Nicolas Vandeweyer n'ont pas arpenté la scène.

Oui, en lisant les noms, ton cerveau avance Saule, Le Yeti, A Mute ou les Bikinians, mais nos marionnettes ont choisi de nous servir du rock'n'roll saupoudré de punk, de hippopotame et de jungle.

De la zizique pour intellectuels en vacances au Club Med.

Sharko.

Tous les deux ans Sharko renaît de ses cendres comme le phoenix.

Arizona?

Non, lumbago.

David Sharko Bartholomé à la basse et aux textes dada, Teuk Henri, mooie snor, à la guitare et Laurens Smagghe à la batterie, want Olivier Cox est convalescent, bras cassé avant les Francos.

Quelques nouveautés jetées en pâture, un nouvel album dans un avenir proche?

Le dernier single 'Friend' n'a pas deux mois.

C'était chouette, constate Charlotte.

A voir le 28 de ce mois à Scène sur Sambre.

Magnus.

Tom Barman est dans tous les coups, si on ne l'invite pas avec dEUS, il vient avec le projet jazz 'TaxiWars' featuring Robin Verheyen( cf Jazz Middelheim), et, enfin, il lui reste Magnus qu'il a fondé avec CJ Bolland (keys).

Tim Vanhamel, désormais membre de The Hickey Underworld, était de la partie pour jouer l'album 'Where neon goes to die'.

Les autres larrons étant Joris Caluwearts (STUFF.) et Christophe Claeys (Amatorski).

Magnus ce sont des beats, une dance music infernale, pareille au bruit du métro qui défile inlassablement, ce truc vient s'immiscer dans ton cerveau et tes membres s'agitent en cadence.

Même s'il approche du terme, on peut affirmer avec Magnus 'Summer's here'.

gonzo

sharko

magnus

Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Magnus, Sharko, Gonzo - Mont des Arts - Bruxelles, le 16 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Magnus, Sharko, Gonzo - Mont des Arts - Bruxelles, le 16 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Magnus, Sharko, Gonzo - Mont des Arts - Bruxelles, le 16 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 3) : Magnus, Sharko, Gonzo - Mont des Arts - Bruxelles, le 16 août 2015
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 03:41
Folkfestival Ham 2015: Cécile Corbel et Wör - Festivalterrein, Genebosstraat 4, 3945 Genebos (Ham), le 16 août 2015

Le billet de JPROCK- THE DARK FEATHER :

Entre début juin et fin septembre le Belge amateur de festivals a l’embarras du choix.
Outre les mastodontes bien connus comme le Pukkelpop, Werchter, le Graspop et autres Lokerse Feesten, d’autres festivals plus modestes et moins célèbres possèdent autant de qualités que leurs grands frères et offrent souvent des affiches intéressantes.
Aujourd’hui mon choix s’est porté sur le Folkfestival de Ham que je ne connaissais pas et qui en est pourtant à sa dix-huitième édition ! Fichue Belgique où la communication entre le nord et le sud du pays en est encore parfois à l’âge de la pierre.

En tête d’affiche ce dimanche l’envoûtante chanteuse harpiste bretonne Cécile Corbel

C’est à quelques kilomètres de Paimpont en traversant la forêt de Brocéliande , chargée des légendes du roi Arthur et de l’enchanteur Merlin et lieu magique pour l’amateur de culture celtique que je suis , que j’ai fait connaissance avec l’univers de Cécile Corbel.
Branché dans mon carrosse de location sur radio Bleu Armorique (il n’y a pas mieux pour s’imprégner musicalement de l’ambiance bretonne ) j’entends une voix d’ange et je craque littéralement pour cette artiste dont je me mets immédiatement en quête de plus d’informations.
J’apprends qu’elle est à l’affiche d’Anne de Bretagne l’opéra rock celtique d’Alan Simon dont elle joue le rôle principal et je contacte donc celui ci via Facebook pour en savoir plus.
Un type très sympa d’ailleurs, Alan Simon. Il m’apprend que plusieurs concerts sont programmés dont un à Vannes, hélas à quelques jours près en dehors de mes dates de présence en Bretagne.
Pas de chance pour cette fois, mais je me dis que ce n’est que partie remise et que dès que la demoiselle montrera le bout de sa harpe en Belgique j’irai à Lagardère.
Et comme ce soir en pleine tournée « Un Soir d’été « , 26 concerts sur la route des Chapelles « Cécile nous rend visite en Belgique je ne peux bien sûr que l’honorer de ma présence.
J’arrive donc peu avant 18h sur le site du festival et je constate que l’organisation est impeccable et l’ambiance résolument à la bonne humeur.
Ici on boit sa pinte dans une chope cautionnée en grès artisanale qu’on décidé de conserver ensuite ou pas .
L’endroit est agréable, on y trouve à boire et à manger ainsi qu’un mini marché artisanal bien sympathique.
Quand à la scène elle est stratégiquement placée sous un grand chapiteau qui protège les artistes et le public des possibles intempéries.
Seule faute de goût à mon sens, la grande bannière placée en fond de scène qui reprend les coordonnées du site du festival et qui dénote quelque peu dans ce cadre bucolique par son côté « bricolé. »

Il est 18h00 et sur scène le présentateur nous annonce WÖR.
Ce groupe gantois propose un répertoire de mélodies flandriennes du 18e siècle, une période où musique populaire et classique faisaient bon ménage et se mariaient agréablement.
Pieterjan Van Kerckhoven( bagpipes, soprano saxophone) , Naomi Vercauteren ( violin) , Bert Ruymbeek (accordion), Jeroen Knapen (guitar) et Fabio Di Meo ( saxophone) font danser le public avec leurs mélodies anciennes servies à la sauce actuelle et récoltent un joli succès.
Un premier album vient de sortir intitulé « Back to 1780’s » qu'ils ont joué intégralement ce soir.

Assurément une bonne surprise et un joli hors-d’oeuvre avant le plat de résistance : CECILE CORBEL.
Backstage Cécile et ses musiciens se préparent à faire la balance, le concert lui est prévu à 20h.
Quelques petits problèmes de son inquiètent les musiciens qui « entendent trop le public « mais finalement le set peut démarrer dans de meilleures conditions.
Dès les premières notes on est fasciné par la douceur de la voix de Cécile et par les orchestrations finement ciselées de ses compos.
Les musiciens qui l’accompagnent sont excellents et le son dans la salle est de très bonne facture.
Cécile interroge la foule et demande si elle doit s’exprimer en français ou en anglais et dans le public les avis sont partagés ; elle parlera donc anglais la plupart du temps et français quelquefois.
Et lorsqu’elle démarre l’intro d' « Entendez-Vous « le » titre sur lequel j'ai découvert la chanteuse bretonne je me revois rouler au coeur de Brocéliande par une belle après midi de septembre 2014.
Pendant septante minutes les morceaux s’enchaînent avec bonheur, de purs joyaux comme « Francesco » , « Les Passagers du Vent « , ou « Good Bye » joué en clôture du concert.
Les doigts agiles de Cécile se promènent sur les cordes de sa harpe, les pincent ou les caressent, tandis que sa voix aérienne remplit l’espace sonore et nous touche en plein coeur.
Le public est conquis et demande un bis.
Cécile revient et répond à leur demande, puis, après un dernier salut, la demoiselle et ses hommes en noir regagnent les coulisses.
Quelques instants plus tard dans le backstage, je félicite Cécile pour sa performance et la rassure sur la qualité du son dans la salle.
On prend quelques photos, on discute un peu puis elle me note un gentil petit mot sur mon édition limitée de « La Fiancée «. « Elle doit être épuisée cette édition là ! ", me confie t-elle «
Tant mieux, me dis-je, j’ai assez galéré en son temps pour me procurer cet album maintenant disponible chez tous les bons disquaires en version normale.
Je la remercie encore pour ce magnifique concert et j'abandonne ensuite l’artiste à son public pour la traditionnelle séance de dédicaces fort attendue et prend congé.

Finalement ce concert de Cécile Corbel aura tenu toutes ses promesses tant musicalement qu’émotionnellement et j’ai rencontré ce soir une artiste talentueuse et généreuse dont l’univers immédiatement reconnaissable mérite toute votre attention.
Sachez braves gens que Cécile Corbel est une fée séductrice qui si vous allez à sa rencontre vous ensorcelle insidieusement et risque bien ensuite de ne plus vous libérer.
Mais finalement, être prisonnier d’un tel sort n’est ce pas le désir secret de chacun d’entre nous..?

( Pour votre info, Cécile Corbel m'a accordé une interview que vous pourrez lire dans quelques jours sur Concert Monkey et Concerts-Review. )

PS: merci à Marc Reusen du Folkfestival Ham pour son accueil chaleureux et sympathique ainsi qu'à toute l’équipe du festival, vous êtes top !
Merci aussi bien évidemment à Cécile Corbel et ses musiciens pour leur générosité et leur disponibilité.
Et à une prochaine fois au gré du vent, sur la route ou ailleurs...

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK+THE BLACK FEATHER.

Folkfestival Ham 2015: Cécile Corbel et Wör - Festivalterrein, Genebosstraat 4, 3945 Genebos (Ham), le 16 août 2015
Folkfestival Ham 2015: Cécile Corbel et Wör - Festivalterrein, Genebosstraat 4, 3945 Genebos (Ham), le 16 août 2015
Folkfestival Ham 2015: Cécile Corbel et Wör - Festivalterrein, Genebosstraat 4, 3945 Genebos (Ham), le 16 août 2015
Folkfestival Ham 2015: Cécile Corbel et Wör - Festivalterrein, Genebosstraat 4, 3945 Genebos (Ham), le 16 août 2015
Folkfestival Ham 2015: Cécile Corbel et Wör - Festivalterrein, Genebosstraat 4, 3945 Genebos (Ham), le 16 août 2015
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 11:43
Brussels Summer Festival 2015 ( day 2) : Elvis Black Stars, Moriarty, Cats on Trees - Mont des Arts - Bruxelles, le 15 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 2) : Elvis Black Stars, Moriarty, Cats on Trees - Mont des Arts - Bruxelles, le 15 août 2015

Maudite pluie, et ces grilles qui n'ouvrent pas, c'est pas la joie en ce jour où les fidèles fêtent l' Assomption de la Bienheureuse Vierge-Marie.

Tu dis, Youssef?

Ah, non, on refuse d'imprimer ces insanités!

Pas grand chose pour s'abriter sur le site, le pauvre Albert n'a pas eu droit au ciré ( orange) distribué par Ethias et la bouteille vide abandonnée par Charlie Winston traîne toujours aux pieds de son auguste épouse.

Le marchand de sangria peste, il tente de se débarrasser des festivaliers venus se planquer sous sa tente.

A tout casser, on doit être 89 à attendre Elvis Black Stars

19:30, un claviériste ( non repris au générique du film) en éclaireur, quatre patrouilleurs andennais le suivent, Augustin (Vocal + Guitar) Arnaud (Guitar) Damien (Drums) Olivier (Bass), d'après facebook.

Augustin Dujeux (chant, guitare), Damien Sorée (batterie) et Olivier Coquette (basse) précise un initié.

Et Arnaud, fieu?

Perrier.

Oui avec un zeste de citron a u b!

Ces braves jeunes gens, à la bouille adolescente, s'ébattent en tant qu' EBS depuis 2007, il y a peu, ils ont pondu un EP baptisé ' #1 'et se sont amusés aux Nuits à la même affiche que Romano, le nerveux de La Louvière.

Le grand mérite de ce combo est de ne pas se prendre au sérieux, leur pop rock aux fortes senteurs Britpop n'est pas ce qui se fait de plus original, mais la potion se laisse toutefois écouter avec plaisir.

Dix plages taillées Pure FM, tu penses à Hollywood Porn Stars ou My Little Cheap Dictaphone, Piano Club, Ghinzu et autres admirateurs de Blur, Shed Seven et Dodgy.

'Sect of Happiness' , 'Morning After', ' Better than you' et d'autres titres plus anciens ( maybe 'Vulture's night') ont défilé à la queue leu leu, ils ont été généreusement applaudis.

Elvis Black Stars termine sur un coup d'éclat en balançant un dernier bâton fichtrement couillu.

Digne d'estime, médaille en chocolat!

Une dizaine de touristes nippons nous expliquent avoir un truc pour que la pluie cesse de nous inonder, dix teru teru bōzu accrochées au balcon et l'histoire est réglée, juste à temps pour le concert de Moriarty.

Moriarty, Conan Doyle?

Non, Moriarty, Jack Kerouac, mais cela n'a aucune importance, depuis le single 'Jimmy' de 2007, la multinationale, une hydre à six têtes, a accédé au statut de superstar de ce côté-ci de l'Atlantique.

En avril 2015, le groupe se félicite de la naissance d'un nouveau bébé qu'il a étrangement nommé 'Epitaph'.

En pensant à King Crimson?

Va savoir.

En piste, on suppose, Thomas Puéchavy ( harmonica, guimbarde), Arthur B. Gillette, le Charlot de la bande ( guitare, claviers, shruti box), Stephan Zimmerli ( dobro, guitare, triangle) , Eric Tafany ( batterie) et Vincent Talpaert ( contrebasse, basse).

C'est Arthur qui se colle au chant pour un titre about a man who is dying, il attaque ' Cryin Crapshooter's blues' de Blind Willie McTell.

Un rendu énergique laissant présager d'un tout bon concert.

Il manquait la diva, la merveilleuse Rosemary Standley fait son apparition, Arthur, l'histrion aussi bouffon que l'animateur portant le même nom de baptême, prenant place derrière les touches, c'est parti, toujours en mode bluesy, pour 'Long live the (D)Evil' .

Comme tes voisins, tu te laisses bercer par le timbre singulier et fascinant de Miss Standley.

Terrible intervention à l'harmonica de Thomas, chauve qui peut, ça fait mal.

'Ginger Joe' , he was a man who couldn't stand still... nous non plus, vachement entraînant, ce titre!

Ils poursuivent avec l'hallucinant 'Diamonds never die', l'histoire de deux amis se retrouvant après la mort.

Tiens, Rosemary, je te refile la resonator, elle en fera bon usage pour une superbe version de 'Ramblin'Man' de Hank Williams suivie par 'History of Violence,' une des plages graves d' 'Epitaph'.

'Private Lily' voit tous les poils de ton épiderme se dresser, c'est Circé, cette nana.

La dernière fois que t'as tremblé ainsi, c'est en entendant Alela Diane chanter son ' Pirate's Gospel'.

Le lament 'Moonshiner' est au répertoire de quelques pointures en commençant par le Zim, mais Tim Hardin, Cat Power, Elliott Smith ou Uncle Tupelo l'ont ou l'avaient à leur répertoire.

I suppose you know what moonshine is nous glisse la madame, en oubliant que les Belges ne boivent que du Spa Reine.

'Fire Fire', et ses accents orientaux, déclenche un mouvement d'hystérie à tes côtés, quelques gamins ont rencontré le moonshiner.

'Back in town', en mode ballade, précède a murder song, 'Little Sadie'.

... Went out last night, I took a little round I met my Little Sadie and I blowed her down... a Jew's harp pour Thomas and some spoons for the lady.

Le titre doit dater de 1922 est devenu Cocaïne Blues ou Whisky Blues au cours des ans, non 'Ice Ice Baby' n'est pas la version rap de ce classique folk.

Moriarty décide de s'attaquer à un autre monstre sacré, Woody Guthrie, et propose 'Buffalo Skinners'.

'Le nerveux 'When I ride', voyant Arthur se permettre quelques excentricités derrière les touches, met un terme à ce concert exemplaire.

Bruxelles a apprécié la performance à sa juste valeur et claque des mains pendant de longues minutes.


Cats on Trees.

Une fille, Nina Goern ( chant, piano, grosse caisse), un garçon, un frimeur, ne stoefer, Jefke, Yohan Hennequin ( batterie).

Origine: Toulouse - trace discographique: 'Cats on Trees' en 2013, de la pop arc-en-ciel, la jeunesse en raffole, elle nous a semblé un brin falote.

Heureusement le duo était flanqué d'un quatuor de cordes, qu'on a malheureusement pis soin d'enfouir au fond de la scène, on suppose avoir peu vu, mais entendu, Anne Gouverneur : Alto, Charlotte Baillot : Violon, Christelle Lassort : Violon et Maëva Le Berre : Violoncelle, elles ont plus ou moins sauvé l'embarcation du naufrage.

C'était pas l'avis de Bérangère qui te secoue en hurlant, ce concert était géniaaaaal.

Bérangère n'a pas 20 ans, tu n'as plus 20 ans... chercher l'erreur.

Après l'intro, les chatons attaquent le mélancolique 'You win', une douceur qui se rapproche d'Agnes Obel.

Joli!

Nina derrière le piano pour une pièce rythmée ( 'Burn'?) suivie par l'étincelant 'Sirens Call', les cordes sont somptueuses et rendent la rengaine irrésistible.

Tu te surprends à siffler en mesure.

Avec la suivante, le climat demeure propice aux rêveries puis Yohan commence son numéro de polichinelle.. ça va mes poulets.... du coup deux uniformes, se sentant visés, traversent la foule en direction de la scène, on les a retenus, les poulets, c'est nous. Sa copine a entamé le fleuri 'Flowers'.

La basse-cour piaille, les pandores sont aux aguets, les chats miaulent puis proposent une cover, ' Mad World' de Tears for Fears.

On n'a rien dit mais on préférait Gary Jules.

Petite leçon de musique, après moi, Bruxelles.. ' Ouh Ouh'... après les poules, coqs malades, voilà les hiboux!

Bof, bof!

Nina sur les enceintes, 'Wichita', un petit tour sur la Place des Musées, on la perd.

Un blanc que meuble le sieur Hennequin, le clown de service, la petite réapparaît pour balancer l'enfantin 'Too much'.

Une nouvelle reprise, le tendre "Love You Like A Love Song" de Selena Gomez.

Je veux entendre l'animal qui rugit en vous, l'animal a rougi devant toute cette puérilité, en duo 'Animals' achève le set normal.

Le public en redemande.

Retour des minous, deux minutes de démagogie suivies par 'Full colours' et 'Jimmy'.

Tu décides qu'il est l'heure de se diriger vers la sortie, tu entends encore 'Les bateaux' et de loin l'outro!

Cats on Trees après Moriarty, c'était pas à faire!

Une faute de goût!

Brussels Summer Festival 2015 ( day 2) : Elvis Black Stars, Moriarty, Cats on Trees - Mont des Arts - Bruxelles, le 15 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 2) : Elvis Black Stars, Moriarty, Cats on Trees - Mont des Arts - Bruxelles, le 15 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 2) : Elvis Black Stars, Moriarty, Cats on Trees - Mont des Arts - Bruxelles, le 15 août 2015
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 02:26
Berry Quincy au Crisis Festival - Erps-Kwerps, le 15 août 2015.

Le billet de JPROCK :

15 août, 19h15, direction le Crisis Festival de Erps-Kwerps pour aller applaudir Berry Quincy.
Berry Quincy c’est un de mes coups de coeur, le genre de groupe qu’on découvre et qu’on aime immédiatement, convaincu d’avoir découvert une perle rare.
Originaire de Louvain le band intègre des éléments roots, rock, pop et soul à sa musique souvent teintée seventies.
A ce jour deux albums ont vu le jour, le premier éponyme puis l’excellent « Tuesday » que je vous avais détaillé lors d’une chronique cd que je vous invite à lire ou relire ici :http://concertmonkey.be/reports/chronique-cd-berry-quincy-tuesday2015
Et si je vous ai dit le plus grand bien des albums du groupe je vais aussi vous encourager à venir les voir en live car c’est sur scène que Berry Quincy donne sa vraie dimension. Car en plus d’être des excellents musiciens les membres du groupe sont aussi de fameux performers.
Frontstage on trouve Tim Beernaert, le magicien des claviers qui en quelques instants peut se métamorphoser en rockstar épileptique tandis qu’ à ses cotés Dirk Lemmens , LA voix de Berry Quincy, en impose par sa texture vocale et fait craquer les coeurs de la gent féminine.
Mais même si ce sont Dirk et Tim qui au premier abord attirent les regards, les autres membres du groupe ne sont pas en reste et c’est à un combo vachement efficace et soudé qu’on a droit ce soir sur la plaine de Erps-Kwerps.
Malgré une météo bien triste et une pluie qui depuis des heures arrose le site du festival, Berry Quincy se montre convaincant et séduit au forceps un public quelque peu refroidi par ce temps automnal.
Parmi les titres joués ce soir, j’épinglerai « Old Man » , formidable single tiré du dernier album, « Chewy’s Hall » que le groupe nous envoie bien dur dans la face, « Subtle World » joué en dédicace à une jeune femme du public et l’excellentissime « Sweet Motel « qu’on se surprend à fredonner bien longtemps après que le concert soit terminé.
Car la force de Berry Quincy, ce sont ses excellentes compos, des arrangements finement étudiés et des harmonies vocales du plus bel effet comme dans " For a Stranger " ou « Lonely Roller » morceau phare du premier album .
Combien de groupes peuvent se vanter d’avoir autant de titres imparables dans leur répertoire après seulement deux albums ? Pas beaucoup, c’est certain, alors ne vous privez pas du talent d’un groupe de cette trempe courrez les voir en concert et procurez vous leurs albums !
Non seulement Berry Quincy compose d’excellents titres, mais lorsque le band se fend d’une reprise d’ « Uprising » de Muse il se l’approprie et arrive à surclasser l’original. Excusez du peu.
Et le public apprécie.
Malgré des conditions météo difficiles et un public pas totalement initialement acquis à sa cause ( un festival gratuit draine aussi quelques énergumènes venus là non pas pour la musique mais pour le bar ! ) Berry Quincy a une fois de plus tiré son épingle du jeu et s’est fait de nouveaux admirateurs.
Et quand on voit avec quelles difficultés les jeunots de Willow ont tenté après eux sans réel succès de se rallier un public peu réactif et assez dissipé, on se dit qu’au regard de la prestation la vraie tête d’affiche du Crisis Festival jouait bien à 20h45 et non pas 22h15 !
Berry Quincy existe depuis quatre ans, c’est encore jeune pour un groupe, le temps doit faire son oeuvre et la chance doit aussi s’en mêler pour les aider à accéder à l’échelon supérieur.
Personnellement j’y crois, car le potentiel ils l’ont.
Il ne manque plus qu’un petit coup de pouce du destin.
Alors accrochez vous les gars, ne lâchez rien, le talent finit toujours par payer…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Berry Quincy au Crisis Festival - Erps-Kwerps, le 15 août 2015.
Berry Quincy au Crisis Festival - Erps-Kwerps, le 15 août 2015.
Berry Quincy au Crisis Festival - Erps-Kwerps, le 15 août 2015.
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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 13:11
Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Soldier's Heart - Bony King - Kid Wise, Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 14 août 2015

Edition 14 pour le BSF, en ne comptant pas le prédécesseur Euritmix, et quelques nouveautés...

1° le Festival ne débute pas à la Place des Palais avec les plus grands noms.

2° utilisation d'une nouvelle salle , La Madeleine, qui, bien avant d'être un casino, une salle de bal ou un lieu de réunion, a accueilli de grands concerts, back in 1972: The Doors, Golden Earring, Van der Graaf Generator et l'incroyable Khan de Steve Hillage!

Le choix du jour s'est porté sur La Madeleine, Soldier's Heart ouvre!

En 2012, lorsque tu avais pour la première fois croisé la route du combo mené par la délicieuse Sylvie Kreusch, tu avais senti que ce band pourrait se faire un trou dans la scène indie nationale.

Depuis ils sont couvés par Live Nation, ont sorti un EP et font la tournée des festivals.

19:00 pile, Sylvie Kreusch // Laurens Marien // Benjamin Cools // Jasper Segers et Ferre Marnef, le petit bassiste exubérant, se pointent pour attaquer 'Yamaha', un dream pop éthéré ne sentant pas vraiment le Bol d'Or.

V7nce: la guitare me rappelle Cocteau Twins.

Effectivement le focus se porte sur les climats lisses et glacés, accentués par les vocaux détachés de la longiligne Sylvie.

Quelques enluminures trip hop illustrent le chaloupé ' Echo Woods' suivi par 'Full of Love'.

Next one is a cover, 'Broad daylight' de Gabriel Rios, avec l'emprunt au 'Daydream' de Wallace Collection.

Superbe version!

Ferre délaisse sa basse pour rejoindre Laurens aux synthés, les bidasses amorcent le catchy ' New Housie', leur dernier single.

Elle court 'Lola', elle devance a new one ' Let it all', baignant toujours dans des ambiances vaporeuses.

Dans le public, deux ou trois nanas singent la gestuelle nonchalante de Sylvie tandis que sur le podium Ferre se démène comme s'il tenait la basse dans un groupe disco.

Le radiophonique 'African Fire', dominé par le groove de la basse, enchante autant le public que la suivante 'Ears and Eyes'.

Le set prend fin avec le dancetrack 'Forest', le bataillon se tire en laissant les synthés achever la plage.

Soldier's Heart se produira au Pukkelpop la semaine prochaine.

Bony King

2015, Bram Vanparys décide de raccourcir Bony King of Nowhere en Bony King, par la même occasion il sort un quatrième CD, 'Wild Flowers'.

20:30, Gertjan Van Hellemont arrive essoufflé, il vient d'achever son gig avec Douglas Firs au Mont des Arts, Bram and co ( Cleo Janse: backings + keys, Jasper Hautekiet: bass et Maarten Moesen: drums) ont déjà effectué leur soundcheck, il faudra 5' au Dylan belge pour régler sa lapsteel, sa guitare et la tonalité de son chant.

Bonsoir tout le monde, zegt Bram et c'est parti pour 50' d'americana de haute facture démarrant avec 'Standing in the light' ouvrant 'Wild Flowers'.

Du soft indie/country aux harmonies vocales perlées, les plus jeunes citeront Fleet Foxes, Bon Iver, les aînés Neil Young and Crazy Horse, les Byrds, les Eagles ou les Flying Burrito Brothers.

'Sad Roseanne' et 'One more night' s'avèrent tout aussi soignés, la lapsteel geignarde de Gertjan faisant merveille.

Délicatement, le chant mélancolique du parisien de Flandre vient te caresser les pavillons, il embraye sur 'Sweet Love' une réminiscence délicieuse du 'Helpless' du Loner.

Le country 'Wandering Light' aurait pu se trouver au répertoire d'Emmylou Harris. Bram consulte la playlist, prévient ses comparses, changement de programme, on attaque ' Sleeping miners' datant de l'album 'Eleonore'.

Un morceau atmosphérique, magique, te refilant la chair de poule, ce titre majestueux est associé au biblique ' Story of Joshua', une plage époustouflante, électrique, fort éloignée de l'image du gentil et timide Bram Vanparijs.

Aucun doute à voir, Douglas Firs et Bony King sont bien les deux meilleurs représentants du belgicana.

Retour au calme, hear the whistle blow avec 'Last train' et pour terminer le set en beauté 'At the gates of town'.

Merci.

Bruxelles rappelle le gentil monarque, il revient flanqué de Cleo et de Gertjan, un seul micro, une acoustique, l'émouvante campfire song ' Summer nights' que Bram dédie à la Belgique.

Un grand concert!

Mais la surprise de cette première soirée nous vient de Toulouse: Kid Wise!

Le sage enfant naît en 2012, 3 ans de vie, c'est encore l'âge de l'innocence, titre du premier full album, sorti après 2 EP's.

Avant de se présenter sur scène, Augustin Charnet (chant / claviers) ○ Clément Libes (violon / chœurs / synthés) ○ Léo Faubert (batterie / chœurs) ○ Théophile Antolinos (guitare) ○ Anthony Leliard (basse ) et Vincent Dinis (guitare ) laissent défiler une bande servant d'intro cacophonique.

Le violon se pointe, seul, une amorce classique, la troupe sort du bois et vlan, une grosse explosion avant le retour au calme marqué par un piano romantique, 'Ocean' sonne comme du Archive ayant rencontré Sigur Rós ou Sibelius, un mélange à base d' électro psychédélique homérique et d'envolées lyriques.

Pendant plus de dix minutes, Kid Wise va nous promener dans un univers qui secoue sérieusement le catéchisme pop.

'Forest', un brin plus concis, impressionne tout autant et dès la troisième composition, 'Ceremony' , un menuet psychédélique sur lequel est récité un chant sacré du Maghreb, toute la salle bat des mains.

La plage vire folle sarabande, d'un bond Augustin plonge dans le public qui s'extériorise.

Madeleine est conquise.

Bruxelles, notre tournée s'achève dans votre belle ville, merci pour votre accueil, voici 'Funeral', à l'amorce Pink Floyd, une guitare celtique salement trafiquée vient déchirer le lament, après une accalmie passagère, le titre monte en puissance et 'Funeral' vire postrock fulgurant et déchaîne des cris enthousiastes.

' Hope' ne sera pas moins échevelé, le chanteur pour la seconde fois, vient se frotter à la jeunesse locale, éberluée pour le coup.

Un discours de Gaston Bachelard introduit l'imposant et sismique 'Echos' qui réverbérera longtemps dans nos cervelles.

Merci, Bruxelles, c'était notre dernier titre.

En rappel, une plage composée il y a deux jours lors d'une retraite dans un chalet des Pyrénées - Orientales, un titre rupestre te permettant de visualiser un vol de vautours au dessus de cimes imposantes, un grondement orageux, typique à la chaîne montagneuse, mettant fin à ce joli ballet aérien.

Kid Wise, un groupe à découvrir de toute urgence!

photos: Michel et jp Daniels

Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Soldier's Heart - Bony King - Kid Wise, Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 14 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Soldier's Heart - Bony King - Kid Wise, Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 14 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Soldier's Heart - Bony King - Kid Wise, Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 14 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Soldier's Heart - Bony King - Kid Wise, Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 14 août 2015

merci v7nce

Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Soldier's Heart - Bony King - Kid Wise, Salle de La Madeleine - Bruxelles, le 14 août 2015
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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 08:29
Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Douglas Firs, Great Mountain Fire, Charlie Winston- Mont des Arts - Bruxelles, le 14 août 2015

Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Douglas Firs, Great Mountain Fire, Charlie Winston- Mont des Arts - Bruxelles, le 14 août 2015

Concert en images: JP Daniels et Jean-Marc Piérard.( notes: Michel)

Charlie Winston...Je suis venu en Belgique de nombreuses fois à vrai dire...

Ben, oui, il est partout, en mai c'était l'AB, en juillet, les Ardentes et le Suikerrock, en août, Ronquières, le BSF et Feest in het Park à Oudenaarde, en septembre, il sera à Wardin.

L'homme au chapeau attire toujours la grande foule!

La soirée débute avec Douglas Firs.

Le groupe de Gertjan Van Hellemont, lui aussi, a le vent en poupe et multiplie les festivals.

Après le BSF il sera à Houffalize ( La Truite Magique) au Pukkelpop, puis à Amsterdam.

Pas encore la grande foule sur place, mais un public ayant apprécié l'americana du quartet.

Des extraits des deux albums, 'Shimmer and Glow' et le tout récent 'The long answer is no'.

Ja, Eveline?

Ze waren top!

Comme toujours.

Concert à peine emballé, Gertjan pique un sprint pour rejoindre Bony King à La Madeleine.

Great Mountain Fire

Les ex Nestor sont devenus une valeur sûre de la scène Wallonie-Bruxelles, la Flandre ne les ignore pas, il y a une semaine ils égayaient le Linkerwoofer à Antwerpen.

L'album 'Sundogs' qui suit 'Canopy' jouit de bonnes critiques et la présence d' Andrew Van Ostade (Scool is Cool) et de quelques Robbin Millions a donné un boost à une performance appréciée par les festivaliers.

Alexia?

Ai beaucoup aimé le vieux morceau 'Cinderella'.

Well done GMF!

L'absolue star de la soirée: Charlie Winston.

Huit mille personnes en délire.

Charlie c'est la classe, l'humour et l'accent British, Bruxelles a eu droit aux tubes, 'Lately', 'In your hands', 'Like a Hobo'... à des nouveautés extraites de son dernier rejeton, 'Curio City', à un bain de foule, tu permets que je t'embrasse Elisabeth, Albert sur son canasson a souri, à une visite de Saule, qui ne pleurait pas, les 'Dusty Men' se sont bien amusés, la foule aussi.

Une première soirée sous le signe de la bonne humeur.

Charlie Winston

Douglas Firs

Great Mountain Fire

Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Douglas Firs, Great Mountain Fire, Charlie Winston- Mont des Arts - Bruxelles, le 14 août 2015
Brussels Summer Festival 2015 ( day 1) : Douglas Firs, Great Mountain Fire, Charlie Winston- Mont des Arts - Bruxelles, le 14 août 2015
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