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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 14:25
Echosmith + Alvarez Kings - Ancienne Belgique ( Box) - Bruxelles, le 19 mai 2015

En raison d'un important show télévisé à l'étranger pour meTV, Echosmith se voit contraint de postposer son concert à l'AB, initialement prévu le mardi 12 mai, au mardi 19 mai....

Pas de problèmes pour nous, mais bien pour Quentin...

Uit het niets blijkt dat ik op19 mei met mijn klas op uitstap ga naar Duitsland en ik zou deze show echt niet willen missen....

Porte-toi malade, menneke!

Etonnement, à 19:15, une file s'étire depuis la façade de l'AB jusqu'à la rue des Pierres, l'événement est pourtant loin d'afficher sold-out, +/- 600 tickets ont été écoulés.

La jeunesse, exubérante, tient à occuper les premiers rangs et a campé face aux portes du temple bruxellois.

20:00 Alvarez Kings

Un gang de sombreros basanés?

Un indie band de Sheffield, en 2013 leur single 'No Resolve' est baptisé single of the Year par la BBC.

Ils avaient déjà pondu un EP, 'Patience Is Strength' , un nouvel objet 'Fear to feel' est prévu pour le mois de juin.

Ils ont pas mal tourné au UK et aux States, sans jamais passer par Bruxelles, nice city, awesome beer, on a déjà entendu ces louanges , petit...bon, ils sont rodés!

Tu veux des noms?

Tiens: Simon Thompson, Vocals // Guitar - Paul Thompson, Bass // B.Vocals - Sean Parkin,

Guitar // B.Vocals et Richard Walker, Drums // Samples // Pads.

Leur indie rock est agréable aux oreilles, nous le rapprochons de ce que concocte notre Willow.

'Run from you' ouvre comme il le fait pour le prochain EP, une mélodie engageante qui monte graduellement en puissance pour soudain éclater de manière épique.

Bien foutu.

'Tell -Tale heart' est du même acabit, et 'Fear to feel' sera encore plus énergique et bouncy.

'The Tortured and the tears', amorce lente, torturée, refrain bouillonnant, Sean vient tabasser une grosse caisse, ça s'excite sur scène.

Bruxelles apprécie.

Retour au calme, Simon entame ' Sleepwalking' solo à l'acoustique, Sean assure les backings.

Une belle bal(l)ade pour noctambules.

Fondu enchaîné sur le fameux 'No Resolve.

Souriez, on vous immortalise, voici la dernière 'Postcards from Berlin'.

30' agréables, un band sympa, une sélection variée, les lycéens ont applaudi généreusement.

Echosmith

Ne pas confondre avec Echobelly de Sonya Madan, ni Echo and the Bunnymen et encore moins l'Echo des Savanes, Echosmith est originaire de Toluca Lake ( Californie) et est constitué de Jamie, Noah, Sydney et Graham Sierota.

Leur single 'Cool Kids' a cartonné partout sauf chez les Pygmées qui envisagent de porter plainte pour harcèlement moral.

Graham est le premier à se présenter pour malmener son kit, Jamie, la guitare, le suit, puis vient le troisième élément mâle, Noah, à la basse, les hurlements fusent en pleine intro lorsque Bruxelles aperçoit la craquante Sydney, mini-jupe/short rayée et top noir.

'Brussels, how are you tonight..., elle secoue un tambourin et attaque 'Let's love', la seconde plage de leur unique album 'Talking Dreams'.

Fraîcheur juvénile, refrain facile, Bruxelles va chanter à tue-tête ce soir.

Le titletrack 'Talking Dreams' est tout aussi plaisant et catchy.

Bien, le coup de l'ombrelle, Sydney.

Quoi, Gene Kelly avait déjà utilisé ce gimmick, c'est qui ce mec?

'Come together' is our newest single.

La setlist prévoyait 'Safest Place', Echosmith choisit la reprise de Talking Heads, 'This must be the place' avant d'attaquer ' Tell her you love her', du Fleetwood Mac adolescent.

Séance photos, décidément c'est devenu une manie les selfies avec la foule en arrière-plan, puis l'acoustic poppy tune 'Bright', que certains n'hésitent pas à comparer à Taylor Swift.

Pardon, monsieur, vous n'êtes pas trop délabré pour assister à un tel concert?

Je me posais la question...la fille est jolie, les mélodies cajolent les pavillons, toute once d'agressivité est bannie, l'ensemble est fondant, mais effectivement ton grand âge est un handicap certain pour apprécier ces chansonnettes conçues pour ados.

We need two volunteers on stage, a boy and a girl !

Adrien et Martha sur scène, un peu perdus, on fait quoi, vous dansez sur 'Come with me'.

En bas une sauterie collective, sur le podium Martin et Adria ne sont pas prêts pour prendre la relève d'Olivia Newton-John et de John Travolta.

Bye bye, kids, attention aux marches, le groupe enchaîne sur la ballade 'Surround you'.

Noah introduit la famille, à quatre ils attaquent 'We're not alone' pour finir le set avec le tube monstrueux 'Cool kids'.

Il est 21:55'.

Un bref retour pour le juteux 'Nothing's wrong', lâcher de ballons géants dans la fosse, ils reviennent sur scène où ils sont crevés pour libérer des milliers de serpentins.

Carnaval en mai.

Oui, je sais les Flaming Lips utilisent le même stratagème, pas grave!

Rendez-vous au merch.

Trop de monde pour un selfie avec Sydney!

Echosmith + Alvarez Kings - Ancienne Belgique ( Box) - Bruxelles, le 19 mai 2015
Echosmith + Alvarez Kings - Ancienne Belgique ( Box) - Bruxelles, le 19 mai 2015
Echosmith + Alvarez Kings - Ancienne Belgique ( Box) - Bruxelles, le 19 mai 2015
Echosmith + Alvarez Kings - Ancienne Belgique ( Box) - Bruxelles, le 19 mai 2015
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 12:40
Jared James Nichols at Spirit of 66 Verviers - 19 mai 2015

Mitch « ZoSo » Duterck

JARED JAMES NICHOLSSpirit of '66 Verviers, Belgium – 19 May 2015

JARED JAMES NICHOLS : Guitar & Lead Vocals
ERIC SANDIN : Bass & Backing Vocals
DENNIS HOLM : Drums

First Set :
01 JESUS HAS LEFT CHICAGO. (5.26) *
02 GET DOWN. (3.13)
03 LET YOU GO. (5.47)
04 NOW OR NEVER. (3.37)
05 NEVER MY LIFE. (5.17)
06 BAND INRTRODUCTION. (0.21)
07 HAYWIRE. (4.27)
08 TAKE MY HAND. (5.06)
09 BABY, WHAT'S WRONG. (5.22) **
10 CAN YOU FEEL IT. (5.35)
11 COME ON IN MY KITCHEN. (5.54) ***
12 ROCK 'N'ROLL HOOCHIE KOO. (5.04) ****

Second Set :
01 YOU WON'T LAST. (2.52)
02 CRAZY. (5.04)
03 ALL YOUR PAIN. (6.56)
04 THE STEALER. (7.05) *****
05 BLACKFOOT. (4.45)
06 ROCK ME BABY. (6.18) ****
06 SOMETIMES. (5 .26)
07 GONE. (3.45)
08 PLAYIN' FOR KEEPS. (8.55)
09 MISSISSIPPI QUEEN. (5.16) ******

* : ZZ Top Cover
** : Lonnie Mack Cover
*** : Robert Johnson Cover
**** : Johnny Winter Cover
***** : Bad Company Cover
****** : Mountain Cover

« Ok Ok, alors, pour la première fois chez nous, mais je ne pense pas que ce sera la dernière, Mr. Jared James, Nichols » . C'est en ces termes que Francis « The Boss » Geron nous présente son invité du jour.
Découvert un mois plus tôt, le 25 avril pour être précis, au Palais des Sports de Paris où il assurait la première partie de Lynyrd Skynyrd, ce natif du Wisconsin ( où il y a des Wallons tout comme chez nous,) m'avait fait forte impression et j'ai donc décidé de venir juger sur un concert complet.
Echange de mails via Messenger et me voilà invité par Jared qui m'accorde une interview au cours de laquelle l'homme se dévoile. Au départ, en fan absolu de John Bonham, Jared voulait être batteur. Après un essai à domicile, papa Nichols lui annonce que ça ne va pas être possible, pourquoi ne pas choisir la guitare lui suggère t-il ? Ok, ce sera la guitare. Jared qui écoute les Classic rock à la radio va bien vite tenter de reproduire le jeu de ses idoles, Tony Iommi, Jimmy Page, Johnny Winter, Rory Gallagher) le premier riff qu'il apprend c'est celui de « N.I.B » de Black Sabbath. Très vite, notre jeune guitariste se retrouve catapulté sur le devant de la scène au sein de divers combos. Maman va l'emmener jammer avec des musiciens expérimentés. « J'avais tellement peur, que je tremblais comme une feuille et je n'arrivais même pas à brancher ma guitare dans l'ampli . Le gars avec qui je devais jouer du blues ce soir là m'a dit, c'est comme quand tu es dans l'eau, tu nages ou tu coules, alors nage » et Jarred a nagé ! Ce jeune homme de 26 ans a migré vers Los Angeles où il a rencontré Eric et Dennis, deux Suédois résidant à L.A. eux aussi, le power trio était né.
Lors d'un festival auquel le groupe participe l'an dernier, Jared remarque un gars qui ne sourit pas mais qui suit attentivement sa prestation depuis le côté coulisses de la scène. Il ne le reconnaît pas immédiatement, mais après la prestation, cet homme vient le voir, ce n'est autre que Gary Rossington, guitariste fondateur de Lynyrd Skynyrd qui le complimente sur son jeu et lui propose de rester en contact. Résultat, Jared se voit inviter à ouvrir pour les hommes de Jacksonville et, cerise sur le gâteau, lors du concert de Vienne, le 28 avril dernier, le sieur Rossington l'appelle sur scène pour « Sweet Home Alabama » au cours duquel le solo de guitare lui est confié ! Avouez qu'il y a pire comme invitation, si ce n'est pas une reconnaissance de son talent, je n'y connais rien.
Bref Jared sera de retour au Spirit le 3 octobre prochain à la même affiche que le légendaire Glenn Hughes (ex Deep Purple) . Je dis çà et je ne dis rien mais si j'étais vous, je ferais une croix dans mon calendrier.
Allez, on commence avec un cover bien gras de ZZ Top, le ton est donné, le blues : Jared connaît. On enchaîne avec "Get Down" extrait de l'album « Old Glory and the Wild Revival » que le trio va jouer dans son intégralité. Corde cassée, comme à Paris, le temps de remplacer la défaillante et on switche de la Les Paul Custom à la Flying V. Jared joue sur Gibson, ce n'est pas moi qui vais le lui reprocher, Ce qui est frappant c'est son style. Tout comme Jeff Beck Jared se sert du pouce comme onglet et il sait lui aussi faire parler son instrument rien qu'avec une frappe dosée au millimètre. Aucune pédale d'effet non plus ! Juste le son de l'ampli et le contrôle du volume comme régulateur de puissance . Ce garçon a décidément parfaitement intégré la musique qu' il aime et partage avec tellement de joie. Superbe reprise au bottleneck de « Come on in my Kitchen » de Robert Johnson avant un premier clin d'oeil à son héro avec « Rock'n'Roll Hoochie Koo » de Johnny Winter.
Petite pause tabac/whiskey et on repart pour un second set avec «You Won't Last » un des deux bonus disponibles sur l'édition cd de l'album. Magnifique « All Your Pain » plein de sensibilité. Tiens, voici un hommage à Paul Rodgers son chanteur préféré avec la reprise de « The Stealer » de Bad Company, ( note de la rédaction , déjà au répertoire de Free) Il a décidément bon goût notre Jared. Un inédit avec le titre « Gone » bien bluesy. Une superbe version de « Playin' For Keeps » qui s'étend sur près de 8 minutes avant le rappel qui me sera dédicacé, Thanks Jared, « Mississippi Queen » du Légendaire Leslie West aux commandes de Mountain. Jared, Eric et Dennis nous ont offert presque deux heures de concert intenses, un leçon d'authenticité, un retour vers les racines du blues. Alors, encore merci et à très bientôt les gars,

Mitch « ZoSo » Duterck

Jared James Nichols at Spirit of 66 Verviers - 19 mai 2015
Jared James Nichols at Spirit of 66 Verviers - 19 mai 2015
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 00:44
LES NUITS DU BEAU TAS :: Gnod (UK) au Magasin4- Bruxelles, le 19 mai 2015

LES NUITS DU BEAU TAS :: Gnod (UK) au Magasin4- Bruxelles, le 19 mai 2015

Impressions à chaud: HeXagen Bxl

TERRIBLE concert de Gnod hier soir au Magasin 4, qui nous a proposé un set totalement différent des précédentes fois où on les avait vus (comme à leur habitude en fait).

Une pincée de kraut, une zeste de psyché, un soupçon de jazz expé et surtout, surtout, une bonne grosse dose de noise-rock dans la tronche, typée 90's, pour aboutir au final à une sorte de mélange idéal du meilleur de la musique indé... Ne cherchez plus la clé du passé-présent-futur sonique, ces British l'ont trouvée!

LES NUITS DU BEAU TAS :: Gnod (UK) au Magasin4- Bruxelles, le 19 mai 2015
LES NUITS DU BEAU TAS :: Gnod (UK) au Magasin4- Bruxelles, le 19 mai 2015
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 20:58
Nuits Botanique 2015: Ibeyi, YellowStraps - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 17 mai 2015

Pléthore de concerts sold-out en ce dimanche 17 mai, les 5 spectacles programmés font le plein!

L'Orangerie accueille une des révélations 2015, les soeurs Naomi et Lisa-Kainde Diaz, des jumelles, filles du percussionniste Miguel Aurelio "Anga" Díaz, un gars ayant accompagné toutes les stars du latin jazz, elles ont tout naturellement opté pour l'étiquette Ibeyi = jumeau en yoruba!

Support: YellowStraps

Members: Yvan Murenzi/Alban Murenzi/Ludovic Petermann, dixit leur facebook.

Tu comptes les individus se présentant sur le podium, un, deux, trois, quatre ...le petit Yvan au chant, laptop et glockenspiel, son talentueux frangin à la guitare, Ludovic à la basse, nous sommes de Braine-l'Alleud..., le quatrième larron aux drum pads devant être le mal peigné Mr Comb.

YellowStraps jouit d'une excellente presse, étant repris dans la liste des five Belgian artists to watch in 2015.

Et?

Soft and smooth hip/trip hop, nu soul, lounge, cool jazz... à consommer idéalement en sirotant un cocktail liquoreux tout en regardant une jolie nana dans les yeux sans trop dévier vers son décolleté.

Propre, soigné, bien foutu mais manquant cruellement de guts.

Certains comparent à King Krule ce qui est moins con que de les rapprocher de King Kong, bref le mix se laisse écouter distraitement en dansant nonchalamment sur place, pas besoin de te diriger vers la salle de bain pour t'asperger d'Axe après leur set, tes aisselles n'auront pas souffert d'hyperhidrose.

Un nappé de synthés, une rythmique discrète et la voix éthérée de Yvan, 'Of no Avail' séduit, en fermant les yeux tu peux visualiser un voilier se laissant glisser sur un miroir légèrement ondulé.

Tout baigne.

'Whirlwind romance' ( titre de leur dernier EP, 12€) , même paysage, un oiseau marin dessine une tache blanche dans l'azur immaculé.

Un ukulele colore la troisième plage, toujours aussi doucereuse, d'accents hawaïens ( 'Flamingo').

' Dizzy State' et ses effets de voix, puis le répétitif 'Leap of faith' suivent.

Yvan vient timidement promouvoir le EP qui sera vendu après le show, Ludovic troque sa basse contre une guitare et les sangles jaunes achèvent leur set par l'onctueux et dreamy ' Forget them' .

Ibeyi.

Nous sommes deux soeurs jumelles

Nées sous le signe des gémeaux

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do ...

Gémeaux, I don't know... blondes, non, Naomi et Lisa-Kainde Diaz sont franco-cubaines et se ressemblent comme l'eau ressemble au feu.

Naomi Diaz est petite, fine, est dotée regard perçant, tire la moue ou sourit et adopte une longue chevelure bouclée en jouant du cajon ou du batá . Lisa, coupe afro, yeux noirs et doux, est bien plus grande et plus ronde, elle assure les lead vocals et joue du piano.

En mars elles avaient rempli l'AB Club et l' album à leur nom se vend mieux que les actions du IBA Group spécialisé dans la conception, la fabrication et la commercialisation d'équipements de diagnostic et de traitement du cancer.

Obscurité totale, les frangines radinent en psalmodiant a capella un chant noir interprété en yoruba, ' 'Eleggua', l'orisha des carrefours.

Exotisme propice à l'évasion cérébrale.

D'un geste lent, les filles allument les deux bougies parfumées jouxtant leurs instruments, il faut éloigner les mauvais esprits.

Cajon, piano, fond electro, voici 'Ghosts' et son fond hip hop.

Quelques samples insolites, la voix grave de Lisa s'élève, le gospel trip hop ' Lost in my mind' vient taquiner tes entrailles.

Il est suivi par un des titres les ayant lancées, ' Mama says' qui traite de la perte de leur père.

Fingersnaps, cajon, heart and throat drumming, Naomi émerveille tout comme la voix pure de Lisa émeut.

Un grand titre!

Elles poursuivent par une complainte non reprise sur l'album avant d'attaquer a capella un titre dédié à Shango, the Yoruba god of thunder and lighting, dont la fougueuse Naomi est la fille.

Lisa est l'enfant de Yemaya, déesse de la mer, la berceuse toujours chantée a capella est pour cette divinité maritime.

Le titre participatif 'I'm on my way' offre des relents Caraïbes et si le registre de Lisa-Kainde se rapproche des inflexions de Nina Simone, c'est pourtant à Harry Belafonte que tu penses.

'River' sera le titre ayant mis le feu à l'Orangerie.

Soulbeats, chant sacré, handclaps, refrain obsédant...I will come to to your river, wash my soul...déclenchent l'enthousiasme.

'Stranger/Lover' s'éloigne des traditions afro-cubaines et joue la carte cinematic trip hop.

Nouveau moment d'émotion avec l'élégie 'Yanira' en honneur à leur soeur décédée....we will meet in heaven' chante le duo tandis qu'elles battent des mains.

'Oya' est la déesse qui danse sur les tombe, le chant qui lui est consacré, avec un couplet en français, s'avère profond et solennel, l'habillage électronique lui donne un cachet innovant.

Une reprise 'Better in tune with the infinite' de Jay Electronica, précède le titre préféré de Luc Trullemans, 'Weatherman'.

Merci Bruxelles, voici notre dernier morceau, pour tous les jumeaux dans la salle ' Ibeyi'.

Un set relativement court, les jeunes soeurs ( 20 printemps) n'ont jusqu'ici sorti qu'un seul album.

L'Orangerie les rappelle et aura droit à une version alternative de 'River'.

C'est l'âme lavée de tous ses péchés que nous quittons le Botanique.

Nuits Botanique 2015: Ibeyi, YellowStraps - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 17 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Ibeyi, YellowStraps - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 17 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Ibeyi, YellowStraps - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 17 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Ibeyi, YellowStraps - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 17 mai 2015
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 22:31
Trois décès: Chinx, Terry Jones, Flora MacNeil!

Flora MacNeil

Surnommée The Queen of Gaelic Singers est décédée le 16 mai à 86 ans.

Découverte par Alan Lomax, la native de Barra ( Outer Hebrides) a fait partie dans les fifties de la seconde fournée du British folk revival.

Peu de traces discographiques, deux albums Craobh nan Ubhal( 1976) et Orain Floraidh ( 2000) mais des performances lors des grands festivals folk aux States et en Europe.

Terry Jones était le chanteur de Pagan Altar, un doom metal band anglais ayant sévi de 1978 à 1982 pour se reformer en 2004.

Le groupe a sorti quatre albums: le dernier 'Judgement of the dead' datant de 2012.

Un cancer a emporté le vocaliste âgé de 69 ans.

Lionel Pickens ( 31 ans), alias Chinx, le rapper du Queens a été victime d'une fusillade au volant après avoir quitté une discothèque du Queens.

Il a succombé à ses blessures lors de son transport vers le Jamaica Medical Center.

Chinx faisait partie des Coke Boys

Il nous laisse quelques enregistrements, des mixtapes et un EP, et devait sortir un premier album, 'Welcome To JFK'!

Trois décès: Chinx, Terry Jones, Flora MacNeil!
Trois décès: Chinx, Terry Jones, Flora MacNeil!
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 21:03
Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku.

Suite au lâche désistement de Theophilus London, je préfère Kanye West à mes engagements en Europe, le Bota a dû redistribuer les cartes et a décidé de donner accès à trois salles ( huit artistes) aux détenteurs d'un ticket.

Le concept a été baptisé, sourire en coin, We Love Las Vegas!

Merci qui?

Merci Théophile, celui qui aime Dieu et le blackjack.

Direction l'Orangerie pour Mochélan Zoku!

19:55', t'es dedans et tu chantes aux oreilles de l'ingé son "je suis seule ce soir", il était ravi, il adore Lucienne Delyle!

Peu après 20:00, joyeuse entrée de trois gais lurons, le batteur a failli se prendre une pelle ce qui fait rire ses copains.

Ce trio jovial entame une intro jazzy laissant présager de beaux moments.

Arrivée en stoemelings de celui qui s'est attiré la foudre de tous les caribous, rennes et autres cervidés en choisissant le patronyme Mochélan.

Tu dis, mec, t'es d'accord avec le Carolo..

Je m'appelle Hugo, j'ai 20 ans et je suis en 3ème année de Bachelor en Management.

On s'en branle, poursuis:

En fait, un élan, c'est plutôt moche comme bestiole. Ils ont une grosse tête au bout d'un long cou de girafe, je me demande toujours comment ils font pour attraper des trucs par terre... Le pire reste le fait qu'ils sont disproportionnés : tout à l'avant et rien à l'arrière, pas de queue, pas de fesse, nada..

Euh, tu t'es bien regardé, Hugo?

Assez ri, donc Simon Delecosse ( alias Mochélan), je suis de Charleroi ville la plus moche du monde, merci pour le coup de pub Monsieur Giovanni Troilo, slamme, rappe, hiphoppe avec un accent belge que même Lange Jojo lui envie, il est accompagné par des as de pique ou de coeur, Rémy Delmond alias «Rémon Jr» : clavier et live beatmaking/ Gabriel Govea Ramos alias «Mr Massa» : basse et Alix Pilot : batterie, il est venu dérider Bruxelles avec ses textes désopilants, lucides et justes.

Mochélan, c'est le gars qui te réconcilie avec le rap, le sien ne véhicule aucun des clichés éculés, inhérents au genre, il t'invite à la danse et à la réflexion tout en jouant du second degré.

Bref, Mochélan c'est Bouli Lanners et Benoît Poelvoorde en mieux!

Dernier méfait discographique: Image à la pluie!

Sur fond groovy à la Herbie Mann, 'On fait du rap' ...savez-vous ce qu'est le rap?

Nous, non plus!

Mais on s'éclate!

'La période de la meringue'

.. Je chatouille ton crâne pendant que les autres t'en..., allez achève!

T'enculent?

Raté, t'enroulent!

T'as vu le style!

Mise à nu de ses états d'âme, 'Lâcher prise' précède un impromptu instrumental Blue Note.

Il attaque le titletrack du dernier produit, 'Image à la pluie'.

Désillusion, plus personne ne viendra délivrer la princesse dans le donjon, que va-t-on raconter à nos bambins pour les aider à dormir..des trombes de pictogrammes tombent sur nos tronches... sur fond spectral, du Mochélan grinçant.

Faut se reprendre,les amis, 'On reste actif' ..on fait les choses à l'ancienne, comme quand le Mambourg vibrait aux astuces de Bertoncello, plus marrantes que les facéties de Jean-Claude Van Cauwenberghe.

'Trente verres' faudra bien avaler ça pour supporter le cap de la trentaine, de fausses rimes imparables et en background de l'électro-jazz digne de Jazzanova ou de Saint-Germain.

Les tranches de vie suivantes, 'La fin de l'histoire' et 'L'envergure', confirment la bonne impression laissée par ce poète urbain et ses acolytes musiciens.

Il est 20:35', tu les quittes pour rejoindre la Rotonde où doit se produire Tops.

Tops

TOPS is a Canadian indie rock band from Montreal.

Line-up mixte et équitable: Jane Penny (voix, keys) / David Carriere (guitare)/ Riley Fleck à la batterie et Madeline Glowicki à la basse.

Les deux premiers faisaient partie du défunt Silly Kissers, David est également responsable du projet Paula.

Riley fait partie de TOPS depuis les débuts du groupe ( 2011), la charmante Madeline les a rejoints plus tard en remplaçant Thomas Gillies.

Deux albums, le dernier 'Picture you staring'.

Catégorie?

Indie rock aux confins de la dream pop de Beach House ( par exemple) et d'un soft rock style Fleetwood Mac période américaine.

Points forts: la grâce juvénile des demoiselles, la voix vaporeuse de Jane, les close harmonies et le jeu de guitare nonchalant, bourré de twangy effects, de David.

'Blind Faze' ouvre.

Pensaient-ils au supergroupe constitué par Eric Clapton/Steve Winwood/Ginger Baker et Ric Grech, rien n'est moins sûr, mais on sent l'influence Fleetwood Mac ( écoute Tango in the Night) dans ce midtempo charmant.

Virage 80's dance pop sucrée avec 'Change of heart' .

Sur 'Tender Opposites' de 2012, une plage aérienne ' Turn your love around' , la Rotonde flotte, tangue, une brise légère décoiffe la chevelure souple de séduisantes jeunes personnes souriantes.

Soudain David décide d'accélérer le tempo pour entamer une cavalcade grisante et brève ( 'You bring me down').

La playlist mentionne '7 minutes', un titre dansant non repris sur les albums, il est suivi par une douceur, 'Driverless passenger'.

Sans pause, la guitare a embrayé sur la torch song ' End of love', le crooning de Jane et les lignes de guitare du doué David Carriere font merveille.

Avec 'Diamond look' on plonge dans les eighties dominées par un son synthétique.

'Way to be loved' will be our last song, la plage au retro groove ouvrant 'Picture you staring'.

Bruxelles sous le charme réclame le retour des Canadiens qui nous offrent 'Outside' comme dessert.

Celui qui a reconnu un fond Berlin ' Take my breath away' n'a pas tort.

Un concert plaisant et frais, un cocktail ne montant pas à la tête, on en redemande!

Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Tops - Mochélan Zoku - Orangerie et Rotonde- Bruxelles, le 16 mai 2015
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 14:32
Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015

Le désistement de dernière minute de The Dø a pour conséquence un réarrangement de la distribution des salles et des horaires.

En principe l'Orangerie ne devait pas être affectée, las, une fois sur place tu lis avec surprise le panneau indiquant le timing : 20:00 dj set Brett Summers/21:00 Jake Isaac/ 22:15: Lapsley et en pleine nuit Jeanne Added, l'avant-programme.

Une modification ne t'amusant pas des masses.

Explication: Jeanne Added était coincée du côté de Brighton et débarquera dans la soirée.

Sur le coup de vingt heures on espère y voir plus clair.

Lights off, Brett Summers et son brol.

Wat zeg je Brett?

Got a phone call to ask if I could do a last minute set at Les Nuits Botanique. Of course I could...

Et à part ça?

L'exercice nombriliste habituel que tu n'as pas l'intention de subir pendant une heure.

Exit, pause mojito dans les jardins, retour à 20:55' tandis que les 'Israelites' de Desmond Dekker se font massacrer par de gros et vulgaires beats techno.

Jake Isaac

Encore lui, après l'avoir par deux fois croisé ( solo) à l'AB , il foule l'Orangerie with band, une basse chapeau et un drummer doivent donner plus de consistance à ses compositions folk/ nu soul/pop portée par un timbre chaud et groovy.

Le show du Bota sera plus rock que les exercices en solitaire offerts à l'AB.

C'est seul, au piano, qu'il entame le set par la même chanson de rupture qui l'a vu ouvrir pour Paloma Faith.

Le silence s'installe, l'Orangerie est captivée.

Il agrippe une acoustique, constate l'arrivée des musiciens, petite mise en pratique des 3 phrases de français apprises à l'école, voici une version musclée de 'Fool for you'.

Le mec est du genre natural performer, capable de mettre en poche le public non seulement par la grâce de ses compositions mais également par son sourire éclatant et son naturel sur scène.

Les titres tels que 'Home', 'The Chaos' ou ' Till the sunrise' sont accueillis avec enthousiasme, des battements de mains rythmant les rengaines faciles à fredonner.

Il alterne uptempo beats et ballades, ainsi la confession 'I'm a man', jouée solo, joue la corde sensible.

Ta voisine a souri à la quote 'darling, I'm not perfect, I'm a man'.

Il nous relate une nouvelle fois l'histoire du label d'Elton John l'ayant signé puis amorce le nostalgique 'Hope'.

Faux départ pour la suivante, merde, sorry, on remet ça, puis vient le catchy ' War is our name' et celle qui permet à la jeunesse de se souvenir de Bob Marley, 'Stonger'.

We've time for two more, c'est le grandiose 'Long Road' qui achève la messe.

A chaque passage chez nous la cohorte de fans du grand Jake se multiplie par 10.

Låpsley

Never mind that Nordic-style å in her stage name, Låpsley (AKA Holly Lapsley Fletcher) hails from Southport, Merseyside ( MTV).

Il n'y a pas que le å à vouloir nous induire en erreur, physiquement la jeune et blonde Holly Lapsley Fletcher a tout de la beauté Scandinave.

Drapée dans une robe de chambre kitsch aux motifs marins, Låpsley et ses deux musiciens ( electronic drums and synths), non présentés se pointent dans une semi obscurité.

' Brownlow' est sur les rails.

Une electronic soul minimaliste, glacée et aérienne.

Låpsley's solo bedroom-recorded 'Monday' EP et le plus récent 'Understudy' l'ont vite propulsée aux sommets des charts.

Hype?

Pas seulement, la toute jeune demoiselle mérite tous les éloges.

Sa voix est étonnement claire, elle glisse sur une synthpop aux accents soul ( faut nous expliquer tous les rapprochements avec Adele, toutefois) où les beats sont rares et les vocal samples légion.

The xx, London Grammar, James Blake ou CHVRCHES sont souvent avancés, c'est une indication si tu tiens à classifier le produit.

A new track, 'Glich', baigne dans la même nébuleuse sophistiquée, mais c'est le formidable 'Painter', qu'elle interprète en s'accompagnant au piano, qui te fera vraiment frémir.

Solo, ' 8896', a late night song, énigmatique et belle, précède l'étonnante cover de Fleetwod Mac, 'Rhiannon'.

Toujours en mode lenteur aristocratique, la voix décide de nous envelopper, comme le fait son peignoir, avec 'Falling Short'.

La voix mâle en playback s'apparente étrangement au timbre d'Antony Hegarty et contribue à la sensation d'esthétique glacée.

Du travail d'orfèvrerie.

I wrote 'Take a minute' a few weeks ago , tout en resserrant sa sortie de bain, elle entame un couplet dramatique digne de Perfume Genius.

La plage se termine sur fond d' acid jazz élégant.

Next one is called 'Dancing', un mix de synth pop et de trip hop hypnotique.

Un roadie amène un second micro, Miss Fletcher entame un duo avec Låpsley à la voix habilement transformée en baryton androgyne, 'Station' déclenchera un tonnerre d'applaudissements.

Un concert concis mais magistral.

Comme le souligne la presse anglo-saxonne: Lapsley is a star in the making!

Sorry Jeanne, je me tire, une autre fois, si tu arrives à l'heure!

Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Lapsley, Jake Isaac - Orangerie du Botanique - Bruxelles, le 15 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:59
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015

Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique.

Que dit la météo?

"Pour ce week-end de l'Ascension, le soleil ne s'affichera pas sous son plus beau jour. Il sera tantôt perturbé par la pluie tantôt caché par les nuages."

Une première nuit salopée par la pluie n'a pas empêché les amateurs de musique de venir en rangs serrés au Bota, La Rotonde ( Feu! Chatterton) et le Cirque ( Balthazar) ont fait le plein, une assistance honnête garnit un chapiteau dont les cloisons transparentes nous permettent d'admirer le ballet des gouttes dans les jardins.

19:30 Nadine Shah.

Perse?

East England, born to Pakistani-Norwegian parents.

Deux full CD's, le dernier Fast Food (April 2015).

Un de ses morceaux 'Nothing else to do' introduit l'arrivée du groupe, “There was nothing else to do but fall in love,” déjà s'imprègne dans ton crâne.

Sur scène, une jeune personne portant un ensemble pantalon sobre et coiffée d'un chignon, elle nous fait penser à la merveilleuse Sade, et quatre musiciens ( drums, bass, deux guitares).

Ils ne seront pas présentés.

On avance Nick Rice aux drums, Nick Webb on guitar, Nathan Sudders ( from The Whip), bass et un second guitariste non -identifié, what a shame!

Le groupe ne pipera pas un mot, demeurera concentré et abattra un travail formidable pendant les 40' du gig.

C'est parti, ' Living', une voix magnétique que certains rapprochent de P J Harvey ( encore et toujours) ou d'Anna Calvi, un environnement musical brûlant, acéré, les mêmes avancent Nick Cave.

Pas à dire, la jeune personne impressionne, son phrasé te parcourt l'échine, elle ensorcelle, l'inquisiteur a fait flageller de pauvres rebouteuses pour moins que cela.

Le moody midtempo 'Fast Food' confirme ta première impression, le monde de Nadine est peuplé de serpents, de princes des ténèbres, de harpies, les anges se sont tirés!

Son' Matador' n'a aucun rapport avec celui de Garland Jeffreys, on baigne dans une arène dark pop, la poussière dégagée par les mouvements de l'homme et de la bête risque bien de t'aveugler.

Ce lent ballet porté par des guitares métalliques et le vibrato dans la voix de Miss Shah te glace les sangs.

La rugueuse lamentation 'Aching Bones', une plage du premier album, n'est pas plus réjouissante, Nadine a abandonné sa guitare pour aller caresser les touches.

Toujours sur 'Love your dum and mad', voici le poignant' To be a young man'.

Avec 'Stealing Cars' elle décide de revenir au travail plus récent , c'est étonnant que chez elle sensualité et froideur peuvent cohabiter sans offenser.

' Runaway' et ' Fool' achèvent ce set intense, envoûtant, sans concessions!

Témé Tan

Initialement le programme prévoyait Songhoy Blues qui a fait faux bond, Tanguy Témé Tan Haesevoets le remplace au pied levé.

Difficile d'aligner deux artistes plus dissemblants, l'afro pop sucré du Bruxellois et le caractère obscur de la musique proposée par Nadine Shah, c'est la joie de vivre opposée à la mélancolie.

Tanguy Haesevoets, dans un contexte difficile, a toutefois magnifiquement tiré son épingle du jeu, réussissant à faire chanter un public pas forcément fan.

L'homme à tout faire manipule guitar, looper, percussions, chante divinement, sourit constamment et charme petits et grands.

Vous avez le bonjour de Conakry...ambiance tropicale pour oublier le crachin automnal.

Tu te souviens qu'en 2011, déjà, ce grand gaillard avait déridé les Loketten du Vlaams Parlement en balançant ses rengaines joviales.

Seconde salve, un kick répété fait place à une mélodie chaloupée, 'Champion'.

C'est faussement naïf, désinvolte, tu penses à Henri Salvador, Pierre Barouh ou Pierre Vassiliu s'essayant à l'électro.

Cap sur le Congo d'où le jeune homme est originaire, loop de loop, non, c'est pas Dalida, ni un twist, mais l'ingrédient ( 'Darling') invite à la danse.

Des saveurs épicées idéales pour Couleur Café, Pole Pole ou le Kokopelli World Festival.

On embarque, ladies and gents, direction le Guatemala, le soleil luit, laissez-vous aller, Tanguy va vous faire tanguer.

Une ode à la nonchalance.

Place à la rengaine, une friandise digne du club Dorothée, 'Améthys'.

Bruxelles, bon enfant assure les choeurs.

Une invitée, Maï Ogawa au mini-keytar, pour une adaptation très libre de Frank Alamo et des yeux de biche.

Et enfin, une seconde présence féminine, Esinam Dogbatse à la flûte traversière pour interpréter 'Matiti' en trio, faut bien être trois pour se charger des mauvaises herbes.

Un set onirique et floconneux.

Hindi Zahra

Il aura fallu attendre cinq ans pour voir arriver un successeur à 'Handmade ', 'Homeland' est dans les bacs depuis un petit temps, les louanges pleuvent.

Après l'AB en 2010, les Nuits Bota te donnent l'occasion de revoir Hindi Zahra sur une scène bruxelloise.

Pas besoin de décortiquer la prestation de ce jeudi pour annoncer que ce concert est un des plus intenses du printemps 2015 .

Pas de tra la la la, pas d'innovations technologiques, pas d'artifices, mais un spectacle comme celui que donne les plus grands, basé sur une interprétation sans faille avec un band d'envergure.

Hindi Zahra and band, c'est un show dans la lignée des grandes dames du jazz,, Nina Simone, allez une moins vieille Cassandra Wilson, des grandes voix de la chanson française, Barbara en tête, même si son monde est plus soul, des grandes dames tout court, Lhasa de Sela, Susana Baca etc..

Le style de concert où l'émotion est omniprésente et qui touche chaque auditeur droit au coeur.

Sur scène, des cracks, en commençant par, happy bithday man, le multi-instrumentiste David Dupuis ( trompette, flûte, guitare, claviers), l'Américain Jeff Hallam à la basse, deux guitaristes époustouflants, probablement , Benoit Medrykowski et Paul Salvagnac, Raphael Seguinier aux drums et Ze Luis Nascimento aux percussions.

Elle débute avec 'To the forces' , inflexions touaregs et fond psychédélique pour ce rock batailleur, oui tu peux penser à Tinariwen, mais c'est nettement plus sexy.

'Oursoul' sur 'Handmade' une première incursion envoûtante dans l'univers berbère.

Déjà, le chapiteau chavire.

Situation s'aggravant avec le tango/jazz ondulant 'Silence' , superbe Hindi, capable de faire danser les crotales par son chant enivrant.

'Un jour', influences Françoisee Hardy accent de là-bas, aaargh, on succombe!

La trompette et la guitare flamenco illustrant 'The Blues' te laissent pantois, et la voix , la voix, elle te refile la chair de poule.

Garçon, un Bourbon bien tassé, vite.

Bien, Monsieur Bogart.

Un fond surf pour amorcer 'The moon is full', méfiez-vous des nuits de pleine lune, rien ne peut arrêter vos pulsions sexuelles.

Monsieur Dupuis, vous êtes démoniaque, Hindi, on vous pardonne tout!

'Can we dance'.

Je vide mon verre et j'arrive, vous êtes belle, j'adore la flûte et Roberta Flack, bien le fond Brazilian jazz.

Une seconde amorce surf, voici 'Dream' et son background voodoo.

Trompette funky, wah wah vicelarde, ces mecs sont des crapules.

Pas besoin de fermer les yeux pour rêver de plages de sable fin et de dames lascives, la musique et la voix de la jolie Marocaine vont t'y conduire, n'oublie pas l'ambre solaire.

Un piano sautillant introduit le single 'Any Story' que Bruxelles a reconnu et applaudit à tout rompre.

Retour aux sonorités blues du désert avec 'Ahiawa' suivi par l'entêtante plainte 'La Luna' pendant laquelle elle va aider le percussionniste à tabasser son attirail.

Cri immense, Bruxelles a reconnu 'Beautiful Tango'.

' Imik Si Mik', la voix te caresse l'épiderme, la plage prend des allures New Orleans, ce n'est plus une tente, c'est un chaudron.

Je vous emmène chez moi, suivez le guide ' Cabo Verde'.

Du talon elle imprime le rythme, puis elle se laisse aller, entre en transe faisant tournoyer sa longue chevelure de jais tandis que 1862 pieds font trembler le plancher.

Communion totale!

Il est 23h30', un gars de l'organisation lève un index, plus qu'une..

Ce sera 'Stand up' aux tonalités reggae.

Le titre le plus festif d'un concert fantastique.

Présentation de l'équipe, un retour pour saluer, pas de bis!

Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Hindi Zahra, Témé Tan, Nadine Shah - Chapiteau du Botanique, Bruxelles, le 14 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:11
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015

Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015

Impressions à chaud - HeXagen Bxl

Concert complètement FRAPPADINGUE de Future Of The Left hier soir dans le petit club du Nijdrop, endroit aussi improbable que finalement idéal pour se prendre LA claque mémorable que l'on attendait depuis plus de 3 ans maintenant en étant au plus près de nos héros du Pays de Galles. Avalanche de tubes dans la gueule, joués à toute berzingue en version punk-noisy ravageuse, entrecoupés parfois de blagues bien cyniques comme on les aime tant avec ce bon vieux Andy Falco (à quand le stand-up?), une interaction juste parfaite avec le public (au premier rang en tous cas, on a bien rigolé/morflé), et un final juste dément où la moitié du groupe (guitariste + bassiste) sont venus plonger dans la fosse pour une ultime déflagration jubilatoire et un corps-à-corps parfois à la limite de la décence (plusieurs dos et fessiers ont bien morflé.

Bref, FUCKING PERFECT!

A noter également en première partie un set bien intense des liégeois deIt It Anita, dont on attend avec impatience la prochaine sortie qui devrait en ravir plus d'un(e) au vu des nouveaux morceaux que l'on a découverts hier...

Merci aux frangins Jonathan Janssen et Benjamin Janssen pour le lift et la bonne soirée passée en leur compagnie, et un petit clin d'oeil aux LTDMS qui n'ont pas été les derniers à tripper dans les premiers rangs, hein EnquatreBooking Ditch?....

HeXagen Bxl

Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
Future of the Left - It it Anita @ Nijdrop - Opwijk - le 14 mai 2015
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 07:49
Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015

Charles Eloy.

Le Soul Inn nous propose ce soir Calibro35, un groupe italien de Milan autour du producteur Tommaso Colliva qui réunit les meilleurs musiciens de la scène "indie" afin d’interpréter et composer des musiques inspirées des films du cinéma italien à son âge d’or (Morricone, Micalizzi, Piero Umiliani …).

Créé en 2008, le groupe a produit quatre albums et s’est bâti une réputation internationale de groupe de scène.

Le producteur Tommaso Colliva a déjà travaillé sur des albums de Muse et de Franz Ferdinand.

« The Butcher’s bride ». Un titre tiré de leur album Traditori di tutty, sorti en 2013 sur le label italien Record Kicks, spécialisé dans un catalogue New and vintage black sounds – deep funk, soul afrobeat, rocksteay, dancefloor jazz…

La chanson groovy idéale avec des sonorités d’orgue funky pour une partie rétro des années ’60 qui fait balancer les hanches des spectatrices. Je cite le mot chanson car les instruments sont accompagnés par des gémissements plus fréquents que Britney Spears sur son tube «Piece of Me» et des simulations d’orgasme plus réels que Lady Gaga sur scène.

On passe ensuite vers un rock plus progressif avec des riffs de guitare façon Ritchie Blackmore de Deep Purple. S’ensuit une composition plus relaxante avec un jeu de guitare plus fluide influencé par Carlos Santana. Les musiciens sont vraiment costauds. L’un des guitaristes barbus me fusille des yeux avec un calibre plus fort que du 35.

« Get Carter ». Le thème musical du film «Get Carter», sorti sous le titre "La loi du milieu" dans les pays francophones. C’est une reprise du compositeur britannique Roy Budd, avec des sons psychédéliques discordants et expérimentaux qui remplissent la salle où les spectateurs venus en nombre se serrent les uns contre les autres. Heureusement que j’ai prévu des bonnes chaussures, car mes pieds sont régulièrement piétinés. Le public est majoritairement masculin et j’évite les poids lourds.

Certaines compositions ont des relents de la période yé yé qui a fait fureur dans les années soixante en France. Le claviériste principal alterne entre le saxophone et la flûte traversière.

Les musiciens de Calibro35 enfilent des cagoules durant un quart d’heure et accentuent de cette façon l'aspect cinématographique de leur musique. Notre esprit est emporté dans les aventures des héros de films. Cette musique très souvent sollicitée des grands réalisateurs américains (Tarantino, Steven Soderbergh).

Le public aussi a su apprécier, de même que la qualité du concert ne laisse pas indifférent, bien au contraire, mais plutôt un souvenir agréable gravé dans les mémoires.

Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015
Calibro35 au Soul Inn- Bruxelles - le 14 mai 2015
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