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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:20
Breaking news - King of the Blues legend B.B. King has died in Las Vegas at age 89!

La triste nouvelle n'est pas surprenante, selon l'attorney Brent Bryson B B King se serait éteint à 9:40 PM hier soir chez lui.

Le 1 mai sa page facebook annonçait:

A Message From B,B,

"I am in home hospice care at my residence in Las Vegas.

Thanks to all for your well wishes and prayers."

B.B. King

On savait la fin proche, BB King souffrait du diabète et était visiblement au bout du rouleau.

De 1948 à 2015, Riley B King aura promené sa guitare et chanté le blues aux quatre coins du monde.

Il nous laisse une collection incroyable d'albums et quelques titres intemporels.

Les plus jeunes citent "When Love Comes to Town"interprété avec U2, mais en 1951 BB King classait déjà '3 O'Clock Blues' à la première place des r'n'b charts.

L'album 'Riding with the King' ( Eric Clapton and B.B. King) de 2000 a remporté le Grammy Award for Best Traditional Blues Album la même année.

Inutile d'essayer d'énumérer tout ses faits d'armes, il faudrait remplir 10 pages.

Après John Lee Hooker, c'est un autre tout grand du blues qui tire sa révérence!

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:53
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015

Charles Eloy.

Un kilomètre à pied, ça use les souliers. Vous connaissez la chanson ? « Brass », le centre culturel de Forest, logé dans les bâtiments des anciennes brasseries Wielemans, situé à 20 minutes à pied de la gare du Midi propose dans le cadre du cycle « Odyssées africaines » un voyage artistique au cœur de la création du Sud-Ouest Africain. Un voyage qui a débuté le 2 avril et qui se termine le 17 mai avec de multiples activités au programme.

La soirée du 13 mai, à la veille de la fête de l’Ascension, débute avec

Esinam Dogbatse, une jeune musicienne autodidacte et multi-instrumentiste très sollicitée par son jeu de flûte traversière d’une qualité et une sensibilité rares et ses percussions. Nous la retrouvons dans des projets comme : Marockin’ Brass, Sysmo, Diab Quintet, Azalaï Project ou invitée chez Anne Wolf Trio, Andrew Ashong. Esinam nous présente son projet solo et s’installe devant les claviers, loop station , les micros et autres matériels de scène.

Après une intro, nous la découvrons avec ses talents de « femme-orchestre » dans la composition « MZP ». Elle construit la composition avec deux nappes de flûte traversière, suivi de percussions qu’elle joue également. Brièvement , elle s’agenouille au-devant de la scène et je remarque son collier rouge et un plus fin de couleur bleue en contraste avec son habillement sobre (pantalon noir, robe grise). Elle retourne derrière son clavier et loop-station pour nous jouer et enclencher des grosses basses synthétiques et reprendre un solo de flûte traversière.

« Kalimba soul » : Esinam nous élève vers une sphère de transe pour un état altéré de l’esprit sur le tempo lent de la composition et nous renvoie vers les coutumes ancestrales qui ont perduré dans les cultes africains. Un cercle de petites lumières entourent la partie de la scène où sont regroupés ses instruments. Elle continue avec un jeu de pandeiro, qui offre une grande variété de sonorités. Nous écoutons de simples rythmes binaires avec divers types de frappe pour terminer avec ceux plus complexes avec des temps différents et une maîtrise des micro rythmes. Le public accompagne en frappant des mains. Le concert d’Esinam est essentiellement instrumental. Je découvre étonnamment une voix satinée durant de courts accompagnements vocaux qui envoûte l’audience.

Esiman termine avec le morceau « Afro ». Née à Bruxelles et ayant souvent voyagé entre la Belgique et Accra capitale du Ghana, ses racines ghanéennes se retrouvent également dans cette composition avec des apports de divers styles musicaux et culturels. Certes, d’autres artistes se sont essayés à ce genre d’exercice en solo, durant lequel ils sont plus occupés à bidouiller leurs instruments devenant un pénible exercice technique . Une différence frappante, Esiman réussit à allier la créativité et un contact chaleureux avec le public.

Lamp Fall Sarafina, un collectif originaire du Sénégal, évoluant à Bruxelles, mêlant l'African blues, le reggae et les chants Baye Fall (musique traditionnelle sénégalaise et voie mystique issue du Coran) anime la seconde partie de la soirée. Le concert commence vers vingt-trois heures. En conséquent, j’y participe à une partie afin de respecter, dans la mesure du possible, ma permission de sortie jusqu’à minuit.

Nous écoutons des paroles en français, en anglais et en wolof (la langue la plus parlée au Sénégal) inspirées également par la confrérie des Mourides, la deuxième après les Tidjanes au Sénégal. La confrérie , née sous le régime colonial pour la défense de opprimés, joue un rôle économique et politique dans le Sénégal actuel. Les messages d’ouverture et générosité aux résonances sacrées de Jupiter Diop, le chanteur de Lamp Fall Sarafina se retrouvent également dans les valeurs spirituelles des confréries de nature soufie, mystique et pacifique.

Jupiter Diop a une voix puissante, doublée d’ une présence scénique, secondée par des sonorités occidentales, sénégalaises et du reggae de l’Amérique centrale. « Bamba » : les paroles nous décrivent les différentes étapes pour aspirer à l’acquisition de connaissances. « On my way », comme le plupart des compositions, la chanson est teintée de reggae.

Partie de la setlist : Amini, Hors des palais, On my way, lah ilah ilah ilalah, Bamba

"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
"Odyssées africaines" - Esinam Dogbatse & Jupiter Diop et Lamp Fall Sarafina au Brass - Forest, le 13 mai 2015
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 08:19
LAS vegas "Exit" - (CD Off records 2015 )

Non, s'il te plaît, tais-toi, on sait qu'un de tes oncles a travaillé pour Exit Realty , a real estate franchisor à Las Vegas, Nevada, on te le répète, il n'y a absolument aucun lien entre l'album 'Exit' de LAS vegas et ton agence immobilière.

N'insiste pas, paye-toi une Budweiser, branche-toi sur Clark County Television Channel4, ' Sit and be Fit' va débuter, on a du boulot!

'Exit' - LAS vegas, un CD 9 titres, recorded and mixed by Raphael Rastelli in Brussels.

Raphaël Rastelli.... Dominique Van Cappellen-Waldock ne doit pas être loin?

Bien vu, Gilbert!

Hieronder le line-up complet:

Kris Engelen: programming + synths/ Raphaël Rastelli: programming, recording + mixing / Eugene S. Robinson: lyrics + voice/ Dominique Van Cappellen-Waldock: guitar, voice + theremin.

Kris Engelen, un ange déchu?

Un ange perdu, aka Lost, fabricant d'ambient/industrial soundscapes.

Non, Eugene S. Robinson n'est ni le fils de Mrs Robinson qui se demande où est passé Joe DiMaggio, ni un rejeton du grand Sugar Ray Robinson dont la carte d'identité périmée mentionne Walker Smith Jr.

Cherche du côté d'Oxbow, l'experimental rock band de San Francisco.

'Grand' ouvre le bal.

Oublie 'Viva Las Vegas' du King, c'est pas le même monde.

Imagine un dialogue à distance entre la voix, sonnant PJ Harvey, de Miss Van Cappellen et le timbre étrangement apathique de l'Américain, qui dans un passé assez récent a collaboré avec Jamie Stewart de Xiu Xiu, la paire ayant pondu un album des plus étranges nommé 'Sal Mineo'.

Le fond sonore, interroges-tu: minimaliste, pour ne pas dire squelettique.

Un souffle de moribond semblant quémander à boire.

De temps en temps un soubresaut de guitare ajoute une touche de frivolité pointilliste à la lugubre litanie.

'Scissors'

David Eugene Edwards n'est pas le seul artiste hanté par les affres du péché, essayant de fuir les démons en prêchant sous forme de laments hypnotiques.

Loin de nous l'idée de comparer l'alt.country psychédélique du leader de Wovenhand aux errements quasi frigides de LAS vegas, mais force est de reconnaître que l'article proposé par ces braves gens a le don d'ensorceler .

'Hole Man'

Eugene divague sur fond indus, on n'est pas sorti du trou.

Tu dis, Eugene

..there's nothing, here... c'est quoi, alors, les gémissements atroces?

' Haku'

Signifie blanc en japonais, nous souffle-t-on!

Blanc, fais nous rire, on atteint le comble de la noirceur, et ce n'est pas le son fantomatique et vacillant du theremin qui va égayer la soirée.

Elle quitte la cuisine, s'approche, c'est quoi ce disque oppressant?

Elle ne t'a pas cru quand tu lui as dit le dernier Céline Dion.

'White snow white'

... Il va mourir bientôt.
Elles n'ont jamais été si blanches,
Les neiges du Kilimandjaro...

Merci, Pascal, tu retranscris admirablement notre ressenti à l'écoute de cette plage crépusculaire propice aux cauchemars.

Deux voix désespérées sanglotant à l'unisson, une guitare tocsin et la boîte à rythmes mécanique répétant ses pulsions à l'infini.

Quoi?

L'euthanasie, une solution!

' Cream'

Eric Clapton, Ginger Baker et le regretté Jack Bruce?

Faut plutôt aller voir chez les adeptes du doom.

Crowbar?

Euh, pas confondre le timbre lancinant de Dominique ou d'Eugene avec les grognements de Kirk Windstein.

'Lucre'

Les flots de stupre se mêlent aux fleuves de lucre, ça va déborder!

Un titre plus agité. Au chant saccadé de la Bruxelloise, le naufragé décide de répondre par des gémissements d'animal apeuré avant d'élever sérieusement le ton.

Il doit être un brin maso...I love it... s'exclame-t-il!

'Champagne'

Retour au scénario initial, emballage musical parcimonieux, pas trop de bulles, la madame vocalise dans un style patiente de l'asile de Charenton, son correspondant soliloque à la Tom Waits.

Quelle party, jeunes gens?

Pas ici, allez sonner chez les voisins!


'Black Lily'

Le dernier morceau de l'album sera le plus ardent, dansant même.

LAS vegas nous invite pour un rondo electro goth tournoyant qui sort du ton adopté par les autres plages.

Un petit tour au casino pour digérer cette plaque fascinante et sombre à la fois.

Blackjack ou roulette?

Quoi, pas de Tuxedo, exit, font chier à Las Vegas!

LAS vegas "Exit" - (CD Off records 2015 )
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 06:56
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015

Chronique du concert de Tiny Legs Tim et Guy Verlinde à De Roma Borgherout (Antwerpen) le 13 mai 2015. Pierrot et Margaret Destrebecq-King

Nous sommes de retour à De Roma pour un double concert, celui de

Tiny Legs Tim, en première partie apéritive et celui de Lightnin’ Guy Verlinde and The Mighty Gators en pièce de consistance. Ce concert a lieu dans le Foyer de ce lieu mythique.

Souvenirs, souvenirs, TLT est venu il y a deux ans à Vilvoorde dans le cadre des concerts du Far West, et il m’avait particulièrement impressionné par son jeu de guitare, pickings et rythmiques endiablés, bottleneck pour des slidings mélodieux, et des bonnes compositions qui font de ce gars un bluesman de référence dont la Belgique peut être fière.

Il utilise trois guitares dont l’une a appartenu à son grand-père et est très vieille. Elle serait d’origine belge et Tim De Groeve a beaucoup composé sur cet instrument dont il sort des tonalités aussi diverses qu’impressionnantes avec une dextérité du diable, accompagnant sa musique du rythme d’un Charleston et du claquement du pied sur une planchette de bois.

Ce soir, il présente dans son show quelques compositions qui émaillent son nouvel album « Stepping Up » sorti en février sous son propre label « Sing My Titles »

TLT annonce qu’il est là pour son ami Guy Verlinde et entame sa session par « Happiest Man In Town ». Le public aime, et pas pour rien, ce gars a quelque chose de magique.

Il poursuit son set par “Get It back” (new), “Standing On The Sideline”, “Death Of A Parasite ”, “When I’m Gone” (new), “You Can’t Win Them All”, “Big City Blues” (new), “Standing At The Cross Road”

Il quitte la petite scène du Foyer pour faire place à son ami gantois.

Lightnin’Guy And The Mighty Gators était présent au Rock Oasis à Evere il y a quelques années et nous avait bien plu par le charisme de leur chanteur, sa présence sur scène et l’effet hypnotisant qu’il suscite. Il lance un cri et tout le monde répond présent, un geste de la main et il conquiert l’assistance. Il a un sourire qui emballe, un regard qui tue et une voix chaude et envoûtante. Ajoutons à cela des qualités musicales, joueur de dobro, de slide guitare, d’harmonica et surtout de kazoo, son instrument préféré selon ses dires, il a ce qu’il faut pour passer une bonne soirée musicale.

Nous l’avions apprécié encore dans ce même foyer de De Roma il n’y a pas longtemps, lors du concert de la Britannique Joanne Shaw Taylor dont il assurait la première partie.

Ce soir Lightnin’ Guy est là pour nous présenter son nouvel opus « Better Days Ahead ». Un album de blues bien sûr, mais avec une âme différente, une façon plus intime d’exprimer son vécu. Comme il l’indique, il s’est produit et a sorti des albums pendant 7 années sous le nom de Lightnin’ Guy, mais qu’à l’heure actuelle ses productions deviennent de plus en plus personnelles il ne voit plus la nécessité de se cacher derrière un nom de scène et nous devrons à l’avenir nous habituer à son nom, Guy Verlinde.

Sa musique est bonne, le personnage est d’une gentillesse extrême et c’est avec un immense plaisir que nous le retrouverons comme l’annonce l’affiche au prochain Rock Oasis d’Evere le 5 septembre 2015.

Je reprendrai ici ses mots qui caractérisent ce bluesman d’exception : « Mon blues ne trouve pas ses racines dans la boue de Clarksdale / Mississippi ou les rues de Chicago / Illinois mais prend ses origines sur les pavés de Gand / Belgique ».

Accompagné de Toon Vlerick à la guitare solo, de Karl Zosel à la basse et de Thierry Stiévenaert aux drums, il entame son concert par sept titres de son nouvel album puis se replonge dans quelques anciens morceaux de choix, dont certains sortis de son opus de 2013, Inhale My World, produit sans les Mighty Gators à l’exception de Karl Zosel et il repasse alors à trois titres encore de son petit dernier dont bien entendu le titre phare « Better Days Ahead ».

Sortie de scène avant le rappel pour lequel il nous gratifie de deux titres dont le dernier est chanté par le public heureux. Il ne peut quitter le podium et concède encore un last call « Stand By Me », presque a capella, en hommage aux trop nombreux bluesmen et amis du blues disparus ces derniers temps citant entre autres Christian Moriamé du Grain d’Orge qui a toujours cru en lui.

La soirée est terminée, Guy Verlinde sort de scène et nous retournons chez nous, du bon blues plein les oreilles et un sourire béat sur les lèvres.

Set list :

Feel Alive

Into The light

Sacred Ground

Heaven Inside My Head

Call On Me

Wild Nights

Learnin’ How To Love You

Me & My Blues

Mr Maxwell Street

No Time To Waste

Inhale My World

Lovestrong

If You Walk With The Devil

Rock & Roll On My Radio

The One

Release Yourself From Fear

Better Days Ahead

Rappels

Don’t You Cry

Bon Ton Roulet

Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
Lightnin' Guy - Tiny Legs Tim @ De Roma: CD Release Tour - Borgerhout - le 13 mai 2015
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 08:03
von Stroheim - EP Sing for Blood

von Stroheim - EP Sing for Blood

Aus nie geklärten Gründen verließ Erich von Stroheim um 1910 herum seine Heimatstadt Wien.

Et il a abouti à Bruxelles, sans doute?

Son fantôme en tout cas...

Dominique Van Cappellen a le chic pour choisir des labels inusités, on l'a connue Naifu ( un couteau fermant traditionnel japonais), déjà avec Raphaël Rastelli à la guitare, puis Keiki ( un rejet poussant sur la hampe d'une orchidée) , avec le même Raffaello, ni peintre, ni jongleur.

Baby Fire ne fréquente pas encore le kindergarten et In Heaven, même s' il semble toujours en période hibernatoire, n'a pas encore rejoint Ásgard, quant à LAS vegas, son actualité signale la sortie d'un album homonyme début avril.

Revenons à von Stroheim featuring Raphael Rastelli (guitar), Christophe Van Cappellen (voice, drums) et Dominique Van Cappellen (voice, guitar, theremin) et au EP Sing for Blood !

Quatre titres que les protagonistes nous proposent de qualifier de cinematic doom!

Comme toujours Dominique Van Capellen-Waldock soigne la présentation de l'objet en confiant, cette fois-ci, la confection de l'artwork aux bons soins de l'artiste David Crunelle.

On a droit à une pochette symboliste du plus bel effet.

'The Tree' ouvre.

L'arbre: "les troubadours, conteurs et poètes de toutes les époques le chantent comme l’axe du monde, la flamme de la vie, le pont du ciel, l’image de l’éternelle vigueur. De par sa verticalité, l’arbre est le lieu sacré où le ciel s’enracine à la terre. .."

L'arbre signe de vie, donc, et pourtant cette plage de plus de sept minutes, sur fond sludge, d'une lenteur de char d'assaut modèle Renaut FT 17, habillée par les vocaux hantés de la dame, évoque plutôt l'angoisse et l'épouvante que l'allégresse et l'espoir.

von Stroheim nous avait mis sur la voie en indiquant 'The Tree' features samples from 'Fear in the Night' a 1947 American low budget black-and-white film noir mystery film directed by Maxwell Shane and starring Paul Kelly and DeForest Kelley.

Pas de rapport avec un autre long-métrage featuring Charlotte Gainsbourg!

' Sacrificial lamb'

Puis Dieu désigna un bélier à la place d' Isaac. Ainsi le bélier mourut au lieu et à la place du fils d'Abraham.

D'aucuns avancent Neurosis, Jarboe ou Hexvessel en guise de comparaison... pourquoi pas, nous on sait que Dominique entretient des liens étroits avec Dana Schechter ( Bee and Flower), une jeune personne proche de Michael Gira et, forcément, de Jarboe.

Et l'agneau?

Il n'a pas été sacrifié à Broadway, mais ça ne rigole pas des masses, les vocalises illuminées de Dominique et la lourdeur imposante du fond sonore amènent tes neurones à confectionner des estampes pas roses.

L'étiquette haunted rock s'applique à cette plage torturée.

'In her Loneliness'

Mise en garde, it features samples from ʺThe stranger" from Orson Welles (1946), it is the first Hollywood film to present documentary footage of the Holocaust!

OK, si tu préfères 'The Sound of Music' avec Julie Andrews, on déconseille!

Ici, également, le chant monotone, atone, se greffant sur les thick and sick guitar riffs, caractéristiques du funeral doom, produisent un effet de tension extrême.

Faut aérer la pièce, on étouffe ici.

'Pale Man'

Une dernière tranche de satanic rock minimaliste où les instants de silence ont autant d'importance que la plainte sinistre et malsaine psalmodiée par la voix féminine sur background âpre et dépressif.

von Stroheim - EP Sing for Blood: un disque sans concessions pour amateur de paysages désolés, de répétitions lancinantes, de voyages introspectifs..

PS: von Stroheim se produit au Café Central ( Bruxelles) le 13 mai.

von Stroheim - EP Sing for Blood
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 12:07
Rutger Gunnarsson, Jerome Cooper et Umberto Arlati sont partis vers d'autres horizons!

Umberto Arlati ist nicht mehr; der Jazzer verstarb dieser Tage im Alter von knapp 84 Jahren, titre le Solothurner Zeitung.

Ce trompettiste avait marqué la scène jazz helvète , faisant notamment partie du George Gruntz Concert Big Band.

Umberto Arlati a été désigné meilleur trompettiste au Festival de jazz de Zurich à trois reprises.

C'est en Allemagne qu'il a fait carrière, enregistrant notamment avec Klaus Doldinger ou Peter Baumeister.

En 1985 il crée son propre groupe basé à Olten où il enseigne au conservatoire.

Le master percussionist Jerome Cooper était bien connu dans l'univers free jazz. Avec Leroy Jenkins et le bassiste Sirone, il était membre du Revolutionary Ensemble, un trio qui dans les seventies était catalogué comme one of the most crucial outfits to form in the decade.

Ce multi-dimensional drummer a également collaboré avec Lester Bowie, Cecil Taylor ou Anthony Braxton.

Rutger Gunnarsson s'était fait un nom comme bassiste d'ABBA.

Celui qui vient de décéder à 69 ans avait également colla­boré avec d’autres grands noms: Céline Dion, Elton John, Westlife, Adam Ant ou encore Gwen Stefani.

Avant l'aventure Abba, Rutger avait déjà côtoyé Björn Ulvaeus au sein du groupe folk Hootenanny Singers ayant cassé la baraque en Suède avec le hit "En sång en gång för längese'n" , une adaptation de 'Green, green grass of home'.

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 21:37
Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015

Thomas Rahatoka

Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais

Après un "soundcheck" rapide, les quatre membres de Fugitives (basse, batterie et deux guitares) s'éclipsent en coulisse le temps d'enfiler leurs costumes. Costumes gris/bleus et chemises blanches pour tout le monde, le batteur ayant tout de même troqué la veste contre la cravate. Il faut dire qu'il fait chaud à 17 heures sur la place des Palais à Bruxelles, où le soleil tape encore très fort. Fête de l'Iris et beau temps obligent, le public, éclectique et familial, est au rendez-vous. Aux abords de la scène, l'air chaud et sec aux accents de crème solaire sent bon les vacances et finit de convaincre les derniers réticents à sortir lunettes, casquettes et sourires pour l'occasion. Au milieu de la bonne humeur ambiante, le concert commence.

Les deux premiers morceaux nous plongent dans un bain pop rock vigoureux, nappé de guitare « disto’ » et de lignes de basses lourdes et grasses. Le tout est servi sur une batterie légèrement en retrait, aux rythmes saccadés et réguliers. A travers l’univers musical des quatre jeunes hommes, on décèle aisément l’influence des Strokes et autres Kooks. Après une courte présentation au public, le groupe enchaîne sur une version de A girl like you d’Edwin Collins bien maîtrisée, avant de jouer une composition intitulée Sweet dreams of Tenderness dont la mélodie entraînante jouée au clavier n’est pas s’en nous rappeler certains sons du début des années 70. C’est aussi l’occasion pour les quatre jeunes hommes de faire étal de leurs talents de musicien, le bassiste et le guitariste échangeant leurs instruments le temps de deux morceaux.

Aux solos de guitare plein de fraîcheur et d’énergie des chansons suivantes, les groupies du premier rang répondent désormais par des cris enthousiastes et spontanés. Il faut dire que dansant, bondissant et appliqué sur scène, les Fugitives entraînent désormais une bonne partie du public dans leur univers. C’est le moment qu’ils choisissent pour fédérer tout le monde autour d’Are you gonna be my girl, reprise de Jet, profitant même de l’excitation ambiante pour s’offrir un petit « selfie-souvenir » dos au public.

Le concert s’achève alors sur un morceau à la sonorité plus « blues » et à la batterie plus chaloupée, après une dernière interpellation vigoureuse envers le public pour réclamer des derniers instants de folie et des « soutiens-gorge sur scène ». Au final, Fugitives nous a servi un concert propre et rock’n’roll, avec l’assurance et la fougue d’un groupe déjà prometteur, malgré la jeunesse des quatre garçons.

Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
Fugitives à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 21:26
Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015

Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Bruxelles - le 10 mai 2015

Thomas Rahatoka

Forte d’une expérience musicale importante malgré ses 25 ans, Sarah Carlier joue à domicile sur la scène de la Fête de l’Iris, place des Palais à Bruxelles. Parmi les spectateurs présents en cette fin de dimanche ensoleillé, nombreux sont ceux qui viennent voir l’évolution artistique de la petite perle locale. La native de Bruxelles est accompagnée par quatre musiciens (guitare, basse, batterie, clavier) pour interpréter ses compositions folk et soul sur fonds de sonorités africaines.

Avec Misty pour débuter, on retrouve d’emblée ce qui compose la richesse de la musique de la jeune chanteuse. Des pincements harmonieux de guitare posés sur une batterie chaloupée à l’africaine accompagnent parfaitement un chant juste et chaleureux. L’effet est immédiat. Dans le public, les bassins tanguent et les genoux se plient aux coups francs de la caisse claire. S'ensuit My Counsellor, sorte de ballade plus folk et mélodique façon Tracy Chapman, la justesse et le timbre chaleureux de Sarah en plus, qui a délaissé sa guitare pour l'occasion. Après une chanson au ton plus soul, on retrouve une version sobrement revisitée d'All Along the Watchtower de Bob Dylan, que le groupe se réapproprie avec brio. Big Girl nous désarçonne un peu avec des couplets reggae entrecoupés d'un refrain au groove funky. Les musiciens profitent alors des transitions et des changements de rythmes pour nous démontrer leur aisance technique. On les sent d'ailleurs monter en température, batteur en tête, arborant une complicité et une maîtrise musicale qui ne laissent personne indifférent.

Arrive Chorus Man qui marque le retour aux titres du premier album intitulé For Those who believe, les chansons jouées jusqu'à présent étant issues de SMS, sorti en octobre 2014. Avec Tenderness et son refrain chanté et entraînant, la chanteuse fait participer le public qui ne se fait pas prier pour répondre en chœur aux "Oh Ooh, oh ooh" si chaleureux du chant. L'atmosphère est désormais douce et plaisante et le public communie parfaitement avec l'artiste. Le moment est donc bien choisi pour attaquer My Dear dont le savoureux mélange des styles et l'énergie positive qui s'en dégage, emportent définitivement un public conquis. Les visages affichent de larges sourires et les bassins coupent, décalent et balancent, tandis que le clavier dialogue avec le batteur. Au milieu de la béatitude générale qui s'est installée et qui force le respect, Sarah Carlier conclut le show sur Save my Soul, tube de son dernier album, non sans nous avoir présenté auparavant ses musiciens, afin qu'ils reçoivent l'ovation qu'ils méritent.

C'est donc un concert complet et enivrant qui s'achève. Sarah Carlier et son groupe nous ont offert une prestation de haut vol. Grâce à des textes en anglais remarquablement chantés et une richesse sonore stupéfiante, les Bruxellois ont pu constater tous les progrès et la maturité de ce talent brut local qui à travers sa voix et sa musique, symbolise parfaitement toute la beauté du métissage culturel, physique et musical. On attend la suite avec impatience.

Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
Sarah Carlier à la Fête de l'Iris - Place des Palais - Bruxelles - le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 15:55
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015

Deux juments de l'écurie Entreprise dans l'amphithéâtre bruxellois à l'occasion des

Nuits Bota: Grand Blanc et Bagarre!

Kom je, JP?

Serai au poste!

Les premiers à monter sur le ring ont choisi Bagarre comme nom de scène, pas plus con que Le Bourreau de Béthune ou Rocky!

Les lutteurs sont cinq, le seul qu'on oserait affronter dans les arènes est du genre féminin, la jolie Emma Le Masne se charge des claviers et parfois de la seconde voix, les autres déclinent l'identité suivante: Cyril Brossard: boîte à rythme - Thom Loup ( Thomas Loupiac) : chant, claviers - l'inquiétant La-bête Fauves ( alias Arthur Vayssie) : chant, guitare, claviers- et enfin aux drums, un blondinet combatif que leur facebook nomme Mus Bruiere.

Préambule: 1°les instruments sont interchangeables, excepté pour Emma et le moineau qui reste à la place choisie dès l'entame du premier round.

2° Cyril, Thom et la bête alternent les lead vocals.

Genre?

French electro dance music englobant des éléments synthpop/ hip hop/house et techno.

Soyons concis: le composé invite à la danse et séduit , un léger reproche, la recette utilisée se retrouve dans chaque plat.

Bonsoir, bonsoir, bonsoir ... ouais, bonsoir!

Bonsoir, bonsoir, nous sommes Bagarre.

Bonsoir, Bonsoir, Bonsoir, nous sommes Bagarre.

Comment déjà, bangard, bulgare, bongare?

'Minuit' ouvre, vaguement Daho, la plage remue, tes voisines aussi.

Sur leur EP ' Bonsoir, nous sommes Bagarre', ' Nous étions cinq', ils le sont toujours.

Agréable mix de voix mâles combinées à celle d'Emma qui vocalise.

Un hit potentiel.

Plus sombre, un conte digne des frères Grimm ' Belle et moi'.

Jean Marais et Cocteau ont applaudi.

Virage new wave ' L'étrange triangle' , à rapprocher de Depeche Mode ou de Lescop pour rester chez le père François.

23è bonsoir, Cyril au chant,voici l'angoissé et narratif 'Querelle' suivi par' Faim de loup' forcément chanté par Thom Loup.

Bonsoir n°46.

Puis place au morceau hypnotique sur fond tribal 'Mourir au club' pour finir par le frénétique 'La bête voit rouge' qu' Arthur termine dans la fosse en pointant un doigt vers chaque auditeur en lui affirmant je t'aime.

Une belle découverte!

Grand Blanc.

En passant par la Lorraine avec mes sabots

En passant par la Lorraine avec mes sabots

Rencontrai trois capitaines, avec mes sabots dondaine...

Nous, on a croisé Grand Blanc un quatuor pratiquant une cold wave ni blafarde, ni sanguinaire,mais d'une beauté désespérée.

Pas qu'on pense à Alfred de... Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,

Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.... car l'univers torturé de Camille, Benoît, Vincent et Luc est plus proche de celui de Joy Division ou de Charles De Goal, même si le groupe ne peut nier des influences romantiques.

Pas de batterie, Grand Blanc= la frêle Camille Delvecchio : clavier, chant / Vincent Corbel : basse / le frontman, Benoît David : chant guitare et Luc Wagner : claviers et drumpad.

Une composition dramatique portée par la voix fluette de Camille, ' Degré zéro', entame le set.

Benoît prend le relais, 'Nord' , aux intonations Bashung, te glace les sangs, tandis que les gros beats émaillant ' L'homme serpent' tranchent avec le timbre fragile de la jeune fille.

Ici aussi on aperçoit l'élégance d'un Etienne Daho.

'Montparnasse' baigne dans une brume nonchalante d'où émerge le chant sobre du sieur David. Tu sais que la mélodie va finir par éclater, la surprise ne sera pas totale lors de la déflagration annonçant un changement de ton.

Le titre Sigur Rós du set.

La suivante, 'Au revoir chevaux', est une adaptation de 'Goodbye Horses' de Q Lazzarus mais c'est l'émouvant et rageur 'Feu de joie' qui fera forte impression avec les lyrics "Embrase, embrase, embrase... Braise moi!"te dévorant le cerveau.

Les 'Petites frappes' t'emmènent dans les ruelles les plus sordides de Metz, ville d'où ils sont originaires.

Le concert prend fin avec ' Samedi la nuit', titre fiévreux, vénéneux et cinglant.

Seulement 45' de set, mais aucun temps mort, pas de remplissage, de titres faiblards, de l'intensité et de la conviction.

Une belle découverte, bis!

photos- JP Daniels/ concert monkey 1

et 2

Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
Nuits Botanique 2015: Grand Blanc, Bagarre à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 10 mai 2015
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 13:22
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015

A Live Nation event.

The Dark Feather’s report :

Sold out en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les deux concerts de Nick Cave au

Cirque Royal ces 9 et 10 mai 2015 affichent archi-complet depuis des lustres malgré le prix assez élevé des tickets.
Normal lorsque l’on parle d’un des artistes les plus influents de notre époque, une icône en quelque sorte...
C’est d’ailleurs à un petit miracle que je dois ma présence ce soir pour un concert que je ne voulais absolument pas rater.
Je m’attendais à du très bon, je n’étais que bien loin de la réalité, ce fut tout simplement éblouissant !

Pas de première partie, avec Nick Cave et ses quatre musiciens (issus des Bad Seeds) Martin Casey à la basse, Thomas Wydler à la batterie, Larry Mullins, et non pas Barry Adamson comme annoncé, aux claviers et le fidèle Warren Ellis au violon et à plein d’autres instruments on a droit à un full show.
Dès son entrée sur scène, c’est une immense ovation dans la salle. Nick, costume sombre et chemise noire se dirige vers les premiers rangs, serre quelques mains puis s’assied au piano et démarre le set avec « Water’s Edge « .
L homme n’a pas son pareil pour interpréter ses titres et traiter le côté sombre de l’être humain. Sa voix grave et habitée parfois caverneuse est à elle seule toute une histoire. Le public comme fasciné respire ses paroles et vibre quand le « maître » se rapproche de ses fans tel un acteur dont la gestuelle emphatique complète justement ses mots lourds de sens.
Au fil du spectacle il alterne ballades « The Weeping Song » , « Brompton Oratory « » Into my Arms » , « Love Letter » et titres plus tendus comme « Red Right Hand » , « Tupelo », « Black Hair « ( superbe Warren Ellis à l'accordeon !) et « The Mercy seat » .
La totalité de la scène baigne dans une lumière assez tamisée ce qui renforce la puissance de l’interprétation de l’Australien.
Conteur d’exception, musicien génial, Mister Cave est au fil des ans devenu une icône respectée de tous et chacune de ses prestations scéniques se transforme en une grand messe durant laquelle l’osmose entre l’artiste et son public est totale.
Nick émeut, Nick séduit, Nick fascine, et lorsque quelques fans sont invités à le rejoindre sur scène pendant " Tupelo" on ressent dans leurs regards admiratifs cette fascination respectueuse qu’engendre la chanteur.
Et lorsqu’après 105 minutes de show l'homme salue la foule et regagne les coulisses on sait qu’il va revenir et qu’avec lui les rappels sont toujours longs et généreux.
Le public s’est massé contre la scène et l’ambiance est à son comble. Chaque mouvement de l’homme au cheveux corbeau est capté par les smartphones tendus dans les airs, des offrandes lumineuses qui cette fois ( contrairement à la veille où il avait parait il confisqué un smartphone à un fan) ne dérangent pas l’Australien qui se prête de bonne grâce à ce rapprochement avec son public et descend par deux fois dans le public.
« Up Jumped the Devil « est magistral puis « Jack the Ripper « et « Push the Sky Away « enfoncent le clou d’un rappel dantesque de sept morceaux.
Après 2h20 de show les lumières se rallument. Certains restent là debout hébétés comme s’ils sortaient d’un rêve éveillé, un couple s’embrasse, d’autres semblent avoir vécu un rêve éveillé.
Etonnant et fascinant.
Pour ma part je me sens ému, ce type là m’a toujours bouleversé et au fil du temps sa musique et ses textes me mettent de plus en plus dans un état second proche de la béatitude, sorte de bonheur intérieur assez indéfinissable.
Ce fut un immense concert, un de plus de la part du longiligne australien.
Merci Mr Cave, vous êtes unique et on vous aime…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka The DARK FEATHER.

Setlist :
Water's Edge
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Weeping Song
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Red Right Hand
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Brompton Oratory
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Higgs Boson Blues
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Mermaids
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Ship Song
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
From Her to Eternity
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Nobody's Baby Now
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Love Letter
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Into My Arms
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
West Country Girl
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Tupelo
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Black Hair
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
The Mercy Seat
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Jubilee Street
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Encore:
We No Who U R
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
People Ain't No Good
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Breathless
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Stranger Than Kindness
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Up Jumped the Devil
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Jack the Ripper
(Nick Cave & The Bad Seeds song)
Push the Sky Away
(Nick Cave & The Bad Seeds song)

Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
Nick Cave au Cirque Royal de Bruxelles, le 10 mai 2015
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