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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 08:32
Dan Deacon au VK - Molenbeek - le 14 juin 2015

Les impressions d'Hexagen Bxl...

Bon bah la GROSSE MONTEE TRANSE/DANCEFLOOR DE L'ANNEE, tellement forte qu'on a couru comme des enfants perdus dans un parc d'attraction merveilleux au milieu de gens fous et rigolards, c'était hier soir au VK concerts pendant le meilleur concert de Dan Deacon qu'on ait pu voir depuis qu'on va le voir, à quasi chacun de ces passages. C'est simple, il nous a rendu notre âme de gosse frustrée et égarée dans l'âge adulte en même pas 5 minutes de live pour ne jamais plus nous la reprendre tout au long d'un set parfaitement maîtrisé, jouant avec nous comme à son habitude, mais avec ce petit je ne sais quoi en plus cette fois-ci, inexplicable mais bien là, avant de nous propulser dans le cosmos pour un final "U.S.A. I - IV [Is a Monster // The Great American Desert // Rail // Manifest]" de toute beauté, qui nous a laissé extatique, vidé, heureux, les yeux écarquillés de bonheur. C'est simple, Dan Deacon, c'est la substance originelle de la MDMA, la musique du paradis des enfants. A noter que Wume et

James Pants étaient également tip top, vraiment, deux supers groupes à découvrir absolument. Bref, bravo à Buzz On Your Lips et au VK, vous avez lâché la probable meilleure soirée du semestre les gars!

Dan Deacon au VK - Molenbeek - le 14 juin 2015
Dan Deacon au VK - Molenbeek - le 14 juin 2015
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:19
Stan et Pipou au Centre Culturel de Tubize le 13 juin 2015

Charles Eloy

Le CADIF (cabaret différent) organise une soirée au Centre Culturel de Tubize, une commune située au Brabant Wallon. Nous sommes installés dans la salle avec un bar qui prête à la convivialité.

Le présentateur annonce que ce dernier ferme trois minutes avant le commencement du spectacle. Il a pris ses précautions pour les assoiffés de culture.

Au programme, le duo Pipou et Stan, Pipou aux percussions/chant et Stan guitare/chant avec des extraits de leurs albums »Tout va bien » et « En route vers de nouveaux inventaires »

Stan s’adresse au public en assurant qu’il faut être couvert pour les sorties. De cette manière, il appuie les campagnes de prévention. Son acolyte Pipou a sorti sa collection de chapeaux lui rassurant de multiples couvertures (chapeau à plumes, péruvien, ….)

L’un des fils conducteurs du concert est la rencontre des filles. Stan a un nœud papillon, des chaussettes rouges. Dans une vidéo Youtube, nous le retrouvons avec un boxer rouge. Retournons à la musique, car je ne désire pas intervenir dans les relations entre les artistes et leurs supportrices féminines ayant des fantasmes.

Stan essaie de communiquer des anecdotes et histoires sérieuses au public, mais son discours est chaque fois interrompu par les répliques de Pipou.

« Bon boulot » : Pipou et Stan, complices sur scène depuis plus de vingt ans, ont le virus de l’écriture. Cette composition est une perle qui mérite d’être reprise par des groupes de musique du monde , reggae, pop/rock ou autres. Une ambiance festive des îles de la Polynésie et de l’Afrique, cool cool, se dégage dans cette chanson propice à un déhanchement sur la piste de danse.

« Un bol d’air frais » : Le ton country de la chanson nous amène à la campagne. Les paroles et les jeux de mots nous rappellent les produits de notre terroir : les saucissons, le pain.

« Comme la lune »: l’original « Four kinds of lonely », également repris en français par Joe Dassin. Un clin d’œil à feu Lee Hazelwood, un prolifique auteur-compositeur, producteur américain. Une référence majeure dans la musique pop qui a influencé l’effet musical « Wall of Sound » -combinant simultanément plusieurs instruments acoustiques et électriques – du producteur américain Phil Spector. Lee Hazelwood s’est exilé en Suède dans les années septante, loin du showbiz américain. Comme nos comparses Pipou et Stan, un esprit libre dans la créativité.

Oh la la : Pipou montre des papiers avec les mots « la la la » facilitant la participation du public dans les refrains à répéter. Elémentaire, Einstein !

Ça plane pour moi : une version décalée. Après sa collection de chapeaux, Pipou nous sort sa collection d’instruments de percussion et autres accessoires (cloches, jouets en plastic).

Pipou, pseudonyme d’ Yvan Lacomblez a co-écrit ce tube mondial avec Lou Deprijck, popularisé par Plastic Bertrand en 1978.

Les Red Hot Chilly Peppers et Sonic Youth ont bien compris la dynamique de cette chanson culte en la reprenant dans leur répertoire.

Setlist : Tout va bien rue du ciel bleu, On ne va pas y passer la nuit, On laisse aller le bateau, Bon boulot, Les congés payés, Libérer, Une fille sans histoire, Le dernier amant de Manon, La tornade, All inclusive, La fille, Aloa boum boum, Le train pour le Pérou, Au hasard des nuits, Un bol d’air frais, Nickel Nicole, In medio virtus, Oh la la, ça plane pour moi, Comme la lune

Stan cite »notre spectacle n’est pas estampillé 2015 ». En effet, leurs chansons s’adressent à toutes générations confondues, sans être liées à la mode ou être confinées dans une catégorie musicale.

A l’instar de Pierre Perret connu pour sa chanson « Le zizi » ou Nino Ferrer pour « Mirza », Pipou et Stan, écrivant également dans un autre registre nous interprètent des chansons dans un récital plein de poésies, d’humour, de fantaisies et d’émotions.

Stan et Pipou au Centre Culturel de Tubize le 13 juin 2015
Stan et Pipou au Centre Culturel de Tubize le 13 juin 2015
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:12
Ornette Coleman, un géant terrassé!

Ornette Coleman:

le père du free jazz - the most powerful and contentious innovators in the history of jazz - the adventurous and influential saxophonist whose experimental sounds helped create what he called "free jazz" - the jazz iconoclast - a visionary artist, etc... est décédé d'un arrêt cardiaque le 11 juin!

Randolph Denard Ornette Coleman avait 85 ans.

C'est en 1959 que débute la légende avec la sortie de l'incontournable 'The shape of jazz to come', l'album révolutionne le monde jazz.

Avec cet autre monstre sacré, John Coltrane, Ornette Coleman vient de créer le free jazz.

Adieu les harmonies, les clichés, les notions traditionnelles d'accord, place à la spontanéité.

Ce génie nous lègue une discographie de plus de 50 albums, le dernier ' New Vocabulary' sortait en 2014.

Will Friedwald: "Coleman was easily the most important figure in jazz since Parker. Virtually everyone in the music, from Miles Davis to John Coltrane to Cecil Taylor to Wynton Marsalis to Keith Jarrett, owes a huge debt to him."

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 21:51
Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015 - bis

Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015

La brève de JPROCK :

Pas de long report aujourd'hui au sujet du concert de Mario Biondi à l'AB, mon collègue de plume Michel Preumont s'est déjà fendu d'une chronique bien détaillée que je vous invite à lire, je ne vais donc pas faire double emploi.
Si ce n'est que je ne partage pas totalement son avis car personnellement Mario Biondi m'a un peu déçu.
J'ai découvert cet artiste à Cannes il y a quelques années et j'ai été subjugué par sa voix qui me rappelle par moment le grand Barry White que j'aimais beaucoup.
Mario chante bien, c'est vrai, avec une voix qui pue la testostérone mais c'est au niveau des compos et du style assez confus que le bât blesse.
Mario bouffe un peu à tous les râteliers musicaux, du jazz à la soul avec des touches de samba, puis reprend " Ain't No Sunshine" de Bill Whiters avant de s'attaquer à " My Girl " des Temptations avec talent mais en fin de course on ne sait plus trop où on en est et quel style défend l'italien au crâne rasé.
Et sur scène il n'apporte pas non plus à mon sens ce petit plus que j'attends d'un artiste lorsqu'il est sur les planches. C'est bien foutu, c'est léché, mais personnellement ça ne m'a pas vraiment emballé. D'où ma déception due aussi au fait que dans ce style de musique j'en reviens toujours aux fondamentaux, Barry White, Prince, Nile Rogers, le label Stax etc.., et que j''ai un peu de mal avec la soul d'aujourd'hui trop lisse à mon goût ou pas assez grandiose comme celle que proposait Barry White.
Mais je suis certain que la communauté italienne présente a dû y trouver son compte et c'est ça le principal.

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK

Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015 - bis
Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015 - bis
Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015 - bis
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 21:17
Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015

Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015

Mario Biondi ne remplit pas encore les salles chez nous, mais le Barry White italien, ein absoluter Star am Jazz-Himmel, dixit Rudolf , a néanmoins rameuté une imposante colonie de citoyens issus de la diaspora transalpine, la gent féminine étant largement majoritaire.

Pas de support , un DJ ( DJ Te Ki La) qui a le bon goût de rester caché et de proposer un mélange correspondant à l'invité du jour, du pain bénit pour ceux qui apprécient Ben Sidran, Leon Redbone, et le jazz vocal.

20:30 entrée en matière Hollywood, cinq musiciens apparaissent, suivis par le natif de Catane dont le crâne est dissimulé par un bonnet long devant le protégé de la fraîche température du Nord ( 25°).

Comme tout Italien qui se respecte, le zèbre est fringué chic.

Quoi, Jean?

Ce sont les pompes qui font la différence..

Donc, on stage, Alessandro Lugli: batteria - Federico Malaman: basso, contrabbasso, cori - Massimo Greco: tastiere,cori e programmazione - David Florio: chitarre, percussioni, flauto, cori, et l'incroyable Marco Scipione: sax.

'A handful of soul' le titletrack de son premier album ( 2006) ouvre.

Cette plage composée par Jimmy Woode donne le ton, un crooning impeccable te renvoyant aussi bien vers Harry Connick jr, Frank Sinatra, Sammy Davis jr. que vers les grandes voix soul, Donny Hathaway ou Marvin Gaye.

Pointons la brillante digression de David Florio à la flûte.

'I'm her daddy' cette plage, groovy en diable, nous fait immédiatement songer à Bill Withers, normal ce titre est à son répertoire, après la flûte c'est au tour du sax de se mettre en évidence.

Bonsoir, tout le monde, stanno tutti bene?

Si!

Fantastico!

Samba time avec le sensuel ' Rio de Janeiro Blue' et ses coloris Gato Barbieri, le galant décide de rester en terre latino, de sa voix lascive, il entame la bossa ' A child runs free' tout en esquissant un pas de danse polisson, tandis qu' Alessandro s'en donne à coeur joie derrière les fûts.

Pas mal de tes voisines regrettent que le concert soit assis, des fourmis dans les jambes et des hanches en feu, Mario les emballe toutes!

Tous les titres interprétés jusqu'ici se trouvaient sur le premier album, 'Ecstacy' joue à fond la carte, bien collante, Barry White.

Tu dis, Sandro?

Meravigliosa.

Exit la calotte, je tombe la veste, voici 'Be lonely' dans la même veine que la précédente.

Lou Rawls et Barry, le maestro de l'amour, s'imposent une nouvelle fois aux esprits.

C'est avec le classique 'My girl' des Temptations que le beau Mario aura convaincu les derniers sceptiques, Bruxelles chante, Mario sourit!

Dites donc, vous jouissez d'un microclimat ici, non?

Uniquement le mercredi, Mario!

Encore une anecdote, à l'aéroport ils ne connaissaient pas brouxel, c'est bizarre, non?

Bien essayé, Mario, fais pas ton Louis Jouvet!

'Never Stop', featuring Omar sur le single nous rappelle-t-il, une belle tranche d'acid jazz.

Break, parlato, bla bla bla, vous vous souvenez d'Incognito, le British soul jazz funk combo, ou d'Omar, tu leur montres David...' There's nothing like this' chante le brave multiinstrumentiste avant de céder le relais à Massimo qui a composé le chaloupé ' Shine on'.

Même fond disco/ jazz fusion avec ' What have you done to me', où David Sanborn croise Luther Vandross.

Une nouvelle cover purulente, le magnifique 'Lowdown' de Boz Scaggs.

Rien à dire, la voix de ce mec pourrait remplacer le Viagra et servir de traitement pour guérir l'impuissance.

On lui amène un tabouret et un carillon qu'il caresse distraitement avant que la basse n'attaque la bellissima ballade 'La voglia la pazzia l'idea'.

Il enchaîne sur le titre ouvrant le tout dernier CD, 'Beyond', le midtempo soul 'Open up your eyes', suivi comme sur l'album par 'All of my life', encore un morceau propice à la drague en boîte.

Un mix Lionel Ritchie/Brand New Heavies drôlement bien torché.

Sa voix caressante fait merveille sur le narratif 'Love is a temple' .

Le set finit en mode funk, pointons l' immense travail du bassiste, par 'Blind' également sur 'Beyond'.

Un grazie expéditif, direction les coulisses.

Bis.

Tout le monde debout, la travée face au podium est transformée en piste de danse pour le hit des débuts 'This is what you are'.

Folle ambiance.

Morceau emballé, 45 mains à serrer avant de regagner les loges avec le sentiment du devoir accompli.

542 voix ont beau scandé, Mario, Mario, Mario... la fête est bel et bien finie!

photos - jp daniels - concert monkey

Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015
Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015
Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 15:37
Blackberry Smoke US - Rusty Roots BE au Muziekodroom - Hasselt le 10 juin 2015

Mitch ZoSo Duterck

BLACKBERRY SMOKE

2015.06.10 – Muziekodroom, Hasselt, Belgium

BLACKBERRY SMOKE

2015.06.10 – Muziekodroom, Hasselt, Belgium

01. Six Ways To Sunday.
02. Leave A Scar.
03. Let Me Help You (Find The Door).
04. Pretty Little Lie.
05. Living In The Song.
06. Rock And Roll Again.
07. Good One Comin' On.
08. Crimson Moon.
09. Scare The Devil.
10. Sleeping Dogs.
11. Shakin' Hands With The Holy Ghost.
12.Wish In One Hand.
13. The Whippoorwill.
14. Lucky Seven.
15. One Horse Town.
16. Up In Smoke.
17. Ain't Got The Blues.
18. Too High.
19. Shake Your Magnolia.
20. Holding All The Roses.
21. Up The Road.
22. Ain't Much Left Of Me.

Grande première en ce qui concerne le lieu, le Muziekodroom à Hasselt. Si vous faites confiance aux appareils de guidage du style GPS, assurez-vous que le votre soit de bonne qualité et que l'adresse encodée soit la bonne. Bref, après une visite didactique de Beringen et de sa banlieue « Tom Tom » prend le relais sur « Produit Blanc » et de chicanes en travaux nous voilà enfin arrivés à bon port, à quelques brasses du Canal Albert (Albert Kanaal en v.o.). Le temps de saluer mon pote Luc, je gravis les marches (ça se fait beaucoup en cette période de l'année) non pas pour recevoir mon césar mais pour retirer mon sésame me donnant accès au backstage. On m'attendait, Scott, le tour manager de Blackberry Smoke a parfaitement fait son travail.
Me voici conduit dans une loge où m'attend Brit Turner, le batteur du band d'Atlanta bientôt rejoint par Mr. Charlie Starr himself, guitariste-chanteur et leader de la formation. Interview super relax et très conviviale, comme avec tous les artistes américains d'ailleurs. Ils ont ce côté relations publiques qui fait parfois défaut aux autres.
Retour en salle pour la première partie assurée de fort belle manière par les belges de

Rusty Roots, un groupe qu'on est content de voir, un band dont on se dit qu'on a bien fait d'être arrivés à l'heure.
Déjà quatre albums à leur actif, cela mérite le détour même si le genre est déjà connu et n'apporte rien de neuf, cela ne nous empêche pas d'apprécier ce qui est bien fait non ?
21h30, Blackberry Smoke prend possession de la scène et dès le premier accord, on reçoit un direct, « boum » ça cogne et ça enchaîne sans reprendre son souffle. Avec cinq albums à son actif, le groupe peut déjà se permettre de nous jouer un « best of » et c'est ce qu'ils vont faire nos sudistes.
De manière globale, le son est moins parfait qu'au Depot à Leuven le 29 octobre dernier, la voix de Charlie est parfois un peu sous mixée mais c'est un détail.
Dans le Rock Sudiste, il y a selon moi les deux chefs de file incontournables que sont Lynyrd Skynyrd et les Black Crowes. Il y a toujours eu un chaînon manquant : Blackberry Smoke est celui-là ! Qualifiés de trop Country pour être Rock et trop Rock pour être Country, ne croyez pas pour autant qu'on a la sensation d'être assis entre deux chaises, pas du tout. Blackberry Smoke à sa propre identité et une marque de qualité indéniables.
C'est plein de toutes ces racines qui font la richesse et la diversité de la musique américaine et celle des Etats du Sud en particulier. C'est un menu concocté pour les fins gourmets, savamment dosé de Blues, de Country, de Rock, de Blue-Grass. Un régal pour ceux que la culture du hamburger n'a pas encore pourri.
En 22 chansons dont « Sleeping Dogs » un medley incluant une superbe version de « Your Time Is Gonna Come » de Led Zeppelin, les hommes d'Atlanta ont rallumé le grand incendie qui dévasta la ville lors de la guerre de Sécession pour le transporter en terre flamande. C'est chaud, très chaud. Si vous fermez les yeux, vous vous surprenez à penser que vous assistez peut-être à un concert du Allman Brothers Band ou des Black Crowes, lorsque ceux-ci partent dans les longues jams dont ils ont le secret.
Une mention spéciale pour cette magnifique interprétation de « The Whippoorwill » tout en climats et en ambiances.
Avec « Ain't Got The Blues » on plonge en plein dans ce côté bluesy estampillé « Made in U.S.A » que le public reprend en choeur. Deux bombes un peu plus hardeuses : « Up in Smoke » et « Shake Your Magnolia » et trois rappels plus tard, les lumières se rallument sur les visages souriants d'un public comblé. La fête a duré presque 1h50, et ça m'a paru beaucoup plus court je vous l'avoue. Quand c'est bon, c'est toujours trop court. Le retour en Europe est prévu en octobre, pour le moment il y a 13 dates à faire avant de rentrer pour une tournée américaine lors de laquelle ils vont ouvrir pour ZZ Top, excusez du peu…
Allez, à bientôt Gentlemen et merci pour cette soirée qui fera date dans mes souvenirs de concertiste.

Blackberry Smoke US - Rusty Roots BE au Muziekodroom - Hasselt le 10 juin 2015
Blackberry Smoke US - Rusty Roots BE au Muziekodroom - Hasselt le 10 juin 2015
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 13:32
Angström au Bonnefooi - Bruxelles, le 9 juin 2015

Attablé au comptoir, tu examines le menu de la semaine, griffonné à la craie sur le tableau noir, Tuesday June 9: Angström, 9PM ( electro pop/trip hop).

21:50' pas encore d'Angström dans le coin réservé aux musiciens, quelle chierie les horaires élastiques!

Sinon, le zinc s'est honnêtement peuplé, à 9 h il était aussi désert que ton frigidaire, suffit d'attendre le bon vouloir du trio composant ce nouvel ensemble, une légère tracasserie, désormais se faire servir un demi exige du flegme!

22:00, Angström prend place.

On sait, t'es super brillant au Trivial Pursuit et tu n'ignores pas que Anders Jonas Ångström est un physicien suédois ayant donné son nom à l'unité de longueur d'onde qui reste très utilisée en cristallographie pour la mesure du paramètre cristallin.

C'est pas Jésus, le Christ?

Ma croix, c'est toi!

Angström est né, il y a moins d'un an, de la combinaison de l'habileté de bidouilleur de Tom Moons et des talents vocaux de Gudrun Roos.

Gudrun Roos, la rouquine vue avec Le Comptoir du Désir et Cafe Con Leche?

Oui et quelques backings pour des célébrités, Arno, par exemple.

Tom Moons a fait partie de LANI, a collaboré avec Gowax, a sévi comme disc jockey sous l'identité DJ Jharu et, si on remonte plus loin, a été enfant de coeur dans sa paroisse natale, il manipule les synthés, la basse, la guitare et tripote un laptop.

Ce soir le duo est accompagné par Glenn Engelen ( ex-Sex Toys) aux drum pads.

'Inhale' ouvre.

Du trip hop/ trippy electronica comme promis, un groove glacé à la Trentemoller et des vocaux, te rappelant Sneaker Pimps, évoquant un monde polaire mystérieux.

Bon début!

Bonsoir, goeienavond, we are Angström!

'Obsessed' et ses dreamy vocals incorpore un élément gothique à l'esquisse.

Une vingtaine de clients se sont approchés pour onduler, plus ou moins élégamment, au son des sensual beats proposés par le trio.

C'est notre premier live set confie Gudrun avant d'amorcer ' Sweet memories' et son background disco.

' Stop chasing me' attire encore plus de monde sur le dancefloor.

Inévitablement les papes du genre refont surface: Portishead ou Massive Attack ( époque Shara Nelson), mais aussi des bands catalogués downtempo/chillout tels que Emperors New Clothes ou Thievery Corporation, tu y ajoutes un filament de Communards ou même de Grace Jones pour te faire une idée du cocktail proposé.

Une sixties lovesong à la sauce electro?

Voici 'Hide' et sa guitare lyrique.

En hommage à Luc Devos , 'Angel' librement adapté de 'Engel' de Gorki.

Ce titre aux couleurs rock s'éloigne de la sphère lounge que l'on retrouve avec le dansant et spacey ' Pills'.

Après 'Who are you' servi en formule slow pop, Gudrun s'inquiète : I hope you're in a dancing mood coz I feel like dancing... ' Freak' devrait casser la baraque sur nos ondes, malheureusement plus sur celles de FM Brussel condamnée à disparaître .

Formidable Gudrun, l'atout majeur du projet!

Bonnefooi, merci, c'est la dernière du set: ' The Echoes of my mournful song', au croisement de la pop des Cardigans et du mix proposé par Morcheeba.

Malgré quelques imperfections techniques, un premier concert promettant de beaux lendemains!

Bis

L'alarmant ' No sound'!

Angström au Bonnefooi - Bruxelles, le 9 juin 2015
Angström au Bonnefooi - Bruxelles, le 9 juin 2015
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 05:27
Décès d'un monument de la easy listening music: James Last!

Hans Last ( Brême 1929) apprend à jouer de divers instruments à la Reichs-Militär-Musikschule Bückeburg pour rejoindre le Hans Günther Oesterreich's Radio Bremen Dance Orchestra après la guerre.

Il dirige le Last-Becker Ensemble, comprenant outre certains de ses frangins, Helmut Zacharias au violon.

Le groupe est dissous après 7 ans, Hans devenu James Last est engagé chez Polydor comme arrangeur musical, ainsi, il arrangera pas mal de hits pendant cette période, notamment pour Caterina Valente ou Freddy Quinn.

Peu après sortent ses propres albums sur lesquels il enregistre des big band covers de succès internationaux, sa discographie devient pléthorique, à chaque tombola organisée lors d'une kermesse aux moules, au bal du maire de Saint-André de Virelle, à la fancy-fair du Chiro de Zonnemoerkerke, tu avais la chance de remporter un 33 tours du chef d'orchestre allemand.

Décemment tu ne pouvais pas tous les offrir à ta belle-mère!

James comptait de fervents admirateurs mais également des détracteurs farouches décriant cette muzak bas de gamme, cela n'a pas empêché Herr Last d'écouler plus de 80 millions d'albums.

Qui dit mieux?

James Last s'est éteint ce 9 juin!

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:45
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015- Bis

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015

par Hexagen BxL

Et bien au final il n'était pas si mal que ça ce concert de Liturgy à l'AB Club. Dimension épique, son bien massif, et retranscription plutôt très fidèle sur scène de ce drôle d'objet qu'est "The Ark Work". A la limite, on peut leur reprocher une propension à peut-être trop en faire en termes de "couches musicales", qui peut en conséquence amener à une certaine lassitude auditive au bout de 30-40 minutes de set (quoique le final fut paradoxalement le morceau qui nous a le plus emporté), ajouté à un léger manque de présence scénique. En revanche il faudra vraiment m'expliquer pourquoi ils sont catégorisés BM...

Quant à la première partie, alors là, ce fut une surprise totale et magnifique. Un voyage dans une bulle hors du temps en compagnie de Circuit des Yeux, projet de Haley Fohr, chanteuse guitariste qui vous emmène aussi loin qu'ont pu le faire en leur temps un groupe comme Extra Life, par la grâce d'une voix étonnante, à la fois enveloppante et pénétrante, rehaussée par un jeu folk blues expérimental tirant parfois sur le drone. La sensation qu'un ange désabusé, atterré par le manque d'espérance de l'être humain ne sachant se préparer aux grands bouleversements et changements à venir, venait nous indiquer le chemin à suivre à travers un avatar intemporel, en s'adressant directement à nos âmes. Un grand moment de beauté, d'espoir et de plénitude, et l'un des concerts de l'année.

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015- Bis
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015- Bis
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:17
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015!

Et, ce soir?

Rendons grâce à Dieu...

Tu vas à la messe?

Oui, à l'AB pour 'Liturgy' !

Tu sais ce que dit Artaud: "les prêtres fuient dans la liturgie de la messe les spasmes du Crucifié".

Florence Arthaud?

Fais pas le malin!

Partout tu lis que Hunter Hunt-Hendrix ( le leader de Liturgy) est l'ultime théologien du Black Metal, ce fout-la-merde ( selon un certain Clément Mathon, rien à voir avec Lantin) a pondu un manifeste intitulé 'Transcendental Black Metal'. Une littérature qui ne plaît pas à tout le monde, les termes arrogance, lack of modesty, condescendance, étant les plus gentils qu'on puisse lire chez un pas content qui ajoute élégamment: your manifesto comes off as little more than masturbation...

Avec JP, nous sommes curieux de nature on est parti assister au show de Liturgy à Bruxelles.

Support - Circuit des Yeux!

Oui, doc, le nerf optique?

Non, mademoiselle Haley Fohr de Chicago qui a déjà quelques albums à son actif, le dernier 'In Plain Speech' est sorti chez Thrill Jockey il y a peu.

Une timide jeune fille rapplique, armée d'une douze cordes, elle prend place sur un siège, se présente... Hello I'm Circuit des Yeux from Chicago, my luggage, tu lis quasi tout son matos, est resté coincé en Islande, I'll play an acoustic set tonight.

Quelques accords discrets, puis une voix grave, dramatique, résonante, que ton esprit refuse d'associer à la jolie jeune personne.

Ce baryton fluide, étonnant, qui te cloue au sol, se greffe sur un jeu de guitare aux consonances psychédéliques rappelant les Byrds des sixties.

La première plage de plus de huit minutes te refile des frissons à l'instar du travail d'une Jarboe ou d'un Michael Gira, voire de Chelsea Wolfe.

D'autres avancent un croisement entre Antony Hegarty et Poly Jean, on peut les comprendre.

Un second lament ( 'Lithonia'), tout aussi désopilant, suit la sombre entrée en matière.

Hormis quelques invétérés et bavards boit -sans-soif, accoudés au comptoir, le public se laisse envelopper par l'univers méditatif de Miss Fohr qui nous narre une nouvelle complainte de son timbre incantatoire.

Si JP délaisse ses objectifs pour applaudir, c'est que l'article est de qualité.

Elle amorce le blues psychédélique habité ' A story of this world' .

David Eugene Edwards te vient à l'esprit tandis que son chant viscéral vient agresser tes neurones.

Scandant, bégayant et tremblant comme un roseau secoué par une bise glacée, ...horse shoe ...it was a horseshoe ... tu te dis que Patti Smith a une digne héritière en la personne de Circuit des Yeux.

Un mot sur son jeu de guitare en picking, qui sans atteindre les sommets d'un Richard Thompson est plus qu'acceptable.

Une dernière composition issue de ' In Plain Speech', 'In the late afternoon' termine ce set intense et peu banal.

Liturgy

alias, Hunter Hunt-Hendrix – vocals, guitar / Bernard Gann – guitar/ Greg Fox – drums et Tyler Dusenbury – bass guitar.

Pas un mot, Hunter Hunt-Hendrix émet un murmure bourdonnant puis le met en boucles, Tyler s'étire en pensant aux leçons de stretching de Jane Fonda, ce bruit de fond persiste pendant 120 secondes, lorsque le renard derrière les caisses fait mine de frapper celles-ci, pan, une déflagration ahurissante, assourdissante nous surprend, un mur sonore monstrueux nous ébranle et nous laisse pantois comme dans un état second.

C'était quoi?

Un tremblement de terre, un V2, un mammouth déambulant sur le boulevard, une armée de djihadistes... non Liturgy qui entame son set.

Comme les gars s'ébattaient sans setlist et que les vocaux du leader étaient du genre incompréhensible, on s'avance sur terrain miné en t'annonçant que la gentille ritournelle pouvait répondre au titre de ' High Gold', ouvrant l'album 'Aesthethica' de 2011.

Quelques effets de clochettes, tous les samples émanent du pédalier du chasseur, amorcent 'Follow' une première pièce issue de 'The Ark Work', un chant incantatoire fascinant couvert par un bruit répétitif, martelé en mesure.

Franchement, il n'y a pas mieux comme lavage de cerveau, les autorités tchèques auraient pu utiliser la méthode en 1952, Artur London aurait avoué après deux heures de ce traitement, mais non, il a fallu l'empêcher de dormir pendant des semaines pour arriver à un résultat probant.

Pas de répit, une troisième grenade est dégoupillée, 'Kel Valhaal' , non Moussa c'est pas halal mais ça fait mal.

Les soldats de l'apocalypse se dirigent en rangs serrés vers les les lignes ennemies, ça craint, t'as jamais été fort au Stratego!

Le son est métallique, grinçant, massif, oppressant, sans failles, il n'y a aucune issue, tu marches avec eux ou ils te réduisent en bouillie. Même lorsqu'ils font mine de s'arrêter de jouer, la machine infernale continue à tourner pour te rendre fou.

T'es encerclé, l'étau se resserre, t'étouffes, merde, pas de lucarne à l'AB, de l'air svp, t'angoisses, si tu t'en sors vivant tu promets d'être affectueux avec ta femme, tu ne boiras, ni ne blasphémeras plus, t'allumeras des cierges et tu t'achèteras un missel, t'avais échangé le tien contre une Maes, et, oui, tu paieras des chopes à RickyBilly ( Follow II - Quetzalcoatl ).

Virage doom, 'Veins of God', une frappe lourde, une basse d'outre-tombe tandis que les guitaristes attendent leur heure, le morceau Black Sabbath de la soirée.

Une chose te chatouille les côtes.

Esmeralda, une allumée, beurrée comme un Polonais ayant touché son salaire, elle pousse un vagissement pas humain tout en arrosant ses escarpins de fade bière.

Greg: je m'éponge et on retourne au front, c'est reparti pour le démoniaque 'Reign Array'.

Merde, Esmeralda, t'es qu'une pouffe, que tu rinces tes grolles à la Maes on s'en branle, mais mes pompes, elles ont été cirées il y a deux mois et puis mets un terme à tes mouvements désordonnés, tes coups de coude répétés m'indisposent, t'aurais été giflée si tes trois copains n'avaient pas eu cette tronche patibulaire.

Un timide thank you sort des lèvres de Hunter Hunt-Hendrix, a last song il dit, 'Generation'.

Nouveau beuglement de la dingue, mais godv. elle parle, et c'est pas Esmeralda, elle a l'accent de Napoli, Donatella, t'aurais mieux fait d'aller au concert d'Eros Ramazotti, bella.

Liturgy quitte l'édifice.

Un double bis dont peut-être 'Pagan Dawn' nous permet de nous extasier devant le jeu athlétique du batteur tandis que ses copains imposent une dernière fois le silence en balançant ce Transcendental Black Metal d'une efficacité phénoménale.

Tu ressors à moitié K O de l'AB pour aller t'en jeter une chez les civilisés.

photos: Jp Daniels - concert monkey

circuit des yeux

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015
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Published by michel- photos: JP Daniels - dans Concerts
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