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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 15:37
Blackberry Smoke US - Rusty Roots BE au Muziekodroom - Hasselt le 10 juin 2015

Mitch ZoSo Duterck

BLACKBERRY SMOKE

2015.06.10 – Muziekodroom, Hasselt, Belgium

BLACKBERRY SMOKE

2015.06.10 – Muziekodroom, Hasselt, Belgium

01. Six Ways To Sunday.
02. Leave A Scar.
03. Let Me Help You (Find The Door).
04. Pretty Little Lie.
05. Living In The Song.
06. Rock And Roll Again.
07. Good One Comin' On.
08. Crimson Moon.
09. Scare The Devil.
10. Sleeping Dogs.
11. Shakin' Hands With The Holy Ghost.
12.Wish In One Hand.
13. The Whippoorwill.
14. Lucky Seven.
15. One Horse Town.
16. Up In Smoke.
17. Ain't Got The Blues.
18. Too High.
19. Shake Your Magnolia.
20. Holding All The Roses.
21. Up The Road.
22. Ain't Much Left Of Me.

Grande première en ce qui concerne le lieu, le Muziekodroom à Hasselt. Si vous faites confiance aux appareils de guidage du style GPS, assurez-vous que le votre soit de bonne qualité et que l'adresse encodée soit la bonne. Bref, après une visite didactique de Beringen et de sa banlieue « Tom Tom » prend le relais sur « Produit Blanc » et de chicanes en travaux nous voilà enfin arrivés à bon port, à quelques brasses du Canal Albert (Albert Kanaal en v.o.). Le temps de saluer mon pote Luc, je gravis les marches (ça se fait beaucoup en cette période de l'année) non pas pour recevoir mon césar mais pour retirer mon sésame me donnant accès au backstage. On m'attendait, Scott, le tour manager de Blackberry Smoke a parfaitement fait son travail.
Me voici conduit dans une loge où m'attend Brit Turner, le batteur du band d'Atlanta bientôt rejoint par Mr. Charlie Starr himself, guitariste-chanteur et leader de la formation. Interview super relax et très conviviale, comme avec tous les artistes américains d'ailleurs. Ils ont ce côté relations publiques qui fait parfois défaut aux autres.
Retour en salle pour la première partie assurée de fort belle manière par les belges de

Rusty Roots, un groupe qu'on est content de voir, un band dont on se dit qu'on a bien fait d'être arrivés à l'heure.
Déjà quatre albums à leur actif, cela mérite le détour même si le genre est déjà connu et n'apporte rien de neuf, cela ne nous empêche pas d'apprécier ce qui est bien fait non ?
21h30, Blackberry Smoke prend possession de la scène et dès le premier accord, on reçoit un direct, « boum » ça cogne et ça enchaîne sans reprendre son souffle. Avec cinq albums à son actif, le groupe peut déjà se permettre de nous jouer un « best of » et c'est ce qu'ils vont faire nos sudistes.
De manière globale, le son est moins parfait qu'au Depot à Leuven le 29 octobre dernier, la voix de Charlie est parfois un peu sous mixée mais c'est un détail.
Dans le Rock Sudiste, il y a selon moi les deux chefs de file incontournables que sont Lynyrd Skynyrd et les Black Crowes. Il y a toujours eu un chaînon manquant : Blackberry Smoke est celui-là ! Qualifiés de trop Country pour être Rock et trop Rock pour être Country, ne croyez pas pour autant qu'on a la sensation d'être assis entre deux chaises, pas du tout. Blackberry Smoke à sa propre identité et une marque de qualité indéniables.
C'est plein de toutes ces racines qui font la richesse et la diversité de la musique américaine et celle des Etats du Sud en particulier. C'est un menu concocté pour les fins gourmets, savamment dosé de Blues, de Country, de Rock, de Blue-Grass. Un régal pour ceux que la culture du hamburger n'a pas encore pourri.
En 22 chansons dont « Sleeping Dogs » un medley incluant une superbe version de « Your Time Is Gonna Come » de Led Zeppelin, les hommes d'Atlanta ont rallumé le grand incendie qui dévasta la ville lors de la guerre de Sécession pour le transporter en terre flamande. C'est chaud, très chaud. Si vous fermez les yeux, vous vous surprenez à penser que vous assistez peut-être à un concert du Allman Brothers Band ou des Black Crowes, lorsque ceux-ci partent dans les longues jams dont ils ont le secret.
Une mention spéciale pour cette magnifique interprétation de « The Whippoorwill » tout en climats et en ambiances.
Avec « Ain't Got The Blues » on plonge en plein dans ce côté bluesy estampillé « Made in U.S.A » que le public reprend en choeur. Deux bombes un peu plus hardeuses : « Up in Smoke » et « Shake Your Magnolia » et trois rappels plus tard, les lumières se rallument sur les visages souriants d'un public comblé. La fête a duré presque 1h50, et ça m'a paru beaucoup plus court je vous l'avoue. Quand c'est bon, c'est toujours trop court. Le retour en Europe est prévu en octobre, pour le moment il y a 13 dates à faire avant de rentrer pour une tournée américaine lors de laquelle ils vont ouvrir pour ZZ Top, excusez du peu…
Allez, à bientôt Gentlemen et merci pour cette soirée qui fera date dans mes souvenirs de concertiste.

Blackberry Smoke US - Rusty Roots BE au Muziekodroom - Hasselt le 10 juin 2015
Blackberry Smoke US - Rusty Roots BE au Muziekodroom - Hasselt le 10 juin 2015
Blackberry Smoke US - Rusty Roots BE au Muziekodroom - Hasselt le 10 juin 2015
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 13:32
Angström au Bonnefooi - Bruxelles, le 9 juin 2015

Attablé au comptoir, tu examines le menu de la semaine, griffonné à la craie sur le tableau noir, Tuesday June 9: Angström, 9PM ( electro pop/trip hop).

21:50' pas encore d'Angström dans le coin réservé aux musiciens, quelle chierie les horaires élastiques!

Sinon, le zinc s'est honnêtement peuplé, à 9 h il était aussi désert que ton frigidaire, suffit d'attendre le bon vouloir du trio composant ce nouvel ensemble, une légère tracasserie, désormais se faire servir un demi exige du flegme!

22:00, Angström prend place.

On sait, t'es super brillant au Trivial Pursuit et tu n'ignores pas que Anders Jonas Ångström est un physicien suédois ayant donné son nom à l'unité de longueur d'onde qui reste très utilisée en cristallographie pour la mesure du paramètre cristallin.

C'est pas Jésus, le Christ?

Ma croix, c'est toi!

Angström est né, il y a moins d'un an, de la combinaison de l'habileté de bidouilleur de Tom Moons et des talents vocaux de Gudrun Roos.

Gudrun Roos, la rouquine vue avec Le Comptoir du Désir et Cafe Con Leche?

Oui et quelques backings pour des célébrités, Arno, par exemple.

Tom Moons a fait partie de LANI, a collaboré avec Gowax, a sévi comme disc jockey sous l'identité DJ Jharu et, si on remonte plus loin, a été enfant de coeur dans sa paroisse natale, il manipule les synthés, la basse, la guitare et tripote un laptop.

Ce soir le duo est accompagné par Glenn Engelen ( ex-Sex Toys) aux drum pads.

'Inhale' ouvre.

Du trip hop/ trippy electronica comme promis, un groove glacé à la Trentemoller et des vocaux, te rappelant Sneaker Pimps, évoquant un monde polaire mystérieux.

Bon début!

Bonsoir, goeienavond, we are Angström!

'Obsessed' et ses dreamy vocals incorpore un élément gothique à l'esquisse.

Une vingtaine de clients se sont approchés pour onduler, plus ou moins élégamment, au son des sensual beats proposés par le trio.

C'est notre premier live set confie Gudrun avant d'amorcer ' Sweet memories' et son background disco.

' Stop chasing me' attire encore plus de monde sur le dancefloor.

Inévitablement les papes du genre refont surface: Portishead ou Massive Attack ( époque Shara Nelson), mais aussi des bands catalogués downtempo/chillout tels que Emperors New Clothes ou Thievery Corporation, tu y ajoutes un filament de Communards ou même de Grace Jones pour te faire une idée du cocktail proposé.

Une sixties lovesong à la sauce electro?

Voici 'Hide' et sa guitare lyrique.

En hommage à Luc Devos , 'Angel' librement adapté de 'Engel' de Gorki.

Ce titre aux couleurs rock s'éloigne de la sphère lounge que l'on retrouve avec le dansant et spacey ' Pills'.

Après 'Who are you' servi en formule slow pop, Gudrun s'inquiète : I hope you're in a dancing mood coz I feel like dancing... ' Freak' devrait casser la baraque sur nos ondes, malheureusement plus sur celles de FM Brussel condamnée à disparaître .

Formidable Gudrun, l'atout majeur du projet!

Bonnefooi, merci, c'est la dernière du set: ' The Echoes of my mournful song', au croisement de la pop des Cardigans et du mix proposé par Morcheeba.

Malgré quelques imperfections techniques, un premier concert promettant de beaux lendemains!

Bis

L'alarmant ' No sound'!

Angström au Bonnefooi - Bruxelles, le 9 juin 2015
Angström au Bonnefooi - Bruxelles, le 9 juin 2015
Angström au Bonnefooi - Bruxelles, le 9 juin 2015
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 05:27
Décès d'un monument de la easy listening music: James Last!

Hans Last ( Brême 1929) apprend à jouer de divers instruments à la Reichs-Militär-Musikschule Bückeburg pour rejoindre le Hans Günther Oesterreich's Radio Bremen Dance Orchestra après la guerre.

Il dirige le Last-Becker Ensemble, comprenant outre certains de ses frangins, Helmut Zacharias au violon.

Le groupe est dissous après 7 ans, Hans devenu James Last est engagé chez Polydor comme arrangeur musical, ainsi, il arrangera pas mal de hits pendant cette période, notamment pour Caterina Valente ou Freddy Quinn.

Peu après sortent ses propres albums sur lesquels il enregistre des big band covers de succès internationaux, sa discographie devient pléthorique, à chaque tombola organisée lors d'une kermesse aux moules, au bal du maire de Saint-André de Virelle, à la fancy-fair du Chiro de Zonnemoerkerke, tu avais la chance de remporter un 33 tours du chef d'orchestre allemand.

Décemment tu ne pouvais pas tous les offrir à ta belle-mère!

James comptait de fervents admirateurs mais également des détracteurs farouches décriant cette muzak bas de gamme, cela n'a pas empêché Herr Last d'écouler plus de 80 millions d'albums.

Qui dit mieux?

James Last s'est éteint ce 9 juin!

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:45
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015- Bis

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015

par Hexagen BxL

Et bien au final il n'était pas si mal que ça ce concert de Liturgy à l'AB Club. Dimension épique, son bien massif, et retranscription plutôt très fidèle sur scène de ce drôle d'objet qu'est "The Ark Work". A la limite, on peut leur reprocher une propension à peut-être trop en faire en termes de "couches musicales", qui peut en conséquence amener à une certaine lassitude auditive au bout de 30-40 minutes de set (quoique le final fut paradoxalement le morceau qui nous a le plus emporté), ajouté à un léger manque de présence scénique. En revanche il faudra vraiment m'expliquer pourquoi ils sont catégorisés BM...

Quant à la première partie, alors là, ce fut une surprise totale et magnifique. Un voyage dans une bulle hors du temps en compagnie de Circuit des Yeux, projet de Haley Fohr, chanteuse guitariste qui vous emmène aussi loin qu'ont pu le faire en leur temps un groupe comme Extra Life, par la grâce d'une voix étonnante, à la fois enveloppante et pénétrante, rehaussée par un jeu folk blues expérimental tirant parfois sur le drone. La sensation qu'un ange désabusé, atterré par le manque d'espérance de l'être humain ne sachant se préparer aux grands bouleversements et changements à venir, venait nous indiquer le chemin à suivre à travers un avatar intemporel, en s'adressant directement à nos âmes. Un grand moment de beauté, d'espoir et de plénitude, et l'un des concerts de l'année.

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015- Bis
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015- Bis
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:17
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015!

Et, ce soir?

Rendons grâce à Dieu...

Tu vas à la messe?

Oui, à l'AB pour 'Liturgy' !

Tu sais ce que dit Artaud: "les prêtres fuient dans la liturgie de la messe les spasmes du Crucifié".

Florence Arthaud?

Fais pas le malin!

Partout tu lis que Hunter Hunt-Hendrix ( le leader de Liturgy) est l'ultime théologien du Black Metal, ce fout-la-merde ( selon un certain Clément Mathon, rien à voir avec Lantin) a pondu un manifeste intitulé 'Transcendental Black Metal'. Une littérature qui ne plaît pas à tout le monde, les termes arrogance, lack of modesty, condescendance, étant les plus gentils qu'on puisse lire chez un pas content qui ajoute élégamment: your manifesto comes off as little more than masturbation...

Avec JP, nous sommes curieux de nature on est parti assister au show de Liturgy à Bruxelles.

Support - Circuit des Yeux!

Oui, doc, le nerf optique?

Non, mademoiselle Haley Fohr de Chicago qui a déjà quelques albums à son actif, le dernier 'In Plain Speech' est sorti chez Thrill Jockey il y a peu.

Une timide jeune fille rapplique, armée d'une douze cordes, elle prend place sur un siège, se présente... Hello I'm Circuit des Yeux from Chicago, my luggage, tu lis quasi tout son matos, est resté coincé en Islande, I'll play an acoustic set tonight.

Quelques accords discrets, puis une voix grave, dramatique, résonante, que ton esprit refuse d'associer à la jolie jeune personne.

Ce baryton fluide, étonnant, qui te cloue au sol, se greffe sur un jeu de guitare aux consonances psychédéliques rappelant les Byrds des sixties.

La première plage de plus de huit minutes te refile des frissons à l'instar du travail d'une Jarboe ou d'un Michael Gira, voire de Chelsea Wolfe.

D'autres avancent un croisement entre Antony Hegarty et Poly Jean, on peut les comprendre.

Un second lament ( 'Lithonia'), tout aussi désopilant, suit la sombre entrée en matière.

Hormis quelques invétérés et bavards boit -sans-soif, accoudés au comptoir, le public se laisse envelopper par l'univers méditatif de Miss Fohr qui nous narre une nouvelle complainte de son timbre incantatoire.

Si JP délaisse ses objectifs pour applaudir, c'est que l'article est de qualité.

Elle amorce le blues psychédélique habité ' A story of this world' .

David Eugene Edwards te vient à l'esprit tandis que son chant viscéral vient agresser tes neurones.

Scandant, bégayant et tremblant comme un roseau secoué par une bise glacée, ...horse shoe ...it was a horseshoe ... tu te dis que Patti Smith a une digne héritière en la personne de Circuit des Yeux.

Un mot sur son jeu de guitare en picking, qui sans atteindre les sommets d'un Richard Thompson est plus qu'acceptable.

Une dernière composition issue de ' In Plain Speech', 'In the late afternoon' termine ce set intense et peu banal.

Liturgy

alias, Hunter Hunt-Hendrix – vocals, guitar / Bernard Gann – guitar/ Greg Fox – drums et Tyler Dusenbury – bass guitar.

Pas un mot, Hunter Hunt-Hendrix émet un murmure bourdonnant puis le met en boucles, Tyler s'étire en pensant aux leçons de stretching de Jane Fonda, ce bruit de fond persiste pendant 120 secondes, lorsque le renard derrière les caisses fait mine de frapper celles-ci, pan, une déflagration ahurissante, assourdissante nous surprend, un mur sonore monstrueux nous ébranle et nous laisse pantois comme dans un état second.

C'était quoi?

Un tremblement de terre, un V2, un mammouth déambulant sur le boulevard, une armée de djihadistes... non Liturgy qui entame son set.

Comme les gars s'ébattaient sans setlist et que les vocaux du leader étaient du genre incompréhensible, on s'avance sur terrain miné en t'annonçant que la gentille ritournelle pouvait répondre au titre de ' High Gold', ouvrant l'album 'Aesthethica' de 2011.

Quelques effets de clochettes, tous les samples émanent du pédalier du chasseur, amorcent 'Follow' une première pièce issue de 'The Ark Work', un chant incantatoire fascinant couvert par un bruit répétitif, martelé en mesure.

Franchement, il n'y a pas mieux comme lavage de cerveau, les autorités tchèques auraient pu utiliser la méthode en 1952, Artur London aurait avoué après deux heures de ce traitement, mais non, il a fallu l'empêcher de dormir pendant des semaines pour arriver à un résultat probant.

Pas de répit, une troisième grenade est dégoupillée, 'Kel Valhaal' , non Moussa c'est pas halal mais ça fait mal.

Les soldats de l'apocalypse se dirigent en rangs serrés vers les les lignes ennemies, ça craint, t'as jamais été fort au Stratego!

Le son est métallique, grinçant, massif, oppressant, sans failles, il n'y a aucune issue, tu marches avec eux ou ils te réduisent en bouillie. Même lorsqu'ils font mine de s'arrêter de jouer, la machine infernale continue à tourner pour te rendre fou.

T'es encerclé, l'étau se resserre, t'étouffes, merde, pas de lucarne à l'AB, de l'air svp, t'angoisses, si tu t'en sors vivant tu promets d'être affectueux avec ta femme, tu ne boiras, ni ne blasphémeras plus, t'allumeras des cierges et tu t'achèteras un missel, t'avais échangé le tien contre une Maes, et, oui, tu paieras des chopes à RickyBilly ( Follow II - Quetzalcoatl ).

Virage doom, 'Veins of God', une frappe lourde, une basse d'outre-tombe tandis que les guitaristes attendent leur heure, le morceau Black Sabbath de la soirée.

Une chose te chatouille les côtes.

Esmeralda, une allumée, beurrée comme un Polonais ayant touché son salaire, elle pousse un vagissement pas humain tout en arrosant ses escarpins de fade bière.

Greg: je m'éponge et on retourne au front, c'est reparti pour le démoniaque 'Reign Array'.

Merde, Esmeralda, t'es qu'une pouffe, que tu rinces tes grolles à la Maes on s'en branle, mais mes pompes, elles ont été cirées il y a deux mois et puis mets un terme à tes mouvements désordonnés, tes coups de coude répétés m'indisposent, t'aurais été giflée si tes trois copains n'avaient pas eu cette tronche patibulaire.

Un timide thank you sort des lèvres de Hunter Hunt-Hendrix, a last song il dit, 'Generation'.

Nouveau beuglement de la dingue, mais godv. elle parle, et c'est pas Esmeralda, elle a l'accent de Napoli, Donatella, t'aurais mieux fait d'aller au concert d'Eros Ramazotti, bella.

Liturgy quitte l'édifice.

Un double bis dont peut-être 'Pagan Dawn' nous permet de nous extasier devant le jeu athlétique du batteur tandis que ses copains imposent une dernière fois le silence en balançant ce Transcendental Black Metal d'une efficacité phénoménale.

Tu ressors à moitié K O de l'AB pour aller t'en jeter une chez les civilisés.

photos: Jp Daniels - concert monkey

circuit des yeux

Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015
Liturgy + Circuit des Yeux @ Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 8 juin 2015
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 04:54
Whocat - EP Blueprints.

Whocat?

Tu connais pas ce chat de gouttière imaginé par une certaine Franny Walsh, ce matou a déjà visité la Louisiane, il semble que son prochain trip doive le conduire en Caroline du Nord...

C'est pas le même chaton, Whocat has a groovy fur, signale sa maîtresse Sara Moonen ( vocals, acoustic guitar) et ses compagnons Joris Lindemans (double bass), Benoit Minon (guitar), Davy Palumbo (drums & percussions).

L'animal a été adopté en 2012, dans sa litière écologique, biodégradable et hydrophile, des éléments jazzy, funky, pop et nu soul.

Jusqu'ici la carte de visite mentionnait le single 'Breeze', un nouvel effort discographique doit officiellement voir le jour en octobre 2015, un EP six titres 'Blueprints'!

Un passé, ces braves gens?

Certains assurent avoir entendu Sara se charger des backing vocals pour Busty Duck.

La contrebasse de Joris s'est promenée chez Sara So Far, le Sweet Jazz Orchestra, Parbleu, le Jens Maurits Orchestra ou le David Thomaere Quartet.

Benoît Minon, et pas minou, dirige son propre trio et a sévi ou sévit au sein de Cave Canem quand il n'accompagne pas les poètes Mathias Bressan ou Matthieu Thonon.

Davy Palumbo est cité chez 99 jazzmen nationaux, de Alexandre Cavalière à Igor Gehenot en passant par Bert Cools.

En dehors son propre sextet, il se produit actuellement ( e.a.) chez Kabassa Tribal Squad ou Supermazoo!

Quoi?

Busy cats!

Blueprints

All lyrics: Sara Moonen

Compostions &arrangements: Sara Moonen &Whocat.

' Two steps back', qui ouvre, baigne dans des eaux sophisti-pop rapprochant la composition de certaines plages d'Everything but the Girl, Scritti Politti ou Aztec Camera sans les gimmicks eighties.

Le ton est à la nonchalance, à la désinvolture, les petits soli jazzy ( contrebasse, guitare) se succèdent tandis que la voix limpide de Sara te caresse les pavillons.

Une superbe entrée en matière.

L' introduction de cordes ( Claire Bourdet, Sébastien Taminiau, Karel Coninkx et Emilie Wanying Koang) installe 'Lady' dans la catégorie baroque ou chamber pop, rappelant l'esthétisme de bands tels que Divine Comedy ou Belle and Sebastian, les élans progrock de la guitare offrant des résurgences King Crimson.

L'éclectisme est souverain chez Whocat, 'Fishy Five' est amorcé aux percussions tribales ( cf. ' A night in Tunisia 'version Dizzy Gillespie) ) sur lesquelles viennent se greffer des vocaux sunshine pop soutenus par une basse obsédante.

Le titre nous renvoie aussi bien vers les 5th Dimension que vers le swing.

Une nouvelle réussite.

Virage hip hop/jazz/funk avec 'Citizens', featuring la trompette de Laurent Blondiau, un titre canaille t'invitant à te déhancher en mesure.

Place au titletrack ' Blueprints', à son groove sémillant et au crooning insolent de la souriante Sara.

Tout baignait, lorsque brusquement une méchante guitare vient déchirer la rengaine, retour au calme, tu te surprends à fredonner ...blueprints on my body... avec la demoiselle.

Tu dis, Clelia?

Merde, oui, je suis tout bleu!


On termine tout en douceur avec le downtempo intimiste de près de huit minutes 'Speaking in silver'.

La lente et grave amorce à la contrebasse invite la douce voix à papillonner sur un fond sonore feutré, l'esprit serein, par la fenêtre ouverte sur le jardin, tu te surprends à fixer les caprices d'une feuille de paulownia voltigeant au gré d'une brise tiède.


C'était quoi cet album, demande-t-elle?

Whocat!

C'est belge?

Oui!

C'est bien!

Le 13 juin Whocat se produit à Den Hopsack, Antwerpen!

Whocat - EP Blueprints.
Whocat - EP Blueprints.
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 20:20
Engelbert Humperdinck @ Lotto Arena - Antwerpen - le 6 juin 2015

Live Nation event

Engelbert Humperdinck @ Lotto Arena - Antwerpen - le 6 juin 2015

Le billet de JPROCK :

En avril 1967 Engelbert Humperdinck connaît un immense succès avec « Release Me » qui met fin à la suprématie des Beatles dans les charts anglais et empêche leur dernier 45T Penny Lane-Strawberry Fields Forever d’accéder à la première place des hits parades.
Depuis cette époque Engelbert, qui fut un des rares crooners à être l’ami intime d’Elvis, foule les planches des scènes du monde entier et à l’aube de ses quatre vingt printemps le voilà ce soir sur la scène du Lotto Arena pour un show très pro durant lequel il interprète la plupart de ses gros hits et quelques titres de son dernier album de duos « Engelbert Calling «.
Bien sûr sa silhouette n’est plus aussi svelte qu’à sa grande époque et sa jambe droite est un peu raide, mais l’homme en impose et possède toujours une voix puissante même si celle ci est solidement amplifiée par un micro qu’il tient assez loin de son visage.
Derrière lui on trouve un band composé de musiciens assez jeunes qui assurent un max et deux jolies chorristes qui de temps en temps entourent notre homme avec sensualité et ajoutent une touche charme supplémentaire à son show.
Dès « Another Time , Another Place « , le genre de titre qui vous vrille l’esprit en moins de deux, le public est conquis.
Suivront une multitude de hits parmi lesquels on peut épingler entre autres , « Spanish Eyes « , « The Last Waltz, « Les Bicyclettes de Belzize » , » Quando, Quando, Quando « « Something About The Way You Look Tonight » , « I Can 't Stop Loving You « et « Make You Feel My Love » chanté avec un bandana autour de la tête à la Willie Nelson son compagnon de duo pour ce titre sur le dernier album.
Engelbert reprend aussi Bruce Springsteen avec " I’m on Fire « coiffé d’un Stetson et évoque son duo avec le géant Gene Simmons célèbre bassiste de Kiss sur « Spinning Wheel « . Il nous explique que sa grande taille impressionnante l'obligeait à se mettre sur ses doigts de pied pour lui faire la bise quand il arrivait au studio et ne se gène pas pour nous tirer la langue à la manière de The Demon. Car l’homme a de l’humour et même s’il se la joue un peu Las Vegas par moment il reste très humble pour un artiste qui a vendu plus de 150 millions d’albums dans le monde !
Après 105 minutes d’un show durant lequel on ne s’ennuie jamais l’homme prend congé après avoir interprété " Release Me" repris en choeur par le public.
Quelques foulard abandonnés aux dames des premier rangs et l’homme aux rouflaquettes imposantes inspirées par Elvis repart vers les coulisses un grand sourire aux lèvres. Le public en veut plus et le rappel avec l'interprétation touchante de " For The Good Times" achève de faire chavirer les coeurs de ses dernières admiratrices.
A la base ce n’est pas vraiment mon style de musique même si certains de ses titres me rappellent des souvenirs d’enfance, mais je dois avouer que j’ai passé une excellente soirée avec un artiste qui, qu’on le veuille ou non, reste une megastar incontournable.
Et depuis cette soirée anversoise je me surprend souvent à fredonner « Release me » et « Another Time Another Place » .
C'est bien la preuve que ses titres me hantent même margé moi…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Engelbert Humperdinck @ Lotto Arena - Antwerpen - le 6 juin 2015
Engelbert Humperdinck @ Lotto Arena - Antwerpen - le 6 juin 2015
Engelbert Humperdinck @ Lotto Arena - Antwerpen - le 6 juin 2015
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 07:14
Vεκρός: trois nouveaux noms, Ronnie Gilbert, Allan Fryer, Jean Ritchie !

Jean Ritchie, surnommée the mother of folk, est décédée le 1 juin ( aged 92).
Singer, songwriter et musicienne ( dulcimer), Jean Ritchie, native du Kentucky, se lie d'amitié avec Alan Lomax qui l'enregistre, à l'époque, à la fin des années 40, elle se retrouve sur scène avec e.a. Pete Seeger, Woody Guthrie ou the Weavers.
Elle épouse George Pickow, régisseur et photographe, le couple poursuit un travail de recherche similaire à celui d'Alan Lomax et enregistre +/- 300 chansons que les émigrés britanniques avaient emmenées dans leurs bagages en s'installant dans les Appalaches.
Sa discographie compte une quarantaine d'albums.

Allan Fryer était le chanteur du heavy metal band australien Heaven.
Un cancer l'a emporté le 4 juin.
Anecdote, Allan Fryer avait été pressenti pour remplacer Bon Scott au sein d'AC/DC.
Heaven a sorti quatre albums studio, a splitté plusieurs fois, pour se reformer avec de nouvelles têtes, près de 25 musiciens ont défilé dans le line-up du combo.


Ronnie Gilbert, comme Jean Ritchie, était une figure de proue du monde folk.
Elle était un des membres originels des Weavers formés en 1948, les autres se nommaient Lee Hays, Fred Hellerman et Pete Seeger.
Le groupe, catalogué communiste, était sur une liste noire au début des années 50, il a jeté l'éponge en 1953.
Ronnie Gilbert devient activiste, se rendant à Cuba, à Paris pendant les événements de mai 68, fait du théâtre, obtient un diplôme en psychologie clinique et se lance comme thérapeute.
Elle est décédée le 6 juin à 88 ans.

Vεκρός: trois nouveaux noms, Ronnie Gilbert, Allan Fryer, Jean Ritchie !
Vεκρός: trois nouveaux noms, Ronnie Gilbert, Allan Fryer, Jean Ritchie !
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 08:13
Nick Marsh passed away on June 5 after a battle with cancer.

Nick Marsh ( guitare/vocals) et James Mitchell (drums) forment Flesh for Lulu en 1982, après avoir recruté Rocco ( guitar and vocals) et Glen Bishop (bass), ce dernier est vite remplacé par par Kevin Mills.

'Flesh for Lulu' sort en 1984, Polydor les vire pour pauvres ventes.

Le groupe poursuit sa route alt.rock/new wave/gothic rock, sort encore quelques albums avant de déclarer forfait en 1992.

Marsh le remettra sur les rails en 2013 avec un line-up modifié.

Et entretemps?

Il a été embrigadé chez le band qui qualifie sa potion de Bourbon Soaked Gypsy Blues Bop'n'Stroll - In Black"N"Red, les déjantés The Urban Voodoo Machine.

Ainsi on eu l'occasion de le voir au Roots and Roses de 2013.

Le groupe lui rend hommage sur son site:

Nick Marsh 1962 – 2015

Dear Brothers and Sisters,

It is with tremendously heavy hearts that we must announce that our dear brother Nick Marsh lost his courageous battle with cancer this morning. As you can imagine The Urban Voodoo Machine and it’s entire extended family are deeply saddened and reeling at this sudden and horrible news. Our immediate thoughts go out to Nicks family, most especially his partner Katharine Blake and their daughters Ava and Rosa. A full tribute will follow shortly, in the meantime should you wish to send messages of the support to Katharine and the girls please do so by visiting the Marsh Family Cancer Crisis Fund page at http://www.gofundme.com/marshfamily and perhaps leave a small donation whilst you are there.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 06:35
Yael Naim - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 4 juin 2015

Yael Naim - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 4 juin 2015

Live Nation/Botanique.

Cinq ans se sont écoulés entre 'She was a boy' et 'Older', sorti en mars.

Cette absence prolongée explique-t-elle le fait que l'Orangerie n'affiche pas sold-out alors que la jeune maman franco-israélienne a déjà rempli l'AB ou le cirque Royal?

Les fans ( public d'âge moyen, pas vraiment rock'n'roll) ne s'en soucient guère et ont réservé une ovation, méritée, à celle qui s'estime être devenue older.

Valérie?

Magnifique concert!

Pas de support, vers 20:20, Yael Naim et son mari, David Donatien, décident d'entamer le concert en formule duo, David, assis, à la basse, sa compagne, debout, à la guitare et au chant, une ballade décorée d'effets de voix dramatiques, 'If you could see'.

Aucune crainte à éprouver, la voix n'a pas changé, chaude, exceptionnelle.

Un hic, un abruti a cru bon d'actionner la ventilation qui produit un bruit infernal.

Direction le fond de la scène, derrière le pianoforte, David à la batterie, entrée en piste de notre Daniel Romeo, affublé d'un melon et de petites lunettes de mafioso, la basse est entre de bonnes mains, et d' un trio outrageusement fardé, trois membres androgynes des 3sOmEsiStERs ( Sophie Fustec, Florent Mateo et Bastien Picot) , ces divas extravagantes et talentueuses assurent les choeurs et/ou ajoutent quelques couches de claviers aux compositions.

Un moment de silence suivi d'un battement de mains, un xylophone naïf, le délicieusement pop 'I walk until' est sur les rails.

Bonsoir Bruxelles, les musiciens attaquent 'Make a child', derrière ses touches Yael chante, on n'entend que dalle, le micro a rendu l'âme.

Improvisation, un médecin à la rescousse, un massage cardiaque, un pontage, seconde tentative, ' bonsoir Bruxelles' , c'est parti pour le chant choral rythmé 'Make a child' , superbe boulot des copines de Conchita Wurst.

Le blues/soul gospel intimiste ' Dream in my head' nous montre à quel point la voix de Yael est riche en possibilités.

Registre Adele, Duffy, une plage s'attaquant à tes entrailles!

Elle enchaîne par un impromptu annonçant l'improbable et impressionnant ' Coward' et son canon liturgique.

Les rapprochements avec les titres les plus baroques de Queen ne sont pas usurpés.

Une claque magistrale que Bruxelles n'a pas encore vraiment digérée quand la troupe choisit de lui balancer la version jazzy de 'Toxic' et son crescendo atteignant des sommets vertigineux.

La jolie berceuse 'Ima', psalmodiée en hébreu et créole, va calmer les ardeurs.

'Trapped', précédé de considérations autobiographiques et philosophiques, joue la carte soul pop et pourrait cartonner dans les charts internationaux.

Cheveux libérés, virage pop, voici le pétillant 'Take me down', un mix Charlie Winston/Katy Perry.

C'est à la guitare qu'elle décide de nous emmener, sur fond reggae, pour une baignade collective, 'Go to the river'.

Pas encore tout à fait sec après les ablutions, on nous convie au gospel' Walk Walk', Yael et les trois 3sOmEsiStERs sur une ligne entament un pas de danse suggestif , l'Orangerie accompagne en battant des mains.

L'énorme hit 'New Soul' déclenche l'enthousiasme, il achève le set 'normal'.

Bis

Solo, un titre des débuts ( 2007), 'Paris', une rengaine gracieuse, bilingue ( français/hébreu).

L'équipe revient au complet .

Tu comprends, la suivante s'appelle ' Sea set', non, 'sucette' dixit Valérie, on doit faire partie des 360 millions de personnes souffrant de déficience auditive incapacitante, le morceau allègre s'intitule ' She said'.

Sophie vient pianoter ( brillamment) aux côtés de Yael avant de grimper sur l'auguste instrument puis se payer un audacieux saut de ballerine.

Bye, bye.

Second retour.

Un duo conjugal pour le titre donnant son nom à l'album, 'Older' et enfin, une dernière perle, dédiée à sa grand-mère décédée, le lamento poignant 'Meme Iren song'.

Concert diapré ayant ravi l'assistance.

Yael Naim - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 4 juin 2015
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Yael Naim - Orangerie du Botanique - Bruxelles - le 4 juin 2015
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