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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:07
The Hacienda EP by The Hacienda

The Hacienda EP by The Hacienda

Black Candy Records (IT)

Tracklist:

1. Indian Love

2. Dead Boy

3. She's Mine As The Sun

4. North Pole

5. Too Late

Recorded at Fish Factory Studios, Dollis Hill, LONDON

Mixed at El Dorado Studios, Seven Sisters, LONDON

Mastered at Trakworx, South San Francisco, CALIFORNIA

Le groupe florentin The Hacienda, né en 2005, n'a pas choisi sa dénomination par hasard, ne va pas imaginer que l'origine de leur patronyme est andalouse ou mexicaine, c'est bien le club mythique de Manchester qui justifie leur choix.

Ce ne sont pas Eros Ramazzotti, Umberto Tozzi, Toto Cutugno ou Andrea Bocelli qui ont poussé Alessandro Gianferrara - Guitar and Vocals/ Gimmy El Helou - Drums/ Andrea Palombi - Bass/ Francesco Perini - Keyboards and Organs et Donato Guitto - Guitar à se lancer dans la musique.

Leur intérêt va vers la perfide Albion: Oasis ou Beady Eye, les Kooks, les Arctic Monkeys, la Britpop, quoi, mais aussi les plus anciens, les Jam du mod par excellence Paul Weller, The Who The Kinks sont des influences majeures.

Il fatto di non essere nati in terra d’albione mais à Firenze ne les pas empêcher de s'exprimer en anglais.

Leur disco comptait à ce jour un EP, sorti en 2009, l'album 'Picking Pennies Off The Floor' en 2011 et un split EP avec Wemen en 2012.

Cet octobre un nouvel EP, 'The Hacienda', s'ajoute à la liste.

Le cinq titres débute par 'Indian Love', du psychedelic pop que tu peux rapprocher de Jacco Gardner. et dont l'écoute convient très bien par cette météo été indien.

En dehors de tous les artistes du UK cités précédemment, tu peux ajouter les Electric Prunes ou les Blues Magoos, l'orgue flower power de Francesco Perrini sonne d'ailleurs furieusement années 60.

La même remarque vaut pour le downtempo 'Dead Boy', des vocaux chatoyants, fuzz tones, tremolo and reverb, un mix délicieusement désuet de sunshine pop et d'acid pop à la Syd Barrett.

Les guitares exultent sur le nerveux 'She's mine as the sun'.

Un titre, aussi effervescent que le meilleur Asti, que tu peux rapprocher des Stone Roses.

La suivante, 'North Pole' réussirait à faire danser les derniers représentants de l'espèce des ours blancs en voie d'extinction.

L'orgue se taille à nouveau une sérieuse part du gâteau.

L'extended play se termine par 'Too late', le morceau le plus rock de la rondelle.

Un brin de blues, des saveurs boogie, ça déménage salement du côté de l'Arno.

'The Hacienda', un EP que tu peux écouter en boucle sans qu'il ne te lasse.

Un dernier mot: the artwork has been designed by Ian Skelly (The Coral, Serpent Power)!

The Hacienda EP by The Hacienda
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 08:47
Album - Vanessa Philippe "My Man"
Album - Vanessa Philippe "My Man"

Album -Vanessa Philippe "My Man".

Troisième album pour la séduisante chanteuse/globe-trotter Vanessa Philippe.

En 2006 sortait 'La Dérive', elle est repérée par Les InRocks, tourne surtout en Île-de-France pour sortir un second opus en 2011, 'La fille sans qualités' , inspiré du roman Spieltrieb ( titre français

'La fille sans qualités') de Juli Zeh.

Le single coquin, 'Les Seins', passe pas mal sur les ondes.

2015: un nouvel effort discographique, "My Man", onze titres, de beaux noms sur la pochette: Marianne Dissard à la réalisation et Naïm Amor à la composition et comme musiciens, Yan Péchin ( guitare), Arthur Vint ( drums) et Scott Colberg ( basse.

Vanessa gazouille en français et en anglais.

'Fly like a butterfly'

Quoi de plus gracieux qu'un petit papillon qui virevolte de fleur en fleur...

Un brin de psychédélisme seventies, des arrangements soignés et aériens, on peut comprendre son admiration pour le Velvet, on y découvre même des nuances Syd Barrett.

Une plage que tu peux aisément réécouter trois fois d'affilée.

'My man'

Quel contraste entre la voix douce de Vanessa et la guitare acérée de Yan Péchin.

Là où d'aucuns avancent Jane Birkin ou Françoise Hardy on préfère hasarder Feist qui, elle aussi, chante son homme, 'My moon, my man'.

Superbe titre, en tout cas!

'Some days, some flowers'

On cite Filles Sourires en 2011, "Vanessa has a very sweet voice, which she uses exactly as we like it here: sweet and tender ";

Cette description convient admirablement à cette rêverie à nouveau déchirée par les riffs de Monsieur Péchin.

Près de six minutes de pur bonheur!

'Laissez-moi'.

Un premier titre dans le vocable de François Villon.

Mai 2015, Music Books And Poems: "Telle une danseuse, en équilibre, fragile, sur les notes de guitare de Naïm Amor."

Rien à ajouter?

Si, Edgar Degas eut apprécié!

'Quand je te vois'

Un rythme énervé pour ce titre au background rock. Arthur cogne sec, la basse de Scott ronronne à foison, la guitare métallique finit par déraper au final tandis que Miss Philippe, en minaudant, susurre une lovesong à son biquet.

'Talon minute'

Talon minute et clef express?

Oui et une taloche dans ta poire...

Une superbe chanson aux lignes de guitare ciselées. On devine la slide glisser sensuellement sur les cordes, et tu te surprends à fredonner talon minute, talon talon minute, talon talon minute... avec la madame.

Talon minute et fine dentelle!

'Sleepy bird'

Un morceau badin, insouciant comme une fauvette chantant l'aube.

'Le chat et la lune'

Une fable à deux voix, Vanessa en duo avec son petit garçon.

Tendresse, pudeur et grâce sur fond ambient.

Le morceau Sigur Rós de l'album.

'Woman, who's a woman'.

Retour au rock dur, ici, l'influence Velvet Underground est évidente.

Ce morceau métallique et agité de Naim Amor, présentant de sérieuses similitudes avec ' Waiting for my man' de Lou Reed, avait déjà été repris par Marianne Dissard.

Une réussite!

'Oh, Paris'( (feat. Marianne Dissard).

Sur le net il y a un mec, un désenchanté, qui n'aime ni Mylène Farmer, ni le yaourt, ni les gens qui le tutoient. Ben, ce mec, il n'aime pas l'album de Vanessa, il n'aime pas parce que c'est mauvais, mais ce mec il n'argumente pas, selon lui cet album c'est du vent, du kitekat et pire encore.

Ce gonze, il est doté d'une plume convenable, mais il a pas intérêt à fermer le dernier bouton, celui du haut, de sa chemise Ralph Lauren, son cou énorme va le faire sauter. Tout ça pour te dire que nous, monsieur le critique musical, on trouve ce disque plutôt sympa et que le côté atmosphérique de 'Oh, Paris' nous a plu.

'After hours'

Scorcese?

Non une reprise du Velvet Underground.

Allez, monsieur le critique musical, on le concède, en anglais exotique, ce qui fait le charme de cette cover!

Bonus track, 'Dis-moi dis donc'.

Encore une plage dont les sonorités se rapprochent des titres les plus calmes de Lou Reed.

Chouette harmonica et background americana!

'My man' ne va pas révolutionner le monde, c'est pas le but, mais cette galette est des plus agréables!

Album - Vanessa Philippe "My Man"
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 06:09
Album - “Fake blood from real wounds" THE IMAGINARY SUITCASE

Album - “Fake blood from real wounds" THE IMAGINARY SUITCASE

Laurent Leemans, un rongeur, un lapin?

Les rongeurs se reproduisent vite : ils ont entre 5 à 12 petits par portée et 5 à 8 portées sur une vie.

La lapine connaît de longues périodes de réceptivité, qui varient en moyenne de quatre à dix jours, pendant lesquels elle peut s’accoupler et devenir gravide.

Une disponibilité presque permanente pour l’accouplement est une des explications de la grande fécondité proverbiale des lapins.

Tout ça pour te dire que L L, alias The Imaginary Suitcase , pond des albums à une vitesse qui devrait être verbalisée par la maréchaussée, le tribunal se chargera de lui infliger une amende salée.

Il semblerait que son band Ceili Moss ait décidé de prendre un repos prolongé, le singer/songwriter s'est déjà tricoté 26 écharpes et 42 chaussettes en prévision d'un hiver rude, il s'ennuie, donc il sort un cinquième album, un an après 'Driftwood', quelques mois après 'The Shape of Things Forsaken' et 'Live in the Ardent City'.

Le curé laïque est censé baptiser “Fake blood from real wounds" le 10 octobre, d'ici là, la chose se télécharge gratuitement sur bandcamp.

Douze plages en néerlandais, in French et in 't Engels, il vient d'entamer des leçons d'arabe syrien.

'Don't. For dignity's sake, don't' ouvre.

Un titre mélodique, légèrement désabusé, que les fans des Everly Brothers apprécieront.

'Het Dorp'

Brel aussi chantait dans le vocable utilisé par Guido Gezelle ou Zjef Vanuytsel .

Laurent s'essaye avec succès à la kleinkunst.

Nostalgie d'une époque révolue soulignée par un harmonica amer, sans Picon!

De petites touches Maxime Leforestier se retrouvent dans les lyrics... San Francisco ! Où êtes vous

Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi...

'Demain est un autre jour'

Les notes indiquent la présence de Formiga et Cigale sur certains titres, la harpe d' Eva et le violon d' Anna illuminent cette douce ballade celtique.

'Run like the devil'

Rien à voir avec le morceau de Northern soul de Kenny Roberts.

Ce titre baigne dans un climat country/folk amer.

Un mouth harp aux saveurs seventies nous rappelle les folk musicians de l'après- Woodstock.

C'est marrant comme les titres de Laurent évoquent d'autres artistes, avec la nana galopante c'est à Peter Starstedt et à son merveilleux "Where Do You Go To (My Lovely)?" que tu penses.

'When I see you'.

Le titre ingénu de l'album, douceur et innocence retrouvées sur fond de glockenspiel et de guitare fluette.

Comment s'appelle l'enfant?

'It's not you, it's me'

Le monde existe-t-il sans moi?

Une tranche philosophique et folky.

Pas de comparaison, mec?

Ralph McTell, peut-être!

'Long live love'

Une deuxième voix assurée par Seesayle.

Cécile "Seesayle" Gonay avait déjà autrefois collaboré avec le troubadour de Tubize.

Anna Amigo Vivalta ( Formiga) et Eva Genniaux ( Cigale) viennent épauler le duo au violon et à la harpe.

Un titre caressant et profond à la fois.

Une de tes plages préférées sur l'album.

'Half of Heaven'

Tout n'est pas rose au paradis même si le fond musical t'invite à la danse.

'She's like the swallow'

A traditional.

L'hirondelle a- t-elle pour nom Seesayle?

Tu dis, Philippe?

Dans le vent léger, au ciel, les hirondelles écrivent d'invisibles poésies.

Pas pour rien que ton patronyme est Claudel.

L'oiseau gracile est plus sombre que badin.

'Mary'

Une chanson courtoise souillée par quelques blasphèmes et un bridge à la slide.

Laurent sait se faire mordant.

'Aangespoeld'

Une valse déchirante du folk band flamand Donder in 't hooi.

Un texte d'une actualité criante ..Van ver over ’t woater was ze gekommen Ze was gevlucht voe kogels en bommen...

L'Histoire: une éternelle et sinistre répétition!

'Matty Groves'

Le traditionnel English folk, repris par Moriarty ou Fairport Convention, achève ce bel album.

Une tournée de promo est prévue, elle débute en octobre.

Quelques dates:

10/10: Bruxelles, Le Renard Noir

16/10: Malines, Zennegat 13

22/10: Anvers, Podiumcafé AMI

23/10: Chimay, Les Etangs Gourmands

5/11: Gand, Muzikantenhuis Tini

7/11: Liège, Péniche Legia

14/11: Bruxelles, Ancienne Belgique (dans le cadre de BrusselsTUUB)

9/12: Genval, La Clef de Verre

10/12: Bruxelles, La Porte Noire

19/12: Soignies, MJ Neufvilles

Album - “Fake blood from real wounds" THE IMAGINARY SUITCASE
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 02:17
Album - Made of Stone by Matt Jacobs Band

Album - Made of Stone by Matt Jacobs Band

Le Matt Jacobs Band, un power blues trio d'Utrecht, baptisé en 2005, vient de sortir l'album 'Made of Stone' with original stuff.

Die Matt Jacobs Band sind: Matt Jacobs: Gitarre, ihr Bruder, Bram Jacobs Schlagzeug und Dirk Pauwels Bass und Gesang.

Après avoir sévi dans tous les blueskroegen du Koninkrijk der Nederlanden de Willem-Alexander en interprétant aussi bien les grands du blues ( Stevie Ray Vaughan, Joe Bonamassa , ZZ Top...) que leur propre matériau, ils décident de frapper un grand coup en sortant 'Made of Stone' qui devrait leur ouvrir les portes du marché international.

Sept titres, +/- 35' de blues et de rock qui bouscule sec.

La plaque vient d'atterrir chez les disquaires et le programme Twisted Blues de Radio Loco, une station dans la province de Drenthe, l'a déjà bombardé tip van de week.

Le robuste 'Good together' ouvre.

Une plage typiquement blues rock, basée sur une section rythmique massive avec a groove laden bass-heavy sound, un chant lancinant, proche des groupes stoner et des guitar licks à réveiller Lazare.

''Just got paid' montre que Matt Jacobs n'a rien à envier à Julian Sas, on peut même affirmer que ses soli font preuve de plus de feeling.

Certains critiques d'Outre-Moerdijk avancent le nom de Cuby and the Blizzards, on ne peut pas leur donner tort. Les Pays-Bas ont, depuis les sixties, une solide réputation en tant que pourvoyeur de blues bands, il suffit de citer Q65, Livin' Blues ou le Brainbox de Jan Akkerman.

Avec l'instrumental 'Karen' on découvre une autre facette du talent du trio, une plage lyrique proche de certains slows composés par Mark Knopfler pour Dire Straits.

Doigté, sensibilité et dextérité!

Om je vingers bij af te likken...

Le titletrack 'Made of Stone' offre des coloris Texas blues que ne renieront pas les fans de Stevie Ray.

Un jeu de guitare magistral, intense, juste et passionné, Matt bien soutenu par ses comparses a décidé de nous éclabousser de toute sa classe.

'Miss You' n'a rien à voir avec les Stones, ce titre lancinant, pesant, se rapproche des hard rock bands des sixties/seventies: Cream, Beck, Bogert and Appice ou Black Sabbath.

Un voyage fiévreux de plus de sept minutes.

Froome?

Sky's the limit!

Matt Jacobs Band?

'Reach for the sky'.

On embarque tous dans la fusée, direction le firmament.

Un second instrumental 'Outro' ( the lick) termine la randonnée, il permet une dernière fois à Matt Jacobs de nous asséner des riffs meurtriers aux saveurs Jimi Hendrix prononcées.

Prochains concerts, tous chez nos voisins!

12 september 2015

Cafe De Beurs (Oosterhout)

20 september 2015

Cafe DenS (Spijkenisse)

26 september 2015

Festival

Verdener Jazz- und Blues-Tage (Verden)

27 september 2015

Festival

Alkmaar Blues Express (Alkmaar)

Bar Cheeese (Alkmaar)

2 oktober 2015

Eetcafe Miracle (Coevorden)

11 oktober 2015

Cafe Lokaal (Heemskerk)

Album - Made of Stone by Matt Jacobs Band
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 05:02
Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne

Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne

Couvin: Longitude : 4.48333 Latitude :50.05 Altitude :230.

Patrie de Watriquet Brassenel de Couving, auteur de fabliaux divers:

..Par I mardi, au point du jour,

me levai sanz faire sejour

l'an XXIX ou mois de juing,

si m'en aloie tout enjuing...

Extrait de: Le dit de l'iraygne.

Cette radieuse commune, connue pour ses Grottes de Neptune hébergeant moult chauves-souris, a vu naître un autre poète, Olivier Terwagne, chanteur-auteur-compositeur, dont le premier album 'Mnémosyne' est sorti en 2015.

'Mnémosyne' tu dis, faisons preuve de méthode, du grec mnêmonikós dont la déesse a pour nom Mnémosyne, celle qui passe pour avoir inventé les mots et le langage, accessoires qu' Olivier Terwagne ordonnance à sa guise.

Mnémosyne englobe quatorze plages et débute par 'Le désert du trop tard' .

Pas le même désert que celui de Jean-Parick Capdevielle, mais on peut noter l'association d'idée avec 'Le Désert des Tartares' de Dino Buzzati.

L'orchestration est digne des Chamfort les plus élégants, ce qui n'est guère étonnant en sachant qu' Alonza Bevan ( Tumblewild, Kula Shaker, The Healers, pas ceux de Fred, les copains de Johnny Marr) a enregistré l'album et s'est occupé de la direction artistique.

'Tweet sur seins trompés' oui, Twist à St-Tropez, une homophonie gaie et malicieuse qui prête à sourire.

'Je t'aime tu m'aimes faisons comme ça' multiplie les jeux de mots, cette joyeuse rengaine, pas toujours politiquement correcte, bénéficie d'une instrumentation faussement naïve, que ton esprit se surprend à associer aux petites musiques que distillait, il y a bien longtemps, l'orgue Gavioli pour accompagner les chevaux de bois trottant sur les vieux carrousels.

La valse 'L'odeur âcre', texte d'Eric Piette, est plus classique.

Cinquième pièce, ' La sphinge sans secrets'.

Indiana Jones, Scooby-Doo , Alix, tous ils ont voulu percer le secret du Sphinx.

Pas de mystères, pas de secrets pour la sphinge du sieur Terwagne qui aux sons de la superbe guitare de François Degrande nous balade dans un univers lynchien.

'Nos faiblesses' le clavecin de Bach goes électro.

Bizarrement ce titre se rapproche de certains Serge Lama qui n'est jamais cité comme influence.

'Anamnesis', tu crois qu'Olivier est nourri aux romans de gare?

Pierre de Ronsard n'est pas Guy des Gares !

' Pas contentes' dresse un portrait ironique des filles de 2015, ainsi que du désarroi masculin. Quelle est la bonne tactique?

'Banana Splitsing', Duvall, écoute cette samba iconoclaste, et en plus il avait prévu qu'Anthony Vanden Borre allait péter les plombs.

Euh, Jean-Jacques, tu nous expliques...

L’ochlocratie c'est la dégénérescence de la démocratie.

Chouette, vais l'utiliser au scrabble.

'La vie est un long deuil tranquille', en mode ballade nostalgique , un collage verbal ingénieux chanté d'une voix désabusée.

Une superbe chanson baignant dans des climats Tiersen, tout comme l'instrumental mélancolique 'L'hiver à Forges'.

Quelques flashbacks, souvenirs heureux, illuminent 'Je voudrais encore' dominé par des cordes plaintives et un piano sautillant, Terwagne se fait tendre pendant 140 secondes.

'Blasphémateurs' sur fond de violon tzigane dessine, une nouvelle fois, un portrait caustique d'une société prosaïque où règne, en maître absolu, la vulgarité.

Dernier acte du recueil, dernier exercice de style, 'Le coeur sale' que tu mettras des semaines à décrypter.

Bonus track: 'Tonton '.

Il ne tousse pas!

PS: 'Mnémosyne' demande plusieurs écoutes pour en extraire toute la richesse.

Olivier Terwagne sera au Bacchus ( Charleroi) le 11 septembre, à La Samaritaine ( Bruxelles) du 23 au 26 septembre.

Album: Olivier Terwagne - Mnémosyne
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 01:19
Album - "Qu'est ce que tu fais pour les balances ?" de Marylin-Rambo

Marylin Rambo ne fait pas dans la dentelle...Marylin Rambo est un duo guitare batterie instrumental du Languedoc-Roussillon, ayant des liens de parenté avec le groupe Presque Maudit.

Mais à leur sujet, pas de bio, pas d’anecdote, du math/noise rock aimant la concision.

Album - "Qu'est ce que tu fais pour les balances ?" de Marylin-Rambo

Les impressions de Florian Hexagen

On était passé complètement à côté du nouvel album de Marylin-Rambo , sorti en mars dernier et cocassement intitulé "Qu'est-ce que tu fais pour les balances?" (ha, ces groupes de noise rock et leur humour "tchikibam").

Sinon, concrètement, ça balance sévère, le tout dans la bonne humeur, à travers une avalanche de morceaux qui s'enfilent comme une bonne pastèque un soir d'été (aucune connotation sexuelle, non non). Hâte de les découvrir live, ça sera au Barlok le 13 novembre pour les Bruxellois(es) (ouais, il devrait faire plus froid -quoique...).

A ouïr sur bandcamp

https://marylin-rambo.bandcamp.com/album/quest-ce-que-tu-fais-pour-les-balances

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 07:59
CHRONIQUE CD / BERRY QUINCY : TUESDAY(2015)

La chronique CD de JPROCK :

BERRY QUINCY : TUESDAY ( 2015 - Produced by Robin Aerts )

La scène rock en Belgique est une énigme. Vous pouvez jouir d’une belle renommée dans le nord du pays et être quasi inconnu dans le sud.
C’est le cas de Berry Quincy groupe originaire de Louvain qui en mai dernier remplissait Het Depot in Leuven pour un concert de présentation de son nouvel album intitulé « Tuesday « .
Cet album fait suite à un premier opus éponyme sorti en 2013 qui posait les jalons du style du groupe qui emprunte tant au rock 70’s qu'au blues le tout saupoudré d'une touche de soul.
Ce deuxième effort tient toutes ses promesses et enfonce le clou du précédent album avec une production léchée, oeuvre de Robin Aerts. Le groupe a enregistré au célèbre studio La Frette en France et le son s’en ressent, précis et incisif.
Le cd démarre avec « Old Man « digne successeur de « Lonely Roller » sur le premier album, single idéal et indéniablement le morceau fort de l’album. Belles harmonies vocales, tempo séduisant, toutes les qualités de Berry Quincy se retrouvent dans ce titre qui parfois évoque les Eagles.
« Chewy’s Hall « que n’aurait pas renié Bon Jovi précède « Take it Out There » dont les accords de piano rappellent le Supertramp de « Crime of the Century » et qui se termine avec l’ajout du trombone dans une atmosphère que ne renierait pas Chicago.
« Subtle World » joue la carte festive avec son rythme de ragtime et l'apport du Hammond et du marimba et précède les énergiques « Wrong » et « Never Go Down » .
Puis vient « Sweet Motel « autre temps fort de l’album une jolie composition aux très belles harmonies vocales. A nouveau les Eagles ou Boston ne sont pas loin, mais ne nous y trompons pas il s'agit juste d'influences car Berry Quincy fait du Berry Quincy et possède une patte musicale immédiatement reconnaissable par l’auditeur un peu averti.
Tout le mérite revient à ces sept musiciens talentueux dont l'osmose est évidente et aux vocaux superbes de Tim Beernaert et Dirk Leemans respectivement vocaliste -claviériste et lead singer du band.
Le voyage de neuf titres se clôture avec le mélancolique « End of the Line » long morceau qui s’étend sur presque six minutes porté par des cuivres plaintifs.
Berry Quincy nous offre là un bien bel album trois étoiles que je vous conseille vivement de découvrir au plus vite.
Le groupe mérite mille fois de bénéficier d’une reconnaissance nationale et internationale dans les années à venir, croisons les doigts pour eux et gageons que ce n’est plus qu’une question de temps .

Berry Quincy sera en concert au Crisis Festival à Erps Kwerps le 15 aout 2015 à 20h30 juste avant Willow. http://www.crisisfestival.be/
Toutes les infos sur http://www.berryquincy.be/ et sur la page Facebook du groupe https://www.facebook.com/BerryQuincyMusic?fref=ts

Chronique CD : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK.

Berry Quincy : Tuesday ( P) & (C) 2015
En vente sur le site du groupe et sur i tunes.

Line up :
Piet Vanbeckbergen ( guitar )
Tim Beernaert ( vocals, piano )
Dirk Leemans (vocals )
Pieter-Jan Van Stockstraeten (guitar)
Maarten Degeest (drums)
Tom Sledsens (bass)
Dree Peremans (trombone)

CHRONIQUE CD / BERRY QUINCY : TUESDAY(2015)
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 07:13
Album - Refused - "Freedom"

Hexagen Bxl

Refused - "Freedom"

REVIEW: Bon bah après plusieurs écoutes il semblerait que Refused fasse désormais majoritairement dans le rock de stade, au détriment de son post-hardcore aventureux originel (déjà certes grandiloquent par moments). Même si un groupe a toujours le droit d'évoluer et que ce qu'ils font reste toujours mieux bien sûr qu'un horrible U2 ou un détestable Muse auxquels on ne peut/veut décidément pas (mais jusqu'à quand?) les comparer, il est un peu triste quand même de se dire qu'on va devoir désormais les catégoriser dans ce "genre" musical (ah la nostalgie qui te frappe en te rappelant de titres tels que "Rather Be Dead" et "The Shape Of Punk To Come"...). Quelques très bons morceaux cependant à sauver sur ce nouvel album, comme ce "366" diablement addictif avec ces touches indie emo/screamo, le rock-space-soul-psyché 60-70's de "War On The Palaces", très typé The International Noise Conspiracy, ou encore cet instantané punk qui ravage tout sur son passage en plage 2, "Dawkins Christ". Si on peut déplorer l'orientation principale prise ici, il faut aussi avouer que dans cette "nouvelle catégorie" ils défoncent toute la concurrence déjà entendue. Les futurs tubes "Elektra" et "Françafrique", les très efficaces "Servants Of Death" et "Destroy The Man", tous ces morceaux vont faire de sacrés hymnes dans les grosses salles ou bien dans les festoches d'été. Bref, si on préférait largement leur mouture précédente, ce serait mentir que de ne pas leur reconnaître un talent et un savoir-faire qui restent indéniables. Définitivement pas la révolution donc, qui semble, musicalement tout du moins, bien loin, mais sans pour autant être le chant du cygne annoncé précédemment par les vieux amateurs (dont nous sommes), Refused version 2015 adoucit quelque peu le medium pour au choix (ou pas): 1/ faire passer plus facilement ses idées et 2/ vendre potentiellement plus de disques. Au final, capitalism is definitely not dead, neither Refused, qui nage plus que jamais dans le "in between" en mettant en avant sa "freedom" à travers une renaissance que l'on n'attendait plus. Libre aux anciens auditeurs d'y adhérer ou pas, mais les nouveaux risquent clairement d'y trouver leur bonheur. De notre côté, le dernier morceau "Useless Europeans" nous laisse espérer des lendemains meilleurs en termes d'ouverture, et on ne refusera pas l'accès à nos platines à la poignée de titres redoutables qui jalonnent cet effort inespéré.

Album - Refused - "Freedom"
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 04:54
Whocat - EP Blueprints.

Whocat?

Tu connais pas ce chat de gouttière imaginé par une certaine Franny Walsh, ce matou a déjà visité la Louisiane, il semble que son prochain trip doive le conduire en Caroline du Nord...

C'est pas le même chaton, Whocat has a groovy fur, signale sa maîtresse Sara Moonen ( vocals, acoustic guitar) et ses compagnons Joris Lindemans (double bass), Benoit Minon (guitar), Davy Palumbo (drums & percussions).

L'animal a été adopté en 2012, dans sa litière écologique, biodégradable et hydrophile, des éléments jazzy, funky, pop et nu soul.

Jusqu'ici la carte de visite mentionnait le single 'Breeze', un nouvel effort discographique doit officiellement voir le jour en octobre 2015, un EP six titres 'Blueprints'!

Un passé, ces braves gens?

Certains assurent avoir entendu Sara se charger des backing vocals pour Busty Duck.

La contrebasse de Joris s'est promenée chez Sara So Far, le Sweet Jazz Orchestra, Parbleu, le Jens Maurits Orchestra ou le David Thomaere Quartet.

Benoît Minon, et pas minou, dirige son propre trio et a sévi ou sévit au sein de Cave Canem quand il n'accompagne pas les poètes Mathias Bressan ou Matthieu Thonon.

Davy Palumbo est cité chez 99 jazzmen nationaux, de Alexandre Cavalière à Igor Gehenot en passant par Bert Cools.

En dehors son propre sextet, il se produit actuellement ( e.a.) chez Kabassa Tribal Squad ou Supermazoo!

Quoi?

Busy cats!

Blueprints

All lyrics: Sara Moonen

Compostions &arrangements: Sara Moonen &Whocat.

' Two steps back', qui ouvre, baigne dans des eaux sophisti-pop rapprochant la composition de certaines plages d'Everything but the Girl, Scritti Politti ou Aztec Camera sans les gimmicks eighties.

Le ton est à la nonchalance, à la désinvolture, les petits soli jazzy ( contrebasse, guitare) se succèdent tandis que la voix limpide de Sara te caresse les pavillons.

Une superbe entrée en matière.

L' introduction de cordes ( Claire Bourdet, Sébastien Taminiau, Karel Coninkx et Emilie Wanying Koang) installe 'Lady' dans la catégorie baroque ou chamber pop, rappelant l'esthétisme de bands tels que Divine Comedy ou Belle and Sebastian, les élans progrock de la guitare offrant des résurgences King Crimson.

L'éclectisme est souverain chez Whocat, 'Fishy Five' est amorcé aux percussions tribales ( cf. ' A night in Tunisia 'version Dizzy Gillespie) ) sur lesquelles viennent se greffer des vocaux sunshine pop soutenus par une basse obsédante.

Le titre nous renvoie aussi bien vers les 5th Dimension que vers le swing.

Une nouvelle réussite.

Virage hip hop/jazz/funk avec 'Citizens', featuring la trompette de Laurent Blondiau, un titre canaille t'invitant à te déhancher en mesure.

Place au titletrack ' Blueprints', à son groove sémillant et au crooning insolent de la souriante Sara.

Tout baignait, lorsque brusquement une méchante guitare vient déchirer la rengaine, retour au calme, tu te surprends à fredonner ...blueprints on my body... avec la demoiselle.

Tu dis, Clelia?

Merde, oui, je suis tout bleu!


On termine tout en douceur avec le downtempo intimiste de près de huit minutes 'Speaking in silver'.

La lente et grave amorce à la contrebasse invite la douce voix à papillonner sur un fond sonore feutré, l'esprit serein, par la fenêtre ouverte sur le jardin, tu te surprends à fixer les caprices d'une feuille de paulownia voltigeant au gré d'une brise tiède.


C'était quoi cet album, demande-t-elle?

Whocat!

C'est belge?

Oui!

C'est bien!

Le 13 juin Whocat se produit à Den Hopsack, Antwerpen!

Whocat - EP Blueprints.
Whocat - EP Blueprints.
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 08:19
LAS vegas "Exit" - (CD Off records 2015 )

Non, s'il te plaît, tais-toi, on sait qu'un de tes oncles a travaillé pour Exit Realty , a real estate franchisor à Las Vegas, Nevada, on te le répète, il n'y a absolument aucun lien entre l'album 'Exit' de LAS vegas et ton agence immobilière.

N'insiste pas, paye-toi une Budweiser, branche-toi sur Clark County Television Channel4, ' Sit and be Fit' va débuter, on a du boulot!

'Exit' - LAS vegas, un CD 9 titres, recorded and mixed by Raphael Rastelli in Brussels.

Raphaël Rastelli.... Dominique Van Cappellen-Waldock ne doit pas être loin?

Bien vu, Gilbert!

Hieronder le line-up complet:

Kris Engelen: programming + synths/ Raphaël Rastelli: programming, recording + mixing / Eugene S. Robinson: lyrics + voice/ Dominique Van Cappellen-Waldock: guitar, voice + theremin.

Kris Engelen, un ange déchu?

Un ange perdu, aka Lost, fabricant d'ambient/industrial soundscapes.

Non, Eugene S. Robinson n'est ni le fils de Mrs Robinson qui se demande où est passé Joe DiMaggio, ni un rejeton du grand Sugar Ray Robinson dont la carte d'identité périmée mentionne Walker Smith Jr.

Cherche du côté d'Oxbow, l'experimental rock band de San Francisco.

'Grand' ouvre le bal.

Oublie 'Viva Las Vegas' du King, c'est pas le même monde.

Imagine un dialogue à distance entre la voix, sonnant PJ Harvey, de Miss Van Cappellen et le timbre étrangement apathique de l'Américain, qui dans un passé assez récent a collaboré avec Jamie Stewart de Xiu Xiu, la paire ayant pondu un album des plus étranges nommé 'Sal Mineo'.

Le fond sonore, interroges-tu: minimaliste, pour ne pas dire squelettique.

Un souffle de moribond semblant quémander à boire.

De temps en temps un soubresaut de guitare ajoute une touche de frivolité pointilliste à la lugubre litanie.

'Scissors'

David Eugene Edwards n'est pas le seul artiste hanté par les affres du péché, essayant de fuir les démons en prêchant sous forme de laments hypnotiques.

Loin de nous l'idée de comparer l'alt.country psychédélique du leader de Wovenhand aux errements quasi frigides de LAS vegas, mais force est de reconnaître que l'article proposé par ces braves gens a le don d'ensorceler .

'Hole Man'

Eugene divague sur fond indus, on n'est pas sorti du trou.

Tu dis, Eugene

..there's nothing, here... c'est quoi, alors, les gémissements atroces?

' Haku'

Signifie blanc en japonais, nous souffle-t-on!

Blanc, fais nous rire, on atteint le comble de la noirceur, et ce n'est pas le son fantomatique et vacillant du theremin qui va égayer la soirée.

Elle quitte la cuisine, s'approche, c'est quoi ce disque oppressant?

Elle ne t'a pas cru quand tu lui as dit le dernier Céline Dion.

'White snow white'

... Il va mourir bientôt.
Elles n'ont jamais été si blanches,
Les neiges du Kilimandjaro...

Merci, Pascal, tu retranscris admirablement notre ressenti à l'écoute de cette plage crépusculaire propice aux cauchemars.

Deux voix désespérées sanglotant à l'unisson, une guitare tocsin et la boîte à rythmes mécanique répétant ses pulsions à l'infini.

Quoi?

L'euthanasie, une solution!

' Cream'

Eric Clapton, Ginger Baker et le regretté Jack Bruce?

Faut plutôt aller voir chez les adeptes du doom.

Crowbar?

Euh, pas confondre le timbre lancinant de Dominique ou d'Eugene avec les grognements de Kirk Windstein.

'Lucre'

Les flots de stupre se mêlent aux fleuves de lucre, ça va déborder!

Un titre plus agité. Au chant saccadé de la Bruxelloise, le naufragé décide de répondre par des gémissements d'animal apeuré avant d'élever sérieusement le ton.

Il doit être un brin maso...I love it... s'exclame-t-il!

'Champagne'

Retour au scénario initial, emballage musical parcimonieux, pas trop de bulles, la madame vocalise dans un style patiente de l'asile de Charenton, son correspondant soliloque à la Tom Waits.

Quelle party, jeunes gens?

Pas ici, allez sonner chez les voisins!


'Black Lily'

Le dernier morceau de l'album sera le plus ardent, dansant même.

LAS vegas nous invite pour un rondo electro goth tournoyant qui sort du ton adopté par les autres plages.

Un petit tour au casino pour digérer cette plaque fascinante et sombre à la fois.

Blackjack ou roulette?

Quoi, pas de Tuxedo, exit, font chier à Las Vegas!

LAS vegas "Exit" - (CD Off records 2015 )
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