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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 05:26

Le billet de JPROCK

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THE IMAGINARY SUITCASE : Driftwood (2014)

Au début des années nonante Laurent Leemans est le chanteur du groupe arty -new wave la Vierge du Chancelier Rolin, groupe culte s’il en est et dont album Eva King est une petite perle incontournable à redécouvrir.
Puis, à partir de 1996, Laurent officie au sein de Ceili Moss dont la mission est de faire partager au public un répertoire folk punk acoustique.
Caressant aussi le désir de s’exprimer en solo l’homme crée alors, fin 2010, The Imaginary Suitcase, et sort aujourd’hui son quatrième album intitulé « Driftwood ».
Dès le premier titre éponyme on est happé par cette voix grave et belle emprunte de mélancolie portée par des arpèges de guitare folk et qui nous bouleverse.
En onze chansons et cinquante deux minutes l’artiste installe un climax très personnel par ses compos inspirées et son chant habité et rend hommage à ses maîtres avec les très belles reprises de "Bring on the Dancing Horses" des Bunnymen et de "Ashes to Ashes" de David Bowie.
Laurent Leemans est un conteur qui vous souffle à l’oreille ses sentiments sur la vie, la mort, la souffrance, le tout mis en valeur par une excellente production qui fait de Driftwood un grand disque de dark folk.
On pense à Léonard Cohen pour l'émotion, à Death Can Dance à ses meilleures heures, ou à Jesus and The Mary Chain sur "Hall of Myself" lorsque la guitare électrique s’invite à la fête

L’apaisement d’un titre comme "Holy Water » affronte l’instant d’après le délire apocalyptique et brûlant de "3 Sisters « , puis la voix de Laurent Leemans nous remue littéralement avec cette interprétation a capella de "Before I Knocked », un poème de Dylan Thomas.
Avec "A plausible Lie », dansant et déjanté, l’ombre de Ceili Moss , des Pogues ou de Bellowhead n’est pas loin.
Le voyage se clôture en douceur avec « Full Moon Lullaby" une jolie comptine interprétée avec la participation talentueuse de Seesayle (Cécile Gonet à la ville).
Avec Driftwood, The Imaginary Suitcase tient là un album passionné et passionnant offert dans un habillage plus épuré que ne l'était l’album précédent Full Moon Fever.
Dans son Imaginary Suitcase Laurent Leemans transporte ci et là un dark folk de grande qualité, porté par une interprétation tout en tension retenue et empreinte d’une immense puissance émotionnelle qui ne peut que vous faire craquer et vous donner l’envie de replonger dès le dernier titre dans cet univers singulier en repoussant sur la touche play…
Un très bel album !


Texte : JPROCK

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:30

Chronique rédigée par Eloy

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South Beat, les nouvelles racines musicales du sud de l' Italie

Canto Antico, un groupe culte italien nous présente "South Beat", un album de musique de fusion entre la musique underground napolitaine et celle jouée  depuis plus de vingt siècles dans la communauté rurale autour du volcan Vésuve, situé près de Naples.
Fransceca Di Ieso au tammora (tambour de trame napolitain) est omniprésente dans toutes les chansons. Armando Illario (voix, accordéon) et Francesco Nastasi (piffero: instrument à anche traditionnel, cornemuse, guimbarde), influencés par des groupes tels que The Pogues et Jethro Tull, surprennent par les envolées de soli hallucinants. En ajoutant le son contemporain de la guitare basse et de la batterie, l'effet final est un son énergique et dansant.
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Un commentaire de Biagio De Prisco, un fermier et joueur de musique traditionnelle résume l’esprit de l’album : « Canto Antico creuse les traditions dans l’avenir »


Leur vidéo de promotion, un extrait de la chanson « me vulesse adourmi » nous donne une idée de l’album distribué via Amazone et autres boutiques digitales reprises sur leur site Canto Antico 

tracklist

1 Fico a dicembre    -  2 Sanghe     3 Gallina  -  4 Cunta lu jentu  -  5 Fontanelle      -      6 Carpino revolution   -  7 Malarazza  -  8 Aremu rindineddha    -  9 Me vulesse addurmì     -     10 Cicerenella

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:57

 J'ai fait un rêve... 

Rien  à déclarer, messieurs, dames?

Qu'y a-t-il dans cette  valise?

Quelle valise?

Vous vous foutez de nous?

Faut pas halluciner, si vous y tenez, douze cantiques à écouter au coin du feu!


The Imaginary Suitcase a sorti une troisième rondelle, 'Full Moon Fever', après 'Here's to those we could not save...' et 'Putting things on top of other things'!

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The Imaginary Suitcase, pour les non-initiés, c'est l'alter ego de Laurent Leemans, chanteur et guitariste chez Ceilí Moss ( un combo folk rock sévissant sur nos scènes depuis 1995), un biographe nous signale l'avoir connu vierge!

Pardon?

Laisse nous finir... La Vierge du Chancelier Rolin!

La notice d'emploi indique: L L wrote all the songs, except le traditionnel ' Bonny at morn' - he played all the instruments, sur le même Bonny, Cécile 'Seesayle' Gonay assure les backings et caresse un violon - sur 'Moonlight on the water' et   ' A une passante', Jean-François Durdu ( Ceilí Moss - Camping Sauvach) maltraite l'alto ( viola).

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1: 'Yer Mother'  

Une voix grave, un chant agité, un fond sonore étonnant, mixant sonorités Americana, mais à la David Lynch, et la palette utilisée par Martin Hannett pour ses productions coldwave. 

Entrée en matière intrigante et tonitruante!

2. ' Bonny at morn'. 

Changement radical de piste avec le Celtique 'Bonny at morn' ,a Northumbrian folk song dont on retrouve une trace dans les songbooks en  1921

Le titre est un des favoris des small pipes players, il est également au répertoire de Barbara Dickson ou des Watersons.

Clos les paupières, imagine voir les moutons..

 The sheep's in the meadow and the kye is in the corn

Thou lies ower lang in thy bed, bonny at morn...

Superbe seconde voix, chevrotante, de Seesayle.

Une réussite! 

3. ' Electric'

Une balade dans un Sud aride, malsain, la guitare caracole, croisant au passage quelques membres de Wilco, Son Volt et autres adeptes d'un alt.country rugueux, quant à la voix, râpée comme blessée par un cactus malveillant, elle s'insinue pernicieusement dans ton encéphale pour agresser  tes nerfs cérébro-spinaux.

4. 'Stay awhile'

Je t'offre une tasse de thé?

Titre apaisé!

5.'Moonlight on the water'

Un gospel crépusculaire sur guitare morbide.

Laurent fait son Janis Joplin.

6.'Every little thing'.

...she does is magic?

Oublie les flics ou  Paul McCartney, ce 'Every little thing', avec son violon  gémissant, est le prototype de la ballade folk mélancolique.

7. ' A une passante'  

Charles Baudelaire revu par Noir Désir ayant croisé Louise Attaque.

Littéraire et attachant!

8.'It is he'. 

Un titre hanté proche des efforts de Bert Dockx au sein de son Flying Horseman. 

T'es pas trop étonné de lire que L L cite Wovenhand ou 16 Horsepower comme influences!

On apprécie beaucoup le violon 'Nine by Nine ' ( John Dummer).

9.( make up your own title)

A chacun son job, mec!

Petit instrumental badin!

10.'Where are we?' 

Une longue plage/ cauchemar aventureuse.

 A l'amorce psyché/atmosphérique lancinante ( Pink Floyd n'est pas loin) succède un  récitatif solennel et inquiétant avant de reprendre une route passant par de sordides venelles d'où jaillissent d'on ne sait où des ombres sinistres.

Maman, où suis-je?

11. 'Whatever keeps us undertained'.

Un blues lo-fi décoré de lignes d'harmonica roots.

12.'You know you're always welcome'. 

En mode British folk classique, style Ralph McTell, Nic Jones ou Martin Simpson.

 

'Full Moon Fever', un album varié que tu peux te procurer en prenant contact avec Mr Leemans à cette adresse:

info@theimaginarysuitcase.be

 

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 06:09

Paisley, tu dis!

On connaît Paisley en Oregon, Paisley ( Pàislig en gaélique) quelque part dans les Lowlands écossais, le design bariolé, on connaît aussi,  doit y avoir une dizaine d'adeptes de soccer de ce nom, un country singer, mais il se prénomme Brad!

Eclaire notre lanterne s v p!

 Dimitri Muylaert (chuck as you know him), naît en 1986 dans un patelin de la province anversoise, à l'école il se débrouille bien, à l'unif, il ne joue pas au whist et obtient un diplôme, résultat: afdeling vaccinologie van de Universiteit Antwerpen.

On veut bien, gamin, mais il s'agit  de musique!

On y arrive, Yves, il apprend à jouer du violon, de la guitare, participe à des jams au Crossroads Café, pendant ses études à Gand, il joue ses propres compositions dans les bistrots du coin, se retrouve dans quelques groupes de la cité de Jacob van Artevelde et fait de mauvaises rencontres, Bherman, avec lequel tu le vis jouer, notamment!

De fil en aiguille il enregistre quelques EP's et, en 2013, sort un premier full CD, comme le gars tâte de la poésie et lit Baudelaire en français, il choisit un titre imagé, 'Where the Doves Bark', excès d'absinthe probablement! 

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Where the Doves Bark

 

released 10 November 2013

All songs written by Chuck Paisley (Dimitri Muylaert)

Recorded, mixed and mastered by Chuck Paisley at Paisleysound Studio, Gent

 

Chuck Paisley: Vocals, Acoustic Guitars, Electric Guitars, Banjo, Organ, Percussion and Piano ("He Is Poet, He Is Song" and "Before Showtime")

Marten Roobol: Bass

Dorien Horemans: Piano ("The City" and "Lottery Of Fools")

Cedric Robbrecht: Violin

 

Photography: Diederik van Hoorebeke

Artwork: Krysztoff Dorion

 

 

Track 1: ' The City'

Une ville en clair obscur, un spleen à couper au couteau, un subtil fond sonore folky, décor idéal pour un mois de novembre maussade.

Tu peux,  Paul...

 Les sanglots longs

Des violons

De l'automne

Blessent mon coeur

D'une langueur

Monotone....

2: ' Bondages of Bedlam', tu ouvres un livre d'histoire pour situer les faits: The Bethlem Royal Hospital in London became infamous in the 1600's in regards to the inhumane and cruel treatment of its patients as revealed by psychiatric historians...

Moins violente que  'One flew over the cuckoo's nest', la plage baigne dans un univers Pentangle, Nick Drake,  l'horreur y est révélée par petites touches délicates.

3: 'Horrible little tango'...we'll dance away the sorrow..., aussi mélancolique  et profond que 'Dance me to the end of love' de Leonard Cohen, le burning violin n'y est pas étranger!

4: 'Lottery of fools', une plage toujours aussi fragile, une acoustique gentiment caressée, un piano discret, une mandoline mélodieuse  et une voix apaisante... and she knows it's a wonderful, wonderful night... du dream folk pour âmes sensibles.

Ta conjugale passant la tête dans le bureau te souffle, c'est beau, c'est qui..

Un bon signe!

5: ' Rain', Robert Schumann Liederkreis Op 39 - IX - 'Wehmut' , Cesaria Evora ' Saudade' - Rokia Traoré ' Mélancolie'... it's only rain, ferme la porte, approche-toi, it's only rain!

6: 'A postcard', un instrumental hispanisant.

 La plaine du  Guadalquivir, une oliveraie survolée par un oiseau de proie altier, la sérénité!

7: 'Man overboard', another sketch, aux couleurs americana ce coup-ci car enluminé par un banjo flegmatique.

Capitaine, un homme à la mer...

Du calme, du calme, on avise!

8: '' Before showtime', romantisme, pas mort!

... il fallait peu de chose à ma rêverie: une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s'élevait dans la cime dépouillée des arbres... François-René Chateaubriand!

9:  ' He is poet, he is song' , piano/voce , gravité et majesté.

On a déjà cité Cohen, on ajoutera Bill Callahan ( même si le timbre de ce dernier est plus sévère), Bonnie Prince Billy ou le regretté  Jason Molina, tous personnages non inventoriés dans la catégorie fantaisistes!

10: 'Paper Roses'.

Brel:  'Je vous ai apporté des bonbons. Parce que les fleurs c'est périssable....', pas les fleurs en papier, Jacques!

Chuck Paisley n'est pas Chuck Norris,  pas de tsuki, de ju-soko, d'ichigeki... de la tendresse, de la sensibilité, de la grâce!

11: une reprise instrumentale languissante de 'The City'.

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                                                                    ( photo: Kees Van Mansom, merci!)

'Where the Doves Bark', dix petites perles à chérir, suis le conseil biblique, do not cast  these pearls before swine!

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:51

T'avais des enfants de choeur, ceux que chérissait Roger, évêque à Bruges, t'avais aussi les enfants du paradis, couvés par Arletty, les enfants du Pirée, des bouffeurs de petits os, t'as des fils à papa, des fils de pute... mais ceux que tu préfères ce sont les rebelles de Brux Hell, Sons of Disaster!

Ok, quelque part en Alabama, il y a une certaine Maylene et ses Sons of Disaster, c'est pas les mêmes, ce n'est qu'un filet américain mal assaisonné.

Revenons à nos chéris qui écument les plus sordides scènes de notre fier royaume depuis juin 2010. Ce 4 octobre, jour béni coïncidant avec les trente ans d'existence du DNA, qu'ils comptent incendier dans la soirée, doit sortir leur premier 'vrai' album, 'Death and Destruction', une plaque qui ne se vendra qu'en conditionnement vinyle.

Le toujours sobre Selim t'envoie un pack WAV, tu pensais que ce signe était synonyme de We Are Vampires, mais non Google t'éclaire 'Waveform Audio File Format', en te demandant de prêter une oreille à leurs élucubrations sonores, il ajoute "N'oublie pas de t'armer d'une bonne bouteille de Whisky ou un d'un six pack de bière!!!", étant végétarien, on suppose que c'était une farce!

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Sons of Disaster -  ' Death and Destruction'

clac, clac... scène un: 'Pain'!

 Le frêle et pas triste Greg Triest- Vocals ( style Farinelli)/ Selim  Mahdhi ( mad  tout court, y sait pas écrire) - Guitar/ JT ( rien à voir avec Journal des Tribunaux, y sait pas lire) Paridaens - Guitar/ Gilles pas de Binche,  Gutmann - Bass et Steve" Bullitt" 'ncis' Harlall - Drums ( un copain d'Arno et de Made J) ont décidé de frapper très fort dès l'entame, 'Pain' fait mal, tellement mal qu'il te faudra plus que cinq comprimés effervescents ( prends du Dafalgan forte sauf si t'es enceinte) pour digérer ces riffs de guitares barbares, cette basse écrasante, le martèlement primitif de Steve et les vociférations d'aliéné, auquel on vient d'arracher trois molaires sans anesthésie, du petit chanteur à la croix en chêne massif.

Deux: ' Family Values'!

Le respect de soi, le respect d'autrui, la politesse, l'étiquette, le sens des responsabilités, l'honnêteté, la fidélité conjugale...et tout ça, Greg, tu nous fais une leçon de morale?

Va te faire foutre, connard, écoute...my mother tried to give me a conscience but never told me how..my sister 's sucking dicks in an alley et moi je vais te flinguer et voir pisser ton sang...

Trois: 'War!

Tu peux oublier Edwin Starr ou Eric Burdon et ses copains funk ( 'Spill the wine'), c'est de hard rock qu'il s'agit, pas de branlette de puceau acnéique.

Quatre: 'Break my mind', même trempette, pas prolongée, pas 2', dans un marais punk salutaire.

Pas la peine de te taper la Mer Noire, Eforie Sud, et ses centres de thalasso réputés pour les bains de boue bénéfiques, place ton pognon dans la rondelle des Sons, tes problèmes rhumatismaux s'évanouiront après trois écoutes de l'intégralité de l'oeuvre.

Cinq: 'Death and Destruction', ce qui s'est fait de mieux in Bloody Belgium depuis les Kids!

Six: 'Living Hell', attachez vos ceintures, direction l'enfer, ses damné(e)s et le poète maudit qui divague.

 Raconte, Arthur: ..Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache des quelques hideux feuillets de mon carnet de damné...

Une petite tisane, Arthur?

Sept: 'Rock'n roll soldier'.

Moustache peignée, baïonnette aiguisée, c'est l'heure, les rock'n roll soldiers sont prêts à charger!

Huit: 'U can't stop us now'.

T'avais les trois petits cochons voulant empêcher le méchant loup d'assouvir ses bas instincts.

Les Sons of Disasters ont bouffé les porcelets et le canis lupus, ils n'ont laissé que les feuilles de salade.

Le bruit que tu viens d'entendre, c'est le petit rot de Gregory.

Neuf: 'We are...' ( sons of disaster).

Une autobiographie brute, pas romancée!

Dix: 'Waste my time'.

Steve tape comme un bûcheron néolithique ( silex de Spiennes, cacheté UNESCO), ses copains arrosent la futaie de projectiles en principe destinés à la Syrie, mais tombés d'un camion, tandis que le pauvre Greg crie son désarroi existentiel.

C'est redoutablement efficace.

Onze: 'You gonna die'.

Et pas de vieillesse dans ton lit!

Si tu ne le crois pas, tu lis la prophétie de Saint-Malachie!

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Bien sûr, on te recommande la galette, mais Sons of Disaster, c'est encore mieux sur scène!

Trois dates en octobre: le 4 au DNA ( Bruxelles) - le 5 au Rockerill ( Charleroi) et le 9: Negasonic à Alost (Aalst)!

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 06:17

"We believe in the true resurrection of this flesh that we now possess" (Council of Lyons II: DS 854). We sow a corruptible body in the tomb, but he raises up an incorruptible body, a "spiritual body" (cf. 1 Cor 15:42-44).

Jésus de Nazareth est ressuscité d'entre les morts au troisième jour suivant son décès, il aura fallu bien plus de temps à Flesh & Fell pour quitter l'ossuaire.

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 Het Belgisch Pop & Rock Archief parle d'une naissance dans les mid-eighties et, malgré de minutieuses fouilles, aucun avis nécrologique n'a jamais été retrouvé mentionnant la date de la mise en bière, le cortège funèbre constitué Flesh--Fell-fleshfell.jpgde deux ou trois pleureuses, louées au Brico, n'ayant pas été filmé sur iPad, il ne reste rien de la cérémonie.

Les vétérans ayant survécu aux rages EBM, New Beat, New Wave made in Belgenland, se souviennent, la larme à l'oeil, des singles ou EP's ( Emma - The Hunger..) et d' un avant-programme prestigieux pour  The Sisters of Mercy, mais, pour tout le monde, la page était close, sauf pour Pierre Goudesone ( Goudi, Speaking T...) qui par un sombre jour de 2011 décide de régénérer Flesh & Fell.

Il embrigade de sérieux clients, Laurence Castelain, alias Laurence SonicWitch (ALK-A-LINE, The Chicks...) et le mercenaire Laurent Stelleman ( Sarah Carlier, Goudi, Lukka, Garner, Cinnamon Alley...) et, miracle, un premier album est sur le point de voir le jour, 'Flesh & Fell', sortie prévue le 13 septembre sur un label berlinois, "Out Of Line Music"!

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La tracklist:

 1. Hunger

2. The Devil In Me

3. Love Machine

4. Suicide Hero

5. Suspicious

6. Abracadabra E-rotica

7. Something In Between

8. The Wind

9. Tipsy

10. Tongue-Tied

11. Emma (Eighties Release)

12. Hunger (Eighties Release)

13. The Wind (Eighties Release)

 

Un trailer de 'The Devil in me'

 

'Hunger', Laurence n'a manifestement pas le même timbre, peut-être légèrement daté d'ailleurs, que l'haletante et Nina Hagen soundalike Catherine Van Houcke.

La voix est plus brutale et sexy, quant au background sonore, lui aussi il a pris de l'ampleur, le synthétique fait place à l'artillerie lourde, sans oublier les vocalises sombres semblant flotter dans un environnement  brumeux.

Salement addictif.

Un gars du Maryland, a baseball cap vissée sur un crâne rasé et le majeur orné d'un faux diamant énorme, avance hunger for more...ça vient, Lloyd, ça vient!

'The devil in me', electro grooves, chant frelaté, choeurs noirs et guitare lourde!

Pour te faire une idée, on mentionne 'In the temple of love' des Sisters of Mercy et  'Happy When It Rains' des Jesus and Mary Chain, juste pour te faire une idée!

' Love Machine' nous plonge dans un bain aux essences eighties, Miss Castelain égrenant un countdown nettement plus sensuel que celui des minets de Europe!

Dansante et hypnotique, cette love machine!

Lent, autodestructeur, noir, ' Suicide hero' emprunte une partie de son discours à David Bowie et un  sens  profond du désarroi et de lucidité à John Lennon.

'Suspicious', oublie Elvis, relis l'Ancien Testament, repens-toi!

Une sale guitare métallique sur fond electro trafiqué et la voix blanche de Laurence la rousse, ton cerveau souffre!

' Abracadabra E-rotica', Sade où es-tu, Sade, que fais-tu?

Je joue aux dames avec Gainsbourg!

'  Something In Between', un mix improbable et détonnant, The Cure croisant le fer avec les Chicks on Speed, tiens, Siouxsie, t'es là aussi?

Flesh & Fell, sans qu'il soit question d'opportunisme, de nostalgie, de vague à l'âme maladif, a repris le flambeau psychotic beats qu'il avait perdu il y a 30 ans. Le band ravive une flamme industrial new wave, vacillante après le décès de Francis John Tovey.

Une version 2013 de 'The Wind', moins Edith Piaf/ Juliette Gréco,  mais pas moins attrayante.

'The Wind' reste dans la lignée Polyphonic Size.

Pour la petite histoire Goudi et Claude Perwez ( Kloot per W) se sont souvent retrouvés à la même affiche dans les glorieuses années 80.

Le fantastique 'Tipsy' et ses lignes de basse Red Lorry Yellow Lorry/ Killing Joke,  hante la veine post-punk, il précède le dernier titre 'normal', l'oppressant ' Tongue Tied', au  drumming mécanique et vocaux scandés.

 

 

Trois bonus tracks archaïques agrémentent l'article, l'irrésistible  'Emma' de Hot Chocolate en mode Goth Rock, ' Hunger' en mode saccadé et 'The Wind', un dernier coup de vent aux senteurs synth pop!

 

 

 'Flesh & Fell', ein Debüt nach über 30 jahren... ein voller Erfolg!

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 13:24

Un troisième album pour Anny Celsi, January succède à 'Little Black Dress and Other Stories' ( 2003) et ' Tangle-free World' ( 2009).

 

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Si il faut en croire Anny..." I'm the one-woman suspension bridge between pop geek and Americana purist.”, et effectivement les chroniques élogieuses fourmillent lors de l'analyse des deux efforts précédents: ...Anny sounds old-fashioned in the very best sense of the word..../ ...Her lyrics are sharp-edged, ironic, cutting, and always memorable.../... Tangle-Free World, is voer voor liefhebbers van verzorgde Amerikaanse kwaliteitspop, hier en daar roept het vergelijkingen met een groep als The Bangles op ... etc.

La native de Portland devenue Californienne est loin d'être une novice sur la scène musicale, à la fin des eighties , un boy/girl poprock band The Tearjerkers (Anny Celsi (vocals), Danette Christine (vocals), Allison MacLeod (vocals, qui fera une carrière de singer/songwriter), Bruce Kaplan (guitar), Mark Wagner (drums), Cynthia Jones (vocals)) , puis Annyland, un album ' She walks in' en 1996, d'autres rencontres, d'autres aventures avant le premier CD à son nom.

C'est au Toogenblik, en 2010, que tu vois Anny Celsi sur scène, à l'époque elle tournait avec band ( featuring e.a. Nelson Bragg), une révélation!

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January sur la platine!

'Au revoir, my darling', de généreux popbeats, handclappings, instrumentation riche, where The Beach Boys meet Phil Spector.

 Le résultat: un  sunshine pop track rayonnant, mention spéciale pour l'orgue de Carl Byron (Michelle Shocked, Warren Zevon, Lynn Anderson...).

Changement de registre avec la romance folky 'Travelogue', la flûte aérienne de Stan Behrens ( Canned Heat) batifolant au gré d'une brise légère .

'Ghosts in the room' , direction la New-Orleans, une romance décorée, French quarter oblige, d' un  accordéon frivole, puis d'une superbe envolée de la trompette du fils d'Anny, Ivan Pyzow, sans oublier des cordes célestes et survolant le tout, la voix à la fois douce et soulful de Miss Celsi!

Time for a blue ballad d'un classicisme serein, 'Oh Baby, is the circus back in town?', une esthétique Gillian Welch, Eilen Jewell, Allison Moorer... ce qui se fait de mieux en female alt.country.

'Kaleidoscope Heart', a lovesong portée par les guitares  de Doug Freeman et Kirk Swan et dotée de backing vocals enchanteurs.

Un bel exemple de jangle pop proche des Byrds, Anny préfère, toutefois, l'étiquette 'pop noir'.

Le midtempo 'Sank without a bubble', s'apparente à la pop de Sheryl Crow ou Natalie Imbruglia, il est soutenu par un piano omniprésent, quant à la cover  ' Wait', elle nous rappelle à quel point Steve Forbert est un compositeur injustement méconnu.

On the country tour avec la pedal steel de Paul Lacques, ' Christmas in the Pines', le voyage prend fin avec ' Citybird',  aux touches country folk prenant une teinte enfantine grâce au glockenspiel que taquine  Ivan Pyzow.

 

'January', un superbe objet!

 

 

Rappel: Only Belgium date....Anny Celsi au Rock Classic à Bruxelles, le 7 juin à 20h30'

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 15:22

Ostende, Westende et au milieu: Middelkerke!

Mais c'est Ostende, la reine des plages qui frappe les imaginations!

Ville royale déjà du temps de Léopold 1er, et puis, les artistes: Henri Storck,  Raoul Servais, James Ensor, Léon Spilliaert, Arno ' Het Zèègat is mien huus', natuurlijk , et Pierre Goudesone, alias Goudi!

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Et les autres, les touristes:

Gribouille...Si je savais parler d'Ostende

Je lui en demanderais pardon

Car je jure à qui veut l'entendre

Qu'elle a toujours porté ton nom...

Leo...

 Devant le casino désert

La barmaid avait dix-huit ans

Et moi qui suis vieux comme l'hiver

Au lieu d'me noyer dans un verre

Je m'suis baladé dans l'printemps

De ses yeux taillés en amande..

Bashung..

A Ostende

Je tire au stand

Je gagne des otaries..

Et Bucquoy, et Marvin Gaye, et  Robert Van de Walle, et Wendy van Wanten, et Dikke Mathilde, et la sole à l'Ostendaise..

Goudi, le Belgicain, qui a probablement un reste d'air marin salin dans ses poumons désormais encrassés par les dioxydes d'azote de la capitale, a sorti ' Bissextile', seconde plaque sous ce pseudo doré, en 2012, année bissextile, pas forcément érotique.

Le gars ne tient pas en place, ce busy bee  a reformé Flesh & Fell, compte faire de même avec Speaking T, a  produit ( Yel, Hugo Race, Alk-a-Line...), et attend toutes vos propositions pour remonter sur scène!

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( photo: FABIENNE CRESENS)

 

Bissextile

Dix plages - un trio de musiciens, Goudi: vocals, bass, guitar, programming - le fidèle, Laurent Stelleman, devenu Flesh & Fell depuis 2011, le gars dont la Gretsch accompagne 136 artistes ( Sarah Carlier, Auryn, Garner, pour n'en citer que trois) - et aux drums, Koen Mertens ( Mojostar, Electric Miles Project, The  Tribe Band...) + une kyrielle d'invités: Delphine Gardin, Frederik Donche, Monsieur Serge Feys et Peter Vandenberghe.

' L'hiver D' un electropop en français au charme mer du Nord, à replacer dans le contexte politique indigène, hiver 2012, Ladbrokes prend tous les paris, à 2 contre 1, la Belgique ne passera pas l'hiver. Di Rupo patauge, De Wever fait chambre à part et pense au régime, pas à la maison des Saxe- Coburg - Gotha, au diététique qui doit peaufiner son image, le Belge devrait monter sur les barricades, mais il est frileux!

' C'est la reine qui pleure', drumming sec, guitares New Wave, ton grave et voix rauque, amer constat...  tout va mal, merde, un vrai bordel, ...c'est mes larmes qui coulent de tes yeux... avec en contrepoint la voix Lolita de Delphine Gardin ( Monsoon).

Méchant morceau!

' Systématique', au background Vive la Fête croisant TC Matic , la guitare funk blanc et le drumming binaire soutiennent le chant scandé du playboy d'Ostende, Delphine, en arrière-plan,  assurant des choeurs en polystyrène, modèle  X-Ray Specs.

On passe  à l'anglais,' My Dirty Little Heaven' , ballade sombre au cachet Bowie, époque Berlin, ' Sound and Vision', si tu vois le genre!

' Comme d'habitude', oublie Cloclo, mon coco!

Pense plutôt à Elli & Jacno mais sur fond de guitare stridente.

Le style de truc qui s'imprègne dans ton cerveau pour ne plus le lâcher.

 'Strange Days', atmospheric, contemplative post-punk, porté par une guitare dentelée.... une nouvelle réussite!

Pour Milou, ' Perfect Companion', titre à l'amorce sombre, lancinante, décoré de  petits bruitages subtils, changeant brusquement de cap pour exploser en rock brutal.

Retour au français, ' L'Amour intérim', une sucrerie electropop, le style Frenchie but Chic à la Marie et les Garçons, Taxi Girl ( Daniel, où es-tu?), ou certains Daho.

'Petite Fée',  Goudi vire Serge Gainsbourg et mate les nymphettes.

Le titre préféré de DSK.

Bissextile s'achève avec ' Drive it off', aux climats David Lynch, la guitare Lannegan de Stelleman en roue libre.

 

 

Un disque varié, intemporel, à écouter aussi bien au volant de ta BMW à du 120 sur la E40 , qu'assis ,bien calé au fond d'un sofa, une main  flattant un ballon de Calvados, 20 ans d'âge.

 

Santé, Pierre!

 

Label: Citysound/Greenlfant

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 02:50

Branle-bas de combat dans les chaumières, le duo démoniaque a quitté l'institution, ouais la même où a séjourné Nicholson lors de 'One Flew Over the Cuckoo's Nest', et compte bien terrorriser villes et campagnes.

 

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Début mars, chez Lynch Law Records, sort le picture vinyl disc "Cosmic Trip Comic Strip" de Alk-A-Line.

Je sais, tu te dis, ne panique pas pour rien, tonton et écoute Je Suis un Homme:

Ame câline

Cherche coeur libre tous les jours

Toutes les nuits

Pour la vie...

Aucun rapport, fieu, ni Bashung, d'ailleurs: 

Décor décortiqué

Reconstitué

Sur une plage alcaline...

La grande rousse sonique ( Laurence Castelain) et la noire toxique ( Sandra Hagenaar) ne fréquentent pas les mêmes sphères: il est question de cabaret punk/ d'electrotech, de wonky pop, de post EBM ou de spinach free jazz  avant-garde.

En sachant que le EP précédent, ' Alk-A-Line',  sorti chez Disc-o-Bolle il y a trois ans, est sold-out depuis avant que l'ex-gros ne dirige Antwerpen, tu saisis donc que tu dois rapidos acquérir la plaque produite par le second playboy ostendais, Pierre Goudesone, alias Goudi.

On ajoutera la participation à l'écriture de deux prix Gongourt ayant refusé la récompense, à savoir Jean-Luc De Meyer ( Front 242) et Jacques Perry-Salkow, dont le papa tenait une raquette et la maman trayait des bovines, pour te convaincre davantage.

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Deux faces: A,  un trip cosmique en cinq étapes, et B, un  fumetto de cinq planches.

Petit détail, initialement la sortie du fruit était  prévue pour le 30 mars 3003, mais  il semblerait que cette date corresponde au lundi de Pâques, on a légèrement avancé le rendez-vous sur les fonds baptismaux.

Tu glisses l'optical disc dans le périphérique, pas trop encombré à cette heure matinale, plage 1: 'Alkaline' 2:52.

L'ai écoutée à l'envers: 2:52!

Un petit  electroclash destiné aux débutants, mode d'emploi inclus: A, Ace of Spades and so on...

Très bon signe, Grizzly, l'indolente chatte, a daigné apparaître de sous la couette, a posé ses lunettes fluo ( roses) sur son petit nez et s'est mise à gigoter comme la femme de Geluck  à l'audition de 'Warm Leatherette', version Chicks on Speed!

' Dark Energy' 3:33( dans les 2 sens): il est en forme, le minou, il continue son numéro sous la boule scintillante, le soupçonne d'avoir avalé trois canettes de Dark Dog à la caféine naturelle de guarana ( à boire avec modération, disait la notice, cette conne est analphabète!).

Je sais, my pet, too is analphabète!

'Ich Weiss': Ich bin ein Berliner..boum, boum...Ich liebe dich, meine liebe... Marlene, épouse- moi, j'invite les Confetti pour animer la soirée!

 ' Everything is not what it seems', les apparences sont trompeuses, quand les ménagères se lâchent, ça chie des bulles et pas de Chaudfontaine.

Alk-a-line , Miss Kittin, même combat, male chauvinist pigs, gaffe à vos bijoux!

T'avais PIL This Is Not A Love Song, t'avais Zean-Luc Dehaene : thuis is mijn vrouw de baas, en dus ben ik vaak op stap.. et puis Jean-Luc De Meyer offrant 'This is not a fairy Tale' aux fifilles.

Theremine en folie pour cette ballade Morricone goes techno.

Que dis-tu, Arthur?

I heard two witches scream and yell...

Ok, je préviens McCarthy!

 

 

 

Pause, face BD.

 ' C’est les Rats scélérats',  du Gainsbarre batcave en pensant au Pied Piper, der Rattenfänger von Hameln.

Colériques, ces bestioles!

 'Train-Train' Jacques Perry-Salkow, le chef de gare Pékinois, s'attaque au ronron quotidien sur fond Trans-Europe Express, mit bestem dank und freundlichen grüßen, Herr Hütter und Herr Schult.

Le midtempo, '  Good Boyz' en pensant aux Québecquoises, Lesbians on Ecstasy.

'Le Dobermann', une sombre histoire de jalousie canine, mise en scène: Claude Chabrol!

Au fait, Laurence a un petit je ne sais quoi de Stéphane Audran!

'  Le Coeur à l’Ecrou', une parodie sale garce  de Mylène Farmer, conclut ce brillant exercice de style.

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 "Cosmic Trip Comic Strip", approuvé par le CTCS, le Chinese Train Control System!

 Si la Chine aime...

 

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:51

Ecoute, mec, marre de tes turlupinades débiles, tu ne fais plus rire personne avec tes Dixan , mon champion contre les taches, ou tes too many dicks on the dancefloor, faut pas venir avec Richard Niks Oan, non plus, ni faire ton malin avec les snares que tu peux te procurer pour une centaine de dollars chez Dixon Drums et, c'est pas parce que t'as failli louer une casa chez Sistema Dixon que tu dois le chanter sur tous les techos...

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Mais, bordel,   Marc Dixon chante: ' JSNB - Jours Sombres Nuits Blanches' succède à 'Maledixon', sorti en 2009.

Ne me demande pas s'il connaît la starlette de Padoue, Tying Tiffany, et son electroclash.

 Il ignore probablement l'existence du CD ' Dark Days, White Nights'.

Qui? Quoi?

Un rappeur qui bouffe du cassoulet, Don Choa.. t'es vachement futé, quel rapport?

...Tout ce temps, quand on y pense

Des jours sombres et des nuits blanches

Fais pas l´con, fais de ton mieux

De toute façon c´est Dieu qui tranche...

Misère, quel poète!

 

Halte là, et on t'interdit de citer Au Bonheur des Dames, il s'agit de rédiger quelques banalités sur ce disque co-produit par Jeronimo (Mardaga), rien de plus!

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 J. Marc Loffet , alias Marc Dixon, ouvre avec ' Court-circuit', du shunt rock dérivatif.

 Voix mâle, âpre, nonchalante, désabusée.

 Habileté linguistique rappelant l'ami, Jacques Duvall ou feu Serge Gainsbourg, fond sonore New York Dolls/ vieux Stones, encore bluesy .

 Cette entrée en matière dandy décadent devrait plaire à Philippe Manoeuvre.

' Si tu joues ta vie' , certains crieront au scandale en t'entendant comparer cette plage, proche du rock sudiste, à certaines productions de Jean-Patrick Capdevielle...  Bashung est mieux vu, d'accord, va, pour Alain!

' Walking in the rain', Flash and the Pan, les gouttes de pluie, rendues en fingersnaps, sur fond d'orgue Vanilla Fudge et riffs de guitare surf pendant que la basse imprime un rythme lent et gris.

La voix de Dixon errant dans cette ruelle sordide où des  poubelles éventrées ont laissé échapper quelques canettes vides, d'une piètre bière,  n'aspirant qu'à recevoir un  rageur coup de pied.

Ambiance automnale!

 

 

 

La sinueuse ballade cinématographique, ' Ascenseur pour l'échappée', ne doit pas forcément te faire penser à Miles Davis... tu ne sais si la nuit nuit, mais le violon alangui séduit!

Lourd, lancinant, hypnotique sera le récité roots rock ' Accords Désaccords' .

A propos, qui manie le banjo?

Un petit  coup de white funk aux envolées de sax purulentes?

' The others are not my refuge'.

Remember James Chance ( ou White) & the Contortions?

Le titletrack, ' Jours Sombres, Nuits Blanches' .

Dixon en Lord Byron.

 Tu disais, Alfred?

...Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,

 Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots....

Une cover du plus americanesque des combos bretons, Santa Cruz, la somptueuse ballade en clair-obscur, ' Noise Around', suivie de ' Bien sûr' , un guitar  Velvet Underground rock, décoré d'un son d'orgue bien pute,  à la Question Mark.

Brillant!

' Quitter cette ville' engendrant spleen, lassitude, abattement!

Jules:  

 Tout m'ennuie aujourd'hui. J'écarte mon rideau,

En haut ciel gris rayé d'une éternelle pluie, En bas la rue où dans une brume de suie

 Des ombres vont, glissant parmi les flaques d'eau....

où est l'Eldorado?

L'album s'achève sur une troisième reprise, confirmant le propos précédent, ' I'm just blue' de Sandy Dillon.

Une valse minimaliste sentant le deep South.

 

JSNB: une réussite, même si le mec confie, merci Sandy, I'm spoiled...

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