Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 14:31
Album- Ocean Hills- Santa Monica

 Album- Ocean Hills- Santa Monica

 

Label-  AFM Records

 

NoPo

Tracklisting:
01. Bound
02. A Separate Peace
03. Death Or Liberty
04. Like A Lady
05. Santa Monica
06. Budapest My Love
07. Hold Me
08. Angels Wings
09. Vampire
10. Christina
11. There Is A Light That Never Goes Out

Digipak Bonus:
12. A Separate Peace - Extended Version
13. Death Or Liberty - Extended Version
14. Santa Monica - Extended Version

 

 Un quartier de New York porte le nom d' Ocean Hill, mais avec le 's', ce mot pourrait décrire les formes de la mer qu'on voit danser à Santa Monica.
En vérité, la moitié des musiciens viennent de Budapest 'The Hill', l'autre moitié côtoie l'océan le long des plages de Californie.

L'acteur chanteur, d'origine hongroise, Zoltán Téglás se lance à l'eau l'année du 20/20 (c'est bien d'essayer) avec cette nouvelle formation (maritime).
Ne tentez pas le rapprochement avec son précédent combo hardcore 'Ignite', même en suivant le Gulf Stream, on n'y arrive pas!
Les courants à emprunter s'orientent plutôt vers la maîtrise technique et mélodique de Journey et Boston ou du côté de Nickelback plus récemment.

Outre le chanteur leader, l'équipage embarque :
Peter Lukacs (guitare solo)
Daniel Szebenyi (claviers et basse)
Reinder Oldenburger (guitare rythmique) (lui, originaire des Pays-bas et artiste peintre)
Pas de batteur? Ah ben, bizarre, y'a de la batterie!

Avec les palmiers en fond, la belle américaine, toute noire, immatriculée 'Santa Monica' et garée sur un carrelage le long d'un rivage, difficile de ne pas penser à la Californie!
Sur un ciel bleuté agrémenté de beaux nuages, l'intitulé de l'album figure discrètement mais le nom du groupe s'impose dans des lettres montant comme des collines ou des dunes.

Sans détours, le 1er morceau jette d'emblée une vague de 'woah oh oh' à reprendre en chœurs. La grosse caisse scande 'Bound' en rythme.
'No way but down my hands are bound by fools and saviors' Ecoutez bien, c'est certain, ce ne sont pas les mains agiles des musiciens qui sont attachées!

Un père demande, tristement, à son fils de lui pardonner son départ. 'A separate peace' part sur des bases plus heavy avant de surfer sur un refrain accrocheur à souhait.
La guitare slalome comme une planche à voile en plein vent. La technique assure une assise indéboulonnable et finit de remplir le futur tube.

Rebelotte! 'Death or liberty' reprend les 'woah oh oh' où ils s'étaient arrêtés.
Pour un titre aussi affirmé, le mid-tempo semble incongru mais, sous ses faux airs de 'Radioactive' d'Imagine Dragons, la mélodie va pécho du gro.

Les guitares valsent et swinguent sur 'Like a lady'. Les 2 électriques matchent magnifiquement et me branchent bien.
Le bleu du ciel californien se reflète dans une mer sans rides. Une glisse toute lisse pour Brice de Nice.

'Santa Monica' brosse une chanson d'amour simple mais qui surprend par sa proposition finale 'Let's make some babies in Santa Monica', y'a pire!
Le flux des guitares rythme la marée. Les chœurs séducteurs soutiennent magnifiquement la voix, pleine d'assurance, de Zoltan.
On appelle ça 'A(dult)O(riented)R(ock)', je crois, pourtant qu'il y a quelque chose de juvénile dans cette composition.

'Budapest my love', sans surprise, rend hommage à la ville d'origine du chanteur. Ici, le piano vient se mêler gracieusement aux affaires des guitares.
La voix parfois doublée monte sur l'écume provoquée par les vibrations des grattes.
Après un solo lumineux, quelques clapping hands jouent à 'we will rock you'. La fin de la chanson s'élève dans une ambiance heureuse et s'interrompt sur quelques notes de piano.
On navigue entre le gracieux et le kitsch mais les reflets argentés nous aveuglent délicieusement.

'Hold me' Au milieu de chants d'oiseau, des notes égrenées sur les cordes invitent au feu de camp. Le timbre de voix et la forme du morceau rappellent U2 et Bono pendant la 1ère partie.
Au delà de ce charme un peu provoquant, la musique déroule en toute évidence.

'Angels wings' veut rappeler que la mer n'est pas toujours calme par une introduction plus musclée mais... chassez le naturel, il revient au galop!
Les guitares dessinent des ailes aux anges qui frôlent les vagues avant de les apaiser.   

On ne s'attend pas à un 'Vampire' en balade. Contrairement au personnage du Blue Oyster Cult, celui-là n'est pas tatoué. 'Devils' et 'Angels' dansent ensemble sur cette croisière un peu facile mais pas déplaisante.

Il manquait un prénom pour la tête à TOTO. 'Christina' va faire le boulot! Une seconde ballade (aux intonations Klaus Meine) promène nos yeux sur des eaux turquoises.
Quelques pas, pieds nus dans le sable avec sa bien aimée, ne chamboule rien si ce n'est notre coeur d'artichaut.

On pensait que la lumière allait s'éteindre mais non! 'There's a light that never goes out'. Jamais 2 sans 3, il s'agit d'une nouvelle ballade sur coucher de soleil où un piano/synthé prend le courant ascendant.
Le son de cordes annonce une petite averse larmoyante.  Cette reprise des SMITHS constitue une fin précieuse et délicate pour un océan de bons sentiments.

Ocean Hills possède les qualités de ses défauts (et recto verso selon les goûts), notamment ce ton un peu sirupeux peut coller aux dents des adeptes de rock plus musclé.
A l'inverse ce côté FM, inné pour ce type de musique, peut aussi séduire par ces ritournelles léchées et soyeuses. Choisis ton camp ou sois éclectique!

Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles RÉCents