Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des critiques de concerts
  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
  • Contact

Les prochaines...

Recherche

17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 03:32
Album - Anoïa - Un autre hiver

Album - Anoïa Un autre hiver

 

Anoïa?

Au secours, google!

Anoïa, also called anoesia, means extreme mental deficiency.

Merci et que dit la gazette de Libramont? 

 ANOÏA est un mot grec ancien qui désigne l’incapacité de percevoir et de comprendre le monde. C’est avec cette idée en toile de fond que se forme dés 2013, la première mouture du groupe qui évoluera pour arriver au trio actuel.

Et ce groupe a sorti tout récemment un premier album,  distribué par Moonzoo Music ( mixage et mastering: Roland Degreef de Machiavel), la plaque a été baptisée ' Un autre hiver'. 

 

Line-up:  Guillaume Rousseaux ( batterie) - Laurent Poos ( chant, guitare) et Christophe Poos ( basse).

 

 Tracklisting:

1 Cons et fiers

2 Et puis quoi encore ?

3 Encore une histoire

4 Au fond du puits

5 À petit feu

6 La bête

7 Mémoire

8 Facile à dire

9 Guerilla

10 Ça tourne

 

Le groupe se dit influencé par Noir Désir et Nirvana, des paramètres qui se vérifient à l'écoute de 'Cons et fiers', un morceau aussi percutant que les frappes du regretté Jean-Marc Renard.

Te laisse pas acculer dans les cordes, tu risques le K O. 

Si ' Et puis quoi encore?'  démarre pianissimo, lorsque la guitare entre en piste, tu te retrouves balayé par un vent grunge violent, une accalmie  passagère suit la première bourrasque, ...non, mais, et puis quoi  encore... interroge d'une voix rocailleuse un des frères Poos et le typhon reprend de plus belle.

Secouant!

' Encore une histoire' rappelle le rock abrasif du plus célèbre groupe bordelais.

Les Hurlements d'Léo?

C'est ça, ceux qui ont pondu  'Tostaky'!

Où m'emmènes-tu?

'Au fond du puits'.

Un nouveau morceau énervé, chanté d'un timbre qui te cloue sur place.

 Il fait noir au fond de  ce gouffre, t'as pas la frousse, Laurent?

Non, je n'ai pas peur de rester seul au fond du puits, d'ailleurs, je me méfie des certitudes.

Je te balance une bière, pour te tenir compagnie!

Anoïa poursuit son trip avec le midtempo mélancolique  'À petit feu' avant de recharger le fusil-mitrailleur et de cogner salement avec ' La bête', un morceau coup de poing, concis et brutal.

Rage et bouillonnement caractérisent ' Mémoire' , du rock carré et explosif.

Un riff de guitar heavy metal introduit ' Facile à dire' qui doit autant à Téléphone qu'à Luke, un autre adepte d'un French rock incisif.

Une petite pointe de punk, ça vous dit?

' Guerilla' devrait plaire aux anciens fans de Parabellum.

L'album expire avec la tornade  ' Ça tourne' , un titre qui risque de te conduire chez le médecin pour aller faire soigner la sensation de vertige qui s'est emparée de ton cerveau.

C'est imprudent de se laisser tenter par un tour sur le  manège maléfique.

Parenthèse, sympa le clin d'oeil à Nino Ferrer! 

 

Anoïa , un groupe à surveiller de près, ces mecs ont la foi!

 

 

 

  

 

Album - Anoïa - Un autre hiver
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 07:20
Veda- EP Preface

Veda- EP Preface

 

Allo, ici Dominique ( Dominique Van Cappellen-Waldock) de Baby Fire.

Depuis peu j'ai un nouveau projet appelé Veda. Nous nous décrivons comme du Doom Acoustique ou du Funeral Songwriting.

 

On a sorti un EP trois titres, "Preface"!

Tu écoutes, tu analyses, tu encenses ou tu démolis!

Note, au départ nous étions deux: Dominique Van Cappellen-Waldock - vocals et lyrics+ Al WNTR ( alias Albin A. Winter ou Albin Wantier) - guitar et  noise, mais depuis que nous avons été accompagnés par Cécile Gonay ( Seesayle)  au CaliClub ( Drogenbos) en septembre, AL et moi avons demandé à l'adopter et elle a accepté.

 

Tracks:

 1.Rain 04:24

2.Lullaby 03:40

3.Here 09:02

 

Veda?

Une station thermale à Denver, une griffe de vestes de cuir... il y a peu de chances qu'il faille chercher de ce côté!

The Sanskrit word véda “knowledge, wisdom” is derived from the root vid- “to know”, semble plus proche de la vérité!

La plage bruineuse 'Rain',  comme le laissait sous-entendre la tête pensante de Baby Fire, Keiki,  Von Stroheim, Naifu, Las Vegas etc... baigne dans des climats neo folk/ acoustic doom, le timbre caverneux et bouleversant de Dominique  évoquant Jarboe ( qui sera au Magasin 4 le 28 octobre avec Veda au même programme, tu parles d'un hasard) ou Nico.

Le texte est comme désossé et  ajoute une tension dramatique intense au premier titre de l'extended- play qui se poursuit avec ' Lullaby'.

Ton petit-fils de six mois avait quelques peines à trouver le sommeil, tu lui as fait entendre cette berceuse, qui malgré des intonations gothiques angoissantes, l'a tellement ému qu'il applaudi et fait comprendre à papy qu'une seconde audition s'imposait.

Tu as donc exercé une pression sur la touche replay pour une nouvelle écoute de cet hymne anti-folk minimaliste.

'Here', un morceau approchant de dix minutes, justifie à lui seul l'achat du EP, quand Veda dit s'inspirer de l'étouffant roman , 'Mildred Pierce', du maître du hard-boiled genre, James M Cain, en lui donnant une interprétation personnelle, tu comprends, enfin,  le choix de l'identité du groupe, Veda, la fille vénale de Mildred qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins.

Tout y est pour créer un climat malsain: choeur liturgique psalmodiant un requiem, vocalises hantées, chant plaintif ou récitatif, voire prophétique, bruitages  lugubres, guitare pour qui sonne le glas... tu n'oses pas clore les paupières de peur de voir des êtres malfaisants s'extraire des murs de la petite chambre où tu t'étais enfermé,  he's here, he's here, he's here.... répète la voix haletante, tu as ouvert toutes les fenêtres, tu es descendu au salon pour entrebaîller le bahut où tu caches tes bouteilles d'alcool, tu t'es servi un double scotch, et tu as inspiré profondément!

 

Elle avait prédit some funeral songwriting, elle a tenu parole!

 

https://veda-doom.bandcamp.com/releases

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 02:41
Album - Seesayle - Stamina

Album - Seesayle  - Stamina

 

Trois ans après 'Stranded', Cécile "Seesayle" Gonay soumet un nouvel album, nommé ' Stamina' , non, il ne s'agit pas de l'endroit enfumé où Baudelaire venait quotidiennement lire son journal, on opte plutôt pour le mot latin ( pluriel de stamen), traduit par étamines, sans aucune certitude, toutefois!

La discographie du professeur de Huy se développe: deux démos ( désormais introuvables), un live et trois albums studio.

On n'a consigné que les enregistrements  portant Seesayle comme griffe, puisque le violon, la basse, la guitare, le piano ou les cordes vocales de Cécile s'entendent ou s'entendaient dans différentes formations: Fifrelin, Adieu les Guêpes, Keiki, Naifu, Richard Brett, Alvin, l'Orchestre du Vent, Elle et  Samuel, [ici], ou la dernière mouture de Baby Fire...

 

Tracklist:

 

Another Day

Eileen

How Far

Useless

By the Way

Young Lady

The Fire

A Trap

Storm

Venisse

Off the Top of My Head

Not the One

A While

- Cover art by Patrick Perin

- Picture by Michel Jankowski

 

' Another day', métro, boulot, dodo, la routine devient une berceuse chantée d'une voix de fée sur fond musical  où domine le glockenspiel puéril, avec de temps en temps des poussées nerveuses du violon.

Seesayle nous a toujours étonnés par la richesse baroque de ses  arrangements.

C'est inévitable, les éternelles comparaisons avec Kate Bush vont resurgir à l'écoute d' 'Eileen', qui n'est pas la copine de Johnny Ray chantée par les Dexys Midnight Runners, mais une jeune fille rêveuse et romanesque, dotée de pouvoirs magiques.

Un piano wagnérien amorce 'How far' , une plage dramatique qui nous rappelle certains morceaux de Daniel Barbenel du Black Light Orchestra. 

Un charango joué en pizzicato  pour introduire le grave ' Useless' , une plage s'accordant parfaitement à la météo maussade sévissant depuis la rentrée scolaire.

 Le moral au plus bas, tu médites à la vue d'un jardin détrempé où les roses gorgées d'eau n'arrivent plus à s'ouvrir et réclament le soleil.

Verlaine, qui passait dans le coin, prête une oreille à la triste mélodie et avance... L'espoir luit comme un caillou dans un creux.

Ah ! quand refleuriront les roses de septembre...

Tiens, voilà le rossignol, ' By the way', son chant est doux et caressant, la jeune fille laisse aller son imagination. Pas de rêves érotiques,  aucune forme oblongue ou  totems qui  punissent, non, une tendre mélancolie amenant ton cerveau à  concevoir les adolescentes pensives d'  Edward Burne-Jones ou de Fernand Khnopff.

' Young lady', la frêle petite ballerine, une figurine imaginée par Degas,   sort de sa boîte à musique pour  tournoyer avec élégance. 

Ce feu qui me brûle m'empêche de dormir, ' Fire'  , les doigts agiles  effleurant les touches du piano sont autant de vives flammèches.

Il y a du An Pierlé dans ce morceau tourbillonnant. 

Qui croire, ils te racontent tellement de salades, ils sont sournois, menteurs, it's ' A trap', je refuse de tomber dans leurs filets, je ne serai pas leur proie.

La guitare tisse sa toile, le piano saute dans le wagon, en arrière-plan, les percussions discrètes habillent la mélodie, un chant badin vient caresser tes pavillons,  sur toi, aussi, le piège se referme!

'Storm' démarre comme une plainte, un soupir, les sanglots du violon accentuent les lamentations  de la dame déprimée, tu le sais, l'orage va éclater car le chat est parti se cacher sous le sofa.

Quelques coups de tonnerre rugissent, deux éclairs, puis un retour au calme sous une fine pluie.

Je me fais un thé!

Après le nocturne 'Venisse', d'une profondeur dramatique vient l'introspectif et plus agité  ' Top of my head' toujours dominé par les touches noires et blanches.

Une boîte à rythmes métronomique en couche de fond, un violon lancinant, un timbre précis et précieux,  ' Not the One' te plonge dans l' univers tourmenté de la créature qui, plus jeune, prétendait n'aimer qu'elle - même, I'm not the one you need, passe ton chemin...

She grew older, now!

La treizième et dernière plage a été baptisée ' A while' et c'est sur  les sonorités fragiles et esthétiques du clavecin produites par une guitare sèche sortant de l'atelier d'un luthier baroque que Seesayle prend congé d'un auditeur, une nouvelle fois convaincu, de son immense talent.


L'album sera bientôt commercialisé, on attend une date pour la release party.

 

Album - Seesayle - Stamina
Partager cet article
Repost0
13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 05:40
Album on vinyl - Flesh & Fell - Icarus.

Album on vinyl - Flesh and  Fell - Icarus.

 

Tu dis, Pierre?

Pour fêter les 30 ans d'existence de Flesh & Fell, on sort un colored vinyl LP, 'Icarus' sera jaune, 500 copies seront pressées!

Bigre, quand?

A la fin de mois de septembre chez Lynch Law Records.

Deux faces, dix titres, à l'ancienne!

Face A:

Poker Joker

Salome

Bling Bling

Icarus

Brain Candy

 

Face B:

Liar

L’ennui

Dandy

Hide&Seek

Laziness

 

Et le line-up?

Le même que celui qui a enregistré 'Flesh & Fell' en 2013, Pierre Goudesone - Laurence Castelain et  Laurent Stelleman.

'Poker Joker' avait été envoyé en éclaireur en 2015, tous les ingrédients du philtre caractéristique, estampillé Flesh & Fell, sont là, des beats new wave/disco à forte connotation érotique.

 La voix libertine de Miss Castelain  déambule sur un fond industriel ( distorted guitar riffs, fuzzy bass, bruitages urbains inquiétants)   que n'auraient pas renié Francis John Tovey ou Einstürzende Neubauten.

T'es déjà envoûté. 

Et que dire de 'Salome',  tu as le choix: Henri Regnault, Gustave Moreau, Klimt, Francesc Masriera...., tu es plus littéraire, Oscar Wilde, ça te va?

Salomé, tu  la vois moving her arms, tu l'entends susurrer ...ask me what you want... tu sais que tu vas tomber dans ses filets, c'est inéluctable, et ce fond post punk qui éveille en toi des images de Siouxsie Sioux, tu réfutes celle de  la tête de Jean Baptiste  sur un plateau, t'aimes pas le gore!

' Bling Bling', le titre préféré de Sofia Coppola, devrait faire un malheur sur les pistes de danse, to be glamorous on te déconseille le style 80's, cf.  la coiffure Toyah, légèrement datée, on préfère le look Emma Peel, John Steed aussi, d'ailleurs!

On passe au  titletrack,' Icarus'.

 Le fils de Dédale a déclaré à son paternel, non papa, je ne compte pas me fixer ces ailes sur les épaules, c'est ridicule, je vais danser sur les beats ondulants de Flesh & Fell. Le fallen angel est parti en boîte et s'est mis à draguer une nana fringuée gothique.

' Brain Candy', et si Chagrin d'Amour revenait pour fabriquer un tube electroclash intemporel.

Tu dis?

Tu aimes Vive la Fête, et toi, Laurence?

N'importe quoi!

Pierre?

Le monde est dérangé!

Que fait-on, alors?

On va s'enfiler quelques shots au Fuse! 

 

Après avoir avalé une demi-douzaine de Captain Cokes, on a décidé de retourner la plaque! 

 

La face B démarre par ' Liar' , t'avais pas fait attention mais en te retournant, tu surprends ton chat danser comme un dératé, la voix dans les  enceintes  hurle you're a liar... toi, qui as été enfant de choeur, cette attaque t'a offensé!

Ces gens sont cultivés, après quelques références bibliques ou mythologiques, voici Alberto Moravia, ' L'ennui'.

Quand la voix de Laurence  prend des intonations de chaste ingénue, tu craques!

C'est pas vrai, Mistigri t'invite pour un slow! 

' Dandy', non, pas celui des Kinks, ni le ' Charming Man' des Smiths , mais un éphèbe glissant élégamment sur fond de boîtes à rythmes synthétiques et de riffs acérés. 

Ce post punk glacé, chanté à deux voix , séduira les plus exigeants!

On joue à cache-cache?

'Hide & seek', avec comme intro les riffs de guitare de 'Venus' de Shocking Blue, constitue un nouvel exemple de mise à jour de la new wave des eighties en l'enrobant d'electro-sounds contemporains.

Au loin, le carillon de la chapelle annonce les vêpres, ' Laziness' est sur les rails, après la prière vespérale, une longue procession démarre, avec lenteur, depuis les marches de l'édifice religieux vers une destination imprécise.

Ton cerveau, atteint, visualise 'Le Jardin des Délices' de Jérôme Bosch, monstres et démons lubriques chevauchant des animaux dénaturés forment une ronde satanique, il a fallu un coup de fil intempestif pour te tirer de tes rêveries charnelles.

 

Avec ' Icarus', Flesh & Fell signe un digne successeur à l'album éponyme de 2013,   shows will be soon announced, dit leur site.

Nous sommes impatients!

 

picture by Xavier Marquis

 


 

Album on vinyl - Flesh & Fell - Icarus.
Partager cet article
Repost0
6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 07:06
Album - Hamilton Loomis - Basics

Album - Hamilton Loomis - Basics

 

Hamlton Loomis, un habitué de nos scènes blues, vient de sortir une nouvelle plaque, la neuvième en tenant compte de deux "live", il a baptisé la rondelle, ' Basics' , son dessein étant un retour aux éléments fondamentaux, aux sources.

 Cet album, du gars né à Galveston ( une pensée pour  Glen Campbell), s'avère être son projet le plus personnel, en effet, il signe, ou cosigne, les 13 titres inclus sur la pochette et il n'hésite pas à mener un plaidoyer pour sensibiliser l'opinion au sujet de l'hyperinsulinisme endogène, une maladie dont souffre son fils Bo Jordan.

 

 Tracklist:

 01 Sugar Baby

02 If I Would've

03 Candles and Wine

04 Reason

05 Ain't What It Ain't

06 Breaking Down

07 Looking Into a Dream

08 Getting So Big

09 Cloudy Day

10 Come And Get Me

11 Love Can Do

12 Prayer

13 Funky Little Brother

 

Musiciens-

 Hamilton Loomis: lead vocals, guitar, harmonica, bass

Armando Aussenac: drums, backing vox

Fabian Hernandez: saxophone - backing vox

Chris Eger, slide on 5 - backing vox

Sabrina LaField: bass, vocals on 1

Bo Jordan Loomis: maracas ( 3 ans)

Alex McKown, Zach Person and Michael Bryan-Harris: guitars on-13

 

Hamilton a pour habitude de saupoudrer son blues d'éléments soul ou de r'n'b/funk à la Prince, la première plage ' Sugar Baby' illustre parfaitement le propos.

Déjà en 2012, lorsque tu avais eu l'occasion d'assister à un de ses concerts in Belgenland, c'était au Nekkersdal, qui malheureusement n'offre plus de bluesoptredens,  le jeu du guitariste avait fait forte impression, ici,également, la wah wah éclabousse joyeusement tes pavillons, l'interlude à l'harmonica offre un contrepoint intéressant.

' If I Would've' ne change pas la donne, du blues dans lequel on a infusé des épices soul, funk, voire disco.

Dur, dur, de rester assis face aux touches du clavier du PC, tes hanches te démangent, elles n'attendent qu'une chose: suivre le rythme.

Un dîner aux chandelles sur fond swing/groove?

Voici 'Candles and Wine'!

Puis vient 'Reason', pas dans le sens cartésien du terme, mais ...you are the reason, you make the sun come out at every season.. une belle marque d'amour soulignée par une guitare lyrique.

La cinquième plage,  'Ain't What It Ain't', peut justifier le fait que certains rapprochent le Texan de Lenny Kravitz.

Hamilton a  le mérite de créer un pont entre le blues traditionnel et  un jeu plus hybride lorgnant vers le groove.

' Breaking down' , tout en décontraction et langueur, rappelle, par instants, le jeu de  Carlos Santana.

Petites touches jazzy pour introduire ' Looking Into a Dream', sinon c'est à Robert Cray ou à Robben Ford que tu penses.

Petit, c'est incroyable, you're ' Getting so big', disait sa maman, à présent c'est à son fiston que Hamilton peut annoncer...you're getting so big, it's amazing...

Superbe titre, bourré d'émotion!

Le sax de  Fabian Hernandez ( Grammy award winner)  pousse ' Cloudy day' dans la zone noire, celle de Prince ou de Bill Withers, le titre groove à mort et  pourrait faire  danser un paraplégique.

Les couleurs soul pop de ' Come And Get Me' vise l'airplay sur des chaînes moins ciblées blues, mais n'allez pas croire qu'il s'agit de muzak, le solo de guitare est là pour le rappeler!

Sur scène, l'énergie dégagée par Hamilton Loomis and band fait fureur, un disque ne peut reproduire le même effet, mais si tu écoutes ' Love can do' sans avoir envie de te bouger le cul c'est que t'es sérieusement malade!

Après une  belle prière d'espoir pour son fils,  ' Prayer', Hamilton attaque la dernière pièce de l'album, la jam explicite ' Funky little brother' pour laquelle le groupe est  renforcé par Sarah Kimberly aux  keys et  trumpet, Reagan Kimberly aux  drums, Austin Morris à la guitare et Daniel Holder à la basse.

Tu voulais du juteux, t'es servi!

 

Hamilton Loomis sera dans nos contrées en octobre: le 6 à Zulte ( De Avonden), le 8 à Anvers ( Crossroads) et le 9 au Spirit à Verviers!

 

 

 

Album - Hamilton Loomis - Basics
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 09:07
Ivy Wood- Black River EP

Ivy Wood - Black River EP

 

Non, Ivy Wood n'a rien à voir avec les Cramps, ni avec les Coasters, oublie le sumac vénéneux, le duo est originaire de L A et vient de sortir un EP, Black River, chez Stellar North Music!

Leur bio mentionne: 

Both members have racked up an impressive array of accomplishments over the last years...

Il a fallu un investigateur grassement payé pour retrouver des traces de leur passé:

 Dennis Benny Nilsson, oui, origines suédoises, le batteur au galurin et aux yeux bleus et Julien Baptiste ( oublie Tchéky Karyo), le chanteur guitariste dandy, en provenance de Montréal, ont commencé en 2015 sous la dénomination Zenith avant de devenir Nothingerz et d'ouvrir pour quelques sommités ( we opened for Nine Inch Nails, Katy Perry and Avril Lavigne...).

2017, nouvelle reconversion, désormais le duo se produit et enregistre en tant que  Ivy Wood.

 

Leur EP 'Black River' est sorti fin août!

Tracks:

 Black River 3:59

Amen 3:05

She Knows Me No More 3:34

Familiar Wound 2:52

 

La 'Black River', qui ouvre l'extended play, charrie des éléments stoner avec bluesy background, Dennis cogne à la manière d' un descendant d'Erik le Rouge abattant un épicéa géant, le jeu de guitare de son copain fait tout pour éviter la rocaille de cette rivière aux rochers regorgeant de chutes vertigineuses, la voix, éraillée,  rappelle  celle de feu Chris Cornell.

Au bout des quatre minutes que compte la plage marécageuse, t'as immédiatement enfoncé la touche replay.

Les éléments Queens of the Stone Age de la suivante,  ' Amen', voient ton crâne entamer des mouvements de va-et-vient qui ont impressionné Grizzly, ton chat, qui sommeillait sur le sofa.  Un drumming mécanique obsédant, des riffs de guitare, tantôt acérés, tantôt massifs, des vocaux abrasifs, c'est une évidence Ivy Wood n'est pas à classer dans la catégorie petits minets singeant Ed Sheeran, c'est du sérieux!

La rock ballad qui fait mal a été baptisée ' She knows me no more' , lorsque les premiers mots d'une chanson sont My Girl, tu penses irrémédiablement à Nirvana, Julien, sur fond de handclaps et d'ostinato entêtant, les prononce avant de décrire la fin d'une aventure amoureuse...she knows me no more...her eyes they don't shine... déchirant!

Un superbe morceau!

La dernière, 'Familiar Wound', malgré des ooohs ooohs racoleurs, ne tombe jamais dans la mièvrerie, le son est sec, la guitare agressive, le fuzz omniprésent, des flashes viennent troubler ton cerveau souffrant de vieilles blessures, les Black Keys, Black Pistol Fire ou Little Hurricane, vu à l' AB au printemps, tu n'as qu'une envie au bout des quatorze minutes ( c'est court), celle de glisser à nouveau la rondelle dans le lecteur.

 

Jonas a acquis et entendu le EP, he says: Sounds Great! Cant wait to hear it bar-live.

Nous, aussi, gars, nous aussi!

 

 

Ivy Wood- Black River EP
Partager cet article
Repost0
1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 08:00
Album - Jikaëlle - Evidences

Album - Jikaëlle - Evidences

 

Prénom: Jikaëlle.

Nom de famille?

Aimenneau sans soute!

Racines?

Val-de-Marne, Saint-Maur-des-Fossés!

Sur terre depuis?

Moins d'un quart de siècle!

Activité?

Chante, deux albums: 'Evasions' en 2014, ' Evidences' n'a pas trois mois.

Signes distinctifs?

Un sourire malicieux caché par une paire de lunettes, un chapeau à bords courts lui donnant l'air bohème, une liquette sortie de la collection de Kurt Cobain, une guitare acoustique à portée de main!

 

 

 

Jikaëlle - Evidences, ce sont douze titres signés de sa plume, avec quelques coups de main apportés par l' ‘homme de l’ombre’, Bernard Léchot, qui en a assuré la production artistique.

Soyons complets:

 • Jikaëlle : chant, guitare acoustique, harmonica, chœurs

• Bernard Léchot : guitares acoustique et électrique, claviers, programmations, chœurs, arrangements

 

• Sanzy Viany : deuxième voix sur « Te toucher »

• Erwan Mouly : cajón, flûte

• Etienne Frenk : violoncelle

• Mélody Génadinos : violon

• Morgoran : guitare acoustique, chœurs

• Adrien Garçon : chœurs

 

 

Titres:

01 A l’abri

02 D’autres saisons

03 Te toucher (avec la chanteuse camerounaise Sanzy Viany)

04 L’inconnu

05 Noir ou blanc

06 Depuis ce jour

07 Fondettes

08 Y a de ces gens-là (duo avec Bernard Léchot)

09 Février

10 Craindre le meilleur

11 Sarah

12 Un voyage

 

Pas besoin de t'enfermer dans le blockhaus pour écouter ' A l'abri', va t'allonger dans le jardin , mordille un brin d'herbe, admire les papillons, ou les libellules, en écoutant ce folk pop mélodique et délicat porté par une guitare et un harmonica nous renvoyant à l'époque bénie de Simon and Garfunkel.

' D'autres saisons' , les papillons ont décidé de changer de paysage, comme nous ils ont des envies de voir d'autres horizons , d'échapper au quotidien. La voix pure de Jikaëlle en bruit de fond, tu prends ton envol!

' Te toucher', grâce aux percussions, est plus rythmé, mais ne va pas croire que ces caresses soient uniquement d'ordre lascif, elles font tout autant preuve de tendresse.

Les amateurs de Francis Cabrel vont adorer le jeu aérien de la guitare habillant 'L'inconnu', une ballade sensible et aérienne.

Les riffs mouvementés illustrant  ' Noir ou blanc' nous feraient presque oublier qu'il s'agit d'une déclaration amoureuse.

Encore un chouette titre!

Une seconde chanson d'amour, ' Depuis ce jour', démarre en mode récitatif  avant de prendre un virage classique.

Le morceau est  relevé par des arrangements bucoliques discrets mais plein de justesse, on adore cette petite flûte romanesque.

La jeune fille a passé trois ans à ' Fondettes', dans la périphérie de Tours, elle rend un bel hommage à la cité qui abrite le Prieuré roman de Lavaré.

Chanté en duo avec Bernard Léchot, '  Y a de ces gens-là' devrait pouvoir faire un tabac sur les ondes de France Bleu.

Que Jikaëlle apprécie l'auteur de ' Je l'aime à mourir' est une certitude,  ' Février' le confirme, une nouvelle fois l'orchestration imaginée ( violoncelle et violon) par l'homme de Neuchâtel, Suisse, fait mouche.

C'est quoi l'amour, Jikaëlle? 

'Craindre le meilleur'!

Quelques bouffées électriques décorent ' Sarah'  , un folk pop aux teintes Dire Straits/ americana/ alt rock.

Elle reprend son baluchon, enfile ses godasses de trekking pour le suivre, lui, dont elle a croisé le regard, pour ' Un voyage' , merveilleux, langoureux....

 

 

Attendez-nous, vous deux, on  vous  accompagne, juste le temps d'annoncer au patron qu'on se tire!  

 

 

Album - Jikaëlle - Evidences
Partager cet article
Repost0
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 08:45
Demo - Yes, we can - Yes, we can!

Demo - Yes, we can - Yes, we can!

 

"Yes we can" a lancé Barack Obama  en reprenant son slogan de 2008. "Yes we did", a-t-il dit en partant, et Trump a ajouté, on va tout foutre en l'air!

 

Les Yes, we can bruxellois ne font pas de politique, ils n'ont jamais dit "Ich bin ein Berliner" , mais ils revisitent les classiques du blues rock à leur sauce et prononcent leur discours dans tous les bistrots, clubs, buvettes, marchés ou fêtes paroissiales, qui préfèrent une animation musicale avec de vrais musiciens que de voir  des branleurs  faire le singe avec des manettes après avoir flanqué  une clé USB dans leur lecteur.

 

 

Wim Hombergen: lead vocals, guitar/ Alain Prophète: guitar, second vocals/ Michel Philippe: bass et Felix Fannoy (dit Zen): drums are Yes, we can!

Tu dis... Wim Hombergen, un joueur de tennis, mais non, gamin, celui-là c'est Patrick!

Wim Hombergen c'est la seconde guitare de Kleptomania, le premier groupe rock belge à avoir foulé la scène du Marquee, mais aussi The Nevergreens, Feather Broom, Spirit of the 70's etc...

 

Yes, we can a enregistré une demo/carte de visite, la rondelle se vend lors des concerts, les titres sont audibles sur Reverbnation!

 

Tracks:

 Green River 3:04

Cajun moon 3:06

 Driftin' 2:44

You Gotta Know 4:06

 Bad Case of Loving You 3:42

 

En débutant avec la ' Green River' du Creedence, tu plonges dans les bayous, Mais John Fogerty nous signale, en passant, que sa rivière verte est en fait le  Putah Creek en Californie.

T'aimes les libellules, les swamps,  un son de guitare âpre, Yes, we can t'invite à descendre la ' Green River' .

Wim a toujours aimé le laid back sound de J J Cale, celui qui faisait du rock en hamac, selon Les Inrocks, la reprise de ' Cajun Moon'  est donc cohérente.

Changement de style avec ' Driftin' ', un  up-tempo beat qui se rapproche du Western Swing.

'  You've Got To Know' a été enregistré par le groupe canadien The Boomers en 1993, ce titre évoque certains morceaux de Tom Petty et c'est par ' Bad case of loving you' de Moon Martin, qui fut un tube pour le regretté dandy Robert Palmer, que s'achève cette plaque réjouissante! 

 

Allez voir Yes, we can s'il passe près de chez vous, emmenez madame, elle va adorer et peut-être danser sur la table!

 

 

Partager cet article
Repost0
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 14:45
Album - Sweet Bourbon and The Bourbonnettes - Night turned into day

Album - Sweet Bourbon and The Bourbonnettes - Night turned into day!

 

2014, Berg en Dal, zuidoosten van de  provincie Gelderland, naissance de Sweet Bourbon and The Bourbonnettes, des braves gens qui préfèrent Jim Bean à Bronckhorst, non pas Giovanni Christiaan van Bronckhorst, qui a fait les beaux jours de Feyenoord, mais la Bronckhorster Eigenweiss!

Le groupe est formé de vétérans de la scène blues d'Outre-Moerdijk, le guitariste  Chris Janssen a sévi au sein de Joint Venture, bluesband de Nijmegen, et du légendaire  Bullfrog Blues Machine ( Wageningen) / Martijn Cuypers, le batteur, préférait le ragtime, il a peaufiné son jeu chez  The Plausible Pleasure Ragtime Band, Moeder Delirium, 5 Knuckle Shuffle, Hot Leggs..../ le chanteur René van Onna a aussi passé le cap  fatidique de la cinquantaine, il officiait chez the B-Machine, un disco/soul group de Nijmegen/ à la basse on retrouve Roeland van Laer, membre de Rose on the Rocks et enfin, un autre requin, Willem van der Schoof, se charge de maltraiter l'orgue Hammond ( pour la Dutch Blues Foundation: beste Hammond player en 2015) , des connaisseurs l'ont vu, e a, chez l'Oscar Benton Blues Band, un pionnier du blanke blues et chez le Eelco Gelling Blues Band ( Elco faisait partie de Cuby and the Blizzards).

Sweet Bourbon  avait  pondu un Live en 2015 ( enregistré au Café Trianon), à l'époque les mâles s'étaient déjà adjoints quelques Bourbonnettes pas débiles.

Des filles, sont citées sur la plaque:    Laura van der Vange, Sonja Walters et  Suzan Wattimena, tandis que Marjolijn de Buijzer et Eudia Purperhart  poussaient auparavant des vocalises sur scène.

 

 

Night Turned Into Day

 

1. 2nd Wallstreet

2. Texas Woman

3. Cool Down

4. Blue Wonder

5. Kicked Me Out

6. I Don't Care

7. This Year's Destination

8. Got To Say Goodbye To You

9. Blinded

10. Swan

11. Enfants Terribles

 

 

Onze titres  figurent sur la pochette, ' 2nd Wallstreet' ouvre.

Du blues, oui, mais avec un solide background soul, les nanas apportent la touche r'n'b, l'orgue gambade librement, la rythmique groove à mort, les riffs de guitare assurent et le chant de René nous prouve qu'il a un passé noir, si tu te rappelles  de Luke Walter Jr. de Blue Blot, tu peux te faire une idée et si tu aimes ' Congo Square', version Lightnin Guy, tu vas mordre à l'hameçon!

' Texas Woman' dans le style Stevie Ray fait peut être mentir leur crédo ' a new blues sound' mais n'enlève rien aux qualités de l'interprétation d'un titre composé par Chris Janssen.

Solide escapade de l'orgue, by the way!

Rhoda Scott, qui passait dans le coin, te souffle, "not bad"!

Comme on s'était légèrement énervés, on nous demande de nous  calmer ' Cool down' ( un titre, oublié, du groupe tout aussi oublié A Syntax Error).

Comment veux-tu t'assagir en entendant ces sonorités funky, ...ridiculous...qu'il dit, c'est ce qu'on pense, aussi!

' Blue wonder' fait plus de six minutes et suit une intéressante piste americana/ Southern rock.

Elle m'a jeté, she ' kicked me out'.... les filles répondent...I didn't love him anymore... t'as plus qu'à avaler un 49% barley malt pour t'en remettre, mais comme t'étais pas sûr de ses sentiments, t'as poussé sur replay, t'as pas moins souffert!

Une slide attaque ' I don't care', plage qui se met à galoper dès que les filles battent des mains, ça swingue, Erwin, surtout que les petits doigts de Willem sautillent comme quand il ne souffrait pas encore d'arthrose!

Le n°7, ' This year's destination' , en mode downtempo, doit plaire aux amateurs de moody sleazy rockabilly rock 'n' roll et de jeu de guitare fluide.

Rhoda rapplique, c'est qui cet organiste?

 Willem van der Schoof, madame!

Il vient le slow blues?

Oui, il est là: ''Got to say goodbye to you', tu vas pleurer et adorer les soupirs des filles ( soft singing angels, qu'il dit, on l'a cru!).

Bucky Pizzarelli and Frank Vignola, tu les connais, ceux-là?

 Je connais Rizzoli and Isles, Jane Clementine et Dr. Maura Dorothea!

T'es con, fieu!

Bucky Pizzarelli et Frank Vignola sont deux guitaristes de jazz, Sweet Bourbon  a réarrangé une de leurs compositions pour en faire un blues-jazz- gospel juteux, le truc se nomme 'Blinded', tu écoutes en fermant les yeux, pas toi, Stevie, tu peux les garder ouverts!

René a étudié le comportement des cygnes et a écrit 'Swan', pour lequel Chris a composé un blues dans le style de Fleetwood Mac, époque Blue Horizon.

Une plage imparable!

Jean Cocteau a écrit ''Les enfants terribles' en 1929 mais l'inspiration de l'instrumental 'Enfants terribles' est à chercher chez Steph Lucarelli, un guitariste marseillais préférant Robben Ford au rap.

 

"Night turned into day", 54' hautement recommandables, un produit exempt d'acides gras saturés  et d'adjuvants toxiques!

 

 

Prochain concert, le 9 septembre à  Ulft ( DRU Kultuurfabriek).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Album - Sweet Bourbon and The Bourbonnettes - Night turned into day
Partager cet article
Repost0
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 10:34
Album- Quique Gomez and His Vipers - Dealin' with the blues

Album- Quique Gomez and His Vipers - Dealin' with the blues.

 

Armonicista y cantante madrileño de nacimiento, Quique comienza a tocar la armónica a los 18

años y monta su primera banda, Juan Bourbon, Juan Scoth and Juan Beer, a los 20 años.

Agé de 31 ans, il émigre aux States et s'établit à Chicago, mais ce n'est pas la house ni le hip hop qui l'intéressent, mais bien le blues, il a l'occasion de jouer avec quelques grands noms de la scène qui a engendré des légendes aussi illustres que Muddy Waters,  Howlin'Wolf, Little Walter, Buddy Guy ou Willie Dixon pour n'en citer qu'une poignée.

Là-bas, dans l'Illinois, il accompagne e.a.  Jimmy Burns, John Primer, Tail Dragger ou Eddie C. Campbell.

Revenu sur le vieux continent, il écume les clubs de blues castillans, catalans ou andalous, accompagne les bluesmen américains venus en Europe sans leur band, ou tourne avec le transalpin Luca Giordano, un autre mercenaire travaillant pour la mafia de Chicago.

Ainsi, tu as eu l'occasion d'admirer le talent de Quique Gomez au Duvel Blues anno 2015, il avait ouvert le festival avec son pote Luca et le lendemain, il était associé à Jimmy Burns pour un concert d'anthologie.

 

Par un beau jour, fin mai, on te refile la galette Quique Gomez and His Vipers - "Dealin' with the blues" en ajoutant, dis - nous ce que tu en penses!

Tu glisses le disque dans le lecteur, retourne la pochette et prend connaissance des twelve tracks:

 

01 Good Rockin’ Tonight

02 Too Late

03 I’m Gonna Keep What I’ve Got

04 Gold Tailed Bird

05 Sugar Ray

06 Sloppy Drunk

07 Times Getting Tougher Than Tough

08 How Sweet It Is (To Be Loved You)

09 It’s Too Late Brother

10 Honey Bee

11 What’s The Matter With The Mill

12 Wonderful Time

Line-up:

 Quique Gómez: vocals, harp

Guillaume Destarac: drums

Pablo Sanpa: guitar

Curro Serrano: guitar

Héctor Rojo: bass

et en guest sur quelques titres: Javier Diaz: piano.

 

La plaque débute par   un jump blues/ rock de 1947,  'Good Rockin’ Tonight' de Roy Brown, un tube pour Elvis.

Les nouvelles sont bonnes... Well I heard the news, there's good rocking tonight... et effectivement, ça swingue joyeusement, l'harmonica virevolte, les guitares cravachent et la rythmique bétonne, en tapant du pied sur le plancher, t'as eu la surprise de voir ton notebook faire des bonds.

Après ce début en fanfare, Quique et ses reptiles venimeux s'attaquent à Willie Dixon, 'Too late', un autre jump blues que tu as eu la chance d'entendre sur scène interprété par Bill Wyman et ses Rhythm Kings.

Incroyable comme la basse pompe... oui, le PC  s'est remis à faire le kangourou, il est pervers ce disque!

' I’m Gonna Keep What I’ve Got' de Slim Harpo semble avoir été écrit spécialement pour le Madrilène, guitares et harmonica engagent un duel sans merci , quant à la good-looking little girl dont il chante les mérites, t'as l'intention de demander à Kiki qu'il te refile son numéro.

Après toute cette effervescence, il est temps de passer au slow blues,  'Gold Tailed Bird', composed by a guy called James A. Lane.

Tu connais pas, et Jimmy Rogers ça te dit quelque chose?

Si tu aimes les lignes d'harmonica suaves de Charlie Musselwhite, tu vas adorer ce morceau qui fait plus de 8 minutes.

Une note jazzy, ça vous botte?

Voici,  Babs Gonzales And His International Jazz Men , ' Sugar Ray' ‎

Pour la petite histoire, Babs a séjourné un petit temps en Europe et le jeune Brian Auger l'a accompagné chez Ronnie Scott's!

Il semblerait que Quique ne carbure pas vraiment au jus de framboises, il reprend ' Sloppy Drunk' de Miss Lucille Bogan, que les spécialistes placent au même niveau que Bessie Smith, pas pour sa consommation de moonshine whisky mais pour ses talents de blues singer.

Drinking and sex, un beau programme!

Déjà en 1947, les temps étaient durs et pourtant Donald Trump ne sévissait pas encore à la tête du pays,  'Times Getting Tougher Than Tough', que Jimmy Whiterspoon, un jour,  avait enregistré avec le Junior Mance Trio  mais aussi avec Ben Webster et Gerry Mulligan, mixe Kansas City blues  et jazz et  convient fort  bien au jeu cabriolant de l'harmoniciste dont le crooning fait merveille en mode jazz.

Puis vient une surprenante reprise du soul hit ' How sweet it is to be loved you', une locomotive de chez Motown, signée  Holland–Dozier–Holland.

Tout le monde citera Marvin Gaye mais il ne faut pas occulter la version, brillante, de Jnr Walker and The All Stars.

Chez Quique Gomez l'harmonica remplace le solo de sax.

Retour au blues sautillant avec ' It's too late Brother'  , un uptempo rocker que tu retrouves au répertoire de Little Walter.

... Sail on, sail on my little honey bee, sail on..., ' Honey Bee' de Muddy Waters constitue la seconde blues ballad de l'album, 4'26" de pur bonheur, dirait Dr Boogie.

Meunier, tu dors ou quoi?

'What’s The Matter With The Mill' se demande Memphis Minnie en swinguant comme une sauterelle.

Le chef laisse la voie libre à ses acolytes avant de coller ses lignes d'harmonica sur l' impressionnante assise rythmique façonnée par Hector et Guillaume.

Du travail de pro.

Le voyage au pays du blues prend fin avec une version joyeuse, aux accents Western Swing, de 'Wonderful Time' de Sonny Boy Williamson.

 

Dealin' with the blues : le meilleur disque de Chicago Blues pressé  du côté de la Meseta Central!

 

 

 

 

 

 

 

 

by Ron Kern

by Ron Kern

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents