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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 07:37
Album- Morgan Wade - Reckless

Album- Morgan Wade - Reckless 

 

Thirty Tigers/Ladylike Records

par Michel.

On te dit Floyd, soit tu penses à Pink Floyd, soit tu flaires le piège et tu lâches  George Floyd, là, on t'arrête car tu risques de t'attirer les foudres des copains de Donald et on t'aiguille vers une bourgade ( 442 âmes, one stop light, ajoute une enfant fleur, en se foutant gentiment de nous) de Virginie, qui a vu naître, il y a un quart de siècle, une jeune fille baptisée Morgan Wade.

Dans ce coin perdu des Appalaches,  où tu peux te balader sur la Crooked Road, la musique la plus couramment jouée est le hillbilly ou le bluegrass, tout naturellement  quand la petite Wade, tatouée de la gorge aux talons  se lance dans la musique elle opte pour l'alt.country, bien que sa première source d'inspiration se nomme Elvis.

A 19 ans, elle monte sur scène dans un club de son bled, puis forme  un premier band, Morgan Wade &The Stepbrothers, le groupe multiplie les performances scéniques et grave l'album  'Puppets With My Heart ' en 2018.

Une review de l'époque  révèle ...the group brings an energy that can have listeners head banging one second only to be toe tapping and swaying the next....

Ce n'était que la première étape, peu après Morgan, repérée par Sadler Vaden ( guitarist for Jason Isbell & The 400 Unit), ému par son timbre rocailleux,  décide, sur l' insistance du monsieur, de la jouer en solitaire.

Deux singles voient le jour, suivis par un premier album: 'Reckless'.


Reckless Track List:
1. Wilder Days
2. Matches and Metaphors
3. Other Side 

4. Don't Cry
5. Mend
6. Last Cigarette
7. Take Me Away
8. Reckless
9. Northern Air
10. Met You

Credits- 
 produced and mixed by Sadler Vaden and Paul Ebersold -  engineered by Ebersold and mastered by Richard Dodd. All songs  written by Wade, with co-writes going to Vaden and Ebersold. 

Musicians  include  Sadler Vaden (electric and acoustic guitars, bass, keys, synthesizers, mellotron and background vocals), Paul Ebersold (drums, keys, synths and mellotron), Jimbo Hart (bass), James Dick (drums and percussion), Fred Eltringham (drums and percussion), and Derry deBorja (keys, synths and Mellotron).

 

La pochette, en noir et blanc, nous montre la jeune femme aux longs cheveux blonds, se cacher  le visage de ses mains esthétiquement  tatouées, ses yeux, perçants, restent visibles, sur son  front  ont été imprimés son nom, le titre de l'album et des initiales MW, qui n'ont aucun lien avec  mégawatt. 

La jeune personne se souvient avoir été a bad girl:  booze à gogo, tabac et peut-être d'autres vices, elle le confesse sans honte ...  “I’m not a Barbie Doll and I’m singing about addiction and stuff that I don’t hear a lot of females singing about. But that’s me and I am not going to try to be something that I am not.” et le chante dans le country pop ' Wilder days' qui ouvre le recueil, même si elle reporte ses addictions sur un gars qu'elle aurait aimé rencontrer avant qu'il ne se soit assagi  ...Who were you before I knew your name? Were you drunk at midnight waiting for the train? You could have been anyone back then – Just another kid reaching for the wind..... I wish I’d known you in your wilder days.

Un premier titre qui nous pousse à la classer dans la catégorie female pop rock, mouvance country/folk, le genre où les têtes de file ont pour nom K T Tunstall, Amy Macdonald, Stevie Nicks,  Sara Bareilles ou Lissie.

Morgan poursuit  en mode ballade avec ' Matches and Metaphors' , qu'elle chante tout en retenue, d'une voix étonnamment éraillée pour une personne de 26 ans, tandis que Sadler Vaden révèle ses qualités de guitariste lors d'un bridge soigné.

La country ballad ' Other Side', aux arrangements finement fignolés, marque un nouveau plongeon dans un passé où  les longues nuits étaient   synonyme d'alcool et de pills, une époque où ce gars, an old flame,  lui connaissait  une peau non décorée de tattoos.

Elle lève un coin du voile, peut-être pour exorciser des démons qui ne l'ont pas encore entièrement quittée malgré quatre ans de sobriété.

A la seconde écoute, tu t'es surpris à chantonner avec elle..

 But even in the dark.You love my bitter heart And we'll make it to the other side...Et avant de passer de l'autre côté, tu as à nouveau admiré la dextérité du guitariste. Il  lâche un  solo racé  et concis, pas besoin d'en rajouter, finalement la star c'est le western twang de Morgan.

Miss Tattoo semble se complaire dans les drames joués en tempo lent , 'Don't cry' en est un nouvel exemple, guitare ciselée pour couvrir la vulnérabilité étalée par la jeune femme... I am not who I seem, My alter ego takes the lead....c'est ça la dualité de l'être humain.
By the way, superbe banjo picking ( pourtant pas de banjo mentionné dans les crédits)   en dialogue avec la guitare.
Tu dis, Axl?
 Don't you cry tonight
I still love you, baby..
Ouais, c'est ça,  on sait,  there's a heaven above !
La romance 'Mend' se trouvait déjà sur l' EP enregistré avec les Stepbrothers en 2018,  Sadler Vaden a insisté pour l'inclure sur le nouvel album, ce titre l'avait marqué lorsqu'il avait entendu  la première fois Morgan sur scène. 
Peut-on retaper un coeur blessé comme on répare une carrosserie endommagée?
Petula?
Rien ne pourra calmer ma peine
Je sais, quoi qu'il advienne
Je ne pourrai plus t'oublier
J'ai le cœur blessé
À tout jamais.
Vais tout de même lui envoyer des fleurs en utilisant la carte de crédit de mon épouse!
Avec 'Last Cigarette' elle s'éloigne de la planète country pour pénétrer dans un univers pop/rock basé sur un beat solide, les ooh ooh ooh en backing vocals  permettant la mise en évidence de la tessiture granuleuse de son filet, acquis grâce à l'absorption massive de Bourbon et aux centaines de Marlboro grillées durant ses années folles.
Retour à la country pop avec 'Take me away'  qui à l'origine avait été baptisé 'Angry Bones'.
Morgan a décidé de lui refiler un nouveau titre estimant que 'Angry Bones' convenait pour être joué en solitaire mais que 'Take me away' se prêtait mieux à l'interprétation avec full band.
Pour la petite histoire, 'Angry Bones' en version dénudée guitare/voix  est loin d'être ridicule, elle arrachera des larmes aux âmes sensibles.
Avec l'intrépide  'Reckless' on arrive au titletrack de l'album, un morceau porté par des guitares nerveuses et un refrain accrocheur.
' Northern Air' et ses guitares acoustiques offre un air sixties folk/ rock nous renvoyant vers des légendes telles que The Byrds ou le Big Star du regretté Alex Chilton.
  L'album s'achève sur le poignant 'Met You' , une des plages les plus fortes d'un album qui devrait plaire aussi bien aux amateurs de country rock, d'americana que de voix féminines expressives.
 
Le gospel dit... Children wade in the water, God's gonna trouble the water... pas de panique pour Morgan Wade, elle ne risque pas de se noyer dans l'anonymat, 'Reckless' se révèle être  une carte de visite prometteuse !
 
 
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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 13:39
EP - Katie Knipp : The Well

EP - Katie Knipp : The Well

Not on label

 

En essayant de te documenter, t'as lu ceci:  My name is Katie Knipp, and I’m a Blues/Americana artist currently based outside of Sacramento.

On n'a pas pour habitude de demander l'âge d'une dame, la seule fois où on a tenté l'expérience, la réaction fut explosive, mais on sait que Katie s'ébroue depuis plus de 20 ans dans le microcosme blues/americana.

Du côté de Sacramento  on nous signale ceci: she’s blessed with soulful vocals and a great ability to mix several genres into her roots-rock vibe. Her sixth album, “The Well,” is out now.

Effectivement, six enregistrements, déjà!

Katie gagne sa croûte en tant que piano teacher, mais sa première approche musicale était la clarinette,  le piano vint plus tard, puis elle décroche a degree in vocal performance, insatiable,  elle manie aussi la guitare et le dobro.

En 2005, elle  enregistre   ' Take her Down' et 'Violent in Here', ils sont  suivis par 'Midnight Mind', l'EP ' Nice to Meet You', l'album 'Take it With You' et, enfin, ' The Well'.

Sa bio mentionne quelques distinctions: plusieurs fois Best Blues Artist, lauriers  attribués par les Sacramento Area Music Awards ( SAMMIES), en 2020:  Female Artist of the Year Honoree by the Country Folk Americana Blues Music Realm, un top ten dans le Billboard’s Blues Albums chart, et on nous dit que le tout récent 'The Well' est bien parti pour battre des records.

 

Tracklist
1 Sad Eyed Lover 3:37
2 The Gospel Of Good Intentions 5:08
3 Better Me 4:04
4 Chamomile And Cocaine 3:47
5 Bullet Train 4:44
 
Crédits:
Katie Knipp: Vocals, piano, rhodes, hammond, dobro guitar
Zack Proteau: Electric bass, rhythm guitar
Neil Campisano: Drums and percussion
Chris Martinez: Electric Guitar
Otis Mourning: Saxophones and clarinets
special guests:
Mick Martin: Harmonica
Keith Cotton: Hammond on tracks 3 and 4
Justin Au: Trumpet
Brandon Au: Trombone  
 
Pochette classique: un fond bleu: nom de l'artiste et intitulé de l'album à gauche, la partie droite affiche une photo du profil, tête penchée.  La madame,  à la chevelure lisse,   arbore un T-shirt blanc, peut-être lavé avec Ariel.
Son regard, énigmatique, hésite entre  le sourire narquois, le genre que certains reprochent à Anne-Sophie Lapix,  et le maintien désinvolte.
Le/la photographe lui a donné la consigne suivante, pas de grimaces, svp!
 
L'entrée prévue au menu n'est pas du style allégé, si ton estomac est du genre fragile, choisis plutôt un consommé clarifié, car ce 'Sad Eyed Lover' est passablement costaud.
T'avais à peine déplié la serviette de table pour la poser élégamment sur les genoux, comme le veut le protocole,  qu'une voix étouffée lance un one, two, three, four, immédiatement suivi par un roulement de tambour, accompagné par une armada de cuivres, tout droit sortie d'une virée à la Nouvelle-Orléans.
Une guitare s'immisce dans ce scénario alors que la voix bouillonnante de Katie Knipp scande son laïus destiné à un amoureux à l'oeil triste.
Un beat en forme de martèlement sauvage accompagne la madame jusqu'au terme de la plage, t'as pas pu avaler une seule bouchée du mets savamment posé sur ton assiette Hermès, ta voisine, passablement excitée, battait la mesure du talon et les roulés de saumon se sont mis à danser  le shimmy comme aux beaux jours précédant la prohibition.
Blues, jazz et rock se mélangent astucieusement, la voix sensuelle et farouche de la Knipp liant la sauce. 
Heureusement les choses s'assagissent avec la seconde pièce, 'The Gospel of Good Intentions', une valse  soul/blues destinée à faire tournoyer les anges, déchus ou non.
Les cuivres sont toujours de la partie, la batterie se fait sobre, l'orgue enveloppant, la slide collante, la basse magistrale et la voix suave.
Blues with horns, une recette qui a fait ses preuves. 
Pas convaincu , écoute le Paul Butterfield Blues Band, époque David Sanborn!
L'intro de ' Better Me' évoque le timbre éraillé de Janis Joplin, après quelques mesures, le morceau vire Delta blues/gospel, la voix implorant le seigneur sur fond  de dobro et d'harmonica plaintif.
Keith Cotton vient embellir le lament avec les sonorités caractéristiques de l'Hammond tandis qu'un choeur liturgique gémissant  amplifie l'impression de spiritualité et d'exaltation.
A écouter à genoux, mains jointes et yeux baissés!
Chamomile And Cocaine', association bizarre, t'as déjà sniffé de la camomille, toi?
 Sur fond jazz/soul/blues , elle confesse,  ...I wear my hair like lingerie.. déjà tu tiques, mais là où t'es d'accord, c'est quand elle ajoute ..I gotta voice that's thick like crème brûlée... et il en faut de la voix pour maîtriser ce courant tourbillonnaire en bruit de fond,  un sax roublard, l'Hammond gluant, une rythmique ( basse/batterie) compacte et un solo de guitare fulgurant. C'est pas de la petite bière que la madame et son équipe te servent, le breuvage fait passer la Guinness pour de la limonade pour gamines.
Ce houblon, là, on  en redemande.
Le dernier arrêt est en vue, le 'Bullet Train" se dirige vers le terminus mais pas à la vitesse d'une balle ou du bolide piloté par Steve McQueen  dans Bullitt, le tortillard se traîne en mode folk/blues flegmatique, porté par l'harmonica omniprésent  de Mick Martin et la voix en accordéon de Miss Knipp.
 
 
T'as pigé, 'The Well' n'est pas un puits sans fond dans lequel croupit une eau stagnante, nauséabonde, cet EP mérite, amplement, les five stars que lui attribue le Blues Matters Magazine.
Pas étonnant que le disque squatte  les Roots Music Charts depuis des semaines.
 
En feuilletant la page facebook de la Knipp, on a lu ceci... We hope to tour in the UK someday soon... si cette tournée se concrétise, Katie, pense à faire un crochet par le Benelux et par la France!
 
 
 
 
 
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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 08:07
Album - Individual Friends – Individual Friends

 Album - Individual Friends Individual Friends

 

Starman Records

NOPO

 

INDIVIDUAL FRIENDS 2021


En 2004, 'Blow' de Ghinzu me coupe le souffle et que dire de leur prestation tempétueuse à Art Rock 2010, d'une intensité rare?
Individual friends associent 12 artistes bruxellois dont Kris Dane et Mika Nagazaki Hasson, respectivement claviériste et bassiste de Ghinzu.
Cette sortie en est marqué douloureusement car dédié à la mémoire de Sanderson Poe, contrebassiste de Ghinzu, décédé subitement aux États-Unis en 2013.

Une amitié de de vingt ans réunit les artistes, concerts à l'avenant, et finit par se concrétiser sur ce disque spontané et instinctif (entamé en 2017).

L'équipe :
Isa Guccio voix et samples
Manu Low voix, guitare, batterie
Bai Kamara Jr voix, guitare acoustique
Matt Watts voix
Jef Mercelis Voix, synthé
Gered Stowe Voix, guitare rythmique et piano
Jan Ducheyne voix parlée
Mika Nagazaki basse, guitare acoustique
Patrick Clauwaert Batterie et percussion
Teuk Henri guitare
Klara Finder choeurs
Kris Dane choeurs

Frank Pay on drums and percussion

La pochette conçue par Charley Case et Patrick Clauwaert, exprime les relations humaines et l'énergie de l'amitié (enfin, c'est mon interprétation...).
Griffonnées en blanc sur un fond noir, des silhouettes de musiciens, en action, se relient par des fils, passant tous par le même point central qui déclenche une tornade... belle image!
Le nom du groupe s'inscrit furtivement, orienté verticalement à gauche. Un visuel sur internet affichant des visages mélangés et recombinés, confirme la profonde osmose entre les amis.

Quoi de mieux pour présenter ce disque que de commencer par le morceau titre et premier single? D'autant que le groove de la basse de Mika Nagazaki soutenue par la batterie humble de Patrick Clauwaert nous emporte aussitôt...
Une petite pointe discrète du synthé de Jef Mercelis, la guitare rythmique de Manu Low (compositeur), un solo de guitare court par Teuk Henri complètent le paysage tandis que Kris Dane et Isa Guccio assurent les secondes voix.
Le chant de Matt Watts s'accroche paresseusement à la trame jusqu'à l'arrivée de la voix grave parlée de Jan Ducheyne, dans l'improvisation d'un texte poétique (et une danse sur 'A love supreme' de John Coltrane).
Le morceau est donc le fruit d'une collaboration avec le groupe au complet.
'It was 20 years ago
You were easy to find
I'd keep you to myself
If I only had the time
For 20 years now.'

Percussions syncopées pour un titre electro à l'ambiance sud-américaine. 'Chillo', métissé et expérimental, avec une pointe de dub, ressemble à un morceau remixé.
Les paroles sont chantées, par une voix féminine (Isa?) comme des sauts entre les méandres du synthé, le fil rouge restant le groove!

'Your roses', à la mémoire de Sanderson Poe, me fait penser à la reprise de 'Johnny tu n'es pas un ange' par Vaya con Dios.
Le rythme fouetté par une contrebasse slappée et les balais sur les peaux n'y sont, sans doute, pas pour rien.
Le film de la video se déroule, en partie, à l'Archiduc à Bruxelles (repère des musiciens, semble-t-il).
Les guitares tissent une belle mélodie, l'une possède un effet proche d'un son de synthé.
Bai Kamara Jr chante, remarquablement, sa composition, avec une voix chaude et émouvante, en mode crooner.

Une voix fluette se balade sur le doux accompagnement de 'Nothing under the sun'. Les accords caressés à la guitare, la trame de basse décidée, les plaintes au clavier, amènent un sentiment mélancolique.
La combinaison des instruments déclenche parfois une puissante énergie (celle du soleil), à son apogée en fin de morceau déchiré par des cris, stridences synthétiques et notes de piano.

'Regarde' mérite l'oreille. Une grande sensibilité poétique parcourt le morceau bordé de choeurs angéliques.
Une voix flamande prend, ensuite, la parole pendant une longue minute, en contrepied, dans un ton plus dur.

'Wake up' après un rêve fantastique, porte bien son nom, il s'agit du seul rock énervé aux guitares électriques, très court et uniquement en spoken words avec des textes assez délirants.

'Low motion' semble dérouler une vie racontée par une voix chargée émotionnellement. L'intro sombre sous des notes de guitare basse.
Un synthé apporte un peu de légèreté par un gimmick accrocheur. Difficile de ne pas succomber au charme triste de cette chanson.

'Discoteca' passe une espèce de cumbia à la moulinette electro. Le rythme traînant ne dévie pas d'une baguette. La voix féminine plaintive s'écorche sur les saillies de guitare électrique.

'Sail away', ballade vintage, alterne voix de crooner fragile et voix espagnole assurée, sous des choeurs larmoyants. Elle ressemble à un arc en ciel après une averse...

Sur 'White dresses', une voix chevrotante à la Neil Young glisse sur une valse où une lapsteel n'aurait pas fait tache. Piano guitare balancent comme des vagues sous des choeurs légers en écume.

On connait '5 years' ici on monte à 20, le nombre phare pour ce disque, la durée d'une amitié.
Les frappes aux balais enveloppent une guitare lointaine comme un écho, la ligne de basse, ronde, montre la direction.
Au contraire le la voix chantée, la puissance grave de la voix parlée en français contraste, déclamant une belle poésie achevée par une voix féminine en anglais.


Il faut savoir prendre cet album dans le sens souhaité par ses initiateurs, une création amicale et collective où chacun respecte l'autre et lui laisse de la place.
Les compositions délient les langues qui se comprennent, quelle que soit leur nationalité.
Automatiquement, la cohérence ne réside pas au sein de la musique dans tous ses états (au sens large), éclectique et cosmopolite, mais dans un groove ambiant, une complicité et le partage d'une effusion.
'IF', de jolies initiales (rêves floydiens?)! Les belles oeuvres tiennent, parfois, juste à une expression instantanée et la beauté du geste ... quel hommage émouvant!

Enregistré et mixé par Votre Chazam au studio Travail et loisirs à Bruxelles
1-Individual friends
2-Chillo
3-Your roses
4-Nothing under the sun
5-Regarde (for Clara & Emma)
6-Wake up
7-Low motion
8-Discoteca
9-Sail away
10-Whites dresses
11-20 Years

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 11:07
Album - Brisa Roché / Fred Fortuny* – Freeze Where U R

 Brisa Roché / Fred Fortuny* – Freeze Where U R

Label: December Square

 

Par NoPo 

 BRISA ROCHE / FRED FORTUNY Freeze where u r 2021

Brisa Roché déroute. Des routes, elle en emprunte de nombreuses pour parvenir à des destinations diverses selon ses envies.
Ecoutez le ska 'Jamaican boy' (avec les Frenchy Bost & Bim), ou ses collaborations hirsutes avec Ray Borneo... difficile de cadrer l'artiste!
L'Américaine, Française d'adoption, se produit, à son début de carrière (collant avec celui du millénaire) dans les clubs de jazz parisiens.
Puis, elle publie une dizaine d'albums (en solo ou en collaboration) jusqu' à aujourd'hui, passant allègrement du jazz à la pop, de la pop au folk, du folk au rock, du rock à l'électro. Rien ne l'arrête! A quand le métal ou le disco?
Parmi ces parutions, le trio The Lightnin 3 reprend des standards notamment rhythm & blues des 60's. Elle trouve aussi le temps de faire la bande son du film 'Yves Saint Laurent' (quelle énergie! D'autant qu'elle écrit et peint à ses moments perdus!).
Sa voix se rapproche, par instants, de celle de Rosemary Standley (chanteuse de Moriarty) justement présente dans cette association à 3.
Délicatesse, élégance, arty voire aristocrate, qualifieraient bien cette voix cristalline.


Cette année, Brisa remet le couvert (non pas sur le feu mais sur le gel) avec Fred Fortuny (ex. 'Autour de Lucie' ayant collaboré, pour des bandes originales de films, avec Da Silva), présent en pointillés depuis 2007.
Tous deux avaient déjà composé ensemble sans pouvoir aboutir mais, cette fois, la glace prend pour mieux la briser.
La réussite s'installe sur une inspiration californienne (les origines de Brisa) échappée du building des Brill brothers, à  New York, lieu d'écriture de tubes dans les 60/70's (Leiber/Stoller, Bacharach, Carole King, Paul Anka ...).

La pochette (photo Christophe Crénel et Corentin Coëplet) possède aussi ce style rétro, dans lequel Brisa semble d'ailleurs regarder, placée au volant d'une mustang vintage.
L'espoir se niche, dans le maquillage vert, des paupières de la conductrice, en écho à la couleur du t-shirt de Fred, à l'arrière du taxi et, à nouveau, rappelée dans le titre de l'album sous le nom, en blanc, des deux protagonistes.

Le disque commence par la fin. 'Last song' fait valser l'Amérique par une voix aérienne et des choeurs proches du gospel dans un clip où Brisa finit le coeur brisé.
Un bel équilibre s'opère entre profond déroulé de batterie et basse d'une grande discrétion d'un côté, et piano voix, de l'autre intimement mêlés.
Tout au long de l'oeuvre, ce piano, omniprésent, apprécie le style de Carole King.
Une larme d'orgue coule au fond comme une rivière (and you can cry me a river....). Le texte, superbement écrit, parle de séparation en amertume.

Un air léger au piano porte une voix revenue aux comédies musicales hollywoodiennes des années 40, tel un 'Tempted tune' délicieusement rétro et aux paroles mélancoliques.

Le morceau suivant nous entraîne, sans que nous ne puissions résister. Un synthé, déboussolé, zigzague, par instants, alors que Brisa sait où elle va et ce qu'elle veut ...
ou plutôt ... ce qu'elle ne veut pas! 'I don't want a man' (surtout une image mensongère des réseaux sociaux) 'Don't want no compromise I'm happier alone'.
La vidéo montre Brisa en femme indépendante. La mélodie entêtante paraît tellement évidente qu'elle en est désarmante.

Nous voici embarqués sur le morceau titre aux allures d'expérimentations proches de celles avec Ray Borneo ou des réminiscences laurieandersonniennes.

Le 'Woman with a star' fait resurgir une émotion poétique à la Patti Smith, femme fière au besoin d'émancipation et de liberté.
L'orchestration flotte, à la fois simple et grandiose, par un piano royal et les ornements d'orgue. Les choeurs, parfois un peu dissonants, apportent une emphase supplémentaire.

Un moment d'égarement bruitiste, un rêve intérieur, une pause interludique, un collage sans développement harmonique, laissent 'I love you' se chercher ou se perdre...

'Blue light' rallume la lumière sur les sonorités surannées des films d'avant-guerre alors qu'à l'inverse, les paroles dénoncent l'effet pervers de nos modernes écrans bleus.

On en vient aux deux titres les plus longs (4 mns!).

Sur les couplets, 'You were mine' s'apparente à une lente complainte aux paroles déclamées comme un hommage.
Au second, la voix de Brisa flirte avec les hauteurs atteintes par celle de Kate Bush.
Un synthé moderne et la voix, doublée par des angelots mutins, donnent de la vigueur au refrain, baignant dans une langueur amoureuse.

'I do not need repair' opère une remise en cause personnelle, sereine, et finalement réconfortante.
Un orgue soyeux et moderne respire un parfum à la Procol Harum. Le titre fluide don't need repair non plus...

Le schéma de Laurie Anderson influence de nouveau 'The pattern' hypnotique et au texte poétique.

En réponse à 'I don't want a man', 'Window gun' dégaine l'homme idéal, celui qu'on peut attendre longtemps...
Le morceau sautillant, quasi beatlesien, en clin d’œil au music-hall, dégage une ambiance 60's envoûtante, à laquelle on ne peut que succomber.
Le piano fait du sur place et une voix masculine conforte les propos de Brisa (qui sait compter jusqu'à 9). On croit percevoir quelques notes de mellotron.

Le langage amoureux de Brisa bouleverse par sa finesse et Fred, par son jeu dépouillé, lui laisse toute sa place.
'Quite clean' l'exprime si bien, comme une conclusion fulgurante à cet album sensible et touchant.


Cet ensemble musical, court, réussit le tour de force de conserver une cohérence tout en ouvrant un éventail aussi large que les aspirations éclectiques de Brisa Roché.
Compositions électro-avant-gardistes, souvenirs désuets, mélodies au coeur du temps ou plutôt des temps puisqu'il y en a plusieurs.
Les thèmes correspondent à ceux d'une vie mais d'un point de vue actuel. Brisa s'explique :
"Ces chansons parlent d’émancipation, d’amours disparus, de nostalgie, de colère contre des hommes, de séparation, d’histoires impossibles…
mais j’avais aussi envie d’évoquer notre addiction aux nouvelles technologies et à ce monde virtuel...".
De la même manière, la musique remonte tout au long d'une période de plus de 70 ans.
L'artiste semble épanouie en trouvant la bonne fortune avec Fred...


Titres enregistrés au studio ICP de Bruxelles (précisément dans le studio C, équipé d’une console NEVE de 1973)

Un album entièrement écrit et composé à quatre mains, rien n'a transpiré concernant les éventuels musiciens cachés dans le studio bruxellois


1-Last Song 3:44
2-Tempted Tune 2:09
3-Don't Want A Man 3:38
4-Freeze Where U R 2:02
5-Woman With A Star 3:00
6-I Yove Lou 2:25
7-Blue Light 2:04
8-You Were Mine 4:01
9-I Do Not Need Repair 3:58
10-The Pattern 2:16
11-Window Gun 2:54
12-Quite Clean 2:31

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 16:13
Album - Alice Animal - Tandem

 ALICE ANIMAL Tandem 2021

 Sortie fin mai

 

Par NoPo


Production : Alessandra Records

Issue d'un parcours classique (guitare, violoncelle, chorale), Alice adore la guitare électrique et ça s'entend.
La chartraine (de ... Chartres, pas la chartreuse qui venait d'ailleurs!), dans un contexte confiné, sort une quarantaine de capsules instrumentales depuis plus d'un an.
On peut se les inoculer dans les oreilles, sans risque, ni de caillots, ni de cailler, tellement c'est chaud.
Elle y a glissé des instants brefs de complicité avec différentes guitares (dont son modèle propre).

Valérie Lagrange chantait 'Animal sauvage'. Alice (ex. 'Aless'andra Giraudo), griffe 'Cythère' comme une panthère, dans son 1er album 'Théogonie' de 2017.
En 2021, Alice chante seule "Tandem" et "On n'a qu'une vie" en duo. Sur scène, elle reprend 'La nuit je mens'... qui croire?

La photo de la pochette (Yann Orhan) ne conviendrait pas à une carte d'identité.
J'ai cru devoir changer mes lentilles car une double personnalité scintille sur un arrière-plan noir, l'une plus éclairée que l'autre.
Alice regarde, en face, rose à lèvres et boucles d'oreilles perdues dans ses boucles blondes.
Elle porte une robe noire, laissant le haut de son buste dénudé.
Sur ce fond sombre, flashe la blancheur de la signature 'ALICE ANIMAL', penchée en 2 étages zébrés par un trait oblique entre le 'A' (de 'Animal') et le 'E' (de 'Alice').
L'oblique reprend sur chaque 'A'. 'Tandem' finit sobrement les présentations.

Pour la situation artistique, la boussole se positionne sur un pop-rock hexagonal qui aime Lavilliers, Axel Bauer et Guesh Patti aussi; on sentirait même un parfum de Mama Béa Tekielski.
La production de Vincent Faucher (musicien pour Bernard Lavilliers, Marc Lavoine, Imany…) fait chauffer les 7 titres :
1-Tandem
2-Finir à L.A.
3-Tes éléphants roses
4-Mauvais garçon
5-Mon or
6-On est barock
7-On n'a qu'une vie

Avec conviction, la musicienne sort Kent (qui ne vient pas du comté) de ses travaux en solo.

L'entrée en matière choisit un vélocross en 'Tandem' (écrit par Kent donc). Le balancement perceptible fait tanguer comme en danseuse, un peu paresseuse, car l'air entraîne sans effort.
De plus, la batterie recharge, en continu un rythme, ondulé. Roue dans roue, on suit la cadence avec un grand plaisir.

Là, le riff, accaparant, se gratte dans l'effet pour 'Finir à LA'. Mais pour commencer, on annonce un gros son ricain à rocker et un chant arrogant.
Bijou plaignait 'C'est un animal, blessé et fatigué'. Ici, la voix droite de l'animal ne manque pas de vigueur.

'Tes éléphants roses' (pas issus d'un esprit (star)shooté, Kent n'y étant pas... Pierre-Yves Lebert s'y colle) laisse une brume s'installer, par une boucle électronique, pour mieux recevoir un son de guitare (violette) vibrant comme toute la chanson.
L'intro pose le contexte d'une fille adulée, le refrain, fougueux, synthétise 'Tu m'aimes trop'. Basse, batterie roulent les mécaniques. Sur cette fondation, les cordes glissent discrètement insidieuses.
Dans un single clippé, Alice nous promène en Ford Mustang comme un road trip à la 'Thelma et Louise' mais avec une fin moins tragique. Alice impose 'Tu m'aimes', sec, en conclusion

La batterie défonce la route pour un 'Mauvais garçon'. Le riff combine avec les fingersnaps.
Puis, la guitare joue des arpèges. Le refrain prévoit les wohohohohoh pour les concerts où la foule devrait vaciller et sautiller...

La mélodie mélancolique 'Mon or' rutile. La guitare accompagne un texte poétique. La rythmique, au diapason, n'en fait pas des tonnes, batterie timide, basse arrondissant encore un plus les angles.
Laisse aller, c'est une valse! Ou presque...

Contrairement au titre 'On est barock', le rock se veut simple, sans barreaux et ... haut dans cette chanson guillerette.
Les instruments pêchent et ça mord, j'oserai même, ça donne la canne!!

Alice choisit un sacré morceau pour le dessert. Les 3 notes de guitare posent une ambiance à refaire le monde et les paroles s'en chargent, chargées d'émotions.
La basse se la joue contre et la batterie discrétise.
Kent chantait 'Quel bel avenir' avec Starshooter, ici il met tout le mode d'accord avec Alice : 'On n'a qu'une vie'.


Un bel avenir? On doit pouvoir lui promettre ça à l'artiste!
Manset fredonnait 'Animal on est mal', soyons rassurants! Alice, on est bien!
Seule ou en tandem, voire en équipe? Une autre histoire, une autre vie, la seule!

PS : Pas d'infos sur d'éventuels musiciens ayant collaboré (pourtant j'ai cherché!)

 

note de la rédaction -  Musiciens : Alice Animal (chant et guitares) / Vincent Faucher (basse, guitares, claviers) / Sylvain Joasson (batterie)

Po

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 09:39
Singles EP - Miesha & the Spanks

Singles EP -  Miesha & the Spanks

 

Label- Saved by Vinyl

 

Il y a plus d'une dizaine d'années, Miesha Louie, une brave fille originaire de East Kootenays, partie tenter sa chance à  Calgary, une ville, nicknamed The Stampede City, située du côté ouest du Canada, peuplée de +/- 1 300 000 âmes , décide de former un groupe garage/punk artisanal.

Ils seront deux au sein de  Miesha & the Spanks, elle recrute une série de batteurs pour se produire où on veut bien les accueillir, avant de jeter son dévolu sur  Sean Hamilton ( ex -Jenny) , qui depuis cinq ans accompagne la madame ( guitariste et chanteuse), désormais mère de deux bébés, dans ses pérégrinations.

La discographie de Miesha la fesseuse et de ses batteurs se chiffrent à quatre LP's,  le premier 'Mmmade For Me' date de 2009, le dernier 'Girls, girls, girls' a vu le jour en 2018.

Très actifs, Miesha and co ont également accouché d'une collection de singles ou de EP's, le mois passé c'est un sept-titres intitulé ' Singles' qui a abouti dans les bacs.

 

Tracklist
A1 Unstoppable
A2 Wanna Feel Good
A3 Mixed Blood Girls
A4 I Want Fire
B1 I Don't Care (I Used To Care)
B2 S.O.S.
B3 We Were Never Meant To Be Along For This Long Together
 
  Produced by Leeroy Stagger
 Performed by: Miesha Louie (vocals, guitar, bass), Sean Hamilton (drums, back-up vocals), some additional guitars by Ryland Moranz
Written by: Miesha Louie, Sean Hamilton
 
 Pour illustrer l'emballage, un cliché du duo en mode Goldfinger. Miesha, pensive et fringuée bling bling reposant un coude sur le crâne, auguste,  de son compagnon au profil aristocratique d'antique statue grecque.
OK, vu le conditionnement tu peux songer à un contenu disco, mais là, Gaspard,  tu t'égares.
 
Allez, envoie la sauce, Miesha!
Yeah, malgré l'enfantement, twins, en plus, I'm ' Unstoppable', rien ne peut m'arrêter , je brûle de l'intérieur, ça fait des mois qu'on vit en état de léthargie, faut se bouger le cul, les gars!
Difficile de trouver titre plus remuant que ce catchy garage/punk/ pop 'Unstoppable' , voix légèrement narquoise, rythme effréné, emmené par un duo guitare/basse implacablement crunchy  et un drumming intense. Un point interroge pourtant, il n'est nulle part question de piano et pourtant il y a quelqu'un qui martyrise gaiement  les touches. 
Tu dis, Martine?
L7, ouais, les Runaways et aussi les belges d' Annabel Lee, hautement jouissif ce titre!
Dans le même état d'esprit, ils embrayent sur  ' Wanna Feel Good'. Pas qu'elle tienne à faire un crochet par Bruxelles pour participer à la Boum 43, à Flagey ou au Bois de la Cambre, fait pas assez chaud pour se faire arroser par les canons à eau, mais faut éloigner la pression, ça fait trop longtemps qu'on nous brime.
L'esprit punk y est, ce track hyper bordélique, porté par une guitare fuzzy à souhait et un chant criard, sent bon le grunge des nineties et risque bien de s'imprégner dans ton crâne pendant un bout de temps.
'Mixed Blood Girls",!
Hé, Miesha,  t'es super bronzée!
Salaud, tu sais bien, j'en ai marre de raconter mon histoire: extrait de l'explication...
"It's (some of) my story as a mixed Secwépemc girl from the East Kootenays. My dark skin and white features left me open to compliments on my 'beautiful tan,' and when they found out it wasn't, I was 'too pretty to be an Indian.' From ballet moms to dudes in bars, I've heard it all.  "But it isn't all skin deep. Being mixed isn't just about appearances and everyone's entitled opinion about them. My story follows where I came from and where I currently stand, distanced from family and culture and often pretty isolated because of it....
Ah, merde, Miesha, on ne connaît rien des Shuswap people à Bruxelles, tu sais, chez nous il y a des Flamands, des Wallons, quatre vingt mille espèces d'allochtones mais très peu de Secwepemc People, sinon on comprend les traumatismes encourus  par ta grand-mère et aussi le message.
 Un single riot grrrl, rentre-dedans, et honnête, destiné à supprimer nos oeillères!
Au Canada, en hiver, ça caille, alors tes moins deux Celsius à Etterbeek, on rigole, Miesha réclame  'I Want Fire....., hey, baby, réchauffe-moi!
Fait chaud dans le garage, on attend la fin de l'hiver et si il faut, à défaut de bûches,  on brûle Jeanne d'Arc.
Le rock, surtout artisanal, tient chaud! 
Tu dis, à court de carburant.
Pas de panique, c'est pas une électrique, 50 litres de super, et c'est reparti pour un high-octane garage rock qui ne descendra jamais sous les 120 miles an hour,  'I Used To Care ( I don't care)'
Oui, attache la ceinture!
Tu sais, j'ai fait un mauvais rêve, j'avais vieilli, mes nichons pendaient, finalement I don't care what you think!
T'as vu Patti Smith, elle assure toujours, mec!
Pas de changement pour la formule:  flaring guitar riffs, un drumming costaud et un chant expressif, les ingrédients adéquats pour bien commencer une journée et supporter la sale gueule et la mauvaise humeur du boss.
I'll send an S.O.S to the world, sauf que le message de Miesha n'a pas été enfoui in a bottle, son 'SOS' a été écrit dans le sable et risque d'être effacé à marée haute, donc tu écoutes d'urgence avant le naufrage!
Dernière salve, ' We Were Never Meant To Be Along For This Long Together', guitare en distorsion, chant tapageur, rage à peine continue, cette dernière plage ne déroge pas à l'intrigue prévue par le scénariste, un garage/ proto-punk sans fioritures qui fait du bien dans un monde désormais vachement  aseptisé.
 
Miesha and the Spanks ou le retour aux sources du DIY  rock, le vrai, le sauvage, celui qui risque de t'exploser en pleine face.
       
     
     
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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 07:46
Knight in Neukölln E.P. - Riah Knight

 Knight in Neukölln E.P. - Riah Knight

 LABEL: Get Together

 

Riah Knight naît dans un coin paisible du Sussex , il y a 25 ans. Issue d'une famille d'origine Rom on lui a attribué le prénom de sa grand-mère, Riah.

Elle n'est évidemment pas la seule  Romani British musician, Adam Ant ou Robert Plant ont du sang romanichel coulant dans leurs veines, tout comme Mariska Veres, la regrettée frontlady du combo néerlandais Shocking Blue.

Fanny Ardant n'est  plus l'unique sommité à défendre la cause des Roms, tout comme ses parents,  Riah fait partie du Romani Civil rights movement, et ne manque pas une occasion de le faire savoir ou de le chanter.

Certaines sources affirment que dès l'âge de onze ans elle rejoint un groupe pop et tourne en Europe, ce qui est établi, par contre, est que la demoiselle compose depuis plus de dix ans, et que vers 2017 elle devient artiste en résidence au Roundhouse à Londres.

A la même époque, elle assure des backing vocals sur des enregistrements de Just Jack avant de décider de mettre le cap sur Berlin où elle devient actrice et musicienne au Maxim Gorki Theatre.

Toujours impliquée pour la reconnaissance de l'identité Rom,  elle compose pour la première Roma Biennale se déroulant au Gorki Theater en 2018, l'année suivante elle collabore au projet 'Rewitching Europe', monté par Yael Ronen, on la retrouve aussi au sein du programme Romnja Jazz avec Matilda Leko et Tayo Awosusi-Onutor.

Après quelques collaborations, un single sous son nom, featuring OJ & Fridel , mixant soul  jazz et hip hop  ' I will roam' apparaît en 2019 et enfin, un premier EP 'Knight in Neukölln' pointe en 2021.

 

Tracks-

 1. If You Love Her 03:43 

2. Storm's Lullaby 03:19 

3. Never Before So Naked 01:38 

4. Lament to Love 03:08 

5. Sunflower King 03:46

Credits-

Written and performed by Riah Knight
Piano by Doron Segal
Guitar by Tal Arditi, Alfred Cheesman and Riah Knight
Double Bass by Louis Navarro
Drums by Pier Ciaccio

Mixed by Jasper Sala
Mastered by Moomin
Artwork by Awut Atak
Main image by Patricia Knight 

Pochette- Jolie photo de la demoiselle, prise dans un mouvement de danse gracieux avec en arrière-plan un montage constitué de buildings et de fleurs .

Riah confesse que les chansons reprises sur 'Knight in Neukölln' s'éloignent de ses implications politiques et offrent un caractère plus intime , 'If You love Her', ouvrant la collection, confirme son propos.

Une voix angélique et un piano souverain, on s'approche du monde de Tori Amos, sans l'emphase et le pathos. 

J'ai écrit ce titre un soir en rentrant chez moi à la Weichselplatz à Berlin-Neukölln, je revenais d'une représentation au Gorki Theater, la chanson, limpide, s'est imposée à moi, on l'a enregistrée peu après avec un accompagnement minimal, piano et contrebasse!

Simplicité et chaleur, un morceau à écouter en soirée au coin du feu en flattant, nonchalamment, le chien, allongé à tes pieds.

A la manière d'une nébuleuse fuyante, la berceuse sur fond de délicate guitare acoustique,  'Storm's lullaby' vient t'envelopper pour te faire rêver de clairs de lune, dans le Vermont, éventuellement au dessus d'une fontaine à Las Vegas.

Il n'y a pas que Verlaine à faire sangloter d'extases des jets d'eau, Riah, en douceur,  d'un timbre velouté, réussit à amadouer l'orage. 

Sensualité exacerbée, tendresse et dépouillement, caractérisent la romance laconique 'Never before so naked',  pour laquelle Riah a utilisé la mise en couches de la voix pour créer un subtil effet de polyphonie, suggérant des paysages sonores éthérés et voilés.

Le chant évoque ici  la pureté et la tessiture si particulière de Minnie Riperton. 

' Lament to Love', sorti en single, ne s'éloigne pas de la trame intimiste, la guitare ciselée de Tal Arditi dessine une broderie précieuse sur laquelle se greffe la voix ensorcelante de la native du Sussex, qui t'emmène dans un univers dédaignant la trivialité et la violence.

Si Bryan Ferry avoue être a ' Slave to love' , le ' Lament to Love' de Riah Knight est tout aussi raffiné. On  souhaite à ce lamento  une carrière identique à la complainte enregistrée par Harry James & his Orchestra, (vocal by Dick Haymes) en 1941.

La dernière plage a été baptisée ' Sunflower King' , elle perpétue le charme désuet dégagé par cet album intemporel, enregistré par une artiste à la sensibilité à fleur de peau.

Il est parti, à qui offre-t-il des tournesols désormais.... je pense encore à lui en dévisageant ces couples buvant leur café à la terrasse de la taverne,  il fut un temps où c'était nous.

Douce mélancolie et songes d'une nuit d'été, brossés en teintes pastels.

 

Riah Knight, un chevalier sans bouclier, ni épée, mais armé de poésie et de féminité.

 

 

hel

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 14:49
EP Fangs & Flesh - Grave With a View

 EP  Fangs & Flesh - Grave With a View

  Grave with a View, un album du black metal  band norvégien  Darkthrone, a-t-il influencé les amateurs d'ossuaires finlandais pour le choix de leur patronyme?

 Sinon une tombe avec vue, ça paraît plus pittoresque que ' A Room with a View'  , pas vrai Edward Morgan Forster, c'est ce que se  disait Henri Heinz Aeby quand il a envoyé son commissaire Galindo mener l'enquête des Antipodes à Genève.

Donc c'est en Finlande que ces Graveyard Poets, des romantiques vénérant John Keats et Caspar David Friedrich, ont vu le jour, c'était en 2018, l'année où le pays a connu son été le plus chaud depuis la naissance des relevés météorologiques.

En 2019, les fins finnois,  beaux comme des lanceurs de javelot, tous recordmen du monde, sortent un premier single, suivi peu après par l'album 'Godless and Wild' .

Fin 2020, ils lâchent le self-released EP "Fangs & Flesh" à croquer à pleines dents, si tu n'éprouves aucune répulsion pour la chair fraîche (les vegans oublient).

Line-up ( à vérifier) -

Juuso Onerva: bass / Oskari Hakala-Rahko: guitar/ Antti Nissilä: vocals/Rainer Tuomikanto: drums 

Tracks-

1 Golden Blood 3:49

 
2 Fugitives 5:10
 
3 The Antagonist 4:30
 
4 Space Monkey 4:02 
 

Self- released EP

 

 

Un mot sur l'artwork signé  Ville Salonen ( a Finnish illustrator and a graphic designer at Kaukokatse).
Le dessin, stylisé, en noir et blanc, représente un cercueil émergeant d'un brouillard glauque, un squelette de main, index pointé vers le zénith, ajoute une touche méphistophélique à la composition.
En enluminures, un  soleil à faciès humain, un Pierrot lunaire perçant des nuages et des feuilles de laurier.
Romantisme gothique à son summum.
Le nom du groupe et le titre de l'album, tracés en courbe, complètent l'illustration.
Entrée en matière saignante avec ' Golden Blood', plus  sanguinolent que le 'Golden Brown' des Etrangleurs.
Cette énergique tranche de death'n'roll hésite entre le black metal et un rock tendance hard NWOBHM, comme si Unleashed  avait rencontré Motörhead en visitant le Père Lachaise.
Guitares incisives et usage intéressant de la cowbell pour lancer la fusée, il faut attendre 45 secondes pour entendre le chant viril d'Antti Nissilä , qui a décidé de ne pas s'exprimer en growls incompréhensibles, ses copains scandent un refrain martial tandis que ton pied droit bat la mesure au grand dam de ton chat, peu mélomane.
Sympatique n'est pas un qualificatif adéquat, efficace l'est! 
Changement de cap avec 'Fugitives' qui s'évade en territoire doom.
Forcément, doom signifie sérieuse décélération et ambiances ténébreuses.
Un gars affirme ceci: Finland is a breeding ground for death doom metal, especially the type with a strong melodic death metal influence, il doit avoir raison: Skepticism, Amorphis, Minotauri, Unholy, ne sont que quelques noms issus de cette école travaillant plus en obscur qu'en clair.
Même mouvance doom pour la troisième pièce de la collection, 'The Antagonist'.
Le blindé progresse sans se presser, inlassablement, en écrasant tout sur son passage, les vocaux rugueux, mais audibles, sont soutenus par le choeur des canonniers cadençant la marche guerrière.
A la tombée de la nuit, avant de faire taire les canons et de ranger les obus, le capitaine décide d'activer les sirènes larsen afin d'annoncer à l'adversaire, la partie n'est pas finie, on revient à l'aube.
Faites de beaux rêves! 
Une reprise étonnante clôture ce court exercice,  Brian Molko a dû être surpris en entendant cette version abrasive de 'Space Monkey' que Placebo avait enregistré sur l'album "Meds".  
Déconcertant, peut-être, mais loin d'être caricatural.
Grave With a View s'approprie le morceau et le sert à sa sauce, certes  épaisse mais pas écoeurante!
 
Si le doom, le death metal, le sludge ou le simplement le heavy metal, sont ta tasse de thé, offre -toi un petit tour au cimetière et essaye de dénicher le tombeau avec vue, la visite vaut le détour!
 
 
 
 
 

 

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8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 19:15
Album - Above Holy Ground by DeathOmen

Album - Above Holy Ground by DeathOmen

 

Par NoPo

 Label : Pharmafabrik

DEATHOMEN Above holy ground 12/2020

Un nouveau groupe de joyeux lurons? Pas vraiment!
On retrouve une partie de leurs cendres avant 1990, Marjan Macarol ayant esquissé quelques pas de dark (dancing? Pas vraiment!) en 1988.
32 ans plus tard, les survivants slovènes réveillent leur 'Death' et fabriquent cette délicieuse galette noire en Décembre 2020.
Line-up:
Miha "The Navigator" Gerzej: music, guitars, bass
Tomaž "Master 'Boreas' Blaster" Vovk: music, drums
Marjan "Mančo" Macarol: lyrics, vocals, artwork

La jaquette? Sobre et marquante (bravo à Marjan!), elle aurait plu à Stendhal.
Sur un fond noir profond, le nom du groupe, couleur rouge sang, se fixe en haut, comme souvent; l'originalité vient du style d'écriture sophistiqué.
La police, très fine, dessine traits, pointes et arrondis d'un bel esthétisme qui ne facilite pas la lecture.
Seule la première lettre possède un ventre bien plein (elle a dû se gaver!).
On retrouve cette lettre une seconde fois dans le logo - initiales, quasi pleine page, le 'D'(mon) s'insérant dans un 'O' rouge, sauf la barre verticale débordant du cercle.
Tout en bas, le nom de l'album figure en blanc, excepté les lettres précédentes, 'O' et 'D' ventru, en rouge une nouvelle fois.
'DO' comme un symbole ésotérique et surtout pas une entrée de gamme!
Un tour de DO (aï!) sur leur chaîne youtube présente d'autres dessins stylés du même acabit : https://www.youtube.com/channel/UCmGKFiUUXbupsHIW2avEBag

Le projet musical? Les musiciens font référence à Sodom, Venom, Voivod, Celtic Frost... mon oreille les rapproche de Paradise Lost.
Le webzin' Terra Relicta considère hautement leur album et, en particulier, la piste 'Rise of the DeathOmen'.

Je dois reconnaitre que cette dernière met les poils au garde à vous.
Le riff principal saute aux oreilles et ne les lâche plus; il s'introduit dans le conduit et envahit le cerveau, une boucherie(jaune et déformée)!
Marjan ne chante pas, il scande, racle et harangue!
Après ce démarrage captivant, la batterie fait une crise d'épilepsie entraînant l'accélération des guitares de Miha.
La cadence redevient ensuite plus lente et lourde avant de repartir pour un tour de piste en formule 1. On finit secoués, vidés, exsangues.

Dès l'ouverture par 'Procreator' (Kreator?), le ton est donné. Le son de batterie annonce une tendance death à la double pédale.
L'ambiance martiale couche une atmosphère glaciale. Marjan déclame les mots comme des condamnations à mort.

La suivante 'Grave gravity' débute dans le doom pour 1'30 puis les tronçonneuses déchiquètent grave. La batterie triguée sonne incroyablement.
Certains dansent sur leur tombe (remember 'Dancing on your grave'?), les DeathOmen la creusent au marteau-piqueur.

Pas de répit avec 'Reac-TOR-menT', les secousses telluriques font trembler la terre sainte. La batterie reste incontrôlable sauf par son maître Tomaz.
Le morceau joué dans l'urgence d'une catastrophe s'achève sur un rire démoniaque.

Les DeathOmen doivent s'en gaver de ce lait rouge. 'Red Milk' fait couler un liquide sinistre.
La guitare doomie, aux accords lents et déchirants, n'arrive pas à faire ralentir la vitesse des frappes, faiblissant uniquement le temps d'une courte respiration.

Une larme de heavy metal se glisse dans 'The iron island'. La guitare exerce un maintien constant, comme une colonne vertébrale, sauf qu'ici, elle se permet quelques notes mélodieuses.

Les lignes rythmiques, dynamiques, explosent en continu mettant nos nerfs à rude épreuve sur 'Bleeding Dead' cependant, les musiciens ont un peu de pitié, le morceau ne dure que 2 minutes... dans le sang et la folie malgré tout.

Et puis... le pavé dramatique de 22 minutes! Lancée dans une douleur hurlée sous les coups des frappes dévastatrices, 'Aphelion' s'installe dans un faux rythme que les musiciens s'amusent à casser.
Tomaz, en particulier, saute d'une cadence effrénée à des ralentissements en lisière du doom par instants...
A d'autres moments, on pourrait entendre du trash, à la Metallica. On a même un passage aux choeurs de pirates à 7'47. Ceux là restent, quand même, bien imbibés, pour garder la crédibilité!
En milieu de procession, un passage long tire sur du prog-métal avant de revenir à la trame principale.


'Deathomen'(inblack) possède sa certification caractérisée par une voix monocorde et râpeuse, une batterie énervée et tonitruante, des guitares puissantes (peu de solos), un son brut, carré et dense (sans électronique).
Dans une grande tradition, les musiciens jouent beaucoup de notes basses mais je vote pour une note haute.

La dénomination du disque, présage de mort, a quelque-chose de Deathinitif et pourtant on espère une vie après la mort par une suite renouvelée.
Pour DO, le sol saint n'entre pas dans une game over (oups! là c'est trop...).


Tracks Self-Released
1. Procreator
2. Grave Gravity
3. Reac-TOR-menT
4. Rise of the DeathOmen
5. Red Milk
6. The Iron Island
7. Bleeding Dead
8. Aphelion
Credits:
Recording, editing and mixing at The Navigator Studio during Black Summer MMXX EV
Mastering at the Anubis Studio, Summer MMXX EV

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 09:57
Park Haven - "Fragile" (EP)

 Park Haven - "Fragile" (EP)

 

Par NoPo 

 


PARK HAVEN 'Fragile’ 2021


The A&R Department

 
Comme Echo & Bloom que je découvrais il y a quelques jours, il s'agit d'un très jeune couple australien.
Bien que vivant 'down under', ils n'ont pas la tête à l'envers mais un peu en arrière vers les 80's.
Le mari go round et traficote des sons pour obtenir une pop léchée légèrement rétro, la mariée n'est pas en noir et chante superbement, sur son nuage.
Leur bio cite la proximité de 'Two Door Cinema Club' et 'M83'. Park Haven trouve sa place entre les 2, un bon endroit pour se garer... et y cultiver son petit jardin romantique.

Bel esthétisme sur la couv' en direction des astres.
Dans le ciel étoilé, la lune s'impose rousse rose.
Devant la full moon, une nouvelle constellation semble surgir de nulle part sous le dessin en traits blancs des visages mélangés du duo.
Leur nom majuscule, en police blanche et pleine, se rappelle en haut. Une police évidée donne le titre de l'EP juste en dessous.

Une mélodie légèrement nostalgique caractérise le 1er single clippé.
'Problems' ... "I don't want to talk about it!!" 'Mais non, y'en a pas!' semble réfuter le guitariste qui, imperturbable, balance son funk.
Les claviers rutilent, la batterie électronique rebondit, résonne et même rococose style 80's allant jusqu'aux finger snaps.
Isobel chante avec beaucoup de finesse et de maîtrise au sujet des discussions de couple, en vocalises, en choriste, en se dédoublant à plusieurs voix dans une fin tonique.
Sa chorégraphie expressive met en valeur la fluidité du morceau ... Yaka danser!

'Waiting', contre toute attente, commence là où les problèmes se sont arrêtés (bien qu'il n'y en ait jamais vraiment eus, assure l'époux!).
Le claquement de la boîte à rythmes (une gifle à tendre l'autre joue) et les claviers discos l'attestent, back in 80's.
Le riff de guitare s'étire sur la corde et bourgeonne sur le manche! On a aussi droit à un court solo, timide mais bien tourné.
La voix, haut perchée, va chercher la vitamine D dans le soleil.  ça bouillonne sève air!

'Killing me' nous promène en ballade angélique. Sucrée oui, voire kitsch, mais pas mièvre car le son est très travaillé et la voix transporte vraiment!
On sent une conviction et une complicité 'Forever young' dans les textures des Australiens.

'Perfect' ou le retour du synthé vintage faisant le (steel)paon. Pas de 'Léon' ici, Isobel chante une belle aubade et la roue coule.
Imparable! La ligne de basse électronique donne des fourmis dans les jambes avec une envie irrépressible de virevolter comme John Travolta (un autre paon!).
Mais mieux vaut s'abstenir, le parquet est glissant et les articulations fragiles (on est prévenus dans le titre de l'EP).

Le morceau 'Hoarders paradise' commence a capella puis lance un clavier presque dissonant. Au milieu du morceau, le rythme prend l'ascendant et monte dans les airs.
La voix l'imite sans limites. Le jeu de basse enveloppante accompagne chaudement le courant. 'Haven' au 'paradise' quoi de plus normal? 

Ca balance pas mal à Sydney, ça balance pas mal! Difficile d'imaginer que l'enregistrement s'est déroulé en plein confinement...
En moins de 20 minutes, les tourtereaux présentent leurs chansons printanières. Je dis ça... sans moquerie car on trempe dans un vrai bain de jouvence.
A apprécier comme antioxydant et antidépressif, remboursable par la sécu...

EP écrit, enregistré et autoproduit par le duo chez eux
mixé et masterisé par Nick Franklin, au Rolodex Sound à Sydney.
1-Problems
2-Waiting
3-Killing me
4-Perfect
5-Hoarders paradise

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