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Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.

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Pierre Lapointe + Claudine Muno & the Luna Boots à l'Orangerie du Botanique de Bruxelles, le 7 novembre 2007

Je ne savais pas trop si je devais assister à ce concert pour lequel j'avais acheté le billet en septembre, ne sachant plus très bien qui j'allais voir. Une visite sur la page du Botanique pour apprendre qui allait passer en première partie et j'étais décidé car, oh agréable surprise, Claudine Muno que j'avais vu à la Rotonde le 9/10 y était annoncée. Autre bonne surprise en découvrant que l'Orangerie avait déployée ses belles chaises et que j'étais assis au premier rang, meilleure place pour filmer les passages illustrant mes articles. Je ne vais pas parler de Claudine qui n'a bien sur pas changé depuis mon dernier article, si ce n'est qu'à présent elle a sorti un CD avec son groupe les Luna Boots, que je l'ai bien sur acheté et qu'elle a longuement dédicacé, pour découvrir en fait un adorable petit dessin près de son paraphe. Elle se souvenait même de mon nom et ne voulant pas paraître rustre en le lui rappelant, j'ai feinté qu'il ne fallait pas mettre l'appendice « 7 » à la fin...

Donc après l'harmonie et la sympathie des Luna Boots et une courte pause, on a entendu une voix off féminine et plutôt froide, nous annonçant que pour le concert suivant nous ne pouvions prendre en photo ou filmer que les 3 premiers morceaux. Arrivent les musiciens et avec eux un souvenir de déjà vu. C'était en première partie du concert d'Adrienne Pauly et de Babet lors des nuits Bota en septembre 2006, mais je ne savais bien sur pas qu'il était très connu et apprécié dans sa terre natale, le Québec. L'arrivée de Pierre Lapointe le confirma, je connaissais l'élément et me souvenais encore parfaitement de ses délires oniriques. Après quelques notes de son groupe et une chansonnette, il se place derrière le piano et nous annonce, tout sec, qu'il interdit toute prise visuelle car il tient à protéger le travail qu'il a fait, et qu'il préfère que le « concept » ne sorte pas de la salle. Pierre n'aime pas qu'on « le pointe » d'une caméra. Ne cherchez donc pas Pierre sur Myspace, Pierre n'est pas à « la pointe » de la technologie et n'en a pas d'officielle. Une pensée m'a traversé l'esprit à cet instant et je me suis demandé comment il allait faire s'il passait au Japon, où chaque bouton pression peut cacher une camera miniature, sans parler des micros hyper directionnels connectés à un enregistreur digital à échantillonnage élevé n'occupant pas plus de place qu'un simple GSM... J'ai donc rangé mon arme absolue pour me laisser guider dans son concept. Je ne peux pas parler d'univers car ma féminité ne m'a pas permis de me sentir envahi d'un amour ni d'une pulsion sexuelle à son égard, stade auquel de nombreuses fanes accédaient manifestement sans trop de mal. Je vais donc vous dire tout ce que Pierre ne veut pas que l'on montre.

Pierre aime parler de lui, aime qu'on le regarde et qu'on l'aime. Même si je sais que ça fait partie de son scénario, que j'ai ri à plusieurs reprises, je ne peux empêcher un goût de tout cuit, de texte appris par coeur, car même si les musiciens rigolent aussi, je me souviens que les histoires étaient les mêmes la dernière fois en me demandant déjà à l'époque si leur rire était naturel... Il s'agit donc d'un spectacle humoristique dans lequel le personnage se prend pour un grand tombeur, plein de charme et d'esprit, un peu le Dubosc Canadien nouveau, plus jeune, moins subtil et chantant mieux. Car de la voix il en a le bougre, sa musique, bien que pas transcendantale, se laisse écouter, surtout par un public féminin. J'ai beaucoup aimé ses baskets, mi argentées mi blanches. Il nous a appris qu'à la fin de ses concerts certaines personnes mourraient et qu'il espérait que là haut elles entendraient de la musique aussi bonne que la sienne, a suggéré que nous « sexions » le plus possible mais pas avec lui, concept que je ne peux bien sur pas désapprouver, tout en balayant du regard une salle à majorité féminine. L'expérience a malheureusement échouée. Il a également tenté de nous faire voir des arbres invisibles que je n'ai pas vu, chanter des chansons que je ne connaissais pas et faire croire qu'il était très connu alors que je ne le connaissais pas. Puisque je n'ai aucune image pour m'en rappeler, je n'ai plus rien à raconter non plus, puisque je ne m'en souviens pas. Si j'irais le revoir ?... je ne pense pas. J'attends par contre avec impatience le retour de Claudine Muno et des Luna Boots, en espérant que le Bota invitera la formation complète la prochaine fois et vous invite à découvrir son CD "Petites histoires méchantes" qui se trouve depuis ce matin dans les bacs sous le label « Green L.F.ant Records ».

 

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