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Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.

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ARMIDE ‘les déesses outragées’ au Studio 1 de Flagey à Ixelles, le 12 décembre 2008

Registre différent ce vendredi midi !
Dans le cadre de PiknikMusik , dans une des magnifiques salles de l'ancien INR , l'ensemble ARMIDE mariera modernité et baroque du 17ème siècle, pour le spectacle 'Les déesses outragées' . Au menu poésie , philosophie et musique.

Armide : 1686 dernière tragédie en 5 actes de J B Lully, le maestro incontesté de la tragédie lyrique.

Sara Piette : soprano -Benjamin Glorieux : violoncelle – trois violonistes : Ingrid Bourgeois, Maduka Nakamaru et Danuta Zawada –Pietro Paganini (ça ne s'invente pas, descendant de Niccolo ?) : clavecin et Jan Van Hoecke , caché dans un coin : flûte à bec , Paetzoldflûte et electronics.

Tels sont les musiciens du collectif , sur scène hier midi.

Nous sommes plongés dans l'obscurité, les instrumentistes prennent place face à nous et , la cantatrice , cachée au fond de la salle , entame une cantate sombre et saphique , écrite en 2008 par Annelies Van Parijs.  Déchirant !

Majestueusement elle s'approche des musiciens pour murmurer 'Quel tumulte , quel bruit s'élèvent jusqu'aux cieux…'. Un clavecin ecclésiastique est relayé par violon et violoncelle , et nous plongeons en pleine Renaissance : Carlo Pallavicino ! L'admirable Sara nous chantant sa plainte pour ensuite nous réciter quelques vers transalpins. La composition tourne à l' allegro , une flûte guillerette entrant en piste . Retour à l'austérité , sur fond de textes sacrés , avant d'attaquer une cantate de Haendel. Intermezzo parlé pour introduire une étude électronique d'Emanuele Casale . Un instrument à vent bizarroïde (Paetzoldflûte), sur background programmé à l'ordinateur. Immédiatement , tu penses à 'Aguirre, la colère de Dieu' , de Werner Herzog. Des chants d'oiseaux de la forêt amazonienne. Mariage audacieux du baroque et de l'avant-garde ! Nouveau poème symboliste et , Jean-Baptiste se rapplique. Un aria récitatif colérique et agité. Tremblez mortels ! 'La jalousie est-elle la solution ultime ?' Un lament au violoncelle et murmures funèbres.

Un petit feu sioux (ou iroquois , suis profane , ai été refusé chez les boy-scouts) pour apaiser les dieux.

Bach et un clavecin obsédant sur Deutsche psaume , récité par les quatre cordes . Mortuaire ! Retour de la flûte pour un menuet vaporeux . De courte durée , ce répit joyeux ! 'Souffrance , acceptation , un but le bonheur'. Ont-ils gagné l'Euro-million ? L'ensemble attaque un' Ballo de Mori 'enjoué.

La soprano les quitte et vient s'asseoir , à même le sol , près des spectateurs. Trémolos , halètements plaintifs , l'ensemble Armide nous abandonne en s'esquivant en file indienne.

Dieux et déesses sont calmés !

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