Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
Par Lio
Rendez-vous au Witloof ce jeudi pour accueillir une jeune autrichienne : Soap and Skin … quelle idée e se taper plus de 100 kms pour voir une autrichienne qui joue du piano !?
Un piano et un ordi sur la scène et surprise : Le Witloof est en situation assise, les fauteuils entre les colonnes de briques. C’est une bonne idée… on choisi bien sa place dans le peu de sièges encore libres et on attend la perle. Beaucoup de gens arrivent encore… Pas assez de sièges, tant pis ils resteront debout sur le coté. On doit bien être une centaine de personnes. Pas mal pour le Witloof ! !
La jeune fille arrive, ahh oui, j’ai oublié de vous dire, Anja a 17ans ! ! si si 17, dix-sept, seventeen, dies y siete ! ! Elle joue du piano, se fait aider par quelques sons sortis de son ordi et chante tel un fantôme…
Le set débute par un morceau piano-ordi, des sons organiques et son doigté impeccable… Elle continue mais en chantant cette fois, on sent le stress, elle chante un peu faux, la voix tremble, mais on reste quand même éblouis. Et vont s’ensuivre 40 minutes magnifiques, sublimes… les mots me manquent… Ses chansons sont hantées, sa voix se fait fantôme ou ange, ses textes sont sombres au possible et la musique romantique ou baroque ne fait qu’accentuer la lourdeur du propos. Comment peut-on écrire de telles choses sur cette musique quand on a 17ans ?? La pauvre a du traverser des choses épouvantables… (Ou a beaucoup d’imagination et de sens de persuasion pour nous les restituer de cette manière)
Les morceaux se suivent mais ne lassent pas, toujours sombres, avec ou sans apports de l’ordi (sons étranges, violoncelle, tempo…), parfois cabaret (comme savent si bien les faire nos cousins germains) mais toujours désenchantés. En milieu de set elle nous annonce (au bord des larmes) qu’elle doit nous chanter une reprise de Nico, « Sister know » ( ??Désolé mais j’ai beau chercher je ne retrouve pas le titre exact), on reste perplexe sur son «I have to » mais vu la manière dont elle est bouleversée on ne doute pas une seconde que c’est important et difficile pour elle. Ce sera un des nombreux moments forts de la soirée.
Anja terminera debout sur le devant de la scène les yeux fixes, à nouveau hantée, elle ferait presque peur, si fragile et si forte…
Elle reviendrait très bientôt au Domino Festival de l’AB, n’hésitez pas, achetez des places et aller vous faire posséder par ses démons.
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