Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
Par Lio
Peu de monde dans la rotonde pour cette double affiche éclectique, YACHT et son electro-pop-foutraque et ABE VIGODA et leur rock-noisy-tropical.
20h15’, la musique démarre avec un petit film projeté sur un écran, la scène est vide, pas d’instruments, rien… Un gars se lève dans le public et saute sur la scène, une fort jolie fille sort des backstage et empoigne le deuxième micro. La musique est purement électro, un son bien lourd, bien balancé et dansant à souhait. Se passe le 1er morceau… les deux performeurs déchaînés dansent, sautent, occupent l’avant scène et la salle. Peu leur importe de se sentir un peu seuls avec un public resté assis.
Pour le début de la 2ème chanson, ils demandent à l’audience de se lever, avec succès, il faut dire que la musique a tendance à vous donner des fourmis dans les pieds et des réflexes nerveux dans les jambes. C’est donc avec une salle enjouée que le couple va nous présenter un set fun fun fun… un peu de danse contemporaine bancale, de cris, de roulades, d’énergie et de bonne humeur communicative vont faire de ce live un moment à part, plus proche du happening que du concert (Fisherspooner fait le même « style » de performance lors de leurs concerts où ce qui se passe sur scène compte autant que la musique). Entre les morceaux ils nous font un petit show de stand-up comedy en nous présentant entre autre leurs origines, ce qui nous fait encore plus penser que le chanteur ressemble terriblement à un mélange de Jerry Seinfeld et de Adam Green…
Une excellente première partie qui était déjà présente en mai aux Nuits Bota … s’ils colportent la bonne nouvelle près de chez vous n’hésitez pas à aller à leur rencontre…
21h10’, Une basse, deux guitares et une batterie forment le groupe ABE VIGODA, LE Groupe américain du moment (Ils sont les chouchous du « Technikart »). Personnellement c’est « Listen2Fight » qui me les a fait découvrir. Sur album c’est un peu tuant : répétitif, brouillon, compliqué et il faut être costaud pour arriver au bout de l’album. En concert c’est identique, tous les morceaux se ressemblent, c’est assez bordélique pourtant ils commencent et terminent en rythme (incroyable ! !). Percus tribales, sons de guitare qui culminent dans les aigus, et vitesse de jeu proche de la meilleure voiture de rallye conduite par notre François Duval national, on a donc peur qu’à tout moment tout ça se termine dans le décor… Ce qui va être le cas pour une bonne moitié du public qui quittera le navire avant la fin du set pourtant court (35 minutes). Mais l’énergie musicale peut subjuguer quelques aficionados. Personnellement je suis mitigé, la batterie répétitive vous prend aux tripes et l’énergie musicale vous scotche au fond des baskets, mais l’impression d’entendre 10 fois le même morceau est frustrante. Le public qui s’est en plus réassis et assoupi( ?) sur les marches de la rotonde ne donne pas l’énergie nécessaire au band pour transcender leur prestation assez moyenne. 35 minutes et ils remercient l’audience et replient leur matos sans même sortir de scène, c’est ce qui s’appelle ne pas perdre de temps….
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