Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
Par Florin
Un ami m’avait tuyauté sur le concert de Martha Wainwright dont je n’avais jamais entendu parler. En écoutant son Myspace sa musique m’a semblé agréable mais pour une fois j’aurais dû écouter ma petite voix et aller voir le concert de Garou au Cirque Royal avec mon ex. Je l’avais déjà vu à Forest National et il s’agit d’un vrai artiste ! De plus je me suis dis que, puisque Martha semblait cool, j’allais prendre fiston avec moi plutôt que le laisser se faire écrabouiller par les fans hystériques de Garou... mauvais plan ! Vous commencez à vous douter que c’était un fiasco !
Ça commençait déjà fort devant l’entrée. Son manager, un grand bonhomme avec un pantalon dévoilant un slip qui était, je n’en doute pas, à l’effigie de la star, donnait les consignes aux gardes en anglais. Au vu de l’attitude solennelle que l’un d’eux prenait, je me disais qu’il devait piquer un four rire de l’intérieur tout en me demandant s’il avait compris un piètre mot du grand ricain. Il expliquait qu’il fallait organiser la file des fans pour la signature des autographes dans la direction de la cafétéria afin que cela se passe dans un ordre parfait. J’ai déjà vu des grandes artistes au Botanique, Rita Mitsouko ou Emily Loizeau pour ne citer qu’elles, et jamais elles n’ont donné ce genre de consignes, le public belge est respectueux et n’est pas sauvage.
Le manager a continué en précisant que la star allait se trouver derrière la table où elle vendrait, je vous le donne en mille... outre les caleçons, des T-Shirts et des CD. Elle-même le rappela d’ailleurs en s’adressant pour la première fois au public en ajoutant qu’on pouvait également les trouver dans les magasins de musique... s’il en restait ! Elle parle bien le français mais ne sait pas si elle doit le parler, alors elle a plutôt parlé en anglais.
Mais avant de dévoiler les secrets de son concert, je ferais une parenthèse sur le groupe qui est passé en première partie ; Doveman. Je les ai trouvé sympas à leur arrivée sur scène, ils ont invité le public à s’asseoir en précisant que cette position était plus adaptée à leur musique qui se dansait mieux assis. A part ça ces trois jeunes n’avaient pas grand-chose à dire. Les chansons étaient interminables, il me semble qu’ils ont fait 3 morceaux sur leur 30 minutes, à moins que ce ne soit la même avec une variation sur le même thème. Le thème, je n’ai rien compris, les paroles sonnaient plutôt comme des sons venant se mêler à leurs instruments qui parfois débitaient des bruitages. C’était très expérimental et soporifique. J’ai même vu deux personnes en position de prière, était-ce pour maintenir leur tête ou priant pour que cela s’arrête, toujours est-il qu’on était bien contents quand ça s’est terminé.
Martha a commencé en retard, avec un morceau acoustique en s’accompagnant à la guitare et je commençais à être rassuré de ne pas avoir pris mes bouchons, mais c’était sans compter the band qui allait arriver ! Le niveau sonore montait de plus en plus, j’ai saisi un kleenex que je me suis enfoncé profondément dans les oreilles et malgré ça mes tympans rouspétaient. Bien entendu l’ingénieur son n’était pas du Botanique, ces pros New Yorkais ont du se dire que les ploucs belges n’étaient pas à la hauteur de leur vedette ! Je précise que JAMAIS je n’ai souffert d’un mauvais réglage du son quand un employé de la salle se trouvait derrière le pupitre, ces gens connaissent l’acoustique du Bota et en tirent un maximum.
Le clou de la soirée, enfin je suppose car je suis parti avant la fin, c’est quand elle a demandé au public s’il prenait des photos ou des vidéos. Elle disait qu’elle voyait des petites lumières rouges et ne savait pas si elle devait faire la belle ou pas, en ajoutant qu’elle ne voulait pas que ça arrive partout sur Youtube. Vous l’aurez compris, ces gens sont dans le business, celui des sous pas celui du show ! Je ne suis pas non plus en mesure de vous dire la taille de la file des autographes mais je doute qu’elle ait atteint le niveau de la porte de sortie, celle que d’autres ont emprunté en suivant mon mouvement de fuite.
Vous n’aurez bien sur pas droit à une vidéo de ce moment facilement oubliable et dénué d’intérêt. Ne cherchez pas non plus sur Youtube ou ailleurs, on n’y trouve que les officielles qui vendent mieux le produit, ne laissant aucune chance à divulguer l’authenticité de cette « artiste » sur scène. Le made in USA porte décidément bien son nom !
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog