Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
Pas foule au folkclubToogenblik. +/- 35 curieux, ayant bravé routes inondées et n'ayant pas booké un vol vers les Caraïbes ou les Canaries. Au programme un folksinger, originaire de Kitchener (banlieue de Toronto), Canada.Shannon Lyon, en 2008, est toutefois domicilié à Berlin. Un trajet de 9 heures, dans sa Citroën Berlingo, pour jouer dans le plus cosy des clubs made in Belgium.
Il arrive au port à 20h20. Luk, responsable programmation de Toogenblik, avait déjà mouillé 6 Pampers. Il était sur le point de SMSer Frédéric François, pour remplacer, in extremis, le Berlinois d'adoption. Herent c'est pas Haren, Mr Lyon, et si tu avais noté Hoeren dans ton agenda... Dieu sait où tu aurais atterri...
21h15 : il monte sur le podium, il a l'air crevé, on peut le comprendre. Il débute son set avec 'My grandpa was a carpenter'. Un titre (harmonica, guitare sèche) te faisant penser à Bob Dylan, période acoustique. Bon début, chouette voix, good sound. 'You showed me how' plage que l'on retrouve sur le CD 'Wandered' (2003). Son prochain album 'El Sol' est attendu pour fin avril. 10 albums (solo) à son palmares. De 1989 à 1993 il joue dans le roots-rock band 'Stange Days', dont le batteur Dan Cornelius, fait maintenant partie du groupe de Danko Jones. 'You showed me how' est un morceau sensible traitant d'une lettre qu'un fils écrit à son paternel. Douceur et intimisme. Shannon prend le temps de nous expliquer la genèse de ses titres. Il a vécu aux Pays-Bas pendant 2 ans, pays des tulipes et des cyclistes. C'est en pédalant, qu'il a conçu le track suivant. I stole it from Townes, but I changed the words. L'influence de Mr Van Zandt est évidente. 'Someday mourning' du country blues. En Hollande il logeait chez un pote musicien : disputes... un déménagement s'impose. Une annonce dans la bibliothèque locale : 3 jeunes filles cherchent co-locataire. Alléché, il répond, il aura la chambre... les nanas sont lesbiennes... 'Sad nights' est le résultat de cette anecdote. I've to apologize for my scratchy voice, tonight... Pas de problème mon petit gars. Il trouve une solution en commandant un vin blanc (dry, please). We zijn in België, fieu. Bierland. On lui sert son pinard dans un verre à coca... Une chanson plus joyeuse 'Got a good feeling'. Son jeu de guitare est décent et il est né avec un harmonica dans la bouche. C'est un honnête storyteller. Un léger couac, il a l'air passif. 'Olde freightliner' a trainsong écrite au Canada......there ain't nothing more pretty than a blue-eyed train... You can have your money... You can have your fame... saine philosophie de vie! 'Hallelujah' sur l'album 'Safe Inside' (2006). D'une voix claire, il nous offre ce titre pour coeurs blessés. La mélodie suivante fut écrite pour une jeune fille d'Ottawa : 'I believe in you'. It has 3 chords and a lot of harp. Du folk traditionnel. 'Lake Huron' est une pièce maîtresse, traitant des indiens Hurons, il introduit quelques vers de 'Love is a Rose' dans les lyrics. Tu choisis ta version : Neil Young, Linda Ronstadt à moins de préférer Nana Mouskouri...
Fin du set 1 :45'
Pause boisson et chat avec les habitués,et 2 mooie meisjes uit Nederland (fans de Shannon). Il est 22:30', elles viennent d'arriver... Impossible à trouver ce foutu club... Gerrit les console en leur payant une Palm.
Set 2 Nouvelle chanson écrite sur la piste cyclable, il s'est emparé d'une Gretsch. De beaux effets de vibrato, le gars s'est éveillé, dirait-on. 'Upon losing my friends a new life shall begin'... chante-t-il. Deuxième titre, toujours électrique, écrit en Australie. Accoudé au bar d'un aéroport, il voit une nana. She's walking just like my wife...: 'Same old walk'. Le fils de sa mère, nous raconte après coup qu'il n'a jamais été marié. C'est du rock, la Gretsch ajoute une profondeur au son. Retour à l'acoustique pour un morceau semblant sortir du Nebraska de Bruce Springsteen. 'I'm gonna get here some day...' ou comment échapper à l'American way of life. 'The backyard song' écrite à Arnhem, dans le jardin des 3 copines de Sapho. 'Carry me down' sur 'Summer Blonde' (2000), une intro à l'harmonica mélodieuse. Un titre plein d'émotion, il avait 16 ans, elle, à peine 15... Ce titre se transforme, soudain en 'Hey Hey My My..., l'ombre du Loner plane. 'Black Windows' de la fenêtre dans son flat aux PB, il voit défiler les gens, il n'aperçoit que leur arrière-train.. 'Asses from the Lowlands' hurle Bert, avant de payer une tournée générale en l'honneur de ce trait d'humour fessier. '3 days a year' est mélancolique à souhait. 'the outdoor type' ta copine aime la vie au grand air : rock climbing, pêche, dormir à la belle étoile... et toi t'aimerais t'affaler devant le poste, une Budweiser à portée de main et regarder un base-ball game. 'Naïve' nouvelle chanson remplie d'émotion. La dernière, people, 'Since I'm loving you', une love song convaincante aux lignes d'harmonica merveilleuses. Tu repenses à 'The girl from the North country' de Bob Dylan. Ce second set était super, plus nerveux. Le mec en voulait (les 2 beautés hollandaises, maybe?).
Luk le fait revenir pour le rappel, qui valait le déplacement à lui seul. 'Song,song blue' de Neil Diamond. Quelle joie de fredonner les lyrics avec Shannon. Et la perle de la soirée : 'Come pick me up' signé Ryan Adams. Un titre imparable. I wish you would, I wish you would, Come pick me up, Take me out, Fuck me up ... C'était pas la classe mondiale mais on a passé un chouette moment avec Shannon Lyon.