Vu par Lio : Lucky Fonz de deeerrrde (Lucky Fonz III), un jeune amstellodamois, assure la première partie. Seul avec sa guitare, c’est toujours un peu casse gueule… Le garçon (il doit avoir max 25 ans) est beau, a une jolie voix, chante bien et, joue très bien de la guitare… Vous ajoutez qu’il écrit de belles chansons folks, avec des paroles plutôt intelligentes et vous êtes de suite jaloux si vous êtes un garçon ou sous le charme si vous êtes une fille… tellement jaloux que j’ai eu du mal à rentrer dans l’ambiance…
Il assure parfaitement bien sur scène. Même quand les portes s’ouvrent et que sa guitare acoustique est couverte par les basses de « Air Trafic » qui joue dans la grande salle, il ne se laisse pas démonter. Il semble avoir de l’humour (le public rit) mais ma connaissance du flamand est trop proche du néant pour comprendre deux phrases. Bref ce gars a tout pour être haït de l’ensemble du public mâle… Mais il a un talent indéniable… A écouter d’urgence sur album, ça doit être très fort.
Jens Lekman nous vient de la patrie de ABBA. Ce n’est donc pas pour rien qu’il fait de la pop très sucrée. On aime ou on n’aime pas (hein Greg !) mais moi j’adooorrreeee ! Trois albums à son actif, les deux premiers parfois un peu plus sombres et minimalistes mais le dernier est bien plus pop avec des cuivres et des nappes de sons divers.. très très pop tout ça.. mais moi j’addooorrrre !
Il vient donc de sa suède natale nous présenter avant tout son opus le plus enjoué. Il est accompagné presque exclusivement par des jeunes filles : une bassiste, une batteuse, une violoncelliste et une violoniste. Seul un grand homme avec de superbes chaussures blanches est derrière un Mac et va nous faire écouter un maximum de samples. Jens Lekman, lui, jouera de la guitare, un peu de piano et chantera de sa superbe voix.
Ils portent tous une clé en pendentif (bizarre ! !) pourquoi ??
Jens a son style musical mais quand on pense à ses compatriotes Jay Jay Johanson, Peter Bjorn and john, Sondre Lerche et autres Abba. On comprend qu’il y a un lien entre tous ces suédois. Un goût prononcé pour la pop, la mélodie, l’importance de la voix et des orchestrations impeccables… Tout est réuni ici.
Le son est magnifique (l’apport du Mac aide), la salle remplie et emportée par la musique dansante du groupe. Personnellement, je dodeline de la tête et twiste des pieds, je suis totalement sous le charme. Sur album je préfère ses chansons plus intimistes mais en live les nouveaux morceaux sont plus efficaces. J’addooorrreee !
Il nous raconte des histoires entre les chansons, on le sent à l’aise même s’il avoue chanter les yeux fermés pour se concentrer sur les lyrics… Une petite histoire pour jouer le magnifique « postcard for Nina », une petite chorégraphie pour terminer son premier morceau… on n’a pas le temps de s’ennuyer. J’addooorrree !
2 rappels dont le dernier seul à la guitare ou avec sa drôle de boite à corde( ?? Qu’est-ce que c’est ??)…
Une bien belle soirée, déjà dans mon best of de l’année. j’addooooree !
Seul regret il n’a pas joué « sky phenomenon » une chanson que j’ai mise dans mon top 10 des plus belles chansons de l’univers… Tant pis… ce sera pour la prochaine fois, j’espère très vite…
Vu par Michel :
Club à nouveau sold-out pour une soirée découvertes.
Alors que les fans pubères se pressent pour le concert de Air Traffic dans la grande salle ,nous escaladons les marches du club pour le show du jeune et talentueux LUCKY FONZ III
Otto (Fonz) Wichers alias Lucky Fonz de derde (Amsterdam) est né en 1981 , mais ce jeune gaillard n'a peur de rien. Armé de sa guitare et d'un harmonica , il a subjugué le club par son audace et la qualité de ses songs, deeply rooted dans la tradition américaine.
Ce fringant batave a déjà 2 cd's à son palmares 'Lucky Fonz III' 2005 (auto-produit) et 'Life is short' 2007.
Aux Pays-Bas, il accumule les Awards et, au vu de sa prestation, cela semble mérité.
Pendant 50' il nous a distillé de petites perles (quelques imperfections vocales charmantes) , dignes des plus grands singer/songwriters: Leonard Cohen, Johnny Cash mais aussi Bright Eyes ou Will Oldham. L' approche humoristique et théâtrale de ce ket doit lui prédire une belle carrière.
Quelques titres accrocheurs: 'Draw me a river' , le marrant 'Once I was a lady' 'Seven years of observation' 'The Island' : une merveille poétique ... I used to wear my rings underneath my skin.....chante-t-il, 'In search of the miraculous' ...
Un des points forts du set a été lorsqu'il a réussi à faire siffler les 3/4 du public pour une mélodie pas évidente.
Goed gedaan Fonske, je fonce acheter ton CD.
Jens Lekman (né en 1981 également) Gothenburg, Suède. 3 cd's chez Secretly Canadian.
Un singer/songwriter n'ayant pas peur des majestueuses orchestrations (samplées et rendues par laptop) et doté d'un timbre magique.
Ce soir il est accompagné d'un quatuor de jolies demoiselles : une bassiste suédoise, la blonde suédoise Tammy aux drums et deux citoyennes des States (Wisconsin et Michigan) au violon et violoncelle - un pote à lui se chargeant des samples orchestraux.
Jens, lui-même , s'occupe des lignes de guitare et nous enchante de sa voix de crooner scandinave.
70' de douceur (rappel inclus). De forts agréables moments mais aussi une désagréable impression de 'c'est trop gentil pour être honnête'. C'est de la pop juvénile trop sucrée.
'I'm leaving you because I don't love you' est la profession de foi entamant le show. Du bel ouvrage !
'The opposite of Hallelujah' introduit à la batterie et aux sons de clochettes , joyeuse chanson fleurie. 'Black cap' du second album: 'Oh,you're so silent Jens'
'It was a strange time in my life' 'Your arms around me' ,tout cela est charmant . Jens et ses copines nous gratifient d'un gracieux pas de danse, everybody smiles, le monde est beau.....
Les morceaux du dernier CD 'Night falls over Kortedala' défilent, Jens nous racontent quelques anecdotes à propos de la triste vie à Goteborg , de ses visites chez le hairdresser et on arrive à un des meilleurs titres de la soirée: 'A postcard to Nina' , impeccable cette chanson!
Le public est ravi.
'Maple leaves' encore un moment poétique.
Des rappels bien sûr...
'Sipping on sweet nectar ' notamment ..
Now, we're leaving....On en veut plus , il nous revient seul avec un petit instrument bizarre (bricolé?), au son de xylophone , pour une cover de Arthur Russell, pas de bol ,il ne se souvient plus des lyrics.
Par 3 fois il remet ça et le charme opère.
Dernier point fort (as a request) 'Pocket full of money', délire dans l 'assistance . Un excellent titre nous faisant songer à Lou Reed 'Walk on the wild side' .
Tof concert, un peu trop mellow, mais ils sont tellement gentils ....