Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
Par NoPo
Back to before and always... Demon Fuzz , album Afreaka! , extrait Disillusioned Man
Flashback
NoPo
BEFORE and ALWAYS - DEMON FUZZ - "Afreaka!" LP 1970 - Titre "Disillusioned Man"
FLASHBACK
Blue Rivers and the Maroons baptise la 1ère version du groupe au début des 60's lorsqu'ils reprennent des morceaux soul et ska avec un 1er LP en 64 "Blue Beat in My Soul".
Paddy Corea (Congas, Flute, Saxophone) (c'est chic(k) comme nom), fortement marqué par son passage au Maroc, souhaite aller plus loin dans le mélange et recrute Selwyn « Smokey » Adams au chant à son retour à Londres.
Pour le reste de la tribu d'origine caribéenne :
Basse – Sleepy Jack Joseph
Batterie – Steven John
Guitare – Winston Raphael Joseph
Orgue/piano – Ray Rhoden
Trombone – Clarance Brooms Crosdale
Ayinde Folarin aka Johnny Folarin, le musicien le plus réputé (Fela Kuti, Stevie Wonder puis Assagai et Bronski Beat), ne répond qu'à une simple invitation à jouer des percussions.
Demon Fuzz (les enfants du diable) est né en 1968 et ça rigole pas avec des mois de répétitions acharnées. En 1970 sort "Afreaka!". L'exclamation frappe du poing! Hey les gars, c'est quoi votre truc?
"Quand on a enregistré je pense humblement que notre producteur, Barry Murray (futur producteur de Mungo Jerry), ne saisissait pas bien la direction musicale... Le groupe Blood, Sweat & Tears nous a beaucoup inspiré."... mais pas que... le funk progressif, afro beat, psyché et free jazz sonne solide comme du rock. Paddy Corea imprime ses idées visionnaires, c'est le pa(d)chi-derme!
Même la pochette reste marquante, un buste d'homme noir, musclé avec une cagoule à bec, tricotée en laine de différentes couleurs et d'inspiration Sud-Américaine. Quésako? Une référence à l'esclavagisme, à un volatile marabout ou à un catcheur? No sé, mais ce démon niaque!
Un feu de paille, brûlé en 18 mois malgré un 2è album "Roots and Offshoots", plutôt reggae, paru en 1976 après que le groupe soit Demon-té...
On rappelle "Disillusioned Man" introduit à la guitare acoustique et djembé avant que l'orgue, joué par Ray Rhoden (plus Hammond que Rhodes), ne vienne montrer le chemin au sax. Ajoutez à cela le jeu de batterie roulant et la voix chaude, plus rien n'empêche de penser aux premiers albums de Santana ou Uriah Heep. Mais comme Demon Fuzz ne fait rien comme les autres, le solo se la joue au son clarinette pendant la boucle répétitive au clavier sur un rythme club qu'on pourra même retrouver plus tard chez les Happy Mondays. Demon Fuzz-ait tout bien avec inventivité et mixité.
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