Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
Par NoPo
NoPo
Paul MILES - A Strange and Long Ride for Love LP 2026
Damien Fusté, alias Paul Miles met dedans... le mille avec son 1er album qui parait tomber des étoiles glam genre Ziggy Stardust des 70's.
Pourtant un gars futé et affuté du 21è, bien breton, et qui ne se prend pas le cigare à Vannes.
Et même si la starrac'ommode le Paul en 2024, il reste un gros fan de rock et le prouve par sa musique.
La pochette ne nie pas l'évidence extravagante avec un artiste maquillé et sapé époque 18è adepte du jabot et de la redingote, perché sur un cheval en bois de manège contemporain.
Tourner manège!
L'introduction introduit... avec l'impression claustrophobe d'être enfermé dans un conduit ou un tunnel qui finit par s'ouvrir lentement sur le motif urgent à la batterie de "Rockn' love".
La guitare lance des plaintes épiques et le chant prend des intonations bowiennes, on devine même les fringues à paillettes. La rythmique puissante propulse une mélodie exaltée et passionnante.
C'est au son du piano que le "Spaceboy" enfile sa combinaison mélancolique de Space Oddity. La voix maniérée apporte une folie douce qui monte de façon éclatante. La ballade défile de façon tellement limpide que tu ne peux que la suivre jusqu'au bout au milieu d'éclaboussures mêlant piano et guitare et cris cherchant à atteindre le ciel. Quoi c'est trop? C'est surtout trop beau!
Tu peux décliner ta lady de toutes les couleurs, ici "Lady in red", balancé sur un rock rapide où le piano galope. Quant à la batterie, elle claque et roule puis se met à faire son show en pleine jam débridée, achevée dans des aboiements puis des touches sombres en coda sur plusieurs morceaux.
La relance souple au piano ouvre l'émotion à "Brother" où les vocaux touchent et font mouche et soudain une guitare électrique ouvre le ciel en 2 et laisse entrer une rythmique plombée. L'interprétation ne retient pas la grandiloquence mais on retiendra surtout l'exaltation.
Paul/Damien ne met pas les 2 pieds dans la même chaussure mais carrément dans le plat avec "Bisexual Shoes" faisant référence à une question posée à Bowie. Des pompes qui peuvent être pompeuses et reluisantes mais ça reste des pompes, de belles pompes... Pareil pour la musique éblouissante, spectaculaire, sans aucune retenue et parfois provocante... La définition du glam non?
Paul parle d’un extraterrestre, venu sur Terre pour explorer l’amour et ses vices. Bluffé, tu les desserres avec le superbe "Somebodys Watching over Me" ou tu libères les viscères, avec cette plage aboutie et qui te noie dans des larmes de contentement vrai. Le final au piano fait planer une forme de condamnation avec son tambour dramatique.
Pas adepte de la téléréalité, on lui préfère l'état sauvage mais on se trouve fort dépourvu lorsque Paul Miles fut venu.
Finalement, pour lui aussi, l'instinct primaire prime et la nostalgie prend le dessus. Séduit à mille pour cent!
1 Introduction 02:27
2 Rock n Love 03:49
3 SpaceBoy 05:09
4 Lady in Red 03:45
5 Brother 04:42
6 Bisexual Shoes 06:29
7 Somebody's Watching over Me 07:12
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog
/image%2F1488842%2F20260319%2Fob_fe4880_600x600bf-60.jpg)