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Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.

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Album - Stade “Musiques de Stade”

Album - Stade “Musiques de Stade”
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Album - Stade “Musiques de Stade”

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STADE - Musiques de Stade LP 2025

Le 21 Novembre 2025, STADE passe enfin le stade de l'album avec "Musiques de Stade", assumé sportivement.
Elouan JEGAT (chant et guitare), Yann OLLIVIER (basse) et Baptiste Le SOLLIEC (Batterie) forment un dynamique trio du cru breton et qui y croit.

On connait bien les stadistes par leurs projets précédents notamment ceux où ils s'entrecroisent : Elouan et Yann dans Thomas Howard Memorial, Elouan et Baptiste dans Elk Escape puis Skopitone Sisko.
Sous la forme de power trio, on les découvre en concert dès 2019 et j'avais déjà écrit 'Attention ! STADE est un groupe à fort potentiel.' Ciel! Je ne pense pas me tromper! On peut s'en rendre compte dans l'émission TERMAJI du 26/07/2021, une furie ici https://www.youtube.com/watch?v=aURmtGD4nbw où ils déroulent la quasi-totalité du futur disque.

Les gars aiment le foot (Craftmen Club, l'ancien groupe de Yann, a même offert l'hymne 'Animals' à En Avant de Guingamp pour la coupe de France en 2014!). Passion quand tu nous tiens, STADE aurait pu accueillir d'autres sports mais lorsque tu fais référence à Raymond (pas Goethals) ou ou que tu pratiques le 'Petit pont', il n'y a plus de doute. Oui, je sais, y'a aussi 'Mercurochrome' et 'Physique-Chimie' mais là, on atteint un autre Stade...

Yann a toujours dit que Stade, représentait 'son' groupe de rock avec lequel, ils ont donc d'abord donné pas mal de concerts bien sports et parfois en roue libre (ça c'est pour le cyclisme). Dans le même ordre d'idée et sans se prendre la tête, la pochette a forcément demandé beaucoup de réflexion, 'stade' est écrit en vert (comme la pelouse) et en mauve, leur profession de foi où les mots 'Live' et 'Love' trônent en bonne place. Il faut reconnaitre que le trio sait aligner un peu plus de 3 notes (comme 3 passes) de façon brute et spontanée. Et si c'était ça le rock?

C'est parti pour 10 titres (le nombre des joueurs de champ) et à peine plus d'une demi-heure, même pas une mi-temps, pas besoin de remplaçants!

"Nu Song" ne l'est plus vraiment mais garde toute sa fraicheur post punk par une énergie hors du commun, proche de l'hystérie. Les grattes saturent et la voix d'Elouan aussi. Après un petit pont (oui, je sais!) plus flottant, retour à l'électricité et aux jongleries de Baptiste (la caution metal du groupe) dans des breaks en contre-pied.

Intro à la gratte sèche brossée puis on branche le jus et on vocode la voix pour un "Human robot" survolté. Sur un rythme élevé, la gratte montre ses capacités à griffer autant qu'à piquer. Et tu danses avec les robots!

Nous y voilà au "Petit Pont", un rock alternatif. Baptiste joue sur les bords (il ne trouve plus le centre, ça va trop vite!), la guitare saccade, la basse gronde au bord de l'explosion et la voix semble voilée comme la roue qui ne tourne pas rond. Néanmoins, aucun ralentissement envisagé...

Pas encore de chute pourtant "Mercurochrome" est bien prévu. La guitare passe d'arpèges arachnéens à riffs vifs devant la basse tendue. La rythmique, terriblement physique, soubresaute. Une espèce de math-rock qui pourrait faire penser à Totorro. N'essaie même pas de chanter, ton souffle en serait coupé! ça tombe bien y'a pas de paroles!

Le brûlot "Keep it burning" confère au tube et là, tu peux chanter, sans peur d'oublier les paroles. La guitare virevolte, les baguettes aussi, la basse creuse ses tonalités sous terre. Un break superbement suspendu, offre une respiration.
T'as envie que ça revienne? Une accélération foudroyante prend le chemin du retour et renvoie tout musicien moyen à ses chères études. Un truc à faire tourner live en rappel plusieurs minutes pour contenter le public!

Un titre cathartique hors-jeu "Raymond Gommenec'h" ((pas mal le jeu de mot confondant le nom de la petite commune des Côtes d'Armor et celui de l'ancien sélectionneur qui possède une maison à Côté de Saint-Quay-Portrieux)), longtemps au ralenti, évoque la finale de coupe du monde 2006 France-Italie et le fameux coup de boule de Zizou. La musique bourdonne, comme une météo VAR-iable, sur les commentaires d'époque jusqu'à la sortie tardive du brouillard avec thérémine et synthé dans une bulle de mélancolie. 

Pour ceux qui ont le pied marin, ils composent "Paimpol" (une ville qu'ils connaissent bien) une plage qui chaloupe. T'aurais pu penser à un titre pour pécho, mais la corde de basse rebondit trop. Quant à la guitare, elle s'enfuit sur des instants euphoriques. La voix enfle avec des bordures et la batterie part en nombreux roulements. Fausse fin et retour au port. 

Pour peu, "Cat's tongue" ferait office de morceau de jazz-metal échevelé et pourrait tout à fait convenir en BO de la série 'Urgences'. Pur métal dans le son claquant simplifié de la 2è partie, un morceau plus que chat-isfaisant!

Un déboulé sur la batterie et Baptiste crie comme ma sœur quand elle casse un ongle, lui a cassé une baguette. "Physique-Chimie" est un titre chanté en anglais d'une voix évanescente par moments. Les nombreuses ruptures rythmiques t'empêchent de t'accrocher à la facilité mais jamais le chaos tique.

"176 BPM" te piège par son démarrage plus lent. Une blague bien sûr, ils avaient oublié de desserrer le frein à main qu'ils réactionnent par alternance. Quoi? Ah les farceurs! La guitare acoustique enchaine sur une bossa brésilienne... Un morceau instrumental de plus en conclusion d'un disque cardio qui ne ménage pas le cœur.

Fin du match, sans prolongations!
L'équipe oublie "Pamplemousse" "A serious man" "Universal Mind decoder" "Haw eyed" ou "Hidden man" que j'aime tout autant. Espérons que ces titres resteront sur la feuille de match lors des prochains concerts.
 

Un disque continuellement dans le rouge (sans carton), en saturation et surchauffe, mais qui atteint son but avec brio en déclenchant une vraie ferveur à l'écoute.

Tracklist
01-Nu song
02-Human robots
03-Petit pont
04-Mercurochrome
05-Keep it burning
06-Raymond Gommenec'h
07-Paimpol
08-Cat's tongue
09-Physique-Chimie
10-176 BPM

 

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