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Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.

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Album - REDIKIN - The Crux

Album - REDIKIN - The Crux
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Album - REDIKIN - The Crux 

 

NoPo

REDIKIN - The Crux LP 2025

Les Pays-Bas ne sont pas avares de chanteuses métal à plein poumons et pas des moindres.
On peut citer (entre autres) Sharon den Adel (Within Temptation), Simone Simons (Epica), Charlotte Wessels (Delain),  Raven van Dorst (Dool), Floor Jansen (After Forever, Revamp, Ayreon, Nightwish...) mais pour moi l'étalon (et non pas la jument) reste Anneke Van Giersbergen (The Gathering, Vuur, Ayreon ...)... débat ouvert!
De sacrées clientes, bataves mais hautes voix, dont on se régale pour peu que les poussées symphoniques tumultueuses ne vous provoquent pas... d'autres poussées... acnéiques celles-là.

REDIKIN vient s'ajouter à cette belle liste :
Vocals - Afke van Althuis
Guitar - David de Waal
Bass guitar - Saro Pulvirenti
Keyboard - Leslie Harberts
Drums - Haico van Attikum

Artwork? Alignés les uns devant les autres, plusieurs triangles isocèles... un logo, toutes pointes vers le bas, avec le nom, flanqué par-dessus la géométrie et un fond en dégradé marron comme la terre ou le bois.

Soundwork?

Un clavier, élevé, pulse sur des grattes accordées au plus bas et la rythmique marque un mid-tempo que le chant chevauche. Il conserve son ton médium, un peu brumeux, jusqu'aux 3/4 du morceau où il s'emporte en cris et phrases bien envoyées. Un métal sincère, chez REDIKIN, quasi 'Inconnus' mais pas de magouilles ("Monkey business") pour s'en mettre plein les fouilles! 

"NEMESIS" (le nom d'un collectif féministe d'extrême droite!) ou le châtiment, dit toute la vérité sur la troupe, REDIKIN kiffe le métal symphonique. Des touches, comme une sonnette à la porte, à hautes notes, presqu'un son de xylophone et des baguettes en rebond sur la rocaille du rythme puis les guitares, denses, vibrent à l'unisson en météo menaçante.  Puis voilà la voix qui prend des intonations à la Annie Lennox (en moins claire et plus brumeuse) surtout pendant la traversée d'un couloir atmosphérique où les éclairs sont à la noce. En sortie, la batterie frappe les 3 coups plusieurs fois pour libérer un souffle symphonique final.  

Après quelques grondements, "I remember" débute dans un rythme entrainant, poussé par les claviers, et survolé par le chant, légèrement rauque, à émotion quasi soul. Passé la moitié de la plage, un passage, plus suffocant, s'accroche à un mix guitare/clavier, seulement accompagné par une voix susurrée, avant de revenir au thème principal bien léché.

Le tempo s'accélère avec une basse orageuse à l'entrée de "Hungry", menaçant sur les couplets. Le chant, bas et légèrement rauque, s'envole sur un refrain catchy au clavier tournoyant 'Hungry for your love'. Après un passage qui met en avant la batterie, le clavier séquence, ventile et arrose les vocaux de Afke.

Ça riff dru à l'intro de "Nailed it"(single clippé), parsemé de caisse claire qui claque, pour lancer véritablement le morceau sur un tapis de clavier. Le balancement favorise le headbang du couvre-chef. Quant au refrain qui arrive tardivement, les musiciens ont trouvé la recette, en exprimant une belle mélancolie à travers, fraise sur le gâteau, une délicieuse ligne vocale ondulée. Le break secoue les puces et les dreads, la voix se faisant plus agressive et la pâtissière écrasant le gâteau au marteau au bout du clip.

"You" commence par un son de clavecin, vite éclipsé par le lyrisme des claviers. La voix, bien gainée et légèrement grainée, tranche dans le vif et capte farouchement l'attention.  

Du gros riff qui tâche, applaudi aux cymbales, lance "The Dirty Job" sur de bons rails. Les claviers viennent nettoyer le carrelage sous des geysers électriques à forte pression. Le chant, ensorcelant, apporte une touche de tendresse. 

Un arpège suspendu résonne dans l'espace introductif de "Neon lights". Depuis le début, la batterie construit ses motifs simples, carrés et sans bavures, une colonne de direction à laquelle tu peux faire confiance. J'adore cette voix, un peu cassée, qui laisse des interstices. Le solo de guitare illumine la partie finale et relance une orchestration savoureuse.

L'entrée du dernier titre se fait par des percussions électros avec des bulles qui éclatent en ponctuation, pendant 30 secondes. La gratte joue ensuite du riff, en trame aspirante bien épaisse et accrocheuse, puis s'arrête brutalement pour passer à un arpège arachnéen sur une évaporation au clavier. La troublante ligne vocale, grave, sur le couplet tranche avec les envolées lyriques puissantes du refrain. Un break saccadé secoue la chanson avant une conclusion idyllique. "Am I really" tourne de cette manière avec brio et ne déçoit pas.

 

Qui n'est pas ready pour REDIKIN? Moi, je ne me lasse pas de cette musique qui n'essaie pas d'en faire des tonnes mais assure avec maitrise un métal symphonique racé. Les compositions solides accrochent l'oreille, sans faiblesse d'interprétation, et la voix, magnifique, finit le travail de séduction.
 

Tracklisting:
01 Monkey Business
02 Nemesis
03 I Remember
04 Hungry
05 Nailed It
06 You
07 The Dirty Job
08 Neon Lights
09 Am I Really

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