Line-up:
Marina Rocks – vocals,guitars and almost all other instruments
Grammy award-winning and Austin Music Hall of Fame inductee, Lloyd Maines – pedal steel (track 4)
Alex Rodriguez – bass (track 1)
Aden Bubeck – bass (track 2,4,5,7)
Pat Menske – drums (track 1,2,7) and production
Son nom et le titre de l'oeuvre se lisent en bas du tableau.
La virée débute par ' Joy Ride' que tu n'associeras pas avec le thriller de John Dahl, par contre si le titre évoque pour toi le 'Graceland' de Paul Simon, dis-toi bien que tu n'es pas le seul dans le cas, même si
Marina n'est probablement pas passée par Johannesburg .
Le petit Paul avait beaucoup écouté Paulus Masina, on ignore si Miss Austin connaît ce monsieur, mais le ton est à l' allégresse, elle dégouline à grands flots sur un rythme soutenu tandis que Miss Jenkins adopte un flow entre rap et pop à la Cyndi Lauper.
Après cette première plage aux saveurs Hugh Masekela, Marina, sans diamants, propose le foufou ' Cray Cray' , un roots rocker proche de l'univers Americana de Lucinda Williams.
Oubliées les intonations hip hop, la voix vire country rock, tout comme l'accompagnement sonore.
La guitare nous la joue Mike Campbell, un Heartbreaker chez Tom Petty, Aden Bubeck s'occupe des lignes de basse et Pat Manske du drumming.
La troisième plage, essentiellement acoustique, porte encore un titre de film, ' Sleepy Hollow' ( Tim Burton) , que Marina interprète tout en retenue, soutenue par un bel effet écho , vocalisant quand il le faut pour apporter des touches gospel à ce titre d'une sobriété sereine.
Oui, ' Shine' suggère aussi le monde du cinéma, Scott Hicks s' est inspiré de la vie du pianiste australien David Helfgott pour ce long-métrage de 1996.
Tout ce qui brille n'est pas or, mais le ' Shine' de Marina Rocks pétille comme le meilleur Chandon Californie.
Des effets de voix allant de l'enfantin aux inflexions plus matures ou moqueuses et la pedal steel de Lloyd Maines pour contrer les lignes de guitare de la madame, 'Shine' vaut son pesant d'or!
Si Robert Altman a réalisé The Long Goodbye d'après Raymond Chandler, en 2004, Jacob Gentry a filmé ' Last Goodbye', décidément Marina tient à nous emmener à Hollywood, son' Last Goodbye' sonne comme une romance country caractéristique, avec une voix bourrée de trémolos et un solo de guitare que n'aurait pas renié Albert Lee.
Elle enchaîne sur une cover, ' Nothin'' de Townes Van Zandt, une chanson déjà reprise par Lucinda Williams, Eric Taylor ou Calvin Russell, e . a.. Elle habille, le titre, poignant, d'un costume dépouillé, à ses lignes de guitares finement ciselées, elle ajoute un chant bouleversant, transformant le morceau en pièce maîtresse de l'album.
‘The Comeback Kid’ était le titre d'un album enregistré en 2013, en 2022, elle propose 'Comeback Kid2' , un morceau springsteenien joué en mode laidback, avec des parties vocales narratives et some handclaps pour soutenir les percussions.
Pour conclure l'album, Marina propose une relecture de Sleepy Hollow (revisited, si tu préfères) en mode instrumental.
Elle prouve une nouvelle fois avec ce Delta blues en picking que sa maman peut se féliciter de lui avoir offert une guitare plutôt qu'une maison de poupée.
Au Texas, Marina a un copain se nommant Rex, il n'est pas chien et commente ... Marina is already a star waiting for the sunset...!
Tu vas scruter le ciel cette nuit pour admirer cette étoile!