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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 21:57

Temps clément pour ce vendredi à Dour, mais la boue est au rendez-vous. Bonnes chaussures obligatoires. Il y a beaucoup de monde sur le chemin de l’entrée, beaucoup de gens au camping, mais finalement peu de monde sur le site même des concerts. Il n’est que 14h…

 

My Little Cheap Dictaphone nous accueille, un clavier a rejoint les trois membres. Leur country-rock fait toujours plaisir à entendre. Pour les avoir vu déjà trois fois il n’y a pas de surprises. Bon set.

 

Je me dirige vers Le Dance Hall, qui n’est qu’à 5 minutes de la scène principale, pour découvrir Erase Errata … enfin pour découvrir une scène vide avec beaucoup de va et viens. Pompon viendra nous dire (un peu tard) que leur matériel est quelque part sur le site, mais qu’ils ne savent pas où … Concert annulé …

 

Je décide donc de passer à l’Eastpak Core Stage pour jeter un coup d’œil mais pas un coup d’oreille ! ! Terror joue.  BBrrr que de bruit ! ! Pogos assurés devant de la scène, les « métalleux » sont à la fête mais moi je tiens le coup une chanson et je passe mon chemin…

 

Pour revenir sur la scène principale ou The National se prépare pour un magnifique set. Le son a du mal à être bon, mais le groupe assure, bouge, les chansons sont magnifiques, le chanteur charismatique est accompagné par deux guitares, un basse, une batterie et un violoncelliste multi-instrumentaliste. Ils jouent surtout des morceaux de leurs deux derniers albums, pour mon plus grand plaisir…

 

Les scènes du festival sont très proches les unes des autres, on ne perd donc que très peu de temps pour se déplacer de l’une à l’autre, le son déborde du coup un peu entre les scènes mais ce n’est pas catastrophique, le site a été bien pensé… j’arrive donc assez vite devant la Red Frequency Stage où ont débutés Herman Düne. Quasi tout le public est assis ou couché, la musique des barbus est idéale pour passer une heure de détente peace and love. Les deux batteries sont en parfait accords pour ce folk très léché, plutôt joli mais qui a tendance à m’assoupir… Je décide donc de repartir sur les chemins de moins en moins boueux, je passe devant la croix rouge ou une file s’est créée pour la distribution gratuite de crèmes solaires salvatrices avec le soleil qui tape de plus en plus…

 

Hot Chip se présent sur la grande scène… Ils veulent qu’on dise qu’ils sont le meilleur groupe du monde. Il y a encore du chemin… c’est plus cheap que Hot Chip. 5 gars, 4 machines électro et une guitare. Je ne suis pas du tout emballé… Leur pop ne m’accroche pas, les beats ne sont pas impressionnants et leur jeu de scène est inexistant. Leur look second degré ne me fait pas rire. Bref, je passe mon chemin pour me rendre juste à coté au Club Circuit Marquee où jouent les Tellers. C’est la première fois que je les vois sur scène, ils sont charmants, jeunes, jouent bien, ma première impression est bonne… j’aime leurs chansons (très « Libertines »), la voix du chanteur est plaisante. Ils sont enfin 4 sur scène, un bassiste et un batteur les ont rejoint… Mais au-delà des 4 premières chansons tout se ressemble tellement… que je fini par attendre la fin du set avec impatience. Mais tout le chemin est devant eux. Ils seront certainement un très grand groupe avec le temps…

 

Une petite chope au passage et je rejoins le Dance Hall pour un des concerts que j’attends avec impatience, celui des Horrors. Annoncé comme le groupe de rock qui renoue avec l’horreur et le punk. The Horros est précédé d’un buzz typique des groupes qui risquent de ne pas durer… D’horreur, ils n’en ont que le nom, ils ne font pas vraiment peur, leur look fait plus penser a une série B qu’à Massacre à la tronçonneuse mais bon ça change des jeans T-shirts habituel. Un peu de maquillage, la coiffure impeccablement défaite et on est parti pour 30 petites minutes sympathiques. Le chanteur en fait trop les musiciens pas assez, mais l’ensemble tient la route. Sans la musique, bien Punk-Gothique, le show ne serait rien, mais sans le show la musique ne serait pas grand-chose non plus… Finalement on fait vite beaucoup de bruit avec pas grand-chose, à mon avis Horrors sera vite oublié de la plupart d’entre nous…

 

Leurs 30 minutes de show me permettent de revenir pour le début des Raptures sur la grande scène. Mon coup de Cœur de la journée. Ils savent mettre de l’ambiance, leur musique est festive (funk-électro-pop) et ils sont très au point musicalement. Ils vont commencer leur set avec uniquement des instruments pour terminer uniquement en électro. Les deux chanteurs sont parfaits, les chansons aussi… C’est la musique idéale pour un festival ensoleillé. Tout le monde semble prendre du plaisir…

 

Déjà 21h, un petit détour par zZz : André Brasseur au synthé et son batteur de bal. Le tout mélangé avec du punk et de l’électro. Pas mal… mais pas à grosse dose…

 

Crochet par Stéréo TotalSttellla des années 90 à la mode franco-allemande. La chanteuse à un drôle de voix (voire une voix drôle) mais ne chante pas très bien, le synthé joue des sons à deux sous… c’est amusant mais à nouveau pas  plus de 3 chansons…

 

Retour sur la grande scène… Il commence à y avoir la grande foule, Clap Your Hands and say Yeah sont prêts. Je ne suis plus fan depuis leur concert de l’AB il y a quelques mois… C’était assez moyen aussi ce vendredi… Il y avait un peu plus d’âme dans le groupe, le chanteur s’est un peu montré, leurs tubes fonctionnent bien mais il y a toujours un gout de trop peu pour ce groupe qui pourrait être très grand mais qui ne semble pas faire d’efforts sur scène (ni sur album quand on écoute le son du dernier cd).

La fin de soirée approche je vais une dernière fois sous le chapiteau de l’Eastpak pour revoir les Shy Child. Nous étions 100 aux nuits botas pour les découvrir, ce vendredi il y a près de 800 personnes. Le set est aussi efficace qu’il y a 2 mois mais l’ambiance est tout autre, le public saute dance et démontre que ce groupe, fort proche de la dance musique, est une bombe sur scène. Une batterie et un synthé en bandoulière, des chansons basées sur des canevas « dance », un son plutôt rock et que la fête commence ! ! Et fête il y eut ! !

Le tour de chauffe idéal avant Goose. Le public est très nombreux devant la grande scène… Le site s’est bien rempli depuis cet après-midi… Pompon nous annonce que nous sommes près de 35000 personnes… Belle réussite pour l’organisation ! Goose clôture donc la journée. Leur show va être très électro (trop à mon gout), leurs tubes sont hyper efficaces mais l’âme rock qui se dégage de leur album était ici quasi absent. Les morceaux ont été allongés, remixés pour faire un concert d’une bonne heure pour 6 chansons ! ! Bon show tout de même mais aurait pu être bien mieux…

Bon, encore 30 minutes de marche pour retrouver la voiture et 1h30 de route pour rentrer à la maison… c’est crevant une journée de festival (si on veut voir un max de groupes), j’ose à peine imaginer 4 jours à ce rythme là.

En tout cas très bon festival… à prix abordable et où l’on peut encore rentrer avec ses boissons. Les scènes sont très proches, on ne doit pas se frayer un chemin impossible pour être devant la scène, le public est bon enfant et on a la chance de voir Pompon en short !!! Que demander de plus à ce festival ??  Qu’ils gardent cette ligne de conduite pour de longues années encore…

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Published by Lio - dans Concerts
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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 21:10

Le festival des Ardentes se trouve à Liège, aux Halles des Foires de Conronmeuse. Les deux salles fermées, STAGE AQUARIUM et STAGE F.I.L., sont situées près de l'entrée du festival. La première salle est assez petite, ce qui permet d'y faire des concerts intimes. La seconde salle, est beaucoup plus grande, très large et très ouverte. Les sons y résonnent tellement que cela amplifie la musique qui y passe. Quant à la Main Stage dite STAGE OPEN AIR, elle est installée au bout du site. Pour y arriver, il faut passer devant toutes sortes de stands de nourritures. Cette diversité de nourriture est un des points positifs de ce festival, il est possible d'y manger très varié. En voici quelques exemples : goulache hongroise, pizzas, dagoberts, hot dogs, cuisine mauricienne, frites, tartiflette, etc. Pour les desserts, il y a aussi un grand nombre de choix : laquemans, salades de fruits, glaces artisanales… Pour les boissons, mis à part les traditionnelles bières et bières blanches, on y trouve des cocktails tels le mujito. Et comme à chaque festival, l'espace artisanal est bien présent, avec un coin chicha, métranque, vêtements, bijoux, …

 

 

Jeudi 5 juillet

 

            C'est une très agréable surprise qui attend le public en ce premier jour de festival avec le groupe AARON. Simon Buret et Olivier Coursier, le duo qui forme ce groupe, sont arrivés sur la scène principale à 19h10. Quarante minutes de ballades pop/rock sont balancées aux oreilles du public. Les Parisiens chantent essentiellement en anglais même si l'on retrouve l'un ou l'autre morceau en français. Leur musique est basée sur de la contrebasse, du piano et/ou de la guitare. Le public, très clairsemé en ce premier jour, n'hésite pas à fredonner leur tube «  U Turn (Lili) » ; chanson qui fait partie de la bande originale du film « Je vais bien, ne t'en fais pas ».

 

            Après les charismatiques Français, c'est au tour d' ARID de prendre place sur la main stage. Jasper Steverlinck et son groupe sont venu présenter quelques titres de leur nouvel album. Le groupe mélange les tubes des deux premiers albums, tels que «  Too Late Tonight », aux chansons récentes comme leur dernier single « Words ». Le public est inondé d'une heure de musique pop douce, mélancolique et très mélodique. Excellent prestation des Flamands d' ARID.

 

            Peu avant 22h, ZITA SWOON et son leader Stef Kamil Karlen, entrent sur scène. Le groupe flamand aux musiques très variées (soul, rock, pop, disco…) est venu présenter son dernier album «  Big City ». Le mélange des titres chantés tantôt en français, tantôt en anglais, passe assez bien et accompagne très bien ce show acoustique et visuel.

 

            Mais le groupe tant attendu en ce jeudi 5 juillet, c'est AIR. Les Français clôtureront ce premier jour avec un manque d'énergie. Même si des albums tels que « Pocket Symphony » ou « Talkie Walkie » , sont excellents ; et même si leurs chansons sont toujours aussi agréables à écouter, AIR reste un groupe qui passe difficilement en festival. Le duo formé par Nicola Godin et Jean-Benoît Dunkel, est vraiment ennuyant sur scène. AIR est un groupe aux musiques électroniques très calmes et plutôt zen, à écouter chez soi en toute tranquillité. Les morceaux joués sont trop longs, s'éternisent et le public quitte la plaine petit à petit…

 

 

Vendredi 6 juillet

 

 

            Après quelques réglages de sons, PIANO CLUB monte sur scène vers 18 heures. Le groupe a 40 minutes pour chanter leur morceaux parus jusqu'à présent que sous forme de cassette audio. Leur single « Girl On TV  » est repris par chœur par les festivaliers venus applaudir leurs compatriotes liégeois. Anthony Sinatra, tout vêtu de blanc, ne reprendra pas cette fois « Monitor » de « Nelly Furtado ». La foule est très réceptive à cette musique pop aux sonorités 80's, elle bouge et danse au sons des guitares et synthés.

 

C'est aussi en quarante minutes que DATA ROCK, nouveau groupe venu tout droit de Norvège, doit conquérir le public liégeois. Les membres du groupe sont habillés en survêtements rouges, capuche du sweat mise sur la tête bien sûr. Ces nordiques mettent l'ambiance, bougent beaucoup sur scène et la foule les suit. Leur style ? De l'indie-rock très très dansant. Bonne découverte et chouette révélation de ce festival !

 

            L'après-midi continue avec les liégeois de SUPERLUX. Le public aura l'occasion d'entendre non seulement les titres les plus connus de leur premier album « Winchester Fanfare » mais aussi de nouvelles compositions qui se trouveront sur leur prochain opus. Au fil des titres tels «  Assomption II » ou  « Rococo Pink », la musique monte, les rythmes dansants se succèdent aux sons des synthés et guitares. Le groupe joue essentiellement de la musique électro-pop dont on ne se lasse pas d'écouter. SUPERLUX est un groupe à découvrir sur scène ; ils valent réellement le détour !!!!

 

            Place ensuite à un autre groupe électronique, VIVE LA FETE. Ce groupe, composé du duo Danny Mommens / Els Pynno, est assez festif. Ils ont la pêche. La chanteuse, pieds nus, joue beaucoup de ses charmes dans sa très courte robe blanche et chante pas mal de titres se trouvant sur l'album «  Nuit Blanche ». Leur musique est plutôt accentuée sur la techno et l'électro des années 80' ce qui plaît assez au public qui danse aux rythmes des synthés.

 

            La journée de ce deuxième jour de festival, accueillera aussi le duo français de CASSIUS. CASSIUS venu donner un concert live et non un set DJ's ! Les Français, accompagnés de musiciens, chantent leurs tubes, bougent et dansent. Le public reprend par chœur le puissant «  Toop, Toop » et a plaisir à entendre cette French touch électro des années 90'. Les fans de dance-culture en auront eu pour leurs yeux et surtout pour leurs oreilles. Il est clair que ce duo ne se démode pas !!!

 

 

Samedi 7 juillet

                                                    

            DIRTY PRETTY THINGS ayant annulé leur venue, tous les autres concerts ont été postposés d'une bonne heure afin que les «  !!! » puissent ouvrir la main stage. « !!! » est formé de sept membres, composé de deux chanteurs dont un joue aussi du tambourin et de la batterie. On y trouve aussi, un second batteur, une trompettiste, un saxophoniste, un bassiste etc. Le groupe complètement déjanté, joue du rock explosif. Les chanteurs ont une pêche d'enfer, bougent, dansent, sautent… Le premier chanteur, aux cheveux bouclés, danse de façon très féminine. Quant au second, il est pieds nus, et s'amuse à grimper à un des montants des la scène.  Un chose est sûre, avec un tel groupe ont ne s'ennuie pas !

 

            Ensuite, c'est au tour de GOOD SHOES , jeunes anglais issus de Londres, de monter sur scène. Ce quatuor à la musique rock assez punk présente son tout premier album « Think Before You Speak ». C'est une totale découverte pour la plupart des festivaliers, car le groupe est peu connu et a seulement fait une date au Botanique. Le groupe aux consonances FUTUREHEADS, interprétera notamment les singles «  All In My Head » et « The Photos On My Wall ». Le public est peu réceptif et après déjantés «  !!! », il est difficile de se mettre dans une ambiance plutôt différente.

 

            Une autre surprise de ce festival, c'est THE BLOOD ARM. Ces jeunes américains, une fille et trois garçons, mélangent les mélodies rock et baladeuses. Leur musique en soi ne casse rien, ils ne produisent rien de neuf dans le milieu pop/rock, mais leur chanteur fait le concert à lui tout seul. Il a de l'humour, arrive tout de suite à mettre le public de bonne humeur et à le surprendre en descendant dans la foule à la Didier Wampas. Il demande d'ailleurs au public de s'asseoir dans l'herbe avant de se joindre à lui pour chanter et traverser une partie de la plaine. Le public reprend en chœur le single «  Suspicious Character », et le leader, Nathaniel Fregoso, n'hésite pas à faire monter quelques personnes du public sur scène. A la fin du concert, le chanteur est dans la foule, tandis que quelques groupies sont toujours perchées sur la scène. A voir pour l'ambiance festive !

 

            A 16h30, D. MAJIRIA, groupe liégeois, se produisait sur la Stage F.I.L. Il s'agit d'un groupe rock métal, qui chante en français, style Lofofora. Ce jeune groupe plus que bruyant est venu défendre son premier album, « On a marché sur la Terre  ». A les voir sur scène, on sent qu'ils ont déjà fait quelques concerts. Si vous aimez ce style de musique, vous serez ravis de les voir se produire dans l'une ou l'autre salle. Sinon, autant s'abstenir…

 

            Retour sur la scène principale avec les INFADELS. C'est en début de soirée que les Anglais à l'électro/rock dansant montent sur scène. Il est clair qu'ils ont toujours la pêche, bougent sans cesse sur scène et que le public est toujours aussi conquis. Le groupe chantera quatre nouveaux titres, qui seront mélangés aux chansons de leur premier album «  We Are Not The Infadels ». De cet album, on entendra les incontournables « Can't Get Enought », «  Girl Speaks No Words », « Jagger '67», «Murder That Sound », etc. sur lesquels le public commencera à danser. Le chanteur, Bnann, n'a pas mis longtemps à faire bouger la foule, à la faire danser voire « pogoter ». C'est encore un excellent concert que les Anglais nous auront fourni aux sons électroniques rock n roll.

 

            Toujours sur la scène principale, c'est au tour de LADYTRON de s'y produire. Ce quatuor anglais est composé de deux filles qui sont au chant et aux claviers, et de deux gars pour les autres instruments. Malgré la présence de titres connus tels que «  Playgirl » ou « Seventh », LADYTRON a du mal à faire bouger le public. Le groupe joue de façon très linéaire, ils composent de l'électro revival 80's chanté en anglais mais aussi en allemand. Le concert est plus que monotone et la foule s'en lasse vite. Et puis, une chose est sûre, le public est là pour voir GHINZU...

 

            Juste après les anglais, c'est MASS HYSTERIA qui monte sur scène dans la Halle des Foires. Ce groupe français au style très métal industriel ne sait faire que crier. Aucun son mélodieux ne sort de la bouche du chanteur, c'est du bruit, du bruit et encore du bruit...

 

            En 1h10, avec un rappel de 30 minutes, GHINZU conquis une fois de plus le public belge. Comme à son habitude John Stargams, le chanteur, arrive sur scène habillé d'un costume noir et de lunettes de soleil. Il s'installe au synthé et entame une nouvelle intro, nouveau morceau qui devrait figurer sur leur prochain album. Ensuite, c'est avec l'inlassable «  Blow » que le concert se poursuit. La scène vibre aux sons électro/rock dont le groupe à l'habitude de nous balancer. Au fil du concert, les tubes tels que «  Do You Read Me », « Dracula Cow-boy », « Dragon » s'enchainent avec au total quatre nouveaux titres dont «  Twist », une chanson plus facile, plus pop mais tout aussi puissantes que les anciennes. Le show se termine avec l'énergétique « Mine », avec des musiciens plus que jamais en harmonie et en grande forme, et un charismatique chanteur, debout sur son synthé finissant son show.

 

 

Dimanche 8 juillet

 

 

            Autre habitué de la scène et de festivals, il s'agit de DAAN. En 50 minutes, l'ex chanteur de DEAD MAN RAY nous fournit un excellent mélange des ses différents albums. C'est en costume clair, chemise noire et cravate lignée que le leader du groupe apparaît. Bien que le temps soit beau, il a pour une fois laissé ses lunettes de soleil au vestiaire. Le concert débute avec «  Lie », chanson extraite de « Victory ». Durant toute sa prestation, DAAN réussi à faire danser la foule sur des sons électro/rock très 80's, tantôt mélancoliques, tantôt disco. Avec le titre «  Victory », il se balade sur la scène, reste debout puis s'assoie. De l'album « The Player », sont chantés plusieurs titres. Le concert se finit avec le tant attendu «  Housewife », qui fait plus que danser et bouger un bon nombre de festivaliers.

 

            Pendant ce temps, MUD FLOW a déjà commencé à chanter sur l'autre scène. Vincent Liben entame le concert avec le magnifique « Chemicals » tiré du troisième album « A Life On Standby  ». Le concert se poursuit avec des titres du dernier album et quatrième album « Ryunosuke ». Le public reprendra en choeur le single «  Monkey Dool », chanson toujours nostagique et mélancolique mais quand même moins sombre que de plus anciennes. Il est clair que le groupe a changé, a mûri. Peut être est-ce du aux changements de musiciens opérés en 2003-2004. Avec leur musique intense, qui prend aux tripes, les Bruxellois ont donné une excellent concert de 50 minutes. Le public liégeois aura encore droit à des chansons telles que «  Planes », « Today », le très dansant « In Time » ou encore le puissant «  Tribal Dance ». Comme lors de leur prestation à l'Ancienne Belgique, MUD FLOW zappe complètement les deux premiers albums « Amateur  » et « React ». C'est peu dommage, mais on ne regrette en rien ce concert...

 

            Le temps étant plus que limité pour se déplacer d'une scène à l'autre, et la foule étant très dense, certains festivaliers n'ont pas eu l'occasion d'apercevoir CALEXICO qui se produisait sur la main stage.

 

            Autre groupe tant attendu en ce dimanche d'été : ARCHIVE. Le groupe anglais commence son entrée par une intro de plus de 5 minutes. Les deux piliers du groupe, Darius Keeler et Danny Griffiths , font directement vibrer l'enceinte des Halles aux sons de leur clavier et de leur basse. L'entrée sur scène des deux chanteurs se fait plus tard. Le public a droit aux excellents titres tels que «  Lights », « Systhem » ou  encore « Sit Back Down » tirés du dernier album. Un magnifique «  Again » de 15 minutes met la foule en extase, ce morceau doux mais puissant prend le public aux tripes. En 10 ans d'existence, le groupe n'a cessé de mélanger les sons rock, pop, trip hop, ambiance... pour le plus grand plaisir de nos oreilles. A voir absolument si vous n'en avez pas encore eu l'occasion !

 

            HOOVERPHONIC fermera les portes de la Stage F.I.L. avec plus d'une heure de musique douce mais puissante. Geike Arnaert, la chanteuse ; entame le concert avec trois titres issus du dernier album «  No More Sweet Music », dont le single « No More Sweet Music ». Ensuite, vient l'incontournable et magnifique « Eden », qui met plus que jamais le public en émotion, suivi de «  Jackie Cane ». Le groupe, qui est en pleine forme et a beaucoup d'humour, fait monter la sœur de Geike sur scène pour qu'elles chantent ensemble. «  The World Is Mine » est alors entamé puis stoppé car le groupe demande à la foule de s'asseoir pour ensuite remonter et lever les mains durant le refrain. Et comme cela n'est jamais parfait du premier coup, le public recommence jusqu'à ce que cela convienne au groupe, tout en reprenant le refrain en chœur. Un autre titre tant attendu est ensuite chanté, il s'agit de «  Mad About You ». Le groupe continue son concert avant de nous donner des frissons avec délicieux moment instrumental. Le concert touche à sa fin avec «  Sometimes » sur lequel Geike nous fait chanter le refrain. Le groupe salue la salle et c'est la fin d'un festival de très bonne qualité qui se termine…

 

 

 

Samanta Sidérius ©

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Published by Samanta - dans Concerts
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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 21:42

Je suis tombé un jour sur l'annonce du concert de Shy'm. Malgré la salle de l'Ancienne Belgique que je n'affectionne pas particulièrement, j'ai décidé d'aller la voir car je l'admire.

J'ai appris ensuite qu'elle venait avec K-Maro et me suis dis que ce serait une bonne occasion de le découvrir. D'emblée deux chose m'ont interpellé dans la salle, d'abord il y avait beaucoup d'enfants, sans doute venus pour Shy 'm, et ensuite une atmosphère plutôt tendue, bien loin de celle qu'on ressent au Bota ou à Couleur Café. D'ailleurs juste avant que le concert ne commence, c'est-à-dire une demi heure en retard quand même, j'ai aussi eu droit à une empoignade entre deux filles à coté de moi. Je me demandais aussi ce que venait faire le pupitre au milieu de la scène et où étaient les instruments. Finalement la star arrive et nous fait un super karaoké sur le backing qu'il avait ramené et qu'un DJ « mixait ». S'en suit une série de va et viens le long de la scène en se croisant avec son choriste, venu meubler un peu. Les vrais choristes se trouvaient en fait dans le backing. Une partie de la salle en délire et une autre restait sans même applaudir. Après 3 morceaux accompagnés d'un doigt d'honneur et d'un « fuck you » dont je n'ai pas vraiment saisi le destinataire, arrive Shy'm pour l'accompagner et ensuite reste seule pour nous interpréter 3 chansons, tout autant karaoké et en faisant les pas de danse des clips. Malgré le vide artistique qui l'entourait, elle a néanmoins su créer un contact avec son public. Son regard, simple, communiquait une sérénité qui manquait sérieusement avant son arrivée. Je n'ai pas été surpris ni touché par ses interprétations, c'était comme sur le CD en fait, la voix en place et en tempo. Au bout du 3eme morceau elle annonce le retour, très applaudi, de K-Maro, une musique super rythmée retentit dans la salle qui commence à se secouer, mixé vers un autre morceau et toujours pas de K-Maro, la salle bouge un peu moins et réclame la star, au bout du 3eme mix j'ai décidé de rentrer chez moi pour écouter le CD en entier.

Je ne suis donc pas en mesure de vous dire comment il a fini son karaoké, s'il a encore dit des mots gentils ou si ça a fini en bagarre générale. Ce que je retiendrais de cette soirée, c'est que Shy'm devrait passer seule en concert, accompagnée d'un vrai orchestre, et qu'on arriverait alors à voir la vraie artiste qu'elle est et non faire partie d'un produit commercial tel qu'il nous a été vendu ce soir.

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Published by Florin - dans Concerts
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 21:21

Cette année j'attendais l'événement comme un enfant qui doit aller à Disneyland. Couleur Café est pour moi LE festival de la musique par excellence. Petite différence cette année, j'ai réussi à me procurer des entrées VIP qui m'ont données accès non seulement au coté de la scène sur Titan et Univers, mais aussi la possibilité de voir les artistes dans la zone arrière. Je n'ai ni usé ni abusé de ce privilège tout en sentant en permanence les regards expectatifs des passants intéressés, que ce soit des jeunes artistes à la recherche d'une bonne critique ou des professionnels à la recherche d'un espoir pour rentabiliser leur temps. Je m'étais dis que ce serait le bon endroit pour établir des nouvelles relations qui puissent participer à la réalisation de certaines de mes idées, mais finalement j'ai préféré prendre du bon temps et profiter avec ma famille. Je vais parler des détails qui m'ont le plus marqués, ce qui n'a pas forcément une relation directe avec les groupes qui s'y sont produits.

Cette année un événement majeur a quand même perturbé la sérénité des lieux, c'était l'incendie qui a éclaté samedi, en début de soirée, dans le bâtiment d'entreposage. Je me trouvais dans l'espace VIP à ce moment et comptais me diriger vers "Univers" quand j'ai vu ce nuage noir et épais au dessus du bâtiment. J'ai décidé qu'il valait mieux rester sur place car ce serait l'endroit le plus sur, les artistes se trouvant juste derrière. L'évacuation s'est faite dans une atmosphère incroyablement zen, les gens marchaient tranquillement le long des bords du site Tour et Taxis, pour sortir dans la rue Picard. Voir 23500 personnes dans la rue était impressionnant ! Sont ensuite sortis les groupes à percussion pour mettre un peu d'ambiance. Je pensais justement que si un groupe avait saisi l'occasion pour se produire dans la rue, il n'aurait pas seulement marqué l'événement, mais se serait fait remarquer par la presse, mais bon, c'était juste une petite réflexion de nature presque commerciale ;)

C'est ainsi qu'on a passé le temps nécessaire au déblayage des décombres, dans une ambiance festive, sans se soucier de quoi que ce soit. C'est mon père qui m'informait par GSM de l'évolution des choses qu'il suivait à la télé. A 21h, moins de 2h après le début de l'incendie, nous avons pu réintégrer le site et suivre les principaux concerts qui restaient à voir. On ne peut que saluer l'efficacité de l'organisation une fois de plus.

Pour en revenir aux concerts, il y en avait tellement que je ne peux pas les détailler tous, je vais donc me limiter à une appréciation générale et aux événements marquants.

 

VENDREDI :

- Sanseverino ; ce mec est à la masse, mais c'est génial ! Un bon moment avec un mec qui semble très simple et humain. J'ai aimé.

- Manu Dibango ; 73 ans et toujours en forme, la musique est certainement bonne pour la santé.

- Live From Buena Vista ;  Ambiance festive, 3ème age sportif, jeunes sympathiques. J'ai  échangé quelques mots avec le guitariste qui portait un plus beau chapeau que moi, très chouette gars.

- UB40 ; Que dire... pour un groupe des années 70 ils sont toujours autant dans le vent. Le leader n'a pas changé, très simple et communicatif. Je me trouvais sur le côté de la grande scène « Univers » et n'avais pas un bon retour son, mais ce que j'ai entendu était plutôt bien.

- Kelis ; alors là c'était la cata ! Cette fille est mignonne comme tout mais elle devrait suivre quelques cours de chant. En life ce n'est pas comme en studio et à part son sourire communicatif, je ne peux pas dire qu'elle a donné un concert. D'ailleurs le seul moment que j'ai trouvé agréable, c'est quand j'ai entendu ses choristes, malheureusement j'ai eu beau chercher, elles ne se trouvaient pas sur scène, c'était un enregistrement. Finalement le made in USA n'a pas beaucoup de valeur.

- Manou Gallo ; Après une vingtaine de minutes de râles, pas zen du tout, à propos du son qui ne lui convenait pas mais qui de notre coté donnait pourtant très bien, j'ai quitté la chapiteau « Fiesta » un peu irrité, pour aller voir Partice. Dommage car elle se trouve dans un registre que j'aime bien.

- Patrice ; Alors lui il en valait la peine ! Je ne connaissais pas du tout. J'ai découvert un artiste qui touche un peu à tous les genres, mais toujours en rythme et en feeling. J'ai laissé ma bonne place, sur le coté de la scène, à des jeunes venus spécialement pour le voir et qui dansaient en sautant dans tous les sens. On comprend aussi pourquoi Ayo l'a choisi ;)

 

SAMEDI :

- Sniper ; Trop politique et trop engagé pour moi. Je venais voir un festival « festif » mais mon fils de 10 ans a adoré. Il a continué à chanter malgré le début de l'incendie et a fini par être coupé par l'évacuation.

- Yuri Buenaventura ; Il a repris en retard, juste après le retour des spectateurs évacués. Je n'ai pas eu le courage de me mêler à la foule mais j'ai profité d'un bon concert, assis sur les bancs devant l'écran géant d'« Univers ». L'ambiance n'était déjà plus la même, on sentait un peu de nervosité chez les gens, sans doute que l'effet des pétards s'était un peu estompé aussi :)

- Ziggy Marley ; Il est passé directement après Yuri pour rattraper le retard. Idem, je suis resté dehors. J'ai apprécié sa musique et les reprises de son papa.

- Feu d'artifices magnifique, il fallait le voir pour le croire !

- Les Blerots de R.A.V.E.L. ; Mon épouse m'ayant appris que le concert qu'Ismael Lo avait donné en même temps avait été fabuleux et super zen, ça ne faisait que rajouter à la déception que je ressentais pour ce choix. Non pour la musique, mais pour l'ambiance. Les gens sont devenus hystériques, ça bousculait et ça sautait dans tous les sens. Finalement le groupe est plutôt sympa, la fille propose un numéro visuel extraordinaire par ses grimaces et sa bonne humeur. Je retournerais avec plaisir pour les revoir lors d'un concert au Bota par exemple, sachant aussi que la foule y est moins hostile. Leur musique est un genre jazz/tzigane et l'ambiance de toute la bande est très électrique.

 

DIMANCHE :

- Pablo Andres ; Un petit Belge très sympathique, de très bonne humeur et sachant tenir un rythme permanent. Une choriste avec une très belle voix et un humour à la hauteur du personnage. Le tout avec une bonne énergie pour l'heure trop matinale (il n'était que 16h30 et il ouvrait la journée de Couleur Café). J'ai juste regretté ses Raps politiquement engagés, il se situe plus dans un style qui se veut jovial et festif et quand il demande au public de lever le bras et serrer le poing pour une cause qu'il estime juste, ça me dérange un peu car je n'y allais pas pour scander un quelconque slogan. Je trouve qu'il a une belle voix, bouge bien et offre un joli spectacle, un bel avenir sûrement.

- Ayo ; Elle je la connais bien pour avoir assisté aux 2 autres concerts qu'elle a donné en Belgique, au Bota en 2006 et à l'AB en 2007. En fait je la suis depuis ses débuts. Toujours égale à elle-même, elle propose une musique agréable à écouter, son charme est indéniable mais ce qui est extraordinaire chez elle, c'est la relation qu'elle établit très vite avec le public. Elle a une telle sensibilité et une envie de communiquer, qu'elle crée d'emblée une symbiose positive. Comme à chaque fois elle aime se mêler au public, c'est alors qu'on s'aperçoit qu'on est tout petit... Je ne me lasse jamais de la revoir, même si elle a refusé ma première demande sur Myspace et que la seconde est toujours en attente, ça montre que soit elle ne comprend pas comment ça marche, soit qu'elle a d'autres chats a fouetter, mais c'est dommage quand même.

- Johnny Clegg ; Que dire... un monument que je n'espérais jamais voir en concert. Une pluie torrentielle, accentuant l'énergie qu'il dégageait déjà, a gardé les indécis sous la tente, lesquels je suis certain, n'ont pas été déçus. Il semblerait que nous étions 15000 à y assister. Il a chanté un morceau avec son fils, Jess, qui a une magnifique voix plus Blues que celle de papa. Sa choriste dont le postérieur est en 16/9 rajoutait aussi une touche particulière à l'occupation de la scène. Je me demandais même si elle n'avait pas ajouté des coussins mais il semblerait que ce soit de la vraie cellulite. Il a parlé en français, plutôt bien même. Un bon spectacle en fin de compte.

- The Roots ; Extraordinaire concert de vraie musique rythmée. C'est le seul concert qui m'a réellement fait bouger. En observant le public depuis le coté de la scène, comme je le fais souvent, j'ai remarqué une jeune fille en seconde ligne, qui prenait également un plaisir fou et qui bougeait de façon très funky en les regardant. Tout à coup est venu s'intercaler un couple formé par un jeune crétin portant de grosses lunettes rouges et une nana avec un air suffisant, se plaçant juste devant la jeune fille. J'ai vu son regard de tristesse devant ce mur qui s'était dressé devant sa vue et j'ai ressenti de la peine pour elle. Alors que le crétin dandinait sa tête, mine de goûter la musique, cette fille reprenait peu à peu sa bonne humeur pour finalement trouver un angle de vue du coté de la tête parasite, en même temps que ce dernier baillait à se faire éclater la mâchoire tout en faisant fi d'être « in the mood » avec sa tête battant le métronome. Ce genre de personnages est omniprésent lors des concerts et vient toujours casser le plaisir de certains, venus depuis longtemps afin d'occuper une place valable. Comme les gens sont en général gentils, ils profitent et arrivent parfois à faire des percées comme ces tordus, jusque devant la scène, en marchant sur les pieds des gens et en provoquant parfois même des prises de bec. Si je pouvais avoir un vœu pour l'avenir, ce serait de ne plus voir ces « pirates » de l'espace musical.

- Sean Paul ; Dernier concert, nous étions tous au bout du rouleau, je n'ai pas eu le courage de m'approcher et suis resté sous la coupole d'un stand Fortis, qui laissait penser à un hall de gare. Heureusement, car les organisateurs n'ont pas arrêtés de demander au public de ne plus pousser car les gens étouffaient devant. Deux enfants étaient portés disparus, la super ambiance zen touchait à sa fin. Popol devait souffrir de problèmes aux nieunieux, car il a du porter des lunettes noires durant tout le concert, je me demande même comment il faisait pour se repérer... Je n'ai pas accroché à vrai dire car je n'ai rien entendu de plus par rapport à ses clips.

Je tiens à parler également du personnel, en général des bénévoles, qui ont participés activement à cette ambiance magique. Même à Disneyland je n’ai eu droit à une telle amabilité (sauf une petite rouquine frustrée, mais elle devait avoir des problèmes hormonaux ...). Je repense à un jeune homme très sympathique, qui m’a informé sur les avantages qu’offrait le brassard que je portais, après lui avoir demandé de ne pas l’ébruiter, mais que je n’étais pas un vrai VIP (on ne pourrait pas appeler ce pass « INVITE » ou « ACCESS » tout simplement ?) Au sourires des serveurs qui courraient dans tous les sens pour apporter les consommations en échanges des tickets... Un ingrédient majeur de cette fête, c’est le petit village d’artisans et marchands venus d’ailleurs. On y trouve de l’authenticité, de la serviabilité et un tas de produits à des prix très intéressants. Se balader sans ce souk au son des ambiances que les différents groupes nomades distillent est un réel plaisir.

Ainsi se termine ce long article, sur une note générale très positive et je pense déjà avec nostalgie à ce festival que je considère comme le meilleur en Belgique.

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Published by Florin - dans Concerts
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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 21:26

Ca fait quelques années que le Verdur Rock est à nouveau un succès. Depuis 2003 les organisateurs remplissent le Théâtre de Verdure avec près de 7000 personnes. Je n’y ai plus mis les pieds depuis cette date, trop de monde pour rentrer, peu de places sur les gradins, trop peu de bar pour aller chercher une bière… bref le Verdurrock est victime de son succès.

Mais cette année je ne raterai pour rien au monde la venue du plus grand groupe de rock des 5 dernières années : « Archie Bronson Outfit », les barbus de Londres sont de retour en Belgique (allez les voir au festival gratuit de Herck de Stad le samedi 14/07/07 ! !). J’ai laissé pousser ma barbe depuis 1 mois et demi, j’ai mon T-shirt au nom du groupe… je crois que je vais faire sensation ! !

J’arrive avec un peu en avance, les organisateurs ont prévu des animations à l’extérieur du site, c’est plutôt sympa, bonne ambiance… je prends facilement place dans les gradins garnis mais pas bondés, faut dire qu’il n’est que 16h30, le public arrive en général plus tard pour les têtes d’affiches…

Je subis les insupportables « Camping Sauvach » pendant 15 minutes qui mes semblent une éternité. Le public, lui, à l’air d’apprécier, c’est pas du tout mon truc, de la chanson française comme on en faisait il y a 60 ans… BBrrrr mais que fait notre jeunesse actuelle ???!!

Après l’annonce des résultats du concours jeunes talents qui s’est déroulé le matin, on annonce enfin « Archie Bronson Outfit », surprise, leur saxophoniste est là, il ne les accompagne pas toujours, mais on a cette chance aujourd’hui… Ca n’en sera que meilleur.

Et de fait, j’ai beau connaître les chansons par cœur, les avoir vu 4 fois sur scène, ils restent LE PLUS GRAND GROUPE DU MONDE, c’est bestial, provocant (point de vue du son), inclassable et terriblement puissant… ils joueront un nouveau morceau qui ressemble à une ballade sous prozak, quel bonheur, que c’est beau ! ! J’attends avec impatience un nouvel album, si tout est à la hauteur de cette musique là. Le batteur est à nouveau en grande forme, il tape comme un fou sur ses fûts, le bassiste se décide enfin à bouger sur scène et le saxo nous met encore plus de pression dans les oreilles. La fosse qui était bien remplie au début du set se vide petit à petit, moi je m’approche petit à petit pour me retrouver face au chanteur (le cardinal) il repère mon T-shirt et me sourit.. Enfin un fan digne de ce nom : en effet j’ai une barbe ! ! Il parait qu’il a plu pendant le concert, moi j’ai rien senti ! ! J’ai tapé du pied, bougé de la tête (il me manque encore les longs cheveux) et eu un bonheur immense…

Ils m’ont semblés meilleurs que lors de leur venue au bota il y a 3 mois. J’ai hâte de les revoir…

Après autant de bonheur je suis renté à la maison en chantant « polo popop polopopoplopopop » je ne voulais pas entendre d’autres musiques après eux… Tout m’aurait paru fade.. Désolé Mud Flow, Xmakeena et autres IAMX, ce sera pour une autre fois.

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Published by Lio - dans Concerts
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 21:21

Airport city express, nouveau groupe de la scène liégeoise, faisant partie du label « jaune orange » assure la première partie de Modest Mouse. Ils font leur entrée sur la musique de Mario (le plombier de Nintendo) … Ils vont faire de la bonne pop-rock ; énergique, la batterie assure, le chant est un peu mou mais ça se laisse écouter dans l’ensemble... Il leur manque du charisme, des mélodies et une guitare qui ressorte un peu plus pour accrocher l’oreille.. Peut mieux faire, mais bonne première partie quand même.

Puis on attend impatiemment les Modest Mouse (surtout que la musique d’attente est du Goran Bregovic répétitif et agaçant). Il y a beaucoup de matériel sur scène, 2 batteries (dont une avec des percussions inhabituelles, tels que cloches, djembés, fut brésiliens, etc..) Une trompette, une contrebasse électrique, un accordéon, et un synthé.

Les lumières s’éteignent enfin, Johnny Marr attire mon regard en premier, puisqu’il est le plus central sur la scène, le chanteur est lui tout a fait à droite, à côté du synthé et de l’accordéon, le bassiste est lui tout à gauche un peu dans l’ombre…Ca fait pas mal de monde sur scène. Après un début de concert mal servi par le son, l’ambiance monte avec 2-3 tubes (dont Float On) de leur précédent album « Good News For People Who Love Bad News », c’est  gai à regarder, il y a du monde, des instruments inattendus, les chansons sont plaisantes. Johnny Marr joue merveilleusement bien, il a l’air en plus de s’amuser et assure les choeurs à l'occasion. Le chanteur assure vocalement et scéniquement, ses yeux exorbités regardant dans le vague à l'horizon font parfois un peu peur. Il a la réputation d'être drôle, c'est vrai qu'il raconte pas mal de chose entre les morceaux mais sa voix très grave, son accent américain et son petit défaut de prononsssiassssion ne m'ont pas permis de comprendre un traitre mot de ses fameuses plaisanteries ... dommage, les initiés semblaient apprécier. Le public est un peu mou, l'ambiance moyenne et Isaac Brock, le chanteur va tenter de réveiller un peu la salle en descendant dans le public avec sa guitare, il remontera ensuite pour démantibuler ses pieds de micros, gueuler dans les micros de sa guitare, chanter dans le porte micro, mais sans micro ! Il assurera un bon quart d’heure de show pendant que le groupe faisait « tourner » un morceau. Une pause sera nécessaire pour remettre tout en place après le « pétage de plomb ». Ils reviendront pour un rappel de 2 titres dont un dernier absolument génial.

On regrette que l'utilisation de deux batteries n'ait pas vraiment apporté grand chose, on pouvait croire sans regarder qu'il n'y en avait qu'une seule. Le batteur de Airport city express assurait aussi bien tout seul.

Nous avons qiand même passé une soirée agréable (une bonne heure trente de concert) mais il leur manquait un "je ne sais quoi" pour que ce soit vraiment bien …

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Published by Lio et Rudi - dans Concerts
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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 21:59

I can’t dance ! … But I can make you dance!

C’est par une belle journée d’été made in belgium, les hydromètres débordants, que notre groupe arrivait aux abords du Stade, détrempé lui aussi. Etonnamment, on entre directement, ou presque, après avoir fait un tour complet du site pour trouver l’entrée 2. Pas de fouille (dommage, j’avais changé de sous-vêtements), et un bref contrôle du ticket.  Découverte de la pelouse, une scène avec un design étrange, pas d’écran géant, mais bon ! On y est ! Attendons. Oui … attendons encore un peu … non encore un peu. Bon 3/4h de retard, on pardonne, surtout en ayant appris que la scène avait du être montée plus rapidement qu’ailleurs vu le manque de temps et les kilomètres les séparant du concert précédent (Hannovre). Autant qu’ils terminent de fixer tous les boulons, on n’aimerait pas voir Philou entamer « Land of confusion » et partir en confusion avec une scène s’écroulant…

 

Pas de première partie (qui oserait passer avant ?), arrivée du groupe, déchaînement du public, la pluie est oubliée (enfin…nous on était dans les gradins, on l’avait déjà oubliée), entrée foudroyante, on découvre que cette scène qu’on ne pensait n’être qu’un montage de grillages métalliques est en fait un écran géant à elle seule.

 

A l’abri des attaques de la nature, Phil Collins et ses acolytes enchaînent les premiers morceaux. Et comme à son habitude, il aime prendre le public en interlocuteur. Il prend le stade en photo, nous remercie de son plus beau français, juste ce qu’il faut, et repart sur des morceaux parfois très instrumentaux en début de concert, entrelacés de grands classiques comme « Land of confusion », « Mama », « No son of mine », l’incontournable « I can’t dance », « Tonight, Tonight, Tonight », « Hold on my heart », « The last domino » etc... Comme beaucoup je pense, je suis déçu de ne pas avoir entendu « Jesus he knows me », « That’s all » ou « abacab », mais bon le concert ne pouvait durer 3 jours, on l’aurait bien imaginé en rappel, mais pas de rappel...

Avec un peu plus de 2h30 de show ininterrompu, et un Phil Collins avec une pêche monumentale malgré la barbe grisonnante et les tempes .. euh … presque chauves … bref avec un cocktail détonnant comme celui-là, on ne peut que passer un bon moment.

 

Niveau technique, tout y était, je vous ai parle de cette scène impressionnante, le son l’était tout autant, demain je rachète une chaîne hi-fi… non franchement pour une telle qualité en plein air, dans un stade… chapeau les gars de la sono (vous iriez pas faire un tour par Forest National des fois ? ), jeu de lumières impressionnant également, les animations sur le grand écran et le jeu de scène parfaitement adaptés. Les caméras filment le groupe, et les images sont intégrées directement dans les animations pré-enregistrées, du travail de qualité!

 

Seul point négatif, et j’ai bien cherché, j’vous assure… c’est tout de même une petite seconde de retard entre le son et l’image, ce qui parfois donne lieu à une impression de play-back. Mais cela ne reste qu’une impression, Phil garde sa voix, et sait monter dans les octaves comme il nous l’a toujours montré. Mike Rutherford avait, quant à lui, encore toute sa dextérité a la guitare, et le discret Toni Banks ne s’est pas emmêlé les doigts au clavier.

 

Autre performance appréciable, a la fin de beaucoup de morceaux, voire dans l’entièreté de certains, Phil Collins se remettait derrière sa batterie. Il nous a notamment gâtés d’un set solo de percu avec le batteur… à tomber par terre. Ils commencent debout en face à face, frappant sur de simples tabourets avec une assise en cuir et des montants métalliques, ils font monter un rythme doucement, puis en un coup Phil passe a la batterie toute proche, puis revient taper les tabourets, repart sur la batterie et ainsi de suite .. pour se retrouver assis derrière la batterie et nous offrir un set affolant de près de 10 minutes !

 

Pour conclure, les détracteurs diront que cette explosion de come-back des groupes d’ « il y a 20 ou 30 ans », c’est du grand n’importe quoi. Je leur répondrai qu’avec des shows et des performances comme celle de Genesis pour leur retour (ou 4ème tournée d’adieu ? je sais plus… ) on aimerait en voir plus souvent.

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Published by Fred - dans Concerts
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 21:32

J'ai « découvert » si je peux dire, Mélanie De Biasio, sur Myspace en visitant la liste d'amis de Kris Dane, artiste que j'apprécie beaucoup. J'ai accroché tout de suite à sa voix sans même avoir vu de quoi elle avait l'air, étant donné que la photo était discrète sur son aspect. Après avoir échangé quelques mails avec elle au sujet de son site Web, je l'ai rencontrée au concert de Kris Dane. J'avais prévu de passer ce vendredi 22/6 à Jette, ou se donnaient plein de concerts dont celui de « The Fried Flying Chicken Wings » dans lequel Super Mario joue un Blues fabuleux. En parlant avec elle, Mélanie m'a tellement intrigué que j'ai décidé de changer de destination et aller la voir à la Jazz Station. Le jour venu, je suis d'abord allé à la Médiathèque au Passage 44 ou passait Ivan Tirtiaux. C'est un jeune chanteur qui fait de la musique plutôt relaxante, à tel point que j'ai failli m'endormir. Ce n'est pas que je n'aime pas, mais c'est tellement doux qu'il faut choisir le bon moment pour l'écouter. Avant son récital j'ai fais la rencontre d'un jeune photographe passionné, Michael Dvorak. Quelle coïncidence, il avait assisté la veille à la remise des Octaves de la Musique 2007 où Mélanie venait de remporter le trophée Jazz et était d'accord de m'envoyer des copies. Du coup, j'ai titillé sa curiosité avec son concert de ce soir et il a, tout comme moi, changé son cap et venu la voir. J'ai découvert pour l'occasion la Jazz Station, magnifique lieu où règne une atmosphère apaisante, c'est un endroit où je retournerai avec plaisir. J'ai échangé quelques mots avec mon voisin de table, qui venait également pour la voir après en avoir entendu vaguement parler d'elle à la radio. J'avais remarqué qu'une fille avait déposé un mini enregistreur de qualité sur notre table. J'ai profité de la pause après le passage de Garrett List et Tuur Florizoone, sur lesquels je dirais qu'ils ont fait du pur Jazz, pour faire sa connaissance. Elle était accompagnée d'un jeune homme aussi charmant qu'elle, très « love and peace », venus en fait pour la première partie, ils étaient sur le point de s'en aller. Je les ais également rendus curieux et ils on changé leur cap pour rester avec nous, et en même temps enregistrer tout le concert pour me l'envoyer afin de synchroniser avec la vidéo que j'ai pris le long du spectacle. Mélanie a 29 ans et toute la maturité d'une artiste accomplie, mais ce n'est pas le plus important, elle possède un regard mystérieux, un sourire à croquer et charme suave, mais ce n'est pas très important, ce qui est important c'est qu'elle ouvre les portes du Jazz à tout le monde et nous invite à passer une heure d'émotions intenses en sa compagnie. Pour l'un elle fait penser à un poulpe avec sa gestuelle aquatique, un autre à Jessica Rabbit… ne cherchez pas, c'est la femme de Roger dans le dessin animé… par la voix et la démarche… j'ai même cru voir l'ombre de Jacques un moment… à part ça je suis totalement incapable de la comparer à des standards du Jazz, vu que je n'en connais aucun. En effet, je n'ai jamais trop aimé cette musique, d'une part du fait que c'est souvent juste instrumental, d'autre part car je n'avais jamais entendu Mélanie. Selon l'avis de tous ceux que j'avais intrigués en leur parlant d'elle, ainsi que celui de ceux rencontrés dans les couloirs de la Jazz Station, ce qu'on venait d'entendre ce soir était autre chose, différent, que ça ne comptait pas, tout en avouant qu'il s'agissait de pur Jazz. C'est tout ce paradoxe qu'elle exprime à travers sa voix mais également par sa gestuelle. Mais comme vous avez de grandes mains Mélanie… mais c'est pour mieux m'exprimer, mon enfant… Surprenante à chaque instant, elle vous captive par ses émotions, vous surprend par des regards de folie suivis par des sourires de joie profonde, vous hypnotise au croisement de son regard et vous donne des frissons terribles au son de ses cris, qu'elle pousse soudain, au milieu d'une chanson plutôt calme. J'avais un peu peur de m'endormir à vrai dire, c'est en général l'effet que produit un bon Jazz quand j'y goûte, mais la performance scénique de Mélanie accompagnant sa splendide voix, ont non seulement sues garder toute la salle éveillée, mais délirante par moments. J'ai acheté son album à la sortie, demandé sa dédicace bien sur, et suis en train de l'écouter en écrivant cet article. C'est comme l'effet d'une bonne épice, dès qu'on sent l'odeur on a envie de retourner y goûter, sauf qu'avec Mélanie l'accoutumance est terrible ! Alors ne dites pas que je ne vous ai pas prévenus, il est dangereux de s'approcher d'elle à moins de 50 mètres et encore plus de la regarder dans les yeux, vous ne serez plus jamais comme avant !

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Published by Florin - dans Concerts
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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 21:22

Greg et Florin m'avaient pas mal tanné pour m'emmener voir Kris Dane qu'ils avaient vu au Botanique il y a quelques mois ... un concert dont ils ne s'étaient pas encore remis ... pourtant, c'est un drôle de coco, ce Kris, inqualifiable : Il a travaillé avec Deus, Ghinzu, Aka Moon mais aussi avec l'Ensemble Ictus et Philippe Boesmans (compositeur résident de la Monnaie) !!!??? Ca s'appelle de la polyvalence ...

Le "café central" paraissait être le meilleur endroit pour découvrir en concert intimiste, ce "song writer" et son album "Songs of crime and passion". Difficile de l'apparenter à un style, définitivement, il fait du Kris Dane ! Tantôt rock, tantôt folk, tantôt country, on est accroché par sa magnifique voix, ses compos sans faille, on pense à Bruce Sprinsteen (celui de Nebraska), à Jim Morrisson, à Johnny Cash, à Lou Reed, et là vous allez penser que je m'emballe et que j'exagère ... avec c'est vrai assez peu de recul, je suis quand même persuadé qu'on va en entendre parler de ce p'tit gars et ailleurs que dans la petite salle pourrie du café Central ... en effet, malheureusement quelques facteurs ont franchement gâchés la soirée et le plaisir : la chaleur torride et étouffante de l'endroit, les maladresses de l'ingé-son qui nous "Larsenisait" quasiment chaque morceau, les braves gens qui apparaissent dans le fond de la scènes quand ils vont aux toilettes, les clients qui s'en tapent pas mal du concert et continuent à gueuler parce que la musique va trop fort. Mais tout ca, on finit par l'oublier parceque c'est tellement prenant, émouvant qu'on ferme les yeux et on se laisse emporter ...

En plus Kris, il est sympa, souriant et sans aucune prétention. Cette fois, c'est moi qui vais vous tanner pour vous inciter à découvrir cet extraordinaire artiste ... courez-y avant qu'il ne devienne inaccessible !

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 21:25

Ce soir une étoile est passée par Bruxelles.

Arrivé sur place à 19h en m'attendant trouver une file jusqu'à la rue, j'ai constaté un calme presque inquiétant. Je me suis rassuré sur la date, on était bien le 12, et ressorti mon billet pour vérifier la concordance avec ma montre, il n'y avait pas de doute, c'était le bon jour. J'ai donc pris un verre sur la terrasse en m'installant juste devant la sortie. Tout à coup, vers 19h25, est apparue Catherine, portant des lunettes noires et un chapeau blanc en se dirigeant vers la sortie côté rue, via le balcon du Botanique. Personne ne s'est rendu compte que c'était elle… Hésitant un instant pour aller lui répéter le message que lui transmettait ma femme, comme quoi qu'elle était une grande fan et qu'elle chantait Marcia Baila au Karaoké, j'ai décidé de rester assis et ne pas avoir l'air trop pathétique. Ce n'est donc que vers 19h35 que je me suis décidé à me mettre dans la file, qui faisait bien … 15 personnes !

Arrivé en centre de salle sur la 2ème colonne, j'ai fait connaissance avec un charmant couple venu de Lille et de leur fille travaillant en Belgique qui les avait invités. En balayant le public du regard, une fois la salle un peu remplie, je me suis rendu compte qu'on y trouvait tous les âges, d'une adolescente à une dame qui avait apporté son tabouret…

Catherine Ringer était pour moi un phantasme de ma période poste adolescente, et je n'avais jamais eu l'occasion d'assister à un de ses concert. J'étais donc « very excited » à l'idée de la voir ce soir.

Les Rita Mitsouko arrivent et s'installent. D'emblée Catherine attaque avec une nouvelle chanson assez rock. Bien que dans un registre que je ne goûte pas particulièrement, je dois avouer que rien ne m'a dérangé dans l'instrumentation et du coup j'ai pu profiter pleinement de l'interprétation de la grande dame. Ce soir un ne peut pas parler d'un concert, c'était un vrai spectacle qu'elle nous a offert, on peut même dire un « one woman show », si on peut… Elle ne chante pas, elle se produit. Les musiciens étaient tous très sages, en laissant leur leader mener la danse. Tantôt inquiétés par une fausse berceuse, tantôt amusés par ses extravagances scéniques, quand ce n'est séduits par ses coquins sourires et provocantes moues. Elle nous tient pendus à ses gestes dont elle détient l'authenticité. Mais la voir là, juste à 2 mètres de soi, ça prend une toute autre dimension. Comme pour se venger de l'affront que lui fît jadis Gainsbourg sur un plateau de télévision, on retrouve en elle certains des gestes de ce dernier mais surtout des regards et une nonchalance qui l'habitent... Provocatrice tout en n'étant pas vulgaire, elle possède cette élégance de pouvoir tout se permettre.

Après leur premier rappel, Catherine nous a interprétée « Andy » suivi d'une autre chanson que je n'ai pas reconnu alors qu'une drôle de sensation s'est emparée de moi. J'avais l'impression que la réalité n'existait plus que dans cette salle, dans ce spectacle, et que dehors il n'y avait rien qui pouvait m'attendre. Que pouvait-il exister d'autre !? Je vous rassure, je n'ai rien fumé … rien après 18h au moins ! A la fin de son show, alors qu'une profonde émotion m'envahissait en la remerciant, elle a capté mon regard et m'a remercié à son tour, tout en se tournant vers d'autres personnes de la salle et pour en faire autant. J'ai vu dans son regard de la sincérité, de la joie et de la tristesse.

Ils ont quitté la scène sous une réelle hystérie du public. Ce n'est qu'après une bonne dizaine de minutes qu'est réapparue Catherine, seule, couverte juste par un châle et dévoilant son soutien gorge qui ne laissait aucun doute sur sa généreuse anatomie, pour nous chanter quelques notes à capella. J'en profite aussi pour lui tirer mon chapeau pour son naturel. Elle était à peine maquillée ce soir. Bien que mon aînée de 6 ans, on voyait la jeune fille qu'elle est restée, autant dans le regard que dans les gestes.

Un des rares spectacles qui m'a laissé une larme en guise de bonheur.

Pour une fois j'ai commencé avec le groupe principal et laissé pour la fin mon article sur Seb Martel qui a fait la première partie. L'émotion des Rita Mitsouko m'empêchant d'y repenser directement alors qu'il a été également extraordinaire.

Seb est quelqu'un que je dois revoir lors d'un concert bien à lui. Je ne connaissais pas du tout cet artiste avant de le découvrir ce soir. Sur scène avec une guitare, un harmonica au cou, à ses côtés 3 autres musiciens tous aussi charmants que lui, une fille sensuelle à la basse, une clarinette basse et un xylophone qui l'accompagnait souvent par des voix distorsionnées. Le genre n'est pas facile à décrire, des ballades agréables à des morceaux country en passant par du folk mais toujours très acoustique, ça fait bouger, ça fait rêver, ça donne envie de lui demander de continuer. Ce qui marque tout de suite c'est son humour, tout comme le reste du groupe d'ailleurs. On voit qu'ils se font plaisir, la communication avec le public est facile entre les morceaux et Seb ne rate pas une occasion de s'amuser. Autre fait marquant, il marque la mesure en frappant des talons, et ça donne très bien quand la salle est de la taille de l'Orangerie et que le sol est en bois... Je ne peux que vous encourager à visiter sa page sur Myspace et de le découvrir dans les nombreuses vidéos qu'il propose.

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