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30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 14:57
BOOST 3000 au Chaland qui Passe, Binic, le 28 novembre 2021

 BOOST 3000 au Chaland qui Passe, Binic, le 28 novembre 2021 

( michel)

Non, Boost 3000 n'est pas une boisson énergisante à base de betteraves, topinambours et de grenades, fabriquées en France.

Comme le cassoulet, BOOST 3000 se déguste à Toulouse.

Ce joyeux quintet, formé par quatre jeunes gens bien élevés et une jeune fille souriante, a sorti, il y a peu, un premier CD baptisé 'Quel Album'.

Tous les spécialistes pop rock de la république,  indivisible, laïque, démocratique et sociale, s'accordent pour trouver la rondelle, non seulement sympathique, mais aussi ingénieuse.

Novembre 2021, le band se paye une mini-tournée les conduisant jusqu'à la ville belge chantée par la petite Angèle, pas celle de Pagnol, non, la fille de Marka et de Laurence Bibot.

Coup de chance, le trip s'achève à Binic, dans le bar le plus exigu et le plus tof ( merci, Angèle) de la station balnéaire: le Chaland Qui Passe!

La veille, déjà, le zinc avait fait le plein pour la venue de Ceux qui marchent debout.

17:00, disait l'annonce... à 17:15',  Kevin Colin ( voix, guitare) , Marion Josserand ( voix, claviers, synthé) , Arnaud Sontag ( drums, backings) , Valentin Lafon ( lead guitar, voix)  et Antonin Dupety, ouah, le pull,  ( basse, synthé, voix),  prennent place, ils  occupent 3/4 de la surface de l'établissement.

Antonin et Kevin  oeuvrent également au sein du groupe pop nihiliste Kevin Colin et Les Crazy Antonins.

Marion, pas la championne de ski, joue du violon chez Treatise, la carte de visite d'Arnaud mentionne un passé jazz et Valentin a été vu chez Baraque à Free, tout comme Marion.

 

Mise en bouche avec un instrumental doté de quelques vocalises sucrées,  'RaoülGonzague', puis vient une séquence bruitages servant à introduire 'La Musique', Valentin tapote son mini-synthé qui bourdonne allègrement, Arnaud joue du balai, les cymbales jubilent, c'est parti pour un pop track, tendance sixties, un joyeux mix de garage et de yéyé, avec quelques touches Dorothée pour ne pas effrayer les plus petits.

'Cinéma',  dont la musique a été composée par Maxwell Farrington, plaira aux amateurs de sonorités Farfisa et aussi aux fans de chant choral.

Le texte, faussement naïf et légèrement déjanté, les rapproche de Katerine, les harmonies vocales évoquent des groupes tels que Les Parisiennes,  Les Surfs  ou autres Les Gam's, qui enchantaient les oreilles des auditeurs de Salut Les Copains.

Folks, celui qui nous donne le titre de la prochaine ritournelle gagne un nonosse. On vous aide... miau, miau, wouah, wouah.

' Cats and Dogs' proposent un insulaire.

Presque!

 'Chats et chiens'  et sa bande sonore fête foraine éclate lors d'une phase noisy, le rythme accélère, le manège s'emballe, la ménagerie s'affole, merde, ces pauvres bestioles, en état de divagation,vont se retrouver à la fourrière, je téléphone à Brigitte!

On ignore si ' Paris-Brest' est destiné à Miossec ou à Cédric Grolet , qui n'est ni épais, ni hideux. 

Ce superbe entremets doit autant aux Demoiselles de Rochefort qu'à Frankie Vally et, dans une moindre mesure, à la pop lo-fi de Pavement.

Quoi?

Un manque de Chantilly, tu rigoles, écoute,  essaye le baklava!

En annonçant une reprise de France Gall, les remarques, pas toujours obligeantes, à l'égard de Pascal Obispo fusent.

Sinon, ' Par Plaisir' leur va comme une moufle bio.

'Est-ce que tu' charme par son côté élastique et sa fausse candeur.

Ne va pas croire cependant que tu as face à toi des plaisantins légèrement benêts, ces jeunes gens savent pertinemment ce qu'ils font, vocalement, ils sont parfaitement rodés et  musicalement, leur exercice, souvent déstructuré, a tout du casse-gueule mais ils sont suffisamment adroits pour éviter tous les pièges.

'Bonjour Madame' ou comment faire rimer John McAdam et vague à l'âme,  à deux voix, sur toile acrobatique.

Une histoire d'amour loufoque qui aurait plu à Jacques Tati.

Un constat: une fenêtre fermée, ça craint!

Ouvre-moi ' La Fenêtre', je n'ai pas envie de sortir par la porte.

Farfelu, tu dis, sans doute, mais le côté burlesque fait tout le charme du groupe.

Valentin, tu amorces ' Pluie'.

Non, t'es pas obligé de nous jouer le Concert d'Aranjuez ni Purple Rain, une petite intro bien nette suffit.

Michel Legrand, là-haut a souri, a sorti un parapluie acheté à Cherbourg tout en apostrophant Miss Dorléac: t'as entendu, Françoise, c'est chouette, non?

Une devinette: le contraire d'internet?

Angèle ( encore): extra flou!

Sont fins à Toulouse!

' Sur Internet'  ou  une tranche de French noise pour saltimbanques un peu branque.

Voilà, Binic, il en reste une, 'Dinde Turque', car les anglais, des gens peu instruits, s'imaginaient que le volatile était originaire du pays ottoman, alors que le monde entier savait que ce sont les Américains qui ont inventé la dinde (turkey, Winston), pour pouvoir la dévorer lors de Thanksgiving.

T'es con, réplique Cristiano Ronaldo, la dinde vient du Pérou.

M'en fous, réagit Sandrine Rousseau, suis vegan et j'aime pas le foot .

Boost 3000 nous emmène dans le poulailler, où ça s'agite ferme.

Bien joué les cocottes,un bis?

A vous de choisir.

"France Gall", propose un berger!

Et ils nous balancent une version garage de 'Par Plaisir',  non reconnue par Herbert Léonard.

 

 

BOOST 3000 au Chaland qui Passe, Binic, le 28 novembre 2021
BOOST 3000 au Chaland qui Passe, Binic, le 28 novembre 2021
BOOST 3000 au Chaland qui Passe, Binic, le 28 novembre 2021
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26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 14:05
XB58 ( Baptiste Jaffré, Pierre Gerhards, Arthur Dumas) - Jazz au Bar à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021

 XB58 ( Baptiste Jaffré, Pierre Gerhards, Arthur Dumas) - Jazz au Bar à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021

 

( michel).

Préambule:

 

Les débuts de soirée Jazz commencent au bar de La Passerelle dans une ambiance club avec les étudiants du département jazz et musiques actuelles de la Villa Carmélie – Conservatoire de Saint-Brieuc.

Le premier des Jazz au bar de la saison aura lieu en amont du concert de Sophie Alour, à partir de 19h.

 

O K, et qui entendra-t-on?

 XB58, des jeunes gens fréquentant le conservatoire de Saint-Brieuc et ayant décidé de former un trio pour interpréter des standards note bleue.

Des noms?

Arthur Dumas  au sax tenor, Pierre Gerhards au piano et Baptiste Jaffré à la contrebasse.

Des détails?

Arthur fait partie de Hop Hop Hop Crew, des kangourous pratiquant un jazz  fusion d'influence balkanique, Baptiste a été aperçu au sein du Bottle Quartet, de Pollen  ou du Quintet Hortense. 

Et le pianiste?

 Google ne le connaît pas, mais on peut te dire qu'il jouait masqué, ce qui n' empêchait nullement  ses petits doigts de se balader avec talent sur les touches.

Tandis que tu descends les marches devant te mener vers un siège dressé dans le forum, peu garni, les  clients préfèrent savourer l'apéro-jazz depuis l'étage, attablés au bar, le trio a entamé 'Whisper Not' du saxophoniste Benny Golson.

Un jazz élégant à écouter aux petites heures de la nuit.

Pas de  bouleversement avec la romance 'I'm getting sentimental over you' de Thelonious Monk, attaqué en trio, avant une escapade frémissante du piano, soutenu par une contrebasse imprimant à elle seule un rythme soutenu.

Le sax, au repos,  s'échinait à dénicher une belle dame parmi les auditeurs.

Ayant repris du souffle, il réapparaît pour s'échapper  vers des cieux cotonneux,  propices aux épanchements amoureux. 

Sentimental, OK, mais ne viens pas nous fredonner 'Ne pleure pas, Jeannette', le menu ne prévoit aucun sentimentalisme au rabais.

Avec ' Reflections' de Sonny Rollins, le trio, qui fait preuve de fluidité, pertinence et cohésion,  opte pour une nouvelle ballade soignée.

And now, ladies, gents ou ielles, un blues composé par Pierre.

'There is no what' te fait penser au regretté Jacques Pelzer, et le piano du gars au petit bonnet noir à Horace Silver.

Un signe de la contrebasse vers le roi Arthur, je commence?

Yes!

Le papier dit  'I hear'.

Problème... I hear a rhapsody ou I hear music, ton manque de connaissance est déplorable, John Coltrane penche pour la première hypothèse, la contrebasse ne t'a pas attendu pour entamer une intro gratinée.

Les copains rappliquent et la romance suit son cours, sans obstacles.

Un second Monk pour achever l'exercice ' In Walked Bud' , un morceau acrobatique rendant hommage à Bud Powell.

 

Merci, tout le monde, les portes de la grande salle sont ouvertes, il est l'houre  de rejoindre Sophie Alour.

 

Une prestation aboutie!

 

XB58 ( Baptiste Jaffré, Pierre Gerhards, Arthur Dumas) - Jazz au Bar à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
XB58 ( Baptiste Jaffré, Pierre Gerhards, Arthur Dumas) - Jazz au Bar à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
XB58 ( Baptiste Jaffré, Pierre Gerhards, Arthur Dumas) - Jazz au Bar à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 13:00
Sophie Alour à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
Sophie Alour à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
 
( michel)
 
 
Quel plaisir de retrouver La Passerelle ( scène nationale) de Saint-Brieuc, après plus d'un an d'abstinence.
Pour ce premier concert jazz de la saison, Guillaume Blaise et son équipe ont tapé dans le mille en invitant la dernière lauréate du Prix Django Reinhardt, Sophie Alour, compositrice,  saxophoniste, flûtiste, clarinettiste, originaire de Quimper.
Très vite son talent est reconnu, elle est invitée, e a, par Rhoda Scott, Aldo Romano ou Wynton Marsalis.
Dès 2005, elle enregistre sous son nom  ( "Insulaire"), à ce jour, sa discographie se chiffre à huit albums, les deux derniers, 'Joy' et 'Enjoy' ayant été confectionné avec une équipe presque similaire.
Ces deux enregistrements serviront de clef de voûte au concert de ce soir. 
Il faudra attendre la seconde plage pour entendre la séduisante musicienne présenter la fabuleuse team qui l'entoure: Abdallah Abozekry au  saz et vocaux , Damien Argentieri au piano, le phénomène belge, Philippe Aerts, à la  contrebasse et le fakir des baguettes; Donald Kontomanou à la  batterie.
Pour les cartes de visite de ces virtuoses, tu t'adresses à Google.
Le quintet ouvre le bal avec ' Exil', la longue introduction s'agence sans l'apport du saxophone, Sophie laisse ses compagnons vagabonder sur des chemins de traverse où jazz et paysages orientaux s'entrelacent, le saz colorant le jazz traditionnel  de saveurs exotiques te permettant d'imaginer les pyramides du désert blanc avec, en avant-plan, quelques Bédouins, tirant des dromadaires, se dirigeant vers l'oasis cachée au fond d'une vallée.
Le rêve ne s'achève pas lorsque le saxophone rejoint la caravane, Abdallah se lance dans des vocalises sibyllines, le rythme s'accentue, les doigts de l'Egyptien s'activent sur les cordes du luth persan, ni la contrebasse, ni le piano , ni les percussions ne perdent pied, le public, envoûté, savoure une série de soli sulfureux ou musclé pour la batterie, la magie se dissipe au bout de douze minutes ( enfin, c'est ce que tu imagines, t'avais pas de chrono), la prestation est saluée par une salve d'applaudissements.
Après avoir introduit, non sans humour, ses équipiers, une plume pour le couteau-suisse à la batterie, le/la boss décide de nous emmener du côté de l'Irlande sur ' La Chaussée des Géants', un extrait de Enjoy et aussi un des morceaux préférés de Thomas Pesquet.
Sous forme de rondo infernal, tu pars faire la connaissance du Clochán na bhFómharach, tu seras autant impressionné par la sauvagerie du paysage que par l'accompagnement sonore accidenté.
Donald, moins farfelu que l'ex-président des States, régale l'assistance  par son jeu, mariant fougue et excentricités, le saz n'a pas effrayé les moutons locaux, le piano et la contrebasse, en soutien, sautillent sur les cailloux , tandis que  le sax enrobe le tout d'un souffle fondant.
Parenthèse servant à expliciter la genèse d' ' Enjoy': après le départ de Mohamed Abozekry, retourné au pays, l'oud est remplacé par le saz du frère de Mohamed, lors de prestations antérieurs, Raphaëlle Brochet, une amie de Philippe Aerts, était venue prêter main forte au groupe en illustrant certaines compositions de son chant indien, un violon était aussi de la partie, on doit s'en passer ce soir pour le titre ' Songe en forme de fougère', une ballade  décorée d'une flûte celtique, accolée à 'Songe en forme de palmier'  une plage  ornée de vocalises moins vertes et jouée en mode Marrakech Express, devenu TGV.
 David Crosby et ses copains n'en reviennent pas encore.
La Belgique est mise à contribution pour amorcer 'Fleurette égyptienne' que Sophie Alour a composé en hommage à Duke Ellington, l'auteur de 'Fleurette africaine' , après le  solo racé de Philippe Aerts, le sax s'immisce dans la plage sous forme de souffle d'agonisant, le piano rapplique, bricole en douce, le saz fignole, le ton est à la méditation, Duke,  ravi,  se dit, j'irais bien lui raconter fleurette à cette fille, qui termine ce morceau génial sur un dernier soupir.
Tous les projecteurs sont braqués sur  Donald Kontomanou qui nous livre un solo magistral.
 Il a fait dire à Manu Katché, assis derrière toi, il est bien ce petit, tu rigoles ajoute John Scofield, c'est une bête!
T'as failli te lever et gueuler Yeah, mais tu t'es souvenu que c'était pas un concert rock et que tes voisins te regardaient déjà méchamment car tu battais le sol du talon.
' For foot and spirit' indique la saxophoniste, avant d'attaquer une improvisation jazzy chaude et fluide,   plus concise que les thèmes qui ont précédé.
Attaque en force pour la suivante, ' Un ciel plus grand', le piano entame une digression noble, il est rejoint par la contrebasse et les drums et c'est parti comme au bon vieux temps de Bill Evans, McCoy Tyner ou Keith Jarrett.
Et attendez-moi, dit le saz et la plage vire arabo-andalou, Abdallah, en pleine tempête de sable, chantonne une mélopée songeuse, au signal du capitaine, la troupe esquisse un nouveau mouvement ultra rapide qui nous conduit au terminus.
Complexité structurelle ne rime pas forcément avec vacuité,  avec surprise peut-être, mais aussi avec joie intense!  
Besoin d'astuces beauté pour bien hydrater et adoucir la peau , quels produits sont à conseiller, Miss?
Je peux vous proposer la ballade 'Hydrate et adoucit les moeurs', elle soigne les bobos du coeur!
On arrive au terme de ce beau voyage, le guide a décidé de nous dérider en plaçant quelques traits d'humour moins gras que ceux de Bigard  et attaque une dernière tirade, punchy en diable.
 'Joy' vise à mettre en évidence les talents de chaque protagoniste, c'est d'ailleurs un des grands mérites de Sophie Alour, elle laisse une liberté inconditionnelle à ses comparses qui ont tout le loisir d'improviser à leur guise.
Le public ne s'y est pas trompé, il a conscience d'avoir assisté à un grand concert et rappelle la clique qui clôture la soirée par une pièce new age baptisée 'Sous tous les toits du monde', terminée par un solo de flûte construit sur un battement de huit mains..
C'est en souriant comme un enfant que tu regagnes ton toit, et ta reine!
 
Sophie Alour en trio le 25 novembre à Paris!
Sophie Alour à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
Sophie Alour à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
Sophie Alour à La Passerelle de Saint-Brieuc, le 23 novembre 2021
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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 13:46
Deeper • Botanique, Bruxelles, le 22 novembre 2021

 DeeperBotanique, Bruxelles, le 22 novembre 2021

 

Florian Hexagen au Witloof Bar.

 

 

Rooooo mais qu'il a fait du bien cet excellent concert des Deeper hier soir au Witloof Bar du Botanique par un bon vieux lundi soir frigorifique des familles de novembre tout pourri.
Une avalanche de tubes tirés principalement de leur désormais classique (en tous cas chez nous) "Auto-Pain", sorti au tout début de ce foutu confinement et qui aura parfaitement accompagné ces longs mois (années?) de restriction de libertés.
Hier, c'est simple, c'était juke-box pour bibi, all killer no filler, le quartet chicagoan a joué sec et serré, son mélange d'indie rock et de post-punk était même un poil plus rugueux qu'attendu, et quelque part, c'était tant mieux. Les moments forts, même s'il n'y a quasi eu que des montées: "The Knife", "Willing", "Lake Song" et une fin de set sur un "Trust" génial tiré de leur précédent disque éponyme.
Bref, allez les voir, car tout fan de rock indé y trouvera forcément son compte (les fans de Three Mile Pilot, c'est clairement pour vous autres)
 
Deeper consists of Shiraz Bhatti, Nic Gohl, Drew McBride and Kevin Fairbairn
 
Pour info, une playlist du mois d'octobre ( Nashville) 
 
  1. Warm
  2. Run
  3. Pink Showers
  4. Willing
  5. 4U
  6. Esoteric
  7. Message Erased
  8. Lake Song
  9. V.M.C.
  10. Helena's Flowers
  11. The Knife
Deeper • Botanique, Bruxelles, le 22 novembre 2021
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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 16:08
A Live recording by the Thurston Moore Group - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 15 novembre 2021
 A Live recording by the Thurston Moore Group - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 15 novembre 2021
 
par Florian Hexagen
 
 
La magie d'internet a encore frappé, l'excellent concert délivré par Thurston Moore et son band hier soir à l'AB se retrouve déjà en streaming high quality sur Youtube! 
Alors certes on ne s'est pas pris la claque que l'on avait désormais l'habitude de se prendre lorsqu'on le voyait tous les ans ou presque dans le club chaleureux des Ateliers Claus, où on se tapait l'intégralité du concert à deux mètres du groupe avec toute l'intensité automatiquement générée par la proximité, mais pour un concert dans un grand hall (1500 personnes au final?), ce n'était quand même pas si mal que ça...
Les highs de la soirée pour nous ont été "Locomotives", "Sirens", "Speak to the Wild", et bien sûr le final surpuissant en mode "techno apocalyptique" avec ce "Alice Moki Jayne" du feu de Dieu 
Thurston, tu repasses à Brubru quand tu veux et avec la formule qui te sied, et on en sera, comme d'habitude! 
 
setlist
 
  1. Locomotives
  2. Siren
  3. Hashish
  4. Cantaloupe
  5. Aphrodite
  6. Speak to the Wild
  7. Temptation Inside Your Heart
  8. + Alice Moki Jayne

line -up

 Thurston Moore, à la guitare et au chant, Deb Googe, à la guitare baryton, James Sedwards, à la deuxième guitare,  Jem Doulton, à la batterie

A Live recording by the Thurston Moore Group - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 15 novembre 2021
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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 08:02
Tournée des Trans :Guadal Tejaz à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc , le 12 novembre 2021

 Tournée des Trans :Guadal Tejaz  à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc , le 12 novembre 2021

 

NoPo

 

 

GUADAL TEJAZ Bonjour Minuit le 12/11/2021 La tournée des Trans

Ca faisait un moment que je voulais voir Guadal Tejaz mais sans réussite... la faute à la Covid, la faute à mon agenda, la faute à Voltaire...
Ils éclusent pourtant nos côtes d'Armor : Binic (plusieurs fois), Saint-Brieuc, (Radio activ') Langueux... (la dernière à Binic / Bouzille de Fou)
Ce soir Bonjour Minuit et les Trans me donnent une nouvelle occasion.

Je connais les Guadalcanal Diary mais les gars de ce soir, pas dans le même canal, ont installé leur base à Rennes et pas au Texas.
Coco(rentin) Pezard : guitare, basse
Hugo Robert : batterie, percussions
Morgan Guillou : guitare, voix
Théo Tiphaigne : basse, synthé
Morgan se passionne pour la culture indienne d'Amérique centrale d'où le blaze.

Pour situer l'OVNI, on met le curseur sur un post-punk noisy, teinté de cold wave des années 80's (Gang of Four, Wire, The Fall, une pointe du Marquis de Sade, la plus sombre) ou plus récemment Frustration.
Le groupe possède un côté expérimental et répétitif, sans concession, convenant tout à fait aux lumières stroboscopiques et esprits chauffés au mezcal ou/et champignons hallucinogènes.


Guadal Tejaz, sur les traces de Neil Young, célèbre(!) aussi, à sa façon, le killer "Hernán Cortés" ("tu m'as conquis j'tadore"), les musiciens en semblent irrités!
Morgan, T-shirt NBA, et short noir danse magnifiquement comme un robot-zombie (remember Philippe 'Conrad Veidt' Pascal?)

Changement de bassiste, le son de l'instrument enfle. Des bulles de synthé rendent un peu fou "Valley of hate" bien plombé.
Le chanteur tente de faire entendre son sifflet, à l'agonie... sans succès. Si Morgan est un animal, ce n'est pas un oiseau!
Il enlève le haut, le Marcel noir s'accorde au bas et à la musique.

Le plus souvent, Morgan aboie plus qu'il ne chante (un chien alors?), parfois d'une voix chevrotante (une chèvre alors?) à la Mark Mothersbaugh (Devo) qu'on perçoit sur 'Krautoxic'.
Oui, la bande compose dans la dé-évolution...

Leur set fonce, tendu, avec un humour un poil décapant. Morgan nous apprend ses origines de Pontrieux (22).
Quelqu'un crie 'A Pontrieux, y'a la mer!' NOPO : Oui, rame, en descendant le Trieux, on y arrive...

Hugo frappe ses fûts comme un forcené quand il n'est pas derrière ses machines électroniques.
Théo et Coco s'échangent plusieurs fois la basse, Théo, droit, déclenchant des bruits sur son synthé alors que Coco courbe l'échine et se tort sur sa guitare.

'Melanesotypus', plage épileptique écrit Michel. On acquiesce...
La plupart des morceaux paraîtront sur leur prochain album.

'Carajo' (et la suite sauf 'Yolia'), vient de Cóatlipoca 2019.
Cordes tendues et parfois détendues dans la dissonance, le morceau semble s'arrêter au bout de quelques minutes mais laisse place à un silence suivi d'un cataclysme effrayant.
Reprise à 2 guitares énervées, l'électrique flamboyante et la basse vrombissante... fascinant avant le terminus abrupt.

'Nightdrinker' prend la tête et serre fort pendant que Morgan hurle (un loup alors?). La batterie martiale et la basse monocorde font bloc, la guitare se déchire sous les effets des synthés harceleurs métal.
Le rythme titube, la musique bouillonne dans un magma, le réveil en gueule de bois sera difficile...

Morgan finit par dénoncer la dangerosité des chauffeurs de Mercedes.
Un riff enroué et ravageur, 'Mercedeath' cogne, Morgan harangue, la guitare dérape, imitant le crissement des pneus. La batterie et la basse ample filent droit.
Un synthé écorché se lâche, la guitare déchire et réverbe. Quel final!

Ils confirment leur credo 'No time to waste'!

Sacré set sur le fil du rasoir toujours dans l'urgence et malheureusement trop court, ils nous abandonnent brutalement. Morgan n'est pas un basketteur mais bien un animal (un chat noir alors?).
La musique rugueuse bouscule les préceptes et son intensité fait rage (propice au pogo du Binic Folk Blues Festival en 2019 et Cathédrale 2021!).
Il faut savoir rentrer dans ce monde pour apprécier, à sa juste valeur, ces constructions faussement bancales.
Après 2 EP et un album en 2019, le nouvel LP  "Noche Triste" va sortir en 2022. Restons vigilants!

SET-LIST
--------
HERNÁN CORTÉZ
VALLEY OF HATE
KRAUTOXIC
YOLLOTL
MELANESOTYPUS
CARAJO
YOLTEOTL
YOLIA
NIGHT DRINKER
MERCEDEATH
   
   
 
Tournée des Trans :Guadal Tejaz à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc , le 12 novembre 2021
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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 19:51
Cherry on Pop au Campus Eureka, Evere, le 14 novembre 2021

 Cherry on Pop au Campus Eureka, Evere, le 14 novembre 2021

( michel)

Par un gris dimanche après-midi tu consultes le site Uit in Vlaanderen,  histoire de te tenir au courant de ce qui a lieu dans le coin.

Surprise, Evere, un concert est annoncé à la Maison de repos et de soins Eureka, à 5 minutes d'où tu crèches.

Merde, le show de Cherry on Pop commence à 15h, il est 15:12'.

Chaussures, GSM + pass sanitaire, blouson de cuir et au pas de course vers le Woon- en zorgcentrum, car tu te doutes que tu y croiseras Walter ( Curieus Schaarbeek), le booker le plus actif de ce côté de Bruxelles.

T'as pas battu le record de Patrick Stevens; mais t'étais pas loin de la meilleure performance vétéran de l'année, comme prévu Walter siégeait près de la scène improvisée, accompagné par une Orval et oh, surprise, par Guy, monsieur 4000 concerts, lui aussi carbure à la trappiste.

Le duo Cherry on Pop s'ébat depuis un bon quart-d'heure, te souffle le très fin Guy!

Eh, tu connais le guitariste, il s'agit du brillant  Hervé Caparros, vu au Cali Club à Drogenbos  en 2016, avec à la contrebasse Sal La Rocca en personne.

La séduisante jeune personne à ses côtés se nomme Stéphanie Newport; elle sévissait sous le pseudo Stefa avant de faire équipe avec le jazzman.

 Tous deux chantent en s'accompagnant à la guitare acoustique, lead pour R V, rythmique pour Stéphanie. 

Leur fiche de présentation dit: duo pop rock pour le pur plaisir de jouer et de chanter sur des reprises de Stevie Wonder, The Doors, Ben Harper, Alanis Morissette, Tracy Chapman, U2...

Il faut ajouter que Stéphanie a composé quelques morceaux, le public, encore alerte, de la maison de repos entendra deux de ses productions.

C'est lors de leur version plaisante de ' Walk on the Wild Side' de Lou Reed, que tu prends place à la table des frères bénédictins, tu veux une crêpe, lance Walter? 

Comme tous les pensionnaires de l'hôtel, dirigé par Archimède, tu as droit à une pannekoek ( Walter en a avalé une demi-douzaine) et à un Cécémel, tu es allergique au lait, même chocolaté, tu as décliné l'offre.

Walter: ze zingt mooi!

Effectivement, joli brin de voix, anglais impeccable, Hervé se charge des lignes de guitare fluides.

Ils enchaînent sur  le sensible ' Just the two of us', qui n'est pas de Stevie Wonder, Guy, mais bien de Bill Withers.

Ici également l'interprétation est lumineuse  et convient parfaitement au cadre, et à l'audience.

Hervé au chant pour lancer 'Karma Police' de Radiohead, une version qui ne verra pas Thom Yorke  crier au scandale.

Faut oser, s'attaquer à ' While my guitar gently weeps'. Quand on a le talent de Monsieur Caparros, ni  le jeu Clapton, ni celui de George Harrison, ne représentent un handicap, juste un défi à relever sans paniquer.

'You can't judge a book by the cover' de Bo Diddley est devenu un blues classic, pas peur se dit le duo, R V en roue libre, Stéphanie en pendant féminin ensoleillé.

Pas pour rien que Hervé Caparros est considéré comme un des top ten jazz guitarists du pays, son jeu inspire le respect.

La suivante est de Clapton, dit-elle en introduisant, ' Crossroads', nous on veut bien, mais Cream   a simplement repris le ' Cross Road Blues' de Robert Johnson en le dépoussiérant.

Ceci n'enlève rien à  la qualité de la version blues/folk  de Cherry on Pop.

 Quoi,  des intonations Carole King dans la voix, tu dis ça à cause de la chevelure frisée?

Mais pourquoi pas?

' Perfect day' n'a aucun lien avec la composition de Lou Reed, Stéphanie  a écrit ce radieux titre folk/pop  du temps de Stefa, tout comme la suivante ' Sick of You'  qui n'a aucun rapport avec le Covid.

Tout simplement, tu me les casses, gars, casse-toi!

De petites effluves western swing décore ce morceau guilleret.

Pour terminer le set, le duo a opté pour 'Isn't she lovely' de Stevie Wonder, astucieusement réarrangé pour la guitare.

Après ce bel exercice de broderie fine, il serait dommage de se passer d'une cerise sur la gâteau ( merci, Guy), on vous joue 'I still haven't found what I'm looking for' de U2.

Tu t'es mis à réfléchir, c'est comme pour  toi, le hic, c'est que tu ne sais plus ce que tu cherchais!

 

Le 21 novembre à l'Eden Café à Schaerbeek!

 

 

Cherry on Pop au Campus Eureka, Evere, le 14 novembre 2021
Cherry on Pop au Campus Eureka, Evere, le 14 novembre 2021
Cherry on Pop au Campus Eureka, Evere, le 14 novembre 2021
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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 19:29
Gustaf au Botanique, Bruxelles, le 14 novembre 2021

Gustaf au Botanique, Bruxelles, le 14 novembre 2021

 

Florian Hexagen était au Witloof Bar.

Les Brooklyn girls de Gustaf, découvertes hier soir dans la salle du Witloof Bar du Botanique, sont au moins aussi cools on stage qu'elles le sont dans leurs clips (tous plus déjantés les uns que les autres).
Leur mélange d'arty rock et de post-punk un peu weirdo et très chaloupé est encore plus détonnant sur scène, et la façon qu'elles interprètent les tubes de leur excellent "Audio Drag For Ego Slobs" est tout bonnement réjouissante. Un mixe qui fait un peu penser musicalement à Bodega et Omni, avec une énergie qui rappelle les géniales Coathangers.
Bref, foncez les voir sur cette tournée, impossible de ne pas sourire jusqu'aux oreilles et de se déhancher devant les mimiques et le punch de la charismatique Lydia Gammill au chant et de l'électron libre Tarra Thiessen (chant, percussions), toutes deux soutenues parfaitement par un solide trio guitare / basse / batterie.
 
setlist à Utrecht le 13 - 11
 
  1. Design
  2. Best Behavior
  3. Dog
  4. Book
  5. Liquid Frown
  6. The Motions
  7. Dream
  8. Mine
  9. Happy
  10. Cruel
  11. Package

à Saint-Paul ( USA) en octobre

 

  1. Liquid Frown
  2. Design
  3. Book
  4. Mine
  5. The Motions
  6. Best Behavior
  7. Dog
  8. Dream
  9. Cruel
  10. Package

Gustaf are : Lydia Gammill  voice / Vram Kherlopian, guitar/ bassist Tine Hill/ vocalist/percussionist Tarra Thiessen and drummer Melissa Lucciola 

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 11:25
Album - CHERRY PILLS – Blackjack.

 Album - CHERRY PILLSBlackjack.

 

NoPo

 UnderHouse Records / Inouïe Distribution

 

 



CHERRY PILLS Black Jack 2021

Il était une fois 4 indiens cheyennes.
Après le confinement culturel, celui à la guitare part faire un tour du côté de chez Swan(n), les trois autres avalent la pilule et se refont la cerise.

Les winners :
Marine Bruckner- Chanteuse, guitariste
Christophe Mamola -basse
Nicolas Lhenry -  batterie

Marine était Cheyenne depuis longtemps, Cheyenne & Jaym, Demantiks by Cheyenne, finalement Cheyenne tout court mais pas toute seule. Après avoir tenté Popstars, elle sait s'entourer.
Son côté volontaire et sauvage assumé la caractérise, encore plus évident dans son nouveau groupe.

A Grenoble, enserré de sommets, ils flèchent leur nouvel objectif... grimper au plus haut!
Comme souvent dans un power trio, aucune triche, direction l'essentiel.

Première impression, la pochette fait grésiller les fréquences radio.
Le jaune saute aux yeux, par trois larges bandes horizontales plaquées sur un filigrane plus fin, en forme de lentille, constitué des initiales 'C' entourant 'P' à l'intérieur en police (Def Leppardienne) aux angles affutés.
L'arrière plan balaie, bleu-vert sur fond noir, les symboles basiques d'un jeu de cartes. Enfin, la présentation se termine par le titre, écriture fine, et le nom du groupe plus gras, en bas et toujours en maillot jaune.


Je veux bien croire à cet 'Euphoria' (pas celui de Def Leppard) marqué d'entrée par une guitare résonnante et une basse prédominante.
Le riff, à la basse, fouette, la batterie claque, droite et la Marine escalade des vagues à la guitare.
Le morceau, remarquablement composé, traverse des ponts suspendus avant d'arriver au refrain tendu dans vers une fraîche évidence.

Pas de temps mort, 'Blackjack' (nouveau single) s'enfonce dans ce sillon euphorock bien tracé. Le riff juteux déboite la tête et la met à l'envers aussitôt.
Le couple basse/batterie visse le truc bien au fond du crâne et remet la tête à l'endroit.
Les vocaux secouent le shaker et ça commence à mousser au niveau des yeux qui se révulsent.
De la bouche gicle la sentence 'I'm gonna be rich, Black Jack queen - I'm gonna be sick, Black Jack sin', et c'est le Jackpot!
Un vrai virus, j'en suis malade Doc, comment on se soigne? Vite une autre pilule!

Au moins sur 'Keep shouting', on est prévenus, un clavier sonne l'alarme et 'Shout' déchire.
D'abord langoureusement posée sur une basse tonitruante et quelques cordes grattées, la voix trafiquée monte au vocoder autant qu'au cocotier sur le refrain scandé que le roulement habille.

Un coup de synthé tique. Encore un riff qui tue pendant que la basse tonne!
La tête balance en suivant les oscillations de Marine. Le rythme, pourtant bosselé, entraîne un strike.
'Short it out' (single sorti en Mars) ne peut pas faire plus direct en pleine poire. Encore une pilule Doctor please!

J'ai l'impression de prendre le Last Train laissant my 'Love' à quai.
La pulpe des doigts sur les cordes glisse discrètement devant le rebond des baguettes et mon coeur bat la chamade... écorché vif par la voix sensuelle de la squaw.
Lorsque son chant s'envole au dessus d'une guitare, roulant sur la voie ferrée chaotique, je sais que c'est trop tard, terminus, coup de grâce à 2'30, trop court!

Effets synthé et son étouffé de prime abord, et soudain, la basse tabasse. Les vocaux se laissent porter par le rythme.
Lenny Kravitz ne chante pas ce 'Mamama mama said' mais nous oui, avec les choeurs... trop addictif ce refrain, giflé par la guitare.
Descente des cordes en rappel, échos synthétiques, on susurre 'Self education' et, accros, même acrobates, on y retourne... sans accrocs.

Les accords grattés en riff transpirent le rock.
'Get what I want, I want to get what I want' dit tout sans fioritures et l'objectif 'Glory and fame' ne surprend pas.
Les 'gimme gimme' ne viennent pas de l'Abba, cette morgue me rappelle plutôt Joan Jett mais c'est bien Marine qui en jette aujourd'hui.

La guitare aspire l'air et la reprojette plus haut. La voix respire et se gonfle d'oxygène. Le mid-tempo de 'Find a place' dégage un espace aéré.
'If you find a place to stay' et les ohoh dans le refrain capturent l'oreille et ne la lâchent plus.
Au bout de la recherche, des sons supplémentaires de violons relancent une puissante vague d'écume iodée.

La basse de Christophe descend dans les basses et la batterie rebondit à la poursuite du diamant vert, une voix qui caracole en tête.
La guitare se fait l'écho d'harmoniques, parfois, derrière des chuchotements, puis, plus vivace, donne alors un coup d'accélérateur.
Un passage solo, un peu psychédélique, comme pour reprendre son souffle, et 'Run', sur son refrain coup de tête, emporte nos choeurs en 'We can runouhan' à tue-tête.

Un simple accord de guitare laisse la basse monocorde et répétitive accueillir le chant tonique et mélodieux.
Le ptit Nicolas vient donner de la baguette et les doigts grimpent sur les frettes.
Le dernier titre avance, rectiligne, jusqu'au point central en stops/encores cycliques, à partir desquels, Marine, convaincue, encourage 'Live yourself Live yourself'.
Au bout du rouleau compresseur, un clavier tournoyant vient donner une touche supplémentaire de peps.


Quel jeu! Quelle basse! Je croyais que Ma(mola)by jouait avec Joe Jackson. Cherry Pills me rappelle l'énergie brute de 'Look Sharp' en 79.
Tellement plus facile de faire passer une pilule comme celle là! L'oeuvre jouit d'une énorme cohérence de bloc-équipe au regard dans la même direction.
On peut le dire, cette fois, les musiciens ont toutes les cartes en main pour cartonner.

Les cartes :
1.Euphoria 03:34
2.Blackjack 03:53
3.Keep Shouting 03:24
4.Short it out 03:24
5.LOVE 02:40
6.Self Education 03:56
7.Glory & Fame 03:30
8.Find a place 04:04
9.Run 04:33
10.Live yourself 04:58
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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 12:17
Dollarqueen au Rock Classic Bar, Bruxelles, le 13 novembre 2021

 Dollarqueen  au Rock Classic Bar, Bruxelles, le 13 novembre 2021 

 

( michel) 

Du monde à Bruxelles en ce samedi 13 novembre, pas seulement sur la Grand-Place mais dans tous les établissements du Pentagone, disposant d'une terrasse ou non..

T'étais pas venu en touriste, tu ne t'es pas empiffré de gaufres arrosées de chantilly et de chocolat, t'as pas caressé le monument à la mémoire d'Éverard t'Serclaes, t'as marché d'un bon pas vers le Rock Classic qui a repris ses activités depuis moins d'un mois et a fait le plein ce soir.

Le public, sevré de concerts depuis trop longtemps, attendait avec impatience 21:15, heure à laquelle Dollarqueen, un  groupe proposé par Fred Cerise, devait grimper sur l'estrade dressée face au comptoir du temple rock bruxellois.

En attendant le kick off, à l'aise, tu désinfectes ton gosier avec une pils, pas de bol, le plus entamé du coin a jeté son dévolu sur ton humble personne et, tout en inondant ton visage poupin de postillons peu émoustillants, il entreprend de narrer sa vie truffée d'exploits homériques.

Heureusement, une chope vide lui donne l'excellente idée de virer vers le bar.

Ze komen uit Brugge, depuis 15 ans ils rendent hommage aux Doors ou jouent leurs compositions personnelles ( on leur attribue deux albums), ce soir c'est le répertoire de la bande à Jim  qui est au programme de Dollarqueen.

Si le line-up du groupe de LA ne comptait que quatre membres: Jim Morrison,  Ray Manzarek,  Robby Krieger et John Densmore, pas de bassiste, car Ray Manzarek s'en occupait sur son keyboard bass, les Brugeois se présentent en quintet:  Filip Bohyn ( chant, shakers, mouth harp), Bart Van Acker ( keys), David Eeckeloo ( drums), Koenraad Schaballie ( guitars) et le nouveau venu, Luc Foulon ( basse).

A première vue ces braves gens ont vécu, et ne se souviennent que vaguement de l'année où ils ont fait leur première communion.  

Entrée en matière poisseuse avec "The WASP (Texas Radio and the Big Beat)", c'est clair on n'a pas devant nous une bande de singeurs, ces mecs vivent les Doors en y ajoutant une touche personnelle.

A tes côtés, la fièvre s'est déjà emparée de  trois ou quatre nanas,  pas insensibles aux charmes virils de Filip.

La température a passé le cap des 30°, mais, non, pas à l'ombre, on se trouve dans un bar...

Le réchauffement climatique n'est pas un canular, ' Love her Madly' fait grimper le thermomètre dans le rouge, l'orgue aux accents Sir Douglas Quintet enchante la petite Raquel et une copine, pas mesquine.

Toute la violence émanant de ' Break on through' ( to the other side) jaillit sur nous, ça gigote ferme dans les premiers rangs, il s'agit de protéger sa bière.

Le titre qui a fait connaître les Doors de ce côté de l'Atlantique est' Light my Fire', il n'a rien perdu de son intensité.

Travail remarquable  de Bart qui flatte les touches avec bonheur, solo achevé, Koenraad prend le relais, c'est chaud, qu'il dit, tu parles, light my fire sets the night on fire, et ce n'est que le début.

Nostalgie, tu dis, t'as tort, ce morceau représente l'essence du rock.

'Strange Days' mérite l'étiquette psychedelic rock et le blues rock  'Love me two times', même sans le clavecin, t'a toujours refilé des frissons.

Imparable ce titre, magnifiquement rendu par un  band qui dispose d'un chanteur charismatique. 

En nu, un blues extrait de 'Morrison Hotel', "Maggie M'Gill".

C'est beau la sororité, Josette a déniché une jeune gazelle avec laquelle elle chaloupe, plus ou moins élégamment, en passant elle pique le tambourin du chanteur pour le secouer maladroitement.

Tu souris en faisant un  clin d'oeil à la plus jeune du duo accidentel. 

Filip a sorti un harmonica de sa poche, t'as d'emblée reconnu les premières mesures de ' Roadhouse Blues'  , t'as soupiré de bonheur, à tes côtés, elles sont dix à sautiller sur let it roll, baby roll, c'est parti pour une bonne partie de la nuit.

Jojo, n'a retenu qu'une ligne...  Well, I woke up this morning, I got myself a beer...., il vient d' enfiler la bouteille  numéro 42.

La suivante est moins connue, qu'il dit, 'Tell all the people'  calme quelque peu les esprits, car Jim croone. 

La frénésie revient de plus belle avec ' Touch Me', suivi par ' The Changeling', another bluesy one.

Vibrato, fuzz et chant épileptique, ça sent le souffre.

' People are strange' , Robby Krieger was convinced that the song was a hit upon hearing the vocal melody.

Bien vu, Robby!

Bertolt Brecht + Kurt Weill, ça donne un chef-d'oeuvre, la valse 'Alabama Song' (Whisky Bar).

Folie collective dans le Brussels Bar, même pas peur de mourir, I tell you  we must die, on s'en fout, sers -nous un Scotch!

Basse et batterie en action, on n'a pas entendu l'orage, ni la pluie, Ray pianote en sourdine, c'est ' Riders on the Storm', hurle Christine.

Attrape, Josette, Filip lui lance les maracas, shake them, girl.

Je monte vous rejoindre, elle en fait des tonnes, enlace le chanteur,  l'embrasse, secoue son jouet ( fais pas le con, on te parle des maracas), chante plus faux que  Florence Foster Jenkins, tandis qu' en bas, son compagnon immortalise ce moment de gloire sur son GSM.

Merde, tu te dis, le monde a changé, désormais les groupies ont dépassé la soixantaine, ça craint!

We'll play one more before going back to Bruges.

L'obsédant ' L A Woman', introduit à la slide, achève ce set brûlant. 

Filip, en sueur, se faufile avec peine entre une cohorte de nanas excitées pour regagner les loges, ses copains achèvent le morceau.

Dollarqueen n'est qu'un tribute band, tu peux facilement imaginer ce que Jim Morrison a dû endurer à chaque fois qu'il prenait un bain de foule. 

 

Rappels.

Des requests fusent, non, Manon, 'When the music is over' n'est pas au programme, ' The End', oui.

Après quelques mesures, Hubert, 69 piges, un gars de Morlanwez ( merci, Fred) engorgé jusqu'à la moelle,  pique sa crise, en gesticulant comme une jument taquinée par un frelon d'origine indéterminée, il pousse deux filles qui s'écroulent sur un tonneau sur lequel reposaient trois ou quatre consommations mousseuses, nous sommes six à être arrosés, elle va encore soupirer en te disant tu sens la bière. Etant à peu près tous non belliqueux on ne l'a pas lynché et Dollarqueen a enfilé  un second bis,  'Soul Kitchen'  avant de quitter le podium en souriant.

 

 

Dollarqueen au Rock Classic Bar, Bruxelles, le 13 novembre 2021
Dollarqueen au Rock Classic Bar, Bruxelles, le 13 novembre 2021
Dollarqueen au Rock Classic Bar, Bruxelles, le 13 novembre 2021
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